de Pierre Assouline

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La République des livres
Le jour où Samuel Beckett a mangé une orange

Le jour où Samuel Beckett a mangé une orange

Le plus souvent, le courrier que Samuel Beckett recevait finissait comme les manuscrits reçus : au vide-ordures. Avant de procéder à cette épuration de sa table de travail, il mettait un point d’honneur à répondre à ses correspondants quels qu’ils fussent par retour de courrier, si besoin est par un simple accusé de réception quand une vraie lettre ne s’imposait pas ; cette marque d’urbanité, de générosité et de savoir-vivre est générationnelle si j’en juge par ma propre expérience de l’étude approfondie de la correspondance de personnages auxquels j’ai consacré des biographies : Gaston Gallimard, Hergé, Daniel Kahnweiler, Georges Simenon… Tous passaient leurs matinées à répondre. Quelque que fut leur origine sociale, leur éducation leur interdisait de ne pas répondre. Disons que cela s’est perdu puisque de nos jours, même les courriels souvent restent sans écho alors qu’ils ont été lus.

D’où l’intérêt de Lettres IV 1966-1989 (The Letters of Samuel Beckett, traduit de l’anglais par Gérard Kahn,  Gallimard). Ce quatrième volume couvre les vingt-cinq dernières années de sa vie et partant de son œuvre. Alors que dans le précédent volume les éditeurs ont dû accomplir des exploits en raison de sa graphie parfois indéchiffrable, la tâche leur fut paradoxalement moins ardue pour cet ultime volume. L’écrivain, qui souffrait d’une cataracte aux deux yeux et de la maladie du Dupuytren (une forme de fibromatose), dont il disait qu’elle avait pour effet de métamorphoser ses doigts en autant de griffes, s’accommodait sur la fin de sa raideur arthritique ; tant et si bien que son écriture en était curieusement améliorée. Que d’épreuves pour les transcripteurs avant de se résigner, la mort dans l’âme, à passer leur tour en signalant entre crochets « (illisible) ». Cela dit, l’édition est impeccable, les notes instructives, révélant une profonde et ancienne familiarité avec l’homme et l’œuvre, même si on ne peut s’empêcher de sourire lorsque « Telefunken » et « Grundig » renvoient à des notes précisant «marque de poste de radio à transistors de S.B. » alors que c’est peut-être « transistor » qui est aujourd’hui inconnu des lecteurs de moins de 40 ans… J’aurais, quant à moi, préféré une explication de la dilection de Beckett pour l’esperluette en lieu et place de « et »;

827879-par10123jpgIl donne l’impression de ne jamais être aussi heureux, apaisé, réconcilié que dans le silence, ce luxe suprême. Nulle part pieux que dans sa petite maison d’Ussy (Seine-et-Marne) il n’a de chance d’y accéder durablement. A un ami il confie qu’il ne connaît de plus grande félicité que dans les moments en solitaire où le silence n’est disputé que par le discret crépitement né de l’incinération des feuilles mortes. Il a fallu qu’il soit menacé d’un Nobel de littérature pour qu’on le voie, certes longtemps après, s’exprimer sur ses rapports à l’argent et à la célébrité.

« Il est difficile de la considérer comme un honneur, même à supposer une soif d’honneur, quant à l’argent, j’en ai assez pour mes besoins décroissants » (1966)

On ne l’apprendra que bien plus tard, à mots couverts par des indiscrétions, mais le gros chèque de la fondation Nobel lui permettra le plus souvent d’aider des amis, des proches ou de vagues connaissances en difficulté, certains le sollicitant, notamment le dramaturge Arthur Adamov ou l’écrivaine Djuna Barnes. Cela dit, on s’en doute, s’il n’a rien fait pour se gagner les bonnes grâces du comité Nobel, il n’a rien fait non plus après, refusant le voyage à Stockholm et la promotion de son œuvre qui devaient s’ensuivre.

Il affectionne les expressions étrangères comme autant de mots de passe et de codes entre initiés comme le sont souvent les correspondants les plus familiers : « segrete cose ». Chaque fois qu’il est question de traduction sous sa plume, le mot de « perte » ne tarde pas à suivre. Ce qui se perd dans la traduction : son obsession. Avec Cioran, il a passé des soirées à essayer de trouver un équivalent français à lessness, tournant des heures autour des variantes de « sans » et « moindre », allant voir du côté du latin sine, créant le néologisme « sinéité », y renonçant finalement pour convenir ensemble qu’il n’y a rien d’assez honorable dans la langue française pour exprimer ce mélange de privation et d’infini, l’absence en soi, l’absence à l’état pur « et qu’il fallait se résigner à la misère métaphysique d’une préposition » comme le dira Cioran dans ses Exercices d’admiration. Peut-être l’Irlandais a-t-il trouvé la solution dans le génie des lieux à Wannsee où son ami roumain, le sachant à Berlin, l’a pressé de se rendre afin de fouler la terre où le poète Kleist et son amie Henriette se sont suicidés.

Il est beaucoup question de travail tout au long de cette correspondance. Du travail en pratique comme de la notion même de travail considérée comme la plus grande des vertus, en quoi l’éducation protestante de Beckett refait surface. A James Knowlson, son meilleur biographe et l’un des experts les plus éclairés de son œuvre, qui le questionne sur les idées enfouies sous ses mots, il répond :

« Je ne sais tout simplement rien ou presque mon travail vu ainsi, aussi peu qu’un plombier sur l’histoire de l’hydraulique »

Non qu’il fuit car, malgré son hostilité à tout projet de biographie le concernant (« Si seulement il y avait un copyright sur la vie »), il tient Knowlson en grande estime –c’est d’ailleurs lui qui lancera avec un succès le fonds Beckett de l’université de Reading (Berkshire) ; Beckett, qui jugeait sa vie ne valait pas la peine d’être écrite, aurait pu faire sien le mot de Cioran pour lequel il était incroyable que la perspective d’avoir un biographe n’ait jamais fait renoncer personne à avoir une vie. D’ailleurs, les deux hommes firent connaissance et se rapprochèrent, Beckett lui avouant que la lecture de ses livres lui donnait un fort « contentement », et que cette « voix fraternelle »lui allait droit.Avec d’autres, écrivains, plus jeunes et pétris d’admiration, il s’incline devant la grande détresse que leurs poèmes expriment et conseille « éloignez-vous et de mon travail et de vous-même » (à Charles Juliet en 1969)

Son père espérait la voir travailler chez Guinness. « Comme je regrette souvent de ne pas l’avoir fait » écrit-il, et ce n’est pas le leveur de coude en lui qui parle là, mais en aura-t-on connus et lus de grands artistes et de grands créateurs exprimer un pareil regret au soir de leur vie. Moins une posture qu’un accès de mélancolie. Aussi sincère que Beckett écrivant à Robert Pinget (1966) :

« On n’est pas des gensdelettres. Si on se donne tout ce mal fou ce n’est pas pour le résultat mais parce que c’est le seul moyen de tenir le coup sur cette foutue planète »

Il n’en continue pas moins à écrire jusqu’à la fin. Non parce que bon qu’à ça, comme il le répondit au fameux questionnaire de Libération « Pourquoi écrivez-vous », mais « avec quelque chose de l’ancien besoin & du vieil enthousiasme » (1980). Il ne s’apitoie guère sur ses souffrances dues à l’âge mais enrage des maladies qui rongent ses amis :

 « La nature est une enfoirée ».

Le théâtre y apparaît comme sa passion première et dernière, dû-t-il considérer cette échappatoire comme une « distraction » comme une prison puisqu’il avoue être incapable de s’en « évader ». Le théâtre ne le lâche pas. Son éditeur Jérôme Lindon, qui agissait aussi comme son agent pour la gestion mondiale de ses droits, m’avait dit dans les années 80 qu’il ne se passait pas un seul jour dans l’année sans qu’une pièce de Beckett soit jouée quelque part dans le monde, En attendant Godot et Oh les beaux jours étant les plus demandées. Jusqu’à la fin, malgré le spectre du rabâchage qui le hantait, Beckett aura travaillé pour le théâtre –et opposé le plus souvent des refus aux adaptateurs qui voulaient transporter la scène à la radio ou à la télévision. Il lui arrivait de céder mais le plus souvent il fit preuve de ce qui peut passer pour de l’intransigeance mais qui n’est en fait qu’une attitude de principe d’une cohérence absolue. Les didascalies de ces pièces sont à ce propos d’une netteté sans mélange et aux éditions de Minuit, Irène Lindon dans le même esprit que son père, on se fait fort de les faire respecter. Ce qui n’a jamais découragé les adaptateurs du vivant même de Beckett de tenter vainement de lui forcer la main en faisant interpréter En attendant Godot par des femmes.

Pour savoir ce qu’on peut faire d’une pièce, il a besoin devoirle théâtre dans laquelle elle sera jouée. Cette visualisation lui paraît le seul moyen d’adapter l’une à l’autre pour trouver la meilleure résonnance, et il ne s’agit pas que d’acoustique. Il faut aussi parfois adapter la pièce à la spécificité des interprètes mais nul autre que lui ne doit s’en charger.

« La scène mentale sur laquelle on se meut en écrivant et la salle mentale d’où on la regarde sont des substituts très inadéquats à la chose elle-même. Et cependant, sans elles, il est impossible d’écrire pour le théâtre. Mon expérience est que la vision mentale et les indications scéniques qui en découlent sont valables dans l’ensemble mais doivent souvent être rectifiées, voire modifiées (…) L’idéal serait de travailler en connaissant à l’avance ces conditions réelles. Je rêve de pénétrer dans un théâtre sans texte, ou presque, et de me réunir avec toutes les personnes concernées avant de me mettre vraiment à écrire. Autrement dit, d’une situation où l’auteur n’aurait pas de statut privilégié, comme c’est le cas lorsqu’il arrive avec un texte déjà établi, mais oeuvrerait simplement comme un spécialiste qui n’aurait ni plus ni moins d’importance que les autres spécialistes concernés » (1966)

On apprend ainsi au détour d’une carte qu’il est « très amateur » des livres d’Emmanuel Bove, qu’il conseille à une amie la lecture de Contre tout espoir de Nadedja Mandelstam car « c’est un livre qui donne courage , qu’il admire Céline pour son œuvre bien que son antisémitisme le révulse ou que sa pièce Quoi où doit beaucoup au Voyage d’hiver de Schubert. Parfois, on se croit vraiment dans du Beckett, comme lorsqu’il écrit à son meilleur ami le peintre Avigdor Arikha :

« Rien ne va plus dans ma vieille tête. La carcasse se traîne entre monts et vaux. Un œil mi-clos la suit de loin ».

