de Pierre Assouline

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La République des livres
Citer, c’est ressusciter

Citer, c’est ressusciter

Excellent, non, et si fort à propos ? Jean Paulhan a écrit cela un jour quelque part. Une fois isolée du texte qui l’encadrait, cette phrase s’est naturellement métamorphosée en citation. Enfin, presque. Tout est une question d’italiques et surtout de guillemets. En avoir ou pas. Ce détail sépare la citation de l’emprunt sinon du plagiat. Il suffit de plaider l’hommage discret à un auteur adulé pour rejeter l’idée d’un emprunt éhonté car inavoué à condition toutefois de ne pas en abuser. On appelle cela l’intertextualité. En citant un grand auteur, on se l’approprie., comme en témoigne le riche hors-série que Le Point vient de consacrer à l’art de la citation. On se met à l’abri. Son prestige, son ascendant, sa notoriété nous protègent, nous crédibilise. Sa légitimité s’étend sur nous. Mais on pénètre dans un cercle vicieux. Si on use de la citation sans louer son auteur, on passe pour un voleur qui se fait mousser avec les mots des autres ; si l’on attribue à César ce qui lui revient, on est dénoncé comme cuistre. La citation relève alors de l’ostentation de savoir.

On pose souvent la question : quel livre a changé votre vie ? tout en oubliant qu’une citation d’une seule phrase tirée d’un livre suffit pour engager puis gouverner une vie. Mais lorsqu’on prélève une phrase dans un texte, l’honnêteté exige de ne pas en négliger le contexte. La plupart du temps cela s’impose d’évidence. Ainsi pour l’une des plus célèbres d’Albert Camus :

« Un homme, ça s’empêche ».

Elle est extraite d’un passage du Premier homme où deux soldats découvrent les cadavres de deux de leurs camarades atrocement mutilés et égorgés par l’ennemi. Pour ne pas sombrer dans la barbarie, un individu fut-il fanatisé par l’idéologie doit se maitriser et contrôler ses pulsions, il en a le pouvoir et la responsabilité.

Il ne suffit pas de citer. Le lieu et le moment accordent parfois un reflet tout particulier à la citation. Comme un écrin imprévu et une chambre d’écho inoubliable si des centaines d’auditeurs éclatent de rire. Oserais-je avouer ma jubilation intérieure lorsqu’un jour, le professeur William Marx m’ayant invité à m’exprimer à ses côtés à son séminaire du Collège de France consacré à la question « Comment lire ? », je réussis à placer une réflexion de Marx mais Groucho :

« Il y a en tout vieux un jeune qui se demande ce qui s’est passé ». 

Par définition, l’épigraphe est une citation. On la trouve traditionnellement au début du livre, en liminaire juste avant la préface. Ca n’empêche de jouer avec elle. Dans Les Choses, son premier roman, Georges Perec en plaça une de Malcom Lowry là où elle devait se trouver et une autre de Karl Marx après la toute dernière ligne du livre où nul ne se serait attendu à la lire. L’épigraphe annonce le programme mieux car plus succinctement qu’une préface. Elle est un reflet et un signe avant-coureur non de son style ou de sa manière mais de son esprit. Parfois même de son âme.  Pour autant, rien n’oblige à la prendre au sérieux. Jean-Patrick Manchette aimait bien citer Hegel dans les épigraphes de ses polars. Ce qui était déjà surprenant le devenait plus encore lorsqu’il plaçait juste dessous une autre citation extraite, elle, du Chasseur français, comme ce fut le cas pour Nada. De même prit-il un malin plaisir à truffer d’emprunts à Marx et Engels le texte de Fatale ; ils en furent les passagers clandestins.

Les écrivains gagneraient à se montrer plus rigoureux dans l’élaboration de l’épigraphe à l’entrée de leur nouveau livre, ne fut-ce qu’en observant déjà une règle d’or : s’interdire d’en placer quatre ou cinq à la suite ; une telle abondance annule l’effet recherché. Une seule, c’est parfait étant entendu que l’auteur en fait l’ambassadrice de son texte, le rayon de lumière qui va l’éclairer durant quelques centaines de pages. Ne pas rechercher systématiquement Pline l’Ancien ou Goethe. Ca fait cuistre. De plus modestes feront l’affaire dès lors qu’ils sont connus. Oscar Wilde est un excellent client.  Son œuvre recèle de centaines de candidates. Tenez, une au hasard qui me vient de mémoire à l’esprit :

« Dans la vie, tout est une question de sexe sauf le sexe qui est une question de pouvoir ».

Selon qu’elle a été cueillie chez tel ou tel grand esprit, une citation n’a pas la même valeur. L’essayiste George Steiner, érudit des plus farceurs à ses heures, m’a avoué un jour qu’il inventait de fausses citations de Heidegger : « J’en mets partout, j’adore ça ! ». Les meilleurs sont les Irlandais George Bernard Shaw et Oscar « Soyez vous-même, tous les autres sont pris » Wilde sans oublier quelques Anglais du calibre de Winston Churchill. En France, Sacha Guitry ne déçoit jamais. Il semblerait que Shakespeare soit l’auteur le plus sollicité par les auteurs en quête d’épigraphes. Un record toutes catégories et toutes langues confondues. Quoi de plus normal : son œuvre est le plus brillant, le plus intelligent et le plus universel vivier des passions humaines. Inépuisable ! Ne vous gênez pas en évitant toutefois ceux qui ont déjà beaucoup servi : « Le passé n’est qu’un prologue », « La mort est une dette qu’on ne paie qu’une fois », « Je sais de ces gens qui ne se sont fait réputation de sagesse qu’à force de silence », «L’habit ne fait pas le moine », « La mémoire est la sentinelle de l’esprit », etc., et bien sûr… « Être ou ne pas être, c’est toute la question. ». A force, ces citations perdent de leur impact en devenant des lieux communs. Ce qui guette l’une de celles de Cioran, synthèse d’une forme moraliste qui repose sur le paradoxe, que l’on redoute désormais de rencontrer en ouverture de toute prochaine biographie :

« Il est incroyable que la perspective d’avoir un biographe n’ait jamais fait renoncer personne à avoir une vie ».

Certaines citations sonnent creux. Elles relèvent plutôt de la formule avec ce qu’il faut d’épate, de paradoxe et de clinquant. D’autres à l’inverse ne sont pas seulement fécondes pour la réflexion ou le débat d’idées : elles nous encouragent à remonter à sa source et à lire le livre dont elles sont extraites. On ne saurait inventer meilleure incitation à la lecture, à condition toutefois que la citation ne soit pas imprimée en grec ou en latin non traduit.

François Cavanna et Woody Allen se sont querellés pendant des années, par livres et médias interposés, à propos de la propriété de ce trait souvent cité : « Beethoven était tellement sourd que toute sa vie il a crû qu’il faisait de la peinture ». Pas de quoi être si fier. Où va se nicher la vanité de ces gens qui veulent toujours être le premier à avoir trouvé quelque chose fût-ce dans un état second. Il y a manière et manière de s’approprier les écrits des autres. Le professeur Antoine Compagnon y avait consacré un essai en 1979 sous le titre La seconde main ou le travail de la citation. Une bonne place y était réservée à Montaigne, lequel reconnaissait dans ses Essais : « Nous ne faisons que nous entregloser ». Ce qui n’est pas faux. Dans sa bibliothèque qu’il appelait « ma librairie » logée dans la tour d’angle du château familial, il avait peint sur les deux poutres-maitresses et les quarante-six solives des sentences en vers ou en prose, en grec ou en latin, de Stobée, saint Paul et autres.

Me revient en mémoire un savoureux moment chu d’un Apostrophes millésime 1977 consacré à l’amour au cours duquel Bernard Pivot cita à Roland Barthes un excellent passage de son livre et l’en félicita sous le regard goguenard de son « auteur » jusqu’à ce que Françoise Sagan assise juste en face murmure : « En fait, ca c’est de moi… ». Qui saura jamais percer le mystère de la signification de cette citation de Borges : « A elle seule, la vie est une citation ». Malgré toute l’admiration qu’on lui voue, on ne peut s’empêcher de demander : mais encore ? Il parait que c’est quelque part dans le tome 1  ses Œuvres complètes. On ne se méfie jamais assez des citations apocryphes. François Mauriac a-t-il vraiment dit ou écrit dans un moment d’intense relâchement : « Citations : pièce à cons » ? Allez savoir !

Cioran si souvent cité en gros, demi-gros, détail semble avoir écrit nombre de ses livres dans la perspective de devenir l’un des auteurs les plus cités. Cela tient au caractère fragmentaire de certains de ses textes ce qui nous dispense d’avoir à les découper puisque le travail est déjà fait. L’honnêteté d’une citation se juge à ses guillemets. En leur absence, on entre dans le domaine nébuleux de l’intertextualité lequel possède une frontière poreuse avec le trouble domaine du plagiat. Michel Tournier s’en flattait chaque fois qu’il prétendait être dénué d’imagination. Vendredi ou les Limbes du Pacifique contient un long passage piqué à la Monadologie du philosophe Leibniz ; des phrases du Grand Meaulnes d’Alain-Fournier et d’autres de Flaubert truffent ni vu ni connu son Roi des Aulnes. Mais que reprocher à ce grand lecteur qui se décrivait comme « une pie voleuse » ? Appelons cela un hommage subliminal lorsqu’il est signé non d’un tâcheron des Lettres mais d’un grand écrivain. Allez savoir si c’est conscient ou inconscient lorsqu’un Gabriel Garcia Marquez se permet de reprendre en incipit de Cent ans de solitude une phrase qui se trouve quasiment mot pour mot au milieu de Pedro Paramo de Juan Rulfo, le livre culte des néo-romanciers du boom latino-américain.

Il y a des citations qui ont la vertu de clore un débat ce qui est bien utile lorsqu’on est à bout d’arguments et que l’autre n’en démord pas. Ainsi cette définition de la psychanalyse par l’écrivain Vladimir Nabokov qui ne lui vouait pas une grande estime :

« Application de vieux mythes grecs sur les parties génitales ».

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, littérature, vie littéraire.

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commentaires

1 332 Réponses pour Citer, c’est ressusciter

Jean Langoncet dit: 15 avril 2026 à 21h29

24 heures pour tenyter sourcer vos imébécilités, malgré votre armada d’IA ? Keep on truckin’ boy

renato dit: 15 avril 2026 à 21h43

J’avais déjà donné quelques sources hier ,,. mais dans votre présomption et arrogance du sinistre à 2 cents, avez-vous décidé qu’il s’agissait d’un faux. Bravo, Vous devriez apprendre à vous informer, mais cela n’a aucune importance, vous êtes et resterez présomptueux et ignorants.

Cela dit, étant donné ma nature charitable, je vous laisse ce lien pour que vous puissiez comprendre quelque chose :

“George Orwell, « The Freedom of the Street » de Jack Common”
https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2020/11/13/george-orwell-the-freedom-of-the-street-de-jack-common/

Pour ma part ‘affaire est close, pensez ce que vous voulez.

Jean Langoncet dit: 15 avril 2026 à 21h53

Qu’Orwell ait manifesté sa volonté de voir advenir une gauche mieux assumée et plus pregnante par la citation apocryphe que vous citez, c’est fort cohérent avec sa vie, son oeuvre, vouées à la lutte contre tous les fascismes ; c’est aussi en parfaite contradiction avec les orientations de la fachosphère et ses détournements ou inventions de citations pour tenter de donner un aspect « recevable » à ses causes miteuses contre « la gauche » et « les intellectuels »

rose dit: 16 avril 2026 à 2h13

Keep on truckin’ boy.
Dans l’inventaire des quatre mensonges recensés par Augustin, tromper l’autre est le plus grave, mentir pour rendre service à autrui est le moins grave.

