de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Gloria victis !

Gloria victis !

Quand on n’est pas soi-même conservateur, réac, daté ni ringard, il faut oser s’emparer d’un genre tel que le roman historique, qui pâtit depuis des lustres de cette réputation aux relents de naphtaline, pour espérer le renouveler. Ce défi, un écrivain français l’a déjà relevé en quelques livres à peine (édités par Actes sud à l’exception du premier chez Léo Scheer) ; et il a tenu son pari sur la durée avec un tel brio que l’on se demande s’il n’a pas réinventé l’un des plus vieux genres littéraires.

Pour autant, le discret Eric Vuillard ne la ramène pas. Régulièrement remarqué par les grands jurys d’automne, il est tout aussi régulièrement abandonné en route, comme si un écrivain d’histoire ne pouvait décemment pas figurer dans des palmarès rongés par l’autofiction, l’écriture blanche et la peoplelisation. Sa manière s’articule entre le roman et l’essai, lequel s’enrichit de tout ce qu’il peut gratter du côté de la socio-histoire, du regard en profondeur des anthropologues, de la recherche historique, sans oublier les patrons, Michelet et Hugo.

Pour l’essentiel, il s’est consacré à la conquête du Pérou par Francisco Pizarro et à la chute de l’empire Inca (Conquistadors, 2009) ; à ce que la violence de la première guerre mondiale a d’insaisissable avec dans les premiers rôles le stratège Alfred von Schlieffen, Bismarck et Foch bien sûr, mais aussi Gavrilo Princip et Sophie Chotek (La bataille d’Occident, 2012) ; au partage de l’Afrique à Berlin en 1884 avec en prime l’achat d’un pays par le roi des Belges qui en fait sa propriété privée (Congo, 2012) ; l’histoire des spectacles de masse de Buffalo Bill Cody et des massacres d’Indiens à travers le Wild West Show dans l’Amérique des années 1890 (Tristesse de la terre, 2014) ; enfin et la prise de la Bastille au moment où le peuple entre en fusion du point de vue, un récit diffracté venu d’en bas, parmi des émeutiers ordinaires à partir de leurs propres témoignages confrontés aux archives de la police, sur l’affrontement de la violence populaire et de celle du pouvoir (14 juillet, 2016). Un bandeau pourrait ceindre cet ensemble :

« Gloria victis ! » (gloire aux vaincus ! par opposition  au « Malheur aux vaincus !  » qu’aurait lancé Brennus, chef des gaulois Sénons après la prise de Rome en 390 av. J.C.)

Autant de récits, c’est bien le terme précisément élu par l’auteur en sous-titre de chacun d’eux, des livres engagés donc politiques, où l’écriture est toujours très tenue, dense et serrée, griffue et elliptique, mais d’une élégance assurée. On voit son projet se dessiner de livre en livre comme autant de degrés : épier les mouvements de la vie collective, rendre un visage aux invisibles, restituer l’événement à la foule sans nom pour mieux la raconter, ce qui n’immunise pas contre certaines naïvetés dans la relecture parfois idéaliste des faits. En mettant en tension des noms propres que la postérité a consacrés, il attend de la littérature d’histoire qu’elle nous « dégrise » et nous aide à nous défaire des mythes. Son statut d’écrivain l’y autorise autrement qu’un historien, la littérature étant par excellence le lieu de la liberté de l’esprit :

« Si je veux mettre à côté de ces géographes en habit un nègre du Congo et si je veux, sur la banquette du carrosse, déposer un panier et si, dans le panier, je veux mettre quelques-unes de ces petites mains mutilées que j’ai vues sur les photographies les plus émouvantes du monde, qui peut m’en empêcher ? »

Son premier souvenir historique, sa mère le lui a raconté car il n’était âgé que de quelques jours : sur le balcon de l’appartement familial, il vit son père sur une barricade à Lyon en 1968… S’il devait le traiter à la Vuillard, ce serait en conjuguant le temps bref et rapide de l’événement saisi en instantané, avec la longue et lente réflexion mélancolique qu’il suscite en s’inscrivant dans l’histoire d’un homme, d’un groupe, d’une ville, d’un pays… Eric Vuillard cherche dans le passé le lien avec notre temps, ce qui entre en résonance avec nos actuelles angoisses ; des échos non pour les dissiper mais pour les mettre en perspective. Il pratique la concordance des temps. En voilà un qui doit écouter France culture le samedi matin… Et quand l’Histoire est muette, vide de témoignages ? c’est justement là, dans cette brèche, que la littérature doit s’engouffrer pour donner voix à ce qu’il a qualifié d’une expression saisissante, dans un long entretien aussi bien parlé qu’il écrit, accordé au site alternatif proche du groupe de Tarnac Lundi matin : 

«une souffrance sans archives”.

(« Image de la première guerre mondiale » photo D.R.)

 

 

Cette entrée a été publiée dans Histoire, Littérature de langue française.

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commentaires

801 Réponses pour Gloria victis !

christiane dit: 1 février 2017 à 8 h 24 min

@Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 23 h 33 min
Oui, je préfère aussi ses plongées dans le libre tissu de ses « Vies minuscules » ou dans celui historico-critique des « Onze » de votre ami W. (Je dis ami car vous vous cherchez partout… L’invective vous tenant lieu de témoin de présence… )
Bon, nous sommes appelés à l’étage d’au-dessus ! Nouveau billet, nouvelle problématique.

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 23 h 33 min

Christiane, c’est un portrait d’écrivain par un écrivain. Peut-être y avait-il une fascination à mettre à distance. Son Rimbaud n’est pas non plus le livre de lui que je préfère. Il n’y a peut-être pas d’exercice plus difficile pour un écrivain que de parler d’un autre écrivain. Les grands exemples existent peut-être mais ils ne viennent pas spontanément à l’esprit, c’est le moins qu’on puisse dire. Nadar a laissé un portrait magnifique de Baudelaire, mais il n’est pas écrivain. Proust a mieux réussi , mais il a commencé par pasticher, ce qui lui a sans doute facilité la tache.

christiane dit: 31 janvier 2017 à 23 h 09 min

Ross, 21h34
Le mieux c’est de l’écouter en parler…
https://www.youtube.com/watch?v=hZzePkVIoIA
J’avais parlé de roman autobiographique et de narratrice. C’était justement pour appuyer comme elle le fait sur les notions d’exil… Quant au sud-ouest, elle en parle trop bien pour ne pas y avoir vécu longtemps.
Et puis on écrit toujours à partir de ce que l’on est même à travers une fiction…
Bon, bonne soirée. J’ai envie de lâcher l’ordi !

christiane dit: 31 janvier 2017 à 22 h 49 min

@Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 19 h 56 min
Flaubert ? Que pensait-il de Flaubert ?
C’est dans Corps du roi (Verdier) (Page 19 à 45) « Corps de bois », le deuxième texte, du livre tout entier consacré à Flaubert, que je cherche une réponse. Ne pouvant citer les vingt-cinq pages je tente une traversée (ce qui fera rire Boudegras !) !
Ça commence à Croisset. Il imagine Flaubert dans le jardin. Il a fini la première partie de Madame Bovary, se sent heureux, satisfait et l’écrit à Louise Colet…
Puis tout bascule. Le texte devient vraiment étrange.
Flaubert porterait « un masque qui lui fit la peau et avec lequel il écrivit des livres », masque qu’il ne put retirer, s’obligeant à rester en représentation, jouant le rôle de l’écrivain, feignant de ne pas avoir de vie personnelle à cause de la littérature.
Il l’imagine, alors, vrai, privé de tout : pommiers, forêts, de Louise Colet, de ses rires et ses pleurs, le sent absent, (« puisque tout est dans sa tête »), plein de doute, de désespoir, ne sachant pas encore qu’il est « un grand écrivain ». Il n’est pas encore « roi »…
Il le sera, « un roi à la couronne fragile » qui doutera qu’il y ait une bonne, une « grande littérature », tout en étant à l’origine, (« père de misère »), d’une lignée posthume (Mallarmé, Bataille, Proust, Genet, Duras, Leiris…).
Michon en dresse un portrait peu flatteur (corps de colosse,lourdingue, bovin…) opposant son « moi » social et son « moi » d’écrivain. Il semble à la fois l’admirer et vouloir le ridiculiser. Il doute de l’entreprise de Flaubert « vouloir écrire un livre qui se tienne par son style, un livre sur rien ». Une écriture qui le tiendrait à distance de sa création. Un renoncement à son moi personnel.
« Je suppose un homme probable. je le fais naître à Rouen je l’appelle Gustave Flaubert…. »
Et nous, lecteurs tanguons entre ce Flaubert imaginaire et celui que nous croyons connaitre à travers sa correspondance et son œuvre.
« Corps de bois » ? arbre (corps) et feuillage (livres)… C’est un texte déconcertant, placé entre le portrait de Beckett et celui de Faulkner.
Et Michon, là-dedans, où se glisse-t-il ? Quel portrait fait-il de lui, écrivain, de livre en livre ?

Sergio dit: 31 janvier 2017 à 22 h 47 min

N’empêche y a des Romanos qui vivent dans des remorques à quatre cents millions c’est ote chose que le bout de grange à Chmoldu…

Sergio dit: 31 janvier 2017 à 22 h 26 min

Mais des bidets y en a plus ça fait bonbon ! Des jacuzzi des maelstroms de l’eau bouillante au galop et même sans eau, ou encore des réseaux aquatiques comme celui de Gaston pour son Bubulle…

Jean Langoncet dit: 31 janvier 2017 à 22 h 20 min

Et ce réflexe grégaire qui fait dire à tous les libres demeurés en puissance : « mais alors pour qui voter ? » … De la maturité politique et de la démocratie, introduction

Ross dit: 31 janvier 2017 à 21 h 34 min

@19.23 autobio chez A-lise Roux,Christiane?Pas trouvé.Tout le sel.Elle réussit à brosser le portrait litteraire& socio d’une communauté entière.Et dans quelle langue!Poésie,métonymie.elle explose Mauvignier et consorts.saluons A.Saumont.

