de Pierre Assouline

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La République des livres
Trois pépites de la rentrée

Trois pépites de la rentrée

De livre en livre, Sylvain Prudhomme surprend. Son ton décalé, nonchalant, glandeur a un charme fou. Cette fois, avec Par les routes (304 pages, L’Arbalète), l’histoire d’un autostoppeur, comment il est entré dans la vie du narrateur, comment il en est sorti et comment il y est revenu. Une sorte de road-movie plein de rencontres (ici un extrait).

Le travail sur la langue parlée est très réussi, ça sonne vrai sans vulgarité ni relâchement. C’est un livre plein de livres mais quels ! Les Géorgiques de Claude Simon, Pour un Malherbe de Françis Ponge, Le Grand passage de Cormac McCarthy. Classe ! En même temps, ça n’est jamais un roman cultivé ni cuistre. D’autant que Marie, elle, est obsédée par un roman de l’italien Marco Lodoli qu’elle doit traduire. Et surtout par l’incipit de L’Education sentimentaledans lequel Flaubert parle de « la mélancolie des paquebots ». Cette expression magnifique, j’en aurais fait le titre du roman même si elle n’a rien à voir avec son propos. Le héros projette d’inventer un instrument appelé « le vidomètre » : ça devrait servir à mesurer les degrés de vide rencontrés au cours de ses voyages. Son humour est savoureux :

« Le plus fou, c’est que même les conducteurs qui s’arrêtent pour me prendre en doutent. Je suis dans leur voiture et ils me demandent très sérieusement : Mais ça marche encore le stop ? ».

C’est l’anti-Blablacar où l’on se choisit. Cet autostoppeur est un type qui aime vraiment les gens, il veut les connaître à chaque fois comme s’ils s’apprêtaient à disparaître. On sent que l’auteur doit être passé maitre dans l’art de ne rien faire. Tout cela baigne dans l’ambiance de Famous Blue Raincoat, chanson de Leonard Cohen que l’on souhaite à tou.s..t.e.s (on n’est jamais trop prudent) d’écouter avant de mourir. C’est un très agréable roman sur la vie qui passe, le temps qui s’en va et c’est bien comme ça.

Attention au titre UnPur (224 pages, 18 euros, Belfond), c’est bien UnPur en un seul mot. Pas un jeu de mots ni un calembour mais une façon d’annoncer que cette histoire va être si nouée, si puissamment tressée par Isabelle Desesquelles, qu’elle en sera oppressante. Aussi violent que l’exige la situation.

L’antihéros s’appelle le Gargouilleur. Un homme qui n’aurait pas dû naitre. Il n’a pas d’autre nom. C’est un pédophile. Un ogre à la Fourniret. On le suit dans sa chasse aux enfants. Vingt et un à son tableau. Il les vole puis les tue. Pour l’aider, il garde de force l’un de ceux qu’il a ravis afin de lui servir d’appât. Il devient son favori. Ca durera cinq ans. Assez pour que « l’enfantôme » se demande si au fond, ce n’est pas lui le monstre. Ca se passe entre Bari, Venise et le Yucatan. Le tueur tient officiellement un double rôle auprès de lui : père et professeur. C’est une fable moderne dans laquelle l’ogre est le prédateur qui dit pourquoi l’enfant ne se révolte pas, pourquoi il est par nature faible et soumis.

Elle dit surtout en quoi la famille est une masse si fragile et friable. L’auteure donne la parole à l’enfant, l’infans celui qui n’est pas doué de parole. Après le père, la mère se suicide. Les deux pendus à un arbre. La victime devient bourreau. C’est lui que l’on juge pour complicité et pour meurtre, puisqu’il a fini par tuer le prédateur à coups de ciseaux. Il est acquitté bien qu’il ne croit pas lui-même à son innocence. Quand la victime se sent devenir bourreau, tentée de réitérer, reproduire le Mal subi.

C’est un roman de l’inavouable, étude en profondeur de ce que peut signifier l’emprise d’un esprit sur un autre, l’incarcération mentale, dénué de tout voyeurisme où d’autres se seraient vautrés. Le réel a ses frontières que la narratrice dit ne pas avoir franchies. « Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ? ». Tout cela est raconté dans une langue très maitrisée. L’horreur est écrite mais jamais décrite, toute en suggestions, sons et gestes, ce qui n’en est que plus terrible. Le récit, d’une grande force, est parfaitement composé. Impressionnant.

 Après le coup d’éclat de son premier roman Fugitive parce que reine l’an dernier (et un accueil critique et public aussi important à l’étranger qu’en France), il était difficile d’ignorer le nouveau roman de Violaine Huisman Rose désert (236 pages, 19 euros, Gallimard). Les deuxièmes romans, on le sait, portent malheur : ils ne marchent jamais. Je conseille souvent au primoromanciers d’écrire directement leur troisième roman mais ils ne m’écoutent jamais. Violaine la narratrice (eh oui, comme l’auteur, et alors ?), qui travaille pour un agent littéraire, s’est mise en tête de traverser le désert du Maroc au Sénégal après un chagrin d’amour (faut-il qu’il soit puissant pour aller du côté de Dakhla !). Mais ca se passe en fait entre Marrakech, Nouakchott et New York (ici un extrait).

C’est l’occasion d’un retour sur elle-même centré sur ses rapports avec les hommes, ses aventures érotiques et si des poncifs sur la femme blanche en Afrique affleurent, ils sont aussitôt pulvérisés par l’autodérision. Les pages 140/141 sur une exposition où elle est frappée par un Twombly en disent centre fois plus sur l’art contemporain que les franchouillardises de La Carte et le territoire. Tout le long de son périple se dessine en creux le terrible portrait de sa mère destructrice assez frappadingue, des relations qu’elle entretient avec elle et des rapports de force imposés pour se libérer d’elle. Au bout du bout, sa quête d’identité (auberge espagnole de la rentrée) la mènera à découvrir des origines bien enfouies…

Si le récit de cette fuite m’a emballé, si j’y ai pris un plaisir fou, c’est en raison du ton de l’auteure. Cru, direct, drôle, coupant. Quelle énergie dans cette prose qui ne se pique pas de poésie ! (ca devient rare). Nul doute qu’il y a là une voix et qu’on n’a pas fini de l’entendre.

(« A protester in Whitehall, London, during the Cuban missile crisis in 1962 ». Photo Don McCullin)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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1 162 Réponses pour Trois pépites de la rentrée

Bloom dit: à

Pas d’Ulrike Meinhof sans Ropbespierre, avant elle

Revoyez votre chronologie, le pseudo-catho. UM est bien antérieure à MR. Elle vient du fond des âges, d’une cour de ferme, de « sein Hof », de l’alliance de la boue et du purin. So es stimt doch, dass sie eine blöte sau war!

et alii dit: à

J’attends avec impatience renato;bonne soirée !

renato dit: à

Oups ! publique > public

renato dit: à

« Que d’orgueil des collectionneurs ! Acheter… posséder… mais j’aime les musées. Les toiles sont partagées par tous les visiteurs… »

Il faudrait beaucoup nuancer. Les œuvres pour l’Église bien à part — tout le monde pouvait les admirer —, à Florence, p. ex., les commettantes montraient publiquement leurs nouvelles acquisitions — ; en général, du moins en Italie et déjà seulement pour le prestige, l’on donnait aux œuvres une large publicité.

