de Pierre Assouline

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La République des livres
Hauts et bas d’un yoguiste en état limite

Hauts et bas d’un yoguiste en état limite

C’est l’histoire d’un écrivain qui avait entrepris d’écrire un petit livre souriant et subtil sur le Yoga et qui, chemin faisant, pris à son propre piège, s’est retrouvé en train d’écrire un grand livre grave et oppressant sur l’enfermement mental. Après tout, malgré de rares échappées, les livres d’Emmanuel Carrère ne parlent que de ça : la folie, l’horreur. Manifestement, il s’est produit comme un glissement progressif non de l’idée, ce qu’un roman n’est pas, mais du désir. Ce que ça raconte, c’est lui. Ce que ça dit d’autre que ce que ça raconte, c’est la difficulté d’être deux en soi.

Aussi clivant qu’il est clivé, le narrateur de Yoga (394 pages, 22 euros, Pol, on peut feuilleter ici le livre) oscille en permanence entre le yin et le yang, la grande loi de l’alternance au cœur de la pensée chinoise, la partie « Méditation » et la partie « Sainte-Anne », tranquillité et intranquillité, sans compter les nombreuses passerelles souterraines entre les deux. Tout le livre pourrait se résumer aux deux titres qu’il ne porte pas mais qu’il a failli porter : « L’expiration » et « Yoga pour bipolaires » – à condition d’entendre le mot « yoga » dans l’acception la plus large que lui-même lui accorde, englobant la méditation, la retraite radicale, la gymnastique chinoise, les arts martiaux… Son livre inclut son commentaire sur son livre non sans humour mais sans pudeur, ses doutes sur sa capacité à l’écrire, à choisir le mode de narration, à la mener à son terme. Il faut le croire quand il dit qu’à l’occasion il ment, imagine, invente, fantasme. Bousculée, la chronologie en est parfois fantaisiste. Ne lui dites pas que son livre le reflète dans son ego dévorant, son narcissisme exaspérant, son instabilité chronique, son tempérament autodestructeur, son penchant pour l’autoaffliction, son impudeur dans l’évocation de ses compagnes (toutes choses déjà à l’oeuvre dans Le Royaume que, pour ma part, j’avais détesté). Non seulement tout cela est vrai mais il devance le reproche en se l’adressant- et tant pis pour ceux qui n’y voient qu’une pose, un truc. Si on veut bien considérer qu’Emmanuel Carrère est un écrivain et rien d’autre, que la cohérence de son œuvre sur la durée plaide pour lui, alors il faut accepter l’idée qu’il n’a jamais été aussi écrivain que dans Yoga. Aussi artiste. Une phrase le gouverne depuis très longtemps, et elle n’est pas d’un écrivain mais d’un musicien, l’un des plus grands pianistes, Glenn Gould :

« La visée de l’art n’est pas la décharge momentanée d’une sécrétion d’adrénaline mais la construction patiente, sur la durée d’une vie entière, d’un état de quiétude et d’émerveillement »

Plein de pensées parasites et de fluctuations de la conscience avec parfois des lumières dans les abysses, le sourire fugace de Martha Agerich interprétant la Polonaise No 6 de Chopin, l’ombre fraternelle de feu son éditeur Paul Otchakovsky-Laurens ou celle de Saul de Tarse dit saint Paul « saint patron des bipolaires » pour ne rien dire de la rencontre de mots inconnus (de moi, en tout cas) tels que « ayurvédique » (qui se dit notamment d’une médecine qui puise ses sources dans le Véda, ensemble de textes sacrés de l’Inde antique) ou encore « tachypsychie » (accélération anormale du rythme de la pensée créant un état de surexcitation).

On a rarement vu de nos jours un écrivain français aussi dégagé, entendez aussi délibérément rétif à engager son nom et sa notoriété au service d’une cause. Même dans Yoga, lorsqu’il consacre des pages au massacre de CharlieHebdo par des terroristes islamistes ou au lâche abandon européen des migrants sur l’île de Léros, il réussit à ne pas juger, critiquer, trancher, dénoncer. Moins politique, tu meurs ! ou plutôt, tu survis à l’aise tout à ton développement personnel, loin de la foule déchainée, protégé par l’enveloppe aérienne de la méditation transcendantale. Il n’y a pas à le lui reprocher, et de quel droit ; on peut juste le constater d’autant que, là encore, il est le premier à le faire.

On éprouve de l’empathie pour le narrateur mais pour autant, elle ne se transforme pas in fine par de la sympathie pour l’auteur confronté à sa page blanche et à son impuissance à écrire, malgré ses gros problèmes avec l’altérité. Trop toxique pour séduire, son livre est de ceux qui embarquent, envoûtent, fascinent avant de rejeter le lecteur épuisé qui sait déjà qu’il y repensera pendant des jours et des nuits. Toutes choses qui font de Yoga le grand roman de la rentrée littéraire.

Plus encore que dans Un roman russe (2007), il y fictionnalise son autobiographie. Réel et fiction s’y mêlent et s’y entremêlent jusqu’à ne plus se distinguer, illustrant ainsi le genre hybride et indéfini auquel Carrère se voue depuis longtemps, et ici de manière très convaincante. A ceux qui s’en offusquent déjà et rompent des lances sur le statut de ce livre, rappelons que de très longue date les écrivains n’ont cessé de nourrir leur intime fiction d’histoire, de réel, de faits, d’évènements réputés objectifs. Et pas seulement chez les romanciers, chez les philosophes aussi, Michel Foucault en particulier qui instrumentalisait les sources dans son Histoire de la folie par exemple.

La question de la sincérité de l’auteur ne se pose pas dès lors qu’une chose apparait évidente : tout est vrai, mais rien n’est exact. En l’écrivant, Emmanuel Carrère considérait son livre comme un roman ; il était même prêt à le préciser sur la couverture (ce qu’il n’a pas fait depuis La Classe de neige en 1995) mais y a finalement renoncé pour ne pas donner l’impression de courir après les prix littéraires. Le fait est que Yoga relève bien de la fiction, quand bien même sa vie, son expérience, son vécu sont la matière même (rien à voir avec la force du pur témoignage dans Le Lambeau de Philippe Lançon) ; non seulement tout y est mis en scène,  mais nombre de détails sont inventés quand ce ne sont des séquences entières, notamment dans les pages sur ses rencontres avec de jeunes migrants échoués dans l’archipel grec, à commencer par le personnage de Federica, l’énergique, excentrique et charismatique universitaire américaine qui anime un étrange atelier d’écriture, une solitaire hantée par la disparition de sa sœur jumelle, obèse et schizophrène ; une partie de ce moment du livre qui se déroule à Léros tient sur les épaules de cette Federica qui sort de l’imagination de l’auteur.

Comme à son habitude, Carrère nous embarque dans son écriture, dans l’atelier de l’écrivain sinon dans sa cuisine ou son lit. Récit romancé d’une crise existentielle plein de sa vie et d’autres que les siennes, conduit par un mouvement incertain, tâtonnant même, qui avance par associations reliées souterrainement par un fil rouge à un axe central, Yoga n’est pas un livre sur le yoga mais ça l’est aussi. Mais, on s’en doute, c’est l’évocation des années d’enfer qui provoque la sidération. Certains lecteurs citent à ce sujet la manière d’Henri Michaux dans Connaissance par les gouffres. Carrère se dit pathétiquement névrosé mais c’est trop peu dire. Près de vingt ans sur le divan, dépressions à répétition et rémissions illusoires (est-on jamais tiré d’affaire ?) qui se concluent par quatre mois à l’unité protégée de l’hôpital Sainte Anne. Diagnostic : « Episode dépressif caractérisé, avec éléments mélancoliques et idées suicidaires dans le cadre d’un trouble bipolaire de type 2 ». Pour y remédier, les médecins auront recours à un traitement aux ECT (électro-convulso-thérapie) car le mot « électrochocs » effraie encore

Devenir un meilleur être humain, accéder à « une plus grande teneur en vérité», c’était son but en vivant l’expérience de cette écriture. Apprenant la mort de son ami Bernard Maris, il ose écrire : « J’ai éprouvé un immense soulagement à apprendre que Bernard était mort dans un attentat et pas quelqu’un de plus proche, pas un de mes enfants ». On comprend, bien sûr ; n’empêche , il faut oser l’écrire ainsi, être sacrément dépourvu de surmoi, le cas de l’auteur de Yoga que rien ne retient, pas même de se dire jaloux de Houellebecq ; on se demande bien pourquoi, les deux ayant « la carte », jouissant d’un public et d’une critique systématiquement à genoux, incarnant l’un et l’autre la littérature française à l’étranger

Par moments, le narrateur, qui ne parvient pas à échapper à lui-même, se prend pour Jack Torrance ; Carrère confesse qu’il l’a accompagné toute sa vie, l’écrivain gardien du grand hôtel déserté pendant la basse saison, interprété par Jack Nicholson dans Shining, le roman de Stephen King dont Stanley Kubrick a tiré le film éponyme. Il se sent glisser vers la folie, impuissant à écrire le livre qu’il doit écrire mais capable lui aussi de noircir des milliers de pages avec une phrase infiniment répétée :

All work and no play makes Jack a dull boy »

(Dans la version italienne, c’est devenu » »Il mattino ha l’oro in bocca » », dans la version allemande «  »Was Du heute kannst besorgen, das verschiebe nicht auf Morgen » », dans la version espagnole «  »No por mucho madrugar amanece más temprano » » et dans la version française… «  »Un ‘Tiens’ vaut mieux que deux ‘Tu l’auras' » ». Ce qui n’a effectivement pas grand rapport avec l’original).

Aujourd’hui, Emmanuel Carrère semble apaisé, provisoirement. Il ne lit presque plus de romans. Que de la poésie. Ce qu’il manque à la seule déflagration littéraire de la rentrée ? un homme qui a été aimé mais qui n’a jamais su aimer en retour ne peut écrire qu’un livre sans amour parce que sa vie en est dépourvue. Après ça, il peut toujours se consoler avec la réflexion de Proust décrétant que les gens appartenant à la famille lamentable et magnifique des nerveux étaient le sel de la terre.

(Jack Nicholson dans « The Shining » de Stanley Kubrick )

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 253 Réponses pour Hauts et bas d’un yoguiste en état limite

Marie Sasseur dit: à

Il y en a un qui finit par devenir sympa, c’est le journaleux du point qui pose des questions idiotes, coiffé comme un descente de lit, et sapé comme s’il avait dormi habillé. Mais ne demande qu’à se défaire de son « ignorance crasse ».

Ca commence vers le minute 31.

https://youtu.be/LtuJOIJ4src

renato dit: à

Oups ! 1774 > 1574, pardon, etc.

Marie Sasseur dit: à

Pour les nerveux: la valériane.

Pour les énervés, patience…

Chaloux dit: à

Autre inscription pompeienne:

« Myrtis, tu suces bien ».

Mais dans ce cas, aucune association possible avec la Rdl, j’en suis convaincu.

Hurkurkhurk!

Marie Sasseur dit: à

Et Al, continuez d’envoyer vos grosses conneries. Comme dit l’autre c’est pas parce qu’on ne réagit pas qu’ on est d’accord.
A priori, personne ne vous lit.

renato dit: à

et alii,

Saint Barthélemy Écorché, vers 1562, est situé dans le bras droit du transept, près de la sortie latérale de la Cathédrale de Milan.
La particularité de cette statue est la très fine représentation anatomique. Et en fait, inspiré par le martyre du Saint, Marco Ferrari d’Agrate (1504 ? — 1774 ? — l’a représenté écorché, avec sa peau portée sur ses épaules comme une étole, parvenant à rendre l’anatomie d’une manière impressionnante.

http://danieladigiammatteo.altervista.org/albums/architettura/san-bartolomeo-scorticato-duomo-milano.jpg

la légende veut que le sculpteur ait caché la statue dans son lit dans la Fabrique de la Cathédrale — signé : Non me Praxiteles, sed Marc’finxit Agrat — et qu’il ait pris la fuite de peur qu’on le tue.

FX dit: à

Jibé est le zigomar inutile de la Rdl mais chuuuuut… ne le lui dites pas, il ne le sait pas le bougre.

Chaloux dit: à

« Je m’étonne, mur, que tu ne te sois pas effondré, alors que tu portes les niaiseries de ce qui ont écrit sur toi. »

Graffiti pompéien.

Un seul mot à changer et c’est la Rdl.

Hurkhurkhurk!

FX dit: à

Janssen ne possède pas de smartphone.
Quand un vieux fait des manières et se la joue blasé et pas intéressé comme notre Gigi la visqueuse, c’est bien le signe le plus apparent de sa déchéance.

FX dit: à

C’est qui la grande Remercieuse de ce blog ?
Mais c’est notre Christiane nationale pardi !
Les mercis de Cricri sont d’une fadeur inouïe.

et alii dit: à

des noms des musées
Le Musée d’Anatomie (ou des horreurs) de Montpellier

et alii dit: à

Cette statue est commandée en 1889 pour orner la nouvelle faculté de Médecine de Bordeaux. Une jeune femme, l’allégorie de la Nature, soulève d’un geste lent les voiles dont elle est enveloppée. Après avoir achevé la première version en marbre blanc pour le décor du bâtiment, Barrias en conçoit une seconde, polychrome, destinée à l’escalier d’honneur du Conservatoire des Arts et Métiers à Paris. Il exploite pour cela le marbre et l’onyx de carrières redécouvertes en Algérie.

Taillées avec soin de manière à exacerber les capacités décoratives des matériaux, les différentes pièces jouent sur les veines de l’onyx rubané pour le voile, le jaspé du marbre rouge pour la robe, la préciosité du lapis-lazuli pour les yeux et de la malachite pour le scarabée, du corail pour la bouche et les lèvres.
Ernest Barrias
La Nature se dévoilant

L’effet général est d’une richesse surprenante. L’oeuvre appartient à un vaste mouvement de redécouverte de la sculpture polychrome, lancé par les trouvailles archéologiques et illustré cinquante ans plus tôt par Cordier. Devant le succès rencontré par l’oeuvre, de nombreuses éditions en furent réalisées.
https://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/recherche/commentaire_id/la-nature-se-devoilant-3.html?no_cache=1

et alii dit: à

Philippe Descola : « La nature, ça n’existe pas »
Durée de lecture : 25 minutes1er février 2020 / Propos recueillis par Hervé Kempf
Philippe Descola — Je suis parti parce que j’avais de l’intérêt pour la façon dont les sociétés entretiennent des liens de diverses sortes avec leur environnement. Il m’avait semblé que pour étudier cela d’une façon complète et minutieuse, il fallait : séjourner au sein d’une société qui avait eu peu de contacts avec le monde extérieur. Leurs premiers contacts pacifiques, les Achuars les ont entretenus avec quelques missionnaires à la périphérie de leurs territoires à la fin des années 60. Cela garantissait que je pouvais observer un système que j’appelais alors de ‘socialisation de la nature’ qui n’avait pas été trop affecté par l’économie de plantation, le capitalisme marchand et toutes les formes dévastatrices d’utilisation des forêts tropicales que l’on connaît.

Pourquoi l’Amazonie m’intéressait-elle ? Parce qu’il y a dans les descriptions que l’on donne des rapports que les Indiens des basses terres d’Amérique du Sud entretiennent avec la forêt, une constante qu’on dénote dès les premiers chroniqueurs du XVIe siècle : d’une part, ces gens là n’ont pas d’existence sociale, ils sont ‘sans foi, ni loi sans roi’ comme on disait à l’époque. C’est-à-dire ils n’ont pas de religion, pas de temple, pas de ville, pas même de village quelquefois. Et en même temps, disait-on, ils sont suradaptés à la nature. J’emploie un terme moderne, mais l’idée est bien celle-là : ils seraient des sortes de prolongements de la nature. Buffon parlait au XVIIIe siècle « d’automates impuissants », d’« animaux du second rang », des termes dépréciatifs qui soulignaient cet aspect de suradaptation. Le naturaliste Humbold disait ainsi des Indiens Warao du delta de l’Orénoque qu’ils étaient comme des abeilles qui butinent le palmier –- en l’occurrence, un palmier Morisia fructosa, dont on extrait une fécule. Et donc ils vivraient de cela comme des insectes butineurs.

Donc, les récits occidentaux donnaient une vision d’êtres libres mais déterminés et qui n’avaient pas de conscience…

… qui n’avaient pas la conscience de transformer la nature et qui étaient suradaptés à la nature, des êtres véritablement primitifs parce qu’ils étaient naturalisés. C’étaient des « peuples naturels ». Cela pose des questions quand on s’intéresse au rapport que des sociétés entretiennent avec leur environnement. Où est le social, où est la médiation sociale dans un tel système ?

Donc, aiguillonné par cette espèce de contradiction que les chroniqueurs, les proto-ethnographes puis les premiers ethnologues avaient mis en avant, j’ai été en Amazonie avec l‘idée que peut-être, s’ils n’avaient pas d’institutions sociales immédiatement visibles c’était parce qu’ils avaient étendu les limites de la société au-delà du monde des humains.

Et vous l’avez découvert ?

C’était un pressentiment. L’enquête ethnographique prend du temps, surtout dans une société de ce type dont on ne parle pas la langue au départ. Quand ma femme, Anne-Christine Taylor, et moi sommes arrivés, il y avait un jeune homme qui parlait quelques mots d’espagnol et c’est tout. C’est une langue qui n’est pas enseignée, donc il faut l’apprendre sur le tas. Nous avons commencé à comprendre ce qui se passait lorsque nous avons discuté avec les gens de l’interprétation qu’ils donnaient à leurs rêves. C’est une société — on le retrouve dans bien des régions du monde — où, avant le lever du jour, les gens se réunissent autour du feu, il fait un peu frais, et où l’on discute des rêves de la nuit pour décider des choses que l’on va faire dans la journée. Une sorte d’oniromancie.

Oniromancie ?

L’oniromancie, c’est-à-dire l’interprétation des rêves. Il y avait des rêves étranges, dans lesquels des non-humains, des animaux, des plantes se présentaient sous forme humaine au rêveur pour déclarer des choses, des messages, des informations, se plaindre. Là, j’étais un peu perdu, parce qu’autant l’oniromancie est quelque chose de classique, autant l’idée qu’un singe ou qu’un plant de manioc va venir sous forme humaine pendant la nuit déclarer quelque chose au rêveur était inattendue.

Qu’est-ce que peut dire le manioc ?

C’était donc une femme qui racontait son rêve et disait qu’une jeune femme était venue la voir pendant la nuit. L’idée du rêve est simple et classique dans de nombreuses cultures : l’âme se débarrasse des contraintes corporelles, et entretient des rapports avec d’autres âmes qui sont également libérées des contraintes corporelles et s’expriment dans une langue universelle. Celle-ci permet donc de franchir les barrières de la communication qui rendent difficile pour une femme de parler à un plant de manioc.

