de Pierre Assouline

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La République des livres
Scintillants éclats de Gracq

Scintillants éclats de Gracq

Avez-vous déjà essayé de caser le mot « langouste » dans un poème de langue française ? Il parait que c’est impossible. Il est tellement beau, fin, ciselé, fort, original, élégant, éclatant et si bien accordé à ce qu’il désigne qu’il ne peut se laisser réduire ni enfermer. C’est du moins ce qu’affirme Julien Gracq dans Nœuds de vie (165 pages, 18 euros, éditions Corti). Son dernier livre (mais il y en aura d’autres, rassurez-vous, à commencer par Notules dont la parution est annoncée pour 2027 selon son vœu afin de ne pas blesser des contemporains égratignés) est un recueil d’éclats de pensées, fragments, bribes autobiographiques, méditations et réflexions sur des sujets divers et variés mais tous abordés avec la rigueur (et tant pis si on y entend aussi l’écho de « raideur » ce qui n’est pas un hasard) stylistique, morale et intellectuelle ; c’est un livre qui prend place dans la suite du vrac de ses chroniques inaugurée en 1967 par Lettrines et poursuivie avec En lisant en écrivant, Carnets du grand chemin, treize ans après sa mort et cinquante ans après ses adieux à la fiction avec La Presqu’île.

On a l’impression de reprendre une conversation avec un aîné qui pourrait être un ami, mais d’une amitié que seuls des profs peuvent entretenir avec des élèves longtemps après avoir été leur enseignant de prédilection. Sauf qu’un maitre qui ne se donne pas pour tel ne risque pas d’avoir de disciples. C’est un kaleisdoscope de prose poétique et minérale dont Bernhild Boie, son exécutrice testamentaire, souligne à raison la sensualité dans son avant-propos, car sa langue réussit à être charnelle sans jamais cesser d’être cérébrale. La lecture en est prodigieusement vivante et plus encore pour ceux qui sont familiers de l’œuvre et de son auteur car ils y retrouvent son univers géologique et historique, tel que l’inédit publié il y a six ans sous le titre Les Terres du Couchant l’évoquait encore. La date de ces notes n’est nulle part mentionnée mais, en lisant entre les lignes, on comprend bien qu’elles remontent aux années 1975. Parfois, il garde ses distances ; d’autres fois, il s’ouvre, juste un peu ; ainsi lorsqu’il nous révèle l’importance de ses propres pavés disjoints sur son inconscient, une mystérieuse porte verte enchâssée dans un haut mur de prison, celui de l’asile de Saint-Florent-le Viel où il apprit à lire au début du siècle ; le souvenir de cette porte murée devant laquelle il est passé d’innombrables fois, « c’est l’occlusion mystique de la propriété foncière qui trouve là sa quintessence », explication qui n’en fait qu’augmenter le mystère… On se dit alors que nous avançons vers un monde où il y aura de moins en moins de gens avec qui communier sur la beauté profonde d’une page échappée du Grand Meaulnes ou sur les soldats sculptés sur un tombeau dans sa ville par David d’Angers et dont il écrit avec une gravité éloquente :

« Visages testamentaires, qui sont comme des signatures apposées à la dernière page d’une vie unifiée »

Son sens de la formule, dont il est heureusement économe contrairement au si gracquien Régis Debray, est toujours aussi acéré. Ici c’est pour dénoncer « la loi de l’omerta règne toujours sur la mafia enfantine » ; là c’est pour tacler le freudisme comme la thaumaturgie réussie d’un mage ; ailleurs pour railler le « terrorisme de la textualité » encore exercé dans les années 70 par des retraités de la littérature universitaire (suivez son regard…); ou encore pour penser que Gide a disparu de la circulation littéraire pour « n’avoir pas prévu que, sitôt après sa mort, Corydon pourrait défiler en cortège de la Bastille à la Nation ». Surréaliste un jour, surréaliste toujours !

« En littérature, je n’ai plus de confrères…»

Lorsqu’on lit ce surprenante aveu (encore que, cela lui ressemble bien), on se dit qu’on l’a déjà lu ailleurs, ce que l’éditeur ni le préfacier ne signalent, ces Nœuds de vie étant présentés comme la révélation d’un trésor inédit. Pas dans un livre mais dans un journal, Le Monde qui en publiait des extraits en… février 2000, soit de son vivant et avec son accord:

«En littérature, je n’ai plus de confrères. Dans l’espace d’un demi-siècle, les us et coutumes neufs de la corporation m’ont laissé en arrière un à un au fil des années. J’ignore non seulement le CD-Rom et le traitement de texte, mais même la machine à écrire, le livre de poche, et, d’une façon générale, les voies et moyens de promotion modernes qui font prospérer les ouvrages de belles-lettres. Je prends rang, professionnellement, parmi les survivances folkloriques appréciées qu’on signale aux étrangers, auprès du pain Poilâne, et des jambons fumés chez l’habitant…. »

Etrange ! Mais il en faudrait bien davantage pour gâter le bonheur de lecture procuré par Nœuds de vie. Parfois on débusque Louis Poirier prenant des notes, autrement dit le Gracq géographe, l’infatigable promeneur des bords de Loire, paysagiste en liberté. Il ne se paie pas de mots rares et précieux. C’est à peine si le sens d’un seul d’entre eux m’a échappé : « escampative » et rien dans le contexte pour l’expliciter (vérification faite, cela se dit dans le Sud pour évoquer une fuite, une absence secrète et furtive). Bien sûr, l’essentiel de ses réflexions est gouverné par le souci de la littérature et par les écrivains : Stevenson, Simenon, Morand, Apollinaire et Hugo surtout « débranché de toute influence vraie : une forme évacuée de la grandeur, sans pouvoir sur les esprits et sur les cœurs » car même lorsqu’il aime, il se doit d’égratigner, Lautréamont par exemple loué puis aussitôt rabaissé en comparaison du Rimbaud d’Une Saison en enfer ; ou de Valéry porté au pinacle pour sa poésie mais trop méditerranéen et traité in fine de « colosse de la pensée pour album » ; ou de Montherlant à la langue splendide mais à la morale de prêchi-prêcha ; quant à Stendhal, c’est simple, il était mal parti depuis le début car son ambition si jeune et sa rouerie l’ont perdu… Seuls ceux qui ignorent la dilection de Gracq pour les univers de Novalis,  Hofmannsthal, Poe seront surpris de ses pages pour Tolkien et le Seigneur des anneaux, « chef d’œuvre » loué par sa puissance d’affranchissement de tout univers déjà connu ici-bas. Des pages admiratives pour une fois sans réserve et sans mélange.

On pourra lui reprocher l’abus des italiques, traduction typographique d’un soulignement d’un mot sous sa plume, afin d’appuyer un effet, procédé décevant de sa part d’autant qu’il ne convainc pas lorsqu’il croit désamorcer cette critique :

«(…) je cherche sans modestie à introduire dans la véhicule de transport en commun du langage ce qu’a été l’usage du surcompresseur aux moteurs de grandes vitesses- à extérioriser ce surcroit de puissance nerveuse dont le coureur sait bien qu’il ne lui permettra de « faire le jour » entre lui et ses adversaires- et de dilater d’un coup la poitrine des spectateurs- qu’à condition d’être injecté au bon moment dans les muscles avec la brutalité d’une secousse tétanique ».

Certains passages sont de la veine de son fameux pamphlet, encore si actuel soixante-dix ans après sa parution, La Littérature à l’estomac. Notamment lorsqu’il excipe des conditions de publication de ses livres (le même petit éditeur depuis toujours, des ouvrages non massicotés, pas de publicité ni de promotion, des librairies choisies sur le volet, pas de livre de poche etc) pour s’enorgueillir de connaitre véritablement ses lecteurs, de contrôler sinon maitriser son public ; il le divise d’ailleurs en deux catégories : « les amateurs », qui se fraient d’instinct un chemin jusqu’à ses livres, et « les acheteurs dociles » qui se fient à la rumeur ; les premiers demeurent des fidèles contrairement au seconds dont « les mains sales » laissent des traces sur une œuvre et ainsi la corrompent au corps défendant de l’auteur fut-il étranger à tout cabotinage littéraire ; mais n’est-ce pas le prix à payer lorsqu’un écrivain confie ses livres aux éditeurs et libraires qui les laissent « faire le trottoir » ?

Il y a amplement matière à débats, affrontements et réflexions dans cet opus, si mince mais si dense comme toujours chez Gracq. C’est d’ailleurs, selon lui, le secret de toute prose bien ordonnée, ce sens des proportions entre le nombre de mots que l’on utilise pour écrire une phrase et l’importance de ce qu’elle transporte. Pas étonnant que lorsqu’il se laisse aller à définir en quoi consiste l’acte d’écrire pour un écrivain, comme le Rilke de Lettres à un jeune poète, il en fait une question de vie ou de mort, un absolu de l’existence qui exige la soumission totale au langage et à sa ses impératifs.

« Ce qui n’a jamais été dit « ainsi » n’a jamais été dit

Qu’on se le dise !

(« Julien Gracq dans ses vignes, juste derrière sa maison, à Saint-Florent-le-Viel » photo Roland Allard ; « Gracq chez lui à Paris » photo Henri Cartier-Bresson– ce dernier me raconta que l’écrivain lui avait instamment demandé de veiller à laisser sa verrue sur le nez dans l’ombre…)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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1 590 Réponses pour Scintillants éclats de Gracq

et alii dit: à

disant « Flaubert », et non « l’écrivain », vous l’évoquez comme un homme étranger à toute compassion. Or je ne crois pas que vous ayez lu toute la Correspondance entre Flaubert et Georges Sand. Il est vrai qu’Elle lui reproche souvent son peu d’amour pour ses personnages (amour qu’attendrait le lecteur ? ), et Lui répond que cependant il se sent parfois comme « une vieille chaisière ». Mettons qu’il résiste à ce sentiment…

ah que c’est ça! c’est tout à fait ça la question des erdéliens :les voci dévoilés , ils sont en attente d’amour, et l’autreerdélien-ne leur répond » avec sa « psy pour les nuls » et son « arthur à mimile)(ou 2 balles-ça dépend des jours »: « tu peux toujours attendre » , c’est même tout ce qui reste, comme dans les maisons de retraite où des gens internés répètent
qu’est ce qu’on attend » et presque en mesure , qu’est ce qu’on attend; et ils savent bien que ce n’est pas la galette de l’animateur, monsieur Seytoux qui a des pensées sur notre temps, les femmes, la patrie, dieu , les étrangers et les virus,

et alii dit: à

Mais un Arabe, « débauché par le roi très chrétien Roger II de Sicile », Al-Idrîsî, publie en 1154 une somme de 70 cartes. Après la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, la route de l’Orient est bloquée par l’Islam. Aussi faut-il contourner l’Afrique inconnue ou filer dans l’Atlantique. Les grandes découvertes accélèrent alors l’appétit de cartographie. Et dès 1492, l’année de la découverte de l’Amérique, l’Allemand Behaim construit le premier globe terrestre connu, aussi précisément documenté qu’il est possible sur sa riche surface esthétiquement sphérique ; alors que les portulans[2] aux services des navigateurs font florès. Cependant Mercator, en 1587 use de sa fameuse projection au service de « la première mappemonde stéréographique » et publie un Théâtre sphérique de l’univers qui totalise 107 cartes régionales à la précision inégalée jusque là. Au loin les cartographes chinois font des merveilles…
La cartographie moderne est née. Le XVII° est un festival : les travaux de Copernic font exploser l’astronomie qui devient héliocentrique, et le « physicien-géographe » Huyghens construit l’horloge à balancier qui permet de déterminer les longitudes, les « arpenteurs-cartographes » de la famille Cassini produisent des cartes de la France et de ses régions enfin utilisables avec profit par le voyageur.
à propos de :
Laurent Maréchaux :

Les Défricheurs du monde. Ces géographes qui ont dessiné la terre,

Le cherche midi, 2020, 224 p, 38 €.

Atlas des mondes imaginaires,

sous la direction de Huw Lewis-Jones,

traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Simon Bertrand,

E/P/A, 2020, 256 p, 35 €.

et alii dit: à

Autre joli prodige de l’édition, complémentaire du précédent, The Whriter’s maps, qui était le titre anglais du volume dirigé par Huw Lewis-Jones. Ce sont en effet les écrivains qui ont eu à cœur de compléter les récits et romans avec des cartes, voire commencer par celle-ci, tant elles sont motrices de l’inspiration. Ainsi en cet Atlas des mondes imaginaires, une vingtaine d’auteurs contribue à cet inventaire où l’on rivalise d’inventivité narrative et graphique : de Philip Pullman, le père de La Croisée des mondes, à David Mitchell, romancier de la Cartographie des nuages[4], en passant par Reif larsen et son Extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet[5]. Dans « les interstices de l’atlas » se nichent les royaumes et les villes de la fiction, comme la « Razkavie » de Philip Pullman, sans oublier le parangon du genre : « la Terre du Milieu » inventée par Tolkien.
C’est au sein du chapitre 6 de L’Île au trésor de Robert-Louis Stevenson, publié en 1881, et parmi les papiers du capitaine, que l’on découvre « la carte d’une île, avec la latitude, la longitude, les sondages les noms des collines, des baies, des passes […] les mots suivants, d’une petite écriture nette, très différentes des lettres tremblées du capitaine : Le gros du trésor ici[6] ». Ces phrases décisives font de la

et alii dit: à

e. Quant à Henry David Thoreau, qui produisit en 1854 sa carte de l’étang de Walden, il s’agit moins de la lire comme un exercice sourcilleux d’arpentage que dans son rapport à l’amateur de méditation forestière et naturaliste face au paysage, non sans penser à la légitimité de la désobéissance civile[8]. « Un puits sans fond d’idées nouvelles », selon Huw Lewis-Jones.

et alii dit: à

Tout au contraire, la « carte vierge » dans La Chasse au Snark de Lewis Carroll n’attend que d’être remplie, alors que Tolkien, le créateur du Seigneur des anneaux, usa d’un préalable plus prudent : « J’ai sagement commencé par une carte avant d’y écrire l’histoire ». Qu’il s’agisse d’une excursion mémorable ou de la fondation d’un empire, le talent cartographique sait épauler le conteur, le romancier, ou encore le théoricien d’Utopia comme le fut Thomas More (le premier sans doute à vouloir cartographier un lieu inexistant), ou l’historien d’une uchronie. Voilà qui permet d’être à la fois explorateur et créateur, démiurge concurrent des dieux, d’Ouranos et de Gaïa, d’Yahvé enfin. Car nous avions failli oublier l’un des endroits les plus cartographiés du monde : le jardin d’Eden ; sans compter dans sa filiation théologique, l’Enfer de Dante.
grace au blog de:
http://www.thierry-guinhut-litteratures.com/2020/11/atlas-et-cartographie-du-monde-reel-aux-mondes-imaginaires.laurent-marechaux-les-defricheurs-du-monde.ces-geographes-qui-ont-dessine

Marie Sasseur dit: à

La cartographie, un des outils de base des géographes. Mais réduire la géographie a la cartographie, c’est en éliminer le vivant.

