de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Moisson de rentrée (1)

Moisson de rentrée (1)

Profession du père (320 pages, 19 euros, Grasset) de Sorj Chalandon . Chapeau, Chalandon ! On sait que la figure du père traverse toute son œuvre, elle y est omniprésente (et ça le fait pleurer à chaque fois, au secours !). Le narrateur est un pré-adolescent d’une ville de province dans les années 60 qui raconte son père, un tyran domestique, mythomane, manipulateur, complètement allumé, qui le cogne un jour sur deux, insulte et humilie sa femme, crache sur toute la société, un beauf qui a exercé tous les métiers avant de devenir parachutiste OAS, demeuré ultra de l’Algérie française qui rêve de tuer le Général. Le style est sec, rapide, efficace. Souriant malgré les coups et la bêtise au front de taureau. Sans une légère tendance au misérabilisme, cela aurait été mieux encore.

La petite femelle (720 pages, 23 euros, Julliard) de Philippe Jaenada. Son précédent livre Sulak était épatant. Sur le même mode, bien dans sa manière qui lui réussit si bien, et qui consiste à s’emparer d’un fait divers, à le fictionnaliser tout en mettant en scène son enquête et lui au centre avec force détails et digressions, parfois pleines d’humour, parfois envahissantes lorsqu’il nous parle de sa propre femme ou qu’il s’étend sur la biographie de chacune des personnes croisées en prison par son héroïne, l’auteur récidive avec Pauline Dubuisson. Un grand fait divers des années 50 (une femme assassine de sang-froid son amant) que presque tout le monde connaît, du moins ceux qui ont de la mémoire.

Toute la France s’en était mêlée pour en faire un monstre. Il est vrai qu’elle était une tondue de la Libération et lui un garçon de bonne famille. Elle inspira à Clouzot La Vérité avec Bardot, Frey et Charrier. Il est bien, ce livre. L’empathie de Jaenada pour sa Pauline meurtrière, si peu écoutée en son temps qu’il veut lui rendre justice en lui donnant la parole, est touchante, convaincante même dans sa mauvaise foi, jusques et y compris dans ses attaques contre Me Floriot. Et la fin, au Maroc où elle s’est retirée pour disparaître, est d’un tristesse sans nom. Mais plus de 700 pages pour une affaire classée/datée, c’est beaucoup trop.

La septième fonction du langage (496 pages, 22 euros, Grasset) de Laurent Binet. Roland Barthes est mort, comme chacun sait, des suites d’un dialogue brutal avec une camionnette de blanchisserie à équidistance entre le Vieux campeur et le Collège de France. Mais pour le narrateur, c’est un assassinat. L’enjeu : un manuscrit que tout le monde convoite et pour lequel on est prêt à tuer. Mais quel manuscrit ? Après un lent glissement linguistique de l’enquête, la théorie de la fonction performative du langage fournit la clé. Sur ce parti pris qui fait Eco, un flic beauf et inculte enquête. Il interroge Foucault, Althusser, BHL, Sollers, « cette salope de Kristeva » et autres auteurs dont on ne nous dit rien de l’œuvre, ai si que d’anciens épigones du maître rencontrés dans des backrooms et des saunas gays, ce qui donne des épisodes assez glauques, ou des diners germanopratins, l’occasion de récits plutôt drôles.

Le projet du livre est parti de l’admiration intellectuelle de Laurent Binet pour Barthes ; le déclic lui est venu lorsqu’il a appris que le jour de son accident, le professeur sortait d’un déjeuner avec François Mitterrand. C’est bourré de clins d’œil à l’œuvre et au langage des intellos, tous en situation nommément. Assez cuistre nonobstant le troisième degré. Les ficelles sont grosses, et le ton grossier, plein de vacheries souvent cruelles à leur endroit. Les homos y apparaissent défoncés dans tous les sens du terme. Pas un roman mais une comédie. On est au théâtre, dans la satire. Souvent amusant, sauf pour les intéressés. Pour apprécier, il faut connaître sans en être. Au fond, une pochade très potache pour happy few. Mais 5OO pages pour raconter ça ? La distance n’est pas adéquate. Un exercice gratuit qui aboutit à une lecture vaine.