Donc, la jeune femme venue la visiter lui avait dit : « Voilà, tu as cherché à m’empoisonner » « Comment ? Pourquoi ? » Et elle répondait : « Parce que tu m’as plantée très près d’une plante toxique ». Celle-ci est le barbasco, une plante utilisée dans la région pour modifier la tension superficielle de l’eau et priver les poissons d’oxygène. Elle n’a pas d’effet sur la rivière à long terme mais elle asphyxie les poissons, et c’est d’ailleurs une plante qu’on utilise pour se suicider. La jeune femme disait : « Tu m’as planté tout près de cette plante. Et, tu as cherché à m’empoisonner. » Pourquoi disait-elle cela ? Parce qu’elle apparaissait sous une forme humaine, parce que les plantes et les animaux se voient comme des humains. Et lorsqu’ils viennent nous parler, ils adoptent une forme humaine pour communiquer avec nous.

Cela veut-il dire que la femme savait qu’elle avait « mal agi » avec ce manioc ? Ou pensez-vous que le manioc — l’être manioc — est vraiment venu visiter sa sœur humaine ?

Je ne sais pas. On peut supposer qu’en effet, elle avait soupçonné qu’elle avait planté ses plants de manioc trop près de ses plants de barbasco. Et que c’est apparu sous la forme d’un rêve. En tout cas, ce genre de rêve met la puce à l’oreille puisque les non-humains y paraissent comme des sujets analogues aux humains, en mesure de communiquer avec eux.

« Nous avons compris que les non-humains étaient tout sauf la nature. »
Cette communication prend une autre forme : des incantations magiques qui sont chantées par les humains et adressées soit à d’autres humains, mais distants dans l’espace et l’on s’adresse directement à l’âme de ces humains ; soit à des non-humains. La difficulté pour un ethnologue est que ces incantations sont chantées mentalement. Donc, on ne voit pas quand les gens chantent. Nous nous sommes aperçus, Anne-Christine Taylor et moi, que les Achuars maintenaient en permanence une sorte de fil de communication avec des interlocuteurs humains et non-humains par l’intermédiaire de ces incantations magiques. Nous avons commencé à comprendre et à recueillir ces chants, nous les avons traduits et discutés avec les Achuars, et nous avons compris aussi que les non-humains étaient tout sauf la nature. C’étaient des partenaires sociaux qui n’étaient pas divinisés ni sacralisés puisqu’on les chassait, qu’on les mangeait, plantes comme animaux. Néanmoins, ils étaient dotés d’une dignité de sujets qui permettait une communication de sujet à sujet. Cela était quelque chose qui apparaissait en filigrane dans beaucoup de théories des religions dites primitives, depuis longtemps. Depuis Fraser, au début du XXe siècle.

L’auteur du « Rameau d’or ».

Oui. Il y avait d’autres livres, comme Totémisme et exogamie, de Salomon Reinach, et d’anthropologie religieuse par lesquels l’anthropologie s’est établi, il y a plus d’un siècle, avec aussi Les formes élémentaires de la vie religieuse, de Durkheim, etc. Mais cela n’avait pas la puissance et la force d’évidence que ces pratiques peuvent acquérir lorsqu’on les observe au quotidien. Je voyais au quotidien des gens faire cela. C’est-à-dire qu’au fond, ils étaient plongés dans un mode totalement différent du mien.

Est-ce qu’à la fin vous-même rêviez aussi ?

Oui, bien sûr.

Et vous rêviez que l’arbre venait vous voir, le tapir, le…

Non, on ne devient pas animiste comme ça. Il y a un rêve que je faisais de façon récurrente, c’était un rêve d’angoisse. C’est normal. On est très loin de chez soi, chez des gens qui en général nous ont très bien reçus, mais c’est un peuple guerrier, on était très loin de la civilisation. Et donc, cette angoisse se manifestait de façon récurrente par un rêve que je faisais dans lequel j’étais couché sur un bat-flanc. Les Achuars ne dorment pas dans des hamacs. Ils dorment sur des bats-flancs qui sont faits avec des tiges de palmiers ou des bambous. Dans mon rêve, au lieu d’être dans la maison commune, j’étais au milieu d’un marécage, la nuit, où j’entendais des bruits bizarres et puis des voix que je n’arrivais pas à distinguer et qui m’entouraient. Quand je racontais cela aux Achuars, ils me disaient : « Tu as été dans la maison des pecaris, c’est cela que tu as entendu. » Cela transformait au fond un contenu onirique singulier, qui était un rêve d’angoisse, en une interprétation marquée au sceau de ces interrelations entre humains et non-humains.

Après avoir vécu des expériences très fortes, pensez-vous que, puisque le rêve est le voyage de l’âme, ces âmes communiquent dans le rêve et se parlent les unes aux autres quelles que soient leurs formes corporelles ? Pensez-vous que le manioc, l’arbre, la rivière, le pecari ont des âmes et parlent vraiment ?

Je ne le dirais pas comme çà. Je dirais que l’attention que chaque être vivant requiert et le soin qui est nécessaire pour le maintenir en vie… C’est le cas dans un jardin. Les jardins des Achuars, c’est une cinquantaine d’espèces cultivées et à peu près autant d’espèces sylvestres transplantées, avec de très nombreuses variétés pour les espèces cultivées. Ce sont des écosystèmes d’une grande complexité, un petit monde. Et ce petit monde a des relations quasiment sociales. Il y a des espèces qui cohabitent bien, et d’autres comme le manioc et le barbasco qui cohabitent mal. Le fait que tous ces êtres soient installés dans un lieu qui a été choisi par les humains pour se substituer à la forêt permet de penser, non pas que le manioc a une âme, mais l’idée que les non-humains sont animés par une intention, des projets, des buts qui les font entrer en communication les uns avec les autres. Et qui permet la communication entre humains et non-humains. C’est-à-dire que ce sont des êtres qui ne diffèrent pas tant de nous par leurs capacités ou par leurs dispositions à établir des relations que par des atouts physiques qui leur sont particuliers.

C’est comme cela que j’ai développé l’idée de l’animisme : l’idée que les non-humains pour les Achuars mais aussi pour d’autres sociétés ont des dispositions physiques qui les font vivre dans un monde qui leur est propre.

Lorsque j’ai commencé à comprendre cela, cela m’avait amusé parce que cela correspond à l’idée que le grand éthologue Jacot von Uexkül avait développée. Que chaque espèce vit dans un monde singulier qui est fondé sur sa capacité à utiliser du fait de sa biologie propre, des éléments de sa niche écologique. Mais alors que chez Yacob von Uexkül, chaque espèce vit dans une bulle, chez les animistes, la communication est rendue possible par cette espèce de langue universelle qu’est le dialogue des âmes.

Nous avons interrogé des visiteurs du Ground Control, le partenaire de Reporterre, en leur demandant : La nature a t elle une conscience ? Écoutons leurs réponses

Moi, j’imagine que la nature a une conscience. Parce que la nature respire, la nature vit, la nature grandit, la nature interagit avec ce qui l’entoure. »

— « Cela ne se voit pas peut être autant que chez l’homme, mais les animaux font des erreurs et ils apprennent de leurs erreurs. Pour moi, çà c’est une conscience. »

— « Les femelles ont un instinct maternel qui est assez développé, je pense que cela peut se rapprocher de la conscience. »

— « On a un peu voyagé. On voit que la nature s’adapte en fonction des événements. Et là, elle est complètement perdue. »

— « La nature est assez résiliente parce que quand on voit par exemple Tchernobyl maintenant c’est bourré de nature, il y a des arbres qui ont poussé dans des maisons, il y a des meutes de loups incroyables, il y a des chevaux sauvages. Je pense que la nature nous enterrera tous. »

Philippe Descola, que vous inspirent ces paroles ?

C’est très intéressant parce que la question au départ était un peu déséquilibrée. « La nature a-t-elle une conscience ? » : cela renvoie à des interprétations romantiques parce que la nature est une abstraction. La nature, je n’ai cessé de le montrer au fil des trente dernières années : la nature, cela n’existe pas. La nature est un concept, une abstraction. C’est une façon d’établir une distance entre les humains et les non- humains qui est née par une série de processus, de décantations successives de la rencontre de la philosophie grecque et de la transcendance des monothéismes, et qui a pris sa forme définitive avec la révolution scientifique. La nature est un dispositif métaphysique, que l’Occident et les Européens ont inventé pour mettre en avant la distanciation des humains vis-à-vis du monde, un monde qui devenait alors un système de ressources, un domaine à explorer dont on essaye de comprendre les lois.

Là, ce qui est intéressant dans la façon dont les gens répondent, c’est qu’ils ne parlent pas de la nature, mais des arbres, des loups, des animaux. Ils sont complètement hors de cette idée de la nature comme étant une sorte d’abstraction.

Dans un autre micro-trottoir, on leur a demandé « C’est quoi la nature ? » .

Elle est partout la nature. La nature de l’homme, la spontanéité. Tout est naturel. »

— « Les grands espaces verts, les forêts. Pour moi, c’est tout cela la nature. Les prés, les champs, les animaux. »

— – « L’homme fait partie de la nature. »

— « En définitive, on est des animaux. »

— « On a fait partie de la nature, mais on l’a oublié. »

— « Cela peut être la nature humaine. Cela peut être entre guillemets, la nature “végétale”, la nature ‘animale’, tout ce qui n’a pas été touché par l’Homme. »

— « Tout ce qui fait partie de la création humaine, pour moi ce n’est pas de la nature. »

— « C’est le vivant. C’est ce qui fait que la vie existe. C’est la vie. »

— « C’est un endroit où l’on n’est pas, en fait. »

— « C’est un chaos de feuilles, de branches, de lianes. C’est quelque chose dans lequel on ne peut pas passer. »

Là aussi c’est très intéressant. On voit que la nature n’est pas un domaine d’objets en tant que tel. C’est une construction qui permet de donner une saillance à tout ce à quoi le concept est opposé. Donc, on va parler de la nature et de la société, de la nature et de l’homme, de la nature et de l’art, de la nature et de la religion,… Heidegger avait bien mis en évidence que la nature est une sorte de boîte vide qui permet de donner une saillance à tous les concepts auxquels on va l’opposer. Moi, je m’en sers pour signifier la distance qui s’est établie entre les humains et les non-humains. Les rapports entre humains et non-humains, pour un anthropologue comme moi, sont caractérisés par des formes différentes de continuité et de discontinuité. Les Achuars mettent l’accent – et d’autres peuples dans le monde – sur une continuité des intériorités, sur le fait qu’on peut déceler des intentions chez des non-humains qui permettent de les ranger avec les humains sur le plan moral et cognitif.

Mais les européens ont inventé l’idée d’une nature, – ce n’est pas une invention d’ailleurs -,cela s’est fait petit à petit. C’est une attention à des détails du monde qui a été amplifiée. Et cette attention a pour résultat que les dimensions physiques caractérisent les continuités. Effectivement les humains sont des animaux. Tandis que les dimensions morales et cognitives caractérisent les discontinuités : les humains sont réputés être des êtres tout à fait différents du reste des êtres organisés, en particulier du fait qu’ils ont la réflexivité. C’est quelque chose qui a été très bien thématisé au XVIIe siècle, avec le cogito cartésien : « Je pense donc je suis. » Je suis capable réflexivement de m’appréhender comme un être pensant. Et, en cela je suis complètement différent des autres existants.

« Non seulement les Achuars n’ont pas de terme pour désigner la nature, mais c’est un terme quasiment introuvable ailleurs que dans les langues européennes, y compris dans les grandes civilisations japonaise et chinoise. »
Cela, c’est la philosophie européenne. Mais il y a énormément d’autres cultures où on ne pense pas du tout cette opposition. Vous écrivez que les Achuars n’ont pas de mot pour désigner ce que nous appelons la nature.

Non seulement les Achuars n’ont pas de terme pour désigner la nature, mais c’est un terme quasiment introuvable ailleurs que dans les langues européennes, y compris dans les grandes civilisations japonaise et chinoise.

Que pensez-vous de cette formule que, personnellement, j’emploie souvent quand j’interviens en public : « Ce que nous occidentaux appelons la nature »

Ce n’est pas une mauvaise formule.

Que diriez-vous ?

Je parle de non-humains. Ce n’est pas non plus une solution parfaitement satisfaisante parce que c’est aussi une définition anthropocentrique. Quand on parle de non-humains on les définit comme privés de la qualité d’humain. Mais je pense qu’il est préférable d’utiliser une expression comme celle là, que de parler de nature, parce qu’avec le mot de nature, on fait entrer dans notre univers métaphysique tous les autres, et on les dépossède de l’originalité par laquelle ils constituent le mobilier qui peuple leur monde.

Vous arrivez à ne pas utiliser le mot nature ?

J’essaye.

Mais c’est difficile

J’ai intitulé ma chaire au Collège de France : « Anthropologie de la Nature », justement pour mettre l’accent sur une contradiction évidente. Comment peut-il y avoir une anthropologie d’un monde où les humains ne sont pas présents ? [Le mot anthropologie signfie Etude de l’homme – NDLR.] Or non seulement que les humains sont présents partout dans la nature, mais la nature est le produit d’une anthropisation, y compris dans des régions qui ont l’air extrêmement peu touchées par l’action humaine. Je prends l’exemple de l’Amazonie. Mes collègues et moi en ethnobotanique, en ethno-agronomie et en archéologie, avons montré que cette forêt a été transformée par les pratiques culturales. L’Amazonie n’est pas une forêt vierge. La pratique de l’horticulture sur brûlis et la domestication des plantes par les Amérindiens depuis douze mille ans ont profondément transformé le matériel végétal et la composition floristique de la forêt. On y trouve une biodiversité très élevée, dont une biodiversité de plantes qui sont utiles à l’Homme. Donc, la nature comme espace vierge n’a aucun sens. Quelquefois cette artificialité de la forêt est reflétée d’une façon singulière : chez les Achuars, la forêt est vue comme une plantation. Mais c’est la plantation d’un esprit. Quand les Achuars coupent la forêt pour faire une clairière, ils brûlent les déchets végétaux, plantent une grande diversité de plantes domestiquées sylvestres, et substituent les plantations des humains aux plantations d’un esprit. Et quand au bout de quelques années, on abandonne la forêt, la plantation des esprits va regagner sur la plantation des humains.

Philippe Descola dessiné par Alessandro Pignocchi dans « Anet ».
Sont-ce les esprits qui plantent ? Ou les plantes elles-mêmes qui…

Ah non, ce sont les esprits. Le détail exact des opérations par les esprits n’est pas mentionné. Mais cela souligne le fait important que dans un cas pareil, l’opposition entre ‘sauvage et domestique’ n’a pas plus de sens que l’opposition entre ‘nature et société’. Pour les Achuars la forêt n’est pas sauvage. La forêt est une plantation, travaillée par des non-humains, elle n’est pas un endroit vierge.

Dans les interviews qu’on a écouté, la dernière personne citait l’exemple de Tchernobyl, et disait « Tchernobyl, c’est là que la nature est revenue, les loups, les plantes, la forêt… ». Que pensez-vous de ce paradoxe où l’extrême artificialité c’est-à-dire une construction humaine a conduit à un désastre mais aussi, même si c’est dans des conditions malsaines en termes de radioactivité, à un retour de… du mot que je ne prononcerai pas, au retour d’animaux, de plantes, d’insectes, d’oiseaux …

C’est très porteur d’espoir. Je suis toujours ravi quand je vois une plante folle entre des pavés ou de voir un renard en ville. Cela dit, les conditions que nous avons imposées par le réchauffement climatique, vont profondément transformer la capacité régénératrice des milieux. L’un des effets du réchauffement global sera un appauvrissement de la biodiversité considérable. L’anthropisation continue de la planète depuis que Homo sapiens exerce sa sapiens sur la Terre a franchi un point de bascule avec le développement des énergies fossiles et le réchauffement climatique qu’il engendre. On n’est plus du tout dans le même registre que l’anthropisation de la forêt amazonienne ou que la transformation de l’Australie centrale par les feux de brousse des aborigènes.

Comment ressentez-vous cette anthropisation, cette destruction peut-être irréversible ?

Entre l’anthropisation de la forêt amazonienne par les Amérindiens durant les derniers millénaires, qui n’est détectable que par des gens capables de faire la différence entre des parcelles qui n’ont jamais été utilisées et des parcelles anthropisées au cours des millénaires avec le même taux de diversité, peut-être une centaine d’arbres par hectare, entre cela et le défrichement systématique par les grands propriétaires terriens par le feu pour ouvrir des pâturages qui vont ensuite devenir des plantations de palmes à huile ou de cacao, ce n’est pas du tout le même degré d’anthropisation. C’est pour cela que le terme qui est devenu courant d’anthropocène, s’il est intéressant parce qu’il définit un changement profond dans le rapport entre les humains et la Terre, a comme inconvénient qu’il dilue la responsabilité d’un système économique et politique, qui est celui qu’on a mis sur pied en Europe à partir de la révolution industrielle, avec un effet destructeur que n’ont pas les autres formes d’anthropisation.

Ce système, est-ce le capitalisme ou autre chose ?

Oui, c’est le capitalisme. Moi, j’appelle cela le ‘naturalisme‘ parce que le capitalisme a besoin de ce sous-bassement que j’ai appelé le naturalisme ; c’est-à-dire cette distinction nette entre les humains et les non-humains, la position en surplomb des humains vis-à-vis de la nature. Alors là on peut parler de la nature comme une ressource à exploiter, comme un endroit animé par des phénomènes que l’on peut étudier, etc. Le capitalisme s’est greffé là dessus, le naturalisme est un bon terreau pour cela. Mais le capitalisme peut aussi se développer par transposition. C’est le cas en Chine, et même d’une certaine façon dans ce qu’a été l’expérience industrielle de l’Union Soviétique, fondée sur l’idée des humains démiurges transformant et s’appropriant la nature. Il y a là un sous-bassement singulier dans l’histoire humaine et dont le capitalisme est une des manifestations les plus exemplaires.

« Il faut inventer des formes alternatives d’habiter la Terre, des formes alternatives de s’organiser entre humains et d’entretenir des relations avec les non-humains. »
Si l’on veut arrêter la dégradation, la crise écologique sidérante qui se produit en ce début du XXIe siècle, que faut-il faire ?

Inventer des formes alternatives d’habiter la Terre, des formes alternatives de s’organiser entre humains et d’entretenir des relations avec les non-humains. Je reprends la formule de Gramsci, « le pessimisme de la lucidité et l’optimisme de la volonté ». Moi, je dirais « le pessimisme du scientifique et l’optimisme de la volonté » c’est-à-dire que je pense qu’on arrive toujours à changer les choses. Comment ? Et bien par la multiplication d’expériences que je trouve originales dans le monde européen. J’étais à Notre-Dame- des-Landes, il n’y a pas très longtemps, sur la Zad. Et, je trouve que c’est une expérience – ce n’est pas la seule, il y en a d’autres, y compris en France -, qui m’a particulièrement frappé par le degré de réflexivité qu’elle manifeste.