Pour ce qui est du XXe et XXIe, un collectionneur forme sa collection sur la base de ses intérêts, puis d’une manière ou d’une autre il la met à disposition du publique — voir p. ex., la collection Giuseppe Panza —.

et alii dit: à

Plombier-zingueur dans le nord de la France, le destin de Fleury-Joseph Crépin bascule lorsqu’en 1939 une voix lui dicte de peindre 300 tableaux pour que cesse la guerre. Son œuvre faramineuse aux couleurs éclatantes stupéfie le pape du surréalisme André Breton, qui lui consacre un texte en 1954. Le voici en intégralité à l’occasion de l’exposition « Simon, Lesage et Crépin – Peintres, spirites et guérisseurs » au LaM.

et alii dit: à

Pour ses 18 ans, Nuit Blanche bouleverse tous les codes et voit les choses en grand. Pour un 5 octobre inoubliable,
BaV

Pat V dit: à

Les toiles sont partagées par tous les visiteurs… »

Mais avec quel degré d’inégalité culturelle et sensible!

( Et comment garder et partager  » la part du pauvre « .)

Delaporte dit: à

16:37
La page la plus réussie est celle consacrée aux livres d’histoire. Ils parlent souvent de choses intéressantes, ici de Robespierre ou de Paris sous la terreur. Des sujets importants. Robespierre est un sujet passionnant. Pas d’Ulrike Meinhof sans Ropbespierre, avant elle. On voit l’importance. Pour penser la révolution aujourd’hui, il faut s’inspirer des pages littéraires du Figaro ! Et pourquoi pas ?

Delaporte dit: à

16:33
Je reviens sur ce Figaro littéraire, que je viens de parcourir. Il est comme d’habitude. Résigné à sa propre médiocrité, comme si jamais il ne pourrait être mieux. L’article sur Modiano est quelconque, sans informations utiles. Le Figaro rabâche, ç’en est désarmant. En couverture, Proust, à cause de ses nouvelles. Deux pages y sont consacrés. les journalistes du Fiagaro littéraire, qui ont l’âge d’être en EPHAD, sont de vieux crétins qui ressassent et rabâchent ce qu’on leur a appris à l’école. Pour eux, la littérature est cette chose grise qui ennuie. Neuhoff est un summum d’ennui. Il faudrait qu’il apprenne un jour à écrire. Ils en sont tous là.

Pat V dit: à

 » Que d’orgueil des collectionneurs ! Acheter… posséder… mais j’aime les musées. Les toiles sont partagées par tous les visiteurs… »

Il s’agit aussi de renvoyer socialement une image de soi, de conforter sa propre personnalité au travers de choix qui engage par notre plus ou moins importante participation financière…
Mais quelle ambiguïté de partage dans notre regard des œuvres dans un musée, on est seul à regarder, même en groupe.
Une amie hier me parle de l’artiste Françoise Verdier 😉 – tu as constaté le temps qu’elle a passé chez un calligraphe, dix ans! me dit-elle – mais en quoi ces dix années passées à la trappe justifieraient la qualité de sa peinture? C’est comme Mathieu Ricard pour le domaine de la qualité philosophique de sa pensée.
16 h 30.

christiane dit: à

Oui, JJJ, cet homme me touche par ses écrits, ses fragments d’écriture, ses notes, ses carnets inachevés, cette correspondance adressée à son ami Didier. Il n’arrivait pas à faire quelque chose de tout cela… J’aime y revenir, souvent, suivre son combat. Dans le tome 1 (1964-1974), il évoque souvent Pavese, Michaux, Kafka (« Les lettres à Milena »), Musil (« Les désarrois de l’élève Törless »).
Une photo ? il y en avait une, en noir et blanc, prise lors d’une répétition-théâtre à Saint-Ouen où j’habitais avant… Je ne sais si elle est encore visible…
Oui, je « fuis » souvent car j’ai besoin de solitude, de vide, d’aridité. Ici, une sorte de tyrannie que je ressens sans trop m’y attarder… L’écriture seule ou le dessin font contrepoids.
J’ai été blessée sans vivre sur ces terres par le nuage noir de Lubrizol. Un temps de malédiction…
J’ai ressenti comme un manque à la mort de Chirac. Je n’avais pas eu le temps de lui écrire encore sur ces objets-traces de son musée. Il aurait pu être archéologue, ethnologue. Ça aurait été bien.
Pour la petite Greta, ce qui me gêne c’est qu’elle se coupe du monde des adultes. Beaucoup d’erreurs des dirigeants, beaucoup aussi des générations qui ont mis au monde ces enfants mais tant d’amour et tant de rêves, tant d’efforts aussi. Je pense aux Gueules noires, à l’enfer de la mine. Aux premiers avions qui portaient haut le rêve de voler. Mais la forêt brûle. Les glaces fondent. Il faut faire lien. Être solidaires.
La vie sur cette terre a commencé il y a bien longtemps. Personne ne pense qu’elle durera indéfiniment. Un jour, le cosmos avalera tout cela, même la mémoire des hommes.
Et peut-être quelque chose surgira à nouveau qu’on nommera la vie.
Bien à vous. (cette formule lancée par M.C. est devenue un rituel d’amitié.)
Ah, avant de se quitter. j’ai lu ces lignes de Lévi-Strauss (« Georges Charbonnier, « Entretiens avec Claude Lévi-Strauss »- Plon) et je les ai trouvées tristes : « Pour les artistes de la Renaissance, la peinture a été peut-être un moyen de connaissance, mais c’était aussi un moyen de possession, et nous ne pouvons pas oublier, quand nous pensons à la peinture de la Renaissance, qu’elle n’a été possible que grâce à ces immenses fortunes qui se bâtissaient à Florence et ailleurs, et que les peintres furent, pour les riches marchands italiens, des instruments par le moyen desquels ils prenaient possession de tout ce qu’il pouvait y avoir de beau et de désirable dans l’univers. Les peintures d’un palais florentin évoquent une sorte de microcosme où le propriétaire, grâce à ses artistes, reconstitue à sa portée, sous une forme aussi réelle que possible, tout ce à quoi il attache du prix dans le monde. »
Que d’orgueil des collectionneurs ! Acheter… posséder… mais j’aime les musées. Les toiles sont partagées par tous les visiteurs…

Bérénice dit: à

La radicalisation ne semble pas le motif. Psy.

Bérénice dit: à

Le fonctionnaire de police a spontanément visé des organes vitaux, quelle maitrise. Y’en à marre de ces fous .

Bérénice dit: à

Seront saisis ses ordinateurs pour examen, pour le moment on ne sait rien, s’ était il radicalisė, cela fait partie des hypotheses comme l’accès de démence.

Bérénice dit: à

Apres vingt ans de service, il a commencé par deux femmes, au couteau.

D. dit: à

Precisons que le terroriste pourrait ne pas être un islamiste.

et alii dit: à

j’ai fait cette remarque sur l’interprétation envoyée urbi et orbi « elle cherche le père »me concernant en commentaire du billet parce que cette interprétation relève de ce que peut signifier l’emprise d’un esprit sur un autre, l’incarcération mentale, et que je considère qu’ici, sur le blog de P.Assouline, le respect du billet -et de son auteur-est dû

P. comme Paris dit: à

Des vrais sauvages , ces flics,
le couteau entre les dents.

P. comme Paris dit: à

Nom de Dieu, et dire qu’hier ils étaient 22000 à défiler. Un vrai danger.

D. dit: à

Alors même que de tels assassinats terroristes se produisent nous laissons rentrer sur notre territoire les familles de djihadistes partis en Syrie !
J’ai honte d’être Français quand je vois ça.

D. dit: à

Autrement dit à défaut de faire le ménage qui s’impose la population n’est plus protégée.
On en est là.
Nous sommes d’une naïveté et d’une faiblesse incroyable et nos choix électoraux n’ont cessé d’en temoigner. Nous le payons toujours plus cher.

Ma pensée émue va aux policiers assassinés et à leurs proches.