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 21 h 30 min

A propos du roman dit « historique », cette petite notation que je trouve dans un carnet vieux de quinze ans.

« Alexandre Dumas : « L’histoire est le clou auquel j’accroche mes romans ». Il y a tant de gens pour qui le roman est le clou auquel ils accrochent leur histoire qu’on ne peut décidément pas lui en vouloir. »

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 20 h 30 min

3 à 5 ans de prison requis contre le soldat israélien Elor Azaria qui avait abattu un palestinien à terre. Conséquences en Israël ?

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 20 h 13 min

La droite et l’extrême droite ! C’est idem pour Marine LP. Elle doit payer avant minuit 340 000 €.

Delaporte dit: 31 janvier 2017 à 20 h 09 min

Enquête pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, et, ce soir, nouvelles révélations du Canard précisant le montant détourné par Penelope à 900 000 € : le navire Fillon est en train de couler, ça cède de partout… et la droite avec.

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 19 h 56 min

Christiane, Pierre Michon a semblé très étonné par l’allusion à Flaubert et surtout au Trois Contes, comme vous savez le Saint des saints, ce qui du reste se comprend. Impossible de vous en dire davantage, sans doute par répugnance personnelle pour tous les témoignages du genre « je l’ai rencontré » ou je « l’ai bien connu quand il était jeune ». Qu’a-t-on rencontré ou connu? La plupart du temps personne et rien du tout. Et aussi parce que j’ai depuis longtemps le sentiment que la moindre conversation avec un contemporain, même la plus anodine, relève de l’inviolable secret. On ne se refait pas.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 19 h 36 min

En fait Fillon a 15 compte en banque…! Un simple compte au crédit agricole, qu’il dit, le Fifi… Ah, il est dans de beaux draps, tiens, le Fifi !

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 19 h 34 min

Christiane, notre petit échange était donc dans l’air du jour. Toujours étonnants, ces petits carambolages, comme des signes d’adieu (mais qui dit adieu? c’est toute la question).

christiane dit: 31 janvier 2017 à 19 h 29 min

@Janssen J-J dit: 31 janvier 2017 à 19 h 17 min
Espiègle clin d’œil à MàC. Hâte de le lire à nouveau.

Janssen J-J dit: 31 janvier 2017 à 19 h 27 min

Je n’avais pas percuté que vous nous annonciez la disparition d’Annie Saumont. Une vieille dame discrète, une traductrice remarquable.

christiane dit: 31 janvier 2017 à 19 h 27 min

@Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 17 h 51 min
Ce que vous dîtes de l’écriture de Michon est passionnant et vous l’avez rencontré… Est-il facile de parler avec lui de son écriture, de ses romans ?

christiane dit: 31 janvier 2017 à 19 h 23 min

@Ross dit: 31 janvier 2017 à 18 h 34 min
Oui, La solitude de la fleur blanche (éd. Sabine-Wespieser), est un roman autobiographique remarquablement maitrisé. De l’exil d’une famille de l’Algérie post-coloniale au terroir bordelais où naît la narratrice, une tentation du pays qu’elle n’a pas connu. L’insolente narratrice, la rage au cœur, se réfugie dans l’écriture pour oublier. Partage de la mélancolie. Recherche d’une généalogie imaginaire dans le monde des livres et de l’art.
Mais la vie est là tout autour d’elle, et elle la croque du bout du stylo.
Un jour, elle arrive sur la RDC, passionnée, tumultueuse et nous emporte dans un autre univers.
Quant à Annie Saumont, Je viens d’apprendre qu’elle est morte aujourd’hui… Magnifique traductrice et nouvelliste, proche par l’esprit de Raymond Carver… Elle allait avoir 90 ans.

Janssen J-J dit: 31 janvier 2017 à 19 h 17 min

Quelques précisions sur la santé de MàC

« Il prend les eaux pendant onze jours et étonne les autres curistes par la grande quantité de liquide qu’il ingurgite alors qu’il ne se baigne que cinq fois. Sa vessie s’en trouve soulagée par l’élimination de plusieurs petits calculs »

(d’après Pierre Heili, président de la Société d’histoire de Remiremont et sa région).

qui ajoute : « Si Montaigne raconte avec un certain amusement les rites des bains, où la pudeur n’a pas de cité, il profite de la source naturelle la plus chaude d’Europe. Elle sort à 86° C. Les Romains l’utilisaient déjà dans des thermes. Lors de sa cure, Montaigne loge à l’Hostellerie de l’Ange. A son époque, Montaigne avait apprécié la cuisine de ses hôtesses mais pas le pain et le vin.
Il ne précise pas s’il a dégusté des Nonnettes.
Montaigne termina son périple dans les Vosges par Remiremont et le col de Bussang.

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 18 h 51 min

Wgg, pour ce qui est des preuves je comptais sur vous, je m’intéresse fortement à votre honnête intellectuelle et à ce grand coeur qui se cache sous ces éructations.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 18 h 46 min

Mais il n’y a que vous pour voir du racisme chez les Juifs en France ! Vous êtes non seulement ridicule mais ignoble. Vous tenez des propos antisémites, vous n’avancez aucune preuve. Affirmation gratuite comme toujours chez la canaille de votre espèce. Les raclures de bidet !

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 18 h 44 min

Fillon est politiquement mort. C’est son propre camp, semble-t-il, qui l’a assassiné. C’est dire l’état de déliquescence de notre pays. C’est pas encore la République de Salo, mais ça y ressemble de plus en plus…

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 18 h 42 min

Voyons Wgg ne vous ridiculisez pas et surtout tachez de ne pas tout fout.e en l’air, pour quelqu’un qui prétend nous ouvrir les yeux…par quelle genre de magie les juifs seraient immunisés contre le racisme?

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 18 h 40 min

Fillon a employé deux de ses enfants au Sénat comme assistants parlementaires pour 84.000 euros brut (Canard enchaîné)

Ross dit: 31 janvier 2017 à 18 h 34 min

Christiane 16.52,lu plusieurs bouquins de la romancière choisie pour la chronique ciné.

Annelise Roux est dans ses livres comme dans ses billets.Très séduit par le ton personnel .Idem MME Annie saumont et CMcC

l’article/edito de rentrée RDC est un bijou de journalisme ET de littérature.le film chroniqué ne plaira pas à steve bannon.
Assouline nous a gâtés.

Par contre le prix Deux magots aujourd’hui « pour contrebalancer le Goncourt trop académique »,bof.De la littérature rafistolée au parfum mondain jetée dans le jardin Drouant.(méprisant…)

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 18 h 28 min

Dhh, oui c’est dommage. Je vais jeter un coup d’œil à l’association PEREC qu’on me présente comme l’alpha et l’omega. Pour être honnête, tout un tas de pensée parcourt la communauté juive, cette associé est affilié au CRIF, un organisme politique qui n’est pas neutre et autoproclamée porte parole des juifs et en laquelle beaucoup d’entre eux ne se reconnaissent pas. Je vais me renseigner. D’autre part, ce qui est intéressant si je puis dire dans l’antiracisme actuellement c’est la polarisation des acteurs. Comme il était indiqué dans un lien précédent, dans les années 80, les acteurs travaillaient ensemble. Je suis resté sur cette idée, qui n’est pas de tout repos voir peut être impossible actuellement. Dans cet optique par exemple on pourrait souligner que le racisme juif est en pleine ébullition. Qui le dit sur ce blog? Je ne suis pas là pour défendre les uns et les autres ni pour incriminer les uns et les autres, je constate que l’objectivité n’est pas toujours de mise, c’est le moins que je puisse dire.
Bien à vous

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 18 h 25 min

Et pour avoir dit à mes élèves que le Pape Jean-Paul II avait demandé pardon aux Juifs des crimes occasionnés par l’accusation délirante de déicide contre le peuple juif, je me suis vu accusé par mon chef d’établissement de dire du mal de l’Église, avec à nouveau un rapport au rectorat, qui envoya un inspecteur sur demande du chef d’établissement ! Voilà ce qu’il en est aujourd’hui de la déliquescence de l’école de la République. Avec des propos extrtêmement humiliants de la part de l’inspecteur, qui n’était lui aussi qu’une petite ordure. Heuresuement sans conséquence parce qu’en haut lieu je leur ai dit que mes parents m’avaient fait catholique et que non seulement l’Église n’avait pas à rougir des propos de Jean-Paul II mais que c’étaient précisément ceux qui m’adressaient de tels reproches qui ne resptectaient pas le Pape ni l’Église. Et l’affaire en est restée là. Mais c’est dire la pression énorme que toutes ces ordures (parents de la bonne vieille France pétainiste, chef d’établissement lâche et complaisant pour ne pas dire soi-même antisémite, et inspecteurs minables) font règner sur les profs qui font leur travail normal de prof.

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 18 h 21 min

« Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 18 h 17 min
Nicolas, vous êtes simplement »

Tu vois le niveau du « professeur bien diplômé ». De quoi fermer les universités.

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 18 h 14 min

Je suis en train d’écouter les informations. On arrive au million. Fillon qui se disait « à la tête d’un état en faillite » a vraiment l’émotion sélective. Et s’ils sont 200 comme lui…

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 18 h 12 min

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 17 h 55 min
Mais de quel droit vous permettez-vous de dire ce que vous dites sans rien savoir ! Moi, je me suis mouillé, j’ai été un militant très actif de la défense des immigrés menacés d’expulsion de la France. Dont un de mes élèves de Drancy quand j’y enseignais, pauvre con !