Pourtant, pour moi, mentir c’est mentir, et c’est tellement laid que autant s’en débarrasser.
Mais pkoi s’en débarrasser ? Pas à cause de cette immense laideur, mais pck, de ttes manières, on se fait tout le temps choper. Autant éviter cette – déconvenue ne suffit pas.
Ici, et ailleurs ( sans d. apostrophe ) on assiste – publiquement – à celui qui dit qu’il a menti. Alors que personne ne le sait et qu’il y aurait eu peu de risques de se faire choper.

rose dit: 16 avril 2026 à 2h22

De toutes manières, une citation est un morceau tronqué – choisi ? – d’un texte, donc d’une pensée. Destiné à nous rassurer ? Ou à nous convaincre que nous avons raison ? Ou encore à nous donner des clés, au sens de raccourcis, ou de recettes de vie.

Aphogtème ?

JC..... dit: 16 avril 2026 à 4h05

Assez de bagarres entre citoyens de la RDL, cette république libérale civilisée, pour gagner des nèfles grasses et puantes ! On réduit l’invective !

Insultons nous avec courtoisie, tendresse et liberté non-pourrisante, par Léon XIV !!!

Amitiés à vous, camarades pétillants…

B dit: 16 avril 2026 à 5h02

et « les intellectuels »

Nombreux sont les intellectuels de droite; donc « ses intellectuels »( si je puis). S’il fallait recenser ici même ceux qu’il est possible de considérer en tant qu’intellectuels et qui crachent dans le bénitier de la gauche, ils seraient assez nombreux pour ne pas être majoritaires.

B dit: 16 avril 2026 à 5h09

pour ne pas dire* majoritaires. Je m’interroge, je me demande si parce que j’ai passé mon enfance et mon adolescence dans des cités HLM , ZUP, ces environnements n’ont pas forgé mes orientations politiques bien que je sois à la veille des mes 66 ans plutôt désabusée. Je vois encore ma mère étendre les bleus de travail de mon père aux fenetres, en hiver, elle les rentrait avant la nuit et ils étaient rigidifiés par le gel qui régnait dans cette belle région Lorraine qui à l’époque abritait nombre de manufactures et industries et qu’aujourd’hui on voue à l’enfouissement des déchets nucléaires.

Chaloux dit: 16 avril 2026 à 5h12

Le Langoncet-bouguereau, formé par le Moscou de la grande époque, est un vestige, ou plutôt une ruine. Good bye L’Huma…

Hurkhurkhurk !

B dit: 16 avril 2026 à 5h14

Kantorov, le 2 juillet à Rognes, accompagné par Liya Petrova, Lisa Barthaud, Aurelien Pascal, pour Franck et Dvoraak. Déniché un grangeon pour de beaux rêves au chant des cigales.

B dit: 16 avril 2026 à 5h19

Chaloux, le titre du film c’est: Good bye Lénine. Allez, calmez-vous, vous serez déja mort avant  » le grand remplacement » et personne ne vous spoliera de vos propriétés.

renato dit: 16 avril 2026 à 5h27

Il ne s’agit pas de cracher dans un bénitier plutôt que dans un autre, B, mais de perceptions du réel que chacun peut avoir ou pas. Ce n’est pas un hasard si j’ai fourni ce lien :

George Orwell, « The Freedom of the Street » de Jack Common”

https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2020/11/13/george-orwell-the-freedom-of-the-street-de-jack-common/

Cele étant dit, je fais partie de ces idiots qui pensent qu’il n’y a pas de démocratie sans opposition, et que dans une démocratie, le fait qu’un parti ait la majorité ne signifie pas qu’il a raison, mais seulement qu’il peut gouverner.

B dit: 16 avril 2026 à 5h30

Ni ne vous interdira de copiner avec le gratin qu’il soit bourgeois, artistique, aristocratique. Vous ne serez pas surveillé par l’héritier du KGB et vos bonnes moeurs vous permettront de ne figurer sur aucun des « papers » scandaleux qui jonchent le parterre des différentes chapelles , les secrets bien gardés demeurent dans les mémoires irréprochables de contemporains dont assurément vous ne faites pas partie. Vous êtes un saint homme attaché aux traditions et inquiet des flux migratoires, soucieux de ses acquis , estimant qu’avant de pomper les gens aisés les politiques feraient bien d’efficacement lutter contre l’évasion fiscale, la falsification et les obscurs calculs des grandes sociétés, des grandes fortunes pour échapper au fisc, ce qui peut se cmprendre. .

FL dit: 16 avril 2026 à 8h32

Lolita Pille dans une interview récente assumait de se contredire parce que la contradiction de la vie.

J’ai trouvé ça très beau.

Et puis récemment Sandrine Rousseau nous a expliqué qu’on ne pouvait pas être complètement vertueux (elle a acheté une maison de campagne.)

Il me semble que ça va dans le même sens.

FL dit: 16 avril 2026 à 8h37

J’ai lu Salluste hier soir. La Guerre de Jugurtha. Les chapitres XVII XVIII XIV sont une description de la géographie humaine de l’Afrique vue par les Romains.

Tout sur les Numides, les Maures.

Pas une seule fois Salluste n’utilise le mot « berbère ».

Rosanette nous apprenait dans un message récent qu’on parlait punique à Hippone. Salluste ne le cache pas : Hippone est une colonie phénicienne comme Carthage.

et alii dit: 16 avril 2026 à 8h38

IL ME SEMBLE QU’ON POURRAIT PARLER DE PRET A CITER
impression que j’avais et qui me semblait etre celle de l(auteur, repondant dans un entretien:
Georges Bensoussan sur son plus récent livre sur le sionisme en video
il disait puis répétait (sous entendu ceci vaudra citation)

D. D. dit: 16 avril 2026 à 8h51

Souvenirs de Vincent @ Passoul au fil des pages, dont nous avons évoqué l’autre jour la mémoire. Joyeux anniversaire pour demain : 73, déjà ?
————
C’est un horrible abîme régressif qui, à l’origine, m’a été infligé à la place d’un corps et d’une âme. La confiance en soi n’est que posture d’insecte
Mon néant social
Mon engagement d’écrivain n’est que formel ; virtuel, velléitaire, déclaratoire, point réel et tangible
Une femme est plus réelle qu’une velléité d’écriture
Il y a comme une course de vitesse entre mon « moi social » et mon « moi créateur » (à moins que ce ne soit une course de lenteur)
J’ai déguisé ma paresse et mon incohérence avec les draperies du secret solitaire
Je fais une crise de dépit –d’orgueil froissé- mais qui peut malheureusement aller jusqu’aux plus graves désordres
Kierkegaard (1842) : « Ecris », dit la voix, et le prophète répondit : « Pour qui ? ». La voix dit : « Pour les morts, pour ceux qui te sont chers dans le monde qui fut ». « Me liront-ils ? » – « Oui, car ils reviendront comme monde qui sera ».
Ce que j’appelle ma foi procède peut-être, sans doute, d’un égoïsme et d’une avarice redoutables, d’un racornissement de mon être spirituel, d’un repli qui ne coûte rien – afin de ne pas avoir à sortir de moi, afin de ne pas payer de ma personne, afin de me garder à moi-même, indigne, seul, monade dérisoire dans un monde qui souffre et qui cherche
J’inexiste
Accepter le Christ et l’écriture n’est pas encore chose aisée
Que penses-tu de mon éternel atermoiement (faute de conviction) ?
Modiano… M’est infiniment plus sympathique, je ne sais pourquoi. Plus douloureux, plus pathétique, plus névrosé sans doute
Mais il n’y a pas que cet absentement et cette désespérance froide. Il y a aussi les sursauts, les crises de repentir, les bonds en avant. Sans ces convulsions fortuites, je serais à l’heure actuelle une vraie loque. Je crois que c’est Dieu alors qui, pour une part, me réanime, m’insuffle la vie, pour continuer et ne pas mourir.
Se connaître, c’est aussi connaître son pêché, dans toute son étendue, l’étendue de ses ravages. Pêché qu’on ne conçoit bien qu’à la lumière de Dieu et de l’Evangile.
Je ne consentais pas à devenir chrétien tout entier, me réservant non telle ou telle petite chose, mais le domaine du vouloir ! La grâce n’y entrait pas – je ne la laissais pas entrer pour qu’elle accomplisse son œuvre. Ainsi j’ai vécu littéralement coupé en deux au point de vue spirituel et psychologique.
Une force puissante me fait croire « en touriste » de moi-même et de la vie, ce qui me remplit d’angoisse et de douleur. Une autre force, que je sens infiniment plus puissante et décisive, m’appelle au sérieux et à la conversion, et sa victoire est toute mon espérance, et la seule.
Avec Satan, il suffit de laisser faire, se laisser faire. La passivité suffit. Avec Dieu, il faut l’aider à faire, et faire soi-même que Dieu agisse : c’est-à-dire l’aider à créer. Dieu demande une participation active, personnelle à l’œuvre du Salut.
Chauffeur, traducteur, palefrenier, précepteur, valet de chambre, ouvrier agricole…
Accepter d’être homme. Je m’ingénie à cacher ces vérités.
Même vis-à-vis de moi-même, je dois tendre à ne pas m’examiner sous un certain jour, à ne pas accéder à une certaine présence de moi à moi, qui me démolit complètement, qui est mon véritable démon gardien.
Et pour ceux qui n’ont aucune foi religieuse ? Que font-ils avec leur pauvre âme, en ces moments-là ?
Cioran…, il est la bonté même (p. 439)
Tout cela procède, en partie, de ce que mon être social est inexistant. Et l’être social est partie intégrante de la condition humaine, surtout lorsqu’on est un homme et non une femme
Sur Charles Juliet : « mais l’homme est trop attentif à soi, trop concentré sur sa subjectivité, pour que nous ayons pu avoir une véritable conversation »
Seul le tombeau sera un lieu stable pour moi ; je serai alors définitivement fixé sur moi-même et sur mon destin.
Je crois que l’Enfer, ce doit être ça : une combustion qui n’anéantit pas le combustible, une combustion indéfinie ; la souffrance sans cesse croissante, indéfiniment, perpétuellement.
Hier je suis allé « consoler » Cioran. Il m’a demandé de le « consoler » (…) en le laissant parler surtout. Quelque chose en lui est à bout. Sa maigreur est extrême…
Ma phobie de la stabilité (…). L’errance semble pour moi une sorte de condamnation du destin. Ce qui, pour d’autres, serait hautement enviable, n’est pour moi qu’un ballet endiablé entre plusieurs prisons.
— Bonnes suites à la RDL.

FL dit: 16 avril 2026 à 8h56

‘A noter quand même la part de cliché in « mollis Arabs », qu’on pourrait rendre par l’ « l’ Arabe indolent « , voué à une belle fortune littéraire!’

Ma remarque visait le tableau de Rayan Yasmineh MC mais votre réflexion est belle : nos clichés viennent de loin. On pourrait continuer d’ailleurs parce que les remarques de Claudien sur les Arabes rappellent les remarques acerbes de Suétone sur le jeune César or les latinistes le savent bien : Suétone accumule à dessein des traits de comportements qui pour ses contemporains étaient grecs, orientaux, pas romains. Et il le fait pour discréditer les Césars, à commencer par le premier d’entre eux.

lmd dit: 16 avril 2026 à 9h24

Si la citation de George Orwell « Ce qui me dégoûte le plus chez les gens de gauche, particulière-
ment les intellectuels, c’est leur ignorance crasse de la façon dont les choses se passent vraiment) date d’octobre 1938, elle se réfère vraisemblablement à son expérience encore très récente de la guerre en Espagne (Orwel a quitté définitivement Barcelone en juin 37 après des épisodes frustrants). G.O. était alors encore un peu déçu, dépité, par les évènements et la trivialité de la vie quotidienne au front. Il faut lire Hommage à la Catalogne, le livre de G.O. le plus sincère et engagé dans la réalité (à mon avis).

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 10h08

L’instant IA hi han

La phrase que vous citez — « Ce qui me dégoûte le plus chez les gens de gauche, particulièrement les intellectuels, c’est leur ignorance crasse de la façon dont les choses se passent vraiment » — **n’apparaît dans aucune œuvre, lettre ou entrée de journal connue de George Orwell**, et **aucune source primaire vérifiable** ne la contient.

