de Pierre Assouline

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La République des livres
De quelques anomalies qui sont le sel de la rentrée

De quelques anomalies qui sont le sel de la rentrée

C’était le 28 février dernier. La cérémonie dite des César du cinéma se déroulait comme à l’accoutumée en direct à la télévision. Mais contrairement aux précédentes éditions d’un rituel réputé pour l’ennui qu’il dégage, celle-ci était guettée pour l’électricité qu’elle ne manquerait de produire. On ne fut pas déçu : ce fut tendu, nerveux, crispé et finalement sinistre tant l’atmosphère en était dégueulasse. La faute à qui ? L’absent bien sûr, le réalisateur Roman Polanski, dont le film J’accuse était en lice pour plusieurs César. Condamné en 1977 par la justice américaine dans une affaire d’abus sexuel sur mineur, en fuite en raison d’une nouvelle condamnation dans la même affaire, il avait depuis été accusé par plusieurs femmes (une seule plainte judiciaire, aucune poursuite) ces dix dernières années de violences sexuelles, ce qu’il avait toujours nié. La vague #MeToo aidant, l’ombre des affaires planait comme jamais sur l’avenir de son nouveau film.

Dès le début de la soirée, une succession de faits « anormaux » fit monter la tension et augmenta la malaise : le discours indigiéniste et racialiste de l’actrice Aïssa Maiga comptant les Noirs dans l’assistance… l’insistance de la présentatrice Florence Foresti à ne pas nommer Roman Polanski en le guignolisant comme « le nain Atchoum », avec tout ce qu’une telle rhétorique charrie de nauséabond, et en présentant son film sur l’affaire Dreyfus comme « un film sur la pédophilie dans les années 70 »… l’acteur Jean-Pierre Darroussin chargé d’ouvrir l’enveloppe annonçant le César de la meilleure réalisation attribué à Roman Polanski bredouillant puis écorchant son nom décidément maudit pour n’avoir pas à l’articuler face à la caméra… et pour finir l’actrice Adèle Haenel, suivie de quelques membres de l’assistance, claquant avec véhémence la porte de la soirée en lançant un spectaculaire et sonore « la honte ! » à l’assistance, le film de Polanski ayant remporté trois statuettes, puis laissant éclater sa colère dans les couloirs de la salle Pleyel par de vibrants « Vive la pédophilie ! Bravo la pédophilie ! »

Une soirée immonde à tous égards. Chacune de ses séquences pouvait être jugée « anormale », encore que dans l’absolu, un tel ressenti ne soit pas nécessairement négatif, ou péjoratif. Sans ses anomalités (ses irrégularités au sens grec d’anomalia), l’art serait d’un ennui, d’une pauvreté insondables. On le sait, c’est une notion à géométrie variable, mouvante, soumise au relativisme. Ce soir-là, l’écoeurement fut général mais tous n’avançaient pas les mêmes raisons d’avoir des hauts-le cœur. Pour éviter toute cette violence, il eut fallu que chacun méditât au préalable l’injonction d’Umberto Eco dans son « Appel à la vigilance » (1993) : « Pour être tolérant, il faut fixer les limites de l’intolérable » disait-il en ajoutant que celle-ci étaient fixées par des seuils clairement repérables. Sauf que, comme Jean Renoir le faisait formuler par Robert de La Chesnaye dans La Règle du jeu, « ce qui est terrible sur cette terre, c’est que tout le monde a ses raisons ».

Les siennes, Nathalie Rheims en a fait le fil d’Ariane de Roman (156 pages, 16 euros, Léo Scheer). Un titre à prononcer à la polonaise [ˈrɔ̃mãn] , comme le prénom puisqu’il s’agit bien de cela : dénoncer une censure en rétablissant une identité qui fut niée. La soirée des César de sinistre mémoire, elle l’a reçue comme une gifle, de celles qui sont assénées avec la force nécessaire pour laisser sans voix. D’où cette conversation avec l’absent de la cérémonie qui fait que Roman est tout sauf un roman. Encore que l’intéressé ne lui répondant pas, il ne s’agit pas d’un dialogue, plutôt d’une interpellation selon la technique dite de l’interlocuteur distant, telle que Michel Butor en avait usé dans la Modification. La forme idéale, sans la moindre prétention biographique, pour faire passer une sensibilité.