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 18 h 09 min

L’enseignement de la Shoah est très difficile dans nos établissements scolaires. Quand en 2012, j’ai étudié dans une classe de 3ème L’ami retrouvé, dans mon collège, ça s’est retourné contre moi, déclenchant un véritable scandale de la part des parents et par la direction qui se mettait même à contester mes explications de textes ! J’ai voulu passer à mes élèves La liste de Schindler, j’en ai été interdit ! Un rapport a même été envoyé par mon chef d’établissement au rectorat, resté lettre morte. J’ai depuis lors été ostracisé par mon chef d’établissement qui m’a interdit contre toute règle et toute loi d’enseigner en 3ème ! Ce chef d’établissement m’a accusé d’être obsédé devant mes élèves par la Shoah alors que je n’ai pu en parler qu’une seule heure en tout et pour tout ! Ce chef d’établissement qui en réunion publique devant une assemblée de profs, s’est permis de dire qu’elle allait devoir rajouter une ligne de critère pour l’orientation de nos élèves : Juif. Une de mes collègues en a été tellement choquée que sans savoir le moins du monde que j’étais d’origine juive, a senti le besoin de se confier à moi pour me dire ce qu’elle venait d’entendre dans la réunion à laquelle je n’avais pas assisté. Et croyez-vous que mes collègues aient eu le courage de protester le moins du monde ? Rien ! Silence radio. Ça c’est un témoignage sur la déliqescence de l’école de la République !

etudiant sérieux dit: 31 janvier 2017 à 18 h 09 min

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 17 h 42 min

et l’autre qui refuse de rembourser trois cent mille…!!

Phil dit: 31 janvier 2017 à 18 h 01 min

le brave Montaigne n’était pas très rigoriste, il a dû s’enfiler une bonne quiche au lard avant de remonter sur son canasson.
pas de nouvelles de son fidèle avatar, oursivi espérons qu’il ne chevauche pas l’apocalypse (avec les quatre autres dont Valentino, ça peut mériter une visite pour un autographe)

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 17 h 55 min

M’enfin Wgg, la seule chose dont vous êtes foutus c’est de venir sur la RDL. « Cet enseignant » comme vous l’appelez vous n’avez pas l’air de savoir qui c’est. Encore une méthodologie à toute épreuve.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 17 h 55 min

« Pour certains sociologues, ils sont en germe dans la langue sans pour autant être agressifs »

Assez comique quand on songe que dans les familles musulmanes comme il a été dans le procès fait à G. Bensoussan, l’utilisation du cliché de juif sert dans ces familles à réprimander les enfants quand ils ont commis une bêtise… À part ça, ce cliché n’est pas antisémite et agressif…! Moi, je le vois à l’œuvre dans mes classes agir ce cliché antisémite, et il est très agressif. La preuve en est que mes élèves juifs sont les premiers à s’en plaindre. Faut arrêter de se moquer du monde.

DHH dit: 31 janvier 2017 à 17 h 54 min

@Nicolas 17 h 22
Ce qui est important c’est que ces témoignages existaient et qu’ils traduisaient un malaise, car ils n’étaient ni isolés, ni purement anecdotiques .
Pour bien connaître les deux personnes issues de PEREC qui sous la houlette de Bensoussan ont été les chevilles ouvrières des « territoires…. »je peux assurer qu’elles se sont bornées à consigner les témoignages qui leur etaient adressésl sans les accommoder à quelque intention partisane ou polémique.
L’une est prof, l’autre kinésithérapeute,toutes deux filles de la laïque et de l’assimilation républicaine, comme Bensoussan d’ailleurs
Il est regrettable que cet ouvrage qui dénonçait un vrai malaise soit à l’epoque passé inaperçu alors qu’il tirait la sonnette d’alarme et que personne ne l’a entendue

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 17 h 51 min

Michon a les même techniques d’écriture que Gracq. Pas de plan, pas ou peu de travail préparatoire. Le récit est coulé en une seule fois, d’où la difficulté de le tenir jusqu’au bout, et le risque que cela implique de se perdre en chemin (comme le Gracq des Terres du Couchant, un roman pour les seuls écrivains, tant l’échec y semble une réflexion sur ce qui peut s’agglomérer au récit et sur les éléments que le récit rejette implacablement). Le contraire des techniques d’un Flaubert, d’un Tournier ou d’un Racine (« Ma tragédie est faite, il n’y a plus qu’à l’écrire »). Deux écoles d’écriture radicalement opposées qui définissent des familles d’esprits et d’écrivains. Je me souviens avoir dit à Pierre Michon, il y a quelques années, que je ne comprenais pas pourquoi il reniait son Empereur d’Occident, un texte magnifique, et à mon avis la seule tentative qu’on puisse inscrire dans la généalogie des Trois Contes. Les deux fleuves irréconciliables se croisent parfois.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 17 h 49 min

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 17 h 45 min
En quoi ce que dit cet enseignant est un témoignage ? C’est un discours général sur une réalité. Moi, en revanche je peux vous apporter un témoignage sur la réalité d’aujourd’hui qui contredit point par point ce que dit cet enseignant. La montée de l’antisémitisme s’étend des banlieues vers Paris intra-muros et dans les lycées et collèges des beaux quartiers. J’en suis témoin.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 17 h 45 min

C’est comme si on demandais à Primo Levi d’avoir un témoignage imprtial sur le camp d’Auschwitz-Birkenau ! C’est insignifiant comme critique.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 17 h 38 min

Mais un témoignage n’est pas par nature impartial ! C’est quoi cette critique bête. Un témoignage témoigne d’une certaine réalité. Cette réalité qu’un certain discours, une certaine doxa, dont Nicolas semble ici le digne représentant, se fait fort de nier. Les témoignages en particulier sur les dérives graves de l’École républicaine sont accablants. Je pourrais y ajouter facilement les miens qui vont dans le même sens. Et sur une quinzaine d’années !

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 17 h 35 min

Billy est un rapide :
Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 15 h 46 min
Voilà ce que dit Smaïn Laacher dans un article de Le Monde du 21.01.2016

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 17 h 33 min

Là, je ne suis pas d’accord avec vous, christiane. Michon est un de nos grands stylistes. Il est même étudié à l’université pour cette raison essentielle. C’est bien là le problème central de son œuvre d’ailleurs. Il réalise d’une certaine façon l’idéal de Flaubert : écrire un livre sur rien qui se tienne par le seul pouvoir du style. Heureusement l’œuvre de Michon n’est pas que cela ! Les Onze pose bien d’autres problèmes comme le rapport du pouvoir et de la violence, d’actualité s’il en fût jamais…

oursivi dit: 31 janvier 2017 à 17 h 31 min

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 14 h 20 min

Je vous aime bien mais vous faire benoît par idéologie réduit votre pertinence. Pour le moins.

C’est pas parce que la gauche a été la plus utile à certains moments de l’histoire qu’elle soit élue à l’être en permanence…

Cela va et vient, surtout au gré des talents et des qualités de visionnaire des leaders de droite comme de gauche.

La gauche toujours dans le vrai ?

Hamon en est le risible contre-exemple.

Distribuer un argent qu’on a pas* et laisser venir de toute part ceux qui rêvent d’en attraper une partie n’est plus une burlesque bourde, c’est un suicide programmé. Sans compter son rôle de cheval de Troie, si précieux à nos ennemis jurés. Idiot utile ? Ou inconscient ? Difficile à dire.

Mais sa mère l’a dit :
Mon fils a le pouvoir de gagner la présidentielle,

pour commencer,

puis de rendre l’homme bon, le musulman fin lecteur de Charlie Hebdo, l’administré maghrébin de Clopine respectueux du trottoir (non qu’elle le fasse) même quand ses pneus la mettent à portée de ses pare-chocs à lui parce que celui-là n’aime pas qu’une femme lui résiste (« et c’est pas une spice de counasse qui va abîmer ma bagnole » sic), le Slave ou le Chinois moyen amoureux fou de la démocratie la plus équitable comme transparente, l’Américain moyen le moins manipulable par n’importe quel cinglé qui les grab toutes par le pussy, l’Africain moyen un être responsable qui ne se reproduit pas comme un coléoptère et ne rêve pas du matérialisme le plus sot inventé par l’Occident et qu’il est bien incapable de développer seul, le…

Il va tous les transformer, les gagner à ses idées nobles et durables. Il fera du colonialisme à distance, sans les mains.

Hamon va les rendre bons, tous, sans exception, bon, comme le Banania.

Il a la recette.

La lumière sera.

Enfin.

Nous nous repentirons, nous rependrons, nous pendrons, nous pantalonnaderons, nous remonterons la pente, les fientes, la défiante, plus jamais d’Evian comme l’eau bénite qui sourd de ses paroles d’homme sain de tout… sauf d’esprit.

