de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Les caprices de la règle

Les caprices de la règle

Avant, en sortant du cinéma, il nous arrivait de pester après avoir vu du théâtre filmé qui relevait de l’économie d’un huis-clos. Désormais, il arrive que des spectateurs se demandent au bout d’un quart d’heure s’ils sont bien au théâtre dès lors que la scène est envahie par un écran et qu’un film y est projeté. Pour la deuxième fois en quelques mois, la Comédie-Française a fait le pari de renouveler le répertoire en se prêtant à ce jeu-là. L’administrateur général Eric Ruf a couru le risque de discréditer la Maison-de-Molière (à prononcer de préférence avec force majuscules dans la voix), aux gardiens d’autant plus sourcilleux qu’ils n’en sont pas, et par deux fois, le résultat lui a donné raison. La première avec Les Damnés de Ivo van Hove ; la seconde depuis cette semaine avec La Règle du jeu de Christiane Jatahy. Dans les deux cas, même si il y a eu d’autres expériences de ce genre avec le développement de la vidéo à partir des années 80, ca surprend, ça secoue puis ça emballe. Le spectateur en sort tourneboulé mais heureux.

En l’espèce, et comme toujours, la question se pose pour le metteur en scène, comme pour un traducteur, de savoir s’il va coller à l’œuvre originale ou pas. S’il s’en sert ou s’il la sert. S’il sera plus près de l’esprit ou de la lettre. S’il choisira le respect ou l’irrespect. Foin des choix binaires et exclusifs, la brésilienne Christiane Jatahy a choisi une troisième voie, la sienne, qui consiste à prendre de tous côtés pour en extraire ce qu’Eric Ruf appelle « le sens profond, le muscle théâtral ».

La Règle du jeu, tout le monde connaît car tous en ont au moins entendu parler à défaut de l’avoir tous vu, ce qui est le sort commun d’un classique. Du moins les générations qui ont eu le bonheur de connaître le temps des cinémathèques et, à défaut, celui du ciné-club à la télévision, les vendredis (Claude-Jean Philippe) et dimanche soir (Patrick Brion) : là, on peut le dire sans hésiter, c’était mieux avant, les deuxièmes parties de soirée avec Duvivier, Autant-Lara, Hawks, Mann, Carné, Hitchcock… Et Jean Renoir. Donc, un aristocrate français invite ses amis dans son château pour y improviser un petit spectacle à destination d’eux-mêmes, théâtre de chassé-croisé amoureux sous divers déguisements… Tourné de février à mai 1939, sorti dans la foulée, le film connut l’insuccès doublé de l’hostilité. Bref, un échec. Il est vrai qu’une révolution esthétique ajoutée à une critique de la société française, cela faisait beaucoup. Les Français n’aimaient pas ce qu’il annonçait. Et il y eut la guerre. En 1942, un bombardement allié faillit vraiment l’achever. Vingt ans passèrent Et en 1959, une fois restauré, le film triompha. Depuis, le film trône au panthéon des chefs d’œuvre du cinéma français.La-Règle-du-Jeu

Après avoir adapté à sa manière Mademoiselle Julie, les Trois sœurs, Macbeth, Christiane Jatahy s’est donc non pas attaquée mais emparée puis appropriée à la Règle du jeu, non le film proprement dit mais son scénario ( ne s’y est pas pris autrement avec les Damnés), meilleur moyen d’éviter l’écueil de la pâle copie et l’inutile remake. Elle ne s’en cache pas : les dialogues sont identiques nonobstant quelques aménagements techniques. Mais on se doute bien que si elle a supprimé la réplique la plus connue du film (Carette en braconnier hurlant : « J’ai pas d’vieille mère, moi ? J’ai pas d’ vieille mère ? »), tellement connue que Jean-Pierre Léaud la reprend en hommage dans Masculin féminin de Godard, c’est justement pour éviter le trop prévisible car trop attendu duplicata. Elle est aussi remontée bien amont vers les sources même de Jean Renoir. Pas tant vers Beaumarchais malgré le clin d’œil en ouverture (…« Si l’amour porte des ailes,/ N’est-ce pas pour voltiger ?… ») et le côté « folle journée » pleine de quiproquos qui fleure bon le Mariage de Figaro, ni vers le Marivaux des Jeux de l’amour et du hasard, mais plutôt vers le Musset des Caprices de Marianne avec lequel l’analogie des situations et des caractères est frappante, sans parler du ressort dramatique final.

Maîtres et valets, on n’en sort pas. En haut les uns, en dessous les autres. Ils n’arrêtent pas de courir, de se mentir, de s’aimer, de se trahir. Renoir transposa du XIXème siècle au XXème, Robert Altman ne l’a pas oublié lorsqu’il a réalisé Gosford Park, James Ivory non plus lorsqu’il a adapté à l’écran Les Vestiges du jour, puis Jatahy a transposé à son tour du XXème au XXI ème. C’est ainsi que l’hôte est un amateur de nouvelles technologies (c’est lui filme ses amis avec une caméra hightech et à la fin avec un drone), que la Christine autrichienne exilée en France devient une Française d’origine arabe, que le garde-chasse Schumacher devient un noir originaire d’Afrique, que le héros de l’aviation au centre de l’histoire traverse non les airs mais les mers à bord de son bateau, qu’il est admiré pour avoir sauvé des migrants en détresse. Comme Renoir, ce que Jatahy veut annoncer derrière la vacuité et l’insouciance de ce petit monde, c’est la catastrophe à venir, la perspective de la guerre.

Le film tourné par la metteur en scène, qui dure 25 minutes au début et une dizaine de minutes à la fin, a pour ambition de révéler les coulisses du théâtre à travers celles de la Comédie-Française. On est dans les entrailles : couloirs, sous-sols, cuisines, foyer, escaliers, loges, au cœur de sa mémoire vivante afin d’opérer une puissante fusion entre théâtre et cinéma, fiction et réel. Et théâtre dans le théâtre. Là encore, de même que pour l’intrusion du cinéma dans le théâtre, le procédé n’est pas nouveau ; cette mise en abîme lui est même consubstantielle tant les dramaturges en ont usé (de manière inoubliable avec la Critique de l’Ecole des femmes) et même abusé malgré les avertissements de Diderot qui craignait que le spectateur en sorte perdant puisque c’est sa place que le genre interroge. Or ici, celui-ci a une perception multiple et quasi cubiste de l’action puisqu’elle lui vient de partout : l’écran, le scène, la salle.

Le résultat est inattendu, d’une formidable énergie, profond, provocateur dans de tels lieux mais jamais gratuitement, parfois extravagant, souvent délirant quoique parfaitement maitrisé dans la dramaturgie, on se croirait par moments dans une comédie musicale la troupe entonnant For me formidable d’Aznavour puis entrainant le public a giorno pour l’occasion à reprendre en cœur Paroles paroles (Dalida, of course !) en s’aidant d’un mouvement ondulatoire des bras avant un morceau d’anthologie d’une drôlerie et d’un pathétique inouïes : Dick (Serge Bagdassarian) en Gigliola Cinquetti échappée de l’eurovision cuvée 1964 tout(e) à son Non ho l’eta. Inoubliable comme l’est le spectacle d’une troupe unie et si heureuse de jouer pour nous. Rarement un tel dérèglement des codes en usage aura ainsi affolé les spectateurs.

(La pièce et le film, photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans cinéma, Histoire Littéraire, Théâtre.

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commentaires

469 Réponses pour Les caprices de la règle

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 14 h 55 min

Yess, une bobine comme celle-là ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Suffit de voir la bibliographie référencée par ce professeur canadien pour y parvenir. Ça calme.

JiBé dit: 16 février 2017 à 14 h 31 min

« Bois d’Arcy c’est quand même pas loin comme le Canada… »

Oui mais une bobine dans la bobine au fond d’une boite perdue dans les archives rangées le long des rayonnages dans les caves voutées du fort de Bois d’Arcy, datant de monsieur Thiers, faut aller pouvoir la chercher et d’identifier, LVDans la forêt !

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 14 h 13 min

Cet article du Pr Sirois-Trahan, intitulé
« Un spectre passa… Marcel Proust retrouvé » est un super boulots de chercheur.
Il faut croire que nos graans zakademiciens de Paris, maintenant émus de voir leur idole en mouvement, font de la recherche à fonds perdus.
Bois d’Arcy c’est quand même pas loin comme le Canada…

Delaporte dit: 16 février 2017 à 14 h 04 min

Polanski : la décision que tout le monde attendait :

« Selon le site américain TMZ, Roman Polanski pourrait rentrer aux Etats-Unis prochainement pour clore l’affaire de viol sur mineure pour laquelle il est poursuivi. »

Delaporte dit: 16 février 2017 à 14 h 01 min

Jadis, Jean Dutourd avait eu l’idée pas si saugrenue que cela de faire un parallèle entre Proust et l’écrivain latin Pétrone, auteur du « Satiricon ». C’était très convaincant, plus qu’avec Rimbaud.

gardel dit: 16 février 2017 à 12 h 43 min

JiBé dit, le 16/11/2017, à 10h 02 min
« Les proustiens de ce blog pourraient-ils me dire s’ils voient un lien entre Proust et Rimbaud. Lequel? »
En tout cas Boulez en voit un autre, mais entre Proust et Wagner : « Dans le domaine français, Proust est la personne qui a écrit sur Wagner avec le plus de pertinence. Il y a, en particulier dans ‘La Prisonnière », quelques pages sur le troisième acte de ‘Tristan’ qui analysent comment, dans le prélude de ce troisième acte et dans l’air du berger, le thème s’amplifie, varie et arrive à irriguer toute la première scène. La description de Proust est absolument extraordinaire et s’il a pu avoir cette intuition géniale sur la manière dont Wagner a construit son acte, c’est justement parce qu’il appliquait le même modèle ». Pierre Boulez, « Entretiens », p. 152.

Clopine dit: 16 février 2017 à 12 h 23 min

Rimbaud et Proust sont, en matière littéraire, aussi différents que, pour la… trompette, Chet Baker et Miles Davis.

(ça, c’est un clin d’oeil à Jacques Chesnel !)

Maintenant, dire qui est Chet et qui est Miles ?

Un indice : la fort mince autobiographie de Chet s’appelle « comme si j’avais des ailes »… Et tel Icare, il a lourdement chuté…

Tandis que Miles Davis a toujours fait dans le tellurique, disons ça comme ça…

Et quant à ceux qui seraient choqués que l’on (c’est-à-dire bibi) ose associer la Littérature à la trompette (même de jazz), je leur conseille de relire le petit traité du dilettantisme et de la désinvolture, de l’honorable Grozdanovitch (petit-neveu d’Oscar Wilde, en quelque sorte). J’aime bien faire ce que je veux, na !!!