Tous les Polanski y sont interpellés à travers ce Roman si familier même si celui de J’accuse domine. Non seulement il est le plus récent, et le plus actuel par rapport à cette soirée, mais l’auteure avoue sa partialité dans l’affaire, son grand-père le général Léon Rheims, qui avait été à la sortie de Polytechnique l’aide de camp d’Alfred Dreyfus, étant enterré au Père-Lachaise à quelques tombes d’Edouard Drumont, le pamphlétaire de la France juive. Malgré la fragilité de l’hypothèse, Nathalie Rheims s’est faite à l’idée d’un pacte entre Polanski et Méphisto, ce qui ne devrait pas déplaire aux accusatrices du cinéaste qui voient en lui l’incarnation du Mal. On s’en doute, cette enquête qui livre un portrait difracté de son héros, n’a rien d’un livre à charge. L’auteure l’y absout de ses crimes avérés et supposés au nom du « caractère à la fois figé et fluctuant des lois et des mœurs », ce qui ne manquera pas de provoquer le débat ; c’est tant mieux, surtout quand cette séquence s’inscrit entre Oscar Wilde et Gabriel Matzneff en passant par le cryptologue Alan Turing condamné à deux ans de prison ou à la castration chimique pour homosexualité.

N’empêche qu’il faut autant de courage que de naïveté pour oser le lancer en un temps où deux phrases d’un texte reprises sur Twitter suffisent à tuer une personnalité, socialement et professionnellement. Nathalie Rheims aggrave son cas en tirant le fil d’une série funeste au sein de laquelle elle place la soirée des César entre l’incendie de Notre-Dame et la pandémie du Covid-19. Bigre ! Faut-il être touché par une sorte de grâce pour en arriver là. Quelque chose comme un appel, une secrète injonction du genre de celle que Mgr Chauvet, recteur-archiprêtre de Notre-Dame, dit avoir entendue de la voix même de Bernanos alors qu’il se trouvait seul sur le parvis de la cathédrale au lendemain de l’incendie : « Réveillez-vous ! » (il le raconte dans Georges Bernanos. Un prophète de notre temps qui vient de paraître chez Plon). L’exercice qui consiste à relier les trois évènements est acrobatico-mystique, aussi étrange que ce qu’il tente de pointer, et l’auteure s’étonne elle-même de s’être lancée dans un truc aussi improbable. Seul demeure, intact et vibrant, son hommage au cinéaste.

Cela étant, dans le registre de l’anomalie, Hervé Le Tellier va plus loin encore avec son roman L’Anomalie (323 pages, 20 euros, Gallimard). On ne gâte rien en en dévoilant la matrice. Un jour de juin 2021, le Boeing 787 du vol Air France Paris-New York surgit de l’azur afin de se poser mais la tour de contrôle de Kennedy airport où son atterrissage est programmé le lui refuse au motif qu’il s’y est déjà posé trois mois avant. Même provenance, même compagnie, même appareil, même passagers, même numéro de vol. Sommes-nous dans une simulation ? Et si nous n’étions que des programmes pensants, des duplicatas ?… Et si le cumulonimbus heurté lors de la traversée d’une zone de turbulences leur avait à tous tapé sur le système ?..

C’est peu dire que ce roman de l’oulipien en chef, rompu à toutes les contraintes lexicales et syntaxiques, est savoureux. Pour son ironie et son humour, bien sûr, mais surtout pour la virtuosité de sa construction, l’originalité du propos, la tension de l’intrigue formidablement nouée. Ludique mais pas seulement car le projet romanesque est plus ample qu’il n’y parait. Plusieurs genres littéraires y sont convoqués, chacun pour ce qu’il a de meilleur à offrir : le policier, l’espionnage, la science-fiction. On goûte ce « M. Le Tellier à la rencontre du 3ème type » sur la distance avec le même plaisir que ses brefs billets quotidiens d’autrefois sur Lemonde.fr. On le suit parce qu’on se demande jusqu’où il va oser aller à la suite de Victor Miesel, son écrivain imaginaire mais l’est-il tout à fait puisqu’il lui fournit la phrase-clé placée en épigraphe :

« Le vrai pessimiste sait qu’il est déjà trop tard pour l’être »

Une mise en abyme 2.0 qui fait mouche, truffée de calembours ou de jeux sur les mots (« Un coup de dés jamais n’abolira le bazar ») et d’anagrammes (à commencer par le titre : « L’anomalie : Amo Llena L. »), d’intertextualité (« La première fois qu’Adrien avait vu Meredith, il l’avait trouvée franchement laide »), de formules jouissives (« Déjà, le succès à cinquante ans, c’est la moutarde qui arrive au dessert » ou encore « Décidément, vieillir ce n’est pas seulement avoir adoré les Stones et se mettre à leur préférer les Beatles »), convaincu que les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable. Bref, épatant ! (même s’il aurait pu faire l’économie du cliché que l’on retrouve un peu partout désormais comme une figure imposée : l’attaque contre « Macron-l’arrogant », que l’on retrouve aussi sous la plume de Camille de Toledo dans Thésée, sa vie nouvelle et d’autres, qui tombe comme un cheveu sur la soupe).

