de Pierre Assouline

en savoir plus

La République des livres
Dénazification des merles moqueurs et inconscient des rivières

Dénazification des merles moqueurs et inconscient des rivières

On rencontre rarement des nouveaux livres qui nous bousculent dans l’instant de leur découverte et nous troublent au point de modifier notre regard. Durablement, qui sait, on verra bien. Car justement, il s’agit bien de cela : voir autrement avant de regarder vraiment. Impossible après de conserver intact, inentamé le regard posé sur le monde à commencer par sa manifestation la plus immédiate, la nature. Il s’agit de deux minces livres, deux pépites non dépourvues d’humour et de sens de la litote que les fées invisibles de la seconde rentrée littéraire font se côtoyer à la vitrine des libres, l’un prolongeant l’autre réciproquement tant ils se font écho, allez comprendre. Une manière de romans et une sorte d’essai les deux nous poussant à admettre que lorsque la nature reprend ses droits, ne feignons même pas d’en être les organisateurs, ce serait vain, dérisoire. Contentons-nous d’observer et de donner acte.

Une fois encore, la citation placée en épigraphe d’Une forêt (108 pages, 16,90 euros, Albin Michel), tout sauf ornementale ou cuistre, est parfaitement choisie. On n’en attendait pas moins d’un écrivain de la qualité de Jean-Yves Jouannais. Il l’a trouvée chez Chateaubriand et, même s’il ne le précise pas, on se doute que c’est dans les Mémoires d’outre-tombe :

« Des peuplades de l’Orénoque n’existent plus ; il n’est resté de leur dialecte qu’une douzaine de mots prononcés dans la cime des arbres par des perroquets redevenus libres. »

L’histoire que raconte ce bref roman, dans une langue somptueuse et précise que l’on croirait échappée des pages de Julien Gracq, se déroule en 1947. Le capitaine Lentz vient d’arriver au QG des forces d’occupation américaines à Brème. Dans son New Jersey, tout est debout ; ici, dans cette ville hanséatique enclavée, tout n’est qu’effondrements, monticules, gravats, décombres. Comme d’autres villes bombardées, elle se distingue par de nombreux marqueurs jaunes qui se détachent sur cette sinistre grisailles de tas de pierres. Des bandes de papiers d’aluminium comme autant de leurres destinés à tromper les radars allemands, le genre de détail que seul un spécialiste de l’histoire de la guerre tel que Jouannais pouvait remarquer. Son errance dans la ville dont plus de la moitié est dévastée (durant la nuit du 18 au 19 août 1944, 274 avions larguèrent 1 120 tonnes de bombes en seulement 34 minutes)  pour fuir l’ennui l’affranchit rapidement : ces « ouvrières de déblaiement » dont il admire l’abnégation et le dévouement lorsqu’il les voit porter de lourdes pierres, ont toutes été condamnées pour collaboration.

Cet officier parfaitement bilingue (ses grands-parents étaient Allemands), avocat et ornithologue (sa grand-mère lui avait transmis sa passion pour l’imitation du chant d’oiseau, notamment le babillement de la grive) est chargé d’une mission dont il ignore l’objet. Une fois parvenu dans les locaux de la Commission principale de dénazification, il commence à comprendre. Il doit instruire le procès de la forêt de Hasbruch au sein de laquelle une unité de la SS s’était entrainée des années 30 jusqu’à la fin de la guerre. Ses hommes y ont chanté tout leur saoul des chants patriotiques et des marches militaires, et surtout le Horst-Wessel-Lied qui fut d’abord l’hymne des SA puis du NSDAP avant d’être adopté comme un hymne national en second du IIIème Reich après le Deutschlandlied. A ce stade du récit, on se demande où il veut en venir mais intrigué, on y va.

Dans cette forêt vivent alors des grives, des fauvettes, des hiboux, des pics, des éperviers, des mésanges… Et des mainates religieux ou Gracula religiosa dits merles des Indes. Ils sont réputés pour leur capacité à imiter la voix humaine mieux encore que ne le pourraient les perroquets, d’autant qu’ils mémorisent des centaines de mots organisés parfois dans des phrases complexes. Le problème, c’est que à l’instar de ces soldats japonais cachés dans la jungle des dizaines d’années encore après la capitulation de l’Empereur, ils n’ont pas conscience que l’Allemagne d’Hitler aussi a capitulé. Et ils ont transmis leurs mémoires à leur descendance. Or celle-ci continue à siffler et chanter le Horst-Wessel-Lied ce qui est strictement interdit (article 86 du code pénal allemand de 1945). Ainsi, par le biais de ces volatiles de la forêt de Hasbruch (630 hectares dont 39 hectares de forêt naturelle non aménagée), ces volatiles nazis pourraient bien exaucer le vœu du führer en perpétuant le Reich pour mille ans.

On imagine l’embarras de la Commission consultative d’experts pour l’exclusion des nationaux-socialistes. Car si les juristes ont bien établi la liste de toutes les professions, institutions, et individus à dénazifier, nul n’a pensé aux oiseaux et encore moins aux mainates. Or ils sont incontestablement coupables. Certes la mélodie de ce chant illégal est facilement identifiable mais les paroles, moins, pourrait-on plaider en leur faveur. D’autant qu’elle est issue d’un opéra biblique d’Etienne-Nicolas Méhul, Joseph en Égypte (1807). Le procès de Nuremberg n’est pas entré dans cette distinction assez sophiste et a condamné toute interprétation publique du Horst-Wessel-Lied. On voit par là que la responsabilité pénale de ces passereaux embrigadés à l’insu de leur plein gré est un vrai problème. La solution consisterait non à les tuer mais à les faire disparaitre en organisant leur émigration. D’autant qu’une jurisprudence constante existe : en 1793, cinq perroquets Gris du Gabon confiés par des exilés français au jardin zoologique du château de Schönbrunn, avaient été ainsi bannis car ils ne cessaient d’insulter les visiteurs de la manière la plus vulgaire qui soit. N’empêche que ceux qui occupent le narrateur de cette histoire estiment que ce sont des individus en responsabilité ; à ce titre, ils devraient être traduits devant un tribunal militaire des forces d’occupation ; mais à quelle adresse postale leur adresser leur convocation ?

Le capitaine Lentz échouera à transporter le tribunal dans la forêt de Hasbruch afin d’écouter les mainates et de juger sur pièces si leur chant a quoi que ce soit de militant. Il quittera l’Allemagne en avril 1948, date de la fin officielle de la dénazification. La lecture de ce livre magnifique, qui laisse aussi rêveur que pensif, m’a renvoyé non à une scène des Oiseaux d’Alfred Hitchcock (ceux-là étaient criminels sans être nazis) mais à une page du Journal de Leonard Woolf. Un matin à l’heure du petit-déjeuner, il toqua à la porte de sa femme Virginia (ce que Jean-Yves Jouannais évoque indirectement comme un clin d’oeil intertextuel) et la découvrit assise sur le rebord la fenêtre, le regard perdu vers le jardin deux étages plus bas : « Je parle aux oiseaux et, sais-tu, le plus extraordinaire, c’est que non seulement ils me répondent mais ils le font en grec ancien… ».

Un autre livre, étrange, inattendu, bienvenu et composé dans une langue aussi impressionnante, vient de paraitre sous le titre L’internationale des rivières (224 pages, 10 euros, Verdier). Son prix et son format délibérément réduits laissent à penser que Camille de Toledo a voulu avant tout atteindre le plus grand nombre. Il est vrai que ce texte qui ne relève d’aucun genre même s’il a la sonorité de l’anticipation et échappe à tout registre d’écriture répertorié, a quelque chose d’un manifeste dans le prolongement de ses Auditions du parlement de Loire (2021). Il s’inscrira certainement dans la durée car il est conçu pour prendre date. Sous-titré « Un récit de l’avenir », il se veut une contribution narrative aux temps futurs. De quoi s’agit-il ? D’un vaste projet littéraire et politique visant à inventer et propose une autre façon d’habiter le monde. Brassant toutes les disciplines, notamment le droit, l’écologie, la philosophie, son personnage principal en est une rivière baptisée « L ». Elle est si exploitée par les agriculteurs et l’État afin de constituer des réserves pour leurs bassines où puiser l’eau pour irriguer leurs champs lorsqu’ils seront en proie à la sécheresse redoutée, qu’elle en est exténuée, à bout de forces.

De cette chose, réifiée depuis longtemps par les hommes sans le moindre cas de conscience, Toledo veut montrer qu’elle est devenue une personne. Parfaitement : elle a changé de statut. Il l’a humanisée en la faisant accéder à la qualité de personnalité juridique. Il nous prend à témoin de ce moment de bascule où l’on donnera des droits aux entités naturelles non humaines. Une histoire dont les prolégomènes remontent à 1972 lorsque le juriste californien Christopher Stone lança le premier l’idée  de donner le statut de « sujets de droit » à des séquoias millénaires victimes de maltraitance à la suite d’un projet d’aménagement de Disney. Une réflexion d’Albert Einstein lui confère son esprit et sa logique :

« On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré ».

Si l’on ignore précisément dans quelle région ça se passe (quelle importance, d’ailleurs ?), on sait que nous sommes dans les années 2036-2040, autant dit demain matin. Au Parlement, on dispute d’une nouvelle loi sur la personnification des entités naturelles. Les insultes fusent mais elles ont un autre ton qu’à l’accoutumée : animiste ! sorcière vitaliste etc Le narrateur ne veut rien tant que préserver la nature des ravages de l’économie de marché. Dans la mesure où l’on provoque artificiellement de la pluie, il est permis de parler du droit des nuages. Et L. a donc droit à une rétribution pour tout ce qu’elle donne contre son gré à la société. Une véritable rémunération. Mais si elle est par conséquent une rivière-personne, elle doit aussi être assujettie à l’impôt. On est un corps-travailleur ou on ne l’est pas. Il faut donc lui constituer un capital par le moyen de dotations des collectivités territoriales, de donations privées, de dommages et intérets qui serviront à assurer les frais de fonctionnement.

En fait, son auteur Camille de Toledo n’a de cesse de nous inviter à faire un pas de côté, à nous défaire de nos approches habituelles, à nous empêcher de nous résigner à un vieil état de fait dans la vision que l’homme a de la nature. Au bout de huit procès, le verdict tombe un 24 avril 2040 : les écosystèmes sont reconnus comme sujets de droits et comme corps-travailleurs. Ils peuvent se syndiquer, faire grève etc Après cette victoire, ses partisans se cognent immanquablement à un effet de réel. Dans ce monde si imparfait tout est si bien lié qu’il est impossible de le découper en tranches. Les scientifiques s’y opposent car ils en dénoncent l’arbitraire. Eux et d’autres ne conçoivent pas que l’on remette en question la supériorité de l’espèce humaine sur toute autre forme de vie. Allez leur parler de l’« économie de la gratitude » en vertu de ce que l’homme, qui a si bien su profiter des apports de la rivière, lui doit !

On dit bien qu’il est des situations où la nature reprend ses droits. Une économie politique terrestre va-t-elle émerger de ce débat ? Pour l’instant, on voit plutôt des exploitations agricoles continuer à pomper outrageusement des masses d’eau. Allez leur parler de l’ « inconscient des rivières » ou de « l’inconscient terrestre » comme le fait Camille de Toledo, nourri de lectures de Carl Gustav Jung, Mélanie Klein, Sandor Ferenczi et Norbert Elias. On aurait adoré que le regretté Pierre Legendre, historien du droit et psychanalyste parmi les plus stimulants pour le débat d’idées, participe à celui-ci bien qu’il n’y ait pas été invité.

(« Dans la forêt de Hasbruch » et  » Mainates religieux » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

927

commentaires

927 Réponses pour Dénazification des merles moqueurs et inconscient des rivières

et alii dit: 15 février 2026 à 23h27

poursuivons par l’écho de la gratitude,n en attzndant de lire ces deux livres(si mon souffle me mène jusqu’à leur réception ici,comme je le veux)
réjouissez vous bien

Jean Langoncet dit: 16 février 2026 à 4h42

Capté en passant

« Il y a des gens qui traversent les décennies comme un courant d’air parfumé au sérieux auto-proclamé. Toujours là, toujours impeccablement froissé, toujours en train d’expliquer le monde avec cette assurance très particulière de ceux qui se citent eux-mêmes intérieurement.
On ne sait jamais très bien ce qu’il fait exactement, mais il le fait avec intensité, caméra bien placée, mèche stratégique, voix grave calibrée pour le générique. C’est moins une pensée qu’une posture, moins une analyse qu’un numéro de funambule médiatique, sans filet mais avec beaucoup d’éclairage.
Ce qui fascine, c’est la polyvalence involontaire. Selon l’angle, il devient expert de tout, surtout de lui-même. Il parle, ça sonne profond, ça brille, ça impressionne les plantes vertes et les plateaux télé. Derrière, le contenu fait parfois un petit bruit de tiroir vide, mais très chic.
Et pendant que certains cherchent encore ce qu’il a vraiment produit, lui continue, infatigable, en mission permanente pour sauver le monde, un micro à la main, une veste ouverte, et l’ego bien hydraté.
Respect pour la longévité. Pour le reste, on a compris le décor, on attend toujours la pièce. »

https://media.licdn.com/dms/image/v2/D4E22AQHWnjGqbfrVvg/feedshare-shrink_800/B4EZxg9y88GwAg-/0/1771153338424?e=1772668800&v=beta&t=cV3iFr0Ye0B9s4sUpWHBe8DSycH8OqZyhOJRXU4GSNY

rose dit: 16 février 2026 à 5h37

Recension du premier livre magnifique, je vais aller le commander illico. Merci de ce billet, Pierre Assouline.
Je connais, de mes yeux vue, une perroquet grise du Gabon, magnifique. En ce moment, elle prend des vitamines, et il lui pousse sur le plumage des petites plumes saumon absolument merveilleuses.
Elle ne s’acoquine pas avec n’importe qui, mais elle parle et bien. Je l’ai vue deux fois en plusieurs années.
À côté, depuis qq.temps, elle a une copine qui souffre de la cage. Au point d’avoir le plumage tout agité.
En Chine, les hommes, j’ai vu les âgés, sortent leur oiseau en petite cage ronde et les pendent à des arbres pour les exposer au grand air. Si on approche, ils fuient.

L’époque est effrayante.

JC..... dit: 16 février 2026 à 5h37

Le respect dû à la lecture implique la liberté de ne ne pas lire sans désir. Bref, éviter l’ennui mortel, un ennui mortel redouté par tout lecteur prudent.

« L’inconscient des rivières » ?
Euh …non, rien !

rose dit: 16 février 2026 à 5h45

Et alii

Allez-vous nous parler de Pierre Legendre dont vous connaissez le travail ?
Sur les rivières, Eliott Schonfeld aime les suivre et les descendre. Jean Paul Kauffmann lui, a remonté la Marne, mais le cours des rivières est de la source à l’océan. Elles marquent le territoire, elles marquent le relief, mais surtout elles marquent, comme dit dans le billet, l’eau qui
permet de survivre.

Ce respect fondamental, des oiseaux et des rivières, qu’il nous saisisse amplement, jusqu’à la moëlle !

Jazzi dit: 16 février 2026 à 7h31

Dénazification de l’université lyonnaise ?

« Sur RTL ce lundi matin, l’eurodéputé PS-Place Publique Raphaël Glucksmann a jugé « impensable » que la gauche « cultive le moindre doute » sur une « alliance avec LFI » à l’élection présidentielle 2027, après la mort de Quentin à Lyon (Rhône) en marge d’une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan. »
https://www.leparisien.fr/faits-divers/mort-de-quentin-a-lyon-glucksmann-juge-impensable-que-la-gauche-cultive-le-moindre-doute-sur-une-alliance-avec-lfi-16-02-2026-N5GNUVL7NVFL5CGVZNZOTOQE6E.php

puck dit: 16 février 2026 à 8h18

« Raphaël Glucksmann a jugé « impensable » que la gauche « cultive le moindre doute » sur une « alliance avec LFI » à l’élection présidentielle 2027 »

c’est marrant que ce type dise « la gauche » comme s’il était de gauche.

en plus il parle de façon péremptoire la gauche ne doit pas comme s’il incarnait « la gauche » alors qu’objectivement il incarne au mieux une démocratie libérale atlantiste globaliste mondialiste belliciste.

