de Pierre Assouline

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La République des livres
Pour saluer Bernard Pivot

Pour saluer Bernard Pivot

S’agissant d’un ami avant tout, et plus encore de quelqu’un à qui l’on doit, tant sur le plan humain que professionnel et dont la disparition a suscité d’innombrables louanges, il est préférable de séparer l’évènement du bruit qu’il a fait. Voilà pourquoi j’ai attendu la cérémonie des adieux à Bernard Pivot, cet après-midi à Quincié-en-Beaujolais, en présence de sa famille et de ses proches parmi lesquels quelques écrivains et vignerons, pour payer ma dette à celui que j’ai eu le bonheur de côtoyer durant une trentaine d’années.

Il ne voulut pas de messe mais une cérémonie à l’église de son village. Outre le maire de la commune, peu de personnes devaient prendre la parole. Sa soeur, ses petits-enfants et l’une de ses filles. Non Agnès à qui il légua sa passion du vin, mais Cécile qui hérita de son goût des livres. Juste partage des choses d’un père attentif. Dans une évocation toute en délicatesse, Cécile Pivot sut trouver les mots qui dépassent l’émotion pour dire les vérités de celui que tous les Français croyaient connaitre. Elle réussit à ne citer que deux écrivains : Jean-Paul Dubois dont le dernier livre L’Origine des larmes fut aussi le dernier que lut son père avant de fermer les yeux et Jean-Paul Dubois à propos duquel il lui confiait au soir de sa vie sa fierté d’avoir beaucoup milité pour que le prix Goncourt aille à Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, ce beau titre étant la métaphore la plus appropriée pour évoquer la vision du monde de Bernard Pivot.

Il avait également choisi les musiques : pour l’entrée du cercueil, l’adagio du concerto pour piano et orchestre opus 1 de Rachmaninoff (dans la version de Byron Janis et de l’Orchestre Philharmonique de Moscou sous la direction de Kirill Kondrachine), suivi par un Nocturne de Chopin (l’Andante de l’opus 9, No 2), enfin pour la sortie de l’église le Concerto No 23, K.488 pour piano et orchestre de Mozart dans la version de Maurizio Pollini. Voilà, c’était lui et l’on sait que nos choix nous définissent mieux que tout dans la vie comme dans la mort. Une cérémonie sobre, discrète malgré l’affluence bourguignonne, suivie quelques centaines de mètres plus loin d’une inhumation dans la plus stricte intimité familiale, auprès de ses parents.

En amitié (mot précieux à ne pas galvauder) comme en amour, on se souvient toujours des première fois. La première fois que nous nous sommes parlés, c’était en 1983 sur le plateau d’Apostrophes. Il m’y avait invité à l’occasion de la parution de ma première biographie, consacrée à Marcel Dassault. Après l’émission et le pot traditionnel en coulisses, nous avons commencé à bavarder. Alors que tout le monde était parti, chemin faisant, nous avons continué sur le trottoir du 13-15 rue Cognacq-Jay. Avec son enthousiasme si communicatif, il voulait me convaincre de consacrer ma prochaine « vie&œuvre » à Jean Prouvost qu’il avait connu et à propos duquel il fourmillait d’anecdotes. Peu de temps après, il me proposa de faire des piges au magazine Lire, puis de quitter les éditions Balland où je travaillais comme conseiller littéraire pour collaborer à plein temps à ses côtés comme grand reporter chargé des enquêtes et des entretiens. Cela dura dix ans jusqu’à ce que, ayant décidé de voguer vers d’autres cieux, il me demande de lui succéder comme directeur de la rédaction. Nous ne nous sommes jamais perdus de vue, mon élection à la Société littéraire des Goncourt, présidée alors par Edmonde Charles-Roux, nous rapprochant davantage encore. En m’accueillant chez Drouant, il me lança un vibrant : « Désormais, on se tutoie ! » (dans la presse, il est de tradition de tutoyer ses confrères mais de voussoyer son chef ou son patron).

Si j’y ai vécu les années Edmonde avec un plaisir sans cesse renouvelé, je conserve une puissante nostalgie des années Pivot. L’ambiance, la conversation, la diversité des sujets, tout concourait à rendre l’atmosphère attachante, que ce soit lors de nos réunions et déjeuners mensuels comme à l’occasion de nos déplacements en France et à l’étranger. Bernard était lui-même le premier à l’apprécier. Nos retrouvailles ne s’achevaient jamais avant trois heures et demies et souvent, présidant en bout de table, il restait assis le dernier alors que nous étions déjà la porte du salon Goncourt, en soupirant : « Quel dommage qu’il faille déjà se séparer… ». Puis les temps et les mœurs… Lorsqu’il m’arrivait de jouer les prolongations, c’était pour évoquer avec lui les livres et les écrivains balayés de longue date par l’actualité, le Béraud des Lurons de Sabolas, le Blondin d’Un singe en hiver et une poignée d’autres.`

Le fait est qu’il aimait passionnément la vie littéraire, avec ses rumeurs, ses bruits, son agitation, ses échos, ses mesquineries, et que l’Académie Goncourt en est une chambre d’écho et l’un des piliers. Il avait été à plusieurs reprises sollicité pour rejoindre l’Académie française mais avait toujours décliné l’invite par détestation des grandeurs d’établissement et crainte de s’y ennuyer ferme. Parler des livres et des écrivains avant de boire et de ripailler pour continuer à en parler mais sur un ton plus allègre encore, cela lui convenait davantage. La solennité du quai Conti ne lui ressemblait pas. A Lire déjà, il nous conseillait de ne jamais accepter de légion d’honneur, de médaille d’Arts&Lettres et autres hochets de vanité :

« C’est une question de déontologie : un journaliste ne doit pas accepter d’être décoré par un gouvernement ».

C’est aussi la marque de son respect pour quelques vignerons du côté de Quincié qui ont fait la guerre et sont entrés dans la Résistance « et qui sont de véritables héros, eux ! » sans que nul n’ait songé à leur accrocher un bout de ruban de la République à la salopette. Le fils de l’épicier ne se prenait pas au sérieux et déplorait que, si d’aventure, il lui prenait l’idée de descendre les Champs-Elysées bras dessus, bras dessous avec Claude Lévi-Strauss, c’est à lui, Pivot, que les passants demanderaient un autographe et non à l’illustre inconnu à ses côtés. « Dérisoire que l’on en soit là, non ?… ». Outre les réformes des statuts pour lesquels il fut à la manœuvre, à commencer par l’interdiction faite à tout juré d’être salarié d’une maison d’édition et d’y exercer une quelconque responsabilité, sa farouche réputation d’indépendance protégea les Goncourt des inévitables pressions, douces, feutrées ou directes, des éditeurs. Son autorité y était naturelle et déterminée comme elle l’était lorsqu’il animait les débats d’idées à Apostrophes puis Bouillon de culture (mais dénué de la gourmande perversité avec laquelle il lançait des pièges durant les dictées des Championnats d’orthographe). Non en homme de pouvoir mais en homme d’influence.

Il aimait la conversation telle que la société en avait hérité des bureaux d’esprit et des salons des XVIIème et XVIIIème siècles. Il la favorisait car les mots, les formules, les citations, les duels d’egos, l’enchantaient. Tout en ayant écrit des milliers de critiques, il se voulait moins critique littéraire que journaliste littéraire depuis ses débuts au Figaro littéraire comme courriériste, « celui qui court la ville pour rapporter des informations », un mot d’autrefois qu’il chérissait entre tous. Il était resté fondamentalement journaliste, carte de presse n° 17 316, de son arrivée à Paris à 20 ans au milieu des années 50 jusqu’à sa mort la semaine dernière au lendemain de son 89 ème anniversaire. Journaliste, un mot auquel il s’acharnait à conserver ses lettres de noblesse quand la doxa en avait fait une assignation méprisable.

On en aura fait de la route ensemble malgré notre vingtaine d’années de différence. Depuis qu’il avait décidé de démissionner de l’Académie Goncourt, se fiant une fois de plus en pareille circonstance à son instinct paysan hérité d’une famille de vignerons, une noria de maladies s’était abattue sur lui. Il aurait pu faire siennes ces lignes de Salman Rushdie dans Le Couteau, car c’est ainsi qu’il le ressentait et qu’il en souffrait au gré de ses séjours à l’hôpital :

« Votre intimité corporelle cesse d’exister, vous perdez l’autonomie de votre moi physique, le contrôle du vaisseau sur lequel vous voguez. Vous l’acceptez faute d’alternative. Vous renoncez à être le capitaine de votre bateau pour lui éviter de couler. Vous laissez les autres faire ce qu’ils veulent de votre corps, presser, drainer, injecter, suturer et inspecter votre nudité, afin de vivre ».

Dès qu’il venait à bout d’un mal à l’issue de traitements épuisants, un nouveau mal venait le chercher. Pas de quoi entamer sa bonne humeur, son humour et sa tenace curiosité, jusqu’à ce que ces derniers mois, le match lui parut trop inégal. Que ce soit dans les rues de Paris ou d’Aix-en-Provence, il ne pouvait franchir cent mètres sans être reconnu, discrètement salué par un sourire ou un hochement de tête. Sa popularité demeurait inentamée. Il n’était pas rare que des passants (rarement des jeunes, on s’en doute) viennent lui serrer la main en lui disant : « J’adore vos émissions, quel bonheur à chaque fois ! », tel quel, au présent, alors qu’il n’apparaissait plus dans la lucarne depuis de nombreuses années. Le fait est que pour un grand nombre de Français, il incarnait toujours le livre et la littérature à la télévision.

Il est vrai que durant les quinze années de son existence sur la deuxième chaine, de 1975 à 1990, Apostrophes joua un rôle essentiel dans la vie culturelle en France ; elle participa de plein droit au débat d’idées quand elle ne l’initia pas ; des querelles y ont été vidées publiquement ; des réputations s’y sont faites et d’autres s’y sont défaites ; des penseurs exigeants y ont gagné un public qu’ils n’auraient jamais espéré atteindre ; des romanciers populaires y ont perdu tout crédit ; des poètes s’y sont fait entendre. Souvent le destin d’un livre s’y est joué en quinze minutes, pour le meilleur et pour le pire. Durant toutes ces années, Bernard Pivot y fut l’« interprète de la curiosité publique » selon le mot de Pierre Nora, lequel n’ira pas, pour autant, jusqu’à faire du studio d’Apostrophes un lieu de mémoire. Cela dit, l’Apostrophes fait homme n’a jamais fait l’unanimité, fort heureusement. Il y a une vingtaine d’années, Philippe Lançon en faisait un quelconque VRP des livres dans Libération ; une vingtaine d’années plus tard, Guillaume Erner l’exécutait dans un billet fielleux à l’annonce de sa mort sur France Culture qui se distingua des autres stations de radio en zappant l’évènement ; il est vrai que nombre d’intellectuels, surtout après la disparition de l’émission, esquissait une moue dédaigneuse devant ce qu’ils tenaient peu ou prou comme « un spectacle de variétés« , ainsi que le définit le philosophe Gilles Deleuze.

La liste des apostrophés est impressionnante, non par leur nombre mais par leur trempe. Lorsqu’on visionne ces émissions sur le site de l’INA, on est frappé par deux phénomènes : d’abord la qualité et la variété des auteurs, surtout chez les historiens, les philosophes, les sociologues, les essayistes, auxquels on aurait du mal aujourd’hui à trouver des héritiers de la même envergure et pas seulement chez les Français (où sont les Dumézil, les Braudel, les Lévi-Strauss ?) ; ensuite l’exceptionnelle liberté de ton qui régnait sur ce plateau, la vivacité de la dispute, parfois la violence des échanges, dans un grand mélange des genres, toutes choses qui doivent aussi aux aléas du direct, et qui contrastent si fort avec l’autocensure et la frilosité de notre époque rongée par le principe de précaution.