Qu’en est-il a l’heure de la geo 2.0, que sont nos vieilles cartes IGN au 1/25 000 devenues.

« En 2020, les satellites SPOT, opérés par Airbus Defence & Space, ont permis à l’IGN de confectionner un septième millésime d’images en couleur de la France métropolitaine, avec un pixel d’1,50 mètre. L’information qu’elles apportent est moins détaillée que celle contenue dans les couvertures aériennes à 25cm renouvelées tous les trois ans par la flotte d’avions IGN, mais cette couverture satellitaire annuelle permet d’observer plus rapidement les mutations du territoire. »

https://www.geoportail.gouv.fr/actualites/observer-l-evolution-des-territoires-avec-spot

Marie Sasseur dit: à

Dans ce récit chroniqué sur la rdl, où un rameur se regardant ramer a décidé avec des amis,- dans un après-boire- de descendre la Loire dans sa totalité, les cartes avaient été remplacées par un book de photos genre Google street. C’est dire dans quel etat de déliquescence est tombé l’arpentage du terrain, chez les urbains.

B dit: à

De la correspondance Flaubert Sans lue intégralement, munie de peu de mémoire et sans notes, je garde Flaubert répondant à Sand, vers la fin, que lui aussi, désemparé par tant de misère fait une aumône généreuse à tous les misérables qu’il rencontre au pas de sa porte, l’époque est chaotique.
Il n’est absolument pas d’accord avec les événements politiques néanmoins pas insensible au sort individuel des pauvres.

https://www.lesoir.be/art/quand-flaubert-crachait-sur-la-commune-gustave-et-ses-b_t-19980812-Z0FM22.html

B dit: à

Sand pour Sans. Correcteur.

Marie Sasseur dit: à

Pour le géographe de Vermeer, ce sera une autre fois

Marie Sasseur dit: à

Et pour l’astronome aussi.

B dit: à

Sur le site F.bula, un long article à ce propos.

Pas une ligne pour l’empêcher ». La Commune et l’impossible communauté des écrivains
SYLVIE TRIAIRE
MONTPELLIER III
C.R.I.S.E.S

Marie Sasseur dit: à

Cette histoire de cartes bien defrichee par Et Al. me fait penser à cette attitude, qui faisait qu’en arrivant en territoire inconnu, ou se préparant à cette éventualité, le premier réflexe était de se procurer une carte.
Autres temps, autres mœurs.

B dit: à

Pierre Assouline pourra peut être expliquer pourquoi il reste impossible de produire des liens ouvrant sur ce site sérieux et riche en informations littéraires diverses.

B dit: à

Une attraction sans violence, mais difficilement résistible, me ramène d’année en année, encore et encore, vers les hautes surfaces nues – basaltes ou calcaires – du centre et du sud du Massif : l’Aubrac, le Cézallier, les planèzes, les Causses » (Carnets du grand chemin, rééd. Pléiade, t. II, p. 992).

https://www.lhistoire.fr/julien-gracq-le-paysage-et-le-territoire

Marie Sasseur dit: à

« Les termes “livre non coupé et “livre non massicoté” n’ont pas exactement le même sens.
L’expression “livre non coupé” est la forme consacrée dans la langue courante, non technique (en terme de métier on utilise aussi ” découronné”) pour désigner un livre “dont les bords ne sont pas rognés et dont il faut séparer certains feuillets, pour les lire, avec un coupe-papier ou un instrument semblable” (cf. Dictionnaire encyclopédique du Livre (abrégé : DEL), tome I, Paris, 2002, p. 669 et 728).
Le verbe “massicoter” signifie quant à lui “couper ou rogner au massicot droit ” (cf. DEL, tome II, Paris, 2005, p. 905, article de R. Lanuit), le massicot étant une “machine destinée à couper ou rogner le papier”, mise au point au milieu du XIXe siècle (Ibid.). Un “livre non massicoté” désigne donc au sens strict un livre qui n’a pas été coupé à l’aide d’un massicot.
Autrement dit l’expression “livre non massicoté” peut désigner tout à la fois un livre non coupé (par définition) qu’un livre coupé, qui l’a été par tout autre moyen qu’un massicot. »

http://blog.bnf.fr/lecteurs/index.php/2013/06/non-coupe-ou-non-massicote-la-question-sindbad-du-jeudi/

B dit: à

La mer, bien sûr, est le spectacle envahissant et plus changeant encore vers lequel la terre – pénétrée, déchirée par elle – dévale de partout : jusqu’à des lieues à l’intérieur la côte ici est placée sous son invocation : Ar Mor. C’est une mer plus que sérieuse, encore parée de ses attributs les moins rassurants, où les canots de sauvetage ne chôment pas et où la Société des Hospitaliers et Sauveteurs bretons garde du pain sur la planche. Une mer encore fée, et parfois de mauvaise fée, grosse encore de prodiges, comme lorsqu’elle poussait au rivage des auges de pierre, ou la voile noire de Tristan de Loonnois. Il faut l’entendre, au creux des nuits d’hiver, lorsque le grondement des rochers de la Torche, à 25 kilomètres, éveille encore vaguement les rues mouillées de Quimper comme une préparation d’artillerie » (Lettrines, José Corti, 1967, rééd. Pléiade, t. II, p. 234

Éclat.

Marie Sasseur dit: à

Il y a un autre auteur qui mérite la lecture au couteau.
Signaler C.F. Ramuz, autre géographe littéraire, (re)édité non coupé chez  » la guêpine ».

Paul Edel dit: à

Jazzi, j’ai commandé « noeuds de vie » de Gracq et “La vengeance m’appartient” de Marie Ndiaye, à mon libraire. Je n’ai pas encore lu le dernier Goncourt.

rose dit: à

Puck

Je ne me suis pas moquée.

rose dit: à

B
B dit: à
« Pour reprendre L’ idée du Moi, un moi géologique composé de strates plairait peut être à Gracq. Le paysage observable ne serait que le résultat des dépôts, des accidents comme les plissements, successifs. N’apparait à la conscience de l’autre qui le rencontre que le résultat du travail opéré par le temps. Le psychologue sans faire appel à aucune poésie prendra en compte ces différentes couches et tentera de comprendre leurs articulations responsables de l’être au présent, toujours en composition quoique les adultes soient souvent » achevés » . Du moins les grands axes d’une personnalité et ce qui survient lieu de sensibilité. L’ idée courante des imbéciles qui ne changent pas serait elle fausse dans ces conditions[…] »

Cela me parle.
In situ dans les couches géologiques, il y a de grands mouvements telluriques qui hors les interventipns de l’homme, piteuses, sauf ds les axes de communication d’un point à un autre, et encore, non au tunnel sous les Alpes, les cols restent ; l’homme/la femme évoluerait-il/elle hors les grands secouements qui le bouleversent ?
Et quand est le point de stabilité, de pacification ?

christiane dit: à

Ce soir, en visio-conférence, sur le site du Collège de France, à 17h45, le dernier cours d’Antoine Compagnon en France, sur « la fin » des écritures dont celle d’André Gide. Son manuscrit sera feuilleté jusqu’à cette dernière page si émouvante.
Quinze années au Collège de France…
Je dois la joie d’avoir assisté à deux de ses cours, sur place, à Passou et les autres en vidéo. Un homme accessible et érudit qui sait partager son savoir, ses questionnements en littérature. Quel lecteur ! Le cycle des « fins de la littérature » était un enchantement.
Il continuera à écrire et à enseigner aux Etats Unis où l’âge de la retraite n’existe pas.

christiane dit: à

Rose dit : »avez vous déjà pensé à rencontrer votre double ?
Ben non, jamais.
Mais puisque vous posez la question, je lui dirai «… »

Je crois, Rose, que nous nous parlons, nous tencontrons tous les jours, soupesant nos actes,nos paroles. Refaisant le passé immédiat par l’imagination. Cette virtualité est aussi en décalage avec le présent. Dans le roman d’HLT, trois mois séparent le face à face de la rencontre de ces passagers avec leur double. Il s’en passe des choses en trois mois … Morts, maladie, naissances, séparations… Ce roman permet-il aux êtres concernés de changer leur passé et leur avenir ? Une problématique de ce roman parfois vertigineux, surtout livre refermé.

christiane dit: à

DHH,
« J’aime » beaucoup votre portrait de Félicité et par elle de ces servantes corvéables à merci, ignorées, dont les vies rétrécissaient jusqu’à la mort.

et alii dit: à

aux yeux du souvenir que le monde est petit

Bloom dit: à

la Commune

Cent-cinquantenaire cette année. Les deux France vont pouvoir s’écharper. Chic!
Très bon chapitre dans « Révolutions françaises du Moyen-Age à nos jours », ouvrage très inégal par ailleurs.
Le tourisme des ruines post semaine sanglante a permis aux provinciaux de visiter Paris, à défaut d’avoir apporté leur assistance à la capitale assiégée et affamée…

et alii dit: à

j’ai oublié qui raconta venir sur la RDL se chercher de la domesticité gratuite ; ça me souffla

Jazzi dit: à

Quand vous n’êtes pas révulsée vous êtes soufflée, et alii.
La fréquentation de la RDL risque de vous être fatale ?
Evitez d’en abuser !

Jazzi dit: à

« Cent-cinquantenaire cette année. »

De sa naissance et de sa mort, Bloom. La fête sanglante dura deux mois !

Jazzi dit: à

« Révolutions françaises du Moyen-Age à nos jours »

ça va jusqu’aux Gilets jaunes, Bloom ?

MC dit: à

Je ne suis pas sur que Nueil soit seulement un héros de livres pour enfants.Il est bien dit que sa survie a été conditionnée par ses déplacements le long du front.un Passé à la Guynemer? On ne le voit pas. En revanche, son cas se rapproche beaucoup des musiciens morts du fait de la guerre, tel, dans l’incendie de sa maison, Albéric Magnard. A noter que Cophétua est peut-tre la nouvelle ou les personnages sont le plus précisés chez Julien Gracq.
En quoi Ramuz , que je connais un peu, est-il géographe? C’est le Chant de notre Rhône qui vous fait écrire ça?
MC

Marie Sasseur dit: à

Qu’est ce qui le fait écrire ?

Mais rien qu’une topographie commune, sombre idiot.

Une édition électronique réalisée à partir de l’article d’André-Louis Sanguin, « Le traitement géographique chez CF. Ramuz », Bulletin de la Société Neuchâteloise de Géographie, 1984, n° 28, pp. 225-243. [Le 8 avril 2013, Jour de Pâques, le Professeur André-Louis Sanguin accordait aux Classiques des sciences sociales son autorisation d’y diffuser toutes ses publications, en texte intégral et en accès libre à tous.]

puck dit: à

et alii : non ce qui est amusant c’est de voir l’importance de faire de Flaubert un défenseur des miséreux.

pourquoi ? mystère.

si la lecture du Rivage des Syrtes avec mon petit club de lecture m’a autant marqué c’est que j’ai découvert à cette occasion la faculté des gens à parler d’un livre qui ne dit presque rien, en tout cas inventer des trucs qui n’y sont pas – le plus difficile avait été le démarrage, une fois lancés ils étaient inarrêtables et tout y passait.

c’est ça qu’on doit appeler la puissance évocatrice, un peu comme le type qui vous raconte sa vie en regardant un monochrome.

au final je crois que l’important n’est ce que les livres nous racontent, mais bien ce que les lecteurs se racontent à partir d’un livre.

comme disait Lichtenberg : les livres sont des miroirs et quand un singe s’y mire cela ne renvoie pas l’image d’un apôtre.

Janssen J-J dit: à

– Je salue la mémoire de Vassilis Alexakis, un écrivain franco-grec trop ignoré sur cette chaine. Hélas, je ne l’ai jamais lu.

– Bien sûr, j’ai revu M. Klein… ai cauchemardé sur la rafle du vel d’hiv d’un réalisme extraordinaire, comme je m’y attendais… L’oeil fixe de Jean Bouise dans le wagon, derrière M. Klein quand la lourde se referme sur le bétail humain. Abel – Caïn. Image toujours aussi atroce qu’il me faudra porter jusqu’à ma mort quand les cauchemars auront enfin cessé de me poursuivre. J’étais M. Klein et je n’étais pourtant pas juif.

– « L’homme qui tremble ». Découverte de l’auto portrait de Lionel Duroy de Suduiraut : « j’ai traversé la vie comme un autiste, persuadée que je ne valais rien, incapable de savoir qui j’étais, allant de ci de là sans dignité »… (Nathalie Léger aurait aidé cet enfant du malheur « à se débloquer »)… Cela donne une sorte de psychanalyse littéraire revisitée en direct. Insoutenable, indécente, voyeurisée, discutable, pathogène… La clé de voûte d’une oeuvre littéraire d’un écrivain toujours insatisfait de lui-même, après 20 bouquins antérieurs ratés, d’après lui… Nos petits malheurs en comparaison de cette lancinante souffrance de vivre quémandant encore l’amour d’une mère pondeuse, un monstre d’indifférence. Une belle réussite que la peinture de cette femme, et de celle du père aimant, totalement idiot et totalement incompréhensible.
In-recommandable, ce bouquin, sauf pour les éventuels esthètes du malheur rechercant d’éventuelles consolations dans le malheur des autres.
Quelqu’erdélien a-t-il déjà rencontré les pages de ce type, sans y laisser de plumes ?
(moi ?… à la suite de l’heure bleue, récemment… Ce type m’avait intrigué, Ch.)