J J-J dit: 16 février 2026 à 8h18

ICONE ?
Michelle Perrot lui a dit : « Vous êtes une EVEILLEUSE ». Oui, c’est elle, Gisèle Pélicot qui aura réveillé la moitié de l’humanité du sommeil de son oppression, quand le mafieux patriarcat l’ayant toujours maintenue sous sédatif, aura été incessamment détrôné et balayé par une « joie de vivre » universelle (J.E., 16.2.2026).

puck dit: 16 février 2026 à 8h21

c’est un peu comme quand les journalistes nous vendent l’affaire Pélicot comme preuve que le système judiciaire fonctionne bien en France pour coffrer les criminels sexuels alors qu’en fait non.

je veux dire le système fonctionne quand le criminel est plombier ou assureur ou vendeur de téléphones, mais dès qu’il est ancien ministre boum ! il ne marche plus.

la justice qui fonctionne, Glucksmann qui est de gauche etc… : faudrait arrêter de prendre les gens pour des imbéciles.

D. dit: 16 février 2026 à 8h36

Le Japon est devenue une destination très à la mode. Malheureusement beaucoup de gens s’y comportent très mal. Les demeures louées pour être respectueusement utilisées sont souvent dégradées et le voisinage très dérangé par des utilisations festives et vulgaires éloignées du sens festif japonais, tout en retenue.
Du tourisme de masse se développe, les lieux sacrés sonr salis par l’attitude indigne d’occidentaux avides de divertissements et de sensation.
Japonais ! Vous avez le droit de fermer les portes. Vous êtes polis, réservés et accueillants. Si vos visiteurs sont l’exact contaire, protégez-vous et réduisez considérablement le nombre de visas accordés.

puck dit: 16 février 2026 à 8h36

c’est comme parler de dénazification aujourd’hui, là encore c’est pour les gens qui vivent dans les contes de fées.

on dit en Iran ils mettent en prison les opposants politiques et les journalistes d’opposition.

ok… sauf qu’en Ukraine c’est pareil : il y a des milliers d’opposants politiques et journalistes qui sont en prison.

donc faudrait juste pas trop se moquer de nous…

B dit: 16 février 2026 à 8h37

8h21 se souvenir des déclarations de Luc Ferry ( comment! Vous n’êtes pas au courant?) contraint de rétropaler dès le lendemain, eh bien non ! Nous n’étions pas au courant qu’un officiel français s’était fait « poisser » par la police marocaine pour une sale affaire de moeurs et puis de toutes façons ce n’était pas vrai, Luc Ferry mentait! Et sans citer de nom il fut obligé au silence radio, silence TV, l’affaire fut étouffée, on peut supposer qu’elle n’aura pas été la seule à être tue.

Jazzi dit: 16 février 2026 à 8h41

L’inconscient des rivières.

La Garonne, elle déborde en toute conscience ou inconscience ?

B dit: 16 février 2026 à 8h41

Entre les histoires de affaires de moeurs et les affaires d’argent, l’électeur dispose du choix , on peut encore croire que les plus jeunes des prétendants ne sont pas encore corrompus, ils n’ont pas eu le temps.

puck dit: 16 février 2026 à 8h42

y’a pas que le Maroc y’a aussi l’affaire du coral qui est un truc abominable.

pour ça que ce narratif autour de l’affaire Pélicot ça sert surtout à endormir les gens pour mieux les abuser.

D. dit: 16 février 2026 à 8h43

D’autant plus que les Français accueillent très mal les Japonais venus les visiter. C’est de notoriété publique. Je m’étonne d’ailleurs qu’ils continuent à venir visiter Paris, maltraités comme ils sont, parfois volés dès le pied posé à Roissy ou détroussés le lendemain aux abords des grands monumebts par des hordes de mineurs étrangers délinquants.

et alii dit: 16 février 2026 à 8h45

Rose,bonjour!
c’est vrai que cela me touche de retrouver ici P.LEGENDRE,et que P.Assouline le recommande: P.L.aimait rappeler qu’il était professeur;non qui’il appréciat les partages avec des artistes, det même leurs oarents;il se disait père lui-même, et transmettre était sans doute pour lui aussi u; »vocation »?une « vocation », comme la pédagogie ? peut-être libératrice?
il m’avait demandé de travailler pour lui sur « le verset »Dieu créa l’homme à son image »-il savait que j’irais voir du côté de l’hébreu- et moi aussitôt de
« contester » ce singulier « ‘le » :il a été d’accord; il voulait aussi que je m’intéresse à « véronique »!!
mais ce n’est pas à P.Assouline qu’on fait une danse des voiles!c’est en espagnol-mais si !-surement un toreador qui connait toutes les passes!
https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9ronique_(passe)#:~:text=La%20v%C3%A9ronique%20de%20face%2C%20pratiqu%C3%A9e,attirer%20l'attention%20du%20taureau.

puck dit: 16 février 2026 à 8h46

« les plus jeunes des prétendants ne sont pas encore corrompus »

il faut lire dans les mails de l’affaire Epstein la façon dont ces types parlent des femmes !

ils en parlent comme si elles n’étaient pas des êtres humains !

tous ces types du haut de leur puissance considèrent que tous ce qui n’appartient pas à leur niveau n’est pas humain et à partir de là on peut s’en servir comme on veut pour assouvir ses désirs.

puck dit: 16 février 2026 à 8h49

c’est aussi une révélation du dossier Epstein : la vision des puissants sur autres.

ce n’est même pas du mépris c’est carrément de la déshumanisation un peu comme les nazis avec les juifs, les israéliens avec les palestiniens ou les européens avec les russes, pareil !

B dit: 16 février 2026 à 8h55

Oui, elle est devenue une ICONE à son CON défendant !

Une véritable orgie d’humour ce matin.

J J-J dit: 16 février 2026 à 9h03

Remarques en vrac sur ce nouveau billet en passant.

-< Ai cru entendre : "Hitler caca !" dans un vieux film franchouillard.
-< Ai cru comprendre que les idées de Latour et de quelques autres avaient commencé à féconder un filon fluviatile romanesque comme aux States avec un Richard Powers ("mémoire de l'eau"/"arbre-monde"… aux bords du Lot).
-< A la différence de l'auteur des conf. sur Gaïa, Legendre n'aurait pas été d'un très grand secours pour éclairer la genèse de la reconnaissance des "choses de la nature" en tant que sujets de droit et de devoirs (desdits fleuves comme "corps-travailleurs" !). Resté fort surpris que notre hôte ait omis de replacer la sympathique "économie de la gratitude" de l'auteur, dans une "économie" d'interdépendance des humains et non-humains émancipée de l'actuel capitalisme impérial prédateur mafieux… Sinon, à quoi bon ces utopies tolédanesques "à mi-chemin" ?
-< (en marge) … un joli clin d'oeil de Bourdieu à Bernard-Henri Léléve.
Bàv,…

J J-J dit: 16 février 2026 à 9h13

@ 8.55 Oui, elle est devenue une ICONE à son CON défendant !
Depuis qq temps, je n’arrive plus à décrypter vos propos d’ancienne infirmière aidante à la cause de toutes les victimes. Aucune « orgie d’humour », pmp… Auriez-vous l’esprit devenu complètement tordu à cause de l’ennui lié à votre solitude ? Seriez-vous même devenue une Alfred-bis ?, etc. J’aimerais vraiment comprendre ce que vous pensez de « l’affaire Pélicot », bien qu’Allah ne soit obligée en rien, comme je le dis toujours.
Bien à vous, ce faisant.

B dit: 16 février 2026 à 9h21

9h13 « @ 8.55 Oui, elle est devenue une ICONE à son CON défendant ! » — est de Jazzi. Je réagis , quant au reste de votre allocution, torchez-vous avec si cela vous sied, je ne vous dois rien, pas même cette explication. Prenez le temps de dépasser vos a priori, de vos « leçons » et arbitrages et allez vous faire voir.

et alii dit: 16 février 2026 à 9h23

ayant insisté à mon tour sur la qualiyé de « professeur » de P.Legendre, je le soulignerai en disant que, comme Assouline, legendre aimait payer ses dettes, et qi’l n’assurait pas une « leçon »-un mot important!- sans rappeler le nom de Ernst Kantorowicz, son « maître », et il le disait ainsi’-situer leurs pensées face au nazisme-et pour lutter contre ses effets ,et que je me suis toujours sentie encouragée par lui à persévérer à m’INSTRUIRE en judaisme , et hébreu , jusque dans les humbles histoires de lettres vermicelle dans le bouillon!qu’il avait apprises des juifs

Bill Evola dit: 16 février 2026 à 9h32

« Je réagis , quant au reste de votre allocution, torchez-vous avec si cela vous sied, je ne vous dois rien, pas même cette explication. Prenez le temps de dépasser vos a priori, de vos « leçons » et arbitrages et allez vous faire voir. »

Bravo B! 🙂

Le voilà qui nous revient avec sa gâteuse Gaïa , d’artiste de car en bas, à l’ arrêt!

Jazzi dit: 16 février 2026 à 10h02

Louis-Ferdinand Céline

« Le siècle dernier je peux en parler, je l’ai vu finir. Il est parti sur la route après Orly. Choisy-le-Roi.… C’était du côté d’Armide où elle demeurait aux Rungis, la tante, l’aïeule de la famille.
Elle parlait de quantité de choses dont personne se souvenaïit plus. On choisissait à l’automne un dimanche pour aller la voir, avant les mois les plus durs. On reviendrait plus qu’au printemps s’étonner qu’elle vive encore…
Les souvenirs anciens c’est tenace… mais c’est cassant, c’est fragile. Je suis sûr toujours qu’on prenait le « tram » devant le Châtelet, la voiture à chevaux… On grimpait avec nos cousins sur les bancs de l’impériale. Mon père restait à la maison. Les cousins ils plaisantaient, ils disaient qu’on la retrouverait plus la tante Armide, aux Rungis. Qu’en ayant pas de bonne, et seule dans un pavillon elle se ferait sûrement assassiner qu’à cause des inondations on serait peut-être avertis trop tard…
Comme ça on cahotait tout le long jusqu’à Choisy à travers des berges. Ça durait des heures. Ça me faisait prendre l’air. On devait revenir par le train.
Arrivés au terminus fallait faire alors vinaigre ! Enjamber les gros pavés, ma mère me tirait par le bras pour que je la suive à la cadence… On rencontrait d’autres parents qui allaient voir aussi la vieille. Elle avait du mal ma mère avec son chignon, sa voilette, son canotier, ses épingles. Quand sa voilette était mouillée elle la mâchait d’énervement. Les avenues avant chez la tante c’était plein de marrons. Je pouvais pas m’en ramasser, on n’avait pas une minute. Plus loin que la route, c’est les arbres, les champs, le remblai, des mottes et puis la campagne… plus loin encore c’est les pays inconnus. la Chine… Et puis rien du tout.
On avait si hâte d’arriver que je faisais dans ma culotte… d’ailleurs j’ai eu de la merde au cul jusqu’au régiment, tellement j’ai été pressé tout le long de ma jeunesse. On parvenait tout trempés aux premières maisons. C’était un village amusant, je m’en rends bien compte aujourd’hui ; avec des petits coins tranquilles, des ruelles, de la mousse, des détours, tout le fromage du pittoresque. C’était fini la rigolade en arrivant devant sa grille. Ça grinçait. La tante elle avait soldé la « toilette » au Carreau du Temple pendant près de cinquante ans. Son pavillon aux Rungis c’était toutes ses économies.
Elle demeurait au fond d’une pièce, devant la cheminée, elle restait dans son fauteuil. Elle attendait qu’on vienne la voir. Elle fermait aussi ses persiennes à cause de sa vue.
Son pavillon tenait du genre suisse, c’était le rêve à l’époque. Devant, des poissons mijotaient dans un bassin puant. On marchait encore un petit bout, on arrivait à son perron. On s’enfonçait dans les ombres. On touchait quelque chose de mou. « Approche, n’aie pas peur mon petit Ferdinand !» Elle m’invitait aux caresses. J’y coupais donc pas. C’était froid et rêche et puis tiède, au coin de la bouche, avec un goût effroyable. On allumaït une bougie. Les parents formaient leur cercle de papoteurs. De me voir embrasser l’aïeule ça les excitait. J’étais pourtant bien écœuré par ce seul baiser. Et puis d’avoir marché trop vite. Mais quand elle se mettait à causer ils étaient tous forcés de se taire. Ils ne savaient pas quoi lui répondre. Elle ne conversait la tante qu’à l’imparfait du subjonctif. C’étaient des modes périmées. Ça coupait la chique à tout le monde. Il était temps qu’elle décampe.
Dans la cheminée derrière elle, jamais on avait fait de feu ! « Il aurait fallu que j’eusse un peu plus de tirage. » En réalité c’était raison d’économie.
Avant qu’on se quitte Armide offrait des gâteaux. Des biscuits bien secs, d’un réceptacle bien couvert, qu’on ouvrait que deux fois par an. Tout le monde les refusait bien sûr… Ils étaient plus des enfants… C’était pour moi les petits-beurre !.…
Dans l’émoi de me les taper, de plaisir, fallait que je sautille..
Ma mère me pinçait pour Ça J’échappais vite au jardin, espiègle toujours, recracher tout dans les poissons…
Dans le noir, derrière la tante, derrière son fauteuil, y avait tout ce qui est fini, y avait mon grand-père Léopold qui n’est jamais revenu des Indes, y avait la Vierge Marie, y avait M. le Bergerac, Félix Faure et Lustucru et l’imparfait du subjonctif. Voilà.
Je me faisais baiser par l’aïeule encore une fois sur le départ… Et puis c’était la sortie brusquée ; on repassait par le jardin en vitesse. Devant l’église on abandonnaït des cousins, ceux qui remontaient sur Juvisy. Ils repoussaient tous des odeurs en m’embrassant, ça fait souffle rance entre les poils et les plastrons. Ma mère boitait davantage d’avoir été une heure assise, tout engourdie.
En repassant devant le cimetière de Thiais on faisait un bond à l’intérieur. On avait là deux morts encore à nous, au bout d’une allée. On regardait leurs tombes à peine. On refoutait le camp comme des voleurs. La nuit vient vite vers la Toussaint. On rattrapait Clotilde, Gustave et Gaston après la fourche Belle- Epine. Ma mère avec sa jambe en laine à la traîne, elle butaït partout. Elle s’est fait même une vraie entorse en essayant de me porter juste devant le passage à niveau.
Dans la nuit on n’espérait plus qu’arriver au gros bocal du pharmacien.
C’était la Grand-Rue, le signe qu’on était sauvés. Sur le fond cru du gaz, y avait les musiques des bistrots, leurs portes qui chavirent. On se sentait menacés. On repassait vite sur l’autre trottoir, ma mère avait peur des ivrognes. »

(« Mort à crédit », éditions Denoël, 1936)

Ivo Geo dit: 16 février 2026 à 10h08

Merci de ce billet M.Assouline. A-t-il été prouvé que la musique de la chanson de Horst-Wessel provient de l’opéra « Joseph » d’Étienne Méhul ? La plupart des sources indiquent que non?

J J-J dit: 16 février 2026 à 10h25

9.21, j’essaie d’être bienveillant et compréhensif à l’égard de vos obervations, et vous me renvoyez chier. Je n’avais pas pigé que vous citiez jzmn, un gars à l’humour pas toujours très inspiré, je vous l’accorde. Je vous souhaite le meilleur, quoiqu’il vous en coûte, vraiment. Bàv,

J J-J dit: 16 février 2026 à 10h36

ALLOCATION ?
@ /// quant au reste de votre allocution, torchez-vous avec si cela vous sied, je ne vous dois rien, pas même cette explication…/// (9.32)
Je vous avais pourtant prévenue « qu’Allah n’était pas obligée » de préondr eà quoi que ce soit…, pas plus que Bill Evolua, un cabot tjs à votre service; carabosse à la raie).
Bàv, Gaïa… guerre.

vadeboncoeur dit: 16 février 2026 à 10h47

Merci Pierre Assouline pour ces belles photographies de nature et d’ oiseaux.
Nous en avons besoin pour la beauté du regard.
Animal on est mal!

puck dit: 16 février 2026 à 10h51

« La société factice : Journal d’un complotiste »

salaud ! encore un qui veut plomber mon excellent ouvrage « comment je suis devenu conspirationniste »

en plus j’avais un excellent chapitre sur Raoult intitulé : « Raoult avait raison » et sous titré « complotiste ou lobbyistes : quel camps choisir ? »

son chapitre je vais le supprimer !

closer dit: 16 février 2026 à 10h51

Encore un passage inouï de Mort à Crédit JB!
Mais ne te crois pas obligé de citer tout le roman. Il y en a que cela va rendre nerveux!

