de Pierre Assouline

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La République des livres
Remi Georges, peintre raté, dessinateur et graphiste de génie

Remi Georges, peintre raté, dessinateur et graphiste de génie

Gonflé, une exposition Hergé ! qui plus est dans le temple de l’Art consacré, le Grand Palais à Paris (jusqu’au 15 janvier), sur les cimaises de ses Galeries nationales où l’ont récemment précédé Picasso, Monet, Hopper, Braque, Hokusaï… Voudrait-on inscrire en majesté la bande dessinée dans le continuum de l’histoire de l’art que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Peut-être un premier pas vers « l’immortalité » à laquelle le philosophe Michel Serres veut le faire accéder. En attendant la réalisation de cette perspective transhistorique, c’est Hergé dans tous ses élans qui nous est présenté et c’est une grande première en ces lieux (en 1986, Hugo Pratt n’y était entré que par la porte de service d’un espace dédié).

Beau projet, louable ambition qui promettent de donner à voir tant le scénariste que le dessinateur, le graphiste et le peintre. Mais puisque c’est de lui qu’il s’agit, alors parlons-en ! De George Remi alias Hergé (nom de plume choisi d’après ses initiales inversées) et non de Tintin même si la cause est entendue : Bovarynou, c’est lui ! Sa vie/son œuvre, sous patronyme/pseudonyme, c’est tout un. On comprend qu’il ait interdit à tout successeur désigné par son ayant-droit de se croire un jour calife à la place du calife et de continuer Tintin sans Hergé (pourvue que ça dure…).

Une étrange impression se dégage de la promenade. Hergé est partout mais l’homme est absent. On ne l’y entend pas respirer, hésiter, regretter, peiner, reprendre, s’encolérer, admirer. Pourtant le matériau est bien là : crobards, planches, albums, originaux, brouillons, tableaux, photos, lettres… Le visiteur aura l’illusion qu’il n’y manque pas un bouton de guêtre tant il aura retrouvé le parfum de son enfance, caressant des yeux sinon du doigt le tremblé de son propre imaginaire.warhol

Au fond, Georges Remi est le grand absent de l’exposition Hergé. Ce qui n’étonne pas lorsqu’on en connaît les conditions d’organisation. Bien que le commissariat en ait été fort heureusement confié à un membre de la direction de la RMN (Réunion des Musées Nationaux), nombre de contributions à la lecture de l’accrochage, ainsi que la scénographie, l’ont été à des personnalités liées de près ou de loin à Moulinsart S.A., aux éditions Moulinsart, aux Studios Hergé, au Musée Hergé de Louvain-la-Neuve ou à Casterman, éditeur historique des albums de Tintin. Autant dire sous surveillance, simple remarque qui n’a rien d’un procès d’intention lorsqu’on sait la volonté de contrôle manifestée depuis des années sur tout ce qui touche à l’exploitation de l’univers de Tintin.

Or éclipser Georges Remi derrière Hergé, c’est se condamner à passer à côté du sous-texte et du filigrane de son œuvre. Si l’on veut comprendre par exemple son attitude durant l’Occupation allemande de la Belgique et au lendemain de la guerre, il est vain de commencer, comme c’est ici le cas, en 1939. George Remi est né avant.

Etranger au militantisme, au dogme, à l’embrigadement, c’était un individualiste absolu qui conservait une vision romantique de l’engagement ; un scout toujours fidèle et loyal en toutes choses, en politique aussi ; il devait tout à l’abbé Wallez, directeur du quotidien Le XXème siècle, qui lui donna sa chance et qui était du propre aveu d’Hergé «  »fascistisant ». Hergé demeura jusqu’au bout imprégné de l’idéologie dans laquelle il baigna durant sa jeunesse catholique, antiparlementaire, anticommuniste, antisémite, antimaçonne, antidémocratique ; ce qui explique qu’il fit partie de ces Belges qui vécurent mieux l’Occupation que la Libération ; pendant l’épuration, il fut la providence des « inciviques », les bannis et les condamnés de l’après-guerre dans les rangs desquels il comptait nombre d’amis de jeunesse auxquels il aurait été le dernier à faire défaut, ce qui est tout à son honneur ; il entreprit même les démarches pour s’exiler en Argentine, terre d’asile d’anciens nazis (quel manque d’opportunisme !). Rien d’une adhésion, tout d’une imprégnation. Ce qui est plus profond et plus durable. Elle est fut le terreau de son imaginaire. Ce n’était pas un militant et il n’avait pas la tête politique. Ce qui comptait chez lui, ce n’étaient pas les idées mais l’esprit.

Dans les années quarante, lorsqu’ il entreprit un travail de refonte et de modernisation de ses albums avec Edgar P. Jacobs, il ne se contenta pas de corriger des erreurs ou de modifier l’esthétique : il rectifia le tir. Transformation du voyacomposition-sans-titre-1960-herg-r-tif_referencege d’un Belge au Congo en séjour d’un Européen en Afrique afin de lui donner une dimension plus universelle, dénationalisation et laïcisation d’un Tintin qui cesse de recommander son âme à Dieu, remplacement de « nègre » par «  »noir », de « bicot » par « Arabe », de « Moricaud ! Anthracite ! » par « Emplâtre ! Doryphore ! ». Aujourd’hui, « Fatma de Prisunic » dans la bouche du capitaine Haddock ferait hurler les ligues et associations. Non qu’il fût pris d’un remords manifesté par un mea culpa ; il cédait à la pression insistante de son éditeur qui, d’après le dessinateur, voulait complaire au lobby tiers-mondiste ! Ce qui ne change rien au langage petit nègre, à la tonalité colonialiste de certains dialogues, à la réputation de paresse dont l’album accablait les Noirs, à la manière néfaste de les présenter comme craintifs. Mais c’était le bain des années 30 dans lequel il évoluait en permanence.

Ne jamais oublier que Tintin au Congo et les autres parurent d’abord dans les pages du catholique et réactionnaire journal de l’abbé Wallez puis en album. C’était l’époque à laquelle la Belgique était colonialiste avec bonne conscience. Il n’y eut aucune controverse. Ce n’était pas perçu comme raciste mais comme paternaliste. Le ravalement « politiquement correct » de son œuvre exigé tant par Casterman que par Simon and Schuster et Methuen pour la langue anglaise, prit de l’ampleur à la fin des années 40. Cela le poussa à blanchir des noirs dans le Crabe aux pinces d’or et à les faire disparaître de Tintin en Amérique, à rebaptiser « Bohlwinkel » le banquier juif new yorkais Blumenstein, le méchant de l’Etoile mystérieuse, et à remettre son nez droit, à envelopper les bouteilles de whisky du capitaine Haddock d’un pudique sac en papier afin que l’on ignore ce qu’il boit. Mais il fallut lui forcer la main.

Georges Remi fut un peintre raté, tout dans l’imitation de Miro, Modigliani et de quelques autres, mais un dessinateur de génie ; de même Henri Cartier-Bresson avait été un dessinateur parmi des dizaines de milliers d’autres, mais un photographe unique au monde. Il est dit dans le catalogue qu’Hergé avait été « insouciant » en caricaturant ses personnages et « imprudent » pendant la guerre en collaborant au journal Le Soir « volé ». Mais c’est infantiliser l’artiste de le déresponsabiliser ainsi. Ingénu, idéaliste, crédule, Tintin l’était ; Hergé a joué à l’être ; mais ce n’est pas rendre justice à Georges Remi de laisser à croire qu’il le fut tout autant.

(Détail extrait d’un crayonné pour la couverture de l’album Tintin et les Picaros (1975 ; copyright Hergé/Moulinsart, 2013 ; Andy Warhol, Portrait d’Hergé, 1977, Sérigraphie sur toile rehaussée d’acrylique, 102 x 102 cm, Collection particulière, «© The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. /, ADAGP, Paris 2016 – © Jean–Pol Stercq / ADAGP, Paris 2016 ;  « Hergé, Composition sans titre, vers 1960, huile sur toile, 50 x 60 cm, collection particulière, © Hergé/Moulinsart 2016)

 

 

 

 

 

 

 

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1 291 Réponses pour Remi Georges, peintre raté, dessinateur et graphiste de génie

Delaporte dit: à

L’autre jour, à la librairie, il y avait un bouquin en poche d’Attali dont le sujet était : comment prévoir l’avenir. Attali transformé en Mme Irma, voyance et prédiction. Ce n’est pas très sérieux, limite escroquerie pour gogos…

la vie dans les bois dit: à

Del Amo a en outre affirmé que génétiquement le porc est l’animal dont il se sentait le plus proche. Et que leur asservissement n’était possible que parce qu’ils n’avait pas le langage.

Maintenant te dire, javert, qui a accepté parmi le jury Goncourt de se fader une telle daube, mystère.

Widergänger dit: à

Mon pauvre Delaporte, ce que tu peux être idiot !

T’imagine un peu, un type qui est sorti major de Polytechnique, premier à l’Ena, idem ou semblable de Sciences Po écrire un truc du genre Madame Irma. Mais t’es vraiment c… pour penser ça !

Tu devrais te dire au contraire, si tu avais deux sous d’intelligence, qu’un tel type, s’il écrit sur l’avenir, c’est qu’il a des choses importantes à te faire comprendre. Mais non, c’est pas ce qui traverse ta petite caboche. Pas assez intelligente pour aller jusque là, hélas ! Et se complaît dans la médiocrité critique de bas étage… Pas de quoi être fier, pauvre diable !