Voici l’état des connaissances et la manière rigoureuse de l’authentifier (ou plutôt, de démontrer qu’elle est apocryphe) :

## 🎯 **Conclusion directe**
Tout indique qu’il s’agit **d’une fausse attribution**, probablement issue d’une **paraphrase moderne** de passages d’Orwell sur les intellectuels socialistes britanniques, mais **pas d’une citation authentique**.

Aucune base de données de citations, aucun recueil critique, aucune édition annotée de ses essais, ni sa correspondance complète (publiée chez Harcourt/Secker & Warburg) ne contient cette phrase ou une formulation approchante.

## 📌 **Pourquoi cette citation est presque certainement apocryphe**

### 1. **Style linguistique non orwellien**
Orwell n’utilise jamais l’expression « ignorance crasse » dans ses écrits.
Il critique les intellectuels, mais avec un vocabulaire plus analytique, moins émotionnel.

### 2. **Aucune occurrence dans ses essais politiques**
Les textes où il critique le plus sévèrement la gauche intellectuelle sont :
– *The Road to Wigan Pier* (1937)
– *Inside the Whale* (1940)
– *Notes on Nationalism* (1945)
– *The Lion and the Unicorn* (1941)
– Ses chroniques pour *Tribune* (1943–1947)

Aucune ne contient cette phrase.

### 3. **Aucune trace dans sa correspondance**
Les quatre volumes de *The Collected Essays, Journalism and Letters of George Orwell* (Harcourt, 1968) — la source primaire la plus exhaustive — ne contiennent rien de tel.

### 4. **Aucune source antérieure aux années 2000**
La phrase n’apparaît dans aucun texte avant Internet.
C’est un signe classique d’attribution abusive.

## 🔍 **D’où vient alors cette phrase ?**
Elle semble être une **paraphrase contemporaine** de passages du chapitre XI de *The Road to Wigan Pier*, où Orwell critique certains socialistes britanniques issus de la bourgeoisie intellectuelle, qu’il juge déconnectés du réel.
Mais il ne dit jamais cette phrase, ni même quelque chose de très proche.

La piste **« Lettre à Jack Common, 12 octobre 1938 »** circule parfois en ligne, mais **elle n’est pas plausible**. Voici pourquoi, point par point, avec la rigueur documentaire que vous attendez.

# 🎯 **Conclusion nette**
La citation **n’apparaît dans aucune lettre connue** d’Orwell à Jack Common, et **aucune lettre datée du 12 octobre 1938** ne contient quoi que ce soit qui ressemble à cette formulation.
Il s’agit très probablement d’une **fausse attribution récente**, plaquée sur une date crédible pour lui donner un vernis d’authenticité.

# 📚 **1. Que sait-on des lettres d’Orwell à Jack Common ?**

Les échanges Orwell–Common sont bien documentés dans :

– *The Collected Essays, Journalism and Letters of George Orwell* (4 vol., Harcourt, 1968)
– *George Orwell: A Life in Letters* (Penguin, 2013)
– Les archives de l’Orwell Foundation

Dans ces corpus :

– Orwell écrit à Common **principalement entre 1936 et 1940**, puis plus sporadiquement.
– **Aucune lettre du 12 octobre 1938** n’est répertoriée.
– Les lettres existantes de 1938 portent sur :
– sa santé fragile
– ses difficultés financières
– ses projets d’écriture
– la situation politique en Espagne et en Europe
– des considérations littéraires
**mais jamais une attaque généralisée contre “les gens de gauche”.**

# 🧭 **2. Pourquoi cette attribution semble fabriquée**

### ✔ **a) La date est plausible… mais fausse**
1938 est une année où Orwell écrit beaucoup à Common.
C’est précisément le type de détail qu’un faussaire choisit pour rendre crédible une citation.

### ✔ **b) Le ton ne correspond pas**
Orwell critique parfois la gauche intellectuelle, mais :

– il ne parle jamais de « dégoût »
– il n’utilise pas l’expression « ignorance crasse »
– il ne généralise pas de manière aussi brutale dans sa correspondance

### ✔ **c) Aucun spécialiste ne la cite**
Ni Peter Davison (éditeur des œuvres complètes),
ni Bernard Crick (biographe),
ni D. J. Taylor (biographe),
ni John Rodden (spécialiste de la réception d’Orwell)
ne mentionnent cette phrase.

# 🔍 **3. D’où vient alors cette fausse attribution ?**

Très probablement d’une **paraphrase** de passages du chapitre XI de *The Road to Wigan Pier* (1937), où Orwell critique certains socialistes bourgeois déconnectés du monde ouvrier.

Exemple authentique (et vérifiable) :

> « The typical Socialist is not, as tremulous old ladies imagine, a ferocious-looking working man with greasy overalls and a raucous voice. He is either a youthful snob‑Bolshevik […] or, still more typically, a prim little man with a white‑collar job. »

Rien à voir avec la phrase qui circule.

# 🧪 **4. Méthode d’authentification (si vous souhaitez pousser plus loin)**

Pour vérifier définitivement :

1. **Consulter le volume 1** des *Collected Essays, Journalism and Letters* (1931–1939)
2. Vérifier les lettres datées de septembre–novembre 1938
3. Vérifier les index thématiques (intellectuals, socialism, Common, letters)
4. Vérifier les archives numériques de l’Orwell Foundation

# 📌 **Synthèse**
– La lettre du 12 octobre 1938 **n’existe pas** dans les corpus publiés.
– Le style ne correspond pas à Orwell.
– La citation est **apocryphe**, probablement issue d’une paraphrase moderne.

D. dit: 16 avril 2026 à 10h14

avec le gratin qu’il soit bourgeois, artistique, aristocratique.

Moi je le préfère Dauphinois.

B dit: 16 avril 2026 à 10h44

D, certes il est accessible. Je pensais en évoquant l’aristocratie à l’aristocratie artistique. Les artistes, selon moi, appartiennent à cette catégorie quand grâce à leur talent indéniable, leur travail acharné, il sont au firmament et occupent une position que j’estime en surplomb même si certains d’entre eux défendent des valeurs humanistes et généreuses. Il n’y a aucun mépris dans cette opinion.

B dit: 16 avril 2026 à 10h50

LMD, pourtant en ce qui concerne la guerre d’Espagne, il me semble que les Républicains attiraient toutes sortes de sympathie qu’elles soient issues de la droite traditionnelle ou de la gauche.( De Bernanos à Paul Morand en passant par S Weill).

B dit: 16 avril 2026 à 10h56

Bien plus nombreux sont les intellectuels de gauche qui firent eux aussi le choix, sous d’autres formes, de soutenir la République espagnole : Jean Richard-Bloch, André Chamson, René Char, Jacques Prévert, Claude Simon, Louis Aragon, Jean Cassou, André Gide, Romain Rolland, Elsa Triolet, Robert Desnos, Paul Eluard, …

Une liste non exhaustive recopiée des soutiens dont je ne connais pas l’exacte nature des gens de gauche opposés au Franquisme.

rose dit: 16 avril 2026 à 11h13

Quel Vincent ?

D. D. dit: 16 avril 2026 à 8h51

Souvenirs de Vincent @ Passoul au fil des pages, dont nous avons évoqué l’autre jour la mémoire.

Merci.

renato dit: 16 avril 2026 à 11h13

Même l’IA ne serait pas d’accord ?

Qui a écrit ceci : “What sickens me about left-wing people, especially the intellectuals, is their utter ignorance of the way things actually happen.”

Grok
George Orwell a écrit cette phrase.
Ce texte est tiré de sa correspondance (rassemblée dans des « Une vie en lettres ») et reflète sa critique de certains intellectuels de gauche, fondée sur son expérience (notamment après la guerre civile espagnole). Orwell, bien que socialiste, critiquait vivement l’ignorance pratique et l’idéalisme abstrait de nombreux intellectuels progressistes de son époque.

Gemini
Cette citation est attribuée à l’écrivain britannique George Orwell.
Il a exprimé ce sentiment dans ses écrits et sa correspondance, reflétant sa frustration croissante envers l’intelligentsia de gauche de son époque. Bien qu’Orwell lui-même se soit identifié comme un socialiste démocratique, il critiquait férocement ce qu’il percevait comme un décalage total entre les théories des intellectuels de salon et les réalités concrètes de la classe ouvrière et du pouvoir politique.
Pourquoi Orwell a-t-il dit cela ?
Le manque de pragmatisme : Il reprochait aux intellectuels d’être déconnectés du monde physique et du travail manuel.
L’aveuglement idéologique : Il était particulièrement exaspéré par ceux qui, à Londres, fermaient les yeux sur les atrocités du régime stalinien par pure loyauté idéologique.
L’expérience du terrain : Ayant vécu la pauvreté (décrite dans *Dans la dèche à Paris et à Londres*) et combattu pendant la guerre civile espagnole, il estimait avoir une compréhension plus brute et honnête de la « réalité » que ses pairs.
Cette critique est d’ailleurs un thème central de plusieurs de ses essais, notamment dans « The Lion and the Unicorn » ou ses chroniques durant la Seconde Guerre mondiale.

Si vous souhaitez approfondir sa critique des intellectuels, je vous recommande vivement son essai « Notes sur le nationalisme », où il analyse comment l’obsession idéologique peut pervertir notre perception de la réalité.

B dit: 16 avril 2026 à 11h17

Pour Orwell, je pensais plus à ce livre La ferme des animaux :  » il écrit La Ferme des animaux

L’impact de la guerre civile espagnole sur Orwell a fait naître chez lui des sentiments d’animosité envers les Soviétiques, les communistes et les États totalitaires, et c’est ainsi qu’Orwell a compilé ces éléments dans La Ferme des animaux, écrivant ce faisant l’un des plus grands romans allégoriques de la littérature.

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 11h19

Merci de ces vérifications qui ne prouvent en rien l’authenticité de cette citation ni le sens que vous lui donniez

B dit: 16 avril 2026 à 11h23

Renato, certains ne signifie pas tous, et cette phrase citée sert tout de même ici sur le blog à dénigrer tous les intellectuels de gauche qui selon leurs détracteurs seraient atteints de cécité et d’idiotie. Une citation bien utile pour mettre tout le monde dans le même sac, sans nuance et de façon grotesque.

Patrice Charoulet dit: 16 avril 2026 à 11h25

Langue française

Cette semaine, dans son émission consacrée à la philosophie sur France Culture, Géraldine Muhlmann, avait choisi de faire parler ses invités de Descartes. Chaque jour elle fait venir deux spécialistes de Descartes. Hier, mercredi,elle avait notamment invité Denis Kambouchner, qui dirige la nouvelle édition de Descartes, en collection de la Pléiade. Aujourd’hui, parmi les deux invités, Jean-Luc Marion, membre de l’Académie française.
Cet académicien commence soudain une phrase par « Ceci dit , … ». Qu’il me laisse lui rappeler ceci : «  « Ceci s’emploie pour annoncer ce qui va suivre (C’est ce qu je viens de faire) ; cela, au contraire, sert à rappeler ce qui précède.
Même règle pour « voici » et «voilà ».

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 11h31

@Grok
George Orwell a écrit cette phrase.
Ce texte est tiré de sa correspondance (rassemblée dans des « Une vie en lettres »)

Source précise comme une simple recherche documentaire ou bibliographique devrait l’exiger ?

renato dit: 16 avril 2026 à 11h32

Certaines idées sont tellement stupides que seuls les intellectuels y croient.

George Orwell

B dit: 16 avril 2026 à 11h33

Un peu comme prétexter que des hommes des représentants de la droite fassent tous preuve d’intelligence, de loyauté, d’intégrité, de droiture morale, d’absence de calculs politiciens, de discernement politique, de désintéressement individuel, ne soit pas animés par une ambition personnelle et occupes qu’à ne servir leur pays, ( tu parles!)valable pour les autres courants, c’est stupide. La sobriété de certains pays comparée à ce qui se passe ici m’interroge.

renato dit: 16 avril 2026 à 11h35

Il y a des choses que seuls les intellectuels sont assez fous pour croire.