– Mon poulailler ? Heureusement, ma basse cour n’a jamais eu de tels soucis de lecture. Je les aime, ces bêtes. Me consolent du malheur des pages quand elles deviennent trop oppressantes… Il n’y a jamais aucun bonheur dans les pages sur lesquelles je tombe en ce moment… Et n’allez pas me conseiller Jean d’O, car cet homme, naturellement apte au bonheur, dit-on, n’a jamais essayé de discuter avec deux poules et un coq. Comment voulez-vous que je supporte sa prose ?…

Bàv (12.1.21_9.54)

Paul Edel dit: à

MC ,je fais une lecture personnel de Gracq et de son roi « Cophetua »,je ne détiens pas de vérité dans ma lecture -comme vus- c’est une promenade spontanée, libre, débridée,dans un texte et pas du tout un travail universitaire d’une souveraineté inattaquable. Dans une prose je picore ce qui me plait .merci de corriger ma copie pour me remettre dans votre droit chemin.

christiane dit: à

Toujours sur cette gravure de Goya évoquée dans la nouvelle de J.Gracq « Le Roi Cophetua ». J’y pense, comme aux personnages de la nouvelle aussi en relisant celles de Noël Devaulx regroupées dans « Le manuscrit inachevé » (titre de la première nouvelle).
L’hôtel Anamorphose (la deuxième), un peu délabré, déserté, où de vieux miroirs ouvrent à des sortilèges. Nouvelles où se mêlent aussi rêve et fantastique, où une angoisse indéfinie plane.
Une d’elles, la huitième, retient mon attention.
Le narrateur est nommé conservateur de la Maison Balzac, celle qui est nichée sur les coteaux de Passy. (Clopine nous en avait parlé). Là, où l’on trouve son cabinet de travail où il a relu et corrigé « La Comédie humaine », mais aussi sa bibliothèque. Cette maison, contigüe aux rues Berton et du Roc où l’on accède en traversant un « jardin, petit, délicieux au temps des lilas ».
Le narrateur s’établit dans la bibliothèque. Il dit : « J’aime m’endormir au chuchotement des livres ».
Au rez-de-chaussée, des touristes passent, posant « un regard distrait » sur les vitrines, les gravures, les documents, les meubles. Il aime l’approche de la nuit quand « le dernier visiteur disparaît ».
Or, un soir de « brume froide », quelqu’un descend sans bruit l’escalier du jardin, seul un « léger froufrou de soie » est perceptible. « Blancheur d’une poitrine » entrevue dans l’ouverture d’une cape de velours noir. « Une apparition voilée, ravissante personne, noble dame un peu froide ».
Au fond du jardin, bientôt, le bruit d’une nombreuse assemblée, « fantoches importuns, « habits gris, noirs, bleus, robes de satin ».
« Une grande femme noiraude » apparait, comme « un oiseau sinistre ». « La sorcière que voici se sent partout chez elle », pense-t-il.
« Elle passe en chuchotant : « Voici longtemps que nous remplaçons le destin… »
« Tous les figurants sont en place » pour une fête impromptue.
« Un air de mandoline, et j’avais là un chef-d’œuvre de fête galante, de mondanité raffinée sur fond de duperie et de mort, mais la musique fait défaut ».
L’aube arrive. Les jeunes femmes vieillissent à vue d’œil et n’offrent plus qu’une « frêle transparence. Les pensionnaires du Docteur Blanche, qu’effraie le retour du jour, mettent le point final à cette bouffonnerie ».

Etranges apparitions, rêves éveillés dans les textes de ce nouvelliste et romancier né à Brest en 1905. En 1977, il fut invité au Centre Pompidou, en fin d’après-midi pour une lecture : « L’homme à la tête de buis », écrit vers 1930 (extraite d’un autre recueil de contes, (nouvelles ?).
C’est à cette occasion que j’ai découvert ses livres insolites, pleins de chimères, de spectres, aux confins des rêves, aux thèmes insolites.
Un bel article de Libération m’apprit sa mort en 1995.
Je pense à lui en cette mémoire de Julien Gracq…

Janssen J-J dit: à

@ PE/ merci PE pour la réf. de Gracq à Jünger (1965). Ne la connaissais point. Retire mon propos sur les Orages d’acier, donc. En suis d’ailleurs comblé vu qu’il surpasse de loin pour moi tous les témoignages de 14,… et peut-être itou par JG ?

Paul Edel dit: à

Il est parfait Gracq à propos de Stendhal :
« Pourquoi Stendhal est-il moins physiquement mort de tous les écrivains du passé ? Une espèce de carburant social immatériel fait brûler et pétiller de part en part cette prose qui est comme un mouvement d’amitié adressé dans le vide : on dirait que l’ami lecteur des préfaces, au lieu de rester confiné décorativement de l’autre côté de la vitre, a par exception sauté à pieds joints dans le laboratoire central, pour y jouer auprès de l’écrivain le rôle de partenaire et de faire-valoir direct. » Extrait de ce « Nœuds de vie » qui est un vrai régal.

Marie Sasseur dit: à

Le Roi Cophetua et la Jeune Mendiante est un tableau réalisé par le peintre britannique Edward Burne-Jones en 1884. Cette huile sur toile préraphaélite représente Cophetua s’éprenant d’une mendiante. Elle est conservée au sein des collections de la Tate, à la Tate Britain, à Londres.
Wikipedia

Marie Sasseur dit: à

Il n’y a pas plus de Goya que de beurre en branche dans cette nouvelle de Gracq.

« Le titre, qui est le premier repère du lecteur, annonce d’une certaine façon l’orientation du récit car, comme le tableau de Burne-Jones, le récit de Gracq fait ressortir l’atmosphère étrange, singulière ; les contradictions, telles que : la pénombre et la lumière, la femme céleste et la femme mendiante.

Le texte entier est l’histoire d’une attente et de l’issue de celle-ci. Tout long du récit, l’auteur tient « en haleine » aussi bien le héros principal que son lecteur. Le récit est imprégné de fantastique, de surnaturel, d’irréel, de merveilleux, d’onirique. Et on pourrait le « classer » à la fois parmi les œuvres romantiques, fantasmagoriques ou surréalistes. »

DHH dit: à

@et alii
que sensa votre avis donnait à « domesticité  » celui qui venait sur la RDL recruter des domestiques
j’ai du mal à imaginer qu’il s’agisse du sens trivial de « personne qui assiste dans les travaux ménagers »
Alors recherche d’une aide gratuite pour l’intelligence des textes, dispensée par une personne compétente ?.C’est la seule interprétation qui me semble compatible avec ce que vous indiquez ‘

DHH dit: à

@Et Alii
correction du début de mon post:
Quel sens à votre avis…

Marie Sasseur dit: à

« Je déçois. »

C’est en ces termes que le pr Compagnon va quitter les tréteaux du CdF.

J’ai trouvé son humilité pertinente, et la foi comique, mais sans doute pas pour les raisons qu’il a invoquées : un professeur doit toujours décevoir, comme ça les élèves sont obligés de chercher par eux-mêmes, et ne pas se contenter de réponses toutes faites
( d’autres réponses que des suppositions, ai-je été tentée d’ajouter)

et alii dit: à

@DHH
JE NE SAIS que vous répondre;il faudrait relire le post; mais cela semblait être bien plus que « famulus »;
bonne journée

et alii dit: à

famulus:
De l’osque famel (« habitant de la maison », (par extension) « esclave ») : famuli origo ab Oscis dependet, apud quos servus famel nominabatur, unde et famila vocata. — (Festus)
Plus avant [1], avec le changement de \dh\ en \f\ qui est dans facio (« faire, produire », par ailleurs apparenté), avec le crément -m- qui est dans thema (idem, via le grec), la dérivation sémantique est la même qui lie geno (« naitre, produire ») et gentilis, gens, gentis (« membre de la parentèle, famille »).
https://fr.wiktionary.org/wiki/famulus#:~:text=Fran%C3%A7ais-,%C3%89tymologie,%C2%AB%20serviteur%2C%20esclave%20%C2%BB).

et alii dit: à

Serviteur, esclave ;
si virtus famula fortunae est. — (Cic. Tusc. 5)
si la vertu est l’esclave de la fortune.
(Religion) Serviteur de Dieu, ministre du culte, prêtre.

et alii dit: à

CNRTL
famulus n.m. d’apr. lat. MÉTIER « domestique » – Gc, FEW (3, 409b), Hu, TLF, GR[85], 1558, Des Périers.
Au 19e – FEW, TLF (cit.), 1885, Daudet ; GR[85], Daudet.
1862 – «Ouvrant lui-même sa boîte de médicaments, car son famulus […] dormait sur le lit de camp improvisé, il en tira plusieurs petits flacons […]» Th. Gautier, Le Capitaine Fracasse, 437 (Garnier, 1961) – A.Ré.

et alii dit: à

Rare. Domestique, serviteur. « Mon famulus descend vous ouvrir, messieurs », dit-il [le peintre] avec une intonation respectueuse (A. Daudet, Tartarin Alpes,1885, p. 76):
… une brute qui se contente d’être mon serviteur et qui ne veuille pas devenir mon élève. Rien d’insupportable comme un famulus curieux, interrogateur! Richepin, Théâtre chimér.,1896, p. 321.
Rem. La docum. atteste famulaire, adj. avec le sens partic. « qui rappelle, qui est propre à un serviteur de Dieu ». C’est [Lancelot] une de ces natures avant tout secondes, modestes, saintement « famulaires » (…), il ne fut jamais prêtre et ne s’en crut pas digne : il s’arrêta au degré de sous-diacre (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 1, 1840, p. 443).

Janssen J-J dit: à

@ je propose « ancillaire »… pour trancher dans les « noeuds »… gordiens.
(encore un titre à le Jünger… https://www.babelio.com/livres/Junger-Le-noeud-gordien/870706)… pas impérissable, du reste.

@ ? – Les ‘amours ancillaires’ auxquelles un brave écrivain prometteur de l’Est abattu par les nazis sut rendre hommage. Comment s’appelait-il déjà ? Zut, son nom m’échappe temporairement… Mais non mais non, ce n’était pas Dezsö Kosztolányi, voy’hons !…

@ RM, … très touché par votre amical clin d’oeil, Bàv,

et alii dit: à

on s’est bien intéressé aux amours ancillaires de Kafka dans son oeuvre

PUBLIÉ LE17 MAI 2011 PAR CORRECTEURS
amours ancillaireslangue sauce piquante

Jazzi dit: à

fabula c’est fabuleux !

Janssen J-J dit: à

Comment pouvez-vous vous ‘rabaisser’ ainsi devant la statue du grand sachant asséchant ? Il ne faut pas faire cela. Vous déshonorez à la fois votre prix et vos blogs, sans lesquels IL n’existerait pour ainsi dire pas, comme nous autres.
(et pourtant j’apprécie son savoir factuel, je le lui ai toujours dit. Quant à ses jugements personnels, c’est autre chose, ils ne sont en soi guère plus ou guère mois intéressants que bien d’autres).
Bàv,

raymond dit: à

Le FAUST de Goethe: « Wagner » est nommé son famulus par Faust. Ce dernier donne à son famulus un rôle de savant typique des Lumières; ce n’est pas un personnage spécialement sympathique, même s’il fait revivre Hélène de Troie…

Janssen J-J dit: à

Je parlais d’un polonais, contemporain de Kafka, txfl. Vous ne l’avez pas encore retrouvé sur la toile ? Vous m’étonnez un brin…
Ne cherchez plus…, je viens de le retrouver sur cette émouvante fiche de lecture
http://www.encres-vagabondes.com/memoire/schulz.htm

Jazzi dit: à

BRUNO SCHULZ

Fantômes de printemps

Bruno Schulz est né en 1892 à Drohobycz, une petite bourgade de Galicie, située alors à l’extrémité de l’Empire autro-hongrois et qui fut rattachée à la Pologne après la Première Guerre mondiale. Fils d’un drapier israélite, il étudia la peinture et l’architecture à Vienne et revint enseigner le dessin dans sa ville natale. Auteur de deux recueils de récits : Les Boutiques de cannelle (1934) et Le Sanatorium au croque-mort (1937), il fut abattu par un SS dans le ghetto de Drohobycz, en novembre 1942. Son corps fut jeté à la fosse commune et le manuscrit du roman auquel il travaillait n’a jamais été retrouvé. Malgré une œuvre restreinte, où Bruno Schulz mêle à ses souvenirs d’enfance un univers empreint d’onirisme et de fantastique, il est considéré comme l’un des plus grands écrivains polonais du XXe siècle, dans la lignée de Proust et de Kafka. On peut se rendre compte de son style singulier dans cet extrait du recueil paru sous le titre Le printemps, tiré du Sanatorium au croque-mort, et publié dans la collection folio en 2005.

