de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Gogol en ses démons

Gogol en ses démons

Il fut un temps pas si lointain, il y a quelques années à peine, où les fictions adaptées de romans et les documentaires sur des écrivains se bousculaient à Biarritz lors de la grand-messe annuelle du Fipa, rendez-vous des producteurs et scénaristes venus de partout présenter leurs bébés. Signe des temps : cette année, on avait beau en chercher, on n’en trouvait (presque) pas. A croire que le succès des séries a aidé la télévision à s’émanciper de la tutelle romanesque, ironie de l’histoire lorsqu’on sait que la logique des séries procède de celle du feuilleton du XIXème siècle. N’empêche qu’après en avoir visionné des dizaines et des dizaines pendant plusieurs jours, certains remarquables, l’un d’eux m’a sauté aux yeux pour sa manière de s’emparer de la littérature, de se la réapproprier et d’en faire… autre chose.

Gogol est une production entièrement russe, série de 8 x 53 minutes réalisée par Egor Baranov. Comme son nom l’indique, l’écrivain (1809-1852) en est à la fois le sujet et l’objet. Mais ce n’est en rien un biopic de plus, ni même un biopic tout court. Si le générique prend soin de préciser que le scénario est adapté de son œuvre, c’est de toute son œuvre qu’il s’agit et non d’un roman en particulier. Son univers intérieur et le monde qu’il a recréé plutôt que sa vie, ce qui est bien plus intéressant.

En 1829, Nikolaï Gogol, jeune fonctionnaire de la Troisième Section d’un ministère à Saint-Pétersbourg, autrement dit greffier pour la police politique (fonction que l’écrivain exerca vraiment) souffre de crises d’épilepsie si intenses qu’elles l’empêchent de travailler normalement et qu’elles le poussent à brûler en autodafé ses premiers écrits littéraires. Heureusement pour lui, elles ont un effet collatéral qui le fait remarquer de l’enquêteur dont il est le scribe appliqué : il a des visions qui pourraient se révéler fécondes et même décisives pour l’élucidation de crimes jamais résolus. Féconds sont ses cauchemars et plus encore ses fantasmes. Aussi l’enquêteur Yakov Guro le prend-il sous son aile et l’emmène-t-il au village de Dikanka, le jeune Gogol le suivant comme son ombre, son écritoire retenu par des bretelles contre le ventre ; des meurtres rituels y sont commis sur lesquels la population se tait, les paysans confits dans leur ignorance et les notables dans la corruption, tous coupables du pire péché qui soit à ses yeux (la stupidité sous toutes ses formes), chacun craignant que des étrangers viennent fouiller dans des secrets qui les lient tous.gog1

C’est peu dire qu’on est entrainé dans l’étrange dès les premières images pleine de brouillard, de fumées et de chevauchées en forêt, de sorcières, d’apparitions, de sorcellerie. Une atmosphère troublante, des situations déconcertantes, des dialogues parfaitement vissés, le tout servi par une prise de vues nerveuse, une nappe nocturne envoûtante d’où émane une lumière bleue qui fait la signature de la série. On n’y retrouve pas seulement le profond mysticisme de l’écrivain ukrainien, son angoisse du Mal et son obsession du Jugement dernier : c’est toute l’ambiance grotesque et fantastique des villages de son enfance hantés par les superstitions et la pensée magique, renfermés sur leurs secrets inavouables et leurs démons, les murs maculés de signes indéchiffrables tracés en lettres de sang, qui resurgit.

De ce terreau folklorique, dont il connaissait bien les chansons et les contes grâce à sa mère, il fit la matière première et l’humus des nouvelles qui le firent connaître à ses débuts (Les Soirées du hameau qui ont d’ailleurs été également publiées sous le titre Les veillées du village de Dikanka, comme dans la série). De courtes mais denses fictions, la partie de son œuvre qui fait écho au romantisme allemand de ETA Hoffmann, un univers onirique ici restitué avec ce qu’il faut de fantastique et d’hallucinations, sans oublier la dimension comique qui est sa marque dans ses nouvelles et ses romans comme dans ses pièces. De quoi provoquer un rire qui puise au plus profond de la nature humaine mais dans ce qu’elle a de plus lumineux ; il suffit d’avoir un jour effleuré son œuvre pour avoir été frappé par sa capacité à user du burlesque pour plonger le lecteur dans l’angoisse d’un monde sans grâce et comme oublié de Dieu.

Les scénaristes de la série ont probablement puisé aussi dans le reste de l’œuvre plus tardif, notamment dans sa pièce Le Revizor pour ce qui est de la mesquinerie provinciale à laquelle ils donnent des accents franchement drôles, dans le Journal d’un fou pour les scènes de délire ou dans les Âmes mortes pour la dénonciation de la médiocrité des hommes, voire dans son texte ultime Le Manteau pour la description du fonctionnaire coincé dans les contraintes de son administration. On voit même Pouchkine passer par là à qui le jeune Gogol veut montrer ses poèmes.

gogEn touillant le tout et en focalisant sur l’acteur interprétant le jeune Gogol, ils ont réussi à donner une série parfois drôle mais le plus souvent effrayante tant l’effet produit est radical. L e diable et l’enfer ne sont jamais loin, le mystérieux cavalier au masque plongé dans le noir, au dos hérissé de cornes et aux pouvoirs surnaturels, non plus. De quoi hanter durablement les cauchemars du téléspectateur. D’autant qu’à la fin, c’est carrément gore, et même si trash que ç’en est drôle. On comprend que la critique russe ait été consternée, même si cette modernisation de l’oeuvre a le mérite de faire prendre conscience de la dimension proprement monstrueuse de Gogol.

C’est bien de Gogol qu’il s’agit même si l’on se demande parfois si l’on n’entend pas plutôt Golem. Heureusement que je l’ai vu en russe sous-titré car en anglais on entendrait plutôt « Google ». Après avoir vu la série, et afin de me défaire de son univers glauque un peu trop enveloppant, j’ai regardé quelque chose qui n’avait rien à voir : Marianne Faithfull, fleur d’âme que Sandrine Bonnaire a consacré à l’icône du Swinging London des années 60. Un documentaire bien fait où la chanteuse est confrontée à ses archives débordantes de liberté, de provocations, de drogues, de scandales, de déchéance et de renaissance quasi miraculeuse. A un moment, après sa séparation avec Mick Jagger, elle évoque ses grands moments de solitude et d’abandon de soi au cours desquels elle a eu la révélation du Naked Lunch (Le Festin nu), grand livre de William Burroughs qui a tant compté pour tant. Sauf qu’elle l’a pris au pied de la lettre…

Elle s’est ainsi retrouvée SDF pendant deux ans assise ou allongée par terre, dans les rues ou les squats de Londres, à enchainer les shoots d’héroïne. Anorexique et défoncée, elle avait fait de ce livre son projet de vie. Un jour, après s’en être sortie, elle rencontra l’écrivain à qui elle devait ce voyage qui s’annonçait sans retour. Ils se lièrent d’amitié. Lorsqu’elle lui raconta l’origine, la forme et le moyen par lesquels elle se voua à son autodestruction, elle osa lui demander : « Mais pourquoi as-tu écrit ce livre ? ». Et Burroughs de l’engueuler : « Mais enfin, je ne l’ai pas écrit pour toi ! Et de toute façon, c’est de la fiction, rien d’autre !… »

(Photos extraites du film « Gogol »)

Cette entrée a été publiée dans cinéma, Histoire Littéraire.

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1 201 Réponses pour Gogol en ses démons

DHH dit: 11 février 2018 à 16 h 24 min

@Bloom
1)Sur le code noir
L’exclusivité que ce code installait pour la religion chretienne sur les iles françaises avait pour conséquence d’une part la conversion obligatoire des esclaves d’autre part l’expulsion de tous les européens non chrétiens ,donc les juifs ,ce que vous rappelez
Néanmoins quelques annéees plus tard Colbert permet aux juifs vivant dans les colonies hollandaises de curaçao et Surinam de venir s’établir à la Martinique .autorisation qui n’a duré que quelques années .A ce moment quelques uns de ces juifs ,tous d’origine portugaise et partis d’ Amsterdam pour s’installer dans les colonies hollandaises, n’ont pas quitté la Martinique.Ils y sont y sont restés en se convertissant au catholicisme ; Aujourd’hui leurs descendants békés ont des noms de consonance ibérique qui sont la marque de cette origine .Par exemple, la famille Depaz propriétaire de la marque de rhum du même nom
2)Sur Jassi
On connaît par Malaparte l’horrible pogrom dont cette ville de Roumanie a été le théâtre pendant la dernière guerre ;Norman Manea en a parlé dans le retour du hoooligan et Pierre Pachet dans son « retour Jassi »
Or j’ai eu la surprise de constater que cet événement faisait l’objet d’une omerta totale en Roumanie, à l’occasion d’une rencontre avec une jeune femme roumaine née à Jassi ou elle avait toujours sa famille qu’elle avait quittée pour deux ans afin de terminer à Paris une thèse sur Anna de Noailles qu’elle venait de soutenir en Sorbonne . Or cette femme d’un niveau culturel élevé n’avait jamais entendu parler de ce massacre qui a marqué la ville où elle a toujours vecu ;Alors que je l’interrogeais en pensant apprendre d’elle comment vivait la mémoire de cet événement , c’est elle qui a appris de moi qu’il s’était produit

Widergänger dit: 11 février 2018 à 13 h 13 min

Dès l’introduction à ses Méditations sur la liturgie, Gogol en indique les enjeux en rapport avec le « sublime » : « La divine liturgie est l’éternel recommencement du sublime acte d’amour accompli pour nous. » L’image du Crucifié et la grande tradition chrétienne les larmes de Marie Madeleine, qui ont suscité toute une littérature au XVIIè siècle en France, se tiennent en vérité cachées derrière ses trois grandes comédies et en organisent la tension dramatique.