Petit piment (288 pages, 18,50 euros, Seuil) d’Alain Mabanckou. C’est l’histoire d’un enfant abandonné, et pas seulement un enfant-soldat, qui doit sans cesse braver l’autorité pour avancer, seul. L’auteur a puisé dans ses souvenirs lorsqu’il vivait dans le quartier des putes à Pointe-noire. Depuis Verre cassé qui l’a fait connaître et qui était un coup de maître, l’auteur a passé son temps dans les salons du livre, ce qui n’incline pas à écrire de bons livres. Cette fois, ca va mieux. On retrouve par moments l’humour de Verre cassé mais l’ensemble a un ton, une couleur, une musique très attachants qui ne sont pas cette fois sans gravité.

C’est le livre d’un orphelin, livre politique et féministe, un roman du dehors et de la rue. Cette critique du tribalisme n’est pas congolaise mais africaine, on peut retrouver des scènes semblables, ces mythes et cette cosmogonie au Bénin. Mais la manie du surnom est typiquement congolaise, cela influe sur le destin. On appelait le héros « Petit Piment » parce qu’il bravait l’autorité des méchants jumeaux à l’orphelinat en leur balançant de la poudre de piment (les plus petits piments piquent le plus car l’amertume y est concentré). Le nom de Mabanckou vient de Mabaou « celui qui est né avec la fièvre ». Quand il avait 13 ans, le président Sassou Nguesso était déjà président. Rien ne change. La chance de Mabanckou, c’est que les dictateurs ne lisent pas car celui-là ne lui pardonnerait pas. Un bon millésime pour le Mabanckou. Une lecture piquante.

(« De mon balcon, un jour à Mexico » photo Passou)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

458 Réponses pour Moisson de rentrée (1)

peronel dit: 26 septembre 2015 à 17 h 11 min

Comment se fait-il que des commentaires aussi vulgaires trainent sur ce blog ? On sent que l’auteur (PA) ne s’émerveille plus devant les livres… Tout cela est navrant.

JC..... dit: 14 septembre 2015 à 16 h 02 min

chantal dit: 10 septembre 2015 à 13 h 54 min
« JC tu es vraiment un immense c.onnard, si tu savais où je m’habille …, »

J’ai toujours eu d’excellents rapports verbeux avec les petites c.onasses dans ton genre, chantal !

Va te faire enfouir la bedaine par un container de migrant, tu le mérites pour ta collaboration avec l’ennemi !

Prout ! Prout !

Béné dit: 13 septembre 2015 à 17 h 20 min

Salut, pour évoquer un bon livre à lire, personnellement, je pense à « Sapiens, Une histoire brève de l’humanité » de Yuval Noah Harari. Je n’en suis qu’au début mais c’est un livre excellent qui remet à plat quelques trucs relatant notre Histoire Commune. A chaque découverte archéologique, tout peut être remis en cause, et ce livre ne disperse pas des certitudes. J’aime bien le ton, un Colombo, non dénué d’humour ou d’ironie. C’est un bon livre à connaître.

Le vieux garçon qu'on appelait monsieur dit: 10 septembre 2015 à 21 h 31 min

Cerise sur le gâteau, on accuse de racisme, de xénophobie, les récalcitrants.

Non,non, on continue à le faire pour ceux qui ne le sont pas, faut insister ! On a raconté des c.nneries faut que ça soit vrai ou au minimum que cela le devienne ! Sinon on pourra pas rester planqué !

Anonyme dit: 10 septembre 2015 à 17 h 13 min

chantal dit: 10 septembre 2015 à 13 h 54 min

Bravo, vous l’avez insulté car il vous a mis en colère.

Or il n’attend que ça, il va changer de slip de savoir qu’il vous a touchée, c’est un gremlin qui grossit et devient méchant quand on lui pisse dessus.

Tout ce que vous avez gagné c’est que vous allez vous faire clopiner à donf par ce malotru.

Faites comme nombre de gens ici : ignorez le.

chantal dit: 10 septembre 2015 à 13 h 54 min

JC tu es vraiment un immense connard, si tu savais où je m’habille …, c’est mon ami syrien qui fait des ballots qui viennent de Hollande via Anvers par container.

http://fr.yelp.be/biz/syriana-saint-gilles

Je suis tellement en colère que je vais faire un tour.

