de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Les caprices de la règle

Les caprices de la règle

Avant, en sortant du cinéma, il nous arrivait de pester après avoir vu du théâtre filmé qui relevait de l’économie d’un huis-clos. Désormais, il arrive que des spectateurs se demandent au bout d’un quart d’heure s’ils sont bien au théâtre dès lors que la scène est envahie par un écran et qu’un film y est projeté. Pour la deuxième fois en quelques mois, la Comédie-Française a fait le pari de renouveler le répertoire en se prêtant à ce jeu-là. L’administrateur général Eric Ruf a couru le risque de discréditer la Maison-de-Molière (à prononcer de préférence avec force majuscules dans la voix), aux gardiens d’autant plus sourcilleux qu’ils n’en sont pas, et par deux fois, le résultat lui a donné raison. La première avec Les Damnés de Ivo van Hove ; la seconde depuis cette semaine avec La Règle du jeu de Christiane Jatahy. Dans les deux cas, même si il y a eu d’autres expériences de ce genre avec le développement de la vidéo à partir des années 80, ca surprend, ça secoue puis ça emballe. Le spectateur en sort tourneboulé mais heureux.

En l’espèce, et comme toujours, la question se pose pour le metteur en scène, comme pour un traducteur, de savoir s’il va coller à l’œuvre originale ou pas. S’il s’en sert ou s’il la sert. S’il sera plus près de l’esprit ou de la lettre. S’il choisira le respect ou l’irrespect. Foin des choix binaires et exclusifs, la brésilienne Christiane Jatahy a choisi une troisième voie, la sienne, qui consiste à prendre de tous côtés pour en extraire ce qu’Eric Ruf appelle « le sens profond, le muscle théâtral ».

La Règle du jeu, tout le monde connaît car tous en ont au moins entendu parler à défaut de l’avoir tous vu, ce qui est le sort commun d’un classique. Du moins les générations qui ont eu le bonheur de connaître le temps des cinémathèques et, à défaut, celui du ciné-club à la télévision, les vendredis (Claude-Jean Philippe) et dimanche soir (Patrick Brion) : là, on peut le dire sans hésiter, c’était mieux avant, les deuxièmes parties de soirée avec Duvivier, Autant-Lara, Hawks, Mann, Carné, Hitchcock… Et Jean Renoir. Donc, un aristocrate français invite ses amis dans son château pour y improviser un petit spectacle à destination d’eux-mêmes, théâtre de chassé-croisé amoureux sous divers déguisements… Tourné de février à mai 1939, sorti dans la foulée, le film connut l’insuccès doublé de l’hostilité. Bref, un échec. Il est vrai qu’une révolution esthétique ajoutée à une critique de la société française, cela faisait beaucoup. Les Français n’aimaient pas ce qu’il annonçait. Et il y eut la guerre. En 1942, un bombardement allié faillit vraiment l’achever. Vingt ans passèrent Et en 1959, une fois restauré, le film triompha. Depuis, le film trône au panthéon des chefs d’œuvre du cinéma français.La-Règle-du-Jeu

Après avoir adapté à sa manière Mademoiselle Julie, les Trois sœurs, Macbeth, Christiane Jatahy s’est donc non pas attaquée mais emparée puis appropriée à la Règle du jeu, non le film proprement dit mais son scénario ( ne s’y est pas pris autrement avec les Damnés), meilleur moyen d’éviter l’écueil de la pâle copie et l’inutile remake. Elle ne s’en cache pas : les dialogues sont identiques nonobstant quelques aménagements techniques. Mais on se doute bien que si elle a supprimé la réplique la plus connue du film (Carette en braconnier hurlant : « J’ai pas d’vieille mère, moi ? J’ai pas d’ vieille mère ? »), tellement connue que Jean-Pierre Léaud la reprend en hommage dans Masculin féminin de Godard, c’est justement pour éviter le trop prévisible car trop attendu duplicata. Elle est aussi remontée bien amont vers les sources même de Jean Renoir. Pas tant vers Beaumarchais malgré le clin d’œil en ouverture (…« Si l’amour porte des ailes,/ N’est-ce pas pour voltiger ?… ») et le côté « folle journée » pleine de quiproquos qui fleure bon le Mariage de Figaro, ni vers le Marivaux des Jeux de l’amour et du hasard, mais plutôt vers le Musset des Caprices de Marianne avec lequel l’analogie des situations et des caractères est frappante, sans parler du ressort dramatique final.

