de Pierre Assouline

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La République des livres
Familles, je vous hais !

Familles, je vous hais !

Un siècle et des poussières après le cri lancé par André Gide, « Familles, je vous hais ! » n’a rien perdu de son actualité. Plusieurs témoignages sous forme de récits, parus ces deux dernières années dans le fracas du scandale médiatique, en attestent : Orléans de Yann Moix, Le Temps gagné de Raphaël Enthoven, Le Consentement de Vanessa Springora, La Familia grande de Camille Kouchner… Qu’il s’agisse de maltraitance infantile, de viol, d’inceste ou de pédocriminalité, la même question revient lancinante dans ces récits, formulée implicitement ou explicitement : « Où sont les parents ? ». Familles décomposées, recomposées, redécomposées, explosées. Père parti. Et alors ? Comme si le départ, la séparation, le divorce l’exonéraient d’une présence et le déchargeaient de toute responsabilité. Camille Kouchner n’a de cesse d’interpeller ses parents : « Où étiez-vous ? ». La chronique de la vie quotidienne vue par Yann Moix, enfant martyrisé, terrorisé, humilié, est accablante pour les parents.

La famille est la vraie cible de ces livres derrière celle officiellement désignée urbi et orbi. Au-delà de la dénonciation des coupables, la famille est constamment mise sur le grill de manière plus ou moins précise ou refoulée. L’inceste, crime de lien, touche au patriarcat donc à la domination. Or qu’est-ce que ce lien sinon celui de la famille ? Elle peut détruire l’enfant qu’elle est censée protéger. La maison de vacances est l’héroïne cachée du récit de Camille Kouchner, le lieu géométrique des passions, des bonheurs et des angoisses. Sanary, maison de famille mais de « cette famille de fous ».

« Familles, je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées ; possessions jalouses du bonheur » écrivait donc le jeune Gide dans Les Nourritures terrestres, poème en prose si l’on veut car le livre est en réalité inclassable tant il mêle les genres littéraires, a été publié en 1897 par le Mercure de France. Récit initiatique et sensuel, mêlant sensations et réminiscences, il encourageme à se rendre disponible à la vie et ouvert à la beauté du monde. Gide y invite surtout les lecteurs de sa génération à se débarrasser de ce qui les aliène à commencer par la famille. Si les Nourritures terrestres a été et continue à être lu comme un traité de vie, les tensions de notre société crispée célèbrent plutôt dans les livres de Moix, Enthoven, Springora, Kouchner des traités de survie.

La Familia grande, le plus récent d’entre eux, est une ode à une mère qui, à 20 ans, se disait fascinée par le bréviaire de Gide et n’avait de cesse de transmettre à sa fille sa passion pour ce livre. Elle l’enjoignait de « fuir sa famille », ce qui lui était d’autant plus difficile que celle-ci représentait « une sacrée bande ». Jusqu’à sa désintégration. « Liberté, liberté ! ». Tel était son  leitmotiv postsoixante-huitard. Sauf que l’inceste n’est pas une liberté. Des Nourritures terrestres, l’histoire littéraire a aussi immortalisé l’injonction lancée par l’auteur à Nathanaël dès la première page : « Et quand tu l’auras lu, jette ce livre- et sors », mais moins les injonctions suivantes à sortir de sa chambre, de sa pensée… De sa famille.

Que d’absences et de silences dans ces livres à explosions, comme on le dirait d’un moteur, avec la colère comme carburant. Quels concentrés de violences enfouies dans ces récits clivants. Impossible de les toucher du doigt sans s’y couper. Le lecteur en ressort en lambeaux, à l’image des auteurs. L’empathie se paie cash. On est autant touché moralement que physiquement. Yann Moix est le seul écrivain des quatre. Pour les autres, on saura plus tard, si l’essai est transformé. Un écrivain écrit par rapport à son secret. Mais s’il mange le morceau d’emblée, que lui reste-t-il ? C’est le risque- à supposer qu’on en calcule les conséquences lorsqu’on a une masse si oppressante à extirper de soi. Alors on verra bien, une fois que le temps aura fait son œuvre et que l’on aura séparé ces livres du bruit qu’ils ont fait. Philip Roth avait prévenu :

« Quand un écrivain naît dans une famille, c’en est fini de cette famille ».

La famille, l’autre tabou, une omerta infracassable. De quoi hésiter entre deux attitudes. Soit lancer un vibrant « Familles, je vous ai ! » tel Hervé Bazin, l’auteur de Vipère au poing, à qui l’on doit ce mot de résistance. Soit paraphraser une fameuse réflexion de Cioran pour l’adapter à la situation : il est incroyable que la perspective de couver peut-être un futur écrivain n’ait jamais fait renoncer un couple à avoir un enfant.

(Édouard Vuillard, Le Déjeuner Hessel, 1899, huile sur carton, musée d’Orsay » et « André Gide en 1893, peu avant de publier les Nourritures terrestres » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

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commentaires

1 486 Réponses pour Familles, je vous hais !

renato dit: à

« Familles, je vous hais ! », donc. Pour ne pas tomber dans ce palude ne pas cultiver en famille le goût du secret ni les cacher sous cette pierre qui réponds au nom de mensonge.

christiane dit: à

rose dit: « Je ne suis pas encore entrée dans le texte source de Diderot ce que je regrette et que vous avez fait, cela semble indispensable. »

Alors accrochez-vous ! Le texte de « Jacques le Fataliste » est un immense jeu, léger, plongé dans un temps et un lieu indécis, en Europe. Des paradoxes y servent de haltes dans une longueur sans fin. Il en appelle au rêve plus qu’au contrôle de la raison et au sérieux. Peu de vraisemblance. Le roman devient cocasse, ironique. Presque un vaudeville dans certaines scènes.
Peu à peu, dans ce XVIIIe siècle on s’éloigne du rire, de la gaité de Rabelais pour entrer dans une sorte de mélancolie. L’histoire drôle de Jacques devient parfois triste.
Et Diderot ne s’intéresse pas tellement aux femmes. Misogyne ? Entre caresses et dépit, bonheur et malentendus ou raclées, batailles et inassouvissements, il tourne parfois en rond, il tâtonne, ce Jacques. Ni Jacques, ni son maître ne sont possesseurs de la vérité.
Quant à la d’Aisnon mère et la d’Aisnon fille (noms d’emprunt), l’hôtesse raconte leur histoire comme une fable, partant, il est vrai de l’indignation de Mme de La Pommeraye, délaissée, trompée, qui songe à se venger du marquis des Arcis d’une manière cruelle. Elle retrouve le souvenir de ces deux femmes ruinées par la perte de leur procès et étant réduites à animer les soirées d’un tripot par le choix(?) de ce métier périlleux, détesté par la fille. Donc, la Pommeraye les logera dans une petit appartement, les déguisera en dévotes et les obligera à affecter « la plus profonde retraite », assidues aux offices de la paroisse…
Pendant ce temps, elle singera le rôle de confidente, d’amie auprès du marquis jusqu’à provoquer leur rencontre au Jardin du roi.
La suite vous la connaissez par le film. elle est ici de même cours mais racontée différemment et souvent interrompue.
Et le marquis tombera amoureux de celle qu’il décrit ainsi : « C’est la tête d’une vierge de Raphaël sur le corps de sa Galatée ; et puis une douceur dans la voix ! une modestie dans le regard ! »
La Pommeraye ? En voici une qui n’est pas innocente…
Jacques
« Ah ! notre hôtesse, qul diable de femme ! Lucifer n’est pas pire. J’en tremble : et il faut que je boive un coup pour me rassurer… Est-ce que vous me laisserez boire tout seul ?
Votre Mme de La Pommeraye est une méchante femme. »
Et quand ses proies hésitent à continuer cette mascarade, elle les menace de les renvoyer à leur tripot !
Donc jusqu’au mariage…
Quant au marquis, elle lui criera : « Sortez de chez moi, et allez-vous en rue traversière, à l’hôtel de Hambourg, où l’on vous apprendra le sale métier que votre femme et votre belle-mère ont exercé pendant dix ans, sous le nom d’Aisnon. »
La fin, c’est du mélo… visage inondé de pleurs, etc.
Puis : « Levez-vous, lui dit doucement le marquis ; je vous ai pardonné : au moment même de l’injure j’ai respecté ma femme en vous. […] levez-vous et embrassez-moi ; madame la marquise ; madame des Arcis, levez-vous… »
puis ils partent sur la terre du marquis…
Et le dialogue final de l’hôtesse et du maitre, puis de celui-ci et Jacques, vous comblera, Rose.
Un conte…

« L’insoutenable légèreté… du moi, de l’existence…

et alii dit: à

Aini est un jeune fermier originaire de la ville de Tumxuk dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, au nord-ouest de la Chine. En voyant que les jeunes canetons de son élevage se rapprochaient du bord du lac, il s’est approché pour voir comment ils allaient s’y prendre pour nager pour la première fois. Pour les aider un peu et les pousser à se jeter à l’eau, il est lui-même entré dans l’eau et s’est mis à nager. Prêts à tout pour le suivre à la trace, les canetons n’ont pas hésité à se mouiller.

> À lire aussi : Ce chien a adopté… des canetons ! Et c’est beaucoup trop mignon (vidéo)

Les jeunes canards le lâchent pas d’un centimètre, même dans l’eau
« Ils avaient peur, alors c’est tout naturellement qu’ils ont voulu grimper sur mon dos », a expliqué Aini à la presse locale. Il a filmé ce moment de complicité avec les canetons qui ne le lâchent pas d’un centimètre, alors qu’il se balade dans le lac. Il a partagé la vidéo sur son compte TikTok et rapidement, grâce à la vidéo, il a vu son nombre de followers croitre à une vitesse folle. La vidéo a attiré l’attention de la presse locale qui l’a interviewé.

> À lire aussi : Un moniteur d’auto-école abandonne son élève et va sauver des canetons qui traversent la route
https://www.letribunaldunet.fr/animaux/famille-canetons-suit-fermier-nage-lac.html

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s

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x dit: à

« Comme un roman » ? Je suppose qu’il s’agit d’un lapsus et que l’on parle bien du recueil L’Art du roman.

Simple curiosité de ma part : je me demandais si M.C. avait lu ou avait l’intention de lire L’Architecture de Marien Defalvard.

Phil dit: à

« Familles, je vous hais ! », donc.

Gide n’affirmait jamais sans se rétracter, une manière de dire qui échappe aux binaires malgré eux de notre époque. « Il ne faisait point si chaud que l’on transpirait »

D. dit: à

Poulenc est un merveilleux compositeur. Poulenc, Ravel, Debussy (évidemment).
Mais chez Vuillard comme plus tard chez Picasso, il y a beaucoup à jeter et des pépites à garder.

D. dit: à

Et je pense que comme d’habitude renato sera d’accord mais refusera de l’écrire.

D. dit: à

Mais et alii, je ne pense pad que renato soit anarchiste. Pourquoi lui envoyer ça ?