Delaporte dit: à

Widergänger, il me semble que le gogo en question c’est toi.

la vie dans les bois dit: à

bof, qu’Attali rivalise avec madame Irma est de notoriété publique. Mais qu’il apprenne comment se faire du blé sur le dos des pauvres, c’est payant. Une société financière de conseil en micro-crédit dont seuls 3% du budget va aux demandeurs, il faut au moins avoir fait X pour une telle prouesse.

la fille à la voilette dit: à

@WGG 12h07 2/10 . Vous dites: »les idéogrammes sont une forme d’écriture syllabaire, puisque chaque idéogramme représente une syllabe ».
Ceci est faux, indiscutablement FAUX.

gontrand dit: à

« même avec les preuves tangibles. »

Lesquelles khonnard?

gontrand dit: à

« Cela explique la place de l’idéogramme dans la première partie du livre. Contrairement à la lettre de l’alphabet qui n’a de sens que par opposition à une autre lettre, contrairement au pictogramme qui ne renvoie qu’au seul objet qu’il figure, l’idéogramme requiert toujours une interprétation car il peut remplir trois rôles : il est simultanément logogramme (le signe renvoie à un mot), phonogramme (le signe renvoie à tous les mots homophones) et déterminatif (en permettant de définir l’appartenance lexicale du signe voisin). À cet égard, tout ce qui est consacré aux idéogrammes est admirable, notamment le relativement long chapitre de Pascal Vernus sur l’écriture égyptienne…. »

Oui Fille à la voilette, on est très loin du simplisme de WG…

(à propos d’un livre d’Anne-Marie Christin)

DHH dit: à

@ WGG
vous écrivez d’Attali un type qui est sorti major de Polytechnique, premier à l’Ena,
c’est inexact pour l’ENA etant entendu que cela ne met pas en question-ou plutôt que cela confirme- le côté hors normes picdelamirandolesque du personnage.
A l’ENA il était troisième derriere celui qui est devenu un grand banquier Philippe Lagayette et l’ancien-alors futur- patron de radio France jacques Boyon,aux profils plus classiques

Widergänger dit: à

Oui, c’est pareil, DHH. C’est un type très doué, une bête à concours. Et en effet très Pic de la Mirandole. Mais il n’est pas que ça. Un homme d’une grande générosité ; il est le meilleur de la foi juive. Exemplaire à bien des égards. La France peut s’enorguellir de le compter parmi nous. Il aura fait beaucoup pour notre pays.

Widergänger dit: à

Un idéogramme en chinois ne renvoie pas à un mot mais à une syllabe. Vous avez tout faux. Pour faire un mot, il faut en général plusieurs idéogrammes.

C’est vous qui êtes simpliste ! Je dirais même : simpliste, borné et stupide.

Widergänger dit: à

Certains de mes élèves de 5ème ont des parents qui ont déjà lu le bouquin d’Attali. Et quand je leur ai dit l’autre jour qu’on allait parler au second trimestre de l’histoire de l’écriture et faire un peu d’hébreu ensemble, ils étaient absolument ravis. J’espère qu’ils n’en connaissent pas plus que moi…

Widergänger dit: à

Relis mes postes, tu les verras. Mais la vérité ne t’intéresse pas. Tout ce qui t’intéresse, c’est de mordre dans ton bout de gras…

DHH dit: à

@gondrand
vous oubliez une fonction de l’idéogramme, c’est celle de son syllabique ,selon le principe du rebus.
C’est une des modalités de l’écriture hiéroglyphique;ainsi le canard dessiné qui se dit sa peut aussi etre compris comme premiere syllabe d’un mot qui commence par le son sa et n’a rien à voir avec le canard
il me semble par ailleurs qu’il y a une différence entre idéogramme et pictogramme , l’idéogramme renvoyant à un mot ,à un objet ,à une idée, susceptibles d’être articulés avec d’autres mots pour constituer un message,tandis que le pictogramme est lui même message et reste fermé sur lui_même

la vie dans les bois dit: à

« etant entendu que cela ne met pas en question-ou plutôt que cela confirme- le côté hors normes picdelamirandolesque du personnage »

Dans la série  » jacques a dit », DHH, il faudrait nous préciser si ce polytechnicien de la kabbale est retourné en Angola.

Widergänger dit: à

Il y a des rébus dans l’écriture maya mais pas en chinois.

Jean Langoncet dit: à

On n’apprend pas des Grecs — leur genre est trop étrange, et aussi trop mobile pour faire un effet impératif, « classique ». Qui est-ce qui aurait jamais appris à écrire avec un Grec !…
Nietzsche, Le crépuscule des idoles

Tant qu’ils continuent de nous apprendre à compter … 1’26 c’est court
https://www.youtube.com/watch?v=9Hy6EiiNUmA

gontrand dit: à

DHH, je n’ai rien contre le fait que l’idéogramme ait une 4ième fonction. Par ailleurs, ma citation le distingue explicitement du pictogramme.

s, qui dit: à

Michel, je te livre un lien fabuleux sur le déchiffment de l’écriture maya. Comem c’est un môme de 12 ans qui a eu l’intuition déterminante, tu pourrais le passer à tes mômes..

bàt

https://www.youtube.com/watch?v=Fu9WIM-OdtQ

au fait, horreur ! mon père souscrit entièrement à ce que tu raontes sur Heidegger et la Kabbale. C’est un prélat de Fribourg, un cerain Gröbe,r Greuber, je ne sais pas, qui aurait initié le gros Martin…enfer et damnation…

on se serait crompés?

berguenzinc dit: à

2 octobre 2016 à 22 h 17 min

Michel, je te livre un lien fabuleux sur le déchiffment de l’écriture maya. Comem c’est un môme de 12 ans qui a eu l’intuition déterminante, tu pourrais le passer à tes mômes..

bàt

https://www.youtube.com/watch?v=Fu9WIM-OdtQ

au fait, horreur ! mon père souscrit entièrement à ce que tu racontes sur Heidegger et la Kabbale. C’est un prélat de Fribourg, un cerain Gröber Greuber, je ne sais pas, qui aurait initié le gros Martin…enfer et damnation…

on se serait crompés?

gontrand dit: à

« Un homme d’une grande générosité »

En effet, WG, en effet…

« FÂCHEUSE DÉCOUVERTE
Jacques Attali, à qui l’on reconnaît le mérite d’avoir imaginé cette «banque européenne» d’un genre nouveau, joue son fauteuil, devenu dangereusement éjectable depuis qu’il fut révélé, en avril dernier, que la Berd avait dépensé pour elle-même deux fois plus d’argent qu’elle n’en avait déboursé pour ses activités à l’Est. Le «Financial Times» fit une fâcheuse découverte: entre avril 1991 et la fin de 1992, la banque avait consacré à ses activités de prêt et d’investissement à l’Est 101 millions de livres, soit environ 840 millions de francs. Pour elle-même, c’est-à-dire pour l’équipement et l’installation de ses bureaux, les salaires et les voyages de ses employés, elle avait payé 201,5 millions de livres (1,7 milliard de francs). Quelques frais remarquables venaient corser le tout, comme une facture de 4,5 millions de francs, en 1992, pour la location de jets privés (alors que bien souvent des vols réguliers étaient disponibles sur les destinations concernées), une réception, à Noël, à l’hôtel Grosvenor House facturée 390 000 francs, sans parler du remplacement, dans le hall de son nouveau siège, au 1 Exchange Square, dans la City, d’un revêtement de travertin (le Petit Robert cite Stendhal, qui nous décrit «une assez vilaine pierre remplie de trous comme le tuf») par du marbre de Carrare. »

Widergänger dit: à

Ahj bah tu vois…! Ton père est un puits de science, c’est clair. Comme Attali.

Widergänger dit: à

Oui, tu me l’avais déjà mis en ligne. Je l’ai visionné. Le docu est en effet passionnant. Je pourrais en effet en montrer des extraits à mes élèves, vers la fin, quand la clé du déchiffrement est trouvée.
Merci
Bàt

Sergio dit: à

Va falloir que Passou nous fasse un billet meuh-meuh sur Heidegger, passeque ça fait au moins soixante mille ans qu’on en a plus entendu parler, sauf un quart d’heure en terminale à la fin d’un chapitre juste havant d’aller à la piscine…

DHH dit: à

@gondrand
merci, je lirai car effectivement cela m’intéresse

Widergänger dit: à

gontrand dit: 2 octobre 2016 à 22 h 01 min
Cet article et les ouvrages prétendument savants dont il rend compte ne parlent même pas de l’origine hébraïque de l’alphabet.

On comprend la colère rentrée d’Attali qui l’a poussé à écrire son livre pour réagir à tout ce mépris universitaire à l’égard des origines sémitiques de l’alphabet. Université pourrie ! Pourrie !

Widergänger dit: à

Erwin Panofsky parle de la conception quadriparti dans la scolastique qu’on peut analyser dans l’architecture gothique. Il a écrit un magnifique bouquin là-dessus que j’ai lu cet été, qu’on retrouve chez Heidegger. Mais faut se méfier des analogies.

Beaufret, grand heideggérien devant l’éternel, qui a enseigné longtemps la philosophie en khâgne à Condorcet, avait questionné à ce sujet Heidegger qui lui a répondu par la négative.