« Avons-nous atteint le cœur des choses, le chemin s’arrête-t-il là ? Nous sommes au bout de nos mots qui, dès lors, deviennent oniriques, embrouillés et fous. Pourtant, c’est seulement au-delà des mots que commence ce qui, dans ce printemps, est le plus grand et le plus indicible. (…)
Maintenant nous savons enfin sur quoi a poussé ce printemps et pourquoi il est si triste, si grevé de savoir. Ah, nous ne le croirions pas si nous ne l’avions vu de nos propres yeux ! Voici les labyrinthes, les entrepôts intérieurs, voici les tourbes encore tièdes, cendres et poussières. Histoires séculaires. Sept couches, comme à Troie, couloirs, casemates, trésors. Que de masques d’or alignés, aux sourires aplatis, que de visages rongés, de momies, chrysalides vides. C’est ici qu’ils se trouvent, ces columbariums, ces tiroirs à cadavres où gisent les morts desséchés, noirs comme des racines, attendant leur heure ; ici les grandes vitrines où ils sont exposés dans des urnes, des bocaux, où ils restent des années durant sans que personne les achète. Peut-être s’agitent-ils déjà dans leurs nids, déjà complétement guéris, purs comme l’encens, drogues odorantes, gazouillantes, réveillées et impatientes, pommades et baumes matinaux essayant avec le bout de la langue leur propre goût. Ces pigeonniers murés sont pleins de becs sortant de l’œuf et du tout premier babillage, tâtonnant et lumineux. Il naît soudain une atmosphère matinale, d’avant le temps, dans ces longues allées vides où les morts reposés se réveillent un rang après l’autre à une aube toute neuve !
Mais ce n’est pas tout, descendons plus bas. N’ayez pas peur, donnez-moi la main, encore un pas, nous voilà aux racines et tout de suite nous sommes entourés de ramures sombres, comme au fond d’une forêt. Ça sent l’herbe et le bois vermoulu, les racines s’en vont dans le noir, elles s’embrouillent, se lèvent, des sèves inspirées y montent. Nous sommes passés de l’autre côté, à l’envers des choses, dans l’obscurité piquée de phosphorescences emmêlées. (…) Maintenant enfin on comprend le grand mécanisme du printemps. Ah, le printemps pousse sur des histoires. Que d’évènements, que de vies, que de destins ! (…)
Qu’est-ce que le printemps sinon une résurrection d’histoires ? Au milieu de cet élément immatériel, lui seul, le printemps est vivant, réel, frais et ignorant de tout. Son jeune sang vert, son ignorance végétale attirent les spectres, fantômes, larves et farfadets. Et lui, désemparé et naïf, il les laisse entrer dans son rêve, il dort avec eux, puis se réveille à l’aube, ne se souvenant de rien. Voilà pourquoi il est si lourd, grevé de toute cette somme de choses oubliées, et si triste, parce qu’il doit tout seul accomplir sa vie par tant de vies inaccomplies, être beau pour tant de vie rejetées et abandonnées… Et pour ce faire, il n’a que le parfum des merisiers assemblé en un seul cours éternel et insondable où tout est compris… Qu’est-ce à dire, oublier ? Sur les vieilles histoires une verdure neuve a poussé en une nuit, un délicat dépôt vert, des bourgeons clairs et denses ont jailli. L’oubli reverdit au printemps, de vieux arbres recouvrent leur douce et naïve ignorance, ils se réveillent dotés de ramures légères et sans mémoire, tandis que leurs racines plongent dans des histoires anciennes. Le printemps lira ces histoires comme si elles étaient nouvelles, il les syllabisera depuis le début, les rajeunira, et elles recommenceront comme si elles n’avaient pas été.
Bien des histoires ne sont jamais nées. Entre les racines, que de chœurs plaintifs, de contes qui se racontent l’un à l’autre, de monologues intarissables, d’improvisations inattendues ! Aurons-nous la patience de les écouter ? Avant la plus ancienne des histoires entendues, il y en avait d’autres que vous n’avez pas entendues, il y eut des prédécesseurs anonymes, des romans sans titres, épopées énormes, pâles et monotones, troncs informes, géants sans visage qui obscurcissaient l’horizon, paroles sombres, drames vespéraux des nuages, et encore plus loin, des livres-légendes, jamais écrits, livres-prétendant-à-l’éternité, livres feux-follets, perdus in pardibus infidelium… »
(« Le printemps », traduit du polonais par Thérèse Douchy, folio 4323,
© Éditions Denoël, 1974)

christiane dit: à

Voilà ce qui arrive quand on lit des études plutôt que le texte de l’auteur. On peut écrire imprudemment : « Il n’y a pas plus de Goya que de beurre en branche dans cette nouvelle de Gracq. »

Or, la citation que j’avais donnée se situe pages 214/215 de la nouvelle de Gracq « Le Roi Cophetua » (éditée chez Corti dans un ouvrage regroupant trois nouvelles « La presqu’île » – titre de la deuxième nouvelle, la plus longue).
Donc, dans la troisième « Le Roi Cophetua », page 214, le narrateur, seul, plongé dans « la pénombre vacillante des bougies, se souvient soudain de la gravure de Goya et Julien Gracq écrit :
«Brusquement le souvenir de la gravure de Goya se referma sur moi ; Sur le fond opaque, couleur de mine de plomb, de la nuit de tempête qui les apporte, on y voit deux femmes : une forme noire, une forme blanche. Que se passe-t-il sur cette lande perdue, au fond de cette nuit sans lune : sabbat – enlèvement – infanticide ? Tout le côté clandestin, litigieux, du rendez-vous de nuit s’embusque dans les lourdes jupes ballonnées de voleuse d’enfants de la silhouette noire, dans son visage ombré et clos, aux lourdes paupières obliques. Mais la lumière de chaux vive qui découpe sur la nuit la silhouette blanche, le vent fou qui retrousse jusqu’aux reins le jupon clair sur les jambes parfaites, qui fait claquer le voile comme un drapeau et dessine en les encapuchonnant les contours d’une épaule, d’une tête charmante, sont tout entier ceux du désir. Le visage enfoui, tourné du côté de la nuit, regarde quelque chose qu’on ne voit pas ; la posture est celle indifféremment de l’effroi, de la fascination ou de la stupeur. Il y a l’anonymat sauvage du désir, et il y a quelque tentation pire dans cette silhouette troussée et flagellée, où triomphe on ne sait quelle élégance perdue, dans ce vent brutal qui plaque le voile sur les yeux et la bouche et dénude les cuisses.»

Quelques pages, plus loin, il revient par la pensée à cette « Toussaint noyée », à cette « atmosphère à la fois songeuse et funèbre de cet intérieur inconnu », à cette « porte invisible » et à cette « dernière silhouette qui bouge toute seule. »
Le tableau du « Roi Cophetua amoureux d’une mendiante » de Burne-Jones n’apparait qu’à la page 223. Gracq le décrit partiellement (manque les deux enfants) et à l’envers (effet de miroir ?). Référence médiévale ? Ce tableau représente un roi barbare aux pieds d’une mendiante. Cette toile l’obsède et J.G écrit : « Que fais-tu là, prisonnier d’une image », à la place de l’hôte de la maison, la place du mort (?), ce soir de Toussaint, dans cette soirée qui devient une veillée funèbre ?
Le nom de ce pilote-musicien, Nueil peut rappeler œil et deuil.
Le narrateur erre dans ce salon de musique, un flambeau à la main, épié par l’ombre de la servante silencieuse, obéissant aux sortes de rituels qu’elle lui impose, la suivant, (Servante-maîtresse ? mendiante-reine ? amante-vierge ? somnambule ? âme errante ?) éprouvant une sorte de dédoublement. Eurydice ? la mala noche ? Le roi barbare et la mendiante ? La mort hante cette nouvelle comme l’a senti et exprimé Paul Edel. Le double du destin entre deux mondes : la vie et la mort.
L’aube le trouvera saisi d’effroi, brisant l’envoûtement, il pensera : « Je me rappelai que c’était le Jour des Morts […] Une parenthèse s’était refermée, mais elle laissait après elle, je ne sais quel sillage tendre et brûlant, lent à s’effacer. »

renato dit: à

De Bruno Schulz je me souviens de quelques dessins et de Le botteghe color cannella — surtout de l’essai d’Angelo Maria Ripellino en guise de préface —. Interessante son introduction à Kafka ; moins interessant L’epoca geniale.

puck dit: à

sur le désir de faire de Flaubert un défenseur des pauvres cela entre dans cette vieille tradition française (Thibaudet, Nizard etc…) voulant qu’un « grand » auteur incarne forcément de belles valeurs morales.

Dans le cas de Flaubert la situation est assez drôlatique dans la mesure où il détestait les bourgeois et les bien pensants de son époque, ce qui lui aura valu des misères, et le voilà maintenant défendu par les bien pensants d’aujourd’hui qu’il aurait tout autant détestés.

je sais pas vous, mais perso je trouve ça très amusant.

puck dit: à

le truc le plus dommage avec Flaubert c’est qu’il ne soit pas né 80 ans plus tard, il aurait eu 30 en 1930, il aurait connu Blum le front populaire, l’action française et les congés payés, et là on se serait bien plus marrés. Flaubert aura vécu une époque bien trop tranquille.

renato dit: à

Enfin, Dexter, tout le monde sait, je suppose, que les conformistes d’aujourd’hui écrivent des essais en partant des quelques notes laissées oar ceux qui se sont perdus dans le desert — le fait est connu depuis August Strindberg : Inferno, au moins.

raymond dit: à

puck
Vous noterez dans « l’éducation sentimentale » ce passage de la révolution de 1848 qui rappelle la furie récente des américains extrêmes contre le capitole…

C.P. dit: à

Janssen J-J, je crois que et alii connaît aussi bien, sinon mieux que vous Bruno Schulz, traducteur du « Procès » en polonais et auteur d’une interprétation peu commune de cette oeuvre. Voyez les pages 382-386 de SCHULZ, Oeuvres complètes, éd. Denoël, 2004.

Marie Sasseur dit: à

Bis: Il n’y a pas plus de Goya que de beurre en branche dans cette nouvelle de Gracq. 

et alii dit: à

et si l’on parle de sanatorium, on parlera aussi de
Blecher ;(je ne fais pas de fixette sur les ed Nadeau
de ma jeunesse)

christiane dit: à

@Marie Sasseur dit: à
Bis: Il n’y a pas plus de Goya que de beurre en branche dans cette nouvelle de Gracq.

A l’impossible nul n’est tenu. Un conseil : lisez la nouvelle, pauvre entêtée !

Bloom dit: à

ça va jusqu’aux Gilets jaunes, Bloom ?

Yep, Baroz. Ce qui me semble étirer par trop le terme de « révolution », comme dans le cas du 6 février 34, qui fait immanquablement penser à mercredi dernier, en noir et blanc (mercredi 6 janvier, c’était du tout blanc, ou du peinturluré à la ‘Jack Angeli’…les seuls noirs présents étant les gardes de sécurité…belle ironie de l’histoire!).

Le dernier historien conséquent à avoir écrit un ouvrage articulé sur la Commune est l’Anglais Robert Tombs, qui divise par 4 le nombre de victimes communardes (qui passent sous sa plume de 20 000 à 5 000 sous sa plume). Étonnamment, ce brillant historien parfaitement francophone fut un des fervents idéologues du Brexit, et persiste et signe aujourd’hui.
England expects…etc..

Marie Sasseur dit: à

« Il n’y a pas plus de Goya que de beurre en branche dans cette nouvelle de Gracq. »
Je confirme.
Surtout quand on s’intéresse à la peinture autrement que par des filtres déformants.
Pour ne pas dire, en dormant debout.

et alii dit: à

allons, personne n’a encore tenté de lire en faisant le poirier!

Marie Sasseur dit: à

Bon moment. Ce fût très drôle quand même. Presque qu’autant qu’un commentaire de Foucault sur un tableau de Velazquez.

Tout ça pour deux prostituées. 🤣

Edel peut envisager sereinement la petite mort.

DHH dit: à

@et alii
effectivement votre reponse me laisse sur ma faim par rapport à la question que je me posais
une remarque sur votre traduction de Ciceron:
Le sens premier de virtus n’est pas vertu; les deux mots sont de faux amis.
Le sens ,dérive de Vir(le mâle)est celui du mot italien virtu, ce mélange d’audace, d’élégance de comportement ,d’intelligence et de courage traits caractéristiques de cette noblesse de caractère , dont Stendhal dote ses héros et qu’il admire chez Napoléon

et alii dit: à

@DHHcomme vous l’avez remarqué, les exemples sont ceux donnés par la toile, non de mon fait ;

Janssen J-J dit: à

c bien la 1ère fois que je vois un avocat prendre la défense (?) d’une internaute entoilée qui ne réagit pas ! La rdl évolue souterrainement, mais certainement
2021 apportera son lot de réjouissantes surprises.

Jazzi dit: à

« Le sens ,dérive de Vir(le mâle)est celui du mot italien virtu, ce mélange d’audace, d’élégance de comportement ,d’intelligence et de courage traits caractéristiques de cette noblesse de caractère »

On me demande ?

et alii dit: à

@DHH
J’espère que vous trouverez la fonction de correctrice que vous endossez à propos des taches et des qualités respectives des hommes et des femmes pour l’article où j’ai lu :
Quand Paul Valéry trouve une place chez le comte et la comtesse de Bassiano pour la revue Commerce, puis chez la princesse de Polignac et chez la comtesse de Béhague, il voudrait que Catherine Pozzi soit invitée dans leur résidence à la campagne. Elle note dans son journal : « je n’ai jamais compris pourtant les amours ancillaires… Il ne quitte pas ces cent cinquante gens du monde qui le voiturent et le nourrissent, et parfois paient… et ne le croient pas leur égal13 ». Deux attitudes s’opposent, qui montrent le rôle de la sociabilité littéraire, ancré dans la présence féminine.
in FR ENG MICHÈLE TOURET
Où sont-elles ? Que font-elles ? La place des femmes dans l’histoire littéraire. Un point de vue de vingtiémiste fabula

et alii dit: à

excusez moi, j’ai oublié d’accompagner l’article de fabula d’ un bon appétit!

Soleil vert dit: à

“La vengeance m’appartient” de Marie Ndiaye, à mon libraire

Elle était en dédicace ce Dimanche à la librairie Le Divan, Paris 15e. J’étais occupé à compter les paragraphes d’Un balcon en foret, rapport à la 12e lame du tarot.

Soleil vert dit: à

« et alii dit: à
allons, personne n’a encore tenté de lire en faisant le poirier! »

Excellent, je compte bien la réutiliser.

Jazzi dit: à

« Dans une lettre adressée à Gaston Gallimard il y a 100 ans, Marcel Proust se plaignait d’une information erronée le concernant »

Quel faux-cul le Marcel, lui qui a donné les meubles hérités de sa tante Loénie pour décorer un bordel de Montmartre !

Jazzi dit: à

« J’étais occupé à compter les paragraphes d’Un balcon en foret, rapport à la 12e lame du tarot. »

Et alors, Soleil vert, vrai ou intox ?

Athanase dit: à

Janssen J-J dit: à
Comment s’appelait-il déjà ? Zut, son nom m’échappe temporairement…
Miklos Radnoti ?

