de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Enchanter le réel, louer les brumes

Enchanter le réel, louer les brumes

Oui, bien sûr, la rentrée littéraire avec son cortège de premiers romans, de deuxièmes romans en espérant que ce ne seront pas des seconds romans, de valeurs sûres mais pas certaines, de meilleures ventes imprudemment annoncées (« Rien n’est triste comme un best-seller qui ne se vend pas », soupirait ironiquement le regretté Robert Laffont), ses prix littéraires et ses livres qui n’ont pas de prix, si peu d’élus et tant de déçus inconsolables (mais nul n’est obligé de paraître en septembre), ses intoxications savamment orchestrées mais si facilement repérées, oui, on y reviendra bien vite à la rentrée littéraire. En attendant, on s’autorise un petit écart pour se glisser sur cette chose qui s’y est glissée à bras bruit, sans le faire exprès, sur la pointe des pieds, en s’excusant de déranger, un petit livre qui risque de passer inaperçu alors que c’est une brise des plus douces, un léger vent de fraicheur, une scintillante pépite renfermée dans un livre de poche à deux euros. Un inédit en format de poche ? C’est possible et plus souvent qu’on ne le croit. Alors raison de plus quand il s’en publie un de si discrètement remarquable, enrichissant et reposant.

Tout est petit en Petit éloge des brumes (114 pages, 2 euros, Folio) sauf le talent de plume de Corinne Atlan. D’elle, je savais juste qu’elle était une spécialiste éprouvée du japonais, l’une des meilleures en France maintes fois laurée, traductrice de plusieurs romans de Haruki Murakami ainsi que de recueils de théâtre et de poésie de nombreux d’autres écrivains japonais. Son site en dit davantage. Alors va pour les brumes, on y verra peut-être plus clair ! Un enchantement renouvelé à chaque page. Une imagination lexicale, une richesse de palette, une variété de sensations, une diversité d’émotions qui ne laissent pas de surprendre de bout en bout. On s’en doute, tout cela est irrigué d’innombrables lectures mais surtout d’une connaissance intime de l’esprit et de l’âme de ce peuple. Elle parvient avec une infinie délicatesse à modifier notre regard et même, en une phrase ou deux, notre perception des choses et des autres. Moins notre vision du monde que notre sensation du monde. Le pas de côté vers lequel tout dans son texte tend sans insister nous y invite. Il est vrai que son postulat est incontestable pour toute personne qui s’est jamais essayé à l’écriture :

« Les livres naissent d’un chaos brumeux dans lequel on avance d’abord à l’aveuglette ».

On peut même préciser que ce tâtonnement peut durer jusqu’à l’achèvement du manuscrit… Entretemps, René Char aura pris le relais en assurant que nous avançons tous dans l’obscurité de l’inconcevable mais guidés par des repères éblouissants. L’exploration de Corinne Atlan dans des brumes beaucoup moins électriques que celles de James Lee Burke et de Bertrand Tavernier, est d’abord une tentative de comprendre le secret de sa vocation. Autrement dit : comment et pourquoi elle s’est tournée vers le japonais plutôt que vers l’allemand, par exemple,

« En choisissant d’étudier le japonais, j’étais seulement portée par un rêve d’évasion et par une vague intuition. Mais d’emblée, la proximité, voire l’adéquation, de cette langue avec le monde sensible et ses phénomènes les plus ténus a emporté mon adhésion. Sur ces terres de brume, de pluies et de fumerolles qui ont développé un attrait particulier pour l’impalpable, le qualificatif « aimai », – vague, fou, ambigu- dont l’étymologie désigne un soleil obscurci par les nuages, caractérisait tant la langue japonaise, polysémique et volontiers allusive, que la mentalité de l’archipel ».

Son récit est fait d’évanescences, de creux d’ombre, d’effets de brume, de vapeurs des bains, de traines vaporeuses, de paysages sublimes, de mondes flottants, de lumière émoussée, de vues nébuleuses lesquels, conjugués entre eux, reflètent un mode de vie et une façon d’être au monde. Quitte à marquer les bornes avec précision lorsque c’est nécessaire : en français comme en japonais, en-deca d’un kilomètre c’est du brouillard, au-delà de la brume. Disons que sa mémoire brumeuse a quelque chose d’un brouillard percé de trouées qui laisse passer les réminiscences du passé proche ou lointain, du moins ainsi l’imagine-t-elle.

Sans être cuistrement et lourdement référencé, comme souvent chez les essayistes, c’est nourri d’écrivains, de poètes et de leurs livres (Futabatei, Bachelard, Natsume, Celan, Maupassant, Baudelaire, Ryökan, Mallarmé, Bachô et bien sûr le Tanizaki de l’Eloge de l’ombre), de peintres (Monet, Turner, Ruozhen, Uragami, Mi Fu, Hasegawa en terminant plus près de nous avec le « sculpteuse de brouillard » Fujiko Nakaya qui se sert de l’atmosphère comme d’une matière première,) de films (Le Château de l’araignée, Quai des brumes, Nuit et brouillard, mais on aurait pu lui suggérer La Nuit du carrefour que Jean Renoir avait adapté de Simenon, une enquête de Maigret à laquelle on ne comprend rien tant ledit carrefour à Avrainville avait été embrumé par les techniciens)

Mais là où d’autres se seraient laissées griser par une évocation propice aux débordements lyriques, elle fait preuve d’une tenue, d’une retenue, d’une sobriété, d’une précision exemplaires sans que jamais une certaine douceur ne l’abandonne. On y sent l’humidité des paysages et on a hâte de découvrir sur place son Japon qui est d’abord celui de Kyoto, sa ville d’élection et celle où elle vit.

Corinne Atlan nous emmène dans des hauteurs vertigineuses sans jamais l’on ne s’y sente écrasé. Preuve que, avec l’air de ne pas y toucher, elle a réussi à nous décrisper du quotidien pour nous pousser à nous abandonner aux puissances invisibles. Faut-il que son évocation soit forte pour nous faire ainsi lâcher prise du réel. Alors, pourquoi ce tropisme pour le flou ? Juste pour alléger la pression, qu’alliez-vous imaginer. On voudrait être un écrivain japonais pour connaître le bonheur d’être traduit en français par une plume de cette qualité, aussi nette dans le choix des mots les plus justes que dans sa détermination à s’attarder dans le flou de nos vies.

(« Bois de pins »,  encre sur papier, XVIème siècle de Töhaku Hasegawa, Musée national de Tokyo ; « Cours d’eau sous la lune », panneaux en six volets, encre et couleurs sur papier, fin du XVIème siècle, période Momoyama, Nelson-Atkins Muséum of Art, Kansas)

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commentaires

1 047 Réponses pour Enchanter le réel, louer les brumes

Clopine dit: 12 septembre 2019 à 15 h 09 min

Je vous ai soupçonné, très clairement, de prendre plusieurs identités – si c’est vrai, c’est assez impressionnant, car chaque identité « correspond » à un personnage différent, et il faut avoir à la fois de l’organisation et de la mémoire pour passer ainsi d’un personnage à l’autre. Un peu comme ces artistes transformistes qui changent de tenue et de rôle dans un minimum de temps.

Dans ce sens, oui,peut-être vous ai-je assimilé à ce « Jc » que vous semblez être le seul à regretter ici, vu la constance avec laquelle vous le rappelez à nos (mauvais) souvenirs, tant cet internaute s’était visiblement fixé pour but de pousser toujours plus loin les limites de la liberté d’expression, pour en profiter pour faire des provocations toujours plus contestables…

Aujourd’hui, je pense que vous vous contentez d’être vous, Hamlet. Ce qui est déjà largement suffisant, vu la quantité de poudre aux yeux que vous utilisez, et l’opacité de votre personnage internautique. Néanmoins, la frapadingue que je suis ne peut qu’admettre que vous avez parfois, sous des formes entortillées, des opinions politiques qui ne sont pas si dissemblables aux miennes !

hamlet dit: 12 septembre 2019 à 15 h 06 min

détrompez-vous ! moi je vous aime bien Clopine !

quand je vous dit : vous êtes frappadingue pour moi c’est un compliment !

tous les potes que j’ai eus étaient tous complètement frappadingues, entre ceux qui voyaient des OVNI tous les soirs, ceux qui disaient que la fréquence de clignotement du panneau de la pharmacie du coin était programmée pour vendre plus de médocs en rendant les gens épileptiques, ceux qui pensaient avoir croisé Jésus au supermarché du coin, ceux qui arrêtaient les gens dans la rue pour leur expliquer le chmin qu’ils devaient suivre dans la vie « tu vois mec, tu vois cette lumière là-bas (enseigne du tabac à l’ange le la rue) et ben mec il faut que tu suives cette lumière, elle va t’emmener vers un pays d’amour… ».

j’aime les fous !

et alii dit: 12 septembre 2019 à 15 h 04 min

Bacon read, marked up and often memorized the works of Aeschylus, Shakespeare, Jean Racine, Balzac, Nietzsche, Georges Bataille, Freud, T.S. Eliot, Joseph Conrad, Proust and others. In a 1966 interview with the British art critic David Sylvester, the painter said he knew some of them “by heart.”
His homosexuality and, later, his atheism would keep him at odds with his conservative family throughout his life. He was in near-constant search of a father figure, using prostitutes and lovers in this quest and frequently entering into abusive relationships.
https://www.nytimes.com/2019/09/11/arts/design/francis-bacon-books-painting-centre-pompidou.html?rref=collection%2Fsectioncollection%2Farts&utm_source=Breakfast+with+ARTnews&utm_campaign=20d4082a3a-EMAIL_CAMPAIGN_2019_09_11_05_28&utm_medium=email&utm_term=0_c5d7f10ceb-20d4082a3a-293418193

hamlet dit: 12 septembre 2019 à 14 h 59 min

« Clopine dit: 12 septembre 2019 à 14 h 57 min

Je ne souviens certes pas de vous avoir confondu avec JC, Hamlet. »

génial !!!

vous êtes complètement frappadingue.

laissez tomber c’est pas grave !

Clopine dit: 12 septembre 2019 à 14 h 57 min

Je ne souviens certes pas de vous avoir confondu avec JC, Hamlet. Je vous ai soupçonné, longtemps, et encore maintenant, d’être un « troll », c’est-à-dire d’avancer de façon masquée et de raconter ce qui peut nuire à autrui. Ce n’est pas en tentant de m’embrouiller comme vous le faites que vous dissiperez ces soupçons. Prenez-moi pour l’être simple que je suis, s’il vous plaît, et gardez vos roueries pour votre usage personnel. (mais je sais bien que vous n’en ferez rien.)

hamlet dit: 12 septembre 2019 à 14 h 56 min

renato il m’a dit que cette tendance à me plaindre des inégalités et des injustices était un truc d’adolescent attardé.

que les adultes ils apprennent à vivre avec le monde tel qu’il est sans imaginer la moitié d’une seconde qu’on puisse le changer pour le rendre meilleur que ce qu’il n’est.

du coup je suis les conseils de renato que j’aime bien, et je me donne des leçons privées pour apprendre à devenir « adulte ».

et voilà !

hamlet dit: 12 septembre 2019 à 14 h 51 min

c’était impossile de vous faire admettre que je n’étais pas JC.

et bien il faut vous dire que cet état de folie paranoïaque où vous êtes incapable d’admettre que vous voyez les choses de travers, hé bien chez vous c’est un état quasi permanent.

vous en connaissez l’origine ?

hamlet dit: 12 septembre 2019 à 14 h 48 min

Clopine ?

je me parlais à moi ! parce que je passe mon temps à me plaindre des injustices dans le monde, des inégalités, de la corruption, de la misère, des guerres, de la violence etc …

et du coup je me répondais qu’il fallait toujours essayer de voir le bon côté des choses.

que si j’étais né à l’époque où sur cette planète vivaient des araignées de 10 mètres de large j’aurais moins fait le malin !

et voilà !