Réflexivité ?

La capacité à poursuivre un projet dont on va examiner toutes les composantes. Au départ il s’agissait d’empêcher un grand aménagement d’aéroport, inutile, couteux, destructeur du milieu. Mais,au-delà, qu’est-ce qu’on fait lorsqu’on pense qu’on a une identité profonde avec un certain milieu avec des non-humains ? Comment on se débrouille pour faire vivre cela en faisant un pas de côté par rapport aux contraintes politiques légales et administratives d’un État moderne capitaliste ou libéral ?

Effectivement, à la Zad, les personnes vont avoir des relations avec les non-humains.

Je crois que le caractère original de cette Zad et, peut être de certaines autres, c’est précisément l’identité qui s’est constituée peu à peu ou l’identification entre les humains et certains non-humains menacés, les tritons, les salamandres, les grenouilles, etc.. Ce qui m’a frappé par exemple, c’est l’attention des gens qui s’intéressent à la forêt. Il y a une petite forêt, qui est exploitée d’ailleurs, dans une attention à l’individualité des arbres.
Cette attention à la cohabitation tranche complètement avec la foresterie industrielle, de même que les techniques de maraîchage tranchent là avec l’agriculture industrielle. Cette attention profonde à la singularité des êtres vivants avec lesquels les zadistes entrent en contact me frappe parce que j’ai vu la même chose en Amazonie.

Ce qui est intéressant, c’est que ce sont des gens qui ne viennent la plupart du temps qui pas d’un milieu paysan et qui vivent une sorte d’Epiphanie. Ils essayent de travailler à l’intérieur d’un collectif où l’on partage à peu près tout, avec cette espèce d’identité profonde, d’identification profonde, qui est singulière.

Pouvons-nous tous devenir des Achuars ?

On ne peut pas devenir des Achuars. On peut devenir des humains différents de ce que nous avons été ou de ce que nous sommes. Découvrir des façons alternatives de vivre pour essayer de nous transformer nous-mêmes.

Bloom dit: à

Pas étonnant que jiCé trouve ça débile, ce n’est pas sa daube et il ne sait apprécier que sa daube.

Jibé, ce que daube le troll frontiste dûment stipendié pour venir icite déposer ses fientes d’analphabète monolingue n’a strictement aucun intérêt. A traiter au sulfate de mépris.

et alii dit: à

pas
La livraison du 1er mars 2015 de l’émission le Masque et la plume de France Inter a donné lieu à un échange métalinguistique entre, d’une part, Michel Crépu, ci-devant de la Revue des deux mondes, dorénavant de la NRF, et, d’autre part, tous les autres participants à l’émission, l’animateur Jérôme Garcin et les chroniqueurs Jean-Claude Raspiengeas, Nelly Kaprièlian et Arnaud Viviant. Le sujet du débat : l’expression avoir la carte (c’est vers la vingtième minute). Crépu ne la connaissait pas.

Son sens ? Explication de Pascal Praud, en 2013 :

Jean-Pierre Marielle (à moins que ce ne soit Philippe Noiret — les versions diffèrent) ont inventé dans les années 70 l’expression «avoir La Carte» pour qualifier leurs coreligionnaires qui bénéficiaient de l’indulgence de la critique. Aujourd’hui Mathieu Amalric ou Emmanuelle Devos ont «La Carte» parmi les comédiens. Chez les journalistes, Frédéric Taddeï ou Bernard Pivot la possèdent comme Simone Veil l’avait dans le monde politique. Le milieu du football n’échappe pas à ces codes. Il y a ceux qui ont «La Carte» et ceux qui ne l’ont pas
https://oreilletendue.com/2015/03/03/lavoir-ou-pas/.

et alii dit: à

Dans son étude, J. Sarris a mené des recherches pharmacologiques et cliniques sur près de 27 médicaments et préparations à base de plantes qui traitent plusieurs troubles psychiatriques tels que l’anxiété, la dépression, les troubles obsessionnels, les affections bipolaires, les psychoses et certaines formes de troubles psychosomatiques.

L’auteur insiste sur l’utilisation du kava et du millepertuis pour traiter l’anxiété et la dépression, de la Rhodiola rosea et du Crocus pour traiter la dépression, sur la plante Passiflora incarnata, la Scutellaria lateriflora et la Zizyphus jujuba pour le traitement des troubles anxieux ou encore la Piper methysticum pour lutter contre les phobies et les TOC.

J. Sarris aborde la problématique des médicaments à base de plantes dans son ensemble, sans oublier de préciser que ce type d’intervention pour traiter les troubles mentaux nécessite une attention particulière.

et alii dit: à

C’est en 1986 que la phytothérapie a été officiellement reconnue en France par le ministère de la santé comme une médecine à part entière. Les médicaments recommandés en phytothérapie sont tous titrés en principes actifs, ce qui signifie qu’ils contiennent une concentration plus ou moins forte, mais toujours connue, de substances actives.

christiane dit: à

Le billet d’Annelise Roux (République du cinéma) consacré au DVD :
http://larepubliqueducinema.com/un-principe-de-realite/
« En rentrant d’une courte absence, j’ai reçu par courrier le DVD «Georges Hyvernaud – Deux ou trois choses qui comptent vraiment », film de Céline Pouillon et Christian Argentino,[…]
Hyvernaud n’a pas le côté aboyeur d’un Louis Ferdinand Céline. Quelle acuité, cependant. Le mythe du héros, de la captivité qui grandit celui qu’elle atteint vole en éclats sous ses mots. Le captif est réduit à «un sac de tripes, n’est «pas plus lui qu’un autre». L’homme relaxé d’un camp, rien d’autre qu’un étranger auquel les siens demandent en boucle «s’il n’a pas maigri ?» – «Oui, de quinze kilos», à qui on n’a de cesse de faire remarquer «qu’être prisonnier, ce n’est pas pareil que déporté» , ce à quoi il répond, «pour sûr».
Alors que les oflags sont censés retenir des prisonniers d’une bonne classe sociale, dotés d’éthique et de dignité, Hyvernaud, lui, verra le sous-inspecteur voler un pain en prétendant donner des leçons de morale, le fesses-à-fesses du « trop d’homme partout», la sordide et persistante odeur de l’autre dans les narines… Des lettres privées de Raymond Guérin ou Blaise Cendrars lui reconnaissent un talent immense, la critique institutionnelle quasiment aucun, quand elle ne lui casse pas les reins comme le fit «Les Lettres françaises» qui l’assassine. Il est déjà attelé à «Lettre anonyme», l’échec cuisant de «Wagon à vaches» en 1953 le brise. C’est fini, il n’écrira plus. »

Jibé dit: à

@et alii
« l’art d’observer le Ciel et la Terre. Le Kan Yu Shu invite à réfléchir à une modélisation de l’univers identique à celle qui régit le corps humain et les écosystèmes qui existent sur terre, en leur appliquant avec facilité et clarté les mêmes règles de fonctionnement »,
c’est ce qu’on appelle une « ontologie analogique », en anthropologie. L’occident pré-chrétien et même encore durant le Moyen-Age, suivait ce même mode d’être au monde (il nous en reste la croyance aux signes astrologiques, par exemple, et certains aspects des thérapies par les plantes). Une culture fondamentale ne meurt jamais, même recouverte de modernité naturaliste (dualisme cartésien). Il n’y a rien à en déduire, juste intéressant de le savoir, il existe de nbx points communs occident/Extrême-Orient du fait de ce substrat.

christiane dit: à

x,
merci pour cet extrait d’un livre de Raymond Guérin, Zobain, que je connaissais pas.
De lui, je n’ai lu qu’un livre bouleversant, dur, Les Poulpes, Gallimard. Il y raconte la vie des prisonniers de guerre en Allemagne, la captivité, la promiscuité avec beaucoup de crudité.
Cela m’a rappelé un autre écrivain ayant raconté les oflags, le discret Georges Hivernaud, prisonnier de Guerre de 1940 à 1945.
Ce fut d’abord un texte : Lettre à une petite fille, et un film documentaire réalisé par Céline Pouillon et Christian Argentino. Une vidéo tremblotante vue un soir à La Maison de la poésie : « Georges Hyvernaud – deux ou trois choses qui comptent vraiment », accompagné par les lectures croisées de Stanislas Nordey et Julie Pouillon, extraits de deux livres que j’ai lus plus tard, sur les conseils de Christian Pouillon (qui a consacré beaucoup de sa vie à Georges Hyvernaud) : La Peau et les Os – éd. du scorpion / puis Poche Pockett- (que Raymond Guérin appréciait), puis Le Wagon à vaches – Denoël.
« Ce ne sont pas, je sais, des choses de ton âge. Les tragédies de notre époque ont beau violenter toutes les âmes, elles sont sans pouvoir contre les rêves de l’enfance. Tu n’as pas tout à fait huit ans. Tu es une petite écolière avec un ruban dans ses cheveux. Des dialogues de bêtes et de fleurs se nouent encore dans ta conscience éblouie. Les animaux de tes fables te protègent de nos drames. Et c’est pourquoi j’ai voulu recueillir pour toi ces leçons d’une expérience amère. Parce que l’inflexible ignorance d’un enfant glace le mensonge sur les lèvres d’un homme. Parce que toute tentation d’arranger, de truquer ce que nous connaissons de la réalité, se trouve déconcertée par l’idée seulement du regard qui éclaire le visage d’une petite fille de huit ans. »
Georges Hyvernaud Lettre à une petite fille dans Carnets d’Oflag (Le Dilettante), p.250.

Passou écrivait à propos de La peau et les os : « On y voit l’homme toucher le fond. Hyvernaud tient que les latrines et la fosse à merde seules disent la vérité de ce monde-là, entre pestilence et abjection, alors que l’histoire des historiens n’a jamais d’odeur. La solitude, les coups et le désarroi, mais aussi la mort qui rôde, le corps qui lâche, la folie qui guette, l’amitié qui fait tenir, tout cela vit dans les pages de ce livre exceptionnel de cet instituteur charentais qui, à son retour de captivité, avouait «ne plus pouvoir sentir les belles âmes». »

Anne-Lise Roux, sur son blog, écrivait un billet d’une force rare, évoquant, la sortie du DVD documentaire et des lectures qui l’ont précédé, cette famille de créateurs estimée et Georges Hyvernaud, l’homme et l’écrivain, si injustement ignoré, du moins oublié.

et alii dit: à

laissant penser

et alii dit: à

selon
Mike McCormick, Biden serait atteint de troubles cognitifs laissant pense à une maladie dégénérative

Jibé dit: à

@Christiane, j’ai écouté et entendu. Un être fragile et même « liquide », allant de la souffrance d’attendre que quelque chose advienne à ce miracle de la peinture advenue.
Merci merci merci

Janssen J-J dit: à

Elle va peut-être nous écrire le grand roman de la trahison attendu depuis si longtemps. Espérons-le lui.

hamlet dit: à

et je pourrais vous trouver vingt autres versions de cette oeuvre bien meilleures que celle de Karajan.

vous voyez pablito : la musique il faut commencer par l’écouter avant d’en parler !

hamlet dit: à

Solti joue Strauss pendant que Karajan nous fait du Karajan.

Jibé dit: à

@Christiane
ok, j’écoute et vous dis merci, dès à présent

hamlet dit: à

pablito : répondez-moi franchement : vous êtes capable de faire la différence entre la version de Solti et celle de Karjan ?

vous entendez la différence entre un chef qui met son talent au service du compositeur et un autre qui le met à son propre service ?

et alii dit: à

AcceuilNewsTao : la voie vers la libération du corps et de l’esprit
Tao : la voie vers la libération du corps et de l’esprit
LE TAO EST GÉNÉRALEMENT TRADUIT PAR LE MOT VOIE, CHEMIN, IL EXPRIME AUSSI L’IDÉE DU MOUVEMENT CRÉATIF ET ÉVOLUTIF, D’AVANCÉE VERS, DE PARCOURIR…
Tao : la voie vers la libération du corps et de l’espritLe concept du Tao évoque la force primordiale qui anime toute chose présente dans l’univers, de la plus grossière et inerte des matières, à la plus subtile et infime des énergies. Sa représentation la plus connue est celle du Taï-Ji, qui symbolise l’union de la dualité Yin-Yang en mouvement.

En occident, le Tao est abordé généralement sous deux aspects, certains le considèrent comme une philosophie, d’autres comme une religion. Ces deux termes, philosophique et religieux, n’existaient ni dans la conception Taoïste ni dans la langue chinoise originelle. Il s’agit en fait d’un ajout des premiers occidentaux qui ont voulu en comprendre le sens réel.

En effet, ces derniers se retrouvaient souvent démunis face à un système totalement différent et éloigné de la culture et système de pensée occidentale. D’autant plus que le Tao plutôt que d’être analysé ou débattu, doit avant tout se vivre et s’expérimenter.

Pour les Taoïstes, l’harmonie réside essentiellement dans l’équilibre entre son corps, son cœur et son esprit. Le Tao invite ainsi à se remettre en phase avec l’authenticité primordiale de la nature, de la vie et de ses rythmes.

Pour y parvenir, l’homme doit apprendre à se libérer des contraintes de son mental pour que son esprit en soit ainsi libéré. C’est en ce sens que le Taoïsme encourage la spontanéité, l’insouciance, le détachement et la liberté individuelle. Il prône également l’éloignement des rigueurs et des pressions de la vie en société, tout en mettant l’accent sur l’entraide envers son prochain.

Par ailleurs, le Taoïsme est une des plus anciennes sciences de la vie. En effet, les plus vieilles traces écrites remontent à la même époque que la naissance du bouddhisme (vers 500 ans av JC), mais le Tao serait bien antérieur, puisque dans les textes fondateurs on y trouve de multiples références aux hommes sages, qui bien avant ces écrits (2 à 3000 ans av JC), savaient vivre en accord avec la nature en appliquant les préceptes du Tao.

Le Tao invite à comprendre l’union des contraires qui sont par nature opposés mais indissociables, pour ainsi établir une relation saine et durable avec son environnement. C’est le domaine de la santé et du bien-être qui en est l’élément principal, santé à envisager dans tous les sens du terme, du corps physique, émotionnel, psychique et spi-rituel, avec l’idée maîtresse d’un esprit sain dans un corps et un environnement sains.

Puisque le Tao ne s’apprend pas, son étude se fait notamment par le biais du ‘kan Yu Shu’, l’art d’observer le Ciel et la Terre. Le Kan Yu Shu invite à réfléchir à une modélisation de l’univers identique à celle qui régit le corps humain et les écosystèmes qui existent sur terre, en leur appliquant avec facilité et clarté les mêmes règles de fonctionnement.

En outre le Tao n’est fondé ni sur une croyance ni sur aucun dogme, mais sur des faits observables, qui ont été compilés pendant plusieurs millénaires. De ces observations ont été extraites des théories transposables en toutes choses. On retrouve ainsi ces préceptes, dans des domaines aussi variés tels que la médecine traditionnelle chinoise, les pratiques corporelles de santé (Tai-ji-quan, Qi-gong, Arts Martiaux), la diététique, le développement personnel (méditation, maîtrise de la respiration et de l’esprit, éducation à la nature), l’architecture, l’urbanisme et les jardins (Feng-Shui), l’écriture (calligraphie), la peinture, l’astronomie et a même été appliqué jusque récemment dans le système gouvernemental et l’art chevaleresque de la guerre.

C’est en somme toute la société chinoise (et japonaise) qui a fonctionné selon ces principes pendant plusieurs millénaires. Et l’ensemble de ces sociétés se basait sur l’application de valeurs vertueuses telles que le respect des parents, des aînés et des ancêtres, du rang familial, des règles communautaires, et surtout du respect de la nature et des cycles saisonniers.Le Tao est uniquement basé sur une pragmatique transposable dans la vie de tous les jours.
bonne journée
https://www.yang-sheng.org/tao-la-voie-vers-la-liberation-du-corps-et-de-lesprit_3550

renato dit: à

Père Ubu. — Cornegidouille ! nous n’aurons point tout démoli si nous ne démolissons même les ruines ! Or je n’y vois d’autre moyen que d’en équilibrer de beaux édifices bien ordonnés.

Alfred Jarry, Ubu enchaîné

hamlet dit: à

pablito !!!!!! Kakarajan est parfait pour Strauss ! et aussi pour Wagner, j’en conviens, je l’ai dit.

Je crois que c’est Horowitz qui disait qu’il jouait tout comme s’il s’agissait de Mozart, par exemple il jouait Chopin comme si c’était du Mozart. ça se comprend, bonne idée, parce que chez Mozart il a y a cette musicalité, l’énergie du mouvement, de l’élan dont la grammaire peut être appliquée à d’autres sans les dénaturer.