Janssen J-J dit: à

@ Thanase V.
qui que vous soyez, merci. Connaissais pas
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mikl%C3%B3s_Radn%C3%B3ti Et comme Ch., « j’aime » découvrir le vaste monde enfoui…
Vais me procurer « Marche forcée » (chez Phebus). Sinon, quoi ?.. en français, car mon hongrois reste un brin défaillant, à la différence de celui de CP et de txfl, chanceux. J’ai toujours envié (et admiré) les traducteurs cleptomanes et polyglottes, croyez le bien… Bàv,

MC dit: à

Oui DHH la vertu virtu est ici l’habileté, tantot au dessus de la morale commune, tantôt l’ incluant. De bonnes pages de Georges Couton là dessus. Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Le vers de Corneille « Qui n’adore que vous n’aime que la vertu » peut se lire à la fois comme l hommage d’un usurpateur à une Princesse légitime pour ses qualités morales comme pour son habileté politique à contrer son adversaire. Ce n’est pas un cas isolé. La vertu en tant qu’habileté peut s’appler raison d’Etat mais aussi Clemence, elle n’en est pas moins d’abord une preuve de savoir-faire politique. C’est ainsi que l’envisage froidement Livie dans Cinna conseillant à Auguste « Essayez sur Cinna ce que peut la Clémence », quitte à ce que la fin de la pièce bascule par le même personnage dans la glorification prophétique de la Monarchie absolue. C’est d’ailleurs, pour le premier point , assez proche de ce qu’en dit Sénèque dans le De Clementia. Il faut le retrécissement du Dix6huitième siècle pour mettre de la vertu confiturée un peu partout, au sens moderne du terme, pour le plus grand malheur de la Tragedie Française.
Bien à vous.
MC

Bloom dit: à

pas plus de Goya que de beurre en branche dans cette nouvelle

En revanche, dans l’assaut contre le Capitole, il y a du Goya, et du meilleur, celui de La Procession de Saint-Isidore et de L’enterrement de la Sardine; même démence, mêmes délires…
Voilà qui tombe bien, une expo Goya est au programme du Met. Le moment où jamais de se cultiver et de relativiser, et dans les grandes largeurs, « l’exceptionnalisme américain ».

et alii dit: à

A Madrid, le carnaval du mercredi des Cendres, première journée du carême, se termine par une procession grotesque. On porte un immense mannequin auquel est attachée une petite sardine que la foule va enterrer sur les bords du Manzanares. Goya prend prétexte de cette mascarade pour dénoncer l’absurdité, la folie et le chaos de son pays, gouverné à l’époque par Ferdinand VII, fils de Charles IV, qui règne en despote.

et alii dit: à

Le mercredi des Cendres (en latin Dies cinerum, « Jour des cendres ») est un jour de pénitence qui marque le début du carême dans le christianisme. C’est une fête mobile qui a lieu 47 jours avant Pâques en comput ancien1. La veille du mercredi des Cendres, le Mardi gras, est le dernier jour « gras » avant le carême, qui va durer 40 jours.

Pour les Églises d’Orient, c’est le Lundi Pur qui marque l’entrée en carême, deux jours avant le mercredi des Cendres, soit 48 jours avant la fête de Pâques1.

et alii dit: à

heureusement que je peux lire un peu de Rabelais:
— Vertu Dieu, s’écria Panurge, j’ai eu du passetemps pour plus de cinquante mille francs. Retirons-nous ; le vent est propice. Frère Jean, écoute ici. Jamais homme ne me fit plaisir sans récompense, ou reconnaissance pour le moins. Je ne suis point ingrat, ne le fus, ne le serai. Jamais homme ne me fit déplaisir sans repentance en ce monde ou en l’autre.

Tel est le plus fameux épisode du quatrième livre. Celui des moutons de Panurge, qui seraient mieux nommés les moutons de Dindenault. L’invention n’en appartient pas à Rabelais. Il a pris toute cette histoire à un moine italien, Théophile Folengo, qui le conta, en vers macaroniques, avec beaucoup d’esprit. La Fontaine la prit à son tour à Rabelais et en fît un récit qui paraîtra, je le crains, un peu sec au regard de son modèle.

Après l’aventure des moutons, nos voyageurs abordent ensuite à l’île des Énasés, dont les habitants ont le visage triangulaire ; à l’île de Chéli, où tout le monde fait des simagrées, et à Procuration qui, comme le nom l’indique, est le pays des procureurs, la terre de la chicane. Un habitant de l’île explique à Pantagruel comment les Chicanous gagnent leur vie à être battus. Si bien que, s’ils demeuraient longtemps sans recevoir quelque bonne rossée, ils mourraient de faim, eux, leurs femmes et leurs enfants.

et alii dit: à

Une vertu catholique est l’une des sept vertus codifiées dans la théologie scolastique chrétienne depuis le Moyen Âge. Elles sont au nombre de sept et comprennent trois vertus théologales (la foi, l’espérance et la charité) et quatre vertus cardinales (la justice, la prudence, la force et la tempérance). On les retrouve également dans le judaïsme hellénisé et chez les Pères de l’Église.

Dans la littérature et les arts
Personnifiées, les vertus apparaissent très tôt dans la littérature allégorique. Un des exemples les plus anciens est celui de la Psychomachia de Prudence, à la fin du ive siècle qui restera longtemps une référence en la matière.

et alii dit: à

Vices et Vertus de Giotto à l’Arena de Padoue
« Tandis qu’à Padoue la Charité de Giotto foule aux pieds des sacs d’or, tous les trésors de la terre, donne le blé et des fleurs et tend à Dieu dans sa main son cœur enflammé, au portail d’Amiens la Charité se contente de jeter sur un mendiant un solide manteau de laine, de la manufacture de la ville » (cité par Proust dans l’article qu’il lui consacre, GBA, 1900-2, 136). La Library edition des Œuvres de Ruskin que Proust possédait donnait la reproduction de ces Vices et Vertusde Padoue ; il les avait donc de façon permanente sous les yeux et a lui-même choisi d’illustrer son propre article d’une reproduction de la Charité. Dans le roman, les figures allégoriques de Padoue sont présentes également sous la forme de reproductions : celles que Swann offrent au narrateur (RTP, I, 80) et qui se retrouvent « accrochées dans la salle d’étude de la maison de Combray » (RTP, IV, 226). La figure de la Charité prend de l’importance au point d’être la métaphore désignant la fille de cuisine, enceinte, de Combray : « la Charité de Giotto,

et alii dit: à

. Quant à la figure de l’Envie, connue aussi par sa reproduction, elle offre à Proust la possibilité d’un rapprochement plus audacieux avec une « planche illustrant seulement dans un livre de médecine la compression de la glotte ou de la luette » (RTP, I, 81). C’est en 1900, à l’occasion de son voyage à Venise que Proust put confronter sa connaissance livresque et photographique des allégories de Giotto avec la réalité des fresques padouanes.
http://expositions.bnf.fr/proust/images/grand/105-3.jpg

et alii dit: à

en trouve les fondements dans la théorie thomiste des vertus : Dieu nous a faits tels que nous sommes voués à réaliser notre rationalité. Un athée ne peut pas être géomètre, et il ne peut pas être vertueux intellectuellement non plus.
par Pascal Engel29 avril 2020
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/04/29/vertu-dieu-pouivet/

puck dit: à

et si on remonte dans le temps la vertu chez les grecs c’est l’arété, ce nom est attribué chea Aristote aux âmes justes et paisibles, surtout « paisibles » et pacifiques, surtout pacifiques, c’est de là que viens ce mot « arété » en référence à celui ose s’interposer entre 2 types qui se mettent sur la tronche en leur riant : « arété ! »

après ça devient la vertu, mais ce mot trouve ses limites dans la mesure où il est moins explicite que l’injonction « arété! ».

me remerciez pas pour ce cours de philo c’est gratuit !

puck dit: à

je préfère le « decent » des anglais, on me l’a souvent dit « you are a decent man » ce qui en français se traduit (mal) par « t’es un brave garçon » ou « t’es un bon gars ».

à tort dans mon cas parce que dans ma vie j’ai fait beaucoup plus de mal que de bien, parfois sans le vouloir, par erreur, mais le plus souvent parce que je suis foncièrement méchant.

et alii dit: à

L’abbé Lantaigne d’Anatole France craignait « chez les sujets d’élite la curiosité, l’orgueil, l’audace mauvaise de l’esprit et jusqu’aux vertus qui ont perdu les anges ». Il tenait, « sur l’exemple de saint Thomas d’Aquin et de tous les grands docteurs, que la science et la philosophie doivent être tenues en estime dans les écoles. On ne méprise pas la science sans mépriser la raison; on ne méprise pas la raison sans mépriser l’homme; on ne méprise pas l’homme sans offenser Dieu » (Anatole France, L’orme du mail,

puck dit: à

l’école ? exact ! chez les grecs on appelait ça la paidéia et l’arété en fait partie, avec comme autres apprentissage le sport, le calcul mental et les mots croisés.

me remerciez pas c’est plaisir.

christiane dit: à

1- Marie Sasseur dit: à
« Il n’y a pas plus de Goya que de beurre en branche dans cette nouvelle de Gracq.
2-Marie Sasseur dit: à
Bis: Il n’y a pas plus de Goya que de beurre en branche dans cette nouvelle de Gracq.
3-Marie Sasseur dit: à
« Il n’y a pas plus de Goya que de beurre en branche dans cette nouvelle de Gracq. »
Je confirme.
Surtout quand on s’intéresse à la peinture autrement que par des filtres déformants.
Pour ne pas dire, en dormant debout.
4-Marie Sasseur dit: à
Bon moment. Ce fût très drôle quand même. Presque qu’autant qu’un commentaire de Foucault sur un tableau de Velazquez.
Tout ça pour deux prostituées.
5-Marie Sasseur dit: à
On voit du goya partout. »

————————————————————————————————————————————————————«Le Roi Cophetua» – J.Gracq, page 214.
Le narrateur, seul, plongé dans la pénombre vacillante des bougies, se souvient soudain de la gravure de Goya et Julien Gracq écrit :
«Brusquement le souvenir de la gravure de Goya se referma sur moi ; Sur le fond opaque, couleur de mine de plomb, de la nuit de tempête qui les apporte, on y voit deux femmes : une forme noire, une forme blanche […] »

Julien Gracq choisit une gravure de Goya, la Mala Noche, une eau-forte de la série «los caprichos», l’intègre admirablement à sa nouvelle.
« Trois des manuscrits de Los Caprichos fournissent pratiquement la même explication: qu’il s’agit d’une nuit où le mauvais temps rend difficile pour les prostituées de travailler. Il est possible que le peintre aragonais fasse également référence aux dangers de cette profession, comme le précise le manuscrit du Musée national du Prado dans lequel il est dit: «A ces œuvres sont exposées les filles pindongas qui ne veulent pas être à la maison.»

Gracq y voit autre chose : « Sur le fond opaque, couleur de mine de plomb, de la nuit de tempête qui les apporte, on y voit deux femmes : une forme noire, une forme blanche. […] Mais la lumière de chaux vive qui découpe sur la nuit la silhouette blanche, le vent fou qui retrousse jusqu’aux reins le jupon clair sur les jambes parfaites, qui fait claquer le voile comme un drapeau et dessine en les encapuchonnant les contours d’une épaule, d’une tête charmante, sont tout entier ceux du désir. Le visage enfoui, tourné du côté de la nuit, regarde quelque chose qu’on ne voit pas ; la posture est celle indifféremment de l’effroi, de la fascination ou de la stupeur. […] »

En quoi, cet écrivain aurait-il l’interdiction de se souvenir de cette gravure et de l’interpréter à sa façon tout en respectant son motif, les lumières et les ombres, la présence du vent fou, le mystère qui entoure cette scène étrange ?
Cette série d’estampes d’une grande qualité dans l’utilisation des techniques de l’eau-forte et de l’aquatinte — avec des touches de burin, de brunissoir et de pointe sèche : « les Caprichos », ne se laisse pas interpréter d’une seule façon. C’est un monde onirique, une vision de cauchemar, une ambiance lugubre et terrifiante, qui crée une impression de mystère et même de cruauté. Elle exerce une attraction préromantique.

une main ... dit: à

:;!nb

raymond dit: à

Lucide attente
Lorsque j’étais enfant, j’entendais souvent Geneviève Tabouis qui commençait toutes ses interventions – curieuse voix de crécelle – d’un air faussement finaud: « Attendez-vous à savoir »…Attente exaspérante. Quand plus tard j’ai commencé à comprendre qu’on ne saurait rien (« à quoi ça sert de vivre et tout » F.Béranger), je suis revenu à l’attente, puisque du savoir il n’y avait rien à savoir, sinon un savoir de substitution qui occupe le devant de la scène, manière d’écran brouillé, qu’on l’appelle usage de la raison ou compréhension du monde immédiat. J’en conclus que le savoir était si morcelé qu’on ne pouvait tout embrasser à la fois et qu’en bref je n’étais pas Dieu.
C’est alors que je me suis mis à attendre. Il me fallait cependant des modèles pour prendre patience sans trop ronger mes ongles et ce fut là que je rencontrai pour la première fois un exemple magistral, insurpassé: l’homme de la campagne évoqué par Kafka dans « Le Procès ». Je suis souvent revenu en détail sur l’exploration de cet apologue à la fois comique et sinistre. Notre vie en une demi-page. Kafka en était très fier; je crois qu’il aimait dans cette histoire son côté parodie des textes sacrés (on passe de la Bible à la littérature) et qui faisait aux yeux de son exigeant auteur tout le sel de l’aventure d’écrire.
Plus tard je suis tombé sur plus convenu, avec l’attente du soldat chez Buzzati ou Gracq. C’est que leur inspiration venait sans doute des guerres atroces, où tous les rescapés ont parlé de l’attente entre deux attaques, rejoignant l’attente de la mort à laquelle tout un chacun est absurdement confronté. Attente qu’il faut bien qualifier de courageuse lorsqu’elle est à ce point lucide.
Reste l’attente de Godot où le mystère est moins dans le nom de Godot – inventé par Beckett pour emmener le spectateur sur une fausse piste – que dans l’attente pure. L’attente de Kafka était une attente irrésolue, celle de Beckett l’attente d’un moderne qui s’ennuie.
Lorsque Beckett a vu son réseau de résistance dénoncé, il a fui avec un ami dans le Vaucluse et a attendu qu’un passeur vienne pour leur faire traverser les Alpes. C’est durant cette attente qu’avec son ami, il a commencé à élaborer les dialogues d’une pièce provisoirement nommée « L’attente ». Pour passer le temps, bien sûr. La mort était derrière (les nazis) mais également devant (le passeur fait « passer »; il est « passé » dit-on de quelqu’un qui vient de mourir).
Car l’attente pour conclure n’est jamais que cette affaire d’ennui; ennui tout moderne de celui qui attend de toucher son chèque, que le train arrive au but, que le travail et les études soient finies, que les enfants grandissent, que la retraite vienne etc… Coincé dans le temps, pour éviter l’ennui, me voilà tenté d’accélérer, me ruant ainsi plus vite vers la mort attendue inattendue. Décidément, enfant, j’avais raison de me méfier de la crécelle; son bruit, dépourvu de sens, n’annonçait rien de bon.
S’il me fallait désigner le contraire de l’attente, je choisirais spontanément la joie de vivre.