Paul Edel dit: à

A propos de Flaubert, si on prend l’exemple de « Madame Bovary » ce n’est pas la nouveauté qui frappe, ni une rupture littéraire profonde, mais bien au contraire, une étude de caractère solide et classique. . Comme on dit un avare, un père Goriot, on dit « une Bovary » pour qualifier quelqu’un qui rêve le monde et rêve sa vie hors de la réalité à partir de schémas préconçus. Le sous-titre « mœurs de province » souligne le coté balzacien : peinture sociale d’un village normand. C’est de la création balzacienne sur un fond plus pessimiste. Même la dissémination de détails macroscopiques , ici méthodique chez Gustave , se trouve déjà chez Balzac dans ses descriptions de détails de mobilier.. Flaubert se détache de Balzac parce qu’il enferme chaque personnage dans son rôle social immuable. Yonville est un village sous cloche un village qui s’enfonce.. Sans avenir. Rôles pétrifiés et répétitifs : du pharmacien Homais à Rodolphe . Sauf la jeune Bovary qui refuse cette situation paralysée, cet ensevelissment quotidien, elle refuse l’immobilisme social, le ciel bas de Yonville, l ’éternité molle des gestes répétés, les regards derrière les fenêtres qui la jugent. La respiration des romans de Balzac se constitue avec souvent des personnages boulets de canon, avec de fulgurantes ascensions sociales .Dans Madame Bovary, c’est la paralysie qui imprègne tout insidieusement .Ce qui s’éloigne de Balzac, c’est le côté travaillé de chaque phrase, la construction contrepoint des chapitres, le léché obsessionnel de chaque paragraphe (ca va même jusqu’au pompiérisme pictural avec le comice agricole).l’acharnement stylistique qui, à mon sens, fige des pages. . Ajoutez ce mélange assez voluptueusement sadique de l’ironie et du burlesque dans les situations tragiques. Voir l’opération du pied bot. Il ose aussi la grotesque triste dans cette une tragédie d’une femme, qui court à sa perte .
Le scandale et le procès Bovary ont brouillé les cartes. Ce n’est pas la nouveauté littéraire qui est mise en accusation. On ne traine pas Flaubert devant la justice pour « originalité stylistique » ou « vision métaphysique désespérée ».. C’est la conduite amoureuse d’Emma qui scandalise.
L’adultère peint avec détails vrais, le vertige passionnel d’une femme mariée bien décidée à atteindre une plénitude érotique, une recherche de la fusion érotique qui prend un aspect presque mystique. Flaubert met en évidence le désir inassouvi d’une femme. Mais, circonstance aggravante : dans ce roman cet érotisme lié à une vision morbide et funèbre (comme Baudelaire ?), qui a dû choquer pas mal de lecteurs. Notamment ce passage » Il y avait sur ce front couvert de gouttes froides, sur ces lèvres balbutiantes, dans ces prunelles égarées, dans l’étreinte de ces bras, quelque chose d’extrême, de vague et de lugubre ». Eros et thanatos. C’est le roman de ‘l’adultère qu’on a condamné .Cette épouse de médecin qui met tout en œuvre ( et tout son corps) pour échapper à la vie basse de plafond de Yonville, voilà le scandale.

renato dit: à

« Poulenc, Ravel, Debussy », et jamais une pensée sympa pour Milhaud et Tailleferre, D. ?

Pour Vuillard, vous savez bien qu’il est très irrégulier. Cela dit, et ce n’est que mon opinion, ses choses moches relevent plus du psy que du critique.

D. dit: à

Vous savez moi les canards ouighours je n’ai rien contre mais je préfère les landais et les périgourdins. Et il est propable que les ouighours eux-mémé prèfèrent leurs propres canards bien de chez eux. Après je ne suis pas là pour m’exprimer à la place des ouighours, entendons-nous bien, quoique je j’aie quelques ancêtres dans l’Antiquité qui vivaient là où ils vivent, dont certains élevaient des canards comme en témoignent certains parchemins que j’ai retrouvés il y a quelques années dans une cachette secrète de mon château.

D. dit: à

Tu vas pas commencer à nous saouler de bon matin, Sasseur ?!

Marie Sasseur dit: à

Scandale dans la famille, c’est une chanson.

« Écrite en 1943 par Sir Lancelot pour le film Vaudou (I Walked with a Zombie) de Jacques Tourneur, elle était d’abord intitulée Shame and Scandal in the Family. Elle fut reprise et adaptée par de nombreux artistes. Elle est connue en France sous le titre Scandale dans la famille. »
Wiki

D. dit: à

Hein quoi ? Il est 11h 10?

D.. dit: à

Suivons les recommandations du garde des sceaux et puis basta.

Marie Sasseur dit: à

Scandale dans la famille, on a retrouvé la fille de Napoléon.

On a retrouvé la fille de NapoléonParis Match | Publié le 14/02/2021 à 07h00 |Mis à jour le 14/02/2021 à 08h41

 Mariana Grépinet

Sur le bureau de l’historien Bruno Fuligni, une partie des 55 documents figurant dans un dossier de police (1815-1817) relatif à Charlotte Chappuis. En médaillon: Une ressemblance troublante : l’unique portrait connu de Charlotte Chappuis, première moitié du XIXe siècle. Kasia Wandycz / Paris Match, DR

On croyait tout savoir de l’Empereur… Mais alors que l’on s’apprête à fêter le bicentenaire de sa mort, voilà qu’éclate un secret qu’il aurait lui-même ignoré : en 1795 naissait Charlotte, qui serait son premier enfant ! Du destin rocambolesque de cette inconnue, l’historien Bruno Fuligni publie un livre, « La fille de Napoléon », éd. Les Arènes, étayé par sept ans d’enquête

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/On-a-retrouve-la-fille-de-Napoleon-1724547

D. dit: à

Alors renato, madame Taillefer pourquoi pas. Mais j’ai plus de mal avec la musique de Milhaud que je ne comprends guère.

lmd dit: à

«… l’anomalie,[…] ce roman ludique, érudit, fin, de bon goût ». dit Marie Sasseur plus haut. Et je me souviens qu’elle a déjà mentionné précédemment cette qualité, le bon goût.
Le bon goût.
D’autres, plus haut aussi, se sont fichus de ce tableau, le Déjeuner Hessel, qui est une œuvre d’un peintre inquiet des questions de représentation par la peinture, qu’il aborde de façon déterminée, dans le goût des nabis.

D. dit: à

Tailleferre. erre.
Mais au final je préfère encore la musique de Milhaud à celle d’Honneger. Surtout ce qu’il composait à la fin de sa vie, Honneger, absolument pas écoutable plus de 5 minutes. A mon sens.

et alii dit: à

pied bot:
Eric Vibert a beau être l’un des meilleurs spécialistes des maladies du foie, il lui est arrivé qu’une opération tourne mal. Dans un essai passionnant, « Droit à l’erreur, devoir de transparence », préfacé par Cynthia Fleury, le professeur de chirurgie digestive plaide pour une libération de la parole autour des erreurs médicales. Entretien. obs

puck dit: à

Paul Edel, je suis bien sûr d’accord avec vous, comment ne pas l’être.
Je n’aime pas trop Steiner, mais là il pointe une chose intéressante il me semble, à savoir que nous sommes dans ce qu’il appelle une littérature « séculière » ou « sécularisée », ce qu’il veut dire par là je crois ? c’est une approche purement scientifique, pour ne pas dire scientiste, on ne trouve pas cette force qui transcende le roman comme on peut la trouer par exemple dans Moby Dick, quand on lit ce bouquin de Melville on a quelque chose (je sais pas quoi ?) qui dépasse ce qui est dit dans le livre, comme on le retrouve avec Cervantes par exemple, ou dans le roman russe.
Alors c’est sûr les portraits sont exceptionnels, la Bovary on a l’impression de la connaitre comme si elle était une proche, on vit avec elle, on vit en elle (si j’ose dire), mais voilà globalement on ne trouve pas cette transcendance qui fait la « grande littérature », ce qui fait dire à Steiner que Bovary est un roman magnifique, mais ce n’est pas de la littérature, du fait de ce manque de cette dimension qui donne cette puissance, on peut comme le retrouve en musique, on a des super compositeurs, et d’autre qui peuvent être moins bons d’un point de vue technique, mais chez qui on trouve une chose qui relève d’une force métaphysique qu’on ne trouve pas chez l’autre.
Voilà, je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux dire et je le dis sans vouloir polémiquer.
Bien à vous.

Marie Sasseur dit: à

@ «… l’anomalie,[…] ce roman ludique, érudit, fin, de bon goût ». dit Marie Sasseur plus haut. Et je me souviens qu’elle a déjà mentionné précédemment cette qualité, le bon goût.

Et quoi, lmd ? c’est pas clair ?

Non, ce n’est pas la grande bouffe chez mc do, ce roman. Et ce n’est pas non plus l’heure du diner de con.

Clopine dit: à

Quelqu’un connaît-il, par ici, les « éditions du Square » ? C’est perso, bien entendu…

D. dit: à

J’en suis le directeur, Clopine.

D. dit: à

Ah du Square, pardon… Non non. Ce n’est pas moi. Mille excuses.

Marie Sasseur dit: à

@Suivons les recommandations du garde des sceaux et puis basta.

Il faudrait déjà que les magistrats aient connaissance de ces crimes et délits.

Pourquoi tout mettre sur des victimes, alors que:  » le violeur c’est toi. »

Je ne remets pas cette danse en ligne.

Clopine dit: à

Sans déconner, bien sûr. De toutes façons, en ce moment c’est bouteilles à la mer…

Janssen J-J dit: à

@ rdl, pkt et PE, Je me souviens d’un brulot de l’écrivain hongrois-canadien plus intéressant que celui de Kundera, son contemporain, celui de Stephen Vizinszey, (Vérités et mensonges en littérature), dont le propos était le suivant : «Il y a fondamentalement deux sortes de littératures. L’une vous aide à comprendre, l’autre vous aide à oublier ; la première vous aide à devenir une personne libre et un citoyen libre, l’autre aide les gens à vous manipuler. L’une s’apparente à l’astronomie, l’autre à l’astrologie. Il affirmait ceci : «Les grands écrivains ne sont pas ceux qui nous disent que nous ne devrions pas jouer avec le feu, mais ceux qui nous brûlent les doigts.»
Il rendait un hommage chaleureux aux maîtres de la vérité qu’étaient pour lui Stendhal, Balzac, Kleist et Tolstoï, et n’hésitait pas à s’attaquer à des icônes intouchables comme Goethe, Sainte-Beuve et Melville et à l’establishment des lettres new-yorkaises. Quant au pauvre Troyat, mon dieu, qu’est-ce qu’il put lui mettre…
… Les souvenirs de ses initiations sexuelles sont toujours intéressants à relire, même si on les imagine aujourd’hui comme allant à contre-courant. Il y aura toujours des « hommes à femmes » qui n’auront pas peur, même s’ils ne dominent plus la littérature astronomique (Cf. Éloge des femmes mûres). Je le recommande néanmoins à Pierre Assouline et à ses internautes non féministes les plus exigeantes.
Bàv, (15.2.21_11.46)

et alii dit: à

Les Simpson sont une famille qui vivent au 742 Evergreen Terrace, dans la ville de Springfield, aux États-Unis1. Homer, le père, travaille en tant qu’inspecteur de sécurité à la centrale nucléaire de Springfield, un poste qu’il occupe en dépit de sa nature imprudente et bouffonne. Il est marié à Marge Simpson, stéréotype de la mère et de la femme au foyer américaine. Ils ont trois enfants : Bart, un fauteur de troubles de 10 ans ; Lisa, une surdouée2 de 8 ans à l’engagement politique précoce, et Maggie, un bébé qui parle rarement, mais qui communique en suçant une tétine. La famille possède un chien, Petit Papa Noël (Le P’tit Renne au nez rouge, au Québec), et un chat, Boule de Neige V, renommé Boule de Neige II dans l’épiso

Marie Sasseur dit: à

Pourquoi tout mettre sur des victimes, alors que:  » le violeur c’est toi. »

Mal dit

Pourquoi mettre toute cette responsabilité, les plaintes qui n’aboutissent pas, les actions en justice, tout mettre sur le dos des victimes, cette double peine,

alors que:  » le violeur c’est toi. »

Marie Sasseur dit: à

Ce billet est insupportable.

renato dit: à

Vaut pour Honegger, D., ce qui a été dit pour Vuillard. La Liturgique plutôt ennuieuse ; mais, et independement de mon amour inconditionnel pour les trains, j’apprécie Pacific 231 pour son aspect mimétique et cela nonobstant mon intollerance à la musique à programme. Non irrelevant le fait qu’il ait perçu le talent de Messiaen.

Cela dit, j’aurais aimé suivre, comme lui, le cours de Vincent d’Indy.

MC dit: à

Bonne question, X, j’ai plutot pensé qu’on voulait parler de Pennac (pas moi qui n’ait cité aucune des deux titres! lequel eut son heure de gloire.