XYZ dit: 16 février 2017 à 12 h 14 min

le point commun havec keupu..’bête bête et con à la fois’

Je doute que l’auteur de ces lignes ait le cran de proférer ce genre d’insanité en face à face. L’impu
(e)nité cybernétique donne des burnes aux châtrés, c’est bien connu.
Mais peut-être est-il préférable que cette engeance soit scotchée à sa bécane à baver gras plutôt que de rôder autour des écoles…?

bouguereau dit: 16 février 2017 à 11 h 59 min

mais de manière aussi différente qu’un spéléologue explore le monde sensible face à un parachutiste qui s’en fiche bien de s’écraser

..ben mon colon

bouguereau dit: 16 février 2017 à 11 h 55 min

Colonisation juive? Israelienne, oui, par des juifs orthodoxes, certes

le point commun havec keupu..’bête bête et con à la fois’

bouguereau dit: 16 février 2017 à 11 h 53 min

Très beau commentaire, Clopine

mauvaise réponse..jicé m’a henvoyé la bonne par pigeon voyageur ‘dans les deux cas baroz est hun hanculé mondain’

JiBé dit: 16 février 2017 à 11 h 38 min

Proust nait quand Verlaine rencontre Rimbaud : un enfant naturel en fin d’empire dans un Paris chaotique ! 1871, l’année du rat…

JiBé dit: 16 février 2017 à 11 h 17 min

Très beau commentaire, Clopine. La question mériterait débat : le point commun entre Rimbaud et Proust, selon moi, une écriture poétique en prose, initiée par l’un et développée par l’autre…

Clopine dit: 16 février 2017 à 11 h 02 min

Jibe, a priori, comment associer Rimbaud et Proust ?

A part l’à peu près de la contemporanéité, (20 ans en commun : de 1871 -naissance de Proust- à 1891 -mort de Rimbaud- et l’homosexualité, aucun élément biographique en commun : ni le milieu social, ni le milieu intellectuel, ni le physique, ni le destin.

Au point de vue du propos ? L’un est un poète éphémère, l’autre un écrivain qui « aura passé sa vie à ça ». L’un proclame le dérèglement de tous les sens, l’autre fait vingt pages sur trois verres de porto bus pour faire enrager sa grand’mère. L’un enverra tout ça au diable, tournant résolument le dos à la France et à l’Europe, cherchant à faire fortune. L’autre ne cessera de dilapider son pognon et de proclamer une identité française le conduisant à fréquenter les héritiers de l’ancien régime, les lieux les plus « français » qu’il puisse trouver (Saint André des Champs) et traquant cette identité jusque dans le langage (le parler de Françoise la servante, celui d’Oriane de Guermantes).

Le style ? Comment comparer un poète précurseur et génial (ah ! l’impeccable sonnet du « dormeur du val », qui est très exactement un « zoom » cinématographique, vingt ans avant l’apparition du cinéma !) et un bâtisseur d’une prose au raffinement insensé et tout aussi génial (ah ! Les métaphores proustiennes, qui s’étendent parfois sur plusieurs pages !)

Quand l’un fait un pied de nez, accroche des guirlandes et des chaînes d’or jusque dans les étoiles, et joue à l’équilibriste, l’autre hante, terrestre, réservé et sournois, les salons mondains au plus près des déambulations humaines, tel l’entomologiste tout entier tourné vers le minuscule.

Quand l’un s’envole, emporté par des semelles de vent, l’autre s’incruste, soulève obstinément les couvercles pour mettre au jour ce qui est caché…

Quand l’un s’étourdit de facilité et d’insolence (ah ! Le Bateau Ivre qui porte si bien son nom), l’autre dissimule sa virtuosité voire s’en moque (ah : l’auto-pastiche planqué derrière le faux « journal des Goncourt » !!!)

Et enfin, peut-être le plus important fossé entre eux : quand l’un est aimé, s’en défait et s’en moque, séduit et quitte sans vergogne, l’autre est rongé par le sentiment de l’illusoire de l’amour et de la tragédie de la jalousie…

L’un est un esprit de l’air, l’autre se plante face à Janus et lui fait cracher le morceau…

L’un cherche avant tout à respirer large, à avaler tout, le temps et l’espace. L’autre suffoque et plie sous le poids de l’évanescente fausseté des sentiments(car rien n’est vrai, et rien ne dure), reclus dans une chambre empli des fumées de la divagation.

L’un laisse une oeuvre mince et rimée, l’autre une cathédrale de prose.

On ne peut les associer tous les deux, sinon en disant qu’ils habitent le même espace : celui des mots, mais de manière aussi différente qu’un spéléologue explore le monde sensible face à un parachutiste qui s’en fiche bien de s’écraser, du moment qu’il a habité, à la manière de l’éclair, un instant les cieux.

etudiant sérieux dit: 16 février 2017 à 10 h 40 min

Jibe dit: 16 février 2017 à 10 h 23 min
« JC vous manque-t-il ou peut-on très bien s’en passer ? »

Qui ça?

etudiant sérieux dit: 16 février 2017 à 10 h 39 min

Jibe dit: 16 février 2017 à 10 h 20 min
Sacrilège ! Un tel génie, bien formé et noté par le corps enseignant

XYZ dit: 16 février 2017 à 10 h 31 min

Colonisation juive? Israelienne, oui, par des juifs orthodoxes, certes. Faut pas ré-écrire l’Histoire, Big Brother.

bouguereau dit: 16 février 2017 à 9 h 31 min

« La colonisation est un crime contre l’humanité. »

et pis en tant que surment descendant de romain chef d’esclave qu’a humilié vercingétorisque chte cause pus rénateau

bouguereau dit: 16 février 2017 à 9 h 29 min

viser la place du plus beau cadavre du cimetière ce serait faire preuve de vanité

..mais en même temps on sent confusément que les critères de beauté n’y sont pas ceux qui courent chez les vivants

bouguereau dit: 16 février 2017 à 9 h 27 min

« La colonisation est un crime contre l’humanité. »

faut savoir boire la coupe jusqu’à la lie..y’en a des rejetons de feldgendarm et du brézil..

renato dit: 16 février 2017 à 9 h 26 min

« c’est trés mauvais pour les chicots… »

Il y a un moment pour les sauver et un moment pour les perdre : viser la place du plus beau cadavre du cimetière ce serait faire preuve de vanité.

bouguereau dit: 16 février 2017 à 9 h 23 min

Clopine vous avez raison !entre Proustiens réjouissons nous

ha ben oui daccord..y’a l’respect dlétiquette haussi..la précision dmes sentiments m’haterre et meffraie

bouguereau dit: 16 février 2017 à 9 h 20 min

Reste que le personnage qu’on voit descendre l’escalier a davantage l’allure, ô paradoxe, d’un garçon de magasin

voilà..mon larbin a été hinvité haussi..il le reconnait..c’est hun copain..vdqs

bouguereau dit: 16 février 2017 à 9 h 18 min

bon chte réponds baroz mais le robot qu’agit a l’inçu du plein gré d’assouline..henfin tu comprends..c’est hun peu comme proust descendant les escaliers quoi..

bouguereau dit: 16 février 2017 à 9 h 15 min

y’aurait des acéssoirs connectable baroz..mais l’hambiance n’y est pas..le cul est mis parfaitement en sujétion économique et morale..j’ai lu une interview d’investisseur dernièrement qui disait mettre du poignon dans le porno et de pas être sur d’avoir vu un film porno depuis quelques années
ça viendra baroz

bouguereau dit: 16 février 2017 à 9 h 10 min

Mais bibi je me plais à penser que Marcel Proust, le dandy fréquentant la haute, y était aussi « décalé » que possible. Aussi « à part », quoi

..cte blague..et puis..c’est pas lui rende service..
hon doit honorer ses saints comme hon les connait

bouguereau dit: 16 février 2017 à 9 h 06 min

À Zurich, le cinéma de Pasolini au théâtre

sade au théatre..hon y croit pas..faut des hintermédiaire..pourtant en jeux vidéo..havec lunette..direc ça prend droledement matière..

etudiant sérieux dit: 16 février 2017 à 9 h 05 min

Bloom dit: 16 février 2017 à 8 h 50 min

Les profiteurs locaux qui ont pris la place des administrations coloniales et font du business avec qui les aide à se maintenir en place se marrent bien
Ne pas oublier non plus que le petit en campagne électorale, parle tous azimuts

bouguereau dit: 16 février 2017 à 9 h 02 min

à la trente-septième seconde d’un film d’actualités mondaines (le mariage d’un rejeton Greffhule)

chsais pas pourquoi je vois cette pelicule comme une raclure de fétichisme himbécille..hon dirait qules suivants son polo et bonne clopine..rmerciant delaporte à la boite a himage..brr

Bloom dit: 16 février 2017 à 8 h 50 min

La colonisation a flingué des civilisations entières, c’est un fait. Je mesure dans mon quotidien des dégâts accomplis, ainsi que la haine qu’inspire l’occident chez beaucoup.
Reste que toute entreprise de domination est criminelle, conquêtes musulmanes, chinoises & japonaises itou.

DHH dit: 16 février 2017 à 8 h 33 min

le cadeau de mariage de Proust à son ami indiqué par la biographie de Painter: un revolver;
il l’avait acheté chez Gastrine Rainette et l’avait présenté dans un écrin en y joignant sur quelques feuillets des poèmes ecrits par Elaine ,la mariée

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 8 h 29 min

« La vidéo de 72 secondes présente le cortège nuptial d’Elaine Greffulhe à la sortie de l’église. Elaine était la fille de la comtesse Greffulhe (principal modèle d’Oriane de Guermantes dans À la recherche du temps perdu) et d’Armand de Guiche, qui fut l’ami de Proust. Commandé par les Greffulhe, le film était sans doute destiné à rester dans leurs archives privées. » Le Figaro

C’est très mal écrit, attention à la place de la parenthèse.
Il faut comprendre:
« La vidéo de 72 secondes présente le cortège nuptial d’Elaine Greffulhe à la sortie de l’église ( Elaine était la fille de la comtesse Greffulhe principal modèle d’Oriane de Guermantes dans À la recherche du temps perdu)
et d’Armand de Guiche, qui fut l’ami de Proust. Commandé par les Greffulhe, le film était sans doute destiné à rester dans leurs archives privées. »

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 8 h 18 min

Manu-les grandes-dents, le candidat banquier de l’Obsolète, est peut-être un nécrivain raté, mais il est très fort dans le rewriting.

Sa storytelling algéroise un peu updatée, dans la grande tradition de Tonton, prône le grand pardon:
« La colonisation est un crime contre l’humanité. »

la vie dans les bois dit: 16 février 2017 à 8 h 11 min

trouillefou:
« Bon, moi j’ai vu Marcel Proust descendre un escalier. Sisisi. à la trente-septième seconde d’un film d’actualités mondaines (le mariage d’un rejeton Greffhule) »

rejeton ?
« La vidéo de 72 secondes présente le cortège nuptial d’Elaine Greffulhe à la sortie de l’église. Elaine était la fille de la comtesse Greffulhe (principal modèle d’Oriane de Guermantes dans À la recherche du temps perdu) et d’Armand de Guiche, qui fut l’ami de Proust. Commandé par les Greffulhe, le film était sans doute destiné à rester dans leurs archives privées. »
http://www.lefigaro.fr/livres/2017/02/15/03005-20170215ARTFIG00275-marcel-proust-a-la-recherche-de-sa-premiere-image-filmee.php

Clopine dit: 16 février 2017 à 7 h 37 min

Oui, c’est vrai que le costume, le melon, et puis cette façon juvénile de descendre l’escalier sans se soucier de l’apparat, font peser un doute.

Mais bibi je me plais à penser que Marcel Proust, le dandy fréquentant la haute, y était aussi « décalé » que possible. Aussi « à part », quoi. Et quand on commence à ressentir cette impression, je sais d’expérience qu’on peut faire à peu près n’importe quoi, même être en melon et en habit au milieu des huit reflets et des fracs.