Apostrophes faisait l’événement, chaque vendredi soir dans la lucarne et le lendemain dans les librairies, en un temps de démocratisation de la culture au lendemain des Trente Glorieuses où la télévision ne comptait que trois chaines. Depuis, il y en a des centaines à la disposition du téléspectateur, la télécommande a encouragé l’impatience, la notion de direct a été abolie, le podcast a bouleversé les notions de temps et de programme. Apostrophes renouait parfois avec le rituel de la visite au grand écrivain mais sans rechercher d’adoubement comme c’était le cas sous la IIIème République. On y conversait ; désormais, à la télévision, on échange ; le plus souvent, les invités s’empressent d’aligner quelques phrases avant que leur voix ne soit zappée par la frénésie de l’animateur ou étouffée par la vulgarité des applaudissements.

Qui voudra écrire notre histoire culturelle vers la fin de l’autre siècle ne pourra faire l’économie d’un examen attentif des archives d’Apostrophes. Au-delà d’un reflet de la production éditoriale, et donc de la sensibilité, de l’intelligence, de l’esprit français dans ces années-là, il y trouvera un miroir sans pareil de la France des « années Apostrophes » tant nombre de Français s’y sont retrouvés. De toute la France et non d’une certaine France. Des dinosaures aux yeux des plus jeunes générations.

Il y a près de dix ans, lorsque je formais le projet de réaliser un documentaire qui le mettrait face à une anthologie des meilleurs moments de l’émission dans les conditions du direct afin de préserver toute la spontanéité de ses réactions, il accepta aussitôt le pari, se félicita qu’une productrice telle que Fabienne Servan-Schreiber (Cinétévé) s’investisse dans le projet mais douta que France 2 s’y associa. En quoi il avait eu du nez, une fois de plus.

Lorsqu’elle fut reçue par le jeune responsable des documentaires, celui-ci finit par décliner sa proposition au motif que « vérification faite dans le dossier de l’émission, elle n’atteignait pas une grande audience » ! L’affaire fut finalement rattrapée par une autre responsable de la chaine. Ancienne productrice du Grand échiquier de Jacques Chancel pendant des années, devenue responsable d’une unité de magazines culturels à France 2, elle avait une toute autre approche de l’histoire de la télévision. Ayant eu vent de notre déconvenue, elle nous convoqua, regretta infiniment ce qui s’était passé:  » Ca ne m’étonne pas mais il ne faut pas en rester là. Je pars à la retraite. Ce sera mon dernier grand projet, ils ne pourront pas me le refuser à la prochaine réunion. Vous avez demandé 60 minutes ? Insuffisant. Il vous faut 90 minutes. Et obligatoirement un vendredi soir ». Ce sera donc Les vendredis d’Apostrophes, grâces en soient rendues à Liliane Bordoni.

Bernard Pivot était un homme de papier et un grand lecteur, un lecteur hénaurme, un lecteur avide, un lecteur consciencieux, un lecteur jamais rassasié. Et un lecteur indépendant. En relisant quelques unes de ses notes de lecture rédigées à la diable à usage interne, on l’y retrouve tel qu’en lui-même :

« Je suis sûr que ce livre est mieux que je ne le pense, mais, allez savoir pourquoi, j’éprouve des difficultés à adhérer à cette histoire pourtant astucieuse. Je crois que ce qui se passe au ciel fait du tort à ce qui se passe sur la terre » (…) Heureusement que tout le livre n’est pas écrit comme le premier chapitre! Intéressant, bien conduit, mais trop didactique, un peu lourdingue (…) Le portrait de la haute société est enlevé, ironique, éblouissant. Une écriture rare aujourd’hui, brillante, acérée. (…) Passionnément romanesque. Mais pourquoi cet abus de mots, phrases, citations dans une langue étrangère jamais traduite ? Bon pour la musique et la couleur, pas bon pour le sens, la clarté. Et dire que je m’étais promis de ne lire aucun livre sur la guerre cette année! (…) Tout est dans l’écriture, mélange de syntaxe de vieux français et de mots modernes, bizarres, insolites, insolents, poétiques, provocants. Une débauche de vocabulaire classique, parfois rare, et de néologismes. A la longue, c’est fatigant, mais quelle créativité ! »

 En général, le biographe passe des années avant de trouver le rosebud de son héros, ce petit rien, cet infime détail, cet objet, ce lieu, ce mot ou cette parole, qui le résume et le reflète secrètement. Avec Bernard Pivot, inutile de chercher : le mesmotsrialiste nous l’offre. Son rosebud gît là où nul n’aurait été le chercher : au fond de sa poche droite. Dans son autobiographie Les mots de ma vie (2011), l’explication du mystère talismanique se trouve à l’entrée « Marron » : un vulgaire marron ramassé en septembre qu’il ne cesse de triturer et qui lui dure généralement toute une année. Un demi-siècle qu’il en est ainsi, depuis qu’une tante spécialisée en pharmacopée champêtre lui a recommandé le port de ce gri-gri dans sa poche. Ce qui lui était conseillé à l’origine pour lutter contre les rhumatismes a étendu son pouvoir jusqu’à tout excès nerveux.

     Jamais il n’aurait écrit ses Mémoires au sens où tant d’éditeurs les guettaient. Ronds, classiques, anecdotiques. Le retour de passé ne pouvait advenir que de biais. Ce ne sont donc pas des souvenirs mais des explosions d’autrefois chez un amnésique qui se soigne. Voilà donc le livre d’un homme qui a vécu par et pour les livres, dans la compagnie des écrivains, mais que sa sagesse paysanne a préservé de ne jamais se croire l’un d’eux. D’autant plus facile que s’il les aura beaucoup interrogés, il les aura rarement fréquentés ailleurs que dans leurs livres. Pivot reste Pivot en ce qu’il convoque des écrivains à chaque définition. Les livres lui servent de points d’appui et de barre analogique. Ici La Peau, là Les secrets de la princesse de Cadignan.

Bien malin celui-là qui prétendrait n’y rien apprendre. Des mots devenus rares, bien entendu, que la désinvolture de l’époque, son relâchement dans la dérision et ses vulgarités bien admises, ont rendu obsolètes : « Fragonarde », « Quinteux », « Carabistouille », « Croquignolet », « Chafouin », « Affiquet » et tant d’autres qu’on n’ose plus employer de crainte de paraître poussiéreux, voire réactionnaire (est-ce pour cela que l’éditeur s’est cru tenu de nous imposer une taille de police de caractères généralement réservé aux mal voyants et au quatrième âge ?). On y découvre que l’expression footballistique « faire soutane », par laquelle un joueur bloque une tentative de petit pont, vient des patronages, les prêtres sportifs échouant à faire passer le ballon entre leurs jambes.

  Pivot déconseillait de dormir dans une chambre aux murs tapissés de livres, car il faut toujours se méfier des personnages : la nuit, ils désertent les romans pour encombrer les cauchemars plus souvent que les rêves des dormeurs. Il faut le comprendre : les livres ont mangé sa vie. Pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, on connaît. Le pire, c’est le temps pris sur le reste, les siens, sa femme et ses enfants. Cela éclate à la fin de l’entrée « Famille », bien sûr. Un « Salauds de livres ! » qui résonne comme du Gabin dans La Traversée de Paris. Il demeura un courriériste dans l’âme, reporter des bruits et rumeurs à l’humeur vagabonde. De tous les écrivains dont l’œuvre l’a le plus intimement imprégné, au-delà de son admiration intellectuelle et morale pour Simon Leys, de son affection pour Nabokov, de son attachement à Jouhandeau, l’œuvre, plus modeste et si française d’Antoine Blondin, est probablement celle qui au fond le toucha le plus tant elle parvint à l’émouvoir tout en l’amusant. C’est ce Pivot-là qui se déclarait prêt à participer à une manifestation pour l’augmentation du goût de la vie. Rien de ce qui est français ne lui était étranger. Au chapitre du « Vécu », il était un personnage échappé des Enfants du bon Dieu lorsqu’il nous raconte que, muré dans sa tristesse alors qu’il suivait la voiture mortuaire emmenant son père à sa dernière demeure, il dut se retenir de rire en constatant que la plaque d’immatriculation contenait les lettres « VQ ».

   Taiseux absolu dès que l’on abordait sa vie privée, ses gains ou son bulletin de vote, Pivot était la pudeur faite homme. Il  dissimulait difficilement son émotion à la simple évocation de son père, prisonnier pendant toute la durée de la guerre dans un stalag en Allemagne tandis que sa petite famille avait quitté Lyon pour se réfugier dans les terres à Quincié et que son fils le remplaçait auprès de sa mère en lui offrant chaque 1er mai une branche de muguet « comme papa le faisait en posant le vase sur la cheminée ».  A son retour, son père lui confia le triporteur du magasin pour « livrer la flotte et le pinard » après l’école, il lui révéla la magie du football en l’emmenant le dimanche au stade Geoffroy-Guichard à Saint-Etienne. Toutes choses qui donnaient son prix à l’intimité que Bernard nous concédait parfois. Elle transparaît à l’entrée sur la foi. Elle se faufile dans son apologie du mot qu’il tient pour le plus beau de la langue française : « Aujourd’hui », le plus présent, le plus vivant, un mot qui sent le café et le pain grillé du matin, celui dont Mallarmé n’eut aucune peine à nous convaincre qu’il est « le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui ». On a pris son impatience pour de l’intranquillité alors qu’il ne rêvait que de désinvolture. Dans la meilleure acception du terme : cette légèreté qui fait de nous des Monsieur Jadis, la nostalgie sans la mélancolie –et la mélancolie dénuée de tristesse.

C’était un homme du centre du centre de la France, héritier d’une lignée de paysans au cul de plomb, enracinés au point de ne jamais s’interroger sur l’au-delà de leur ligne d’horizon, qui en concevra une secrète fascination pour les cosmopolites, les apatrides, les polyglottes, les gens et les esprits venus d’ailleurs, ceux dont il disait joliment qu’ils sont nés dans les pliures de la géographie et qu’ils ont grandi dans les codicilles de l’Histoire. Lui connaissait très bien la langue française mais n’en savait aucune autre. S’il n’avait pas été courriériste, il aurait rêvé d’être gratteur de tête dans un train fantôme. Mais qu’aura-il fait d’autre au fond, avec un esprit sans pareil, dans le grand cirque littéraire ?

((« Bernard Pivot sur les marches du Grand Hôtel à Cabourg » photo Passou ; « Le jeune courriériste du Figaro littéraire glanant des informations auprès de Louis-Daniel Hirsch, direction commercial des éditions Gallimard » photo D.R. ; « L’équipe d’Apostrophes, composée notamment de l’indispensable bras droit Anne-Marie Bourgnon, chez Lipp au souper après l’émission » photo D.R.; « Sur le plateau » photo Pascal Baril ; « En visitant une cave dans le Médoc » photo Passou ; « A l’église de Quincié  après la cérémonie : on est peu de choses… », photo Passou ; « Les dernières années » photo Passou)

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commentaires

570 Réponses pour Pour saluer Bernard Pivot

Patrice Charoulet dit: à

Le ministère de l’Intérieur vient de publier la liste des listes pour les européennes du 9 juin 2024.