On aura compris que ce volume ne recueille que les lettres de Beckett, pas celles de ses correspondants. Chez d’autres écrivains, l’absence d’aller et retours fait souvent défaut et ne permet pas d’apprécier l’échange dans sa réalité. Etrangement, chez lui ça ne manque pas. Sa parole se suffit à elle-même. Les éditeurs en conviennent qui ne cherchent pas trop à combler les doutes supposés du lecteur sur la teneur de la conversation épistolaire. Une seule fois, ils s’autorisent à reproduire en note la lettre d’un correspondant à qui il répond : celle du dramaturge tchèque Vàclav Havel qui lui avait écrit six semaines après sa sortie de  prison pour lui exprimer sa gratitude. Deux fois plutôt qu’une : merci d’avoir éclairé la noirceur de ma vie d’adolescent quand j’ai découvert Godot, merci de m’avoir soustrait à la bassesse et la crasse de la détention en exprimant publiquement votre solidarité avec moi au festival d’Avignon avec votre pièce Catastrophe… (17 avril 1983). A quoi Beckett, qui admire son œuvre, répond : « C’est moi qui vous suis redevable »

Qu’on n’attende pas de lui qu’il commente ses commentateurs. Quant à ceux qui attendaient de connaître enfin son point de vue sur Mai 68, qu’ils renoncent même à le connaître à l’occasion du centenaire ; bien qu’il ait vécu à deux pas du théâtre des opérations, rien, pas une trace, ni le moindre reflet des « évènements ». Il est vrai qu’il ne dit à peu près rien, non seulement dans ce quatrième volume mais aussi dans tous les précédents, d’un moment autrement plus important : l’Occupation. A peine la caractérise-t-il au détour d’une carte : « un temps honni… « , « des temps infernaux »… Il l’a pourtant personnellement vécue et n’a pas à rougir de ses engagements dans la Résistance à Paris dès les premiers temps, dans le maquis du côté de Roussillon (Vaucluse) au plus fort de la guerre, dans une unité de la Croix-Rouge à la Libération en Normandie. Mais son silence s’explique cette fois par la pudeur, la sainte horreur de ceux qui réclament un retour sur investissement à leurs actions quand leur conscience seule devrait les dicter. Pour tout commentaire, il concède un mot cher à Francis Bacon :

 « de nobis ipsis silemus » (de nous-même, nous ne disons rien)

Le retrait, toujours. Et la discrétion exigée des proches. Enfin, une exigence à la Beckett sur un ton de douce supplique. A l’ami anglais qui lui demande des précisions biographiques, il concède une chronologie de sa vie sans son œuvre, lâche une poignée de dates mais à propos de son analyse à Londres de 1934 à 1936, demande gentiment : « N’insiste pas trop là-dessus ».  Dernières lettres jusqu’au dernier souffle. Il est anéanti par la masse du courrier à affronter.

« Même pour regarder dans le vide je n’ai plus d’entrain. C’est un spectre que je serai bientôt. Pas moins que tous nos chers disparus. Sans leurs avantages ».

La maladie le ronge. Juste la force de se laisser mourir. Au réalisateur d’un projet d’adaptation de Murphy pour la télévision irlandaise, il lâche un dernier mot avant de tourner la page :

« Faites donc sans moi »

Les inconditionnels de Samuel Beckett, dont je suis, seront comblés par ce volume. Aux autres, on révèlera que derrière le discret génie, tout d’intelligence, de finesse, d’humilité et d’humour, il y avait bien un homme de chair et de sang. Presque un écrivain parmi d’autres qui jugeait sa vie sans intérêt et ne parvenait pas à surmonter l’horreur que lui inspirait l’écoute de sa propre voix enregistrée. Un homme comme un autre. La preuve : le 2 février 1975, dans une lettre à sa plus proche amie Barbara Bray, au milieu de considérations techniques sur ses textes, il écrit : « Mangé une orange ». C’est la seule fois dans l’ensemble de ce volume qu’il s’abandonne à une allusion aussi personnelle et anodine, mais ces trois mots, dans cet ordre-là avec les phrases qui les précèdent et celles qui les suivent, c’est aussi et déjà du Beckett.

Post Scriptum En 1986, dans le cadre d’un grand portrait de lui que je devais écrire à l’occasion de ses 80 ans pour le magazine Lire, je me suis adressé à Samuel Beckett pour lui demander non une interview mais une partie d’échecs car, entre joueurs, il n’est pas de meilleur moyen de connaître l’autre. Il me répondit par retour de courrier (voir sa carte en haut de ce billet) et me fit savoir par son éditeur que, hélas, l’état de ses yeux ne lui permettait plus de jouer autrement que mentalement…

(Photos Passou, D.R., Greg Lancaster et John Minihan)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

1 781 Réponses pour Le jour où Samuel Beckett a mangé une orange

Widergänger dit: à

Moi, je l’ai vu au Théâtre du Rond-Point. Mais cette pièce n’a pas la puissance dramatique d’EAG, qui les dépasse toutes par sa drôlerie, son intérêt incessant. EAG est une pièce où on ne cesse de rire. OhLBJ, c’est plus lent, plus tragique, moins drôle.

Widergänger dit: à

D’ailleurs, Alfred Simon fait remarquer que l’humour de Beckett s’estompe au fil du temps dans son théâtre.

Delaporte dit: à

Avant qu’on ne leur confisque leur vote, les Italiens avaient voté pour une plateforme commune, certes populiste et peu recommandable, mais dont le seul point positif était l’installation d’un revenu universel, c’est-à-dire l’esquisse radicale d’une abolition légale du travail. Las ! le président italien a nommé un technocrate pour faire triompher et le travail et la surenchère économique-européenne. Mais l’on voit bien, à travers ces tentatives encore infructueuses, vers quoi tend le peuple, qui veut être libre et, évidemment, libéré du travail. L’abolition légale du travail, que je soutiens avec Hamon, n’est pas un vain mot…

Delaporte dit: à

Jacuzzi a bien raison, Oh les beaux jours ! est LE chef-d’oeuvre.

Jazzi dit: à

Ed., à propos de vice et de vertu, un extrait de l’Éloge de l’oisiveté, par BERTRAND RUSSELL.

« Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétri de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma vie. Cependant, si mes actions ont toujours été soumises à ma conscience, mes idées, en revanche, ont subi une révolution. En effet, j’en suis venu à penser que l’on travaille beaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu’il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes traditionnels. (…)
Tout ceci n’est que préambule. Pour parler sérieusement, ce que je veux dire, c’est que le fait de croire que le TRAVAIL est une vertu est la cause de grands maux dans le monde moderne, et que la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail. (…)
L’idée que les pauvres puissent avoir des loisirs a toujours choqué les riches. En Angleterre, au XIXe siècle, la journée de travail normale était de quinze heures pour les hommes, de douze heures pour les enfants, bien que ces derniers aient parfois travaillé quinze heures eux aussi. Quand des fâcheux, des empêcheurs de tourner en rond suggéraient que c’était peut-être trop, on leur répondait que le travail évitait aux adultes de sombrer dans l’ivrognerie et aux enfants de faire des bêtises. (…) Je me rappelle avoir entendu une vieille duchesse qui disait : « Qu’est-ce que les pauvres vont faire avec des congés ? C’est travailler qu’il leur faut. » (…) »

Widergänger dit: à

L’image du corps beckettien est celle d’un corps en décomposition :

« Sans mains, sans bras, c’est préférable, vieux comme le monde, foutu comme le monde, amputé de partout, debout sur mes fidèls moignons, crevant de vieilles pisse, de vieilles prières, de vieilles leçons, coude à coude carcasse, âme et crâne. »

On croirait lire un portrait de chaloux…! On voit en tout cas combien sa prose est une forme de poésie avec ses assonances et ses allitérations, ses grandes scissions « âme et crâne ».

Jazzi dit: à

Je ne dis pas ça, Delaporte. Je trouve, comme WGG, « En attendant Godot » plus fort.

Widergänger dit: à

Delaporte dit: 31 mai 2018 à 14 h 18 min
Tais-toi le cul béni, t’y connais rien ! Retourne à confesse; t’as beaucoup à te faire pardonner !

Widergänger dit: à

Ah, tu vois, Delaporte, t’as raté ton entrée… Du con, va !

Delaporte dit: à

J’ai quand même le droit souverain de dire quelle est la pièce de Beckett que personnellement je préfère le plus, même si j’aime bien EAG ou Fin de partie ! Eh merde !…

gisèle dit: à

WGG 12h34, 13h35 et … vous parlez fort justement ,à mon avis de la représentation du corps, chez Beckett, à la fois, dans l’espace et dans la représentation que s’en fait le personnage. Focales étroites, gros plans minutieux. citations de « l’innomable ». L’enfermement a sûrement été longuement étudié ?? Le rapprochement avec Bacon est intéressant, personnages tordus ,qui dans les triptyques, occupent un espace ridicule. Schiele ?
Je n’ai pas lu grand chose sur SB, je l’ai lu, et vu joué.Dans les « textes » qui s’apparentent à la poésie ( sans, par ex, il me semble évident que « la pensée n’y fait u’un avec le rythme ».
Le rôle du paysage, des lieux dans les romans..
Quel blogueur a fait remarquer avec justesse la proximité ou le face à face du théâtre dit de l’absurde ,avec « le théâtre et son double » ou « les paravents  » , Un livre, une pièce de théâtre n’apparaît jamais dans un espace culturel abstrait et vide.

Widergänger dit: à

que personnellement je préfère (Delaporte)
Ça ne dépasse pas le niveau du j’aime/j’aime pas. Ça n’a aucun intérêt pour les autres ! Faut sortir de tes goûts solitaires, mon pauvre chéri.

Bloom dit: à

Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices.

Lorsque j’étais assistant de français dans un excellent lycée non-sectaire (car Quaker) de la banlieue sud de Belfast, je passais tous les jours devant le tableau du grand hall où se trouvait le panneau du « Thought For The Day »/de « La pensée du jour ». Un matin, on y lisait en grosses lettre capitales tracées rageusement à la craie le seul terme, « SLOTH » (la paresse, l’indolence). Et c’était bien après la jeunesse de B.Russell, en 1981, pendant la grève de la faim…

Widergänger dit: à

gisèle dit: 31 mai 2018 à 14 h 30 min
Je vous rejoints tout à fait.