Je pense que ce quadripartisme a pu très probablement l’inspirer mais que la forme qu’il lui donne dans Sein und Zeit est tout à fait inédite. Je le lis justement en ce moment pour essayer d’étudier et de comprendre ce problème.

Widergänger dit: à

Pour parler kabbalistiquement…, 4 (quadripartisme) c’est la lettre Dalet en hébreu, la porte. Porte qui ouvre sur… l’Être !

Jean Langoncet dit: à

ean Langoncet dit: 2 octobre 2016 à 21 h 52 min
On n’apprend pas des Grecs — leur genre est trop étrange, et aussi trop mobile pour faire un effet impératif, « classique ». Qui est-ce qui aurait jamais appris à écrire avec un Grec !…
Nietzsche, Le crépuscule des idoles

Tant qu’ils continuent de nous apprendre à compter … 1’26 c’est court
https://www.youtube.com/watch?v=9Hy6EiiNUmA

Les groupies aidant…On dirait une reprise de Slim Harpo par les stones
https://www.youtube.com/watch?v=yeZHB3ozglQ#t=5.905587

la fille à la voilette dit: à

WGG 21h28 . Vos jolis mots glissent comme sur les plumes d’un canard. Il est évident que vous ne connaissez pas le mandarin. Mais cela ne me regarde pas.

JC..... dit: à

Dans le fond, ce qui gêne le plus, dans une nation, c’est le peuple !

FRANCE
Le peuple français ne veut pas de Constitution européenne bancale : le referendum des europhiles béats est perdu en 2005, mais on l’ignore !

HONGRIE
Le peuple hongrois qui s’exprime à 40% en referendum, hier, refuse d’accueillir des migrants sur son territoire sans accord du Parlement élu. Conflit prévisible avec EU.

COLOMBIE
Le peuple colombien s’exprime à 38% et refuse d’entériner l’accord de paix avec les FARC. Le Président maintient le cessez le feu.

Il faut protéger les dirigeants de la volonté égarée des peuples…

Chaloux dit: à

Je vois que la saison du copier-coller 2016-2017 commence sur les chapeaux de roue.

christiane dit: à

@Al Ceste dit: 3 octobre 2016 à 7 h 59 min
Merci pour ce lien. Ce qu’elle dit, un cheminement de toute une vie qui traverse la nôtre. Un quotidien qui s’est effrité, imperceptiblement. Une vie qui devient métaphore de notre temps.

christiane dit: à

@Alceste (suite)
Les blessures qu’elle dévoile sont multiples. Son récit, presqu’au bord du silence fait penser à « Vies minuscules » de P.Michon. Son combat n’attend aucune réparation. Il est sans transmission possible, malgré son acharnement puisqu’elle va vendre et partir. Un bannissement de la Presse (kiosques ou boutiques fermant progressivement. D’innombrables exemples sur Paris) ouvrant à des lieux d’absence.
Peu à peu, on habite dans un passé.

Phil dit: à

réjouissante notule du prestigieux passou, prise en marche après quelques vacances avec baroz; le brillant public a sûrement rappelé dans le dérouleur que les meilleurs tintin furent produits sous la botte de l’occupant. m’en vais feuilleter les combles du blog pour voir si les griboullis de Sfar n’ont pas trop gâté le moulin des arts.

JC..... dit: à

La petite dame ne vendra plus de journaux que personne n’achetait plus d’ailleurs, vu que c’est le même caca-boudin médiatique aux ordres des bailleurs de fond et à la merci des syndicalistes à temps plein des messageries, pour la presse écrite !…

On a vu évoluer le métier, d’abord par la décrépitude professionnelle des journalistes, chaque année un peu plus nuls que l’année d’avant…

Qui n’a pas annulé son abonnement au Monde depuis qu’il est devenu ce qu’il est ?

Puis, Internet a bouffé l’information papier comme tout nouvel outil technologique plus puissant, et c’est bien comme ça qu’il faut voir les choses : avec ravissement, sérénité, et je m’enfoutisme…

Ne regrettons pas les diligences et la bougie fumante ! On échange gratuitement, sans problème, écrits, images, avec le copain Tchang à Beijing … Ah ! il est loin Tintin ! Et c’était pas mieux avant…

gontrand dit: à

« réagir à tout ce mépris universitaire à l’égard des origines sémitiques de l’alphabet. »

Encore une énormité de WG! Les phéniciens, les habitants d’Ougarit n’étaient pas de sémites peut-être?

gontrand dit: à

Les deux alphabets cités comme les premiers complets et prouvés de l’histoire par Clarisse Herrenschmidt sont le fait de peuples sémites!

Jean dit: à

Il faut protéger les dirigeants de la volonté égarée des peuples… (JC)

Tout-à-fait. On sait qu’en 1933, en Allemagne, cela aurait été bien utile. Malheureusement on n’a toujours pas réussi à éclaircir ce point aveugle de la démocratie.

bouguereau dit: à

Tant qu’ils continuent de nous apprendre à compter … 1’26 c’est court

tlé joli..belle gratte

JC..... dit: à

Jeanjean, afin d’éclaircir ce point aveugle de la démocratie, il y a une étude d’un doctorant qui est en cours à « Monaco, son peuple et ses chefs » : elle promet d’être grandement utile …

Fiat lux !…. pardon, Rolls luxe !

bouguereau dit: à

travertin (le Petit Robert cite Stendhal, qui nous décrit «une assez vilaine pierre remplie de trous comme le tuf»)

c’étoit la grand mode 50’s..la joie des techniciens d’surface d’l’époque

bouguereau dit: à

bàt

israel de telaviv avé ses 2 ptis doigt sur les couture du pantalon dvant jéruzalème à la crème de colon..

bouguereau dit: à

mon père souscrit entièrement

toujours a faire chyer havec leur boite a sperme

bouguereau dit: à

Comem c’est un môme de 12 ans

dis donc duconno..c’est le king des gicques..pour ta gouverne..toujours à chyer hou tu manges

bouguereau dit: à

..répugnant

berguenzinc dit: à

eh l’bougu, au mois tu lis mes comm’. Et si tu avé la mouindridé de l’épaisseur sédimentaire de la couche de merdre dont tu es recouvert, tansraipantoua

bouguereau dit: à

eh l’bougu, au mois tu lis mes comm’

qule contraire puisse germer dans ta ptite tête de chiotte m’étonne pas..petits procédés de meute..quant ha la merde..certainement..chacun la sienne..je capitalise pas sur 3000 ans..crétin

Janssen J-J dit: à

Je salue la mémoire de sir Neville Marinner à S. Martin in the fields…, sans oublier celle de Gustav Leonhardt, Frans Brüggen, Christopher Hogwood, qui ont accompagné tant de mes lectures depuis plus de trente ans. Et ils vont continuer.

berguenzinc dit: à

janssen, vous oubliez Harnoncourt !

Petit Rappel dit: à

Il est déjà oublié!
Marriner savait ce que c’était u’un orchestre, lui….

Jean dit: à

Marriner, grand baroqueux devant l’Eternel. Moins radical, moins saisissant, plus consensuel qu’un Harnoncourt, mais que d’enregistrements mémorables : son « Art de la fugue », par exemple.

Jean dit: à

Marriner, Harnoncourt, Leonhardt : les grands initiateurs du retour au baroque « authentique » des décennies 60/80 ont tiré leur révérence : place aux héritiers, place aux djeuhnes !

Grand Rappel dit: à

Ah ! les détestations du p’tit Court, il en connait un rayon, LUI !

Widergänger dit: à

Ce n’est pas évident dans l’article en tout cas, qui n’en parle même pas.

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…nous assistons, aussi, par l’interposition des loges maçonniques et autres ,…en plus de tout les partis-pris des chambres et des sénats,!…à un nivellement par le  » bas « ,!…

…tout vas , bien, ou mal,!…mais surtout à préciser , par le bas,!…
…si bas est t’il, que le nivellement par le haut, ne l’atteint pas,!…si bas soi-t’il, donc du haut,!…en bas,!…

…l’Europe à poils, ses sociétés plus nues et transparentes que jamais,!…

…plus bas le talent, tu peux,!…

…l’Europe et ses états, le retour dans son Moyen-Age,!…très très bas,!…
…les stratifications à ses lèche-culs, lobbyings & des pipes en l’air pour leurs pouvoirs,!…

…des talents et recommandations, de nouveau, le privé sur l’état des civilités complices,!…
…l’ère grotesque du progrès pour accoucher des mouches,!…
…Ah,!Ah,!…les socialismes, les libéraux, les centres, les droites parallèles, & autres tours de vis,!…
… » le nivellement par le bas « ,!…

…conclusions se barrer de tout, avec tout çà,!…et savoir vivre entre toutes ces combines de merdes,…à se tirer sa vie seine et sauve, au dessus de tout, tout, de toutes autorités,d’abord son libre arbitre, au dessus des régnants les têtes coupés et pendues haut et court, à pisser dessus,!…

…un certain nivellement par le bas de toutes ces autorités et conseils abscons,!…
…d’où qu’il vienne,!…etc,!…

…plus t’est chien et con, et plus tu touche plus,!…
…avis aux amateurs du profit de merde,!…
…Ah,!Ah,!…c’est extra,!…Go,!…
…envoyez la vache,!…en gros,!…

Widergänger dit: à

gontrand dit: 3 octobre 2016 à 9 h 13 min
Mais t’es vraiment borné ! Diodore de Sicile en personne te dit que c’est du bidon, l’invention de l’alphabet par les Phéniciens. À Byblos, ils n’ont fait que produire un alphabet dérivé de celui de Sérabit. T’es lourd, mon pote !