Par contre jouer Mozart comme si c’était du Strauss ou du Wagner ça c’est pas bien, c’est de mauvais gout, c’est vulgaire, c’est ce que fait Karajan : il a wagnerisé toute la musique ! et tout ça pour en mettre plein la vue à des imbéciles comme vous pablito.

comme le dit x vous prenez votre pied dans les décibels, vous êtes le seul type que je connaisse qui soit uniquement dans le quantitatif, et vous n’avez pas une once de jugement qualitatif.

d’où le fait le fait que vous ne soyez pas capable de reconnaitre la voix exécrable d’un Jaroussky : j’y reviens parce que pour moi c’est un signe qui dit tout !

par contre vous êtes capable d’entendre la mort et je sais pas quelles autres trucs à la con comme ici : le luxe et la puissance (vous arrivez à les trouver où ?)

le luxe et la puissance….

c’est vrai que j’aime bien provoquer pour découvrir ce qui ce cache derrière les gens, mais là, sérieusement, je ne vois pas l’intérêt de perdre du temps avec vous.

comme dit x vous avez autant de finesse, de sensibilté et de subtilité qu’une division de Panzers, qui, quand on la voit foncer sur vous, doit aussi dégager cette même puissance dont vous parlez.

plus bourrin que vous ça doit pas exister en ce monde.

et alii dit: à

un autre adepte:
« le Tai chi et le Qi gong peuvent apprivoiser l’occidental un peu rebuté par les pratiques austères du yoga et ses postures assises . je suis de ces occidentaux qui ne savaient plus s’assoir en contact avec la Terre . Les techniques chinoises vous acceptent tel que vous êtes , une infinité de gestes permettent à chacun de se réapproprier cet univers.Yoga et Zen ont quelque chose d’aristocratique si on n’y prête garde. Ces pratiques sont une entrée et un complément ideal pour les pratiques de méditation assise . On peut songer aussi aux danses tibétaines. Chögyam Trungpa grand maître tibétain un des premiers qui enseigna aux Etats Unis , relate sa joie dans « Né au Tibet  » quand il s’initia aux danses sacrées tibétaines qui venaient compléter avec merveille les heures de méditation assise. L’Occidental doit impérativement se relier à nouveau au Ciel et à la Terre retrouver sa fonction de médiateur chargé de souffles (ki). Cela n’est pas une simple vue de l’esprit , une douce nostalgie d’un cosmos bien arrangé. Ciel et Terre doivent nous affecter. L’importance de ressentir notre posture ,comment sommes nous assis ou debout. Etre assis . Etre affecté. Une conscience affectée non pas affective. D’abord, tout simplement la conscience du jeu involontaire de notre respiration. Approfondir cette voie de l’affect, ce laisser- être nous rapproche de l’état primordial non manifesté : Wu Chi. A partir d’ici il serait assez aisé de parler du Yin et du Yang des méridiens de l’acupuncture chinoise, etc…au risque à nouveau de bavarder de manière érudite, en route vers Cythère . Non, cet univers est à chercher en nous même. Cette tradition dont les trésors sont à notre portée doit d’abord raisonner/résonner en nous mêmes… Et là certainement que nos habitudes libérales de penser et son cortège d’hédonisme vulgaire ne facilitent pas cet accès. Encore moins nous ne vivons pas dans un monde ou une société taoïste , inutile aussi d’aller en Chine post maoïste . Ne rêvons pas d’un temps historique à retrouver. Le philosophe taoïste fut un être de rupture , un être de solitude qui paradoxalement le relie à la Totalité… De quoi dérouter l’occidental . On peut consommer du taoïsme pour son bien être à l’instar des pratiques de méditation. On peut aussi déconstruire nos habitudes de pensée occidentales , celui du singe occidental devenu planétaire crispé sur sa raison technicienne source, malheureusement à son insu ,de souffrance, de plainte incessante. On ne met pas du vin nouveau dans des outres anciennes. La prise en compte de la souffrance qui s’accroit de jour en jour malgré les mirages du progrès technologique exige plus que des soins palliatifs.
http://bernardwattez.over-blog.com/2016/09/de-la-chine-le-corps-taoiste.html

Janssen J-J dit: à

@ hamlet
Vos rebonds erratiques montrent une pensée non stabilisée sur le sujet de la souffrance végétale, quoique parfaitement claire dans son évolution même. Je note à la fois un solide fond de croyance en une justice punitive laïque et non transcendante ; puis, au nom précisément de cette imperfection humaine, l’espoir qu’elle sera peut-être corrigée par la perfection de la justice divine rendue par Celui qui aurait pu être offensé par ce crime contre Sa nature (l’abattage de chênes séculaires avec la circonstance atténuante de vouloir continuer à chanter Sa gloire en une cathédrale d’éternité) ? Mais in fine, cette attitude de tolérance aux croyances des autres (« faut voir ») serait devenue bien faiblarde face à l’enjeu du présent : la nécessité cynique de s’adapter au prosaïsme de la spéculation la plus bestiale dans la reconstruction de l’édifice sans plus aucune autre foi que le geste d’une muséographie totalement dépourvue de transcendance pour attirer des touristes pèlerins (et hugolâtres ?) accourant du monde entier.
Voilà résumée en vos trois rebonds, je crois, la trajectoire idéologique de pas mal de nos contemporains « bobos » de ce blog ou d’autres, et croyez bien que je me sente en faire partie un brin.
Ceci étant dit, merci pour vos réactions, H., Sachez toutefois que sur pas mal d’autres points non idéologiques, je crois ne pas trop ressembler à votre génération, hormis parfois le plaisir de discuter à défaut de pouvoir dialoguer (débattre ?) sereinement, comme Nora chez Finkie, etc.
Bàv,

et alii dit: à

toujours à propos de ROUSTANG,pensée chinoise, et le toucher, le corps

Dans la Fin de la plainte, François Roustang plaide pour une telle réconciliation, voudrait, en suivant la tradition chinoise, que l’on se bornât à distinguer le corps vivant et le cadavre, et donc que l’on cessât de croire que dans ce corps vivant se trouve l’invisible royaume de l’«intériorité psychique». Mais si «la psyché n’a en elle-même aucune réalité», qu’étudie la psychologie, qu’analyse la psychanalyse?
https://next.liberation.fr/livres/2000/03/09/pourquoi-tu-touches-pour-francois-roustang-il-faut-cesser-de-croire-a-l-invisible-royaume-de-l-inter_318769

et alii dit: à

a propos de Roustang dont il a été rappelé qu’il avait été le psy de Carrère:
« . D’abord un abord de la spécificité de la relation patient-hypno thérapeute par rapport à la relation analysant-analysé. Au cours de cette réflexion F.Roustang acheva de se détacher de la psychanalyse. Dans le même temps, en parallèle, il mena une recherche sur la possibilité d’une élaboration de ce qu’est l’état d’hypnose. Enfin, c’est là l’essentiel de son apport, une recherche sur le positionnement de l’hypno-thérapeute.

Ayant une formation intellectuelle d’une rare exigence et une culture extrêmement riche, François Roustang fut bouleversé par la lecture du « zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc » de E.Herrigel (1953). Cette lecture conjugué à la notion de « perceptude » de Jean-Louis Lamande, permirent l’émergence d’une hypnose dont j’affirme qu’elle est détachée de celle d’Erickson : l’hypnose de Roustang.
https://www.bsensfelder.com/roustang-201904/

x dit: à

Haydn, symphonie n°6 en ré Majeur, Hob. I:6 « Le Matin »

https://www.youtube.com/watch?v=eGq8otEbcm8

Sans folklore, et sans mobiliser les effectifs d’une Panzerdivision.
Moins risqué pour l’audition des spectateurs des premiers rangs (c’est donc pour ça qu’il pense que les autres sont sourds …)
Drôle d’idée de penser que la puissance évocatrice se mesure en décibels.

Chaloux dit: à

La Fouilletrou a la vie qu’elle s’est faite, comme tout le monde. Je ne comprends pas qu’on puisse encore à soixante-cinq ans n’être que cette motte d’orgueil bouffi, et ne se concevoir qu’en victime de la trahison d’autrui, que ce soit son Cloporte ou Onfray. Au commencement, c’est elle-même qu’elle a trahi. Dans ce cas, que peut-on attendre des autres?
Et la publication de son truc? Quelle importance. Qu’elle vive pendant qu’il en est encore temps, sans se soucier du reste.

Chaloux dit: à

Gibet : En fait de leçon de « philosophie vitaliste » c’est une phrase creuse, un évidence, une banalité sans fond: tout ce qui vit meurt et tout ce qui vit veut vivre et parfois aux dépens des autres vivants.
Ouhlala!

Le petit Gibet, ce crétin Ouhlala, oublie qu’il mourra comme on meurt depuis la nuit des temps. Sa mort ne sera pas plus originale ni singulière que sa prose. Celle-ci fait « plouf », celle-là fera « plouf ». Ouhlala!

La pauvre Fouilletrou est, ce me semble, partie bien loin dans des espaces où il serait vain de la suivre. A vau l’eau.

et alii dit: à

Un rapide coup d’œil aux commentaires des vidéos ASMR suffit pour se convaincre que cet état émotionnel est une réelle source de réconfort pour ceux qui visionnent ces films censés l’induire : ils améliorent leur humeur, soulagent leurs insomnies et vont même jusqu’à atténuer les effets de la solitude.

et alii dit: à

Les personnes qui sont sensibles à l’ASMR sont plus susceptibles de vivre des expériences multisensorielles complexes tels que des frissons musicaux ou la synesthésie (ndlr : chez les gens affectés par cette « union des sensations », un seul stimulus sollicite simultanément plusieurs sens : les sons sont à la fois perçus en tant que tel et « vus » comme des couleurs en mouvement, par exemple). Malheureusement, les individus réceptifs à l’ASMR sont également plus susceptibles de faire l’expérience de la misophonie, (littéralement « haine du son »), une aversion pour les bruits produits par les autres.

Plus empathique
Outre les aspects neurologiques, les chercheurs ont exploré les autres différences entre personnes réceptives à l’ASMR et personnes non réceptives. Dans l’ensemble, les recherches suggèrent que les premières ont davantage tendance à vivre des expériences plus immersives ou plus captivantes.
https://theconversation.com/quest-ce-que-lasmr-et-quen-dit-la-science-146357?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2017%20septembre%202020%20-%201734516768&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2017%20septembre%202020%20-%201734516768+CID_2112e6f3241921d66a69b8e0e2ccad01&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Quest-ce%20que%20lASMR%20et%20quen%20dit%20la%20sciencehttps://theconversation.com/quest-ce-que-lasmr-et-quen-dit-la-science-146357?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2017%20septembre%202020%20

JiCé..... dit: à

Dimanche 20 septembre 2020, 5h41

La réalité est que la République des Livres est devenue la REPUBLIQUE DES BAVARDS. Lorsqu’on est seul dans un monde surpeuplé, surinformé, sous-estimé avec qui voulez vous converser sans raison ?

Soi-même, pardi !

et alii dit: à

si, on put dire dans une conversation,aujourd’hui, un roman -ou un film -culte, et un blog (la (rdl) un acteur,une actrice (MONROE) une performance ,une bataille (chemin des Dames)mythique;

Jean Langoncet dit: à

20/9/2020 / 02:14

Pablo75 dit: à

Écoute bien, Pétomane Sourd Comme un Pot…

Pablo75 dit: à

Écoute bien (mets le son à fond) comment Karajan avec son Berliner Philharmoniker fait éclater l’aube dans l' »Eine Alpensinfonie » (Op.64) de Richard Strauss.

Écoute bien (au moins une vingtaine de fois) « l’explosion » de la lumière après les deux premières minutes (à peu près) de nuit, parce que tu ne l’entendras pas souvent jouée avec cette puissance inouïe et ce luxe absolu de sons (moi je ne connais aucune autre version qui arrive à cela).

Et imagine cela écouté en direct, à quelques mètres de l’orchestre.

C’est ton gros problème avec la musique (classique): que tu n’as jamais réussie à éprouver sa magie, et donc tu ne peux pas savoir quels chefs d’orchestre sont des magiciens.

C’est aussi bête que cela.

https://www.youtube.com/watch?v=Tzr2Fw_0nY8

Pat V dit: à

Bram Van Velde 😉

Pat V dit: à

« la non-peinture de Bram de Velde, »

Qui en a parlé ici?
Pas moi.

pour quelles raisons, strictement picturales, Bram de Velde est un grand peintre

Quelle importance de saisir la taille ( grand, moyen, petit) d’un peintre, sinon rendre compte de sa peinture par un texte qui ne sera jamais la réalité de cette peinture.
Le comment de la peinture importe.
Pour mieux ( en connaissance )aller la voir.
Bonne nuit.

x dit: à

Rentrée littéraire (1936)
dans la catégorie premier roman (autobiographique)

« Dans la rue, […] mes regards à chaque instant interrogent les passants. Parfois nos regards se rencontrent. Il semble qu’il y ait eu entre tel d’entre eux et moi un contact intérieur. Mais nous continuons chacun notre chemin et chaque nouveau pas nous éloigne davantage l’un de l’autre, rend plus improbable la chance que nous avions de nous connaître. […] Aux carrefours, ces rencontres prennent le sens d’un symbole. Ces routes qui se pénètrent un instant sans jamais se confondre et qui aussitôt divergent inexorablement m’aident à comprendre le destin. Chacun suit sa ligne sans varier. Il arrive qu’une ligne en coupe un autre, mais comment lâcherait-on la sienne pour emprunter l’autre ? On est esclave de ce qu’on va chercher ou de ce qu’on attend au bout de sa propre ligne et on n’a point le courage de l’aventure. Et même si parfois deux lignes semblent se confondre pour un temps, on s’aperçoit en s’approchant qu’elles sont seulement parallèles. Amants, amis, frères, partisans, leurs liens sont fragiles et en dépit de l’illusion qu’ils se donnent de s’aider, ou de se pénétrer, leur propre chemin est solitaire […]
Mais ces promenades le long des rues, mêlé aux inconnus que je frôle tel un fantôme […] me montrent combien je reste étranger à ces destins. Pour ces êtres qui se déplacent, s’attirent, s’interpellent, je suis irréel, inconsistant. Je semble n’être pas un habitant de leur ville, mais un spectateur, sans corps pour agir, sans yeux, sans oreilles, sans voix, sans muscles, comme une sorte de souvenir errant à la recherche de quelque rêve enfui. Je me trouve ainsi placé au seuil de mille intrigues dans lesquelles je n’ai aucun rôle à jouer. Figurant sans emploi, dont on n’a besoin nulle part. Toutes les distributions sont complètes. Chaque pièce est pourvue : le père, la mère, la fille, l’amant, l’ami, le traître, le parasite, le conseiller, le soldat, le prêtre… Je n’ai aucune réplique à dire. Ma seule ressource est de reprendre ma place sur la scène désertée de ma propre comédie et d’y répéter inlassablement mon monologue, lançant aux quatre coins du décor vide une voix sans écho. »

« De quel examen de moi-même suis-je capable ? J’entrevois la facilité avec laquelle, tant de vices de mon caractère peuvent se métamorphoser en vertus. Tantôt je suis dupe de ce jeu ; tantôt c’est autrui. […] Au lieu de tendre vers un état tout à fait sincère, au lieu d’en arriver à ne plus calculer, à ne plus truquer, je me laisse aller. J’aime me laisser berner par mes propres masques, et berner aussi ceux qui m’approchent. C’est pourquoi du reste j’ai surtout abusé ceux auxquels je voulais le mieux plaire. Je m’ingéniais pour qu’en leur présence mes monstres fussent étourdissants. […]
On sait bien que DIRE TOUTE SA PENSÉE c’est répéter un certain nombre d’idées dont on a hérité par éducation ou dont on a reçu le dépôt à son insu. Qui peut se vanter d’avoir une idée à soi ? De l’avoir véritablement découverte sans le secours de la mémoire, de la culture ou des influences ? L’homme est le véhicule idéal des microbes et des concepts. Il reçoit et il transmet. Les plus grands penseurs n’ont bâti leurs œuvres qu’avec des matériaux préparés par les générations précédentes. Un auteur lit dans l’ouvrage d’un aîné une pensée de laquelle il tire une autre pensée tout opposée. Mais quand il la livre au public, celui-ci ignore sa provenance. Il la qualifie d’originale. Puis à son tour, un cadet s’en inspirera […]
Il n’y a donc pas exactement de l’invention, de l’imagination : ces qualités sont relatives ; il faut bien qu’elles admettent le jeu de l’esprit qui les nourrit. On voit bien que toutes les idées à peu près peuvent être combattues, défendues avec succès. Il suffit d’un bon avocat. C’est pourquoi je voudrais n’être jamais dupe de ce que j’écris. Or le fait même que je l’écris montre que je le suis. Au point limite de cette tendance on trouve la négation de toute écriture. Un individu PARFAITEMENT lucide devrait se trouver empêché d’écrire. »

(Raymond Guérin, Zobain)

Pablo75 dit: à

Sur cette question de la perfection aussi Célibidache avait une longueur d’avance, tout le contraire de Karajan, autant l’un paufinait ses enregistrements […] autant l’autre reprochait aux enregistrement leur perfection. la musique n’a pas à être parfaite, cette perfection la déshumanise.
hamlet dit:

Et tu fais quoi, Pétomane, des centaines de disques de Karajan enregistrés en concert?

Non seulement tu dis n’importe quoi parce que tu es un Pétomane de naissance, mais en plus tu dis beaucoup de conneries par ignorance complète du thème sur lequel tu parles.

D’ailleurs, ne connaissant absolument rien sur Karajan (tu ne savais même pas qu’il avait joué devant Hitler) tu parles du « mythe Karajan » comme le faisaient les journalistes analphabètes chargés de la rubrique Culture dans L’Humanité Dimanche de ton époque.

Pablo75 dit: à

ces lignes qui musardent
Est-ce vraiment une notification exacte de la peinture de B. Van V.? Il s’agit d’une peinture de réponds, de concordance ou d’opposition flagrante. C’est exact de faire remarquer que la coulure est plus la thématique picturale de ce peintre que le coup de pinceau. La couleur recouvre par bande colorée, elle ne casse pas les couleurs.
Pat V

Dans le concours pour savoir qui va dire la plus grosse connerie sur la non-peinture de Bram de Velde, celle-là elle n’est pas mal.

J’ai beau lire des textes de critiques d’art sur la « peinture » abstraite depuis plus de 30 ans, je trouve cela toujours aussi hilarant.

J’adore l’imagination sans bornes des amateurs d’art abstrait et leur mimétisme stylistique. Ils écrivent tous de la même façon pour essayer de nous faire croire que ce qu’on voit est beaucoup plus que ce qu’on voit, tout en ne sachant pas nous décrire ce qu’ils voient, puisqu’ils ne voient rien de plus que ce que tout le monde voit.

Dans le cas qui nous occupe, je trouve très jouissive leur impuissance totale à nous expliquer pour quelles raisons, strictement picturales, Bram de Velde est un grand peintre.

hamlet dit: à

Pat V dit: J’ai bien mis « objectivité » entre guillemets.
 »

oui j’ai vu, vous avez bien fait, moi aussi l’objectivité des autres je la mets toujours entre guillemets, et la mienne entre parenthèses, vu que je n’ai jamais été capable d’être assez objectif pour savoir si je suis.

« objectivité » c’est un mot imaginaire, ça décrit un truc qui n’existe pas dans le monde réel, un peu comme les dragons, les licornes, les elfes et les dahus.

Marc dit: à

Les mots sont faits pour les gens qui ne savent pas taire la vérité.
Parlons, parlons, nos mensonges n’en seront que plus vrais.

et alii dit: à

utile:
7 expériences de pensée avec Science4All | Serez-vous utilitariste jusqu’au bout ? Argument frappant #6
La vidéo de Lê à laquelle je participe : c’est par ici !

Toutes ces expériences de pensées sont dérivées du fameux dilemme du tramway décrit pour la première fois par Philippa Foot en 1967 et qui a inspiré des dizaines de variantes et des centaines d’articles ! (Je me suis plus particulièrement inspiré de la variante « du chirurgien » introduite par Judith Jarvis Thomson, la même à qui l’on doit l’argument du violoniste.) Les discussions sur ces dilemmes et leurs subtiles variations sont complexes et passionnantes, et j’en parlerai sans doute lorsque je ferai une suite à cet épisode.
https://monsieurphi.com/2017/09/04/7-experiences-de-pensee-avec-science4all-serez-vous-utilitariste-jusquau-bout-argument-frappant-6/

Jibé dit: à

« La surface mouvementée de ses toiles est peinte totalement, saturée de couleurs. »
là oui, je vois bien, Christiane, de même que la force dont parle Charles Juliet.
Vous avez raison de vous battre, je vais finir par y venir, ds le monde de Bram de Veld, à force de regarder et de le regarder mieux!

