de Pierre Assouline

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La République des livres
Citer, c’est ressusciter

Citer, c’est ressusciter

Excellent, non, et si fort à propos ? Jean Paulhan a écrit cela un jour quelque part. Une fois isolée du texte qui l’encadrait, cette phrase s’est naturellement métamorphosée en citation. Enfin, presque. Tout est une question d’italiques et surtout de guillemets. En avoir ou pas. Ce détail sépare la citation de l’emprunt sinon du plagiat. Il suffit de plaider l’hommage discret à un auteur adulé pour rejeter l’idée d’un emprunt éhonté car inavoué à condition toutefois de ne pas en abuser. On appelle cela l’intertextualité. En citant un grand auteur, on se l’approprie., comme en témoigne le riche hors-série que Le Point vient de consacrer à l’art de la citation. On se met à l’abri. Son prestige, son ascendant, sa notoriété nous protègent, nous crédibilise. Sa légitimité s’étend sur nous. Mais on pénètre dans un cercle vicieux. Si on use de la citation sans louer son auteur, on passe pour un voleur qui se fait mousser avec les mots des autres ; si l’on attribue à César ce qui lui revient, on est dénoncé comme cuistre. La citation relève alors de l’ostentation de savoir.

On pose souvent la question : quel livre a changé votre vie ? tout en oubliant qu’une citation d’une seule phrase tirée d’un livre suffit pour engager puis gouverner une vie. Mais lorsqu’on prélève une phrase dans un texte, l’honnêteté exige de ne pas en négliger le contexte. La plupart du temps cela s’impose d’évidence. Ainsi pour l’une des plus célèbres d’Albert Camus :

« Un homme, ça s’empêche ».

Elle est extraite d’un passage du Premier homme où deux soldats découvrent les cadavres de deux de leurs camarades atrocement mutilés et égorgés par l’ennemi. Pour ne pas sombrer dans la barbarie, un individu fut-il fanatisé par l’idéologie doit se maitriser et contrôler ses pulsions, il en a le pouvoir et la responsabilité.

Il ne suffit pas de citer. Le lieu et le moment accordent parfois un reflet tout particulier à la citation. Comme un écrin imprévu et une chambre d’écho inoubliable si des centaines d’auditeurs éclatent de rire. Oserais-je avouer ma jubilation intérieure lorsqu’un jour, le professeur William Marx m’ayant invité à m’exprimer à ses côtés à son séminaire du Collège de France consacré à la question « Comment lire ? », je réussis à placer une réflexion de Marx mais Groucho :

« Il y a en tout vieux un jeune qui se demande ce qui s’est passé ». 

Par définition, l’épigraphe est une citation. On la trouve traditionnellement au début du livre, en liminaire juste avant la préface. Ca n’empêche de jouer avec elle. Dans Les Choses, son premier roman, Georges Perec en plaça une de Malcom Lowry là où elle devait se trouver et une autre de Karl Marx après la toute dernière ligne du livre où nul ne se serait attendu à la lire. L’épigraphe annonce le programme mieux car plus succinctement qu’une préface. Elle est un reflet et un signe avant-coureur non de son style ou de sa manière mais de son esprit. Parfois même de son âme.  Pour autant, rien n’oblige à la prendre au sérieux. Jean-Patrick Manchette aimait bien citer Hegel dans les épigraphes de ses polars. Ce qui était déjà surprenant le devenait plus encore lorsqu’il plaçait juste dessous une autre citation extraite, elle, du Chasseur français, comme ce fut le cas pour Nada. De même prit-il un malin plaisir à truffer d’emprunts à Marx et Engels le texte de Fatale ; ils en furent les passagers clandestins.