Présentation.
Liste 1 : Liste bidon
Liste 2 : Liste bidon
Liste 3 : Liste d’extrême droite (zemmouriste)
Liste 4 : Liste mélenchoniste
Liste 5 : Liste d’extrême droite (lepéniste)
Liste 6 : Liste écolo
Liste 7 : Liste propalestinienne. Hors sujet.
Liste 8 : Liste animaliste (!)
Liste 9 : Liste d’extrême gauche
Liste 10 : Liste bidon
Liste 11 : Liste soutenant le chef de l’Etat et son gouvernement
Liste 12 : Liste bidon
Liste 13 : Autre liste écolo
Liste 14 : Autre liste écolo
Liste 15 : Liste Asselineau-Frexit
Liste 16 : Autre liste écolo
Liste 17 : Liste bidon
Liste 18 : Liste LR
Liste 19 : Liste trotsko (LO)
Liste 20 : Liste bidon
Liste 21 : Liste bidon
Liste 22 : Autre liste trotsko (NPA)
Liste 23 : Autre liste trotsko
Liste 24 : Autre liste d’extrême droite (Philippot)
Liste 25 : Liste bidon
Liste 26 : Autre liste d’extrême droite
Liste 27 : Liste PS
Liste 28 : Autre liste d’extrême gauche
Liste 29 : Liste Jean Lassalle (!)
Liste 30 : Liste Francis Lalanne (!)
Liste 31 : Liste centre gauche
Liste 32 : Autre liste écolo
Liste 33 : Liste PCF
Liste 34 : Liste bidon
Liste 35 : Autre liste écolo
Liste 36 : Liste Hadama Traoré
Liste 37 : Liste espéranto (!).-

et alii dit: à

alors, ça fait combien de listes bidon? HEIN? CHERE MADAME ROSE?

et alii dit: à

BIDON/C’EST L’INVITE A SE BIDONNER?

et alii dit: à

BIDON
. L’origine de cette expression remonte aux années 1920

et alii dit: à

La lague de feu de la pentecôte n’est pas une langue bidon;c’est une plante :
Anthurium est un genre de plantes de la famille des Araceae comportant de 600 à 800 espèces, voire 1 000 espèces : c’est un des genres les plus importants et les plus complexes de la famille. De nouvelles espèces sont décrites chaque année.
wiki

et alii dit: à

je ne parlerai plus à Rose:elle s’entend si bien dans l’ephad de sa mère et avec sa famille et ses conseils que je ne voudrais pas assécher son imagination niso goût projectile

et alii dit: à

ni son

Damien dit: à

Extraordinaire article, dans Le Monde. Quelques années après un assaut du RAID, un appartement parisien est resté en l’état et n’a pas été réhabilité. Tout le monde est parti. Personne n’est revenu, même pas les squatteurs. L’herbe a poussé, tout a fini de sombrer et de tomber en ruines. C’est un… no man’s land en plein Paris, pire que le musée de Tokyo :

« Quelques heures plus tard, cet immeuble pauvre promis à l’anonymat va vivre une scène de guerre. Avant l’aube, le RAID a quadrillé le quartier et lance son assaut. Il durera de longues heures, pendant lesquelles les habitants, quarante-cinq familles (quatre-vingts personnes), se terrent sous les lits ou dans les placards. Les terroristes, qui refusent de se rendre, essuient plus de mille cinq cents tirs. Ils périssent : Chakib Akrouh se fait exploser avec sa ceinture, Abdelhamid Abaaoud meurt à la suite de l’effet de souffle et Hasna Aït Boulahcene, asphyxiée dans les décombres. Le plancher s’effondre, le bâtiment est dévasté. » (Extrait de l’article du Monde. Je suis fasciné !)

et alii dit: à

Louis Schweitzer : « J’ai découvert que j’étais athée à l’âge de 13 ans »
DIEU DANS LES YEUX. Petit-neveu du pasteur Albert Schweitzer, l’ancien PDG de Renault est imprégné par la morale évangélique du protestantisme, lit la Bible mais ne croit pas en Dieu. Confidences inédites.

Kilékon dit: à

ne rote jamais, pète encore moins, ne bois jamais rose.

Elle nous lâche une vesse, c’est pire! 🙂

et alii dit: à

Votre père Pierre-Paul Schweitzer, inspecteur des finances comme vous, directeur du FMI et résistant ?

Absolument. Papa était un héros. Il a été très courageux pendant la guerre de 1939-1945. Il a été blessé, puis fait prisonnier. Il s’est évadé, il est revenu en France, et il est entré dans la Résistance. Il a été arrêté par la Gestapo. Il a essayé de se suicider – on n’a jamais su si ce fut une vraie ou une fausse tentative – afin d’éviter de parler sous la torture. Et il a été déporté. Mais de tout cela, il ne parlait jamais. C’était un homme bon, très intelligent, et surtout profondément gentil. Il me disait souvent que j’étais meilleur que lui. Ce n’est pas si fréquent de la part d’un père.
https://www.lepoint.fr/postillon/louis-schweitzer-j-ai-decouvert-que-j-etais-athee-a-l-age-de-13-ans-19-05-2024-2560531_3961.php?at_medium=email&at_emailtype=retention&at_campaign=Newsletters&at_creation=Newsletter-Mi-journee&at_send_date=20240519&at_link=2560531&at_variant=Article_1&boc=950458&nl_key=c9d208096a0cf9890af148e732b7f0569a768fe1b915dacd51f2d2d7cda0cdd7&m_i=zsAzf7_AvSPCO5SSR2KqoE5tDiPTYw7nSWX8+w3KBDT21ZnlN79C8fR2dVFTnY+Nr5Ts6+4OBGcrBvwGXSUHgIoK9CzzzP&M_BT=8578862840

et alii dit: à

Louis Schweitzer :
je n’ai mis que quelques extraits de l’entretien des le point;mais ça vaut la peine de tout lire

et alii dit: à

quand Delphine H se promène à Paris:
 » La crise que nous traversons nous oblige à reconsidérer notre vulnérabilité et nous rappelle que la vie et la mort se tiennent côte à côte. Je me promène souvent dans les rues de Paris et je suis sensible à toutes ces plaques qui disent que dans cet immeuble est morte telle ou telle personnalité. Nous habitons tous, d’une manière ou d’une autre, des lieux hantés : hantés par nos histoires, par nos angoisses, par la disparition des nôtres et des éléments irrésolus dans nos filiations… Nous sommes à un moment où les fantômes sont un peu plus visibles ou audibles, à la fois personnellement et collectivement. Et nous aurions tort de ne pas les écouter.

 » réponse choisie par philomag

Clopine dit: à

M’enfin merde, Et Alli, n’avez-vous jamais de recul sur vous-même et sur vos admirations ? D’ailleurs, vous ne faites que copier coller, signant ainsi votre intérêt pour tel ou tel, sans jamais expliciter votre réelle position. Et sans jamais faire de politique, bien sûr. Votre obstination à vous placer (vous dédouaner ?) hors du champ social rend vos discours aussi pathétiques que ceux de la petite fille qui aime votre papa. Misère de la pensée.

poussière dit: à

Penser est difficile, c’est pourquoi la plupart se font juges

et alii dit: à

ben non, clopine, je ne vous admire pas,je suis assez âgée pour avoir rencontré des femmes rêvant de mener des femmes à la baguette, et qui le firent!(sans une fleurette à leur enterrement, travailé avec des femmes féministes, (c’est vrai, sans internet)sans avoir pris gout à dire ou écrire merde-mais le premier mot que l’une de ces déesses » me corrigea était bidon au sens de ventre!bien plus tard, elle voulut être élue « conseiller municipal de son village où elle récidiva en espérances de domination:elle échoua!et c’est elle qui partit se rafugier chez son frère:elle avait été la petite dernière et cuisinait tres bien!
j’ai échappé à une sale blessure qu’elle me fit en me lançant un couteau sur la poitrine;je n’avais pas imaginé qu’elle irait jusque là;peut-être ses non électeurs et électrices ont -ils compris plus vite que moi la chef!

et alii dit: à

j’ai travaillé avec

et alii dit: à

excuses, je ne sais pas qui est ET ALLIqui voudra bien m’excuser

et alii dit: à

mais clopine, sans liens, comment croira-t-o qu’une bague aux doigts d’un pianiste n’est pas un détail insignifiant?
et que LISZT EST UN EXEMPLE POSSIBLE POUR DES LITTERAIRES?
heureusement qu’il y a des japonais-e-s!

renato dit: à

Enfin et al., cette pauvre femme n’a que la souffrance pour se valoriser, lui laisser l’illusion que la souffrance est une valeur serait un geste de compassion.

et alii dit: à

renato, mais je lui laisse ses illusions! , et comme vous savez, je lui rappelle même
:
ἀνέχου καὶ ἀπέχου, anekhou kai apekhou)

FL dit: à

« Absolument. Papa était un héros. Il a été très courageux pendant la guerre de 1939-1945. Il a été blessé, puis fait prisonnier. Il s’est évadé, il est revenu en France, et il est entré dans la Résistance. Il a été arrêté par la Gestapo. Il a essayé de se suicider – on n’a jamais su si ce fut une vraie ou une fausse tentative – afin d’éviter de parler sous la torture. Et il a été déporté. Mais de tout cela, il ne parlait jamais. »

Remarquable. Les protestants ont été très valeureux pendant la seconde guerre mondiale.

Ma préférée c’est l’épouse de Klossowski.

Et en plus d’une humilité.

renato dit: à

Madame Tiercelin nous a fait part de son expérience avec GPT, si cela n’a pas plu aux starlettes qui errent dans ces lieux et qu’elles pensent que leur avis a du sens, qu’elles nous expliquent pourquoi cette dame serait une philosophe de leurs deux.

FL dit: à

La pire reste quand même la mère de Barthes. Une femme difficile. Malgré sa « douceur ».

FL dit: à

Edwy Plenel écrit « événement » avec les accents dans le bon sens. Je l’aime.

renato dit: à

Arbasino a imaginé (mais non écrit) une pièce dans laquelle le père de Kafka et la mère de Gadda se rencontrent dans un lieu comme Davos.

Clopine dit: à

Stupéfiant. Et Alii ne fait ici que copier coller des citations d’auteur.e.s sans jamais expliciter la possible pertinence de ces citations. Je tente de lui faire remarquer le fait, en lui disant que ses admirations seraient sans doute plus explicites si elles avaient un sens… Et elle me répond « non, je ne vous admire pas ». !!?? Je me sens du coup dans l’impuissance. Ce n’est pas seulement le sentiment que le langage est ici inopérant (notez que ce serait déjà grave, m’enfin, ça arrive à quiconque voyage à l’étranger), c’est qu’il semble que la pensée même soit ici inopérante, ce qui me remplit toujours d’effroi. Je dis « vos admirations », faisant allusion aux innombrables citations wikipediesques dont El Alii inondé ce blog, et elle croit que je parle de moi ??? Grands dieux . Une autre qui était ainsi affolée par la notoriété de tel ou tel auteur, que cet auteur ait quoi que ce soit à voir avec sa posture au monde, c’était Christiane (pseudo choisi pour affirmer une identité chrétienne). Mais bon. Soupir. Quant au coup de couteau… J’en suis sincèrement désolée pour Et Alii. Ouf, nous sommes dans un état de droit. J’espère que la justice a pu intervenir.

rose dit: à

/Clopine
Christiane n’est pas un pseudo.
C son vrai prénom.
Il n’y a pas moins grenouille de bénitier que Christiane P.

rose dit: à

« Une autre qui était ainsi affolée par la notoriété de tel ou tel auteur, que cet auteur ait quoi que ce soit à voir avec sa posture au monde »

Je ne l’ai jamais lue, et jamais comprise ainsi Christiane P.
Vous vous gourez plein pot.
Faudrait faire gaffe quand même.