George Orwell

renato dit: 16 avril 2026 à 11h43

Enfin, B, il ne s’agit pas de croire que les intellectuels de droite sont meilleurs, mais certaines positions d’intellectuels de gauche les rendent ridicules, par exemple le fait qu’ils se croient toujours dans le vrai. De plus, ils manquent d’autodérision et d’autocritique, bien que cela s’applique à tous les intellectuels, quelle que soit leur idéologie.

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 11h45

Pourquoi ne pas demander à votre IA de donner la source d’où elle tire son affirmation ? De renato de la RDL, peut-être 🙂

D. dit: 16 avril 2026 à 11h52

par exemple le fait qu’ils se croient toujours dans le vrai. De plus, ils manquent d’autodérision et d’autocritique

…de la part de renato, on en a le souffle coupé.

rose dit: 16 avril 2026 à 11h53

Moi, hiet au soir, sur ma lancée, j’ai écouté une consultation de Tobie Nathan avec Christine Angot, à moitié, que je viens de terminer en entier.
Hormis la dernière minute, où là, je pose mes limites, mais que chacun fasse ce qu’il veut, j’ai trouvé la totalité de l’entretien formidable. Tobie Nathan attentif et délicat. Christine Angot émouvante dans l’émotion soudaine qui l’étreignit, au souvenir de l’institutrice de sa mère. Appris bcp de choses nouvelles sur elle, entre autres qu’elle aime bcp sa mère.
Ne savais rien de sa judéité, ni de celle de Gad Elmaleh.

B dit: 16 avril 2026 à 11h55

Jean Langoncet, vous pinaillez et Orwell s’est exprimé en rapport à un contexte historique bien que ce qu’il ait pu écrire et penser ne soit pas périmé. De plus, si vous avez été attentif, il a écrit » certains » , c’est donc un avis qui ne concernait pas tous ses contemporains.

FL dit: 16 avril 2026 à 11h55

C’est de Lolita Pille :

«Le milieu littéraire est un boys’ club. Écrire, c’est une pratique et un art, mais publier un livre, c’est se confronter à des milieux et des cercles au sein desquels les femmes tiennent éternellement les rôles d’égérie, de faire-valoir ou de sorcière à brûler en place publique.»

Non pas les sorcières. Tout ce que vous voudrez Lolita mais pas les sorcières. J’en peux plus des
sorcières.

https://www.slate.fr/story/226188/lolita-pille-adolescente-hell-entretien-interview-autrice-francaise-litterature

FL dit: 16 avril 2026 à 11h56

Y a pas que le milieu littéraire. L’Eglise catholique aussi c’est un boys’ club.

renato dit: 16 avril 2026 à 12h03

Bon, assez !

Cette citation de George Orwell, circule souvent sur les réseaux sociaux sans date ni référence précise, mais sa source est une lettre privée du 12 octobre 1938 adressée à Jack Common.

Voici le contexte (extrait du volume George Orwell: A Life in Letters, par Peter Davison): “What sickens me about left-wing people, especially the intellectuals, is their utter ignorance of the way things actually happen. I was always struck by this when I was in Burma and used to read anti-imperialist stuff.”

Cette lettre* ne reflète pas l’expérience d’Orwell lors de la guerre d’Espagne, mais de son séjour Birmanie (où il avait travaillé comme officier de police coloniale) et sa frustration croissante envers les intellectuels de gauche qui, selon lui, parlaient d’impérialisme et de politique sans connaître la réalité concrète.

* Incluse dans The Complete Works of George Orwell (edité par Peter Davison, volume XI, pp. 222–223 circa), et in A Life in Letters (Penguin, 2010/2011).

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 12h10

@Bon, assez !

En effet ; arrêtons sur cette mise en perspective :

renato dit: 14 avril 2026 à 7h32
La lucidité d’Orwell : « Ce qui me dégoûte chez les gens de gauche, surtout les intellectuels, c’est leur ignorance totale de la réalité. »

Alfred dit: 16 avril 2026 à 12h33

Je pense que derrière ce cafard de Langoncet se cache la blatte Gigi.
La même lourde et répugnante viscosité.

D. dit: 16 avril 2026 à 12h45

Et toi tu pues le soufre, Alfred. Quand le cours mondial du soufre s’emballe, le cours d’Alfred s’emballe aussi.

D. dit: 16 avril 2026 à 12h50

Gigi colle au doigts, c’est certain. Mais ça ne sert à rien de le répéter é boucle. Et puis je m’y étais attaché, moi. Forcément. Quelqu’un a un mouchoir ?

D. dit: 16 avril 2026 à 12h51

Gigi colle au doigts, c’est certain. Mais ça ne sert à rien de le répéter en boucle. Et puis je m’y étais attaché, moi. Forcément. Quelqu’un a un mouchoir ?

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 13h09

@* Incluse dans The Complete Works of George Orwell (edité par Peter Davison, volume XI, pp. 222–223 circa), et in A Life in Letters (Penguin, 2010/2011)

P.S. : si le coeur vous en dit et que les opus cités ne se trouvent dans dans vos étagères

**les deux sources sont consultables en ligne**, mais **avec des restrictions importantes** selon l’édition.

## 📘 *The Complete Works of George Orwell* (éd. Peter Davison, Volume XI)

– Une version des *Complete Works* est disponible sur **Internet Archive**, mais **l’accès est restreint** : il faut se connecter et emprunter numériquement l’ouvrage.
→ L’ensemble des volumes (dont ceux édités par Peter Davison) est listé ici, avec accès limité. [Archive](https://archive.org/details/completeworksofg0012orwe)

⚠️ **Important** :
– L’édition Davison est sous droits ; elle n’est donc **pas librement téléchargeable**.
– L’accès dépend du statut *print-disabled* ou du prêt numérique temporaire.

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Il existe **deux formes d’accès en ligne** :

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– L’édition Penguin 2010/2011 reste sous droits et n’est pas librement téléchargeable.

Ma suggestion : https://archive.org/details/completeworksofg0012orwe

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 13h11

@* Incluse dans The Complete Works of George Orwell (edité par Peter Davison, volume XI, pp. 222–223 circa), et in A Life in Letters (Penguin, 2010/2011)

P.S. : si le coeur vous en dit et que les opus cités ne se trouvent dans dans vos étagères

**les deux sources sont consultables en ligne**, mais **avec des restrictions importantes** selon l’édition.

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renato dit: 16 avril 2026 à 13h20

Je lis très peu en ligne, car je suis âgé et je reste attaché au papier. Une habitude qui rend les déménagement difficiles et fatigants, À chacun ses limites.

Rosanette dit: 16 avril 2026 à 13h27

@FL
Lisant votre post sur votre découverte du paysage nord africain dans Salluste il m’est revenu à l’esprit deux souvenirs :
D’abord celui d’une de mes camarades qui avait choisi ,comme sujet de ce qui s’appelait alors le « Diplôme  » , » Le paysage africain dans le Jugurtha de Salluste «
Et aussi que Jazzi avait retenu un passage du Jugurtha significatif à cet égard qu’il a fait figurer dans son « goût de l’afrique »
Comme je l’ai dit plus haut ,chez les Kabyles d’aujourd’hui, la force de la revendication identitaire liée à l’ascendance numide ancestrale s’exprime notamment par des prénoms donnés aux enfants qui remontent à cette antiquité ,des Jugurtha. ou des Massinissa. qui sonnent curieusement dans les cours des lycée de banlieue

Clopine dit: 16 avril 2026 à 13h36

Il y a « Virginia », quel nom alambiqué, victorien, plein de honte, de joues qui rosissent et d’ignorance, au moins « Marie » est l’anagramme d' »aimer », mais « Virginia » n’est rien d’autre qu’une assignation de la bonne vieille Victoria. Et puis il y a « Woolf », cette respiration, expiration, ce sont d’ accordéon.

D’accord, je sors. De toute manière, j’ai de moins en moins ma place ici. Comme une ourse blanche sur une peau de chagrin.

Clopine dit: 16 avril 2026 à 13h39

son, non, il n’y a pas de « t », et ce n’est pas ma tasse. (de « t »). Bon d’accord, je ee-sors.

renato dit: 16 avril 2026 à 14h02

« « Virginia » n’est rien d’autre qu’une assignation de la bonne vieille Victoria »

Rien à voir avec la « Reine de la famine, car Virginia, féminin de Virginius, arbitrairement associé au latin virgo, est d’origine étrusque: Vercna (nom dont la signification reste inconnue) qui a donné naissance au nom Virgile

Rosanette dit: 16 avril 2026 à 14h20

@ monsieur Charoulet
vous nous faites part de votre gêne d’entendre un académicien dire « ceci dit  » pour parler de ce qu’il vient de dire au lieu de « cela dit’
Vous n’avez pas tort d’un point de vue strictement lexical, mais vous n’avez pas raison d’un point de vue linguistique ;
Votre remarque montre votre refus d’ignorer que la langue vit et que cette vie impose parfois dans l’usage des formes ou expressions qui finissent par etre régulierement acceptées, alors qu’a l’origine elles méconnaissent les canons en vigueur
Vous ne pouvez contester que « ceci dit » s’est largement imposé dans le sens que vous lui refusez
Alors pourquoi cette accession au « bon usage »?
Parce qu’il y a là l’effet d’un de ces glissement, comme mille autres,
d’ordre phonétiques, sémantiques ou syntaxiques , qui sont la marque de la vie de la langue ,
Il relèvent de ce mécanisme qui au fil des siécles font évoluer les langues , chez nous celui qui a transformé le latin en français d’aujourd’hui
Dans le cas qui nous occupe ce glissement a fait prévaloir à la place de « Cela dit  » une forme plus « frappante  » et plus agréable a prononcer grâce à sa rime interne en « I » et son allitération en S

rose dit: 16 avril 2026 à 14h50

Jeudi 2 juillet B., je suis à Marseille. Rejoignez-moi là-bas, je vous fais les présentations.🌞🕶🌊⛵️🐙👙🩱

MC dit: 16 avril 2026 à 16h16

Rosanette Il y a même, dans les jeunes générations , un récit parfaitement mythistorique qui circule, selon lequel Jugurtha aurait finalement vaincu les romains! J’ai dû remettre les choses au point devant un petit Jugurtha qui faisait mousser devant ses camarades le prestige de son prénom, quitte à en rajouter un peu…

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 16h40

Rions encore un peu

« Face aux nombreux départs des éditions Grasset, l’animateur Arthur prend une grande décision »

Rosanette dit: 16 avril 2026 à 16h40

@MC
Rimbaud a raconté, en vers latins, parfaits hexametres , comment Jugurtha est apparu en rêve à Abd -el-Kader pour lui dire qu’il devait avoir confiance en Napoléon III
Ce qui lui a valu évidemment un premier prix pour avoir si brillamment traité ce devoir du Concours General, dans cette matière qui nous semble si farfelue

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 16h47

@Je lis très peu en ligne, car je suis âgé et je reste attaché au papier.

renato, ma proposition s’adressait aussi aux humains de ce blog ; ceux qui seraient curieux de vérifier que votre citation d’Orwell se trouve bien aux pages 222-223 de l’ouvrage que vous citez, et, le cas échéant, de la replacer justement dans son contexte :

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 13h11
@* Incluse dans The Complete Works of George Orwell (edité par Peter Davison, volume XI, pp. 222–223 circa), et in A Life in Letters (Penguin, 2010/2011)

P.S. : si le coeur vous en dit et que les opus cités ne se trouvent dans dans vos étagères

**les deux sources sont consultables en ligne**, mais **avec des restrictions importantes** selon l’édition.

## 📘 *The Complete Works of George Orwell* (éd. Peter Davison, Volume XI)

– Une version des *Complete Works* est disponible sur **Internet Archive**, mais **l’accès est restreint** : il faut se connecter et emprunter numériquement l’ouvrage.
→ L’ensemble des volumes (dont ceux édités par Peter Davison) est listé ici, avec accès limité. [Archive]

⚠️ **Important** :
– L’édition Davison est sous droits ; elle n’est donc **pas librement téléchargeable**.
– L’accès dépend du statut *print-disabled* ou du prêt numérique temporaire.