Clopine dit: 12 septembre 2019 à 14 h 48 min

Un air de famille est un de mes films-culte, évidemment. Je crois qu’il n’y a guère de semaine où, incidemment, à cause de telle ou telle réflexion que j’entends, d’un décalage, quand on parle du chien tenez, où bien quand quelqu’un tente de redresser une plante du jardin qui vient encombrer le passage, quand on parle devant moi d’anniversaire, incidemment donc, une des scènes du film me « remonte », où je l’évoque, à haute voix ou non. Tout, jusqu’à l’entrée en matière, cette mobylette pétaradante qui réveille le quartier (et qui clôturera aussi le film) tout est d’une telle justesse dans ce film… Et les répliques sont « cultes », à la maison. « C’est trop beau, pour un chien » « fusi-moi, je te suis »…

Bihoreau, duc de Bellerente et autres terres avoisinantes... dit: 12 septembre 2019 à 14 h 35 min

On supposait. On devinait. Maintenant on sait. Entre deux chapelets, Julien Green baisait. Et l’a écrit dans son Journal, que l’exécuteur testamentaire de son propre exécuteur testamentaire dévoile au complet, passages chauds compris.

So what, dirait peut-être le plus français des Américains. Il ne s’agit pas de savoir qu’il avait des désirs et qu’il les réalisaient, mais d’apprécier la prose décrivant tout ça. À suivre …

https://www.franceculture.fr/litterature/le-siecle-denfer-de-lecrivain-catholique-et-homosexuel-julien-green

Clopine dit: 12 septembre 2019 à 14 h 31 min

DHH, merci, vous êtes gentilles, mais ce n’est pas moi la professionnelle de l’image, c’est Clopin ; il est vrai qu’à force de travailler avec lui sur nos documentaires amateurs, je ne regarde plus les films exactement comme avant.

Et puis j’ai toujours été fascinée par ce pouvoir qu’a le cinéma de transcender le propos. Quand j’étais petite fille, je me relevais la nuit,quand tout le monde était endormi, pour rallumer la télé. Je me collais juste devant, histoire de pouvoir mettre le son le plus bas possible. Et je regardais les « ciné-clubs » et autres « cinémas de minuit » qui étaient diffusés à cette époque. J’ai vu les films d’Orson Wells, les adaptations shakespeariennes, en v.o. sous-titrée : même si je ne comprenais pas tout, j’étais absolument fascinée par les plans…
Ca m’a duré longtemps, longtemps… Je vouais une sorte de culte à Claude-Jean Philippe, au point (ce qu’on est con quand on est ado !) de porter mes lunettes sur le front, comme lui…

Mais ce n’est pourtant pas mon domaine de compétences que l’image. Bibi, c’est les mots, je ne sors pas de là !

Clopine dit: 12 septembre 2019 à 14 h 23 min

Tiens donc, vous parliez à qui, alors, Hamlet ?
(c’est un peu gros, là, non ?)

Allez, souriez, qu’il y ait eu confusion ou non, je n’arrive que très rarement à vous en vouloir vraiment. Signe d’aigreur, sans aucun doute, que cette indulgence coupable envers vous dévoile sans aucun doute !

DHH dit: 12 septembre 2019 à 14 h 15 min

@Clopine
merci d’avoir lu ce post assez attentivement pour enrichir mon propos grâce à votre regard de professionnelle de l’image

DHH dit: 12 septembre 2019 à 14 h 09 min

@et alii
ce que dit votre post sur Bergen Belsen ,une de mes amies l’a vecu ;elle avait 6 ans; elle y était arrivé avec sa mere venant de Ravensbrûck quand, au fur et a mesure de la progression des alliés, ce camp a regroupé certains deportés qui étaient encore vivants apres avoir été arrachés des camps évacués et livrés aux marches de la mort.
elle en a peu parlé mais on en retrouve les échos dans un roman autobiographique écrit par sa fille et construit autour éléments réfractés en elle du vecu de sa mere

Jazzi dit: 12 septembre 2019 à 14 h 05 min

Oui, Lavande, beaucoup de tendresse, d’empathie pour ses personnages et d’humour chez Klapisch et ce petit côté sociologique sur les transformations des quartiers parisiens qui changent plus vite que le coeur des hommes !

hamlet dit: 12 septembre 2019 à 14 h 04 min

« Clopine dit: 12 septembre 2019 à 13 h 32 min

Votre ardeur à me contredire vous fait lire de travers, Hamlet. Je ne me plains pas. J’ai peur.
 »

?

mais je ne parlais pas de vous Clopine ?

c’est fou comme vous imaginez toujours être le centre du monde, je n’ai même pas lu votre commentaire…

x dit: 12 septembre 2019 à 13 h 50 min

En passant (avec retard)
Le KZ se dit aussi dans d’autres langues.
Penser à la colonisation

https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2008-2-page-101.htm

Discours sur le colonialisme (Aimé Césaire, 1955)

« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viêt-nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et «interrogés», de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.

Et alors, un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets.
On s’étonne, on s’indigne.[…] Et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens ; que ce nazisme-là, on l’a cultivé, on en est responsable, et qu’il sourd, qu’il perce, qu’il goutte, avant de l’engloutir dans ses eaux rougies de toutes les fissures de la civilisation occidentale et chrétienne. »

x dit: 12 septembre 2019 à 13 h 40 min

Un peu avant les années 70 :

Ya‘aqov/Jacob (Gn 29)
25 Or, le matin, il se trouva que c’était Léa; et il dit à Laban: « Que m’as-tu fait là! N’est-ce pas pour Rachel que j’ai servi chez toi? Et pourquoi m’as-tu trompé? » 26 Laban répondit: « Ce n’est pas l’usage, dans notre pays, de marier la cadette avant l’aînée ».

Clopine dit: 12 septembre 2019 à 13 h 40 min

Oui, DHH, je partage votre opinion et votre papier décrit parfaitement le film : « chacun cherche son chat » est une ode à un Paris des modestes et des esseulés, qu’on n’aperçoit généralement pas.

J’ajouterai à votre analyse que le réalisateur construit son récit avec une sobriété exemplaire, et tant d’humour… L’héroïne part en vacances au bord de la mer. C’est expédié en un seul plan, d’une ironie douce-amère : on voit pendant quelques secondes la tête de la jeune femme en train de nager (seule) dans la mer, et cut, on revient sur elle à Paris. Même pas trois secondes,et tout est dit, sur ses « vacances » qui n’auront été que solitude.
Les rapports amoureux entre la jeune fille devenue « protégée » d’un homme paumé et maghrébin sont eux aussi, grâce au traitement de l’image (les deux têtes s’inscrivant toujours dans des plans égaux, par exemple, et les champs-contre-champs étant très très finement distribués) extrêmement subtils et doux-amer, encore une fois.

Par contre, vous vous trompiez dans votre article en prédisant que le film ne ferait pas date.

Au contraire, il est devenu très vite une référence pour pas mal de cinéphiles,et je crois même qu’il est utilisé pendant des cours à la FEMIS parce que, comme avant pour Godard, il fait « rupture », et par son sujet et par son traitement de l’image, et ouvre une nouvelle voie.

ce sont les petits films novateurs comme ça qui sont si souvent appelés à devenir des classiques…

DHH dit: 12 septembre 2019 à 13 h 26 min

@Jazzi
j’avais eté seduite et emue par la delicatesse de « Chacun cherche son chat » vu il y a longtemps a l’epoque où le quartier que le film met en scene commençait seulement à tourner « bobo » avec les petits drames que cela suscitait
j’avais écrit alors mes impressions dans ce papier pour la revue très confidentielle de mon école
« Ce film est bourré de gentillesse ; il n’est pas exempt de maladresse, mais on y trouve des moments de grande finesse, d’émotion vraie, qui le rendent attachant même si on regrette qu’il ne soit pas assez construit, et qu’il n’évite pas certaines longueurs.

Un fil directeur simple, qui permet d’aligner à la file des épisodes divers :

Une très jeune femme, maquilleuse pour les mannequins d’un atelier de confection du Sentier, un peu paumée, assez fauchée, qui pourrait être jolie mais s’attiffe n’importe comment, partage, par économie, avec un copain homosexuel, une sorte d’atelier délabré dans un immeuble promis à la rénovation. Cela se passe derrière la Bastille, dans le quartier du faubourg Saint-Antoine.

Pour partir quelques jours en vacances, elle cherche à confier son chat ; elle trouve pour cela après maints contacts, une vieille dame du quartier, qui en a trois à elle ; lorsqu’elle revient de vacances, celle-ci, désespérée, lui annonce que le chat a disparu.

Elle se met donc à sa recherche à travers le quartier. Les rencontres qu’elle fait au cours de cette quête, son quotidien pendant ces quelques jours, au bout desquels, après maintes péripéties, elle retrouvera son chat, sont d’abord le prétexte d’une plongée transversale à travers les lieux et les milieux de cette zone urbaine, où le bulldozer détruit les immeubles, où les vieilles personnes savent qu’elles seront d’un jour à l’autre expulsées des logements encombrés et inconfortables où elles ont toujours vécu, et qu’elle émigreront vers des banlieues où elles ne connaîtront personne ; où les boutiques de fripes remplacent les marchands de couleurs et les mercières, où des boîtes de nuit reggae créent une animation interlope dans la nuit des petites rues.

Le thème est banal. Le metteur en scène n’évite pas toujours le détail un peu trop didactique, comme ces images qui reviennent sans cesse de grues et de bulldozers, mais avec parfois quelques réussites , notamment dans la manière quasi amoureuse de photographier ce quartier, ce qui change, ce qui y pourrit, ce qui y meurt, les commerces, le bistrot, les pavés gras des cours intérieures, les immeubles qui se dégradent, les appartements exigus où de pauvres vies ont accumulé leurs sédiments.

Mais, surtout, et c’est ce qui fait sans doute le prix du film, cette histoire est une variation sur la solitude, à travers l’évocation de solitudes particulières rencontrées au fil de l’histoire : solitudes de vieilles dames, qui meublent leur vie avec leur sollicitude pour les animaux, voire leur militantisme à la SPA ; solitude du « beur », un peu demeuré, au coeur plein d’amour et de gentillesse, prêt à risquer sa vie pour retrouver le chat de cette jeune fille qu’il aime en silence et sans espoir, lui qui sert de tête de turc à la faune d’habitués du bistrot, qui l’aiment bien, mais usent à son égard de la condescendance amusée des racistes ordinaires. Solitude de la petite vieille au chignon bien net, déjà ailleurs, qui se perd toujours dans les rues, et que la police a l’habitude de ramener chez elle.

Solitude enfin de l’héroïne, qui aimerait tout bêtement aimer et être aimée, qui est toujours déçue dans cette quête, et n’a que son chat pour combler son besoin d’affection.

Des acteurs peu connus, qui jouent vrai ; un film qui ne marquera certes pas, mais donc on peut aimer la sensibilité et la fraîcheur. »
peut-être ce nouveau Klapish fera-t-il revenir sur les écrans ce film que j’aimerais revoir

hamlet dit: 12 septembre 2019 à 13 h 26 min

et alii, vous savez qu’avant l’ère des dinosaures il a existé une autre ère, avec plein d’autres êtres vivants, parmi eux une araignée qui faisait 10 mètres d’envergure.

c’est beau la vie, mais vaut mieux ne pas trop se louper d’époque et d’endroit pour naitre.

du coup je ne regrette pas trop la génération des 70’s, le matin au réveil on découvrait avec suprise dans son lit des filles différentes de celles avec qui on s’était couchés la veille….

la première fois dans l’histoire de l’humanité où une génération est passée tout près de créer un monde hyper harmonieux de paix et d’amour…

et alii dit: 12 septembre 2019 à 13 h 22 min

Ainsi chaque apparition des Araignées (récente série évoquant en partie la mère de l’artiste) est accompagnée d’une utilisation lénifiante des paroles d’une chanson de Laurie Anderson : « So, hold me Mum ». Finalement, le plus dérangeant dans ce documentaire est qu’il finit par appauvrir le travail de Louise Bourgeois pourtant empreint d’une véritable charge émotionnelle. La fin s’illustre par un réel manque de pudeur. Les deux documentaristes viennent saisir les larmes de l’artiste évoquant son passé. Cela n’apporte rien. Cela n’éclaire ni plus son art, ni ne la rend plus humaine ou proche. Le seul sentiment qu’on peut éprouver, c’est de la gêne.