Maîtres et valets, on n’en sort pas. En haut les uns, en dessous les autres. Ils n’arrêtent pas de courir, de se mentir, de s’aimer, de se trahir. Renoir transposa du XIXème siècle au XXème, Robert Altman ne l’a pas oublié lorsqu’il a réalisé Gosford Park, James Ivory non plus lorsqu’il a adapté à l’écran Les Vestiges du jour, puis Jatahy a transposé à son tour du XXème au XXI ème. C’est ainsi que l’hôte est un amateur de nouvelles technologies (c’est lui filme ses amis avec une caméra hightech et à la fin avec un drone), que la Christine autrichienne exilée en France devient une Française d’origine arabe, que le garde-chasse Schumacher devient un noir originaire d’Afrique, que le héros de l’aviation au centre de l’histoire traverse non les airs mais les mers à bord de son bateau, qu’il est admiré pour avoir sauvé des migrants en détresse. Comme Renoir, ce que Jatahy veut annoncer derrière la vacuité et l’insouciance de ce petit monde, c’est la catastrophe à venir, la perspective de la guerre.

Le film tourné par la metteur en scène, qui dure 25 minutes au début et une dizaine de minutes à la fin, a pour ambition de révéler les coulisses du théâtre à travers celles de la Comédie-Française. On est dans les entrailles : couloirs, sous-sols, cuisines, foyer, escaliers, loges, au cœur de sa mémoire vivante afin d’opérer une puissante fusion entre théâtre et cinéma, fiction et réel. Et théâtre dans le théâtre. Là encore, de même que pour l’intrusion du cinéma dans le théâtre, le procédé n’est pas nouveau ; cette mise en abîme lui est même consubstantielle tant les dramaturges en ont usé (de manière inoubliable avec la Critique de l’Ecole des femmes) et même abusé malgré les avertissements de Diderot qui craignait que le spectateur en sorte perdant puisque c’est sa place que le genre interroge. Or ici, celui-ci a une perception multiple et quasi cubiste de l’action puisqu’elle lui vient de partout : l’écran, le scène, la salle.

Le résultat est inattendu, d’une formidable énergie, profond, provocateur dans de tels lieux mais jamais gratuitement, parfois extravagant, souvent délirant quoique parfaitement maitrisé dans la dramaturgie, on se croirait par moments dans une comédie musicale la troupe entonnant For me formidable d’Aznavour puis entrainant le public a giorno pour l’occasion à reprendre en cœur Paroles paroles (Dalida, of course !) en s’aidant d’un mouvement ondulatoire des bras avant un morceau d’anthologie d’une drôlerie et d’un pathétique inouïes : Dick (Serge Bagdassarian) en Gigliola Cinquetti échappée de l’eurovision cuvée 1964 tout(e) à son Non ho l’eta. Inoubliable comme l’est le spectacle d’une troupe unie et si heureuse de jouer pour nous. Rarement un tel dérèglement des codes en usage aura ainsi affolé les spectateurs.

(La pièce et le film, photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans cinéma, Histoire Littéraire, Théâtre.

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commentaires

469 Réponses pour Les caprices de la règle

la vie dans les bois dit: 17 février 2017 à 8 h 19 min

à 23 h 06 min, ce portrait de la femme à la robe aux lys, est tellement fabuleux, que c’est à peine croyable.
Marcel y a vu le déclin d’une certaine aristocratie dont elle était la plus radieuse et orgueilleuse représentation. Il s’est peut-être vengé de sa déconvenue…
Les deux chercheurs ont lu un petit livre passé inaperçu, celui d’une descendante de la comtessa.
http://ricerca.repubblica.it/repubblica/archivio/repubblica/1991/05/01/una-contessa-per-proust.html

renato dit: 17 février 2017 à 8 h 17 min

Regles — contraintes, encore.