FX dit: à

Jack Nicholson est-il toujours en vie ?

Marie Sasseur dit: à

Dr Lecter, je n’imagine pas que n’ayez pas lu ce bouquin toxique.

Et si vous ne l’avez pas fait, je vous le conseille.
La folie n’est certainement pas chez Carrère, qui dans ce bouquin fait preuve d’une rare lucidité ( sauf cette croyance en la bipolarité)

renato dit: à

Je suis peut-être sot, sûrement même, mais cette manie de parler la peinture — et les arts en général — est d’un ennuyeux sans pareil.

Rapide et aquarelle : non, mais…

et alii dit: à

c’est que c’est eminemment Politique.
écrire aujourd’huisur une maladie psychiatrique me semble très politique,a fortiori si…

Marie Sasseur dit: à

Ce que je veux dire, sans faute ( j’écris aussi avec un seul doigt…) c’est que ce que dénonce E. Carrère, dans son récit de son passage à Leros, et rien n’est inventé concernant au moins deux jeunes migrants:
c’est que c’est eminemment Politique.

Marie Sasseur dit: à

« Même dans Yoga, lorsqu’il consacre des pages au massacre de CharlieHebdo par des terroristes islamistes ou au lâche abandon européen des migrants sur l’île de Léros, il réussit à ne pas juger, critiquer, trancher, dénoncer. Moins politique, tu meurs ! ou plutôt, tu survis à l’aise tout à ton développement personnel, loin de la foule déchainée, protégé par l’enveloppe aérienne de la méditation transcendantale »

C’est énorme .

C’est énorme, car contraire à tout ce que E. Carrère dit dans son bouquin.
Son incompréhension de la  » compassion  » des ayurvédiques.
Sa détresse de ressembler un jour à ces bourgeois sur la terrasse de Saint- Adresse.

Et puis, et c’est dommage, de ne pas mentionner cette litterature de reportage, dans laquelle il excelle.
( il faudrait du temps, et la critique en manque…)

La chronologie parait peut- être  » fantaisiste  » , encore que seul un biographe serait légitime à, non seulement l’écrire, mais le prouver.

Ce que je veux dire c’est que ce que dénonce E. Carrère, dans son récit de son passage à Leros, et rien n’est inventé concernant ai moins deux jeunes migrants, c’est que c’est emminament Politique.

L’auteur demande au lecteur à qui il s’adresse, et une fois le livre refermé, de prendre le temps du silence, avant d’éteindre la lumière en partant.

Pas de tout mettre en court-circuit !

christiane dit: à

renato dit: « Celle-là est la meilleure que j’ai entendu dernièrement : des « rapides petits coups de pinceau à l’aquarelle pour comprendre la structure de ses oeuvres » ! Et elle parle de comprendre la stucture des oeuvres de Bram, extraordinaire. Je retiens surtout « rapides » car, si on a regardé un Bram ailleurs que sur le net, on ne peut ne pas avor perçu les traits longs et lents. Mais comme j’ai précédemment dit, peu importe. »

Mais enfin, renato. Je vais finir par croire que vous êtes sot !
J’ai quand même le droit de faire, pour mon usage personnel, des petites esquisses à l’aquarelle avec des rapides coups de pinceau. Juste pour comprendre les couleurs, la structure de ses tableaux. Des croquis, si vous comprenez mieux ce mot.
Plus vous vous voulez moqueur plus vous paraissez sot. Êtes vous certain de comprendre parfaitement la langue française. Et à part vos « traits » qu’avez-vous à dire de génial de Bram van Velde monsieur le grand mamamouchi ?
Certains ici vous trouvent suffisant et ridicule. Je vais rejoindre leur confrérie. Mettez des liens et des images mais de grâce épargnez-nous de devoir lire votre prose.

Marie Sasseur dit: à

« merci de l’opiniâtreté avec laquelle vous nous rappelez que la méchanceté existe en ce bas monde.  »

Je m’en voudrais de dévoiler publiquement toute cette histoire de club échangiste, et pour laquelle la rdl a servi de chambre d’écho, a la brayonne. Non, ce n’est pas vraiment banal ce qui lui arrive: cocue par tout un club echangiste, en milieu rural.

Bien raconté, ça peut devenir un succès.
Je vois le coté tragi- comique, c’est bankable.

renato dit: à

Celle-là est la meilleure que j’ai entendu dernièrement : des « rapides petits coups de pinceau à l’aquarelle pour comprendre la structure de ses oeuvres » ! Et elle parle de comprendre la stucture des oeuvres de Bram, extraordinaire. Je retiens surtout « rapides » car, si on a regardé un Bram ailleurs que sur le net, on ne peut ne pas avor perçu les traits longs et lents. Mais comme j’ai précédemment dit, peu importe.

D. dit: à

Il faut se rendre à l’évidence : la génération actuelle des 15-30 ans est en majorité lâche et égoïste. À 80 %. Dépourvue de toute fibre civique et nationale.
J’ai terriblement honte de cette sorte de jeunesse et les 20 % droits et responsables doit en avoir encore plus honte.
Nous éprouvons tous une grande colère contre eux. Il faut le dire et le faire savoir.
On ne le fait pas assez.

FX dit: à

J’aime bien les peintres flamands qui ont donné à la peinture cette dimension domestique et très familière dans leurs fameuses « scènes d’intérieur ».
Il n’y a pas que la Bible et son Dieu, il y a aussi les dieux lares, plus gentils.

christiane dit: à

renato,
une dernière réaction à votre commentaire persiflant. Les mots « coups de pinceaux », dans le commentaire que j’adressais à Jibé, concernaient mes esquisses de reproduction (rapides petits coups de pinceau à l’aquarelle pour comprendre la structure de ses oeuvres) et non le travail de Bram van Velde.
Mais vous êtes tellement toujours prêt à monter sur vos ergots que vous lisez trop rapidement les commentaires que vous voulez tacler. Que de vanité, renato… Que vous savez être désagréable…

Pat V dit: à

Hamlet,
J’ai bien mis « objectivité » entre guillemets.
Et l’analyse d’un tableau demande une certaine procédure explicite comme pour un texte.
Au passage, Charles Juliet vient de perde sa compagne il y a peu de jours.(RIP.)

Clopine dit: à

Marie Sasseur, merci de l’opiniâtreté avec laquelle vous nous rappelez que la méchanceté existe en ce bas monde. Et soyez maudite, bien entendu.

hamlet dit: à

sauf si bien sûr Dieu protège les parisiens contre la deuxième du Covid, auquel cas on peut lui faire 2 mois de loyer gratuit.

faut voir.

hamlet dit: à

surtout à Paris, quand on voit le bordel que c’est au niveau des investissements immobiliers si on coupe des arbres pour rénover la Maison de Dieu à la limite on peut juste en profiter au passage pour augmenter son loyer.

hamlet dit: à

dans tous les cas il n’appartient aux hommes de juger ce genre de crime : ils ont leur Dieu qu’ils se démerdent avec lui !

hamlet dit: à

« est-il condamnable d’abattre une centaine de chênes centenaires pour reconstituer la charpente de la cathédrale Notre-Dame ? »

la réponse est évidemment oui, sauf si après, une fois que la Basilique est reconstruite on confesse ce crime et qu’on demande pardon, auquel cas Dieu, dans son Immense Clémence et son Universelle Bienveillance pardonne toujours aux marins pécheurs, et aussi aux bucherons…

FX dit: à

La peinture contemporaine est à l’Art ce que les livres de Michel Onfray sont à la Philosophie. Du bluff.

christiane dit: à

Jibé,
quelle délicatesse dans votre approche… cela change des pédants et des sots.

christiane dit: à

hamlet dit: « disons qu’on peut toujours restituer l’univers du peintre regardé dans son » objectivité, mais encore faut-il que le cadre s’y prête et que ça se fasse dans une ambiance conviviale, sinon ça peut vite virer au cauchemar. »

!!!!

christiane dit: à

renato écrit : « À propos de la peinture de Bram l’expression «coup de pinceau» n’est pas appropriée ni compréhensible ; car il agit par traits de pinceau, plutôt — il suffit d’avoir réellement regardé l’une de ses œuvre pour s’en apercevoir.
Enfin, on entrevoit derrière ce «coup» le poncif de patte et par là une idée très boutiquière de l’artiste ; mais puisque nous vivons sur terre entre humains, peu importe. »

________________________________________________________________________________________________

La surface mouvementée de ses toiles est peinte totalement, saturée de couleurs. La gouache et l’huile sont posées en aplat et leur consistance est pâteuse.
Il était très ordonné. Dans l’atelier : une table, des couleurs, une assiette blanche pour les mélanger, un verre d’eau, des gros pinceaux chinois et des chiffons. Les amis du peintre se rappellent que tous ses outils étaient dans un état impeccable, pareil pour ses mains, qui ne présentaient jamais de traces de couleurs.

Au moment où il peignait, il n’autorisait personne à le regarder, d’où le mystère créer autour de sa création.

Il mélangeait la gouache à l’huile pour obtenir des effets de volume, créer des craquelures, une sorte de croûte ou les diluait pour obtenir des coulures, des voiles superposés en aplats translucides, laissant ainsi courir en des formes contradictoires.
Dès 1948, il arrêta de signer ses œuvres mais on retrouve des formes qui rappellent les initiales de son nom: des B géométrisés, des A et des V, masqués ou pas, dans des triangles coudés, courbés. Des cernes noirs, bleus puis blancs, épais, qui s’emboîtent au centre de la gouache, ressemblant à un monogramme.
Il travailla aussi le lavis avec de l’encre de Chine.
Beckett parle parle d’un «dévoilement sans fin, voile derrière voile, plan sur plan de transparences imparfaites, un dévoilement vers l’indévoilable, le rien, la chose à nouveau. Et l’ensevelissement dans l’unique, dans un lieu d’impénétrable proximité, cellule peinte sur la pierre de la cellule, art d’incarcération».
Charles Juliet, dans « Rencontres avec Bram van Velde » (Fata Morgana), écrit ce que l’artiste lui a confié : «peindre c’est vivre. En peignant je repousse le monde qui empêche la vie où on risque constamment d’être écrasé», ou encore décrit son atelier, les dernières gouaches : « Qu’elles sont belles ! Amples, riches, intenses, tragiques et joyeuses, mouvantes, mystérieuses… Toute la souffrance qui l’a travaillé durant ces derniers mois est là, visible, sur ces feuilles de papier, dans ces couleurs et ces formes… Il a réalisé aussi deux grandes gouaches : l’une en noir et blanc, et une autre, également en noir, avec une large plage blanche et des traînées orange pâle. Comme je lui parle de la force et de l’impression tragique qui se dégagent de ce qu’il a peint, il remarque : – J’ai essayé de passer dedans tout entier. »

hamlet dit: à

le plus difficile pour restituer l’univers du peintre regardé dans son objectivité c’est justement que c’est la sienne d’objectivité, et le fait de la restituer c’est forcément de la subijectivité, je veux dire par rapport à celui qui la restitue, à moins de demander directement au peintre, mais là non plus on peut parfois douter de leur objectivité, surtout quand ils commencent leurs pharse par « objectivement on peut dire que… » là on est à peu près que ce qui va suivre n’est pas du tout objectif, sinon il n’aurait pas pris la peine de démarrer sur ces mots, comme on dit dans le milieu « il y a anguille sous roche », et là, à moins d’avoir à un peintre qui effectivement peint des anguiles sous roche on peut commencer à douter de l’objectivité de son interlocuteur.

Janssen J-J dit: à

Une question qui taraude la cause de la défense des végétaux souffrants par notre faute. Genre : « est-il condamnable d’abattre une centaine de chênes centenaires pour reconstituer la charpente de la cathédrale Notre-Dame ? Si cela est condamnable, notre répugnance cadre-t-elle avec un principe d’attribution de droits fondamentaux aux végétaux ?
https://laviedesidees.fr/Florence-Burgat-plante-vie-vegetale.html
Quelques éléments de non réponse dans ce livre de philo décalé, qui laissera un goût amer aux erdéliennes aux prises avec la trahison de leurs idéaux.
Qu’est-ce qu’il se prend, icite, le pauvre Pangolin revanchard… Non, n comptez pas sur moi pour sonner l’hallali ! Il faut trier le meilleur et non point se focaliser sur le pire. Passer à autre chose sans doute, mais ne pas cracher sur la dette qu’on lui doit
(NB/ il vire Bourdieu après la misère du monde, certes…comme lui à son époque… Pourquoi ne pas faire l’éloge d’un génie colérique. Chaque génération en a apporté son lot, comme chaque génération a eu l’impression d’avoir été « trahie ». Ne nous laissons pas aller à ce type de ressentiment, all’hons donc… Il ne nous reste plus beaucoup de temps à jouir du miracle de la vie. Littéraire ou pas. Voilà mon avis, ce 18.9.20_18.20
>>>Je ne sens et vois autour de moi que des gens heureux, mais sur cette rdl, que des malheureux et des tristes. C’est pas possib’, un contraste pareil<<<

hamlet dit: à

disons qu’on peut toujours restituer l’univers du peintre regardé dans son » objectivité, mais encore faut-il que le cadre s’y prête et que ça se fasse dans une ambiance conviviale, sinon ça peut vite virer au cauchemar.

hamlet dit: à

Rares sont ceux qui restituent l’univers du peintre regardé dans son » objectivité ».
 »

moi je sais faire, mais je préfère pas trop le faire ici sinon je vais encore me faire insulter.

c’est qu’on a des vraiment pas très commodes sur ce blog, pour la plupart des sales caractère que je vous dis même pas….

c’est dommage parce que c’est toujours intéressant de restituer l’univers des gens dans leur objectivité, et pas que des peintres, mais des peintres aussi, là-dessus nous sommes d’accord.

Pat V dit: à

ces lignes qui musardent

Est-ce vraiment une notification exacte de la peinture de B. Van V.?
Il s’agit d’une peinture de réponds, de concordance ou d’opposition flagrante.
C’est exact de faire remarquer que la coulure est plus la thématique picturale de ce peintre que le coup de pinceau.
La couleur recouvre par bande colorée, elle ne casse pas les couleurs.
Et puis, tous ces qualificatifs des écrivains et poètes qui sont la plupart du temps un accaparement de l’univers d’un autre à le leur propre.
Rares sont ceux qui restituent l’univers du peintre regardé dans son » objectivité ».

Marie Sasseur dit: à

« le récit de mon épreuve (si banale, tant de femmes ont dû affronter ce genre de péripéties…) »

Et celles qui n’ont pas eu à affronter la péripétie d’etre cocues par tout un club echangiste voudront peut-être en avoir pour leur argent 😁

JiCé..... dit: à

Pas étonnant que JiBé ne trouve pas ça débile, c’est sa daube et il ne sait apprécier que sa daube.

Jibé dit: à

@Bloom
« Conséquemment, cela implique qu’on considère les vivants essentiellement comme un décor, comme une réserve de ressources à disposition pour la production, comme un lieu de ressourcement ou comme un support de projection émotionnel et symbolique. Être un décor et un support de projection, c’est avoir perdu sa consistance ontologique. »
dixit B Morizot (il était invité de Fce culture ce matin): ce qui est la reprise de ce que dit Philippe Descola, sur les différentes ontologies qu’on peut repérer parmi les humains, l’ontologie naturaliste occidentale étant récente mais étendue à la planète désormais, avec adaptations.

Pas étonnant que jiCé trouve ça débile, ce n’est pas sa daube et il ne sait apprécier que sa daube.

renato dit: à

À propos de la peinture de Bram l’expression « coup de pinceau » n’est pas appropriée ni compréhensible ; car il agit par traits de pinceau, plutôt — il suffit d’avoir réellement regardé l’une de ses œuvre pour s’en apercevoir. Enfin, on entrevoit derrière ce « coup » le poncif de patte et par là une idée très boutiquière de l’artiste ; mais puisque nous vivons sur terre entre humains, peu importe.

Jibé dit: à

et, Christiane, j’ai bien entendu la phrase à la fin du petit film… mais quoi, je ne refuse pas, je dirais que ça n’opère pas…

Jibé dit: à

Merci Christiane, de me répondre longuement sur Bram de Velde, que je connais mal parce que, dès l’abord, il ne me parle pas -sauf ses éclats jaunes. Peu importe ce qu’en dit Charles Juliet ou ce qu’en dit Jacottet , peu importe que Djian l’admire -peu importe au sens où leur appréciation ne pourra jamais rien, ni la vôtre que j’estime, face à ce manque de je ne sais quoi qui me le rend un peu étranger. Non que je le trouve « nul », oh non. C’est un art que je reconnais mais qui ne me touche pas, comme un alcool qui n’aurait pas ce petit goût de noyau ou de bois que j’aime quand j’avale un cognac. Sans méchanceté, christiane, vis à vis de B de Velde, je dirais qu’il a la couleur du cognac, un peu le goût, mais pas le nez, ni l’arôme, pas pour mes sens. Mais je comprends que vous trouviez chez lui ce que je n’y trouve pas, et c’est heureux pour vous. On a jamais trop d’oeuvres à aimer, trop de plaisir à ressentir. En tout cas, vous en parlez fort bien. (Et il a une magnifique gueule de vieillard, ça je confirme!)
Bien à vous, Christiane
(et merci pour le lien)

Jibé dit: à

je viens de voir qu’Hamlet a sauté sur le même extrait que moi et pour dire à peu près la même chose.
Quant à Clopine, que j’ai connue tandis qu’elle défendait ce cuistre (Onfray, pas hamlet), je suis heureux de voir qu’elle en est revenue.
Ca fait tjs plaisir de voir les masques tomber (oui, ok, surtout en ce moment…)

Jibé dit: à

Le covid-19 rappelle une leçon de choses élémentaire : il n’est pas le retour de la mort refoulée, mais la preuve vitaliste que la vie n’est que par la mort qui la rend possible. Tout ce qui est naît, vit, croît et meurt uniquement pour se reproduire – y compris, et surtout, chez les humains. Ce virus veut la vie qui le veut, ce qui induit parfois la mort de ceux qu’il touche. Mais quel tempérament tragique peut et veut encore entendre cette leçon de philosophie vitaliste ? «

En fait de leçon de « philosophie vitaliste » c’est une phrase creuse, un évidence, une banalité sans fond: tout ce qui vit meurt et tout ce qui vit veut vivre et parfois aux dépens des autres vivants.
Ouhlala!
Il fait fort, Onfray, s’améliore! Bon, je ne vais pas le juger sur un simple extrait, mais dudieu, ça promet!
Ouaouh.

D. dit: à

Rappel :

Traiter quelqu’un d’escroc publiquement sans en apporter la preuve relève de la diffamation publique punie par la loi.