Widergänger dit: 11 février 2018 à 13 h 02 min

L’échec relatif de la deuxième partie des Âmes mortes n’est pas tant un échec de la volonté de Gogol qu’il n’est en fait révélateur du fonctionnement de l’art romanesque qui aspire au sublime. J’aimerais bien lire ce qu’en dit exactement Nabokov dans son bouquin sur Gogol mais il me semble que son jugement évite le problème poétique posé.

Le roman, en effet, par sa vocation à raconter « la prose du monde » et à situer ses ambitions du côté du réalisme psychologique et social ne semble pas autant favorable que le théâtre — et même la comédie telle que la conçoit Gogol et la met en œuvre avec la réussite que l’on sait — pour accueillir constamment cette tension vers l’idéal du héros sublime. Le roman épouse les aléas d’un vie, suit un parcours de formation et suppose donc, non un idéal, mais une situation problématique du héros. Comment, dès lors, s’il est posé d’emblée comme un être idéal, le héros d’un roman peut-il être un bon caractère romanesque ?

Déjà, dans les esthétiques de l’Aufklärung, la question du caractère idéal paraissait obsolète. Lessing s’était longuement expliqué à ce sujet, avec son cher Moses Mendelssohn. Ils considéraient tous deux que les « caractères parfaits » constituaient un défi au vraisemblable et un frein à la dynamique romanesque. Lessing préconisait un « caractère moyen », mêlé afin que plus vraisemblable il parût ainsi universel, conformément au principe aristotélicien à propos de la tragédie.

On voit bien d’ailleurs que si Gogol admire tant Molière, c’est en raison des caractères de ses personnages : « Ô Molière, toi qui de manière si ample et avec tant de plénitude développais les caractères. » Son modèle est théâtrale, non romanesque. C’est symptomatique d’un problème de poétique lié à une esthétique du sublime, que le théâtre rend possible, alors qu’exposer un idéal moral dans un roman s’avère chose quasiment impossible et vouée à l’échec ; on ne peut le mener à bien que dans la tension d’un picaro dans un processus d’éducation qui viserait à léguer à l’humanité un personnage moral idéal, un saint. C’est l’esthétique d’un Gœthe dans Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister. Mais on connaît la réaction ironique d’un Claudel : « ce grand niais de Gœthe ». Gogol était trop sensible et trop intelligent pour ne pas s’apercevoir de la niaiserie qui menace de faire sombrer à tout instant un tel projet esthétique. C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé à sans csse reprendre sa pièce Le Revizor, dont il ne trouvait pas le rire satisfaisant en 1836 après la première représentation sans trop comprendre pourquoi ; dans ls reprises, il s’est en fait attaqué à ce problème de poétique pour accentuer la tension des scènes entre le rire et les larmes cachées, entre la réalité prosaïque visible et l’idéal invisible, dans une tension vers le sublime au moyen du rire comme moyen d’éducation morale d’un idéal de sainteté à atteindre. Ses derniers écrits sur la liturgie orthodoxe permettent de le saisir sur le vif.

rose dit: 11 février 2018 à 8 h 40 min

renato à 8h17

widergänger montre aussi un docu sur la guerre d’Espagne, ai regardé 17 mn et dit « je n’ai pas l’âme espagnole. »
Les deux premières bribes venues en tête furent le sang chaud et le poing levé : viva la revolucion.
Part de lucidité, toutefois n’y comprend rien.

Bon dimanche renato

renato dit: 11 février 2018 à 8 h 28 min

Ils font journalistes et ils ne savent même pas se poser les questions élémentaires (qui ? quoi ? quand ? où ? pourquoi ? de quelle façon ? par quels moyens ? …), puis ils s’étonnent si le public les prend pour des charlots. Quand on cherche à fragiliser quelqu’un il serait opportun de le faire de la façon la plus crédible possible, ils devraient donc prêter un minimum d’attention à ce qu’ils écrivent et à comment ils l’écrivent.

renato dit: 11 février 2018 à 8 h 17 min

“Si elles étaient un peu moins chaudes aussi…! Il faut battre le fer quand il est chaud, dit-on…”

La racaille arrive toujours à se faire remarquer.

JC..... dit: 11 février 2018 à 5 h 58 min

Autrement plus sérieuse, la situation s’aggrave entre nos amis Chaloux et Wiwi : on se traite sur le précédent billet de Cyrano de Concarneau, de Tartarin de Bergerac …

Widergänger dit: 11 février 2018 à 2 h 40 min

Je viens seulement de comprendre la signification de la ville de Sadagora où est censé se rendre le Revizor dans la pièce de Gogol.

En fait c’est une ville qui se trouve au fin fond de la Bucovine, et surtout c’est une ville avec une importante communauté juive avec, du temps de Gogol, un célèbre Rebbe, Yisroel Friedmann, qui, en 1838, avait été accusé du meurtre de deux juifs à tort et fit deux ans de prison quand même. Mais il revint quand même dans sa ville ensuite. C’est dans cette ville qu’est censé habiter son oncle.

Le lieu de l’action n’est pas indiqué dans la pièce. Mais par ce terminus, Gogol indique aux spectateurs de son temps, que le prétendu revizor se rend dans ce qui passe alors pour le « trou du cul du monde », un peu l’équivalent de « Flensberg » à la frontière Danoise dans les pièces de Th. Bernhard.

Le nom de Sadagora est donc censé être de nature comique. C’est une ville proche de Cernowitz en fait, une ville où vécut Aharon Applfeld…

Widergänger dit: 11 février 2018 à 1 h 21 min

Il est d’ailleurs intéressant de constater que le quiétisme juif qui s’appuie davantage sur l’émotion que sur une approche intellectuelle de la foi, naît en Ukraine avec cette crise du don des larmes dans le monde chrétien au début du XVIIIè siècle avec Fénelon et Bossuet en France, bien avant la Haskala de Mendelssohn à Berlin. Je ne sais pas si quelqu’un a étudié le rapport entre les deux, s’il en existe un. Mais en tout cas c’est frappant.

Widergänger dit: 11 février 2018 à 1 h 11 min

Kant a pensé le concept de « sublime » dans deux ouvrages essentiellement comme intuition de l’Absolu :
— Considérations sur le beau et le sublime, en 1764;
— La Critique de la faculté de juger, en 1790.

L’idée kantienne d’imprésentable, d’irreprésentable, de conflit des facultés, d’intuition de l’Absolu dans laquelle s’abîme l’imagination se transforme surtout chez Gogol en opposition entre le visible et l’invisible quand il affirme que l’artiste « considère le vaste déroulement de la vie à travers un rire visible au monde et des larmes qu’il ne voit ni ne connaît. » Admirable formule qui traduise une conception chrétienne à la fois du rire et en rapport avec ce que le christianisme appelle « le don des larmes », qui met précisément en rapport avec l’Absolu, propre à une longue tradition chrétienne (« Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. » Mt, 5,5), qui n’est qu’une reprise du don des larmes dans la Torah. Gogol s’inscrit dans ce grand courant de la « sécularisation des larmes » depuis le XVIIIè siècle : « La sécularisation des larmes mystiques au début du XVIIIe siècle »
https://www.cairn.info/revue-litteratures-classiques1-2007-1-page-51.htm

Widergänger dit: 11 février 2018 à 0 h 39 min

Mais je ne te permets nullement d’insulter mon grand-père ! Et je t’assure que t’es un con tout à fait authentique, mon pauvre biquet, sans le moindre doute. Tu t’échines contre un mur, contre l’histoire, contre une institution, contre la police, la Préfecture. Tu vas te faire mal… T’es juste un brave trouducul.

Widergänger dit: 11 février 2018 à 0 h 21 min

J’ai rien rêvé du tout, mon pauvre bique. Mon grand-père s’en est servi pour prouver à la police en 1913 ses origines françaises. Tu peux voir le tampon de la Préfecture sur le parchemin, qui se trouve aujourd’hui dans les Archives du Mémorial de la Shoah. T’es simplement un nabot ignare sans importance.

Chaloux dit: 11 février 2018 à 0 h 03 min

Blabla, tu es un menteur. Il est absolument impossible que tu descendes de ce personnage. Cherche toi-même pourquoi. C’est très simple, il suffit d’observer son arbre de descendance. Ton nom est extrêmement répandu. Tu es tombé sur ce personnage sur Internet, il t’a fait rêver et tu l’as adopté (mais ce n’est pas ainsi que les choses se passent).
Cela dit, tu n’es pas le premier, la chose est très répandue. Souviens-toi du mot de Louis XVIII, fin connaisseur en généalogie:
« Monsieur de Talleyrand ne se trompe que d’une lettre : il est du Périgord et non de Périgord« .

Widergänger dit: 10 février 2018 à 23 h 29 min

Non, le document est en parchemin authentique. Le blason de ma famille figure d’ailleurs dans La Noblesse du Périgord, édité à la fin du XIXè siècle et reprint chez Laffitte récemment, avec tous les noms de ma famille et les mariages. Tu peux y aller, tu peux cogner, c’est du solide, mon pauvre biquet, ma ptite biquette…

Widergänger dit: 10 février 2018 à 23 h 25 min

Voilà ce qu’il en était à l’époque de Gogol de l’Hetmana casaque, bientôt avalé politiquement et administrativement par l’Empire russe de la Grande Catherine, tel que le rapporte J. G. Kohl :

« La petite Russie était autrefois une République sous la protection de la Pologne et les nobles conservent encore beaucoup de souvenirs de leur âge d’or de l’indépendance. Dans beaucoup de maisons on trouve des portraits des Khmelnytsky, Mazepa, Skoropadsky et Razoumovsky, qui, à diverses époques occupaient la dignité d’hetman, et les manuscrits relatant ces jours sont précieusement gardés. L’histoire de la Petite Russie est un champ jusqu’à présent fort peu exploré mais un Européen de l’Ouest en visite dans ce pays sera surpris par l’abondance de collections historiques dont est rempli le moindre recoin de ce pays. Les histoires petites-russiennes ne peuvent pas toujours être imprimées mais il n’y a pas ici pénurie d’anciennes chroniques rédigées par les auteurs locaux, manuscrits dont les copies se trouvent dans les maisons de tout noble qui se respecte » (p.527-528, de l’édition anglaise).

la vie dans les bois dit: 10 février 2018 à 23 h 21 min

Et Akakai n’est certainement pas mort de  » chagrin ».
Cette petite nouvelle met en évidence le caractère mafieux de toute une partie de la bureaucratie russe. Car le  » général » auquel s’adresse Akaki pour récupérer son manteau est ce qui représente la mafia, comme on l’a encore connue dans les années 90 et suivantes. OU encore dans nombre de film récents, tiens comme le film  » Leviathan »
Un recours pour contourner cette effroyable machine kafkaïenne de la bureaucratie sclérosée. Mais qui se révèle être de même nature, au finish.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 23 h 17 min

La Dykanka c’est une jolie petite bourgade à quelque 172 km à l’ouest de Kharkov en fait. J. G Kohl la décrit dans son bouquin.