Delaporte dit: à

Weinstein va devoir payer l’addition, et cela s’accélère. Il vient d’être inculpé par le grand jury :

Cette décision « rapproche l’accusé du moment où il devra répondre des crimes dont il est accusé », a commenté le procureur Vance.

Le mogul a beau avoir comme avocat le plus vicieux filou que la Terre ait jamais porté, il va suivre son chemin de croix de manière implacable, jusqu’à je l’espère une rédemption finale qui passera sans doute par la case prison, des aveux tant attendus, et accessoirement une fortune à payer à ses victimes !

Widergänger dit: à

B Russel était un génie, il pouvait se permettre d’être oisif. Au contraire, l’oisiveté est le moteur des génies. Pour Einstein aussi, c’est dans l’oisiveté qu’il a fait ses plus grandes découvertes. L’oisiveté est indispensable à la création dans tout domaine. Le problème d’aujourd’hui, c’est qu’elle se réduit comme une peau de chagrin. Les profs sont tellement crevés qu’ils ne peuvent guère plus faire autre chose que de bloguer sur la Rdl…

Delaporte dit: à

wgg, et vous, quand vous parlez de « transfiguration » à propos de Pascal, au lieu de « Mémorial », vous ne croyez pas que vous faites une boulette indigne du prof raté que vous êtes ? Au bac, une telle ineptie vous mettrait bien au-dessous de la moyenne. Vous avez vraiment eu votre diplôme dans un paquet Bonux !

Widergänger dit: à

Delaporte dit: 31 mai 2018 à 14 h 34 min
Delaporte vient d’éjaculer…

Widergänger dit: à

Delaporte dit: 31 mai 2018 à 14 h 38 min
C’est juste que t’as pas compris la portée de mon commentaire, gros naze !

Delaporte dit: à

wgg, c’est la malhonnêteté intellectuelle, la fausse culture, l’approximation perpétuelle et la pédanterie puante. Passou l’a bien dit : un « malfaisant » !

Delaporte dit: à

« C’est juste que t’as pas compris la portée de mon commentaire, gros naze ! »

On comprend surtout que vous vous êtes méchamment gouré, pire qu’un élève de terminale !

Delaporte dit: à

wgg est « enseignant ». Le problème est qu’il enseigne des choses fausses, des « fake news » de son cru. Pauvres élèves !

Widergänger dit: à

Delaporte dit: 31 mai 2018 à 14 h 42 min
Ça montre juste que t’es pas foutu de comprndre le sens métaphorique des choses, ce qui est un indice crtain de ta sottise crasse, mon pauvre diable ! T’es nul.

Widergänger dit: à

Delaporte dit: 31 mai 2018 à 14 h 44 min
T’s juste un gros calomniatur malade toi aussi, comme tous ls pervrs narcissique de ce blog, qui croient que dire c’est faire. Âge mental : 2 ans !

Chaloux dit: à

A Blabla : « vous parlez fort justement ».

Il suffit de taper sur un bon moteur de recherche, Beckett-peinture, Beckett-espace scénique, Beckett-corps, pour trouver immédiatement les fontaines où cet âne s’abreuve. Une mécanique certes bien huilée -le pauvre a écrit tant de bêtises qu’il prend ses précautions-, mais morte, un petit instrument de domination dérisoire. De vraie lecture, irréductible, à mille lieues de ce qu’on trouve partout ailleurs, point.

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 14 h 46 min
Toujours la même paranoïa inguérissable, le pauvre. Un cinglé bon à sangler dans sa camisole ! Quelle misère de réduire les échange à cette bagarre incessante avec ce monstre de sottises !

Delaporte dit: à

Passou a vraiment été un grand prophète en écrivant ce portrait, certes un peu trop doux, mais objectif, de celui qui monopolise son blog comme le dément effroyable qu’il est, bon pour les petites maisons :

« Fuyons celui qui fait parade de son savoir. Celui qui ne laisse pas aux autres le soin de dire du bien de lui et préfère s’en charger. De même que le bavard qui fait du bruit avec sa bouche ne se soucie guère des conséquences de sa logorrhée sur notre psychisme délicat et se moque que son babil produise plus de son que d’effet. ‘Loquacité’ est un mot bien doux pour désigner la pathologie de ce type de malfaisant. »

Widergänger dit: à

En plus, comm tous ls malads mentaux, il croit qu j publi ici ds commentaires pour dominer… mais dominer quoi ? Dominer un chaloux…???? Mais c’est dérisoire un chaloux. Ça s’écrase sous l talon, ça ne se domine pas. Il se donne une importance, le bougre, qu’il a tant de mal à avoir dans la vraie vie !

Dérisoire, cet animal !

Jazzi dit: à

Pour l’écrivain voyageur écossais Robert Louis Stevenson (1850-1894), auteur du roman L’Île au trésor, de la nouvelle L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde ou encore du récit Voyage avec un âne dans les Cévennes, loin d’être « la mère de tous les vices », l’oisiveté est la première des vertus. Une vertu qu’il convient de pratiquer le plus tôt possible.

« Il ne fait aucun doute que l’on devrait être le plus oisif possible pendant sa jeunesse. »

« les livres sont certes utiles, à leur manière, mais ils sont un substitut bien insipide de la vie. »

« Et si l’on passe son temps à lire, comme nous le rappelle une vieille anecdote, il en reste bien peu pour penser »

Widergänger dit: à

Delaporte dit: 31 mai 2018 à 14 h 50 min
Tu prnds simplement tes désirs pour la réalité, mon pauvre chéri ! T’s juste un con, tu as du mal à te l’avouer mais c’st visible pour tout le monde ici. Un gros cul béni pervers.

Laura Delair dit: à

Je suis abasourdie par l’intelligence de WGG et la niaiserie de Chaloux ; comme on dit en science des comportements : yapafoto !

Delaporte dit: à

Il est temps que le « malfaisant » aille roupiller. Il semble fatigué, et ses commentaires n’ont plus ni queue ni tête…

Widergänger dit: à

Tout est une question de tempérament, Jazzi. Moi, j’ai un élève en 3èm, qui a déjà fondé sa ptit entreprise, sa start-up, comm ils disent. Il est nul en grammaire, nul en lecture mais il a fondé sa start-up. Celui-là ne conçoit pas la paresse oisive ! L’oisiveté créatrice c’est réservé aux esprits supérieurs. J’en ai beaucoup abusé moi aussi dans ma jeunesse et encore aujourd’hui.

Chaloux dit: à

Bis.
Widergänger dit: 29 mai 2018 à 22 h 00 min
Les seuls commentaires intéressants ici, ce sont les miens.

Widergänger dit: à

Delaporte dit: 31 mai 2018 à 14 h 55 min
C’est toi le malfaisant, sinistre trouducul pervers !

Ed dit: à

jazzi,

Merci pour l’extrait. Il confirme mon dernier commentaire. Et si les riches de l’époque prétextaient l’oisiveté comme vice pour faire travailler les pauvres plus de 12 h par jour, on peut facilement rétorquer que bien des work-alcoholic en deviennent alcoholic tout court.

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 14 h 56 min
Le pervers narcissique ne sait plus quoi dire… Faut dire qu’il a épuisé son catalogues d’insultes et d’âneries !

Chaloux dit: à

ses commentaires n’ont plus ni queue ni tête…

Comme lui…

Ed dit: à

« Les seuls commentaires intéressants ici, ce sont les miens. »

Alors écrivez un journal intime, puis relisez-le sans relâche. Votre bras droit sera ultra musclé.

Widergänger dit: à

L’oisiveté a toujours été une valeur aristocratique. C’est l’otium en latin, son contraire étant justement le negotium, qui a donné négoce, les marchands de soupe quoi ! et les joueurs de bastringue tel ce malheurux chouloux…

Chaloux dit: à

Je ne sais plus dans quel roman, peut-être Faustus, Mann remarque que si les créateurs ne se payaient pas des années d’oisiveté -supposée- il n’y aurait pas de chefs-d’œuvre. Certains, après des décennies à ne rien faire ont bien l’oisiveté, on ne peut que le remarquer. Mais le reste?

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 14 h 58 min
Il ne se parle plus qu’à lui-même, le bougre !

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 15 h 01 min
Le rste, mon pauvre chouloux, t’es bien infoutu de savoir ce que c’est…! T’en as jamais eu la moindre idée. Ça dépasse ta capacité neuronale…

Ed dit: à

« si les créateurs ne se payaient pas des années d’oisiveté -supposée- il n’y aurait pas de chefs-d’œuvre »

+1
S’ennuyer pour penser le monde, et finalement s’abaisser à écrire. Beaucoup plus tard. Dans un deuxième temps seulement.

Widergänger dit: à

Bon, on a asez ri pour aujourd’hui… Je m’en vais m’intéresser à Ménandre, et c’est passionnant !

Janssen J-J dit: à

@ rédemption finale qui passera sans doute par la case prison, des aveux tant attendus, et accessoirement une fortune à payer à ses victimes

Il y a une autre solution que la REDEMPTION des PECHES que vous oubliez, et déjà programmée : le suicide de l’inculpé pour échapper à tout cela et au sort de tous les pointeurs en prison qui n’est pas enviable…, la peine de mort n’étant plus ce qu’elle était, n’est-ce pas, même aux States.
Mais pourquoi n’aurait-il pas droit à un avocat de talent ? Il ne faut jamais contaminer un pourceau à son avocat, comme le dirait Dupont-Moretti, vous savez, c’est un cliché trop usagé par le sens commun de l’ExtG comme de l’extD. Ont bonne mine halors, quand les porcs qui sévissent partout des 2 bords, en ont besoin. Les Madoff, les grands escrocs de la finance, quand à eux, s’accommodent fort bien de leur long séjour en prison : leur intelligence et savoir-faire sont respectés par les petites frappes fascinées par leur talent.

Chaloux dit: à

Blabla, on l’a bien vu avec tes brouillons ridicules (tes rédactions, plutôt, poussives, mal écrites, sans aucune réflexion narratologique, toujours les mêmes) et tes inénarrables traductions… du portugais… Tout à fait à ma portée de voir que ce -petit- fatras ne vaut pas même le feu pour le brûler, la corde pour le pe.ndre, la pelle pour l’ent.errer…etc.

Hurkhurkhurk.