Clopine dit: à

Et Alii, je crois que j’aurais surmonté mon mal-être le jour où le récit de mon épreuve (si banale, tant de femmes ont dû affronter ce genre de péripéties…) sera publié. J’y attache pour la première fois de ma vie une importance extrême, je m’encourage et je vérifie ma détermination chaque jour, moi qui suis toujours prête à renoncer d’habitude, là je vais vraiment m’employer à cette publication, et je serais désolée si je n’arrivais pas à mes fins. Mais l’avenir me le dira, et nous verrons bien.

Clopine dit: à

Et Alii, je me souviens d’autant mieux du « Traité du Zen et de la motocyclette » que, dans les années où les « radios libres » luttaient contre le monopole de l’état, j’ai participé à un de ces micros radios clandestines et interdites. J’avais été chargée de la « chronique littéraire », et ma première émission fut consacrée à ce livre, qui m’avait fort impressionnée, jusqu’à ce que je comprenne que le fils (celui qui « ne voit rien car placé dans le dos du père », ce dont le père de ne se rend compte qu’à la fin du périple) était en réalité atteint de troubles psychiques. Pour l’anecdote, je n’ai réalisé que trois « chroniques littéraires », la radio a été découverte par la police dès qu’une émission a abordé le thème des « comités de soldats ». Allez, zou, on touchait à l’armée, du coup cela n’a pas traîné.

Deux ans plus tard, après le procès, Mitterrand arrive au pouvoir et les radios « libres » le deviennent vraiment. Mais évidemment, le capitalisme a avalé tout cru l’idéal des radios libertaires, et la merde s’est installée dans tout le paysage radiophonique. La si mince planche de salut se recroquevillant dans les ondes, ô paradoxe, des radios publiques, donc gouvernementales. Dire que c’est pour cela que nous rampions, la nuit, dans les collines autour de Rouen, brinqueballant nos émetteurs et nos batteries, pour émettre nos émissions crachotantes et quasi inaudibles…

et alii dit: à

l’important,Clopine, c’est que vous vous retourniez pour apprécier, comprendre;
bonjour, j’espère que vous vous sentez bien dans vos « baskets »

et alii dit: à

wiki signale:
Selon le Guinness Book of Records, Zen and the Art of Motorcycle Maintenance est le best-seller qui a été refusé par le plus grand nombre d’éditeurs (121).

Clopine dit: à

ONFRAY est un escroc de la pire espèce : celle qui vit de ses escroqueries intellectuelles. Il a été un bon vulgarisateur auprès d’un public qui n’avait pas accès à l’université, mais désormais, depuis quelques années, son arrogance le conduit vers toutes les dérives, pour asséner une « pensée » qui n’est que bricolage et démagogie. Puante, en plus, la démagogie en question. Je le range définitivement dans le tiroir des trahisons que j’ai subies, car j’avais aimé la voix chaude de ce type, quand il parlait de Montaigne ou de Nietzsche, en rediffusion sur France Culture, les beaux soirs d’août d’antan.

Oui, le tiroir des trahisons, à côté d’un Philippe Val, et en se serrant pour laisser la place aux trahisons les plus intimes, certes, mais pourtant les plus considérables et les plus ravageuses. Voilà où il est, le Michel. Et le tiroir déborde de partout…

et alii dit: à

vous souvenez vous de « Le Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes est un roman de Robert M. Pirsig, publié en 1974 aux États-Unis sous le titre : Zen and the Art of Motorcycle Maintenance: An Inquiry into Values.

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…samedi 19/09/2020 à 13 h 33 min.

…il y a, de grands peintres presque négligés,!…
…la liste trop longue,…au hasard,…Kees van Dongen, André Derain, Othon Friesz, Henry Manguin, Henry Matisse, Louis Valtat, Maurice de Vlaminck, Raoul Dufy,Jean Puy, Eugène Boudin, Georges Braque,…Pablo Picasso, ha,! ha,!
…et tant d’autres,…nos artistes actuels, c’est vraiment rien,…et trop  » académiques « , d’un certain abstrait,!…dit moderne,!…

…les génies, sont partis en sciences et techniques, c’est logique,!…
…et en escrocs d’usuriers,!…of course,!…

et alii dit: à

une association pour les bipolaires:
Maxime explique, avec sa mère, pourquoi il a créé une association : «Bipolaires et fiers, et fières». Un nom volontairement provocateur : « C’est le fait d’assumer, d’accepter, d’avancer dans la vie. On arrête de tourner en rond. On avance, enfin on essaie, comme ça… »

SociétéSantéBrutVidéoPsychiatrie

JiCé..... dit: à

Merci Bloomie de nous infliger votre commentaire de merde récent, signé Morizette … un régal pour des coprophiles comme nous autres !

Content de vous ? vous n’avez ni regrets, ni remords ?

hamlet dit: à

le spenglerien nietzschéen de gauche qui nous relance le vieux débat entre vitalisme et intellectualisme, mon Dieu quelle misère.

hamlet dit: à

parce qu’évidemment Mr Onfray sait toujours mieux que les autres et avant tout le monde ce qu’il faut faire !

Onfray celui qui ne se trompe jamais… un peu comme pablito.

hamlet dit: à

« Le covid-19 rappelle une leçon de choses élémentaire : il n’est pas le retour de la mort refoulée, mais la preuve vitaliste que la vie n’est que par la mort qui la rend possible. Tout ce qui est naît, vit, croît et meurt uniquement pour se reproduire – y compris, et surtout, chez les humains. Ce virus veut la vie qui le veut, ce qui induit parfois la mort de ceux qu’il touche. Mais quel tempérament tragique peut et veut encore entendre cette leçon de philosophie vitaliste »

Onfray… un enfonceur de porte ouverte opportuniste.

et le vitalisme vu du point de vue du virus cela donne une mutation darwinienne pour se multiplier plus facilement tout en laissant son hôte vivre plus longtemps…

chacun fait ce qu’il peut, mais comme les virus sont vachement moins cons que nous ils n’ont pas un Onfray parmi eux pour leur expliquer aux autres ce qu’il faut faire.

Bloom dit: à

Rappeler le travail sérieux d’un véritable philosophe du vivant, aux fécondes réflexions:

« La crise écologique qui est la nôtre est bien une crise des sociétés humaines : elle met en danger le sort des générations futures, les bases mêmes de notre subsistance, et la qualité de nos existences dans des environnements souillés. C’est aussi une crise des vivants : sous la forme de la sixième extinction des espèces, de la défaunation, comme de la fragilisation des dynamiques écologiques et des potentiels d’évolution de la biosphère par le changement climatique. Mais c’est aussi une crise d’autre chose, de plus discret, et peut-être plus fondamental. Ce point aveugle, j’en fais l’hypothèse, c’est que la crise écologique actuelle, plus qu’une crise des sociétés humaines d’un côté, ou des vivants de l’autre, est une crise de nos relations au vivant.
C’est spectaculairement d’abord une crise de nos relations productives aux milieux vivants, visible dans la frénésie extractiviste et financiarisée de l’économie politique dominante. Mais c’est aussi une crise de nos relations collectives et existentielles, de nos branchements et de nos affiliations aux vivants, qui commandent la question de leur importance, par lesquels ils sont de notre Un aspect de cette crise passe néanmoins plus inaperçu, par le caractère discret et à peine bruissant de sa dimension politique, c’est-à-dire de ses possibilités de politisation. C’est celui qui consiste à la penser comme une crise de la sensibilité.
La crise de nos relations au vivant est une crise de la sensibilité parce que les relations que nous avons pris l’habitude d’entretenir avec les vivants sont des relations à la “nature”. Comme l’explique l’anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro, les héritiers de la modernité occidentale que nous sommes pensent qu’ils entretiennent des relations de type “naturel” avec tout le monde des vivants non humains, car toute autre relation envers eux est impossible. Les relations possibles dans le cosmos des modernes sont de deux ordres : ou bien naturelles, ou bien sociopolitiques, et les relations sociopolitiques sont réservées exclusivement aux humains. Conséquemment, cela implique qu’on considère les vivants essentiellement comme un décor, comme une réserve de ressources à disposition pour la production, comme un lieu de ressourcement ou comme un support de projection émotionnel et symbolique. Être un décor et un support de projection, c’est avoir perdu sa consistance ontologique. Quelque chose perd sa consistance ontologique quand on perd la faculté d’y faire attention comme un être à part entière, qui compte dans la vie collective. La chute du monde vivant en dehors du champ de l’attention collective et politique, en dehors du champ de l’important, c’est là l’événement inaugural de la crise de la sensibilité. »

Baptiste Morizot, Manières d’être vivant, PP.15-17, Actes Sud, 2020

christiane dit: à

@Jibé
A la fin du petit film de 3mn inclus dans le lien, on entend : souvent ceux qui ne comprennent pas, entrent dans le refus…
https://culturieuse.blog/2013/04/13/bram-van-velde/
De plus, vous y verrez aussi des œuvres de Bram van Velde, très peu connues, celles du début très expressionnistes.
Nous avons parcouru la même exposition. Alexis Chevalier exprime bien cet étonnement, ce désarroi puis ce travail de mémoire qui l’incite à approfondir.
Il sent bien que le génie de Bram van Velde est d’abord chromatique. Couleurs insolentes, intenses combinées dans une distribution régulière, jusqu’à la saturation de la surface de la toile. Luminosité des plans qui se recouvrent par transparence. J’ajouterai, cette organisation en triangles, en courbes, en volutes, ces formes qui se nouent, ces lignes qui musardent. Une structure fondamentale qui emporte l’œil.
Plus le temps passe plus ses gouaches et huiles se dépouillèrent.
« Une explosion calme » comme l’écrit Charles Juliet dans « Rencontres avec Bram van Velde (Fata Morgana, puis P.O.L.).
J’aime aussi les derniers lavis monochromes à l’encre de Chine et cette pulsation des gris, ces charpentes d’ombres, ces noirs souverains. Ils semblent répondre à une méditation.
Il commençait une toile sans études préparatoires, sans dessin préalable. Ses toiles semblent avoir été exécutées rapidement alors qu’il les travaillait longuement, patiemment. Je crois qu’il résistait à ce qui aurait pu venir facilement. Il apaisait ainsi son angoisse. Un tumulte et une paix. Quatre ou cinq œuvres par an…
Une peinture de « l’impossibilité d’être », « de la chose en suspens » comme l’écrira Beckett, tout en ajoutant, se rendant à l’avis de Wittgenstein que « tout ce qui est langage ne sert pas la compréhension »…
Beckett et la fidélité à un ami « celui qui ne pouvait se servir des mots » et qui vivait dans la solitude et le silence de son œuvre.

et alii dit: à

: l’île de Kos, dont je suis d’une certaine façon originaire, est désormais envahie par les night-clubs et les hôtels. Heureusement, quelques endroits peu connus ont conservé leur authenticité : à Leros, par exemple, tout le monde se rencontre, parle et danse dans les tavernes, sans aucune barrière de génération. »Propos recueillis par Tâm Tran Huy.Voir les photos de Grèce A découvrir également, notre
https://photo.geo.fr/grece-vestiges-antiques-40630#leros-en-grece-6fcb3

et alii dit: à

AUTREFOIS J’AIMAIS LES FAUSSES FLEURS;j’ai même inventé une artisane qui en fabriquait ;mais quelqu’un l’a dit et on a commencé à m’en offrir;manquait plus qu’une fausse anthologie ou ontologie ; NON? NON NON ET NON

et alii dit: à

je n’ai pas le temps de m’inventer pour la RDL DES FAUX SOUVENIRS,de faux amis, et de faux rêves;il parait qu’il y a eu une moisson de rêves covid:pas de risque que j’ai proclamé les miens;trop beaux pour la toile; le prénom de cet élève de S.L était pascal; un truc de son père;il m’a expliqué pourquoi; peut-être à SL aussi?

Pablo75 dit: à

Pétomane, un livre pour toi, qui es un pur « Onfrayiste » de Blog:

Michel ONFRAY – La Vengeance du pangolin. Penser le virus (2020)
Date de sortie : 3 septembre 2020
Genre : Philosophie.
Editeur : Robert Laffont

« Un virus bien en chair et en os, si je puis me permettre, a démontré que le virus virtuel n’était pas la seule réalité avec laquelle nous avions à compter. Venu de Chine où des pangolins et des chauves-souris ont été incriminés, il a mis le monde à genoux.

Il a été le révélateur, au sens photographique du terme, des folies de notre époque : impéritie de l’État français, faiblesse extrême de son chef, impuissance de l’Europe de Maastricht, sottise de philosophes qui invitaient à laisser mourir les
vieux pour sauver l’économie, cacophonie des scientifiques, volatilisation de l’expertise, agglutination des défenseurs du système dans la haine du professeur Raoult, émergence d’une médecine médiatique, indigence du monde journalistique, rien de très neuf…

Le covid-19 rappelle une leçon de choses élémentaire : il n’est pas le retour de la mort refoulée, mais la preuve vitaliste que la vie n’est que par la mort qui la rend possible. Tout ce qui est naît, vit, croît et meurt uniquement pour se reproduire – y compris, et surtout, chez les humains. Ce virus veut la vie qui le veut, ce qui induit parfois la mort de ceux qu’il touche. Mais quel tempérament tragique peut et veut encore entendre cette leçon de philosophie vitaliste ? « 

hamlet dit: à

dans un livre que je viens de lire, fort intéressant par ailleurs, écrit par un jeune auteur franco-finlandais, Miroslav Déborelski, il y a justement un passage sur les livres de développement personnel, fort intéressant par ailleurs, je cite l’extrait pour pablito parce que je sais qu’il adore cet auteur :

« … cette cliente, elle recherche un livre, dans le rayon développement personnel, pas vraiment un rayon mais une table où sont empilés les livres de développement personnel, elle lève son regard vers Samuel, découvre la moue de dégoût sur le visage de Samuel, cette moue provoque chez elle un mouvement de recul et une moue de dégoût, dans son mouvement de recul elle renverse une pile de livres de développement personnel, apprendre à gérer ses émotions, c’est le titre des livres qu’elle vient de renverser dans son mouvement de recul, elle y voit un signe, c’est sûr, se dit-elle, je dois apprendre à gérer mes émotions, pense-t-elle en remettant les livres en place, elle en saisit un et file vers la caisse, sa recherche est finie pour aujourd’hui, pas vraiment une recherche plutôt une quête, quand je l’aurai lu, se dit-elle, je saurai enfin gérer mes émotions, en filant vers la caisse elle aperçoit un autre livre, un livre de gestion, la gestion des affects, c’est son titre, la gestion des affects, écrit par un spécialiste de haut rang, spécialiste de la gestion et des affects, un gestionnaire de haut rang, elle le saisit, le serre dans sa main, regarde l’un, puis l’autre, son regard passe de l’un à l’autre, fait des allers-retours entre les deux, les deux feront l’affaire, se dit-elle, cette fois sera la bonne(…) Samuel se retourne vers la table où sont posés les livres de développement personnel, un titre attire son attention, la Sculpture de Soi, c’est le titre du livre, il est entouré d’autres livres, leurs titres se ressemblent, ils sont semblables dans leur titre, Deviens ce que tu es, Sois le fils de toi-même, de Lucrèce à Épictète la philosophie grecque comme construction de soi et mode de vie, et encore d’autres titres du même genre, empilés sur une table, une immense table, immense dans sa longueur, immense dans sa largeur, immense en tous points, immense par l’immensité des livres qu’elle propose, dans l’immensité des titres de ces livres, l’objectif immense sous-entendu de leur titre, devenir soi-même c’est là un projet immense, se dit Samuel.
L’ombre d’un instant Samuel est intéressé par ces livres, il se sent attiré par ces livres, du moins par leur titre aussi évocateur, l’immensité de leur titre et l’immensité de la table où sont posés ces livres au titre relevant d’un projet aussi immense. Si une telle table, aussi immense, une telle offre, aussi immense, au projet aussi immense, est dédiée à ce projet, de devenir soi-même, c’est simplement, pense-t-il, que les gens ne le sont pas, c’est évident, se dit-il, ils ne sont pas eux-mêmes, c’est évident, ils sont autre chose qu’eux-mêmes, s’ils étaient déjà ce qu’ils sont, la table serait moins immense, beaucoup plus petite, c’est évident, que sont-ils donc, se demande Samuel, s’ils ne sont pas eux-mêmes, s’ils éprouvent le sentiment d’être autre chose qu’eux-mêmes, le sentiment d’être ce qu’ils ne sont pas, tout en ayant la possibilité de devenir ce qu’ils sont, tout en nourrissant le projet immense de le devenir enfin, que sont-ils alors. Samuel évite toutefois de ramener la question à lui-même, de se demander s’il est lui-même ce qu’il est, s’il est un autre que lui-même, un autre lui-même différent de ce lui-même qu’il est, lui-même a pour le moment d’autres projets en tête, d’autres problèmes à résoudre dont celui de savoir si le livre qu’il est venu acheter est bien un roman-essai ou simplement un roman, quant à cette question de savoir s’il est lui-même ce qu’il est, il verra plus tard, à tête reposée »

hamlet dit: à

le développement personnel, c’est le nom qu’on donne à ces activités.

et dans « développement personnel » il y a le mot « développement » et aussi le mot « personnel ».

et voilà.

hamlet dit: à

« article sur Macron sur « celui qui séduirait une chaise »
 »

mais oui qu’on en a parlé, même passou en parle puisque ça a l’air d’être le sujet de ce livre où l’auteur explique qu’il est malheureux de ne pas pouvoir séduire une chaise, du coup vlan ! il se met au yoga ! parce que le yoga c’est un moyen de calmer ce désir incontrôlable et surdimensionné de reconnaissance, le regard de l’autre, le désir d’être admiré, aimé, adulé etc…

en fait tout ça vient du moment où l’individu vient au monde, il est en état de dépendance totale vis à vis du monde extérieur, du coup t’a cette relation avec la mère, ce que l’autre appelle la « promesse de l’aube », après on grandit et toutes ces histoires ça part en vrille et on retrouve comme un con à faire du yoga.

et alii dit: à

IL n’a pas été rappelé que le « psy » de Carrère était, je crois Roustang, ex jésuite, dissident psy, hypnothérapeute

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…samedi 19 / 09 / 2020 à 9 h 58 min.

…pour faire très court en résumé des classiques musiques-émotions,!