P. comme Paris dit: à

Quant elle s’étripe, notre police,
elle ne donne pas dans la dentelle :
5 morts.

et alii dit: à

j’entends d’ici quelqu’un(e)dire que c’est lui manquer de respect d’afficher sa photo sur ce blog,parce qu’il(elle)ne peut pas mettre sa photo

D. dit: à

4 morts.
Ce qui est particulièrement grave et inédit c’est qu’il que le terroriste était lui-même un fonctionnaire de Police.
C’est hélas un indicateur d’une possible guerre civile. Les islamistes de coeur que nous avons laissé s’installer jusque dans les rouages les plus intimes de la fonction publique, de la police et de l’armée peuvent se réveiller à tout instant.

et alii dit: à

me corriger

et alii dit: à

quand quelqu’un ici a commenté un de mes posts « elle cherche le père » (en se réclamant de ce qu’on nomme « la psychanalyse » et sur ce que ses amis de blog nomment « psychanalyse lacanienne », c’est un manque de respect à l’égard de « la psychanalyse lacanienne » des psychana&lystes professionnels qui accompagnent des enfants « perturbés », ce sans égard pour mon histoire « réelle » depuis ma naissance

Delaporte dit: à

« Ai-je une tête à plaisanter ? »

14:58
Vous avez une tête de rigolo, mon cher Jacuzzi, une de ces têtes que je croisais autrefois à la piscine Deligny. Vous vous fondiez dans le paysage. Si ça se trouve, on s’est peut-être parlé.

et alii dit: à

conevenues ;ce peut être

et alii dit: à

qu’il peut comprendre:me coriiger, c’est par respect,pour les autres-même si je pense que tout le monde a su corriger ce lapsus digital, et par respect pour la langue-qui ne m’appartient pas a fortiori

P. comme Paris dit: à

Couteau en céramique vs fusil mitrailleur :
Deux morts.
Le grand soir est arrivé, les flics s’entretuent.

P. comme Paris dit: à

Histoire de cul à la préfecture de police :
l’ile de la cité fermée.

et alii dit: à

Le respect ce n’est pas dû, on le mérite… ou pas.
mais le respect,ce n’est pas uniquement des paroles conevenues et devenues livresques de psychologue de bistrot, ce peut-être un propos sur la vérité qu’il peur comprendre sur lui comme sur les siens, son monde, et le monde, et cela aussi,qui peut aider l’enfant à grandir, trouver de la joie dans des activités qui lui conviennent est dû à un enfant ;
bonne journée

Janssen J-J dit: à

14.21 … suite au précédent message à Ch., du même JJJ
Dora D. (Diamant ou Dimant, la dernière compagne de Frantz avec l’aide du médecin et ami Robert Klopstock…, années 1923 et 24). Vous aurez rectifié, car je voulais parler de Dora Bruder. Mais apèrs tout, cette confusion est-elle si étonnante ?

D. dit: à

J’ai dit min jardin mais en l’occurrence c’est plutôt un parc.

Ed dit: à

Ici également jazzi, mais en ce moment c’est le Filmfest. Je pensais que vous l’aviez vu à Cannes, où il a été primé.

Petite précision qui intéressera tout le monde : la chattoune fugueuse n’est pas la chattoune peteuse.

Janssen J-J dit: à

@ Ch. – <JJJ, Vincent La Soudière ?"<. Oui double bravo Ch. (car en + sans aucune aide ni celle de jzmn qui vous a précédé). On sent la tendresse que vous lui portez également, et cela me touche. Telle Dora D., vous fuguez, disparaissez sur ce blog, mais heureusement, vous y revenez de temps à autre.

Dans mon souvenir, JB (jzmn) était plus vieux que sur sa photo. Il doit rester un bel homme néanmoins. Et vous, Ch., votre photo serait-elle sur la toile, par hasard ?

@ Dubruel, je viens d'aller m'équiper de Mircea Cartarescu (Solénoïde)… 790 pages pour 27 euros (du lourd), et ce, sur la foi de votre enthousiasme, quand même !… La libraire du coin m'a demandé de venir lui en parler à mon prochain passage. J'espère ne pas regretter mon argent, comme ces rats de chrétiens d'exteme-gauche qui ne donnent jamais rien au denier de leur culte.

D. dit: à

Mais bien sur que si je respect des gosses est dû aux adultes, renato. Je me demande parfois d’où vous sortez franchement.

renato dit: à

« Les gosses nous doivent le respect… »

Le respect ce n’est pas dû, on le mérite… ou pas.

D. dit: à

Et mon jardin fixe beaucoup plus de CO2 que je n’en produit. De plus.

D. dit: à

Les gosses nous doivent le respect, renato, qu’ils s’appellent Suzuki ou Kawasaki.
Sinon c’est le monde à l’envers.
Qu’ils commencent à demander la permission avant de parler sera déjà un grand progrès dans cette afaire. Et il ne fait nul doute que mon opinion est partagée par une large majorité. Moi je me tiens bien, je me déplace très peu, fait des économies de chauffage et de vêtements, mange bio, recycle intégralement mes ordures, ne prend jamais de bains, ne fait pas 8 gosses. Qu’on me foute la paix. Point barre.

renato dit: à

Severn Cullis-Suzuki, 1992

Hello.

I’m Severn Suzuki, speaking for ECO, the Environmental Children’s Organization. We’re a group of 12- and 13-year-olds trying to make a difference – Vanessa Suttie, Morgan Geisler, Michelle Quigg and me. We’ve raised all the money to come here ourselves, to come 5,000 miles to tell you adults you must change your ways.

Coming up here today, I have no hidden agenda. I am fighting for my future. Losing my future is not like losing an election or a few points on the stock market.

I am here to speak for all generations to come. I am here to speak on behalf of the starving children around the world whose cries go unheard. I am here to speak for the countless animals dying across this planet because they have nowhere left to go.

I am afraid to go out in the sun now because of the holes in our ozone. I am afraid to breathe the air, because I don’t know what chemicals are in it. I used to go in – I used to go fishing in Vancouver, my home, with my dad, until just a few years ago we found the fish full of cancers. And now we hear of animals and plants going extinct every day, vanishing forever.

In my life, I have dreamt of seeing the great herds of wild animals, jungles and rainforests full of birds and butterflies, but now I wonder if they will even exist for my children to see. Did you have to worry of these things when you were my age?

All this is happening before our eyes, and yet we act as if we have all the time we want and all the solutions. I’m only a child, and I don’t have all the solutions, but I want you to realize, neither do you. You don’t know how to fix the holes in our ozone layer. You don’t know how to bring the salmon back up a dead stream. You don’t know how to bring back an animal now extinct. And you can’t bring back the forests that once grew where there is now a desert. If you don’t know how to fix it, please stop breaking it!

Here, you may be delegates of your governments, business people, organizers, reporters or politicians. But really, you’re mothers and fathers, sisters and brothers, aunts and uncles. And all of you are someone’s child.

I’m only a child, yet I know we are all part of a family, five billion strong – in fact, 30 million species strong. And borders and governments will never change that. I’m only a child, yet I know we are all in this together and should act as one single world towards one single goal.

In my anger, I am not blind, and in my fear, I am not afraid of telling the world how I feel.

In my country, we make so much waste, we buy and throw away, buy and throw away, buy and throw and away. And yet, northern countries will not share with the needy. Even when we have more than enough, we are afraid to share, we are afraid to let go of some of our wealth. In Canada, we live the privileged life, with plenty of food, water and shelter. We have watches, bicycles, computers and television sets. The list could go on for two days.