J J-J dit: 16 février 2026 à 10h51

– Ah zut, le docteur Didier a encore précédé le punckt à qui il a piqué l’idée. Décidément, l’a pas de chance.
– Merci de cesser de mettre des copiers-collers de LF Destouches sur cette chaine culturelle éperdue qui cherche toujours sa « gauche », SVP. Cela finit par faire mauvais genre, pour nous autres, qui n’aimons pas cet écrivain, ni son style, ni son contenu.
– Un certain Jouannais avait écrit un très bel hommage à Melville et à tous ces écrivains procrastinateurs ayant finalement renoncé à achever le roman qu’ils eussent aimé publier s’ils n’avaient pas jeté l’éponge auparavant. J’avais bien apprécié « Artistes sans œuvres : I would prefer not to ». Mais parle-t-on du même, RM et P.A. ?

D. dit: 16 février 2026 à 10h53

Quand je prendrai ma retraite d’ici une quinzaine d’années, je ferai deux longs voyages. Les seuls que mon civisme de citoyen planétaire m’autorisera par rapport aux émissions de CO2 ; en effet si les gouvernements ne s’entendent pas pour limiter l’accès au transport aérien par l’instauration d’un permis à points pour voler, je m’instaurerai moi-même ce permis à points, en tant que cotoyen du monde responsable.

Ainsi, de toute une vie j’ai déja calculé que je n’aurai pas dépassé 110 000 km en avion. Soit entre 1000 et 1500 km par an ce qui m’aparaît très raisonnable.

Donc mes deux futurs et derniers voyages seront le Japon et l’Inde. Je n’aurai jamais mis les pieds en Amérique mais l’Amérique ne m’a jamais attiré, sauf peut-être 3 ou 4 parcs naturels à l’Ouest et au Sud-Ouest mais tout bien considéré, faire 9000 km AR pour ça seulement, ça ne sert à rien alors que la France regorge de sites naturels magnifiques.

Alfred dit: 16 février 2026 à 11h00

« POURQUOI LES OISEAUX CHANTENT », livre de Jacques Delamain, surnommé l’Homère des oiseaux par Blaise Cendrars.
Lire ce beau livre pour mieux aimer la gent volatile.

J J-J dit: 16 février 2026 à 11h02

@ 10.53 _ On sent bien la nature de votre réticence à aller rejoindre le témoignage de Mme Pélicot partout où il serait diffusé, sans devoir prendre l’avion pour le Japon et les Indes. Car que deviendraient les poules si votre appareil devait faire l’objet d’un crash sans aucun survivant ? Non, non, un homme conséquent tel que vous doit tout faire pour s’empêcher de nuire à Gaïa, sans aucune exception; et rester tranquillement à Chaville. Bàv,
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-lundi-16-fevrier-2026-2462596

Alfred dit: 16 février 2026 à 11h07

Torchez-vous avec si cela vous sied, dit B à ce pauvre Janssen.
Qu’on l’insulte ou qu’on le méprise, ce pauvre bougre de JJJ ne comprend toujours pas à quel point il est écoeurant.

J J-J dit: 16 février 2026 à 11h14

Vinciane Despret, une fidèle amie de Bruno, n’a jamais compris pourquoi le rouge-gorge refusait toujours d’enter dans le concert des autres oiseaux. (cf. Habiter en oiseau. Actes Sud). C’est pourtant si simple à comprendre : ce n’était pas un merle moqueur (cf. Harper Lee). Bàv,

J J-J dit: 16 février 2026 à 11h27

Alfred, Bill Evolua, Chacarel, et…, toujours les mêmes trolls anti « science pot ». Pas bin malouins ni fute-futes. Bàv,

J J-J dit: 16 février 2026 à 11h39

Sous l’insulte et le mépris faciles, il sentait beaucoup d’amour et d’estime, en réalité. Il se sentait comme Gisèle, l’icône de la RDL à son insu. Il avait la joie de vivre avec elle, ce matin-là. Bàv,

Jazzi dit: 16 février 2026 à 11h47

« cette chaine culturelle éperdue qui cherche toujours sa « gauche » »

Ah bon !
ça chauffe dur pour Mélenchon et LFI…
Vous en dites quoi, JJJ ?

Jazzi dit: 16 février 2026 à 12h16

Vous reprendrez bien un peu de littérature ?

« La gare c’était dedans comme une boîte, la salle d’attente pleine de fumée avec une lampe d’huile en haut, branleuse au plafond. Ça tousse, ça graillonne autour du petit poêle, les voyageurs, tout empilés, ils grésillent dans leur chaleur. Voici le train qui vrombit, c’est un tonnerre, on dirait qu’il arrache tout.
Les voyageurs se trémoussent, se décarcassent, chargent en ouragan les portières. On est les derniers nous deux. Je prends une gifle pour que je laisse la poignée tranquille.
À Ivry, il faut qu’on descende ; on profite qu’on est sortis pour passer chez l’ouvrière, Mme Héronde, la raccommodeuse de dentelles. Elle répare toutes les broderies du magasin, surtout les anciennes, si fragiles, si difficiles à teinter.
Elle demeurait au bout d’Ivry à peu près, rue des Palisses, une ébauche, au milieu des champs. C’était une cabane. On profitait de notre sortie pour aller la stimuler. Jamais elle était prête à l’heure. Les clientes étaient féroces et râleuses comme on oserait plus. Je l’ai vue chialer chaque soir ou presque, ma mère, à cause de son ouvrière et des dentelles qui revenaient pas. Si elle boudait notre cliente après son accroc de Valenciennes, elle revenait plus pendant un an.
La plaine au-delà d’Ivry, c’était encore plus dangereux que la route à la tante Armide. Y avait pas de comparaison. On croisait parfois des voyous. Ils apostrophaient ma mère. Si je me retournais je prenais une tarte. Quand la boue devenait si molle, si visqueuse qu’on perdait ses godasses dedans, alors c’est que nous étions plus loin. La bicoque de Mme Héronde dominait un terrain vague. Le clebs nous avait repérés. Il gueulait tout ce qu’il pouvait. On apercevait la fenêtre.
Chaque fois c’était la surprise pour notre ouvrière, elle restait saisie de nous voir. Ma mère la couvrait de reproches. Y avait déballage de griefs. Finalement, elles fondaient en larmes toutes les deux. J’avais moi plus qu’à attendre à regarder dehors. le plus loin possible. la plaine lourde d’ombre qu’allait jusqu’au bout finir dans les quais de la Seine, dans la ribambelle des lotis.
C’est à la lumière au pétrole qu’elle réparaït, notre ouvrière. Elle s’enfumait, elle se crevait les yeux avec ça. Ma mère la relançait toujours, pour qu’elle se fasse enfin poser le gaz. «Vraiment c’est indispensable !» qu’elle insistait en partant.
Pour rafistoler des «entre-deux » minuscules, des toiles d’araignées, sûrement c’est un fait qu’elle se détériorait les rétines. Ma mère c’était pas tant par intérêt qu’elle lui faisait des remarques, c’était aussi par amitié. Je l’ai jamais visitée que la nuit la cabane de Mme Héronde.
«On nous le posera en septembre ! » qu’elle affirmait à chaque coup. C’était des mensonges, c’était pour pas qu’on insiste. Ma mère malgré ses défauts l’estimait beaucoup.
Sa terreur, maman, c’étaient les voleuses. Mme Héronde était honnête, elle, comme pas une. Jamais elle faisait tort d’un centime. Et pourtant dans sa mouscaille ce qu’on lui a confié comme trésors ! Des Venises entiers en chasubles, comme y en a plus dans les musées ! Quand elle en parlait ma mère plus tard dans l’intimité, elle s’enthousiasmait encore. Il lui venait des larmes. «C’était une vraie fée, cette femme-là! qu’elle reconnaissait, c’est triste qu’elle aye pas de parole ! Jamais elle m’a livré à l’heure !… » Elle est morte la fée avant qu’on y ait posé le gaz, de fatigue, enlevée par la grippe, et aussi sûrement du chagrin d’avoir un mari trop coureur… Elle est morte en couches… Je me souviens bien, de son enterrement. C’était au Petit Ivry. On était que nous trois, mes parents, le mari s’est même pas dérangé ! C’était un bel homme, il avait bu tous ses sous. Il restait des années entières au bar, au coin de la rue Gaillon. Pendant encore au moins dix ans on l’a vu là quand on passait. Et puis il a disparu. »

(« Mort à crédit », éditions Denoël, 1936)

D. dit: 16 février 2026 à 12h34

A ma connaissance, Macron n’a pas dit un mot de soutien et de compassion aux sinistrés de la Garonne, qui se comptent par dizaines de milliers. Rien. Aucun déplacement. À quoi sert-il ?

closer dit: 16 février 2026 à 12h43

prodigieux cet extrait JB!
Ne te donne pas tout ce mal, il n’y a guère que moi qui apprécie ou ose le dire…

puck dit: 16 février 2026 à 12h49

« Où est passé Litvine ? »

Olivier il est parti à Kiev faire du recrutement forcé.

sauf que maintenant ça devient dangereux parce que la foule se regroupe pour taper sur les recruteurs.

c’est génial de voir ces vieilles taper sur ces recruteurs

incroyable que tout ça se passe en Europe avec notre assentiment :

https://www.youtube.com/watch?v=n1rPs-wH2rs

J J-J dit: 16 février 2026 à 13h06

@ ///ça chauffe dur pour Mélenchon et LFI. Vous en dites quoi, JJJ ? ///

Que notre estimable ministre, M. Nunez, a eu tort de classer LFI dans les « partis extremistes »… Que tant que cette formation sera dirigée par Melanchon, « l’axe dit » de gauche perdra toujours les élections. Que Melanchon n’a rien de commun avec Zemmour, par ex. t que si M.-E Leclerc, étonnamment, a beaucoup d’estime pour lui, pour son immense culture, son républicanisme et son « anti-populiste », son orgueil forcé est exucsaible car il masque en réalité une extrême sympathie pour tous les déshérités de la terre. En dépit de maladroits dérapages sur Israêl, et contre certaines « forces de l’ordre », pas toujours à la hauteur de ce que leur ont font faire les précedents minitres, Melanchon n’est certainement pas antisémite. Cela dit, perso, je n’aime pas le bonhomme qui devrait enfin se retirer de l’arène. Je regrette simplement que les gens de LFI (dont j’ai de l’estime pour certains) ne parviennent pas à s’en débarrasser. Car ce parti a toute sa raison d’être. Point barre. Voilà ce que j’en dis, très simplement, mon brave. Bàv,

J J-J dit: 16 février 2026 à 13h11

oup… par ex. et que si… « anti populisme » – excusable – précédents – (etc).

J J-J dit: 16 février 2026 à 13h21

(notule add.) Peut-on aimer « la gent volatile » quand on s’appelle alfred le canard ensuqué ? Euh.

closer dit: 16 février 2026 à 13h33

Il y aurait un travail à faire sur les personnages de « saints » ou de « saintes », totalement désintéressés et dévoués à leur tâches, dans les romans de Céline. Cette dentellière serait bien placée et, bien sûr, le docteur Yugenbitz de « Londres »; je pense aussi à ce type qui travaille comme un dingue en Afrique pour envoyer de l’argent à sa nièce qu’il ne voit jamais, afin qu’elle suive en France les meilleures études possibles et prenne des leçons de piano.

Les célinophobes du blog regardent le bout de leurs chaussures…

kilékon dit: 16 février 2026 à 13h51

si M.-E Leclerc, étonnamment, a beaucoup d’estime pour lui,

La pseudo gauche des mercanti qui s’en mettent plein les fouilles…!

Jazzi dit: 16 février 2026 à 14h14

« Car ce parti a toute sa raison d’être »

Certes, en démocratie, les extrêmes sont nécessaires et marquent la limite à ne pas dépasser.
C’est géographique.
Mais la majorité, en général, n’a pas envie d’aller vivre aux pôles, nord ou sud, et se complait dans les régions plus tempérées.
Moi, le premier !

puck dit: 16 février 2026 à 14h18

y’a des gens qui en vieillissant virent réactionnaires extrême droite, moi plus je vieillis et plus je retrouve mes amours de jeunesse en étant de plus en plus à l’extrême gauche.

exemple au hasard : pour moi Glucksmann est évidemment un mec de droite, même Macron est plus à gauche que lui.

puck dit: 16 février 2026 à 14h25

marrant de voir comment nos médias zappent les dépêches de Reuters quand elles ne vont pas dans le sens qu’ils veulent.

exemple au hasard : suite au témoignagne de plusieurs victimes d’Epstein et policiers liés à cette affaire il est apparu que Donald Trump a joué un rôle de lanceur d’alerte, en plus il a permis à des victimes de témoigner.

en France cette dépêche Reuters a été zappé parce que nos journaux, quand ils parlent d’Epstein limite ils mettent la photo de Trump à sa place, d’où toutes ces Unes du Point, Nouvel Obs, Express etc.. où l’on voit toujours sur la couverture une photo de Trump.

du coup pour eux c’est juste pas possible le contraire de ce qu’ils ont dit avant.

J J-J dit: 16 février 2026 à 14h25

14.16 & kituverrais à sa gauche ?
14.14 par définition, « la majorité » (silencieuse ou bruyante) ne s’est jamais située sur des pôles positions : les ventres-mous de la démoc sont toujours à l’extrême centre.
13.51 Et donc, Ed. (Leclerc) serait un marchand de totomtomates de gôche ? Fichtre !
Bàv

puck dit: 16 février 2026 à 14h28

Glucksmann appartient au clan des néocons.

et les néocons jouent un rôle hyper important dans l’affaire Epstein en tant qu’une des organisations qui le pilotaient.

c’est pour ça là Trump hésite à entrer en guerre contre l’Iran ? boum ! Epstein revient au premier plan.

puck dit: 16 février 2026 à 14h30

carlito si t’étais de gauche ça se saurait non ?
je veux dire ça se verrait.
en fait t’es plus à droite que Macron entre Retailleau et Le Pen zizi, comme Glucksmann en fait sauf que toi t’as toujours été con du coup on peut pas dire que t’es un néocon, c’est la différence.

puck dit: 16 février 2026 à 14h37

carlito tu sais qu’Epstein c’est des centaines de Pélicot ?

pour le Christ je comprends : quand il a été crucifié les romains crucifiaient des dizaines de juifs chaque jours, du coup on aurait pas eu la place mettre tous les crucifix de tous ces juifs dans une église du coup ils en ont sélectionné un limite au hasard.

pour Epstein c’est différent : ces centaines de Pélicot elles devraient avoir chacune leur place.

sauf que comme France Info t’as préféré en une pour faire oublier toutes les autres victimes !

mais ça c’est pas bien carlito, pas bien du tout.

limite France Info on le comprend parce qu’ils soutiennent encore Macron et après ils soutiendront Glucksmann du coup ça prouve à quel point ilms sont cons et manquent d’empathie.

non en fait ils ont une empathie limitée à 1 victime, dès qu’on dépasse la centaine de viols et d’abus sexuels sur mineur là ils zappent parce que sinon ça fait trop complotiste.

renato dit: 16 février 2026 à 14h43

Apparemment, Epstein était un homme cultivé et érudit, mais son avion s’appelait Lolita, ce qui me laisse croire qu’il n’était pas vraiment ce que certains croient. Car, quiconque a lu attentivement Lolita sait que Nabokov n’a absolument pas idéalisé Humbert Humbert, mais l’a plutôt dépeint comme un personnage repoussant déjà par son nom. En outre, l’image d’une jeune fille précoce et séduisante qui adopte une attitude coquette envers des hommes plus mûrs est une représentation de Kubrick — représentation qu’il a donnée sens courant dans la masse commune de Lolita, c’est-à-dire une adolescente dont le comportement précoce et audacieux suscite un désir sexuel même chez des hommes plus âgés. Il est bien connu que Nabokov réfutait cette caractéristique, affirmant : « Lolita n’est pas une fille perverse, c’est une pauvre enfant, corrompue, dont les sens ne sont jamais éveillés par les caresses de l’immonde M. Humbert. »

Mais peut-être, bien que j’en doute, Epstein faisait-il allusion au fait que le nom Lolita dérive de Dolores, un nom qui signifie « douleurs » en espagnol. Quoi qu’il en soit, quiconque le qualifie d’homme cultivé est aussi inculte que lui.

puck dit: 16 février 2026 à 14h44

j’ai écouté France Info ce matin parce que j’imaginais le topo.

mais là, à ce niveau j’imaginais pas.

pour Epstein ils en ont parlé maximum 2 fois par jour.

pour Pélicot ils en parlent toutes les 5 minutes : du genre le livre que tout le monde attendait, ou le livre du siècle, où une affaire qui bouleversé toute la planète.

par contre Epstein ça les a pas bouleversé parce qu’en parler ça fait de la pub pour les complotistes et en plus, ça c’est leur dernière trouvaille : ça favorise l’antisémitisme ! même en disant Epstine !

alors là le coup du « on parle pas d’Epstein à cause de antisémitisme » j’avoue que ça m’a cloué, comme Jesus.

en fait non : c’est Gaza et votre omerta qui favorisent l’antisémitisme !

dans le classement des métiers qui emploient les gens les plus débiles maintenant tout en haut de la liste on trouve les journalistes.

puck dit: 16 février 2026 à 14h51

sauf que dans le roman Lolita a 12 ans.