Paul Edel dit: à

Puck, je vous comprends très bien, merci.le Puck avec humour et le Puck sans humour.

renato dit: à

P. ex., D., ce moment de Milhaud :

https://youtu.be/isyeuopB2iE

Bon, d’accord, c’est on ne peut plus simple, mais la simplicité était l’aspect plus évident des 6.

rose dit: à

C Laurice Desborel, Clopine.

rose dit: à

Maurice

Comme le coq. Avant qu’il ne s’appelle Georges. Comme boy Georges.

christiane dit: à

Puck,
j’ai donc lu vos commentaires, tous nés de la citation extraite du discours de Milan Kundera quand il a reçu le prix Jérusalem en 1985 et qu’il a évoqué Flaubert et de Diderot (« Jacques le Fataliste» !
(Il avait déjà écrit cette citation dans «L’Art du Roman» :
«[…] C’est avec une grande émotion que je reçois aujourd’hui le prix qui porte le nom de Jérusalem et l’empreinte de ce grand esprit cosmopolite juif. C’est en romancier que je le reçois. Je souligne, romancier, je ne dis pas écrivain. Le romancier est celui qui, selon Flaubert, veut disparaître derrière son œuvre. […] »

Je suis déçue que vous reveniez aux mêmes jugements sur Flaubert. Lisez donc le commentaire de P.Edel sur la Bovary et sur ce qui distingue Flaubert de Balzac.
Dans « L’art du roman », M.Kundera, oppose aussi ces deux grands écrivains (et pas seulement ceux-là). (pages 6/8) « Avec Balzac l’enracinement de l’homme dans l’Histoire ; avec Flaubert, il explore la terra jusqu’alors incognita du quotidien » […]
Emma Bovary, l’horizon se rétrécit à tel point qu’il ressemble à une clôture. Ls aventures se trouvent de l’autre côté et la nostalgie est insupportable. Dans l’ennui de la quotidienneté, les rêves et les rêveries gagnent de l’importance. L’infini perdu du monde extérieur est remplacé par l’infini de l’âme. La grande illusion de l’unicité irremplaçable, une des plus belles illusions européennes, s’épanouit.
Mais le rêve sur l’infini de l’âme perd sa magie au moment où l’Histoire […] s’empare de l’homme. »
et page 60 :  » à partir de Flaubert, les romanciers tentent d’effacer les artifices de l’intrigue, le roman devenant plus gris que la plus grise des vies. »
Flaubert et la bêtise. « Dans les romans de Flaubert, la bêtise est une dimension inséparable de l’existence humaine. Elle accompagne la pauvre Emma à travers ses jours jusqu’à son lit de mort au-dessus duquel deux redoutables agélastes, Homais et Bournisien, vont encore longuement échanger leurs inepties comme une sorte d’oraison funèbre. […]
Avec une passion méchante, Flaubert collectionnait les formules stéréotypées que les gens autour de lui prononçaient pour paraître intelligents et au courant. »
Et votre cher Musil ? Il s’y emploie dans « L’Homme sans qualités », resté inachevé. Et il n’a d’ailleurs aucune gêne à intervenir dans son roman. Le personnage est un être imaginaire, expérimental. La lecture est un piège…
Pour Diderot qui invente ce roman fantaisiste, invraisemblable, hors du temps historique. Est-ce un roman ? ou seulement, parodiquement « comme un roman »…

Je n’arrive pas à situer vos interventions, ici, autrement que si vous allumiez des contrefeux pour vous moquer gentiment du trop plein des érudits dont vous faites peut-être partie sous un autre pseudo<;.

et alii dit: à

Scènes de la vie conjugale (Scener ur ett äktenskap) est un film suédois d’Ingmar Bergman, sorti en 1973 à la télévision, puis en 1974 au cinéma.
mais je suis une inconditionnelle de CRIS ET CHUCHOTEMENTS

christiane dit: à

Ah, Puck, une erreur que vous aurez rectifiée dans mon commentaire (merci, x) c’est « L’art du roman » et non « Comme un roman » de M.Kundera.

« Vous lisant je pense à ce passage de «Comme un roman» de M.Kundera : «Le comique est plus cruel : il nous révèle brutalement l’insignifiance de tout. »

et alii dit: à

Souvent conflictuels, toujours complexes, les relations entre parents et enfants sont malmenées chez Bergman. Qu’il s’agisse des liens du sang ou des liens du cœur, ils sont fréquemment source de violence, d’incompréhension, et mènent à une mort symbolique ou physique. Bien qu’il existe également dans ses dernières œuvres une véritable esthétique de
COMME PAR HASARD? L4ARTICLE est titré « familles,je vous hais »
https://www.critikat.com/panorama/analyse/ingmar-bergman/

Jazzi dit: à

« Un par un, le roman a découvert, à sa propre façon, par sa propre logique, les différents aspects de l’existence : avec les contemporains de Cervantes, il se demande ce qu’est l’aventure ; avec Samuel Richardson, il commence à examiner « ce qui se passe à l’intérieur », à dévoiler la vie secrète des sentiments ; avec Balzac, il découvre l’enracinement de l’homme dans l’Histoire ; avec Flaubert, il explore la terra jusqu’alors incognita du quotidien ; avec Tolstoï, il se penche sur l’intervention de l’irrationnel dans les décisions et le comportement humains. Il sonde le temps : l’insaisissable moment passé avec Marcel Proust ; l’insaisissable moment présent avec James Joyce. Il interroge, avec Thomas Mann, le rôle des mythes qui, venus du fond des temps, téléguident nos pas.
J’y ajoute encore ceci : le roman est l’oeuvre de l’Europe ; ses découvertes, quoique effectuées dans des langues différentes, appartiennent à l’Europe toute entière. La succession des découvertes (et non pas l’addition de ce qui a été écrit) fait l’histoire du roman européen. »
(Milan Kundera : L’art du roman, folio 2702, p.15-16)

Soleil vert dit: à

« avec les contemporains de Cervantes, il se demande ce qu’est l’aventure  »

Je dirais en chipotant :

il se découvre en tant que tel (roman)

christiane dit: à

Merci, Jazzi, pour cette citation. J’ai entre les mains un petit livre de poche acheté grâce à Et Alii., D’Ami Bouganim « Le rire de Dieu – Perles du Talmud » (éditions Stavit)…

DHH dit: à

@et alii@ jazzi
je partage votre prédilection pour Cris et chuchotements, avec la merveilleuse mise en image de cette attente d’une agonie et des souvenirs qui viennent hanter les personnages qui y assistent ,moments qui sont pour les unes revelateurs de leur égoïsme et pout une autre ,cette servante au grand cœur ,l’occasion d’épancher tout ce qu’il y a de tendresse maternelle frustrée en elle .
il y a quelques mois le film passait au Champo et je me suis rejouie d’aller le revoir en salle sur grand ecran .
Pelotonnée dans mon fauteuil j’attendais tranquille le moment moment où la salle s’éteindrait, lorsque la taulière est venue annoncer que « le fichier s’était effacé » nous proposant « la nuit de forains » comme lot de consolation ,que j’étais trop déçue pour accepter

Marie Sasseur dit: à

« Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les régimes totalitaires ont toujours voulu exploiter la jeunesse en séparant les jeunes de leurs familles. Je suis convaincu que l’esprit de famille est indispensable à la bonne marche de notre société. »

https://www.cairn.info/revue-spirale-2010-4-page-7.htm

Marie Sasseur dit: à

La « taulière », c ‘est le féminin de régisseur ?

Jazzi dit: à

J’ai eu plus de chance que vous DHH, car c’est à cette occasion et dans cette salle-là que je l’ai revu, dans une superbe copie neuve ! Mais « La Nuit des forains », c’est pas mal non plus…

Jazzi dit: à

Ce qui me parait le plus intéressant à rappeler dans votre lien, MS :

« Murray, qualifié un temps lui aussi de « nouveau réactionnaire » et qui dénonçait avec acuité, drôlerie et érudition, l’infantilisation des esprits, le charabia du langage, la « festivisation » de l’humanité, l’idolâtrie du jeunisme, la transgression érigée en norme, l’éradication du passé, le pouvoir matriarcal, la traque vertueuse de toute forme de mal-pensance, j’en passe et des plus vertes (…). Murray rétorquait d’ailleurs que si être « réac », c’est s’horrifier de la vandalisation de notre civilisation et de ses fondements judéo-chrétiens, de l’amnésie collective et bienheureuse, « rien ne me paraît plus honorable ». »

Bloom dit: à

à la relecture

Restent les grands pour cette activité réservée aux nostalgiques aux privilégiés, aux professionnels, aux compulsifs ou à celles et ceux qui sont tout cela à la fois, dear Phil.

et alii dit: à

citée dans le temps, la dernière phrase de Ravelstein:
 » La dernière phrase du livre donne la clé. «On n’abandonne pas à la mort un être tel que Ravelstein», un être qui disait: «Frayez avec les personnes les plus nobles, lisez les meilleurs livres, vivez avec les puissants, mais apprenez à être heureux seul.» Un être qui restera l’un des plus beaux personnages de Bellow.

DHH dit: à

RAVELSTEIN m’est apparu comme un roman assez bâclé , où de maniere un peu desordonnée Saul Bellow se raconte et parle de gens qu’il a frequentés .
On a ainsi droit récit de son intoxication alimentaire et a des mises en situation sous des noms transparents de deux personnages qui brillent au firmament universitaire ;le sulfureux Mircea Eliade suppôt naguère du nazi roumain Antonescu qui se rafait une virginité en Amerique comme historien encensé des religions, et Allan Bloom ce nouveau pape d’une pensée neoréactionnaire qu’il nous fait découvrir dans son cadre de vie raffiné ,même un rien fastueux
Pas un grand Bellow, comme celui que je relis en ce moment sur les conseils de Christiane :La planète de Monsieur Sammler

et alii dit: à

Dans le même temps paraît aux éditions du Cerf un autre livre érudit et provocateur, Virilité, de Harvey Mansfield. Mansfield est professeur de philosophie politique à Harvard, où il se décrit comme représentant à lui tout seul le quota de professeurs conservateurs de toute l’université.
Virilité est la traduction de son ouvrage Manliness, paru en 2006 aux Etats-Unis, dans lequel il critique les études de genre, défend l’idée d’une différence entre le masculin et le féminin, et propose une théorie de la masculinité.
Il le fait en s’appuyant sur la lecture et le commentaire de grands textes, l’Iliade, Le Vieil Homme et la mer, ou encore l’oeuvre de Nietzsche. Ajoutons tout de suite qu’il ne prétend pas à une supériorité de l’homme sur la femme, et qu’il explique que la masculinité peut très souvent être toxique.
Comme l’écrit cette fois Roger-Pol Droit dans Le Monde, « Inévitablement, les thèses de Mansfield feront grincer quelques dents (…) Mais on aurait tort de négliger les arguments, matériaux et références rassemblés dans ce livre. (…) Même si vous n’êtes pas de son avis, vous comprendrez vite pourquoi il vaut mieux ne pas hausser les épaules. » »

Marie Sasseur dit: à

@Jazzi dit: à

« Ce qui me parait le plus intéressant à rappeler dans votre lien, MS : »

Je suis pour la pluralité des opinions à ce sujet: La famille, surtout en ces temps où elle est attaquée de toutes parts, a commencer par le sommet de l’État. Comme par les gidiens.

L’extrait que j’ai mis in extenso donné est d’un discours de Sarkozy.
En revanche l’ensemble du texte en commentaire dans le lien, est anonyme.

Marie Sasseur dit: à

 Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les régimes totalitaires ont toujours voulu exploiter la jeunesse en séparant les jeunes de leurs familles. Je suis convaincu que l’esprit de famille est indispensable à la bonne marche de notre société. »

Et quand j’ai vu Macron a l’ecole, il y a de quoi avoir peur.

bouguereau dit: à

« Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les régimes totalitaires ont toujours voulu exploiter la jeunesse en séparant les jeunes de leurs familles. Je suis convaincu que l’esprit de famille est indispensable à la bonne marche de notre société. »

raccourci crapuleux..et c’est trés facile a prouver meussieu que dirais le bon juge aux kilos de n’drangétiss puants

puck dit: à

Christiane, désolé d’y être revenu, je m’étais promis… mais tout cela a aussi un rapport avec l’article de passou, tous ces livres cela donne l’impression de voir les choses par le petit bout de la lorgnette, on révèle, on dénonce, on s’indigne… et quoi ? je repense à ce que vous disiez sur l’impossible pardon et le silence de Dieu, ma foi.