Le mien de pseudo. je n’ai jamais expliqué ici, ni ailleurs comment et pourquoi je l’ai choisi.
C en référence à une histoire tragique que j’ai partagée de loin lorsque je suis venue m’installer ici.
Chacun a ses choix personnels concernant le choix de son pseudo.ses pseudos parfois.
Vous Clopine Trouillefou vous étiez longuement expliquée sur ce choix qui avait à voir avec un personnage de Victor Hugo, je ne sais plus dans lequel de ses romans.

rose dit: à

Mon pseudo a priori n’a rien à voir avec la fleur.
Pourtant ai suivi une conférence de Alain Baraton cet aprem avec un petit quart d’heure de retard. Sommes arrivées en pleine explication des prostituées du temps de Louis XIV, qui, dans leurs palais versaillais encadraient leurs fenêtres de laurier.
Le roi ayant ordonné de les faire couper cela a induit la chanson « nous n’irons plus au bois les lauriers sont coupés.
« Il court il court le furet » serait en lien direct avec un curé qui courait après tout ce qui bouge, jeunes vieux enfants, adultes. Il n’a jamais entendu l’homélie du dimanche de Pentecôte qui explique le lien entre corps et esprit.
N’empêche que vieux, eh ouais, n’ai rien vu passer non plus, il est bien plus facile de mettre le corps à distance et de privilégier l’esprit.
N’empêche que -deux-suivant un seul-rais de lumière étant dirigés vers le Christ en croix, mes pensées vers toi pour l’esprit Saint schbing sur la tête, ai eu cette illumination incroyable, que je partage avec toi, D., et que j’ai partagée immédiatement avec M.T en live : « lorsque on est enfant de dieu, on a la jeunesse éternelle ».
Oui, m’a -t-elle répondu « tu as raison ».

et alii dit: à

effectivement, quand Clopie ressasse sa souffrance, je lui di, dans le texte,en grec, ce qui est appris au lycée, « souffre et abstiens toi, en supposant qu’elle reconnait ce « conseil » et retrouve les développements auxquels il donna lieu dès sa scolarité; et je n’ai pas mission de donner mon opinion sur l’usage que clopine fait de ce blog;ni de m’expliquer sur les raisons pour lesquelles une citation peut être suffisante pour caractériser,ou déterminer u « autre « moment » d’une conversation;
quant à admettre que certains auteurs ont remarquablement identifié par quelques mots, je n’ y oblige personne ,et il y a loin de l’admiration à la production d’une citation pour preuve;
je ne rechercherai pas un récit de clopine sur la RDL relatif à des conseils de toilette entre universitaires pour prouver qu’il n’y a justement rien à y admirer, et qu’elle se moque un peu trop des erdéliens, et devrait se chercher des « collègues »comme on dit volontiers dans le midi pour discuter de ces affaires personnelles,et qu’on ne trouve dans telles conversations ni signe d' »amicale modestie »ni de « sincérité » ,la question demeure relative aux conversations encouragées par le blog ,par delà le billet ;
une pièce de musique sans un lien, ni citation?
ET je préfère prendre une citation dans un contexte
qui montre qu’elle est justifiée, et à la portée de chacun;qu’il y a intérêt à la « connaître »
je n’ai pas remarqué que Clopine ait trouvé une grande sympathie sur ses buts dans sa pratique du blog;c’est à elle de conclure pourquoi elle ne convainc pas autant qu’elle le désire;

et alii dit: à

je lui dis

rose dit: à

Il court il court le furet » serait en lien direct avec un curé

Contrepèterie qu’il n’a pas expliqué.
Beaucoup de ses exemples sur les fleurs et les jardins étaient coquins.

une main dit: à

je lui dis, dans le texte,en grec

Encore un privilège de la classe possédante, pfft!
( Souffrez que pour l’ amour du grec je vous caillasse!) 🙂

Damien dit: à

Petit jeu. Qui est l’auteur du texte suivant, et quel écrivain vise-t-il ? (Petite précision, j’aime l’un et l’autre.)

« En France, à ce qu’on dit, tout finit en chansons. Que donc celui qui vient de crever au cœur de la béatitude générale, s’en aille à son tour en fumée ! Il reste peu de choses d’un homme : il est encore révoltant d’imaginer de celui-ci, que de toute façon il a été. Certains jours j’ai rêvé d’une gomme à effacer l’immondice humaine. »

et alii dit: à

merci, rose, d’avoir signalé des citations;
la citation peut être aussi une manière de faire comprendre à un autre erdélien qu’on a lu avec intérêt son commentaire, de lui en donner la preuve, et montrer qu’on embraye avec; et c’est bien autre chose que de l’admiration; c’est de l’empathie à partager, et ce n’est pas inimportant; au contraire

Damien dit: à

Je suis allé voir le Dupieux, mais je ne vous dirai pas ce que j’en ai pensée. Je tiens à conserver mes jugements, et à ne pas instruire trop de monde. Néanmoins, le seul conseil que je vous donnerais, c’est d’aller le voir, et pourquoi ? Et pourquoi pas ? Un petit indice : chef-d’oeuvre. Bonne soirée et — oubliez-moi.

Damien dit: à

Petit indice sur la phrase : les deux auteurs ont un prénom qui commence par la même lettre.

rose dit: à

Émil Benvéniste et Émil Cioran ?

rose dit: à

Et alii ce n’est pas moi ; c’est la conférence de Alain Baraton.

Damien dit: à

Je fais une recherche sur internet pour trouver un livre érotique, et je tombe sur :

« 1 membre a ajouté Emmanuelle à son top 10 livre »

C’est très drôle et sans doute bien membré. Il s’agit du livre érotique « Emmanuelle ».

Clopine dit: à

Rose, ok, je suis sans doute injuste avec Christiane. Mais bon, là, sur El Alii… Avez-vous remarqué ? Elle vit dans un monde de compétition entre filles. Alimentant en ce sens le discours patriarcal bien commode… Alors que, si l’actualité des dernières années nous prouve une seule chose, c’est que c’est bien dans la solidarité collective que, d’un, les paroles se libèrent, deux, la force engendrée par la solidarité est comparable à un tsunami. Donc la solidarité est à l’opposé de la posture d’Et Alii (ne me forcez pas à remonter le fil et à ainsi infliger à ce blog les citations qui prouvent mes dires, faites-le vous-même.)

J’en suis navrée, bien sûr. Mais j’étais déjà navrée quand pas mal de nos belles dames de la bourgeoisie médiatique (comme Deneuve etc.) prenaient la défense de DSK et défendaient « la galanterie à la française ». Je trouve que nous sommes dans une situation paradoxale. Jamais l’extrême-droite n’a soufflé avec autant de force, dans les médias (Cnews !) son haleine de chacal. Jamais les peurs engendrées par le délabrement de notre civilisation capitaliste n’ont autant conduit les petites gens, « ceux qui posent les bonnes questions », à avoir « de mauvaises réponses ». Et pourtant, au milieu de tout ça, il y a des fleurs d’espoir, comme le mouvement me-too… Alors, moi je dis, même si quelqu’un comme Et Alii répond à l’objection par la posture du chat qui crache, ça vaut mieux que l’abjection de l’extrême-droite, car je ne la crois pas aussi pourrie qu’un MC. Enfin, ce que j’en dis…

et alii dit: à

mal vu, clopine! j’ai encore toujours des relations intéressantes avec des hommes! mais ça ne vous regarde pas!

et alii dit: à

c’est un comble que ces femmes quine savent plus comment se tortiller dans leurs histoires cherchent à
pénétrer dans celles des autres femmes qui ne prendraient même pas un café avec elles

et alii dit: à

mais c’est assez juste de vous dire « filles » ainsi que rose « filles » et pas encore femmes!

Clopine dit: à

Et Alii, je ne sais même pas comment vous dire… Le cri du cœur « j’ai encore des relations avec des hommes », est pathétique. Mais j’arrête. Ça ne sert de toute façon à rien. Et vous savez, en vrai, je ne suis pas méchante. Juste catastrophée par l’indigence de la pensée, mais hélas bien incapable de la combattre en ce qui concerne autrui. Déjà, je me bats contre ma paresse intellectuelle. Et j’ai du mal. Bref, en voiture Simone, mais tout le monde n’a pas de place dans la dite voiture, ahaha.

Clopine dit: à

De Beauvoir, bien entendu.

closer dit: à

« Au Portugal et en Espagne, une boule lumineuse illumine le ciel de manière spectaculaire
Un extraordinaire flash de lumière a brièvement traversé le ciel de la péninsule ibérique, laissant des témoins choqués sur son passage. » Huffpost

D, avez-vous une explication?

et alii dit: à

il y a un moment tsouin tsouin quand un homme dans une conversation où la femme est arrivée détendue, accueillante, lui dit » il vous faut un homme, trouvez vous un homme »
j’ai assisté à une scène comme ça:la femme a « disparu »; elle n’a pas encore trouvé l’homme!
mais tout le monde est prévenu contre elle !

et alii dit: à

helas, oui,clopine, ça ne vous regarde pas,comment un homme peut s’exprimer volontiers quand il ne sent pas lui non plus un piège à la mode erdélienne de pensoir merdifloresque pose trouilletout garantie (et remboursée si insatisfaction!)
bonne soirée les chiantissimes

D. dit: à

Closer, il s’agit assez probablement d’une météorite. Mais je n’en sais rien.
Ça n’est pas très intéressant.
Ce qui est intéressant, c’est de se demander pourquoi les chinois vont aller sur la face cachée de la Lune. Ou plus exactement pourquoi sont-ils autorisés à y aller par ceux qui y sont déjà implantés.

D. dit: à

Clopine est une vraie foldingue. Rien ne la calmera jamais, cette furie.

rose dit: à

Cela manque singulièrement de tendresse ici.
On dirait un coupe-gorge.

Clopine dit: à

Rose, entre coupe-gorge et rouge-gorge, une lettre. Et aussi une couleur, le rouge, point trop à la mode ici. Je n’en fais pas un drapeau, je suis une pastèque, vert sur le dessus et rouge dedans, avec quelques filets noirs, mais je ne saurais nier que le rouge me va mieux au teint que le blanc monarchique, le bleu bourgeois et surtout le brun, n’est ce pas, le brun qui envahit l’espace où nous respirons tous. M’enfin, ce que j’en dis, moi aussi je crois être capable de tendresse. Si j’en juge par les regards de mon chien Pile Poil, le partage est même de mise. Mais le reste ? Vous trouvez le monde tendre, vous ?

MC dit: à

Rose, merci pour qui vous savez, vidée sans grandeur ni respect par de très petits êtres .Clopine,, il serait peut-être temps de vous réveiller et de vous renseigner sur qui est ´Pierre Legendre, autre fréquentation fort honorable d’Et Alii…Rêvons…. MC

D. dit: à

Pardon je me suis mal exprimé.
Donne l’impression d’être une foldingue en furie que rien ne calmera.

et alii dit: à

j’ignore si, comme on dit, « tout vient à point qui sait attendre », mais, elle l’a sorti Clopine qu’elle était « pastèque »
je ne copie pas l’explicitation sur internet certainement;
nous l’avons tous lu;
clopine fait ahahah!

rose dit: à

L’Assommoir, ce n’est pas bien.
Chacun a ses chances.
Ai vu hier un rosier Léo Ferré.
Et un Pierre Arditi très mal en point.
On invente les roses. Parfois, il en faut 1499 (essais) pour en faire une.
Il y a la différence entre greffe et boutures.
Ai parlé longuement avec un jeune jardinier, qui m’a ensuite virée. Au fil de mes questions, il m’a demandé –où, quand ?- « C’est un piège ? » Et je lui ai répondu que je ne fonctionnais pas comme ça à poser des pièges pour apprendre qq.chose.

Valsaintes est un lieu en progrès constants qui a trouvé son harmonie.
Yves Bonnefoy le poète en a été propriétaire.
Les femmes -jeunes- des jardiniers tiennent les caisses. Eux marnent.