12 ans c’est peu.

après certains diront ouai mais à 12 ans dans certaines cultures elles ont déjà 4 enfants.

en fait pas en occident : à 12 ans on n’est même pas une ado.

à 12 ans on est une enfant !

du coup les justifications de ce taré de Nabokov on s’en tape complet : le problème c’est juste que cette gamine a 12 ans !

et une gamine de 12 ans on s’en fout de ses caprices ou de ses désirs de starlette !

à 12 ans la gamine a normalement les adultes pour la protéger de ses désirs de starlette !

et ceux qui ne comprennent pas ça on peut même pas dire qu’ils sont cons, en fait ils beaucoup que cons !

puck dit: 16 février 2026 à 14h52

d’ailleurs c’est la grosse hypocrisie des films sur ce bouquin : aucun réalisateur n’a jamais osé faire jouer le rôle par une enfant de 12 ans !

puck dit: 16 février 2026 à 14h57

en plus Nabokov je l’aime pas parce qu’il a dit du mal de Dostoïevski.

en littérature les mais de mes amis sont mes amis et les ennemis de mes amis sont mes ennemis.

contrairement à Paul Edel : Edel aime Thomas Bernhard et il n’aime pas Dostoïevski.

par contre Thomas Bernhard aimait Dostoïevski au point de dire que c’est l’auteur qui l’a sauvé de la folie et à qu’il doit la vie.

d’ailleurs c’est fou le nombre de types qui doivent leur vie à Dostoïevski.

et là pour moi il y a un truc qui cloche : si on aime TB et que TB aimen Dosto alors on doit aimer Dosto.

sauf pour Paul Edel, ce qui veut dire qu’à son habitude il a dû passer à côté » d’un truc essentiel soit chez l’un soit chez l’autre.

puck dit: 16 février 2026 à 15h02

du coup Epstein a peut-être appelé son avion « Lolita Express » juste à cause l’âge, 12 ans.

parce que lui savait que cette gamine a 12 ans !

ce qui fait qu’il est bien moins con que ceux qui pensent qu’il est con et veulent en faire un débile profond !

puck dit: 16 février 2026 à 15h09

ce qui est sûr c’est que les types qui ont choisi Epstein pour poursuivre le travail de Robert Maxwell ne sont pas cons au point de refiler ce boulot à un type qu’il considère comme un con.

ce type a eu libre accès à la Maison Blanche dès les années 90 durant la présidence de Clinton !

quand on regarde la liste des noms transmis par la DOJ qu’Epstein a appâtés (avec ou sans le sexe) c’est une dinguerie.

faire venir Stephen Hawking dans sa villa ou Chomsky dans son avion, sérieux…

sans compter tous les enseignants pontes de Harvard !

je vois pas comment on peut que ce type est con.

puck dit: 16 février 2026 à 15h22

cette liste transmise par Pam Bondi c’est du foutage de gueule à la Trump tout craché.

dans cette liste Epstein il y a Janis Joplin, Elvis Presley et même Pam Bondi elle-même !

en fait Bibi vient voir Trump à la MB et quand il repart Trump dit pas de guerre avec l’Iran, on reprend les négociations et là la DOJ sort sa liste d’Epstein.

Trump c’était pas le roi des affaires : c’est le roi de la téléréalité !

J J-J dit: 16 février 2026 à 16h10

14.18 /// plus je vieillis et plus je retrouve mes amours de jeunesse en étant de plus en plus à l’extrême gauche ///. Oui.

Alfred dit: 16 février 2026 à 19h20

L’esprit du Capitalisme règne sur le monde.
L’argent a une âme.
Le fric c’est chic.
Le pognon c’est grisant.
Tant mieux pour les riches et tant pis pour les pauvres.

Clopine dit: 16 février 2026 à 19h57

Je repense à un commentaire publié sur le fil précédent, où Jazzi m’ apostrophait sur le thème « Clopine a un fils universitaire à Lyon, quelle réaction par rapport à la mort du Quentin partisan d’extrême -droite ? ». Eh bien, je voudrais demander à Jazzi ce qu’il y a exactement derrière cette question, ce qui le pousse à la poser, ce qu’il entend savoir… Bref, de quelle jolie petite dégueulasserie est-il question…

closer dit: 16 février 2026 à 20h10

L’infirmière n’est pas en grève, Renato, mais le médecin a constaté que le traitement ne servait à rien…

closer dit: 16 février 2026 à 20h13

« 14.18 /// plus je vieillis et plus je retrouve mes amours de jeunesse en étant de plus en plus à l’extrême gauche ///. »

« La vieillesse est un naufrage »; ça se confirme…

Clopine dit: 16 février 2026 à 20h14

De plus, Jazzi, ce faisant, fait état d’informations qu’il ne détient que d’un canal privé (de mails privés), jamais évoquées sur ce blog de manière publique. Bref, Jazzi est à la fois disons obscur dans ses curiosités (qu’est ce que ça peut bien lui foutre, ce que mon fils pense ou ne pense pas, et d’ailleurs, pourquoi me poser la question à moi, et non pas à lui directement ?), et putride dans ses manières de faire.

puck dit: 16 février 2026 à 20h22

« La vieillesse est un naufrage »

cloclo ?

être à la fois marxiste et complotiste tu peux pas imaginer comme ça éclaire le monde.

je vois le monde avec le regard d’un gamin de 20 ans !

alors qu’un vieux réactionnaire rabougri à l’esprit tellement étriqué qu’il ne comprend aux films qu’il voit et aux livres qu’il lit c’est effectivement le cours normal biologique de la vieillesse avant de finir en poussière.

en fait t’es déjà rien dans ta tête avant de devenir rien dans ton corps.

puck dit: 16 février 2026 à 20h24

cloclo je rectifie : en fait t’as toujours été rien même quand t’étais jeune tu devais déjà être rien.

alors que moi je suis un complotiste marxiste !

ou un marxiste complotiste.

en fait ça marche pareil dans les 2 sens.

puck dit: 16 février 2026 à 20h26

« L’infirmière n’est pas en grève, Renato »

cloclo en fait renato il dit ça parce qu’il avait juste oublié que la Lolita de Nabokov elle n’a que 12 ans.

du coup comme il n’a rien trouver d’intelligent à dire il a parlé d’infirmière !

Clopine dit: 16 février 2026 à 20h27

De plus, d’où parle-t-il ? Il fait état, pour interroger mon fils à travers moi, de titres universitaires… Quels sont les siens ? Être le fils d’un couple de sourds-muets et donc se donner comme exemplaire, alors que son « mérite », tu parles, n’est certes pas le fruit d’une individualité, mais bien de l’effort collectif, financier, éducatif, d’une société fondée sur un pacte social que Jazzi ne comprend pas, tant il est con et n’a jamais fait l’effort d’ouvrir un bouquin de Bourdieu ? Doucement, Jazzi, doucement. A mon égard, veuillez désormais tourner soigneusement votre langue bifide sept fois dans votre bouche, et m’éviter autant que je vous évite désormais.

puck dit: 16 février 2026 à 20h29

cloclo maitenant je vais te poser une question, pas d’inquiétude c’est une question facile.

est-ce que rappeler que la Lolita de Nabokov n’a que 12 ans est une chose qui selon mériterait d’avoir une infirmière ?

en fait il y a une 2è question :

est-ce que le fait de savoir que la Lolita de Nabokov a 12 ans te permet de comprendre pourquoi Epstein a appelé son avion « Lolita Express ».

tu peux réfléchir une semaine avant de répondre.

même un mois vu ton qi.

puck dit: 16 février 2026 à 20h38

quand Nabokov dit ça (pour reprendre la citation de renato) :

« Lolita n’est pas une fille perverse, c’est une pauvre enfant, corrompue, dont les sens ne sont jamais éveillés par les caresses de l’immonde M. Humbert. »

et quand on sait que cette pauvre enfant a 12 ans…

corrompue : une enfant de 12 ans corrompue.

mais comme elle n’a que 12 ans ses n’ont jamais été éveillés par les caresses de l’autre pédophile.

elle aurait eu 10 ans de plus peut-être que ses sens auraient été éveillés.

mais là à 12 ans, forcément.

puck dit: 16 février 2026 à 20h41

c’est là qu’on voit que ce pauvre Nabokov n’aurait jamais pu devenir Dostoïevski, chez Nabokov tout n’est que surface, à force d’en rester à la partie immergée de l’iceberg il finit par enfiler des grosses perles.

Clopine dit: 16 février 2026 à 20h43

A chaque fois que Jazzi fait état de son enfance, c’est la même interrogation pour moi : il ne dit jamais « merci ». Pourtant, il y a eu visiblement une solidarité familiale, oncles, tantes, etc. On n’en entend jamais parler dans le registre de la gratitude… C’est juste Jazzi, beau jeune homme, montant à Paris, ayant eu la chance grâce à son cul homosexuel d’obtenir une petite place culturelle (mais étant suffisamment égocentrique pour avoir enterré jusqu’au nom de ce vieil amant. qui lui a ouvert les portes, jusqu’à ne jamais l’évoquer, alors qu’on sait désormais tout sur le petit clébard parisien qui est comme une caricature de Réviser)

puck dit: 16 février 2026 à 20h46

pour nos globalistes mondialistes européistes capitalistes bellicistes je leur conseille de lire un super livre de Bernanos : « la France contre les robots » !

puck dit: 16 février 2026 à 20h48

« la France contre les robots » c’est comme si Bernanos avait eu l’intuition de ce que deviendrait la France sous Macron Glucksmann.

puck dit: 16 février 2026 à 20h53

dans un mail envoyée à Epstein par Ariane de Rothschild celle ci dit voir en Macron plus que le futur président de la France : elle le voit comme le futur chef de l’Europe et même du monde.

Edmond Rothschild n’a eu qu’un fils qui était héroïnomane du coup il était pas bon pour mener les affaires familiales, du coup sa femme Ariane (la belle fille d’Edmond) s’est sentie obligée de prendre sa place, mais comme elle n’y connaissait rien à la finance elle prenait les conseils d’Epstein.

c’est pour ça que dans un ses mails adressés à Peter Thiel, Epstein lui dit qu’il représente les Rothschild.

renato dit: 16 février 2026 à 21h02

Il n’y avait rien d’intelligent à trouver parce que la réaction était dénuée de sens, surtout quand on considère que je n’avais pas dit que Jeffrey Epstein était con, mais plutôt qu’il n’était pas aussi cultivé que certains le prétendent.

De plus, que Lolita ait eu 12 ans, comme dans l’œuvre de Nabokov, ou 14 ans comme dans celle de Kubrick, ne change rien au fond du problème.

Pour faire preuve de perspicacité, il est crucial d’apprendre à lire sans apriori, ce qui s’avère difficile pour un défenseur de la réaction.

D’ailleurs, lorsque les gens fréquentaient des maisons closes, ils s’en moquaient royalement du niveau culturel du propriétaire. Par conséquent, le simple fait qu’une personne ait voyagé sur le Lolita ne prouve rien quant au niveau culturel de l’hôte.

Pas besoin de répondre, merci !

Jazzi dit: 16 février 2026 à 21h13

Promenades déconfinées
______________________

Déconfinement J+7 (dimanche 17 mai 2020)

Vers 14 heures, je décide d’aller faire un tour dans le petit bois derrière chez moi.
Les froidures matinales ayant cédé la place à une belle journée ensoleillée, nombreux étaient les Parisiens à se ruer en direction du bois de Vincennes depuis la porte Dorée.
Tout autour du lac Daumesnil, où les barques à nouveau s’activaient, flottait comme un air de désobéissance civile généralisée.
Les pelouses alentour étaient prises d’assaut et de joyeux pique-niques réunissaient les familles ou les groupes d’amis.
Au loin, les principales attractions de la foire du Trône, immobiles derrière les grilles de la pelouse de Reuilly, attendent toujours une hypothétique autorisation d’ouverture au public.
Laissant sur la droite le temple bouddhique, je me suis dirigé vers le petit pont, à gauche, donnant accès à l’île de Reuilly et à l’île de Bercy.
Avisant un banc libre en bordure d’allée, juste avant le restaurant du Chalet du lac, je m’y suis assis au centre afin de pouvoir admirer tout à loisir le spectacle animé qui s’offrait à ma vue. Le masque baissé, les yeux barrés de lunettes noires, vêtu seulement d’un bermuda et d’un polo à manches courtes, les bras tendus en croix sur le dossier du banc, je confiais aux rayons du soleil le soin de déblanchir mon visage et les parties dénudées de mon anatomie d’ancien confiné hivernal.
C’est alors que je vis arriver à moi un vieil homme, petit et fluet, à belle crinière grise.
Il me demanda s’il pouvait s’assoir à mes côtés.
– Bien sûr, lui répondis-je en me poussant vers l’extrémité droite du banc, il nous suffit juste de respecter le mètre réglementaire entre nous, ajoutai-je en riant.
Ainsi prit-il place à l’extrémité gauche.
Nous gardâmes le silence, le temps pour moi de l’observer discrètement.
Le visage masqué et surmonté de lunettes teintées, il était entièrement revêtu en beige : chemise, pull, pantalons et chaussures. Du même beige, propre mais pareillement délavé, était le blouson qu’il avait retiré et gardait à la main. Ses doigts, aux ongles nets, taillés court, ne portaient aucune bague ni alliance.
Je remarquai que la peau de ses avant-bras et du dessus de ses mains était tavelée, mais paraissait encore souple.
Quel âge pouvait-il avoir ?
Dans les soixante-dix bien tassés, estimai-je à vue de nez.
Nous commençâmes alors à échanger quelques paroles anodines sur les gens étalés sur l’herbe autour de nous.
Je lui dis qu’après tant de messages contradictoires durant la période de confinement, ceux-ci semblaient avoir choisi de désobéir aux consignes gouvernementales.
Pour sa part, il trouvait que les distances entre les regroupements étaient somme toute respectées.
Je lui fis remarquer néanmoins que les porteurs de masques étaient infiniment minoritaires.
D’un air coquin, il me confia qu’il se demandait si les amoureux hésitaient à s’embrasser ?
Il me semble, précisai-je que les rapports sexuels sont déconseillés par les autorités scientifiques.
La conversation prit alors un tour inattendu.
Je parlai du sida, il enchaîna sur la syphilis.
J’évoquai l’emploi des préservatifs, il me déclara que pour lui son usage représentait 50% de plaisir en moins ! Et que lorsqu’il était à l’armée, il y a maintenant 70 ans, on leur avait projeté un film sur les ravages des maladies vénériennes, avec des sexes amputés, qui lui avait glacé le sang à l’époque !
– 70 ans, m’exclamai-je ! Plus vingt, ça vous ferait 90 ans, demandai-je d’un air incrédule ?
– 92 le mois prochain, précisa-t-il en baissant furtivement son masque et de le remettre aussitôt en place.
Son visage était à peine ridé.
C’est alors qu’il me raconta sa vie, répondant dans le détail aux nombreuses questions que je lui posai.
Deux bonnes heures après, chacun repartit de son côté.