Les écrivains gagneraient à se montrer plus rigoureux dans l’élaboration de l’épigraphe à l’entrée de leur nouveau livre, ne fut-ce qu’en observant déjà une règle d’or : s’interdire d’en placer quatre ou cinq à la suite ; une telle abondance annule l’effet recherché. Une seule, c’est parfait étant entendu que l’auteur en fait l’ambassadrice de son texte, le rayon de lumière qui va l’éclairer durant quelques centaines de pages. Ne pas rechercher systématiquement Pline l’Ancien ou Goethe. Ca fait cuistre. De plus modestes feront l’affaire dès lors qu’ils sont connus. Oscar Wilde est un excellent client.  Son œuvre recèle de centaines de candidates. Tenez, une au hasard qui me vient de mémoire à l’esprit :

« Dans la vie, tout est une question de sexe sauf le sexe qui est une question de pouvoir ».

Selon qu’elle a été cueillie chez tel ou tel grand esprit, une citation n’a pas la même valeur. L’essayiste George Steiner, érudit des plus farceurs à ses heures, m’a avoué un jour qu’il inventait de fausses citations de Heidegger : « J’en mets partout, j’adore ça ! ». Les meilleurs sont les Irlandais George Bernard Shaw et Oscar « Soyez vous-même, tous les autres sont pris » Wilde sans oublier quelques Anglais du calibre de Winston Churchill. En France, Sacha Guitry ne déçoit jamais. Il semblerait que Shakespeare soit l’auteur le plus sollicité par les auteurs en quête d’épigraphes. Un record toutes catégories et toutes langues confondues. Quoi de plus normal : son œuvre est le plus brillant, le plus intelligent et le plus universel vivier des passions humaines. Inépuisable ! Ne vous gênez pas en évitant toutefois ceux qui ont déjà beaucoup servi : « Le passé n’est qu’un prologue », « La mort est une dette qu’on ne paie qu’une fois », « Je sais de ces gens qui ne se sont fait réputation de sagesse qu’à force de silence », «L’habit ne fait pas le moine », « La mémoire est la sentinelle de l’esprit », etc., et bien sûr… « Être ou ne pas être, c’est toute la question. ». A force, ces citations perdent de leur impact en devenant des lieux communs. Ce qui guette l’une de celles de Cioran, synthèse d’une forme moraliste qui repose sur le paradoxe, que l’on redoute désormais de rencontrer en ouverture de toute prochaine biographie :

« Il est incroyable que la perspective d’avoir un biographe n’ait jamais fait renoncer personne à avoir une vie ».

Certaines citations sonnent creux. Elles relèvent plutôt de la formule avec ce qu’il faut d’épate, de paradoxe et de clinquant. D’autres à l’inverse ne sont pas seulement fécondes pour la réflexion ou le débat d’idées : elles nous encouragent à remonter à sa source et à lire le livre dont elles sont extraites. On ne saurait inventer meilleure incitation à la lecture, à condition toutefois que la citation ne soit pas imprimée en grec ou en latin non traduit.

François Cavanna et Woody Allen se sont querellés pendant des années, par livres et médias interposés, à propos de la propriété de ce trait souvent cité : « Beethoven était tellement sourd que toute sa vie il a crû qu’il faisait de la peinture ». Pas de quoi être si fier. Où va se nicher la vanité de ces gens qui veulent toujours être le premier à avoir trouvé quelque chose fût-ce dans un état second. Il y a manière et manière de s’approprier les écrits des autres. Le professeur Antoine Compagnon y avait consacré un essai en 1979 sous le titre La seconde main ou le travail de la citation. Une bonne place y était réservée à Montaigne, lequel reconnaissait dans ses Essais : « Nous ne faisons que nous entregloser ». Ce qui n’est pas faux. Dans sa bibliothèque qu’il appelait « ma librairie » logée dans la tour d’angle du château familial, il avait peint sur les deux poutres-maitresses et les quarante-six solives des sentences en vers ou en prose, en grec ou en latin, de Stobée, saint Paul et autres.