Chaloux dit: 10 février 2018 à 23 h 13 min

Blabla, sans compter que le document d’Hozier que tu mets sur ton blog est un faux grossier, -au contraire de toi, un vrai grossier-.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 23 h 11 min

Un des plus importants écrivains voyageurs allemands du XIXè siècle, Johann Georg Kohl, n’est pas pas édité en allemand et m^me pas traduit en français. Seul un de ses ouvrages est accessible en traduction anglaise ! Misérable Europe de la culture.

J. G. Kohl, Reisen im Inneren von Rußland und Polen, Dresden und Leipzig, 1841, trad. en anglais :
— J. G. Kohl, Russia. St. Petersboug, Moscow, Kharkoff, Riga, Odessa, the German Provinces on the Baltic, the Steppes, the Crimea, and the Interieur of the Empire, Londres, 1844.

Mais l’ensemble de son œuvre est considérable. On la trouve peut-être en bibliothèque à Beaubourg, faut voir.

la vie dans les bois dit: 10 février 2018 à 23 h 08 min

@ Akaki Akakievitch, est un petit fonctionnaire dont la vie, au fil des ans, s’efface littéralement dans sa banalité de bureaucrate .. il devient quasi invisible aux yeux des autres, c’est l’anonymat fait homme,

totalement faux.
Il s’est démarqué de ses  » collègues » de la chancellerie, des beaufs comme bloom, qu’il méprise comme c’est pas permis.

Et le fantôme d’Akaki revient se manifester à leur « bon » souvenir.

Le @ est aussi pour paul edel.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 22 h 40 min

Après vérification dans le TLFI, on trouve aussi « homosexuel » chez Proust en 1922, chez Gide en 1938. Mais le mot s’impose surtout à partir des années 1950, semble-t-il.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 22 h 35 min

Le TLFI indique qu’on trouve encore des emplois du mot « pédéraste » chez Huymans, Sartre parlant de Rimbaud (qui est plus homosexuel que pédéraste, semble-t-il, mais je ne suis pas allé voir dans son lit) dans Mur (1939). Chez Proust, c’est « inverti ». Au XVI è siècle, c’est « mignon ». Mais il existe de très nombreuses autres appellations, plus ou moins argotiques. Il faudrait voir à partir de quand exactement le mot « homosexuel » s’est imposé. C’est assez récent, semble-t-il. Pour une fois, chaloux n’a pas tort, ça mérite d’être signaler comme une pierre blanche tellement c’est rare.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 22 h 26 min

Le nom Gogol a été en fait rajouté par son grand-père à son nom de famille Yanovsky. C’est le nom d’un colonel cosaque de l’armée de Khmelnetski dans la grande révolte contre les Polonais en 1648, qui massacra de nombreux Juifs qui travaillaient pour les nobles polonais, souvent comme intendants de leur domaine.

Chaloux dit: 10 février 2018 à 22 h 17 min

Jazzi, je crois qu’au XIXe le pédéraste c’est l’homosexuel. Il y a eu glissement. Il fut un temps où il était considéré comme moins honteux de se perdre avec de jeunes gens qu’avec des hommes faits. C’est pour cette raison, disait-on, que chez Gide le petit télégraphiste cachait le facteur.

JAZZI dit: 10 février 2018 à 22 h 13 min

Chaloux, le terme homosexuel apparait dans la seconde moitié du 19e. Mais on a continué à parler de pédérastes jusqu’à Gide et Montherlant, pour désigner un homme mûr amateur de jeunes garçons, sur le modèle de la Grèce antique qui favorisait pédagogiquement l’union, d’un « éraste », un homme adulte engagé dans un couple pédérastique avec un adolescent, appelé son « éromène ».
La pédophilie, l’attrait des enfants, n’est pas spécifique à l’homosexualité et se rencontre majoritairement au sein des familles…
Il y a aussi le cas des gérontophiles, dont je connais quelques cas. De très jeunes hommes attirés par des partenaires en âge d’être leur père ou leur grand-père.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 21 h 56 min

Chaloux dit: 10 février 2018 à 21 h 39 min
Gogol va en haut par le bas.
_________
Si vous voulez monter au grenier, commencez donc par descendre à la cave, nous dit le sublime chaloux… Un sacré comique quand il veut faire son petit prétentieux qui a réfléchi à la question de longue date…

Chaloux dit: 10 février 2018 à 21 h 39 min

Gogol va en haut par le bas. C’est un peu le cas du Pirandello des nouvelles. Et de Huysmans.
J’espère d’ailleurs que Huysmans atteindra bientôt, comme j’en ai l’impression, la place de premier écrivain français de son temps, après plus d’un siècle de demi-pénombre.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 21 h 38 min

Novalis permet aussi de voir que le roman des origines fait partie intégrante du projet de « romantisation du monde ». Roman des origines et origine du roman, c’est déjà le projet romantique de Novalis. Heinrich von Ofterdingen avec ses recherches souterraines est à cet égard symbolique ; on pourrait dire sans rire qu’il a son prolongement dans le roman de Jules Verne et que l’archéologie comme science est née du romantisme.

Fichte est celui qui a installé le sublime en politique et Hölderlin en poésie.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 21 h 33 min

Le sublime, c’est ce que Novalis appelle la « romantisation du monde » : « Le monde doit être romantisé. Ainsi sera retrouvé le sens originel. […] Romantiser n’est rien d’autre qu’une élévation en puissance qualitative. […] Quand je donne aux choses communes un sens plus élevé, […] un miroitement d’infini au fini, alors je les romantise. Et pour le sublime, l’inconnu, le mystique, l’infini, l’opération est l’inverse. Sublimation et abaissement tour à tour. » (in L’Absolu littéraire, Lacoue-Labarthe, Seuil). On voit à quel point on retrouve chez Gogol une telle problématique qui est celle du banal dans son œuvre, dont on peut se demander néanmoins si elle ne va pas jusqu’à n’être plus parfois que simple abaissement, ce que la critique de son temps le lui a parfois reproché, qui l’a poussé à publier des extraits de sa correspondance privée en guise de justification, intitulé Passages choisis de ma correspondance avec mes amis. La question reste posée.

la vie dans les bois dit: 10 février 2018 à 21 h 09 min

Sûr que pour aller à Petersbourg, « ville nouvelle » fallait se saper. Et pas n’importe comment.

Chaloux dit: 10 février 2018 à 21 h 04 min

Oui, Blabla, finalement je me félicite que tu puisses vivre dans cet univers imaginaire, lectures, écriture, amours, généalogie, simplement parce qu’il n’est plus possible de te souhaiter de connaître autre chose.
Cela dit, en examinant l’arbre généalogique de ton ancêtre, qu’on trouve très facilement sur des sites bien connus, il suffit d’un œil raisonnablement exercé, d’abord à la logique, pour s’apercevoir qu’il est absolument impossible que tu en descendes autrement que par l’imagination. (Le fait que tu mélanges allègrement, sans t’en apercevoir, noblesse de cour et tout petite noblesse de robe, très tardive de surcroit, montre aussi à quelle intolérable hauteur se situe ta diabolique ignorance).
Quant à ton beau château, c’était à l’origine une maison forte, donc pas un château, à l’emplacement duquel on aura construit au XVIIe quelque gentilhommière, quelque manoir d’allure modeste. Ce n’est que bien plus tard, cas classique, vers la fin XVIIIe et même sans doute d’après ce que j’ai lu dans le premier tiers du XIXe, que cette modeste maison des champs sera devenue un château, c’est à dire en fait une grosse maison.

Le Gogol de Paul Edel n’est pas mal.

la vie dans les bois dit: 10 février 2018 à 20 h 58 min

@Personne ne le remarque jusqu’au jour où il troque sa pelisse usée contre un beau manteau neuf et chaud(Gogol ayant toujours froid s’installa à Rome)

ah non, ça c’est Paul Edel qui fait sa migration Paris-Rome. Comme les vieux qui cherchent la chaleur.

la vie dans les bois dit: 10 février 2018 à 20 h 55 min

Ah non mais c’est un spectacle que de le regarder se gaver le petit fonctionnaire haineux.
persona non grata le père bloom. Allons donc, il n’ose pas sortir de l’ AF. Le bon exemple du « père (de) bloom » , sans doute.
 » Ne dort plus sans prendre ses calmants »
‘reusement qu’il y a des cathos sympas. Comme les camionneurs, d’ailleurs.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 20 h 18 min

L’idée des Âmes mortes date même d’avant 1835, Paul. En octobre 1835, Gogol indique à Pouchkine, qui lui en avait donné le sujet, que les trois premiers chapitres sont déjà écrits. Le sujet des Âmes mortes est au départ un sujet réaliste à la Balzac. Des cas semblables ont existé dans la propre famille de Gogol. Un précédent roman d’un certain Dhal avait traité le sujet, écrit avant mais qui sera publié après Les Âmes mortes.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 19 h 53 min

La conception du « rire sublime » chez Gogol est de nature tout à fait romantique. Gustave Aucuturier ne l’indique pas mais on peut le faire entrer sans forcer dans le grand courant romantique, dont J.-Fr. Lyotard a pu montrer dans L’inhumain. Causraies sur le temps (É ditions Galilée, 1988), qu’il y avait indéniablement un consubstantialité entre le Romantisme et la pensée du sublime, d’origine allemande, chez Schiller, inspiré grandement par la théorie du sublime chez Kant : « C’est au nom du sublime, que le Romantisme, c’est-à-dire la modernité a triomphé », écrit-il.