Quand je pense que ces pauv gosses passés au travers des pires horreurs vont trinquer tt leur vie pour payer le système de sécu de vieux gronchons de ton espèce … hé bien qu’il s’écroule. Ras les couettes.

Hélène SG dit: 10 septembre 2015 à 13 h 44 min

Cher Pierre, à propos d’Alain Mabanckou vous écrivez « Depuis Verre cassé qui l’a fait connaître et qui était un coup de maître, l’auteur a passé son temps dans les salons du livre, ce qui n’incline pas à écrire de bons livres.  » Pour vous y avoir croisé, ces salons ont eu peu d’effets sur votre écriture, so far. Le coût du parcours du combattant pour émerger dans le meilleur des cas, et espérer vivre de sa plume, laisse pantois. Quelle industrie que l’édition et quel VRP que l’écrivain ! N’est-ce donc qu’ainsi que les mots sont condamnés à nous atteindre ?
Ps : je me réjouis du Prix Le Monde 2015 attribué à Agnès Desarthe pour Ce cœur changeant, autre grand Écrivaine.

JC..... dit: 10 septembre 2015 à 13 h 41 min

Etienne Laho dit: 10 septembre 2015 à 11 h 51 min
« JC n’est qu’un misérable petit braillard »

Faux !!! JC est un Grand Gueulard, quasi dément. Misérable, je vous l’accorde…

En outre, il n’aime pas les c.ons et dieu sait combien vous êtes concerné, mon brave !….

JC..... dit: 10 septembre 2015 à 13 h 36 min

chantal dit: 10 septembre 2015 à 12 h 30 min
« J’ai été donner des victuailles et des fringues dans le parc où sont parqués les migrants à Bruxelles » (Chantal)

On peut empoisonner la nourriture, je l’admets volontiers, mais donner du Dolce & Gabana d’occase, sale !!! ça c’est vraiment ignoble ce que vous avez fait, mon enfant irréfléchi…

Brigitte Fachot dit: 10 septembre 2015 à 13 h 19 min

On vous parle changement de civilisation, déplacement de races et de continents, Eurabia, ethnocide des indigènes européens, dhimmitude mondiale, et vous répondez comme tous les perroquets intoxiqués par les médias et les think tanks libéraux : mais qui va payer nos retraites si le nombre d’actifs ne cesse de diminuer ? Qui a la vue courte ? Vous êtes déjà mort et vous ne le savez pas encore.

chantal dit: 10 septembre 2015 à 12 h 30 min

Je ne connaissais pas Mr Court.

J’ai été donner des victuailles et des fringues dans le parc où sont parqués les migrants à Bruxelles, mais l’état vient de leur proposer une formule d’hébergement en dur qu’ils n’ont pas très envie d’intégrer, règlements, rationnement, recensement, réexpédition à la frontière.

A vrai dire je dois me reposer, j’en ai trop fait.

Etienne Laho dit: 10 septembre 2015 à 11 h 55 min

le plus étonnant et le plus choquant quant au problème des migrants est que ce sont les petits-enfants d’anciens migrants les plus hostiles à l’accueil !

Phil dit: 10 septembre 2015 à 11 h 53 min

Dear Bloom, le Grand Remplacement fait la fortune de son auteur qui vient d’être interviouwé par la Frankfurter AZ. Depuis les Tricks en passant par Aragon au Palace, les idées migrent aussi.

Widergänger dit: 10 septembre 2015 à 11 h 51 min

Vous oubliez, mes pauvres chéris, qu’on a besoin de nos amis syriens pour payer nos retraites. Moi, j’aime nos amis syriens. Ils ne nous envahissent pas du tout. Il y a suffisamment de place en France pour tout le monde. Je me souviens de mon grand-père russe qui, de sa Pologne natale, est venu en 1905, fuyant les pogromes, pour s’installer à Paris. Il a rapporté beaucoup d’argent à la France par son travail. Ce sera pareil avec nos amis syriens. N’ayez pas une courte vue qui vous empêche de voir votre intérêt.