Si la vie est songe, que dire alors de la vie à bord d’un vol transatlantique ? Cela amène à s’interroger sur ce que veut dire être normal– et à hésiter à mettre son téléphone sur « mode avion » lors d’un prochain vol…. Le Tellier, qui n’a pas que des papous dans la tête, éprouve une empathie contagieuse pour ses personnages à commencer par les marginaux (on peut en lire ici un extrait). J’ai lu le sourire aux lèvres, parfois secoué par un rire qui tenait non de la nervosité mais de la jubilation, taraudé par l’exquise inquiétude de me demander dans quel monde inconnu j’allais finir par me retrouver tant la logique semblait délirante ; j’avais l’esprit rivé à un dessin d’humour aperçu il y a longtemps dans un journal : le pensionnaire d’un asile psychiatrique interrompant sa promenade pour se rendre à la grille du jardin, s’agripper aux barreaux, héler un passant et lui demander : « Vous êtes nombreux là-dedans ? ».

Cette image s’impose plus encore dans l’autre surprise inattendue de la rentrée, une autre anomalie en quelque sorte : Mes fous (153 pages, 17 euros, L’Olivier) de Jean-Pierre Martin. Le narrateur de ce roman déjanté ne se plait que dans la compagnie des âmes fêlées et des êtres affligés. Il lui est impossible de s’en détacher. Normaux s’abstenir. Le titre dit tout : une galerie de portraits de personnages qui ont un petit vélo dans la tête et en connaissent un rayon sur l’anticyclone. L’un fait instituteur comme Wittgenstein, un autre entend des voix, un autre encore s’obstine à jouer, ressassant jusqu’à s’en créer un léger grain, la deuxième pièce des Kreisleriana op.16 de Schumann (ici discutée) sur son Schimmel parce que sa fille adorée l’aimait avant de lui être ravie par la schizophrénie, – et Hölderlin dans sa tour sur le Neckar n’est jamais loin car il hante le narrateur.

Bref, ca déraille. Toutes les personnes les plus ordinaires de la vie comme elle va croisées par le narrateur, funambules et « corps errants » (ainsi préfère-t-il les appeler plutôt que « fous »), lui semblent aimablement dérangées. Tous désaxés mais gentiment, même quand ils sont graves. De la folie mais modeste, débutante, sans la ramener. Des personnages de tous les jours à la Simenon : « l’homme des cavernes plus quelques névroses », ainsi les définissait Félicien Marceau. Ce roman est un enchantement. Une drôlerie irrésistible tempérée par la douceur du ton et la mélancolie du propos (mais rassurez-vous : « une mélancolie régionale du type Haute-Loire »). On peut être désopilant tout en en étant plein de tendresse. Le style de Martin est tramé non de litote mais d’understatement car c’est vraiment à cette veine anglaise qu’il se rattache. Le genre d’esprit cultivé par Shaw, Waugh, Wilde… Un régal de lecture plus profond que sa légèreté le laisse à croire. Mais en plus, comme c’est vierge de tout cynisme (contrairement aux Anglais), c’est terriblement attachant. Et l’air de rien, sans trop y toucher, Mes fous en dit tellement sur notre société… Comme disait Michaux :

« Ne désespérez jamais ; faites infuser davantage »

(Photos Chema Madoz -merci à Pablo75 de me l’avoir fait découvrir)

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commentaires

1 252 Réponses pour De quelques anomalies qui sont le sel de la rentrée

Janssen J-J dit: à

@ J’ajoute que lecsoupcon m’habite encore vous concernant et je vous lis en tant que marie sasseur alias lvdb .

Non B., Vanina n’est pas ma soeur. O que non ! Le sang sue et ne ment pas, je le sais. Bàv.

B dit: à

Vanina, je puis vous assurer de mon absence de parenté avec l’auteur responsable et coupable du titre cité. De fait, comme un pendule, j’oscille entre crédulité et soupçons bien souvent fondés. Tant de drôles tentent de passer pour d’autres et multiplient les pseudos de façon à ne pas paraître trop omnipresents mais aussi pour tromper leur monde. C’est dans la nature de certains que de se travestir, sans cela ce serait trop facile et ennuyeux, pourquoi faire simple quand la complication procure plaisir et plaisir à ruser. Rakuten le propose ce coeur stendhalien à prix d’ami. J’ajoute que lecsoupcon m’habite encore vous concernant et je vous lis en tant que marie sasseur alias lvdb .