Bien qu’influencé par Molière, qu’il reconnaît comme un maître, c’est en cla surtout que Gogol le dépasse comme écrivain de son temps. Pour les premiers théoriciens allemands, le sublime définit en somme la vocation de l’art romantique à représenter l’infini, surtout les frères Schlegel dans les Vorlesungn über dramatische Kunst und Literatur de 1809-1811, mais il faudrait aussi citer à cet égard le Novalis des Fragments de 1798, et Sur le sublime, de Ludwig Tieck, sans oublier évidemment Schelling avec son fameux Système de l’idéalisme transcendental, auquel Hölderlin n’est pas étranger, et peut-être aussi Gœthe lui-même, mais sans doute avec plus de nuances (à voir) dans ses Écrits sur l’art, qui occupent deux volumes dans l’édition complète de DTV.

Schlegel écrit notamment : « Les Grecs marchaient vers une perfection déterminée, […] les modernes au contraire, dont la pensée s’élance vers l’infini, ne peuvent jamais se satisfaire complètement eux-mêmes, et ils restent à leurs œuvres sublimes quelque chose d’imparfait, qui les expose au danger d’être méconnues. » D’où l’esthétique de l’inachevé qui s’inscrit dans ce courant romantique pour suggérer l’infini, qui deviendra dans la peinture moderne comme dans la poésie du XXè siècle, tel André du Bouchet, une esthétique de l’inachèvement.

On se doit manifestement de rajouter Gogol à cette liste prestigieuse.

Paul Edel dit: 10 février 2018 à 19 h 41 min

Le thème des « âmes mortes », hante Gogol assez tôt . Dés la première rédaction inachevée de sa nouvelle « Le manteau »(vers 1835),le thème de l’aventure de « l’âme morte » s’impose .Le personnage principal, Akaki Akakievitch, est un petit fonctionnaire dont la vie, au fil des ans, s’efface littéralement dans sa banalité de bureaucrate .. il devient quasi invisible aux yeux des autres, c’est l’anonymat fait homme, il a quelque chose d’une âme morte ou invisible dans son existence de bureaucrate.. …… Personne ne le remarque jusqu’au jour où il troque sa pelisse usée contre un beau manteau neuf et chaud(Gogol ayant toujours froid s’installa à Rome) . le vol de son manteau neuf, par trois voyous, un soir, le fait à la fois mourir de froid et surtout mourir de chagrin. Sa mort se remarque à peine. C’est alors que Gogol, avec une tranquillité parfaite nous fait traverser la mince cloison de papier calque qui sépare les vivants des morts. Akakievitch, mort, devient un redoutable trouble- fête. Le Mort venge alors celui qui fuit un vivant humilié : il réapparait dans plusieurs quartiers de Sain -Pétersbourg et harcèle les passants. Comme si, par une sorte de Justice divine, et de Parabole , celui qui fut un vivant éteint, un objet oublié dans un bureau,qui ne se remarque que apr son manteau devient un fantôme énergique et harceleur.
Cet proposition d’ achat d »’âmes mortes » dans le roman trouble et inquiete tous ceux à qui ce marchandage est proposé. On devine que pour Gogol ce n’est pas une simple « ficelle romanesque » d’auteur astucieux, ou simplement une « idée » bouffonne à exploiter pour faire rire le lecteur. Tchitchikov a de toute évidence une idée derrière la tête qu’il ne dévoile pas. .On peut le soupçonner de vouloir « racheter » les âmes des morts récents, au sens religieux. On sait que Gogol être religieux s’il en fut, finit par passer sa vie en lisant les Evangiles et en écoutant les sermons d’un prêtre orthodoxe.
En parcourant en tous sens, frénétiquement, la steppe russe, tchitchikov filant de hameaux en villages à l’abandon, avec bcp de scènes de soir et de profondes ténèbres nous bascule souvent dans un onirisme de la nuit, si bien que ça installe un inter-monde. La frontière entre réalisme et fantastique est floue…Serfs oubliés, ivrognes disparus, fantômes, ombres omniprésentes, tyrans et maniaques, vivants et morts forment une curieuse danse macabre qui les noue les uns les autres dans un curieux vertige d’emmêlement où la cloison entre vivants et morts se déchire.. Comme le résume Nabokov magnifiquement : « du comique au cosmique ».

closer dit: 10 février 2018 à 18 h 55 min

Dans un accès de bienveillance inconsidérée dont je suis parfois la victime (il faut que je me surveille), j’ai écrit que, finalement, Bloom n’était pas kon.

Eh bien si, il l’est.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 18 h 54 min

Beaucoup de textes de Gogol sont traduits par Marguerite Derrida, l’épouse de Jacques, et la fille de Gustave Aucouturier, qui a dirigé l’édition de La Pléiade, une histoire de famille en somme.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 18 h 48 min

Le rire chez Gogol, c’est ce qu’il conceptualise lui-même sous la notion de « rire sublime »: « le tribunal de notre temps ne reconnaît pas que l rire sublime et inspiré st digne de figurer à côté d’un haut mouvement lyrique, et que tout un abîme le sépare de la grimace du baladin de tréteaux ! », écrit-il au début du chapitre VII des Âmes mortes. Cette conception du rire lui est venue en fait assez tardivement, inspirée semble-t-il par une critique de Biélinski dans La Sortie d’un Théâtre, autre pièce de Gogol, qui est un peu ce qu’est au RevizorLa critique de l’École des femmes, de Molière, à L’école des femmes, c’est-à-dire sa poétique.

christiane dit: 10 février 2018 à 17 h 57 min

Sergio, (suite)
En même temps qu’il menait cette sorte de reportage, il menait un autre travail littéraire, celui d’un récit : La femme gauchère.

christiane dit: 10 février 2018 à 17 h 53 min

@Sergio dit: 10 février 2018 à 14 h 16 min
Quel flair, Sergio. rien ne vous échappe. Tout le livre de Peter Handke (« Le poids du monde ») est ainsi. Une chasse, dans le quotidien, pour retrouver la ténuité du souvenir, sans l’agrandir, sans introduire de lyrisme. Des formes brèves qui les laissent remonter. En apparence anodins. Une drôle d’écriture où il ne raconte rien mais où il note ses sensations. Et leur succession tient lieu de « journal », sous-titre qu’il donne à l’ouvrage et c’est du vécu, ça, oui. Notes qu’il ordonne, mois par mois, durant ces deux années. Une simplicité qui cache un grand effort de concentration, une certaine jouissance.
Ainsi, cette autre note :
« Lire un article dans un journal et tomber sur une phrase qui d’une secousse vous fait regarder le nom du journaliste. »
ou celle-ci :
« Une femme dit d’une autre femme avec indignation : « Elle vous dévisage comme un homme. »

Et en exergue, cette inscription mystérieuse :
« pour celui que cela concerne »

Phil dit: 10 février 2018 à 17 h 27 min

Dear Bloom, au rayon des chargements historiques, chacun contribue généreusement. Varsovie a bien apprécié aussi la fiction subventionnée par les fonds européens, « le fils de Saul », dont la dernière scène est l’acte dénonciateur d’un enfant polonais pur sucre.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 17 h 26 min

Il faut lire aussi :
— La France espagnole : Les racines hispaniques de l’absolutisme français, de Jean-Frédéric Schaub, Seuil. Livre incontournable pour comprendre ce que l’âge classique français doit à l’Espagne. On pourrait encore citer de nombreux autres écrivains français, de Scarron à La Rochefoucauld dont les Maximes sont illisibles sans Baltazar Gracian pour comprendre sa « déconstruction » de la morale nobiliaire, que Le Cid attaque aussi. Une transition, en somme, vers l’âge bourgeois… et la Révolution française.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 17 h 17 min

À propos de l’Espagne, revoir Les Brûlures de l’histoire sur la guerre d’Espagne, un document formidable qui rnd bien compte des enjeux politiques de cette guerre où le destin de l’Europe s’est joué.

Lisant avec mes élèves de 4ème Le Cid, je leur ai passé l’autre jour une mise en scène formidable de Thomas Le Douarec de la pièce avec des acteurs remarquables qu’on ne voit jamais ailleurs, hélas, qui a reconstitué l’atmosphère espagnole, cette tauromachie de l’amour et de la mort qu’est cette pièce de Corneille, c’est fort. Et on comprend bien ce qu’est l’âme espagnole dans cette mise en scène. Et je sais que ce n’est pas mon âme. Ni celle de Passou, quoi qu’il en dise.

Bloom dit: 10 février 2018 à 17 h 13 min

Dear Phil, on peut penser que Varsovie trouverait un moyen de charger la bête Weinstein avec une histoire de matze au sang d’enfant chrétien, histoire de rester dans les classiques, de retrouver les bons vieux réflexes.