De toute évidence pour certains spectateurs il n’est pas facile d’accepter que rien n’est figé pour toujours, que les œuvres restent vivantes parce que nous sommes vivants. Est-ce qu’il leur est difficile de s’affranchir des anciennes interprétations et, en conséquence, de comprendre que lorsque des nouveaux outils entrent en jeu ce qui importe ce n’est pas leur nature mais l’usage que l’on en fait, la pertinence des contraintes et la qualité des processus qu’ils génèrent ; qu’une expérience est valide seulement si elle modifie la réalité ? Il faudrait aussi parler de la maîtrise conceptuelle de la matière, des intentions, des moyens mis en jeu, mais ça c’est un autre argument… et par-dessus le marché il se peut que cela n’intéresse personne.

Cela dit :

http://blogfigures.blogspot.fr/2012/04/norman-rockwell-problem-we-all-live.html

Petit Rappel dit: 17 février 2017 à 2 h 04 min

La folie des Halévy (lien Geneviève Strauss)
Non, ce n’est pas seulement la neurasthénie.
Esther Halévy, fille de Fromenthal, est bien morte folle chez le Docteur Blanche dans des circonstances restées inexpliquées…Là dessus, voir Laure Murat.
MC

puck dit: 17 février 2017 à 0 h 55 min

ce qui me gêne dans cette affaire c’est qu’ils soient affolé par le dérèglement des codes.

il est évident qu’un code qui est déréglé n’est en soi plus vraiment un code.

je veux dire qu’un code déréglé c’est un code qui ne décode plus ce qu’il devrait décoder, à moins bien sûr que ce décodage soit prévu par le code, auquel cas le code ne serait déréglé, ou bien en fait il serait déréglé par le décodage du code qui serait bien réglé pour le décoder.

à ce niveau il vaudrait mieux poser la question à Régis Debray, il s’y connaît en code et décodage.

même lui vous dirait qu’un décodage déréglé pour un certain code n’est rien de moins qu’un décodage bien réglé pour un autre code.

passou, vous avez de la philo analytique ?
vous devriez c’est super intéressant.

je suis sûr que Quine a écrit un truc sur cette histoire de code déréglé qui affole les gens, il vous dirait que dans ce cas le problème c’est pas vraiment le code mais plutôt les gens.

un peu comme la peur de l’ours…

Sant'Angelo Giovanni dit: 17 février 2017 à 0 h 51 min


…et, à part çà, comme diversions axonométrique,…
…un tour de compas lié à l’imaginaire, du complot en connivences du savoir-vivre, mieux,!…
… » tous dans le même bain  » démocratique « , sauf, qu’il faut, bien se vernir, pour éviter notre usure d’argent et d’or, face à ce bain éternel d’eau régale, don le pouvoir fait sien, en lois et ordonnances de tout temps,!…
…des lois, des lois, pour voler son voisin, en communauté, même participatives,!…

…Oh,!…je ne suis pas artistes, des connivences pour miséribilisés les autres artistes,!…c’est cons,!…

…des lois, pour se baigner nus, dans une eau, bonne à souhait,…

…des gouvernements, européens,…pour y survivre, et non, pour y vivre,…avec toutes ces connivences de remplacer le talent,…par des  » fils  » à papa,…
…autant, en emporte le vent,!…
…etc,!…
…pauvres cons dirait Léonard de Vinci,…
…en verser de ces amalgames par transparences,!…
…pour une médaille, un titre, à ne rien faire,…participer à la razzia sur ses propres peuples,…et tout ces trônes qui vacillent,!…Ah,!Ah,!…
…varier sa participation,…
…priorité d’un acide sur l’autre, en versant les deux acides,!…cherchez,!…

…tous à se dorer, et se dédorer,!…etc,…
…laisser les gens tranquilles,!…

puck dit: 17 février 2017 à 0 h 49 min

je veux dire si c’est aller au théâtre c’est pour affoler les gens autant qu’ils restent chez eux.