Two days ago here in Brazil, we were shocked when we spent some time with some children living on the streets. This is what one child told us: « I wish I was rich. And if I were, I would give all the street children food, clothes, medicines, shelter, and love and affection. » If a child on the streets who has nothing is willing to share, why are we who have everything still so greedy?

I can’t stop thinking that these are children my own age, that it makes a tremendous difference where you are born, that I could be one of those children living in the favelas of Rio, I could be a child starving in Somalia, or a victim of war in the Middle East or a beggar in India. I am only a child, yet I know if all the money spent on war was spent on finding environmental answers, ending poverty, and finding treaties, what a wonderful place this earth would be.

At school, even in kindergarten, you teach us how to behave in the world. You teach us to not fight with others, to work things out, to respect others, to clean up our mess, not to hurt other creatures, to share, not be greedy. Then why do you go out and do the things you tell us not to do?

Do not forget why you’re attending these conferences, who you’re doing this for: we are your own children. You are deciding what kind of a world we are growing up in. Parents should be able to comfort their children by saying, « Everything’s going to be all right, » « It’s not the end of the world, » and « We’re doing the best we can. » But I don’t think you can say that to us anymore. Are we even on your list of priorities?

My dad always says, « You are what you do, not what you say. » Well, what you do makes me cry at night. You grown-ups say you love us. But I challenge you, please, make your actions reflect your words.

Thank you.

https://youtu.be/oJJGuIZVfLM

D. dit: à

Jean Langoncet, il me semble que tout cela est de moi.

Jazzi dit: à

« Il paraît que celui qui sort aujourd’hui est un bon cru. »

Le propre des bons crus c’est qu’ils vieillissent bien, Delaporte !

Delaporte dit: à

13:23
Souvent, les romans de Modiano sont très inégaux. Il paraît que celui qui sort aujourd’hui est un bon cru. A vérifier.

Jazzi dit: à

« Si la Gestapo avait dû l’interroger, ils n’en auraient rien obtenu »

Pas sûr, Delaporte ? Modiano a du mal à aligner des phrases cohérentes, mais pour les listes de noms et adresses y afférentes, il n’a pas son pareil !
Et Passou, qui figure en bonne place dans son agenda, aurait été bon comme la romaine…

Delaporte dit: à

13:21

Modiano, c’est comme un château de cartes : si on souffle trop fort dessus, ça se désintègre. Et puis, ça se reconstruit patiemment. La Gestapo n’aurait rien pigé !

Delaporte dit: à

« Ce qu’il y a de bien avec Modiano, Delaporte, c’est que l’on a pas besoin de se presser à le lire. On peut toujours attendre la version en poche, qui paraitra incessamment sous peu… »

13:19
Vous plaisantez, Jacuzzi ? L’expérience prouve que Modiano n’est jamais meilleur que lorsqu’il vient de sortir. Par contre, ça se relit peut-être, du moins certains. Je n’en suis pas sûr.

Jazzi dit: à

« car vous ne mentez jamais ! »

Jamais, JJJ, mais il m’arrive de me faire aider…

Ce qu’il y a de bien avec Modiano, Delaporte, c’est que l’on a pas besoin de se presser à le lire. On peut toujours attendre la version en poche, qui paraitra incessamment sous peu…

« Le Figaro littéraire pratique la critique littéraire engourdie endormante somnolente vaguement promotionnelle et ronronnante »

Pas seulement lui, Paul, c’est un mouvement général !

christiane dit: à

JJJ,
Vincent La Soudière ? (Son écriture si intense dans « La passion de l’abîme », « C’est à la nuit de briser la nuit » (lettres à Didier)…)
Son amitié et sa correspondance avec Cioran, Henri Michaux, Armel Guerne.
Mais pour en revenir à Modiano et au portrait que vous en faites, il souffre, oui, parce qu’il se débat pour parler, parce qu’il a des interrogations sans réponse, parce que la matière de sa pensée à l’oral est fragile, incertaine.
Un frôlement à peine, ce trouble diffus. Il s’échappe à lui-même, ne peut réduire le chaos de ses pensées. On voit ses lèvres qui bougent
et
comme l’écrit Derrida :  » ce qu’on ne peut pas dire, il faut l’écrire. »

Delaporte dit: à

« Le Figaro littéraire pratique la critique littéraire engourdie endormante somnolente vaguement promotionnelle et ronronnante ça devient pathétique en pleine rentrée littéraire »

13:11
Ils sont plus à l’aise quand il faut parler des rééditions. Vous avez raison Popaul. Cela les fait souffrir de parler d’un nouveau roman. Ils en parlent mal, ils « ronronnent » comme la chatoune de Ed. Sans parler de l’inénarrable Neuhoff. Je n’ai pas encore regardé le numéro de ce jour, parlent-ils de Modiano ? Le Monde des livres en parle, avec une interview de Modiano. Je ne sais pas, mais je préfère ses livres à ses interviews. Ses interviews en règle générale n’ont aucun intérêt – et pourtant c’est un auteur que j’admire. Si la Gestapo avait dû l’interroger, ils n’en auraient rien obtenu, même sous la torture ! Sacré Modiano !!!

Paul Edel dit: à

Le Figaro littéraire pratique la critique littéraire engourdie endormante somnolente vaguement promotionnelle et ronronnante ça devient pathétique en pleine rentrée littéraire
Renaud Matignon reviens!

Janssen J-J dit: à

12.56
@ Bravo Jzmn, dans mes bras, vous êtes mon frère ! J’espère que vous saurez expliquer comment et pourquoi, et de quel livre de VLS il s’agit… et sans mentir, hein, car vous ne mentez jamais !

@ Dubruel, je suis heureux de votre découverte de Mingarelli. Vous me touchez, car cet auteur dont j’ai lu toute l’oeuvre restée un brin confidentielle n’a jamais percé dans les grands médias (ni à la rdl), vu qu’il n’a jamais rien fait pour sa célébrité. Il préfère la vraie vie dans ses montagnes.
Voilà qui va m’inciter à aller m’équiper de Noir et Blanc. Nouveau venu (?), vous m’inspirez confiance a priori. Donc, ne m’en dites pas plus…

Delaporte dit: à

« Modiano… M’est infiniment plus sympathique, je ne sais pourquoi. Plus douloureux, plus pathétique, plus névrosé sans doute »

12:41
Modiano, c’est une idée. Son nouveau roman sort aujourd’hui même, ça coûte 17 €, c’est cher, mais je vais grever mon budget et en faire l’acquisition. Un joli bouquin Gallimard, assez peu épais sans doute. Le titre en est « Encre sympathique », pour indiquer comment certains flux passent dans la vie. Ces flux passent par les romans de Modiano, il n’a pas son pareil pour les faire exister. C’est impressionnant. Il lui suffit d’un seul paragraphe. C’est comme dans un rêve étrange, qui se matérialise au réveil. Au fond, c’est atroce. Modiano n’est pas un auteur léger, mais plutôt terrible. A lire avec précaution.

renato dit: à

C’est inquiétant, Jean Langoncet, qu’un « grand patron » n’ait pas compris que Greta Thunberg n’a rien à proposer, qu’elle et celles et ceux qui la suivent se limitent à rappeler à la classe dirigeante qu’il y a des responsabilités à prendre.

D’ailleurs, au sommet de Rio — juin 1992 —, Severn Cullis-Suzuki, alors âgée de 12 ans, avait déjà parlé à cette soi-disant classe dirigeante : «You are what you do, not what you say».

Jazzi dit: à

« Elle nous commet surtout un de ces dossiers béton dont elle a le secret »

C’est ce que sous entendait la suite de ma phrase : « Annelise, qui s’y connait sur ce genre de film », avant de renvoyer le lecteur à son papier sur la RDC, Dubruel…

Jazzi dit: à

Je pensais à René Char, mais c’est Vincent La Soudière, JJJ !