C’était un petit homme ordinaire et singulier.
Il avait enterré deux femmes, mortes chacune d’un cancer. De la première, il avait eu deux enfants, un garçon et une fille nés dans les années 1950, comme moi.
Un pur parigot, n’ayant jamais vécu ailleurs qu’à Paris.
D’origine modeste, il avait vécu avec ses parents, du côté du boulevard Voltaire, dans le XIe arrondissement.
Il avait quinze ans à la Libération de Paris.
A dix-huit, il fut placé en atelier et devint métallurgiste, payé à la pièce.
Jeune marié, il s’installa avec sa femme (parlant d’elle, il disait « ma femme », pour l’autre, avec laquelle il vécut 20 ans, il employait le terme « ma compagne ») rue des Petits-Champs en bordure du Palais Royal.
Il suivit alors des cours du soir et obtint un C.A.P. de comptable.
Suite à quoi, il entra au siège de chez Peugeot, rue de la Grande-Armée à Neuilly, où il resta jusqu’à l’âge de 55 ans, avant de partir, contraint et forcé mais largement indemnisé, en préretraite.
C’est ainsi qu’il bénéficie d’une pension depuis un temps équivalent à celui durant lequel il a travaillé (un peu moins de quarante ans) !
Il habite désormais un immeuble moderne avec ascenseur du 13e arrondissement. Un grand appartement dont il est propriétaire, avec balcon et box pour sa voiture.
Il conduit toujours, principalement pour se rendre dans sa maison de campagne à une vingtaine de kilomètres de la capitale.
Il a hâte d’aller tondre son jardin.
C’était sa seconde grande sortie depuis le déconfinement.
« Pouvoir parler à quelqu’un », voilà ce qui lui avait le plus manqué durant le confinement.
A l’occasion des maladies de ses compagnes, il avait appris à faire son ménage, sa cuisine et repasser son linge tout seul.
Aussi est-il parfaitement autonome, sans nul besoin d’aide ménagère ni femme de ménage, et préférerait se suicider plutôt que de finir en Ehpad, ainsi qu’il en a averti ses enfants.
Parfois, en me parlant, il tapotait mon avant-bras gauche d’un doigt.
Je mis un point d’honneur à ne pas sursauter et faire comme si de rien n’était.
Plus tard, je me suis empressé de passer du gel sur la partie touchée…
Je l’avais beaucoup questionné sur le Paris de l’Occupation et de la Libération.
Je lui ai même demandé s’il avait été témoin des grandes rafles de 42.
Non, « à ’époque, nous n’étions pas informé comme aujourd’hui », me répondit-il, bien qu’il lui arrivât d’écouter Radio-Londres.
Il n’avait pas vraiment connu la faim à cette époque, parfois il lui arrivait d’accompagner sa mère en Normandie, où ils achetaient de la nourriture au marché noir.
Voyait-il un rapport entre la Dernière Guerre mondiale et la situation actuelle ?
Rien à voir, selon lui.
Parfois, pour écourter ses réponses où je le voyais se perdre dans d’infinis détails, je lui reposai impatiemment une autre question.
« Attendez ! » ma répétait-il imperturbablement.
Après l’épisode sur la mort de sa seconde compagne, j’ai même osé un : « Une troisième peut-être ? »
Il n’y pensait pas.
A l’issu de cet interrogatoire complet, il m’a demandé, timidement, ce que je faisais dans la vie et si j’étais marié.
Je l’ai brièvement informé que j’étais journaliste culturel indépendant et que, sans être marié, je ne vivais pas seul.
Il a eu la gentillesse de me dire que, moi aussi, je ne faisais pas mon âge…
https://www.lelezarddeparis.fr/promenades-deconfinees

D. dit: 16 février 2026 à 21h30

les yeux barrés de lunettes noires, vêtu seulement d’un bermuda et d’un polo à manches courtes, les bras tendus en croix sur le dossier du banc,

… quel affreux spectacle.

J J-J dit: 16 février 2026 à 23h26

on se demande si ce long extrait du journal du 17 mai 2020 ne constituerait pas comme une réponse indirecte aux vives interpellations du dessous. Ce soir, revu La Grazia pour la 2e fois en une semaine, ce qui ne m’arrive en principe jamais. Et maintenant, fin du grand roman de l’Hongrois : « la mélancolie de la résistance ». Du lourd… Demain matin, on abat le grand mur d’enceinte pour en reconstruire un nouveau, plus solide et moderne. BN.

Julienne79 dit: 17 février 2026 à 0h32

Beau billet, merci PASSOU. Merci aussi à Vinciane Despret qui nous aide a regarder la nature!

rose dit: 17 février 2026 à 4h44

Aujourd’hui, 18 février 2026, nouvel an chinois. Nous entrons dans l’année du cheval de feu. La dernière était il y a soixante ans.

Lors de la crue centenale qui se forme sur la Seine, énorme souci pour le département des antiquités égyptiennes du Louvre. Il eut été possible de rendre nombre d’œuvres d’art, stockées au sous-sol, au musée du Caire qui vient d’ouvrir.

Camille de Toledo est un homme. Sa distopie est politique.

rose dit: 17 février 2026 à 4h47

Le mot qui convient n’est pas distopie. Ce n’est pas utopie non plus. C’est un récit de fiction sur l’avenir.

rose dit: 17 février 2026 à 4h54

Et alii

Lorsque vous écrivez recherche demandée par Pierre Legendre sur Dieu a fait l’homme à son image, j’ai eu l’impression d’un petit ratage.
Mais, vous parlez, et écrivez l’hébreu ?

Et lorsque vous signalez, qu’icelui vous a demandé un travail sur Véronique, vous vous en sortez par une pirouette, ce qui est exactement la figure en tauromachie. Sur le chemin de croix, c’est une femme, alors qu’il était sous les lazzis de la foule, qui a tendu un linge à Jésus pour qu’il s’essuie la sueur.
Pouvez-vous nous en dire plus et le lien entre Véronique et l’hébreu ?
Savez-vous également pourquoi et en quoi Pierre Legendre a choisi de vous faire travailler sur Véronique ?

rose dit: 17 février 2026 à 4h55

Incroyable sur cette photo de 2024 combien frederic wiseman respire la bonté ! Tous les traits de son visage respirant son intérêt pour les êtres humains !

JC..... dit: 17 février 2026 à 5h17

BONNE ANNEE DU CHEVAL !!!

…….. aux milliers de Chinois qui lisent avidement les billets remarquables de pertinence de la RDL et les non-moins remarquables commentaires des laborieux commentateurs du prestigieux blog assoulinien…..

rose dit: 17 février 2026 à 5h55

Et alii

Le lien existe entre les deux !
L’invention de la véronique est généralement attribuée à Costillares, vers 1780. Son nom est lié à sainte Véronique et au linge qu’elle tendit au Christ pour essuyer le sang de son visage[1]. C’est la passe fondamentale du travail de cape.

JC..... dit: 17 février 2026 à 6h27

DEMOCRATIE

Donner sa voix représentative à des scénaristes et/ou des acteurs comme Macron, Melenchon, Faure, Hollande, Bardella, Rousseau, c’est faire revivre Buster Keaton, Harold Lloyd, Laurel et Hardy, Popov, Zavatta.

La même pièce de théatre, toujours la même, jouée par des acteurs toujours aussi décalés du réel, n’est qu’une farce financée par votre travail !

Marre des incompétents !

JC..... dit: 17 février 2026 à 6h38

PROVENANCE BUCAREST

« On vit des temps où les mouches expliquent aux abeilles comment faire du miel… »

Jazzi dit: 17 février 2026 à 7h48

Extrait du « Journal cinématographique » du léZard de Paris :

« Mardi 27 octobre 2020 à 11 h 50 min.
Un film de Frederick Wiseman, fut-il d’une durée de 4 heures 32 min., ça ne se rate pas !
Pour dresser le bilan de son premier quinquennat le Maire démocrate de Boston, Martin J. Walsh a fait appel à l’un des meilleurs documentaristes internationaux du moment, lui donnant carte-blanche et accès à toutes les réunions menées par lui ou ses collaborateurs.
Dans « City Hall » Wiseman, a enregistré, durant l’automne et l’hiver 2019, la plupart des réunions des conseils de quartier ou municipaux de Boston, une des villes les plus « métissées » des Etats-unis.
Belle opération marketing nous plongeant au coeur de la concertation et des décisions politiques d’une équipe municipale, qui se distingue particulièrement dans sa gestion des problèmes économiques et sociaux qu’elle a en charge, et les solutions qu’elle y a apportés.
Bilan largement positif pour cet élu en tous points opposé à Trump.
On le découvre en action, se présentant en tant que fils d’immigrants irlandais et n’hésitant pas à évoquer en toute franchise son passé d’alcoolique, ne pas ménager sa peine au service de tous ses citoyens, notamment les plus fragiles et les plus démunis.
Images soignées, son impeccable et montage fluide, sans voix off lyrique ou didactique, caractérisent, le cinéma de Wiseman.
Un cinéma dont la simplicité un brin austère est à l’égal de son authenticité et de son efficacité.
Et on songe à ce qu’aurait donné un tel film sur L’Hôtel de Ville de Paris… »

rose dit: 17 février 2026 à 7h50

Magnifique, JC.
Ce que je savent pas les mouches, c’est que, pendant ce temps, les abeilles continuent à faire du miel.

Jazzi dit: 17 février 2026 à 7h57

« Aujourd’hui, 18 février 2026, nouvel an chinois. »

Vous vivez dans le futur, rose ?

Jean Langoncet dit: 17 février 2026 à 8h04

Capté en passant

Bonne journée les petits zoziaux

« À la fin des années 1960, les États-Unis découvrent brutalement l’envers de leur prospérité. Rivières qui prennent feu, pesticides omniprésents, oiseaux qui disparaissent, banlieues polluées au nom du progrès industriel.
C’est dans ce paysage abîmé qu’apparaît une figure singulière : The Fox.

Biologiste près de Chicago, James Phillips refuse de rester spectateur. La pollution n’est pas pour lui une abstraction lointaine : elle traverse son quotidien, sa rivière, son environnement immédiat. Alors il agit. Seul. Anonymement. Illégalement parfois.
Il bouche des canalisations industrielles, déverse des déchets polluants… dans les bureaux mêmes des entreprises responsables. Non pour faire spectacle, mais pour rendre visibles les conséquences de décisions prises loin du terrain.

Ce que raconte cette histoire, ce n’est pas seulement la naissance de l’éco-sabotage.
C’est un moment charnière de l’écologie politique moderne : le passage d’une indignation diffuse à l’action directe, quand les institutions tardent à répondre. »

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/une-histoire-particuliere/un-renard-contre-l-industrie-chimique-3910938

Jazzi dit: 17 février 2026 à 8h05

Merci mon Dieu de nous donner notre petit Ferdinand quotidien !

« Quand nous sortions de chez l’ouvrière, on avait pas fini nos courses. À Austerlitz, on repiquait encore un galop et puis un coup d’omnibus jusqu’à la Bastille. C’était du côté du Cirque d’Hiver qu’était l’atelier des Wurzem, ébénistes, des Alsaciens, toute une famille. Tous nos petits meubles, les haricots, les consoles, c’est lui qui les maquillait « genre ancien ». Depuis vingt ans, il ne faisait que ça pour Grand-mère et puis pour d’autres. La marqueterie ça ne tient jamais, c’est une discussion perpétuelle. Un artiste aussi Wurzem, un ouvrier sans pareil. Ils gîtaient tous dans les copeaux, sa femme, sa tante, un beau-frère, deux cousines et quatre enfants. Il était jamais prêt non plus. Son vice à lui c’était la pêche. Il passait souvent une semaine canal Saint-Martin, au lieu de pousser les commandes. Ma mère se fâchait tout rouge. Il répondait insolemment. Après il faisait des excuses. La famille éclatait en larmes, ça en faisait neuf pour pleurer, nous, deux seulement. Ils étaient des «paniers percés ». À force de pas payer leur terme, il a fallu qu’ils décampent, qu’ils se réfugient dans un maquis, rue Caulaincourt.
Leur cahute c’était à pic tout en bas d’une fondrière, on y arrivait par des planches. De loin, on poussait des gueulements, on se dirigeait vers leur lanterne. Ce qui me taquinait chez eux, c’était de foutre en l’air le pot de colle, toujours en branle sur le réchaud. Un jour je me suis décidé. Mon père en apprenant ça, il a prévenu tout de suite Maman, que je l’étranglerais un jour, que c’était bien dans mes tendances. Il voyait tout ça.
Chez les Wurzem, l’agréable c’est qu’ils avaient pas de
rancune. Après les pires engueulades, dès qu’on les douillait un peu, ils se remettaient à chanter. Pour eux rien était tragique, des imprévoyants ces ouvriers ! Pas des consciencieux comme nous autres! Ma mère profitait de ces incidents comme exemples pour me faire horreur. Moi je les trouvais bien gentils. Je roupillais dans leurs copeaux. Fallait encore qu’on me secoue pour pouloper jusqu’au Boulevard, bondir dans l’omnibus « Halle aux Vins ». L’intérieur, je trouvais ça splendide à cause du gros œil en cristal qui donne des figures de lumière à toute la rangée des banquettes. C’est magique.
Les bourrins galopent la rue des Martyrs, tout le monde s’écarte pour qu’on passe. Quand on arrive à la boutique on est très en retard quand même.
Grand-mère ramène dans son coin, mon père Auguste rabat sa casquette à fond. Il déambule comme un lion sur la passerelle d’un navire. Ma mère s’affale sur l’escabeau. Elle a tort, c’est pas la peine qu’elle s’explique. Tout ce qu’on avait fait en route ça ne plaît à personne, ni à Grand-mère ni à papa. On ferme enfin le magasin. On dit « au revoir » bien poliment. On part tous les trois se coucher. C’est encore une sacrée trotte jusque chez nous. C’est de l’autre côté du « Bon Marché ».
Mon père il était pas commode. Une fois sorti de son bureau, il mettait plus que des casquettes, des maritimes. Ç’avait été toujours son rêve d’être capitaine au long cours. Ça le rendait bien aigri comme rêve.
Notre logement, rue de Babylone, il donnait sur «les Missions ». Ils chantaient souvent les curés, même la nuit ils se relevaient pour recommencer leurs cantiques. Nous on pouvait pas les voir à cause du mur qui bouchaït juste notre fenêtre. Ça faisait un peu d’obscurité.
À la Coccinelle-Incendie, mon père ne gagnait pas beaucoup.
Pour traverser les Tuileries il fallait souvent qu’il me porte. Les flics en ce temps-là, ils avaient tous des gros bides. Ils restaient planqués sous les lampes.
La Seine ça surprend les mômes, le vent qui fait trembler les reflets, le grand gouffre au fond, qui bouge et ronchonne. On tournait à la rue Vanneau et puis on arrivait chez nous. Pour allumer la suspension y avait encore une comédie. Ma mère savait pas. Mon père Auguste, il tripotait, sacrait, jurait, déglinguait chaque fois la douille et le manchon.
C’était un gros blond, mon père, furieux pour des riens, avec un nez comme un bébé tout rond, au-dessus de moustaches énormes. Il roulait des yeux féroces quand la colère lui montait. Il se souvenait que des contrariétés. Il en avait eu des centaines. Au bureau des Assurances, il gagnaït cent dix francs par mois.
En fait d’aller dans la marine, il avait tiré au sort sept années dans l’artillerie. Il aurait voulu être fort, confortable et respecté. Au bureau de la Coccinelle ils le traitaient comme de la pane. L’amour-propre le torturait et puis la monotonie. Il n’avait pour lui qu’un bachot, ses moustaches et ses scrupules. Avec ma naissance en plus, on s’enfonçait dans la mistoufle. »

(« Mort à crédit », éditions Denoël, 1936)

J J-J dit: 17 février 2026 à 8h33

Je déplore chaque matin de devoir subir des extraits parasites de Céline avant d’accéder aux autres messages du jour. On ne comprend pas très bien le sens de cette démarche de jzmn : que n’a-til pas pu fourguer tous ces extraits sur son autre support de lézard, dans une rubrique à part, dite « Ma vie avec Céline » ?