encore que s’ils restent devant leur téléviseur à écouter les infos ils risquent aussi de s’affoler un peu.

puck dit: 17 février 2017 à 0 h 48 min

comme le dit si bien passou : « Rarement un tel dérèglement des codes en usage aura ainsi affolé les spectateurs. »

passou vous savez quoi ? vous avez vraiment le sens de la formule 1.

puck dit: 17 février 2017 à 0 h 46 min

on se demande comment nos aïeuls arrivaient à vivre dans autant d’ignorance…

sans compter tous ces milliers de lecteurs de Proust qui n’avaient pas imaginé une seconde la bouille de la Guermantes…

à ce rythme il ne restera plus rien à découvrir pour les générations futures…

heureusement que nous avons nos bataillons de chercheurs pour nous rendre plus intelligents.

Chantal Bis dit: 16 février 2017 à 23 h 57 min

En fait, je ne le voyais pas du tout comme ça, M.P.
Plutôt malingre et maladif, complexé, une couverture sur l’épaule… allez savoir pourquoi ! A trop confondre l’auteur et le narrateur dans la Recherche, certainement…

Clopine dit: 16 février 2017 à 23 h 34 min

D’un autre côté, quand on voit le bout de film, on comprend tout de suite beauboup mieux la réflexion de Barrès à Maurras à la mort de Proust : « c’était notre jeune homme ». Parce que (si c’est lui) c’est bien d’un jeune homme dont la pellicule a capturé l’image, mince et doublant vivement la société chamarrée dont il voulait tant faire partie…

Chantal Bis dit: 16 février 2017 à 23 h 06 min

« Laure Hillerin, auteure en 2014 d’une biographie de la comtesse Greffulhe…

« Un sourire idéal, un rire qui vient du cœur, qui « s’égrène comme un carillon de Bruges », « sa voix si particulière qui semble par moments patiner sur les mots. » (Proust). Une allure ! Le port d’une déesse ! Il y en a des pages pour dire le pouvoir de séduction de Madame Greffulhe ! Son élégance aussi : « Coiffée de ses chapeaux, aigrettes, fleurs, tulles et plumes, elle traversa toute l’Europe de sa démarche de déesse, balançant sa taille souple, élancée, ses yeux de gazelle illuminant sa ravissante tête de Diane posée sur un col-de-cygne, enroulé de mousseline, et qu’emprisonnait un quadruple rang de perles d’un Orient éblouissant. » (Pringué). Excentrique, mais toujours avec goût, elle crée elle-même ses toilettes – tissus vaporeux, couleurs évanescentes : « des goûts bien propres à entretenir sa légende de fée. » Ses apparitions sont mémorables, avec son art parfaitement maîtrisé de se mettre en scène (soit en retard, soit fugace lors de ses sorties dans le monde). « Elle est belle du flamboiement des yeux fixés sur elle. » (Proust) »

« Ce magnétisme, qui trouve ses racines dans l’enfance, l’amènera à développer ce que Laure Hillerin appelle « une stratégie du prestige ». Se faire remarquer ainsi, à l’heure où « la femme la plus estimable est celle dont on parle le moins et la plus parfaite celle dont on ne parle pas » démontre aussi un caractère. Et c’est certainement cet alliage de la beauté, d’un charme attirant à un tempérament de feu qui la rendra si exceptionnelle. »

Pour en savoir plus…
http://vendangeslitteraires.overblog.com/2015/05/du-cote-de-la-vraie-duchesse-de-guermantes.html

Sergio dit: 16 février 2017 à 22 h 43 min

Houi bon on va pas encore aller s’essecuser pour Marignan, hein ! D’ailleurs z’avaient qu’à se remuer au lieu de sauter en l’air comme pouldre…

Sergio dit: 16 février 2017 à 22 h 37 min

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 21 h 55 min
proustiens de salon.

Sinon y a les proustiens du désert, ceux des favellas comme dirait Clopine, ceux à l’usine comme les paras, ceux des kibboutz, ceux de la Colonie pénitentiaire, ceux du RER, ceux du bar-tabac de la rue des martyrs…

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 21 h 55 min

« La vrai comtesse a été éclipsée par une rivale de taille ! »

« éclipsée », « rivale », bouh, vocabulaire pour proustiens de salon.