DHH dit: à

Encore un faux ami dans votre liste de vertus cardinales(en latin prudentia justicia constantia temperantia
Prudentia ce ‘est pas la prudence au sens étroit de notre mot français mais la Sagesse, qui se décline elle-même en « mémoire » « intelligence » prévoyance »(ou plus exactement capacité à anticiper
La traduction de constantia » par « force » laisse planer une ambigüité » ;il ne s’agit pas de force physique mais de la force de caractère cette qualité qui fait qu’on tient bon malgré les difficultés

puck dit: à

et alii vous pouvez m’expliquer svp cette histoire entre Gracq et le beurre en branche ?

je vais encore passer pour un inculte mais où Gracq a-t-il écrit un truc sur le beurre en branche ?

en plus que c’est bien de laisser croire que Gracq a pu imaginer, à un certain moment de sa vie, dans des circonstances particulières, suite à une catastrophe qui l’aurait touché et qui aurait fait perdre les pédales, que le beurre en branche c’est un truc que ça existe ?

puck dit: à

la prudence et les faux amis seraient incompatibles ? selon vous il ne faudrait donc pas considérer avec prudence ses faux amis ?

ça devient n’importe quoi ce blog.

Marie Sasseur dit: à

Le beurre en branche c’est : « les lumières et les ombres, la présence du vent fou, le mystère qui entoure cette scène etrange »

Goya, c’est: deux prostituées. Serie de gravures parues dans Charlie Hebdo, sous le nom : les caprices.

Quel rapport avec Edel , roi de Cophetua ,wa St St Malo?

Aucun, c’est la mort qui vient.

« Selon la légende dont l’origine est inconnue, Cophetua était un roi africain très riche qui avait une absence totale d’attirance sexuelle ou amoureuse pour qui que ce soit. »

Patrice Charoulet dit: à

CORONAVIRUS – VACCIN

A ce jour, 21% de la population ont été vaccinés en Israël.

A ce jour, 0,2% de la population ont été vaccinés en France.

christiane dit: à

J’écoute Antoine Compagnon. Vos Babillages, Marie S’asseoir me passent au-dessus de la tête. Goya et Charlie Hebdo, P.Edel et la mort… Vous êtes certaine que tout va bien dans votre tête ? Bonne soirée quand même…

puck dit: à

chez Monsieur Charoulet il y a peut-être 0,2% de la population vaccinée en France, mais il y a 0,02% de la population vaccinée au Gabon !!!

alors arrêtez de vous moquer de notre pays ! ou si vous n’êtes pas content allez donc vivre en Israël !

non mais…

Marie Sasseur dit: à

Goya et les deux prostituées, on va s’en souvenir longtemps.

puck dit: à

en pus les 0,02% de vaccinés au Gabon c’est le président, sa famille et ses amis.

alors qu’en France même Macron n’est pas vacciné pour laisser la place aux vieux ! là est notre Grandeur.

puck dit: à

en plus la France est le pays au monde qui produit le plus de vaccins et en invente de nouveaux, pour vacciner les enfants du monde entier !!!

la France on l’aime où on part mourir ailleurs !

DHH dit: à

je viens de commencer la lecture du livre récent de Raphaëlle branche sur la mémoire des appelés de la guerre d’Algérie
je n’ai encore lu que les premières pages de cet ouvrage très prometteur et apparemment sérieux dont le sujet m’intéresse particulièrement
Mais j’y ai déjà fait une découverte :la police féministe de la langue a frappé :l’auteur qui a souvent interrogé les membres d’une même famille ne parle jamais de fratries mais d' »adelphies »
Néologisme? ou mot savant existant dans vocabulaire médical ou démographique ?
On ne peut en tout cas le comprendre sans recours au dictionnaire que si on garde en tête des rudiments de grec
Résultat grotesque d’un combat dérisoire
Que vont faire les allemands pour « dégenrer » leur le mot qui signifie fratrie et est composé sur le nom de la soeur (Geschwister) et non sur celui du frere?

puck dit: à

Mr Charoulet en France on n’a pas de vaccin, mais on a vous savez qui ? Flaubert !

vous savez combien de doses de vaccins les autres pays nous donneraient contre Flaubert ?

maintenant libre à vous de choisir entre Flaubert et le vaccin !

nous mourrons peut-être tous du covid sauf que nous mourrons intelligents !

et comme le dit un vieux proverbe camerounais il vaut un mort intelligent qu’un vacciné débile !

christiane dit: à

Qu’elle était belle et émouvante cette leçon de clôture d’Antoine Compagnon au Collège de France
ce 12/01/2021 (à réécouter à volonté sur le site du Collège de France).
Sa dernière citation : Beckett – « Fin de Partie » Clove : « Finir… c’est finir… ça ne peut être finir… nous allons gagner la sortie. »

puck dit: à

« S’il me fallait désigner le contraire de l’attente, je choisirais spontanément la joie de vivre. »

Raymond c’est de vous cette jolie phrase ?
L’attente c’est surtout un rapport au temps, à la temporalité, l’attente c’est l’ennui et l’ennui selon Heidegger c’est avec l’angoisse et la peur ce qui nous donne accès à l’être.

l’attente est donc à prendre dans son acception ontologique, et le contraire, donc le refus de cette perception phénoménologique de l’être ce n’est pas la joie, mais le divertissement (cf Pascal), la joie ne vient pas s’opposer à l’attente dans la mesure elle est attachée à la notion d’espérance, et dansd le bouquin de Gracq si vous l’avez bien lu il s’agit d’une attente dénuée d’espérance, rendant impossible l’inrusion d’une quelconque joie, la joie étant en lien avec la béatitude, et donc la joie est conjointe d’une présence d’un présent, alors que dans l’attente il n’y pas de présent, pas plus que de passé ou de futur, l’attente est une chose qui se propose à nous comme une fin en soi, vous me suivez ?

puck dit: à

Raymond contrairement à l’attente chez Tchekhov, qui dans son cas est toujours liée à une espérance. ce qui n’est pas le cas dans le bouquin de Gracq et c’est ce qui lui donne toute son originalité, chez Gracq c’est l’ennui qui prévaut, alors que chez Tchekhov c’est l’espoir. et donc on ne peut pas dans le cas de Gracq opposer l’attente à la joie de vivre, ça n’a aucun sens.

Marie Sasseur dit: à

« sa langue réussit à être charnelle sans jamais cesser d’être cérébrale. »

Et je dirais même plus avec cette histoire de Cophetua: un grand cérébral.
Deja qu’Allan, à l’hotel des vagues était limite un pervers,là, avec Cocufeta, c’est le top.

Bloom dit: à

« you are a decent man »

= un type bien

puck dit: à

un type bon.

Bloom dit: à

une bonne pâte

D. dit: à

Patrice Charoulet dit: à

CORONAVIRUS – VACCIN

A ce jour, 21% de la population ont été vaccinés en Israël.

A ce jour, 0,2% de la population ont été vaccinés en France.

Eh oui Patrice, d’un côté un état fort.
De l’autre un état faible. De plus en plus faible. Et une population de plus en plus indisciplinée.

puck dit: à

Bloom dit: une bonne pâte
 »
non

Jazzi dit: à

« il vaut mieux un mort intelligent qu’un vacciné débile ! »

C’est un appel au suicide collectif, puck, sous forme de partouze généralisée ?

Jean Langoncet dit: à

@Eh oui Patrice, d’un côté un état fort.
De l’autre un état faible. De plus en plus faible. Et une population de plus en plus indisciplinée.

Ni l’un, ni l’autre. De l’imprévoyance des gouvernants. Les mots ne remplacent pas l’absence de masques, le manque de vaccins, les 20 milliards d’euros mensuels que nous coûte la crise, et ils ne ramènent pas les morts à la vie.

Jazzi dit: à

« parce que je suis foncièrement méchant. »

Un vrai méchant n’avouerait jamais. On te pardonne, puck !
Va en paix…

Janssen J-J dit: à

Bien émouvante la dernière causerie de M. Compagnon en direct au CF… Une « leçon valédictoire ». Il a gagné sa sortie haut la main… avec Joyce et Beckett.

Quand même…, j’espère que nous saurons un jour qui avait voté pour l’éviction des profs juifs en 40… Au moins dans sa « future histoire du CF durant l’Occupation » le révélera-t-il… Il affirme n’avoir pas voulu les ouvrir, les votes manuscrits contenus dans les enveloppes, faute d’être sûr soi-même de ce que chaque prof. aurait fait lui-même en pareille circonstance…
Mais un autre historien aura-t-il de tels scrupules, maintenant que nous savons l’existence de ces documents qui auraient dû être détruits à la Libération ?… Or, s’ils ne l’ont pas été, comment ne pas profiter de cette aubaine, se diront les moins scrupuleux sur cette zone d’ombre.
Qu’en pensez-vous, Passou ?… Votre opinion au sujet de pareil dilemme serait intéressante à connaître. Y compris aux erdéliens intéressés, l’esprit aux aguets éveillé, désormais.
Bàv,

D. dit: à

L’immigration massive ainsi que les jeux vidéo sont pour beaucoup dans les immenses problèmes que nous rencontrons.

Chantal l dit: à

On est fort aussi, à notre manière, Monsieur Charoulet !
Si je peux me permettre…

Un projet de loi proposé à l’Assemblée le 20 janvier à 21 h.
La balle sera dans le camp des députés…
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3714_projet-loi#tocUniqueId2
Si vous ne voulez pas tout lire..

« 6° Le Premier ministre peut, le cas échéant dans le cadre des mesures prévues aux 1° à 5°, subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif. Le décret mentionné au deuxième alinéa du présent article précise l’étendue de cette obligation ainsi que ses modalités d’application s’agissant notamment des catégories de personnes concernées.

« Art. L. 3131‑23. – I. – Lorsque l’état de crise sanitaire prévu à l’article L. 3131‑1 ou l’état d’urgence sanitaire prévu à l’article L. 3131‑5 sont déclarés, ou, en dehors de ces hypothèses, lorsqu’une situation sanitaire exceptionnelle rend nécessaires l’identification et le suivi des personnes affectées ou contaminées ou susceptibles de l’être, le ministre chargé de la santé, les agences sanitaires nationales, les agences régionales de santé et les organismes d’assurance maladie peuvent, par dérogation à l’article L. 1110‑4, aux seules fins mentionnées au II et pour la durée strictement nécessaire à leur réalisation, mettre en œuvre des traitements de données à caractère personnel concernant la santé des personnes, le cas échéant sans leur consentement. Ces traitements sont créés par décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

Libertés fondamentales en péril ?

D. dit: à

Si cette immigration etait toujours suivie d’intégration sur 2, voire 3 générations on s’en sortirait. Mais elle est si souvent génératrice de communautarisme et de refus de la culture franca…

D. dit: à

Bientôt ce sera la soupe à 18h et dodo.
Bien fait pour vous.
Si vous aviez été disciplinés et rigoureux vous n’en seriez pas là.

christiane dit: à

Quand Paul Edel écrit de l’écriture des nouvelles de Gracq de La Presqu’île : « une nuit blanche DANS UN CRANE Mais l’œuvre gracquienne est celle d’un rêveur éveillé. Elle possède les dérapages, dérives mentales et images d’un insomniaque qui se tourne dans son lit. », on entre dans l’œuvre gravée « les Caprichos » (80 gravures) de Goya et celle de ses « peintures noires ».

christiane dit: à

Janssen J-J dit:
« Bien émouvante la dernière causerie de M. Compagnon en direct au CF… Une «leçon valédictoire». Il a gagné sa sortie haut la main… avec Joyce et Beckett. […] »

Oui, JJJ et merci aussi pour la fin de votre commentaire.

D. dit: à

Vous voulez dire que JJJ a fini de commenter ?
Quel soulagement. Merci.

Marie Sasseur dit: à

« Il affirme n’avoir pas voulu les ouvrir, les votes manuscrits contenus dans les enveloppes, faute d’être sûr soi-même de ce que chaque prof. aurait fait lui-même en pareille circonstance… »

« Faute d’être sûr soi-même de ce que chaque prof aurait fait lui-même en pareille circonstance  »

Quel charabia.

Plus par souci de reconnaître une écriture familière qui le mettrait mal à l’aise.
C’est ce qu’il disait ce matin.
Il est né en 1950, alors j’avais trouvé très bizarre cette réflexion, car comme il l’indiquait aussi, il est intervenu au CdF pendant 15 ans.
Une anomalie.

Marie Sasseur dit: à

Quand la croque-mort lit Goya et les prostituées, tout de suite on est mort…de rire.

D. dit: à

Bien sûr Chers Français, que la vaccination ne doit pas être obligatoire. Bien sûr qu’il ne doit pas y avoir de passeport vaccinal. Il est évident par ailleurs que les données collectées lors de la consultation vaccinale et conservées 30 ans ne doivent en aucun cas être exploitées. Il ne s’agit que d’une grave pandémie risquant de ruiner définitivement notre pays. Peu importe. La qnile et les droitdlomme. Dabor.

Marie Sasseur dit: à

Plus par souci de reconnaître une écriture familière qui le mettrait mal à l’aise.
Il sait au moins que ces lettres sont anonymes.

De plus en plus bizarre.

Jean Langoncet dit: à

@La qnile et les droitdlomme. Dabor.