Le discours du pape Françaois, c’est un autre problème. C’est celui analysé par Finkielkraut quand il a reçu Carrère et son Royaume. La décadence de l’Eglise qui ne sait plus tenir QUE des discours humanistes. Mais la charité chrétienne est une vraie valeur aussi.

Widergänger dit: 10 septembre 2015 à 11 h 45 min

Moi, je trouve au contraire que Michel Alba est un homme très cultivé, fin, excellent lecteur, doué même. Il sait analyser les textes comme personnes. Du point de vue politique, ses vues sont toujours pertientes et bien informées. Il a en plus sur Israël un point de vue qui dévoile le discours aliénant de la presse française et européenne et confond les abrutis…

Bloom dit: 10 septembre 2015 à 11 h 38 min

Merci de bien vouloir remplacer Brigitte Fachot par Omyina, de Damas, anciennement propriétaire d’un hammam, masseuse et coiffeuse. On a besoin de talents.

Brigitte Fachot dit: 10 septembre 2015 à 11 h 28 min

D’abord, on commence par nier le Grand remplacement, on dit qu’il s’agit d’un fantasme, le dictionnaire des idées reçues de M. Flaubert dans la main.

Ensuite, on affirme avec la force de l’évidence, exemples historiques à l’appui, que la France est terre d’immigration, que les immigrés sont une chance, qu’il est dangereux de se replier sur soi, etc.

Enfin, la réalité devenue évidente pour tous, on finit par tomber le masque, on se réjouit de ces grands mouvements migratoires, qui sont irréversibles et vont dans le sens de l’histoire. Cerise sur le gâteau, on accuse de racisme, de xénophobie, les récalcitrants.

Classique.

court dit: 10 septembre 2015 à 11 h 26 min

Dans le genre du Belge à Paris, Chantal, rien n’à surpassé Les Lettres de Van Engelgom commises par Jules Lecomte. C’est la position du Persan de Montesquieu appliquée au Belge par un journaliste parisien qui connait très bien cette société romantique que son avatar fait mine de découvrir….
Bien à vous
MC

Le vieux garçon qu'on appelait monsieur dit: 10 septembre 2015 à 11 h 14 min

qu’est -ce qui se passe si un personnage ne craque pas, ne change pas …

Faudrait élaborer un peu votre idée de la fixette ma chérie… On verrait !

chantal dit: 10 septembre 2015 à 11 h 09 min

c’est marrant, je vais aller voir : D. en orang – dé. gouttant in bed with deneuve.

j’ai pu débattre du point qui me semblait le plus important depuis que j’ai débuté dans mes recherches littéraires, comment écrire après la catastrophe ?

il y a des propositions très intéressantes dans le domaines des écritures dramatiques, j’ai une pile de textes pour réfléchir après avoir écouté les mises en voix.

Notamment une question qui me faisait buter du point de vue dramaturgique, qu’est -ce qui se passe si un personnage ne craque pas, ne change pas …

D. dit: 10 septembre 2015 à 11 h 09 min

Depuis l’aube, l’histoire de l’humanité peut se résumer à une succession dinvasions, les Français seraient bien naifs de penser quil pourraient en etre autrement en 2015. Souvenons-nous des allemands, des anglais, des normands, des arabes à Poitier, des hordes barbares venues de l’Est, et beaucoup plus récemment, de la tentative d’annexion de là France dans un conglomérat nommé Europe afin de la priver de sa souveraineté en de multiples domaines et la transformer à terme en simple province contre l’avis des français.

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 septembre 2015 à 11 h 06 min


…bref,!…
…bien sur , c’est pour se situer dans les diversions de débats, les points de vue aussi du consommateur,…égaré sciemment des réalités qui l’encadre,!…Oh,!…là,!…tout çà, tout çà,!…et çà en Plus,!…

…qu’est ce à dire,!…

…la politique économique et sociale,!…enfin, voyons,!…quels amalgames,!…

… » Restif de la Bretonne « , OEuvres Erotiques,…
…………l’Anti-Justine
…………le Pornographe
…………Dom Bougre
…Arcanes 1953,………..