D. dit: à

Janssen J-J dit: 3 octobre 2016 à 10 h 01 min
Je salue la mémoire de sir Neville Marinner à S. Martin in the fields…, sans oublier celle de Gustav Leonhardt, Frans Brüggen, Christopher Hogwood, qui ont accompagné tant de mes lectures depuis plus de trente ans. Et ils vont continuer.

Peut-on saluer une mémoire, JJJ ?

JC..... dit: à

J’ai acheté mon libre-arbitre en solde, il marchouille, hésitant mon libre arbitre en solde … ça vaut cher, faut raquer, pour un bon libre-arbitre qui serve vraiment à quelque chose !

Widergänger dit: à

Extrait du papyrus Chester Beatty, texte égyptien :

Louange de l’écriture

Plus utile un livre qu’une demeure
de maçon,
Qu’un édifice à l’occident.
Il est meilleur qu’un manoir établi,
Qu’une stèle dans le temple.

Une journée à l’école t’est utile.
Cela mène à l’éternité.
__________

Je vais l’utiliser pour mes classes… surtout les deux derniers vers !

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…s’acheter du très haut, au plus bas, je rêve la tête en bas d’Utopie,!…
…Ah,!Ah,!…
…le Moyen-Age perpétuel et son Cinéma la tête au dessus du lot d’en bas,!…etc,!…
…la civilisation de l’étalon d’or et d’argent,!…la vache pour trois moutons et trois chèvres, faut voir le taureau en jachère,!…top là,!…
…Ah,!Ah,!…etc,!…

Bloom dit: à

Un idéogramme en chinois ne renvoie pas à un mot mais à une syllabe.

1 syllabe qui peut être un mot:

去 – qù = aller

我去看 – wo qù kàn = je vais (aller) voir

D. dit: à

En règle générale j’aime bien les énarques, et plusieurs d’entre eux me connaissent d’ailleurs. Mais Attali ne fait pas partie de cux que j’apprécie et je n’ai aucune envie de le connaître un jour. Pour l’instant il n’a pas essayé et c’est tant mieux comme ça.

Widergänger dit: à

Tu sais ce que disait Zarathoustra à propos du libre-arbitre ?

« Je ris de votre libre-arbitre, et aussi de votre serf-arbitre ; ce que vous nommez volonté me semble pure chimère, il n’y a point de volonté. »

Vision toute stoïcienne en vérité que celle de Nietzsche ici, ou qui rejoint celle des stoïciens. La Torah dit tout autre chose, ainsi que le christianisme : affirmer sa liberté, c’est transgresser le divin. C’est le sens même du mythe du paradis perdu d’où Adam et Ève ont été chassé pour avoir transgressé les ordres divins. C’est ce qui rend aussi la civilisation possible, et la science elle-même, la connaissance du Bien et du Mal. Le Mal fait partie intégrante de la civilisation comme le microbe à la vie. Pas de vie sans microbe, qui peut néanmoins la tuer ; pas de civilisation sans Mal, qui peut aussi l’anéantir. C’est la grande leçon de la Torah. Et c’est un peu plus vaste et profond que le stoïcisme nietzschéen !

D. dit: à

Exact, Bloom.

D. dit: à

C’est en partie faux :le chrétien affirme au contraire sa liberté : aimer Dieu rend libre, il n’y a pas plus libre que celui qui aime Dieu dans Sa Vérité.

D. dit: à

Quel théologien de pacotille, ce Wgg.

christiane dit: à

La musique baroque… Son prestigieux orchestre de chambre qu’il a fondé en 1958 que l’on entend, ici.
https://www.youtube.com/watch?v=eM11qCS8kvc

Mais aussi le célèbre enregistrement de la bande originale du film Amadeus de Milos Forman, en 1984.

berguenzinc dit: à

Michel, voilà , selon GAG , le livre référne sur la question

La dette impensée. Heidegger et l’héritage hébraïque, Paris, Le Seuil, 1990

je vais le lui piquer. Il ne court plus assez vite pour me le reprendre ! lol !

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…Dieu, çà n’a jamais exister,!…

…la nature c’est le hasard, et notre self-control, à s’y soumettre à ses dons corolaires a nos besoins de gestion évoluées,!…
…pas à pas, depuis le temps,!…l’esprit à l’arche de Noé,!…les abris anti-atomique encore,!…sécurité pourquoi faire, si toute les soi-disant valeurs sont dans une seule main,!…à différents lieux,!…Ah,!Ah,!…

…courir et travailler pour  » rien « ,…
…enfin, le repos en son esprit,!…
…des sacrifices et des vies perdues pour strictement rien,!…des illusions perdues,!… bien trouver,!…Ah,!Ah,!…
…des cons riches pour rien,!…etc,!…

Janssen J-J dit: à

@11.20 Oui, on le peut, il suffit de se signer, de s’agenouiller et de s’égoutter, pour rendre hommage à quelqu’un de décédé. Et d’entendre en soi Neville M. diriger son orchestre, l’imaginer dans une ode de Purcell. Il est là, toujours présent. Je vous rappelle que cette expression est composée du verbe saluer, qui signifie « donner des marques de respect » lors des cérémonies, et mémoire, qui désigne la réputation, le souvenir que laisse une personne après sa mort.
Cette explication vous convient-elle ?

Widergänger dit: à

Merci, Jean-Philippe, j’en ai pris bonne note. Je me demande si on peut encore se le procurer en librairie. Je vais voir ça.
Bàt.

Widergänger dit: à

Le problème se pose quand même : Dans quelle mesure cette dette est-elle réellement impensée ? Impensée ou refoulée ? Telle est la question à poser, me semble-t-il.

Janssen J-J dit: à

Je signale à notre aimable communauté qu’il va falloir très rapidement nous décider à choisir un-e nouveau-elle secrétaire général-e à l’ONU, le mandat de Ban-KI-moon arrivant à expiration. Je rappelle le nom et la nationalité des ‘congourables’ en lice, et fais observer la présence de quatre candidates, il serait grand temps que les femmes y fussent enfin représentées, ce qui n’a jamais été le cas depuis 1945 :
M. Srgian Kerim (Macédoine)
M. Danilo Türk (Slovénie)
Mme Irina Bokova (Bulgarie)
Mme Natalia Gherman (Moldavie)
M. António Guterres (Portugal)
Mme Helen Clark (Nouvelle Zélande)
M. Vuk Jeremić (Serbie)
Mme Susana Malcorra (Argentine)
M. Miroslav Lajčák (Slovaquie)

Widergänger dit: à

Ce n’est pas de la théologie, D., mais de la plus haute pensée. C’est tout ce qui fonde notre volonté et notre agir. Savoir vivre avec le Mal, c’est avoir le sens tragique de l’existence humaine. Donc, avoir le sens des responsabilités et une morale, qui implique le sens de la compassion et le respect d’autrui.

Vous devriez en prendre de la graine…

JC..... dit: à

Tu es gentil, mon ami Wiwi, mais pourquoi nous infliger ta Torahphilie injustifiée, injustifiable, et pour tout dire pénible à supporter pour 90% d’entre nous ?

Veux tu faire de nous des antisémites ? Oui ?…. Continue comme cela, tu vas y parvenir !

Bien à toi !

berguenzinc dit: à

On remarquera la très important présence de candidats et -tes des pays slaves. C’est évidemment très important , géopolitiquement parlant.

Regia dit: à

;le pauvre Sfar…depuis le chat du rabbin, l’a baissé!
Wg dommage qu’il se la pète il dit des trucs bien dans le monticule de sonneries recopiées. L’embêtant quand il tombe sur le chiffon rouge, il fonce direct !!deux, trois sujets où il se connait plus.mais alors plus du tout ;

Regia dit: à

@12.32 :ça va pas faire plaisir à Putin;l’était content, jusqu’ici personne ne mouftait. ..

Widergänger dit: à

Si ce que je dis de la Torah produit des antisémites, c’est alors vraiment que vous l’étiez avant que je ne dise quoi que ce soit !

Plus débile que tes paroles, tu meurs, JC ! Méfie-toi quand même avec ton grand âge…

berguenzinc dit: à

Veux tu faire de nous des antisémites ? Oui ?…. Continue comme cela, tu vas y parvenir !

bah! avec certains , ici, l’aura guère de mal. Qu’à pousser un peu, et hop !

Widergänger dit: à

En plus, ce ne sont qu’affirmations gratuites, des mots jetés en l’air comme ça, qui font plouf dans l’eau… Aucune pensée, rien. Le néant de la pensée humaine. L’antisémite, comme dit Hannah Arendt, c’est précisément celui qui a la pensée vide, le ceveau avec un encéphalogramme plat, tout raplapla.