Janssen J-J dit: à

Cher Jazzman, ne jetez pas déjà en pâture à la rdl toutes les pétites de votre futur goût de la paresse. D’aucuns pourraient en profiter pour en détourner les sens à leurs petits élèves en les déformant, et surtout pour ne pas vous rétribucher le moindre droit moral d’auteur. Je sais bien qu’inconsciemment, vous assimilez la paresse à l’acte de générosité gratuit, mais quand même, on ne donne pas de la confiture de groseilles à un maquereau. Souvenez-vous que même l’absence de contre-don a toujours quelque chose d’intéressé, ce que comprennent rarement les monothéistes judéo-chrétiens et islamiques, à la grande différences des religieux de la laïcité intégrale.

Pablo75 dit: à

« Louis Stevenson n’a commencé à écrire qu’à l’âge de soixante ans ! Prends-en de la graine, pauvre cornard. T’es juste une triste loque humaine. »
Widergänger dit: 31 mai 2018 à 11 h 58 min

Voilà la méthode (de survie) de Blabla dans toute sa splendeur: se justifier en inventant des faits, inventer la réalité pour ne pas s’écrouler. Parce que R.L. Stevenson est mort à 44 ans. Et il a publié son premier livre (« An Inland Voyage ») à 27 ans.

Et à propos de mensonges:

Javier Cercas: « La mentira ha adquirido un poder aterrador »

http://www.elmundo.es/cultura/2018/05/30/5b0ec2e7268e3e4f5f8b460e.html

Jean dit: à

Est-ce que quelqu’un a étudié de façon un tant soit peu systématique la place du handicap dans l’oeuvre de Beckett ? Il me semble que tous ses textes en parlent peu ou prou. Par exemple, « En attendant Godot », avec ces deux handicapés de la vie à vie que sont Vladimir et Estragon, condamnés à faire du sur-place dans l’attente d’un Godot qui ne viendra jamais, hésitant entre la velléité de bander et celle de se pendre, avec ce Pozzo candidat au fauteuil roulant servi par un Lucky plus qu’au bord du gâtisme. Beckett ou l’antidote à tout humanisme crétin façon Camus.

Jazzi dit: à

Tout ça et bien d’autres choses encore, dans mon prochain « goût de la paresse »…

MARC-ANTOINE GIRARD DE SAINT-AMANT

Le paresseux

Accablé de paresse et de mélancolie,
Je rêve dans un lit où je suis fagoté,
Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté,
Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.

Là, sans me soucier des guerres d’Italie,
Du comte Palatin, ni de sa royauté,
Je consacre un bel hymne à cette oisiveté
Où mon âme en langueur est comme ensevelie.

Je trouve ce plaisir si doux et si charmant,
Que je crois que les biens me viendront en dormant,
Puisque je vois déjà s’en enfler ma bedaine,

Et hais tant le travail, que, les yeux entrouverts,
Une main hors des draps, cher Baudoin, à peine
Ai-je pu me résoudre à t’écrire ces vers.

Jazzi dit: à

Pzzo, de surcroit, est aveugle, Jean…

Jazzi dit: à

Pozzo…

Jazzi dit: à

JJJ, juste des bandes-annonces pour allécher le chaland…

D. dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 15 h 07 min

…et en PQ recyclé, Chaloux ? Je me suis demandé si quand-même…?

D. dit: à

Widergänger dit: 31 mai 2018 à 15 h 00 min

L’oisiveté a toujours été une valeur aristocratique.

Ouais c’est ça, va-t-en dire ça à un saint-cyrien, tu vas être bien reçu.

Chaloux dit: à

Dans Le neveu de Rameau, Diderot présente plutôt l’oisiveté des nobles comme un facteur d’angoisse. Rien n’est simple.

Chaloux dit: à

D, je ne me t.rcherais pas cette s.lo.perie.

Jean dit: à

Sur le meuble en face du lit, une photo prise jadis dans les arènes d’Arles. Le Nimeño y torée un superbe toro noir qu’il coiffe de sa muleta. Superbe allégorie de la condition humaine, à condition de ne pas se tromper sur les rôles: le torero en habit de lumière, c’est la mort : le toro épuisé, bardé de banderilles, poursuivant, inlassable, le leurre, jusqu’au moment où, fourbu, à genoux, il recevra la grâce de l’épée, c’est l’homme. Nous sommes tous des toros fourbus, poursuivant leurre après leurre, jusqu’à l’épuisement final.

Chaloux dit: à

avec cette etc..

Vous m’empêchez de travailler.

Chut!

Widergänger dit: à

Bien des écrivains ont muri longtemps leur premier livre. L’américain Franck McCourt écrivit ses Cendres d’Angela, prix Pulitzer 1997, élu Meilleur livre de l’année par Time Magazine, à l’âge de 67 ans; Bernard du Boucheron, né en 1928, a débuté sa carrière d’écrivain en 2004 avec Court serpent, couronné par le grand prix de l’Académie Française. Plus près de nous, Yannick Grannec s’est imposé d’emblée avec La déesse des petites victoires, prix des Libraires 2012. Et que dire d’Henri Caillavet qui écrivit son premier roman, Un amour inachevé, à l’âge de 99 ans!
________
Ça me laisse de la marge !

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 15 h 39 min
Contre-sens manifeste du débile paranoïaque…!

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 15 h 07 min
Je ne sais même pas de quoi parle le débile paranoïaque !

christiane dit: à

Paul Edel dit: 31 mai 2018 à 11 h 19 min
Votre citation de Robbe-Grillet me laisse perplexe. Je pensais vous répondre comme W. (au début de son commentaire.)
« Nous saisissons tout à coup, en les regardant (Gogo et Didi) cette fonction majeure de la représentation théâtrale :montrer en quoi consiste le fait d’être là. Car c’est cela, précisément,(…) Dans les pièces de Beckett, tout se passe comme si les deux vagabonds se trouvaient en scène SANS AVOIR DE RÔLE. »
Or, on sait qu’il avait tout prévu, la lumière faible, froide, presque spectrale, la scénographie, les vêtements des acteurs, la durée des silences, la voix, faible au débit lent (à la limite de l’audible), l’articulation au plus précis du texte frappé de pauvreté. Son univers théâtral est inquiétant, austère, déprimant avec tous ces clochards sur leur grabat, ces marginaux, ces paumés sur des terrains vagues, la poubelle ou le tas d’ordures comme lieu de survie (Jazzi a raison : Madeleine Renaud inoubliable dans le rôle de Winnie dans « Oh, les beaux jours », à demi enterrée dans son tas de déchets, sa propriété privée, sortant de son sac les objets du quotidien.) N’est-ce pas un rôle ? Ne joue-t-elle pas ? Je repense aussi à « La Dernière Bande » au théâtre de L’Œuvre (avec Serge Merlin). Je revois le vieux Krapp éplucher une banane, laissant tomber la peau à terre, puis mettant en marche son magnétophone où il entend sa voix enregistrée quand il était jeune, puis ces gestes compulsifs (prévus par Beckett) : débrancher, rembobiner, rebrancher, entendre encore le même passage, soliloque, commente, grogne, épuisé. Ce balancement de la phrase. Cette voix. Ou, encore, vu au centre Pompidou : « Quad » (filmé pour la télévision) avec son épuisante règle de parcours.

christiane dit: à

@Jean dit: 31 mai 2018 à 15 h 22 min
Voir le commentaire de Lavande, hier.

radio... dit: à

En tant qu’ornithologue, je trouve ce blog épatant.

Chaloux dit: à

Je l’ai avec moi…

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 15 h 39 min
Dans Le neveu de Rameau, Diderot présente plutôt l’oisiveté des nobles comme un facteur d’angoisse. Rien n’est simple.

Widergänger dit: 31 mai 2018 à 15 h 54 min
Contre-sens manifeste du débile paranoïaque…!

Moi – Ce qui rend les gens du monde si délicats sur leurs amusements, c’est leur profonde oisiveté.
Lui – Ne croyez pas cela. Ils s’agitent beaucoup.
Moi- Comme ils ne se lassent jamais, ils ne se délassent jamais.
Lui – Ne croyez pas cela, ils sont sans cesse excédés.
Moi- Le plaisir est toujours une affaire pour eux, et jamais un besoin.
Lui- Ils usent tout, leur âme s’hébète. L’ennui s’en empare. Celui qui qui leur ôterait la vie, au milieu de leur abondance accablante, les servirait. C’est qu’ils ne connaissent du bonheur que la partie qui s’émousse le plus vite.

Denis Diderot, Le neveu de Rameau, livre de poche p. 52, 1972.

Blabla, en ce moment, tu te fais moucher tous les jours : Delaporte, Pablo, moi-même, etc. Un bon conseil, ouvre un livre de temps en temps…

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 16 h 16 min
Le débile paranoïaqu prend pour argent content le point de vue du Neveu, comme si c’était la vérité sortie de la Bible !

On voit la parfaite crétinerie du débile paranoïaque…!!!!!

En plus, nous est ici dépeint un milieu décadent, mondain, nullement la noblesse en soi, si tant est qu’on nous parle d’ailleurs des nobles en soi.

L’oisiveté a toujours été une valeur noble, depuis la plus haute antiquité. Tout honnête homme sait cela. Il faut être décérébré comme cet imposteur de chouloux d mes deux pour ne pas savoir ça !

Cicéron, qui n’appartient pas à l’origine à cette aristocratie, se réclame précisément des valeurs bourgeoises du travail contre l’oisiveté et la paresse, valeurs aristocratiques par excellence, à propos des « vieux » dans son De officiis : « Nihil autem magis cauendum est senectuti quam ne languori se desidiæque dedat. Luxuria cum omni ætati turpis est, tum senectuti fœdissima est. » (La vieillesse ne doit rien tant éviter que de s’abandonner à l’indolence et à la paresse ; une vie de plaisir est déshonorante pour tout âge, pour la vieillesse, à plus forte raison, elle est dégradante. »). Quant aux jeunes, ils doivent écouter la sagesse des plus vieux.

Widergänger dit: à

radio… dit: 31 mai 2018 à 16 h 06 min
Moi aussi, mais je ne suis ornithologue. Seulement modeste gardien de zoo…

radio... dit: à

Quoique, à la réflexion, trop de rapaces et de corvidés dans le paysage, faucons, gerfauts, corbeaux, plus quelques pies. Pas une colombe à l’horizon. Quant à l’oiseau de minerve, il s’est fait la malle. Restent des croassements qui vibrent les tympans en plus des nerfs. Il y a des volées de martinets qui se perdent.