Chaloux dit: 16 février 2017 à 21 h 03 min

« « Il existe cinq volumes intitulés « Mémoires de Marcel Proust » que j’ai connu mais que je n’ai aperçu que très peu. Savoir qui possède ces volumes où, parait-il, il serait très souvent question de moi. Y a-t-il quelqu’un les possédant ? Cela m’amuserait de les lire (ne les ayant jamais lus).» Cette curieuse petite note écrite de la main de la comtesse Greffulhe, puis dactylographiées par son secrétaire, sans doute dans les dernières années de sa vie, dormait dans ses archives au milieu d’un fatras de souvenirs personnels. Si le « petit Marcel » avait pu lire ces lignes, il aurait souri tristement, mais n’aurait pas été surpris. Il lui avait pourtant fidèlement envoyé les tomes de La Recherche, au fur et à mesure de leur publication. Dès sa parution, en 1913, un exemplaire dédicacé de Du côté de chez Swann, enveloppé dans du papier rose, avait été porté rue d’Astorg par Céleste Albaret, la fidèle gouvernante de l’auteur. Mais celui-ci était sans illusion : « Elles ne les lisent pas, confiait-il à Céleste. De toute façon, si elles les lisaient, elles ne les comprendraient pas ». Il avait vu juste : l’exemplaire existe toujours, avec sa dédicace et ses feuilles non coupées – sauf les premières pages ».

Laure Hillerin, La comtesse Greffulhe, page 347.
(Un excellent livre).

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 20 h 43 min

Tout est bien qui finit bien.

« Le chercheur canadien Jean-Pierre Sirois-Trahan a affirmé qu’il n’était « pas au courant » au moment de la publication de son article des recherches de Laure Hillerin.

« Beau joueur, je félicite quand même Laure Hillerin », a-t-il soulignéen reconnaissant, après avoir pris connaissance des extraits du livre de l’historienne française, qu’elle « a été la première à avancer l’hypothèse » que c’était bien Proust qui apparaît sur la pellicule.  »
https://www.rts.ch/info/culture/livres/8394263-l-ecrivain-marcel-proust-aurait-ete-identifie-sur-un-film-datant-de-1904.html

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 20 h 35 min

La biographe de la comtesse Greffulhe pense que Marcel Proust se précipita au bas des escaliers pour la voir… Manquer à tous les usages avec en plus le risque de se prendre une gamelle, fallait-il que cela en vaille la peine. C’est un rusé Marcel.

JiBé dit: 16 février 2017 à 20 h 15 min

« Elle est la seule à savoir pourquoi Marcel Proust descendait les escaliers aussi précipitamment… »

Vous connaissez la réponse, LVDLB ?

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 20 h 02 min

« Laure Hillerin, auteure en 2014 d’une biographie de la comtesse Greffulhe, avait moins le génie de la com. »

Elle s’est rattrapée depuis. Elle est la seule à savoir pourquoi Marcel Proust descendait les escaliers aussi précipitamment…

Et la journaliste de Télérama , Vergely, recopie des âneries. Elle ne doit non plus avoir lu ce bouquin de Laure Hillerin, pour écrire un scénario amusant:
« On y aperçoit furtivement, parmi la foule chic assistant au mariage de la fille de la comtesse de Greffulhe et d’Armand de Guiche(…)

Alors Elaine s’est mariée avec son père, on comprend plus rien.

Janssen J-J dit: 16 février 2017 à 19 h 21 min

La fonction présidentielle réclame de l’esthétique et de la transcendance, comme dirait manumacron au maxélaplum’ : faut jamais humilier les passions triss, ça c bin gai, ça !

Janssen J-J dit: 16 février 2017 à 19 h 12 min

@16.08 – Au fait, la photo d’illustration de votre blog, PE, n’est-elle pas celle du chemin en provenance du petit Trianon, quand on regagne à pied les grilles du parc pour se diriger vers le centre-ville de Versailles ?
? Retourner dans sa tombe…:-) génial !