Janssen J-J dit: à

Je signale totalement méconnaître la thèse de cette philosophe de Montpellier III, et ne mettre ce pitch publicitaire uniquement pour le fun de celles et ceux qu’emballe le sujet. Lequel m’inintéresse personnellement, hélas, au plus haut point.
(La dette impensée. Heidegger et l’héritage hébraïque, de Marlène Zarader / Heidegger affirme l’existence d’une opposition principielle entre la pensée, qui relèverait uniquement de notre héritage hellénique, et la foi, qui serait le fait de l’héritage biblique. Ce que montre Marlène Zarader, c’est que les choses, et peut-être à l’insu même de Heidegger, sont loin d’être aussi simples. Que, dans sa tentative de dépasser la métaphysique et d’en éclairer l’impensé, Heidegger a débouché sur des énonciations qui présentent d’étroites analogies avec ce qui se trouve déposé dans la tradition hébraïque. Heidegger exclut donc l’héritage hébraïco-biblique du champ de la pensée, sans parvenir à en faire l’économie dans la sienne propre. Marlène Zarader y voit le signe qu’on ne peut effacer la double origine de l’Occident et que cette dualité fait toujours retour).
Et vogue le schmilblick, voilà du nouveau grain à moudre ou un nouvel os à ronger pour wgg. Il va peut-être enfin s’absenter pour les yeux de la belle universitaire dont on ne peut que lui souhaiter de s’éperdre. Elle ressemble à Hannah Arendt, ce qui devrait lui faciliter les choses.

J.D dit: à

@gontrand 22.22 sur Attali?ça fait tache…mais ça parle + de vanité & avidité perso que d’absence de générosité.
Le billet a changé sur RDC? Du bon,encore du bon.

Widergänger dit: à

Faut d’abord lire Heidegger. Après on verra.

D. dit: à

christiane dit:
Mais aussi le célèbre enregistrement de la bande originale du film Amadeus de Milos Forman, en 1984.

Film fantasque, très bizarre. Certainement à cent lieues de la réalité historique de la vie de Mozart et de l’homme qu’il était, beaucoup plus intérieur et secret que le loufoque reflet produit par Forman.

Widergänger dit: à

L’idée que Heidegger puisse à priori exclure quelque chose du champ de la pensée me paraît, de toute façon, sujet à caution ! Ce n’est ainsi que fonctionne la pensée humaine. Et surtout pas un grand penseur comme Heidegger. Si c’est ça Zarader, ça commence très mal…

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…enfin,!…l’O.N.U,…cette autre église à se remplir les poches sur le dos de la paix,!…

…du cinéma, pour des crétins soumis en va t’en guerre,…des haines à semer,!…
…un lotus bleu, pour tes sœurs du linceul à poil,!…

…rapport qualité – prix,!…aux paradis fiscaux,!…à Noé,!…à l’Arche bombée,!…
…alors ce déluge çà vient,!…
…pour les fourmis en pharaons,!…etc,!…

Widergänger dit: à

Pas du tout, justement. Mozart était aussi un type extravagant. C’est ce qui fait l’intérêt du film justement. Vraiment c… ce D., initiale de Déroute…

D. dit: à

le sens de la compassion et le respect d’autrui.
.

passons pour la compassion, le respect à réviser (où alors redéfinir le sens du mot).

berguenzinc dit: à

….bip bip ! ah ah! la juifs est partout…
….Mussolini mystérieuse et douce; les elfes …verts dansait dans lerbe…bip bip..
…Go !
…mais tout doux ! les beignets ne sont pas prêts..
…ah ah…etc…

berguenzinc dit: à

Widergänger dit: 3 octobre 2016 à 13 h 04 min

bon…j’abdique et je m’écrase. Mêm en abondant dans ton sens, on se tôle…alors, bonjour madame !

D. dit: à

Mozart pouvait être extravagant, mais n’était pas QUE extravagant. Pas l’espèce de pur émotionnel qu’on nous sert dans ce film. C’était quelqu’un de très intérieur, capable d’immobilité méditative, capable de silence, dominant et canalisant très bien les émotions. Pas l’espèce de d’hystérique qu’on voit dans le film.
Les grands musiciens hystériques, on peut en trouver facilement. Mais pas Mozart.

gontrand dit: à

« Mais t’es vraiment borné ! Diodore de Sicile en personne te dit que c’est du bidon, l’invention de l’alphabet par les Phéniciens. »

Pline l’Ancien dit le contraire…mais c’est surtout dommage qu’aucun chercheur sérieux depuis deux mille ans ne s’en soit aperçu!

Ce qui est comique c’est qu’Attali, sans le savoir certainement, reprend le thème favori de l’apologétique chrétienne des premiers Pères de l’Eglise! Ceux-ci n’ont eu de cesse d’essayer de démontrer aux païens que la Bible et son contenu étaient antérieurs à toutes les créations païennes, que Platon, par exemple reprenait des thèmes qui existaient dans la Bible et lui avaient été mystérieusement transmis.

Les premiers chrétiens polémiquaient sur deux fronts: contre les païens ils s’efforçaient d’invoquer l’antériorité de la Bible; contre les juifs, ils s’efforçaient de démontrer que le Jésus du Nouveau Testament était annoncé par l’Ancien…(j’ai suivi une série de conférences sur le sujet à la Sorbonne).

C’est seulement depuis que le recherche historique s’est affranchie de l’apologétique chrétienne que l’on peut regarder l’histoire des hébreux avec un minimum d’objectivité. Mais apparemment Attali réenfourche ce cheval avec finalement uns obsession similaire à celle des Pères de l’Eglise. Amusant.

JC..... dit: à

« Plus débile que tes paroles, tu meurs, JC ! Méfie-toi quand même avec ton grand âge… » (wiwi)

La mort ne me fait pas peur, ayant bien vécu, ayant donné beaucoup d’amour à mes trois fils, à leur épouses, à mes petits enfants, à mes compagnes (polygamie oblige), bref … une vie à tangenter le bonheur, au plus près serré ! …. A 93 ans, on ne peut se plaindre.

Peux tu en dire autant, camarade ?!

berguenzinc dit: à

JC….. dit: 3 octobre 2016 à 13 h 29 min

belle réplique, en vérité…car au fond, rien de meilleur et plus délectable que ce petit bonheur incomparable, et soyent frittes ces langues fascheuses !
Du Bellay, sage parmi les sages, ne disait pas autre chose…et Ronsard, et Montaigne. Au fond, pour être franc, je me fiche bien la bouteille venant, de toutes ces branlettes intellectuelles absolument vaines. J’aime par exemple aller boire un café au bistro de Saugues et lire l’Eveil de la Haute Loire, dans cet sorte d’émerveillement quotidien de vivre encore. Ou bien ramasser des girolles, cueillir des centaurées, des framboises en regardant la montagne ou ,’importe quoi d’autre..Le reste ,c’est du rien. Du vide. Du flan.De la foutaise.

Widergänger dit: à

Cite le donc ton Pline l’Ancien.

Widergänger dit: à

T’es débile, mon pauvre gontrand. Tu parles d’un livre que tu n’as même pas lu. Rien dans ce que disent Attali et Salfati qui ne soit basé sur un savoir certain. C’est incontestable. Faut être c… comme un balai pour se mettre en colère contre ce bouquin.

Widergänger dit: à

Mais qu’est-ce que ça prouve, JC ? Tu ne connais pas la fameuse pensée de Pascal à ce sujet ? Une pelleté de terre, etc.

gontrand dit: à

« Le peuple phénicien a l’insigne honneur d’avoir inventé les lettres de l’alphabet. »

Pline l’Ancien

Mais je n’y accorde pas plus d’importance que cela…Tu auras beau utiliser l’argument d’autorité à coups de marteau (génie! X! ENA! etc), je n’ai aucune raison de remettre en cause l’état actuel des connaissances uniquement sur la base des affirmations d’un spécialiste en tout, fut-il génial, et d’un scénariste de télévision, fut-il talmudiste…

JC..... dit: à

Quittons nous définitivement sur un scoop !

Le Pape, ouiiii … ! le Pape François de Roma, aurait mis sa main dans la culotte de Najat Mauvais Genre en s’écriant, rubicond :
« Voila comment il faut faire ! Convertir ! Niquer les musulmanes est un devoir de bon chrétien … ».

Interrogé peu après, le Cardinal Spumante d’Asti, porte parole du Vatican, aurait précisé :
« Le Pape François a prôné le dialogue interconfessionnel le plus étroit et le plus riche de sens … »

gontrand dit: à

En outre, que je n’ai pas (encore?) lu le livre n’a aucune importance. Ce sont tes affirmations que je conteste. Je suppose que tu reprends celle du livre mais si tu les déformes, je n’y peux rien.

Widergänger dit: à

Oui, ben il s’est trompé, c’est tout. Pas de quoi en faire un plat. Il ne savait pas tout, ce brave Pline.

Widergänger dit: à

Quelles affirmations, mon grand ? Je ne fais que transcrire ce que dit son bouquin, qui est tout à fait sérieux.

Widergänger dit: à

Mais quel état actuel des connaissances ?

Paul Edel dit: à

Excellent article dans le Monde sur Elena Ferrante. la piste financière ne semble pas complètement fiable.enfin , quelle belle oeuvre.

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…amusez-vous, je suis en vadrouille,!…etc,!…

Widergänger dit: à

Ce que tu dis est débile. Pierre-Henry Salfati enseigne la philosophie juive. Il est par ailleurs scénariste et réalisateur. Je ne vois vraiment pas où est le mal…!!!! T’es simplement bourré de préjugés, mon pauvre ami !

D. dit: à

jjJ, j’ai pris le temps de consulter les astres, et ce sera le slovaque Lajčák.