…une sorte de gestion des cités,!…comme des Harems,!…aux passes droits,!…
…dominés ou en être dominés,!…la patrie aux culs,!…bordels de fesses à gérer,!…

…les prévisions d’unions  » libres « ,…par quels A.D.N.,…et pour quels grands cons nouveaux débiles à en survivre des orphelins en éprouvettes,!…
…quels nez,!…je vois,…des sémites,…à Babylone,!…
…au fond,!…le plus difficile,!…
…savoir séparer en soit,…son côté juif, vandale, nazi demeurer,…de son côté grec spartiate ou romain,!…
…Olla,!…Ben-Huur,!…c’est pas écrit Martin Luther de Saxe augustin théologien,…

…encore un effort,!…dans le foi de canard,…ces gosiers à nos Pools d’argent des paradis,!…
…encore,!…non,…private opinion,!…of course,!…
…montrer,!…prenez le couloir des débutants,!…Oui, je vous y accompagne,!…mais vite,!…le code en mains,!…le chat pitre du pornographe à Restif de la Bretonne,!…
…classé, re-classé,!…la social-connivence en disponibilité, la Haute-Court des classes et lobbying management,!…etc,!…

…aux racines du mâle,!…la France à genoux,!…Ah,!Ah,!…des saint’s à devoir d&passer,!…of course,!…Ah,!Ah,!…etc,!…


…faits et gestes,…les mains en l’air,!…
…tout ces frottis,!…attendez j’arrive que ma joie revienne,!…
…tout ces Dom Bougre,!…envoyez,!…etc,!…

Attila dit: 10 septembre 2015 à 10 h 51 min

En attendant « Moisson de rentrée (2) », allez au cinéma !

Moi, je m’apprête à m’envoler vers les Canaries…

Attila dit: 10 septembre 2015 à 10 h 35 min

L’Allemagne a gagnée la guerre, c’est le pays rêvé par tous les migrants et réfugiés, et Merkel n’a pas besoin d’envahir l’Europe, elle domine d’une large tête tous les chefs d’états de la communauté !
Faut-il résister ou se soumettre à Angela ?

chantal dit: 10 septembre 2015 à 10 h 23 min

En effet Mr Court mais cet esprit de Comte, sous branche des encyclopédistes leur va comme un gant, on dirait qu’ils jouent comme des apprentis sorciers avec leur époque mass média et leur culture littéraire et philosophique. C’est un mic mac ahurissant qu’ils nous proposent, cela étonne d’ailleurs les allemands qui lui consacrent pas mal d’études, maintenant le duo improbable avec Iggy Pop,

Quand on va sur le web on trouve des vidéos de séminaire philo de Yann Moix en compagnie de Christine Angot sur une phrase de philosophie allemande qu’il nous explique plus ou moins poussivement, le web rapproche mais confronte aussi à une sorte de haussement d’épaule : « tout çà pour çà » …

chantal dit: 10 septembre 2015 à 10 h 10 min

J’ai surtout l’impression que c’est le reflet d’un monde qui ne se voit pas agir de manière grotesque. Prétendre que sa vie n’a rien d’intéressant et tout faire pour se faire remarquer cherchez l’erreur.

On dirait qu’il joue au doublon, l’auteur et le facétieux. Après il boude comme un gosse.

La suite l’est plus encore, Yann Moix le semaine suivante s’essayant au karaoké bide avec Sylvie Vartan, très sincèrement même Poelvoorde essaye de relever le niveau avec un festival de lectures qu’il organise chaque année à Namur.

On dirait qu’il n’y a vraiment plus de respect de genre, ils incarnent une disloquation dans un monde où tout fout le camps.

Je reviens comme toujours d’une très bizarre dichotomie entre l’idée que se fait un externe de la pensée française à la vue de cette sorte de pic – nic infernal entre la pensée inrock, les vieux anars de droite, les sociologues de gauche et les idéalistes de l’extrême g et les poussées vélléitaires des représentants de ce qu’on appelle l’intelligentia qui n’est pas de souche. A lire la sélection des ouvrages proposés par la première sélection du prix Goncourt c’est de plus en plus frappant. Cela me stupéfie d’autant plus que nous n’avons pas la même approche de la littérature, seuls ceux qui ont le désir de  » vendre  » leurs oeuvres se mettent alors en frais d’apprendre tous ces codes implicites et se cherche une posture ( la dérision étant le chemin le plus commode, mais vous cantonne dans le rôle de belge drôle de service ). Une autre attitude n’est pas si aisée à trouver, les clichés sont difficiles à lever.