## ✉️ *A Life in Letters* (Penguin, 2010/2011)

Il existe **deux formes d’accès en ligne** :

### 1. **Internet Archive (accès restreint)**
– L’édition *A Life in Letters* est disponible sur Internet Archive, mais **également en accès restreint**, nécessitant connexion et emprunt numérique.
[Archive]

### 2. **Lecture gratuite en ligne (site tiers)**
– Une version lisible en ligne, correspondant à l’édition annotée par Peter Davison, est accessible gratuitement sur un site de lecture non officiel.
[onlinereadfreenovel.com]
⚠️ **Attention** :
– Cette version gratuite n’est pas publiée par Penguin ; sa légalité dépend du statut du site.
– L’édition Penguin 2010/2011 reste sous droits et n’est pas librement téléchargeable.

Ma suggestion : https://archive.org/details/completeworksofg0012orwe

B dit: 16 avril 2026 à 16h48

Rose, Lambesc ne se situe qu’à 1 heure de Marseille où je n’ai jamais mis les pieds. Le concert, quant à lui, sera donné à Rognes. Il reste des places, Kantorov reçoit les éloges du sieur Chaloux et je veux bien croire qu’il vaille le déplacement. Je serai donc du 2 au 4 juillet dans ce secteur ( si mon antique véhicule ne me lâche pas d’ici là).

Jazzi dit: 16 avril 2026 à 16h49

Pour rappel
__________

SALLUSTE

D’où viens-tu Kabyle ?

Homme politique, militaire et historien romain, Salluste (-86 à -35), fut élu préteur en -47 et accompagna alors Jules César en Afrique. Celui-ci lui confia le gouvernement de la nouvelle province romaine de Numidie (un territoire englobant le nord de l’Algérie d’aujourd’hui et s’étendant au-delà des frontières actuelles de la Tunisie et du Maroc). Des trois grands ouvrages qu’il écrivit, deux nous sont parvenus dans leur totalité : La Conjuration de Catilina et La Guerre de Jugurtha, qui comptent, bien avant le texte de Léon l’Africain évoqué précédemment, parmi les plus anciennes relations écrites sur le continent africain. Ce dernier récit, s’attache à nous conter une guerre de Rome en Afrique du nord contre le roi numide Jugurtha, entre 112 et 105 av. J.-C. Petite tentative de géographie antique sur l’origine de la Kabylie actuelle et des peuplades autochtones ayant donné naissance aux Kabyles d’aujourd’hui.

« Dans la division du globe terrestre, on fait généralement de l’Afrique la troisième partie du monde ; quelques auteurs n’en comptent que deux, l’Asie et l’Europe, et rattache l’Afrique à cette dernière. Elle a pour limites à l’Ouest, le détroit qui unit notre mer à l’Océan, à l’Est un large plateau incliné que les habitants nomment Catabathmos*. La mer y est mauvaise, sans mouillages ; le sol, fertile en céréales, bon pour l’élevage, stérile aux arbres ; l’eau, tant de pluie que de sources, fort rare. Les hommes y sont sains de corps, agiles, durs au travail ; presque tous meurent de vieillesse, sauf ceux qui tombent sous le fer, ou sous la dent des fauves ; car il est rare que la maladie les emporte. Ajoutez à cela le grand nombre des animaux malfaisants. Quant aux premiers habitants de l’Afrique, à ceux qui vinrent s’y joindre, aux croisements qui en sont résultés, bien que cette opinion diffère de la tradition généralement adoptée, je vais résumer très brièvement l’exposé qu’on m’a traduit de livres puniques, attribués au roi Hiempsal**, et qui concorde du reste avec ce que pensent les indigènes eux-mêmes, en laissant la responsabilité de leurs dire.
Les premiers habitants de l’Afrique furent les Gétules et les Libyens, gens grossiers et barbares, qui se nourrissaient de la chair des bêtes sauvages, ou de l’herbe des près, à la façon des troupeaux. Ils n’étaient gouvernés ni par la coutume, ni par la loi, ni par un maître ; errant à l’aventure, dispersés, ils s’arrêtaient seulement où les surprenait la nuit. Mais après la mort d’Hercule en Espagne – c’est du moins l’opinion des Africains – son armée, composée de peuples divers, privée de son chef, et tiraillée entre plusieurs rivaux qui tous voulaient le commandement, ne tarda pas à se débander. Dans le nombre, les Médes, les Perses, et les Arméniens passèrent en Afrique sur des vaisseaux et occupèrent des contrées voisines de notre mer. Les Perses toutefois tirèrent plus vers l’Océan, et ils se firent des cabanes en retournant la coque de leurs barques, car il n’y avait pas de bois de construction dans le pays, et ils ne pouvaient s’en procurer en Espagne par achat ou par échange : l’étendue de la mer et l’ignorance de la langue interdisaient tout commerce. Peu à peu ils se mêlèrent au Gétules par voie de mariage : et comme dans leurs différentes tentatives pour trouver un territoire convenable, ils s’étaient souvent déplacés, ils se donnèrent eux-mêmes le nom de Nomades. Du reste, aujourd’hui encore, les habitations des paysans Numides, qu’ils appellent mapalia, avec leur forme allongée, les flancs recourbés qui leur servent de toit, ressemblent à des carènes de navires. Aux Mèdes et aux Arméniens se joignirent les Libyens – car ils habitaient plus près de la mer d’Afrique, les Gétules étant plus près du soleil, non loin de la zone torride – et ils eurent de bonne heure des villes fortes ; car n’étant séparés de l’Espagne que par un détroit, ils avaient établi avec ce pays un commerce d’échanges. Le nom des Mèdes fut peu à peu altéré par les Libyens, qui dans leur langue barbare y substituèrent la forme Maures. La puissance des Perses s’accrut rapidement ; et plus tard, sous le nom de Numides, une colonie de jeunes gens, que le surpeuplement contraignit d’abandonner le foyer paternel, prit possession du pays voisin de Carthage qu’on appelle Numidie. Puis l’ancien et le nouveau peuple, se prêtant un mutuel appui, soumirent par les armes ou par la crainte les pays limitrophes, et se procurèrent renom et gloire, surtout ceux qui s’étaient avancés du côté de notre mer, car les Libyens étaient moins belliqueux que les Gétules. Finalement, presque toute la partie inférieure de l’Afrique tomba en possession des Numides ; les vaincus prirent le nom du vainqueur, avec lequel ils se confondirent.
Plus tard les Phéniciens, les uns pour décharger leur pays d’un excès de population, d’autres par esprit de conquête, rangeant de leur côté la plèbe et les gens avides d’aventures, allèrent fonder sur la côte Hippone [Bizerte ou Bône ?], Hadrumète [Sousse], Leptis [Lempta ou Lebda ?], d’autres villes encore, et celles-ci, bientôt prospères, devinrent l’appui de leurs métropoles. Pour Carthage, j’aime mieux n’en rien dire que d’en dire trop peu, puisque mon sujet m’entraine ailleurs.
Donc, attenant au Catabathmos, qui sépare l’Egypte de l’Afrique [pour les anciens l’Egypte faisait partie de l’Asie], en suivant la mer se trouvent d’abord Cyrène, colonie de Théra [l’actuelle Santorin], ensuite les deux Syrtes, avec Leptis entre deux, puis les autels des Philènes, jadis limite de l’empire carthaginois dans la direction de l’Egypte, puis d’autres villes puniques. Les autres régions jusqu’à la Mauritanie sont occupées par les Numides ; les plus près de l’Espagne sont les Maures. Au-dessus de la Numidie se trouvent, dit-on, les Gétules, qui vivent les uns dans des huttes, les autres, plus barbares, en nomades ; derrière eux, les Ethiopiens, enfin des régions embrasées par les ardeurs du soleil. »

(« La Guerre de Jugurtha », traduit du latin par Alfred Ernoult, Société d’Edition Les Belles Lettres, 1941)

* Mot grec signifiant « descente » et qui désigne le plateau s’étendant entre la Cynéraïque et l’Egypte.
** Hiempsal II, qui après la défaite de Jugurtha fut désigné par les Romains pour régner sur la Numibie.

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 16h49

… et aux humains de ce blog dont les étagères sont surtout garnies des volumes d’Achille Talon ; Mr. Short, pour ne citer qu’un exemple

puck dit: 16 avril 2026 à 16h51

« Rimbaud a raconté, en vers latins, parfaits hexametres , comment Jugurtha est apparu en rêve à Abd -el-Kader pour lui dire qu’il devait avoir confiance en Napoléon III »

ah bon ? pourrait-on avoir l’extrait ? je veux dire le passage de ce poème en exagones et kilomètres où cela est dit ?

je me souviens plutôt d’un poème plutôt où le poète plutôt exhorte le peuple algérien à faire avec les français comme ils ont fait avec les romains ?

peut-être ma mémoire me joue-t-elle des tours ? aussi s’il serait possible d’avoir cet extrait ?

merci d’avance..,;;!.??..!!

puck dit: 16 avril 2026 à 16h52

hého Stéphane Berne le copiste tu pourrais nous copier le poème en hexagone du poète ?

puck dit: 16 avril 2026 à 17h00

la langue, et aussi le langage d’ailleurs, exprime la domination des dominants sur les dominés.

exemple au hasard : les gens parlent de « sanctions » sans jamais questionner ce mot, comme s’il était évident que nous, occidentaux qui avons colonisé l’Algérie et d’autres, avions le droit de sanctionner les autres, ces autres étant des autres méritant d’être sanctionnés.

ce mot « sanction » est un mot « pivot » du langage exprimant la « domination ».

celui qui sanctionne est le maitre, le dominant.

celui qui est sanctionné est l’esclave, le dominé.

donc nous sommes les maîtres.

donc il suffirait qu’un moment arrive dans l’Histoire où…. pour que….. et là…. et du coup…… et voilà !

cqfd !

puck dit: 16 avril 2026 à 17h03

l’usage fréquent de ce mot « sanction » doit aussi nous rappeler que nos dirigeants appartiennent à cette Esptine classe prédatrice et pédocriminelle.

du coup c’est pour ça qu’ils adorent sanctionner.

du genre « viens là petite chipie que je te donne la petite fessée que tu mérites… »

du coup ce mot « sanction » qui revient tout le temps ça devrait nous faire flipper à donf.

puck dit: 16 avril 2026 à 17h06

d’autant que les américains sanctionnent en priorité des pays qui revendiquent leur souveraineté comme la Russie, l’Iran, Cuba, le Venezuela etc…

sanctionner des pays parce qu’ils refusent d’obéir au maître américain on connaît déjà vu que nous on l’a fait en Algérie.

puck dit: 16 avril 2026 à 17h10

cette obsession de la « sanction » chez l’occidental montre que l’occidental est quand même resté un grand malade.

du coup je veux bien qu’on pinaille sur l’orthographe ou la syntaxe etc…

mais discuter orthographe avec des gens gens qui par aillieurs sont des grands malades mentaux obsédé de la sanction limite c’est comme plâtrer un jambe de bois.

il faudrait juste pas nous noyer des des détails pour essayer de noyer l’essentiel.

puck dit: 16 avril 2026 à 17h12

et l’essentiel question langage c’est quoi qu’on en dise par ailleurs cet usage permanent du mot « sanction ».

tel pays a dit que si tel pays ne faisait ce qu’il demande il le sanctionnerait.