Janssen J-J dit: à

J’en profite pour vous donner un avant-goût du dernier numéro du Débat faisant l’objet du présent post.
Bàv,

—-
Comment ne pas commencer un bilan des quarante années qui viennent de s’écouler par le phénomène qui englobe tous les autres : le changement de monde que représente la mondialisation ? En 1980, nous en étions à la confrontation des blocs et à l’inquiétude que faisait naître l’expansionnisme soviétique. Le péril s’est brutalement dégonflé avec l’écroulement du régime né de la révolution de 1917. Hélène Carrère d’Encausse en rappelle les circonstances. La mondialisation engagée depuis une bonne décennie y a trouvé sa consécration. Elle a paru se traduire, dans un premier temps, par l’hyper-puissance américaine. Mais en réalité, montre Gabriel Robin, la vérité de la mondialisation est qu’aucune puissance ne peut durablement y faire prévaloir son hégémonie. Plus près de nous, ces quatre décennies ont été celles d’une accélération spectaculaire de l’intégration européenne. Elle rencontre aujourd’hui de grandes incertitudes qu’éclaire Krzysztof Pomian. La grande promesse de l’élargissement à l’Est fait place à des désenchantements dont Ivan Krastev dégage les raisons. De même, enfin, le rêve d’une communauté internationale capable d’imposer sa règle humanitaire se heurte-t-il à la résistance des souverainetés. Zaki Laïdi retrace ce parcours de l’espoir à la désillusion.
La mondialisation est allée de pair avec la libéralisation des économies, l’ouverture sans précédent des marchés et un rôle démultiplié de la finance. Charles-Henri Filippi dresse le bilan de cette transformation du capitalisme et de ses conséquences. La place de la monnaie dans la vie économique en a été profondément changée. Jacques Mistral rappelle l’ampleur de ces changements et examine les problèmes qui en découlent. Ces évolutions ont été précipitées par le développement spectaculaire des technologies numériques. Philippe Delmas revient sur les effets de cette révolution souterraine dont on n’a pas fini de scruter les retombées. Jusqu’à quel point celles-ci pouvaient-elles être anticipées ‘ Le rapport Nora-Minc sur l’informatisation de la société de la fin des années 1970 fournit un point de repère parlant à cet égard. Pierre Beckouche en questionne les réussites et les limites.

Disqualification des totalitarismes, relance européenne, avancée de la coopération internationale dans tous les domaines : les années 1980-2000 avaient été placées sous le signe de l’optimisme démocratique. Les suivantes ont été celles du dégrisement et du doute, du choc du terrorisme à la crise financière et à la montée des populismes. La situation française est typique à cet égard. Pierre Vermeren fait ressortir la profondeur du trouble provoqué par les effets en retour de cette mondialisation malheureuse. Portée par la montée en puissance des médias, une démocratie d’opinion a supplanté la démocratie des partis. Elle suscite autant d’inquiétudes et de frustrations que d’espérances. Jacques Julliard en souligne les périls. Nicolas Vanbremeersch plaide pour le bon usage des instruments numériques. Ces évolutions ne pouvaient laisser intact le socle historique de l’identité française. Le bicentenaire de 1789 a été l’occasion d’une réévaluation de notre Révolution fondatrice. Ran Halévi en interroge les résultats. L’arrivée, avec l’islam des immigrés, d’une nouvelle religion sur notre sol a réveillé la question de la laïcité. Marcel Gauchet analyse les divisions dont son interprétation fait l’objet. Il n’est pas jusqu’à la République dont l’héritage ne soit ébranlé par ces renouvellements. Michel Winock en soupèse les forces et les faiblesses. Un maître mot concentre les changements survenus dans la société au cours des dernières décennies : celui d’« individualisme ». Il a toutefois l’inconvénient d’être aussi équivoque, si ce n’est confus, qu’il est parlant. Marcel Gauchet s’efforce d’en préciser la teneur et de cerner la nouveauté très réelle que représente la « société des individus ».

Autre changement d’importance : une hétérogénéité culturelle inédite, pour partie liée à l’immigration ; pour partie liée à l’affirmation d’« identités » diverses. Une hétérogénéité de fait, dont certains voudraient faire une norme, sous le nom de multiculturalisme. Nathalie Heinich remonte aux sources de ce modèle de société et pointe le risque de perversion du principe démocratique qu’il comporte. La place croissante acquise par les médias dans la vie publique au cours de la période a nourri une controverse constamment renaissante sur la nature exacte de leur rôle et en particulier sur leur impact politique. Jean-Noël Jeanneney fait le point sur l’état de la dispute.
La querelle de l’école n’a pas été moins vive. Pour une société française qui a fait de l’institution scolaire un pilier de son fonctionnement républicain, l’enjeu est considérable. Mara Goyet éclaire l’évolution des pratiques, trop souvent perdue de vue au profit de la discussion des principes.

et alii dit: à

« Il faut comprendre que le pessimisme ou l’optimisme n’ont rien à voir avec la réalité. Ils sont fonction de la représentation que l’on se fait du réel. » Boris Cyrulnik

et alii dit: à

« Je me sens très optimiste quant à l’avenir du pessimisme. » Jean Rostand

Petit Rappel dit: à

Philippe Jaroussky, ou la Mady Mesplé de Pablo en fin de parcours… Ne nous en étonnons pas:On a les voix et le répertoire qu’on mérite!