AOdéviant

* et qu’il n’a jamais contribué à produire, lui entré en politique à la sortie de sa licence comme d’autres parasites entrent dans les ordres, même si ceux-là ont quelques chances d’avoir au moins cultivé leur potager et mangé leur propre soupe. Faisant d’eux de bien moindres aberrations parasitaires, moinillon rime moins avec morpion qu’Hamon. Dites qu’Hamon. Pou êtes, pou êtes.

christiane dit: 31 janvier 2017 à 17 h 30 min

@Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 16 h 54 min
J’ai beaucoup aimé Autrefois, le mois dernier (éd. Chemin de fer) et cette première phrase qui nous emporte : « Aujourd’hui le facteur -supposons- apporterait une lettre. Ou deux, ou trois. Moi ça ne m’intéresse pas tellement… »
Les photos de Céline Duval, parsemant la nouvelle, sont déroutantes et embrouillent volontairement le lecteur.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 17 h 29 min

Notre époque a simplement une conception radicale de la notion d’émancipation. Une émancipation dans un ancrage dans la tradition, c’est simplement du suicide. C’est le suicide français, qui aboutit aux pires dérives d’aujourd’hui suscitant angoisses et désespoir chez nos concitoyens. Il faut repenser à nouveaux frais ce qu’il faut entendre par émancipation. Or, ce n’est certainement pas l’oubli du passé et la tabula rasa. Il y a une façon d’oublier plus pertinente qu’une autre. La théorie freudienne a d’ailleurs aussi son mot à dire sur l’oubli, voir notamment le livre de Dominique Bourdin : De l’oubli, Dynamique du fonctionnement psychique, Armand Colin. Voir aussi le récit de Lylia Flem, Comment j’ai vidé la maison de mes parents.

christiane dit: 31 janvier 2017 à 17 h 22 min

@Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 48 min
Exact ! Il prend ses distances avec le roman traditionnel, préférant les récits brefs.
Quand Dufourneau apparait on sent que ce qui est amorcé est dans l’ordre de l’écriture, une délivrance. Le récit va faire son chemin… Et le livre se tient.
L’échec ?
Joyce et Beckett sont passés par là ! dans ces « Vies minuscules », il parle de cet échec, l’histoire de cet échec. Volonté d’écrire, impossibilité d’écrire.
Je pense à « Absalon, Absalon ! » de Faulkner qui l’a terrassé.
L’écriture de Michon est rare pourtant ce n’est pas un styliste, des langues secrètes (patois – un peu comme B.Lafont et ses personnages répudiés de la langue) travaillent ses textes, lyriques, malgré lui, forts, puissants, plongeant le lecteur dans une sorte d’euphorie. Même sentiment de rencontrer une langue miraculeuse dans « Un cœur simple » de Flaubert… Gracq… Rimbaud… Hugo…
Bref, c’est bon la lecture !

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 17 h 22 min

Dhh,
et qu’en pense votre avis de lectrice, en dehors des problèmes qu’il peut dénoncer, est-ce selon vous un recueil de témoignage fait en tout impartialité?

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 17 h 17 min

L’erreur serait de croire qu’une nation comme la France pourrait se passer un récit national.

Il faut le réinventer. Celui qui a servi à ma génération est obsolète, c’est évident. Mais qui l’écrira ce récit ? Certainement pas les hommes politiques. Mais les écrivains, les historiens, les penseurs et philosophes de toutes obédiences. C’est ainsi que s’est toujours élaboré un récit national. Il n’y a pas lieu de trouver cela particulièrement conservateur, c’est simplement la vie d’une nation comme la nôtre. La vie normale, qui ici désormais se doit d’inclure une dimension européenne. Il y faut donc un référent européen qui fasse sens et consensus. Il n’y a guère que la Shoah qui puisse remplir ce rôle historique dans une société sans référent que décrit Michel Houellebecq et qui va droit à l’abîme.

DHH dit: 31 janvier 2017 à 17 h 16 min

@WGG
votre plume a fourché ;
on pourrait croire que vous confondez daigner et dénier
@nicolas les » territoires… ».ne se prétend ni un livre de sociologue ni un livre d’historien ,c’est un recueil de témoignages dont le lecteur est invité à tirer les leçons

boudegras dit: 31 janvier 2017 à 17 h 12 min

c’est vrai que les arguments de Chaloux ne tiennent pas la route à côté de ceux de WGG : on dirait du Bruno Retalleau défendant Fillon, alors !

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 17 h 06 min

Oui, Remiremont, je connais aussi. J’y ai connu une prof de lettres très très… et c’est aussi Montaigne qui en parle dans son Journal pour y être passé.

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 17 h 06 min

Je ne la connaissait pas cette Bérénice Levet! Ici, à la question : « Pourquoi la religion est-elle si présente dans les débats politiques ? L’avocate Caroline Mécary dénonce l’arrivée, comme pour l’islam politique, d’un « catholicisme politique » qui est le fait de « lobbies agissants ». Bérénice Levet répond à cet argument en dénonçant une « manipulation pour essayer de nous faire croire que la nouvelle menace en France, c’est la résurgence d’un conservatisme catholique ». https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-24-novembre-2016

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 54 min

Je crois que notre époque se fait des idées fausses sur ce qu’on doit à la tradition et sur sa conception de la tradition, qui n’est pas du conservatisme, mais au contraire une école qui permette de se projeter en avant.

Ce qui nous arrive aujourd’hui, c’est simplement une conception extrémiste de la modernité, une radicalisation des Lumières très loin de son projet initial. Le meilleur exemple que cela, ce sont précisémznt les Juifs qui furent tout au long de leur histoire tragique à la pointe de la modernité et en même temps très respecteueux et fidèles à la tradition juive. Il s’agit de tenir les deux bouts de la corde. C’est ce que notre époque ne sait plus faire.

Sant'Angelo Giovanni dit: 31 janvier 2017 à 16 h 52 min


…elle est bonne, une erreur de  » frappe « , le 14 juillet,!…of course,…
…et vive, la république des Deux-Sicile libre,!…et le beurre aux sœurs,…
…l’effet Cointreau,…faut une caisse,…à jour,…etc,…

christiane dit: 31 janvier 2017 à 16 h 52 min

@Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 38 min
Oui, bien sûr et j’allongerais bien la liste des femmes écrivains funambules entre Histoire et histoire personnelle (C.McCullers – A.Saumont – E.Ferrante, AL. Roux- M.Lesbre…)
Autant de belles écritures pour traquer le passé et l’oubli !
Bon, je vous laisse à vos batailles… attendant le prochain estran…

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 48 min

Ce que vous dites, christiane, sur le roman que Michon n’a en effet jamais pu écrire mérite notre attention. C’est en effet un point critique qui montre que le régime de langage dont se sert Michon, par sa densité même, est en quelque sorte incompatible avec la grande distance qu’implique tout roman. Ce qu’il gagne en densité, il le perd en ditance narrative à tenir. On n’imagine pas en effet un récit de Michon s’étalant sur 500 pages comme un roman de Flaubert. Et pourant il existe des romans de nos vies minuscules qui s’étalent sur 500 pages, par exemple le roman de Yaakov Shabtaï, qui racontent les vies de plusieurs familles dont les membres ont des vies minuscules aussi. Mais le lyrisme les transforment en leur donnant une dimension mythique sans pour autant nous faire perdre de vue leur dimension minuscule. Il y a là deux types de littérature ou plus excatement deux régimes de langage pour en parler.

Sant'Angelo Giovanni dit: 31 janvier 2017 à 16 h 45 min


…quoi de neuf, en soutien, pour les casse-couilles,…mais rien, rien,!…

…çà suit son cour d’opportunisme faute de mieux en acrobate sur fleur de Jésus, nouveau papier pour sceaux en relief 3D,!…

…une simple haleine,!…et çà monte en relief,…putain de progrès,!…le pousse et ses méandres,!…

…tout ces papiers, ils nous disent tout ce qu’on attend,!…le 15 Juillet, tout les jour,…en aval,…
…des promesses, avec l’évolution des conjectures,!…se gonfler les tripes à lécher,!…mon chat, quelle échine,!…
…Ah,!Ah,!…envoyez,…

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 16 h 44 min

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 38 min

Ça c’est d’une bêtise à couper au couteau. Est-ce qu’une vie anonyme et modeste ne peut avoir de « densité » du moment qu’on ne la pare pas de « l’artifice » de la littérature? N’importe quoi, comme d’habitude. Le professeur « bien diplômé » continue sur sa lancée…

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 38 min

Le paradoxe, christiane, c’est que Michon donne à ces vies minuscules une densité par le seul pouvoir du langage. Il y a là un artifice qui peut faire l’objet d’une admiration comme d’une réprobation, car il pose toute la question de l’art et de son rapport à la vérité. Ce n’est pas si simple de trouver une réponse.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 35 min

Tes propos débiles de gros con, chaloux, m’indiffère complètement. Quand comprendras-tu que je te méprise tellement t’es insignifiant à mes yeux. T’es simplement un pauvre type qui veut se hausser du col en s’en prenant systématiquement à un professeur bien plus diplômé que toi qui a simplement passé des examens et encore ! avec quel résultat ! T’es juste un médiocre, mon pov vieux! Un pauvre médiocre !