C’est d’ailleurs une scène qui est décrite par le menu dans la Recherche. Le narrateur seul en veston à la Raspelière, et la manière dont on l’absout.

Quand on sait à quel point Proust se « répare » de la réalité dans son livre, en se donnant toujours le beau rôle et les excuses idoines, on peut subodorer qu’en réalité, il a dû se trouver vraiment confondu et pas tant que cela « excusé »…

sant'Angelo Giovanni dit: 16 février 2017 à 2 h 26 min


…bien sur,!…la majorité de tout ce que j’ai écrit est juste et vrai, pour moi, uniquement,…

…mais, gardons nos distances entre couleurs et passions déposées sur écrits,!…trop d »éclairs au chocolats, aussi,!…
…etc,!etc,!…Go,!…

Chaloux dit: 16 février 2017 à 1 h 13 min

C’est assez curieux, on croit reconnaitre Proust quand il apparait, beaucoup moins quand il s’approche. Reste que le personnage qu’on voit descendre l’escalier a davantage l’allure, ô paradoxe, d’un garçon de magasin, que celle du plus grand écrivain du XXe siècle, tant son pardessus fait sur lui l’effet d’une blouse. Deux petits détails accrochent pourtant. Le couple que le personnage dépasse, et qu’il faudrait identifier, semble le reconnaître et porter sur lui un regard assez bienveillant (on s’en aperçoit surtout en ralentissant le rythme du film). Second détail : je ne sais plus quel témoin a rapporté que Proust était physiquement quasi noué, aucune indépendance de son torse par rapport au bas du corps, ce qui fait qu’il ne pouvait se tourner vers quelqu’un qu’en tournant tout le corps, paralysie du bassin ou autre. La curieuse façon dont le personnage (ralentir la lecture) descend l’escalier, les bras relevés, assez gauche, fait penser à ce témoignage.

sant'Angelo Giovanni dit: 16 février 2017 à 0 h 06 min


…un vrai problème,!…

…il n’y a à avoir de confiance, avec personne,!…et surtout pas,les institutions en connivences,!…

…en réfléchissant bien,!…connaître les gens, par toutes les âneries, que j’ai colporter sciemment,!…et les répercussions en familles,!…
…les amalgames en traitrise, pour faire leurs beurres à judas,!…

…tout est dis,!…pauvres bêtes à se déambuler, avec leurs micros,!…enregistrer des prunes à se farcir,!…

…en confiance, mes amis, vous avaler,!…des couleuvres,!…

…encore une chance, de ne pas vouloir aller aux putes,!…çà en ferait des salades de plus,!…( trop de risques de maladies contagieuses, sida,…)
…d’ailleurs, çà se voit à leurs comportements, leurs états des lieux ou en politiques,…
…la chance de rester prudent,!…etc,!…
…alors, les Proust,à Ben-Huur,!…etc,!..

…un contexte merveilleux et littéraire, la chimie,!…et ses aventures réalisées;!…
…se démêler, le vrai du faut,!…ainsi – soit t’il,!…etc,…

Sergio dit: 15 février 2017 à 22 h 25 min

Janssen J-J dit: 15 février 2017 à 19 h 18 min
laisse souffler la valse

Ha ça ça m’a toujours plu, j’imagine qu’on balance la fille dans le buffet ! Il y en a quand même qui durent dans leurs vingt minutes bien tassées…

Clopine dit: 15 février 2017 à 20 h 40 min

Euh, Paul Edel, j’avais signalé cette rareté sur Proust légèrement avant Delaporte (mais il est vrai que je n’avais pas mis le lien…) Bon, je dis ça je dis rien…

Paleine dit: 15 février 2017 à 19 h 50 min

A partir de deux bouquins, voire davantage, pondus annuellement, il y a forcément de la dispersion. Plus un Opus Magnum qu’une théorie de bouquins mal ficelés ; sans compter le gain de place sur les étagères

Janssen J-J dit: 15 février 2017 à 19 h 46 min

Pourquoi gâcher son talent pour tirer sur une ambulance ? donc, voilà le reproche qu’on fait à l’Onfray… Mais attendez donc la suite, Sagesse, et vous relativiserez tout ça et vous ressourcerez dans Cosmos. Et surtout prenez donc le temps de lire Décadence, plutôt que de vous laisser influencer par des branquignols… C’est pas de la haine qqe contient cette somme, c’est de la synthèse de bouquins antérieurs disparates : son traité d’athéologie et son incursion dans les terres du coran… qui s’inscrivent dans une saga bcp plus ambitieuse… Il veut pas imposer d’avoir raison, il affirme ses convictions face à des mecs qui haïssent son boulot de tâcheron forcené et le critiquent sur des détails (comme naguère la roudinesco sur freud), vu qu’ils seraient bien incapables eux-mêmes de proposer pareil panorama. Il a des doutes l’Onfray, voyez Cosmos qui est est rempli ; ils sont pas dans trop dans ce bouquin, c’est exact, mais quoi ?… ils sont ailleurs… Que raconte-t-il de si révolutionnaire, franchement ?
Brrr

Delaporte dit: 15 février 2017 à 19 h 28 min

L’article de Tincq montre bien le défaut d’Onfray : cette certitude d’avoir raison. « Ce n’est pas le doute qui rend fou, disait Nietzsche, c’est la certitude. » Onfray a eu une certitude anti-catholique, qu’il décline sur six cents pages, et ce faisant il tourne en rond et gâche son beau talent.

Janssen J-J dit: 15 février 2017 à 19 h 18 min

19.27 mais qu’est-ce que tu racontes ? il est très bien ce p’tit Nicolas. Pourquoi tu l’as pris en antigripine ? on se calme, maintenant que les 2 autres foufous sont barrés…, laisse souffler la valse, pour pas longtemps, je pense.

bouguereau dit: 15 février 2017 à 18 h 27 min

3j..merci pour ta fiche de lecture qui fait coup double havec le lecteur de gout dchiottes qu’a trouvé l’hauteur idoine pour faire son miel..tincq qu’a l’temps d’freiner et dfaire pisser ses chvaux en dviendrait sympathique..mais en même temps qu’attende de locdus qui se gondolent de fouquier tinville mal baisé..ça commencait mal..fallait pas y aller

Janssen J-J dit: 15 février 2017 à 17 h 35 min

@ »Bref ça a l’air d’être un sacré merdier dans sa tête, d’autant plus lorsque l’on fait des théories à propos de ce qui se passe dans la tête de personnes que l’on n’a jamais rencontrées »
(mais moi, ça m’arrive souvent de faire ça avec tous les intervenautes d’icite que j’ai jamais rencontrés…, suivez mon regard… Et pourquoi pas ?)

« Onfray n’a pas l’air d’être un gros boute en train »… que vous dites. Mais détrompez-vous, il est au contraire bien souvent désopilant, et cela permet d’avancer. Voilà un assortiment des perles que j’ai ramassées dans Décadence (et c’est pas le père Tinq qui me les aura fournies, hein, car ces gens là n’ont point beaucoup d’humour, faut dire) :
71/ si j’étais psychanalyste, ce qu’à dieu ne plaise, je ferais de cette opération chirurgicale un trauma introducteur de la théologie paulinienne
124/ (Hélène à Constantin) : tant qu’à faire, elle lui fait lire aussi la Guerre de Gaules de César. On imagine aisément les Thénardier offrant Britannicus à Cosette
129/ Jésus doit se retourner dans sa tombe (après tout un chapitre sur l’allégorie de sa montée au ciel)
166/ (sur Origène) Confondant l’esprit et sa lettre, pas bien doué pour les significations allégoriques ou les sens métaphoriques (donc nullement fait pour le christianisme), ce Père de l’Eglise en avait conclu qu’il fallait se sectionner les génitoires.
188/ la jolie histoire de Constantin V, dit Copronyme à son baptême (« cet enfant remplira l’Eglise de sa puanteur »).
276/ Sprenger et Institorius sont à la théologie de l’Inquisition ce que Deleuze et Guattari furent à la philosophie des seventies, un must.
281/ le freudisme qui a peu fait pour la science mais beaucoup pour l’humour y voit, bien sûr, un symbole phallique (la sorcière qui chevauche son balai). D’aucuns font encore fortune à Paris et ailleurs, avec ce genre de pensée magique.
309/ Le napolitain Baltassare Cossa, Jean 23, qui se rasait le matin en pensant au jour où il serait pape.
424/ Quand la fille de Fouché née à Nevers (et non, fort heureusement pour elle, à Montcuq) est baptisée…
462/ Vichy rendait Blum responsable de l’alcoolisation de la race française
534/ Barthes a annoncé la mort de l’auteur parce qu’il ne réussissait pas à le devenir, et la prééminence du lecteur parce qu’il ne parvenait pas à l’être (…). Il n’aimait pas la biographie, il avait bien raison, elle est la clé de toutes les théories.
602/ dans son grand âge, Paul Veyne semble plus se ménager les faveurs d’un Dieu qui n’existe pas que de faire un véritable travail d’historien.
Franchement, peut-on détester un homme aussi drôle et parfois… si « boute en train » ?

Janssen J-J dit: 15 février 2017 à 17 h 10 min

16.27 « Les parti pris du philosophe, sa haine de l’Église, la partialité de son analyse historique menacent, sinon la pertinence de son livre, au moins la crédibilité de sa thèse ». (conclusion du laborieux papier de Tinq – merci du lien)
Faut-il que les « intellos-journalistes » chrétiens comme Tinq soient aveuglés par leur propre blessure pour remplir un tissu d’âneries pareilles dont les 2/3 sont des saillies aveuglées hors des gonds. Voilà ce que produit la destabilisation d’un regard athée sur des clercs essayant désespérément de sauver les meubles pour leurs ouailles en faisant dire à Onfray ce qu’il n’a jamais dit dans son bouquin. Faire croire qu’il serait lui-même porté par le ressentiment et la haine du judéo-christianisme, alors qu’il développe un chapitre entier là dessus pour expliquer le grand basculement à partir des 18e et 19e…! c’est à se rouler la synecdoque par terre.
L’aveuglement et le fanatisme des intellos chrétiens qui défendent pathétiquement leur foi reste bien sympathique, mais un dialogue avec un enculeur de mouches est-il seulement possible ? Je trouve que l’athée a infiniment plus de culture que Tinq, ranci depuis des plombes dans ses chères études vaticanesques, je ne pense pas qu’il serait à la hauteur d’un débat. Je pensais naïvement que ces gens avaient disparu du paysage même de La Croix, ben non, c’est encourageant, ils peuvent encore nous sauver des périls de la haine et de la violence, si je comprends bien.

bouguereau dit: 15 février 2017 à 16 h 36 min

C’est le seul document qui existe de Proust sur un film. Une rareté

..delaporte niouz..ha jicé y’a ptête pas faux

bouguereau dit: 15 février 2017 à 16 h 35 min

» C’est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien; ils s’obligent à comprendre au lieu de juger

l’a copié sul pape causant dla pédophilie en sacristie

bouguereau dit: 15 février 2017 à 16 h 33 min

Bref ça a l’air d’être un sacré merdier dans sa tête

dans la tienne haussi..mais hon va pas en faire un fromage

Nicolas dit: 15 février 2017 à 16 h 27 min

Je parlais de son dernier livre, on ne sait plus si il est écrivain, éditorialiste, journaliste, sociologue, philosophe… Bref ça a l’air d’être un sacré merdier dans sa tête, d’autant plus lorsque l’on fait des théories à propos de ce qui se passe dans la tête de personne que l’on n’a jamais rencontré… Pour ce qui est de son face à face avec Onfray c’est tout à son honneur de reconnaître ses erreurs. Et c’est toujours le même problème, à force de parler de tout et de rien on parle de ce que l’on connait pas, ou plutôt on ne parle pas! Onfray n’a eu aucune contradiction parce que personne sur le plateau ne sait de quoi il parle. Onfray n’a pas l’air d’être un gros boute en train http://www.slate.fr/story/134648/decadence-civilisation-judeo-chretienne-haine-anticatholique

Janssen J-J dit: 15 février 2017 à 16 h 11 min

@15.23 Bien vu…, s’est récemment écrasé devant l’Onfray après lui avoir aboyé l’an passé chez l’aut’Roquet. Suffit qu’on ait un peu plus de bagout…, et l’Moix s’écrase comme le cabot à sa mémère. Lamentab’. Cela dit, l’Onfray fut brillantissime, faut dire que c’était pas difficile face à c’te bande de nanistes d’hachtagueuleONPC qui avaient eu pour consigne de le laisser causer un peu.