B dit: 16 avril 2026 à 17h16

La Russie, Puck, fourgue ses hydrocarbures à la Chine, le gaz à la Hongrie, L’Inde qui raffine et nous les vends par des voies détournées, de plus avec le lâcher de l’Ukraine, je ne suis pas tout à fait d’avis que les USA sanctionnent mais facilitent les ambitions hégémoniques russes. En revanche , la guerre commerciale qu’ils ont initiée sanctionne l’Europe entre autres zones géographiques.

puck dit: 16 avril 2026 à 17h18

et là le pays qui va venir sauver le monde de toutes ces sanctions pour obliger à l’obéissance; ce pays c’est… en fait il y a 2 pays…. ces 2 pays ce sont…. non en fait il y a pas 2 pays il y en a 3, même 4, mais disons 3 : 1 la Chine, 2 la Russie et 3 l’Iran.

ces 3 pays vont libérer le monde de ce régime perpétuel esclavagiste, colonial, suprémaciste, racistes de « sanction » qui dure depuis maintenant 500 ans !

et ça c’est plutôt une bonne nouvelle pour le monde.

sûr qu’Orwell aurait été content.

B dit: 16 avril 2026 à 17h20

J’ai travaillé avec un directeur administratif qui avait eu ces mots: La sanction est un échec ( je rajouterai le reflet d’une faiblesse, d’une impuissance à résoudre les problèmes rencontrer autrement qu’en faisant valoir sa force, un abus de pouvoir pour marquer une position en force).

puck dit: 16 avril 2026 à 17h22

B. fait pas ta maline parce que toi aussi tu fais partie des « sanctionnés » comme la Russie, la Chine, Cuba et les autres !

tu ne fais pas partie des sanctionneurs ma pauvre !

tu ne sanctionnes personne !

parce que ces sanctions toi tu n’en tires aucun profit !

au contraire ces sanctions tu les subis !

sérieux le premier truc auquel tu devrais réfléchir c’est de bien savoir où est ta place dans le monde !

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 17h25

Capté en passant (keupu semblait vouloir évoquer le sujet depuis plusieurs jours sinon semaines)

« Alors que la loi « Yadan » sera débattue aujourd’hui à l’Assemblée nationale, il faut écouter Marc Trévidic, ancien juge antiterroriste : « Ça va être de l’arbitraire le plus total. Ça me parait contraire à nos principes. »

Il faut aussi lire :

🔍 Cinq rapporteurs spéciaux des Nations unies : « La critique d’Israël et du sionisme ne relève pas de l’antisémitisme. » Ils alertent sur les dangers que représenterait la loi Yadan pour la liberté d’expression et les droits humains. Ils ont également soulevé à de multiples reprises leurs préoccupations quant à l’incompatibilité de l’infraction d’apologie du terrorisme, en droit français, avec le droit international, et ont exhorté le gouvernement à la réexaminer.

🔍Claude Askolovitch : « La loi Yadan est une loi antisémite pavée de bonnes intentions. C’est en juif et sioniste, au nom de mes enfants, que je réfute cette loi qui fait de moi un citoyen mineur que l’Etat devrait préserver -comme un miroir du statut des juifs de Pétain, quand l’Etat disposait de moi pour m’exclure. »

🔍Amnesty : « Il faut que l’Assemblée nationale rejette cette proposition de loi liberticide, répressive et inefficace. En élargissant des infractions existantes et en introduisant des notions vagues telles que la “provocation implicite” ou la “banalisation” des “actes de terrorisme”, cette proposition de loi crée une insécurité juridique dans un contexte déjà marqué par une application abusive et problématique du délit d’« apologie du terrorisme ». Elle risque ainsi d’élargir encore la pénalisation de discours relevant pourtant du débat public protégé. » »

puck dit: 16 avril 2026 à 17h27

là encore l’usage du langage est génial ! je veux dire réussir à faire croire à des peuples entiers qu’ils sont ce qu’ils ne sont pas perso je trouve ça génial !

et là on aurait besoin d’un Orwell avec sa ferme aux animaux pour comprendre quel animal on est.

les français ils s’imaginent qu’ils sanctionnent alors que 99% des français sant des sanctionnés qui subissent eux-mêmes des sanctions économiques !

Cuba la situation est terrible, mais je suis certain qu’en France on pourrait trouver des millions de français qui ne sont pas mieux lotis que les cubains !

B dit: 16 avril 2026 à 17h29

Je faisais allusion à la politique étrangère. En privé, c’est d’un autre ressort ( un défaut, et dans certaines circonstances c’est une carence d’humour qui aide à dédramatiser mais n’aboliront cependant pas la conscience, l’humour devrait aider à résoudre bien des conflits inter-personnels, peut-être pas tous mais je peux dire de moi que souvent j’en ai manqué et regretté).

Rosanette dit: 16 avril 2026 à 17h30

@Puck
en reponse avotre demande le post que j’avais envoyé ici nagiere sur ces vers latins de Rimbaud La très vieille édition de la Pléiade (achetée en 1955) que je possède ,commence par des pièces en vers latins de Rimbaud .
L’une d’entre elle met en scène ,en hexamètres irréprochables , l’ombre de Jugurtha qui s’adresse à un enfant, en qui il voit celui qui reprendra le flambeau de son combat orgueilleux , celui du monde berbère-il dit numide- contre l’envahisseur venu d’ l’occident.
Cet enfant, il est devenu Abd el Kader qui croupit alors enchaîné dans une honteuse prison française (indigno devinctus carcere languet) ,vers auxquels me semblent faire écho ceux que Césaire consacrera à Toussaint Louverture prisonnier de son cachot jurassien.
Mais curieusement, effet de la vulgate de l’époque sur le jeune Rimbaud , auprès de qui on sans doute magnifié l’aventure coloniale, l’exhortation rhétorique du grand Jugurtha au nouveau vengeur du peuple numide se conclut par un appel à la soumission au colonisateur.
“rends toi mon fils au dieu nouveau……La France va briser tes chaînes …..et tu verras l’Algérie sous domination française prospère…….tu accepteras le traité d’une nation généreuse ”
On peut être grand poète et mauvais prophète, à moins que dans ce devoir de juillet 1869 destiné sans doute au concours général ,Rimbaud ait volontairement adapté sans conviction sa conclusion au politiquement correct de l’époque

puck dit: 16 avril 2026 à 17h30

aux US n’en parlons pas !

les US : le pays qui sanctionne le plus au monde !

1 million de personnes qui vivent dans la rue
je sais pas combien de millions de gens qui n’ont pas accès aux soins et qui ne peuvent pas se faire soigner !

les américains sanctionnent ? quels américains ? qu’une petite poignée d’américains de la classe Epstine c’est tout !

tous les autres sont encore plus sanctionnés que les cubains !

puck dit: 16 avril 2026 à 17h40

“rends toi mon fils au dieu nouveau……La France va briser tes chaînes …..et tu verras l’Algérie sous domination française prospère…….tu accepteras le traité d’une nation généreuse ”

merci !!!!!

en fait Rimbaud s’adresse aux peuples d’Algérie soumis aux arabes ?
ils voit les français comme libérateurs de ces peuples soumis aux arabes ?
c’est pour ça qu’il parle de briser les chaînes ?

c’est ça ?

si c’est ça je pense qu’il s’est fait enfumer par la propagande de l’poque qui surfait là dessus en jouant sur les rivalités internes ?

c’est ça ???????????????????

puck dit: 16 avril 2026 à 17h46

« Ma place dans le monde? Un point dans l’infini néant. »

voilà ! c’est bien ce que je pensais !

du coup il ne faut se tromper de combat !

on te rendre fière d’appartenir à un pays qui a le pouvoir de sanctionner d’autres pays, mais en fait non t’es encore plus sanctionnée que les russes.

il faut que tous les frères et soeurs sanctionnés de tous les pays se retournent contre leurs maîtres sanctionneurs !

voilà sister ce qu’il t’aurait dit Orwell : ne te trompe pas de combat !

ne fais pas comme ces français à qui on a fait croire en 1914 que leurs frères prolétaires allemands étaient leurs ennemis alors qu’ils étaient leurs frères et ils avaient un ennemi commun !

tous les prolétaires du monde doivent s’unir pour combattre leur ennemi : les prédateurs sexuels de l’élite dominante qui tire profit des sanctions !

amen…

puck dit: 16 avril 2026 à 17h53

c’est exactement le truc incroyable qui est en train de se produire aux US !

les mecs de l’élite prédatrice et pédocriminelle ils ont dépensé 60 milliards pour une guerre inutile !

ces 60 milliards sont à eux ! au peuple américain !

sérieux je lis tous les commentaires dans les forums, les réseaux sociaux : les américains disent aux iraniens qu’ils les aiment et qu’ils mènent aussi leur combat à eux !

on doit retenir les leçons de l’Histoire et ne pas refaire ce qu’on a fait en 1914 !!!!!!!

le peuple américain ne le veut pas et toi non plus B. tu ne le veux pas ! retrouve ton peuple et bats toi avec lui contre l’élite pédociminelle qui te vole ton argent et te sanctionne !

voilà ce que t’aurait dit Orwell ! notre frère à tous qui s’est battu contre tpous les fascistes prédateurs du monde entier !

puck dit: 16 avril 2026 à 17h58

je le sens ce vent de révolte !

quand j’avais 18 ans j’allais manifester contre la guerre au Vietnam, ensuite j’ai manifesté contre les missiles en Europe et l’otan !

mais aujourd’hui c’est différent ! un vent nouveau est en train de souffler sur le monde !

vous l’entendez ce souffle monter ? gronder ?

pour le moment c’est juste une vague à peine perceptible, mais bientôt ce sera un tsunami !

puck dit: 16 avril 2026 à 18h05

l’ubris ! l’ubris de cette élite prédatrice et pédocriminelle qui se pensait intouchable, au dessus des lois, bénéficiant d’une totale impunité ? c’est fini !

Orwell n’est pas mort ! Jaurès n’est pas mort ! Walter Benjamin n’est pas mort ! Rosa Luxemburg n’est pas morte ! aucun d’entre eux n’est mort ils sont toujours là parmi les peuples !

même cette promesse de l’aube qui revoit le jour à chaque génération elle n’est pas morte !

l’élite prédatrice et pédocriminelle pensait s’en être débarrassée, ils se sont trompés sur toute la ligne !

les sanctions ? ils seront les prochains sanctionnés !

eux qui envoient depuis des générations les peuples mourir à des guerres faites pour les engraisser ? leur sanction les attend…

puck dit: 16 avril 2026 à 18h05

l’ubris ! l’ubris de cette élite prédatrice et pédocriminelle qui se pensait intouchable, au dessus des lois, bénéficiant d’une totale impunité ? c’est fini !

puck dit: 16 avril 2026 à 18h06

Orwell n’est pas mort ! Jaurès n’est pas mort ! Walter Benjamin n’est pas mort ! Rosa Luxemburg n’est pas morte ! aucun d’entre eux n’est mort ils sont toujours là parmi les peuples !

rose dit: 16 avril 2026 à 19h30

Puck,

Pas loin de chez moi, deux belles abbayes où entrer comme moine, Ganagobie, et Sénanque.
À la Roque d’Anthéron où ira B.cet été, écouter du piano, une aussi belle abbaye.

closer dit: 16 avril 2026 à 19h37

Abdel Kader n’a jamais « croupi » longtemps nulle part. A Amboise il était fort bien traité dans le château avec toute sa suite et est resté très ami avec Napoléon III…
De pareilles approximations sous la plume de Rosanette m’étonnent.

Alfred dit: 16 avril 2026 à 19h41

Les larmes qui viennent facilement aux femmes et qui coulent de leurs yeux comme d’une source !
Le plus insondable des mystères pour moi.

Alfred dit: 16 avril 2026 à 19h46

Abdelkader, le fameux Émir, fut avant tout un soufi, et donc, de tendance spiritualiste et syncrétiste akbarienne.
À ses yeux, toutes les croyances, religieuses ou pas, ne sont que des chemins multiples menant vers l’Un.
À méditer profondément les écrits théosophiques du Cheikh al Akbar Ibn Arabi, le maître spirituel d’Abdelkader.