Etant donné le retard qu’il a mis pour reconnaître son talent (elle n’est en effet saluée comme artiste qu’à la fin des années soixante-dix, à soixante ans passés), le monde de l’art entreprend depuis une véritable et bénéfique campagne patrimoniale autour de la figure de Louise Bourgeois. Le film se place dans cette perspective. Mais il ne fournit malheureusement qu’une image très partielle et réductrice de l’œuvre. Plus à sa place en marge d’une exposition, espérons néanmoins qu’il pourra éveiller la curiosité des spectateurs pour une grande artiste.

hamlet dit: 12 septembre 2019 à 13 h 16 min

cessez donc de vous plaindre !!!!

les inégalités, la pollution, les guerres, les massacres, les pauvres, les perdants, la solitude, le réchauffement climatique, la mort des abeilles, la corruption, les mafias, la démesure, l’obscénité, la complexité etc etc etc etc etc….

arrêtez donc cette litanie de plaintes nom d’une pipe !

le monde n’est pas aussi complexe que vous semblez le croire !

essayez plutôt de toujours regarder le bon côté des choses !

https://www.youtube.com/watch?v=SJUhlRoBL8M

et alii dit: 12 septembre 2019 à 13 h 16 min

PAR
T. Pietrois-Chabassier
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Beau portrait chinois de l’artiste-plasticienne.

Des araignées géantes représentant la mère au phallus qu’elle baptisa “fillette” pour incarner l’idée du père, Louise Bourgeois n’a cessé de recycler ses vieilles angoisses pour créer des formes nouvelles. Comme si la matière première de ses œuvres-installations, avant la ferraille ou le bois, n’était autre que sa propre enfance. En 1982, alors que le MoMA lui consacrait une rétrospective, elle révéla dans une vidéo la relation adultère de son père avec sa jeune gouvernante anglaise, que la famille Bourgeois hébergea pendant dix ans sans que la mère en fasse un scandale. Beaucoup s’emparèrent de cette confession pour en faire un élément central de compréhension de son œuvre, excitée par la blessure et le sentiment d’abandon, de trahison. “Certaines personnes sont tellement obsédées par le passé qu’elles en meurent. Si votre volonté est de refuser d’abandonner le passé, vous devez le recréer. Vous devez faire de la sculpture”, prône-t-elle devant la caméra de Marion Cajori et Amei Wallach dans ce beau portrait d’elle, Louise Bourgeois – l’araignée, la maîtresse et la mandarine. L’araignée ? La mère, donc. “Parce qu’elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable qu’une araignée.” La maîtresse ? Sadie, la jolie tutrice. La mandarine ? Louise B. elle-même, épluchant le fruit comme l’éplucha longtemps son père quand, par plaisanterie, il y sculptait son corps efflorescent de femme, laissant la queue du cœur de l’agrume en guise de sexe. C’est dans l’intimité de son appartement ou dans les rais de la lumière blanche de son atelier new-yorkais que les critiques d’art Marion Cajori et Amei Wallach ont laissé Louise Bourgeois ouvrir ses souvenirs d’enfance et offrir publiquement un jour nouveau sous lequel admirer son travail.

Rythmé de visites d’expositions, ce documentaire émouvant n’a pas vocation à résumer sa personne, son œuvre, mais à nous donner le goût, le parfum de sublime effréné s’échappant de son destin d’artiste longtemps maudite. “Mes émotions sont trop grandes pour moi, elles m’embêtent et je dois m’en débarrasser. Mes émotions sont mes démons”, confesse-t-elle dans un film qui aurait pu s’appeler “Les Plages de Louise” comme il y a eu Les Plages d’Agnès (Varda), tant il a aussi valeur de bilan à l’orée du centenaire qu’elle fêtera bientôt, au panthéon des vivants.

et alii dit: 12 septembre 2019 à 13 h 11 min

paix relative araignée sur l’rdl.
la vie posthume de celle de Louise est toujours un événement, mais ne l’instrumentalisez pas, c’est d’un bourgeois!

Ed dit: 12 septembre 2019 à 12 h 46 min

Jazzi, vous ne croyez pas si bien dire. C’est clairement un film pour moi, et je l’ai compris dès la première promo de l’équipe chez Yann Barthes. La solitude des trentenaires dans les grandes villes, la tendance dépressive, ou plus simplement une tristesse latente, sont des manifestations de la solitude des occidentaux que je connais bien.

Quant à Klapisch, que dire…si ce n’est que j’ai adoré tous ses films (du moins ceux que j’ai eu l’occasion de voir). J’appartenais à la génération Erasmus et suis désormais de celle des deux moi. Imaginez la tendresse et l’attachement que j’ai pour le travail de ce réalisateur.

christiane dit: 12 septembre 2019 à 12 h 40 min

@Janssen J-J dit: 12 septembre 2019 à 11 h 51 min
Merci pour ce message amical. Bon courage dans vos épreuves.
Ici, vous avez raison, la RDL n’a pas changé ! Quelques échanges intéressants et beaucoup de méchanceté et de moquerie à lire en diagonale puis à oublier. Les chroniques de Passou sont toujours belles comme celle-ci. (livre non encore lu.) Par contre beaucoup aimé (comme Lavande) le très beau dernier roman de Jean-Paul Dubois Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon. Ce roman méditatif pourrait prêter son titre à l’espace commentaire de la RDL. Hâte de vous lire à nouveau dans ces colonnes où vous apportez une grande paix.

Jeudi 19 septembre, si cela vous dit, sur la 3, à 21h05, un très beau film pudique : « Le Fils de Jean » Scénario de P.Lioret et N.Carter d’après le roman de Jean-Paul Dubois. Ce Mathieu si bien interprété Par Pierre Deladonchamps est remarquable… étrange jeune homme venu à Montréal pour l’enterrement de son père qu’il ne connaît pas, ni ses frères.

Jazzi dit: 12 septembre 2019 à 12 h 35 min

« a-t-on des précisions sur la date de sortie en librairie du roman de JB sur le droit à la paresse ? »

Ce n’est pas un roman mais une anthologie, JJJ.
Aux dernières nouvelles, le livre sera en librairie au début du mois de… février 2020 !
Plus l’attente est longue plus c’est bon ?
Dans ses dernières longues lettres, ma mère, sourde et muette, terminait souvent par ces mots : « Je suis silence, je suis patience ! »
Comment va la votre ?

Janssen J-J dit: 12 septembre 2019 à 12 h 25 min

@ DLP, a-t-on des précisions sur la date de sortie en librairie du roman de JB sur le droit à la paresse ? On procrastigne dur, en l’attendant.

Delaporte dit: 12 septembre 2019 à 11 h 54 min

L’affaire Ferrand, c’est très grave. Ces minables histoires de corruption rongent la démocratie. Il faut couper les branches pourries de l’arbre.

Janssen J-J dit: 12 septembre 2019 à 11 h 51 min

A tout hasard, ce message pour info à Claudio Bahia, dont je me souviens du cri d’alarme enflammé cet été, en passant en loucedé.
https://theconversation.com/deforestation-au-bresil-que-fait-vraiment-la-france-123031
Bonjour à toustes, n’ai pas eu le temps de lire sérieusement le commentarium estival, car trop d’événements tragiques et heureux sont advenus dans ma sphère.
J’espère néanmoins qu’une paix relative araignée sur l’rdl. Sinon, tant pis pour elle, on ne pourra rien changer à sa toile.

Delaporte dit: 12 septembre 2019 à 11 h 37 min

« Je suis sortie avec un Indien il y a quelques années, très récemment avec un Albanais. »

Un indo-européen et un européen légèrement orientalisé : ce n’est pas un gros dépaysement, et pas une preuve. On reste entre soi. Si on était sous les nazis, ce serait toléré.

Clopine dit: 12 septembre 2019 à 11 h 31 min

J’ai un problème de lâcheté (je crois que je ne suis pas la seule) : je n’en peux plus d’affronter la réalité d’une planète malade à en crever de nous, les êtres humains, et nous qui dansons devant, « jusque là tout va bien », ahahah.
Je crois cependant que j’ai plus de lucidité, et surtout plus de constance dans la prise de conscience (depuis environ 40 ans maintenant) que bien d’autres, certes : sinon nous n’en serions pas là.
Et je suis aux côtés, bien sûr, de ceux qui se battent pour faire bouger les choses, des scientifiques aux militants en passant par tous les « lambdas » qui se remettent en question, timidement ou non…
Mais bon, cela n’empêche pas que j’aspire parfois à « danser devant », moi aussi, parce que sinon j’en suis si alourdie que je ne peux plus bouger un orteil… J’envie les autruches, je jalouse les innocents, j’aspire à l’animale insouciance : je voudrais presser mes mains sur mes oreilles, très fort, et aussi vainement que les tout petits enfants ferment leurs yeux en croyant ainsi devenir invisibles…
Tout cela pour m’expliquer pourquoi je regrette aussi fort l’émission quotidienne et historique d’Emmanuel Laurentin, sur France Cul le matin.
Oh, je comprends bien le propos : l’émission sur l’écologie qui remplace les cours d’histoire est évidemment légitime au plus haut point, par les temps qui courent.
Mais je n’arrive pas à l’écouter.

Encore ce matin : il s’agissait d’envisager la réelle portée des pollutions causées par les guerres passées ou présentes. Je ne doute pas qu’elle soit considérable,et que le problème soit frontal…. Mais j’ai fermé le poste au bout de cinq minutes.
Et j’ai mis de la musique.
Et lamentablement, je me suis mise à danser.
Avec cependant, comment faire autrement, quand on a toutes les informations précises sur ce qui se passe réellement ? de l’inquiétude dans les entrechats, et du tremblement dans les creux poplités.

et alii dit: 12 septembre 2019 à 11 h 17 min

un éditeur alsacien
Les éditions La Nuée Bleue ont été créées en 1920 à Strasbourg par les éditions encyclopédiques Quillet. La Nuée Bleue est devenue au fil des décennies le premier éditeur de livres en Alsace et dans l’Est de la France. Appartenant au journal les Dernières Nouvelles d’Alsace, elle est dirigée par Bernard Reumaux depuis 1985.
Avec 500 titres de fonds et 30 nouveautés par an, elle offre un catalogue très diversifié, fortement ancré dans la région mais également à portée nationale, notamment depuis la création de la collection de livres d’art « La grâce d’une cathédrale » en 2010.

La Nuée Bleue est membre du Syndicat national de l’édition (SNE).
wiki

christiane dit: 12 septembre 2019 à 11 h 11 min

@rose dit: 12 septembre 2019 à 8 h 45 min
Au Centre Pompidou, en ce moment : «Bacon en toutes lettres» (11 septembre 2019 – 20 janvier 2020). Elle suit celle de 1996. Deux cheminements proposés dans ces six salles : Littérature et peinture.
Littérature : La bibliothèque de Francis Bacon a été conservée, inventoriée par le Trinity College de sa ville natale, Dublin. Ses ouvrages préférés retrouvés pêle-mêle au sol dans son atelier et des œuvres qu’ils ont inspirées sans pour autant les « illustrer ». Il s’agit plutôt de reproduire sur la toile les sensations violentes, d’excitations qu’il a ressenties en les lisant. (Eschyle / « L’Orestie » : Les Érinyes), Nietzsche, T.S. Eliot (poésie et tragédie grecque), Bataille, Conrad (« Au cœur des ténèbres »), Leiris (« L’Âge d’homme », « Miroir de la tauromachie »), poète et critique d’art préfacier de ses expositions parisiennes. Correspondance avec Bacon)… Des extraits de ces textes sont lus par des comédiens : M.Almaric, J.M. Barr, H. Girardot.
Peinture : ses dernières œuvres (45 peintures de sa dernière période (1971-1991), dont 12 triptyques) dont les grands triptyques (dits « noirs ») peints en souvenir de G. Dyer.
Pour Bacon pas de divorce entre peinture et littérature.
« Plus on est obsédé par la vie, plus on est obsédé par la mort », confie Bacon à ceux qui pensent que sa peinture est morbide.
J’apprécie sa peinture, ces toiles où les corps sont distordus, écartelés, où les bouches hurlent.
https://www.ina.fr/video/I08074621

Jazzi dit: 12 septembre 2019 à 11 h 02 min

Ed, ce film que j’ai vu avec plaisir et qui me semble indiqué pour vous ?