Me revient en mémoire un savoureux moment chu d’un Apostrophes millésime 1977 consacré à l’amour au cours duquel Bernard Pivot cita à Roland Barthes un excellent passage de son livre et l’en félicita sous le regard goguenard de son « auteur » jusqu’à ce que Françoise Sagan assise juste en face murmure : « En fait, ca c’est de moi… ». Qui saura jamais percer le mystère de la signification de cette citation de Borges : « A elle seule, la vie est une citation ». Malgré toute l’admiration qu’on lui voue, on ne peut s’empêcher de demander : mais encore ? Il parait que c’est quelque part dans le tome 1  ses Œuvres complètes. On ne se méfie jamais assez des citations apocryphes. François Mauriac a-t-il vraiment dit ou écrit dans un moment d’intense relâchement : « Citations : pièce à cons » ? Allez savoir !

Cioran si souvent cité en gros, demi-gros, détail semble avoir écrit nombre de ses livres dans la perspective de devenir l’un des auteurs les plus cités. Cela tient au caractère fragmentaire de certains de ses textes ce qui nous dispense d’avoir à les découper puisque le travail est déjà fait. L’honnêteté d’une citation se juge à ses guillemets. En leur absence, on entre dans le domaine nébuleux de l’intertextualité lequel possède une frontière poreuse avec le trouble domaine du plagiat. Michel Tournier s’en flattait chaque fois qu’il prétendait être dénué d’imagination. Vendredi ou les Limbes du Pacifique contient un long passage piqué à la Monadologie du philosophe Leibniz ; des phrases du Grand Meaulnes d’Alain-Fournier et d’autres de Flaubert truffent ni vu ni connu son Roi des Aulnes. Mais que reprocher à ce grand lecteur qui se décrivait comme « une pie voleuse » ? Appelons cela un hommage subliminal lorsqu’il est signé non d’un tâcheron des Lettres mais d’un grand écrivain. Allez savoir si c’est conscient ou inconscient lorsqu’un Gabriel Garcia Marquez se permet de reprendre en incipit de Cent ans de solitude une phrase qui se trouve quasiment mot pour mot au milieu de Pedro Paramo de Juan Rulfo, le livre culte des néo-romanciers du boom latino-américain.

Il y a des citations qui ont la vertu de clore un débat ce qui est bien utile lorsqu’on est à bout d’arguments et que l’autre n’en démord pas. Ainsi cette définition de la psychanalyse par l’écrivain Vladimir Nabokov qui ne lui vouait pas une grande estime :

« Application de vieux mythes grecs sur les parties génitales ».

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, littérature, vie littéraire.

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commentaires

631 Réponses pour Citer, c’est ressusciter

puck dit: 11 avril 2026 à 9h38

ce voyage autour de la Lune tombe au mauvais moment parce que ça va être difficile pour les US de nous vendre une « victoire » (entre guillemets) alors qu’ils viennent de se prendre une déculottée par l’Iran.

puck dit: 11 avril 2026 à 9h42

limite ça pourrait faire un scénario de film pour Hollywood.

l’histoire d’une fille qui est punie (sanction) parce qu’elle refuse de se faire violée et quand Epstein revient pour la violer, en se disant cette fois, avec sa punition elle va se laisser faire, la fille sort un flingue et le dégomme.

En plus utiliser l’Iran pour faire un film qui défend la cause des femmes violées par des détraqués sexuels, ça c’est le top !

Nicephore dit: 11 avril 2026 à 9h44

Traduction de Lucrèce :
Il est doux, quand la vaste mer est soulevée par les vents, d’assister du
rivage à la détresse d’autrui ; non qu’on trouve si grand plaisir à
regarder souffrir ; mais on se plaît à voir quels maux vous épargnent. Il
est doux aussi d’assister aux grandes luttes de la guerre, de suivre les
batailles rangées dans les plaines, sans prendre sa part du danger.
Mais rien n’est plus doux que d’occuper solidement les hauts lieux
fortifiés par la science des sages, régions sereines d’où l’on peut abaisser
ses regards sur les autres hommes, les voir errer de toutes parts, et
chercher au hasard le chemin de la vie, rivaliser de génie, se disputer la
gloire de la naissance, nuit et jour s’efforcer, par un labeur sans égal, de
s’élever au comble des richesses ou de s’emparer du pouvoir. O
misérables esprits des hommes, ô cœurs aveugles ! Dans quelles
ténèbres et dans quels dangers s’écoule ce peu d’instants qu’est la
vie ! Ne voyez-vous pas ce que crie la nature ? Réclame-t-elle autre
chose que pour le corps l’absence de douleur, et pour l’esprit un
sentiment de bien-être, dépourvu d’inquiétude et de crainte ?