MC dit: à

« oui, mais ça à l’air complètement idiot! »
Qu’on, se le dise, notre Ibère national devant qui tout est supposé trembler, n’apprécie pas les uchronies,et feu Dominique Noguez. D’ailleurs, il ne se donne pas la peine de les lire! « C’est complétement idiot » tient lieu de tout…

Marie Sasseur dit: à

Pour saluer D. Tillinac.
Voir le chateau du Clos de Vougeot, et mourir…

Vanina dit: à

B.

Je fréquente très peu le blog. Pas trop portée sur le coté « assommoir », donc pas lu votre commentaire : oui, à n’importe quel prix, lisez le Martineau. Il m’a été signalé par P.Edel. et il se trouve que les deux tomes vous donnent dans le détail tous les mouvements de cette vie unique: la vie grande et difficile d’un homme d’exception.

Patrice Charoulet dit: à

RIMBAUD-VERLAINE (suite)

L’un d’entre vous a mis ici la liste des signataires de la pétition pour mettre, en couple, Verlaine et Rimbaud.
On y voit sans étonnement quelques homosexuels affichés et militants. Ils ont tort pour diverses raisons. Notamment parce que le jeune Rimbaud n’a pas aimé ça du tout d’être sodomisé et est allé ailleurs , en Afrique orientale, où il a préféré avoir d’autres activités sexuelles.
Mais le pompon, c’est tous les célébrités hétérosexuelles qui ont cru bien faire en signant cette ânerie pour montrer leur ouverture d’esprit ! Ces derniers sont encore plus plus ridicules que les premiers.

Marie Sasseur dit: à

@@pour MS,
L’aventure ?
La chasse est ouverte ?

Le bar de la plage, déserte, petit café sous le soleil, en face l’ile noire de Tintin. Tu ne peux pas te tromper…

et alii dit: à

Comme chacun sait, le vouvoiement est présent dans certaines langues, absent chez d’autres, mais demeure une notion linguistique complexe dont l’usage n’est pas véritablement règlementé par des normes strictes. Il est notamment très difficile pour les personnes parlant une langue sans vouvoiement de comprendre son fonctionnement, tout comme il est compliqué pour les locuteurs de langues avec vouvoiement d’exprimer des nuances comme la politesse, le respect ou la distance hiérarchique sans l’utilisation du « vous ». Une question se pose alors : comment exprimer lesdites nuances dans les langues sans vouvoiement ?

LANGUES SANS VOUVOIEMENT ET LANGUES AVEC VOUVOIEMENT : UN PEU D’HISTOIRE
S’il [le vouvoiement] n’existe pas initialement dans la langue latine, il fait son apparition entre le 2ème et le 4ème siècle après J.C.

Le vouvoiement est présent dans la majorité des langues indo-européennes, à l’exception de l’anglais et de certaines langues nordiques dans lesquelles il est tombé en désuétude (le fameux « thou » en anglais moyen).
https://www.communicaid.fr/blog/langues/politesse-dans-les-langues-sans-vouvoiement/

Jibé dit: à

E.Pignon-Ernest: j’ai eu la chance devoir une expo à Naples, malheureusement pas ses collages de madones à Naples, qui avaient disparu déjà, mais une expo des croquis, dessins, photos, bref du projet napolitain. Quelque chose du Caravage dans l’ambiance des ruelles napolitaines.
Il y a eu un de ses portraits de Rimbaud sur une autoroute vers Metz, si je me souviens bien, qui squattait un pan de mur, …c’était l’image même que je me faisais d’un Wanderer, sac sur l’épaule.

Nicolas dit: à

Face à la bêtise humaine j’ai fermé le vannes 😉

B dit: à

Comme quoi Rimbaud ce génie n’a pas inventé l’eau chaude plus qu’un autre. Très instructif.

Soit, mais son eau est quand même plus chaude que celle qui s’écoule de vos robinets. Ça coule de source.

Nicolas dit: à

Moi j’aime bien le Ophélie de Rimbaud, un peu scolaire mais pas trop morbide, ça doit être mon petit côté romantique qui s’y épanouit. Et puis ça aligne tous les poncifs collés à la femme qui ne s’appartient plus. Comme quoi Rimbaud ce génie n’a pas inventé l’eau chaude plus qu’un autre. Très instructif.

et alii dit: à

intéressant, que P.Assouline précise l’air de rien, sans trop y toucher »ce qui est l’opposé des pratiques des erdéliens, en matière de « genre », de sexualité, de religion, de politique,de langues ; ils veulent tous-et toutes, être plus, et les premiers quand ils ne sont que des rabacheurs; non merci!
ce matin, par hasard, une prof d’allemand commence à me bassiner, parce que je fume;une femme qui parle souvent des « soeurs » chez lesquelles on l’avait mise ,dans sa jeunesse, se met à raconter que son père, émigré d’origine italienne a été déporté et est enterré « du côté de Leipzig »;sa mère travaillait chez RIVOIRE ET CARRET;je n’ai pas posé de questions, ne cherchais pas à savoir, et n’ai rien raconté de mon histoire;c’était plus qu’assez;restez bien à votre place, les petits chefs;vous ne me manquerez pas;