Petit Rappel dit: à

Un titre m’inquiète dans la production salfatesque: L’Invention de l(‘Occident… On n’est pas au bout de nos peines….

D. dit: à

Jusqu’à preuve du contraire, on trouve l’occident à l’Ouest, à 90 degrés en dessous du Septentrion. Il n’y a donc pas lieu de l’inventer.

D. dit: à

On se trouve quand même mieux quand berguenzinc n’est pas là.
Qu’est-ce qu’il peut être envahissant, on dirait presque Gontrand quand il a un os.

de nota dit: à

« Ce que tu dis est débile. Pierre-Henry Salfati enseigne la philosophie juive. » Wider dixit.

Salfati est tout le contraire d’un enseignant, c’est un élève:

Laure Adler s’entretient avec le cinéaste Pierre-Henry Salfati, réalisateur de films, documentariste

Ses parents, souhaitant « la meilleure éducation pour leurs enfants » , le placent chez les jésuites, répondant à un « souci effectif d’intégration  » . Une expérience « tout à fait positive » . « La juidaité est quelque chose qui est apparu assez tardivement dans la famille (…) On n’en parlait pas (…) Ce sont des réflexes de protection, qui n’ont fait que raviver en ce qui me concerne cette problématique… » Des jésuites, il passe à un enseignement rabbinique, en Israël, dans une école religieuse juive, une yeshiva . « J’y suis encore (…) On ne peut pas s’en défaire (…) On apprend à apprendre (…) On ne fait que ça, vivre c’est apprendre à vivre… » Il en sort pour « partager » , ne pas rester en « vase clos » … C’est la base de son envie de faire des films : « faire en sorte de ne pas garder pour soi ce qui est une machine extraordinaire de la pensée… » Il évoque les mouvements « ultra-orthodoxes » , comme les Loubavitchs avec qui il a étudié notamment « des livres que tout le monde n’ouvre pas… » Il nous parle du Talmud … « Le judaisme n’est pas du tout une religion, contrairement à ce que les gens pensent… » « Napoléon a inventé l’Eglise juive, le Consistoire (…) Il n’y a pas de rabbin chez les juifs ça n’existe pas. Quand on va nommer quelqu’un « Rav » (abréviation de rabbin), c’est parce qu’il en sait beaucoup… » Il nous raconte ses autres expériences en yeshiva à New York, en France : « j’ai fait des rencontres juste extraordinaires (…) c’était effectivement un monde merveilleux…

D. dit: à

Bon, si voulez, de nota. Mais peut-on savoir pourquoi vous nous racontez ça ?

Widergänger dit: à

Mais tout véritable enseignant est d’abord un élève ! De nota, lui, en revanche, est un vrai maître en c…

Widergänger dit: à

Il ne faut pas tout confondre non plus. L’apologétique païenne c’est une chose, les découvertes archéologiques c’en est une autre. Et il n’y a pas que l’apologétique païenne qui prétend que Platon s’est inspiré de la Torah. Des Grecs le disent aussi qui ne sont pas chrétiens. Mais ce n’est pas pour autant que c’est vrai. Personne n’a prétendu ça !

Mais c’est un fait que très nombreux mythes grecs trouvent leur origine dans les textes de la Torah. C’est un fait incontestable à cause des dates.

Widergänger dit: à

…l’apologétique chrétienne…

Sergio dit: à

JC….. dit: 3 octobre 2016 à 12 h 30 min
Veux tu faire de nous des antisémites ?

Plus je me dis que je me dis que c’est une des causes, ouaip…

christiane dit: à

@D. dit: 3 octobre 2016 à 13 h 17 min
Le comportement de Mozart a sa part de mystère. Il parlait paraît-il discrètement, sauf dans les moments intenses, où il devenait un tout autre homme, un joyeux luron amateur, doublé d’un farceur aimant la grivoiserie et la scatologie, (comme peuvent en témoigner les lettres… adressées à sa cousine Maria Anna Thek). Dissonance ? Faut-il y voir des plaisanteries d’amoureux ? un trait de la culture populaire de l’époque où l’on n’hésitait pas à glisser certaines joyeuses grossièretés dans les conversation ? Le 18ème siècle était par ailleurs moins prude en la matière que les temps présents.
Il me semble que Le film « Amadeus », de Milos Forman, adapté de la pièce théâtrale de Peter Shaffer, croque avec justesse ces traits de caractère (malgré ce rire horripilant qu’il lui prête). Forman jongle entre fiction et réalité historique.
On peut imaginer qu’à la cour du prince-archevêque de Salzbourg, quand des hurlements et des rires résonnaient dans les couloirs du château, on ne s’inquiétait pas : c’était peut-être Mozart qui rendait visite. Il y était réputé pour ses fantaisies, ses comportements bizarres. Adulte, des normes de la cour il n’adopta que les aspects extérieurs et moins les conduites. Sa personnalité était double. En tant que musicien il n’était qu’un serviteur un peu plus prestigieux que les autres, même s’il était apprécié des aristocrates.
Cela n’enlève rien à son génie, à la profondeur ou à la légèreté de sa musique mais l’homme était complexe, D.

Widergänger dit: à

Parlant de Philon d’Alexandrie, qui n’est pas chrétien, voilà ce qu’écrivent Attali et Salfati :

« Selon lui, les Grecs, par la multiplicité de leurs écoles, de leurs pensées et de leurs systèmes du monde, ont surtout permis de dégager la dimension philosophique de la Torah. Par exemple, il déduit de la traduction de « Thu-Bohu » par « l’invisible » dans la Septante (traduction pour lui antérieure même au temps de Socrate) que Platon s’inspire de la Torah quand il écrit que le monde des idées (le logos), qui est invisible, est à l’origine de l’univers. »

berguenzinc dit: à

ls ont aiguisé leur archet,
comme le couteau des bouchers,
ils ont éventré le piano,
en prétextant qu’il était faux,
ils ont mobilisé les flutes
et les flutiaux des alentours,
en renfort de dernière minute,
ils ont pris les clairons du bourg

Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom

Ils ont arraché le clavecin,
aux araignées de la mairie,
que sans doute une pieuse main,
avait encorné de bougies,
ils se sont mis en bras d’chemise,
comme pour égorger le veau gras,
et quand la Comtesse fut assise,
l’étarnge concert démarra.

Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom
Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom
Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom
elle est tordue ta petite flûte,
pom pom pom pom
Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom
Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom

il est ri ri ri,
il est go go go,
il est ri go lo go lo go lo,
on a a a a asssiné Mozart,
puis on l’a débité sur place,
et co o o o omme chacun voulait sa part,
on dû séparer les rapaces
on dû séparer les rapaces
on dû séparer les rapaces

ce fut une longue agonie, ah ah ah,
et comme ils étaient assoiffés, ah ah ah,
ils laissèrent Mozart sur son lit,
au profit du bar d’à côté,
puis ils revinrent les yeux brillants,
avec l’idée d’en finir vite,
alors tomba sur les pupitres,
une pluie de notes de sang,

(piano)
Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom plom
Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom plom
Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom plom Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom
Pom pom pom pom pom pom pom pom pom pom

Comme il était presque minuit,
Comme il était presque minuit,
on amputa le Requiem le Requiem blasphème,
ce n’était plus même un blasphème,
ce n’était plus même un blasphème,
c’était la curée, l’hallali

(imitation cor de chasse).
POM POM POM POM POM POM POM POM POM POM

ah ah ah ah,
ah ah ah aha ah ah ah ah ah ah, ahah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah
ah ah,hardi, hardi, hardi
hardi, c’est terminé,
quand enfin ils rangèrent leurs armes
et remballèrent leur crincrin,
le chef cria d’une voix d’gendarme,
« samedi, ce s’ra l’tour à Chopin,

(piano, thème de La Polonaise deChopin)
ah ah ah ah ah ah ah ah ah ha,
pauvre Choipin
ah ah aha ah ah ah ah ah
ah ah ah aha ah aha aha ah , ha ,
ha aha ah aha aha ah , ha ,
ha (aha ah aha aha ah , ha ,
ha aha ah aha aha ah , ha ,
ha au moins…….)
ah !

Widergänger dit: à

Théohraste d’Érèse (né à Lesbos vers -372, mort vers -288 à Athènes), disciple et successeur d’Aristote au Lycée, parle des Juifs en les décriant comme un « peuple de philosophes nés » (philosophoi to genos ontes). Pour lui, c’st le peuple juif entier qui est « philosophe » et non une petite caste à l’intérieur du peuple.

berguenzinc dit: à

Philon d’Alexandrie, Alexandra, n’était pas bien riche.Les femmes, le voyant, l’éconduisaient en soupirant « C’est pas bon philon »….

Grand Rappel dit: à

14:20, on peut préférer la production « salfatesque » à l’absence de production « marccourtelinesque »

Widergänger dit: à

Et même :

C’est pas bon, philon; c’est pas un bon philon.

Widergänger dit: à

salfatesque, ça me fait penser à mon enfance en Charente-Maritime où mon grand-oncle sulfatait ses tomates…

Widergänger dit: à

Salfati c’est une déformation de Sarfati, de Tsarfat, la France, en hébreu. Salfati, ça veut dire le Français.

D. dit: à

Mais non, sa personnalité n’était pas double. Elle était ce qu’elle était, tout simplement.
En tout cas ne comptez pas sur moi pour aller revoir ce film que je n’ai pas du tout aimé, comme beaucoup de gens.