Delaporte dit: 15 février 2017 à 15 h 23 min

« Tout l’inverse de Moix. »

Moix, qui du haut de sa chaire télévisuelle, sur le plateau de ONPC, ressemble à un accusateur public de tribunal révolutionnaire, une espèce de Fouquier-Tinville mal baisé.

Sergio dit: 15 février 2017 à 15 h 16 min

la vie dans les bois dit: 15 février 2017 à 7 h 41 min
qui masque tout l’effort

La trompette une fois j’ai essayé je me suis fait expliquer je me suis gonflénormément pire qu’Obélix… Justement c’est un grand silence qui est sorti !

Delaporte dit: 15 février 2017 à 14 h 48 min

En voulant déjeuner avec Sarkozy, Fillon essaie de remobiliser ses troupes frondeuses. Un Sarkozy pour qui, il ne s’en cache pas, les carottes sont désormais cuites si Fillon persévère. En privé, l’ancien président dit tout le mal possible d’un candidat qui en deux mois a fait exploser son parti, et que, selon lui, il faudrait remplacer de manière urgente :

« Nicolas Sarkozy serait donc déjà en train de penser à l’après: « Le plus difficile sera de se mettre d’accord sur une procédure pour remplacer l’actuel candidat. Il ne nous reste pas plus de 15 jours, après ce sera trop tard ». »

Fillon ou l’homme à éliminer. Voilà le consensus jusque dans son propre camp.

XYZ dit: 15 février 2017 à 13 h 13 min

« 27 % de la population générale adulte de France dispose d’un grade universitaire ».
Sachant que le baccalauréat est le premier grade universitaire, et que depuis 20 ans 75% des lycéens l’obtient…

Nicolas dit: 15 février 2017 à 13 h 07 min

J’aime revenir sur l’introduction du discours de suede de Camus « Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n’ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S’il m’est nécessaire au contraire, c’est qu’il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L’art n’est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l’artiste à ne pas s’isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d’artiste parce qu’il se sentait différent, apprend bien vite qu’il ne nourrira son art, et sa différence, qu’en avouant sa ressemblance avec tous. L’artiste se forge dans cet aller retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s’arracher. C’est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s’obligent à comprendre au lieu de juger. Et, s’ils ont un parti à prendre en ce monde, ce ne peut être que celui d’une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne régnera plus le juge, mais le créateur, qu’il soit travailleur ou intellectuel. »

Je vous le remet  » C’est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien; ils s’obligent à comprendre au lieu de juger. » Tout l’inverse de Moix.

Nicolas dit: 15 février 2017 à 12 h 56 min

La critique du consumérisme est une chose, m’enfin on a inventé le flouze depuis la Mésotopamie ou quelque chose de ce genre, mettons ça de côté deux secondes, parce l’un remplace l’autre ca a toujours existé, mais ce n’est pas qu’une question d’argent, il y aussi le prestige, le pouvoir, la branlette de celui qui veut compter et laisser sa trace etc
En dehors de cet aspect cynique, l’art est en mouvement, ceux qui veulent toujours le même art se perdent parce que l’art n’a jamais été le même. Le paradoxe c’est de déterminer quand l’art fût parfait. Jamais ou alors quand on était plus jeune pour ne pas dire enfant… Les soi disants laissés pour compte parce qu’on ne leur refile plus leur tambouille habituelle à cause du business? Quoa? L’art n’a jamais été gratuit, le plus drôle c’est qu’on le subventionne mais juste assez pour les richards. Pourquoi il n’y a pas de place gratuite pour les SDF à l’Opera?

bouguereau dit: 15 février 2017 à 12 h 32 min

Parce que la peur

oui pour ceux en place, oui aussi pour le consommateur d’avant pasqu’il n’est peut être plus la cible et oui pour ‘l’art’ pasqu’il n’existe pas comme autre chose qu’un label mais toujours comme -le label- et donc comme une place a prendre.

bouguereau dit: 15 février 2017 à 12 h 28 min

Pourquoi se poser la question de comment la vidéo va dégrader le théâtre alors qu’elle devrait être qu’est ce qu’elle peut lui apporter? Parce que la peur

parceque la commande..la commande et la distribution..et une nouvelle technique fait une nouvelle commande, un nouveau mode de phynancement et une nouvelle distribution..et un nouveau contenu au finiche..un « grand » est un grand dans un contesque, un contesque que le petit a du connaitre havant d’étre grand pasque le contesque l’a « élu »..ce contesque sinon des opacités est réputé ‘connu’ et dont le consommateur est censé connaitre un peu des arcanes..assez pour faire son miel, assez pour le critiquer profitablement..
…d’où la philature d’idéologie ici dèçe et la première celle de lassouline, qui n’éclaire personne..jme répète

Jean dit: 15 février 2017 à 12 h 14 min

Parce que le spectacle de théâtre est un art aux multiples ingrédients, il est nécessairement toujours un art collectif. Donc le contraire d’une pratique pyramidale, aux responsabilités hiérarchisées.

Dans toutes nos pratiques, artistiques, sociales, religieuses etc., la nécessité vitale du collectif est constamment occultée, au profit du culte du chef, substitut du père. Je lis dans le « Monde » de ce jour que Marion Cotillard est une « grande » actrice comique en attente d’un « grand » metteur en scène. Quand cessera-t-on de sacrifier à ce culte obsessionnel de la « grandeur », à n’importe quelle occasion ? Dans l’exemple précédent, dire que Marion Cotillard est une très bonne actrice comique en attente d’un très bon metteur en scène aurait largement suffi. Nous ne cessons d’oublier à quel point nous n’existons que par l’action efficace de l’intervention solidaire des autres, et réciproquement, à quel point toute oeuvre humaine implique une solidarité et une participation collectives.

Nicolas dit: 15 février 2017 à 11 h 58 min

Ce qui est marrant (formule de politesse pour ne pas dire insupportable et ridicule ) c’est l’image d’epinal et la nostalgie. L’un va regretter Pivot et l’autre va regretter les réunions familiales avant la télé et l’autre… Ca n’a pas de sens j’ai arrêté de discuter de tout ca tant j’ai l’impression de perdre mon temps. Des émissions culturels il y en a à la télé mais ce ne sera jamais comme avant. Des films et des séries pointues qui parlent de notre temps en n’oubliant rien de ce que nous sommes il y en a mais ca ne se présente plus comme avant. Les jeunes metteurs en scène mélangent shakespear et la culture pop et ce n’est plus comme avant. Ce qui m’a le plus frappé c’est la conversation de Deuleuze et la deterritorialisation appliquée à la musique électronique, cette idée que tout devrait continuer à l’infini au risque de se perdre. Comme si il fallait absolument une continuité entre le castra et une MPC2000. Bon enfin ce que regrette Passou c’est la stature de l’écrivain ou plus généralement de l’intello qui vient t’expliquer la vie. Sauf que si on peut regretter le manque d’idée dans la société, on peut aussi constater la part de facticité rassurante comme quand il n’y avait que des journaux papiers et des editos qui donnait le la chaque matin, qui déroulait une vérité bien moins informée que de nos jours, c’est la complexité du monde enfin au grand jour. Fini Pivot, welcom in 2017. Pourquoi se poser la question de comment la vidéo va dégrader le théâtre alors qu’elle devrait être qu’est ce qu’elle peut lui apporter? Parce que la peur.

Janssen J-J dit: 15 février 2017 à 11 h 29 min

Ce que ne précise pas le papier de l’Huma à propos du passé de ce commissaire de 53 ans, Vincent Lafon, c’est que lors de la première affaire de 2004 qui défraya sa chronique, il n’était alors en fonction que depuis 4 ans. Il fut « suspendu avec plein traitement » du 3 mars au 1er juillet 2004. Il faut dire que certains commissaires peuvent bien être des crapules violentes et perverses et présenter de fortes probabilités de récidivisme en tant que chefs de meute, il n’empêche qu’appartenant à la « race des saigneurs », on ne les éjecte pas de la maison à la légère. Cela ne se fait pas : on les met au vert un certain temps, le temps qu’ils se calment chez eux… Allez donc expliquer au bon peuple ce que c’est que la racaille, après ça !

bouguereau dit: 15 février 2017 à 11 h 12 min

Il y a le cinématographe pour ça, Jean

himagine baroz qu’en rfilant les trois mousquetaires..montecristo..le dernier des mohicans..l’ile au trésor etc aux scénariss la warner devait rfiler la pièce..mais haprés pas touche attation..tout dans ma fouille..c’t’un produit hindustriel..comment qui dit le pov jean..’collectif’..hurkurkurkurk..brave coco

bouguereau dit: 15 février 2017 à 11 h 07 min

y’a hun vieux fond objectif au fait que le white trash vote trump..c’est lui l’aristocrate global..hévidemment kabloom va pas haprécier qu’il soit au bout d’une chaine de désir caché

bouguereau dit: 15 février 2017 à 11 h 02 min

Résultat de « l’immigration choisie », voulue par Sarkozy ?

c’est l’prop de toute immigration baroz..les ceuces ce qui bougent c’est pas tout a fait nimporte qui et les minorités..communautés fières etc..hont quelquechose a prouver..c’est bien documenté

Clopine dit: 15 février 2017 à 10 h 35 min

Renato va au musée, en sort, se balade avec une copine et cherche à acheter des marrons glacés.

Et le voilà qui cherche à nous faire du sous-Proust avec ça, grands dieux…

Bon, moi j’ai vu Marcel Proust descendre un escalier. Sisisi. à la trente-septième seconde d’un film d’actualités mondaines (le mariage d’un rejeton Greffhule) – on peut avoir le lien en allant sur le blog « le fou de Proust »

JiBé dit: 15 février 2017 à 10 h 18 min

 »
Les immigrés sont plus diplômés que la population française en général »

Résultat de « l’immigration choisie », voulue par Sarkozy ?

Jean dit: 15 février 2017 à 9 h 52 min

Notre vieillotte conception littéraire et scolaire d’un théâtre fondé avant tout sur le texte a vécu.