Ai fait la connaissance de Heinz Wisman, Pierre Legendre plus tard. Dois prendre soin de les yeux.
Un corps malade face au milieu médical, de quoi être inquiet puisqu’on est malade et seul. Ne jamais devenir un jouet ni un terrain d’expérience. Les médecins sont des gens intelligents eu égard à leur niveau d’études, ils ont leurs bornes, le cartésianisme en est une grosse, mais dont je passe capables d’ouvertures. D’ouverture ?
Je pense, tout le temps (presque) à ce médecin cardiologue qui s’est jeté d’un étage élevé de son hôpital au retour d’un burn-out suite à une maltraitance collégiale : je n’aimerais pas être soignée du cœur dans cette ville morbide (mortuaire ?).
Bonne journée, c’est ma semaine aidante.

rose dit: à

Heinz Wismann.
Pour ma part, je préfère marner que tenir la caisse.
J’ai la mienne de caisse, sam suffit.

rose dit: à

mes yeux
Mieux vaut, non rien.
mais sont je pense.
Pas tous.
Ne pas être seul jamais pour ne pas donner lieu à la maltraitance.
Surveiller et punir.

rose dit: à

Clopine
Lumineux : une lettre entre rouge-gorge et coupe-gorge ! Même pas vu ni pensé ! Merci à vous.
Quoi de meilleur que la pastèque si ce n’est le melon ?

Je suis une petite fille russe Vassilissa depuis ses six mois sur Telegraph. Je sais ainsi quand il beige à Moscou en avril, à Berlin aussi) et des milliers d’autres choses.
Vassilissa devait partir en vacances avec ses parents (qui rêvent d’être riches) ds un pays où on mange des fraises et de la pastèque. L’enfant (trois ans) est tombée a qq vertèbres fêlees doit rester debout ou couchée allongée.
Eh bien savez-vous ce que fait sa maman Masha ?
Elle l’habille -l’enfant est à l’hôpital avec sa mère dans une chambre pour deux- sa mère l’habille avec un tee-shirt couvert de tranches de pastèque 🍉.
Oui !
Je répète pour et alii, que j’aime beaucoup. Quoi de meilleur que la pastèque !

Nota : le président iranien est mort, in Le Monde.fr.

Nota bis : Clopine a retrouvé son moral, combattant/combatif. Ahhhhhhh !

rose dit: à

quand il neige

rose dit: à

Clopine
Le monde est d’une dureté impitoyable où l’argent règne en maître. Il s’agit de ne pas se laisser contaminer.
Toutefois, s’opposer lorsqu’on est minoritaire est ardu.

Clopine dit: à

Et Alii, franchement. On sait que la pastèque est le symbole qui a été choisi par certains mouvements écologiques de gauche et d’extrême gauche, afin de signifier leur conviction que le s luttes écolos ne pourront être victorieuses que si elles sont associées aux luttes sociales. Bon, il me semble assez évident que j’ai toujours exprimé ici (voire que je l’ai inscrite dans ma vie matérielle, longtemps) cette même conviction. Même si je n’ai jamais « pris ma carte », bien sûr. Donc, votre commentaire ressemble à la réaction d’une petite fille qui montre du doigt une autre gamine en ricanant « elle l’a dit, elle l’a dit, ouh là menteuse elle est amoureuse ». Là c’est « elle l’a dit, elle l’a dit, c’est une pastèque « . Vous me permettrez donc de hausser les épaules : ça fait vingt-cinq ans que je le dis. Et je m’interroge vraiment sur la manière dont votre cerveau fonctionne…

renato dit: à

En effet, aucune réponse des soi-disant humanistes relativement à l’absence de grandes manifestations et occupation de fac pour l’Ukraine, le Darfour, etc. Ont-ils honte de la réponse ? Sont-ils si peu responsables de leurs opinions ?

renato dit: à

Qui, après avoir condamné des femmes à mort, les faisait violer avant de les pendre pour qu’elles n’aillent pas au paradis ? Indice, c’est un ami de Poutine.

rose dit: à

On ne danse pas lorsqu’un est mort assassiné. Même s’il est un dictateur ou ton pire ennemi.

rose dit: à

Je n’avais pas fait le lien entre la pastèque et le mouvement palestinien. Mes excuses.
Pourtant, Leïla Bekti au festival de Cannes.

Je ne sais pas même pourquoi ce fruit a été choisi pour le mouvement palestinien. Je peux imaginer à cause du nombre de graines. Catastrophique pour le ventre des femmes.

renato dit: à

Ah ! les petites leçons de rose !

renato dit: à

Bon, il est vrai que le gouvernement iranien l’a qualifié de « martyr du service », mais vous avez la preuve qu’il a été assassiné ? non, parce que c’est comme ça que les fausses nouvelles se forment.

et alii dit: à

la misère, c’est de s’interroger sur la façon dont fonctionne mon cerveau quand on n’est pas qualifié et compétent pour apporter une réponse fiable;
b, j’ai dit que dans ma famille il y avait eu (l’un d’eux est mort et il était tres politisé (gauche) des neurochirurgiens couverts de diplomes (psy aussi)et dans d’autres pays que la FRANCE.
je n’ai aucun compte à vous rendre; ciao,le petites filles!)

J J-J dit: à

-< sustine & abstine, etalii, c'était pas du latin plutôt (heautontimoroumenos ?)
-< fort ému d'avoir appris l'identité des modèles de Grant Wood, qui m'avaient toujours ubiquité de mystères : Nan Graham & Dr Byron McKeeby. Je les ai peints récemment et je les aime. C'est pourquoi, merci.
-< le président iranien a subi un drame en hélicoptère. Heureusement, je n'avais pas songé à dessiner son portrait et ne le ferai pas. <
-< J'ai encore pas mal de portraits à exécuter cette semaine… Ceux de Schopenhauer, de Dostoïevski, Duras, Guyotat et Pynchon sont superbes, en revanche, j'ai complètement raté Yourcenar et Bernhard, je vais devoir les refaire, car ils ne méritaient pas cela. J'ignore pourquoi ma main à tremblé et a persisté dans son erreur avec eux. Il doit y avoir une explication tangible.
-< Monsieur Louis S. a eu de la chance d'avoir son père. Voilà ce que je dois dire de la récolte, et reste avec le mystère de rose. J'espère qu'elle reviendra un jour.
– Il faut essayer de comprendre que CT et CR ne sont pas exactement ce qu'en dit icelle, mais dans l'ensemble, rôz ne se trompa pas trop à leur sujet. Elle en a plutôt une juste perception de leurs trajectoires, car elle est très à l'écoute des autres. Elle est maline. Un jour, elle percera le mystère du sexe (= genre) vieillissant d'etalii.
Bàv à tous.tes et à l'âme de Bernard P., à qui la RDL a dédié à juste titre, un hommage propre (JE/20.5.24_10.28)

D. dit: à

quand il belge. À Bruxelles.

D. dit: à

 le président iranien a subi un drame en hélicoptère.

il a juste eu le temps d’un sourire maussade. C’est drône quand même tout ça.

FL dit: à

Dans « Le Monde » un bel article sur la critique de cinéma au « Monde ».

Avec toujours ce ton doucereux et patelin lorsque des journalistes du « Monde » parlent de journalistes du « Monde ».

Ce ton « aigre et informé » disait Barthes qui ne les aimait pas et avait quelques raisons de ne pas les aimer.

D. dit: à

drôle.

FL dit: à

« Le Monde » est quand même un journal fondé à la Libération à la demande du Général pour remplacer « Le Temps » journal disparu pendant les années de tourmente.

« Teitgen, refaites-moi Le Temps ! Choisissez un directeur dont le passé de résistant et la compétence de journaliste ne peuvent pas être mis en cause… Vous lui adjoindrez un protestant libéral et un gaulliste ! » Et il ajoute, pressé : « Nous avons besoin d’un grand journal pour l’extérieur. »

https://www.retronews.fr/titre-de-presse/temps

FL dit: à

Je ne veux pas accabler « Le Monde » bien entendu mais à part qu’ils s’obstinent à mettre l’indicatif après « après que », je souligne humblement qu’un titre dans une phrase en italique ça se met en romain.

Janssen J-J dit: à

addenda
j’ai bien aimé la chirurgienne opérant le coeur d’un patient, et disant à sa fille, sur un portable qu’on lui tend, combien elle a toujours été nulle avec ses films, et combien son père partage son sentiment. Cela m’avait fait sourire.
et aussi, l’histoire du furet qui bourre le curé Trécy à Fourre l’Arène…
CT est une personne très sensée, forte et assurée de ses convictions, elle a de la chance de pouvoir les défendre semblablement. On ne reconnait pas assez sa détermination à combattre, et la tendresse qui se cachez à l’abri de sa rage. Nous sommes très peu à la comprendre et à nous insupporter de l’arrogance d’etalii. Qui a bien sûr elle aussi le droit de vouloir s’éteindre progressivement dans la dignité indolore de ses références gigantesques, heureusement bien vaines et inoffensives pour les autres écorché.es,
Bàv, et aux Ukrainiens et malheureux Palestiniens qui luttent ardemment pour survivre, la tête haute, tels les Ouighours de notre RDL s’apprêtant à mal voter.

Janssen J-J dit: à

(GP n° ???) André, le père de Françoise Chandernagor a 103 ans. Je me souviens de son livre « Un Parlement pour quoi faire » paru en 1967, qui m’avait embarqué dans l’amour du droit constitutionnel, lors de mes années d’apprentissage à l’U. de Bdx I, en 1973. Suis très heureux d’apprendre par sa fille que cet homme est toujours en vie, quoiqu’hélas, pas en très bon état. Je lui souhaite bon courage, s’il me lit.

Jazzi dit: à

Le léZard a adoré le dernier film, quasi invisible, de Polanski !

Patrice Charoulet dit: à

à Damien

La dernière phrase de votre citation m’incite à dire que Cioran en serait bien l’auteur.
Dans l’affirmative, ayez la gentillesse de me dire dans quel livre de lui.

J J-J dit: à

@ vous n’allez pas nous faire votre mijaurée charoulesque, FL, hein !
et ‘ailleurs, l’AF accepte les deux orthographes d’evenement (sic) Edwy a donc la raison pleine aile. C’est d’un drône, cette histoire d’hélico abattu par une erreur d’aiguillage ayatollesque !- M’enfin;… ahahahhargh…

J J-J dit: à

@ jzmn – pas froid aux yeux à vous mettre en scène au Sud. L’incroyable en commun,, c’est mon chartreux qui s’appelle également Mimi, et me monte sur les épaules et l’ordi, quand il me signifie d’arrêter avec la RDL. Bien à vous. Que penser d’un film qui n’est pas distribué ?

FL dit: à

Rectification : c’est pas un titre qu’ils ont mis en italique, c’est « a priori » qui est du latin de cuisine et qui donc devrait être en romain dans une phrase en italique.

renato dit: à

« Ouighours de notre RDL s’apprêtant à mal voter » ?!

Les Ouïghours de notre RDL ? des noms ?
L’expression « mal voter » me rappelle les réacs des années 50.

Jazzi dit: à

Marseille est en deuil, Jean-Claude Gaudin est mort !

renato dit: à

Pour « a priori » : il y a une différence entre latin médiéval et latin de cuisine (voir Valla vs Le Pogge).

J J-J dit: à

@ L’expression « mal voter » me rappelle les réacs des années 50.

Moi itouj, RMC –
… par ailleurs, je n’avais pas d’appétence particulière pour les poêles à bois de jean-claude Godin, ni n’aimais leurs accents rocailleux sentant un brin la fonte. Heureusement, on les remplace de plus en plus par de l’acier trempé, à Marseille comme ailleurs. Bàv,

Janssen J-J dit: à

Je n’ai jamais lu ‘L’allée du Roi’, dédié à l’empire de Madame de Maintenon. Est-ce encore recommandable, de l’avis de celzéceux qui long lu, DHH par ex. ? Merci dmd, lcé.

Janssen J-J dit: à

@ Marseille est en deuil,
Allons allons Jzmn, halte aux synecdoques !…
***ceti comsa-kondi ?