Un belge à Paris est toujours dans la position du migrant, cantonné à son espace tipi Wallonie Bruxelles.

court dit: 10 septembre 2015 à 10 h 07 min

Chantal
Oui, mais quel Comtisme? Celui, athée, qui est un des courants fondateurs de l »Age industriel, avec son culte de la Science et du savant, illustré par la récupération républicaine de son meilleur ennemi Littré, ou celui, « religieux », sorte de culte du souvenir sanctifié et drolatique, à la base duquel on trouve Auguste projetant ses fantasmes sur Clotilde de Vaux?
Fors le fait que le comtisme est organisateur jusqu’à la manie,et philosophie d' »ordre et de progrès » ce qui n’avait pas échappé à Maurras, on voit mal ce qui peut réunir Moix et MH dans cette soupe philosophique, mais ils n’en sont plus à deux inconséquence près…
Bien à vous.
MC

Zep dit: 10 septembre 2015 à 10 h 02 min

Le Monde s’honorerait de donner à Zep la place devenue indigne occupée par Plantu (voir la dernière chronique de Schneidmermann, Arrêt sur images)

Il m’a fallu du temps pour réaliser que Plantu était une belle (bipbip). Ça a commencé le jour où j’ai vu le dessin associant avec un papier commun un Mélenchon éructant, les yeux exorbités, et une Murène aux yeux benoîtement mi-clos, un bon sourire aux lèvres de cheftaine maternant ses louveteaux.

Bon, faut-il s’étonner quand on sait que le Monde a un Leparmentier comme directeur adjoint des rédactions, un Nono qui sur Inter parle comme on bande quand il prononce les mots rigueur, réformes, qui hier soir rêvait à haute voix que Dilma Roussef soit chassée, ne lui reconnaissant qu’une qualité : avoir donné enfin elle aussi dans la sainte rigueur. Pas de danger qu’il remplace ce renégat par Zep.

Le « Sud » est aussi peuplé d’émirs enturbannées et replets qui lui ont donné le prix «Doha Capitale Culturelle Arabe» (défense de rire). Quel ingrat, ce migrant vers le pays d’Infamie… Il illustre bien ce principe voulant que si on n’est pas de gauche à vingt ans (ce qu’il fut) on est un salaud, si on est de gauche à quarante on est un imbécile.

PS La plupart de ces migrants, pris dans une logique de survie, seront évidemment prêts à accepter le travail du dimanche. Macron, Gattaz et Fabius vont devoir changer de slip.

PS2. J’ai voulu aller poster ça sur son blog. « Commentaires fermés ». Il a bien raison…

Zoon dit: 10 septembre 2015 à 9 h 36 min

Si Michel Houellebecq se contentait d’écrire de bons romans, comme il sait les faire, et s’abstenait de battre les estrades médiatiques, comme il a la manie perverse de le faire, ses lecteurs les plus fidèles n’y verraient aucun inconvénient. Mais sans doute éprouve-t-il le besoin, pour se sentir exister davantage, de multiplier les déclarations incongrues et les éclats d’une fureur un peu trop calculées pour qu’on y croie. Il est d’ailleurs loin d’être le seul à succomber à la tentation de l’agitation médiatique, symptôme peut-être, parmi d’autres, d’une crise de l’écrit et du statut de l’écrivain dans la société. Tu apparaîtras sur les étranges lucarnes ou tout le monde t’ignorera. Ruquier ou l’insignifiance; mais comme, chez Ruquier, c’est aussi et davantage l’insignifiance, on ne sort pas de ce cercle vicieux.

roland dit: 10 septembre 2015 à 9 h 34 min

Environ 24.000 réfugiés syriens ont été accueillis en Algérie depuis le début de la guerre civile en 2011,
http://www.huffpostmaghreb.com/2015/09/09/algerie-refugies-syriens_n_8110854.html

Plus de 80 % des réfugiés syriens en Jordanie vivent en dessous du seuil de pauvreté local
Plus de 4 millions de réfugiés venant de Syrie (95 %) se trouvent dans seulement cinq pays, à savoir la Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Irak et l’Égypte
(Amnesty I)

JC..... dit: 10 septembre 2015 à 9 h 28 min

Benito, mon idole, et Toto, mon acteur préféré sont certes deux grands comiques italiens … mais j’espère, en tant que Benitoto le Porquerollais les égaler et vous régaler !