Le danger est que cette sacralisation de l’auteur et de son texte se reporte sur le metteur en scène, comme on le voit dans le compte-rendu d’Assouline : ce spectacle de la Comédie Française est d’abord le travail « de » son metteur en scène. D’ailleurs, on nous a souvent parlé, dans le passé, du Molière de Untel ou du Hamlet de Unetelle. Parce que le spectacle de théâtre est un art aux multiples ingrédients, il est nécessairement toujours un art collectif. Donc le contraire d’une pratique pyramidale, aux responsabilités hiérarchisées. Même les gens de théâtre sont loin d’être tous acquis à une conception « coopérative » de leur art.

bouguereau dit: 15 février 2017 à 9 h 49 min

C’est quand même pas la trompette de cavalerie du régiment de Ferdine…

elle tient sa trompette en coin comme humphrey son clope

bouguereau dit: 15 février 2017 à 9 h 37 min

Des images d’anges, renato ?

faiseur d’himage..c’est hainsi qu’on nommait le peintre au temps dla renaissance baroz

bouguereau dit: 15 février 2017 à 9 h 35 min

Notre vieillotte conception littéraire et scolaire d’un théâtre fondé avant tout sur le texte a vécu

c’est huniquement pour des raisons de biznèce et de droit..dailleurs ce en ‘france du moins’ sniffe bon son article du nyt d’y a 10 ans qui essayait d’expliquer ce qu’était la ‘propriete hintellectuelle’…les drm ça va être malheureusement beaucoup plus sinistre que ça

bouguereau dit: 15 février 2017 à 9 h 30 min

L’histoire d’un musicien du codage, super bien racontée

pas tellement..si c’est le même qui est passé sur arte lately..jamais si mes souvenirs sont bons il ne parle de ses réelles motivations, sur les raisons qui justifient que les machines doivent nous gouverner

Jean dit: 15 février 2017 à 9 h 09 min

Ce que dit Pierre Assouline de ce spectacle de la Comédie Française fait apparaître, a contrario, à quel point nous restons tributaires, en France du moins, d’une sacralisation (aux origines théologiques assez claires) du texte de théâtre. Pour nous, un spectacle théâtral, cela reste, malgré l’évidence de la réalité de ce spectacle, un texte, un auteur. Et ce texte, il s’agit avant tout de le respecter, à la lettre autant que possible. Annie Ubersfeld avait pourtant insisté, depuis longtemps déjà, sur le fait qu’un texte de théâtre, ce n’est pas autre chose qu’un livret, modifiable et adaptable à discrétion dans un ensemble aux nombreux ingrédients, qui s’offre, comme l’indique l’étymologie, à être vu. Le scénario de cinéma n’est pas affecté de ce coefficient de sacralité qui grève le texte de théâtre, et c’est tant mieux. Tant mieux donc si le théâtre de demain nous offre souvent des spectacles « totaux », où la vidéo, le cinéma, seront largement utilisés. On assistera avec plaisir à des « Hamlet-tragédie » ou des « Harpagon-comédie », où le texte de Molière ou de Shakespeare sera librement adapté, modifié, au gré des nécessités d’un spectacle « total ». Notre vieillotte conception littéraire et scolaire d’un théâtre fondé avant tout sur le texte a vécu.

renato dit: 15 février 2017 à 8 h 36 min

Règles — contraintes : saltimbanques, prestidigitateurs et clowns.

De passage à Milan, j’aurais aimé revisiter la Sala delle Asse au Castello Sforzesco ; empêché par des travaux de restauration, j’ai opté pour un moment avec la Pietà Rondanini, et pendant une demi heure j’ai erré le long des bords (limbes) de ce marbre. Manque de pot, à un moment, le babillage d’un couple qui se voulait « cultivé » cassa le silence : palabres composées de références tirées des plus divers ouvrages spécialisés, sans aucune relation avec la chose — que de vieux poncifs, rien de subjectif, très ennuyeux ; entre-temps leurs deux enfants criaient comme des cochons que l’on égorge. Du coup je me suis irrité tout à fait, « La mer ne s’ouvre pas tous les jours », je me suis dit, « alors lassons cet espace », j’ai sitôt pris congé de cette œuvre abandonnée et je suils sorti du Castello Sforzesco incapable de penser à autre chose qu’au labyrinthique compte-rendu des observations botaniques de Leonardo — racines, feuillages, fleurs, ramages — qui nous parle aussi d’un aspect méconnu de son emploi du temps lors du séjour milanais ; ce qui m’a attristé car je n’aime point rester longtemps prisonnier d’une image. Soudain je me suis souvenu que j’avais rendez-vous aux Giardini Montanelli avec une amie, faiseuse d’images, qui aime s’y promener avec son chien, et j’étais au Parco Sempione, ce qui, d’un parc à l’autre et selon les rencontres, fait environ quarante-cinq minutes de marche ; il était donc urgent que je me décide à la rejoindre. J’aurais mieux fait de me décommander car au bout d’un peu de temps, épuisé le sujet qui était à l’origine de notre rencontre, nous causions de tout et de rien parce que dans un monde discontinu, en absence d’évènements chargés de valeurs référentiels et réellement significatives, on ne sait jamais où nous emmèneront les mots, ce que le flux nous fera entendre — j’affectionne cette manière de converser que l’on pourrait appeler de plaisance ; et mon amie se plait à imaginer la désagrégation des éléments linguistiques, syntactiques, rythmiques, des actions et des événements — sans pourtant croire qu’il soit possible communiquer selon les modes mis en jeu par le dernier Joyce car, dit-elle, « ce serait absurde autant que l’aurait été de prétendre qu’Einstein vive au quotidien selon la théorie de la relativité » (l’instant de l’intuition lors de ses vacances à bicyclette bien à part). Pour finir nous nous sommes occupés en regardant les arbres [Personnages en varc : Tilia americana ; Liquidambar styraciflua ; Picea pungens Glauca ; Aesculus hippocastanum ; Fagus sylvatica ; Zelkova carpinifolia ; Acer campestre ; Broussonetia papyrifera Vent ; Ginkgo biloba ; Picea pungens ; divers Abies ; Acer negundo ; Ulmus ; Koelreuteria paniculata ; Chimonanthus praecox ; Spiraea & Forsythia ; Acer platanoides & pseudoplatanus ; Celtis australis ; Quercus rubra ; Sophora japonica ; Cedrus ; Tilia platyphyllos ; Hydrangea — ah ! les hortensias…]. Pendant une promenade dans un Parc il faudrait tenir compte du temps qui s’écoule, plutôt que laisser libre cours à quelques pensées fonctionnels : en rentrant à l’hôtel, tâcher de passer chez Galli, histoire d’acheter une boîte de marrons glacés pour la nuit ; réserver un hôtel à Turin ; trouver un livre que je puisse sans peine abandonner pour occuper le temps du voyage ; acheter une chemise. Je tiens un journal afin de définir mon usage du temps ; elle tient une agenda, pour ne pas oublier ce qu’elle a à faire ; nous partageons quelques opinions — p. ex., nous ne donnons aucun crédit à la révélation des choses car nous tenons pour acquis qu’il ne s’agit que d’une projection qui appartient à l’éducation et à la culture de chacun ; pour ce qui est du travail, grâce à la « croyance » qu’il faut recommencer — toujours — j’ai rarement fini quelque chose (je trouve ça amusant), tandis qu’il y a des choses qu’elle recommence chaque jours afin de les affiner — recommencer et affiner ce ne sont peut-être que des manières d’argumenter autour des craintes d’agir ; ou, d’un autre côté, la valeur que nous donnons à l’idée de perdre le temps : jamais nous éprendre de nos inquiétudes ! Il faut rentrer le chien ; pas envie que quelques souvenirs refassent surface, j’attends en bas ; un moment d’oubli et nous voilà au Biffi, occupés par l’idée fixe qui persécute mon amie depuis ses vingt ans : la capacité d’une génération de se construire un destin commun. Nous en convenons, ça se fait par la tentative de donner un sens à l’objet de l’intuition (trouver une stabilité), en donnant par là un sens à la logique de l’action. La question préalable est de savoir s’il y a quelque chose plutôt que rien. Ce serait stupide de rappeler qu’il y a un problème d’argument, de message, d’objet ; il est néanmoins naturel de se demander où peut-on le situer et comment. Certains croient et crient que les arts, expression de ce destin, ne sont désormais qu’escroqueries insensées, mais puisqu’ils sont si orgueilleusement médiocres que l’on peut supposer qu’ils sont membre d’un syndicat de la haine, il leur est difficile de comprendre que, avant toute autre chose, les arts créent « les lieux constituants où vivra l’âme collective autour de laquelle se créent les liens profonds entre ceux qui vivent au cours de la même période historique » (Pasolini cité de mémoire) ; et que si les noms et les faits peuvent s’adapter à n’importe quel environnement (la pomme sur ma table et la pomme de la marâtre de Blanche-Neige — Jankélévitch in « La musique et l’ineffable » dit que « les mots par eux-mêmes signifient déjà quelque chose : leurs préférences naturelles, leurs traductions résistent à l’arbitraire et limitent notre liberté d’interprétation »), les intuitions trouvent un sens seulement en ces lieux et par ces liens. Mieux vaut penser à autre chose et autrement. Je me souviens de l’ombre sur le mur du couloir en rentrant d’une promenade nocturne, je la vois toutes les nuits, mais cette nuit là l’ombre me rappela un ancien artifice repris par Cellini dans son traité, et transporta ma conscience sur des plans précaires qui relevaient, je suppose, de la fatigue quotidienne générée par mon opposition à la déformation du réel que l’on doit à « la dérive moderne de la pensée qui consiste en une distinction inadéquate entre ‘connaître’ et ‘penser’. On peut penser à vide, sans connaître, surtout lorsque la pensée s’articule par une série d’abstractions conventionnellement acceptées qui nous éloignent de l’expérience commune » (Arendt citée de mémoire) — il faudrait naturellement avoir lu le traité de Cellini pour comprendre la référence à l’effet produit par des sources excentriques de lumière sur l’ombre, mais on ne peut trop prétendre… incidemment, je me souviens des artifices mis en œuvre par Cennino Cennini et Degas pour feindre les montagnes ; par collision, l’hommage fait à Mälzel dans l’Allegretto scherzando de l’op 93, l’énigmatique Huitième : souvenir et rappel de l’ironie haydnienne ; « l’attention portée aux mécanismes de l’œuvre plutôt qu’aux contenus » (Mark E. Bonds), les mécanismes deviennent les contenus et voilà le désenchantement esthétique et l’autodérision, « le style héroïque tourné en dérision », dit Solomon qui parle de « vision comique de la vie »… stop-and-go… Il faut affronter la question du désordre au temps des avant-gardes, du désordre après le temps des avant-gardes, du désordre aujourd’hui. Il s’agit d’une situation paradoxale : désormais le désordre n’est plus un moment fétiche du processus, il faut cependant l’affronter (le traverser) car il reste le ‘sin’ des arts. Est-ce que le sens, la fonction et la valeur des contraintes sont des résidus à éliminer ou des maux nécessaires, donc des éléments à transformer ? Nous aurions affaire avec des résidus si on était animés par le dédain esthétique — et de là tomber dans la mythologie et développer une fiction kitsch il n’y a qu’un pas, facile à franchir, presque inévitable. Tandis que, puisque personne ne peut ignorer que le monde n’est ni pré-déterminé, ni pré-structuré, ni fermé en soi-même, si on pense en termes de substance, action, trace, on aura à réfléchir à l’organisation des matériaux à élaborer — déduire des contraintes nouvelles. Nous pourrions choisir la facilité, évidemment, en circonscrivant le désordre afin de composer des pâles abstractions ou alors ne le vivre qu’au niveau de l’imaginaire, ce qui, dans un cas comme dans l’autre, reviendrait à une impasse car la première possibilité est inutile pour des raisons que l’on développera plus tard, tandis que la deuxième est impraticable parce que depuis longtemps déjà on ne vit plus dans les rythmes des avant-gardes, c’est à dire que l’on ne vit plus dans l’attente ; que l’œuvre n’est plus une métaphore de l’action que l’on conduit, mais un filet où restent accrochés des fragments du réel, lambeaux d’expériences, aventures de transformation qui priment sur le système — la relativité du système étant inscrite dans la double nature de l’action (détruire et construire) dépouillée de l’approche paradoxale qui se prétendait moderne seulement parce que, en feignant donner du sens par l’égrenage d’un chapelet d’anecdotes, était censée montrer le processus créatif — ce qui aurait été amusant si l’on aurait traité « l’objet » par un ironique détachement, comme dans l’énigmatique Huitième, et non avec un sérieux où c’est le comique involontaire qui prime car il s’agit d’un processus ennuyeux que l’on le perçoit dans sa totalité seulement après, lorsqu’on le mettra en lumière dans toute son extension. À l’opposé, capturer la fragmentation du réel produit un plus grande valeur esthétique et le moindre instant vit sa propre vie… Tous comptes faits, me décommander aurait été une erreur. Souvent le temps passe à notre insu : pas de marrons glacés pour la nuit, dommage.