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 16 h 16 min
Je l’ai avec moi…
_________
C’est ce qu’il y a de plus drôle dans son commentaire à la bestiole malfaisante ! Il n’a pas compris qu toutes ses lectures sont littérales et ne cherchent à jamais à interpréter les textes.

chouloux c’est un litéraliste à défaut d’être un littéraire.

Widergänger dit: à

radio… dit: 31 mai 2018 à 16 h 33 min
On voit là un grand habitué de la cage aux fols… Un Monsieur Loyal du cirque habitué à manier le fouet à défaut de la trique !

Chaloux dit: à

Je poste pour les gens sensés, Blabla. Tu voudras bien m’expliquer où se trouve le contresens dans ma lecture de Diderot.

Quant au reste, tu te trompes également, très grossièrement comme à ton habitude. L’oisiveté n’est une valeur nulle part, comme on le voit très bien chez les nobles les plus intelligents comme la Princesse Palatine, Saint-Simon, et même Madame de Maintenon, qui travaillaient et écrivaient sans cesse, -ce qui n’est pas ton cas. C’est le travail rémunéré qui est considéré comme dégradant, et cela, largement, jusqu’en 1914.

Bref, tu ne sais jamais de quoi tu parles. Sic transit gloria mundi…

Chaloux dit: à

« chouloux c’est un litéraliste à défaut d’être un littéraire. »

La preuve n’est pas une preuve, il fallait s’y attendre. Ce qu’on lit n’est pas ce qu’on lit, mais ce que tu bavardes est toujours vrai…

Hurkhurkhurk!

Widergänger dit: à

Le chouloux des bois vipérin en diable n’a guère compris que Diderot se sert du point de vue du Nveu pour faire la critique d’un certain milieu mondain, qui sont les opposants de Diderot et de l’Encyclopédie. Ce n’st nullment la noblesse en soi et ses valeurs qui sont ici attaquées par Diderot. Le chouloux des bois est un esprit fruste qui ne comprend quasiment jamais ce qu’il lit. Un brave con, quoi ! Mais un con malfaisant !

Ed dit: à

14:50
J’en rencontre à chaque soirée des malfaisants de ce type. Et vas-y que j’étale ma science, et vas-y que je ne laisse personne n’en placer une et vas-y que si quelqu’un parvient à prononcer une phrase par miracle, je m’en fous et personne ne me dérangera dans mes certitudes. Fuyons oui. Fuyons. Et d’une manière générale, je ne supporte pas les piplettes.

Chaloux dit: à

Je n’ai à aucun moment parlé des valeurs de la noblesse, mais de l’oisiveté vue par le neveu de Rameau. Tu n’es vraiment qu’une nullité.

Widergänger dit: à

Mais t’es pas de taill à rivalisr avec moi, mon pauvre chéri ! J suis passé à l’oral du concours sur Le Neveu de Rameau précisément ! C’st moi qui vais plutôt t faire un cours dessus, gros bêta ! Assieds-toi au fond de la classe et contente-toi d’écouter.

Widergänger dit: à

Mais c’est précisément de ça dont il était question, mon couillon…8 Mais quelle tache ! Quelle tache !

Widergänger dit: à

Ed dit: 31 mai 2018 à 16 h 46 min
Mais ici, ma pauvre petite chatte, ce n’est pas une de tes soirées débiles. C’est un blog, où on vient précisément pour étaler sa science ! Faut te mettre au courant ou quoi ? Quelle tache, cette pouf.fiasse aussi !

radio.. dit: à

Laissez le catalogue des armes Manufrance pour celui des oiseaux que Messiaen dédia à Yvonne Loriod (sic).

Chaloux dit: à

Gros na.ze, c’est pas demain la veille. Quelle machine à sottises, tu fais, c’est proprement (sic) incroyable. Tu n’es qu’une nu.llité du second degré, un pauvre p.ion tout juste bon à enseigner la grammaire. Et encore, laissons de côté l’orthographe et l’art de conjuguer dont tu ignores absolument le premier mot.

Jean dit: à

En tant qu’ornithologue, je trouve ce blog épatant. (radio)

C’est vrai : que de noms d’oiseaux !

Widergänger dit: à

Je ne vais pas perdre plus de temps avec ces pauvres débiles !

Widergänger dit: à

Mais la grammaire est un art fort savant et fort délicat à enseigner, mon pauvre petit chéri. T’énerve pas comme ça, tu vas encore nous faire un AVC… Déjà que t’es fragile, tu dvrais te ménager avant qu’on ne te passe la camisole.

Chaloux dit: à

Aujourd’hui, on ne travaille plus sur les textes en les rattachant mécaniquement au cours biographique de la vie de l’auteur. Tes méthodes, mon pauvre Blabla, sont lettre mor.te depuis quarante ans, et ne servent plus, ici, qu’à un pauvre diable qui ne songe qu’à étaler toute la science qu’il n’a pas. Tu dates terriblement…

Widergänger dit: à

L’effort pour rendre l’autre fou. Un grand livre. Tu verras, ça te concerne… T’as déjà un pied à l’HP…

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 16 h 56 min
Ecoute plutôt Michel Delon en parler, et tu verras que t’as tout faux ! Michel Delon fut mon prof, alors te fatigue pas, j’en connais un rayon sur Le Neveu de Rameau. Tu ferais mieux de fermer ton caquet si tu ne veux pas continuer à te ridiculiser.

Chaloux dit: à

Ne t’occupe pas de ça, j’ai les pieds bien campés sur terre.

Widergänger dit: à

Tu ne m’en voudras pas si je te laisse mais j’ai mieux à faire que de convaincre un âne comme toi qui refuse de boire.

Chaloux dit: à

Tu noies le poisson sans cesse, tu n’es qu’un petit fanfaron de littérature. Tu n’y connais rien. Tu t’es encore fait moucher et tu nous sors tout le tremblement habituel. Tu peux toujours appeler Delon à la rescousse, tu seras jugé littérairement sur les mer.doui.llages de ton blog, pas sur les références que tu brandis comme des boucliers.

Delaporte dit: à

« C’est un blog, où on vient précisément pour étaler sa science ! »

Pas du tout ! Dans la citation de Passou sur le « malfaisant », on voit bien que non. Ce blog est un blog littéraire, c’est-à-dire celui où l’honnête homme s’exprime et laisse libre cours à ses humanités. Et non un blog de prétentieux qui assomme de sa prétendue science les autres participants. Normalement, ce n’est pas un blog de pédants, et donc un sombre idiot comme wgg n’a strictement rien à y faire, à part épuiser le chaland. Le « malfaisant » est un emmerdeur de première !

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 16 h 59 min
Ne t’occupe pas de ça, j’ai les pieds bien campés sur terre.
____________
Pas tant qu ça, malhureusement pour toi ! Il suffit de lire tes posts depuis ds années pour diagnostiquer un paranoïa précoce d’avorton…

Widergänger dit: à

Delaporte dit: 31 mai 2018 à 17 h 03 min
« C’est un blog, où on vient précisément pour étaler sa science ! »

Pas du tout !
_________________
C’est l’effet tuyau de poil du pauvr avorton de Delaporte ! Il essaie d se convaincre tout seul à défaut de savoir dialoguer avec autrui…! Assez lamentable !

Chaloux dit: à

Moi, j’ai suivi les cours d’Yves Coirault, de René Pomeau, de Pierre Brunel, et je n’emm. personne avec ça.

Janssen J-J dit: à

Et pendant ce temps-là, personne ne se soucie plus du suppositoire d’hamlet.
(Tu m’étonnes…, avec ces 2 constipés convulsionnaires !)…
Les filles consternées sont presque toutes rentrées aux abris. Dommage. J’y retourne avec zelles !

Chaloux dit: à

Gigi vient toujours après la bataille tirer les marrons du feu. C’est comme ça qu’elle les a perdus… Trop cuits…

Janssen J-J dit: à

tu crois quand même pas que l’JJ va venir s’interposer dans la surenchère de ces deux tarés. S’adresse à d’autres…, pas s’inquiéter for him. Contente toi de ton bac à sab’ tu fais pitié à pas vouloir t’arrêter le 1er, ça te grandirait pourtant un brin, le sais-tu, j’veux dire que ça te désinfantiliserait un poil, chachal.??? Ca va bin 5′ mais depuis 2 jours, on se demande qui est devenu le dément de l’autre, à force. L’étions pus sûrs de rin.

radio.. dit: à

Tirer les marrons du feu, après la bataille, ça s’appelle un butin de guerre.

Chaloux dit: à

Gigi, ma pauvre fille, il y a pourtant là des débats éthiques; qui ne peuvent que t’échapper, il est vrai. Tout ce qui est essentiel t’échappe toujours.

Delaporte dit: à

Passou n’a quand même pas complètement tort quand il fait le portrait du « malfaisant », le type d’internautes qui ne brillent pas en société, et dont on aimerait nettoyer le blog, parce que ça sent mauvais :

« Fuyons celui qui fait parade de son savoir. Celui qui ne laisse pas aux autres le soin de dire du bien de lui et préfère s’en charger. De même que le bavard qui fait du bruit avec sa bouche ne se soucie guère des conséquences de sa logorrhée sur notre psychisme délicat et se moque que son babil produise plus de son que d’effet. ‘Loquacité’ est un mot bien doux pour désigner la pathologie de ce type de malfaisant. »

Widergänger dit: à

C’st pas la bonne pioche, mon pauvre chachal/chacal… Il ne parle pas du miliu des philosophes. Va plutôt écouter Michel Delon chez Finkielkraut, où là il dit exactement ce que j’ai dit du passage considéré.

Mais un un typ de mauvaise foi et un patfait abruti, en plus, on ne va pas perdre son temps plus longtemps. Chacal mourra idiot, c’est inscrit dans ses gènes, Là, JJJ a bien raison de l’envoyer dans les roses. Et je le trouve bien gentil encore, comme je me trouve bien gentil moi-même de répondre à un crétin qui veut toujours avoir arsion contre toute raison, et qui nous fait chhier avec ses haines recuites depuis des lustres !