Dubruel dit: à

‘Pas terrible’ nous dit Anne-lise sur RDC / The Joker (Jazzi).
J’en viens et je ne la lis pas du tout comme vous !
Elle nous commet surtout un de ces dossiers béton dont elle a le secret, tout en profondeur, éclats drolatiques et nuances :
http://larepubliqueducinema.com/joker-psychopompe-des-traumatismes-noirs-pas-droit-lexcuse/
Un de ces styles !

Jansen, si j’avais l’heure ça m’arrangerait pour vous répondre, pas grave ; le bouquin chez ‘Noir sur Blanc’ en train de mettre une longueur dans la vue d’Edna O’Brien que je portais au pinacle, je confirme. Je continue Mingarelli, de plus en plus conquis. Pas que des nouilles à la rentrée, ça redonne du peps.

Janssen J-J dit: à

11.59 Celles et ceux des eredélienss.nes (y compris Passoul) qui auront reconnu de qui sont extraits ces fragments, bénéficieront de ma gratitude et de mon infini respect. Des frères ou soeurs de lecture, en somme.
__________
• C’est un horrible abîme régressif qui, à l’origine, m’a été infligé à la place d’un corps et d’une âme. La confiance en soi n’est que posture d’insecte
• Mon néant social
• Mon engagement d’écrivain n’est que formel ; virtuel, velléitaire, déclaratoire, point réel et tangible
• Une femme est plus réelle qu’une velléité d’écriture
• Il y a comme une course de vitesse entre mon « moi social » et mon « moi créateur » (à moins que ce ne soit une course de lenteur)
• J’ai déguisé ma paresse et mon incohérence avec les draperies du secret solitaire
• Je fais une crise de dépit –d’orgueil froissé- mais qui peut malheureusement aller jusqu’aux plus graves désordres
• Kierkegaard (1842) : « Ecris », dit la voix, et le prophète répondit : « Pour qui ? ». La voix dit : « Pour les morts, pour ceux qui te sont chers dans le monde qui fut ». « Me liront-ils ? » – « Oui, car ils reviendront comme monde qui sera ».
• Ce que j’appelle ma foi procède peut-être, sans doute, d’un égoïsme et d’une avarice redoutables, d’un racornissement de mon être spirituel, d’un repli qui ne coûte rien – afin de ne pas avoir à sortir de moi, afin de ne pas payer de ma personne, afin de me garder à moi-même, indigne, seul, monade dérisoire dans un monde qui souffre et qui cherche
• J’inexiste
• Accepter le Christ et l’écriture n’est pas encore chose aisée
• Que penses-tu de mon éternel atermoiement (faute de conviction) ?
• Modiano… M’est infiniment plus sympathique, je ne sais pourquoi. Plus douloureux, plus pathétique, plus névrosé sans doute
• Mais il n’y a pas que cet absentement et cette désespérance froide. Il y a aussi les sursauts, les crises de repentir, les bonds en avant. Sans ces convulsions fortuites, je serais à l’heure actuelle une vraie loque. Je crois que c’est Dieu alors qui, pour une part, me réanime, m’insuffle la vie, pour continuer et ne pas mourir.
• Se connaître, c’est aussi connaître son pêché, dans toute son étendue, l’étendue de ses ravages. Pêché qu’on ne conçoit bien qu’à la lumière de Dieu et de l’Evangile.
• Je ne consentais pas à devenir chrétien tout entier, me réservant non telle ou telle petite chose, mais le domaine du vouloir ! La grâce n’y entrait pas – je ne la laissais pas entrer pour qu’elle accomplisse son œuvre. Ainsi j’ai vécu littéralement coupé en deux au point de vue spirituel et psychologique.
• Une force puissante me fait croire « en touriste » de moi-même et de la vie, ce qui me remplit d’angoisse et de douleur. Une autre force, que je sens infiniment plus puissante et décisive, m’appelle au sérieux et à la conversion, et sa victoire est toute mon espérance, et la seule.
• Avec Satan, il suffit de laisser faire, se laisser faire. La passivité suffit. Avec Dieu, il faut l’aider à faire, et faire soi-même que Dieu agisse : c’est-à-dire l’aider à créer. Dieu demande une participation active, personnelle à l’œuvre du Salut.
• Chauffeur, traducteur, palefrenier, précepteur, valet de chambre, ouvrier agricole…
• Accepter d’être homme. Je m’ingénie à cacher ces vérités.
• Même vis-à-vis de moi-même, je dois tendre à ne pas m’examiner sous un certain jour, à ne pas accéder à une certaine présence de moi à moi, qui me démolit complètement, qui est mon véritable démon gardien.
• Et pour ceux qui n’ont aucune foi religieuse ? Que font-ils avec leur pauvre âme, en ces moments-là ?
• Cioran…, il est la bonté même
• Tout cela procède, en partie, de ce que mon être social est inexistant. Et l’être social est partie intégrante de la condition humaine, surtout lorsqu’on est un homme et non une femme
• Sur Charles Juliet : « mais l’homme est trop attentif à soi, trop concentré sur sa subjectivité, pour que nous ayons pu avoir une véritable conversation »
• Seul le tombeau sera un lieu stable pour moi ; je serai alors définitivement fixé sur moi-même et sur mon destin.
• Je crois que l’Enfer, ce doit être ça : une combustion qui n’anéantit pas le combustible : une combustion indéfinie ; la souffrance sans cesse croissante, indéfiniment, perpétuellement.
• Hier je suis allé « consoler » Cioran. Il m’a demandé de le « consoler » (…) en le laissant parler surtout. Quelque chose en lui est à bout. Sa maigreur est extrême…
• Ma phobie de la stabilité (…). L’errance semble pour moi une sorte de condamnation du destin. Ce qui, pour d’autres, serait hautement enviable, n’est pour moi qu’un ballet endiablé entre plusieurs prisons.

et alii dit: à

Le traducteur Google peut donner un coup de main.
exact
mnémosunè

renato dit: à

«…aucunes citations en français ! »

Pas pour ce travail, Jacques, mais si vous allez en haut de page…

renato dit: à

C’est implicite Jacques.

Jazzi dit: à

« vous acceptez que l’on puisse insulter une personne pour son physique »

Ce n’est pas ce que dit rose, renato…

D dit: à

Quant on est moche et bête on se cache, renato. Je ne dis pas ça à votre intention, je ne sais pas si vous êtes moche ou non.
Je le dis en général. Personnellement si j’étais moche et bête je resterais dans mon coin.

renato dit: à

Donc, rose, vous acceptez que l’on puisse insulter une personne pour son physique, etc. — ce qui est l’une des particularités spécifiques des gens non civilisés.

Jazzi dit: à

Pas besoin du traducteur google, renato, mais aucunes citations en français !

« Si tu ne veux pas crever de rage, laisse ta mémoire tranquille, abstiens-toi d’y fouiller. »
Cioran

rose dit: à

Jazzi

Trop drôle. Je suis en train de repasser à 11h19 et c’est exactement ce que je pense.

Jazzi dit: à

« J’attribue de la valeur aux opinions de chacun. »

C’est bien, rose. ça me rappelle ma pauvre mère, quand je la pressais de m’avouer que j’étais son fils préféré et qu’elle me répondait, d’un air scandalisé, qu’elle aimait ses trois enfants à égalité ! Je n’en croyais rien…

IRL ce n’est pas vrai.
Le grand amour de ma mère est mon frère.
Puis son premier petit fils.
C’est dingue la capacités des aimés à trahir.
In pourrait attendre cela des mal-aimés, ben non, ils sont maladivement fidèles.