Widergänger dit: à

En lisant Attali, on prend conscience qu’il y avait de très nombreuses sectes juives à l’époque de Jésus :

les pharisiens, dont se réclamera aussi saint Paul, bien qu’originaire de Cilicie;
les esséniens, de Qumran sur les bords de la mer Morte

les sadducéens, qui sont en fait les membres de la classe sacerdotales, ceux-là mêmes qui condamneront Jésus;

les zélotes les nationalistes intransigeants de l’époque qui luttent les armes à la main contre l’occupation romaine et les collabo de sadducéens;

les nazaréens, dont Jésus, mot qui vient de « bazar » ,  » se vouer » et renvoie à une pratique ascétique (pas de vin ni de boisson enivrante); En fait Jésus ne peut pas venir de Nazareth, parce que la ville de Nazareth qui ne sera construite que plusieurs siècles plus tard…;

les boéthusiens, les ébioniyes et les soferim.

Widergänger dit: à

nazaréen, mot qui vient de « nazar »…

…ébionites »…

D. dit: à

Contrairement à ce qu’on croit, un sulfatage modéré des tomates est permis en agriculture bio. Parce qu’il s’agit d’une moléculé minérale qui reste en surface du frhit et qui se rince très bien et facilement. Les deux ions SO4- et Cu++ se trouvnet net toutes façons naturellement présentes dans le corps humain, en quantités extrêmement faibles.
Cela dit, manger du sulfate de cuivre même une petite pincée, conduirait au centre anti-poison.

Widergänger dit: à

Saint Pierre s’appelait en fait Simon Bar Jona : Simon fils de Jona.

radioscopie dit: à

Y a-t-il, dans la salle, d’autres spectateurs fatigués de son stand-up ? Moi, les tomates de l’oncle, j’ai bien envie de lui lancer à la tête pour le faire taire.

Widergänger dit: à

Si dans mon enfance, en vacances, on m’avait dit qu’après le sulfatage, je m’intéresserais un jour à Salfati, je ne l’aurais jamais cru. Et j’allais pécher l’anguille sur le canal ! Et pis je me souviens que j’en avais pris une belle, mais elle restait entortiller à une herbe, si bien que je ne suis pas arrivé à la sortir de l’eau… Je devais avoir dix onze ans.

Widergänger dit: à

Tacite écrit : (…) les coutumes juives sont bizarres et moroses. »

Petit Rappel dit: à

Pour l’essentiel, les dites sectes sont déjà répertoriées dans Renan, me semble-t-il.

Widergänger dit: à

C’est bien possible, Marc. Tien là de nouveau.

Widergänger dit: à

Rien là de nouveau.

Mais c’est émouvant d’aller à Qumran visiter les lieux où vivaient les esséniens. Savoir que Jésus y a probablement séjourné un temps.

Widergänger dit: à

Le concept théologique de la Trinité date en fait de 180 apr J.-C.

Widergänger dit: à

Clément d’Alexandrie écrit (150-215) :

« Le génie des Grecs s’est éclairé des lumières de la vérité qui brille dans les écritures qui nous ont été données, ce qui irait jusqu’au point de pouvoir dire d’eux, si le terme n’était injurieux, qu’ils sont convaincus de vol de vérité. Continuons cette démonstration en citant les Grecs eux-mêmes, en témoignage des larcins qu’ils se sont faits. »

Selon, Clément, Platon, dans un texte à l’authenticité contestée (peut-être pour cette simple raison…!), aurait avoué dans l’Épimonis, l’origine syrienne et égyptienne de sa pensée, et conclut : « Le temps des philosophes de la Grèce est infiniment postérieur à l’histoire des Hébreux. »

Au fond, les querelles au sujet de Heidegger ne font que reprendre de vieux débats depuis plus de deux mille ans.

Widergänger dit: à

Sur Qumran, j’ai un gros bouquin chez moi, que j’ai acheté à Qumran précisément, mon pauvre chéri. Je ne t’ai pas attendu.

D. dit: à

L’anguille est un mets délicieux mais éprouvant à préparer.
Il y a quelques années un ami m’avait fait cadeau de quelques anguilles provenant d’un étang vidangé.
Je sort’ai lune des anguilles péchée la veille, la rinçai et la disposai sur la planche à découper. C’est alors que je constatai sur le poisson un léger frémissement au niveau des opercules. Pris dun scrupule, j’allai dans l’atelier voisin m’équiper d’une masse dont j’administrai un coup magistral sur la tête de la bête, que je constatai aussitôt avoit été très considérablement aplatie, et dont certaines parties avaiment d’ailleurs été projetées en différents endroits de mon tablier et de ma figure.
Je pratiquai alors une eviscération plutôt réussie puis
m’étant équipé d’un couteau de cuisine, je commencai à trancher afin d’obtenir des tronçons. Quel ne fut pas mon étonnement de voir le corps de l’animal gesticuler et se tortiller abominablement, empêchant absolument ma manoeuvre. Je retournai dans l’atelier pour y quérir une hache de bonne taille. Ayant rénuméré l’animal qui en moins dune minute avait quitté la planche et parecouru plusieurs dizaines de centimetres sur le pavage, je lui assénai plusieurs coups magistraux, le reduisant en six tronçons devenus soudainement autonomes dans leur intention de fuite. Après maintes peripéties relatives à leur recupration et incarcération dans un grand fait-toute je procédai à leur cuisson, soudainement et constat’ai enfin avec soulagement que les premiers brouillons en avaient eu raison

D. dit: à

le correcteur d’orthographe s’étant permis de nombreux remplacements fort inappropriés, que vous aurez corrigés vous-mêmes…

Widergänger dit: à

L’Épimonis est un texte assez court publié dans La Pléiade. Un texte sur ce qu’il faut savoir. Je vais le lire pour voir si les dires de Clément sont vérifiés.

Widergänger dit: à

À dix ans j’allais à la pèche à l’anguille, à quatorze à la pèche aux filles…Et c’est justement sur le pont de ce canal que l’une d’elle m’est apparue ! La réincarnation d’une anguille… pour d’autres contorsions… hein, D., petit chenapan, va !

bouguereau dit: à

t’es atteint de priapisme dédé..c’est le grand oeuvre comme tournesol..tu sais que t’as le même sex apeal que tournesol dédé..hé houi tournesol c’est hermès..

bouguereau dit: à

il a tous les signes moqués des alqueumiss..jusqu’a la goutte au nez qui les désignait à coup sur

bouguereau dit: à

languille en matlote c’est hun peu l’oeuvre au rouge..au gros rouge même..ça génait pas tot..il était pas bégueule

bouguereau dit: à

ces deux portraits d’hergé sont positivement haffreux..décidément y’a que les gribouillis pornos qui lui rendent hommage havec hun peu de chaleur..

OZYMANDIAS dit: à

Tout le monde est raciste bassement mais personne ne l’assume hautement.

Janssen J-J dit: à

Si je peux me permettre d’ajouter un grain de sel sociologique sur le ‘génie de Mozart’, je me replonge souvent dans le petit bouquin de Norbert Elias, inachevé (Mozart, sociologie d’un génie, Seuil, 1991) qui s’efforce de combattre le culte du génie idéalisé. Il y a une tragédie dans la vie adulte de Mozart, très peu palpable dans le propos de Forman), qui déchira son existence quotidienne ; pas seulement les relations avec son père, pas seulement celles qui étaient liées à sa personnalité et à son comportement quotidien ou à la Cour. Le tracé de sa trajectoire météorique ne peut pas faire abstraction de son besoin d’obtenir la liberté de création musicale face à l’archevêque de Salzbourg et à la noblesse qui le considéraient comme un banal sujet et ne le lui permirent jamais de se considérer comme un génie. W.A. prétendait vouloir passer d’un art artisanal à un art indépendant, c’est-à-dire d’accéder à une autonomie professionnelle que son époque et son environnement ne voulurent jamais lui consentir, alors que cette pulsion existentielle constituait chez lui un impératif vital et un défi constant.
On peut admettre qu’il est mort trop tôt dans cette lutte, épuisé par ce combat harassant. J’ai toujours pensé que si on est bien en présence d’un génie peu égalé, son éclosion était précisément liée à son obstination à s’émanciper par la ruse et un anticonformisme maîtrisé aux diverses chapes de plomb de son temps de transition.

bouguereau dit: à

Tout le monde est raciste bassement mais personne ne l’assume hautement

il a été déshonoré..sapré ozy

christiane dit: à

@Janssen J-J dit: 3 octobre 2016 à 17 h 37 min
Très juste.

Janssen J-J dit: à

Une autre chose m’a toujours perplexifié. Comment se fait-il qu’un type comme Mozart, ne soit pas né juif ? Comment le génie peut-il éclore sans cette composante, sans ce soubassement, sans cette disposition ? On se demande ce que wgg pourrait répondre à ce mystère, en se revendiquant de sa propre expérience.

bouguereau dit: à

ceci dit..si le rapport de force est suffisant le silence signe ton aristocrate ozy..

Flamingos dit: à

¨[…] affirmer sa liberté, c’est transgresser le divin. (WGG, sic)

¨Un condamné à mort s´est échappé¨ in OPVSVITAQVE.1940 to ||1944-1952|| Now/Maintenant

Bresson, quand?

ce dit: à

W.A. prétendait vouloir passer d’un art artisanal à un art indépendant

les qualificatifs des deux stades sont parfaitment fautif..hou halors jjj tu causes comme hun contemporain biedermeier comme aurait dit zouz..