christiane dit: 31 janvier 2017 à 16 h 35 min

@Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 17 min
Ah, chic, on peut continuer sur l’écriture de Michon car l’autre (Le sac de billes) , je ne l’ai pas lu récemment.
L’écriture de Michon, surtout dans ces « Vies minuscules » me passionne. et ceci en lien avec les questions de Passou, les vôtres et l’actualité.
Ces fragments de vies (il y en a huit dans le livre, différentes et nouées les unes aux autres sont assez semblables à ces souvenirs qui parfois occupent ici l’espace d’un commentaire (Jibé, Clopine, Bloom, DHH, vous….) Une façon de dire un morceau de passé dans le présent du narrateur que vous êtes tour à tour, tout en sachant que ne coïncident pas le temps de l’évènement et le temps où on l’écrit. Des détours pour parler de soi à travers l’autre qu’on a été ou celui qu’on a rencontré. Rien ne s’oppose chez Michon et ici à ce que l’autobiographie se teinte d’imaginaire quant aux faits évoqués. Les récits passent de soi à soi, de soi à l’autre, de l’autre à soi. L’intime s’y dévoile dans sa coque d’Histoire. Comment tous ces évènements parviennent à la conscience des narrateurs qu’ils soient écrivains ou historiens, ou simple internaute faisant halte sur ce blog ? Et dans ces cas évoqués qui est le dédicataire de l’écriture ?
Sur le post précédent (tôt dans le matin ou tard dans la nuit), j’employais le mot « conte » plutôt que récit (inscrit sur la jaquette du livre, sous le titre) à cause du ton qui donne une impression d’oralité, de l’interpellation au lecteur (comme dans les veillées ou dans la conversation). Appeler cela des palabres est-ce offensant ?
Dans ces « vies minuscules », je suis sensible aussi, à ce qui n’est pas dit et qu’il énonce clairement(… »dont ce récit ne parlera pas), alors il invente, d’une façon époustouflante, prenant le lecteur à témoin, (… il faut maintenant imaginer que…). Restitution et invention se mêlent et on entre dans une transmission et poétique et historique. Toutes ces vies oubliées finissent par composer une autobiographie par emprunt et dans le désordre, comme un échec face au roman qu’il n’a jamais pu écrire. Roman, quand même, mais portant un habit nouveau hors du moule exténué de ceux du XIXe siècle
La littérature me saisit et surtout celle-ci où je rencontre Michon, Proust, Pessoa, Pavese, Faulkner, Camus, A.Ernaux… dans ce moment de l’Histoire, de notre Histoire tant obscur, temps d’engloutissement, de disparition. Les écrivains écrivent le réel porteur de mémoire et donnent du sens au temps. Michon le fait à travers la vie des humbles et cela me touche infiniment (comme le témoignage d’Emmanuelle Riva, film de Michèle Porte, diffusé avant-hier sur Ciné +, tourné à Remiremont, dans les Vosges, où elle vivait dans la maison familiale, où elle évoquait son enfance modeste et heureuse).
Michon écrit ce qui l’empêche d’écrire, un peu comme vous et cela sans imposture, car le désordre de ces vies minuscules travaillent dans le même sens que la mémoire involontaire. Les figures de l’oubli…

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 16 h 33 min

Blabla : »Aie au moins le courage de nous dire que tu critiques un livre que tu n’as même pas lu ! Pauvre nullité intellectuelle ! »

On attend ta liste, Blabla.

Tu vas faire exploser le site!

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 33 min

« Au milieu des années 1970, explique le commandant de police honoraire Sylvain Zenouda, alors que l’on sent poindre la crise économique (fermeture des mines, d’usines, etc.) est décidé le regroupement familial. J’y étais personnllement favorable. J’ai vu l’abattage, les files d’attente devant les bordels. Cette population maghrébine en déshérence, tout leur argent partait au pays. Je pensais dès lors que le regroupement familial leur apporterait une stabilité. Que nenni ! Si la France est une terre d’accueil, elle ne s’est jamais donné les structures pour accueillir une immigration importante. Par exemple des écoles pour apprendre aux immigrants l’histoire de France… Dans des familles où les parents ne maîtrisaient pas le français, on a vu des enfants se substituer au père de famille. C’est aussi dans ce contexte que l’on a vu une explosion de la drogue » (citation dans l’article de G. Bensoussan, là encore grande pertinence sociologique incontestable, même analyse chez Zemmour d’ailleurs). On voit bien qu’au départ, il n’était pas si évident de comprendre tout le mal qu’apporterait le regroupement familial, même si des mesures gouvernementales furent prises pour renvoyer les immigrés maghrébisn chez eux à coups de chèques.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 24 min

J’attends ta réponse co.nnard ! Aie au moins le courage de nous dire que tu critiques un livre que tu n’as même pas lu ! Pauvre nullité intellectuelle !

Sergio dit: 31 janvier 2017 à 16 h 22 min

Et le plan Manstein, finalement, c’est le plan Schlieffen, mais dans l’autre sens ! Une grosse déclinaison magnétique, quoi… Les Pointus ils aiment pas haller tout droit faut qu’ils tournent… Les sillons ça les abîme !

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 20 min

Et oti, connnard, tu l’as lu le bouquin de Bensoussan ? T’es insignifiant avec tes questions de petit merddeux.

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 16 h 19 min

J’applique juste ce que l’on m’a appris à l’école. Je répété la question : Avez vous lu des livres critiques de Les Territoires perdus de la République?

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 17 min

Ferme ta gueule chaloux ! T’es rien qu’une grosse merrde ! T’es juste un gros con d’ignorant. Et je t’emmmerde. Vu, ma bichette ?

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 16 h 13 min

Blabla, une fois pour toutes, tu n’es pas à classer parmi « les gens de savoir ». Un petit camelot de boulevard, oukéti oukéti, rien de plus. Ferme la un peu avec ça.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 11 min

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 16 h 00 min
Oui, vous ne faites qu’exprimer le mépris très fascistoïde des gens de peu pour les gens de savoir. C’est une antienne qu’on ne connaît hélas que trop bien dans notre pays. Vous êtes un de ces petits démagogues qui prennent en plus appui sur les nazis pour démontrer n’importe quelles inepties. Vos argument sont très faibles et même inefficaces.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 16 h 08 min

Les responsables de la police, notamment « un haut responsable de la police nationale » analyse la situation des banlieues en des termes très similaires à ceux de Zemmour dans Le suicide français, à savoir que depuis la fin des années 80 dans le 93 notamment l’immigration massive par le regroupement familial (début 1975-1976) a complètement transformé les banlieues de Seine Saint-Denis, faisant fuir l’immigration installée de longue date (espagnole, albanaise, européenne) en une immigration d’origine maghrébine, qui ont atteint une « masse critique » et transformé peu à peu les émeutes en leur donnant  » un caractère éthnico-religieux, marqué par une forme de ressentiment anti-blanc et anti-français. » Ce sont les mêmes analyses que celles de Zemmour. Les mêmes conclusions. Et les communistes qui géraient ces banlieues données par De Gaulle aux communistes, en ont été peu à peu chassés, produisant le délitement actuel. Là encore même analyse sociologique pertinente !

Chaloux dit: 31 janvier 2017 à 16 h 07 min

On n’aura jamais fait sonner aussi haut une maîtrise de lettres des années 70, c’est à dire un chiffon de papier de rien qui autorise toutes les niaiseries possibles.
Incroyable.

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 16 h 00 min

Wgg,
vous devriez savoir que je n’accorde que peu d’importance aux diplômes. Il suffit de se rappeler que les Nazis étaient très cultivés. En tant que grand intellectuel que vous êtes doté d’une méthode irréprochable, je vous retourne la question. Avez vous lu des livres critiques de Les Territoires perdus de la République?

Clopine définitivement un Cas à Part dit: 31 janvier 2017 à 16 h 00 min

Ah là là… Les titres universitaires qui donnent de la pertinence. Soupir. Parce que ça peut, effectivement, mais ce n’est certes pas obligatoire…

Joli édito de notre hôte dans le magazine littéraire sur les blogs… littéraires. Pierre Assouline a la modestie de ne pas se citer… Du coup, que nous le voulions ou non, nous voilà tous aussi modestes que lui !

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 57 min

Nicolas, quel est votre légitimité intellectuelle pour contester la légitimité intellectuelle de l’historien G. Bensoussan.

Déclinez, svp, vos titres universitaires que tout le monde puisse juger de la pertinence de vos jugements.

Allez ! Un peu de courage, ça ne vous fera pas de mal.

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 15 h 55 min

Vous lui daignez le droit intellectuel de parler de la sécurité au sujet des Juifs dans notre pays ?
Je me réserve le droit de traiter du racisme intelligemment. Si ça ne vous plait pas, allez lancer vos sujets de discussions ailleurs. Bisou

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 53 min

Selon vous ce n’est ni un livre de sociologie ni un livre d’histoire ? C’est un livre de quoi alors ? Pourquoi on en parle tant comme un livre de sociologie historique alors ?

Expliquez-vous !

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 15 h 50 min

Je m’en fout Béré, Les Territoires perdus de la République n’est pas un livre d’histoire. Je constate.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 47 min

G. Bensoussan titre son article : « Sécurité : la fracture. « Synthèse élaborée à partir de différents déminages et entretiens (policiers, CRS, pompiers, administration pénitentiaire). »

Vous daignez à l’historien G. Bensoussan le droit intellectuel d’écrire une pareille synthèse ?

Expliquez-vous sur ce déni de droit intellectuel !