Mais oui. Vacciner sans délai les volontaires, soit environ 40 millions de français.

christiane dit: à

Eh bien, Marie Sasseur, on se lache ! Faute d’avoir lu et compris le roi Cophetua et bien réfléchi à l’oeuvre de Goya, vous retombez sur vos pieds en répétant : épinards, épinards, prostituées, prostituées ! Quel esprit fin, cultivé et élégant…

Marie Sasseur dit: à

J’ai beaucoup ri, avec cette histoire de Goya et des deux prostituées.
« les lumières et les ombres, la présence du vent fou, le mystère qui entoure cette scène etrange »

Jazzi dit: à

« L’abbé Lantaigne d’Anatole France craignait « chez les sujets d’élite la curiosité, l’orgueil, l’audace mauvaise de l’esprit et jusqu’aux vertus qui ont perdu les anges » »

Cessez de parler de moi en mon absence, et alii !

Jazzi dit: à

Tu as fait philo à l’Université ou en autodidacte, puck ?

rose dit: à

Langoncet

Fabuleux chicken walk.
Demain, je m’entraîne.

Janssen J-J dit: à

@ Quel charabia. (MS)
en effet…, à la relecture ce n’était pas très clair. Mais vous m’avez néanmoins fort bien compris.
Tout le monde de normalement constitué se pose ce genre question, à n’importe quelle époque : « qu’aurais-je voté à leur place ? »…
Quant à vous, apparemment non, il n’est pas difficile de deviner la réponse, rétrospective comme actuelle : aurait été la même.
Attention à ce que votre propre charabia ne vous saute pas à la gorge, un de ces quatre, ma fille.

@ on commence à comprendre la « méthode Mila, ma soeur » : (dixit) « C’est ce qu’il disait ce matin » (des lettres anonymes ?)…
N’importe quoi… Mais de quel « support » de comparaison parle-t-on dans ces conditions avec créature de si bonne foi ? – Attention, va botter en touche dans la suite à venir, comme à chaque fois il en va, surprise en flag. d’imposture.
Riposter par l’injure et noyer le poisson. S’en remontrer, mais qui en est dupe au juste en dehors de deux intervenautes à qui on la fait pas ?…

rose dit: à

Une bonne pâte.

Non.

Faut pas rêver.

Athanase dit: à

Patrice Charoulet dit: à
CORONAVIRUS – VACCIN

A ce jour, 21% de la population ont été vaccinés en Israël.
A ce jour, 0,2% de la population ont été vaccinés en France.
Tout est dit, il n’y a rien a ajouter !
D’autant plus qu’en ce moment même, dans leur Fac de sociologie……………
Décidément, il est bien, ce Mr Charoulet, je ne m’étais pas trompé

Athanase dit: à

puck dit: à
chez Monsieur Charoulet il y a peut-être 0,2% de la population vaccinée en France, mais il y a 0,02% de la population vaccinée au Gabon !!!

C’est bien ce que je voulais dire: la France plus proche du Gabon que d’Israël, pas de doute.

Janssen J-J dit: à

Gabon ou pas, les vaccinés ne vaincront pas. Les 3 IR de base resteront toujours ce qu’elles furent auparavant…
a² + 2ab + b² = (a+b)² Exemple : 9x² + 6x + 1 = (3x + 1)²
a² -2ab +b² = (a-b)² Exemple : 25 – 10y +y² = (5-y)²
a² – b² = (a+b)(a-b)

B dit: à

Plusieurs tentatives, mises en échec, il s’agissait bien d’une publication référencée sur le site F.bula
.org. Votre nom, Pierre Assouline, doit servir de passe partout. Voyez, obligation d’ôter une lettre au site pour que la présente réclamation soit visible.

D. dit: à

a² + 2ab + b² = (a+b)² Exemple : 9x² + 6x + 1 = (3x + 1)²
a² -2ab +b² = (a-b)² Exemple : 25 – 10y +y² = (5-y)²
a² – b² = (a+b)(a-b)

Très bien, et ça sert à quoi ? (exemple : …

B dit: à

Les, médecins. Mes excuses réitérées.

Marie Sasseur dit: à

 C’est ce qu’il disait ce matin, sur Inter, et en direct.
Il était assez confus, sur cette question.

Marie Sasseur dit: à

Exactement, A. Compagnon a dit sur Inter,ce matin 12 janvier 2021, et en direct, à propos des  » enveloppes » du CdF qui contenaut les  » votes » du CdF pour savoir s’il fallait maintenir les 8 professeurs juifs en fonction du CdF en 1940:

« J’avais peur de savoir s’ils avaient répondu oui ou non » »… »Je n’avais pas envie de reconnaître l’écriture de l’un ou l’autre. Peut-etre que quelqu’un le fera un jour »… » une analyse graphologique  »

On voit bien que la France se divise en 2 catégories. Encore aujourd’hui.

Si le connard de keuf veut savoir où il se situe, dans cette histoire du CdF, je n’ai personnellement aucun doute !

Marie Sasseur dit: à

Il est minuit…

Lire: qui contenaient

soca pic dit: à

A ce stade, il faut dire que Cicéron ne fut que le passeur bon teint d’un antique humanisme, sans véritable originalité.

rose dit: à

Violer après avoir été violé.
Violer incessamment ds un espoir d’intégrer un « ce n’est pas grave ? ».
Être un violeur sans vouloir se dédouaner : porter cela, ce fardeau. Nul besoin de police pour charger l’âme.
Rechercher la liste des délateurs 80 ans après.
Quelle dimension de la rédemption chez les juifs ?
Le viol : traumatisme inscrit et gravé. Dont il semblerait que l’on ne guérisse pas, sauf à activer la résilience ; encore faudrait-il vouloir, être capable de sortir du drama.
Confondre la fin de l’omerta avec la délation.
Être -comme sur le bonnet d »âne- brillant intellectuellement et tellement taré sur le reste -dont les rapports entre les hommes et les femmes, la notion de l’inceste vue par les anthropologues : montrer par là comment l’on s’arqueboute contre la disparition du vieux monde -dont on ne veut plus- en profonde et énorme mutation.
Bien des gens sans repère.
Beau démarrage de cacophonie.

Marie Sasseur dit: à

« Rechercher la liste des délateurs 80 ans après. »

????

J’avais cru comprendre que cette  » intervenaute » était en pleine confusion mentale.
Mais là, c’est stupéfiant.

Il s’agit de l’histoire du Collège de France. Avec des hommes. Qui ont accepté de voter pour ou contre l’exclusion des leurs, en application des lois anti-juives.

Il ne s’agit pas de l’épiciere du coin de la rue parisienne qui écrit aux keufs, pour dénoncer les propriétaires de la boutique d’en face.

Ces « profs » de cour de préau pour débiles mentaux d’ici, effrayants.

Marie Sasseur dit: à

Om y en a qui n’ouvrent pas les liens et se permettent, les bâtards de l’ehaine, de donner des leçons.

En voilà une de leçon, une leçon de courage !

« Le 8 novembre, le quartier latin est en état de siège. La préfecture, qui a eu vent de la manifestation, a déployé d’importantes forces de police. La rue des Écoles, qui mène au Collège de France, est barrée par un épais cordon. Des véhicules blindés allemands ont pris position pour intimider les éventuels manifestants. Certains étudiants, comme Bernard Kirschen, Pierre Daix et Imre Marton, sont déjà sur place, du côté du petit square qui se trouve rue des Écoles, les poches remplies de tracts. « Nous attendîmes, dans cet affrontement silencieux, une bonne heure. Si l’ordre était venu, nous aurions jeté nos tracts en l’air ; mais l’ordre ne vint pas bien que l’attroupement des étudiants ait pris consistance » écrit Pierre Daix.
À l’intérieur du Collège de France, dans l’amphithéâtre, Joliot-Curie, qui a prit la tête de la protestation universitaire contre l’incarcération du savant, prend la parole dans l’amphithéâtre pour annoncer que son laboratoire restera fermé jusqu’à la libération de Langevin. « 

de nota dit: à

Adelphie? Une explication, une illustration:

 » Les grands mythes de l’humanité, les romans de tous les siècles et de tous les pays et les contes et légendes de notre enfance mettent souvent en scène des fratries plus ou moins nombreuses au sein desquelles on reconnaîtra, pêle-mêle, Caïn et Abel et les frères du Petit Poucet, Romulus et Remus, Isis et Osiris, les Walkyries, Cendrillon et ses sœurs, cent dieux de la mythologie, les Jean-Paul de Michel Tournier ou les frères Dalton… frères ou sœurs, frères et sœurs, aînés, cadets et benjamins, ayant véritablement existé ou nés de l’imagination mais réunis dans un terme de la langue savante qui neutralise les différences d’âge et de sexe entre les membres de ces groupes : l’adelphie. Emprunté à la botanique où il désigne la réunion de plusieurs étamines par la soudure de leurs filets, le mot est aussi à l’origine du nom de la ville de Philadelphie, première capitale des États-Unis, qui signifie « amour fraternel »

https://www.cairn.info/revue-informations-sociales-2012-5-page-23.htm

Marie Sasseur dit: à

La puissance de révolte des jeunes.

Ils se font voler une année et plus de leur vie. Mis à l’isolement forcé, dans des conditions de survie, pour beaucoup.
Et dans ces conditions ne bénéficient même pas du soutien élémentaire de l’état, sans parler de la dislocation de la force étudiante, vive et nécessaire, qui les constitue, en ensemble.

Marie Sasseur dit: à

La définition de l’adelphie donnée par de nota est parfaite.

La donneuse de leçon peut aller se refaire un lifting avec son bruderschaft, bien « genré ».

Marie Sasseur dit: à

Il s’agit de l’histoire du Collège de France. Avec des hommes. Qui ont accepté de voter pour ou contre l’exclusion des leurs, en application des lois anti-juives.

Maintenant, comme cela a été présenté, on peut aussi penser au coup de pied de l’âne.
Jeter l’opprobre sur toute une institution, que cela n’aurait pas été pire, comme méthode.

Fed off.

DHH dit: à

@J3
Sur Vichy et le College de France
Au risque de me tromper ; je vais contester votre point de vue et me faire l’avocat du diable
Je crois que le comportement des membres du College de France,à l’egard de leurs colleges juifs que vous condamnez sans appel est peut-etre moins miserable qu’il ne paraît et peut etre envisagé au prisme de circonstances atténuantes
Ce vote en effet ne visait pas l’exclusion des membres juifs de l’institution ;Elle était de droit et s’appliquait automatiquement . Elle visait à opérer un choix ,à designer ceux parmi eux qu’il s’agirait de proposer aux autorités comme susceptibles du fait de la qualité de leur apport a la culture francaise,, de bénéficier l’exception prevue à ce titre par les textes portant statut des juifs et les excluant des fonctions publiques
Aussi quelle qu’ait été l’estime portée à ces nouveau bannis par leurs collègues, ceux-ci se devaient d’avoir une attitude pragmatique , ,des lors que ces exemptions seraient distribuéees au compte goutte et ,il leur revenait proposer ceux qui auraient eu le plus de chances d’etre retenus par les autorités de la collaboration
Je me souviens d’avoir lu dans l’ouvrage de Laurent que des grandes figures de l’université se sont vu refuser le bénéficie de cette exception du fait «du caractere insuffisamment significatifs de leurs travaux »
Il fajllait compter aussi avec l’attitude digne attendue de certains qu’il serait vain de proposer car il se re fuseraient à beneficier d’un traitement d’exception ,attitude qui a eté par exemple celle du professeur de medecine Robert Debre
Comme le dit Château brians il faut =etre econome de son mepris et ,dans ce registre, concentrons le Concentrons notre meris sur cette ordure averée du monde universitaire, ce Carcopino un temps secretaire d’etat de vichy, qui s’est employé à iinstaller avec efficacité la « limpieza de sangre » dans toute l’education nationale, allant jusqu’à signer une directive aux proviseurs, leur enjoignant de débusquer les enseignants juifs qui seraient restés invisibles a l’abri de patronymes « souchiens » ;
Et les la liste d’ indignes qu’il vaudrait la peine de dresser, c’est celle des académiciens qui ont voté pour que soit accueilli sous la Coupole ce personnage qui toute honte bue a eu l’outrecuidance de briguer leurs suffrages

DHH dit: à

@J3
Mon post précèdent après élimination de fautes de frappe qui rendaient un paragraphe incompréhensible

Sur Vichy et le Collège de France
Au risque de me tromper ; je vais contester votre point de vue et me faire l’avocat du diable
Je crois que le comportement des membres du Collège de France, à l’égard de leurs collègues juifs que vous condamnez sans appel est peut-être moins misérable qu’il ne paraît et peut être envisagé au prisme de circonstances atténuantes
Ce vote en effet ne visait pas l’exclusion des membres juifs de l’institution ;Elle était de droit et s’appliquait automatiquement . Elle visait à opérer un choix ,à designer ceux parmi eux qu’il s’agirait de proposer aux autorités comme susceptibles du fait de la qualité de leur apport a la culture francaise,, de bénéficier l’exception prevue à ce titre par les textes portant statut des juifs et les excluant des fonctions publiques
Aussi quelle qu’ait été l’estime portée à ces nouveau bannis par leurs collègues, ceux-ci se devaient d’avoir une attitude pragmatique , ,des lors que ces exemptions seraient distribuéees au compte goutte et ,il leur revenait proposer ceux qui auraient eu le plus de chances d’etre retenus par les autorités de la collaboration
Je me souviens d’avoir lu dans l’ouvrage de Laurent que des grandes figures de l’université se sont vu refuser le bénéficie de cette exception du fait «du caractere insuffisamment significatifs de leurs travaux »
Il fajllait compter aussi avec l’attitude digne attendue de certains qu’il serait vain de proposer car il se re fuseraient à beneficier d’un traitement d’exception ,attitude qui a eté par exemple celle du professeur de medecine Robert Debre
Comme le dit Châteaubriand il faut être économe de son mépris et ,dans ce registre, concentrons le sur cette ordure avérée du monde universitaire, ce Carcopino, un temps secrétaire d’état de vichy, qui s’est employé à installer avec efficacité la « limpieza de sangre » dans toute l’éducation nationale, allant jusqu’à signer une directive aux proviseurs, leur enjoignant de débusquer les enseignants juifs qui seraient restés invisibles a l’abri de patronymes « souchiens » ;
Et les la liste des indignes qu’il vaudrait la peine de dresser, ,c’est celle des académiciens qui ont voté pour que soit accueilli sous la Coupole ce personnage qui toute honte bue a eu l’outrecuidance de briguer leurs suffrages

Janssen J-J dit: à

Charabiasmes, babélismes et dodécacaphonismes matinaux,

@ jzmn, merci pour le signalement du « goût des frères et soeurs » de mme Charton. M’intéresse beaucoup, mais doute y apprendre qq chose, vu l’état de mon vieux projet sur l’adelphisme, toujours un brin remis sur mon métier à tisser.