J J-J dit: à

… trouvée dans Cioran, dans sa correspondance inédite : « Manie épistolaire, lettres choisies 1930-1991 » (par Nicolas Cavaillès), Gallimard, 2024.

Clopine dit: à

Moi, j’ignorais absolument le lien entre la pastèque et la Palestine… Mais bon, étant résolument et totalement opposée à la politique de Netanyahou, soutenant à la fois les victimes du Hamas et les victimes du gouvernement d’extrême-droite d’Israël (et me souvenant que cela fait tout de même quelques générations que les palestiniens sont colonisés et opprimés), je m’en fous qu’on me montre du doigt comme soutenant la Palestine. Je fais une distinction entre le Hamas et le peuple palestinien. De même que je fais une distinction entre « les juifs » et le gouvernement fondamentaliste et d’extrême-droite d’Israël. Alors, pastèque écolo ou pastèque palestinienne… La seule chose que je n’admets pas, c’est qu’on me traite d’antisémite par assimilation entre le sionisme et la judaïsme. Même si je dois m’user les doigts sur ce clavier, je ne cesserai de le dire.

renato dit: à

Le procureur de la Cour pénale internationale demande des mandats d’arrêt à l’encontre de Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant, et des dirigeants du Hamas Yahya Sinwar, Mohammed Deif et Ismail Haniyeh.

Jazzi dit: à

Un extrait de mon « Goût de Versailles », pour vous faire une idée, JJJ ?

FRANCOISE CHANDERNAGOR

Amour, gloire et piété

Entrée à Versailles par la petite porte, en tant que gouvernante des bâtards du Roi et de la marquise de Montespan, Françoise d’Aubigné, veuve Scarron, se hissera jusqu’à la couche royale, reléguant la favorite dans l’ombre et parvenant, juste après la mort de la Reine, à se faire épouser par son auguste amant. Singulier destin que celui de cette ancienne gardeuse de dindons, petite-fille d’Agrippa d’Aubigné, et pauvre rejeton malmené d’une famille de nobliaux huguenots ruinés, qui épousa, sans dot, à seize ans, l’un des chefs de file spirituels de la Fronde, vieux et contrefait, impuissant de surcroît, de l’aristocratique quartier du Marais. D’allure fière et belle, convertie par conviction au catholicisme, ambitieuse, et se rendant indispensable tant par ses services, même les plus humbles, que par son esprit aigu, Madame de Maintenon règnera durant une quarantaine d’années, jusqu’à la mort de Louis XIV, sur la cour dont elle contribuera à réformer sensiblement les mœurs. Dans L’Allée du Roi, Françoise Chandernagor, qui lui prête sa plume, lui fait dresser un tableau sans concession du Versailles dans lequel, après d’obscures années sans gloire, elle venait enfin de triompher.

« Il fallait sans doute que ces vapeurs de gloire m’eussent bien embrumé l’esprit pour que je n’eusse pas vu plus tôt à quel degré d’avilissement la société de la Cour et de la Ville était pendant ce temps, en peu d’années descendue : l’oisiveté et l’ennui dans lequel vivaient les grands leur faisaient rechercher de singuliers divertissements : la nécessité de soutenir un train ruineux les condamnaient à d’étranges trafics ; enfin, il n’y avait pas Cour au monde plus abandonnée à toute sorte de vices. La folie du jeu, que le Roi n’avait jamais découragée, touchait à son comble ; on jouait sa vie sur une carte ; les joueurs, jusque dans les appartements du monarque, se comportaient comme des insensés : l’un hurlait, l’autre frappait la table du poing, le troisième blasphémait à en faire dresser les cheveux sur la tête ; tous paraissaient hors d’eux-mêmes et certains oubliaient leur honneur au point d’en user, pour gagner, comme les escamoteurs du pont Neuf. « On s’y querelle, on parle haut », disait justement une chanson de ce temps, « et c’est la cour du Roi Pétaud ». L’usage immodéré des liqueurs aidait aussi à faire passer les journées d’une jeunesse qui ne trouvait rien qui contentât son désir insatiable de plaisir. Des duchesses de quinze ans trouvaient plaisant de se réunir dans les entresols pour s’abrutir de vins et de liqueurs en compagnie de leurs laquais ; « Bacchus relève nos appas », chantonnaient-elles, « les canapés sont à deux pas » ; des princes hantaient toutes les nuits des cabarets de Paris et s’en retournaient à Versailles au petit matin, saouls dans leurs carrosses ; les plus grandes dames s’enivraient tellement qu’elles s’oubliaient au milieu des salons et rendaient par en haut et par en bas l’excès du liquide dont elles étaient remplies.
Mais ces plaisirs délicats n’étaient rien au prix de certains divertissements amoureux : il y avait beau temps que la facilité des dames de la Cour avait rendu leurs charmes méprisables aux jeunes gens, aussi le vice italien était-il plus que jamais à la mode. Le propre frère du Roi en donnait l’exemple : on ne le voyait jamais que fardé et mignoté à l’excès, tout piqueté de mouches et breloquant de bijoux, couvant d’un œil amoureux l’un des « mignons » dont il faisait sa société habituelle. Les neveux du grand Condé, les fils de Monsieur de Ruvigny, député général des huguenots, le cousin de Monsieur de Louvois, le fils de Monsieur Colbert, des La Rochefoucauld, des Turenne étaient de cette confrérie à laquelle ils avaient donné des règles si sévères qu’ils se disaient les vrais moines des temps nouveaux : ils avaient fait leurs couvents de quelques châteaux d’Ile-de-France et y recevaient les novices en d’étranges cérémonies ; on exigeait des serments, des mortifications ; ils disaient que leur ordre allait devenir bientôt aussi grand que celui de saint François ; jusqu’au jeune fils du Roi et de Mademoiselle de La Vallière, le comte de Vermandois, alors âgé de treize ou quatorze ans, qu’ils avaient enrôlé sous leur bannière. On ne se pouvait étonner, dès lors, que les dames ne trouvant point pléthore de galants, se missent à leur tour à aimer leur sexe. La duchesse de Duras disait à qui la voulait entendre qu’elle offrirait bien toute sa fortune et jusqu’à sa chemise pour coucher avec la fille du Roi, la belle princesse de Conti, qui venait de prendre ses quinze ans ; par bonheur cette jeune princesse allait bientôt montrer qu’elle préférait au commerce des dames celui des gardes du Roi et de ses valets intérieurs ; au prix des autres, cette débauche-là avait un si grand air d’innocence qu’il la fallut absoudre. Quelques princes montrèrent plus d’imagination : se rendant en bande dans un lieu mal famé, ils traitèrent à la mode d’Italie celles des courtisanes qui leur parurent les plus belles, puis en prirent une par la force et lui attachèrent les bras et les jambes aux quenouilles du lit ; lui ayant mis ensuite une fusée dans un endroit que la bienséance ne permet pas de nommer, ils y mirent le feu impitoyablement, sans être touchés des cris de cette malheureuse. Après quoi, ils coururent les rues toute la nuit, brisèrent un nombre infini de lanternes, arrachèrent des crucifix pour les brûler et mirent le feu à un pont. L’exploit ne semblait pas surpassable mais, quelques jours après, le chevalier Colbert entreprit de le dépasser. Etant avec le duc de La Ferté et le chevalier d’Argenson, ils envoyèrent quérir un marchand d’oublies* qui, se trouvant assez joli garçon à leur gré, ils voulurent traiter en fille et sur ce qu’il s’en défendit, ils lui donnèrent fort proprement deux coups d’épée à travers le corps, dont il eut la faiblesse de trépasser. Ils furent quittes pour une simple mercuriale**. Quand déjà la vie des petits a si peu de prix, il ne faut point s’ébahir si les devins et empoisonneuses qui savent les moyens de tuer les grands sans bruit ni violences, voient reconnaître, à leur juste valeur, les mérites de leur art. On cherchait auprès d’eux, en alternance ou tout à la fois, les secrets de l’amour et de la mort. »

(« L’Allée du Roi », Julliard, 1981)

* Gaufres.
** Réprimande.

Clopine dit: à

Le problème avec Et Alii, c’est qu’elle a gâché sa vie en croyant dur comme fer à des conneries comme le lacanisme. Elle doit se voir comme une petite fille modèle. Elle n’est qu’une petite fille modelée. Et son cerveau fonctionne comme un flipper : un mot fait partir la petite boule de neurones vers un plot, qui repart vers un autre plot, des lumières s’allument, des bruits s’élèvent, c’est excitant et la boule finit par parcourir tout le territoire, pendant que les targets s’agitent désespérément et en continu, comme les deux ailes d’un bombyx. Sauf que ça ne dit rien du tout. C’est posé là, c’est tout, aucune analyse, juste une « identité juive » qui est une telle tarte à la crème alimentant tant de pensées indigentes, et une petite fille qui aimait tant être assise au premier rang, juste sous le nez de la maîtresse, ou encore mieux, du maître, n’est-ce pas ! Jouant à fond la carte de la compète, plutôt que celle de la sororité…

Damien dit: à

Charoulet, ce n’est pas Cioran. C’est Aragon, dans le pamphlet surréaliste paru à la mort d’Anatole France.

Clopine dit: à

D’ailleurs, rappelez-moi. Lacan, ce n’est pas celui qui avait acquis le tableau de Courbet « l’origine du monde », l’avait accroché dans son cabinet et avait soigneusement tiré un rideau par-dessus (ben voyons) ? Celui qui a tenté de persuader Antoinette Fouque qu’elle souffrait d’une envie de pénis irréductible, et a mis fin à l’analyse quand la dite-Antoinette lui a mis sous le nez son envie d’utérus à lui ? Bref, n’était-ce pas l’archétype du pouvoir des mots de la psychanalyse, dans des bouches masculines, forcément masculines, point final ?

Clopine dit: à

Et Charoulet par-là dessus ! Non, mais, le niveau…

et alii dit: à

les délires de bonnes femmes ne sont pas à mon avis la fleur de ladite sororité; état la première à avoir dit sur ce blog que je ne « fonctionne pas au « lacanisme », et surtout pas avec des supposés « moi je lacanien »,je vous souhaite tous les succès qui vous impressionnent et tous ceux que vous ignorez de chez vos big mothers avec les compliments que vous n’avez jamais eus et que je n’ai pas le temps de lister comme le fera monsieur charoulet qui aima les moralistes et les autres
autour de moi,des comédies et des comédiennes m’amusent assez pour me distraire de ce que j’ai à « penser » (en français, même si la philo parle grec)

Bolibongo dit: à

Elle n’est qu’une petite fille modelée.

Oui, d’ accord, mais c’est une bonne pâte! 🙂

J J-J dit: à

Merci jzmn pour avoir pris tout ce temps à recopier pour moi, ces extraits du livre de Fr Chandernagor. Votre résumé me convient suffisamment pour me décider à ne pas lire ce roman de la veuve Scarron, apparemment fort édifiant. Bàv,

et alii dit: à

étant,ou ayant été , la première à dire et nommer ,sans manifester une particulière admiration pour des auteurs que je trouve souvent remarquables

Bolibongo dit: à

le tableau de Courbet « l’origine du monde », l’avait accroché dans son cabinet et avait soigneusement tiré un rideau par-dessus (ben voyons) ?

Soyez exhaustive et complète clopenitouche.
Notre gourou avait demandé au peintre surréaliste André Masson de faire une toile aux mêmes dimensions que  » l’ origine du monde » et la fixa par dessus comme une fenêtre coulissante, jouissante, aurait dit le maître. C’était son jeu favori d’ exécuter ce double dévoilement de la fente originelle de Courbet devant ses invités et visiteurs pour les méduser.
Car le tableau d’ André Masson, tout aussi érotique,( mais le Courbet est avant tout tellurique! ) nous montre un sexe de femme comme autant de sillons dans des collines de traits d’ encre.

et alii dit: à

mais je sais dire que les comédies de bonnes femmes m’emmerdent;

et alii dit: à

et n’oublions pas l’ inceste du deuxième type,qu’a sorti Héritier de toutes ces gaudrioles

J J-J dit: à

@ votre citation m’incite à dire que Cioran en serait bien l’auteur.