puck dit: 11 avril 2026 à 9h44

dégommer tous les violeurs occidentaux ça a plus de portée que faire le tour de la Lune.

du coup en ce moment les véritables héros c’est pas ces astronautes : c’est les iraniens.

puck dit: 11 avril 2026 à 9h50

on retrouve ce truc de Lucrèce chez la Verdurin à Proust :

« Elle reprit son premier croissant, le matin où les journaux narraient le naufrage du Lusitania. Tout en trempant le croissant dans le café au lait et donnant des pichenettes à son journal pour qu’il pût se tenir grand ouvert sans qu’elle eût besoin de détourner son autre main des trempettes, elle disait : « Quelle horreur ! Cela dépasse en horreur les plus affreuses tragédies ». Mais la mort de tous ces noyés ne devait lui apparaître que réduite au milliardième, car tout en faisant la bouche pleine ces réflexions désolées, l’air qui surnageait sur sa figure, amené probablement là par la saveur du croissant, si précieux contre la migraine, était plutôt celui d’une douce satisfaction. »

puck dit: 11 avril 2026 à 10h00

dans le chapitre 14 (ou 13? ou 15?) de mein Kampf, on retrouve ce lien entre suprémacisme et colonialisme chez les américains et les occidentaux.

Hitler dit la Russie est un pays qui possède beaucoup de richesse et qu’il n’est pas normal que ce soit des slaves qui ne profitent parce que c’esrt une race inférieure (idée qu’on retrouve en ce moment dans nos médias).

par contre, dit Hitler, les allemands qui sont une race supérieure doivent prendre ces richesses aux slaves et faire des slaves leurs esclaves.

Hitler précise que le IIIè durera un millénaire qu’à la seule condition que les allemands récupèrent ces richesses naturelles russes.

le truc cool avec Hitler c’est ce côté Bibi ou Trump : il dit ce qu’il va faire et pourquoi il va le faire, il n’invente pas des trucs à la con comme le font nos journalistes pour justifier le viol d’une femme : je te viole juste parce que tu es un être inférieur et que moi j’appartiens à une race supérieure, exactement ce que dit Epstein dans ses mails.

puck dit: 11 avril 2026 à 10h07

si on écoute ce que disent les américains c’est kifkif : nous devons contrôler les richesses en Iran ou au Venezuela parce que nous sommes une race supérieure.

d’où l’idée chez Trump de détruire la civilisation perse pour que survive la civilisation américaine.

en fait on est là au coeur même de la « prédation » à l’image de ce qu’on voit dans la classe Epstein : un groupe de prédateurs !

et là avec la victoire de l’Iran on arrive à la fin !

d’un autre côté il fallait bien que cette prédation se termine un jour ou l’autre.

nous n’en prenons pas trop la mesure mais cette victoire de l’Iran c’est vraiment une victoire des droits de l’Homme sur un système occidental de prédation !

une victoire des femmes qui osent dire « non ! » aux prédateurs sexuels !

puck dit: 11 avril 2026 à 10h11

et là on comprend pourquoi nos médias nous ont raconté un film dont l’histoire est tout le contraire de cette victoire contre la prédation occidentale.

du coup ils parlent à la place d’histoire d’uranium, d’histoire de démocratie etc… que des trucs à la con qui n’ont rien à voir avec le film qui nous est montré.

puck dit: 11 avril 2026 à 10h54

en fait les médias évitent toujours de raconter le premier chapitre du bouquin.