« Deux moi » de Cédric Klapisch.
Depuis « Chacun cherche son chat » (1996), tourné dans le quartier de la Bastille, Cédric Klapisch s’est affirmé comme le cinéaste-sociologue de la génération bobo.
Un peu à la manière de Jacques Becker dont les comédies « Edouard et Caroline » ou « Antoine et Antoinette » nous contaient les tribulations existentielles de la jeune bourgeoisie émergente d’après-guerre.
Rémy et Mélanie, François Civil et Ana Girardot, les deux « moi » du film, habitent rue Marx Dormoy, dans le 18e arrondissement de Paris. Leurs fenêtres mitoyennes donnent sur les rails de la gare du Nord avec la masse du Sacré-Choeur émergeant au loin.
Le film démarre allegro presto, sur les images accélérées du métro souterrain et aérien, comme pour nous faire ressentir la pesanteur de la ville sur le destin de nos personnages principaux.
Âgés d’à peine la trentaine, Rémy et Mélanie semblent déjà épuisés par le fardeau de leur vie en solitaire. On les voit assis côte à côte, tristes et gris.
Leurs parcours se croisent souvent mais ils ne se voient jamais.
Ils ont pourtant tout pour être heureux, ils sont jeunes, beaux, ont un boulot (elle travaille dans la recherche contre le cancer, il est cariste chez Amazon), un appart, des amis… et apparement beaucoup de problèmes personnels : elle dort trop, lui pas assez.
Ils sont tellement complémentaires qu’on les subodore faits l’un pour l’autre.
Mais pour l’heure, ils s’ennuient ferme et sombrent dans la dépression.
Lui traîne un fort sentiment de culpabilité, elle ne se remet pas d’avoir été larguée par son ex petit ami dont elle était passionnément amoureuse.
Chacun cherche à donner un sens à sa vie et finalement trouvera son psy : François Berléand pour l’un et Camille Cottin pour l’autre (le premier est du genre mutique, tendance lacanienne, la seconde plus prolixe a toujours le cliché qui rassure).
De fait, les deux psy parviendront en peu de temps à permettre à leurs patients de troquer leurs scénarios négatifs habituels en scénarios positifs.
Vont-ils enfin se rencontrer et s’aimer ?
Déjà, le petit chat blanc qu’il a adopté et qui s’est enfui par la fenêtre s’est installé chez elle…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584080&cfilm=268136.html

et alii dit: 12 septembre 2019 à 10 h 56 min

sur Bergen Belsen:
Entre le 6 et le 11 avril 1945, deux autres trains quittent Bergen-Belsen. Là encore, des milliers de personnes meurent dans ces convois. L’un des trains parvient à Theresienstadt, l’autre est libéré par les américains à Magdebourg. (181)
A l’approche des troupes alliées, les SS tentent d’éliminer les milliers de cadavres qui jonchent le camp. Des fossés sont creusés. Entre le 11 et le 14 avril, 2000 déportés sont contraints de traîner les morts dans de grands charniers. Le 15 avril, le camp de Bergen-Belsen est libéré par les Britanniques. Bien qu’ils aient organisé très rapidement des mesures pour sauver les déportés libérés, 14000 autres personnes vont mourir jusqu’à la fin juin 45. Sur six mois, de janvier à juin 45, ce sont donc 49000 personnes qui sont mortes à Bergen-Belsen de la barbarie nazie. Le 21 mai, le camp est vidé complètement et les survivants sont transférés dans les casernes du terrain d’entraînement militaire. Plusieurs bâtiments sont transformés en hôpitaux provisoires. Les cadavres sont enterrés dans des fosses communes et, pour éviter la propagation des épidémies, les baraques sont brûlées.
http://www.clg-roby-stgermain.ac-versailles.fr/eleve/histoire/rescapes/bergen.html

rose dit: 12 septembre 2019 à 10 h 35 min

Sur l’affaire Ferrand :

Édifiant de noter que la SCI n’existait pas et a été créé après le contrat avec les Mutuelles de Ferrand.
Intéressant aussi de constater le bien immobilier acquis dans Paris intra muros par Doucen.
Passionnant de voir comment Ferrand s’accroche à son poste, chèrement acquis : cela nous permet de dire en France notre président de l’Assemblée Nationale est mis en examen. Ce qui en terme d’exemplarité est remarquable.

Dédicace finale de Thomas Vinau
C’est fini !
Nous avons saigné et pleuré pour toi.
Fils des désespérés, tu seras un homme libre !

Au sein de nombre d’hommages divers (dont Bukowski in ? Au sud de nulle part ?) écrits suite à une réflexion faite en 2013 par notre ministre de l’Intérieur évoquant l’incapacité du Rrom à s’adapter à nos modes de vie et sa vocation à retourner dans son pays.

et alii dit: 12 septembre 2019 à 10 h 28 min

Alii, rien de grave j’espère ?
MERCI,mais ça va mieux ce matin,la tête ne me tourne plus et les intestins sont remis:ouf!

christiane dit: 12 septembre 2019 à 10 h 22 min

@Chantal, Lavande (à transmettre) et Et Alii.
Même galerie mais cette fois pour une rencontre : Hubert Haddad et Serge Kantorowicz avec la complicité de Yahia Belaskri, autour du roman Un monstre et un chaos (Zulma) et de l’exposition en cours «La Synagogue des iconoclastes».
le mardi 17 septembre à partir de 19 heures.

Bérénice dit: 12 septembre 2019 à 10 h 01 min

Jazzi8h54, je découvre que c’est un poème et un film qui sort en salles.
Alii, rien de grave j’espère ?
Un peu lasse de circuler ici.
Merci x pour le poème, il me donne l’impression que je l’ai écrit .

et alii dit: 12 septembre 2019 à 9 h 53 min

ENCORE un rouge:
Nagori, littéralement « l’empreinte des vagues », signifie en japonais la nostalgie de la séparation, et en particulier, la nostalgie de la saison qu’on ne laisse partir qu’à regret. Le goût de Nagori annonce déjà le départ imminent de tel fruit, tel légume, jusqu’aux retrouvailles l’année suivante, si l’on est encore en vie. De nos jours, on invoque les saisons comme un temps comptable. Saisons à découper, à dénommer, à désirer ou à oublier. Et selon quels critères ? Cet étonnant et savoureux petit livre nous propose de faire la découverte de l’art poétique et culinaire japonais en méditant sur nos émotions qu’éveillent les saisons, et leur disparition. Sur l’empreinte fugitive des goûts et des saveurs dans le corps et la mémoire, les paysages, la littérature…
https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/ryoko-sekiguchi-recoit-le-prix-mange-livre-pour-nagori/96803?origin=newsletter
bonne journée

Bloom dit: 12 septembre 2019 à 9 h 42 min

Bloom bien vu le K raté ! pour dégommer les ratés, je sais pas si le K perdant existe ? le K perdant pour dégommer les perdants qui votent extrême droite.

Ouais…le KZ a bien existé lui. Il est le produit de la variété la plus aboutie du fascisme, phénomène qui prend corps quand les dominés tiennent le même discours et partagent les mêmes valeurs que celles des dominants. Quand Peter Jones, ancien mineur de la vallée de la Rhondda et Nigel Farage parlent le même langage. La One-Nation theory est une des possiblités du fascisme.

Bloom dit: 12 septembre 2019 à 9 h 36 min

@vedo
Vous avez vécu cela de l’intérieur. Md Atta et sa clique de Kamikazes saoudiens ont embarqué à Boston, n’est-ce pas? Vous avez certainement beaucoup de choses à dire sur l’après…

rose dit: 12 septembre 2019 à 9 h 08 min

Dans le chapitre 9 Le peu de choses que je sais d’elles, Pino Cacucci parle de leurs chants « l’un des plus fascinants mystères de la Création. »

Lu aussi de Thomas Vinau Le camp des autres, sur l’attaque soldatesque initiée par Clemenceau (ministre de l’Intérieur, semblerait-il) en 1907, avec ses brigades du Tigre contre des bohémiens des voleurs et des pillards : la Caravane à Pépère.

Caravane dans laquelle chacun a sa place sans être relégué à la portion congrue parce que un s’annexe tout le territoire dans son entièreté.

Trump au poteau, les mexicains en face avec des boules puantes.
Ferrand au cachot.
Castaner à Cayenne, avec une passoire.

Bonne journée,

rose dit: 12 septembre 2019 à 8 h 58 min

Les gens supputent, eux aussi si sa femme va le quitter ou pas.
Supputent aussi qu’il va quitter le pays.
Cela restera dans les annales ce survol du village en hélicoptère.
——-

Lu de pino cacucci Ce que savent les baleines, leur voyage migratoire en basse californie au Mexique.
À qui les USA ont volé la moitié du territoire
mexicain : annexion du Texas (on le savait), Californie, Arizona , Nouveau- Mexique, Nevada, Colorado,Utah, Kansas, Wyoming.
 » Le quotidien Herald de New York écrivit : Comme les vierges sabines, le Mexique lui aussi apprendra à adorer son violeur. »

Ben voyons, mon colon.

Pendant ce temps, deux siècles entiers consacrés à massacrer les baleines, animaux pacifiques s’il en est.

Jazzi dit: 12 septembre 2019 à 8 h 54 min

x dit : 12 septembre 2019 à 0 h 12 min

« Le bureau de tabac » de Pessoa

« Votre chronique de « Tu mérites un amour » SVP. »

C’est prévu, Ed.

rose dit: 12 septembre 2019 à 8 h 45 min

Sur Francis Bacon, qq. erreurs écrites ici et là.
Non, il ne fut pas bouleversé lors du suicide de son compagnon.
Il était pris par sa rétrospective au Grand Palais, de son vivant. Seul Picasso avant lui.
C’est rétrospectivement qu’il fut bouleversé.
Hanté par Dyer serait-il trop fort ?
Son seul héritier John Edwards l’a pécho (Blanche Gardin, référence suprême, bah suffit d’avoir assassiné son père à 25 ans) de facile manière, la flatterie :
« ah, vous n’êtes pas venu à mon invitation, j’avais mis du champagne au frais et vous étiez le seul à pouvoir le payer. »

Il s’est ensuite battu, l’amant, contre la galerie qui vendait les œuvres de Bacon. A perdu son procès. Celui-ci admettait d’être volé par les vendeurs. Qui volaient d’autres peintres.

A eu son dernier jeune amant à Madrid, à qui il a permis de se payer son appart. Un homme élevé, le madrilène. Signifie éduqué.
Généreux, Bacon, avec ses jeunes amants.
Puis, il s’est fait larguer parce que vieux. Est mort seul. Sans visite. Loin de chez lui.

Le cauchemar de la découverte de Francis Bacon, au Moma, à New York. Rez de chaussée à gauche en entrant, proche de Dali et de Giacometti.
Cette douleur, atrocement impudique, étalée sur la toile. Son triptique, autoportrait.

La fascination pour son atelier et ce qu’il en écrit, le besoin de cette merd. qui l’entoure pour pouvoir créer.