Kundera oublie une chose, sûr que c’est bien de dissimuler sa vie, mais pas simplement sa vie privée, je crois que c’est une chose terrible lorsque le petit monde littéraire et les criques s’emparent d’un auteur. Il faut lire ce qu’écrivent Sainte Beuve et Thibaudet sur Flaubert, c’est désarmant, du genre Monsieur Flaubert part en Égypte, que nous ramènera-t-il de ses merveilleux voyages, ou bien Monsieur Flaubert va bientôt publier son nouveau sera-t-il aussi bon que…

Toutes ces mondanités appauvrissent le monde, elles appauvrissent la vie, elles appauvrissent la littérature, sans compter avec cette admiration mielleuse, quasi religieuse, quel auteur peut survivre à de telles souillures ? Dans ses lettres on voit bien que l’autre il en a conscience, il fait le paon, sa petite bêcheuse. Là on se dit heureusement que des types comme Melville, Dostoïevski, HH Jahnn et d’autres parmi les plus grands ont échappé à l’appauvrissement de ces mondanités mielleuses à ce monde des apparences creuses, ça Kundera l’oublie !

puck dit: à

les criques ??? que la grande crique me croque.

Marie Sasseur dit: à

C’est aussi ce qui sourd dans ce billet. C’est peut-être inconscient, mais moi les syllogismes du style : la famille lieu en vase clos, est le lieu de toutes les perversions, donc laissez- les nous, on va s’en occuper , en commençant par les rééduquer. Ben ça passe pas, mais pas du tout.

Après tout gide avait bien quelques velléités d’éducation, heu ( pedo)sexuelle, non ?!

Comme celui, qui se présente comme un grand-père à 37 ans de plusieurs petits-enfants, qui se pointe dans les petites classes, et demande, -son image de la famille idéale, sans doute- : qui parmi vous a deux papas ou deux mamans ?

Une petite, devait pas être fute fute ( gaffe c’est pas du premier degré!) , lui a répondu : beeuurk.

bouguereau dit: à

Puck, je vous comprends très bien, merci.le Puck avec humour et le Puck sans humour

dpuis qut’as jarté sur giraudoux t’es a mette dans l’même sac et chter à la rivière fissa polo..plus loin tu fras ptête un moise..yavé y pourvoira..quant a keupu il amorce le poisson chat comme dab

bouguereau dit: à

térezoune c’est le crabe..bon c’est pas ragoutant mais la bouffe ça commence toujours comme ça

Marie Sasseur dit: à

Ducon, je ne suis pas là pour amuser tes crétins. Tu peux aussi noter ca pour ton antimatière.

puck dit: à

« dpuis qut’as jarté sur giraudoux t’es a mette dans l’même sac et chter à la rivière fissa polo..plus loin tu fras ptête un moise..yavé y pourvoira..quant a keupu il amorce le poisson chat comme dab »

greubou ça t’ennuie si je traduis parce qu’on ne trouve pas l’espéranto sur deepl.

donc « dpuis qut’as jarté sur giraudoux t’es a mette dans l’même sac et chter à la rivière fissa polo.. » signifie : éplucher les carottes et les navets et les mettre dans l’eau bouillante.

« plus loin tu fras ptête un moise..yavé y pourvoira..quant a keupu il amorce le poisson chat comme dab » : quand l’eau a réduit ajouter l’ail et les oignons, faire rissoler le tout, puis poser le jarret de veau désossé et laisser mijoter pendant 1H30 à feu doux, servir avec du riz ou des rigatoni.

greubou on peut te demander d’où tu nous sors ce genre de recette à la con ?

et alii dit: à

« la famille NOBEL » aussi a eu son histoire de « patriarcat:
Le scandale avait mis au jour le fonctionnement opaque de l’Académie, les rivalités entre ses membres, la dénonciation par les soutiens de Sara Danius des forces du « patriarcat » à l’œuvre en son sein, et la culture du silence qui protégeait le Français.

renato dit: à

L’Âme désarmée, moins disant que l’original : The Closing of the American Mind.

bouguereau dit: à

ses choses moches relevent plus du psy que du critique

légende d’une hinstalation de djak et dino chapman ‘lissenko pouffant avec staline’

puck dit: à

greubou tu connais Lissenko ? j’y crois pas ! j’ai toute la collection des Maspero de la belle époque sur Lissenko, John Reed et tous les autres.

puck dit: à

greubou tu m’aimes ?

bouguereau dit: à

Mais chez Vuillard comme plus tard chez Picasso, il y a beaucoup à jeter et des pépites à garder

pour prouver qu’on porte un peu de crédit a sa personne haprés une sortie comme ça doit faire son javert dédé..mais voilà..on se méprise etc..

et alii dit: à

libé aussi:
a porte aux moulures dorées du deuxième étage de l’ancienne Bourse de Stockholm s’ouvre à 13 heures précises sur le nouveau secrétaire perpétuel de l’académie suédoise, Mats Malm. Un rituel immuable, que ce professeur de théorie littéraire, qui n’était pas membre de l’institution il y a encore un an, effectue pour la première fois. Une ascension fulgurante, à l’image de la transformation rapide à laquelle l’académie a été soumise, traversée ces deux dernières années par une crise tentaculaire et fratricide. L’enjeu de l’annonce qu’il s’apprête à faire est immense pour l’académie, qui tente de réparer face au monde entier son prestige abîmé. Sobrement, il annonce les lauréats des prix Nobel 2018 et 2019 : respectivement, l’auteure polonaise Olga Tokarczuk et l’écrivain et scénariste autrichien Peter Handke.

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Pour la première fois depuis soixante-dix ans, deux prix sont annoncés en même temps, dont celui de l’année dernière reporté par une académie suédoise en lambeaux. Ce double prix lui permet «de minimiser le drame qui s’est joué l’année dernière, en prétendant n’avoir fait que repousser le prix plutôt l’annuler», analyse Hugo Lindkvist, journaliste au quotidien suédois Dagens Nyheter (DN) qui a suivi le scandale de très près. «Une sage décision», commente Hakan Bravinger, éditeur littéraire à Norstedts, la plus ancienne maison d’édition en Suède. «Les seules fois où l’académie n’a pas décerné de prix était parce qu’elle ne trouvait pas de lauréat qui en soit digne, or en 2018 il y avait beaucoup d’auteurs dignes, c’est l’Académie qui ne l’était pas.»

«Le champ des possibles est ouvert» pour les journalistes
Mais pour les pourfendeurs de ce double prix, c’est mal prendre la mesure du scandale, et manquer l’occasion de rendre hommage à ses victimes. «En ce jour que je considère d’habitude comme une célébration de la littérature, je suggère à tout le monde de relire les témoignages de l’article de Matilda Gustavsson», écrit ainsi la critique littéraire Asa Beckman dans le journal DN. «Par respect pour ces 18 femmes, le prix 2018 ne devrait pas être remis.» Elle fait référence aux récits d’agressions sexuelles et de viols par un proche de l’académie, publiés par DN en novembre 2017, qui déclenchent le scandale.

Celui qu’elles accusent, le Français Jean-Claude Arnault, sera condamné à deux ans et demi de prison pour viol un an plus tard. Mais à l’époque, il tient à Stockholm le «Forum», haut lieu culturel très couru par les académiciens, qui reçoit des subventions de l’académie. Il est aussi marié à une académicienne, la poétesse Katarina Frostenson. Plus tard, il sera également accusé d’avoir divulgué à plusieurs reprises les noms des lauréats en avance, que sa femme lui aurait soufflés, influençant ainsi les bookmakers. Le scandale révèle aux Suédois médusés le fonctionnement patriarcal et opaque de l’académie, dans un pays où la transparence est un principe fondateur. «Ces événements ont été dramatiques, mais d’un point de vue journalistique ils ont ouvert le champ des possibles : nous avons eu accès pour la première fois à ce qui se déroulait au sein de l’académie, ce qui n’était jamais arrivé dans ses 233 ans d’existence», analyse Hugo Lindkvist.

à lire aussi Au début du XXe siècle, un prix Nobel pouvait déjà en cacher un autre

L’académie implose. Sa secrétaire perpétuelle d’alors, Sara Danius, est démise de ses fonctions. Des clans sont formés : les échanges entre académiciens, d’une violence rare, sont exposés à la vue de tous. Le Roi Carl XVI Gustaf intervient, et change les décrets afin que les «immortels» aient pour la première fois le droit de quitter leur siège définitivement. Finalement, sept membres de l’académie démissionnent, et le prix est reporté d’un an. En octobre, un processus de reconstruction commence à s’engager. La Fondation Nobel, qui supervise les prix, joue un rôle accru afin de sauver une récompense dont la survie dépend entièrement de sa réputation. Elle impose notamment à l’académie de réformer son «comité Nobel», un groupe traditionnellement composé d’un nombre réduit d’académiciens, et étoffé cette année par cinq observateurs extérieurs, dont la plus jeune n’a que 27 ans.

Auparavant responsable d’une simple pré-sélection des candidats, ce nouveau comité a désormais pour mission de soumettre les noms des deux lauréats aux autres membres de l’Académie, qui n’ont plus qu’à les approuver. Lors de l’annonce des lauréats ce jeudi, la présence de ces observateurs est rendue très visible lorsque trois d’entre eux se joignent à la conférence de presse, une nouveauté elle aussi. «Cette mise en scène est une démonstration de la transparence dont l’Aacadémie suédoise et la fondation Nobel veulent faire preuve», commente Hugo Lindkvist, qui note que les observateurs extérieurs sont cependant toujours soumis à un accord de confidentialité. «L’académie parle beaucoup de transparence, mais je pense qu’elle essaie toujours de savoir à quoi cela va ressembler.»

«L’académie continue de chercher son équilibre»
Face à ces changements, certains en Suède espéraient que les lauréats représenteraient une rupture plus forte avec les traditions de l’Académie : ce d’autant plus qu’Anders Olsson, le directeur du comité Nobel, avait annoncé ces dernières semaines vouloir s’éloigner d’un prix généralement trop «eurocentrique» et «dominé par les hommes». «Ce n’est pas la brise d’air frais à laquelle je m’attendais», regrette Hakan Bravinger, éditeur littéraire à Norstedts. Il salue l’attribution du prix à Olga Tokarczuk, mais ne comprend pas celui attribué à Peter Handke : «Il coche toutes les cases, pour les mauvaises raisons : c’est un homme, il est européen, et la plus grande majorité de son œuvre est derrière lui, souligne-t-il. Je ne crois pas que la décision prise aujourd’hui permette à l’académie de renouer avec la gloire aussi vite qu’elle aurait pu.» D’autres, qui craignaient que le scandale ne pousse l’académie à se cantonner à de trop consensuels lauréats, ont été contredits par le choix de Peter Handke, un auteur très controversé pour son soutien à Slobodan Milosevic. «Je pense que ce choix peut contribuer à restaurer la stature du prix, car l’académie a fait preuve d’intégrité, et montré qu’elle s’intéressait à la production littéraire, alors qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’elles choisissent des lauréats plus conventionnels», assure Lisa Irenius, la rédactrice en chef des pages cultures du quotidien suédois Svenska Dagbladet. La crise a montré que l’institution avait besoin de changer, et aujourd’hui elle continue à chercher son équilibre, entre tradition et modernité.»

bouguereau dit: à

Quelqu’un connaît-il, par ici, les « éditions du Square » ? C’est perso, bien entendu…

hallons bon..choron c’était son type à bonne clopine..pasqu’il aimait a mettre sa bite dans le verre a mitrant?

bouguereau dit: à

Gide n’affirmait jamais sans se rétracter, une manière de dire qui échappe aux binaires malgré eux de notre époque. « Il ne faisait point si chaud que l’on transpirait »

c’est tout un problème pour paul valéry ces conséquences physiologiques..ces choses qu’on ne peut maitriser il faut donner l’himpression qu’on est en deça qu’on les voit venir ou qu’on les vit par procuration en quelquesorte..sa definition de lacadémisme est assez exemplaire

Petit Rappel dit: à

Sainte-Beuve n’a jamais écrit ce que vous lkui faites dire sur Flaubert, Puck, il suffit d’avoiir entete son feuilleton des plus réservés sur la Bovary.De toute manière, du haut de son Olympe, il a décrété que Fanny d’Ernest Feydeau, père de Georges , était le roman de l’adultère et du siècle réunis. Pour le moins modéré, l’oncle Beuve; Sans doute condescend-t-il à dire que le morceau sur les Comices est « élevé par l’auteur à un type », mais il y a quelque perfidie dans cet éloge là.
Il serait peut-etre temps que ous nous disiez ce que ces gens pensent véritablement de Flauberet, et non ce que vous croyez y avoir lu…

Petit Rappel dit: à

Pauvre Sainte Beuve, d’ailleurs, coincé entre sa détestation de Balzac, qui lui a joué le mauvais tour de refaire Volupté en le titrant Le Lys dans la Vallée, et son philojansénisme . Un ecteur idéal pour Flaubert…

bouguereau dit: à

Parce qu’il y a une utilisation de l’image proprement flaubertienne qui consiste à ne pas voir ou à ne pas faire voir, les objets, les moments les plus signifiants. Et ça, ça ne passe pas au cinéma. Ce sont des signes, pourtant, et quels!

c’est toujours la même histoire meussieu courte..on fait mine de vouloir solliciter un sens en prenant à témoin tous les autres..si c’est bien fait on y perd son latin

Marie Sasseur dit: à

« une utilisation de l’image proprement flaubertienne qui consiste à ne pas voir ou à ne pas faire voir, les objets, les moments les plus signifiants. »

Déjà c’est pas propre a Flaubert si tant est que c’est ce qui caractérise ses romans , ce qui est loin d’être vrai, ou du moins d’être réussi, et pas du tout dans sa correspondance, très laborieux making of, des fois que ses lectrices n’auraient rien compris,

et deuzio, ce parti pris litteraire de l’ellipse est très très courant,avec de multiples déclinaisons.

bouguereau dit: à

et tertio y’é pas encore temps de vider le bassin à polo térezoune..