…un petit  » looping « , Sweet Caroline par Neil Diamond,…sur You tube chanson,…

… » la boucle « , en garde le temps perdu du ceinturon,!…

…à nos distanciations,!…l’essentiel inertie,!…pour des usuriers du son,!…
…Go,!…

Bloom dit: à

Bien vu, x. Je l’ai lu et relu il y a plus de 30 ans, mais il m’en reste des souvenirs très précis; preuve, s’il en fallait, que le traitement infligé par la bonne dame de Bath est rudement efficace!
BàV

Bloom dit: à

moi aussi je peux vous renseigner, mais je prends encore plus cher que l’autre…

Vous devriez signer Cheshire Cat. Ou Humpty Dumpty.

x dit: à

Il n’y a qu’à demander

« Maintenant, puisque, en somme, il s’agit là de choses
urgentes, pouvons-nous supputer que tu n’oses,
tuteur de l’orpheline et du tendre forçat !
tromper ces purs enfants qu’ils sont et que nous sommes
et garder plus longtemps la galère des hommes
d’apercevoir les feux du port qui l’exauçât ?

[…]

tu prédisais la fin de l’intime hécatombe,
L’auguste tintement d’une chaîne qui tombe,
les cratères d’azur versant le lait du jour
dans les conques partout des paumes et de l’âme,
corolles dont le bond immobile proclame
que de l’amble des chiens s’épuisa le tambour. »

(Extrait de : « V. H. »
Audiberti, Race des hommes)

Chaloux dit: à

Jacques D. Aimard, c’est un poème. Conseillé par un crétin de vendeur de la F.. qui croyait s’y connaître, j’avais acheté son enregistrement du concerto de Dvorak. Le châtrage de la musique à ce point devient une sorte de talent. Ce CD se trouve maintenant dans mon garage. ce que j’ai entendu ensuite (brièvement) à l’avenant.

Cela dit, je n’aime vraiment pas Arrau. M’a été utile lorsque j’ai travaillé le Carnaval de Vienne. Autrefois. Je ne crois pas qu’il compte parmi les plus grands pianistes, loin de là.

Alexia Neuhoff dit: à

Personne, me semble-t-il, n’a indiqué qu’Emmanuel Carrère avait tiré le portrait d’Emmanuel Macron pour The Guardian, sur 30 000 signes ! Article surdimensionné donc mais « celui qui séduirait une chaise » le valait bien aux yeux du courtisan « embedded ».

hamlet dit: à

Fellini est un cinéaste hyper « musilien » ou « gombrowizcien »

en général le premier qu’on entend au sujet de Karajan c’est le mot « perfection ». Et en effet tout est d’une perfection absolue, lisse, ça coule, sans aucune aspérité, du coup c’est hyper agréable à écouter, et du coup tout le monde l’adore.

sauf que cette perfection ne concerne que la forme, parce que la forme est la première chose perceptible, sauf que le fond est abominable, comme certains ici : il suffit de gratter derrière la petite couche de vernis pour découvrir des trucs pas très folichons.

Mais ce n’est pas très important, ce qui est important est de savoir qui vous êtes vraiment, et seulement l’apparence que vous montrez dfe vous.

Karajan est l’exemple typique d’une forme parfaite associée à un fond abominable, une forme qui dit le vrai à un fond qui se trompe.

Sur cette question de la perfection aussi Célibidache avait une longueur d’avance, tout le contraire de Karajan, autant l’un paufinait ses enregistrements et ses vidéos quitte à supprimer les visagesd de ses musiciens qu’il jugait les plus laids, autant l’autre reprochait aux enregistrement leur perfection. la musique n’a pas à être parfaite, cette perfection la déshumanise.

les concours ont été des machines à éradiquer les artistes au profit des virtuoses, mais les choses sont en train de changer, dans 20 ans Fellini n’aura plus aucune raison de refaire ce genre de film.

hamlet dit: à

@x : merci pour l’extrait du Fellini, ce film est génial !

Chaloux dit: à

Je ne vois pas le rapport entre mon déchiffrage de la D960 et les van de Velde que je n’aime pas non plus, -et je me demande ce que fait au milieu de tout ça Carrère, qui n’a que lui-même à vendre et se débite mètre carré par mètre carré, se ravalant au rang de rouleau de moquette- , le genre de peinture qui passe à peu près bien en repro, engluée dans de savants discours, mais qui est à dégueuler quand on se tient devant l’original. La vieille Cricri doit avoir 22 de tension. La tentation serait grande de voir si elle tient à 24, s’il ne nous restait quelques bribes d’humanité.

Bonne journée,

hamlet dit: à

« Bloom dit:

« J’aimerais bien savoir comment on perçoit sur place mon corps astral, si je suis visible en silhouette ou sous forme d’orbe lumineux. Je m’interroge. »

Je connais quelqu’un qui pourrait vous renseigner utilement. Mais il faut y mettre le
prix.
 »

moi aussi je peux vous renseigner, mais je prends encore plus cher que l’autre…

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…samedi 19 / 09 / 2020 à 8 h 17 min.

…c’est bien sur,!…
…il y a beaucoup de  » choses à écrire « , qu’il vaut mieux, éviter de mettre en lumières,…

…laisser les gens tranquille, dans le  » deuil  » monétaire; de leurs successifs  » passions « , des suites de leurs apprentissages et autres nombriliste éducations,!…

…çà sert à rien, d’en faire des peaux de chagrins, plus qu’ils sont, déjà,…
…à cols blancs, ou autrement de clowns,!…

…tout le monde peut se tromper, le plaisir d’être riche,!… » suivez mon chapeau blanc « ,!…il n’en à rien à foutre, avec l’argent des exploités,!…
…tout ces Cro-Magnon,!…

renato dit: à

(Année LvB, la n 2 et la n 3 demain et après demain.)

Marie Sasseur dit: à

Vivement l’année prochaine, que Renato change de disques.

Marie Sasseur dit: à

Autrement dit, en macronie, ils veulent envoyer Arthur en « Enfer », pour l’éternité.
Il a bien fait de se barrer.

renato dit: à

Année LvB, Marche pour piano à quatre mains op.45 n 1 ;

https://youtu.be/i_h7tC9kxS0

19.9 — 7.00

3 compositions pour piano pour quatre mains, dont aucune extraordinairement exigeante.

Les 3 marches se composent d’une première partie courte, schématiquement explicative, d’une seconde partie plus large qui développe les éléments thématiques de la première et les enrichit de nouveaux épisodes, d’un Trio avec des thèmes et des figures rythmiques différents de ceux des parties précédentes et presque opposées à eux. Cependant chaque marche a sa propre physionomie :
— la première carrée, vigoureuse, dans un rythme 4/4 typique avec le trio mélodique apaisant en deux parties ;
— la seconde, que l’on pourrait appeler napoléonienne, plus impétueuse, avec l’effet des caisses claires du Trio ;
— la troisième, alla breve, avec des rythmes de fanfare retentissants alternant avec des développements et des mouvements mélodiques et harmoniques plus nourri.

JiCé..... dit: à

Samedi 19 septembre 2020, 6h27

Il est déjà passé six heures, ce matin
Et la cour retentit de propos imbéciles
Arthur Rambo trafique, et Vertlaine en putain
A genoux devant Dieu, joyeusement l’enfile

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…samedi 19 / 09 / 2020 à 3 h 33 min.

…tout est bien, bien sur,…
…avec Bram van Velde,…

…et en somme, tirer les marrons du feu,!…style trop systématique,…lignes contours couleurs,…et rebelote,!…suivant,!

…( agglomérats de styles du détail simplifié, en vogue,…depuis Kandinsky,…et Braque, après sa période fauve, et son début au cubisme,…et avec Picasso à se coller à suivre le train,…)

…détails agrandis, pour ressembler à une forme de lettre d’alphabet  » gothique « , ramassée,!…

…avec des ramassés de lignes aux couleurs vives en contours des formes,!…

…décoratif mais systématique,!…
…pratiquement du style industriel, tape à l’œil.
…un genre Kandinsky bloqué,…qui tourne à vide.
…toujours la même  » chose « , unité du style ?,…

…la personnalité de la touche du peintre ?,…même si je copie un Monet,…rien ni fait, je garde le style Renoir,!…

…Pourquoi ?, mystères et boules de gomme!…
…envoyez, sans secrets,!…de polichinelles.

Pablo75 dit: à

« En passant, juste dire que ce qui m’épate chez Bram de Velde c’est ce jaune éclatant qui percute (je ne trouve pas d’autre mot) certaines de ses oeuvres, qui sont celles que j’aime. »
Jibé dit:

« Bram Van Velde […] me passionne, je suis allée dans les musées, les galeries, les livres pour comprendre ce qui allait de lui à ses toiles, ce qui venait de ses toiles vers lui. Même mystère que le sourire de Martha Argerich. »
christiane dit:

Quand on lit ce que Beckett, Jaccottet, Charles Juillet et autres Bonnefoy disent de Bram de Velde, on trouve cela très intéressant. Mais après, quand on va voir sa « peinture », on tombe de haut: c’est de la très mauvaise peinture, barbouillée par quelqu’un qui n’avait pas un gramme de talent (en espagnol on aurait dit: « sin el menor atisbo de talento » – « atisbo » est un joli mot qui manque en français, « lueur » ne le traduisant qu’en partie). Beaucoup de mythologie littéraire (de celle que met Madame Lèchecul-pètesec en extase et ravit les mauvais journalistes culturels) et aucun art. Ce n’est pas parce qu’un type sincère s’obstine contre vents et marées à vouloir devenir un artiste, qu’il arrive à l’être. Bram de Velde est un raté
total avec de bons amis.

« Au début, je détestais ses toiles pleines de dégoulinures, alors j’ai essayé patiemment de travailler à partir de reproductions certaines de ses œuvres et coup de pinceau après coup de pinceau, superpositions, recherche d’un ton précis, réflexion sur les couleurs assemblées, j’ai été assommée par cette beauté lumineuse. »
christiane dit:

Cricri Gobe Tout de plus en plus « dégoulinante de mièvrerie », comme disait l’autre. Son manque de pudeur stylistique me rappelle celui des écrivains latino-américains les plus nuls. Elle nous prend vraiment tous pour des abrutis en essayant de nous faire croire que ses décharges soudaines de mièvrerie ce sont des rafales fulgurantes de poésie. Si Chaloux et moi on avait pas été là pour freiner un peu ses élans vers la Préciosité Ridicule, elle ferait maintenant ses commentaires en alexandrins rimés.

x dit: à

Rentrée littéraire (1950)

« Sa tête travaillait. Des enfants, des boutiquiers le regardaient. Quel est donc cet homme, encore jeune, si bien mis, dans notre quartier ? S’ils ne pensaient pas à le dire ou à le penser, il y pensait pour eux. Il allait vers Franc, une Franca inconnue, complexe, renouvelée. Il sentait qu’il entrait dans la zone des commissions du matin. Tout, me marbre des boucheries, la grille de fer des poissonneries, c’était Franca. La rue Mangiatecugini, où, maintenant, il marchait, léger comme un spectre magnétisé, c’était Franca.
Il riait d’amour à cette rue médiocre. Il riait d’amour aux cornets de métal de la fleuriste, au tigre dessiné, à la craie, sur le trottoir, par les enfants, il riait d’amour aux bras énormes du cordonnier devant l’immeuble.
Mais quand, franchi le seuil de l’immeuble, derrière lui, partout, les faces, les maisons, les bouches, les enfants, les tigres se mirent à chuchoter : “Quel est donc cet homme bien mis ?” il éprouva, dans le rectangle ventre poitrine, un choc qui tout entier l’aspira dans le sentiment que de nouveau, il prenait Franca, il entrait en elle — et il fut troublé jusqu’à une gêne aiguë comme un homme puissant et nu devant les deux statues, Lucrèce, Goliath, dans le vestibule ténébreux. De la fraîcheur sortait de ces statues. Chacune était au pied d’une des deux branches de l’escalier. Chaque jour Franca les voyait.
Dès le premier étage, que le dentiste occupait, les deux branches se rejoignaient. Les froides statues n’agissaient plus. Au fur et à mesure que l’on montait, la température montait. Il fallait se hisser dans la chaleur comme dans de la laine.
AU cinquième étage, le marbre finissait. Là commençait une abrupte échelle d’escaliers maçonnés. Génio demandait à son cœur de ne pas s’alarmer. Sa main s’allongeait sur la rampe de bois que souvent la jeune fille avait touchée. Puis ses souliers de quinze mille lires abordèrent le carrelage des couloirs du sixièmes étage. Son complet de gabardine suave, sa chemise de supersoie, sa cravate à la fois estivale et officielle, son chronomètre et, bref, lui-même tout entier avaient ici un air saugrenu. Il en appréciait le piquant. Mais il en discernait le mauvais goût. […] Lucide, vigilant, il enregistrait tout, les portes brunes successives, l’échappée des autres corridors, l’écorchure blanchâtre en forme de jumeaux grotesques dans l’enduit marron de la paroi.
Il arriva devant la porte des portes. Le numéro 24 était peint sur un carré de bois.
Il suait. L’été milanais donnait ici au maximum suprême. Il frappa. Il ne savait plus pourquoi. Frapper du doigt n’importe quoi évoque, en effet, tintement, grêlons, cristal.
Tout est mêlé à tout. TU prends tel comprimé, tu dors dix-huit heures. Tel autre, tu te mets à fleurir en intelligence. Qu’est-ce qu’elle devient, la personne, la personnalité, dans le permanent, mutuel ressac où elle baigne, où elle danse, forces chimiques, énergiques, illogiques qui la pénètrent, la modifient, la détroussent, se la renvoient ?
Cependant, nos pères, nos pères y compris celui que nous sommes, chacun est à lui-même son père le plus proche, nous et nos pères nous avons beaucoup misé, nous avons presque tout misé sur l’indépendance de la personne humaine individuelle en train de batifoler dans un monde chatoyant, giboyeux. Je suis là, devant cette porte. Pourquoi ? Parce qu’au-delà de la porte il y a, messieurs ! Je suis là, j’en suis là ! nous en sommes toujours là ! il y a une femme (du moins je l’espère) une femme que je connais des pieds à la tête, que j’ai fouillée comme un douanier, sondée comme un docteur, mouillée de mes larmes comme un pèlerin, respirée comme une rose ! mâchée, de la vanille ! […] Dieu ! qu’il fait chaud ! Si je ferme les yeux, je la vois. […]
Il frappa — fort, comme s’il se frappait. En même temps, dans lui, bien des discours se préparaient, s’organisaient. La tante pouvait survenir. L’amant pouvait être là. L’amant, certes, lui l’était, mais, sur la terre, les hommes sont beaucoup. Soit pour la tante, soit pour l’amant, il fallait tenir prêts les discours, les arguments.
Il s’attendait à tout, sauf à ce tablier de toile à modestes petites fleurs rouges, il ne le lui connaissait pas, c’était un morceau d’elle qu’il n’avait pas encore embrassé. Il avait vu l’Inde, l’Abyssinie, des faces, des montagnes, des rivières, par flottes, par montagnes, par gigantesques corbeilles, mais qui peut se flatter d’avoir tout vu ? Il avait vu, en Argentine, des jardins symphoniques, six mille espèces juxtaposées en équilibre de chef-d’œuvre. Il avait vu les rois, les fusillés. Il n’avait pas vu les petites fleurs du tablier. Il les désira comme un sauvage.
Une douche de rougeur, de bas en haut, avait envahi le visage de Franca. Elle fit un pas en arrière.
« Mademoiselle, dit le gouverneur, d’une voix calme, je suis bien chez Mme Bracchiapelli ? »
Franca poussa un petit cri d’oiseau et fit oui de la tête.
« C’est quoi ? » fit une grosse voix d’homme.
Génio entra.
L’homme était un prêtre, âgé, le chapeau sur la tête en dépit de la chaleur. Il avait une épaule plus haute que l’autre. Il tenait un marteau.
« J’ai essayé, dit le prêtre, d’ouvrir cette vitre, ou, sinon, elles périront, les pauvrettes, mais rien à faire, rien à faire… Elle est fixée. On pourrait la casser, ais ça coûte à remettre. Vous vouliez voir Mme Bracchiapelli ? Cette jeune fille est sa nièce, mais elle est muette. »

(Audiberti, Le maître de Milan)

Jibé dit: à

En passant, juste dire que ce qui m’épate chez Bram de Velde c’est ce jaune éclatant qui percute (je ne trouve pas d’autre mot) certaines de ses oeuvres, qui sont celles que j’aime.
Mais je ne sais pas du tout parler de peinture… Je sais recevoir mais rien en dire (enfin je peux mettre ds le contexte, faire l’historique, etc etc, choses qui ne disent pas une oeuvre)

D. dit: à

Vous avez raison, Chaloux. Un vieux cadavre c’est noir et ça suinte et coule. L’odeur n’est pas désagréable à ce stade de décomposition. Mais elle est présente.

x dit: à

Bloom, grâce à la précision de l’italique, il n’y a plus de doute : ce sont les deux occurrences (volume III, ch. 3) mentionnées dans mon premier message — et que je rattache à ce qui est plus qu’un thème, l’axe théâtral de Mansfield Park.

Le caméléon Henry Crawford, excellent lecteur à voix haute, peut incarner tous les personnages de Henry VIII, et dans la vie tout ce qu’on attend de lui, mais sans jamais s’engager (« but not for a constancy; it would not do for a constancy » lorsqu’il évoque la prédication, pour lui un rôle comme un autre ; stade esthétique vs. stade éthique).
Edmund Bertram et Henry Crawford sont capables de percevoir les déficiences éducatives en matière de lecture à haute voix, « Want of early attention and habit », mais le lecteur est appelé à transposer le problème à la vie morale.

Mais les romans d’Austen étant inépuisables et d’une extrême cohérence, l’une et l’autre voie pour aborder Mansfield Park ne s’excluent aucunement (et seront également fructueuses) !
Bien à vous.

D. dit: à

pour comprendre ce qui allait de lui à ses toiles, ce qui venait de ses toiles vers lui.

n’importe quoi.

rose dit: à

Ah, Rose, nous ne nous écrivons pas souvent mais je ne vous ai jamais menti et je crois que c’est réciproque.
Bonne soirée

C vrai.
Et je vous reconnais de vous intéresser de trés près aux êtres sensibles en aimant découvrir ce qui gît sous la couche de crasse.

Merci à vous, christiane, de cette qualité humaine que vous possédez.