Un grand lecteur dieppois de Mimile Chartier, Plégie, Durkhème, Henriot, et autres Ben Venistes.

***On donne Raphael Gaillard pour remplacer Giscard… Encore un coup fourré de la maman de Manu le Yogi à l’AF pour remercier d’avoir aidé son fiston… Une œuvre littéraire considérable, vous me direz, chez ce Gaillard là, hein ?… digne d’un fauteuil lustré hélas encore raté par Passoul. Heureusement…, tu le voyais faire l’éloge de Giscard, toi ?…

Patrice Charoulet dit: à

Remarques sur la liste de 37 listes

37 listes donc pour les européennes ! C’est un record.
C’est trop. Il faudrait trouver le moyen la prochaine fois d’éliminer les listes totalement fantaisistes et…inutiles.
Plusieurs conséquences.
Toutes les communes de France, même les plus petites, trouveront elles 37 panneaux ?
Nombre de ces listes n’auront pas les moyens financiers de s’offrir des professions de foi, des bulletins et des affiches.
Si les principales listes seront facilement identifiables, bien des listes seront confondues par les électeurs les moins informés et les moins politisés.
Je ne suis pas écologiste, mais il va y avoir un grand nombre de listes écologistes. Dans l’isoloir, qui aura pris 37 bulletins, aura bien du mal à choisir la liste écologiste
qu’il voulait favoriser . C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tous les sondages concernant le mouvement écologiste, seront démentis…à la baisse. Je prends les paris.
Autre remarque touchant l’intitulé des listes. Plusieurs ont eu l’habileté de mettre notamment dans leur intitulé le nom de leur tête de liste et/ou de leur leader national. Sûr moyen au moment du vote d’ être facilement identifiable par les électeurs les moins informées et les moins politisés.
Inversement, les listes qui n’ont pas eu cette habileté feront un score un peu inférieur aux sondages annoncés. Je prends encore les paris.
Rendez-vous le 9 juin au soir.
Je le redis : trop de listes !

P.-S. La liste « Free Palestine » est-elle bien légale ?
P.-S. 2 . La liste Francis Lalanne, chanteur, où figure…Dieudonné (!) est-elle bien légale ?

Bolibongo dit: à

La liste Francis Lalanne, chanteur, où figure…Dieudonné (!) est-elle bien légale ?

Dieudonné était bien le pote au Guillaume rouge-brun de chez France Intaire dont le personnel à fait majoritairement grève pour lui, il peut l’ être aussi d’ un complotiste multirécidiviste d’ extrême doigté droitier, non, ah ah? Comme pourrait s’en esclaffer la clopinepotlythique d’ ici.

Clopine dit: à

Qui osera dire à Et Alii que « ce qui se conçoit bien s’exprime clairement », et qu’elle s’exprime comme un pied, ou plus précisément comme un baigneur, à la piscine, qui ne sait pas nager, et donc ressemble à un fer à repasser ? Car sa manière de s’exprimer ressemble à un cerveau catapulté. La seule comparaison qui me vient à l’esprit, c’est Perceval vis-à-vis d’Arthur, dans la (super !) série Kameloot : https://www.youtube.com/watch?v=9diaThxYnKA

Bolibongo dit: à

clopinepolythique, vous aurez rectifié de vous-même…

Bolibongo dit: à

Car sa manière de s’exprimer ressemble à un cerveau catapulté.
Eh, oh, et vous donc avec votre :  » un coup de Marx et ça repart », c’est du pareil au même! 🙂

Bolibongo dit: à

et vous donc

clopinhadhoc, il s’ agit bien de vous.

Clopine dit: à

Bolibongo, j’ai rien rectifié de moi-même, vu que ???

Par contre, c’est la série Kaamelot que j’ai citée, et pas « Kamelot » comme ce que j’ai écrit. Tout le monde sait ici ce que les doigts sur les claviers sont de petits sournois, au moins autant que les griffes des chats, bien pelotonnées au-dessus des coussinets : les humains dans leur immense vanité s’y abandonnent, et puis zou, sans même prévenir, voilà le chat qui se rebelle (à raison, hein, c’est abominable ce que qu’on fait aux chats) et vous plante ses griffes toutes dé-ractratilées dans la paume de la main, sinon les dents carrément dans le poignet.

Alors on va dire qu’écrire « Kamelot » au lieu de « Kaamelot », c’est la vengeance de nos doigts, comme un chat anesthésié par la bouffe, la stérilisation, la vie en-dehors de son environnement se venge en, de temps en temps, vous griffe et vous mords. Nos doigts se rebellent contre leur sort. Il n’y a pas si longtemps, ils n’étaient qu’une partie de nos corps, pas forcément la plus importante. Maintenant, songez à ce qu’on leur demande : pas un d’entre nous qui n’en a besoin, non pour être partie d’une main et d’une force, mais pour être virevoltants sur des claviers. Alors, ils se vengent, pardine. Dérapent, ne sont pas à la hauteur, revendiquent le nouveau sort qu’on affecte collectivement à la main humaine. Enfin, ce que j’en dis…

Bolibongo dit: à

Clopinobain, le caramel mou des rêves aux solutions naines.

Bolibongo dit: à

Mais on s’ en fout du chat de la voisine ma bonne clopinépinard!

Clopine dit: à

Euh, expliciter ? Je n’ai rien compris à votre question, Bolibongo. J’ai pour principe, ici, sans croire que ce principe est intelligent mais au moins ça me donne une règle à suivre, de répondre aux questions qu’on me pose, et de laisser tomber les injures. Ben disons que je n’ai pas discerné votre question.

Bolibongo dit: à

des rêves aux solutions naines.

C’est pour révolutipnnaires au cas où il y en a qui suivent pas..
solutions vaines pourrait, d’ailleurs, aussi bien faire l’ affaire.

Bolibongo dit: à

Clopinharbourg,
en bref, on peut tout aussi écrire, de manière ‘claire » syntaxiquement, des idées confuses.
et alii,
et clopine,
un partout.

Bolibongo dit: à

et alii, est parfois rigolotte, un A plus..

vadeboncoeur dit: à

Ce qui en résulte BLBG que vous faite preuve d’ un repas A rosé! 🙂

Bolibongo dit: à

un repas A rosé! 🙂

Vous oubliez le Ba Ba final au rhum dans votre magnanimité, VDBC! 😉

Clopine dit: à

Bon, de toute façon, j’ai fait un max de fautes de frappe, et c’était pas bien malin mon image « les fautes de frappes sont issues du même mécanisme qui permettent aux chats d’utiliser par surprise leurs griffes rétractiles ». Mais au moins, je voudrais bien qu’on souligne ici mon effort permanent d’être compréhensible, je veux dire de penser au lecteur quand on écrit, et de la déplorable tendance d’Et Alii de ne pas s’en préoccuper, ce qui fait qu’elle n’est compréhensible que lorsqu’elle copiecolle Wikipédia, (on lit la notice), à défaut d’avoir un cerveau à elle. Perdu depuis longtemps dans le mélange sournois d’une naissance dans un milieu aisé, l’envie de comprendre le monde, et l’abandon, pour satisfaire cette envie désormais toute entière vouée à la poubelle de la vieillesse, à toutes les modes intellectuelles qui pouvaient bien traverser sa vie. Oh, je ne veux pas lui jeter la première pierre : je suis une de ses semblables, notamment dans la bonne volonté culturelle. Mais au moins ai-je appris patiemment à m’exprimer le plus clairement possible… Alors qu’elle ne sait même pas ce qu’elle pense en vrai. Comment voulez-vous exprimer une pensée, si celle-ci, en vrai, n’existe-pas ? Il vous reste à asséner une fausse supériorité, une position… Qui ne peut cacher votre vraie nature d’une petite fille modelée, et si contente de l’être ! C’est là le point : être contente de l’être.

Claudio Bahia dit: à

@ « Dans l’affirmative, ayez la gentillesse de me dire dans quel livre de lui. »
c’est français, ça ??

et alii dit: à

preuve encore que Clopine invente, fabule, fantasme à gogo!;eh bien non, je suis simplement une femme :donc perduE,à supposer qu’elle parlerait de « moi », , reste vrai que quand on e s’intéresse pas qu’aux dindons, et aux ânes,comme CLOPINE, on ne peut pas en même temps endosser l’accusation d’ignorer les questions du féminin, avec les soeurs,et endosser l’accusation d’évoquer F.Héritier, et de sur croit évoquer son oeuvre par la présentation qui est proposée sur internet avec l’assentiment de cette dernière et de ses disciples; donc, voyez internet, HERITIER F,ce ne sont pas mes fantasmes;
je doute toutefois que vous vous interrogiez un peu sur autre chose que le roman de clopine,et son fils, auquel je souhaite d’arriver à se dégager du forcing de CLOPINE et ses mondes!
j’étais occupée aujourd’hui avec beaucoup de plaisir:les miens; bonne clopinesquitude si c’est votre goût de vous soumettre à l’indigence d’une personne qui a besoin de vous pour se comprendre au point de vous mobiliser non stop;je ‘accepte pas ces femmes trop possessives à leur manière qui ont besoin de se montrer « le chef » le maître! mais elle aura surement des « amatrices » et des « amateurs »avec qui vous pourrez vous mesurer,n »oubliez pas Jelinek!

et alii dit: à

c’est sans doute une chance de savoir ce que l’on pense ; et surtout d’avoir su le montrer, sans jurons, ni coups, ni insultes qui ne sont pas toujours facile à comprendre,et qui donnent souvent lieu à bien des méprises; répéter les formules d’autrui, même lorsqu’on a la preuve qu’elles ont « marché » n’est peut-être pas toujours la bonne solution;

Damien dit: à

Charolet, vous avez cru que c’était Cioran ? Il n’y a pas d’écrivains plus différents que Cioran et… Aragon. J’ai lu tout Cioran quand j’étais jeune, et puis j’en ai eu marre. En vieillissant, j’ai envie d’y revenir. Aragon, j’en avais lu pas mal, le goût ne m’en a jamais quitté. Récemment, j’ai lu telle plaquette. Mon Aragon préféré est le dernier, les derniers romans (« Théâtre/Roman » par exemple), et bien sûr « Le mentir-vrai ». La mort d’Elsa a métamorphosé Aragon, l’a libéré. Elsa meurt en 1970, le 16 juin. Et « Le mentir-vrai » date de 1980. Aragon devient pédé. J’ai toujours mon exemplaire en « Folio » du « Mentir-vrai », usé, son art romanesque, dit la quatrième de couverture. Aragon meurt en 1982, je m’en souviens. C’était la période où on mangeait des huîtres et où l’on buvait trop de champagne. Je me souviens d’une crise de foie, et ne pouvant que proférer : « Aragon était un grand poète. » C’est con de mourir en 1982. Surtout quand en est né en 1897. Evidemment, ça en fait des années, mais regardez tout ce qu’il a loupé : il a tout raté, Aragon. Sinon, s’il avait vécu davantage, il n’aurait peut-être plus été communiste. Il lui suffisait d’attendre une demi-douzaine d’années, et il aurait vu l’effondrement du communisme. Aragon était un communiste sympathique, on sent qu’il se faisait du mouron. Il a chanté la Guépéou. Bref, il a jeté l’éponge de l’hétérosexualité et des poèmes énamourés à Elsa. Il sentait que quelque chose allait se passer. Qu’aurait-il dit de Poutine ? Et du PCF aujourd’hui à 2 % ? « Mais si vous voulez qu’au moins en une chose je me vante, je vous dirai que, de cette vie gâchée qui fut la mienne, je garde pourtant un sujet d’orgueil : j’ai appris quand j’ai mal à ne pas crier. » Ce n’est toujours pas du Cioran, Charolet… Aragon !

et alii dit: à

faciles !