Widergänger dit: 10 février 2018 à 17 h 07 min

Ben voilà, on m’a déjà réservé une suite au château de Lespinassat pour Pâques. Les nouvaux propriétaire ont un beau projet, réaliser un livre sur l’histoire du château avec tous les liens de ma famille ancestrale avec le Périgord. Il y a de quoi faire : liens avec Amsterdam et le commerce des vins de Bordeaux lié au commerce hanséatique (les Meyer chez qui Hölderlin était précepteur durant quelques mois) jusqu’en Pologne ; les liens avec la famille de Lydie de Rochefort de Théobon, Louis XIV et Mme de Sévigné, sa sœur, espionne du roi auprès de la Princesse Palatine, la Princesse Palatine qui en parle dans nombre de ses lettres en plus des quatre de Mme de Sévigné, — il y a de quoi faire ! En plus je vais leur apporter les bouquins d’histoire des vins de Bordeaux qui expliquent ls liens avec Amsterdam, et les deux livres de la noblesse du Périgord qui contiennent toutes les preuves des liens de ma famille. Et quand je vais leur dire que je suis justement en train d’écrire cette histoire, je suis sûr que ça va les passionner. C’est d’une certaine manière l’histoire de l’Europe ! Il faut que je retourne avec ma cousine de Tel-Aviv en Pologne qui, il est vrai, est pour les Juifs un immense cimetière, un trou noir en plein milieu de l’Europe, je comprends ô combien ce qu’en dit Bloom ; ma cousine a exactement les mêmes ressentiments et d’autant plus qu’elle a beaucoup souffert de la folie de son père provoquée par la guerre en 1940. Ce serait merveilleux que les actuels propriétaires du château nous y accompagnent ! On va mettre ça au point…

Phil dit: 10 février 2018 à 16 h 57 min

Dear Bloom, Baroz aime le casse-pipe. Pensez-vous que M. Weinstein serait mieux accueilli par nos amis polonais qui ont aussi l’esprit patriarcal chevillé au corps ?

Bloom dit: 10 février 2018 à 16 h 50 min

Baroz, en Pologne, nation phare de la culture humaniste occidentale, je suis sûr qu’on aimerait beaucoup ton développement sur les LGBT. Après t’avoir gratifié d’un baiser de Glasgow (coup de boule), il n’est on t’y gratifierait d’une pluie de coups de latte avant de te faire bouffer la terre de sang qu’embrassait si volontiers Karol Wojtyla, aka Jean Paul II. Tu pourrais ensuite suggérer à ton éditeur un « Goût du permafrost »….

Widergänger dit: 10 février 2018 à 16 h 44 min

Bloom, tu fais bien de signaler l’importance de l’historien américain T. Snyder. Deux bouquins de lui viennent d’être traduits en 2017, qui ont à voir avec notre sujet :

— La reconstruction des nations : Pologne, Ukraine, Lituanie, Bélarus, 1559-1999 [« The Reconstruction of Nations: Poland, Ukraine, Lithuania, Belarus, 1569-1999 »], Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 2017, 512 p. (ISBN 978-2070148523)
— De la tyrannie : Vingt leçons du XXᵉ siècle [« On Tyranny: Twenty Lessons from the Twentieth Century »], Gallimard, 2017, 112 p. (ISBN 978-2072742521)

Et puis il y a celui que tu évoques :

— Terre noire : L’Holocauste, et pourquoi il peut se répéter [« Black Earth: The Holocaust as History and Warning »] (trad. Pierre-Emmanuel Dauzat), Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 2016, 608 p. (ISBN 978-2070149506).

Je ne le connaissais ; mais je vais me les lire, les trois, des livres de première importance, semble-t-il.

Je me suis procurer le Gogol en Pléiade et je me rnds compte en lisant l’introduction et des articles sur Gogol ici et là sur Internet qu’il existe encore des textes secondaires qui n’ont pas été traduits du russe, « Notes sur St-Pétersbourg » par exemple, dont parle Aucouturier dans sa préface. Un article en évoque d’autres sur son théâtre, et les pièces de son père. Gogol vient d’une famille d’écrivains à bien des égards. Aucouturier indique que son théâtre a quelque chose de didactique, de démonstratif, presque de missionnaire pour réformer le monde dans le sens d’un rachat au sens religieux du terme, ce que je disais l’autre jour précisément au regard de ses considérations sur la liturgie orthodoxe. C’est très russe et ça dépasse de loin le précepte d’Horace « Castigat ridendo mores » qu’on cite souvent à propos de Molière, qui le dépasse lui aussi mais dans un autre sens, celui qui annonce la dramaturgie du XVIIIè siècle dans ses grandes comédies (Misanthrope, Don Juan, Tartuffe, L’école des femmes).

Chez Gogol il y a sa théorie du rire double, qui cache des larmes invisibles, rejoignant l’esthétique pathétique du XVIIIè siècle mais à la manière russe, qui est intéressante. On la retrouve dans Le Revizor, qui est proche du drame par sa fin et de ce que j’appellerai un certain « raidissement phallique » (au grand rire non double cette fois de chaloux…, qui fige sur place les acteurs). Un certain « don des larmes » au sens chrétien du terme, mais qui reste caché, rentré, inexprimé contrairement à l’esthétique du XVIIIè siècle en France tout du moins, et contrairement à la vie personnelle de Gogol.

Bloom dit: 10 février 2018 à 16 h 35 min

T’as pas intérêt à aller en Pologne, Bloom !

Un remède contre la Joie, Baroz. Pas maso, le père Bloom, persona non grata chez le Père Ubu.

Ed dit: 10 février 2018 à 15 h 59 min

Ah oui mais jazzi vous tapez dans l’extrême, soit l’époque Romer. J’ai déjà entendu dire le Lucchini d’aujourd’hui à ce sujet : « j’avais l’air d’un petit PD ».

Delaporte dit: 10 février 2018 à 15 h 51 min

Handke a publié récemment en France « Le fou de champignons ». J’ai eu du mal à accrocher, je ne suis pas arrivé au bout.

Delaporte dit: 10 février 2018 à 15 h 40 min

Dans une récente interview donnée par Handke à un magazine culturel, il déclarait détester Haneke. C’était un rejet ferme et global. Comme pour Thomas Bernhard, dont Handke s’ingénie toujours à dire du mal. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Handke n’est pas partageur. Le seul artiste autrichien vraiment valable à ses yeux, c’est lui. A part cela, je dois dire que j’aime bien Handke.

rose dit: 10 février 2018 à 15 h 35 min

Que les femmes soient massivement battues est en effet une honte absolue pour la gente masculine. Si elles étaient un peu moins chaudes aussi…! Il faut battre le fer quand il est chaud, dit-on…

com super évolué.
en Afrique noire aussi une tradition transmise par des femmes sur des femmes consiste à battre les seins des jeunes filles pour les aplatir.

Nous n’avons pas de souci à nous faire : il y a suffisamment d’hommes doux intelligents et drôles pour que nous puissions laisser les autres au crétacé.

rose dit: 10 février 2018 à 15 h 24 min

je ne verserais pas.

nota : faudrait être très pauvre en imagination pour pâtir de l’absence de films porno. Qui sont d’une nullité crasse pour les quatre que j’ai vu il y a quarante ans. Et où la femme tient toujours le mauvais rôle et le diable par la queue.

rose dit: 10 février 2018 à 15 h 21 min

Et j’espère lui arracher une oreille et/ou lui crever un tympan.
Pourquoi ?
1/ parce que j’ai mis des années avant de lui dire.
2/ parce qu’il continue.

S’il pouvait crever de la tremblante des moutons, je ne verserai pas une larme.

moi, je ne regarde p1s de film porno et je ne trouve pas que ma sexualité en ait pâti. Non.

rose dit: 10 février 2018 à 15 h 17 min

à 12 h 11 min
« Bien sûr, toute forme de viol ou de contrainte sexuelle doit être sanctionnée. Mais je trouve l’hystérie et les condamnations sans procès auxquelles on assiste aujourd’hui tout à fait dégoûtantes, souligne Haneke, 75 ans »

j’en ai parlé avant hier et hier. Aujourd’hui c’est la troisième fois : quand un de tes bons potes -tu venais de comprendre qu’il était rusé avant qu’il te le dise en riant, te touche systématiquément un sein lorsqu’il te parle.
Tu te méfies et au moment où tu ne te méfies plus splach même un dixième de seconde il te touche et toi tu hais ce geste et tu finis par le haïr lui avec, quand tu viens de lui redire pour la troisième fois que tu veux qu’il cesse ce geste alors que lui continue imperturbable, alors, il te reste deux solutions :
enfiler un carton la tête et les deux bras lorsqu’il te parle ou lui balancer une grande claque pour qu’il comprenne que non c’est non.

Ne touche pas à mon corps si je ne suis pas d’accord.

Delaporte dit: 10 février 2018 à 14 h 51 min

Nutella, la recette qui tue : sucre + gras = mort.
Une nouvelle offensive pour rendre les gens obèses et diabétiques :

« Nutella lance dimanche une campagne de publicité sur la « qualité », selon Ferrero, de cette pâte à tartiner qui comprend plus de 85% de sucre et de matière grasse, au grand dam de l’Agence nationale de sécurité sanitaire pour qui ce type de produit est d’un point de vue nutritionnel « catastrophique ». »

Ed dit: 10 février 2018 à 14 h 51 min

jazzi,

Mon déjeuner était trop copieux et j’ai mal au crâne. Autant vous dire que vos explications n’arrangent rien, mais j’ai compris, oui. Je n’avais jamais entendu parler de folles qui aimaient les femmes en revanche.

zerbinette dit: 10 février 2018 à 14 h 44 min

Quand sort la recluse : de plus en plus alambiquée, Vargas, on sait bien qu’Adamsberg est dans les nuages mais ça devient vraiment trop brumeux.

Delaporte dit: 10 février 2018 à 14 h 42 min

L’esclavage a quand même divisé l’Amérique, avec justement la Guerre de Sécession. Autant en emporte le vent…

Delaporte dit: 10 février 2018 à 14 h 40 min

« Le terme « génocide » ne saurait être utilisé de façon hyperbolique. » Bloom

C’est pourtant ce que j’ai fait, grâce à mon art de l’écriture. Et avec le maximum de tenue, je vous prie de le croire. Je ne rigole pas avec ces choses-là, surtout avec un grand ordonnateur comme Jean Genet !