J J-J dit: 17 février 2026 à 8h48

8.37 – Non… pas « simple », il y a évidememnt une intention cachée derrière ce prétendu « partage » que, pmp, j’estime plutôt insupportable, comme de vos insinuations sur l’université de Lyon. Etc.
En revanche, les pages choisies de votre journal narcissique déconfiné ne me gênent nullement. Mais pour quelle « actualité », au juste : une tactique pesronnelle en vue des élections municipales parisiennes ?

J J-J dit: 17 février 2026 à 8h57

A qui appartiennent nos vies, se questionnait lancinamment le président de Santis ? – A celzéceux qui n’en veulent plus et demandent de l’aide et non au bon dieu…, finit-il par comprendre et répondre. Il n’accorda pas la grâce car il prit le type au mot, celui-ci n’en voulait pas, alors que tout de son attitude prouvait le contraire : la preuve, six mois plus tard, il la quémanda au nouveau président… Donc, le président sortant avait vu juste et sondé la « vérité » d’une psychologie retorse. Pourtant, il n’était pas « psy ».
Notre Sénat.fr, quant à lui attend encore, prend son temps et ajourne. Et c’est d’autant plus intolérable que ce n’est pas du cinéma. C’est a France et ses élus indirects, dans toute sa médiocrité.
Bàc

Jazzi dit: 17 février 2026 à 9h25

« Mais pour quelle « actualité » »

C’est le sujet du billet de Passou, JJJ.
Quand la nature reprend le dessus, nous avons connu ça au temps du covid à l’échelon mondial.

A votre avis, pourquoi le président sortant de « La Grazia » a démissionné et n’a pas voté pour que son ami d’enfance lui succède ? Puisque ce n’est pas lui qui l’a fait cocu !

Jazzi dit: 17 février 2026 à 9h31

Et pourquoi Coco lui dit-elle toujours « Arrête de ma casser les couilles ! » puisqu’elle n’en a pas ?

Jazzi dit: 17 février 2026 à 9h34

Et pourquoi rose ne dit-elle pas à sa copine Clopine : « Telle que tu vois Jazzi tu es ! », puisque sa mère le lui a dit, JJJ ?

Jazzi dit: 17 février 2026 à 9h39

Et pourquoi ne disons-nous pas tous merci à Mélenchon avec Clopine !

« la France Insoumise est ouvertement altermondialiste, féministe, écologique, woke plus que ça tu meurs, et seul capable de combattre le racisme. »

Jazzi dit: 17 février 2026 à 9h54

Le père de Ferdinand dessinait des aquarelles, JJJ !

« Mon père pour m’élever, il s’est tapé bien des boulots supplémentaires. Lempreinte son chef l’humiliait de toutes les façons. Je l’ai connu moi ce Lempreinte, c’était un rouquin qu’avait tourné pâle, avec des longs poils en or, quelques-uns seulement à la place de barbe. Mon père, il avait du style, l’élégance lui venait toute seule, c’était naturel chez lui.
Lempreinte, ce don l’agaçait. Il s’est vengé pendant trente ans. Il lui a fait recommencer presque toutes ses lettres.
Quand j’étais plus petit encore, à Puteaux, chez la nourrice, mes parents montaient là-haut me voir le dimanche. Y avait beaucoup d’air. Ils ont toujours réglé d’avance. Jamais un sou de dette. Même au milieu des pires déboires. À Courbevoie seulement à force de soucis et de se priver sur bien des choses, ma mère s’est mise à tousser. Elle arrêtait plus. Ce qui l’a sauvée c’est le sirop de limaces et puis la méthode Raspail.
M. Lempreinte, il se méfiait que mon père il aye des drôles d’ambitions avec un style comme le sien.
De chez ma nourrice à Puteaux, du jardin, on dominait tout Paris. Quand il montait me voir papa, le vent lui ébouriffait les moustaches. C’est ça mon premier souvenir.
Après la faillite dans les Modes à Courbevoie, il a fallu qu’ils travaillent double mes parents, qu’ils en mettent un fameux coup. Elle comme vendeuse chez Grand-mère, lui toutes les heures qu’il pouvait, en plus, à la Coccinelle. Seulement plus il montrait son beau style, plus Lempreinte le trouvait odieux. Pour éviter la rancune il s’est lancé dans l’aquarelle. Il en faisait le soir après la soupe. On m’a ramené à Paris. Je le voyais tard dessiner, des bateaux surtout, des navires sur l’océan, des trois-mâts par forte brise, en noir, en couleurs. C’était dans ses cordes. Plus tard des souvenirs d’artillerie, des mises en batterie au galop, et puis des évêques. À la demande des clients. À cause de la robe éclatante… Et puis des danseuses enfin, avec des cuisses volumineuses.. Ma mère allait présenter le choix, pendant l’heure du déjeuner, à des revendeurs en galeries. Elle a tout fait pour que je vive, c’est naître qu’il aurait pas fallu.
Chez Grand-mère, rue Montorgueil, après la faillite, elle crachaït parfois du sang le matin en faisant l’étalage. Elle dissimulait ses mouchoirs. Grand-mère survenait.. « Clémence essuie-toi les yeux !.. Pleurer n’arrange pas les choses !.. » Pour arriver de très bonne heure, on se levait au jour, on traversait les Tuileries, ménage déjà terminé, papa retournait les matelas.
Dans la journée c’était pas drôle. C’était rare que je pleure pas une bonne partie de l’après-midi. Je prenais plus de gifles que de sourires, au magasin. Je demandais pardon à propos de n’importe quoi, j’ai demandé pardon pour tout.
Fallait se méfier du vol et de la casse, les rogatons c’est fragile. J’ai défiguré sans le faire exprès des tonnes de camelote. L’antique ça m’écœure encore, c’est de ça pourtant qu’on bouffait. C’est triste les raclures du temps… c’est infect, c’est moche. On en vendait de gré ou de force. Ça se faisait à l’abrutissement. On sonnaïit le chaland sous les cascades de bobards.. les avantages incroyables. sans pitié aucune… Fallait qu’il cède à l’argument… Qu’il perde son bon sens… Il repassait la porte ébloui, avec la tasse Louis XIII en fouille, l’éventail ajouré bergère et minet dans un papier de soie. C’est étonnant ce qu’elles me répugnaient moi les grandes personnes qui emmenaient chez elles des trucs pareils.
Grand-mère Caroline se planquaït pendant le travail à l’abri de L’Enfant Prodigue, l’énorme panneau tapisserie. Elle avait l’œil Caroline pour gafer les mains. C’est vicelard comme tout la cliente, plus c’est huppée mieux c’est voleuse. Un petit contrepoint Chantilly c’est un véritable souffle dans un manchon bien entraîné.
On ruisselait pas dans les lumières au magasin. Et l’hiver c’est tout à fait traître à cause des volants. des velours, fourrures, baldaquins, qui font trois fois le tour des nichons… Et des épaules il part encore toutes sortes de boas lointains, des flots de mousseline onduleuse. Les oiseaux d’un deuil immense… Elle pavanait la cliente, chassait les monceaux de bricoles, gloussante, revient encore sur ses pas. éparpille.. Toujours picoreuse, cacotante. querelleuse pour le plaisir. À deviner la convoitise on s’écarquillait les châsses y avait du choix dans la tôle. Grand-mère elle arrêtait pas d’aller à la remonte… d’aller piquer du « rossignol » à la salle des ventes… Elle rapportait de tout, des toiles à l’huile, des améthystes, des buissons de candélabres, des tulles brodés par cascades, des cabochons, des ciboires, des empaillés, des armures et des ombrelles, des horreurs dorées du Japon, et des vasques, des bien plus lointains encore, et des fourbis qui n’ont plus de noms, et des trucs qu’on saura jamais.
La cliente elle s’’émoustille dans le trésor des tessons. Le tas se reforme derrière elle. Ça culbute, ça clinque, ça tournoie. Elle est entrée pour s’instruire. Il pleut, elle vient s’abriter. Quand elle en a marre, elle se barre avec une promesse. Il faut se manier le train alors pour rassembler toute la bricole. À genoux on s’étale au plus bas, on racle sous les meubles. Si tout y est… mouchoirs. bibelots. verres filés. brocante. on pousse alors un beau soupir.
Ma mère s’affale, se masse la jambe, la crampe d’avoir tant piétiné, complètement aphone. Voilà qu’il surgit de l’ombre, juste avant la fermeture, le client honteux. Il entre en douceur celui-là, il s’explique à voix très basse, il veut fourguer son petit objet, un souvenir de sa famille, il le déplie du journal. On l’estime à peu de chose. On va laver cette trouvaille sur l’évier de la cuisine. On le payera demain matin. Il barre, il dit à peine « au revoir »… L’omnibus Panthéon-Courcelles passe en trombe au ras de la boutique.
Mon père arrive de son bureau, il regarde toutes les secondes sa montre. Il est nerveux. Il faut maintenant qu’on se dégrouille. Il pose son chapeau. Il prend sa casquette au clou.
Il faut encore qu’on bouffe les nouilles et puis qu’on se barre
aux livraisons.
On éteignait la boutique. Ma mère était pas cuisinière, elle faisait tout de même une ratatouille. Quand c’était pas « panade aux œufs » c’était sûrement « macaroni ». Aucune pitié. Après les nouilles on restait un moment tranquilles, à réfléchir pour l’estomac. »

J J-J dit: 17 février 2026 à 10h07

Et c’est la Coco qui l’aurait « fait Cocu » ? 🙂 Dans la rue, il en doute encore ! – « Puisqu’elle n’en a pas » (de couilles cassées)… Au figuré, pourquoi pas ? Au propre, qu’en sait-on ? « Mange ta soupe et ferme là ». Onb est vieux et élégants. On essaie d’éviter les bruits de bouche en l’avalant dans la cuiller… – Il a voté « contre » son ami et empêché de lui succéder à la présidence. Mais pas par « vengeance », par « altruisme » en réalité. Son ami n’a jamais douté de rien et toujours su « instrumentaliser » les doutes de juriste et de juge du président. Et lui, la « morale de conviction » en politique, comme l’aurait incarné son pote, ça lui a toujours « foutu les boules » (sic). Alors, il a pris les devants, puisqu’il en avait le pouvoir. Et l’a empêché de le regretter plus tard. Et contrairement à ce que vous dites, il a signé le rapport sur « l’euthanasie » avant son départ, à la grande surprise de la directrice de Vogue et de ses enfants.
Quel vocabulaire, cela dit, jzmn !… Céti que vous voulez nous faire du Céline ? Parfois, vous vous laissez aller à planer dans le cosmos. A pleurer et à rire au vu d’une vidéo de Vita sur la terre soulée par une musique de rap. Bàv.

Jazzi dit: 17 février 2026 à 10h14

« Et contrairement à ce que vous dites, il a signé le rapport sur «l’euthanasie » avant son départ »

Jamais dit le contraire, JJJ, mais qu’il avait pris le temps de peser le pour et le contre avant de faire son choix définitif.

J J-J dit: 17 février 2026 à 10h16

Quand je pense avoir acheté il y a 4 ans Mort à crédit chez Folio…, après que vous et Philippe m’eûtes saoulé avec « le plus grand roman de Céline, bien plus fort que Le Voyage »… Et quand je pense n’avoir jamais pu aller plus loin qu’une cinquantaine de pages, après trois reprises… Quel gaspillage d’argent, pour une ordure pareille !
(/*** N’essayez pas de me trouver des parentés d’aquarelliste, jzmn. Kniebolo aussi pensait avoir des talents héréditaires de peintre sur toile et sur papier).

J J-J dit: 17 février 2026 à 10h27

8.42, Oui Henri-Frédéric Amiel (moucha)… Je ne suis jamais parvenu au bout des 17000 pages de son journal. J’espère que MC, lui, a réussi à vaincre cet Anna Purna suisse. Après tout, c’est son métier, la littérature diariste du 19e siècle !… Hein ? Bàv.

Jazzi dit: 17 février 2026 à 10h32

Même déception pour moi après avoir acheté deux folios de Boualem Sansal, sur vos conseils, JJJ.
« Rue Darwin » est bien passé, mais « Le village de l’Allemand » ne me convainc pas vraiment.
Sujet trop ambiteux voulant relier la Shoah à la guerre d’Algérie et aux évènements tragiques des années 1990 en Algérie, où la construction romanesque m’apparait passablement artificielle et le tirage à la ligne quelque peu indigeste…

Jazzi dit: 17 février 2026 à 10h40

Même déception hier, au cinéma, avec le film coréen « Aucun autre choix » de Park Chan-Wook, pourtant encensé par la presse et le public !

puck dit: 17 février 2026 à 10h40

les responsables des 2 meurtres commis par l’ICE dans le Minnesota sont 1/ Palantir et 2/ l’ICE.

avec Palantir on entre carrément dans un truc de science fiction genre minority report : repérer des cibles qui représentent un danger avant qu’elles passent à l’action.

le système est simple : l’ICe ou les autres services ont un logiciel, ils commencent par entrer les critères de recherche, ensuite une carte apparait, ils zooment jusqu’à ce que des carrés apparaissent, en zoomant plus ces carrés montrent la photo de la cible, le nom l’adresse etc…

comment ont-ils l’adresse ? en utilisant les donnée de la sécurité sociale américaine, ce qui est interdit par la loi.

et donc c’est comme ça, avec ce logiciel que les 2 cilbes de l’ICE sont apparus sur la carte de Palantir.

ils participaient à toutes les manifs anti immigration et s’étaient même battus avec les force de l’ordre : c’était suffisant pour que Palantir en fasse des cibles qui représentent un danger pour la société.

du coup quand l’ICE a réussi à repérer ces 2 personnes le but était de les abattre sans sommation puisque selon Palantir ils représentaient une mance pour les US, et Palantir ne se trompe jamais.

sauf que tous nos médias ont désigné l’ICE de Trump, et aucun n’a parlé de Palantir qui a désigné ces cibles… normal la France utilise aussi ces logiciels de Palantir.

le fondateur de cette boite, on met notre sécurité entre les mains de tarés de ce genre :

https://www.youtube.com/shorts/sdT9sGphcKs

J J-J dit: 17 février 2026 à 10h48

@ 10.32, Désolé de vous avoir déçu avec Sansal. Vous vous en remettrez facilement, je pense. Bàv.
(Essayons d’écouter son futur « éloge » à l’Académie française par je ne sais plus qui).
+ *** Voyage de la dernière chance en Algérie pour notre ministre Nunez qui aura le devoir de lever l’affront de Retailleau. Et c pas gagné d’avance, hélas. Va-t-il embarquer Benjamin S., DHH ?

puck dit: 17 février 2026 à 10h50

nom de ce logiciel de surveillance : Palantir Gotham

comme c’est 2 fous normal qu’ils se prennent pour Batman.

MC dit: 17 février 2026 à 10h50

Rose, Véronique c’est aussi en grec , la « vraie image ». C’est peut-être en ce sens que l’entendait Legendre.

J J-J dit: 17 février 2026 à 11h20

tjs pas compris la différence conspirationnisme vs complotisme. De quoi vous réclamez-vous, au juste ?

Alfred dit: 17 février 2026 à 11h28

Peter Thiel, comme Elon Musk, est quelqu’un de bien, il est déjà dans le futur.
Pas facile à comprendre pour les vieux ploucs de la Rdl qui ruminent le passé telles des chèvres agonisantes.

D. dit: 17 février 2026 à 11h31

Faut arrêter d’emmerder Mélenchon. Il n’a rien à voir dans cette affaire.
Les services d’ordre sont permis, sauf ceux dissous officiellelent.
Ce qui n’est pas permis c’est de blesser et de tuer. La Justice fera son travail.
La justice

Jazzi dit: 17 février 2026 à 11h50

Les parents sèment la haine et les enfants en récoltent les fruits, D.
Autant de vies gâchées, tant du côté des victimes que des coupables…

rose dit: 17 février 2026 à 11h59

MC
Merci.
Ai lu ce matin qu’elle avait essuyé le sang, je croyais que c’était la sueur.

Jazzi dit: 17 février 2026 à 12h04

C’est mardi gras, miam miam !