parce que l’histoire est toujours la même : on fait un coup d’état pour prendre le contrôle du pays afin d’en contrôler les richesses.

c’est ce qu' »on fait les américains en 1953 en Iran en mettant au pouvoir un Navalny, pareil en Ukraine en 2014 en y mettant un autre Navalny, pareil au Venezuela etc…

et ça c’est pas bien, je veux dire c’est mal.

faire un coup d’état dans un pays pour voler leur pétrole et leur gaz c’est mal.

mais c’est toujours le début de l’histoire, et si on ne comprend pas ce début de l’histoir après on comprend plus rien.

mais du coup comme ce début « c’est mal » les médias le zappent et ils passent direct au chapitre 2, 3, 4, 5 ou 6 du bouquin, et là on est perdu.

je veux dire c’est comme commencer à regarder la Breaking Bad en commençant par la saison 2, ça n’a pas de sens.

d’où cette impression d’irrationalité ambiante.

rose dit: 11 avril 2026 à 11h17

avant d’envisager un voyage vers Mars.Et si on pare à ce problème trouver des volontaires pour vivre plusieurs mois dans l’équivalent d’une fiat 500 comme dit Pesquet.

Emma est partante et volontaire, même si on lui dit qu’elle risque de ne pas revenir. Elle préfèrerait la lune mais mars c’est bon quand même.

et alii dit: 11 avril 2026 à 11h19

Bien évidemment, nul ne songe ici à faire des procès d’intention en « racisme inversé » ou en « indigénisme » aux chercheurs qui choisissent l’abandon des guillemets à « race ». Mais si l’on prend acte de la valeur fortement politique du mot, ne convient-il pas avant toute réappropriation du vocable de se demander jusqu’à quel point les chercheurs peuvent accorder une valeur heuristique à un mot né comme une arme, dans un contexte si spécifique aux Etats-Unis ? Est-on si sûr, d’autre part, a fortiori dans un climat d’expansion des populismes et des mouvements néo-fascistes, de s’être libéré de la valeur sémantique de « première génération » ?
De l’usage des guillemets à « race ». Réponse d’une historienne à un historien

et alii dit: 11 avril 2026 à 11h28

loi de Godwin wiki
« La loi de Godwin est un « contre mème » énoncée en 1990 par Mike Godwin[1], avant d’être perçue comme une loi empirique relative au réseau Usenet, puis étendue à Internet. Elle peut être formulée de la sorte :

« Plus une discussion en ligne se prolonge, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de un. »

puck dit: 11 avril 2026 à 12h09

je suis désolé, mais dans mein Kampf, Hitler écrit que si les allemands s’emparent des richesses de la Russie alors le IIIè Reich durera 1000 ans.

je veux dire c’est pas une histoire de point G. : dans le contexte actuel c’est le genre de truc qu’il faut quand même avoir à l’esprit.

puck dit: 11 avril 2026 à 12h15

richesses naturelles de l’Ukraine = 3.000 milliards de $.

richesses naturelles de l’Iran c’est plus de 10 fois plus : 40.000 milliards de $.

richesses naturelles de la Russie 60 mille milliards de $.

tout est dit !

Trump il dit : rien à taper de l’Ukraine ce qui m’intéresse c’est l’Iran.

si l’Ukraine avait 10 fois plus de richesses naturelles que l’Iran Trump dirait le contraire.

parce que comme le dit Hitler : s’emparer des richesses naturelles russes est le seul moyen pour que le 3è Reich dure mille ans !

on le voit avec l’Europe : sans le colonialisme l’Europe ne vaut pas un clou !

puck dit: 11 avril 2026 à 12h22

sauf que comme nos journalistes ne peuvent pas dire ça ils nous parlent d’uranium et de droit des femmes.

sauf que les médias ne doivent pas nous entrainer dans leur monde irrationnel !

du coup il faut tenir bon !

puck dit: 11 avril 2026 à 12h26

pas que Trump : reprendre le contrôle des richesses naturelles de l’Iran permettrait la consolidation du système bancaire et financier occidental qui est en train de partir en vrille !

limite voler les richesses naturelles de l’Iran c’est une histoire de survie pour nous !

pour ça qu’il nous faut impérativement placer des Navalny dans tous ces pays.