JAZZI dit: 10 février 2018 à 14 h 38 min

« C’est quoi cette acronymisation du langage ??? »

LGTB pour Lesbiennes, Gay (homo masculins), Bisexuels et Transsexuels, ED. C’est un peu long mais permet de différencier ce que l’on mettait habituellement en vrac dans le même sac de l’homosexualité. Car comme pour tout, il y a des nuances et de grandes différences entre ces diverses catégories. Chez les lesbiennes, on distingue les femmes féminines et les femmes masculines dites « camionneurs ». Le film « gazon maudit » l’illustre très bien, sur le ton de la comédie. Grandes diversités aussi chez les homos masculins, qui va du mec d’apparence virile, le modèle dominant, jusqu’à la grande folle éperdue. Grand racisme aussi entre eux : les virils n’aimant pas les folles en général, pour la bagatelle du moins. C’est mon cas. Puis il y a les bi, qui aiment autant faire l’amour avec des hommes qu’avec des femmes. L’un que j’avais interrogé, après ébats, m’a expliqué que pour une sexualité plus hard, il préférait les hommes, et pour une sexualité plus douces, plus câlines, les femmes. Les trans c’est encore autre chose. Il arrive que le petit garçon, qui s’est toujours senti femme au fond de lui, ou l’inverse, préfère un partenaire du même sexe que lui au départ, c’est-à-dire du sexe opposé à l’arrivée. Vous suivez ? L’homme devenu femme aime les hommes et la femme devenu homme aime les femmes. En somme, plus hétéro qu’homo en fin de parcours. J’ai aussi connu à la fin des années 70, à l’occasion d’un premier festival de films homo à Marseille, où un ami cinéaste m’avait invité, un groupe de « folles lesbiennes ». Des garçons très efféminés, pas du tout attirés par les hommes mais plutôt par les femmes. Ils se disaient lesbiennes. Et là aussi plus hétéro qu’homo dans la pratique. Les ancêtres des drag queens. Mais il y a aussi beaucoup de trav’ qui aiment les mecs très virils, de préférence hétéros…

Sergio dit: 10 février 2018 à 14 h 30 min

Ed dit: 10 février 2018 à 14 h 20 min
lorsqu’on tombe vraiment ? Sans doute par le retour brutal mais salvateur sur terre. Cette humilité brusque et finalement agréable…

Yes : au ski cela peut arriver…

Ed dit: 10 février 2018 à 14 h 20 min

« une grande sensation de bien-être »

Ne ressent-on pas la même chose – avec plus d’intensité – lorsqu’on tombe vraiment ? Sans doute par le retour brutal mais salvateur sur terre. Cette humilité brusque et finalement agréable…

Sergio dit: 10 février 2018 à 14 h 16 min

christiane dit: 10 février 2018 à 13 h 36 min
« Déraper sur le verglas sans tomber tout à fait, cela produisit, après la longue marche régulière, une grande sensation de bien-être – Cet écartèlement des jambes, l’effroi – puis continuer son chemin. »

Bien vu ! On pourrait même détailler ensuite à se remettre, penser à autre chose, recouvrer pour de bon, au sens figuré cette fois, son équilibre. Ce genre de détail, de micro-événement, c’est toute la vie…

Bloom dit: 10 février 2018 à 14 h 05 min

Re-suite & fin:

« Dans un article, je soutenais que les Polonais avaient tué plus de juifs que d’Allemands pendant la seconde guerre mondiale, ce qui est une évidence pour de nombreux historiens. Le procureur a prononcé un non-lieu, mais le gouvernement lui a ordonné de ne pas clore le dossier. L’affaire est encore en cours »

Bloom dit: 10 février 2018 à 14 h 03 min

Suite

« La majorité des catholiques suivent le père Tadeusz Rydzyk, chef spirituel de Droit et justice, qui est à la tête d’un empire médiatique comprenant Radio Maryja, connue pour son antisémitisme ». Ibid.

Bloom dit: 10 février 2018 à 14 h 01 min

La « global picture »‘ de Kloser, remise en perspective. La Vierge noire de Częstochowa va se mettre à mouiller:
« Pour Droit et justice, il est impératif que la Pologne, trop longtemps à genoux, se lève et se tienne debout face aux puissances étrangères, à l’Allemagne, à l’Union européenne et « aux juifs ». Ce discours nationaliste radical est exclusif. Il s’agit de clamer haut et fort : « La Pologne d’abord. » Jan Tomasz Gross, Le Monde 8/2/18

Marié-ange. Metadier dit: 10 février 2018 à 13 h 56 min

Je croyais qu’un blog servait à donner son avis sur les billets de monsieur Assouline.tres étonnée,je ne lis que des diatribes absolument sans intérêt écrits par des gens qui se prennent pour une élite,ét qui sont dans leurs pensées ét leurs échanges,d’une incroyable vulgarité,.et les pseudonymes!!!d’ailleurs pourquoi ne pas. Mettre son vrai nom?et cerise sur le gâteau,aucun rapport Ave le billet de Pierre Assouline.

Ed dit: 10 février 2018 à 13 h 54 min

jazzi,

Désolée pour l’emploi du mot pédéraste. Je voulais employer un terme un peu trash, mais il l’est trop ! Sorry. Quant au porno féminin, je dois avouer que je m’en fous autant que les sex toys.

Bloom dit: 10 février 2018 à 13 h 54 min

Belle complicité entre les deux anciens des Matins, Baroz, vraiment.
Je retiens, entre autres, ce que dit l’antiquaire de Iassi à Passou sur les rues hantées par l’absence des Juifs. Une partie de ma famille provient précisément de cette « deuxième ville de Roumanie ». Aucune envie d’y retourner, aucune même pour des vacances tous frais payés. Ni en Crimée d’ailleurs, autre point de départ. Je raconterai un jour comment j’ai résisté aux avances du FSB dans un précédent poste. Nulle envie de devenir mordove, oudmoute ou bouriate. Ces terres de sang, comme les nomme T.Snyder, dessinent un vaste trou noir dans ma géographie personnelle.

JAZZI dit: 10 février 2018 à 13 h 51 min

Merci de nota, en plus je ne vois pas bien quel est le lien de cause à effet entre le fait d’être pédéraste et savoir ce que les femmes regardent ou pas ?

JAZZI dit: 10 février 2018 à 13 h 48 min

Tiens Ed, une étude plus nuancée que votre « jamais » sur la consommation du porno par les femmes. Il parait qu’elles privilégient les scènes lesbiennes, qu’elles soient homo ou hétéro !

de nota dit: 10 février 2018 à 13 h 44 min

« Si vous n’étiez pas pédéraste, vous sauriez que les femmes ne regardent jamais de pornos »

On rêve!
Les femmes, bien sûr, regardent du porno… et comment ça Jacques est pédéraste? Il est homo, et c’est pas pareil!

JAZZI dit: 10 février 2018 à 13 h 41 min

Oui, Christiane. Je me suis demandé si la voix que l’on entendait au début de l’émission était celle de la mère à Passou ? On attend avec impatience sa « Lettre à mon notaire » !

Phil, non, Foucault et les penseurs en général ne sont pas ma priorité en tant que lecteur. Je laisse ça à WGG… Et j’ai un nouveau et abondant programme de lectures en perspective !

Ed, si vous n’étiez pas si psycho-rigide, vous sauriez que les femmes regardent des pornos et achètent des sexes toys aussi. Les plus coincées se contentant d’assurer le succès en masse des « 50 nuances de gris » (livre et films 1, 2, 3…). Je ne suis pas certain que vous connaissiez la définition du terme pédéraste, sinon vous ne l’utiliseriez pas à mon endroit ?

christiane dit: 10 février 2018 à 13 h 36 min

« Déraper sur le verglas sans tomber tout à fait, cela produisit, après la longue marche régulière, une grande sensation de bien-être – Cet écartèlement des jambes, l’effroi – puis continuer son chemin. »
Février 1975 –
Peter Handke Le poids du monde – Un journal (Novembre 1975 – Mars 1977) – Gallimard
Traduit de l’allemand par Georges-Arthur Goldschmidt

Phil dit: 10 février 2018 à 13 h 24 min

Dear Baroz, le porno a besoin de se ressourcer. avez-vous fait la queue pour acheter le dernier de Foucault sur la sexualité ?

Ed dit: 10 février 2018 à 13 h 23 min

Si vous n’étiez pas pédéraste, vous sauriez que les femmes ne regardent jamais de pornos (mais que leur sexualité en pâtit, ce qui est un avis très très personnel)

Nicolas dit: 10 février 2018 à 12 h 46 min

On s’en doutait pas Jazzi, je ne suis pas un grand cinéphile mais j’ai renoncé à discuter cinéma parce que l’on ma renvoyé à propos de Binoche des arguments superficiels du type « elle ne joue pas bien »ou encore « du réchauffé ça ne vaut pas le film original en noir et blanc », donc le film de Assayas est mauvais. Pourtant personne n’a semble t’il mesuré la profondeur du discours qu’il y tient, la beaute de la mise en forme, la modernité etc Je viens ici pour m’instruire en m’amusant pas pour vaincre la superficialité vieillotte.