D’ailleurs, in Au nom du père et du fils, si la mère n’adulait pas les garçons, le père serait moins pénible.
Je pense que la parité passe par le refus du pouvoir.
Et à terme, je crois que ce n’est pas un cadeau pour les garçons d’avoir été adulés par leur mère. Cela les rend inadaptables au monde. Comme Woody allen. Qui du coup en fait une vieille p..e.

Drôle ce besoin d’être un chouchou, comme chez D.

D. dit: à

J’attribue de la valeur aux opinions de chacun.

…et vous avez bien tort en ce qui concerne renato, antipapiste notoire.

Jazzi dit: à

« J’attribue de la valeur aux opinions de chacun. »

C’est bien, rose. ça me rappelle ma pauvre mère, quand je la pressais de m’avouer que j’étais son fils préféré et qu’elle me répondait, d’un air scandalisé, qu’elle aimait ses trois enfants à égalité ! Je n’en croyais rien…

rose dit: à

renato dit: à

Il ne faut surtout pas attribuer une quelconque valeur aux opinions de D, rose.

Rose, en aucun cas il ne faut accorder le moindre crédit aux élucubrations de renato.

J’attribue de la valeur aux opinions de chacun.

Jazzi dit: à

« le vertige douleureux des souvenirs obscurs de son imagination »

Un extrait du dernier Modiano, JJJ (avec coquille) ?

christiane dit: à

Janssen J-J dit: à 10.41
Quel beau regard sur Patrick Modiano ! Merci JJJ.
Cette émission était néanmoins paisible et nous a permis d’être dans des lieux et auprès de personnes intéressantes, dans un Paris de son passé. Dans son passé.
Moment effectivement extraordinaire face à son manuscrit tout raturé et ce qu’il en dit.

Janssen J-J dit: à

10.41 Face à une caméra, il a toujours eu et aura toujours ce regard de bête traquée, affolée, apeurée, embarrassée, en dépit de son besoin de se justifier, d’expliquer, sans jamais réussir à y parvenir. Ses mains auront beau prendre le relais de ses mots défaillants, ses yeux implorants et perçants se planter brusquement dans ceux de son interlocuteur, rien n’y fera jamais. Il demandera toujours muettement que soit mis fin au supplice de sa phrase embarrassée, qu’on l’interrompe et lui résume à sa place l’inachèvement perpétuel. Il remercie la coupure de son flux intérieur par le biais de l’arrivée d’une autre question à travers laquelle il tentera d’attraper un autre fil. Peu importe si la mécanique est vouée à repartir dans l’errance à l’identique, il faut qu’une scansion extérieure lui soit provoquée. En présence de son ami Ping-pong qui le chambre gentiment devant la caméra, il finirait presque par l’oublier momentanément. Ils rient de leur incompréhensibilité complice face aux autres. Il parait alors plus heureux et détendu, ce que démontrent des sourires plus fréquents et plus longs, au point d’en oublier la crispation naturelle destinée à masquer sa denture aléatoire. Il se laisserait presque aller à faire preuve d’admiration et de tendresse amicale. Il sait combien lui seront a priori pardonnées ses frasques mnésiques dans la chaleur de l’atelier du dessinateur. Ce dernier sait comment le rassurer et l’assurer de son génie, avec une infinie légéreté. Il a confiance en son intarissable aptitude à raconter, modeler, pétrir, ciseler, domestiquer par des mots une matière qui pourtant n’arrêtera jamais de s’échapper et de s’enfuir. L’oisillon, éberlué d’être tombé de son nid, l’anxiété toujours chevillée à l’âme dont une chatte efflanquée ne ferait qu’une bouchée, se tient toujours debout sur ses pattes. Il résiste, toujours là, inaltérable, malgré les ans ou les plumes ayant recouvert le duvet. Sur sa page, il dit n’en finir jamais d’expurger, retrancher, enlever, couper sans pouvoir expliquer d’où lui vient cette logorrhée confuse. D’où lui arrivent tous ces maux raturés dans le vertige douleureux des souvenirs obscurs de son imagination aujourd’hui éclairée par l’effet d’une encre sympathique.

D. dit: à

Par ailleurs et en marge je me cobtrefous des opinions de Rose et de Clopine bien que je tienne la première en bien meilleure estime.
Disons que je m’en contrefous relativement mais je m’en contrefous quand même.

renato dit: à

Tiens, toujours pas de repères temporels.

D. dit: à

…en effet ce n’est pas parce qu’on tient un blog où l’on montre les photos des autres qu’on peut se prévaloir d’une quelconque autorité ici. C’est évident.

D. dit: à

renato dit: à

Il ne faut surtout pas attribuer une quelconque valeur aux opinions de D, rose.

Rose, en aucun cas il ne faut accorder le moindre crédit aux élucubrations de renato.

Jazzi dit: à

Demain sort « Joker », Lion d’Or au festival de Venise 2019.
Pas terrible, nous dit Annelise, qui s’y connait sur ce genre de film, dans son dernier papier de la RDC !

Jazzi dit: à

« Avez-vous vu le film « J’ai perdu mon corps » ? »

Il ne sort chez nous que le 9 novembre, Ed. Et je ne vais voir les dessins animés qu’avec parcimonie…

Jazzi dit: à

« feriez mieux de rétropédaler »

J’ai toujours préféré pédaler de l’avant, Phil.

Jazzi dit: à

« intelligemment paresseux »

Serais-je plutôt du genre paresseusement intelligent, moi qui n’ai fait aucune prépa ?

Jazzi dit: à

Je vous laisse les popcorns, Phil, et je continue à aller au cinéma. On ne se refait pas !
Au programme aujourd’hui, « Atlantique », grand prix du dernier festival de Cannes…

et alii dit: à

enfin du lexique sur le monde
Dans les grandes écoles, « on se moque du “polard”, celui qui fait des efforts »
Les élèves qui ne renoncent pas au rythme de travail acquis en prépa sont traités de « polards », « têtards » ou « pougneurs ». Car pour s’intégrer en grande école, il faut avant tout être « intelligemment paresseux ».

Phil dit: à

vous allez trop au cinéma popcorn dear Baroz, feriez mieux de rétropédaler. les rares valeurs sûres sont déclinantes, Woody Allen médiocrise avec ses acteurs clonés et le réalisateur brésilien Kléber Filho donne dans l’antiracisme bêbête. Le monde se gretafie.

Jazzi dit: à

3 octobre 2019 à 8 h 35 min
Vus deux films hier, « Alice et le maire » de Nicolas Pariser avec Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier, beaucoup de bla-bla pour pas grand chose, et « Ceux qui travaillent » d’Antoine Russbach avec le toujours impeccable Olivier Gourmet. L’histoire d’un cadre supérieur, plus ou moins bon père et bon mari, employé modèle, qui, a force d’avoir le nez dans le guidon, en perd tous sens moral. Rien de bien réjouissant…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584393&cfilm=266777.html

Phil dit: à

dear Passou, vous n’avez pas donc payé vos informaticiens illettrés qui veulent pas réparer votre boussole ? probablement des liquettes jaunies. tout fiche le camp sans enquête, les usines huileuses, les cathédrales et votre prestigieux blog. par ici la cellule sickologique, la couetteuse Greta présidente.

rose dit: à

Au nom du père, au nom du fils
Quid du Saint Esprit ?

rose dit: à

Ce n’est pnus à faire. On ba pouvoir.
>rose Le rv chez l’ophtalmo.est pris. Si ce n’est pas un boat people vietnamien qui a fait faire ses diplômes en Colombie britannique, tu as qq. chances.