Widergänger dit: à

Janssen est un gros bouffon.

Il y eut Mendelssohn en tout cas s’il n’y eut pas Mozart. Et le nombre de grands interprètes juifs et de chefs d’orchestre est innombrable.

Witold dit: à

Jean dit: 2 octobre 2016 à 19 h 00 min
Widergänger dit: 2 octobre 2016 à 19 h 47 min

Bel échange entre vous deux hier soir. Je confesse être maniaque de ce genre de contrastes romanesques, dont je ne suis parfois pas loin de penser qu’ils sont tout le sel de la littérature.
Il serait d’ailleurs intéressant de retrouver l’origine de cette technique de narration mêlant des éléments de domaines éloignés, l’accessoire et le dramatique, le philosophique et le banal…
Tolstoï me semble un maître en la matière, comme le montrent par exemple les monologues intérieurs à la fin d’Anna Karénine.

D. dit: à

Mais Mozart était juif, JJJ, et Franc-maçon.

Witold dit: à

Janssen J-J dit: 3 octobre 2016 à 17 h 49 min

Il y a un peu de ça chez Widergänger.
Rappelons qu’il a circoncis Chrétien de Troyes et plus récemment Thalès.
Cette obsession prête à sourire.
Il me semble me souvenir que le jour où les origines juives de Christine Angot ont été évoquées, le bouquin de cette dernière et son style avaient été loués comme des monuments de génie littéraire.

Cela me remplit d’angoisse à la perspective que Widergänger s’avise un jour de la possible judéité de Marc Lévy.

Flamingos dit: à

¨[…] aimer Dieu rend libre, il n’y a pas plus libre que celui qui aime Dieu dans Sa Vérité.¨ (D, voir infra)

Widergänger dit: à

Dès la naissance du roman modes, ces éléments cohabitent dans le roman. Chez Rabelais.

Ce sont ensuite les romanciers du XIXè siècle, grande époque du roman avec la montée en puissance de la bourgeoisie et du concerto en musique qui exprime les valeurs concertantes justement de la bourgeoisie, comme le dit si intelligemment J. Attali d’ailleurs, qui ont inventé diverses techniques. La technique la plus raffinée me semble être celle de Virginia Woolf qu’analyse très intelligemment Éric Auerbach dans Mimesis en fin de volume. À mes yeux les techniques de Th. Mann sont un poil plus bas. Mais il a le sens du romanesque à l’évidence. Il sent immédiatement quand quelque chose pèse ou pose et il connaît l’art de rétablir l’équilibre.

berguenzinc dit: à

L »anguille fumée, Geräuchertes Aal, qu’on tortore avec du pumpernckel , du beurre et une pils à Sassnitz , et dans tout la Poméranie littorale est une pure merveille. Outre le goût du fumé, l’anguille a des fumets de cuir , d’amande et de champignons frais. Miam.
Il a aussi le Heilbutt (le halibut normand) moins gras , plusfilandreux, mais tout aussi savoureux avec un verre de Ginster…(genièvre).

Widergänger dit: à

Ça prête sans doute à sourire les ignares dans votre genre. Mais enfin il y a des preuves ! au moins pour Chrétien de Troyes, ou de fortes présomptions, dont les critiques savants se font écho, que vous ignorez tellement vous êtes prétentieux et c.. C’est tout.

Widergänger dit: à

Mais il est c… ce Witold, mais c…!

Ce qui est sûr, mon brave Witold, c’est tu fais pas partie du peuple élu…

berguenzinc dit: à

Ouais…Attali qui dirige…bof bof… ça me fait penser à la chanson des frères Jacques dont j’ai copié les paroles un peu plus bas…
pas mal, oui, mais pas le moule Marriner…
Curieux cet éclectisme ! je sais tout faire, tout…chef d’orchestre, boulange,r garagiste, sociologue ,pilote de chasse, sociologue, philosophe, économiste, cordonnier, coiffeur, notaire, chirurgien, vétérinaire, spélélogue, théologien….
fatigant…

Widergänger dit: à

Mais oui, Angot a inventé une façon de parler de son père et de sa relation avec lui qui arrive à dire des choses indicibles. C’est Jean-Claude Milner qui l’analyse le mieux dans une vidéo sur le site de BHL.

Widergänger dit: à

Mais non, voyons, c’est pas du tout comme ça que les choses se présentent. Attali a toujours été fou de musique. Il passait son temps à jouer du piano adolescent. Il a toujours rêvé de devenir chef d’orchestre. Il est peut-être un peu raide dans sa gestuelle mais il dirige bien. Il a appris, ce n’est pas venu par la voie du saint esprit…

Widergänger dit: à

Son invention à Angot, c’est du même ordre que l’invention de Kafka dans Le Verdict. Il a trouvé le moyen littéraire de mettre en scène un double bind dans la relation fils/père dans la nouvelle, parce que c’était sa relation avec son père. Ben, c’est sacrément difficile à inventer une telle structure narrative. Et cette nuit-là, ce fut une révélation pour lui des pouvoir de la littérature. Et on le comprend. Tout le reste de l’œuvre de Kafka découle de là. Il a trouvé la clé cette nuit-là pour ouvrir la porte de son monde.

Widergänger dit: à

Et ensuite il a appliqué cette structure du double bind pour lire le monde de son époque, et aux assurances où il travaillait il en avait de nombreux exemples. Il a compris un truc fondamental, c’est que le monde moderne est fondé sur la calomnie. C’est absolument essentiel. C’est ce qu’analyse GAG dans son livre sur Kafka.

Et ensuite il met en œuvre un type qu’on arrête sans être arrêté, un type qui arpente sans arpenter, qu’on appelle au château sans être appelé. Toujours cette fameuse structure en double bid mais qui prend une dimension grandiose, métaphysique, pour définir la condition humaine, où les signes sont toujours doubles, où on ne sait jamais de quoi il est question, où on croit vivre ceci et en fait on vit cela sans même s’en rendre compte sur le moment. C’est ça Kafka.

Delaporte dit: à

« Il est peut-être un peu raide dans sa gestuelle mais il dirige bien. »

Je l’ai écouté diriger sur youtube un morceau de Mozart, c’était absolument catastrophique. Attali, l’homme qui assassine Mozart…

D. dit: à

Bon et ce roman, Wgg, il en est où ?
Et on pourra le lire quand ?

Witold dit: à

Mais cher Widergänger, je n’aspire à appartenir à aucun groupe politique, fût-ce un peuple élu de Dieu.
J’aime bien lire vos analyses ou vos textes purement littéraires. Quant à certaines de vos manies intellectuelles, elles me font franchement sourire.
Ne répondez pas aux sourires bienveillants en vous vautrant dans l’insulte. On croirait que des choses sacrées sont en jeu.
Quoique… cela fait partie du charme de votre personnage.

Delaporte dit: à

La direction d’orchestre, c’est souvent une vocation pour les plus grands, plus rarement un caprice pour les plus improbables comme Attali.

Widergänger dit: à

Quand je le publierai personne ne saura que c’est moi.

D. dit: à

Attali, l’homme qui assassine Mozart…

arrhhhh..peut-être qu’avec Mendelsohn, alors ?

Widergänger dit: à

J’aime pas les c… Et de moins en moins…!

Delaporte dit: à

Le pire est qu’on se dit qu’il a dû faire subir à l’économie et à tout ce qu’il a touché le même sort qu’à cette partition de Mozart.

D. dit: à

Son économomie va bien, Delaporte.

Widergänger dit: à

Son concert à Jérusalem fut grandiose et génial !

christiane dit: à

Intéressant article sur Le Monde de ce jour à propos de l’identité possible d’Elena Ferrante dont j’avais aimé « L’amie prodigieuse » et « Le nouveau nom ». On y rapporte une répartie pleine de bon sens d’Erri de Luca : « cette sorte d’enquête patrimoniale ferait plus de bien si elle était utilisée pour débusquer les fraudeurs plutôt que les auteurs (…) ce qui intéresse le lecteur ce n’est pas l’auteur, mais l’œuvre. »
Effectivement, en quoi le dévoilement de l’identité d’Elena Ferrante (Anita Raja ?) changerait notre lecture ? Elle explique dans un entretien comment l’anonymat a influencé » son écriture :
« … je me suis mise à ressentir de l’hostilité pour les médias qui s’intéressent aux livres en fonction de la réputation ou de l’aura de leur auteur… »
Cet article en page 16 est signé par E.Loret, F.Noiville et J.Gautheret

D. dit: à

…la mienne aussi, par ailleurs.

berguenzinc dit: à

Je viens d’écouter l ‘hymne israélien, CO-dirigé par Attali, et c’st l’autre chef qui fait tout le boulot. Et puis leur version est chantournée, tarabiscotée, une sorte de soupe..je trouve ça bien lon de la merveilleuse sobriété de bien des versions et en particulier celle de « la Liste de Schindler » !!!!

Widergänger dit: à

T’es trop de mauvaise foi, Jean-Philippe. Le concerto de Ravel qui suit est remarquablement interprété pourtant. L’hymne national israélien me fait toujours pleurer.

Delaporte dit: à

Alain Juppé essaie d’améliorer son image, sans y parvenir :

« J’aime bien aller à la messe parce qu’au moins pendant une heure, personne ne vous emmerde. »

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