RECETTE DES GANSES DE NICE

Chez nous, les ganses figuraient parmi les treize desserts traditionnels de Noël. A Nice, à la Chandeleur, il arrive que ces petites friandises en forme de nœuds papillons remplacent même les crêpes. En effet, à la fin du carnaval, qui s’achève avec le mercredi des Cendres, il est d’usage d’en servir une dernière fois avant que ne commence la période de jeûne du Carême. Mais c’est surtout pour les fêtes de fin d’année que ma mère en confectionnait : personnellement, nous tenions aussi beaucoup aux crêpes ! Elle plaçait alors un kilo de farine tamisée dans une jatte à laquelle elle rajoutait une bonne pincée de sel (environ 10 g), un sachet de levure chimique et 200 g de sucre en poudre. Creusant un puits au centre, elle versait quatre œufs battus avec un peu de lait, comme pour une omelette, 200 g de beurre coupé en petits dés et quatre grosses cuillerées d’eau de fleur d’oranger. Elle malaxait le tout du bout des doigts, jusqu’à l’obtention d’une pâte ferme, qu’elle roulait en boule et laissait reposer une heure dans la jatte, sous un torchon. A la suite de quoi, elle coupait la boule en quatre, et, à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, l’étalait en larges feuilles d’un millimètre d’épaisseur. C’est alors que, réunis autour de la table, nous nous disputions l’unique roulette en buis pour découper des triangles ou des losanges d’une dizaine de centimètres de hauteur et moitié moindre dans les plus grandes largeurs. Ma mère grondait pour que chacun puisse participer à tour de rôle à l’opération. Nous tailladions également la base du triangle ou le centre du losange et introduisions à l’intérieur de la pâte l’une des pointes recourbée. Lorsque toutes les ganses étaient prêtes, ma mère n’avait plus qu’à les plonger dans l’huile bouillante de la friteuse, où elle les laissait cuire, les retirant progressivement avec une écumoire, sans leur laisser le temps de brunir. Tandis qu’elle les mettait à égoutter sur un torchon (le papier absorbant n’existait pas encore), nous avions tout loisir pour constater combien nos plats et irréguliers découpages s’étaient transformés en de croustillants petits beignets blonds. Chacun de nous revendiquant la paternité des plus dodues et des plus réussis, que nous voulions réserver pour notre consommation immédiate. Calmant nos ardeurs, ma mère arrosait généreusement de sucre glace chaque ganse et les plaçait ensuite dans un plat qu’elle rangeait d’autorité dans le haut du buffet : nous n’y aurions droit qu’à la fin du souper !
http://glavici06.unblog.fr/2009/08/30/les-ganses/

rose dit: 17 février 2026 à 12h05

Jamais entendu parler de Palantir.
La semaine 2 à Marseille, où je logeais comme je pouvais, contente d’être au sec alors que tombait une pluie torrentielle, deux hommes jeunes mais pas tant que ça, ont pris en main de faire des repas collectifs. Un soir, il y eût pâtes, saumon, épinards, un autre poulet au curry.
Je n’ai pas mangé mais j’ai participé activement à l’ambiance créée par eux.

Jazzi dit: 17 février 2026 à 12h17

Guy Konopnicki

« Depuis sa fondation, il y a dix ans, LFI n’a cessé d’encourager et de revendiquer la violence. Rompant avec la tradition du mouvement ouvrier, Mélenchon a couvert le présence dans les manifestations de groupes de casseurs. Pour LFI, le temps des manifs bon enfant, encadrées par les syndicats, était révolu. Il fallait récupérer toutes les colères. Celle des Gilets Jaunes, celle des gamins des cités, pillards et incendiaires, au prétexte de la mort, évidemment inacceptable, d’un mineur délinquant. J’en passe. Depuis le 7 octobre 2023, plusieurs dirigeants de LFI ont justifié le terrorisme. Ils se sont alliés avec les groupes les plus violents, pour manifester, sur des slogans assassins, clairement antisémites. Leurs déclarations incendiaires ont été autant d’encouragements aux agressions qui se sont multipliées depuis le 7 octobre. Ils ont fait élire Rima Hassan, qui après le cessez-le-feu, appelait à combattre « jusqu’à la dernière goutte de sang ». Pas le sien, mais celui des Palestiniens et des Israéliens. Alignée sur les « proxis » des mollahs iraniens, rêvant de détruire Israël pour établir une république islamique, Rima Hassan a été chargée par Mélenchon de mettre à jour les positions de LFI… C’est donc à l’occasion d’un meeting de Rima Hassan, que Quentin a été battu à mort, pour avoir soutenu une manifestation d’hostilité organisée par un mouvement d’extrême-droite. Or, LFI a encouragé les groupes violents, Jeune Garde et autres « antifas », les a intégrés à ses manifestations, et a fait élire à l’Assemblée nationale un Rafael Arnault, qui, il est vrai ne dépare pas dans un groupe qui compte dans ses rangs Danièle Obono, Thomas Portes, Louis Boyard et quelques autres… Le choix délibéré de la « radicalité » a des conséquences tragiques. LFI ne plus être considéré comme un parti républicain. »
https://www.facebook.com/profile.php?id=100051582949878

D. dit: 17 février 2026 à 12h35

Pas de « mardi gras » sans carême.
L’événement principal est demain l’entrée en Carême. « mardi gras » est une déviance tolérée.

Jazzi dit: 17 février 2026 à 12h36

Renaud Camus

[Journal, extrait, vingt-deuxième jour de la crise]

« Plieux, mardi 17 février 2026, dix heures et quart, le matin. Hier après-midi il m’a fallu aller au garage, à Lectoure, pour y porter la voiture, que nous avons cabossée je ne sais où, lors d’un récent voyage — ah, si, à Chantelle, au Pays d’Allen. Sur X, je faisais et je fais encore l’objet d’une belle chasse à l’homme, principalement animé par l’ex-journaliste Guy Birenbaum, aujourd’hui “éditeur Plon”, dit-il, qui reprend et réorchestre avec art, pour un orphéon de vaillants anonymes, les thèmes habituels des Asensio, Lesquen, Soral et consorts. Il faisait, et il fait encore aujourd’hui, un temps sinistre, froid, bruineux, pisseux, jaunâtre. Tout le pays est victime de terribles inondations, des vents formidables ont soufflé, fleuves et rivières ont débordé, et quand les eaux regagnent un moment leur lit elles laissent derrières elle une sorte de limon gris-beige, sale et boueux, où baignent des branches cassées, des troncs renversés, des racines cul par-dessus tête, des arbres morts, des ragondins mécontents et de petits baigneurs sans tête, dont on ne sait s’ils appellent à l’aide ou font des saluts nazis, de leur unique bras en plastique. Au carrefour de la route de Miradoux et de la nationale 21, une vieille ferme à flanc de coteau, qui se dresse sur le fond encore un peu lointain de la cathédrale de Lectoure, a vu l’un de ses hangars emporté par le vent, et partout les plaques de tôle ondulé sont éparses dans les champs alentour, rectangle parfaits collés sur l’image glauque. Tout est désolé, tristement chaotique, crayeux, dans une lumière sans lumière d’après la catastrophe. L’âme ne sait où risquer un pied, ni l’œil se poser. Même la voiture semble avoir peur, hésite, toussote et tremble un peu.
Or tout à coup, miracle : à la radio, au cours d’un hommage à Michel Portal, qui vient de mourir, le concerto pour clarinette de Mozart. Renversement à vue : c’est ça, c’est exactement ça ! Et tout ce qui était affreux et radicalement inhabitable devient d’un beauté bouleversante, à cause de la seule musique. Ce gris-beige de la terre et du ciel devient celui de l’adagio magnifique, l’air lourd et gorgé d’eau est celui de la clarinette, d’étouffant qu’il était il se fait enchanteur, entre les essuie-glace. Ce n’est pas que tout rentre dans l’ordre, c’est que tout passe à un ordre supérieur, où le malheur n’est jamais qu’une coquetterie du sort, et la laideur un raffinement suprême de la beauté, une sorte de pudeur de la sublimité.
Le garagiste, très aimable, et qui m’invite à attendre dans son bureau bien chauffé qu’on vienne me chercher, car il n’a pas pour moi de voiture de remplacement (je lis un recueil d’entretiens d’Henri Dutilleux), est M. Lannes, le nom le plus glorieux de Lectoure. Mais comme il est noir, je n’ose lui demander s’il descend du maréchal — ça ferait encore des histoires. »

D. dit: 17 février 2026 à 12h59

Penser que le carême correspond d’abord à un jeûne de soumission est une erreur de compréhension.
Le carême est d’abord une période recommandée pour se rapprocher de Dieu. Bien évidemment on peut aussi se rapprocher de Dieu à tout instant dans l’année. Donc c’est d’abord une prise de conscience, un état d’esprit privilégiant une relation plus proche et plus aimante avec Dieu, d’abord, mais aussi avec son prochain, cela en découle. Cela peut se traduire par le besoin de se détacher davantage du superflu (écrans, plaisirs, dont la recherche de nourritures et bpissons raffinées ou surabondantes…), mais aussi le besoin de mieux utiliser son TEMPS pour Dieu et pour les autres, par la prière, les louanges, les lectures saintes, le service et ma relation aux autres, jusque dans les plus petites choses, le service à l’Église elle-même, le soutien matériel voire financier.
Donc en aucun cas une obligation contrainte ou une soumission mais l’invitation à vous rapprocher de Dieu et de votre prochain ponctuée d’actes concrets qui ne viennent que du coeur, en aucun cas contraints et soumis.
Sinon vous vous êtes trompé de religion.

D. dit: 17 février 2026 à 13h10

Moi par exemple, pendant ce carême, je ne mangerai pas moins d’endives.
Mais je me détacherai de la recherche de l’endive.
Je viendrai moins souvent ici pour des vanités mais plus souvent pour vous faire partager prières et méditations.

J J-J dit: 17 février 2026 à 13h15

Après avoir subi chaque jour des extraits de feu Céline, c’est autour du même genre d’ordure camusarde bien vivante que nous avons droit en guise de « petit remplacement ». Evidemment, le style est apparememnt plus classieux, quoiqu’on nous affirme que pour l’ancêtre, il était également particulièrement travaillé.
Il paraitrait, au landernau « des temps présents » (sic), que soit apparue un zeste de friture dans la grande amitié renaud /vs/ alain. Quel dommage qu’elle se fendille un brin chez l »hyper droite identitaire » (ceti comme ça qu’on doit dire en woke avec Asensio, Lesquen, Soral & co ?), pour une histoire d’humeur juive déviante face à la nécessaire lutte de tous les gars du monde unis contre l’hyper gôche islamo-gauchiste ?
Frinchement, jzmn, n’avez pas honte ?
( -> /// « Mais comme il est noir, je n’ose lui demander s’il descend du maréchal — ça ferait encore des histoires » /// (sic)…
Et ça vous fait sourire, jzmn…, ce genre d’humour gay ? – Hélas pour moi, ça pue toujours autant, sinon plus que du temps du Maréchachal, qu’il émane de Lectoure ou de l’AF de Paname. Hein ?

et alii dit: 17 février 2026 à 13h17

OISEAUX/
ne confondez pas manchots, et pingouins:ces derniers volent,(pas les manchots) et on vole les livres en Penguin Books est une maison d’édition( Ce format, très original au Royaume-Uni, s’inspire des collections de l’éditeur allemand Albatross Books [archive].

et alii dit: 17 février 2026 à 13h31

Les chapitres 29 à 32 décrivent Quaresmeprenant (ou Carême prenant) le seigneur de l’île de Tapinois. C’est l’occasion de faire la critique du carême obligatoire qui était contesté à l’époque de Rabelais, même par les catholiques. C’est l’occasion aussi pour Rabelais de faire de longues listes descriptives qui le régalaient sûrement, mais qui sont un peu fastidieuses. La description se termine par l’apologue de Physis et Antiphysie évoquant que le carême est contre nature et pour cela, attire les fous et les insensés en donnant une liste de confréries et de sectes.

Alfred dit: 17 février 2026 à 13h46

On finit toujours par avoir « une figure de carême » quand on jeûne.
Jeûner pour mincir, beaucoup de gens le font, surtout les gonzesses.

puck dit: 17 février 2026 à 13h48

« ganse » c’est le nom provençal, ailleurs on les appelle des bugnes, des oreillettes, des pets de nonne etc..

puck dit: 17 février 2026 à 13h50

« Le carême est d’abord une période recommandée pour se rapprocher de Dieu. »

tu veux parler du ramadan ?

j’aurais jamais imaginé que tu le fasses, je pensais que t’étais plutôt catho.

renato dit: 17 février 2026 à 14h02

À un moment ils devront décider lequel des voiles appartint à Véronique :
« Celle conservée dans la basilique Saint-Pierre au Vatican.
Celle conservée au monastère des Saints Côme et Damien à Tagliacozzo (L’Aquila), probablement une copie d’un exemplaire supposément conservé à Saint-Pierre au Vatican.
Celle conservée dans la chapelle Mathilde au Vatican.
Celle conservée au palais Hofburg à Vienne, en Autriche.
Celle conservée au monastère de Santa Faz à Alicante, en Espagne.
Celle conservée dans la cathédrale de Jaén, en Espagne.
Celle conservée dans l’église San Bartolomeo degli Armeni à Gênes.
Le Saint Visage de Manoppello (Pescara). »

Francesco Mochi, Sainte Véronique, Basilique Saint-Pierre au Vatican.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/04/Saint_veronica.jpg

Jazzi dit: 17 février 2026 à 14h14

@et alii, un extrait de mon « Goût de Montpellier »

« S’agissant de l’école de médecine de Montpellier au XVIe siècle on songe surtout à François Rabelais (1483-1553), dont les séjours qu’il y fit entre 1530 et 1538 ont laissé partout dans la ville d’immortelles traces.
C’est en effet à plus de quarante ans passés que l’auteur de Gargantua et Pantagruel s’en vint parachever ses humanités à Montpellier, où il entreprit un cursus complet pour être reçu docteur en médecine.
Savant érudit, il avait étudié auparavant la théologie, les lettres grecques et latines et le droit, quand, le 17 septembre 1530, il s’inscrivit sur le registre des étudiants de la faculté de médecine de Montpellier.
Il était alors hébergé dans la maison de son ami Rondelet, procureur représentant des étudiants, à l’angle de la rue de la Loge et la rue des Trésoriers de France.
Le 18 octobre, il assista à la leçon d’anatomie organisée par Rondelet et présidée par le doyen Schyron.
Dès le 1er novembre de la même année, compte tenu de ses nombreux acquis et de son étonnante capacité de mémorisation, Rabelais fut reçu bachelier en médecine.
Du 17 avril au 24 juin 1531, il y enseigna en qualité de stagiaire.
Son cours portait essentiellement sur les Aphorisme d’Hippocrate et le Petit Art médical de Galien.
Le 1er novembre 1532, il fut nommé médecin de l’Hôtel-Dieu de Lyon. C’est dans cette ville que peu de temps après il fit paraître Pantagruel, dans lequel le parcours initiatique de son héros, évoqué au chapitre V, s’inspire de sa propre expérience, agrémenté toutefois d’une large dose de fantaisie et de paillardise : « Puis vint à Montpellier où il trouva fort bon vins de Mirevaulx et joyeuse compagnie ; et se cuida mettre à estudier en medicine ; mais il considera que l’estat estoit fascheux par trop et melancholicque, et que les medicins sentoyent les clisteres comme vieulx diables. Pour tant vouloit estudier en loix ; mais, voyant que là n’estoient que troys teigneux et un pelé de legistes audict lieu, s’en partit. Et au chemin fist le Pont du Guard et l’amphitheatre de Nimes en moins de troys heures, qui toutesfoys semble œuvre plus divin que humain […] »
Rabelais revint ensuite à Montpellier en 1537 pour passer l‘examen final de médecine.
Le 22 mai, il fut reçu docteur. Il logeait alors chez le seigneur de Candillargues, rue Jacques-Cœur, à l’emplacement où fut construit par la suite l’hôtel de Forton.
Du 18 octobre 1537 au 14 avril 1538, il enseignait aux étudiants en médecines montpelliérains les Pronostics d’Hippocrate.
Enfin, le 16 juillet 1538, il assista à l’entrevue historique d’Aigues-Morte entre François 1er et Charles Quint, au cours de laquelle, à l’instigation du pape Paul III, les deux monarques conclurent une trêve de dix ans.
Si François Rabelais n’a guère écrit directement sur Montpellier, il évoqua indirectement la ville dans le Tiers livre, publié en 1546 à Paris, à travers l’inénarrable consultation du médecin Rondibilis, inspiré vraisemblablement de Rondelet.
Rabelais consacrera en effet pas moins de quatre chapitres à ce docte personnage (XXXI à XXXIII), lui permettant de déployer toutes ses savantes connaissances concernant « l’origine du sperme », à seule fin de rassurer Panurge, l’ami de Pantagruel, qui désirait alors prendre femme mais avait terriblement peur d’être cocufier ! »

renato dit: 17 février 2026 à 14h15

Une relique certaine, mais perdue dont nous trouvons le témoignage dans le sixième jour du Décaméron.
À Certaldo, petite ville de Toscane, chaque année, un frère de la Confrérie de Saint Antoine est envoyé collecter les offrandes des fidèles. Cette tâche incombe au frère Cipolla, très apprécié des habitants de Certaldo, notamment parce que la ville est réputée pour sa production d’oignons. Le frère, outre la bénédiction du bétail, dont saint Antoine est le protecteur, promet de montrer aux fidèles une relique qu’il a lui-même retrouvée : une plume de l’archange Gabriel.