Me demande s’il ne se sent pas protégé au sein de ce b..del. Des centaines de livres, des centaines de pots et pinceaux, des tonnes de papier. Une photo d’un zèbre éventré et squelettique.

rose dit: 12 septembre 2019 à 8 h 26 min

Il semble que
Richard Ferrand, quatrième personnage de l’Etat, a été mis en examen, dans la nuit de mercredi 11 à jeudi 12 septembre, par la justice lilloise, après treize heures d’une audition tendue, dans le cadre d’une enquête ouverte sur des soupçons de prise illégale d’intérêts dans ses anciennes fonctions de directeur de la mutuelle bretonne de 1998 à 2012.
Parce qu’il n’y a rien de sûr.
Comme en sciences, en anthropologie etc.
Jusqu’où va aller le soutien de Macron ?
Pendant ce temps, Castaner nargue la populace. Il va à une fête de village, entouré de flics et bardé de certitudes, seule lui échappe son incompétence notoire, prend l’ hélico pour rentrer chez lui à quatre kilomètres.
Les gens supportent, eux aussi si sa femme va le quitter ou pas.
Supporter les hâbleurs, infidèles et inconséquents c’est avant tout avoir une piètre idée de soi-même.
Ju

Marie Sasseur dit: 12 septembre 2019 à 7 h 15 min

« Qui n’hésiterait pas à ma place ? »
Personne. Pour une surface aussi réduite. Il y en a qui confondent le 0 et le O; là encore, c’est une source d’incompréhension.

Marie Sasseur dit: 12 septembre 2019 à 6 h 47 min

Il a fait l’école du hasard Court.
Toujours les mêmes incertitudes suppositoires, « il semble, il se pourrait peut-etre », basées sur des élucubrations nées de ses fantasmes.

Bref, un escroc.

vedo dit: 12 septembre 2019 à 1 h 08 min

Bloom dit: 11 septembre 2019 à 16 h 38 min
Où étiez-vous le 11 septembre et que faisiez-vous au moment ..

M’en souvient comme si c’était hier. A Boston, un mardi, une journée splendide sans aucun nuage, température douce. Je devais enseigner à 11h. On ne savait pas trop ce qui se passait. Les étudiants étaient venus. J’ai annulé. Après, plus aucun avion dans le ciel. et les tours qui s’effondrent lentement sur elles-même.

Ed dit: 12 septembre 2019 à 1 h 06 min

« Que cela reste entre Européens. »

Je suis sortie avec un Indien il y a quelques années, très récemment avec un Albanais. Alors tes lecons de morale de vieux mâle blanc tu te les gardes. Je suis bien plus ouverte d’esprit que vous tous réunis.

@jazzi
Votre chronique de « Tu mérites un amour » SVP. C’est un film qui a l’air génial.

x dit: 12 septembre 2019 à 0 h 12 min

Perdant(s)

Je ne suis rien.
Jamais je ne serai rien.
Je ne puis vouloir être rien.
Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.
[…]
Je suis aujourd’hui vaincu, comme si je connaissais la vérité ;
lucide aujourd’hui, comme si j’étais à l’article de la mort,
n’ayant plus d’autre fraternité avec les choses
que celle d’un adieu […]

J’ai tout raté.
Comme j’étais sans ambition, peut-être ce tout n’était-il rien.
Les bons principes qu’on m’a inculqués,
je les ai fuis par la fenêtre de la cour.
[…]

Dans tous les asiles il est tant de fous possédés par tant de certitudes !
Moi, qui de certitude n’ai point, suis-je plus assuré, le suis-je moins ?
Non, même pas de ma personne…
[…]
je serai toujours celui qui attendait qu’on lui ouvrît la porte auprès d’un mur sans porte
et qui chanta la romance de l’Infini dans une basse-cour,
[…]
Mais je pense, moi, et […]
je flanque tout par terre, comme j’y ai flanqué la vie.[…]

J’ai vécu, aimé — que dis-je ? j’ai eu la foi,
et aujourd’hui il n’est de mendiant que je n’envie pour le seul fait qu’il n’est pas moi.
[…]

J’ai fait de moi ce que je n’aurais su faire,
et ce que de moi je pouvais faire je ne l’ai pas fait.
Le domino que j’ai mis n’était pas le bon.
On me connut vite pour qui je n’étais pas, et je n’ai pas démenti et j’ai perdu la face.

Mais le patron du Bureau de Tabac est arrivé à la porte, […]
Je le regarde […]
[…] avec le malaise d’une âme brumeuse à demi.
Il mourra, et je mourrai.
Il laissera son enseigne, et moi des vers.
À un moment donné mourra également l’enseigne, et mourront également les vers de leur côté.
Après un certain délai mourra la rue où était l’enseigne,
ainsi que la langue dans laquelle les vers furent écrits.
Ensuite mourra la planète tournante où tout cela est arrivé.
[…]

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 23 h 25 min

Dça vous intéresse ? si ça vous intéresse il faut alors savoir que D42… D45…. mais bien sûr la plus « mythique » des Martin reste la D-28 : c’est celle de Neil Young, CSN, CSNY, même d’Elvis, Donovan, Page, Dylan etc… c’est la première vraie dreadnought, créée en 1937 !

Jazzi dit: 11 septembre 2019 à 23 h 12 min

Soignez-vous bien, et alii.

Moi j’ai un problème avec les virgules, j’ai tendance à les distribuer avec générosité. Les correcteurs de mes manuscrits en virent par poignées, après quoi je donne le BàT.
Pour le « ; », j’en use avec avec parcimonie. Je préfère mettre un point et raccourcir la phrase…

et alii dit: 11 septembre 2019 à 23 h 01 min

Dans The New Yorker, où elle tient une chronique intitulée Comma queen, (« reine de la virgule »), la correctrice Mary Norris rappelle la règle d’usage de ce signe de ponctuation qui en déroute beaucoup. « Quand il ne sert pas de séparateur dans une énumération, il doit être suivi d’une proposition indépendante. Il peut remplacer une conjonction telle que « et » ou « mais », mais en aucun cas s’y ajouter ».

Dans le langage juridique, un point-virgule mal employé peut faire des dégâts considérables. En 1837, deux professeurs de l’école de droit de Paris s’affrontent en duel à ce propos. Et en 1945, un point-virgule inséré dans le paragraphe définissant les crimes contre l’humanité figurant dans la Charte de Nuremberg faillit bien empêcher d’inculper les nazis capturés. L’ambiguité fut levée par la suite et le point-virgule remplacé par une virgule.

Dans la littérature, certains raffolent du point-virgule, d’autres ne veulent pas en entendre parler. Donald Barthelme le trouvait « affreux comme une tique sur le ventre d’un chien » et Kurt Vonnegut y voyait un « hermaphrodite travesti qui ne représente absolument rien ». Mais que serait Moby Dick sans ses plus de 4 000 points-virgules (« un tous les 52 mots », calcule Watson) ? Herman Melville les utilise comme « autant de solides petits clous qui tiennent son vaste récit », assure Watson. Elle examine aussi
lettre de books

Semicolon: The Past, Present, and Future of a Misunderstood Mark, de Cecelia Watson, Ecco, 2019.

bonsoir, je suis malade

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 22 h 52 min

attention pas la D42 actuelle ! celle d’époque bien sûr, la vraie ! des années 60 et 70, qui coute un bras… quand Reagan est arrivé au pouvoir la Martin D42 est partie en déconfiture.

Patrice Charoulet dit: 11 septembre 2019 à 22 h 50 min

« Les voyages ont fini par me lasser. » (Delacomptée, 21O4)

« Rat de bibliothèque »
Sur un autre blog que cet excellent blog,
un habitué parlant d’un autre, parle de votre serviteur incidemment et le qualifie de
« rat de bibliothèque » . Un autre encore, dit que ce n’est pas gentil pour moi et semble s’en affliger. Merci à tous deux de penser à moi. Qu’en dire ?
Je ne félicite pas celui qui a dit dans notre langue, pour la première fois (c’était
quand?) « rat de bibliothèque ». Le mot « rat » n’est pas agréable, c’est peu dire.
Mais que veut-on dire par là ? Celui qui va souvent (trop souvent?) dans les bibliothèques.
La critique implicite est que si l’on va trop souvent dans les bibliothèques, on est éloigné, voire coupé de la vie, la vraie vie. Quelle blague ! Au passage, je rappelle qu’il y des gens qui ne lisent
jamais de livre. Je les plains. Peut-on trop lire ?
Je ne sais. J’y vais toujours. On opposait ici cette habitude à celle d’un « bourlingueur »bien connu de ce blog.On a fait observer que moi aussi j’avais « bourlingué ». Ayant enseigné vingt ans dans cinq pays étrangers, puis douze ans à La Réunion.Au vrai, partout j’ai hanté les bibliothèques. Dans toutes les capitales où j’ai vécu, il y avait un « centre culturel français », comportant, et donc une…bibliothèque.

Amateur de bibliothèques,oui, bourlingueur, pour être franc, non. Une fois installé dans une capitale étrangère, je ne bougeais pas et n’avais nul besoin de bouger.Et douze ans à La Réunion, je n’ai pas eu envie d’aller voir Madagascar.
Revenu en Normandie voilà neuf ans, je n’ai pas voulu en bouger. Je vais à Rouen, ou à Paris sans plaisir quand je suis absolument obligé d’y aller.

J’ai songé plusieurs fois à habiter à Paris. Si cela arrive un jour, j’essaierai , pour y aller à pied, d’habiter le plus près possible de la Très Grande Bibliothèque (le paradis absolu pour moi, où j’ai passé autrefois quelques étés).
Mais, je devrais passer d’un 8Om2 à… un studio . J’hésite. Qui n’hésiterait pas à ma place ?
Et Gallica n’est pas fait pour les chiens.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 22 h 46 min

Bloom bien vu le K raté ! pour dégommer les ratés, je sais pas si le K perdant existe ? le K perdant pour dégommer les perdants qui votent extrême droite.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 22 h 42 min

la Martin D45 ? mon Dieu quelle horreur !

c’est comme l’autre avec son SUBLIME concerto d’Albinoni : on ne parle pas des choses qu’on connait pas !

la D45 c’est un arbre de Noël, elles est fardée comme un concerto d’Albinoni, des décorations partout, une mocheté absolue, avec ses kilos de nacres elle ne sonne même pas !!!

non la D42 ! la pureté et l’épure des origines, le simple, l’efficace, la rondeur des formes et du timbre, l’enfance de l’art, l’art de la Reconnaissance, Botticelli, la petite enfance, l’enfance de Vénus, son visage ovale, pas rond mais ovale, une parfaite symétrie ovale avec son menton moins ovale, la Vénus de Botticelli, celle du coquillage et l’autre aussi, l’autre Vénus, je sais plus laquelle ? celle du printemps ! c’est ça, le printemps de Botticelli, même si elle ressemble plus à celle du coquillage, sa tête, son cou, ses épaules, ses hanches, ses fesse, harmonie parfaite, si on dessine des cercles concentriques on obtient aux intersections des vessies de poisson : Vesica Piscis, chaque cercle représente des forces qui s’opposent : bien et mal, chaud et froid, lumière et nuit etc… et le centre annihile ces antagonismes, d’où les poissons du Christ, forme d’amende, les mêmes que celles sur les façades des églises, à l’intérieur est sculptée la Vierge à l’enfant, le yin et le yang, le retour au source : voilà ce qu’est la Martin D42 !

la D45 c’est l’oeuvre du Diable !

x dit: 11 septembre 2019 à 22 h 40 min

Oui, pas terrible d’écorcher les noms propres ; d’habitude je me plante autrement, en le faisant commencer par ASC, j’ai dû vouloir replacer le « c » inemployé…

En échange d’une éventuelle clémence, je lui refilerai un tuyau : la prononciation correcte de son pseudo, qu’il semble ignorer d’après la vidéo aux côtés de Pierre Mari (le « l » ne s’entend pas , stɔːkɚ)

Bloom dit: 11 septembre 2019 à 22 h 35 min

vous faites du karaté ?

Le K raté, c’est un truc avec les poings, les pieds, une banane bien mûre et un type en Marcel qui vous provoque, n’est-ce pas?

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 22 h 30 min

Langoncet, à 22h24 , ce passage est excellent. Il faudrait l’envoyer à un mesquin de la ponctuation et des petits papiers collés sans intérêt.