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 15 h 46 min

Voilà ce que dit Smaïn Laacher dans un article de Le Monde du 21.01.2016
La question des liens réels ou supposés entre antisémitisme et populations immigrées de confession musulmane en France est un thème difficile à examiner sans suspicion de part et d’autre. Il importe, tout d’abord, de mentionner une limite objective, qui souvent provoque indignations ou invectives  : celle d’une rareté d’études examinant la nature des liens possibles et leurs expressions. Populations juives et musulmanes, surtout celles issues d’Afrique du Nord, se connaissent en réalité depuis longtemps. La colonisation française avait fait vivre séparément ou ensemble une pluralité de nationalités et de confessions, majoritairement issues des trois religions monothéistes. Surtout, juifs et musulmans du Maghreb parlaient la même langue et se parlaient dans la même langue.
Lors de la décolonisation, les immigrés musulmans en terre d’immigration étaient le plus souvent proches des juifs ayant vécu au Maghreb. Il n’est nullement exagéré de dire qu’il y a eu, hier, une vie commune qui demeure encore aujourd’hui malgré les conflits et les tensions. Certes, il existait un antisémitisme mais son expression était moins structurante que dans les jeunes générations actuelles. La question se pose donc de savoir si, comme on le prétend parfois, depuis la fin des années 1980, les relations entre ces deux groupes de populations se sont modifiées à tel point que l’antisémitisme s’est imposé comme une pensée politique dans l’immigration maghrébine. La réponse est non pour la première génération d’immigrés maghrébins et oui pour une minorité de jeunes.
Je résume ces changements à grands traits  : d’abord, une accentuation des inégalités sociales et culturelles avec leur lot de marginalisation et de haine sociale. Ensuite, le renforcement du processus d’un entre-soi forcé, à la fois dans la famille et la ghettoïsation de l’espace public, produisant un ordre interne articulé autour du sexe, de l’ethnie et de la religion. Enfin – et on a tort de sous-estimer cette dimension géopolitique –, le « monde arabe  » et ses turpitudes se sont invités dans les conversations et les disputes des familles issues d’Afrique du Nord.
Dans cette nouvelle configuration, l’enjeu premier pour les immigrés de confession musulmane n’est nullement l’antisémitisme mais bien comment faire avec un islam moins confidentiel et plus politique – plus « savant  », plus « protestataire  » et non plus seulement oral – et comment être un musulman « conforme  ». Dans le cas des immigrés et de leurs enfants, la religion est le dernier support auquel il est possible de s’accrocher. Mais c’est une religion sans nation, sans terre ni cadre temporel et spirituel approprié. Elle semble surtout avoir pour fonction d’affirmer bruyamment, mais de manière artificielle, une série d’appartenances politiques à des sociétés dominées ou jugées comme telles  : les Arabes, les musulmans, les pays encore colonisés, etc.
Le « eux  » contre le « nous  »
Cette sorte de solidarité instinctive pour les identités aliénées trouve ses formes d’expression dans la médiation de la religion et dans le soutien à la « lutte du peuple palestinien  » hier, et de la Syrie aujourd’hui. Ce qui sépare la période des parents de celle de leurs enfants, c’est que les premiers (parents) verront et les seconds (enfants) subiront le délitement du collectif et la disparition du tissu associatif qui contribuait à créer du lien social et solidaire. Au chômage de masse, à l’ethnicisation des rapports sociaux et au démantèlement de l’Etat-providence, les groupes sociaux les plus socialement fragiles ont répondu, pour certains, par une demande de national-populisme, pour d’autres par un communautarisme artificiel.
C’est seulement pour ceux dont la figure idéale est l’auteur du tweet « Nous sommes Kouachi  » que l’antisémitisme est devenu synonyme de haine politique du juif. C’est lorsqu’un jeune à Marseille, « au nom d’Allah  » – et ce au nom de quoi est accompli cet acte doit être pris très au sérieux – et de l’organisation Etat islamique, agresse à la machette un enseignant juif parce qu’il est juif et dans un désir sans équivoque de mise à mort, que l’antisémitisme devient un acte politique assumé. Ici, nous sommes loin du « simple  » préjugé judéophobe.
Entre ce dernier sentiment, plus domestique que public, et l’antisémitisme qui prévaut dans la société française, bien au-delà de la communauté maghrébine, la différence est radicale. Entre un jugement provisoire, que la persuasion peut ébranler, et une idéologie antisémite explicitement tournée vers la haine de l’autre, il n’y a rien de commun. En aucun cas le préjugé ne se présente et ne se dépose dans le cerveau des enfants en tant que conditionnement éducatif ayant pour finalité de produire de petits antisémites susceptibles de passer un jour au meurtre. La désaffiliation, cette absence d’identification positive à son « monde vécu  », est aussi un monde vécu tragiquement divisé. C’est le « eux  » (les groupes occupants des positions dominantes dans la société que l’on prête à la « communauté  » juive) contre le « nous  »  : faible, sans place enviée, atomisé et sans solidarité (que l’on prête à la « communauté  » maghrébine). L’antisémitisme de ces jeunes issus de l’immigration maghrébine pour qui le juif incarne négativement le complot permanent et le « deux poids, deux mesures  » va bien plus loin que le préjugé judéophobe de leurs parents. On ne peut pas faire semblant de penser que la structure familiale est d’un effet nul sur la construction des représentations subjectives. Ce serait absurde.
Aussi, ce n’est pas à l’école qu’il faut débusquer l’antisémitisme. Les modes de socialisation sont déterminants. C’est précocement que la langue de la maison, de l’entre-soi, s’apprend sur le mode du « cela va de soi  ». Elle est enracinée bien avant toute scolarisation. Elle est déjà là. Et sur cette langue de l’intérieur et donc de l’intériorité sont déposés les mots qui désignent les gens haïssables et les gens « bien  » que l’on donne en exemple, ceux que l’on doit fréquenter et ceux que l’on doit impérativement éloigner de soi et des siens. Les sciences sociales nous ont appris que tous les groupes, quelles que soient leur nationalité, leur confession ou leur position sociale, ont à leur disposition un stock de mots, d’expressions et de « figures repoussoirs  », mobilisables selon les circonstances pour désigner avec douceur ou brutalité ceux qui seraient des êtres inférieurs et ce qu’il en coûte de s’écarter des normes culturelles dominantes.
Que l’on vive dans un monde sans y appartenir (pour les parents), ou dans une société sans avoir le sentiment qu’elle est une demeure naturelle (pour les enfants), le résultat est à peu près le même  : c’est être condamné à ne pas compter et à ne pas être compté dans la communauté nationale. Mais que l’on ne s’y trompe pas. Il n’y a pas là seulement une désespérance de déclassé ou de désaffilié. Celui ou celle qui prend le visage du Mal (le mot doit être dit), quelqu’un de presque banal, pense que son salut ne pourra résulter que de l’élimination des « impurs  ». Dans cette aventure mortifère, le juif n’est pas seul visé. L’accompagnent tous les blasphémateurs, mécréants et profanateurs de toutes sortes. A-t-on oublié que la haine était un idéal universel  ?
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/21/l-antisemitisme-une-histoire-de-famille_4851498_3232.html#65QkXlrDovGtyCod.99

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 44 min

Où avez-vous vu que G. Bensoussan se prenne pour un sociologue ? Vous dites n’importe quoi ! Le dernier ouvrage de cet historien de la Shoah est publié sous sa direction. Il en a écrit l’avant-propos et un article sur les quarante-deux articles que contient l’ouvrage : « Sécurité : la fracture », p. 153 à p. 218, soient 65 pages sur un total de 665 pages.

Vous lui daignez le droit intellectuel de parler de la sécurité au sujet des Juifs dans notre pays ?

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 15 h 31 min

Dhh,
je parle du Bensoussan qui se prend pour un sociologue. Et pour info je ne suis pas d’extrême gauche.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 28 min

Même les élèves juifs sont agressés par des élèves musulmans dans nos classes, verbalement mais dans une forme de harcèlement. Je peux en témoigner. Et les élèves juifs viennent se plaindre à moi, parce qu’on salit leur nom.

DHH dit: 31 janvier 2017 à 15 h 28 min

@nicolas 14 h 42
je serai curieuse de savoir d’où vous tirez cette appréciation sur Bensoussan.
Pour ma part je n’ai jamais lu où que ce soit que cet historien soit un guignol, ou même personnage controversé.je n’ai pas connaissance de mise en question du sérieux de ses travaux ,qu’il s’agisse de sa somme sur les juifs en terre d’islam, de ce qu’il a publié sous le nom d’Emmanuel Brenner ou de son activité éditoriale au mémorial de la Shoha

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 22 min

Votre terme de guignol est juste infamant ! C’est ignoble de parler comme vous le faites. Vous êtes simplement un gros con. Ignoble et irresponsable.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 21 min

J. Joffo et sa famille habitaient vraiment à deux pas de chez moi, rue Clignancourt, au 87, et le père de Joseph avait sa boutique de coiffeur un peu plus bas dans la rue Clignancourt, au n°12, là où se trouve aujourd’hui un Franprix, où il m’est arrivé d’aller faire mes courses. L’école rue Ferdinand-Flocon, je passe devant tous les jours. En ce moment un bouquet de fleurs sur la plaque noire des enfants déportés rappelle les heures sombres de notre histoire. Et je pense à tous ces enfants partis en fumée.

bérénice dit: 31 janvier 2017 à 15 h 19 min

Cet historien en raison d’un constat qui appellerait à débats, controverses, contradictions, confirmation est mis en accusation pour incitation à la haine raciale islamophobie, je crois qu’en France les juifs sont plus souvent victimes d’agressions physiques commises par des arabes non juifs que l’inverse et ce serait un délit que d’évoquer l’antisémitisme qui se transmettrait aussi par le biais d’une culture familiale?
http://www.liberation.fr/france/2016/01/13/plus-de-la-moitie-des-actes-racistes-est-dirigee-contre-les-juifs_1426244

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 17 min

Oui, je vous ai bien lue, christiane. Ce que vous y dites est excellent. Le prose de Michon a je ne sais quelle magie qui la différencie aussitôt de n’importe quel roman dit historique. Par exemple Un sac de bille est bien à sa manière aussi un roman historique, mais il n’a pas la facture littéraire de ceux de Michon. Ce qui fait la différence, je crois, c’est l’usage qui est fait de la langue. Purement ou presque véhiculaire chez Joseph Joffo, transparente en quelque sorte, alors qu’elle devient très dense chez Michon par une attention aux mots. Il y a malgré tout de beaux passages dans le roman de J. Joffo, qui reste souvent très poignant.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 14 min

« Le déni de réalité est un cancer », écrit Elisabeth Badinter dans sa préface à l’ouvrage collectif.