la vie dans les bois dit: 15 février 2017 à 8 h 01 min

Les quatre policiers mis en examen, l’un pour viol et les autres pour violences volontaires en réunion après la violente interpellation de Théo, appartiennent à une brigade de sécurité de terrain (BST), rattachée au commissariat d’Aulnay-sous-Bois. Coïncidence troublante, l’actuel commissaire divisionnaire, qui règne aussi sur tout le district nord-est de la Seine-Saint-Denis, a déjà été mis en cause dans un scandale de violences policières.
http://www.humanite.fr/le-troublant-passe-judiciaire-du-commissaire-daulnay-sous-bois-632010

la vie dans les bois dit: 15 février 2017 à 7 h 55 min

correction: Il doit y avoir un autre mot pour dire cette aisance naturelle précoce qui masque tout l’effort, et le rend dérisoire.

Giovanni à 21h07, je lisais le courrier du coeur.
On peut pas être tout le temps là, on a aut’chose à faire aussi.
Si on vous le demande, vous direz que c’est une présence « sporadique »; ça marche toujours comme excuse au manque d’assiduité. Ce qui ne veut pas dire un manque d’Être.

la vie dans les bois dit: 15 février 2017 à 7 h 41 min

Cette jeune artiste Melissa, a un don à couper le souffle, Sergio.
Il doit y avoir un autre mot pour dire cette aisance naturelle précoce qui masque tout l’effort, et le dérisoire.

« Alors la trompette retentira à toutes les portes de la ville
Et des oiseaux s’envoleront au bruit des fanfares.
Ils voleront longtemps au-dessus de la ville
Et, quand ils se poseront,
Déjà nous reposerons
Heureux, joyeux, le cœur contenté,
Dormant dans la nuit qui précédera le premier lever de soleil du bonheur retrouvé. »
Desnos, Etat de veille.

Sergio dit: 14 février 2017 à 22 h 48 min

Nicolas dit: 14 février 2017 à 18 h 29 min
La trompette quasi polyphonique

C’est-à-dire je suis là-dessus avec mes synthés logiciels (pas nécessairement le timbre de la trompette) et ça se passe pas tout seul ; il se crée entre les différentes notes choisies des modulations intermédiaires, le beating ou beat effect, méchamment bien sinusoïdales, donc un potin infâme. Alors justement on bricole on décale, on fait ce qu’on peut, c’est pas bien satisfaisant…

D’où mon horeille en coin aiguisée devant la petite trompettiste ! Et le Nini Rosso, lui, c’est un son beaucoup plus pur, dense, etc…

Sant'Angelo Giovanni dit: 14 février 2017 à 21 h 07 min


…c’est du jolie, écrire des âneries,!…bon,!…
…bon, il n’y a plus que çà qui passent,…

…et, ces extra-terrestres,!…ou çà,!…un budjet, pour notre voyage sur Mars,!…
…et ta sœur,…un voyage sur Titan,…elle est pas près de revenir, aux arbres sur bois,…
…quel chance, je ne suis pas mandaté à aucun ministère, sur terre, ni sur air,!…
…rechargeons nos piles, aux carbones 14,!…
…etc,!…

Sant'Angelo Giovanni dit: 14 février 2017 à 20 h 56 min


…à tout prendre,!…

…comment reprendre, le fil de se personnaliser l’Europe,!…avec l’OTAN à se financer,!…avec tout ses gladiateurs, à in ventés des communistes durs et forts,!…

…si tout le monde se la  » coule douce  » aux frais des supposer opposants,…qui s »entendent, comme larrons en foires,!…

…tu me tient, je te tient par la barbichette, hélas,!…même pas,…
…l’art des affaires étrangères,…
…inventées des dissensions, des divergences de vues,!…du cinéma,…
…et, l’Europe dans tout, çà,…à gérer au mieux la naissance de cette ùondialisation, et y survivre sa démocratie,…ou périe en amalgames par ses distortions à voler en toutes pièces, aux cieux, comme sur terre,!…
…Ollé,!…suivant(e)s,!…les fesses en l’air,!…
…Oui,!…plus haut,!…encore,!…passez moi, mes lunettes,!…Ah,!Ah,!…quand même,!…
…juste entre – nous,!..
…etc,!…

Delaporte dit: 14 février 2017 à 16 h 47 min

Dans sa chronique à La Croix, l’écrivain-juriste François Sureau pense qu’il faut, face à l’affaire Fillon, faire preuve de sagesse :

« Pour un citoyen averti, la seule question intéressante de cette affaire concerne non pas la manière dont un homme politique a pu bénéficier des facilités d’un système, mais la possibilité offerte ou non, en droit, aux juges du parquet de contrôler les modalités pratiques de l’exercice du mandat parlementaire. »

Je ne suis pas entièrement d’accord avec ce jugement, car il me semble que Sureau (peut-être par déformation professionnelle) sous-estime le rôle catastrophique de la corruption qui mine notre démocratie à travers ses hommes politiques. La lutte contre la corruption doit passer avant toute argutie juridique sur la souveraineté de telle ou telle assemblée. La malhonnêteté au pouvoir est le pire des poisons, et le plus efficace pour, à moyen ou long terme, faire pourrir l’Etat et tout le pays des honnêtes gens avec.

bouguereau dit: 14 février 2017 à 16 h 06 min

mais une trompette on doit pas pouvoir…

..suffit dla mettre au congélo mais ça dure pas..ha la chignole et en la cognant un peu

Sergio dit: 14 février 2017 à 15 h 56 min

la vie dans les bois dit: 14 février 2017 à 6 h 44 min
chuuut

Good version (il y a des jours où ce n’est pas si facile à trouver) ; le faux dandinement et l’air penché, je trouve cela vraiment fabuleux…

Mais le morceau par la Mélissa (avec André Rieux) est ausgezeichnet également ; ce qu’elle tire de la trompette est pas mal différent, avec un velouté quasi polyphonique, c’est très fort…

Y a que Horowitz qui faisait désaccorder ses pianos pour obtenir un beau velouté ; mais une trompette on doit pas pouvoir…

bouguereau dit: 14 février 2017 à 15 h 54 min

la mort est virtuelle

ouarol en a sorti quelques bonnes ‘la mort c’est telment abstrait..tu vas chez harrods et tu ne reviens pas’..hévidemment ‘tu vas au carrefour market de forges les eaux et tu ne reviens pas’..c’est ptête que t’as crevé..un pneu jveux dire bonne clopine..

Delaporte dit: 14 février 2017 à 15 h 51 min

Coup d’Etat avorté à droite. Fillon, revenu à Paris, s’accroche désespérément :

« Une quinzaine de parlementaires LR s’étaient réunis lundi soir pour évoquer la candidature de François Fillon »

Sergio dit: 14 février 2017 à 15 h 19 min

Houi ben c’est surtout Passou qui faut pas qui s’enfuye… Vous voyez pas qu’on nous le remplace par Ruquier !

Nom de Dieu…

Sergio dit: 14 février 2017 à 15 h 13 min

bouguereau dit: 14 février 2017 à 13 h 45 min
la mort est virtuelle

Ben oui c’est que des hatomes qui se décollent… Des molécules qui rempilent ailleurs !

bouguereau dit: 14 février 2017 à 14 h 38 min

on s’voit tous les uns les autes hun peu débraillé bonne clopine..y’a du candaulisme chez toi..comme dla caveaumanie chez baroz..et halors ? dis toi que dédé aime bien les odeurs de pieds..échangrais tu ? je fais mon effort pour te consoler

bouguereau dit: 14 février 2017 à 14 h 31 min

c’eût été le signe d’une dégradation morale

mais enfin bonne clopine, que nas tu laissé ‘clopin’ à ses oinions..et quand aux addictions bonne clopine ne srait ce pas mieux que chacun scoltines les siennes dabord tout seul havant dse précipiter à sdédouaner en socialisant ses pertes avec les copins?..au sujet de dracul..n’as tu pas rmarqué que notre liberté..liberté chérie..prospère toujours mieux en nse prévalant que delle même ?
facile à dire ?..mais ça c’est la vraie vie

Clopine dit: 14 février 2017 à 13 h 52 min

Bouguereau, il fut un temps où j’avais tellement honte de venir ici… Je savais que pour un être comme Clopin, s’il avait eu connaissance du quart de la moitié du huitième de ce que je me « mangeais » ici, c’eût été le signe d’une dégradation morale.

J’en étais arrivée à souhaiter à ce qu’il ne sache PAS que je traînais par ici : car cela l’aurait mis en colère, certes, et il aurait tout bouillonnant pris ma défense s’il l’avait pu, mais aussi cela m’aurait flétrie à ses yeux.

(et ne me sentais-je pas aussi flétrie aux miens ?)

C’est cela qui est troublant, outre l’addiction, avec laquelle chacun doit régler ses propres comptes et qui, à mon sens, ne doit pas faire l’objet (par contre) d’une condamnation morale.

Alors, toute intrusion de la « vraie » vie rend encore plus problématique ce rapport au respect de soi. Je pense que c’est ce que ressent WGG en ce moment. (et peut-être même Jc, enfin ce dernier… disons qu’avec un peu de méchanceté, cela pourrait presque lui faire se poser des questions sur lui-même… On peut toujours espérer, pas vrai ?)

bouguereau dit: 14 février 2017 à 13 h 45 min

Comme Màc n’était pas QUE Màc

c’est étrange tes circonlocutions bonne clopine..c’est toujours comme ça dans la ‘vraie’ vie..hon dirait que tu cherches de la commiseration complices à tes excuses d’être -haussi- clopine..
fais comme dracul, jette lanathème sur la galrie et laisse hentende qu’en partant d’ici tu sras himmortelle..et que la mort est virtuelle

Clopine dit: 14 février 2017 à 13 h 18 min

il faut lire « là réfuter l’identité collective », sinon, le sens est perdu bien entendu. Je devrais vraiment me relire avant de cliquer. Dire que ça fait bientôt dix ans que je me le répète.