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 18 h 27 min

Le pastiche scato ça se travaille javert. Tu es encore loin de l’original.
C’est excellent, cette histoire du scoop qui n’en était pas un. Rivalités sur fond de cinquante nuances de gris perle, à propos d’un film muet et en noir et blanc. Amazing.

D. dit: 16 février 2017 à 18 h 19 min

Et en plus, tenez-vous bien, l’histoire des africains avant la colonisation européenne n’est qu’une interminable succession de colonisation…entre eux. Petits royaume qui se bouffent et rebouffent, certainement de façon très humaine et pas criminelle pour un coquillage.

D. dit: 16 février 2017 à 18 h 15 min

Les romains en Gaule : crime contre l’humanité ! Italie, fais amende honorable et paye ta dette envers la Gaule ! ….. Ouarfff !

D. dit: 16 février 2017 à 18 h 11 min

Parce que si la colonisation à provoqué des conflits et des morts, elle fut aussi un fantastique accélérateur développement. Il n’y a qu’à regarder les villes coloniales à leur apogée dans les annétés 50 pour le réaliser, les hôpitaux, les écoles, les chemins de fer, les usines. Et les quasi-ruines qui en restent 60 ans après.
Et ce qui est terrible c’est que Macron n’a même pas été capable d’imaginer qu’une partie très importante des colonisés decolonisés ont toujours pensé le plus grand bien de la colonisation !
Et de toutes façons, aux origines de la France, n’y a-t-il pas une colonisation par les francs saliens, les goths et les romains ?

D. dit: 16 février 2017 à 17 h 59 min

Je pense que Macron à commis une monumentale erreur au sujet de la colonisation. Une partie de l’électorat de droite qui lui était favorable va migrer chez Marine qui elle n’a strictement auun effort à fournir. Pour un peu elle bâclerait sa campagne telllement les autres ne font pas le poids.
Merci Emmanuel, vous confirmez votre statut de politicien-amateur.

bouguereau dit: 16 février 2017 à 17 h 48 min

C’est remarquable ce que tu écris-là, Bouguereau

propos en vérité bien patelin dédé..tiré d’une homélie du xix eme..’savez vous bien qu’il y aurait plus de monde à la messe si certains d’entre vous n’y venaient pas’

bouguereau dit: 16 février 2017 à 17 h 36 min

cadeau devoir dette..mettons..en tout il faut savoir se départir de participer de quelque façon..et de se sentir destinataire particulier..hou au moins c’est des mots trés privés tout ça..il faut rendre communicable son plaisir sans l’entacher de soi comme contrebande..ça sfait tout seul..pourquoi pourquoi les ‘lecteurs’ déclaré de proust ont il ce trope comme hon sgratte là hoù on a la vérole

bouguereau dit: 16 février 2017 à 17 h 24 min

Est-ce ma faute, si on l’apprend en haut des favelas et non dans les salons mondains ?

céline ça rend méchant et coupabe qu’ils disent..mais proust ça rend con et donne des innocences de vestales..la littterature c’est une question de style

JiBé dit: 16 février 2017 à 17 h 20 min

« Oui le cadeau de Proust est si énorme qu’on a une dette envers lui »

« Le Proust retrouvé », dernier chapitre à écrire. Qui commence ? Clopine ou Paul ?

bouguereau dit: 16 février 2017 à 17 h 19 min

Perso, je ne dois rien à Proust, mais tout à Zeiss. Das technologie

toi c’est pour ton proctologue..t’es interessé à fond..polo c’est l’mec détaché complétement..henfin il essaie

bouguereau dit: 16 février 2017 à 17 h 18 min

polo c’est l’potlatch havec proust..bonne clopine elle a pus haucune culotte..polo hésite..y sdemande si ça vaut et si ça sra bien rçu..bonne clopine elle est sur elle

Sergio dit: 16 février 2017 à 16 h 44 min

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 16 h 10 min
Pouvait pas être en l’air toute la nuit, et vivre le jour, à l’heure.