1 Navalny en Russie + 1 Navalny en Iran = survie de l’occident pour plusieurs siècles !

pas de Navalny en Russie + pas de Navalny en Iran = effondrement de l’occident dans les 10 ans à venir.

comme dit Hitler dans mein Kampf : c’est juste une question de survie !

puck dit: 11 avril 2026 à 12h41

actuellement tous les pays occidentaux impriment de la monnaie sans contrepartie !

ce qui veut dire que cette masse d’argent est hyper diluée ! et si on prend une partie de cette masse diluée elle ne vaut pas ce qu’elle dit valoir !

le pétrole iranien aurait été une parfaite contrepartie pour consolider tout cet argent.

consolider ses avoirs monétaires sur des richesses coloniales a été le mode de fonctionnement des banques occidentales depuis au moins le 17è siècle !

ça c’est le point de départ de toutes choses.

et quand on a compris ça on comprend tout le reste.

puck dit: 11 avril 2026 à 12h55

du coup on sanctionne l’Iran, la Russie etc… en espérant que les punir nous permettra de les v(i)oler.

en plus des sanctions on les diabolise.

les mécanismes de diabolisation de l’Iran, Poutine etc… limite c’est devenu du grand art, en tout cas ce qu’on produit de mieux.

sauf qu’on ne diabolisera jamais des pays pauvres qui ne possèdent pas de richesses naturelles.

plus ils ont des richesses, plus ils refusent qu’on les viole, et plus on les sanctionne et on les diabolise.

être journaliste aujourd’hui en occident c’est être expert en diabolisation.

puck dit: 11 avril 2026 à 12h59

en plus des médias le cinéma est un outil génial de diabolisation.

encore cette année à Cannes on aura 2 films qui diabolisent l’Iran et la Russie.

par contre on ne verra jamais de film à Cannes qui diabolisent des pays qui n’ont pas de richesses naturelles.

Russie + Iran > 100 mille milliards de richesses naturelles = 100 mille milliards de raisons de les diaboliser.

puck dit: 11 avril 2026 à 13h00

c’est bon Alfred ?

je peux te réexpliquer un truc si t’as pas compris.

fait pas trop chaud en Kabylie ?

puck dit: 11 avril 2026 à 13h06

si on prend la totalité des minerais la Russie c’est près de 100 mille milliards de dollars de richesses naturelles.

s’il y a un pays où faut placer son pognon aujourd’hui c’est bien la Russie.

les Rothschild voulaient utiliser l’oligarque Khodorkovski pour piquer une partie de ces richesses : prédateurs, prédateurs…

puck dit: 11 avril 2026 à 13h16

depuis la Renaissance italienne toutes les guerres n’ont été que des guerres de banquiers.

parce que sans guerres, tous les système bancaires des pays « pauvres » comme les pays occidentaux, sont voués, tôt ou tard, à s’effondrer.

être banquier c’est une recherche perpétuelle de « contreparties » pour couvrir ses avoirs monétaires et équilibrer son bilan comptable.

puck dit: 11 avril 2026 à 13h27

sauf que le truc passionnant est de voir la façon dont les banquiers ont toujours construit des récits visant à fabriquer et diaboliser un ennemi pour justifier la guerre alors que cette guerre n’était qu’un problème d’équilibre comptable.

en fait non, ce ne sont pas banquiers qui créent les récits parce les banquiers ne savent pas le faire, en fait un banquier ne sait rien faire à part imprimer de l’argent et le prêter en récupérant des intérêts.

la fabrication de récits ça a été la grande littérature de l’occident.

l’occident a le pouvoir littéraire de fabriquer des récits et ce pouvoir a plus été utilisé pour diaboliser et inciter à la guerre que pour inciter à la paix.

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