Marie Sasseur dit: à

Y a que Proust qui ne fasse pas d’ellipses. Pour lui, tant que la madeleine n’a pas été écrabouillée dans un bol, en vingt pages, eh bien, c’est qu’on n’a rien vu.

et alii dit: à

que la grande crique me croque.
vous n’êtes pas assez craquant , petit, tout petit crac, allez à cracovie renouveler vos craques!

bouguereau dit: à

..par contre renfield..c’est complet térezoune

Marie Sasseur dit: à

En fait je viens de comprendre, Courtaud a un don de double vue. Il lit ce qui n’est pas écrit. Meme pas imaginé par l’auteur.

Ah mais ça existe ça. Absolument. Dans ces cas les plus aigus de la connerie, il y en meme un qui a soutenu qu’ Agatha Christie s’était trompée de coupable dans les dix petits négres.

et alii dit: à

langue sauce piquante indique un film et a fait un calcul :

PUBLIÉ LE15 FÉVRIER 2021
« Monsieur », un mot bien singulier

William Bouguereau, « Portrait de Monsieur M. » (1850).
Monsieur, voilà un mot aux multiples facettes. Dans la presse écrite, il est d’usage de l’abréger en M. (et pas Mr, l’abréviation de mister). On ne l’écrit au long, et alors sans majuscule, que dans le cas particulier où un interlocuteur s’adresse à un autre qui est présent : « monsieur, vous en êtes un autre ».
On procède de la même façon pour le pluriel, où messieurs devient MM. (un curieux pluriel de redoublement). Il y a une exception, quand un serviteur s’adresse à son maître : il lui donne alors du « Monsieur » (est servi). Jamais un « M. est servi » ! ni un « ces MM. sont servis » ! ce qui serait une faute de goût typographique. Tout cela est vrai aussi pour Madame (Mme Mmes) et Mademoiselle (Mlle Mlles). Et ne concerne bien sûr que l’écrit (allez rendre une majuscule à l’oral !).
En outre, selon le bon usage typo, on n’emploie ni M. ni Mme pour un individu trépassé, et encore moins devant un blaze. Le Monde avait fait rire jadis en gratifiant Staline, de son vivant, d’un Monsieur en titre de « une »… (ce monsieur s’appelait en réalité Joseph Djougachvili).
Il y a bien sûr les inévitables exceptions, dont « Monsieur frère du roi », quand le titre fait partie du nom, comme pour Madame de Sévigné, sans oublier le croque-monsieur, que l’on évitera d’écrire croque-M. (dans la presse ; sur un mail ou un sms, c’est autre chose).

Il découle de ce qui précède que la presse se doit bien garder d’écrire, par exemple, « Monsieur Macron a décidé ceci ou cela », comme il arrive parfois, pour une raison évidente : cela la placerait dans la position du valet qui parle de son maître…

Que dire encore ? Monsieur est un de ces mots qui ne s’écrivent pas du tout comme ils se prononcent (meuçieu). Il résulte de la coagulation de « mon » et de « sieur » (ancien cas régime de « sire » – du temps où le français avait une déclinaison à deux cas), lequel signifie « seigneur ». Mais c’est peu connu : Monsieur est un mot plutôt démotivé, dans le sens linguistique. Par contre, tout le monde sait, devant un abrupt M. suivi d’un patronyme, qu’il cèle un mot de deux syllabes, un peu comme un symbole chimique et presque un idéogramme.
Enfin, à l’armée, quand on s’adresse à plus gradé que soi, un capitaine par exemple, on lui dit : « mon capitaine » et ce mon n’est pas un possessif de respect, mais l’abréviation du mot qui nous occupe, dont on ne garde que les trois premières lettres (qui étaient à l’origine un possessif). Donc, à une capitaine, on ne devrait pas dire « mon », ni l’écrire, mais « ma ».

La Révolution a tenté de remplacer ce mot qui sent fort l’ancien régime par citoyen·ne, mais on sait qu’elle n’y est pas parvenue.
La prochaine, peut-être ?

Déjà sur la question : « de l’usage de « monsieur… «

PUBLIÉ LE13 FÉVRIER 2021
tabou ou tabou ?

« Bad Boy Bubby », film australien de 1993, où le protagoniste survit à un inceste particulièrement sordide. Un film optimiste malgré tout, dont on se souvient de chacun des plans.

Paul Edel dit: à

Il ne faut pas oublier que depuis le scandale de « Madame Bovary » , la critique littéraire de l’époque n’a cessé de « trépigner »(c’était le mot utilisé par Flaubert dans sa correspondance ) contre ce romancier professionnel de la désillusion.
Au fond, revient sans cesse à l’accusation de pessimisme.la critique lui reproche la mollesse de ses personnages,une vision déprimante de l’Histoire, un choix de sujets vulgaires, etc. Ah, ce pessimisme qui choque tant. « Le pessimisme n’est pas un signe de force, c’est une marque de découragement ou un aveu d’impuissance. (…) la satire misanthropique et inhumaine est un acte contre nature, un cas illogique et monstrueux. » Voilà ce qu’écrit -comme d’autres- Saint-René Taillandier,dans la Revue des Deux Mondes, du 15 décembre 1869.

puck dit: à

@Petit Rappel : si ce n’est point Sainte Beuve alors c’est Thibaudet ! et à cette occasion Thibaudet dit de ce qu’en dit Sainte Beuve ?

qu’importe tout ça ne sont que mondanités !

et par hasard ce que dit donc Thibaudet sur Flaubert pourriez-vous nous le rappeler Petit Rappel ?

puck dit: à

ou bien est-ce Taine ?

ma foi tout ça c’est tout que des mondanités.

si les écrivains français sont autant sécularisés c’est parce que les critiques le sont tout autant, tous des scientistes comtophiles qui ont fait mourir ce monde à force d’en oublier Dieu…

et ce pauvre Sainte-Beuve, mon Deiu quelle misère.

puck dit: à

et Balzac ! et Stendhal ! et Hugo ! peut-être faudrait-il sauver Maupassant ? lui seul avait idée du Mal avec un grand M comme les aimait mon pedro.

christiane dit: à

Et Alii,
Mais qu’est-ce que ce livre « Le rire de Dieu » d’Ami Bouganim ? Il bouleverse tous mes repères. Follement intelligent. Déconcertant.
Je l’ai abordé par la coque : Avant-propos – Introduction – Conclusion. Je garde les 18 méditations pour après.
« C’est le midrash : dévoiler-révéler » puis ça « se dérobe à toute interprétation »…

Très vite (page 17) l’opinion sur le rire que se faisait Baudelaire (« De l’essence du rire… ») : « du choc perpétuel de ces deux infinis (grandeur / misère de l’homme) se dégage le rire ».
Et Ami Bouganim commente situant le rire dans la dissonance entre le sérieux et le ridicule, l’important et le dérisoire, la contradiction avec soi, un éclat de contradiction.
Et, page 27 la fameuse réaction de Dieu :
« Dieu a ri et il a dit : « Mes enfants m’ont vaincu ! Mes enfants m’ont vaincu ! »
C’est la réponse du prophète Elie à propos de ce que Dieu a pensé d’une dispute entre deux Rabbi.
« Pourquoi Dieu a-t-il exulté ? Cette victoire ne recouvrait-elle pas une débâcle ? je les ai abandonnés et ils continuent de débattre : je suis mort et ils continuent de me survivre […] le désespoir renverrait comme des échos de ce rire. »
Dans un des commentaires, « Dieu se présente sous deux visages : un visage courroucé (dans la Halakha) et un visage rieur (dans la Aggada) ».
Et les passages présentés dans le livre appartiennent à cette dernière.
« L’homme ne serait qu’un caprice de Dieu, créé contre l’avis des anges et derrière leur dos. […] créé à la dernière minute, « au bout du sixième jour », après les bêtes et les insectes seulement… »
Et dans la conclusion « Le rire du pleur » page 173 :
« On attend une reconnaissance – qui ne vient pas -, un Messie – qu’on ne reconnaît pas – . Dans l’attente du salut, on n’a que des calamités. D’un côté, l’absolu : de l’autre le dérisoire. D’un côté, l’éternité ; de l’autre, l’éphémère. […] en définitive, Dieu n’est pas si divin qu’il le prétend, ses ministres ne sont pas toujours à la hauteur et l’individu est plutôt mal loti. Dieu se dérobe, Dieu s’est dérobé. Quand on se sent abandonné par lui, on serait désabusé. On ne le renie pas pour autant ; il faudrait plus ou mieux que lui. On reste avec un Dieu éclaté et l’être n’en est que plus éclaté, la pensée aussi. Dieu n’a plus son mot à dire, il a été vaincu par les hommes, sinon par le diable. On doit voir en l’auteur de Job un humoriste.
On nous a promis un destin remarquable et nous végétons dans l’incompréhension la plus totale. C’est d’une telle dissonance que nous rions plutôt que d’en pleurer. L’humour juif est une manière de déchanter sans démissionner. […] Le rire dilue le pleur. ; le pleur dissout le rire. L’humour serait à la croisée de l’un et de l’autre. »

Puis il évoque le rire de Sarah… Kafka, Bergson…

Ce livre a une force explosive considérable. Je le savoure surtout après Flaubert et Diderot (et Puck !).
Merci, Et Alii.

puck dit: à

non ce ne pas être Thibaudet non plus, lequel alors ?

Thibaudet a écrit : « Flaubert n’est pas un grand écrivain de race et la pleine maîtrise verbale ne lui était pas donnée dans sa nature même »

il veut dire que Flaubert n’est pas un conteur né.

puck dit: à

Sara rit, effectivement, parce que Dieu vient de lui dire qu’elle va avoir un enfant, et la perspective de faire des galipettes à son âge quelque peu avancé effectivement la fait rire.

mais le plus drôle n’est pas qu’elle rit, le plus drôle quand vous lisez bien ce passage (parce que n’en déplaise à Petit Rappel il m’est arrivé de lire même si c’était il y a très longtemps !) c’est qu’elle se cache pour rire pour ne pas que Dieu la voit rire et qu’il aille s’imaginer qu’elle se fout de sa tronche !

et ça c’est effectivement très drôle !

puck dit: à

tout est drôle dans cet épisode du sacrifice d’Isaac, absolument tout est à mourir de rire ! même le moment crucial du sacrifice quand Dieu retient la main d’Abraham parce qu’Abraham sait que Dieu va lui retenir la main et que Dieu sait qu’Abraham le sait, parce que sinon leur deal ne peut pas marcher ! et là je n’ai jamais compris que les gens prennent cette histoire au sérieux.

puck dit: à

parce quand cette histoire de sacrifice le plus filou des deux, entre Dieu et Abraham c’est Abraham !

et pourquoi Abraham se permet d’enfumer Dieu ? parce qu’à ce moment précis Abraham sait que Dieu a plus besoin de lui que lui a besoin de Dieu !

du coup Abraham est en position de supériorité ! c’est comme aux échecs : une partie d’échec a horreur du vide dès qu’un est en état de faiblesse l’autre doit en profiter pour se mettre en supériorité.

et ce deal en Dieu et Abraham autour du sacrifice c’est juste la partie d’échec la plus drôle jamais jouée !

comment des lecteurs ont pu prendre cette histoire au pied de la lettre ? c’est désespérant.

et alii dit: à

déchanter sans démissionner.
vous savez bien, christiane , que FREUD l’avait dit, qu’un juif ne renonce jamais , surtout dans ses histoires avec Dieu ( pour que celui-ci le comprenne
un jour ?serait-ce le huitième?

christiane dit: à

Oui, Et Alii, il ne renonce jamais. D’autres aussi…
Le huitième jour ? Il est long ay venir…

Marie Sasseur dit: à

Bravo Vict∅r. Ce succès, pour doper les vols transatlantiques en mars prochain, c’est du feu de dieu.