D. dit: 17 février 2026 à 14h59

renato, crois-tu que Jack Lang va se présenter à la présidentielle de 2027 contre Marine Le Pen ?

puck dit: 17 février 2026 à 16h22

« crois-tu que Jack Lang va se présenter à la présidentielle de 2027 contre Marine Le Pen ? »

rigole pas // le PS reste le PS /// Glucksmann – Lang – Vals – BHL – Hidalgo / c’est tout kifkif pareil !

////

puck dit: 17 février 2026 à 16h25

j’ai oublié Hollande qui restera dans l’histoire pour son scooter et les accords de Minsk qu’il a signés sans avoir l’intention de les respecter.

tous ces types en fait cette histoire d’accord de Minsk d’Hollande c’est le truc qui les symbolise le mieux : tout ce qu’ils ont signé dans leur vie ils l’ont signé sans jamais avoir l’intention de respecter ce qu’ils signaient.

en fait le PS c’est juste ça avec en plus l’envie de faire la guerre à la planète entière.

puck dit: 17 février 2026 à 16h29

en fait en type comme Hollande le fait de signer un papier qu’il ne compte pas respecter ça fait partie de ses principes moraux.

Glucksmann lui comme il se sent plus chez lui à New York ou à Berlin qu’en Picardie s’il devient président c’est une sacrée mauvaise pour les picards parce qu’il ne se sent pas chez lui chez eux.

en plus ce type c’est des russophobes de père en fils : son père il a quand même soutenu les islamistes tchétchènes ! et lui il soutient le bataillon Azov.

tel père tel fils.

puck dit: 17 février 2026 à 16h33

en fait il faudrait mettre Mélanchon (qui à mon sens n’est pas vraiment de gauche) au niveau des types de gauche modérés ou réformateurs, ce qui décale Glusckmann juste à côté de le Pen.

puck dit: 17 février 2026 à 16h38

quand on voit que notre ministre des affaires étrangères il tronque les propos d’une bonne femme qui, à l’onu, critique le génocide de Gaza, juste pour qu’on la vire (merci les Rothschild…)

ça c’est la vision de la démocratie de Macron.

on utilise un mensonge pour virer une personne de l’onu.

effectivement Macron c’est celui qui a fait annuler les élections en Roumanie, il a même été élu la première fois en virant Fillon pour un truc qui est sorti de nulle part juste à ce moment-là, et là il fait avec Marine le Pen exactement ce qu’on a fait avec Fillon.

même le système soviétique de la pire époque était plus démocratique que Macron.

faut dire que comme il a l’appui des Rothschild il se sent invulnérable.

puck dit: 17 février 2026 à 16h45

c’est marrant de voir la façon dons le dossier Epstein éclaire toute l’histoire politique occidentale depuis les années 90, on tombe sur un mail et boum ! tout s’explique !

avec le temps l’aspect pédocriminalité va prendre une place de plus en plus petite parce que comme le dit Epelboin c’est l’arbre qui cache la forêt.

dans un premier les médias essaient d’ignorer le dossier Epstein. par exemple hier la sortie du bouquin de Pelicot c’était la bouée de sauvetage qu’attendait tous nos journalistes du genre enfin on va pouvoir d’une affaire qui concerne des plombier zingueurs et des boulangers paâtissiers.

dans un 2è temps comme ils ne pourraont pas faire autrement parce qu’on aura rendu visibles tous les noms dissimulés, les journalistes vont parler que de pédocriminalité.

dans un 3è temps quand les européens se seront débarrassés définitivement de tous ces globalistes mondialistes bellicistes à la con là les journalistes parleront du reste à savoir le plus important.

J J-J dit: 17 février 2026 à 17h08

@ … qui désirait alors prendre femme mais avait terriblement peur d’être cocufier ! (sic)
UN COCU, FIER DE LUI !

@ Et Guy Konopnicki, vous le classez à droite, JJJ ? (13.56)
Il s’était présenté contre H. Marseille (beyrouiste) à Meudon… J’ai voté plusieurs fois pour Konop aux municipales, parce qu’il était vraiment plus écolo que les autres. Aujourd’hui, j’ignore ce qu’il est devenu… Sans doute est dans une « droite modérée » comme tout ces gens qui entendent s’éloigner des Melanchon et autres déboussolés de la gauche rouge et verte.

Donna Ricaud-Veyre dit: 17 février 2026 à 17h14

En effet. Heureusement que c’est mardi gras et qu’il a le droit. Parce que demain : Basta scherzare, umiltà e penitenza, comme on dit chez lui.

D. dit: 17 février 2026 à 17h15

Non je vous arrête, à Turin on dit : Mettiamo da parte le frivolezze: umiltà, raccoglimento e penitenza.
C’est très différent.

J J-J dit: 17 février 2026 à 17h16

16.45 jusqu’au moment où les puncks vont apprendre que Poutine lui aussi est un gros pédocriminel comme Trump, ce qu’on NOUS cache soigneusement jusqu’à présent, en prétendant qu’ils ne veulent pas la guerre contre l’Ukraine, mais juste d’avoir la paix du cul. Ils vont encore nous détourner l’attention un bon moment sur les compromissions de Jack Lang-Lang avec la Chine impériale et les mondes arabes, ce qui est tout de même « le plus important », pour les Français dument alertés par les déjoueurs de complots au complost.

closer dit: 17 février 2026 à 17h21

Tu nous gâtes, JB, ces jours-ci: un beau texte de Renaud Camus, des Céline à foison…
Tu veux énerver les ploucs gauchards du blog?

J J-J dit: 17 février 2026 à 17h25

Perso, j’ai toujours aimé ce que représenta le pasteur Jesse Jacskon aux USA, et je lui rends hommage. J’en profite pour saluer la mémoire du défunt Desmond Tutu il y a cinq ans, en Afrique du Sud, ce qui m’avait échappé lors du « grand confinement ».

J J-J dit: 17 février 2026 à 17h31

Quand il est ovationné à la Scala de Milan, le film dit que le président de Santis venait de régler convenablement un sixième ?… Pas compris. Pouvez-vous m’éclaircir sur ce point, RM, lcé. Merci.

Jazzi dit: 17 février 2026 à 17h57

Désolé, JJJ, mais je ne m’en lasse pas !

« On a quitté rue de Babylone, pour se remettre en boutique, tenter encore la fortune, Passage des Bérésinas, entre la Bourse et les Boulevards. On avait un logement au-dessus de tout, en étages, trois pièces qui se reliaient par un tire-bouchon. Ma mère escaladait sans cesse, à cloche-pied. Ta ! pa! tam! Ta! pa ! tam ! Elle se retenait à la rampe. Mon père, ça le crispait de l’entendre. Déjà il était mauvais à cause des heures qui passaient pas. Sans cesse il regardait sa montre. Maman en plus, et sa guibole, ça le foutait à cran pour des riens.

En haut, notre dernière piaule, celle qui donnait sur le vitrage, à l’air c’est-à-dire, elle fermait par des barreaux, à cause des voleurs et des chats. C’était ma chambre, c’est là aussi que mon père pouvait dessiner quand il revenait de livraisons. Il fignolait les aquarelles et puis quand il avait fini, il faisait souvent mine de descendre pour me surprendre à me branler. Il se planquait dans l’escalier. J’étais plus agile que lui. Il m’a surpris qu’une seule fois. Il trouvait moyen quand même de me foutre la raclée. C’était un combat entre nous. À la fin je lui demandais pardon d’avoir été insolent… Pour la comédie, puisque c’était pas vrai du tout.

C’est lui qui répliquait pour moi. Une fois qu’il m’avait corrigé il restait longtemps encore derrière les barreaux, il contemplait les étoiles, l’atmosphère, la lune, la nuit, haute devant nous. C’était sa dunette. Je le savais moi. Il commandait l’Atlantique.

Si ma mère l’interrompait, l’appelait qu’il descende, il recommençait à râler. Ils se butaient dans le noir ensemble, dans la cage étroite, entre le premier et le deuxième. Elle écopait d’un ramponneau et d’une bordée d’engueulades. Ta ! ga ! dam ! Ta ! ga ! dam ! Pleurnichant sous la rafale elle redégringolait au sous-sol, compter sa camelote. «Je veux plus qu’on m’emmerde ! Bordel de Nom de Dieu ! Qu’ai-je donc fait au Ciel ?.. » La question vociférée ébranlait toute la cambuse. Au fond de la cuisine étroite, il allait se verser un coup de rouge. On pipait plus. Il avait sa tranquillité.

Dans la journée j’avais Grand-mère, elle m’apprenaït un peu à lire. Elle-même savait pas très bien, elle avait appris très tard, ayant déjà des enfants. Je peux pas dire qu’elle était tendre ni affectueuse, mais elle parlait pas beaucoup et ça déjà c’est énorme ; et puis elle m’a jamais giflé !.. Mon père, elle l’avait en haine. Elle pouvait pas le voir avec son instruction, ses grands scrupules, ses fureurs de nouille, tout son rataplan d’emmerdé. Sa fille, elle la trouvait con aussi d’avoir marié un cul pareil, à soixante-dix francs par mois, dans les Assurances. Moi, le moujingue, elle savait pas trop ce qu’elle devait encore en penser, elle m’avait en observation. C’était une femme de caractère.

Au Passage, elle nous a aidés aussi longtemps qu’elle a pu, avec ce qui lui restait de son fonds, de la brocante. On allumaït qu’une seule vitrine, une seule qu’on pouvait garnir.… C’était ingrat comme bibelots, des trucs qui vieillissent de travers, du rossignol, du panais, avec ça on «était fleurs »… On se défendait qu’en restrictions. toujours à coups de nouilles, et avec les « boucles » à maman engagées au « clou » chaque fin de mois. C’était jamais qu’à un fil, qu’on boive encore le bouillon.

Ce qui nous donnait un peu de rentrées c’était les réparations. On s’en chargeait à tous les prix, bien moins cher que n’importe où. On les livrait à toute heure. Pour quarante sous de bénéfice on se tapaïit le Parc Saint-Maur aller et retour.

« Jamais trop tard pour les braves » ! remarquait ma mère plaisamment. Son fort, c’était l’optimisme. Cependant Mme Héronde, elle exagérait comme retard. À chaque attente, c’était un drame, on faillait bien tous en crever. Mon père, dès cinq heures du soir, rentrant de son bureau, trémoussait déjà d’angoisse, quittait plus sa montre des doigts.
«Je te le répète encore, Clémence, pour la centième fois. Si cette femme se fait voler, que deviendrons-nous ? Son mari bazardera tout ! Il ne quitte pas le bordel, je le sais pertinemment !.. C’est clair !.. »
Il escaladait au troisième. Là-haut il rugissait encore. Il refonçait dans la boutique. Notre tôle pour la contenance, c’est un vrai accordéon. Ça s’amplifiait de haut en bas.

J’allais guetter Mme Héronde, jusqu’à la rue des Pyramides. Si je la voyais pas arriver avec son paquet plus gros qu’elle, je revenais au galop, bredouille. Je repartais cavaler encore. Enfin comme c’était fini, qu’elle était perdue corps et biens, je tombais dessus au large de la rue Thérèse, elle soufflait dans un remous de la foule, croulante sous son balluchon. Je la tirais jusqu’au Passage. Dans la boutique, elle s’écroulait. Ma mère rendait grâce au Ciel. Mon père voulait pas voir ça. Il remontaït dans sa soupente, zyeutant sa montre à chaque pas, il requinquait toute sa hantise. Il préparait l’autre panique, et le « Déluge » qui tarderait pas. Il s’entraînait. »

puck dit: 17 février 2026 à 18h13

« jusqu’au moment où les puncks vont apprendre que Poutine lui aussi est un gros pédocriminel comme Trump, ce qu’on NOUS cache soigneusement jusqu’à présent »

ce qu’on nous cache soigneusement jusqu’à présent ? wow !

désolé perso je parle pas avec les complotistes qui font des théories du complot !

puck dit: 17 février 2026 à 18h20

carlito non en fait tu dois relire « la France contre les robots » de Bernanos ça t’éclaircir les idées.

je vais te dire ce qui ressort de ce dossier Epstein, et là c’est pas du complot genre Poutine c’est un pédophile, c’est écrit dans les mails :

en fait tu as actuellement 2 systèmes qui s’opposent : d’un côté les mondialistes qui oeuvrent pour une élite elle-même mondialiste consistant en une union entre la finance et quelques familles d’oligarques, et de l’autre tu as une force qui fait la guerre à ces mondialistes.

en vrai ton intérêt à toi serait de t’opposer à cette élite oligarchique mondialiste, mais en fait tu le fais pas parce que t’es un complotiste, du coup tu vas voter pour Glucksmann qui se sent plus chez lui à New York et à Berlin que dans lze bled pourri où tu vis !

t’imagines carlito ce que la propagande médiatique va te pousser à faire : voter pour un type qui pense que tu vis dans un bled tellement pourri qu’il se sent plus chez lui à Berlin !

puck dit: 17 février 2026 à 18h27

d’ailleurs à Munich c’est exactement ce qu’a dit le chancelier allemand, il n’a pas dit que tu vivais dans un bled pourri carlito mais c’est tout comme.

Merz il a dit l’an dernier JD Vance a fait un discours contre l’Europe, mais nous européens refusons les valeurs des maga pour défendre les nôtres !

traduction : Merz (comme l’UE) défend cette élite mondialiste qui est là pour enrichir les banques et les oligarques : ça c’est nos valeurs à nous.

et Vance qui est « populiste » est là, tout comme Trump, pour dégommer cette élite oligarchique mondialiste financiarisée parce qu’elle a mis le peuple américain au chômage tout comme l’UE le fait en Europe.

voilà ce qu’il dit le chancelier allemand.

le problème est que dans la phrase suivante il dit qu’il veut que l’armée allemande redevienne la plus puissante d’Europe pour défendre ses idées !

donc carlito le mieux est tu relises Bernanos avec ce nouveau regard tout neuf sur les forces en présence !

puck dit: 17 février 2026 à 18h31

la seule bonne nouvelle c’est que Trump a plus de chance de nous détruire cette machine infernale qu’est l’UE et ses bataillons de libéraux globalistes qui sont là pour défendre une élite de banquiers et d’oligarques ; que Merz a de chance de détruire les US, même avec sa grosse armée.

puck dit: 17 février 2026 à 18h33

carlito quel rapport avec le dossier Epstein : cette élite mondialisée de banquiers, oligarques, propagandistes médiatiques etc… on les retrouve dans ce dossier Epstein !

autant on aura peu de chance de retourver Poutine autant tout ceux qui depuis les années 90 et l’arrivée de l’ultralibéralisme ont pourri la totalités des pays occidentaux on les retrouve dans ce dossier.

cqfd !

carlito relis Bernanos !

J J-J dit: 17 février 2026 à 18h37

mais voyons, mon bled n’est absolument pas pourri. Ni le tien non plus, je crois. La diff., c’est que chez nous autres, on complote pas sur tes complots. On s’en branle de tes prêches, on les zappe et on dit même pas à sa femme pour qui on vote. Alors tu wois, as-tu perwère ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*