Normalement, en palier, c’était lever seize heures ; toujours normalement il travaillait, à ce moment-là, non sans l’appoint de quelque ballon de rouge fourni par sa fameuse servante…

Il décarrait jamais avant vingt-deux heures, ce qui fait qu »au troisième salon visité y avait plus un rat !

Sergio dit: 16 février 2017 à 16 h 35 min

Clopine dit: 16 février 2017 à 15 h 48 min
a-t-il été un jour heureux ?

Pas à la bourse, déjà… Il mordait à tous les tuyaux crevés (comme Courtial des Péreire !) glanés auprès d’amis sûrs, ce qui n’a pas beaucoup « rondi » l’héritage de son père, médecin en vue, je crois ; à la fin, en parlant de soupe à l’oignon, c’était plutôt le bouillon !

Et le Goncourt il l’a croqué (Tour d’argent ?) avec l’aide d’amis encore plus sûrs…

question dit: 16 février 2017 à 16 h 17 min

Sur le film sur Proust, je lis sur LeMonde.fr qu’il aurait été torné à la Madeleine. Tourné à la Madeleine ? c’est un gag ?

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 16 h 17 min

Le mari d’Elaine , fallait l’avoir dans le collimateur. Ça a fait tilt cette histoire, une histoire de lentilles, pour mieux voir.

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 16 h 10 min

Sergio, à la lecture de cet article du Pr Sirois-Trahan, il ne fait aucun doute que l’alors, futur?, écrivain ait assisté à ce mariage..il y est arrivé en retard. Pouvait pas être en l’air toute la nuit, et vivre le jour, à l’heure.

Clopine dit: 16 février 2017 à 15 h 48 min

Surtout, Sergio, que ce genre de trucs ça va ça vient. Marcel a été mondain avant d’être reclus, a été oisif avant de s’atteler à la Recherche, a été élégant avant le coup de la soupe à l’oignon. Par contre, a-t-il été un jour heureux ?

Vous allez dire : « le bonheur… »

Bah, on sait, depuis Vinitius de Moraes, que le bonheur a une fin, si la tristesse est infinie. Est-ce ma faute, si on l’apprend en haut des favelas et non dans les salons mondains ?

Pauvre Marcel…

https://youtu.be/XhcWkSeoE88?list=PLax5jDS1CgqzweshlG7AbJI67DHkvwA4k

Sergio dit: 16 février 2017 à 15 h 39 min

bouguereau dit: 16 février 2017 à 15 h 20 min
la défroque pleine de soupe à l’oignon…

toujours a dénigrer

Ben houi la nourriture c’est sacré !

bouguereau dit: 16 février 2017 à 15 h 18 min

L’impu
(e)nité cybernétique

preum va rgarder cybernétique dans l’dico..t’as dla chance d’avoir un bon manageur qui frappe pas trop fort

Sergio dit: 16 février 2017 à 15 h 18 min

Y a quand même un vieux doute, passeque pour que le Marcello harrive à l’heure quelque part, et en plus en plein jour, c’est qu’on a retardé les pendules !

Normalement quand il se pointait dans les soirées, c’est tout juste s’il croisait les hautres, la défroque pleine de soupe à l’oignon…

bouguereau dit: 16 février 2017 à 15 h 14 min

et s’il a pu avoir cette intuition géniale sur la manière dont Wagner a construit son acte, c’est justement parce qu’il appliquait le même modèle

wagner proust..boulez daigne les élèver jusqu’à lui..

bouguereau dit: 16 février 2017 à 15 h 10 min

pétrone..wagner..rimbo..bonne clopine..polo..proust relativement..à l’origine absolu c’était baroz..jicé rate des trucs

Nicolas dit: 16 février 2017 à 15 h 09 min

« Au dehors, [une] foule énorme et populaire admirait les beaux équipages et se montrait sympathique à ce luxe et à cette élégance aristocratique qui rappelle les belles traditions d’autrefois et qui, en définitive, favorise le commerce parisien et se traduit en bienfaits pour la classe ouvrière, sans parler des nombreuses charités qui l’accompagnent. » Et vous ça vous fait quoi?

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