DHH dit: à

@christiane @Rose
Pour vous deux sur Mademoiselle de Jonquières

« Mademoiselle de Jonquières » et la nouvelle sur le même thème insérée dans Jacques le fataliste ne racontent pas la même histoire ou plutôt ne la racontent pas du même point de vue
L’héroïne chez Diderot c’est madame de la Pommeraye ; L’héroïne du film c’est Mademoiselle de Jonquieres ,dont me nom qui justement lui sert de titre
Le récit de Diderot c’est la dissection d’une machination intelligente et cruelle ;La d’’Aisnon et sa fille n’y existent pas comme des personnages à part entière mais comme des pièces constitutives du mécanisme de précision monté par Madame de la Pommeraye pour broyer le marquis des Arcis, en le menant, sous couvert de l’aider, à faire son propre malheur
Le film en revanche ,c’est l’histoire d’une pure jeunes fille dont deux femmes font chacune à leur manière font le malheur, l’une, une mère maquerelle qui la pervertit ,l’autre une perverse au cœur sec qui l’utilise comme un outil au service d’un projet égoïste , indifferente au mal qu ‘elle peut lui faire
Quant au dénouement , avec ce pardon du marquis et l’émergence au sortir de la crise d’un amour pur et partagé, chez Diderot il me gêne, car ce moment émouvant centré sur le personnage de la fille d’Aisnon n’est pas dans la ligne du recit ;Pour moi il en trahit l’esprit en introduisant du melo sentimental la où il n’y avait que perfection geometrique. Diderot passe au pathos alors qu’on était dans le logos. Pourquoi ce happy end incongru ? C’est une question que je me pose. Concession a un lectorat moralisateur qui veut que les gentils soient récompensés et les méchants punis? (schéma qui rend compte, à la même époque, de la fin inattendue et plaquée des Lliaisons Dangereuses)
Au contraire dans le film, le dénouement aussi invraisemblable qu’il soit , est bien dans le registre de l’histoire émouvante qui en est le sujet, , celle de cette fille au cœur pur, de sa douleur d’avoir dû se prostituer ,de sa gêne d’être obligée de mentir a un homme abusé , et dont la chance va enfin tourner lui apportant le bonheur rédempteur qu’elle merite.
L’histoire triste mais qui finit bien de cette enfant du film s’accommode d’une dimension de critique sociale servie par la peinture complaisante du monde dans lequel elle se déroule, traité toute en chatoiement d’images
Rien de tel ne saurait avoir de place chez Diderot .Son récit ,délibérément focalisé- du moins jusqu’à ce dénouement quasi hors sujet,- sur les rouages et le fonctionnement de la machine infernale mise en marche par la femme bafouée relève de l’épure et rien de visuel ou de sentimental ne peut y interférer avec la perfection sèche et géométrique du trait
Plus sensible au logos qu’au pathos, s’agissant de cette histoire , c’est Diderot que je que je préfere

christiane dit: à

Superbe commentaire, DHH.é
« Le dénouement emouvant centré sur le personnage de la fille d’Aisnon n’est pas dans la ligne du recit ;Pour moi il en trahit l’esprit en introduisant du melo sentimental la où il n’y avait que perfection geometrique. »
Il y a heureusement deux dialogues critiques importants après le mélo.

christiane dit: à

Moi aussi je préfère la version Diderot.

D dit: à

Mon Cher Jazzi, je suis fier d’avoir voté Ke Pen contre Macron. J’ai la conscience tranquille, moi. Et je serais à ta place je ne l’aurais pas. Mais alors pas du tout du tout. Les gilets jaunes, la retraite, les masques et maintenant la vaccination. Tous ces gros, ces immenses fiasco, ces chaos, c’est Macron ! Celui pour qui tu as fait l’immense connerie de voter.

Marie Sasseur dit: à

Mademoiselle de Jonquières était d’extraction noble.
Il faudrait vérifier dans le roman de Diderot.

Marie Sasseur dit: à

Deux dindes en goguette, qui ne se lisent pas plus qu’elles n’ont compris ce sur quoi elles degoisent :

-l’émergence au sortir de la crise d’un amour pur et partagé, chez Diderot il me gêne

– Moi aussi je préfère la version Diderot

Marie Sasseur dit: à

J’ai oublié de préciser entre parenthèse, pour les sous-titres

B dit: à

DHH, les liaisons dangereuses se terminent pour Me de Merteuil par une petite vérole ruinant la beauté de son visage, l’opprobre, sa fuite, sa ruine. Dans l’excellent film adapté de ce roman épistolaire, scenario oscarisé, Stephan Frears se contente d’afficher son dépit quand elle perd Valmont. Elle retire son fard, symbole s’il en est des masques derrière lesquels se cachent ces personnages de l’aristocratie. L’adaptation cinématographique atténue la chute cruelle de l’intrigante. Cela dit, je ne suis pas parvenu à bout de Jacques le fataliste, le film m’a plu pour son esthétique, je n’y ai pas cherché une fidélité à Diderot, privée du moyen .

Marie Sasseur dit: à

( « L’histoire triste mais qui finit bien de cette enfant du film s’accommode d’une dimension de critique sociale servie par la peinture complaisante du monde dans lequel elle , etc »
Cosette chez les bisounours )

B dit: à

L’Anomalie » de Hervé Le Tellier, deuxième Goncourt le plus vendu…

Voilà qui nous change de votre obsession pour le cas Matzneff. On ne pourra pas soupçonner ce merveilleux Oulipien que jadis j’écoutais avec toute la bande des papous de s’égarer dans les mêmes bas fonds. L’émission a cessé et j’ai pensé qu’il n’était pas facile de produire le meilleur chaque dimanche. Sacre challenge, il faudrait trier et offrir au public la possibilité de réécouter les meilleures diffusions. Super équipe.

Marie Sasseur dit: à

La vioque elle en tient une de ses couches, c’est incroyable a ce niveau.
L’une s’évertue à expliquer que Diderot a écrit un mauvais trip, bien mieux filmé.
L’autre répond qu’elle aussi a préféré la version Diderot.
On ne va pas tout mettre sur la crise du corona disease. A mon avis, c’est plus grave et plus ancien, plus profond, cette débilité)

Marie Sasseur dit: à

C’est tellement debile, cet échange entre les deux vieilles au sonotone déglingué, que j’en perds ma granmaire

D. dit: à

Je n’ai pas bien compris. Qui est Marc Pulvar par rapport à Audrey ? Un oncle ?

et alii dit: à

philomag :
Bien que peu connu du grand public, Jacques Ellul (1912-1994) est pourtant un brillant et redoutable penseur de la technique et de l’emprise de plus en plus systématique qu’elle exerce sur toutes les dimensions de notre existence. Un peu plus de quarante ans après sa première publication reparaît L’Empire du non-sens (L’Échappée, 2021, 288 p., 20 €), qui s’interroge sur le rôle que l’art joue désormais dans le contexte d’une société envahie par la technologie et constamment soumise à l’injonction de l’efficacité.

Le diagnostic que porte Ellul est sévère : loin d’offrir l’espace de contemplation ou de méditation qu’on pourrait attendre de lui, l’art contemporain apparaît « totalement intégré au système technicien, exact reflet de cette technique, de sa perfection glacée, de son insignifiance, de son efficacité absente, de son indifférence au plaisir, à la beauté, à la souffrance ». À qui la faute ?

D. dit: à

J’ai un neveu qui a fait un dessin bien plus réussi que la barbouille de Vuillard. 5ème A. Elève moyen +.

Marie Sasseur dit: à

Qui est Marc Pulvar ?

Un syndicaliste de la culotte des petites filles.

Paul Edel dit: à

D. Quelle chance. Ne le découragez surtout pas votre neveu. ON va l ‘exposer dans un musée même avant sa mort.

D. dit: à

C’est pas trop mal, Langoncet, votre dernier truc. Mais par contre pourquoi ces anglo-saxon nasillent gutturalement de cette façon en parlant ou chantant ? Avouez que c’est très laid.

Janssen J-J dit: à

@ pk parce qu’à ce moment précis Abraham sait que Dieu a plus besoin de lui que lui a besoin de Dieu !

parfois, je vous aime bien pkt… sous votre plume nonsense qui s’amuse, zêtes profond, je le sais depuis longtemps, et zaimez qu’on vous le dise… Moi par ex., j’aurais pas osé formuler ça, même sur le mode burlesque, pk si le je pense comme vous, je saurais pas le dire avec autant de votre l’égèreté (sic) intrinsèque? Me contente d’applaudir. Cela dit, il me faudrait approfondir et discuter, je m’apeçevrions que je sus pas du tout d’accord. mais j’ai la flemme d’aller relire « naissance de dieu », car j’ai bien trop bu ce soir après une journée d’effot intellectuel sans faille pas consacré à la littérature littéraire mais à la science =. Or je vois que Flaubert et Ste Beuve sont tjs à l’ordre du jour. C’est ainsi, je me sens exclu du cercle de nos amis? Comment faire ? Cris et chuchotteries, j’aimerais leur dire à quel point, mois aussite jadis, en voyant ce film, j’ai eu fait pipi dans ma culotte, d’émotion. Ai honte, m’enfin, in whisky veritas, ye plaide l’indulgence du jury redélien, et pardonne à Audrey, la pauvre. Obligée de dire que son père était un monstre, alors qu’elle ne le pense pas vraiment du fond de son coeur.

Paul Edel dit: à

Les Goncourt ont touché le bon filon avec Le Tellier.Va-t-il dépasser « l’amant » de Marguerite Duras? qu’en est-il des traductions à l’ étranger? Que dit son éditeur? et Hollywood? On ouvre les paris?

rose dit: à

Super équipe.

La voix d’Eva Almassy, son délicieux accent !

D. dit: à

Vous n’aimez par ce gribouillage non plus, Paul Edel. Vous avez reçu le prix Goncourt, donc votre avis doit compter quelque part. Si vous n’aimez pas c’est que c’est vraiment pas bon.

D. dit: à

Non, Langoncet, je teviens sur ce que j’ai dit. Ca me casse les oreilles. In your head, in your head, in yout head. Ferme-là donc un peu, ça me reposera.

renato dit: à

C’est le père d’Audrey, D.

Marie Sasseur dit: à

@Les Goncourt ont touché le bon filon avec Le Tellier.

Plus qu’avec Brecht, nicht war?

Ceux qui ont touché le gros lot ?
Ses lecteurs !

Parce qu’avec les trois lignes de Passou, on serait passé à côté. Il faut le dire !

D. dit: à

Merci, renato.

Jean Langoncet dit: à

Quand le canarD sans tête prétend faire de l’esprit, on en a presque la larme à l’œil

renato dit: à

Le vieux schnock s’est lancé dans une experience de biologie et vu les resultats il préfère en rire. L’anecdode du pantalon rappellé par Beckett prend tout son sens.

Marie Sasseur dit: à

@Que dit son éditeur? et Hollywood? On ouvre les paris?

Moi je fais le pari que la critique litteraire de paparazzi est morte.

Marie Sasseur dit: à

On a perdu renato.

Soleil vert dit: à

ANOMALIE SCOOP ANOMALIE SCOOP ANOMALE SCOOP …

Grace à Roland Lehoucq on la solution de l’énigme mathématique de la page 165
Je cite l’astrophysicien :

l’égalité en question figure (page 7) dans un article de Nick Bostrom publié en 2003 et intitulé « Are you living in a computer simulation ? ». Il est disponible en ligne https://www.simulation-argument.com/. Bostrom essaie de déterminer la fraction f_sim de tous les observateurs humains qui vivent dans une simulation. Dans la partie droite de l’égalité, f_P est la fraction de toutes les civilisations technologiques de niveau humain qui réussissent à atteindre un stade posthumain, f_i est la fraction des civilisations posthumaines qui s’intéressent à simuler leurs ancêtres et N_i est le nombre moyen de simulations d’ancêtres effectuées par les civilisations précédentes.