Clopine dit: 14 février 2017 à 13 h 14 min

Witold, vous savez, votre mélancolique rappel d’une « page » de Màc me fait une drôle d’impression…

Tout le monde sait, ici, ce qu’est l’addiction à ce blog. Certes, il y a les fenêtres qu’ouvre notre hôte sur une actualité littéraire qui, sinon, pourrait échapper à l’un ou l’autre d’entre nous. (surtout bibi. C’est grâce à lui que j’ai rencontré des proustiens comme Véronique Aubouy ou Patrice Louis, que j’ai découvert Boucheron ou Litell, et.)

Mais il y a aussi l’habitude quotidienne et pernicieuse de venir regarder et participer à ce qu’il faut bien reconnaître être un théâtre. D’aucuns diront « du guignol ! » en pensant à tel ou tel. Je dirais un théâtre d’ombres, en tout cas, comme en Chine, au Cambodge ou en Thaïlande.

Or, par deux fois, notre hôte a bousculé les « règles du jeu », si je peux me permettre.

La première fois en publiant les « brèves de blog ». Petit coup de tonnerre dans le castelet : nous étions donc ici dans un endroit privilégié, où l’on nous lisait ? Où donc nos mots pouvaient avoir un poids qu’ils n’auraient (enfin, je parle surtout pour bibi of course) nulle part ailleurs ?

La seconde intervention de notre hôte est, à mon sens, encore plus troublante que la première. Car, à travers son hommage à Màc, c’est bien entendu la pauvre et humaine réalité qu’il fait apparaître ici. Nous ne sommes pas que des pseudos s’agitant et grimaçant, contrairement à ce qu’affirment ceux qui, en réclamant l’impunité que permet l’ombre d’internet, en profitent pour être blessants, calomniateurs ou simplement inélégants.

Nous sommes tous, derrière nos écrans, de « vrais gens », comme Màc l’était. L’adieu à ce dernier, en lui conférant comme attribut d’appartenir, en quelque sorte, à ce lieu, nous force à, d’une part, en prendre conscience, et d’autre part, à réfuter la non-identité collective que tant ici, (car nous sommes tous des individualistes forcenés) repoussent avec indignation.

Notre hôte nous renvoie donc, et « officiellement », n’est-ce pas, à deux reprises au moins, cette identité collective… et au sort si tristement humain.

Perso j’en suis troublée, évidemment, et, comment dire ? Même si je fais partie de ceux qui se cachent le moins (on m’en fait assez le reproche), je ne suis pas QUE Clopine.

Comme Màc n’était pas QUE Màc.

Je pense que, derrière l’hommage, il y a de nouveau comme un miroir que notre hôte nous tend. Mais sommes-nous si nombreux que cela à consentir à être ainsi reflétés ?

Witold dit: 14 février 2017 à 12 h 45 min

Màc avait détruit son blog des années 2009-2010 sous le coup d’une de ses fameuses colères. Je regrette de n’avoir pas usé plus souvent du copier-coller quand je flânais entre les pages, confiant dans cette habitude: « si c’est sur internet, je le retrouverai ». Heureusement, j’avais conservé quelques-unes de ses lignes. Celles-ci, par exemple:

“Je me souviens d’un soir d’hiver, vers quatre heures. Le soir tombait. C’était en janvier. Il faisait un froid glacial. J’allais à Saint-Soupplets, un bourg très laid sur la grand’route de Meaux…. On voyait la barre orange du soleil qui se couchait au loin là-bas, au-dessus de la Forêt d’Ermenonville… et ce paysage plat, sans un arbre, ponctué seulement, ça et là, d’un petit buisson d’églantiers, perdu au milieu de cette campagne crucifiée par le remembrement des années 50, devenue productive. C’était d’une tristesse infinie. Des fumées bleues montaient verticales dans l’air du soir. On voyait au loin le cortège des phares qui se succédaient interminablement sur l’autoroute de Soissons. Il y avait, je trouve, dans ce crépuscule qui tombait, quelque chose de l’éternité, de l’immobile.. et je me disais qu’il y avait trois cents ans, deux cent, cent ans, quelqu’un, déjà, un jour de janvier comme celui-là, avait dû se trouver ou passer sur la petite route où je me trouvais et regarder le soir…”

Adieu Màc. C’est maintenant nous qui regardons le soir.

etudiant sérieux dit: 14 février 2017 à 12 h 23 min

Sur Facebook, des milliers de personnes veulent fêter le pot de départ de Penelope Fillon « pour ses 5 minutes d’ancienneté »

Lacenaire dit: 14 février 2017 à 12 h 19 min

marrant : bouguereau bientôt seul ici pourra commenter ses propres (!) commentaires uhuhuh (comme disait feu JC le protégé de cri-cri)

Nicolas dit: 14 février 2017 à 11 h 52 min

« On demandait à Balzac : « Qu’est-ce qu’un personnage de roman ? » Il a répondu : « C’est n’importe qui dans la rue, mais qui va jusqu’au bout de lui-même. Tous tant que nous sommes, nous n’allons jamais au bout de nous-mêmes. Nous avons peur de la prison ou de choquer nos semblables ; soit par sensiblerie, par bonne éducation, comme on dit, pour quantités d’autres raisons. » » http://www.trussel.com/maig/lacas2f.htm
Faut être précis.

Jean dit: 14 février 2017 à 11 h 47 min

Je m’associe avec retard mais très sincèrement aux hommages à Màc/berguenzinc. Pourquoi la vie est-elle si cruelle ?

bouguereau dit: 14 février 2017 à 10 h 45 min

Alors que je suffoquais, elle repéta sans cesse « Au Sabbat avec moi !! Au Sabbat avec moi !! »

dédé..tu vis trop hintensément

bouguereau dit: 14 février 2017 à 10 h 33 min

…tout est faux, point à ne pas s »y méprendre,!…tout pour y laisser son blé,…

le vrai c’est une cashmachine

etudiant sérieux dit: 14 février 2017 à 10 h 25 min

« C’est quelqu’un qui admet ne pas être un bon vivant qui le dit,  »

C quelqu’un qui est au bout du rouleau à force d’avoir annoncé la venue de la prochaine guerre

renato dit: 14 février 2017 à 9 h 06 min

« Allez tous brûler en enfer, c’est votre place. »

C’est quelqu’un qui admet ne pas être un bon vivant qui le dit, il doit donc s’agir d’un bon lieu.

XYZ dit: 14 février 2017 à 7 h 47 min

Le Monde
Michael Flynn a reconnu avoir « par inadvertance », trompé le vice-président élu et d’autres personnes avec des informations incomplètes sur [ses] discussions téléphoniques avec l’ambassadeur de Russie ».

Un fait alternatif d’un autre fait alternatif = une réalité.

‘tromper’ par inadvertance, donc par étourderie, par inattention, autant de qualités que se doit de posséder un des conseillers de l’homme le plus puissant de la planète.

Dormez tranquilles, bonnes gens.

Sant'Angelo Giovanni dit: 14 février 2017 à 0 h 10 min


…tout est faux,…et encore plus faux, que j’en déduit,!…pourquoi,!…

…des vraies raisons, par des personnages, qui m’en on laisser, les signes ?,…entre les lignes écrites ou penser,!…
…l’art d’une certaine transparence,!…

…produire du profit,!…

…Oui,!…mais, qui vaut, quoi,!…à chacun à tirer son plan,…s’il lui en reste de peaux, à parchemins,!…
…une grange sécurisée pour des aventures à illustrées sur peaux de bêtes,!…Ah,!Ah,!…
…des  » bibles royales « ,…pour des rois de prunes,…
…tout est faux, point à ne pas s »y méprendre,!…tout pour y laisser son blé,…
…les  » of course « , tiercé dans le désordre,…aux ordres des bourses perdues,!…

…à nos intelligences aux têtes chapeautées,!…la plaque des méduses à côtés,!…
…nos vacheries d »existences, son lot à subvenir,…
…jamais, sans châteaux et héritiers de mes domaines,!…
…le  » mat  » à ses échecs à vous mettre profond,…la participation,!…aux cendres centrées,…of course à nos diversions aux trots et ses galères,!…etc,!…à nos sillons,!…salaud,…faut voir,…
…le théâtre à son profit,…envoyez,!…
…le faux du faux encore plus faux, et çà se branle en faux,!…plus vrais que jamais,!…
…Ah,!Ah,!…à nos rôles de maquereaux en l’air,…

Jean Langoncet dit: 13 février 2017 à 21 h 46 min

Le temps des noyaux

Soyez prévenus vieillards
soyez prévenus chefs de famille
le temps où vous donniez vos fils à la patrie
comme on donne du pain aux pigeons
ce temps-là ne reviendra plus
prenez-en votre parti
c’est fini
le temps des cerises ne reviendra plus
et le temps des noyaux non plus
inutile de gémir
allez plutôt dormir
vous tombez de sommeil
votre suaire est fraîchement repassé
le marchand de sable va passer
préparez vos mentonnières
fermez vos paupières
le marchand de gadoue va vous emporter
c’est fini les trois mousquetaires
voici le temps des égoutiers

Lorsque avec un bon sourire dans le métropolitain
poliment vous nous demandiez
deux points ouvrez les guillemets
descendez-vous à la prochaine
jeune homme
c’est de la guerre dont vous parliez
mais vous ne nous ferez plus le coup du père Français
non mon capitaine
non monsieur un tel
non papa
non maman
nous ne descendrons pas à la prochaine
ou nous vous descendrons avant
on vous foutra par la portière
c’est plus pratique que le cimetière
c’est plus gai
plus vite fait
c’est moins cher

Quand vous tiriez à la courte paille
c’était toujours le mousse qu’on bouffait
mais le temps des joyeux naufrages est passé
lorsque les amiraux tomberont à la mer
ne comptez pas sur nous pour leur jeter la bouée
à moins qu’elle ne soit en pierre
ou en fer à repasser
il faut en prendre votre parti
le temps des vieux vieillards est fini

Lorsque vous reveniez de la revue
avec vos enfants sur vos épaules
vous étiez saouls sans avoir rien bu
et votre moelle épinière
faisait la folle et la fière
devant la caserne de la Pépinière
vous travailliez de la crinière
quand passaient les beaux cuirassiers
et la musique militaire
vous chatouillait de la tête aux pieds
vous chatouillait
et les enfants que vous portiez sur vos épaules
vous les avez laissés glisser dans la boue tricolore
dans la glaise des morts
et vos épaules se sont voûtées
il faut bien que jeunesse se passe
vous l’avez laissée trépasser

Hommes honorables et très estimés
dans votre quartier
vous vous rencontrez
vous vous congratulez
vous vous coagulez
hélas hélas cher Monsieur Babylas
j’avais trois fils et je les ai donnés
à la patrie
hélas hélas cher Monsieur de mes deux
moi je n’en ai donné que deux
on fait ce qu’on peut
ce que c’est que de nous…
avez-vous toujours mal aux genoux
et la larme à l’œil
la fausse morve de deuil
le crêpe au chapeau
les pieds bien au chaud
les couronnes mortuaires
et l’ail dans le gigot
vous souvenez-vous de l’avant-guerre
les cuillères à absinthe les omnibus à chevaux
les épingles à cheveux
les retraites aux flambeaux
ah que c’était beau
c’était le bon temps

Bouclez-la vieillards
cessez de remuer votre langue morte
entre vos dents de faux ivoire
le temps des omnibus à cheveux
le temps des épingles à chevaux
ce temps-là ne reviendra plus
à droite par quatre
rassemblez vos vieux os
le panier à salade
le corbillard des riches est avancé
fils de saint Louis montez au ciel
la séance est terminée
tout ce joli monde se retrouvera là-haut
près du bon dieu des flics
dans la cour du grand dépôt

En arrière grand-père
en arrière père et mère
en arrière grands-pères
en arrière vieux militaires
en arrière les vieux aumôniers
en arrière les vieilles aumônières
la séance est terminée
maintenant pour les enfants
le spectacle va commencer.