Chaloux dit: à

Après « lèche-moi la pomme », ce sera « Dansons sous la suie »?

rose dit: à

Pas compris ce qui est déjà fait.
Toutefois, ce qui est fait n’est pnus à faire. On ba pouvoir buller.🍹

renato dit: à

Il ne faut surtout pas attribuer une quelconque valeur aux opinions de D, rose.

rose dit: à

Le père, le rapport au père qu’il faut tuer.
Les mecs en concurrence, les filles en admiration béate et délirante.

Je vois bcp de jeunes papas. Ils sont plutôt vieux. Tant mieux. Ils auront passé leur crise avant que d’être papa.
Ils portent leurs bébés sur le ventrenou sur le dos.
J’en ai vu un, il était grave. C’était émouvant de voir cette gravité.
Ce qui a changé, c’est le choix et le partage avec les filles.
Oedipe a écouté deux fois le devin avant et après la malédiction. Même que la seconde fois Tiresias ne.voulait pas lui parler.
Et il n’a pas échappé, nonobstant.
Ce qui change c’est la jeunesse par rapport à la vieillesse.
Ce qui change aussi c’est la nécessité impérieuse de rompre les liens pour naviguer sur sa barque à soi.
Ce qui pourrait changer c’est l’accompagnement en total respect de la personne âgée.

Ce matin, me suis demandé(e ?)si j’avais eu raison lorsque j’ai accompagné mon grand-père sur le chemin qui le conduisait à sa mort de lui avoir dit « tu as eu une vie magnifique. On parlera de toi ».
Lui ne voulait pas mourir.
M..de.
Mais je pouvais pas lui dire « c’est oas grave ». Parce que s’il y a qq. chose de grave, c’est bien de mourir.

Mourir en semant un sacré bordel derrière soi, c’est une drôle de manière de quitter le monde. Mon grand-père, il n’a emmerdé personne.
Mais je suis allée chez lui, il y a peu et dans son jardin, les deux soeurs ont fait casser toutes les allées en béton. Et là où il y avait l’abricotier dont les fruits étaient gros comme des pêches -il distribuait, mon grand-père, ses fruits, à tout le quartier, qui en échange venait lui apporter toute montre ou réveil à réparer, horlogerie fine,- là elles ont planté un olivier et mis du gazon artificiel au pied.
Du gazon artificiel. Oui. Au pied de l’olivier.
C’est chez elles, je vous rassure.
Mon pépé.

P. comme Paris dit: à

C’est déjà fait, avec toutes ces gonzesses siliconées.

rose dit: à

renato dit: à

Sur le Léman, la traque aux microplastiques.

Chez nous, des we de nettoyage sont organisés.
Y participer, rose.

Ds les supermarchés, cela marche l’abandon des sacs en plastique jetables.
50 ans de retard pour le traitement du problème.

Ça sert à rien de nettoyer le lac dit un,veut enrayer le.problème à sa source.
Et pourquoi pas les deux conjointement ?

rose dit: à

Arriver à presque 80 ans en ayant fait preuve d’aussi peu de talent, de lucidité et du sens du beau est tout simplement navrant. Pareil pour son pote Dylan.
D
Votre lucidité m’émerveille.
Quand on pense à tous ces groupes de jeunes gens cachectiques, qui fument, boivent, baisent & se cocaïnaïsent en hurlant de leurs silhouettes faméliques dans des micros qu’ils maltraitent, à côté Baez et Dylan, deux petits joueurs.

rose dit: à

La dernière fois que je n’ai pas vu ma mère deux mois, mon frère aussi lui a emprunté son téléphone ipad un J3 samsung dont nous lui avions appris à se servir.
Elle savait écrire des messages et1 des smileys. Prendre des photos et s’en servait couramment.
Au bout de deux mois, il lui a donné gratuitement un Nokia antique à touches, difficile à employer.
Elle s’est racheté un J6, puis elle n’a pas eu la patience et non plus l’envie ďe réapprendre à s’en servir.
L’écran tactile était hypersensible et cela l’a découragée.
Personne ne pourra altérer l’amour que je porte à ma mère.
Je mets mes livres en carton, pour deux raisons et avant hier ai retrouvé mon journal intime de 1980 durant lequel j’ai vécu en Inde.
L’amour à ma mère est consigné dedans.
40ans. Intact.
Et les 23 ans qui ont précédé : idem.
Ne sais s’il y a un lien avec le fait que ma mère m’ait sauvé la vie deux fois, mais cet amour c’est mon bloc.

rose dit: à

J’ai rêvé ma maman.
In était sur une route.
Après réflexion, c’était comme un échange d’otages.
Je la prenais dans mes bras. Je lui parlais elle était silencieuse.
Il y avait ma soeur mon frère et mon cousin François.
Etait-il mon garde du corps.
J’étais koyeuse de revoir ma maman.
Ma soeur disait, je crois, qu’elle avait passé deux mois tranquilles.

Les deux mois où j’ai été tenue éloignée de ma mère et durant lesquels les deux lui ont supprimé son téléphone, comme l’aurait voulu mon papa qui détestait que ma mère possède son téléphone.

rose dit: à

Rose, j’ai écouté, elle est comme possédée et le passage d’un personnage à l’autre avec ces voix grandit cette impression. J’en ai profité pour entendre son interpretation de l’ave Maria.les étoiles s’éteignent et nous restons humbles mèches peinant à produire une lueur. Elle était au moins un baril de dynamite, une comète qui a pris son temps.

Vous dites possédée, je dis habitée.
Pour moi une bougie, flammèche, pck mèche, je vois le baril de TNT au bout.😳

Elle ne se départit pas de l’émotion et nous bringuebale avec elle.
Voys avez vu les càmeramans sur le plateau qui tournent autour d’elle ?
C’est une diva, Bérénice.

vedo dit: à

Puisque le roi des aulnes a attiré l’attention, on peut aussi s’intéresser à l’interprétation-référence de Fischer-Dieskau. (Les voix alternes aussi chez lui…). Qualité technique youtube pas aussi bonne. Je n’ennuierai pas avec commentaires. Une remarque, F-D chante en fa tandis que Norman en sol, ce qui à mon oreille, est assez différent, plus ouvert, plus dramatique. Martin Walser a écrit un pastiche de Goethe (« ein liebender Mann ») sur son dernier amour, Ulrike von Levetsov, à Marienbad, où il décrit Goethe qui entend « son » Lied dans un concert privé et rejette complètement cette interprétation sans retenue de Schubert. (C’est Walser qui écrit, mais il a étudié son sujet. Bien sûr aucun contact entre Goethe et Schubert, G. né 47 ans avant S. et mort 4 ans après lui).
On peut être stupéfait de l’âge de Schubert quand il a écrit E. (et encore Gretchen am Spinnrad- Marguerite au rouet).

Bérénice dit: à

reduiront.

Bérénice dit: à

Les français auraient eu le temps d’y réfléchir avant que nous soyons comme nous sommes aujourd’hui, en voie de désindustrialisation, avec toutes ces réformes qui si elles réussissent à moyen terme à renflouer les caisses sans faire perdre un euros aux tenants Réduira aussi l’espérance de vie de ceux qui déjà ont une réserve statistiquement inférieure à celle de ceux qui vivront longtemps. Nous sont promis des centenaires en container, qu’allons nous en faire, les travaux forcés?

Bérénice dit: à

Rose, j’ai écouté, elle est comme possédée et le passage d’un personnage à l’autre avec ces voix grandit cette impression. J’en ai profité pour entendre son interpretation de l’ave Maria.les étoiles s’éteignent et nous restons humbles mèches peinant à produire une lueur. Elle était au moins un baril de dynamite, une comète qui a pris son temps.