Jazzi dit: à

elle a eu ou elle eut

Janssen J-J dit: à

J’aimerais dire aux mélanomes (sic) pressés de l’Herdélie avoir écouté des centaines de fois, sur de multiples supports, cette œuvre expérimentale de John Cage. A côté d’elle, les Bach et autres Bétoves peuvent aller se rhabiller, je n’irai plus m’en laisser conter des verdicts terroristes de nos petits amateurs. Hein !
https://www.arte.tv/fr/videos/099521-000-A/musique-john-cage-as-slow-as-possible/
Bàv,

https://www.arte.tv/fr/videos/099521-000-A/musique-john-cage-as-slow-as-possible/

Janssen J-J dit: à

Bonjour dimanche, les Yom Kikip !
@ tous.tes, une blague askhénaze courue en Israël : ‘chaque ville a besoin d’avoir au moins un bon Arabe, sinon comment faire réparer son frigo un samedi’.
@ txfl « c’est si idiot de mettre une opinion sur un blog avec lequel on n’est pas en phase que je préfère rompre là » – (Rompez les rangs, et restez-y) !
@ pour MS, autoportrait d’une petite nièce de René Cassin : https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/09/23/pensee-aventure-cassin/
@ PC, à rajouter à la liste de Schniltzer : « un pessimiste par l’intellect, un optimiste par la volonté. Qui est le plus proche de mon coeur ; Un soldat de mon pays ou l’un des poèmes de mon ennemi ? » (C mcC)
Bàv, (27.9.20_8.54)

JiCé..... dit: à

Dimanche 27 septembre 2020, 5h49

Il est clair qu’à la place d’Arthur RAMBO trafiquant d’armes et de Popol VERLAINE mauvais homme qui ne méritent en rien d’être panthéonisé, un drôle comme Roland BACRI enfant de Bab-el-Oued ferait meilleure figure dans ce lieu funèbrement sinistre.

Ne vous laissez pas impressionner par ce groupe de crapules activistes LGBT ! Roro au Panthéon, fissa, par Pan !

et alii dit: à

« Dans quelques lustres, on analysera notre époque comme celle qui a remplacé la censure d’état par celle des réseaux sociaux et des petits groupes de pression »

et alii dit: à

c’est si idiot de mettre une opinion sur un blog avec lequel on n’est pas en phase que je préfère rompre là; j’ai apprécié l’article de Jourde sur l’aveuglement « militant » (et les fixettes identitaires!!et donc la « mise au point » sur la « maternité » (Comment on « devient mère »: la maternité pour autrui à la lumière de la psychanalyse obs qui rappelle en acte qu’on apprend toujours un peu à passer par une autre langue :
bons adjectifs à tous et toutes ;

x dit: à

Rentrée littéraire (1941)