Janssen J-J dit: à

Je penses hélas depuis longtemps que tu es intoxiqué par la croyance en la profondeur de ta réflexion éthique. Une éthique, quand on a une, ça se démontre non pas avec des mots sous le couvert d’une identité anonyme, mais avec des actes… Et la première des choses à faire icite, c’est de ne plus discuter ou feindre d’argumenter (?) avec un malade mental délirant gravissime, comme si un jeu à armes égales avec lui vous opposait, alors que toute ton attitude prouve au contraire que la seule raison à tout cela est de ne jamais vouloir perdre la face.
Et il faudrait appeler ça de l’héroIsme ou de l’éthique de contenu. Mais enfin, chachal…, tu te crois où ? à Janson de Sailly, peut-être ?
NB/ contrairement à mon habitude, je te tutoie, comme je tutoie les moufflets qui ne sont pas les miens quand ils font leurs caca nerveux dans la rue. C’est ainsi.

Ed dit: à

Chaloux, Delaporte et les autres,

Il faudrait vraiment que vous vous mettiez à l’ignorer. Il n’y a pas d’autre moyen de se débarrasser de ce taré qui pollue un blog aux articles très intéressants. Commencer à lui répondre c’est tomber dans l’escalade de l’insulte.

Chaloux dit: à

Gigi, tu n’es qu’une hy.ène baveuse, toi aussi, mais je vais tacher de suivre ton conseil, qui était celui de Lavande hier, également. Perdre la face, je ne crois pas que ça me tourmente beaucoup, Blabla n’a jamais fait perdre la face à qui que ce soit. Aller -trop- dur dans l’affrontement avec ce per.vers, peut-être, si on se connaissait je pourrais t’expliquer pourquoi. Mais il est vrai qu’il serait sans doute temps de tourner la page. Je te tutoie parce que j’aide toujours les vieillards qui se sont perdus dans la rue à se retrouver. C’est aussi mon éthique.

(« Un mal.ade men.tal délirant gravissime », nous sommes d’accord, et que nous ne soyons pas non plus à armes égales, également d’accord.)

Chaloux dit: à

Oui, Ed, je le crois aussi. Quelle perte de temps. Cet après-midi travail haché et je ne suis pas boucher.

Widergänger dit: à

Ed dit: 31 mai 2018 à 18 h 16 min
Mais je ne dmand pas mieux que d’^tre ignoré des trouducul de ton espèce ! Si seulment tu pouvais mettre en pratique tes bonnes intentions, ma chérie !

Je discute fort bien avec les gens sensés ; je me passe fort bien des tarés. Quel soulagement ce serait ! Si tu crois qu je fais ça pour le plaisir. Mais je ne peux pas poster un commentaire sans qu quelque abruti s’n prenne à moi maintnant tellement ils sont dvenus hystériques. Lâchez-moi, mes pauvres chéris, je ne demande que ça !

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 18 h 19 min
Gigi, tu n’es qu’une hy.ène baveuse
____________
Voilà encore une insulte stupide de ce pauvre chacal qu personne ne relève… Qu’attndent toutes les autres hyènes pour hurler contre le chacal ?

Widergänger dit: à

Pas un boucher mais jeu de massacre avec Diderot ! Ce qui ne vaut guèr mieux. T’as peut-être suivi les cours de Coireault, de René Pomeau, de Pierre Brunel mais eux ne t’ont guère suivi dans tes interprétations… recalé à l’oral et à l’écrit put-être même de sa première année de DEUG…

Chaloux dit: à

Gigi, je commence à me taire…

Hurkhurkhurk!

Widergänger dit: à

Tu ne m’arrives pas à la cheville, ma pauvre buse ! T’a rlu un peu ts commentaires de merde ? Non, alors fais-le ! tu verras comme t’es con… Pour qui il se prend, ce pauvre homme ?!!

Chaloux dit: à

Gigi, je continue à me taire…

Widergänger dit: à

Et comme t’es pas décidé à m lacher la grappe, ne t’étonne pas que je t’agrippe à chacun de tes commentaires, mon chacal ! Tu vas ressortir la gueule en sang, je te préviens… Parce qu’avec tes sottises, y a vraiment de quoi faire.

Chaloux dit: à

Gigi, je me tairai quoiqu’il arrive.

Widergänger dit: à

Et t’as pas fini de le hâcher ton travail. Je vais t’en faire faire du hachi parmentier… mon pauvre chéri ! Tu vas en chhier.

Chaloux dit: à

Gigi, il faudra me soutenir.

Widergänger dit: à

Chaloux dit: 31 mai 2018 à 18 h 51 min
Gigi, je me tairai quoiqu’il arrive.
__________
Avec une belle faute d’orthographe : quoique>>>> quoi qu’il

Et une faute au compteur !

Chaloux dit: à

Gigi, il phodra vraiement m’aidé a ne pat luy raipondreu!

Widergänger dit: à

Le misérable chacal est abandonné de Dieu depuis longtemps…

Chaloux dit: à

Pillons pour lui!

Widergänger dit: à

En attendant t’as rien compris à Diderot comme au reste !

Widergänger dit: à

Peu de travail chez le chacal !

Chaloux dit: à

Gigi, exorcise-moi, délivre-moi de ce démon à face de Q!

Widergänger dit: à

Je vais faire ma lçon de grec, j laisse la bête ruminer sa vengeance…

Widergänger dit: à

S’il y a une fac de cul ici, c’est ce pauvre chacal !

Chaloux dit: à

Sept heures sonnaient au clocher du village…

radio.. dit: à

Qui prépare le dîner (des guerriers)?

Chaloux dit: à

Widergänger dit: 31 mai 2018 à 19 h 00 min

Gigi, est-ce le début de la leçon?

Widergänger dit: à

Cucule ! Cucule ! in latine loquitur.

Chaloux dit: à

-Du grec, ma soeur! Il sait du grec! Du grec? autant qu’homme de France…

radio.. dit: à

J’ai connu un ÂNE qui avait fait l’ ENA.

Widergänger dit: à

Sois sage, sinon je vais revenir te fiche ta raclée, pan pan cul cul !

La vie dans les bois dit: à

Zizou abandonne Madrid. Voilà une bonne nouvelle. Trois ligues des champions il n’a plus rien a prouver. Comme il l’a dit: partir quand on a fait le boulot. Et partir par la grande porte, éthiquement,c’est bien.

Janssen J-J dit: à

chaloux tenez bon ! on est avec vous, il ne faut surtout pas vous laisser déstabiliser. Déversez-vous sur la visqueuse si ça peut vous faire du bien, comme d’un objet transitionnel, mais surtout ne lui répondez pas directement, il n’attend que ça, comme le suggèrent également ED et Lavande. Je sais qu’il est difficile de pas répliquer face aux injures, que si on succombe au filet tendu par les psychotiques en phase furieuse extra-lucide, on est foutus. Laissez le s’enfoncer pour que nous puissions commettre un diagnostic plus approfondi de son cas… Bientôt la phase mlancolique de sa bipolarité va revenir. C’est triste, mais alors, il disparaitra des radars, ou ne sera plus qu’un agnel reparti à Kiev, Sitges ou Champagne fonder son nouveau foyer.
Et maintenant, réfléchissez plutôt à ceci. Qui a dit : « les huîtres sont d’une texture nouvelle, je vous avertis », etc.

La vie dans les bois dit: à

En attendant Godot est une histoire de fauteuil roulant?
M’avait pas semblé pourtant.

Jazzi dit: à

« Je repense aussi à « La Dernière Bande » au théâtre de L’Œuvre (avec Serge Merlin). »

Je l’ai vu aussi, Christiane. C’est d’une dimension poétique formidable et suprêmement angoissant. Là, plus de couple. Un seul personnage face à lui-même ! Et le dispositif scénique, où l’acteur principal devient le magnétophone, qui nous fait entendre plus directement la voix de l’auteur. Modernement génial !
Quel dommage que Becket n’ai pas connu internet. ça l’aurait inspiré !
Nous sommes tous un peu ici des personnages du théâtre de Beckett.
Des couples s’y sont créés dans la haine ou l’amour vache, d’autres campent de toute leur hauteur, certains sont restés réservés…

Janssen J-J dit: à

@ Je te tutoie parce que j’aide toujours les vieillards qui se sont perdus dans la rue à se retrouver.

Je te remercie de cette remarque qui me va droit au coeur, et pour cause, et si pour amusée qu’elle soit, elle a quand même un fond de vérité, eh bien, cela correspond assez bien à l’idée que nous pourrions avoir d’une éthique commune en actes. J’espère nous rencontrer un jour vers le nord de Paris pour aider notre ami à retrouver son chemin, tel celui de Patrick Modiano sur les traces de Dora Bruder. De toute façon, il ne nous reconnaîtra pas, mais nous l’aiderons quand même à s’apaiser, n’est-ce pas ? Et puis, vous serez tout seul à vous occuper de moi, à qui il arrivera la même mésaventure, selon toute probabilité. Je vous en remercie par avance.

Jazzi dit: à

« Zizou abandonne Madrid. Voilà une bonne nouvelle. Trois ligues des champions il n’a plus rien a prouver. Comme il l’a dit: partir quand on a fait le boulot. »

C’est la classe absolue, LVDLB. Avec son air bête, il est suprêmement intelligent et témoigne d’une certaine éthique. La Classe allié au grand talent foot balistique, chapeau ! Un fils de harki, ce n’est que justice…

La vie dans les bois dit: à

Je pense que raymond a vu juste quand il a présenté cette pièce de Beckett « en attendant » comme un derivatif de « tromper l’ennui »
évidemment sur cela touche chacun plus ou moins . Plus gravement ceux qui ne sont pas dans l’action. Ceux qui passent leur vie à tuer le temps et s’ennuyer, ou zoner sur un blog, par exemple.
« tromper l’ennui » excellemment decrit aussi par Kafka qui s’ennuyait en famille de longs apres-midi des dimanches.

Jazzi dit: à

Le Neveu de Rameau, sacré texte. Dans la lignée du Banquet de Socrate-Platon et que prolonge EAG de Samuel Beckett…

Jazzi dit: à

Toute sa vie il a cherché à « tromper l’ennui » par l’écriture, le Beckett, LVDLB. Il a bien mené sa barque…

Widergänger dit: à

Janssen J-J dit: 31 mai 2018 à 19 h 41 min
Je peux témoigner ici que mes cousins de Charente-Maritime étaient vraiment des génies à côté d’une flèche pareille ! Sont pourtant pas si cons à Pont-Labbé d’Arnoult ! Qu’est-ce qu’il tient, la vache ! A pas été gâté par la nature.