Selon Bostrom, au moins une des trois propositions suivantes doit être vraie : f_P ≈ 0, f_i ≈ 0, f_sim ≈ 1. Je vous laisse découvrir la suite de l’article…

https://www.simulation-argument.com/simulation.html

L’équation figure au paragraphe 4

Soleil vert dit: à

ANOMALIE SCOOP ANOMALIE SCOOP ANOMALIE SCOOP

Grace à Roland Lehoucq, on a la signification de l’équation énigmatique de la page 165 :

l’égalité en question figure (page 7) dans un article de Nick Bostrom publié en 2003 et intitulé « Are you living in a computer simulation ? ». Il est disponible en ligne https://www.simulation-argument.com/. Bostrom essaie de déterminer la fraction f_sim de tous les observateurs humains qui vivent dans une simulation. Dans la partie droite de l’égalité, f_P est la fraction de toutes les civilisations technologiques de niveau humain qui réussissent à atteindre un stade posthumain, f_i est la fraction des civilisations posthumaines qui s’intéressent à simuler leurs ancêtres et N_i est le nombre moyen de simulations d’ancêtres effectuées par les civilisations précédentes.

Selon Bostrom, au moins une des trois propositions suivantes doit être vraie : f_P ≈ 0, f_i ≈ 0, f_sim ≈ 1. Je vous laisse découvrir la suite de l’article…

Jazzi dit: à

C’est quoi « la critique littéraire de paparazzi », MS ?

Jazzi dit: à

« Parce qu’avec les trois lignes de Passou, on serait passé à côté. Il faut le dire ! »

Peut-être que Passou est toujours gêné quand il s’agit de faire l’éloge d’un auteur de la même écurie que lui…

Soleil vert dit: à

« Les Goncourt ont touché le bon filon avec Le Tellier. Va-t-il dépasser « l’amant » de Marguerite Duras? qu’en est-il des traductions à l’ étranger? Que dit son éditeur? et Hollywood? On ouvre les paris? »

Concernant la phrase « Les Goncourt ont touché le bon filon avec Le Tellier » cher Paul, Bernard Pivot vous répondrait que c’est surtout l’auteur qui a trouvé le bon filon en droits d’auteur.

rose dit: à

@christiane @DHH
Pour vous deux sur Mademoiselle de Jonquières

Merci de votre analyse DHH, toutes deux christiane et vous penchez pour Diderot.

J’ai un avis moins sévère que le vôtre sur Madame de la Pommeraye : je l’ai imaginée aimer, de tout coeur, le marquis des Arcis et « tester  » en quelque sorte son attachement pour en mesurer la profondeur : équivalente ou moindre au sien ? Je ne l’ai pas comprise perverse, quoique manipulatrice, oui. Ai tout axé sur le dépit amoureux et le désir de vengeance en découlant.
Pari hyper risqué, on en a vu la suite. pour broyer le marquis des Arcis.

Je tiquais avec christiane sur le terme « innocente » : l’a été, sans doute, ne l’est plus, la demoiselle.
Quant au dénouement, je n’ai pas tant vu un amour qu’une tentation physique, un rêve de pureté, bien bafoué par les faits, sordides.
Bien d’accord avec vous sur le melo sentimental.

 » Pourquoi ce happy end incongru ? C’est une question que je me pose. »

De mon côté je n’ai pas cru au happy-end mis en scène par Emmanuel Mouret. Ma question était de savoir combien de temps cela allait durer cette espèce d’extase du marquis des Arcis, puisque durant tout le film il développe ce fait qu’il est en extase car il vient de trouver la perle rare grâce à sa vieille maîtresse.
La vie nous demontre incessamment que l’on ne se change pas sauf cas particuliers et rares.
Quant au marquis des Arcis, je pense qu’il plaquera Mademoiselle de Jonquières pour une autre, plus jeune et très belle. Et que ce sera une éternelle répétition jusqu’à son vieil âge qu’il passera seul et rhumateux.
Je lirai Diderot pour savoir si je le préfère, merci à toutes deux pour vos points de vue éclairés.

Mc dit: à

Mais est-ce que Sasseur sait seulement lire hors l’Anomalie, la bien nommée, Dieu sait pourquoi!?!

rose dit: à

Je vous laisse découvrir la suite de l’article…
Merci, soleil vert, on va aller se coucher rose et moi, passablement exténuées par une bien grosse journée féconde. Au pieu.

Marie Sasseur dit: à

@Mais est-ce que Sasseur sait seulement lire hors l’Anomalie, la bien nommée, Dieu sait pourquoi!?!

Plein de choses Courtaud…

(Psst, vous devriez faire un tour chez Afflelou , pas tant pour la 2ème paire gratuite, mais au moins pour vous faire confirmer que vos hallucinations ne sont pas oculaires…je ne souhaite pas vous humilier sur vos  » visions » à propos de flobere)

Jazzi dit: à

Celui qui a touché le gros, c’est avant tout l’éditeur, Soleil vert…

Jazzi dit: à

le gros lot

DHH dit: à

@Marie Sasseur

Quand vous ecrivez
« C’est tellement debile, cet échange entre les deux vieilles au sonotone déglingué, que j’en perds ma granmaire »
vous ne comprenez pas que c’est précisément pour ne pas avoir a utiliser nos Sonotones que nous pratiquons la conversation écrite pour échanger nos propos débiles
Et pour parler comme Corneille sachez qu’à mon âge vous ne vaudrez guére mieux… et probablement moins bien s’agissant de la courtoisie

Marie Sasseur dit: à

On a bien compris deachach, que la vieillesse peut vous être un naufrage , et que pour l’autre vioque ça a commencé très tôt.

christiane dit: à

DHH,
Quelques éléments de ces discussions :
Le maître
En vérité, je ne sais pourquoi, car je n’ai point été satisfait de cette fille pendant tout le cours des menées de la dame de La Pommeraye et de sa mère. Pas un instant de crainte, pas le moindre signe d’incertitude, pas un remords ; je l’ai vue se prêter, sans aucune répugnance, à cette longue horreur. Elle m’a semblé aussi fausse, aussi méprisable, aussi méchante que les deux autres(…)
Notre hôtesse, vous battez bien; mais vous n’êtes pas encore profonde dans l’art dramatique. Si vous vouliez que cette jeune fille intéressant, il fallait lui donner de la franchise, et nous la montrer victime innocente et forcée de sa mère et de La Pommeraye…

L’hôtesse.
(…) Je vous ai dit la chose comme elle s’est passée, sans en rien omettre. Et qui sait ce qui se passait au fondu cœur de cette jeune fille, et si, dans les moments où elle nous paraissait agir le plus lestement, elle n’était pas secrètement dévorée de chagrin ?
L’hôtesse
Je vous avais promis l’histoire d’un mariage saugrenu : et je crois vous ai tenu parole.(…)
Le maîtrun bon conteur est un homme rare. »

Il s’adresse aussi plusieurs fois au lecteur avant la fin du livre, se moquant à l’occasion de celui qui écrit le récit.
C’est vraiment très habile comme son renvoi à « La vie de Tristam Shandy » comme influence pour l’écriture de Jacqy le Fataliste ou l’inverse de la part de M. sterne, en fin cœur du récit! Un régal….

christiane dit: à

DHH,
Bien qu’elle ne mérite aucune réponse, la vôtre est espiègle à souhait !
Bonne soirée. Le smartphone refusé les accents du subjonctif ! Tant pis….

Soleil vert dit: à

Ca y est France info a pigé la différence entre vente et tirage

Marie Sasseur dit: à

( la vioque a balancé son rega à deachach qui va avoir du mal à voir la différence avec le film)

Marie Sasseur dit: à

Son régal, à la vioque, sans référence, comme une vile goujate, pour l’autre sonotonee, avec laquelle elle fait un deal de dupes,
mais sans rendre la richesse de la langue absolument extraordinaire, de ce texte, comme on s’en est délecté.

puck dit: à

« La vie de Tristam Shandy » comme influence pour l’écriture de Jacqy le Fataliste ou l’inverse de la part de M. sterne, »

alors là je veux me la jouer Petit Rappel mais ça m’étonnerait que Sterne se soit inspiré de Jacques le Fataliste dont l’écriture commence quand l’autre finit.

En plus Jacques le Fataliste est à Tristram ce que Bovary est aux Frères Karamazov si vous voyez ce que je veux.

Marc LAUDELOUT dit: à

A propos de famille, relire « Mort à crédit », le chef-d’oeuvre de Céline, massacré par la critique à sa parution. Et ça ne coûte que dix euros dans la collection « Folio ». A écouter : la lecture par Denys Podalydès qui sort bientôt chez Gallimard (deux CD) :
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Ecoutez-lire/Mort-a-credit

christiane dit: à

Oui, Puck, c’est de l’humour de la part de Diderot.

puck dit: à

je comprends pas : il ne suffit pas que 2 auteurs utilisent la digression et s’adresse au lecteur pour que soit des livres comparables : Jacques le Fataliste équivaut à la moitié d’un chapitre de Tristram.

et sur le fond il n’y a absolument aucun rapport, Diderot aborde 2 ou 3 thèmes quand l’autre remet en question tous les principes philosophiques de Lumières ! ils ne jouent pas dans la même court.

et quand je dis remettre en cause tous les principes philosophiques ça va de l’entendement entre les individus à la définition de c’est quoi l’identité, en passant par la causalité, la philosophie du langage, la question du fond et de la forme etc… Tristram c’est du très lourd ! et Jacques c’est du très light.

par contre on peut comparer Tristram à Rabelais, là on peut trouver des équivalence, mais Jacques le Fataliste, non faut conserver un minimum de sérieux, là vous me déconcertez.

Marie Sasseur dit: à

@ils ne jouent pas dans la même court.

Un court de tennis alors. Mis à part ça, le reste est parfait. Dommage qu’il te faille du sky, c’est abuser.
La langue de Diderot , dialoguiste, est prodigieuse , dans ce texte, repris dit-on, fidèlement dans le film.
Diderot, extraordinaire aussi dans cet entretien philosophique avec la maréchale de ***.

puck dit: à

vous voulez un petit résumé des thèmes abordés dans Tristram, je les avais noté sur un bout de nappe de nappe que je vient de retrouver (pas la nappe), allons-y :
– les limites de la connaissances et le positivisme
– éléments constitutifs de l’empirisme
– anti idéalise (critique de Locke)
– analyse du donné et du mental
– atomisme et nominalisme
– psychologie et réification
– critique de Locke sur le langage
– l’imagination comme catégorie de l’esprit
– la question de l’a priori vs les faits
– faits et inférence : analyse causalité
– lien entre induction et imagination
– critique de la métaphysique
– articulation entre sens et raison (idem Musil)
– question du scepticisme comme articulation entre sens commun et théories conceptuelles philosophiques a priori
– définition du sujet comme fiction du moi
– idientité comme fiction du sujet
etc etc etc etc

allez donc comparer ça avec Jacques le Fataliste !

Jazzi dit: à

« Jacqy le Fataliste », c’est moi, puck.
Je ne l’échangerais pas contre deux barils de Tristram !

« relire « Mort à crédit »

Vous l’avez déjà dit, Marc LAUDELOUT.
Il est vrai que c’est du grand Céline…
Mais l’on ne peut pas dire que le narrateur déteste ses parents, bien au contraire.

puck dit: à

Marie Sasseur dit: @ils ne jouent pas dans la même court. Un court de tennis alors
 »

désolé c’est la peur, à cause de Petit Rappel

renato dit: à

Sterne — Diderot ! Si j’étais Cavalcanti difficile de dire ce que je ferais, étant donné les faits et comme il son exposés je suppose que je rirais.