Il est midi. Naturellement, Mme de Boisrosé est au lit, car de ce lit elle ne sort presque jamais ; elle n’y dort pas, bien que somnolente et perpétuellement fatiguée elle s’efforce nuit et jour de dormir. Rien n’est plus épuisant que de ne pas réussir son sommeil ; il y a une lassitude horizontale que ne connaîtront jamais les gens actifs.
[…]
La famille Boisrosé, installée là depuis le jugement en séparation qui avait refoulé M. de Boisrosé vers sa retraite du Mas Vieux laissant les trois filles à leur mère, tient en plein jour une veillée funèbre en l’honneur du défunt. Les quatre femmes, qui n’avaient pas revu le vieil ermite depuis neuf ans, se sont découvert pour lui, en apprenant sa mort, un immense amour. L’éloignement, la jalousie, les querelles, le ressentiment n’empêchent pas l’amour, affection reptilienne qui se mord la queue et se nourrit volontiers de son contraire. Ce qu’appréciaient avant tout les dames de Boisrosé dans ce deuil, c’était le choc nerveux, la stimulation lacrymale provoquée par l’événement imprévu, l’idée de la douleur éveillant bientôt la douleur elle-même […]
Rien ne pouvait arrêter les larmes de ces quatre femmes qui remuent des souvenirs et finissent par pleurer sur leur propre personne, cette urne sans fond, rien si ce n’est l’étendue nivelée de leur nonchalance créole où se perd dans le sable tout ce qu’elles ressentent ou entreprennent.
[…]
Sur ses trois filles Mme de Boisrosé régnait à la manière du Roi-Soleil. […] Jeunes et superbes, ces trois filles travaillaient et n’avaient pas trop de vingt-quatre heures pour bénir leur mère de les avoir élevées sans soins, sans religion, sans dot et presque sans y penser. Mais si l’une d’elles avait un malaise ou un chagrin, il lui suffisait d’entrer dans la chambre de Mamicha pour retrouver la paix et la santé. Comme une idole miraculeuse, Mamicha recevait tout, ne donnait rien, mai guérissait.
[…]
Bonne de Boisrosé n’était ni bonne ni aimante ni intelligente ; elle n’avait ni gentillesse ni vitalité, au contraire, et pourtant les trois filles, si différentes l’une de l’autre, eussent accepté avec joie d ne jamais se marier, de mourir dans les tourments pour donner à leur pauvre mère confort et bonheur. […] On n’avait jamais constaté chez Bonne cet effacement heureux de la plupart des mères à mesure que leurs enfants croissent en force et en beauté. Plus ses filles grandissaient et plus les exigences mamichesques, sa personnalité despotique, rayonnante et nulle s’affermissaient. Car il existe une vigueur infirme de l’âge, un génie entêté de l’inefficacité, un chantage domestique de la faiblesse avec lesquels les romanciers et les historiens, ces frères siamois de notre époque, doivent compter.
[…]
— Où donc papa a-t-il pu cacher ces milliers de francs ? demanda rêveusement Angélique ; dans le trou d’un mur ou dans un olivier creux ?…
— Il les a donnés à sa maîtresse, bien entendu, cria aigrement Mme de Boisrosé, à cette poule qui l’a entortillé ; sa dernière pensée à été pour elle, n’en doutez pas, et sa dernière volonté aussi.
[…]
— Moi j’ai une idée, cria Hedwige ; je vais aller trouver cet acheteur, ce M. Pierre Niox. Je lui expliquerai que cette affaire est illégale et comme il doit être honnête…
— Honnête ? Un antiquaire ? Regarde ton oncle ! cria Bonne. Cette démarche est idiote…
— Vous me la défendez ?
— Non, je ne te la défends pas. Cherche sous le lit, Fromentine, il manque le valet de trèfle.

………………………………………………………………………………………………………………

« Pauvre Pierre ! » murmurait simplement Hedwige [devenue entre temps sa femme] quand ses sœurs le discutaient ; le nom de Pierre leur démangeait la langue à toutes et elles aimaient mieux en dire même du bien que de ne pas en parler ; […]
— Vous êtes trop loin, je n’entends pas la moitié de ce que vous dites.
— Nous voilà, nous grimpons sur le lit.
Et réunies sous l’édredon, ressemblant en grand aux familles de chiens, de chats ou de souris des dessins animés, elles abordaient avec délectation les sujets à l’ordre du jour […] Hedwige était pleinement heureuse. Plus franche ou plus rompue à l’analyse, elle aurait compris que son : « Pauvre Pierre », exprimait le regret de ne pouvoir l’aimer vraiment. Pour elle, l’amusement, la variété étaient à Neuilly [résidence du couple], mais le bonheur n’avait cessé de résider à Saint-Germain [chez sa mère].
Les dissociations d’êtres ou leur manque de coagulation sont sans doute l’œuvre de puissances supérieures qui nous ont arbitrairement contraints à des rencontres évitables, puis arrachés et projetés ailleurs ; la même force oppressive et aveugle qui, dans les réussites de Bonne de Boisrosé, empêchait les rois de sortir en les masquant par des sept et ruinait l’avenir de sa patience, intervenait aussi pour séparer Hedwige de Pierre et la ramenait invinciblement dans le jeu maternel. Il est des unions à qui, par paresse ou par raffinement de cruauté, les fées permettent d’être fécondes sans cependant les bénir.
D’ailleurs, les fées n’étaient pas seules coupables ; exceptionnellement, elles avaient accordé à Pierre un bref sursis dans le cours de sa destinée, une heure où il eût pu, en initiant Hedwige à la joie charnelle, s’en rendre maître ; cette heure, il l’avait laissée passer. Hedwige, déçue par Pierre dont la gaucherie amoureuse augmentait de jour en jour par la conscience même qu’il en avait, s’emplissait de toutes les inhibitions dont, par un patient et long travail de suggestion, Bonne avait marqué ses filles pour les détourner préventivement de l’homme : l’homme, nécessité sociale, fastidieuse et nauséabonde corvée physique. La belle, l’adorable Hedwige était perdue pour l’amour.
L’enfant [Hedwige est enceinte], même, la rapprochait plus de sa mère que de son mari. Sourdement, elle craignait pour lui ce père violent et brouillon, tandis qu’à Saint-Germain l’enfant serait choyé, dorloté […] Le bourgeon issu d’Hedwige pousserait bien dans le tiède et humide climat Boisrosé, à l’abri de ces desséchants simouns que Pierre déplaçait dans son sillage. Sous cette douce température de tendresse animale, dans cette vie pastorale en chambre, […] Hedwige déjà imaginait sa mère et ses sœurs se passant un magnifique poupon.
[…]
« Finira-t-il par naître, pense-t-il [Pierre], ce paresseux, ce troglodyte ? Pour l’instant, […] il se tient enfermé dans son bassin, comme un poisson, mais sans le coup de queue leste et la nageoire dégourdie des poissons. C’est inimaginable que quelqu’un né de moi soit aussi lent ! Quelle stupide invention que la grossesse ! La nature va son chemin comme les vieilles nourrices ramollies et les médecins ne savent rien inventer pour hâter l’événement… encore cinq mois ! »
[…]
Brun ou blond ? Brune ou blonde ? Précoce ou tardif ? Lait Nestlé ou sein ? Pensionnaire ou demi-pensionnaire ? Le lycée ou l’institution religieuse ? Idiot ou doué ? Latin ou grec ? Langue allemande ou langue anglaise ? Le Sacré-Cœur ou les Sciences politiques ? Infanterie ou artillerie ? Fera-t-il souffrir les femmes ou le posséderont-elles ? Quand il aura vingt ans, à qui déclarera-t-on la guerre ? À quoi ressemblera le monde ? Quelle forme auront les chapeaux et les idées ?