D. dit: à

Clopine utilise le vocabulaire technique du flipper sans le maîtriser !
Car ce qu’elle nomme « targets », ce sont les flippers, et ce qu’elle nomme « plots » ce sont les bumpers.

renato dit: à

Les clopinades ! un usage du réseau bâti sur le sable.

renato dit: à

Est-ce un hasard si c’est Perceval qui, in fine, verra enfin le Graal ? comme quoi ils lisent, ils lisent, mais avec peu de gain.

D. dit: à

déractratiler.

Si Monsieur Charoulet peut regarder dans ses dictionnaires ?

D. dit: à

Charoulet Patriste, savez-vous que vous avez en vous un petit côté totalitaire croustillant ? (Je supprimerais bien de la liste tel candidat et tel autre, pasque quelque chose m’a dérangé chez lui…)

Ah oui.

et alii dit: à

je ne serais pas tres étonnée si on « découvrait » que DAME Clopine utilise les « acquisitions » flipperines de son fils et les mêle à des élaborations intello de son fils et d’autres protagonistes de leur histoire;
bonne soirée!

Clopine dit: à

Rien que de lire un commentaire d’Et Alii, ça me fait souffrir. C’est désolant de… Comment dire sans être accablante ? C’est pratiquement illisible. Si j’essaie d’être bienveillante, je m’en vais changer mon fusil d’épaule. Je vais donc dire qu’il ne s’agit peut-être pas d’indigence de la pensée, mais d’indigence de l’expression, à coup sûr (ce qui est moins grave, encore que ! Nous sommes sur un blog littéraire, non ?)

Et j’envoie une pensée amicale pour tous les profs qui ont tous les jours, devant leur nez, des copies indigentes de ce type, et doivent les corriger. Moi, au moins, je n’ai pas besoin de faire mine de m’y intéresser : il n’y a pas de notes à la clé. Mais franchement, quel fatras !

Clopine dit: à

Ca par exemple :  » bonne clopinesquitude si c’est votre goût de vous soumettre à l’indigence d’une personne qui a besoin de vous pour se comprendre au point de vous mobiliser non stop;je ‘accepte pas ces femmes trop possessives à leur manière qui ont besoin de se montrer « le chef » le maître! mais elle aura surement des « amatrices » et des « amateurs »avec qui vous pourrez vous mesurer,n »oubliez pas Jelinek! ».

Euh ???

On creuse direct dans l’insondable. On se dit qu’il doit bien y avoir une pensée là-derrière, on voit la volonté (me peindre comme quelqu’un de « pas bien »), on partage (ou non) l’opinion, mais du point de vue de l’expression de la pensée, on est là au quatrième sous-sol. Et encore. Je crois que l’ascenseur a rompu ses câbles et a carrément explosé en rencontrant brutalement le sol du parking.

(c’est une image).

et alii dit: à

je suppose qu’il y a sur ce blog des lecteurs pour:;
Allez-y voir ! Écrits sur la peinture, de Raymond Queneau,
édition établie, présentée et annotée par Stéphane Massonet, Gallimard, 208 p., 21 €

Clopine dit: à

Bon je vais tenter, pour rigoler, de traduire ce qu’ Et Alii tente désespérément de dire, sans en avoir la capacité.

Elle veut dire :

« vous me dites indigente. Soit. Mais pourtant, vous semblez avoir besoin de cette indigente ! Et vous tentez de faire croire que moi, l’indigente j’ai besoin de vous pour me comprendre ! Comme si j’avais besoin de vous pour savoir qui je suis ! Et vous passez tout votre temps à exprimer cette opinion ! Vous vous mobilisez là autour… Vous y passez tout votre temps ! Et vous vous comportez ainsi en oubliant que vous n’êtes guère aimée, ni appréciée, sur ce blog. Cette personne que vous appelez « moi », qui est d’après vous, « indigente », aura certainement des partisans. Je leur laisse le soin de me défendre. Après tout, il y a des prix nobel de littérature, comme Jelinek, qui ont été tout aussi fortement attaqués, et qui ont pourtant triomphé, ne l’oubliez pas ».

Mais je ne suis pas Champollion, hein. Je ne vais pas passer mon temps à décrypter (pourtant, je crois que je ne suis pas mauvaise dans le déchiffrement. Voir ci-dessus. C’est bien ça qu’elle voulait dire, non ? Sauf qu’on y comprenait que pouif…)

Clopine dit: à

Et Alii envoie un message parfaitement paradoxal. Dès qu’on essaie d’entrer en contact avec elle, elle vous balance un « pourquoi voulez-vous entrer en contact avec moi ? Interrogez votre envie d’entrer avec moi ! Allez, hop, sur le divan ! »

C’est dingue. Elle essaie, par ce procédé vaguement dérivé d’une psychanalyse obtuse, de « prendre le pouvoir de la parole ». Alors qu’elle ânonne façon CM2.

Clopine dit: à

Pour oublier, autant que faire se peut, la pauvre Et Alii et son incapacité à s’exprimer clairement, j’en reviens au flipper. Oui, là je mea culpa (cette expression m’a toujours fait penser à des troubles urinaires, quand le méat coule pas, bon d’accord là… Je sors, mais pourtant je reste), j’ai juste employé, de manière inadéquate, des termes de vocabulaire entendu il y a tant, et tant, et tant de temps. Quand j’avais quinze ans, c’est vous dire… Mais ces termes, flippers, targets, plots, font tellement ressurgir le café de la gare de la toute petite ville où j’habitais. Et spécialement les ados qui s’adonnaient à ces machines. Chevelus. Larges d’épaules. Occupés à titiller les flippers, donc. Il y avait deux sortes de filles qui fréquentaient les cafés après le lycée : celles qui arboraient leur goût pour les champions des flippers, et celles qui s’en méfiaient, et préféraient les discrets, ceux qui s’installaient dans le café, loin des machines, avec un livre à la main. J’ai dû attendre longtemps avant de m’apercevoir qu’on pouvait à la fois aimer les deux.

et alii dit: à

ouf, nous y voilà!
j’ignore de quel pouvoir je voudrais m’emparer, mais trop nombreuses sont mes « relations » qui savent que j’ai souvent refusé certains pouvoirs (de témoigner,d’accompagner dans un récit) pour une fois encore croire que je ne cherche aucun pouvoir, aucun droit et évite de tomber dans certains pièges
pour ne pas désirer gérer peu ou prou la vie erdélienne;
j’ai déjà dit que j’étais sceptique sur les « prétentions psys -lacaniennes » a-t-il même été précisé ,et n’y souscris pas!et ce n’est pas une question de contexte seulement;

Clopine dit: à

Ah, ce que j’aime écrire ! La phrase « occupés à titiller les flippers », par exemple, j’en pète de joie ! (et franchement, y’a pas tant que ça d’occasions à rigoler, aujourd’hui, d’une part, et quand au sort de Clopine Trouillefou, quand on sait qu’elle se demande tous les jours comment elle va demander au toubib d’à la fois ne pas la « soigner », de ne pas lui éviter une mort bienvenue, mais juste d’éviter toute souffrance, on se demande bien ce qui pourrait la faire rigoler. Et pourtant, elle ne demande que ça, ahaha.)

Clopine dit: à

Je sais que sur le net, on s’en fout absolument d’être attentif à une expression claire (comme la « ligne claire » d’Hergé), tant il semble urgent de capter l’attention. Mais pourtant, je me demande s’il n’y a rien, au bout du bout de la souffrance, de plus urgent, que d’être claire, dans son expression et dans sa vie. (comprenne qui pourra, ça c’est la devise d’Et Alii, mais je la fais mienne juste une seconde.)

D. dit: à

Quand j’étais un jeune jon de 15 ans, je trouvais les flippers amusants.
Avec le recul j’en ai presque honte.
Comme quoi dans une vie on a plusieurs vies. C’est évident. Mais l’âme reste immuable. A l’âge que j’ai, je joue souvent à un jeu de guerre en ligne sur mon smartphone. J’avoue. Je suis d’ailleurs très bien placé. Sans le savoir je joue parfois contre des gamins de 10 ans !

MC dit: à

Faux. Je me souviens d’une discussion entre autres sur Legendre( mais encore faut-il le connaître!) des plus intelligibles avec Et Alii, et ce n’est pas la seule. Et là, Wiki n’était pas de la partie. Au demeurant, je m’explique mal que Clopine en fasse un grief à Et Alii quand il est employé journellement et sans vergogne chez Marie S…. MC

D. dit: à

C’est pas un de ces jeux où on liquide des gens au fusil d’assault avec des éclaboussures. Je précise. C’est davantage tactique voire stratégique. Mais on liquide quand même, au final.

Clopine dit: à

Le flipper matériel est évidemment sexuel. Et masculin. Un jour, peut-être un jour, quand les petites filles ne seront plus modelées, quand on arrêtera de leur dire que leur libido doit répondre à la libido mâle (« je suis libérée quand je suis une prostituée heureuse de l’être »), elles pourront à leur tour jouer au flipper. En attendant, elles flippent. Point à la ligne.

D dit: à

Ce lundi « de Pentecôte » placé sous le signe de la Clopine bouffant de l’etalii et lycée de Versailles était désolant.
On a pas mérité ça.
Why ? Comme disait Job.

D. dit: à

Mais pour moi la balance penche vers et alii. C’est vrai que faut décrypter ce qu’elle écrit, faut des algorithmes RSA dernière génération. Mais une fois le travail fait y’a pas photo. Y’en a une quoi roule avec des pneus et l’autre pas. C’est pas plus compliqué que ça.

D. dit: à

Je n’avais jamais pensé au caractère sexuel du flipper. Mais oui. En effet.

renato dit: à

Eh, merdre ! je n’ai jamais joué au flipper ! est-ce que cette lacune nuit à ma virilité ?

Bolibongo dit: à

on s’en fout absolument d’être attentif à une expression claire (comme la « ligne claire » d’Hergé),

Mais clopinadonf, ce que vous écrivez est incompréhensible et plutôt bête comme réflexion. En quoi la désignation esthétique de la « ligne claire » d’ Hergé, qui est ni plus ni moins une manière bien particulière de dessiner – à l’os si vous voulez – serait meilleures et plus évidente que la manière de l’école belge de Spirou par exemple? Eh bien, ce n’est pas du tout le cas. Il existe de nombreuses manières pour parvenir à l’ efficacité du dire ou du dessiner. On a bien évidemment le même cas en littérature, Stendhal versus Céline, Chateaubriand versus Victor Hugo. On peut faire « clair » en peinture avec des gros pâtés d’ encre de chine aussi bien qu’avec un tire-ligne.
Bonne soirée.

Bolibongo dit: à

aussi bien que brouillon obscur avec un tire-ligne.

rose dit: à

vous avez la preuve qu’il a été assassiné

Et ce grand chef d’entreprise qu’un chasse-neige a percuté, ce n’était pas un assassinat ?
Et je pense à Mohammed Amra et pense qu’il a déjà été assassiné.

renato dit: à

Par contre, j’ai dessiné le plateau d’un flipper. Ce fut au cours de l’une de ces nuits blanches pendant lesquelles on s’amuse à perdre son temps en imaginant des bêtises. Je l’avais conçu comme une collection de champignons dans le sous-bois. Le processus de fabrication fut amusant. Le technicien qui s’est chargé de la partie pratique a, in fine, gardé l’objet — maintenant il est mort e le flipper est probablement fini dans une décharge.

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