Jean Langoncet dit: 16 avril 2026 à 19h50

(Personne sur les « cantines à 1 € » et leur suppression annoncée ?
Jean Langoncet dit: 14 avril 2026 à 20h06
Capté en passant

« Face à des contraintes budgétaires toujours plus fortes pesant sur les familles les plus précaires, le dispositif des « cantines à 1 euro » constitue une véritable bouffée d’air pour les communes qui en bénéficient. Grâce à une subvention de l’État, celles-ci peuvent proposer des repas facturés au maximum 1 euro aux familles dont le quotient familial est inférieur ou égal à 1 000 euros. Ce dispositif, particulièrement vertueux, permet ainsi de garantir l’accès à des repas sains, équilibrés et le plus souvent issus de productions locales : de la commande publique pour les producteurs de nos territoires, la santé pour nos enfants, des coûts réduits pour ceux qui en ont le plus besoin !

Pourtant, le gouvernement a décidé de fermer, depuis juillet 2025, la possibilité pour de nouvelles communes d’adhérer à ce dispositif, malgré une demande croissante, et prévoit sa suppression après le 31 décembre 2027. »)

Rosanette dit: 16 avril 2026 à 20h30

@closer
l »approximation  » qui vous étonne de ma part n’est pas de moi mais de Rimbaud ,qui decrit ainsi en latin le sort d’Abd el kader tel qu’il l’imagine (je n’ai fait que traduire)

rose dit: 16 avril 2026 à 22h20

Ganagobie est un prieuré. Habité par les moines de Haute combe près du lac d’Annecy qui y ont déménagé pour y trouver le repos propice à la prière.

Tobie Nathan dans sa consultation avec Gad Elmaleh parle de l’importance du patronyme, du prénom choisi par les parents, et revient sur le sens de Ibn.

et alii dit: 17 avril 2026 à 4h31

je croid qu’il est impossible de renoncer à une
orthographe décente;je suppose que quelqu’un peut articuler quelques arguments

et alii dit: 17 avril 2026 à 5h32

encore une prészntatio, qui m’a passionnée

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Juifs en pays arabes, Georges Bensoussan

Janssen J-J dit: 17 avril 2026 à 7h31

73 – Joyeux anniversaire, Pierre. Vingt ans de RDL, depuis…
Et des pensées émues et fidèles aux deux roses pacifiques, du fond du coeur.

Chantal dit: 17 avril 2026 à 7h40

Bon anniversaire itou,

Hier j’ai été voir le film des rayons et des ombres, avec Jean Dujardin en Jean Luchaire dans le Paris sous l’occupation. Le film est long, plus de 3 h, mais nous dévoile peu à peu la descente aux enfers de ce patron de presse, qui avec l’argent filé par Otto Abetz, son ami en pacifisme avant guerre, il rêve d’un monde d’échange et de diplomatie bien comprise en vue d’intérêts communs. S’enrichir, profiter de la belle vie de Paris quand initialement on en a pas les moyens. Sa relation avec sa fille Corine, actrice débutante en ces temps troublés, nous les montre complices en coketèles mondains et malades de tuberculose. Cette relation est étouffante et l’atmosphère grinçante à souhait. L’actrice qui incarne Corine est la fille de Léo Carax, Nasty Gobulova.

D. dit: 17 avril 2026 à 7h56

Moi je souhaiterai bon anniversaire et puis c’est tout. Sans autres fioritures et diverses tentatives pour polémiquer ou se faire remarquer, genre celles de Closer.

pourmapar dit: 17 avril 2026 à 8h02

Bon anniversaire Passou!
On espère un article à propos du séisme ( plus que germanopratin) Grasset.
Déjà, B.ré, lors de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public nous récitait le Notre Père.
Veut-il mettre tous les livres au diapason?

bolibongo dit: 17 avril 2026 à 8h04

Donner le la, être au diapason, c’est le réveil en musique Chantal, ce matin! 🙂

Chaloux dit: 17 avril 2026 à 8h05

En attendant, « Hélène et Paul Morand un couple sulfureux », de David Bonneau, est un excellent livre. J’espère qu’il en sera question ici.

B dit: 17 avril 2026 à 8h09

Bon anniversaire Pierre Assouline, vous souhaite d’autres balades en ski de fond sans tempête ni affreux chasse-neige indifférent au sort de l’homme perdu!🩷

B dit: 17 avril 2026 à 8h13

« remplacé par un dirigeant issu de l’entourage direct du milliardaire, et des plus éloignés de la passion littéraire de son prédécesseur —  »

Bolloré en chasseur de têtes dans un bureau de recrutement, y’a pas mieux!

Jazzi dit: 17 avril 2026 à 8h36

Le meilleur cadeau d’anniversaire que l’on puisse faire à Passou ne serait-il pas que les bonnes âmes viennent ou reviennent animer son commentarium, JJJ ?

et alii dit: 17 avril 2026 à 8h44

Joyeux anniversaire, P.A
avec , mo,yany vers vous , le parfum de mon 1miguet que he viens de recevoir ayssi pour mub changemeny de dizaine;le 8!
et merci, rose d’avoir cru !

B dit: 17 avril 2026 à 8h48

Rosanette est de retour, attendons que 3J et d’autres terminent d’éponger leur jardin après les crues hivernales, auraient-elles aussi d’autres occupations autrement plus satisfaisantes qu’enregistrer sarcasmes et virulentes attaques.

B dit: 17 avril 2026 à 8h56

« fond du coeur » de la Gigi

Chaloux, vous aussi avez un coeur sélectif, et pas de coeur du tout dans certaines circonstances, cela dit après expérimentation. Moi également, c’est normal, il existe des limites à la parole du Christ.

Chaloux dit: 17 avril 2026 à 9h12

Seules les ordures manipulatrices ont l’audace d’évoquer « leur cœur».

Chantal dit: 17 avril 2026 à 9h38

De fait cela tousse et crache beaucoup tout au long du film et j’avoue qu’au moment où Corinne est dans son sanatorium et subit un pneumothorax ( on en parlait dans ma famille quand j’étais petite, ma grand-mère maternelle a eu la tuberculose et a passé du temps en sanatorium.
Sinon j’ai bien apprécié la manière de raconter par les dates, les vieilles bandes enregistreuses qui tournent pendant le récit autobiographique.
Certains s’insurgent du côté trop sentimental du film, mais c’est un débat d’experts
https://www.youtube.com/watch?v=BFfhCb4NMFE

Chantal dit: 17 avril 2026 à 9h40

Sur ce je vais sortir prendre le soleil, on a tous besoin d’un peu de vitamine D

puck dit: 17 avril 2026 à 9h42

« Nasty Gobulova » : le diminutif du prénom russe Anastasia c’est Nastya !

et pas Nasty qui ressemble plus à une marque de barre chocolatée.

je veux dire les russes on les maltraite assez avec notre proxy ukrainien pour en plus maltraiter leurs diminutifs de prénoms féminins !!!!

puck dit: 17 avril 2026 à 9h49

ce drama que nous jouent les médias avec Grasset et Bolloré c’est à mourir de rire.

du genre : « avec Bolloré l’édition française ne va plus être pluraliste »

ou « avec Bolloré l’édition française va être idéologisée ».

ou « avec Bolloré on idéologiser l’édition comme on a idéologisé les médias ».

je veux dire les mecs ils sont hyper drôles avec leurs histoires de « pluralisme » et « d’idéologisation »

quand on écoute les journalistes de France Inter nous parler d’idéologisation et de pluralisme je sais jamais si c’est un journaliste qui parle ou un humoriste.

en fait la frontière qui sépare l’humoriste du journaliste et de l’écrivain pluraliste a totalement disparu.

la France est devenue un énorme sketch.

puck dit: 17 avril 2026 à 9h52

en fait le truc qui prévaut dans le débat public en France c’est :
1/ le mensonge
2/ l’hypocrisie

le tout symbolisé par Radio France qui est devenu un repère de faux culs.

puck dit: 17 avril 2026 à 9h55

le plus drôle est que tous ces journalistes ils savent qu’ils mentent (l’intonation de leur voix change quand ils disent un mensonge) et ils savent que nous savons qu’ils mentent (d’où l’intonation de leur voix quand ils mentent) et ils savent que nous savons qu’ils savent qu’ils mentent (d’où l’intonation de leur voix quand ils pondent un mensonge).

du coup quand ils nous jouent les oies blanches en nous parlant du méchant Bolloré c’est à mourir de rire.

Soleil vert dit: 17 avril 2026 à 9h56

Tenez bon ! a de la concurrence

Dansons, pour être et rester droits
Parce qu’on se le doit
Pour tous les immobiles
Tous les sans voix ni loi
Parce que c’est inutile
Parce que toi et moi
Nos visages, nos bras
Malgré tout puisqu’on ne peut danser que debout

JJ Goldman

puck dit: 17 avril 2026 à 9h56

la France est dans une situation où personne ne peut donner de leçons de morale à d’autres parce qu’ils baignent tous dans le même cloaque nihiliste.

et alii dit: 17 avril 2026 à 9h58

rose,Sénanque,c’rdt aussi:
 » Antoine Sénanque, qui ne l’est pas, avoue avoir été attiré, intrigué, aimanté au départ par ce mot. Il possède comme peu d’autres en France la maitrise du roman historique à son meilleur (Croix de cendre en témoignait avec éclat il y a deux ans), et nous entraine au sein d’une intrigue » billetP.A

B dit: 17 avril 2026 à 10h00

Puck, avec leurs colonies pénitentiaires les russes n’ont effectivement pas besoin qu’en soit rajouter en terme de maltraitance, nous nous avons Fresnes, laquelle n’enferme pas de détenus pour délits d’opinion ou opposition au régime mais qui néanmoins est loin d’être exemplaire en ce qui concerne l’hygiène et les conditions de détention. Si l’on s’y suicide, on y meurt pas empoisonné.

puck dit: 17 avril 2026 à 10h02

t’as oublié Céline Dion.

mon Dieu ce pauvre Goldman : pas facile d’avoir un frère comme le sien.

Goldman a vidé le sens des mots qu’il utilise dans ses chansons.

pour lui parler des « sans voix » c’est visé le million de disques vendus, les « sans voix » c’est juste une truc de marketing dans le but de vendre.

les « sans voix » + Céline Dion c’est le top du commerce et de l’enfumage capitaliste !

alors que pour son frère les mots avaient encore un sens.

triste de trahir à ce point l’esprit d’un frère.

puck dit: 17 avril 2026 à 10h06

« Puck, avec leurs colonies pénitentiaires les russes »

B. tu connais la Russie ? tu as déjà été par exmple à Moscou ? ou à Saint Petersbourg ?

réponse = non !

tu connais l’Iran ? tu as été récemment à Téhéran ou à Ispahan ?

réponse = non !

tu ne parles que de choses que les journalistes disent ou écrivent.

B dit: 17 avril 2026 à 10h07

@chaloux

« Il pleure sans raison

Dans ce cœur qui s’écœure.

Quoi ! nulle trahison ?…

Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine

De ne savoir pourquoi

Sans amour et sans haine

Mon cœur a tant de peine ! »

Verlaine.

Jean Langoncet dit: 17 avril 2026 à 10h09

Bonne anniversaire Passou et bonne suite aux agents conversationnels

« J’ai une excellente nouvelle à vous annoncer: je viens de rencontrer le maire de New York Zohran Mamdani et il rejoint le combat international en faveur de l’impôt plancher de 2% sur les milliardaires !

Le rapport sur les inégalités mondiales, commandé pendant la présidence sud-africaine du G20, a révélé qu’entre 2000 et 2024, les 1 % les plus riches ont capté 41 % de la nouvelle richesse, tandis que la moitié la plus pauvre de l’humanité n’en a reçu que 1 %. Cette trajectoire est insoutenable.

À mesure que la richesse se concentre, le pouvoir se concentre également : le pouvoir d’influencer les élections, de façonner les politiques, de fausser les marchés et de définir les termes du débat public.

C’est pourquoi on nous répète depuis bien trop longtemps que la réforme fiscale est politiquement « irréalisable », trop « complexe » ou trop « radicale ».

Mais taxer les milliardaires n’a rien de radical.

Ce qui est radical, c’est de tolérer un système où l’extrême richesse côtoie la misère généralisée, et où les milliardaires peuvent, de fait, se soustraire à toute contribution à la société qui a rendu leur succès possible.