(Paul Morand, L’homme pressé)

x dit: à

et alii, ce que je trouve le plus insupportable dans la façon de s’adresser aux personnes âgées et/ou aux malades, c’est l’utilisation de la troisième personne : que l’on dise « Alors, elle a bien mangé/ dormi/ pris ses médicaments, Eugénie ? » ou « Alors, elle a bien mangé/ dormi/ pris ses médicaments, madame Palafox ? » ne fait plus grande différence.

Phil dit: à

cannabis thérapeutique

il en faut pour pantaloner Rimbaud avec Verlaine, dear Renato. imagine-ton l’Arthur contrefait comme Toulouse-Lautrec ? plus aucun Martel n’aurait le ticket en tête, surtout pas Brunel considérable exégète, connaissance de M. Court.
« La poésie l’a quitté comme elle est venue, un vrai poète », Claudel ?

Jibé dit: à

« B dit: à
serait célébrer l’amour dans toute sa diversité et l’éphémère aussi, moins d’hypocrisie n’est ce pas plus d’Universel?

J’estime que c’est contextuel et utilitaire »

B, exactly, c’est de la récup., rien que. Pour faire genre, à tous les sens de l’expression.

Brinqueballe dit: à

Une bataille de coqs

Brinqueballe dit: à

communiste, ami de Picasso, Edouard Pignon, ancien mineur de fond.
Une bataille ce coqs et un arbre.

Hélène Parmelin, son épouse, historienne d’art et critique de l’œuvre de Picasso.

renato dit: à

La paracétamol triomphe aisément du mal de dos, le cannabis thérapeutique aussi et peut-être mieux.

B dit: à

Ou ne se lavent ils pas assez souvent les mains, il nous est asséné de porter un masque, il faut aussi se laver les mains. Désinfecter stylos, tablettes, ouverture de porte, téléphone portable, protégé cahier, tous objets, Kinder surprise..

B dit: à

Le virus.

B dit: à

Pas moi, ce qui inquiète, ce sont ces quelques enfants de moins de dix ans? hospitalisés. Ils ne seraient plus simplement porteurs sains. Le satisfaisait il de nouveau muté ou sont ce nos enfants qui sont moins protégés?

Jean Langoncet dit: à

@ça faudrait en rediscuter avec Enthoven.

Du père au fils, les enjeux sont complexes.

hamlet dit: à

Mr Charoulet : vous en avez d’autres ?

c’est plus rigolo que les billets soporifiques de passou.

Jean Langoncet dit: à

@et alii dit: à
hier, un bref moment, j’ai eu un trou de mémoire:je ne retrouvais pas le mot « agnostique »

C’est que vous l’avez depuis belle lurette associé au concept de « religion laïque » qui vous obsède.

hamlet dit: à

« La philosophie triomphe aisément des maux passés »

ça faudrait en rediscuter avec Enthoven.

je suis pas certain que ça marche à tous les coups.

B dit: à

Il avait été question de supprimer de l’enseignement général la philo et je crois réduire l’enseignement de l’histoire. Pour la géo, nous avons les tours operators.

et alii dit: à

hier, un bref moment, j’ai eu un trou de mémoire:je ne retrouvais pas le mot « agnostique »

B dit: à

Ou Cendras ?

hamlet dit: à

« La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir, mais les maux présents triomphent d’elle. »

celle-là est très belle, mais faut pas trop l’ébruiter, on a 50.000 profs de philo en France, s’agit pas de les mettre tous au chômage…

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