Nicolas dit: à

Je crois que j’ai compris cette histoire de cathédrale, Bachelot triangule, c’est pour ça que ça ne veut rien dire.

christiane dit: à

Jibé,
c’est tout à fait ça :
« Quant à Emmanuel Carrère, dont le visage dit beaucoup, il a l’air d’un enfant perdu, maintenant que j’y songe, un peu hagard, en attente, jamais rassuré et, tout à coup, éclairé de joie (brève, mais totale). Oui c’est vrai, les visages racontent bien les êtres. car E. Carrère est d’abord un inconsolé de son enfance. D’un quelque chose qui ne passe pas et qu’il n’arrive pas à dire malgré tous les recours aux fictions métaphoriques et toutes les autobio. qui tentent d’y aller plus directement. Un roman russe n’a pas suffit à épuiser son drame. »

christiane dit: à

Oui, Rose,
j’aurais parlé pendant des heures de Bram Van Velde avec WGG. Cet être me passionne, je suis allée dans les musées, les galeries, les livres pour comprendre ce qui allait de lui à ses toiles, ce qui venait de ses toiles vers lui.
Même mystère que le sourire de Martha Argerich.
J’ai gardé longtemps une lithographie en noie et blanc de B.v.V. qui n’a pas résisté à mon avant-dernier déménagement. Beckett aimait l’homme et ses œuvres sur lesquelles il a écrit quelques pages très profondes. Au début, je détestais ses toiles pleines de dégoulinures, alors j’ai essayé patiemment de travailler à partir de reproductions certaines de ses œuvres et coup de pinceau après coup de pinceau, superpositions, recherche d’un ton précis, réflexion sur les couleurs assemblées, j’ai été assommée par cette beauté lumineuse.
C’est beau ce contraste que Jaccottet a saisi entre son apparence et ses peintures. Il a dû la chercher inlassablement cette joie sans pouvoir l’atteindre autrement qu’avec des couleurs. Un peu comme Chaloux rejouant cette musique inlassablement et l’enregistrant avec les moyens du bord.
J’aime ces êtres en éclats contraires.
E.Carrère… je préfère l’homme aux livres. Mais c’est à travers eux qu’on l’atteint même s’il cabotine souvent.
Ah, Rose, nous ne nous écrivons pas souvent mais je ne vous ai jamais menti et je crois que c’est réciproque.
Bonne soirée.

Nicolas dit: à

Le « fait social total » ça faisait longtemps que j’avais pas lu ça. C’est vrai qu’il est chiant ce papier de Libé. On dirait un truc d’universitaire qui se parle à lui même.

rose dit: à

christiane

Jibé dit: à

« Nous avons subi cette ascendance. Il est temps qu’elle subisse à son tour. »
@etalii
ce n’est pas si systématique ni si radical: avec la famille tout est tissé de dettes, de dons et de contre-dons, et la vengeance des fils et filles se paie d’une culpabilité qui complique la vie bien plus que… sur la rdl
Mais je me doute que vous le savez.

rose dit: à

Christizne
C’est Widergänger avec qui vous parliez volontiers de Bram Van Velde.

Jibé dit: à

Christiane
j’aime énormément Jacottet, je ne connaissais pas ce texte sur Bram de Velde, que j’aime moins. En tout cas je préfère son visage à ses oeuvres, ce visage qui est de la même « famille de gueule » que Léautaud ou Céline (je parle du visage, hein, pas autre chose).
Et quand Jacottet dit cela: « à écouter parler Bram van Velde, on avait pourtant l’impression de découvrir un peintre seul au monde avec sa peinture, suspendu par elle au-dessus du vide et près d’y sombrer pour peu qu’il eût lâcher ses pinceaux. »
on sent que Jacottet parle de lui, ou qu’il pourrait, même sans savoir, être question de lui, immense poète, « seul au monde » « suspendu ».
Quant à Emmanuel Carrère, dont le visage dit beaucoup, il a l’air d’un enfant perdu, maintenant que j’y songe, un peu hagard, en attente, jamais rassuré et, tout à coup, éclairé de joie (brève, mais totale). Oui c’est vrai, les visages racontent bien les êtres. car E. Carrère est d’abord un inconsolé de son enfance. D’un quelque chose qui ne passe pas et qu’il n’arrive pas à dire malgré tous les recours aux fictions métaphoriques et toutes les autobio. qui tentent d’y aller plus directement. Un roman russe n’a pas suffit à épuiser son drame.

Chaloux dit: à

Commencé, 35 pages, le Quignard, très touchant. sauf que le Quiqui n’a jamais assisté à une exhumation. Les pages des livres, pâles comme les joues des morts « dans les tombes ». Non.

Nicolas dit: à

Ça a pas l’air folichon ce bouquin, ce serait si j’ai bien compris une déflagration qui va t’épuiser. Mais un vrai livre de vrai écrivain parce que ça va te hanter longtemps après. Ça a l’air surtout d’être le seul livre à peu près potable mais d’un bipolaire chiant. J’ai lu Passou plus inspiré, mais ça se comprend.

Jibé dit: à

JJJ
chez Didier Lapeyronie j’ai toujours été frappé par la clarté des analyses et la pertinence quant au choix de ses objets d’études; banlieues et pesanteurs coloniales, émeutes de 2005, marges urbaines et ghettoïsation, etc. Dès ses travaux auprès de François Dubet il a eu le don de mettre le doigt sur ce qui « faisait sens ». Il a participé sans complaisance ni condescendance à cette relecture nécessaire de l’urbanité des périphéries, avec les poids respectifs des habitats, des cultures ou encore du roman national. Dans un moment comme nous vivons, avec communautarisme et séparatisme en qui perd gagne, si je peux dire ainsi, il permettait de poser les sujets des marges autrement. Ce qui ne gâte rien, il savait transmettre.

Note subsidiaire, autre disparu, Dominique Kalifa, qui nous disait si bien le sens du crime, a eu droit à un article fort médiocre dans Libé aujourd’hui… ce qui n’enlève rien à sa postérité.
Deux chocs coup sur coup, une sensation d’ appauvrissement…

rose dit: à

les frères Térieur.
Sont jumeaux, sortis ds le même tempo du ventre de leur mère.
Pourtant un est lion ascendant lion et l’autre gémeaux ascendant balance avec la lune en poissons.
Ils sont indissociables.
Leurs prénoms Ex, Ex.
No l’un ni l’autre n’a souhaité rester in utérus. Z’auraient pu pourtant.

rose dit: à

christiane

In fine, vous nous en avez longuement parlé du livre et de son auteur, vous l’aimez bien E.Carrère ?

rose dit: à

Nous avons subi cette ascendance. Il est temps qu’elle subisse à son tour.

Et alii

Non.
Totalement et définitivement non.

Nous en reparlerons j’espère.

christiane dit: à

@hamlet
Je ne m’inquiète nullement quant à nos lectures. Hors philosophes, poètes, essayistes, de mémoire, rien que sur les 5 pages de ce fil, les romanciers, pas seulement cités mais commentés et lus, (et je suis certaine que j’en oublie.) :
E.Carrère – Hervé Le Tellier – Paul Gadenne – Fernand Pouillon – Victor Hugo – Pascal Quignard – Julian Barnes – Edith Wharton – Alain Fournier – Katherine Mansfield – T.Bernhard – G.Flaubert – V.Woolf – C. de Toledo. M.Houellebecq – Kundera – Kafka – Musil….

et alii dit: à

serait-ce « la vérité » qui est « toxique »?

D. dit: à

Nous sommes à présent en début de courbe exponentielle. Nous allons inexorablement revivre dans les hôpitaux les situations dramatiques du printemps.
Plus rien ne peut à l’heure actuelle enrayer la progression exponentielle. La deuxième vague risque d’être plus meurtrière encore que la première.

Nicolas dit: à

Au Monde ils se tripotent grave depuis que l’Etat va consacrer 80 plaques du plan de relance à la réfection des cathédrales « Un « choix politique » voulu par Roselyne Bachelot, la ministre de la culture, mais qui reflète surtout la prise de conscience de l’état de délabrement du patrimoine gothique français. « Les catastrophes de Notre-Dame de Paris et de Nantes [en partie incendiées, en avril 2019 pour la première, en juillet 2020 pour la seconde] ont mis en lumière un besoin important », reconnaît-on au ministère de la culture. » C’est incompréhensible cette raison ou c’est moins qui comprend rien ?

Notre Dame a cramé a cause d’un accident de chantier justement parce qu’elle était en réfection, donc rien de nouveau… et l’orgue de Nantes était ma foi en bonne état dans mon souvenir, on voit pas le rapport entre refaire un orgue (ce qui n’est pas une mince affaire) parce qu’il a cramé et le réparer parce qu’il moisit. Faut des systèmes anti incendies qu’ils disent…. la nouvelle bonne excuse alors que rien n’est fait depuis qu’il faut respecter le déficit autorisé. Merci qui? Merci Covid!

Et Bachelot qui vient à peine d’arriver … refait les cathédrales et laisse la profession mourir à petit feu… impressionnant.

hamlet dit: à

après chacun prend ce qu’il a sous la main pour le faire : les lecteurs prennent les bouquins et les amoureux du vélo prennent le tour de France, mais au final tout le monde parle de la même chose.

hamlet dit: à

il est « monsieur tout le monde » reflet parfait de notre monde d’où l’intérêt qu’il suscite, ce qui intéressant à observer c’est le détour que nous sommes obligés de faire pour parler de nous, le fait de vouloir limiter ce narcissisme à celui de l’auteur est presque drôle.

hamlet dit: à

par contre là où je ne suis pas trop d’accord avec lui, ni avec vous christiane, ni avec passou, sur son narcissisme, qu’il s’excuse toujours revenir à lui : la critique de passou ne parle pas de ce livre, ni de son auteur, la critique de passou décrit parfaitement notre société actuelle, c’est une radioscopie de notre monde, son narcissisme n’est qu’un prétexte.

hamlet dit: à

christiane :On sent qu’il a été malheureux, dépressif, insomniaque, angoissé, qu’il a tenté de surmonter cela, plusieurs fois.
Mais son sourire était lumineux.
Écrire une fiction à partie de sa propre vie, tout en étant vrai…
 »

oui, sur ce point je suis totalement d’accord avec vous, on sent qu’il a été super malheureux, et aussi vachement dépressif, sur le côté insomniaque c’est une évidence, terriblement angoissé que plus angoissé que lui tu meurs.

alors c’est vrai qu’il a tenté de surmonter cela, plusieurs fois, avec à chaque fois plus ou moins de réussite et d’échecs.

Mais son sourire reste toujours lumineux et ça, qu’il garde ce sourire lumineux avec toutes les emmerdes qu’il accumule cela tient pratiquement du miracle !

encore qu’il a échappé au Covid et au cancer du poumon (pour le moment), à partir de là, malgré toutes ses emmerdes il peut garder un sourire lumineux. 3 mois sous respirateur ça enlève les sourires lumineux, quoi qu’on en dise par ailleurs.

Quant au fait d’écrire une fiction à partie de sa propre vie, tout en étant vrai, cela revient un peu à faire de sa vie une oeuvre d’art.

ce qui reste très nietzschéen comme idée, quoi qu’on en dise, en tout cas plus nietzschéen que kantien, ou qu’augustien, encore qu’Augustin aussi a fait de sa vie une oeuvre d’art, je veux dire quoi qu’on en dise par ailleurs.

oui c’est certain, parce qu’on vit une époque plus nietzschéenne que kantienne, je veux dire tout de même, quoi qu’on en dise par ailleurs…

déjà quand il avait écrit le « roman russe » on l’avait comparé à Dostoïevski, ensuite on l’a comparé d’autres, par exemple à Mère Térésa quand il avait écrit « d’autres vies que la mienne », maintenant je pense qu’on peut le comparer à Nietzsche et hop ! la boucle est bouclée.

et alii dit: à

à tous ceux et celles qui se déclinent comme famille erdélienne:lu dans l’obs:
on ne hait jamais gratuitement sa famille. On est toujours justifié à la haïr. Si nous descendons d’elle, c’est qu’elle est l’ascendance. Ascendance temporelle et morale. Elle est antérieure à nous, ce fut une autorité, et une éducation : l’œuvre est aussi son produit. La famille refuse, au fond, la paternité de l’œuvre, comme la paternité ou la maternité, littérales cette fois, l’amour d’un père ou d’une mère, furent dénaturées en leur temps.

Nous avons subi cette ascendance. Il est temps qu’elle subisse à son tour.

christiane dit: à

Jibé,
j’aime particulièrement lire, relire, les « Carnets » de « La Semaison » de Philippe Jaccottet, surtout les derniers (1980-1994).
Il passe souvent par les arts, les paysages, les visages pour exprimer l’ombre, la fragilité, cohabitant avec la lumière dans la vie.
Ainsi ces notes concernant le visage du peintre Bram van Velde vu dans un reportage à la télévision. (p.936 du Pléiade) :
« gravité, humilité, lenteur d’élocution, silences impressionnants ; ce vieil homme émacié au visage d’oiseau qui dit que le monde extérieur ne l’intéresse pas, qu’il cherche seulement, en peignant, en sacrifiant sa vie à la peinture, à se rapprocher d’une sorte de modèle, de figure invisible.
Avec cela, supposé que l’on se trouve devant une de ses œuvres sans rien savoir de leur auteur, il me semble que l’on éprouve une sorte d’enchantement sans aucune coloration tragique. Il y avait, dans ce qui était montré à l’écran, une grâce de la couleur extrêmement sensible ; rien, à première vue, que l’on pût rapprocher d’œuvres où la difficulté d’être, la douleur, le désespoir ont trouvé forme : comme les derniers Goya, ou Van Gogh, ou Soutine. A écouter parler Bram van Velde, on avait pourtant l’impression de découvrir un peintre seul au monde avec sa peinture, suspendu par elle au-dessus du vide et près d’y sombrer pour peu qu’il eût lâcher ses pinceaux. »

Ce que j’ai compris en découvrant toutes ces digressions dans « Yoga » c’est qu’Emmanuel Carrère a besoin de ses notes, a besoin d’échapper à ce qu’il pressentait du livre qu’il est en train d’écrire. Il voudrait tant écrire sans toujours y arriver…
Sur le plateau de La Grande Librairie, il était faible, vulnérable, hésitant comme face à A.Finkielkraut dans l’émission « Répliques ». On sent qu’il a été malheureux, dépressif, insomniaque, angoissé, qu’il a tenté de surmonter cela, plusieurs fois.
Mais son sourire était lumineux.
Écrire une fiction à partie de sa propre vie, tout en étant vrai…
On sent qu’il admire Michel Houellebecq peut-être parce que par ses fictions il ausculte l’état du monde. Dans son roman, c’est l’inverse. Il a beau courir après les faits-divers, toute son écriture est absorbé par lui, lui au milieu des autres avec sa vie qui bascule, son ego fragile et hypertrophié.
Je le trouve émouvant, en décalage entre l’image qu’il s’efforce de donner de lui et ce qu’il sent très bien qu’il est.
Ce livre, au milieu de tant d’autres… un moment d’attention…

Marie Sasseur dit: à

(Je vous le dis tout net, Passou, car cela ne peut en être autrement, et vous vous souviendrez alors pourquoi, ce commentaire sera intitulé d’une phrase de ce livre:  » la vérité est au fond du sac »)

Marie Sasseur dit: à

il en manque, en cette fin de semaine :toujours aussi étriqué de l’ entrejambe.

Marie Sasseur dit: à

@ « Passou laisse sa prestigieuse république du cinéma décapitée pour mieux entendre les cris de la femme à Nicholson, un pervers comme la marie sasseur les aime »

L’infect delire toujours aussi étriqué entrejambe.

J’ai donné sur ce fil de commentaire, la probable localisation de l’hôtel Overlook.

Je l’ai noté, car comme l’auteur avait l’intention d’écrire un livre sur le Yoga, j’ai bien l’intention d’en écrire un commentaire.

Bloom dit: à

dont Astérix…

Bloom dit: à

Pour saluer Roger Carel, inoubliable voix de Dupont (avec un (t) et de Zorbec Legras.
Plus des centaines d’autres…

Marie Sasseur dit: à

@c’est une blague de bipolaire.

Non la blague préférée d’un maître Yoga, ce sont les prénoms des frères Térieur.
Dedans et dehors.

et alii dit: à

un texte de Margel sur la toile:

Serge Margel, La société du spectral, Éditions Lignes, 2012, 62 p., ISBN :
https://journals.openedition.org/lectures/8338
 » sur les assujettissements collectifs qui marquent le corps dans les sociétés désenchantées de la seconde modernité. Entre la société du spectacle de Guy Debord et la société du contrôle de Michel Foucault, l’auteur propose un entre deux, une féconde hypothèse : celle de la « société du spectral » où en tensions entre un corps réprimé et un corps utopique, c’est le corps-machine, sorte de « pouvoir de mort », qui rend visible ce qui spectre en chacun de nous, dans un quid pro quo que met en scène le corps de star. « Tous les corps exemplaires secrètent, tous expriment secrètement un rapport à la mort », mort que notre société a tendance à occulter, en réduisant la place symbolique des rituels. Or, l’homme est un être liturgique et l’une des manières de faire disparaître la mort consiste à la rendre visible dans les média, à lui permettre de « se produire » comme on dit d’un acteur qu’il se produit en scène.

2Le corps de star s’inscrit pour l’auteur dans la tradition du corps-machine, de ce qui se forme

et alii dit: à

je ne me souviens pas que ce livre de M.L.Malet ait été signalé bien que je suis sure que tous les erdéliens le connaissent;
je risque:
Marie-Louise Mallet (dir.)

L’Animal autobiographique
« L’animal autobiographique, ce thème ouvre ainsi un large champ de réflexion où se croisent les motifs de l’auto-biographie (fiction et témoignage, littérature et vérité, confessions, mémoires, questions de la loi du genre, de la référence et du référent, etc.), de la vie (bios et zoé), de la politique de la vie (généalogie et génétique, parenté, famille et État, ethnie et nation…, mais aussi biotechnologies et bioéthique, etc.), du statut du vivant en général (comme du mort-vivant, du survivant, spectral ou virtuel), et tout particulièrement de l’« animal ».
L’animal autobiographique, ou l’écriture du vivant en général : vaste thématique où technique, droit, éthique, politique, philosophie et littérature, ne se laissent guère dissocier et que les diverses conférences du colloque abordent sous des angles et des éclairages à la fois différents et croisés. »
editions-galilee.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=3160

D. dit: à

Pablo, je ne peux pas dire que je sois débutant en la « matière ». Par contre oui dans presque tous les cas c’est involontaire.
Je n’éprouve pas de peur, plutôt de la surprise. De la surprise de pouvoir véritablement voler sans produire un seul mouvement. D’éprouver au début un véritable vertige en regardant en bas. Surpris aussi de me deplacer de lieux en lieux en une fraction de seconde et cela se fait chez moi à l’horizontale mais en arrière, sans voir vraiment derrière sauf si mon esprit le veut.
Parfois il y a la visite de masses noires très négatives qui ont pu me faire peur parce que j’ai eu l’impression qu’elles me pompaient énergétiquement au point que je ne pourrais plus réintégrer mon corps physique. Elles cèdent toujours au nom de Jésus et au signe de croix mais font tout pour l’empêcher. Il faut donc se défendre un peu sinon ça pourrait mal se terminer en effet. Les spécialistes m’ont dit qu’il s’agissait d’énormes larves. Les larves il y en a partout dans l’astral en quantité pléthorique mais celles-ci sont d’un genre spécial et dangereuses.

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