Plus nous tardons à remédier à cela, plus la richesse et le pouvoir économique et politique s’enracinent, consolidant ainsi les privilèges de notre aristocratie moderne.

Face à l’oligarchie internationale qui triomphe aujourd’hui, nous avons besoin d’une nouvelle alliance au-delà des frontières pour protéger la démocratie.
Une alliance pour inventer et mettre en oeuvre les nouveaux principes — tel l’impôt plancher sur les ultra-riches — qui permettront aux forces démocratiques de l’emporter sur les forces oligarchiques.

Ce n’est que le début. D’autres avancées arrivent bientôt. Je vous tiendrai informés.

On continue ! » Gabriel Zucman

B dit: 17 avril 2026 à 10h10

Puck, ces villes sont des vitrines. Je voyage peu, pas les moyens, je m’informe néanmoins et de toutes façons je doute que les endroits où sont retenus les prisonniers soient ouverts au touristes, la Russie n’est pas la Corée du nord mais je présume qu’il existe des quartiers interdits.

puck dit: 17 avril 2026 à 10h12

B. au moins si tu lis en anglais tu devrais lire le livre « Going to Tehran » écrit par 2 américains : Flynt Leverett et son épouse Hillary Mann Leverett.

perso je ne suis pas étonné que ce livre n’ait pas été traduit en français du fait de notre concept de pluralisme : éditer un livre qui contredit tous les mensonges de nos journalistes qu’ils soient payés part Bolloré ou pas c’est juste pas possible.

https://www.amazon.fr/Going-Tehran-United-Islamic-Republic/dp/0805094199

puck dit: 17 avril 2026 à 10h14

4è de couv de « Going to Tehran » :

« Moins de dix ans après que Washington eut approuvé un prétexte fallacieux pour envahir l’Irak, des arguments tout aussi erronés et motivés par des considérations politiques poussent les États-Unis vers la guerre avec l’Iran. Aujourd’hui, les enjeux sont encore plus importants : une telle guerre pourrait mettre à mal le statut de superpuissance des États-Unis, déjà mis à rude épreuve. Contre le vacarme quotidien des menaces belliqueuses américaines, Flynt et Hillary Mann Leverett soutiennent que les États-Unis devraient renoncer à trente ans de stratégie ratée et s’engager dans un dialogue avec l’Iran – tout comme Nixon a révolutionné la politique étrangère américaine en se rendant à Pékin et en réorientant les relations avec la Chine. Anciens analystes des administrations Bush et Clinton, les Leverett offrent un compte rendu particulièrement éclairé de l’Iran tel qu’il est réellement aujourd’hui, et non tel que beaucoup l’ont caricaturé ou auraient souhaité qu’il soit. Ils montrent que l’ordre politique iranien n’est pas au bord de l’effondrement, que la plupart des Iraniens soutiennent toujours la République islamique, et que l’influence régionale de l’Iran le rend indispensable à tout progrès au Moyen-Orient. S’appuyant sur des années de recherche et sur leur accès à des responsables de haut niveau, Going to Tehran explique comment l’Iran perçoit le monde et pourquoi son approche de la politique étrangère est loin d’être le comportement irrationnel d’un État voyou. »

puck dit: 17 avril 2026 à 10h20

« Mais taxer les milliardaires n’a rien de radical. »

il est écrit dans la Constitution de notre pays que nul de peut échapper à l’impôt.

du coup demander aux milliardaires de payer des impôts c’est juste appliquer notre constitution.

SAUF SI : notre constitution ne signifie plus rien pour les français à cause du niveau avancé de décomposition et de déchéance morale et de nihilisme qui règnent dans ce pays.

puck dit: 17 avril 2026 à 10h24

même avant de virer Mr Nora, Grasset n’aurait jamais traduit et publié ce livre « Going to Tehran » pour des raisons idéologiques vu qu’aucun éditeur français ne peut traduire un livre qui parle en bien d’un pays qui défend la cause palestinienne.

preuve qu’on n’a pas besoin de Bolloré.

puck dit: 17 avril 2026 à 10h28

aucun de nos journalistes osera rappeler que le Hezbollah est né du massacre de Sabra et Chatila.

un pogrom contre les palestiniens où les chiens et les chats qui étaient dans ce camp ont été flingué comme les enfants et les femmes : pas un seul survivant !

le Hezbollah est né de ce crime originel que nos médias ont tous couvert et justifié !

le Hezbollah est né d’un « plus jamais ça ! »

J J-J dit: 17 avril 2026 à 11h49

OUI MAIS… quand on n’a pas encore lu le bouquin recensé par la rdl, que peut-on « alimenter » d’utile pour lui ? Y revenir plus tard ?… Masi il sera toujours trop tard.

Chantal L dit: 17 avril 2026 à 12h42

Bel anniversaire, Passou !
Bel anniversaire, Passou !
Grand merci pour votre assiduité à nous offrir le ressenti de vos lectures. Toujours aussi percutant.
Ma fidèle estime… et toute mon amitié.

Jazzi dit: 17 avril 2026 à 13h26

En fait, FL, c’est la Smalah d’Abd el-Kader qui a été déportée sur l’île Sainte-Marguerite de Cannes. Lui sera détenu quatre mois au fort Lamalgue, puis six mois au château de Pau, avant d’être transféré au château d’Amboise en novembre 1848, d’où il sera libéré par Napoléon III. Voir le film
https://www.youtube.com/watch?v=ok49M_P_U-I

Chaloux dit: 17 avril 2026 à 13h55

Pour comparer Gigi la visqueuse à l’un des plus grands poètes français, il faut n’avoir pas grand chose dans le ciboulot.

Quoiqu’il en soit, merci à Léon Daudet d’avoir plusieurs fois dans ses livres fait allusion à Thomas Macaulay, à la fois très divertissant, comme si souvent la littérature anglaise, et très instructif. Essais remarquables sur Johnson et Mme d’Arblay, alias Fanny Burnett. Il faut toujours lire les écrivains loués par les écrivains qu’on apprécie… (Sans compter Guizot etc).

Janssen J-J dit: 17 avril 2026 à 14h44

Merci pour ce relais de la RDL-Gallimard,
——–
LES AUTEURS GRASSET QUITTENT LE NAVIRE
Voici le verbatim de la lettre ouverte signée, mercredi 15 avril au soir, par plus d’une centaine d’auteurs qui annoncent leur décision de quitter les éditions Grasset pour dénoncer le « licenciement » de son PDG, Olivier Nora.
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Nous sommes publiés par Olivier Nora depuis vingt-six ans. Les éditions Grasset étaient notre maison, particulière, car s’y côtoyaient pacifiquement des autrices et des auteurs qui n’étaient pas d’accord sur grand-chose. Olivier Nora en a été le rempart et le ciment par son élégance morale, sa disponibilité, et son engagement.
Son licenciement est une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et à la liberté de création. Une fois de plus, Vincent Bolloré dit « je suis chez moi et je fais ce que je veux », au mépris de celles et ceux qui publient, de celles et ceux qui accompagnent, éditent, corrigent, fabriquent, diffusent, distribuent nos livres. Et au mépris de celles et ceux qui nous lisent.
Nous ne voulons pas que nos idées, notre travail, soient sa propriété. Aujourd’hui, nous avons un point commun : nous refusons d’être les otages d’une guerre idéologique visant à imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les médias. Nous sommes pleinement solidaires des équipes, des autrices et des auteurs qui ne peuvent encore se prononcer.
Nous sommes des auteurs Grasset, nous avons publié chez Grasset, ou nous avons un livre qui va sortir chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset.
——————–

J J-J dit: 17 avril 2026 à 14h50

Merci d’avoir « cité » Paul Verlaine & Jean-Jacques Goldman, en ce jour.
(add. Volatile : « il s’agissait pour ‘l’AJT du blocus’ de surbloquer un détroit déjà bloqué pour le débloquer ».

D. dit: 17 avril 2026 à 15h24

Ces écrivains qui déclarent quitter Grasset, je trouve ça plutôt bien pour Grasset.

Chaloux dit: 17 avril 2026 à 15h43

Cette affaire Grasset est en effet bien angoissante!

Que va devenir Vincent Bolloré sans BHL?

Hurkhurkhurk !

Jean Langoncet dit: 17 avril 2026 à 15h59

(Quel est le lien entre l’éviction de Nora, la publication du prochain Sansal et le départ des écrivains de la maison ?)

puck dit: 17 avril 2026 à 15h59

« s’y côtoyaient pacifiquement des autrices et des auteurs qui n’étaient pas d’accord sur grand-chose. »

ça fait penser à la défense d’Adèle van Reeth et France Inter pendant l’audition parlementaire.

nous ? non, nous sommes des pluralistes… nos humoristes se moquant toujouus des mêmes ? ah bon ?

le passage préféré c’est quand elle dit c’est parce que nous sommes des progressistes.

pour Adèle le progressisme c’est un truc universel.

j’imagine que chez Grasset aussi c’était tous des « progressistes » qui considèrent le « progressisme » comme un « universalisme ».

sérieux c’est chiant ces progressistes à la con avec leurs principes moraux à la con qui s’imaginent être les seuls sur terre à détenir la Vérité Suprême du Bien.

alors que c’est tous des petits bourgeois de merde qui essaient de conserver leurs petits privilèges.

progressisme mon cul…

puck dit: 17 avril 2026 à 16h04

ben oui la France c’est une oligarchie, faudra juste s’y habituer !

Macron est l’employé d’oligarques, il travaille pour eux, et pas pour le peuple français qu’il méprise.

s’ils sont pas contents avec Bolloré ils ont qu’à aller travailler pour un autre oligarque !

on a même des oligarques progressistes de gauche.

la France est gouvernée par une oligarchie pluraliste.

et alii dit: 17 avril 2026 à 16h05

PUISQUE ROSE VA QUESTIONNER sur les lieux si wiki ne détient pas la réponse »généalogique », je crois pouvoir dire que l’épouse de TNathan est Nathalie Zajde
Guérir de la Shoah dont wiki signale le travail!
bonsoir

Jean Langoncet dit: 17 avril 2026 à 16h09

A premiere vue, Nora representait l’Etat dans l’Etat chez Grasset …

puck dit: 17 avril 2026 à 16h13

le progressisme de ces écrivains, pour le trouver, il faut aller le chercher sous les bombes au Liban, à Gaza, à Téhéran, en Libye, au Vietnam, en Corée, à Cuba, au Venezuela, à Sabra et Chatila, en Ukraine, en Irak, en Serbie, au Chili, au Nicaragua etc etc etc…

Jean Langoncet dit: 17 avril 2026 à 16h15

Incidemment, ceux des ecrivains quittant le navire Grasset qui ont leurs entrees permanentes sur les plateaux de Cnews seront-ils coherents jusqu’au bout en n’y mettant plus les pieds ?

puck dit: 17 avril 2026 à 16h16

en ce moment il y a des enfants qui meurent à Cuba à cause du blocus américain par manque de médicaments, comme les enfants morts en Irak à cause du blocus américain.

et ils en disent quoi nos progressistes ?

RIEN !!! nos progressistes s’en foutent complet !

puck dit: 17 avril 2026 à 16h18

les intellectuels occidentaux sont complices des crimes contre l’humanité…

tout comme nos médias.

pourquoi parce qu’ils sont dirigés par l’élite de la classe Epstein prédatrice et pédocriminelle.

tout ça c’est tout du flan !

puck dit: 17 avril 2026 à 16h22

les 170 élèves de cette école primaires bombardée en Iran ?

on aurait dû faire 1 minute de silence à l’assemblée pour célébrer leur mémoire au lieu de la faire pour l’autre nazi.

sauf que l’occident préfère aujourd’hui faire des minutes de silence pour célébrer la mémoire des nazis plutôt que dire un mot à la mémoire de ces 170 gamines mortes sous les bombes américano sionistes.

c’est juste ça l’humanisme et le progressisme de la France d’aujourd’hui !

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