Bisous sur votre front, certainement dégarni, mon cher petit coup de roulis…

Chaloux dit: 10 septembre 2015 à 9 h 27 min

je ne vois pas où w. a tiré le fait que MH a une pensée grecque

D’un vieux chapeau qui pue, comme tout le reste.

coup de froid dit: 10 septembre 2015 à 9 h 23 min

dans son crachat de 5 h 54, JC énumère : le grand couillon de pape François, la Juppe le grand vioqueux, petit bedonnant ronronnant, la nouille… il a seulement oublié :
JC LE PQ DE CE BLOG, LE MISÉRABLE BRAILLARD DE BENITOTO LE FACHO…

chantal dit: 10 septembre 2015 à 9 h 22 min

je vois que la polémique sur MH est repartie pour un tour, il attaque Ariane Chemin.

Son article n’est pas si mal fichu je trouve pour accéder aux contradictions circonvolutions et cheminement de l’oeuvre, je m’en voudrais de sauter aux conclusions trop rapidement, mais le récit de ses errements religieux est cocasse, MH en SDF qui se fait accueillir au couvent … on comprend qu’il soit a little bit furax de l’image que cela rend de lui … mais comme on ne gagne une procédure judiciaire qu’avec des points précis et pas des émotions je crois que c’est un peu pelé pour lui. Et sa phrase Arianne Chemin paye pour tout le monde journalistique qui l’ennuie, soit, …

Bien lu aussi qu’aucun professeur de fac de lettres n’a osé enfreindre son Omerta. Soumission des profs à MH.

Ayant revisionné l’émission ONPC, je ne vois pas où w. a tiré le fait que MH a une pensée grecque, Yann Moix souligne bien son rattachement à Auguste Comte et le courant positiviste, soulignant que son oeuvre s’attache au « comment » plutôt qu’au « pourquoi ».

alex dit: 10 septembre 2015 à 9 h 21 min

la plume de ma tante dit: 9 septembre 2015 à 23 h 45 min
… a accueilli , d’après l’ONU…

références (liens) please

Chaloux dit: 10 septembre 2015 à 9 h 13 min

Zoon dit: 10 septembre 2015 à 8 h 58 min

Il faut apprendre à lire. Michel Alba, n’est pas un homme cultivé, la culture c’est autre chose. Ce n’est qu’un mythomane qui sait chercher sur Internet, et qui ne survit intellectuellement qu’à coups de copier-coller, de trucs survolés sans jamais rien approfondir. Du vent. Et cela ne sert guère qu’à gonfler l’image démesurément gonflée que cette blatte entend donner, et se donner, d’elle-même. Il n’y a strictement rien d’autre.

Je dirais volontiers que l’apprentissage de la lecture est quelque chose d’éminemment politique. Le désir d’être trompé commence là, dans l’illusion projetée par un prof de collège.

JC..... dit: 10 septembre 2015 à 9 h 11 min

« un des seuls sujets qui devraient être abordés par les commentateurs de ce blog. » (Zoon)

Quand je vous disais que Jambrun, sous des allures libertaires, est avant tout un homme d’Ordre !

Pas nouveau, cet ordre là ….

JC..... dit: 10 septembre 2015 à 9 h 09 min

Zoon dit: 10 septembre 2015 à 8 h 42 min

Ahahaha ! Vous avez raison, cher ami !

Il s’agit bien de transit.

Cependant « les lieux » ne sont pas adaptés à ce transit particulier … en votre région, peut être ?

Chaloux dit: 10 septembre 2015 à 9 h 00 min

Chaloux dit: 9 septembre 2015 à 23 h 17 min

Erratum

Pas un précis historique sur les relations Occident-Islam, mais sur les relations Occident-Monde Arabe. La distinction fait partie de la démonstration.

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