Bérénice dit: à

3J Le pen en 2002 eût été plus confortable qu’en 2020 , entre temps tout s’est aggravé et si le FN passait avec un gouvernement de cohabitation nous rejoindrions la jolie vague qui s’annonce en Europe et ne servira à rien qu’à limiter les entrées, ça me fait penser à Duras et son barrage contre le Pacifique .

Clopine dit: à

D. se prend pour un Adorno au petit pied, mais il ne se rend pas compte qu’il ne fait que répandre, in fine, une inconfortable puanteur de pue l’amour- entre orteils démesurés, avec ongles même pas incarnés, bien sûr.

D. dit: à

Thunberg, le petit tas de thon suédois, originaire d’un pays décadent, est en bonne place pour prendre une place iconique similaire à celle occupée par Baez. Elle n’a qu’à se laisser porter, ce sera sans effort aucun qu’elle y parviendra.
Le petit thon en tas ne boit pas, ne fume pas, ne Baez même pas encore, mais elle cause, elle cause. Très mal. N’importe comment. Ça plaît à plein de gens un tel phénomène de foire. Aux gens faibles, qui acceptent une gosse comme dictateur, qui sont prêts à tolérer de se faire insulter alors qu’eux-mêmes font déjà beaucoup.

D. dit: à

Et cet extrait confirme à 100 % ce que je viens d’écrire, j’avais d’ailleurs presque oublié ce rictus d’autosatisfaction, cette moue si vite insupportable et qui ne l’a jamais quittée.
Qu’est-ce qu’on s’emmerde avec Baez et qu’est-ce qu’on doit d’emmerder avec Langoncet.

D. dit: à

Le folk est intrinsèquement laid et n’a d’ailleurs pas de descendance stylistique notable. Je préfère cent fois écouter le chant d’une tribu africaine que les complaintes ampoulées de la mère Baez (qui barbe la majorité des gens depuis 60 ans sans qu’ils osent vraiment l’avouer).
Guy Béart était plus intéressant et musicalement bien meilleur.

Clopine dit: à

Eh bien, voilà. Nous serons donc, rouennais, brayons et assimilés, des « suiedés ».

D dit: à

La religion du droitdelhommisme est tellement facile à pratiquer et tellement éloignée dans le fond de l’exigence chrétienne que je méprise profondement Baez. Arriver à presque 80 ans en ayant fait preuve d’aussi peu de talent, de lucidité et du sens du beau est tout simplement navrant. Pareil pour son pote Dylan. Avec Langoncet Jean comme fan. Naturellement.

D. dit: à

Je ne supporte pas Joan Baez, Jean Langoncet, ni ses façons ni ses chants ennuyeux ni son nom ni son prénom.

Ed dit: à

Jazzi,

Avez-vous vu le film « J’ai perdu mon corps » ? Je me suis fait iech !!

Jean Langoncet dit: à

ConnarD a enfin trouvé sa bête noire et il se joint au monde étriqué des vieilles couilles lettrées pour le dire (salut Bernard); à ce point de réflexion , on rejoint le point de vue de Baez sur le phénomène :

« Quand les politiciens adultes ont frénétiquement besoin de vous attaquer, c’est que vous faites absolument la bonne chose.
Très sincèrement vôtre,
Joan Baez »

Jazzi dit: à

« la dernière « newsletter » de l’association Beaubec Productions. »

Dont tu es l’unique rédactrice, Clopine.
Plutôt que cette bluette agricole au nom de la terre et à la vision idéalisée, rien de mieux qu’un bon documentaire de terrain de toi et Clopin !
Créez un collectif et lancez une souscription pour financer le film : tu nous raconterais Rouen sous la suie et Clopin ajouterait les images et le son. Pour la musique, Chaloux et Pablo75 peuvent d’ores et déjà te faire des propositions…

renato dit: à

Terrible boxeur boxant avec ses souvenirs et ses mille désirs.

Jean Langoncet dit: à

(reconnu Arthur Cravan mais qui est celle qui lui tient tête ? S’il fut un piètre boxeur, il mesurait quand même ses deux mètres)

Bérénice dit: à

Jean, je ne sais pas. J’ai approche des religieux anciens pretres, anciens enseignants age minimum 70 , maxi aux environs de 90 , je n’ai pas pensé à poser cette question.

et alii dit: à

un collègue à beaubec
Set in rural Nepal, the half hour documentary chronicles the Kulung culture’s traditions of honey collection. Using precarious methods to scale treacherous cliffs, the Kulung seek to harvest a particular type of psychotropic honey that has spiritual significance to the community. We won’t seek to paraphrase the intricacies of the tradition; when you have some time, go into full screen mode and sink in to the story.

Written and directed by Ben Knight, The Last Honey Hunter is a co-production of Camp4 Collective and Felt Soul Media, in association with National Geographic and with the community expertise of dZi Foundation. You can also read about the Kulung honey rituals in a National Geographic article.
https://www.thisiscolossal.com/2019/10/the-last-honey-hunter/?mc_cid=b593ae39a5&mc_eid=7e7dd5581d

P. comme Paris dit: à

Verte, bien sûr, avec un café noir de chez noir et sans sucre.

Jean Langoncet dit: à

Chartreuse, verte ou jaune ? Des grenoblois, des stendhaliens en ligne (hormis Polo l’asticot rompu à la grappa) ?
https://www.chartreuse.fr/

Jean Langoncet dit: à

@PP
Et la chartreuse, de Parme ?

P. comme Paris dit: à

La religieuse, café ou chocolat ?

renato dit: à

« Il ignore sans doute ce que ça veut dire ! »

Votre niveau d’hypocrisie n’est pas facile à atteindre.

Marie Sasseur dit: à

Oui oui je me manifeste pour soutenir les blouses blanches, et pas les keufs.

Jean Langoncet dit: à

N’existe-t-il etc. Le correcteur la refait

renato dit: à

Tiens, la pauvre petite dame se manifeste en toute sa catastrophique bêtise.

Jean Langoncet dit: à

Bérénice, que beaucoup prolongent, c’est l’evidence. N’existe-y-il pas un âge « canonique » auquel les curés sont tenus de prendre leur retraite ou de donner leur « démission » ? (Pas non plus envie d’y passer la soirée)

Marie Sasseur dit: à

Inoffensif, cela dit.

renato dit: à

« Expliquez-nous ça sans hypocrisie, si vous en êtes capable. »

Rien à me faire pardonner, désolé.

Marie Sasseur dit: à

Renato est un crétin.

et alii dit: à

« Place des 260 enfants ». Ainsi sera dénommée la place récemment créée au milieu de la rue des Hospitalières Saint-Gervais (IV e ), derrière la halle des Blancs-Manteaux. Et surtout devant l’école publique des Hospitalières Saint-Gervais, dont les effectifs furent décimés par la rafle du Vél d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942. Au total, pendant la Seconde Guerre mondiale, 260 élèves juifs de cette école située à deux pas de la rue des Rosiers, furent déportés dans les camps de concentration nazis, à Auschwitz notamment — dont jamais ils ne revinrent. Une plaque placée au fronton de l’établissement où sont aujourd’hui scolarisés 206 garçons et filles de la maternelle au CM 2, invite chacun à ne pas les oublier.

« A l’automne 1942, quatre enfants seulement firent leur rentrée à l’école des Hospitalières Saint-Gervais », rappelle le maire du IVe, Ariel Weil (PS), qui a proposé à la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), la dénomination « place des 260 enfants ». Après une communication donnée à ce sujet en conseil d’arrondissement ce lundi 18 juin, la délibération doit être votée en Conseil de Paris en septembre.

Delaporte dit: à

renato est « cauteleux ». Il ignore sans doute ce que ça veut dire !

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