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 22 h 27 min

toujours pas compris?
Si Court, j’ai compris que vous brassez du vieux papier, que vous lisez tout de travers, et rien d’autre. Un cuistre de l’akademie.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 22 h 25 min

Bloom il faut essayer de trouver d’où les gens parlent. sinon après ils vous noient dans des détails et on s’y perd.

le coup de la préparation physique pour les combats à venir c’est pas très zen comme attitude.

vous faites du karaté ?

Jean Langoncet dit: 11 septembre 2019 à 22 h 24 min

(Petite pique pour petite pique, un passage amusant dans le Dubois sur l’emploi du point virgule, cher à Passou)

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 22 h 21 min

le truc que je préfère avec vous Clopine c’est quand je recopie 10 extraits de bouquins de Chevillard, après je dis « j’espère que Chevillard ne va pas me piquer mes idées », et guidée par votre aigreur vous répliquez « quelle prétention de se prendre pour Chevillard ! »

c’est vrai que ça c’est un peu sournois, je le reconnais, on s’amuse comme on peut.

si un type que vous aimez bien vous montre un chien vous direz « quel beau chien »

et si vous n’aimez pas le type vous direz « m’enfin c’est même pas un chien, c’est un chat ! »

ça c’est drôle.

Bloom dit: 11 septembre 2019 à 22 h 18 min

voilà pourquoi Bloom nous bassine avec l’Inde ! parce qu’il aime les castes autant qu’il hait les… comment il dit déjà ? ça me revient : les perdants !

Bien vu, Sherlock. Les conneries qu’on peut raconter, hein?

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 22 h 12 min

par contre le frère toxico j’y crois pas trop, je veux comme raison valable pour devenir un réactionnaire.
encore que ?

MC dit: 11 septembre 2019 à 22 h 11 min

« On causait des estampes, Court, pas des Bibelots »
J’ai tenté de vous expliquer que Goncourt collectionnait l’un et l’autre. Japonaiseries et chefs d’œuvre. toujours pas compris?
Je suppose que vous prenez Hokusai pour un concepteur de bibelots…
Oui, les Goncourt étaient deucx, mais il a bien fallu au survivant continuer, non sans mérite, l’œuvre entreprise. Peut-être ne le saviez-vous pas?

Renato
Selon le Tome II de Goncourt il semble que Bergerat ait bénéficié d’une note de Narushima, « un des Japonais venus en France à l’occasion de l’Exposition ». Il ne peut s’agir de celle de 1867, je pencherais plutôt celle de 1878, la carrière de Bergerat décollant après 1871 quoi qu’on pense de ses œuvres. La réponse se trouve peut-être dans ses Mémoires d’un Gamin de Paris ou défile pas mal de monde.
Le tome I de « La Maison d’un Artiste » donne quelques éclaircissements. La note de Narushima est parue avant le livre de Dickins : Fuyaku Hiokukey: A hundred wiews of Fuji, cité en édition anglaise, London, 1880, transcription d’époque, lequel « ajoute » dit Goncourt en note quelques renseignements sur la Vie et l’Œuvre d’Hokusai ».
En bref, la notice de Narushima diffusée par Bergerat a constitué pour les français la première Bio d’Hokusai. (O-Kou-Sai, selon la transcription d’époque).
On ne peut pour finir passer sous silence le gout des enfants Gautier pour les Orientaleries, dont Judith avec Le Livre de Jade est la représentante la plus glorieuse. Or Bergerat a épousé une Gautier. L’envoi de la notice s’explique mieux dans ce contexte.
Bien à vous.
MCourt

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 22 h 07 min

mais c’est pas ça que je voulais écrire :

quel dédain pour mes enquêtes menées sur ce blog !

grâce à moi vous pouvez comprendre ce tropisme de Bloom pour l’Inde et ses castes.

la haine des pauvres, avec les castes et leur religion on est sûr que ce monde est immuable, pour l’éternité, c’est pas un indien qui fera la révolution.

voilà pourquoi Bloom nous bassine avec l’Inde ! parce qu’il aime les castes autant qu’il hait les… comment il dit déjà ? ça me revient : les perdants !

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 22 h 04 min

quel dédain pour mes enquêtes menées sur ce blog !

ma jeunesse n’a aucun intérêt, je ne suis pas « génération 60, ma frangine l’était, rouler à fond la caisse au volant d’une Jaguar Type E en écoutant sur son radio cassette Melody Nelson, l’espèce de cylindre avec une bulle à l’arrière qui ressemble à un spoutnik moi c’est plutôt « génération 70 », Gibson SG ou J160 sunburst, Gretsch, et la reine des reines : la Martin D-42 ! avec son petit filet à chevrons sur son dos en palissandre, c’était bien avant qu’un fils de milliardaire ouvre son usine au nord de San Diego : quand les Taylor ont débarqué c’était la fin d’un monde.

en ce temps le monde se divisait en 2 : ceux qui vivaient au jour le jour et ceux qui avaient une vision à long terme, le deuxième camp a gagné Clopine et après tout est parti en couille !

je ne suis pas nostalgique, même si j’avais un faible pour les gauchistes, je veux dire les femmes gauchistes, guitare en bandoulière je leur jouais « the fool on a hill » pendant qu’elles collaient leurs affiches, c’est l’époque de la roneo.

mais je ne suis pas nostalgique Clopine.

c’est drôle que vous aimiez voir en moi un sournois, j’imagine que c’est votre aigreur.

vous êtes une femme terriblement aigrie Clopine.

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 21 h 40 min

Petitix, vous vouliez écrire (à) Asensio?
Il est assez méchant pour ceux qui ne respectent rien, a fortiori son nom.

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 21 h 33 min

Et l’autre vieille toquee, qui vient salir le roman de Dubois, pour donner une leçon de dressage canin à la brayonne.

Décidément, Dubois a raison. Il y a des con.ne.s et les autres.

x dit: 11 septembre 2019 à 21 h 32 min

Quand on consulte l’article « perdant » sur le CNRTL, on tombe sur une citation tirée du Journal de Julien Green, année 1941 :
« Un mot sinistre d’un Français dont je ne veux pas écrire le nom : “Je ne joue pas les perdants”. Cela pour expliquer son ralliement à la cause de Vichy ».

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 21 h 30 min

Y’a quand même un truc qui pèche dans le Tibet d’Atlan. On ne dirait pas qu’elle y a passé dix ans?

A la limite, si tu restes à la bibli, tu lis une BD de Tintin, et tu en apprends bien plus.

rose dit: 11 septembre 2019 à 21 h 26 min

Delaporte dit: 11 septembre 2019 à 18 h 59 min

Les goûts de Ed en matière sexuelle sont choquants. Elle n’aime pas les arabes, pas les vieux. Elle préfère un bon fist-fucking avec des Espagnols, elle nous l’a dit. Que cela reste entre Européens. La relation proprement humaine l’intéresse peu. C’est une matérialiste intransigeante. le sexe, c’est physique, le sexe c’est l’amour et l’amour c’est le sexe. Voilà ce qu’il y a dans sa petite tête.

Et comme Ed, c’est vous, Delaporte, ainsi que et alii etc., voyez le topo.
Pas folichon.

christiane dit: 11 septembre 2019 à 21 h 25 min

@Clopine
Deux pages (181/182) du roman de Jean-Paul Dubois Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon. (éd. de l’Olivier)

« A l’appartement, Winona était rentrée. Sur le canapé, couchée à ses côtés, une petite chienne au pelage blanc dormait roulée en boule. « Je l’ai trouvée cette après-midi, abandonnée au bord du lac Manitou du côté de Sainte-Agathe-des-Monts. Elle était affamée et elle a un abcès à une patte Elle doit avoir six ou sept mois. On va la garder. On dirait une petite louve. » Nouk ne fut ni louve ni chienne d’apparat, mais un merveilleux animal, subtil, curieux de découvrir et d’apprendre le monde, attentif à nos peines devinées avant même d’être ressenties. La chienne devint très vite une part indissociable de notre vie, où elle s’intégra avec une aisance stupéfiante, sautant dans le Beaver lorsqu’il s’agissait de livrer un pêcheur, ou courant à mes côtés dans le parc Ahuntsic, quand après une belle tombée de neige, elle se roulait dans la poudreuse jusqu’à ce que son poil, imprégné, gorgé de ce cadeau de l’hiver, l’encombre et qu’elle s’ébroue en dispersant à la volée cette nuée de flocons dans l’air glacé.
Nouk mangeait avec nous, regardait un film avec nous et dormait à nos côtés après avoir tourné quatre ou cinq fois sur elle-même, ainsi que le lui avaient appris ses ancêtres, soumis aux règles de l’espèce et aux lois de la forêt.
Le soir tandis que nous attendions le retour de Winona, Nouk venait tout près de moi et glissait son museau entre mon bras et mes côtes flottantes. Et dans ce repaire sombre où rien ne pouvait arriver, qu’elle seule connaissait, elle me faisait comprendre tout un tas de choses que les hommes ont souvent beaucoup de mal à dire. Parfois elle entrouvrait un œil vers moi, juste pour me prévenir que maintenant, elle allait se taire et faire un petit somme. Il y avait tellement de conscience et de loyauté dans ce petit animal qu’au fil du temps je pris l’habitude de m’adresser à lui exactement comme à un humain, lui faisant partager le rythme et l’encombrement de mes journées. Et le plus étonnant, c’est que cela n’avait rien d’incongru. Je débloquais dans mon coin et Nouk m’écoutait et à sa façon me comprenait. L’effort qu’elle avait sans doute consenti pour décrypter le sabir des hommes, je le fis à mon tour pour déchiffrer toutes ses sortes d’aboiements et lire son langage corporel. »

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 21 h 11 min

Ah oui? Il ferait beau voir que ce roman de J-P. Dubois serve de prétexte à deux ou trois ignares , niveau école maternelle pour régler leurs comptes bloguesques, anciens et débiteurs… 😁

renato dit: 11 septembre 2019 à 21 h 00 min

Que l’un des héros du mouvement estudiantin traine avec un démocrate-chrétien qui se faire passer pour libéral m’amuse indéfiniment.

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 20 h 59 min

« Le Gagaku désigne les musiques et danses traditionnelles de cour, opposées au zokugaku (musique populaire). Ces musiques de cour sont jouées par les gakunin. Ce sont des œuvres vocales et instrumentales, souvent accompagnées de danses, qui ont des fonctions profanes ou religieuses. »

https://www.musicologie.org/sites/j/japon.html

christiane dit: 11 septembre 2019 à 20 h 57 min

@Lavande
J’apprécie aussi la lecture de Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois. Quel étrange roman où l’on est arraché en permanence entre passe et prison.
La vie dans cette cellule est vraiment stone. Le passé de Paul Hansen oscille entre poésie « loufoque » (oui) de ses aventures avec la farouche Winina et son hydravion brinquebalant, ses amis et cette horreur de « salopard incandescent », odieux, Sedgwick, qui voudrait bien assécher la tendresse et l’entraide dans L’Excelsior.
Le cheval qui traverse le pick up est inoubliable ainsi que les passagers décapités comme un œuf à la coque. Étrange écrivain farfelu et grave. Une sorte de Buster Keaton…

Jeudi 19 septembre, sur la 3, à 21h05, un très beau film pudique : Le Fils de Jean Scénario de P.Lioret et N.Carter d’après le roman de Jean-Paul Dubois. Ce Mathieu si bien interprété Par Pierre Deladonchamps est remarquable… étrange jeune homme venu à Montréal pour l’enterrement de son père qu’il ne connaît pas, ni ses frères.
Je vais mettre un extrait du roman (« Tous les hommes… » pour Clopine.

Clopine dit: 11 septembre 2019 à 20 h 47 min

Comment était Hamlet, quand il était jeune ? (un indice : son pseudo est justement celui d’un ado que le destin traîne littéralement hors de son lit, pour lui faire assumer des tâches dont il n’a que foutre, tuer beau-papa ou aller s’inscrire à Pôle Emploi…)

Perso je l’imagine petit, blondinet, avec comme une envie de ressembler à Dutronc mais finalement plutôt comme Elie Kakou.