Voilà où on en est en France dans le parti des petits Nicolas.

christiane dit: 31 janvier 2017 à 15 h 13 min

W.
vous évoquiez le roman historique à la façon « Michon » à partir d’un article (en lien) de Serge Aberdam, excellent.
Je vous ai répondu à 2 h 34 min

christiane dit: 31 janvier 2017 à 15 h 12 min

W.
vous évoquiez le roman historique à la façon « Michon » à partir d’un article (en lien) de Serge Aberdam, excellent.
Je vous ai répondu à christiane à 2 h 34 min

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 15 h 11 min

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 15 h 09 min
C’est vous le guignol quand l’heure est si grave ! Vous devriez avoir honte. Vous appartenez à la majorité silencieuse, celle qui a laissé faire en 1940 au lieu de se battre contre les nazis. Vous êtes indifférent, l’indifférence est ce qui tue notre démocratie. Honte à vous !

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 15 h 09 min

La bêtise n’a pas d’âge, vous devriez le savoir. Je suis un peu à l’ancienne, dans ce procès je ne défendrai ni les uns ni les autres. C’est une bataille idéologique de guignol.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 14 h 54 min

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 14 h 42 min
Vous avez quel âge pour nous sortir de telles âneries ? Et vous sortez d’où ? Vous êtes un provocateur ?

D. dit: 31 janvier 2017 à 14 h 42 min

Il est en effet possible de déplacer des montagnes en commandant aux esprits élémentaires terrestres qui les habitent et les gouvernent, en l’occurrence les gnomes. Personnellement, je ne m’y risquerait pas sans, primo une raison valable et louable, secundo une longue préparation ascétique de purification tous azimuts. En effet on ne plaisante pas avec les gnomes, ni avec les sylphes, les ondines et les salamandres.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 14 h 29 min

Finkielkraut vient de démissionner de la Licra comme conséquence du procès inique fait à l’historien G. Bensoussan ! Voilà un homme courageux qui se bat avec ses armes.

etudiant sérieux dit: 31 janvier 2017 à 14 h 28 min

. « Ils rechercheraient en effet les contrats de travail. »

Comme c’est mesquin et méprisant !

etudiant sérieux dit: 31 janvier 2017 à 14 h 25 min

bérénice dit: 31 janvier 2017 à 13 h 21 min
merci bérénice de vos leçons! vous avez sûrement bien compris que les noms d’oiseau s’adressent à ceux qui étalent leur propagande fhaineuse à longueur de temps

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 14 h 20 min

Puisque le billet nous parle de l’Histoire, il ne faut pas avoir un sens bien pertinent de l’Histoire justement pour aller prétendre que seule la droite serait près des réalités.

Qui a été le moteur du progrès social depuis disons 1830 sinon le courant de gauche dans la société française ? Qui a lutté pour le progrès social sinon des hommes de gauche ?

Que Hamon soit plein de contradictions, c’est évident. Mais la politique c’est justement la lutte politique pour faire triompher les idéaux auxquels on tient. Luttons pour faire comprendre à Hamon qu’il est en matière d’immigration un idiot utile, et imposons-lui par tous moyens de revoir sa copie au lieu de se morfondre comme des veaux devant les choses comme si c’était un fait accompli. Rien n’est jamais joué. C’est une question de rapport de force, on le sait bien. Malgré ce que son programme peut avoir de détestable, B. Hamon est le seul espoir de voir la France retrouver le chemin du progrès et de la justice sociale si on sait par la force de la lutte l’imposer. Rien n’est perdu. L’Allemagne a des faiblesses. La France peut devenir la grande puissance européenne du XXIè siècle qui impulse son modèle social à toute l’Europe. La France a des cartes majeures à jouer, J. Attali ne cesse de le répéter depuis des années. C’est simplement une question de foi et de volonté. La foi déplace réellement les montagnes. Mais je crains qu’elles nous manquent cruellement.

Delaporte dit: 31 janvier 2017 à 14 h 12 min

Les enquêteurs ont découvert que Penelope n’avait à l’Assemblée pas de badge ni de boîte mail. L’étau se resserre…

Delaporte dit: 31 janvier 2017 à 14 h 10 min

On met de nouveau en vente des dessins de Rimbaud, datant de son enfance :

« Ce sont les premiers dessins connus de « L’homme aux semelles de vent ». Arthur Rimbaud était encore enfant lorsqu’il traça à la plume ces sept dessins à l’encre noire. On pense à de la bande dessinée. Estimés entre 100.000 et 150.000 euros, ils seront mis aux enchères le 8 février chez Sotheby’s à Paris. »

XYZ dit: 31 janvier 2017 à 14 h 01 min

INFO FRANCE INTER #PenelopeGate
A l’assemblée les enquêteurs cherchent notamment les contrats de travail de Mme #Fillon (qui ne les a plus)

bérénice dit: 31 janvier 2017 à 13 h 38 min

D, renseignez-moi c’est bien archer pour les flèches et archet pour le violon? Ne dit-on pas nul archer?

bérénice dit: 31 janvier 2017 à 13 h 21 min

l’étudiant, sachez que pas un jour je ne me vis en tant que cible, si vous en revanche vous prenez pour un archet tâchez de la trouver ailleurs; cela dit je réitère puisque vous tendez à subdiviser l’humanité en secteurs dont l’un sous vos mots serait la lie dont à plusieurs reprises vous tenez à vous démarquer en écrasant de votre mépris ces gens qui n’ont pas eu la chance d’une bonne naissance, d’une bonne croissance ou de croiser l’opportunité d’un développement personnel digne à vos yeux de trouver le respect.

JC..... dit: 31 janvier 2017 à 13 h 12 min

EGYPTOLOGIE

Le nouveau Pharaon du Parti socialiste ?

TOUT-TENTE-HAMON .

Pré-momifié par les Primaires du désastre… !

D. dit: 31 janvier 2017 à 12 h 59 min

tweet croustillant d’un anonyme sur France-Info: « Que signifie cette perquisition ? Les arguments du couple Fillon n’ont pas été convaincants ? »

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 12 h 56 min

L’étudiant, donc afin que l’état ne soit pas la mère nouriciaire des professionnelles de la politique vous proposez que Fillon travail gratuitement? Comme quelqu’un qui a vraiment le sens du devoir et l’envi de servir son pays?

D. dit: 31 janvier 2017 à 12 h 50 min

C’est vrai que Bérénice a bon cœur. Depunis le début j’aime bien Bérénice qui est calme, attentionnée, délicate, patiente, honnête et rigoureuse. Je lui reconnais toutes ces qualités pas forcément fréquentes ici.

etudiant sérieux dit: 31 janvier 2017 à 12 h 46 min

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 12 h 35 min
Par souci d’économie pour le pays, aucune secrétaire n’avait été embauchée pour l’aider dans sa tâche difficile

etudiant sérieux dit: 31 janvier 2017 à 12 h 45 min

bérénice dit: 31 janvier 2017 à 11 h 19 min
merci berenice millle excuses si vous vous êtes sentie visée. Tout le monde ne peut pas partager votre inlassable complaisance et admiration respectueuse pour les du con la joie, qui du matin au soir et du soir au matin n’ont rien de mieux à faire que déverser leurs propos insultants et propagande limite.

Nicolas dit: 31 janvier 2017 à 12 h 35 min

Pénélope a perdu ses contrats de travail, pour une assistante parlementaire elle ne semble pas très organisée, et puis comment va t’elle faire pour toucher sa retraite ?

Jean Langoncet dit: 31 janvier 2017 à 12 h 13 min

« Mais prenons un sujet social isolément : la retraite à 60 ans au lieu de 62 ans actuels. »

Saucissonner l’économie politique pour prétendre traiter « isolément » de telle ou telle question relève d’une supercherie qui me rappelle cette boutade : quelles sont les couleurs du drapeau français ? J’attends un réponse claire, répondez par oui ou par non.

JC..... dit: 31 janvier 2017 à 11 h 56 min

Bousegrasse, ne parle pas la bouche pleine !

Tu gagnes ta vie comme tu l’entends, mais respecte le blog prestigieux de Passou, notre bon maître…

JC..... dit: 31 janvier 2017 à 11 h 54 min

11h45
L’Europe allemande nous tue… c’est clair. Deux fronts : un extérieur, teuton, un intérieur, nous mêmes.

JC..... dit: 31 janvier 2017 à 11 h 49 min

Je m’enfuis après vous avoir répondu, Bérénice, car vous avez un cœur honnête.

Vous n’avez aucune idée des sommes énormes captées par la nomenklatura et ses apparatchiks, de gauche ou de droite, depuis des décennies.

Un salaire de 5000 euros ? une babiole, parmi d’autres réalités de pouvoir. Lequel peut tuer.

D. dit: 31 janvier 2017 à 11 h 45 min

Il ne faudra pas compter que sur la croissance, et la croissance ne sera jamais possible sans une réforme de la balance du commerce extérieur laquelle ne sera jamais possible sans dénoncer un certains nombre de traités européens. Où alors on vivotera comme on l’a fait sous Sarkozy et Hollande.
Il ne faut jamais perdre de vue que l’Allemagne est là pour nous dominer sinon pour nous bouffer économiquement. C’est assimilable à du parasitisme ou une dérivée de l’esclavagisme. L’Europe est configurée pour servir d’abord et en toutes circonstances les intérêts allemands. De Gaulle n’aurait jamais laissé ça perdurer. Tout dirigeant acceptant ça ne peut en aucune façon se revendiquer du Gaullisme.

JC..... dit: 31 janvier 2017 à 11 h 43 min

Quittons nous sur une remarque impertinente :

Pourquoi continuer à tolérer, favoriser, la polygamie salafiste sur notre territoire qui l’interdit, polygamie qui ponctionne le budget de l’Etat des aides sociales lesquelles nourrissent nos « meilleurs ennemis », comme dirait Richard MILLET ?