@ MS. « Fed off »… Merci pour Force Ouvrière bien trop sous-représentée parmi les nôtres (sera-t-on même invités à la conf. du Beauvau de la sécu ?, pas sûr). Quand bien même le ‘connard de keuf’ (mer-sic for him) aurait évidemment voté contre l’exclusion du juif, il aurait toujours trouvé ma soeur sur son chemin pour voter pour et sauver ainsi l’honneur des pastilles Vichy. – L’aurait mieux fait d’écouter en direct la conf. en son entier plutôt que de surinterpéter le « pas clair » du matin (quand on a sa playlist en bande passante dans les ouies, tu m’étonnes que la cacophonie ambiante perturbe les nerfs !).

@ D. (telle mon IR) / Très bien, et ça sert à quoi ? (exemple : … / > Juste une illustration pour ceusses qu’auraient pas compris du 1er pouc.

@ Pourquoi avoir été écœuré par le dernier autoportrait de Lionel Duroy de Suduiraut, « l’homme qui tremble » ?… (dont je rappelle que le motif est d’expliciter les circonstances de sa bibliographie de romancier prolifique par le rythme des principales séquences des désastres émotionnels de sa vie sentimentalo-nombrilique (naissance, parents, fratrie, jobs, conjugalités, amantes et maîtresses, baises et descendances, etc.).
A bien y réfléchir, je crois que ce sentiment de profonde détestation est ultimement liée à son prénom. Après avoir refait la liste mentale des mecs que j’ai côtoyés de près ou de loin qui en étaient affublés, je dois me rendre à l’évidence… tous m’ont insupporté pour des raisons variées. Et aucune exception n’est venue en contrebalancer la règle serait-ce pour la conforter(: simon, branchu, stoléru, jospin, chamouleau, trouillot, cardineau).
C’est, me semble-t-il, un principe de raison largement suffisante. Et qu’on ne vienne pas me chipoter ! Je sais que tout internaute est aux prises avec semblables mesquineries mentales drillonesques, mais qu’aucun.e n’irait le reconnaître, ni la dévoiler icite.
Encore heureux. Car il y a des limites à la décence, même tapie derrière les pseudos.
Bàv, (13.1.21_9.56)

Janssen J-J dit: à

@ DHH. N’avais pas vu votre point de vue… Qui me parait, à la lecture, tout à fait acceptable et légitime. Auquel néanmoins je persiste à objecter que le courage historique eut été, parmi les membres, de s’abstenir de voter ou de voter blanc plutôt que de participer en pour ou contre à semblable mascarade. Je sais combien il est très facile de soutenir cette position aujourd’hui. Mais puisque nous jugeons aussi de l’histoire des lâches et des glorieux à l’aune de nos critères actuels, à défaut d’en avoir été les acteurs, « l’état d’âme » d’A. Compagnon me soucie directement, même s’il l’a maladroitement formulé… Par csqt, je ne me dis pas : « qu’aurais-je fait à leur place (je ne veux pas le savoir) »… Mmis, « qu’aurais-je fait à la place de Compagnon, alors que j’avais la possibilité d’aller ouvrir les enveloppes qui ne l’avaient jamais été ? » C’EST TOUT. Et je n’en sais fichtre rien.
Suis-je assez clair avec vous, DHH, (et incidemment… avec l’autre hystérique qui me cherche ?) Bonne journée à vous, la température atmosphérique est remontée, et c bon pour le moral…,

Bloom dit: à

lake qui est un graveur poète romatique du XVIII ème

Et quel poète, rose! Un visionnaire, qui croisait des anges, un radical qui défendait la Révolution française, un pourfendeur de la standardisation induite par la révolution industrielle et ses « dark satanic mills », combat repris plus tard par John Ruskin et William Morris.

A son sujet, on peut lire ‘W. Blake, peintre et poète’, d’Armand Himy,grand spécialiste du puritanisme anglo-américain et traducteur du ‘Paradis perdu’ de John Milton. La bio que lui consacre P. Ackroyd est elle aussi de haute tenue (notamment sur ses démêlés avec les autorités qui voyaient en lui un dangereux séditieux).

Deux autres grands Blake, le protagoniste du film de Ken Loach & le capitaine de Edgar P. Jacobs…

L’honneur des Blake est sauf!

Phil dit: à

morgen dear Passou, dôle d’objectif hasard, Gracq chez vous et mi qui viens de massicoter un Gracq « carnets de grand chemin » pour la deuxième fois ! non ! si ! because premier exemplaire stocké dans résidence tertiaire hurkhurkhurk, inaccessible sans quarantine à cause du virus chinetoque. cent francs Français en nonante deux contre quatre iouros cinquante chez le libraire d’hier, du vieux neuf, sans taches ni faux plis, fallait pas hésiter. souverain moment de la découpe, téléportation dans la maison Plantin, les pépites des Carnets affluent en mémoire vive…la baie de Somme, plateau de Langres, en voiture vers Madrid, géographie élevée en majesté littéraire, what else..Morand, of course, toujours consacré pour son Londres que dear dogmatique Bloom refuse de lire, obstiné saint émilion bouchonné, malgré the gem « Bug O’Shea » sur l’Irlande.
tout de même..profite pour lire quelques commentos. pas pu remonter bien loin, juste entendu Haddock qui cause à la sasseur dans votre notule précédente. impossible, ni grossièretés ni insultes chez Hergé, que le grand Nick croque le médiocre plagieur; l’année démarre fort, dumamel, kouchner plein de riz, la fête du slip à matzneff à tous les étages. D’où vient la grande amitié de Gracq pour sa Brunehild en Boie ? une de vos grosses têtes a bien dû explicationner en damnant le tropisme germanique qui séduisait Mitrand. plaisir de lire Christiane, qui lit qui lit et cite cite, dhh-la-grammaire qui décline tout du sanscrit aux soufflés d’oran, sauf les catholiques, dédé-la-sardine largué en plein chicon par tkt, JJJ contrôleur aérien rdl cégétiss savait pas: TKT : Thierry Kron Traube sur Kunststoff), Baroz titille la muse en exhibant ses considérables bijoux, Pauledel dopé aux huîtres calibre deux confine en remparts, Renato éclusé au gin bienfaisant de midi tapante pour mieux torcher Sartre ; la Rose fait sauter les zépades. et bouguereau, robinet coupé comme les touites à trump, fini le cinéma

Marie Sasseur dit: à

Massicoter est un terme impropre.

Un bon coupe-papier fait l’affaire, quand on n’a pas l’outil du bibliothécaire à disposition.

christiane dit: à

Raymond,
je découvre votre riche méditation sur « l’attente ».
Pour en revenir à Gracq, vous écrivez : « Plus tard je suis tombé sur plus convenu, avec l’attente du soldat chez Buzzati ou Gracq. C’est que leur inspiration venait sans doute des guerres atroces, où tous les rescapés ont parlé de l’attente entre deux attaques, rejoignant l’attente de la mort à laquelle tout un chacun est absurdement confronté. Attente qu’il faut bien qualifier de courageuse lorsqu’elle est à ce point lucide. »

Après « La presqu’île, la nouvelle qui donne le nom au recueil, il y a cette autre nouvelle « Le Roi Cophetua » qui a provoqué pas mal de réactions sur ce fil. Si l’attente est bien le thème de la première (« La Presqu’île ») où un homme attend la femme aimée, dans la deuxième (« Le Roi Cophetua »), l’attente de Nueil n’est qu’un temps du récit. Peu à peu, le narrateur n’attend plus son arrivée.
C’est un récit dont la peinture épaissit le mystère par deux tableaux, d’abord la mémoire d’une gravure de Goya (« La Mala noche »), puis la découverte d’un tableau, mal éclairé, fixé au mur dont le lecteur découvrira progressivement qu’il s’agit d’une toile de Burne-Jones, un tableau représentant un roi, « le front ceint d’un diadème barbare qui fléchissait le genou et inclinait le front dans la posture d’un roi mage, devant une très jeune fille, presque une enfant, les bras nus, les pieds nus, les cheveux dénoués. […] mais la robe n’était qu’un haillon ».
Ce tableau l’incitait à penser : « Pourquoi, dès que j’avais éclairé le tableau, le caractère d’aveu qu’il impliquait s’était-il imposé à moi ? »
Ce tableau qui trouble le visiteur indique, dans la deuxième partie de la nouvelle, qu’il convoite la femme (servante ?) qui passe et repasse silencieusement dans cette maison sombre. Femme qui est peut-être celle qui est proche de l’hôte absent. Et ce désir submerge peu à peu le visiteur et mettra fin à l’attente qu’il avait de Nueil.
Cela correspond à son retour vers la maison après sa première tentative de la quitter.
Le désir prend la place réservée à l’attente de la première partie. Mais la forme noire de la gravure de Goya devient une présence de mort. Ce n’est plus l’attente trompée de la forteresse du Rivage des Syrtes mais celle plus intérieure qui brûle ce visiteur…
Est-il alors incohérent de rappeler Perceval près du roi blessé ? Chrétien de Troyes aussi avait éclairé la scène de chandelles et une demoiselle très belle tenait un Graal entre ses mains… Le Roi Pêcheur blessé… Perceval condamné à fuir.

Une nouvelle mystérieuse qui se déroule à l’ombre du souvenir d’un jour de Toussaint, en pleine guerre, alors qu’un visiteur s’abandonne au fil de ses songes. Presqu’un tableau qui pourrait être de Georges de La Tour… Flammes et ténèbres. Temps suspendu.

Janssen J-J dit: à

@ et bouguereau, robinet coupé comme les touites à trump

c ce qui me désole le plus, perso !… Bàv, fil, y’a du talent, pas mal. Rien pour massicote ? va être vexée, hein…

Marie Sasseur dit: à

Venir ici, pour se goinfrer, faire comme si on ne lisait rien, c’est assez à l’image de ce malpropre. Toujours là, quand la bataille est terminée. Un fieffé pleutre encore que celui-là, comme son mentor.

Qu’il aille se faire piquer lui aussi. On le souhaite moins vereux, pour Trenty twenty one.

Sur ce, grand soleil, au bord de la plage annoncé cet après-midi.

De l’air frais. Salut les confinis.

Marie Sasseur dit: à

c ce qui me désole le plus, perso !… 

Il te reste tous tes autres pseudos, tu gardes toute ta capacité de nuisance. C’est ce qui pourrait faire se désoler de persister à essayer de vouloir venir commenter sur le blog de Pierre Assouline.

DHH dit: à

@Marie Sasseur
Je vous remercie de me renvoyer au post de De nota pir le cas où je n’aurais pas eu les bases nécessaires à l’intelligence du terme « Adelphie »
Mais reconnaissez au moins , et c’était là le sens de mon propos ,qu’il faut avoir l’esprit bien pollué par un féminisme de pacotille pour éliminer un mot français usuel que tout le monde comprend « fratrie », afin de dire la même chose avec un mot savant , fabriqué avec du grec à l’usage des botanistes
Marie Sasseur

de nota dit: à

« Linné l’avait entrevue [l’harmonie végétale], lorsqu’il a donné le nom d’adelphie ou de fraternité à l’assemblage des anthères dans les fleurs; mais il aurait dû l’étendre à celui des fleurs mêmes, des familles, des espèces et des genres, puisqu’elle y est encore plus apparente. »
J.-H. Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature,1814, p. 74.

et alii dit: à

t :  » Ce n’est pas un regard sur l’ensemble de l’œuvre de Breton, c’est un projet beaucoup plus restreint […] C’est l’écrivain qui était mon sujet, et, dans le cas de Breton, il s’agissait d’une part très incomplète de son œuvre, puisque c’était la vie surtout qui l’intéressait.  »

Julien Gracq, Entretien avec Alain Coelho, 303, La Revue des pays de Loire, N°8, page 67.
bonne journée

raymond dit: à

Christiane
la lecture de votre commentaire sur le Roi Cophetua m’incite à y revenir; je l’ai lu trop vite, deux fois au moins, mais sans doute trop vite, car j’aurais dû découvrir les beautés que vous décrivez si bien. Je dois vous dire que « La presqu’île » ne m’enchante pas: il tourne autour de son sujet, a du mal à résoudre son attente. En revanche je suis un admirateur inconditionnel de « La route »; c’était sans doute un début de roman, mais son imagination s’est empêtrée quelque part sur ce chemin qui s’annonçait si riche; alors que le Rivage reprend finalement l’attente de la drôle de guerre (vision réductrice oui oui), la Route, elle, semble avoir eu pour dessein de « refaire l’histoire, toute l’histoire » à partir de traces « géographiques ». Le ton est d’un lyrisme étouffé fabuleux, ouvre sur le rêve, fait regretter que Gracq n’ait pas poursuivi cette route. Merci Christiane d’insister sur le Roi Cophetua…. je vais le relire.

renato dit: à

Exemples de pensée criminelle :

— abbandon unilatérale de l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien ;
— trahison des alliés Kurdes.

Pour ce qui est de la censure, vous avez en France une chaîne TV qui se passe d’un collaborateur à cause de ses opinions. Or, je ne suis pas un fan de Finkielkraut, mais puisque en bonnes vierges effarouchées les Français lambada semblent scandalisés par le fait que Tweeter & Co ayant coupé les canaux de communication du malheureusement pas disneyen Donald, pourquoi ne pas lancer des cris d’orfraie pour Finky ?

Janssen J-J dit: à

@ CP, au cas où il serait passé à côté…
(in L. Duroy, l’homme qui tremble, p. 378), ce bel hommage à F. Pouillon… : « Pouillon avait le talent de Le Corbusier et l’âme de Jaurès, j’ai beaucoup aimé cet homme et regretté de ne pas l’avoir connu. Il est mort en juillet 1986 (tandis que…), et me promettais de l’appeler à mon retour »…
Bàv,

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