D. dit: 13 février 2017 à 21 h 44 min

Moi aussi, après avoir trop longuement hésité je quitte cet endroit.
Trois d’un coup aujourd’hui et non des moindres. Ainsi va l’Histoire. C’était un 13 février, certainement pas un hasard. Adieu.

D. dit: 13 février 2017 à 21 h 38 min

21h 10 :

Cela s’appelle une malédiction et c’est interdit, Michel. Demande pardon parce que tu devras rembourser jusqu’au dernier sou.

Jean Langoncet dit: 13 février 2017 à 21 h 38 min

Deux foutriquets qui se comportent à la ville comme sur la RDL ; la réalité augmentée galvanise leur lumineuse présence

Widergänger dit: 13 février 2017 à 21 h 10 min

Je crois que je vais faire comme toi, JC. J’en ai marre moi aussi de fréquenter tous les cons d’ici. J’en ai ma claque de toutes ces inepties. Et ça ne mène à rien sinon aux querelles stériles, à une absence totale de dialogue ni de la moindre compréhension, et à la mort.

Je tire un trait sur dix ans de ma vie. Adieu à tous. Allez tous brûler en enfer, c’est votre place.

D. dit: 13 février 2017 à 20 h 03 min

Dans une faible clarté violette, une veille femme au regard extraordinairement malveillant apparut, releva sa jupe et vint poser ses fesses sur ma poitrine, exercant une pression terrible, comme si elle eut pesé deux tonnes. Alors que je suffoquais, elle repéta sans cesse « Au Sabbat avec moi !! Au Sabbat avec moi !! »

D. dit: 13 février 2017 à 19 h 56 min

Une nuit que le petit manège recommençait, j’ai crié « Va te laver, bon sang !! ». Un craquement comme je n’en avais jamais entendu s’ensuivit, accompagné d’une sorte de dégringolade agrémentée de jurons que par décence je ne raporterais pas ici.

D. dit: 13 février 2017 à 19 h 47 min

Ce qui est marrant c’est qu’au début j’y faisais toujours le même rêve. Une jeune fille d’une indicible beauté venait vers moi en souriant. Elle me tendait ses bras en m’appelant par mon prénom « Damien, Damien, Damien… » À l’instant où nous nous touchions je me réveillait en sursaut. Une odeur épouvantablement infecte envahissait la chambre.

D. dit: 13 février 2017 à 19 h 31 min

Moi je passe mes vacances dans une vieille demeure située à une quarantaine de kilomètres de Nantes. Je la loue pour une bouchée de pain à un monsieur qui essaye de la vendre depuis vingt-cinq ans sans y être jamais parvenu. Il faut dire qu’elle n’a pas très bonne réputation dans le coin. Avec moi ça va, je maitrise la situation. J’ai souvent des craquements en pleine nuit, toujours aux mêmes heures et au même endroit, au niveau d’une poutre du plancher de ma chambre au premier qui se prolonge par une espèce de réduit affreusement poussiéreux plein d’un fourbi que je n’ai jamais examiné en détail. Il y a de vieux chandeliers, des boîtes ficelées, des bocaux tout au fond qui doivent contenir des fruits au sirop bien que je n’en sois pas sûr, il faudrait pour cela que je débarasse les restes de marionnettes et poupées entassées devant ainsi que les coffrets pleins de vieilles chaines et de cadenas rouillés.

Sergio dit: 13 février 2017 à 18 h 41 min

Aviné ça veut dire privé de vin, right ? Or là c’est pas bon, mais pas bon du tout… Il s’agit de prendre des mesures, comme dirait Dawson dans le Lotus bleu !

CPC dit: 13 février 2017 à 17 h 43 min

cliquetis est plus proche que « tintent » de la sonorité et du mot « klirren » pour garder, bien sûr, le contraste avec l’image habituelle d’un drapeau (qui claque, flotte, etc…).

bouguereau dit: 13 février 2017 à 17 h 37 min

keupu se prenant par la peau du dos d’ordure pour s’encourager..quelques sacs superu et un vieil os de cotelette de cochon lui restent dans la main

bouguereau dit: 13 février 2017 à 17 h 36 min

Le film dans son intégralité et restauré

pour mon gout le film le plus cuisant d’l’époque c’est les visiteurs du soir..mino jme souviens d’un vieux derrière moi qui a dit quand qu’on voit une table de seigneur pleine de bouffe..’regarde petit regarde..nous c’est ça haussi qu’on regardait..c’est tout en plâtre peint..hon havait rien à bouffer’

JC..... dit: 13 février 2017 à 17 h 29 min

Depuis que Delaporte des Chiottes reste ouverte en permanence, l’air est devenu irrespirable. Ca pue la fiente à fions !

Conséquence : je vous quitte définitivement après 10 ans de mauvais et déloyaux services ! Bon vent à tous, bisous à toutes, bras d’honneur aux c.ons. !

bouguereau dit: 13 février 2017 à 17 h 29 min

C’est pourquoi traduire ce poème est une tâche « sobre et sacrée » (heilignüchtern)

y causent comme des grands hinitiés..chparie qu’y ont des tablier havec des z et ptête même qui cuisent des ptis enfants..y’a polo qu’est leur maiiiitratousse..bonne clopine elle va mettre de l’ordre lanedan

bouguereau dit: 13 février 2017 à 17 h 26 min

Mais toutes les musiques ont des origines ethniques !

alleuse froïnedeu !..bon les paroles homologuées c’est huuber halleuse..du coup ça reste qu’insangimpur

Delaporte dit: 13 février 2017 à 16 h 34 min

Fillon, vaillant petit soldat, déclare ce matin aux médias :

“Je ne vois pas comment une mise en examen peut intervenir. Je vis cette procédure comme une injustice profonde”.

D. dit: 13 février 2017 à 16 h 25 min

Ceci est mon dernier commentaire.
J’ai décidé d’aller commenter sur un blog voisin, ne me trouvant plus à l’aise sur celui-ci.

Sergio dit: 13 février 2017 à 15 h 53 min

Mais toutes les musiques ont des origines ethniques ! C’est quand même pas des bêtes qui soufflent dans les trompettes… Euh si, l’éléphant…

Delaporte dit: 13 février 2017 à 14 h 01 min

L’avenir s’assombrit pour Fillon, en ce début de semaine, puisque les prévisions de toute la presse, après celles hier du JDD, vont dans un sens nettement défavorable pour le candidat de droite, en prévoyant :

« un renvoi en correctionnelle ou la transmission du dossier à un juge d’instruction qui pourrait mettre le candidat en examen »

Delaporte dit: 13 février 2017 à 13 h 42 min

Sollers a refusé, on ne sait trop pourquoi, d’y entrer. C’est pourtant bien là qu’il aurait été à sa place, pour faire des grimaces avec les autres et échafauder ses théories débiles.

Delaporte dit: 13 février 2017 à 13 h 36 min

« Giovanni Dotoli, Renaud Girard, Valère Novarina, Eduardo Pisani candidats au fauteuil de René Girard à l’Académie. »

Désormais, l’Académie étant devenue ce qu’elle est, il y a surtout des petits plaisantins qui s’y présentent (et sont parfois élus) et que le public ne connaît même pas. Cela fait de cette noble assemblée une réunion assez joyeuse de crétins, que Mme Carrère d’Encausse, patronne sérieuse, a bien du mal à juguler.

Raymond dit: 13 février 2017 à 13 h 15 min

@Moitié de la vie

Sans doute un des plus grands poèmes allemands. Voici ce que JP Lefebvre fait de ce texte magnifique pour nous en donner la saveur (Anthologie de la poésie allemande, pleiade, p.491)
« La Moitié de la Vie

Lourde de poires jaunes,
Et pleine de roses sauvages
La terre est penchée sur le lac,
Et vous, cygnes charmants,
Enivrés de baisers,
Vous trempez votre tête
Dans l’eau sobre et sacrée.

Où, malheureux, irai-je prendre,
Quand vient l’hiver, les fleurs, où
L’or du soleil,
Et l’ombre de la terre ?
Les murs sont là
Muets et froids, dans le vent
Les bannières tintent. »
J’avais admis comme tout le monde « dans le vent grincent les girouettes » de même que je n’aurais jamais osé ajouter un article défini au titre, de même que la terre est penchée sur le lac donne une idée immobile (très bien venue) alors que « se suspend dans le lac » me semblait évident, avec un léger mouvement (in den See accusatif, changement de lieu); JP Lefebvre qui est dans la lecture très concrète préfère « Vous trempez » à l’évident : « Vous plongez ».
Parfois le traducteur nous envoie dans une autre direction, renouvelant une lecture que nous croyions claire et « entendue »
Pour l’incroyable proposition « dans le vent/ Les bannières tintent » Le traducteur met une note pour les incrédules (moi !) et dit ceci (à propos de Fahnen qui a valu ici quelques belles remarques) qui devrait à la fois contenter tout le monde et donc ne réjouir personne : « Fahnen peut désigner ici le tout ou la partie des girouettes de métal (qui se dit Wetterfahne). Klirren n’évoque pas le grincement de girouettes tournant sur leur axe, mais le tintement de la penne de métal secouée par le vent. Il s’agit d’un son clair aux harmonies aiguës. »
Cela dit on trébuche sur « bannières » ; si l’on cherche à « girouette bannière » on trouve effectivement des girouettes avec un drapeau métallique ; du coup « Fahnen » rejoint ses deux sens (drapeau et girouette) à travers « bannières ». Il a fallu pour le trouver que JP Lefebvre se pose le problème concret et ne se fixe pas sur une traduction mille fois recuite.
Sans entrer dans l’interprétation de ce texte légendaire signalons quand même que la première strophe est de 1799 et la deuxième sans doute de 1802-1803 ; entre temps Hölderlin a fait le voyage de Bordeaux dont Paul Edel a si bien parlé ; le beau texte de Paul Edel est donc entre les deux strophes. On trouve par ailleurs une vision exprimée par Fritz Lang dans « Le mépris » de Godard qui appuie au même endroit mais dans un autre poème : « Vocation du poète » où ‘le dieu nous vienne en aide’ est remplacé par ‘L’absence de dieu nous vienne en aide’. Moment clef du film sur l’éloignement des dieux et la faillite de l’amour. Fritz Lang nous dit ainsi indirectement ce qui se passe entre les deux strophes de notre poème. On dirait que 1800 est la date clef pour Hölderlin mais également toute la civilisation occidentale. C’est pourquoi traduire ce poème est une tâche « sobre et sacrée » (heilignüchtern).

D. dit: 13 février 2017 à 13 h 09 min

Une actrice ne sera en effet jamais qu’une actrice. Davantage plébiscitée pour ses jolis yeux. Et étonnamment, une sur deux se mêle de donner des avis politiques qui n’est pas leur domaine du tout.

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