Nicolas dit: 10 février 2018 à 12 h 45 min

On s’en doutait pas Jazzi, je ne suis pas un grand cinéphile mais j’ai renoncé à discuter cinéma parce que l’on ma renvoyé à propos de Binoche des arguments superficiels du type « elle ne joue pas bien »ou encore « du réchauffé ça ne vaut pas le film original en noir et blanc, donc le film de Assayas est à chier. Pourtant personne n’a semble t’il mesuré la profondeur du discours qu’il y tient, la beaute de la mise en forme, la modernité etc Je viens ici pour m’instruire en m’amusant pas pour vaincre la superficialité vieillotte.

christiane dit: 10 février 2018 à 12 h 40 min

JAZZI dit: 10 février 2018 à 11 h 21 min

« Passou s’explique sur France-Inter, belle émission de Jean Lebrun… »
https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-09-fevrier-2018

Merci, Jazzi, pour le lien.
Cet entretien est très plaisant à écouter. Parole précise, paisible, timbre de voix agréable à l’oreille et reconnaissable. Passou est vraiment un homme de radio.
Les documents sonores donnent à l’ensemble une belle profondeur.
Donc, un livre dont on parle et en bien. Le journaliste ne manque pas d’humour, Passou non plus, quand il raconte la multiplication des obstacles semés sur son parcours olympien et le silence de ce notaire assoupi(?) qui garde sous le coude son dossier complet…

JAZZI dit: 10 février 2018 à 12 h 39 min

Et où en est la production cinématographique porno à Vienne ou Budapest, Phil ? ça monte en flèche ou ça dégringole ? Le sujet semble intéresser Ed !

Phil dit: 10 février 2018 à 12 h 29 min

Haneke semble n’avoir retenu que les excès de Bernhard comme Chabrol ceux d’Hitchcock. La vraie bourgeoisie n’en perd aucun charme.

closer dit: 10 février 2018 à 12 h 28 min

C’est toi qui n’a plus d’arguments, mon pauvre Bloom! Tu répètes mécaniquement des horreurs commises par les chrétiens comme si je ne les connaissais pas et comme si elles invalidaient la « global picture » qui est celle que l’on connaît aujourd’hui et qui n’a été atteinte par aucune autre civilisation.

Ed dit: 10 février 2018 à 12 h 26 min

Jazzi
Un délire sorti tout droit de la tête des anti-féministes. Cf. la charmante et toujours mesurée Elisabeth Levy.

Il n’y a jamais eu autant de films pornos produits. Alors pour le neo-puritanisme, on repassera.

Ed dit: 10 février 2018 à 12 h 24 min

Étymologiquement, cela ne peut que se rapporter aux femmes. Dans les faits, je connais autant d’hommes ayant des comportements hystériques que de femmes. Et un Zemmour se comporte bien souvent comme un hystérique devant les féministes qu’il affronte. D’ailleurs les machos sont souvent colériques.

JAZZI dit: 10 février 2018 à 12 h 23 min

« En tant qu’artiste, on commence à être confronté à la peur face à cette croisade contre toute forme d’érotisme », confie le cinéaste, selon qui « ‘L’Empire des sens' » d’Oshima, un des films les plus profonds sur la sexualité, ne pourrait plus être tourné aujourd’hui ».

Et sur le néo puritanisme, Ed ?

Nicolas dit: 10 février 2018 à 12 h 18 min

L’hystérie féminine ce n’est nullement un concept misogyne, tout le monde sait cela. Toutes ces réactions hystériques de mâle en mal d’amour c’est un peu le retour à l’egalite par les faits et les faits sont têtus!

Ed dit: 10 février 2018 à 12 h 12 min

Jazzi
L’argument des réactionnaires qui voient toute remise en cause de certains comportements masculins comme l’expression d’une haine des hommes. C’est pratique : ça évite de réfléchir. Trop fatiguant de réfléchir.

JAZZI dit: 10 février 2018 à 12 h 11 min

« Bien sûr, toute forme de viol ou de contrainte sexuelle doit être sanctionnée. Mais je trouve l’hystérie et les condamnations sans procès auxquelles on assiste aujourd’hui tout à fait dégoûtantes, souligne Haneke, 75 ans »

La justice, oui, pas le lynchage, Nicolas…

Widergänger dit: 10 février 2018 à 11 h 47 min

Que les femmes soient massivement battues est en effet une honte absolue pour la gente masculine. Si elles étaient un peu moins chaudes aussi…! Il faut battre le fer quand il est chaud, dit-on…

Widergänger dit: 10 février 2018 à 11 h 45 min

Mon petit Nicolas, vous avez une vision des choses qui rlève de la cours de récréation de collège ! Et je suis gentil avec vous là…

Ed dit: 10 février 2018 à 11 h 42 min

Nicolas
Encore cette histoire des hommes battus qu’on nous refourgue à chaque discussion ! Je suis désolée pour eux et je trouve ça atroce, mais les chiffres sont tellement faibles par rapport aux femmes battues qu’il ne faut pas mettre les deux causes sur un même pied d’égalité. Lune et massive et l’autre est ultra marginale (ce qui est encore pire pour les victimes, j’en conviens).

Nicolas dit: 10 février 2018 à 11 h 38 min

Le pauvre châtelain qui va finir sous un tombereaux d’injure parce qu’il n’aura pas penser suffisamment juste. Quelqu’un pourrait il le mettre en garde ?

Widergänger dit: 10 février 2018 à 11 h 32 min

Eh bien, moi, mes petits chéris, je vous informe d’une nouvelle de la plus haute importance : mon château de Lespinassat dans le Périgord, près de Bergerac, a un nouveau propriétaire, un Écossais, oui, madame ! Et il vient de m’adresser ses plus aimables salutations comme descendants des lointains propriétaires bâtisseurs du château au XVIIè siècle, et m’a invité sur mes anciennes terres ! Ah ! mes petits chéris, je ne vais pas manquer ça ! C’est chaloux qui va être content…

Ed dit: 10 février 2018 à 11 h 25 min

Sa sonnerie ? Jolie faute de frappe.

Quant au harcèlement d’une femme envers un homme, évidemment que c’est une exception qui confirme la règle. La moindre femme de pouvoir qui tente de profiter de sa position est à mon humble avis rapidement remise à sa place par les hommes, qui contrairement aux femmes, n’ont pas intériorisé de soumission envers l’autre sexe.

JAZZI dit: 10 février 2018 à 10 h 29 min

« Elle est l’une des rares femmes à être montrée du doigt pour comportement sexuel abusif »

Serait-elle l’exception qui confirme la règle machiste, JC ?

Bloom dit: 10 février 2018 à 10 h 14 min

Avec les « e » manquants. De la vertu de la répétition:

Liaisons dangereuses, Trinité infernale : catholicisme, antijudaïsme & esclavage –

Article premier
1. (…) enjoignons à tous nos officiers de chasser hors de nos îles tous les Juifs qui y on établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom Chrétien, nous commandons d’en sortir dans trois mois (…)

2. Tous les esclaves qui seront dans nos îles, seront baptisés et instruits dans la Religion Catholique, Apostolique et Romaine (…/…) »

Code Noir, mars 1685.

Ed dit: 10 février 2018 à 10 h 08 min

JC,

À chaque fois qu’il veut nous quitter, il trouve toujours quelque chose à ajouter avant. Il ne nous quitte jamais donc !

Bloom dit: 10 février 2018 à 10 h 01 min

Liaisons dangereuses, Trinité infernale : catholicisme, antijudaïsme & esclavage –

Article premier
1. (…) enjoignons à tous nos officiers de chasser hors d nos îles tous les Juifs qui y on établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom Chrétien, nous commandons d’n sortir dans trois mois (…)

2. Tous les esclaves qui seront dans nos îles, seront baptisés et instruits dans la Religion Catholique, Apostolique et Romaine (…/…) »

Code Noir, mars 1685.

JC..... dit: 10 février 2018 à 9 h 56 min

BALANCE.TA.HYENE.DEMOCRATE

« Elle est l’une des rares femmes à être montrée du doigt pour comportement sexuel abusif à l’heure du mouvement #Metoo. Une parlementaire californienne accusée d’avoir attrapé les fesses d’un assistant parlementaire contre son gré s’est mise en congés vendredi. La démocrate nie les faits, en particulier qu’elle était saoule au point de tenter de forcer l’entrejambe du jeune homme. On dit qu’elle n’en serait pas à sa première tentative entrejambiste… »

Il était hors de question de nous quitter sans nous intéresser à la situation politique américaine, si trouble par bien des aspects.

x dit: 10 février 2018 à 9 h 50 min

L’opposition à l’esclavage est venue des Nonconformists ou Dissenters, des Quakers et des Evangelicals. Pas de l’église officielle, établie sans doute, mais c’est bien au nom du message et de l’esprit de l’évangile que ces gens-là ont agi. L’itinéraire d’un John Newton (co-auteur avec un vrai poète, Wm Cowper, des fameux Olney Hymns) est bien connu. Hannah More, William Wilberforce et bien sûr mon cher docteur Johnson étaient des chrétiens convaincus qui ne pratiquaient pas l’accommodement avec la conscience. On peut supposer que n’importe quelle institution humaine se révèle pour les idéaux dont elle tire son origine et qu’elle a la charge de maintenir à la fois ou tour à tour la meilleure et la pire des choses.
C’est vrai en politique aussi, mais on voit actuellement le résultat de la disqualification en bloc d’un idéal en raison des errements et de l’indignité (bien réels et mortels) de ceux qui ont prétendu l’incarner, d’un échec qui a partie liée avec le détournement de cet idéal.
Au cynisme absolu et au chacun pour soi prêchés avec beaucoup de succès par ceux qui y ont intérêt (et gobés par ceux qui ne voient pas où est leur intérêt bien compris, là se niche l’utopie) on ne pourra certainement pas reprocher d’avoir essayé d’aller contre la pente de la nature humaine (curieusement c’est plus difficile que de la suivre) ni d’avoir trahi des « idéaux » — reste l’idéologie ultra-libérale. Brave new world, indeed! (À partir de 1933 certains avaient aussi essayé le retour désinhibé au paganisme — qu’ils aient ensuite été aidés par certaines églises, dans les deux confessions, ne change pas l’inspiration originale)
Samuel Johnson demeure donc d’actualité :
« How is it that we hear the loudest yelps for liberty among the drivers of negroes? »

JC..... dit: 10 février 2018 à 9 h 46 min

Bon ! Si closer n’a plus d’arguments, comme ceux de Bloom ne valent rien…. je mets la clé sous le paillasson virtuel. A tchao, bonsoir !