Bloom dit: à

relire « Mort à crédit »,

Jamais réussi à le lire en entier.
Le Voyage est un hapax legomenon.

puck dit: à

pour éviter à Sasseur de cooriger : notéS sur un bout de nappe que je vienS

Jazzi dit: à

« vous voulez un petit résumé des thèmes abordés dans Tristram »

Aussi chiant qu’une liste de liens de et alii sur la RDL !
Tandis que chez Diderot, la légèreté côtoie la grâce…

puck dit: à

Jazzi dit: à

« vous voulez un petit résumé des thèmes abordés dans Tristram »

Aussi chiant qu’une liste de liens de et alii sur la RDL !
Tandis que chez Diderot, la légèreté côtoie la grâce…
 »

comme Flaubert ?

Jazzi dit: à

« l’expression « hapax legomenon », signifie occurrence rencontrée une seule fois. »

Sans cuistrerie, on ne peut pas dire ça, Bloom. Faut lire ensuite la trilogie allemande !

Jazzi dit: à

Flaubert, c’est tout autre chose, puck.
De Diderot, je te recommande tout spécialement « Le Neveu de Rameau »…

puck dit: à

il y a des bouquins que l’on peut associer à la naissance de nouveaux paradigme dans la pensée occidentale : on a Rabelais avec l’Humanisme naissant – Tristram parce que c’est la mise en roman de la pensée de Hume et que Hume marque un point final (dans sa critique de Locke) à l’idéalisme et la naissance de l’empirisme, et le dernier c’est Musil associé à la naissance de la philo analytique.

et toute la légèreté et la grâce de Diderot ne changeront rien dans cette histoire.

puck dit: à

le mot « légèreté » convient très bien à Diderot parce que cette légèreté on la retrouve dans le Diderot philosophe.

tout est extrêmement léger chez lui, tellement léger que ça pèse presque rien.

Diderot c’est une espèce de Camus avant l’heure.

puck dit: à

Jazzi dit: De Diderot, je te recommande tout spécialement « Le Neveu de Rameau »…
 »

tu n’as pas fini ta phrase : pour les élèves de 6ème.

Jazzi dit: à

Tu vois, tu redeviens lourd, puck.
Tes lectures mal digérées te restent sur l’estomac !

Jazzi dit: à

Lis l’incipit du Neveu de Rameau, puck ! Bel exemple de littérature où le son fait sens, et inversement :

« Qu’il fasse beau, qu’il fasse laid, c’est mon habitude d’aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal. C’est moi qu’on voit, toujours seul, rêvant sur le banc d’Argenson. Je m’entretiens avec moi-même de politique, d’amour, de goût ou de philosophie. J’abandonne mon esprit à tout son libertinage. Je le laisse maître de suivre la première idée sage ou folle qui se présente, comme on voit dans l’allée de Foy nos jeunes dissolus marcher sur les pas d’une courtisane à l’air éventé, au visage riant, à l’œil vif, au nez retroussé, quitter celle-ci pour une autre, les attaquant toutes et ne s’attachant à aucune. Mes pensées, ce sont mes catins. Si le temps est trop froid, ou trop pluvieux, je me réfugie au café de la Régence ; là je m’amuse à voir jouer aux échecs. Paris est l’endroit du monde, et le café de la Régence est l’endroit de Paris où l’on joue le mieux à ce jeu. C’est chez Rey que font assaut Légal le profond, Philidor le subtil, le solide Mayot, qu’on voit les coups les plus surprenants, et qu’on entend les plus mauvais propos ; car si l’on peut être homme d’esprit et grand joueur d’échecs, comme Légal ; on peut être aussi un grand joueur d’échecs, et un sot, comme Foubert et Mayot. Un après- dîner, j’étais là, regardant beaucoup, parlant peu, et écoutant le moins que je pouvais ; lorsque je fus abordé par un des plus bizarres personnages de ce pays où Dieu n’en a pas laissé manquer. C’est un composé de hauteur et de bassesse, de bon sens et de déraison. Il faut que les notions de l’honnête et du déshonnête soient bien étrangement brouillées dans sa tête ; car il montre ce que la nature lui a donné de bonnes qualités, sans ostentation, et ce qu’il en a reçu de mauvaises, sans pudeur. Au reste il est doué d’une organisation forte, d’une chaleur d’imagination singulière, et d’une vigueur de poumons peu commune. Si vous le rencontrez jamais et que son originalité ne vous arrête pas ; ou vous mettrez vos doigts dans vos oreilles, ou vous vous enfuirez. Dieux, quels terribles poumons. Rien ne dissemble plus de lui que lui-même. Quelquefois, il est maigre et hâve, comme un malade au dernier degré de la consomption ; on compterait ses dents à travers ses joues. On dirait qu’il a passé plusieurs jours sans manger, ou qu’il sort de la Trappe. Le mois suivant, il est gras et replet, comme s’il n’avait pas quitté la table d’un financier, ou qu’il eût été renfermé dans un couvent de Bernardins. Aujourd’hui, en linge sale, en culotte déchirée, couvert de lambeaux, presque sans souliers, il va la tête basse, il se dérobe, on serait tenté de l’appeler, pour lui donner l’aumône. Demain, poudré, chaussé, frisé, bien vêtu, il marche la tête haute, il se montre et vous le prendriez au peu prés pour un honnête homme. Il vit au jour la journée. Triste ou gai, selon les circonstances. Son premier soin, le matin, quand il est levé, est de savoir où il dînera ; après dîner, il pense où il ira souper. La nuit amène aussi son inquiétude. Ou il regagne, à pied, un petit grenier qu’il habite, à moins que l’hôtesse ennuyée d’attendre son loyer, ne lui en ait redemandé la clef ; ou il se rabat dans une taverne du faubourg où il attend le jour, entre un morceau de pain et un pot de bière. Quand il n’a pas six sols dans sa poche, ce qui lui arrive quelquefois, il a recours soit à un fiacre de ses amis, soit au cocher d’un grand seigneur qui lui donne un lit sur de la paille, à côté de ses chevaux. Le matin, il a encore une partie de son matelas dans ses cheveux. Si la saison est douce, il arpente toute la nuit, le Cours ou les Champs-Élysées. Il reparaît avec le jour, à la ville, habillé de la veille pour le lendemain, et du lendemain quelquefois pour le reste de la semaine. Je n’estime pas ces originaux-là. D’autres en font leurs connaissances familières, même leurs amis. Ils m’arrêtent une fois l’an, quand je les rencontre, parce que leur caractère tranche avec celui des autres, et qu’ils rompent cette fastidieuse uniformité que notre éducation, nos conventions de société, nos bienséances d’usage ont introduite. S’il en paraît un dans une compagnie ; c’est un grain de levain qui fermente qui restitue à chacun une portion de son individualité naturelle. Il secoue, il agite ; il fait approuver ou blâmer ; il fait sortir la vérité ; il fait connaître les gens de bien ; il démasque les coquins ; c’est alors que l’homme de bon sens écoute, et démêle son monde. »

Jibé dit: à

Le Neveu de Rameau: c’est tellement bien écrit, senti, offert,… Comment espérer lire souvent aussi belle écriture? Si je devais rédiger un exercice d’admiration, ce serait pour ces mots-là.
Merci Jazzi.

Quant à Mademoiselle de Jonquières, à quelqu’un (e) qui posait la question: elle est d’ascendance noble, indeed. Sortie de sa basse condition pour la manipulation vengeresse Madame de la Pommeraye.

Jibé dit: à

puck
Diderot serait donc une « espèce de Camus » avant l’heure?
Avant l’heure, déjà, ça change tout. Quasiment deux siècles d’avance, quel esprit, reconnaissez-le.
Et puis admettez aussi qu’ils ne parlent pas la même langue.
Bref, rien à voir.

rose dit: à

Puck
Que Diderot soit léger, certes, lais il est caustique. C jouissif.

Puck
Chui fan de vos analyses avec brio.
puck dit: à
il y a des bouquins que l’on peut associer à la naissance de nouveaux paradigme dans la pensée occidentale : on a Rabelais avec l’Humanisme naissant – Tristram parce que c’est la mise en roman de la pensée de Hume et que Hume marque un point final (dans sa critique de Locke) à l’idéalisme et la naissance de l’empirisme, et le dernier c’est Musil associé à la naissance de la philo analytique.

et toute la légèreté et la grâce de Diderot ? Hop là.

Moi, le sonotone, j’ai dit non.

rose dit: à

mais il est caustique

rose dit: à

Demain, c mardi gras.
Après demain mmercredi des Cendres et entrée en carême.
Mon dieu, mon dieu, hurry up baby

rose dit: à

Mais pourquoi a-t’elle chu Mademoiselle de Jonquières de son ascendance noble ?

rose dit: à

Christiane et DHH
C bien noté ds wiki et autres : libertin le marquis et « ses pattes concupiscentes ».
Me souviens d’Edouard Baer convaincant dans ce rôle.

x dit: à

Jazzi, Puck veut manifestement garder le livre pour lui (je le croyais plus partageur). Il découragerait (intimiderait) un régiment de lecteurs potentiels en leur faisant croire qu’ils sont insuffisamment armés pour aborder La vie & [surtout] les opinions de Tristram Shandy.

Il en sera pour ses frais. Tu ne lui donneras pas cette satisfaction.

Un jour ou l’autre tu verras la lumière et tu te convertiras au Tristram, et à partir de ce jour-là tu bombarderas la Rdl d’extraits de l’œuvre la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus éclatante, la plus brillante, la plus secrète jusqu’à aujourd’hui à Paris, une œuvre qui fait crier au prodige à tous ses lecteurs ; une œuvre qui les comble de joie…

Et cela arrivera quand tu aborderas Le Goût des pendules, ou Le Goût du dada, Le Goût du coq à l’âne, Le Goût de la digression, Le Goût des reconstitutions de batailles, Le Goût des phrases à double sens et des sous-entendus égrillards, le Goût des veuves (attention, le thème est double), le Goût des théories loufoques, voire Le Goût des virilités défaillantes ou Le Goût des naissances difficiles.

Jean Langoncet dit: à

@DHH dit: à
@et alii@ jazzi
je partage votre prédilection pour Cris et chuchotements, avec la merveilleuse mise en image de cette attente d’une agonie et des souvenirs qui viennent hanter les personnages qui y assistent ,moments qui sont pour les unes revelateurs de leur égoïsme et pout une autre ,cette servante au grand cœur ,l’occasion d’épancher tout ce qu’il y a de tendresse maternelle frustrée en elle .

Allez, quelques poitrines en liberté comme on n’est pas près d’en revoir de sitôt dans l’espace public …
https://www.youtube.com/watch?v=QxIWDmmqZzY

rose dit: à

Qq poitrines en liberté

1/des nibards, des nibards, des nibards.
2/demain mardi gras, fin de la semaine du gras.🥴

Puis, maigre. 🙄

Jean Langoncet dit: à

nigode

rose dit: à

« Alors que la crise sanitaire sévit depuis bientôt un an en France, Emmanuel Macron est en passe de remporter le pari lancé il y a près de trois semaines, seul contre tous, et notamment les scientifiques: ne pas reconfiner le pays face à la menace des virus variants du Covid-19 ».

Merci qui ?
Merci Jacques Drillon, le peuple ! Nous 😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷😷 avec notre capacité à tout respecter.

rose dit: à

Nigaude.
Ça s’voit bien que vous ne faites pas maigre, vous.

Jean Langoncet dit: à

ni mec

rose dit: à

Nota pour Anouchka, Cassandra et Geneviève : à vous qui arrachez leur époux à leurs femmes, à vous qui êtes des filles incestueuses,
C tout.
Rien à vous dire.
Si ce n’est que vous ne respectez pas la Loi et que cela vous retombera dessus.
Schplaf.

et alii dit: à

sur slate:
Le célibat peut être un choix de vie, quel que soit l’âge que l’on a

et alii dit: à

ce n’est pas moi qui surinterprète :
« . Cette mise en abyme maligne de la part de Greta Gerwig, qui mêle la vie de l’autrice à celle de son héroïne, et qui lui permet de s’émanciper d’une fin trop patriarcale et hétéronormée, n’a jamais été autant d’actualité. »
http://www.slate.fr/story/186767/femmes-celibataires-choix-couple-enfant?utm_source=ownpage&utm_medium=newsletter&utm_campaign=hebdo_20210214&_ope=eyJndWlkIjoiM2Y2MTQ1MGI0Y2YwOGU5ZDQ0Y2NmNmMyZjY0OWU3NzYifQ%3D%3D

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