Widergänger dit: à

Jazzi dit: 31 mai 2018 à 20 h 16 min
Le Neveu de Rameau, sacré texte. Dans la lignée du Banquet de Socrate-Platon et que prolonge EAG de Samuel Beckett…
__________
C’est une lecture. Mais chez Beckett, il n’y a pas de Moi, qui pense parler au nom du Bien général. Il n’y a même pas de Moi d’ailleurs. Il y a des corps qui essaient d’avoir un Moi.

Jazzi dit: à

WGG, Du Banquet à Godot, en passant par Diderot-Rameau, les aristocrates de la pensée sont devenus de simples clochards. C’est l’histoire de la culture occidentale. De sa naissance à sa mort…

La vie dans les bois dit: à

bas rosis, interesant. Peut-etre a t-il souffert ensuite d’un manque d’adrénaline.

Widergänger dit: à

Le cadavre bouge encore, Jazzi…

La vie dans les bois dit: à

Je trouvais intéressant ce que dit bas rosis a propos de ce qu’est devenu l’ennui de Beckett. C’est peut-etre pour cela que je ne lis pas. Probable comme l’ont dit plusieurs que cela se vit mieux au théâtre.

Widergänger dit: à

Le critère de réussite d’une œuvre littéraire reste toujours l’école et ce qu’on étudie à l’école. Or, EAG de Beckett est étudié au lycée et à l’université depuis des lustres et continue de l’être. C’est le signe de sa réussite.

Dans l’Antiquité il en a été de même. L’Énéide de Virgile est étudié à l’école depuis près de 2000 ans. C’est assez fascinant !

Les changements dans les programmes d’étude sont significatifs d’un changement de société. Par exemple, les pièces de Ménandre qu’on a jouées et étudiées durant des siècles alors que les comédies d’Aristophane tombaient en elles en désuétudes, parce que le modèle culturel était le modèle alexandrin, c’est-à-dire le modèle bourgeois démocratique, sont à nouveau tombées dans l’oubli avec le retour de la satire aristophanesque et le modèle aristocratique vers le IXè siècle. Alors que Ménandre était très populaire à Pompéi par exemple, le Moyen-Âge l’ignore complètement. Il a fallu attendre le XXè siècle pour le redécouvrir, avec des manuscrits très détériorés.

Beckett correspond à notre époque décadente et malade. Mais un jour peut-être passera-t-il lui aussi à l’oubli, parce qu’une nouvelle époque naîtra, sur les ruines de la précédente. Mais je crois qu’il a encore de beaux jours devant lui…

La vie dans les bois dit: à

Le jeu préféré de Kafka quand il s’ennuyait dans l’attente, les apres-midi des dimanches, de memoire, il le raconte dans son journal, etait de raconter une scenette sans queue ni tete.

Widergänger dit: à

L’œuvre de Beckett nous parle de l’homme dévasté. Elle est l’incarnation sur la scène de toute la problématique du XXè siècle ; c’est indémodable, ça. Comme le théâtre de Marivaux, qui est intimement lié à la prmière moitié du XVIIIè siècle, et celui de Beaumarchais à la fin du siècle ; comme celui de V. Hugo à l’époque échevelée du romantisme français.

Des trois du théâtre d’avant-garde d’après-guerre (Adamov, Ionesco, Beckett), c’est celui qui va le plus loin, qui est le reflet de son siècle. Aucune pièce de Ionesco ne va fouiller aussi loin, même Rhinocéros pour le politique, ni Le roi se meurt pour l’homme dévasté. Beckett a toute l’allure d’un aigle qui plane au-dessus de son époque et sonde les reins et les cœurs comme aucun autre.

Widergänger dit: à

Les pièces de Ionesco paraissent gentillettes à côté de celles de Beckett, qui dérangent et font même peur parfois comme le dit justement Jazzi.

la vie dans les bois dit: à

ppfff, ce soir j’ai jeudi. Enfin jedi.

Ce ne sont pas les nolife qui vont nous apprendre le Beckett.

Je redis merci à raymond, vraiment, il a bien fait de venir; même en retard 😉

Jazzi dit: à

Il faudrait relire le discours de Beckett au Nobel. Je crois me souvenir qu’il parle uniquement de l’art du roman. Son roman est dans son théâtre…

Delaporte dit: à

« Les pièces de Ionesco paraissent gentillettes à côté de celles de Beckett » wgg

Jugement affligeant et inculte du « malfaisant », qui n’a pas dû beaucoup lire de Ionesco dans sa vie. Ionesco est un grand maître de l’art théâtral, au contraire ! Et reconnu pas tous.

Widergänger dit: à

Delaporte dit: 31 mai 2018 à 21 h 56 min
T’es lassant avec tes sottises, trouduc. Trouve autre chose.

Jazzi dit: à

Ionesco, à côté de Beckett, c’est du théâtre de boulevard, Delaporte, de la grande rigolade !

Widergänger dit: à

À mon avis, l’œuvre romansque de Beckett est encore à découvrir. C’était pour lui le principal de son œuvre. Il l’a toujours dit.

Delaporte dit: à

Insolent Jacuzzi, Ionesco était un auteur dramatique très profond, qui a su mettre avec une légèreté toute épicurienne en mots ses affres existentiels, comme l’ont montré ses essais. C’est dommage de donner des jugements à l’emporte-pièce. Vous valez mieux que cela, Jacuzzi.

Widergänger dit: à

Faudrait aussi la comparer à l’œuvre romanesque de Bove, peu lu lui aussi même si on fait des films de ses romans.

Widergänger dit: à

C’st vraiment le niveau zéro de la discussion critique avec cet imbécile de Delaporte qui ne sait pas s’adresser à autrui avec ds arguments mais des banalités et des injures. Ils plombent ce blog, tous ces cinglés.

Delaporte dit: à

« Ils plombent ce blog, tous ces cinglés. »

wgg l’admet lui-même, le blog est plombé. Mais par quel « malfaisant », précisément ? sinon lui-même. Tout le monde est quasi contre lui. Il n’a plus qu’à se suicider !

Widergänger dit: à

Mais t’en as pas marre d’être aussi con ?

Jazzi dit: à

Delaporte est un rigolo, WGG. Il nous joue les Amédé ou comment s’en débarrasser !

Jazzi dit: à

Chaloux, c’est plutôt la Cantatrice chauve ?

La vie dans les bois dit: à

Si ici c’est plombé, ‘reusement la life continue

« L’Académie des sciences et des lettres de Norvège a rendu son verdict, jeudi 31 mai, et il est louangeur pour les scientifiques françaises. La biochimiste Emmanuelle Charpentier et la généticienne Christine Petit sont honorées par le prestigieux prix Kavli. Cette compétition entend distinguer des chercheurs « dont les travaux pionniers bénéficieront à toute l’humanité ».  »
le monde

Jazzi dit: à

Je crois, WGG, que pour Beckett, ce soit le contraire de Voltaire, qui croyait que le plus important c’était son théâtre. C’est Candide qui lui survit et l’extraordinaire légende que fut sa vie. Mais des Trois, je lui père le Jean-Jacques Rousseau des Confessions et des Promenades et le Diderot de Jacques le Fataliste et du Neveu de Rameau. Avec eux, on entre dans les Lumières qui nous éclairent encore aujourd’hui.

Jazzi dit: à

je lui préfère…

Jazzi dit: à

Tout à l’heure, j’ai confondu avec le discours de Camus. Beckett a refusé d’aller chercher son prix à Stockholm, mais il a bien voulu empêcher le chèque.

Une bonne analyse de son travail :

« Au fil des textes, l’esthétique de Beckett s’est faite de plus en plus minimaliste. Ses romans comme ses pièces refusent la mise en place d’une véritable intrigue. Les « personnages », en crise, n’ont pas d’existence sociale, pas d’identité : le plus souvent sans mémoire, ils sont réduits à leur regard et leur voix. S’ils parlent, c’est pour essayer de fixer par les mots le monde inquiétant, vacillant qui les entoure, et pour combler le vide qui les angoisse. Ainsi, dans En attendant Godot, deux clochards, Vladimir et Estragon, passent les deux actes de la pièce à meubler le silence en attendant un certain Godot – dont le nom commence comme « Dieu » en anglais – qui ne vient pas. L’absence de repères – spatiaux, sociaux et temporels – plonge le spectateur dans le vertige métaphysique des deux compères et fait de cette pièce l’une des plus réussies du « théâtre de l’absurde », qui figure avec humour et pessimisme la vanité de notre condition humaine. Cette impuissance de l’homme face à son destin est peut-être le mieux symbolisée dans Oh Les beaux jours, où Winnie poursuit son soliloque désespéré tandis qu’elle s’enlise toujours davantage dans un mamelon de sable. L’immobilité caractérise donc les personnages, qui, de Molloy à Winnie en passant par Hamm, sont les prisonniers tragiques de leur fatalité intérieure. »
(Johanna Pernot
Éclaira)

Clopine Trouillefou dit: à

Je me souviens d’un livre de Beckett (mais je ne me souviens plus de son titre, était-ce Molloy ? Je n’en sais plus rien) où un chapitre commence par l’énumération des mensurations d’une jeune femme qui entre dans un magasin, un truc pas croyable. D’un fou qui très très logiquement pianote méthodiquement sur les boutons d’éclairage, ce qui a pour conséquence de faire rebondir dans sa cellule un aliéné prisonnier. D’un personnage qui se ligote fort consciencieusement à son fauteuil à bascule avant de tenter de revenir à son état foetal. Mais cela fait si longtemps que je n’ai pas relu les romans de Beckett que tous ces personnages, qui me sont restés, en quelque sorte, dans la rétine, ne m’apparaissent plus qu’éclairés comme par les zébras des éclairs, et replongent instantanément après dans les ténèbres. Non que je n’ai envie de les y retrouver, je pourrais sûrement encore, en étendant la main et en fouillant, les retrouver dans le fatras de livres qui m’entoure. Mais c’est qu’ils sont beaux ainsi, tels quels, et fort beckettiens en fait.