PS : détail sans importance statistique, le Berguie transplanté du cœur est-il mort ou vivant ?

bérénice dit: 31 janvier 2017 à 11 h 41 min

JC, je crois qu’après l’argent il veut le Droit dont il n’a pas encore réussi à avoir la peau. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière.

D. dit: 31 janvier 2017 à 11 h 35 min

Et d’ailleurs, Fillon, s’il veut passer au 2ème tour, serait bien inspiré en mettant dans son programme le retour de la retraite à 60 ans pour tous. En tous cas Marine Le Pen l’a déjà dans son programme, et c’est une proposition à très haute valeur ajoutée devant le peuple souverain!

JC..... dit: 31 janvier 2017 à 11 h 32 min

Comment, Bérénice, avoir confiance dans un Sapin de cercueil budgétaire qui prévoit 1,4% de croissance…. en réalise 1,1%…. et s’en félicite !!!

Le MEDEF n’a aucune confiance dans ces undertakers socialistes de l’économie. Wait and see… attitude pragmatique.

bérénice dit: 31 janvier 2017 à 11 h 27 min

Seul Fillon présente un programme franc de redressement et de sortie de ce cercle infernal.

Nous n’avons pas encore accès aux programmes précis des autres candidats? Sur le site de FFillon tout est là, attendons de pouvoir comparer, je lisais aussi qu’une des pistes à ne pas négliger pour sortir de l’impasse économique si situerait dans l’innovation ( la recherche?) la création d’entreprises qui elles même créent de l’emploi. Les aides sous forme de crédit d’impôt et de quelques milliards accordées par le gouvernement socialiste aux entreprises ont été d’une faible rentabilité côté création d’emplois, le MEDEF n’a quant à lui pas tenu ses promesses et accepté l’enveloppe.

JC..... dit: 31 janvier 2017 à 11 h 25 min

« Contestez-vous cela et si oui quels sont vos arguments ? » (D)

J’agrée pour deux raisons :

– la première, vous avez entièrement raison. Comme d’habitude …
– la seconde, croyez vous qu’avec le nombre des « individu moyen, vulgaire, inculte, borné » qui me mordillent le jarret, j’irais contre l’avis d’un des fleurons de ce blog enchanté ?….

Bien à vous !

bérénice dit: 31 janvier 2017 à 11 h 19 min

Ne pas confondre « gueux » avec « veaux » et « beaufs »

cependant votre vocabulaire pour désigner les individus dont à l’évidence vous ne seriez est méprisant, l’industrie, l’activité humaine qu’elle soit industrieuse ou commerciale voire sanitaire se nourrit elle aussi d’une certaine pauvreté, propre ou figurée et en tire bénéfice quantifiable.

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/gueux_gueuse/38554

beauf: individu moyen, vulgaire, inculte, borné.

D. dit: 31 janvier 2017 à 11 h 17 min

JC, je comprends bien ce que vous voulez dire quand vous exprimez que la droite est plus proche des réalités. C’est vrai, le système des marchés boursiers et monétaires. C’est seulement ça qui régit le monde depuis toujours.
Mais prenons un sujet social isolément : la retraite à 60 ans au lieu de 62 ans actuels. Je soutiens personnellement un tel projet qui est une bombe de bienfaits sociaux.
Quel financement me retorquerez-vous ?
Où sont les dizaines de milliards qu’il faudrait non seulement trouver mais apporter là où il faut par un savant jeu de vases communiquants.
Je vous réponds très clairement : en dénonçant des traités européens ausuels sont directement liés d’énormes contribution budgétaires, sous le couvert tout-à-fait juste de la non-réciprocité.
Soit des contributions directes au budget européen, sans retour juste pour le contributeur, ou encore des prestations sociales versées à des ressortissants européens issus de pays faiblement développés de l’Est apportés par Schengen, par exemple le RSA ou le minimum retraite pour sélément 3 mois de présence sur notre territoire. Nous sommes en droit de dénoncer ces traités et de réattribuer les sommes aux cotisants de longue durée, qu’ils soient français ou pas mais qui méritent, eux, un départ à 60 ans.
Contestez-vous cela et si oui quels sont vos arguments?

JC..... dit: 31 janvier 2017 à 11 h 09 min

Je n’ai rien contre ALMODOVAR qui remplace au pied levé POLANSKI, condamné à la prison pour pédophilie. Rien…

Cependant, je pose une question qui me taraude : le jeune Macron, pratiquant en toute impunité la gérontophilie la plus abjecte et depuis son plus jeune âge, est en liberté, lui !

Alors ? … deux poids, deux mesures ? …

JC..... dit: 31 janvier 2017 à 10 h 51 min

Votre réflexion est navrante, Bloom !

Vous osez comparer le salaire d’un « quelconque agrégé » en fin de carrière, et la juste rémunération pour services collatéraux d’une … « bonne copine » !

JC..... dit: 31 janvier 2017 à 10 h 42 min

… Et, mon dieu, puisque les citations en provenance de blogs divers ne sont pas interdites en RdL, citons cet extrait du dernier billet de Richard Millet :

« Après tout, TRUMP ne fait que rappeler que nous sommes en guerre et que l’islam est notre ennemi.
Et à ceux que cette vérité offenserait (et qui ont traîné en justice l’historien Georges Bensoussan qui rappelait quel antisémitisme sévit dans le monde musulman), rappelons, nous, que nombre de pays arabes interdisent l’entrée de leur territoire aux ressortissants israéliens et à ceux dont le passeport porte le tampon des douanes israéliennes.
De cela, nul ne s’indigne. Mieux : un ami m’envoie, ce soir, après le triomphe de HAMON aux primaires socialistes, cette déclaration d’icelui, le 29 septembre 2007, au Télégramme : « Quand je suis rentré à Brest, j’ai trouvé la ville très blanche. Pour être très honnête, j’ai même trouvé qu’il y avait trop de blancs puisque Brest est une ville sans immigration.
Et c’est ce zélote de la colorisation ethnique que la Propaganda Staffel se réjouit de voir incarner enfin une « gauche de gauche » !

Bloom dit: 31 janvier 2017 à 10 h 37 min

5000 euros brut, pour replacer dans un contexte de compétences similaires, c’est plus que ce que touche un professeur agrégé hors classe 6e échelon, 3e chevron (A3), c’est à dire le plus haut de la profession (en attendant la classe exceptionnelle prévue pour septembre 2017), indice 963, à savoir 4 459 euros bruts. 38 ans de carrière, en moyenne…

closer dit: 31 janvier 2017 à 10 h 34 min

« La gauche caviaro-bobo est à iech… C’est quand même insensé, non? »

Non ce n’est pas insensé Bloom, la gauche est persuadée d’avoir un droit moral et historique à être au pouvoir. Droit moral, car elle pense représenter le camp du bien, de la justice et des droits de l’Homme contre les bourgeois qui ne pensent qu’au fric et les nostalgiques du fascisme; droit historique, car son surmoi marxiste, même devenu largement inconscient, continue de lui faire croire que le sens de l’histoire conduira nécessairement tôt ou tard à une société socialiste.

Dans ces conditions, pas besoin de bosser (une énorme proportion des politiciens socialistes n’a jamais ce qui s’appelle travaillé, avec des comptes à rendre et des fins de mois incertaines; le parti, les associations, les établissements publics, les syndicats, les collectivités locales nourrissent tout ce beau monde) ni d’être sympa. Ils ont le droit imprescriptible d’être là où ils sont, point final.

Pour être honnête, car il m’arrive de l’être, je reconnais que la situation d’opposants des gens de droite actuellement constitue une puissante incitation à être « bosseur et sympa », dans l’espoir de gagner l’alternance…Comme toujours, quand on est au pouvoir, la tentation de s’installer dans un confort douillet est forte pour les moins bons.

C’est pour cela que l’alternance est vitale pour le bon fonctionnement des démocraties. Quand elle a lieu, comme en Allemagne, en GB, en Amérique du Nord, dans les pays nordiques, en Australie, etc, (jusqu’à présent du moins) entre des partis qui mènent des politiques raisonnables, pas de problème. Quand elle a lieu dans un pays comme la France où la gauche depuis 1981 ne sait rien faire d’autre que d’ouvrir les vannes de la dépense publique et du gonflement des effectifs de la fonction publique tout en flattant l’égalitarisme (l’école…) et le communautarisme, tandis que la droite n’ose jamais restaurer franchement les conditions de développement des entreprises, la situation des finances publiques et le culte de l’excellence de l’école à l’université, on ne s’en sort jamais.

Seul Fillon présente un programme franc de redressement et de sortie de ce cercle infernal. C’est pour cela qu’il faut l’abattre. Trop d’intérêts sont menacés.

christiane dit: 31 janvier 2017 à 9 h 58 min

Oui, Jibé, comment ne pas refermer la parenthèse ? Comment traduire le présent ? J’emprunte à « machin, traducteur anonyme », un peu de ce qu’il a dit à 15:28, hier, chez P.Edel, en préférant au palimpseste possible en matière de jugement sur l’Histoire immédiate, un doute… Cette incise de W., si pertinente quand elle passe par Michon. L’Histoire ne se fait pas sans la Littérature, (Vous êtes bien placé pour puiser à sa source l’élixir de jouvence…) et sans le bon sens des grand-mères qui en ont vu d’autres…

XYZ dit: 31 janvier 2017 à 9 h 51 min

« Revue recherche collaborateur/trice pour « réflexion stratégique informelle », salaire brut mensuel 5000 euros: aucun rapport à rédiger, aucun article à produire, pas besoin de se déplacer. Avoir si possible un compte au Crédit agricole.
Pour plus d’info, contacter La Revue des Deux IMMondes, demander Marco de Faut Pas Charrier. »

C’est le bon fil(l)on!

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