JC..... dit: 10 février 2018 à 9 h 29 min

Bloom, ô phare de la pensée extrêmement-orientale, je te rappelle qu’attaquer Napoléon, c’est attaquer Macron … ton employeur….!

Bloom dit: 10 février 2018 à 9 h 12 min

En France, c’est la Révolution qui a aboli l’esclavage, avant que Napoléon, couronné empereur à Notre Dame ne le rétablisse, pour qu’il soit aboli définitivement en 1848 par la Deuxième République.

Bloom dit: 10 février 2018 à 9 h 03 min

On rappellera que la Constitution américaine CAUTIONNAIT et l’esclavage ‘Article 1, section 2, 3e paragraphe (“3/5 de toutes les autres personnes”) et la traite négrière.
On peut déclarer que TOUS les hommes sont égaux en droits etc, et pratiquer l’esclavage, la langue fourchue est une spécialité bien chrétienne.
Et on n’abordera pas la question de la Ségrégation pratiquée par de bons & loyaux croyants…

closer dit: 10 février 2018 à 9 h 00 min

« une historiographie française qui s’est soumise à l’extrême droite dans ce pays pourri, »

Je suppose que c’est un lapsus et que tu voulais écrire « soumise à l’extrême gauche pro palestinienne », WG.

JC..... dit: 10 février 2018 à 8 h 54 min

Au marché aux Esclaves de Neuilly sur Seine, le seul invendu qui reste, ne trouvant pas preneur, était Lacenaire !

Bon à rien, définitivement…. Invendable.

il travaille maintenant pour Marlène Schiappa qui n’a pas peur de la concurrence de ce gros nul.

closer dit: 10 février 2018 à 8 h 53 min

Pardon, je pensais évidemment à la Déclaration d’Indépendance de 1776:

« Nous tenons comme évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes:
Tous les hommes sont créés égaux;
ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables;
parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.
Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. »

Une telle proclamation ne pouvait être faite que par une nation chrétienne au 18ième siècle. Quant à l’esclavage, vous perdez votre temps, Bloom. Il a été aboli en premier par une nation chrétienne, l’Angleterre, sur la base de valeurs chrétiennes, puis par toutes les autres nations chrétiennes. Qu’il y ait eu des résistances, je le reconnais, et alors? Elles ont toutes été finalement surmontées.

Lacenaire dit: 10 février 2018 à 8 h 38 min

Les efforts de JC pour être au niveau sont désopilants… comme la calvitie de son copain Trump à qui il ressemble: chauve, bouffi, niaiseux, la totale

et alii dit: 10 février 2018 à 8 h 25 min

. En 2012 pourtant, un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) estimait le nombre de personnes victimes de la traite des êtres humains en France à 270.000, dont la majorité faisait l’objet d’exploitation sexuelle ou d’exploitation par le travail. Des drames qui se déroulent bien souvent à huis clos et qui peinent encore à mobiliser.

renato dit: 10 février 2018 à 8 h 17 min

Vous savez, Jacques, la gare SNCF bien à part, pas loin de Colmar il y a un aéroport (Bâle-Mulhouse) et 2 autoroutes… la bonne logistique (optimiser ma mobilité) fut d’ailleurs la cause première de mon déménagement ici. Sans compter que coucher une proposition comme la votre du 9 février 2018 à 9 h 15 min c’est faire preuve d’un grand provincialisme…

JC..... dit: 10 février 2018 à 6 h 15 min

Sous d’autres formes, plus subtiles, l’esclavage perdure en Occident. Il fonctionne toujours « à l’ancienne » dans bien des pays du monde, donneurs de leçon, conformément aux textes !

Bloom dit: 10 février 2018 à 6 h 10 min

Les rédacteurs de la Constitution américaine de 1776 étaient chrétiens jusqu’à la moelle. Qu’ils aient été protestants ne change rien.

Vous confondez, 1776 est la Déclaration d’indépendance, qui n’a rien à voir avec la Constitution promulguée en mai 1787, soit onze ans plus tard, à Philadelphie.
Vous connaissez bien mal l’histoire des EU, il y a des livres là-dessus; lisez-les, vous en serez un peu moins ignare.

Cela dit, les « Pères fondateurs » étaient effectivement « chrétiens jusqu’à la moelle ET propriétaires d’esclaves, comme Thomas Jefferson, qui eut une descendance mulâtre avec Sally Hemmings et demanda qu’on libérât ses esclaves à sa mort (le terme anglais est « manumission).

On rappellera que la Constitution américaine sanctionnait ET l’esclavage ‘Article 1, section 2, 3e paragraphe (“3/5 de toutes les autres personnes”) et la traite négrière (“importation de telles personnes”) Article 1, section 9, 1er paragraphe. Cs dispositions furent abrogées respectivement par le 16e & 13e amendement (abolition de l’escalvage).
Article 1, section 2, 3

3. [Les représentants et les impôts directs seront répartis entre les différents États qui pourront faire partie de cette Union, proportionnellement au nombre de leurs habitants, qui sera déterminé en ajoutant au nombre total des personnes libres, y compris celles qui se sont louées pour un nombre d’années déterminé, mais à l’exclusion des Indiens non soumis à l’impôt, trois cinquièmes de toutes les autres personnes.

Article 1, Section 9, 1.
1. [L’immigration ou l’importation de telles personnes que l’un quelconque des États actuellement existants jugera convenable d’admettre ne pourra être prohibée par le Congrès avant l’année mil huit cent huit, mais un impôt ou un droit n’excédant pas 10 dollars par tête pourra être levé sur cette importation. – Disposition abrogée par le 13e amendement]

« De bons chrétiens jusqu’à a moelle », pour qui les esclaves noirs représentaient 3/5 d’un blanc mais procuraient aussi certains plaisirs intenses…
De la domination et de ses avatars.

JC..... dit: 10 février 2018 à 6 h 10 min

Aimer l’argent-roi est infiniment plus créatif qu’aimer un concept-dieu parfaitement illusoire et borné.

Paleine dit: 10 février 2018 à 5 h 56 min

Ce qu’on appelle la paix sera possible lorsqu’ils haïront moins les juifs qu’ils n’aiment leurs enfants – Hypothèse d’école…

JC..... dit: 10 février 2018 à 5 h 49 min

Résumons :

La situation au MO dépend encore aujourd’hui entièrement de la mauvaise volonté historique – traduire « haine viscérale » – des pays arabes ayant depuis les premières installations juives déclenché plusieurs guerres contre le jeune Israel, en vain, pour se débarrasser des Juifs haïs par l’islam.

Israel ne fait que se défendre courageusement.

Plutôt que de « commercer » avec les rescapés de la Shoah, les indigènes ont refusé d’accueillir leurs frères sémites….Amour, tolérance et paix, comme ils disent.

Bloom dit: 10 février 2018 à 5 h 28 min

J’ai employé cette hyperbole volontairement,

Le terme « génocide » ne saurait être utilisé de façon hyperbolique. Il est des choses derrière les mots, avec lesquelles on ne joue pas et que l’on n’utilise pas à tort et à travers dans l’espace public.
Un peu de tenue!

Delaporte dit: 10 février 2018 à 5 h 07 min

Encore un frôlement progressif :

« Un astéroïde récemment découvert devait passer vendredi à 64.000 km de la Terre, ont rapporté des scientifiques de la Nasa. C’est le deuxième du genre à frôler notre planète cette semaine. »

Delaporte dit: 10 février 2018 à 5 h 03 min

« Un véritable génocide ! »

J’ai employé cette hyperbole volontairement, pour bien marqué l’importance de ce massacre qui reste dans toutes les consciences. Ne peut-on pas dire cependant que le martyre du peuple palestinien perpétré par les Israéliens injustement confine à une éradication absolue, en tout cas à une négation répétée et sanglante ?

Bloom dit: 10 février 2018 à 4 h 41 min

Fasciné par l’orient islamisé, il refuse de le regarder en face.

Aucune fascination, mais un grand intérêt et une grande admiration de la beauté de l’architecture moghole, des prouesses d’ingénierie à l’oeuvre dans les Jardins de Shalimar, au Taj Mahal, et à la Tombe d’Humayum, sans parler du bijou que sont la Mosquée Wazir Khan de Lahore et les tombeaux sis dans le Lodi Garden de Delhi. Beaucoup de respect pour une société de l’entraide qui tranche singulièrement avec la violence d’une organisation castique qui me met très mal à l’aise. Tout est relatif, et dans le sous-continent, c’est l’Asie du Sud musulmane et non hindoue qui a ma faveur.
Voir « Un autre islam », de Marc Gaborieau.

Bloom dit: 10 février 2018 à 4 h 29 min

Un véritable génocide !

Vous utilisez le terme à tort et à travers, revoyez la définition qu’en donne Lemkin et revenez à la réalité: un crime de guerre, un massacre honteux, oui.
Ari Folman, dans « Valse avec Bashir » le montre de façon non ambigu. Lire également « Le Quatrième mur », de Sorj Chalandon, qui couvrait la guerre du Liban pour Libé à l’époque:
« Parce que Sabra et Chatila, ça n’est jamais passé. J’ai couvert la guerre du Liban de 1981 à 1987. Le 18 septembre 1982 au matin, je suis entré dans les camps, et de ce que j’ai vu, je ne me suis jamais remis ».
http://www.lorientlitteraire.com/article_details.php?cid=6&nid=4293

Sorj fut le meilleur reporter français sur les « Troubles » d’Irlande du Nord, qui sont la matière de deux des meilleurs romans parus ces dernières années: « Mon traitre », « Retour à Killybegs ». Il assure la chronique télé du Canard et ne bégaie plus…

Bloom dit: 10 février 2018 à 4 h 09 min

Voyage du Condottière, d’André Suarès.

Excellent, ML. A lire également, mais introuvable ailleurs que chez les bouquinistes, « Shakespeare poète tragique », délirant par l’argument, mais bellement troussé. Un des mes meilleurs amis, devenu journaliste télé, lui avait consacré son DEA.

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