Quand même pas Houellebecquien non plus, hein, faut rien exagérer.

Mais un petit quelque chose de sournois dans le regard, en même temps qu’une main posée noblement sur le coeur…

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 20 h 29 min

« empathie de l’homme pour la nature versus absence d’empathie de la nature pour l’homme. »
Ouhla, c’est déifier la nature, ça.

Les risques naturels, tu connais ? Ils s’evaluent. C’est une protection statistique. Alors tu choisis ton mode, 10, 50, 100 ans, ou plus.

Là où tu rejoins C. Atlan, c’est qu’elle cite Malraux, qui compare des édifices religieux, japonais, ephemeres ET reconstruits, a Ise, et la construction des cathédrales.

Bérénice dit: 11 septembre 2019 à 20 h 27 min

Hamlet, j’entendais ce matin l’avis tres sombre sur l’état du monde de J Franzen , il pense que le GIEC minimise les chiffres des données et en gros que c’est irrémédiablement fichu. Les scientifiques ont réagi, mais pour finir quelles actions essentielles et globales?

Bloom dit: 11 septembre 2019 à 20 h 21 min

Désolé, et alli, je n’avais pas lu les coms consacrés à E. de Waal.
The White road,consacré à la céramique chinoise et qui a suivi The Hare, n’est pas du même tonneau, hélas…

renato dit: 11 septembre 2019 à 20 h 19 min

Vous, vous égarez en chemin hamlet : l’errance est un agir individuel et n’a pas pris fin en 70, simplement on en fait pas marché ni on l’emploie pour faire son intéressant sur un blog ou au bistrot. Enfin ! il faudrait ne pas réagir comme un animal spinale, mais oublier les codes obsolètes du mouvement estudiantin — les obsolitudes —, et prendre quelques informations.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 20 h 15 min

quand un homme voit venir vers lui, se déplaçant à 200 kms à l’heure, une vague de 12 mètres de haut, la première chose qui vient à l’esprit c’est le manque d’empathie de cette vague.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 20 h 14 min

closer a raison de dire que la culture japonaise les poussent à une empathie avec la nature.

les japonais construisent les centrales nucléaires sur des failles tectoniques, ensuite ils allument des bougies dans les temples de Kyoto et ils prient.

empathie de l’homme pour la nature versus absence d’empathie de la nature pour l’homme.

Marie Sasseur dit: 11 septembre 2019 à 20 h 05 min

« Milan Kundera utilise la métaphore à propos de l’éclaircissement apporté par le passage du temps. »

Et c’est assez gonflant, cette facilité meteo. Demandez à Passou ce que ça fait de se sentir perdu dans le brouillard, sûr qu’à ce moment là tu ne penses pas à la littérature, et encore moins à C.F. Ramuz, hein Passou.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 20 h 03 min

« errer de l’avant »

renato a raison de dire que cela définit les années 60, la décennie d’errance et de l’erreur.

le « romantisme de la loose » a pris fin en 1970.

l’ultra libéralisme définit un état de guerre permanent entre winners et loosers où ces derniers sont destinés à ne jamais emporter la victoire.

Walter Benjamin, l’horloge, le temps, le tournant…

si le winner trouve son Messie avant de l’avoir cherché, le looser doit attendre le tournant où sa défaite construit l’image du Messie qu’il attendait.

Bloom a raison de s’entrainer au combat rapproché, la topologie citadine a créé les angles morts des rues d’où peuvent surgir nos ennemis.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 19 h 54 min

petit éloge de l’aspérité
petit éloge du dos d’âne
petit éloge du grain de sable
petit éloge de l’erreur
petit éloge de l’erratique

Musil a écrit qu’au lieu de dire « aller de l’avant » il nous faudrait plutôt dire « errer de l’avant »…

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 19 h 50 min

de la complexité du monde, le monde doit rester complexe pour permettre tisser un espace thérapeutique, biopolitique, de ce qui génère de la vie à même le désordre des choses. Inversement, c’est d’une mauvaise compréhension de ce constat ontotopologique de base qu’émerge cette idée , dont dépend la compréhension courante du global, selon laquelle étendre un réseau équivaut à créer de l’espace….

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 19 h 37 min

x : « Nous traversons le présent les yeux bandés. Tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de vivre. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens. » (MKundera)

parce que Kundera n’est jamais arrivé pas à intégrer la complexité. Ce n’est qu’une conséquence de ses attitude et de ses attentes ; des ses spéculations inutiles et vieillottes — il me rappele les années 60, les arguments conduits à sa manière par les velléitaires du mouvement estudiantin…

gisèle dit: 11 septembre 2019 à 19 h 08 min

.ET Alii 18h. Excellente idée de parler de Edmund de Waal. »the hare with amber eyes ». Pour tous les amoureux de l’art de la céramique, surtout de la porcelaine. Une idée différente.Un livre sur Bernard Leach.Professeur pendant un temps, remarquable,inoubliable pour ses étudiants.
Le site Wiki est très bien organisé et il donne les références de ses livres, ses expos. Passionnant pour ceux qui aiment la porcelaine, et pour une connaissance des milieux artistiques,à Paris notamment.

Bloom dit: 11 septembre 2019 à 19 h 04 min

Edmond de Goncourt possédait 140 netsukes

Et alii, vous connaissez le chef d’œuvre de Edmund de Waal, Le lièvre aux yeux d’ambre, qui narre le voyage des netsuke acquis par les ses aïeux, les Ephrussi, entre Odessa et Tokyo, via le Paris des impressionnistes et la Vienne de l’Anschluss? 264 netsuke sauvés de la rapacité nazie par la bonne de la famille…
Un des dix plus beaux livres qu’il m’ait été donné de lire.

Delaporte dit: 11 septembre 2019 à 18 h 59 min

Les goûts de Ed en matière sexuelle sont choquants. Elle n’aime pas les arabes, pas les vieux. Elle préfère un bon fist-fucking avec des Espagnols, elle nous l’a dit. Que cela reste entre Européens. La relation proprement humaine l’intéresse peu. C’est une matérialiste intransigeante. le sexe, c’est physique, le sexe c’est l’amour et l’amour c’est le sexe. Voilà ce qu’il y a dans sa petite tête.

Delaporte dit: 11 septembre 2019 à 18 h 55 min

« Tout à fait. Delaporte est aussi bien ma came au niveau de la personnalité que de l’âge. Je vous fiche mon billet qu’il est canon… »

Je ressemble à Brad Pitt.

Patrice Charoulet dit: 11 septembre 2019 à 18 h 52 min

H muet ou h aspiré ?

A la radio, j’entends une députée macroniste dire ceci : «  ça risque de rendre les débats un peu plus zouleux. » H aspiré, Madame!Si vous me lisez, mais j’en doute, songez que l’on dit « la houle » et non pas « l’houle ».
Il y a quelque temps , j’ai entendu à la télé un célèbre polémiste, dans un débat , dire et répéter : « Ils zurlent, ils zurlent ! ». Ce n’était pas mieux.
L’usage doit guider. La connaissance de l’étymologie, aussi. Mais tout ça demande qu’on l’apprenne et qu’on ouvre des livres.En particulier,si l’on a un doute, le meilleur de tous les livres : le dictionnaire.

et alii dit: 11 septembre 2019 à 18 h 49 min

la tsuba:
Car cette garde de sabre est devenue, à partir du 16 ème siècle, à la fin des guerres internes au Japon et sous l’égide des Tokugawa ou époque Edo (1603-1868) un objet d’art, et une grande part de sa description est liée à son ornementation. Elle sert dès lors à marquer l’appartenance sociale de son possesseur ainsi que d’exprimer ses idéaux et convictions. La matière, initialement en fer (tetsu) peut aussi être en métaux mous (cuivre rouge ou jaune, argent, or, alliages) ; la forme peut-être ronde (marugata) ou bien carrée à angles arrondies (kaku gata), rectangulaire (aori gata) ou hexagonale, ovale, losangique, en croix, en chrysanthème reprenant l’emblème de l’empire, octogonale, ect… Son surfaçage (chi no shori) peut être poli, martelé, granuleux, granuleux « en œufs de poissons », martelé au poinçon imitant la pierre, ou avec effet de vague ; les tsubas peuvent être ajourés. Elles peuvent être gravés au burin, ou porter des incrustations (zogan), des motifs en laiton, et s’ornent de motifs naturels (floraux, animaux) fabuleux ou guerrier, ou de symboles bouddhistes.

Mais rien de tout cela ne compte si on ne réalise pas que la tsuba, contrepoids du fer offensif, masculin et actif de la lame foncièrement YANG, est toute entière de nature YIN et forme un couple parfaitement ZEN qui est le sabre.
http://www.lavieb-aile.com/article-tsubas-inro-et-netsuke-sur-les-traces-des-goncourts-au-musee-departemental-de-quimper-exposition-115309270.html

Bloom dit: 11 septembre 2019 à 18 h 15 min

J’ai toujours eu de la sympathie pour les perdants», disait Robert Frank.
dans libé

Oui, ça ne coûte rien et ça fait de bonnes photos. Bien sûr,et alii, les losers sont sympathiques, surtout quand on ne vit pas avec et qu’ils ne prennent pas le pouvoir comme les ‘fascisti’ du 1900 de Bertolucci…C’est le frère d’un ancien tox qui parle…le romantisme de la lose, très peu pour moi, suffisamment morflé, merci…

Baroz, tu es pur esprit, tu baises propres, tu chies propre, rien en toi d’animal…J’me marre!
J’ai toujours eu une certaine dilection pour la baston, qu’arts martiaux et rugby ont permis de sublimer…quand tu vieillis, tu prends la méthadone de la joute verbale…un peu tard pour se refaire…

Ed dit: 11 septembre 2019 à 18 h 10 min

« Esssaye voir peut-être avec Delaporte qui est un homme charitable, cultivé et souvent très drôle. »

Tout à fait. Delaporte est aussi bien ma came au niveau de la personnalité que de l’âge. Je vous fiche mon billet qu’il est canon…

et alii dit: 11 septembre 2019 à 18 h 01 min

À travers le périple de 264 miniatures japonaises, un céramiste renommé retrace l’ascension et le déclin de sa famille, les Ephrussi, de riches banquiers juifs installés à Odessa, Paris et Vienne. Son enquête, nourrie par le raisonnement historique, suggère que la littérature est pleinement compatible avec les sciences sociales.
https://laviedesidees.fr/Le-tresor-des-Ephrussi.html

et alii dit: 11 septembre 2019 à 18 h 00 min

Céramiste reconnu, Edmund de Waal en est l’un des derniers descendants. Il a puisé dans les archives familiales et le passé de ses ancêtres pour raconter leurs vies à travers le prisme insolite d’une collection de netsuke, des miniatures japonaises sculptées, qui ont miraculeusement échappé aux tragédies de l’Histoire et dont il est aujourd’hui l’héritier. Cette collection va passer de main en main, changeant de pays et de propriétaires. Elle appartient d’abord à Charles Ephrussi, célèbre figure parisienne, ami d’Auguste Renoir et de nombreux impressionnistes, qui inspira à Proust le personnage de Swann. Il l’offre à son cousin viennois en cadeau de mariage. De Paris à Vienne, les netsuke traversent la Belle Epoque, assistent à la montée de l’antisémitisme avant d’échapper au pillage nazi grâce au dévouement d’Anna, une vieille servante qui les restitue à la famille après la guerre. Il fallait la sensibilité d’un artiste comme Edmund de Waal pour faire revivre une époque et des hommes à travers les objets qu’ils possédaient. De la splendeur des Ephrussi ne reste que cette collection de miniatures, réalisées par des artistes anonymes, témoin de la fragilité de la condition humaine.