Samuel Beckett,j’en suis sûre, aurait eu une honte intense à lire les commentaires de ce blog, sous un article à lui consacré. Mais il aurait été réconforté par ma mémoire, même si, comme tout le monde, cette dernière est surtout encombrée de ses pièces de théâtre. Parce que les bribes qui me restent de ses romans sont bien entendu plus brillantes que tant d’autres histoires complètes, avec compte-rendus et sages rangements, que j’ai hélas absorbées…

Je me demande si Beckett était grand. Je me souviens d’une photo (ici même .?) où un groupe d’écrivains, plus une ou deux écrivaines, était massés devant la porte d’une maison d’édition (Gallimard ?). Beckett, les mains dans les poches, me semblait les dominer de la tête (et quel tête, toute du côté des oiseaux de proie) – mais je ne suis sûre de rien, évidemment…

christiane dit: à

Jazzi – 19h52
Serge Merlin. Quel comédien ! Cheveux en bataille, voix caverneuse, regard halluciné (il ressemble à A.Artaud). « La dernière bande », en 2012, je crois…
Te souviens-tu de ce début, ce silence qui dure, dure et le premier son, quand il a fini d’arpenter la scène : celui du magnétophone ? Françon et lui, sacrée équipe pour s’approprier les textes de Beckett et de T.Bernhard.
Dans cette pièce : le temps qui passe et qui a passé. Une scène sans issue dont il ne pourra s’échapper. L’absurdité de l’existence… oui…

christiane dit: à

Ionesco ? J’ai tellement aimé lire présent passé passé présent (Idées – Gallimard).
Une page (61) qui plairait à hamlet. (très « hélicoïdale » ou même très  » ruban de Moëbius » !
« Seuls doivent parler, seuls doivent écrire ceux qui ont quelque chose à dire. Tout le monde a quelque chose à dire. Je suis tout le monde ou une partie de tout le monde. J’ai quelque chose à dire. Ce n’est pas tout à fait vrai : ceux qui ne sont que tout le monde n’ont rien à dire puisque ce qu’ils diraient, tout le monde le dit. Il faut être moitié tout le monde; c’est-à-dire, un peu tout le monde, moitié des autres, moitié soi-même. Le « tout le monde » c’est le « on » impersonnel, c’est le vide. Il faut être personnel. Moi, c’est ce qui s’oppose aux autres, les autres sont ceux qui s’opposent à moi. C’est cette opposition, cet équilibre qui constitue le personnel. »

Santangelo Giovanni dit: à


…mon nom, d’école primaire,…

…va savoir, ou on m’a fouger, une apostrophe,…

…avec tout çà, c’est du pareil, au même,!…voir, les actes, à l’état civil,…de mes ancêtres,…pour m’y conformer,!…

…ou, la forme, d’exil, pour éliminer, ma concurrence,…dans ma contrée de naissance,…
…héritier, déjà de ma bibliothèque,…et de mon matériel, d’artiste, en photographie, peintre, orfèvre, photograveur, tout, pour revivre au travail,…même, pensionné,…

…collectionneur, de Van Gogh, et Monet,…
…Oui,…aussi, la voie, de marchand d’art, si çà se trouve,…
…le fric, c’est chic,….dirait Samuel Becket,…
…pouvoir s’agrandir, à d’autres compagnies,…d’exploitations,…

…faut voir, au cas par cas,…
…Ah,…feu vert, pour le nouveau, gouvernement en Italie,…
…pourvu, que les rouages, soient bien huilés,…
…et, puis, l’Europe, à ces cycles de conformismes, d’un rail, à l’autre,…
…des locomotives, aux T.G.V….
…les voyages des châteaux,…etc,…
…des contes d’Andersen,…envoyez,!…Go,!…

christiane dit: à

Ionesco, toujours. Un autre livre important : Journal en miettes (folio essais – Gallimard). Une méditation proche de celle de Beckett.
p.212 :
« Je m’installe dans l’instant, je m’entoure des murs de l’instant, je m’abrite sous le toit de l’instant. En somme, avoir devant soi trente ans, ou vingt ans, ou deux ans, ou deux jours, pour l’instant, c’est la même chose. Mais je ne veux pas que la dégradation arrive à mon insu, qu’elle m’attrape perfidement, qu’elle me tienne dans ses bras pourris, et qui pourrissent ce qu’elle étreint. Il faudra qu’on fasse signe, il faudra qu’on le crie avant que je ne sois aveugle et sourd.
Il n’est pas possible que tout ne recommence. Tant de rôles à jouer.(…)
Comment cela a-t-il commencé pour moi ? Les racines des souvenirs sont certainement dans ce qui est oublié ; dans un chaos ténébreux, grouillant de poussées inconnues, désirs, impulsions, élans, angoisses que je ne pourrai jamais déceler mais que je ressens, qui me dirigent, s’agitent et me font agir. »

D. dit: à

Ça ne tient pas debout, cette histoire, Christiane. Si c’est oublié c’est oublié et puis c’est tout.

gisèle dit: à

Jazzi 23h03. Le lien que vs donnez est intéressant. Je suis allée un peu plus loin, sans trouver le texte du discours prononcé non par lui mais par son éditeur.
Voici un extrait du discours prononcé solennellement, cette fois par le récipiendaire, Dario Fo (en italien, je pense,c’est sûr)
« il faut l’admettre et dire la vérité,chers membres de l’Académie, cette fois vous avez exagéré;il y a une dizaine d’années vous aviez pris l’initiative de couronner un Noir…un Nobel de couleur. Puis vous avez donné le prix à un juif…et maintenant carrément à un bouffon.Vous déraillez ? Pour faire bonne mesure,je dois cependant vous dire qu’un nombre extraordinaire de personnes se sont réjouies intensément de votre choix.Aussi dois-je vous apporter le plus festif remerciement de la part d’une cohorte de baladins,bouffons, clowns, saltimbanques et conteurs d’histoires…. »
Les dates et les noms sont connus des posteurs de la RdL, sinon Wiki !
Beau discours !

D. dit: à

Samuel Beckett,j’en suis sûre, aurait eu une honte intense à lire les commentaires de ce blog, sous un article à lui consacré. Mais il aurait été réconforté par ma mémoire…

c’est une certitude.

D. dit: à

Beckett a une gueule mais ce qu’il a écrit demeure très moyen. Et il est tout-à-fait judicieux de le comparer à Ionesco qui est du même tonneau quant au niveau de performance : bof.
Et on restera là, hélas pour eux.
la vérité est sans doute que leur époque n’a produit aucun génie et qu’ils sont les moins mauvais dans le domaine ce qui ne signifie aucunement qu’ils sont très bons.

D. dit: à

Ce dialogue d’En attendant Godot qu’on rabâche sans cesse, dont on se sert pour instruire les élèves, est en réalité de très peu d’intérêt, aussi bâclé que terne. Certes, on y décèle très bien le désespoir de l’auteur mais une fois ce constat fait, à quoi bon ?

D. dit: à

Les années 50 ont été en règle générale l’une des pires époques pour les arts. Absolument tout était imbuvable, il n’y a peut-être que Cocteau, Poulenc et Picasso sur leur fin que l’on puisse appeler génies. C’était du à la conjonction astrale tout simplement. Quand le cosmos local n’est pas aux Arts, il n’est pas aux Arts. De même qu’il n’est pas au génie politique de nos jours et ne produit que des administrateurs d’envergure minuscule comme Macron et non pas des hommes d’État.

Delaporte dit: à

« Ionesco ? J’ai tellement aimé lire présent passé passé présent (Idées – Gallimard). »

Moi aussi… Merci d’abonder dans mon sens, christiane. Il est débile en effet de porter des jugements péremptoires tels que ceux du « malfaisant » wgg ou de cet insolent Jacuzzi sur un grand auteur dramatique en disant « bof » comme ce pauvre D : moi, je dis : « A la maternelle, les cancres !!! »

Delaporte dit: à

« C’était du à la conjonction astrale tout simplement. »

Conjonction astrale, et même conjecture ou conjoncture qui ne vous sont guère favorables aujourd’hui, vu ce que vous écrivez, D !

Delaporte dit: à

Brian de Palma était à Paris aujourd’hui, et a déclaré au Figaro :

« Weinstein est une brute, comme Trump, et je déteste les brutes. »

Delaporte dit: à

L’infâme blague de Charlie qu’Asia Argento n’a pas appréciée :

Charlie Hebdo a rapporté des propos fictifs du producteur déchu, inculpé vendredi 25 mai pour viol et agression sexuelle, qui avance pour sa défense: « Moi aussi, j’ai confondu Asia Argento avec la femme de ménage. » (HuffingtonPost)

rose dit: à

Delaporte à 2h43.
Il rigolera moins, plus tard. Il est encore dans le déni. N’a pas entendu parler de cette dame de Liège, à sa manière exceptionnelle.

Chaloux
me réveille en pensant à toi. Se sortir de se guêpier impérialement. Ne sais pas si tu peux, mais c’est toi qui y gagnes : cela devient délirant et c’est très laid. Tout à son détriment.

rose dit: à

Delaporte à 2h43.
, à sa manière, exceptionnelle.

rose dit: à

je vais faire 150 petits gâteaux et aller à mon travail dire bonjour à chacun ; j’en suis désormais capable. Les premiers aux quels je pense sont ceux de la cuisine – grand respect pour eux, le jardinier immense respect pour oui, et la dame de la loge.
Ensuite le personnel qui fait que tout roule, enfin les élèves, notre terreau, suivis des profs et pour terminer des chefs.

Pourtant, jamais une fois ne me suis battue pour ma note, jamais, ayant compris combien le quotidien réussi face aux enfants était essentiel au regard du reste, essentiel. Ce reste minimal, lui.

rose dit: à

Ài réussi entre le 24 et le 31 mai à résoudre un « conflit » avec Orange, grâce à la compétence et au sérieux d’une femme qui a réglé les choses de bien belle manière: efficace, rapide et courtoise. Avec le 3900, ai encore plusieurs difficultés à résoudre. Vais m’y atteler courageusement.

Ensuite, il me restera la SEM Société des Eaux de Marseille.
Et ENEDIS une filiale d’ EDF privée qui possède les compteurs.

Puis la Poste avec un colis perdu et dedans Bartleby et des tablettes de chocolat.

rose dit: à

DHH

je vous remercie.
Magnifique mise en page pour votre recette. Cela se mange froid. Doit aller racheter des artichauts violets pck ai deux artichauts bretons qui ne ressemblent plus à rien.

Ma messagerie sur mon ordi coince depuis mon passage chez le réparateur qui m’ a désolée. Il m’ a dit ne touchez plus à rien ; le premier qui m’ m’a dit cela il y a 15 ou 20 ans a bloqué tout mon élan -enthousiaste- envers l’informatique.
Résultat, ce type ne m’a rien appris.
Je vais tenter la réparation seule. La technologie c’est une manière d’imposer une hégémonie de pouvoir sur autrui : à bannir.

Comme si on pouvait apprendre sans tâtonner.

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