D. dit: 11 septembre 2019 à 18 h 00 min

Eh oui. Fausse joie. Des fois on s’imagine que et puis c’est la grosse déception. C’est à cause de l’imagination qui travaille.
Esssaye voir peut-être avec Delaporte qui est un homme charitable, cultivé et souvent très drôle.

x dit: 11 septembre 2019 à 17 h 34 min

Milan Kundera utilise la métaphore à propos de l’éclaircissement apporté par le passage du temps. Il s’agit chez lui d’une caractéristique de « lecture » et non d’écriture ou de création artistique (d’émergence de la forme d’une œuvre).

L’examen rétrospectif, avec du recul, est toujours plus facile que dans le feu de l’action, alors que l’éventail des possibles ne s’est pas encore refermé.
Dans l’après-coup, tout paraît évident (notamment les rapports de cause à effet, effaçant tout hasard, tout aléatoire), limpide (menaces comme espoirs non réalisés, événements concomitants mais sans liens ont disparu silencieusement du tableau et n’encombrent plus nos représentations, les constats erronés, les fausses prévisions ont perdu l’autorité que pouvait leur conférer le prestige de leurs énonciateurs), et simple (on oublie, souvent involontairement, ce qui compliquait la perception du présent, au risque de gommer la complexité de l’existence vécue).
Pour MK, il s’agit de pointer l’illusion téléologique d’une certaine lecture du passé, pas du tout désintéressée : celle de la (fausse) logique des procureurs (ou parfois, plus rarement, des thuriféraires).
(Il arrive d’ailleurs qu’à l’occasion des changements de régime ou des changements idéologiques, les mêmes actes voire les plus légers « indices » soient relus de manière tout aussi forcée, d’abord dans un sens puis dans l’autre, le criminel devenant vertueux ou vice-versa.)

Dans Risibles Amours :
« Nous traversons le présent les yeux bandés. Tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de vivre. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens. »

Dans Les Testaments trahis :

« Les chemins dans le brouillard »
« TolstoÏ polémique contre l’idée que l’Histoire est faite par la volonté et par la raison des grands personnages. […] Tolstoï dessine l’espace métaphysique dans lequel ses personnages se meuvent. […] Ne connaissant même pas le sens objectif de leurs propres actes [par lesquels ils participent « inconsciemment » aux événements dont « le sens leur échappe »] ils avancent dans leur vie comme on avance dans le brouillard. » (909)

D. dit: 11 septembre 2019 à 17 h 12 min

Ed, je marque peut-être des points mais ça n’aboutira à rien, je ne fais que plaisanter ici. Rien d’autre que ce petit jeu. Ce qui est très bien tant pour toi que pour moi.
N’imagine pas que. Et je n’ai jamais imaginé que.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 17 h 01 min

Jazzi, non je crois que c’est moi qui ai réussi par finir à l’énerver.

j’aurais aimé qu’il s’énerve un peu plus.

c’est dans ces situations d’énervement extrême qu’on peut découvrir l’intériorité profonde des individus.

sur ce coup je suis même un peu déçu.

Jazzi dit: 11 septembre 2019 à 16 h 42 min

« Être démocrate, c’est aussi un peu vivre dangereusement, non ? »

Là, c’est ton goût de la castagne qui reprend le dessus, Bloom. Tes origines primaires et barbares, proche de celles du primate !

Bloom dit: 11 septembre 2019 à 16 h 38 min

Où étiez-vous le 11 septembre et que faisiez-vous au moment où les deux avions percutèrent les tours, un troisième s’encastra dans le Pentagone et un quatrième s’écrasa en Pennsylvanie?

Bloom dit: 11 septembre 2019 à 16 h 34 min

comme vous le disiez tous ces pauvres imbéciles perdants finissent toujours un jour ou l’autre par voter pour l’extrême droite, vous imaginez un peu la galère si on continue de les autoriser à voter ?

Suis prêt pour la galère, hamlet. Me demande d’ailleurs si quelque part je ne la souhaite pas, cette galère-là. Histoire de mettre en pratique quelques techniques de combat rapproché, et de « me payer » quelques fafs en hommage au bon vieux temps où l’on montait la garde autour du lycée, chaines de vélo à la main, attendant avec impatience que les types du GUD reviennent foutre le souk dans les parages avec leurs gants noirs et leurs cheveux coupés façon 16e…Belle époque.
Être démocrate, c’est aussi un peu vivre dangereusement, non?

renato dit: 11 septembre 2019 à 16 h 30 min

Ce n’est la faute de personne si vous n’arrivez pas à intégrer la complexité, hamlet. Ce n’est qu’une conséquence de votre attitude et de vos attentes ; des vos spéculations inutiles et vieillottes — vous me rappelez les années 60, les arguments conduits à votre manière par les velléitaires du mouvement estudiantin.

Ed dit: 11 septembre 2019 à 16 h 23 min

Et bien sache que ca marche dédé. Tu marques des points.
Mais n’oublie pas que je ne flirterai jamais avec un homme possédant déjà un chat.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 16 h 14 min

je veux bien faire semblant d’être d’accord avec ceux pour qui tout est clair, n’empêche c’est l’extrême confusion pour tout le monde sur cette terre !

même les abeilles.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 16 h 13 min

si aujourd’hui une Erasme écrivait un « éloge de la folie » c’est sûr qu’il ne se ferait pas que des amis sur ce blog…

on lui répondrait : mais enfin, ce monde n’est confusion que pour vous ! vous voulez étendre votre esprit confus à la terre entière gros fada que vous êtes ?

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 16 h 09 min

« renato dit: 11 septembre 2019 à 15 h 39 min

« à savoir un truc qui soit plus en accord avec le monde actuel où tout le monde est paumé et vit dans l’extra super brumeux… »

Tout le monde ?! toujours projeter sa confusion mentale sur les autres.
 »

oui, vous avez raison : pas tout le monde.

pas tout le monde juste certaines personne dont je suis.

par contre pour toutes les autres : pablo, renato, la plupart des philosophes, des hommes politiques, des économistes et d’autres qui ont tout compris de tout et sui ont réponse à tout etc… ce monde est cohérent et clair comme l’eau de roche.

désolé renato, voilà j’ai corrigé !

Ed dit: 11 septembre 2019 à 15 h 54 min

« oeufs mollets aux épinards, sauce blanche à la crème »

C’était mon plat préféré à la cantine (près de Chartres). Fait maison ? Je n’en ai jamais remangé depuis ce temps, c’est fou.

D. dit: 11 septembre 2019 à 15 h 54 min

Vous avez bien raison, renato. Personnellement je ne le suis aucunement.
J’ai connne laitue qui l’était complètement, pommée de chez pommée. Ça ne l’a pas empêché de monter très pendant que les autres faisaient des salades. Comme quoi.

renato dit: 11 septembre 2019 à 15 h 39 min

« à savoir un truc qui soit plus en accord avec le monde actuel où tout le monde est paumé et vit dans l’extra super brumeux… »

Tout le monde ?! toujours projeter sa confusion mentale sur les autres.

Lavande dit: 11 septembre 2019 à 15 h 27 min

Oui Jazzi.
Pour les Chiliens aussi :

« Le coup d’État du 11 septembre 1973 au Chili est un événement marquant de l’histoire du Chili. Le mardi 11 septembre 1973, le gouvernement du président démocratiquement élu Salvador Allende (socialiste) est renversé par un coup d’État militaire.

Le coup d’État a été planifié par les commandants en chef des trois armées et le chef de la police, et dirigé par le général d’armée Augusto Pinochet. Il a lieu dans un contexte de crise et de forte polarisation politique, sociale et économique, avec une opposition entre le pouvoir exécutif et les pouvoirs législatif et judiciaire. Il intervient notamment deux mois après le Tanquetazo, une première tentative de coup d’État (juin 1973). Le coup d’état est activement soutenu par les États-Unis.

Salvador Allende se suicide lors du siège du palais de la Moneda. À la suite du coup d’État, la junte militaire prononce la dissolution du Congrès national, des conseils municipaux, des syndicats et des partis politiques. La liberté de la presse est abolie, le couvre-feu instauré. Toute forme de littérature rattachée au socialisme est interdite et les opposants au régime arrêtés, exilés, torturés ou exécutés. La dictature militaire dirigera le pays jusqu’en 1990. »
(wikipedia)

renato dit: 11 septembre 2019 à 15 h 24 min

« … la thèse blasphématoire », etc.

Marc Court, le sumi-e (peinture à l’encre) ou suiboku-ga (image à l’eau et à l’encre) arriva de Chine grâce au moins zen vers le VIIIe siècle.

Avez-vous la référence de la monographie japonaise sur Hokusai adressée à Bergerat ?

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 15 h 21 min

Mr Court vous n’avez rien sur les livres qui naissent d’un chaos brumeux ?

en général c’est le philosophes qui sortent du chaos pour brumeux pour aller vers la lumière.

jusque là les écrivains n’osaient pas trop le dire, même s’ils le pensaient, ç’aurait été un manque de modestie, ou de pudeur de le dire.

maintenant ça ne pose plus problème à personne tellement on est habitués aux confidences.

si quelqu’un réussit à trouver un écrivain qui part de la lumière pour aller le chaos brumeux je suis preneur !

le retour vers le brumeux c’est exactement le truc qu’il faut pour ma santé mentale.

à savoir un truc qui soit plus en accord avec le monde actuel où tout le monde est paumé et vit dans l’extra super brumeux…

le chaos brumeux ! un spécialiste du chaos brumeux ! ah putain le pied !

et pas des mrs et mmes je sais tout et qui ont réponse à tout comme notre espingouin de service.

hamlet dit: 11 septembre 2019 à 15 h 13 min

Bloom, ah bon ? n’empêche que ça recommencera sous une autre forme !

si on interdisait carrément le vote à tous ceux qui touchent moins de 10 mille euros par mois ça règlerait pas mal de problèmes dans le monde.

et pareil pour tous ces imbéciles qui votent pour le Brexit ou pour Trump, tous des qi inférieurs à 80 !

comme vous le disiez tous ces pauvres imbéciles perdants finissent toujours un jour ou l’autre par voter pour l’extrême droite, vous imaginez un peu la galère si on continue de les autoriser à voter ?

MC dit: 11 septembre 2019 à 15 h 03 min

La collection de Goncourt se trouve détaillée en 1881 dans La Maison d’un Artiste. Si le Cabinet d’Exstreme-Orient est surtout constitué d’objets, il n’en est pas de meme de la Collection d’albums figurant au Chapitre de l’Escalier, qui dénote une belle collection, dont les vues du Fuji-Yama d’Hokusai.
En aucun cas ici Goncourt ne se pose comme initiateur de la découverte de l’art japonais.il cite au contraire très précisément les publications érudites. (Bracquemond, Mitford, et, pour le plaisir, une monographie érudite japonaise sur Hokusai adressée à Bergerat!) Ajouterais-je qu’il soutient la thèse blasphématoire pour des nipponophiles que l’art japonais doit beaucoup à l’art chinois?!
Bien à vous.
MC

Delaporte dit: 11 septembre 2019 à 14 h 27 min

« Si on pouvait clore la parenthèse Delaporte ce serait obligeant de votre part. »

C’est vous qui avez remis ça sur le tapis avec le clip du rappeur, Chantal.

Bloom dit: 11 septembre 2019 à 14 h 00 min

hamlet, à votre QI, j’opposerai le QC.
Les juges écossais, soutenus par plusieurs QC (Queen’s Counsel, la crème des avocats) ont déclaré la prorogation du Parlement inconstitutionnelle. Un pas de géant pour la démocratie.
BoJo le vilain aurait-il entubé Queen Bess?
« Dominic Grieve, the former Conservative attorney general (ministre de la justice) and one of the 21 MPs who had the whip removed last week after rebelling over Brexit, has told BBC News that, if Boris Johnson misled ( a trompé) the Queen about the reasons for prorogation, he should resign ». (The Guardian)

Never a dull moment,aurait dit Rod Stewart. Le feuilleton continue de plus belle, un tantinet plus palpitant que le Modem et ses manips comptables d’apothicaire rouennais.

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