de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

A qui ne se bat pas dans la nuit Roland ne parle pas

M. Boyer ne se refuse rien. Après saint Augustin et Shakespeare,  le voilà qui s’attaque à un autre monument. Mieux : un socle de notre patrimoine littéraire, le premier roman national,  la source de nos imaginaires, le pilier sur lequel s’appuyèrent tant de textes : la première épopée, rédigée en français conservée de notre Moyen-Age, du plus célèbre chevalier de l’histoire de France, le soldat inconnu princeps, excusez du peu. Et comme précédemment, il commence par se réapproprier le titre, histoire d’imprimer sa marque, ce qui permet d’identifier « sa » version d’un coup d’œil. Aussi, de même qu’il avait fait des Confessions, Les Aveux, et de Richard II, la Tragédie du roi Richard II (mais l’intitulation des Sonnets lui avait résisté et s’était maintenue par son évidence), l’épopée de Roland à Roncevaux devient-elle Rappeler Roland (388 pages, 20  euros, POL), fascinant triptyque littéraire, historique et poétique dans lequel Chanson de Roland (oublié, tout de même, l’article) s’avance en majesté sous ses habits neufs, mais encadré d’un poème de son cru dans une langue splendide et un essai sur les résonances du grand texte médiéval dans nos imaginaires.

Il y a à la source même de ce projet une volonté de renouveler les formes qui force l’admiration s’agissant d’une œuvre aussi connue. Ainsi le traducteur se fait-il réinventeur d’un chef d’œuvre du début du XIIème siècle (Frédéric Boyer s’en est expliqué ici-même). Il aurait pu se contenter de restituer en français contemporain la langue du manuscrit dit d’Oxford, dans le respect de l’ordre des laisses et des vers, mais dans un constant souci de transposition du rythme du décasyllabe épique (le texte en compte 4000). Ce n’était pas assez ; il lui en fallait davantage ; c’est aussi que Frédéric Boyer vit la moindre histoire comme un sport de combat. Echanger, écrire, traduire, toute en relève d’une manière ou d’une autre. La mémoire de la langue française en est le théâtre intime et archaïque. D’ailleurs, il le reconnaît dès les premières pages de son monologue-vision : « A qui ne se bat pas dans la nuit Roland ne parle pas ». Il est de ceux que la défaite n’abat pas dès lors qu’ils connurent le bonheur du combat ; c’est peu dire que sa violence le fascine : elle l’envoûte et l’hypnotise.

De quoi s’agit-il au fond ? De guerres, de combats, d’honneur. Dans la troisième partie, l’auteur se livre à une manière d’ego-histoire justifiant qu’il ait jeté son dévolu sur ce héros. On y apprend que, fils de soldat de la Coloniale qui fit l’Indochine, il eut une adolescence rythmée par « Tu n’as pas connu la guerre, toi ! ». A ce leitmotiv aux accents de reproche, il opposera un autre qui scande la chanson de Roland : « La bataille est merveilleuse et totale ». Depuis, il ne cesse de se demander pourquoi l’art de chanter l’affrontement a disparu. Par le verbe oral ou écrit, qui ose encore célébrer les batailles ? Qu’importe au fond puisque, nostalgique de combats qu’il n’a pas livrés, c’est à ce père-soldat qu’il dédie discrètement ce triptyque, ce père qu’il sert secrètement dans chacun des sourds combats qu’il mène à chacun de ses livres. Il paie sa dette.

Pas sûr que de telles chansons de bataille, dont le but caché peut être de nous délivrer de la peur de l’Autre, nous aident encore à surmonter nos peurs. Il y faut davantage que le texte nu. Peut-être ce tempérament extra-lucide qui permet à Frédéric Boyer d’être convaincu de la dimension chamanique de la geste médiévale : « La mort de Roland reste l’événement de notre invention du passé qui résonne comme un trauma toujours actif » écrit-il avant de replacer l’affaire Roland dans le lointain écho d’un déni des alliances hérité de la défaite (778) de l’arrière-garde de Charlemagne au col de Cize, et d’une trahison, celle de Ganelon, beau-frère de Charlemagne et beau-père de Roland.

« Alors Roland sent que la mort l’étreint/ Que de la tête dans le cœur elle descend/ Dessous un pin est allé en courant
/ Sur l’herbe verte se coucher sur le ventre/ Glisser sous lui l’épée et l’olifant/ Tourne sa tête vers la foule païenne
/ Et il l’a fait parce qu’il veut vraiment/ Que Charles dise avec chacun des siens/ Le noble comte est mort en conquérant/ Avoue ses fautes doucement et souvent/ Pour ses péchés il offre à Dieu son gant » (133)

L’auteur de Rappeler Roland veut voir dans la célébration de cet échec une tentative de nos défaites à venir. Mais naguère et maintenant, c’est encore bien de trahison qu’il s’agit. Celle de l’adolescent que l’on fut et celle nos propres valeurs, de nos idéaux, de notre langue. C’est en tout cas le mot-clef qui court du tout début à la toute fin de cette rare entreprise littéraire, aussi originale qu’intense.

 (« La bataille de Roncevaux en 778 opposant les troupes de Charlemagne aux Sarrasins », Chronique des France ou de Saint-Denis, Manuscit du XIVème siècle, Collection British Library, Londres » ; Roland témoigne de sa fidélité à Charlemagne » D.R.)

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commentaires

784 Réponses pour A qui ne se bat pas dans la nuit Roland ne parle pas

W dit: 3 février 2013 à 1 h 46 min

@Maille à part
Ah bon… vous connaissez aussi Christopher Isherwood ,surprenant j’aurai cru longtemps qu’à votre age et au point où l’on vous situe vous ne naviguiez plus sur aucun fleuve;autant pour moi .

hildenstein dit: 3 février 2013 à 1 h 26 min

la jeunesse, me semble-t-il, dure aussi longtemps que l’est capable d’apprendre de/avec/ des autres , non pour les corriger ,ni les cannibaliser , mais pour avancer dans le désir de de vivre.

Zujj al Nushshabah Gamma Sagittarii dit: 3 février 2013 à 1 h 02 min

Je reconnais que la légère diversité des pseudonymes que j’ai utilisés jusqu’à présent a pu me faire passer pour un être instable, ce que je ne suis en aucun cas. Mes opinions sont invariables. Je proclame que Dieu existe, qu’Il est Tout Puissant, qu’il a créé l’univers visible et invisible, que son Fils Jésus Christ s’en incarné pour venir racheter notre péché par Sa souffrance sur la Croix et Sa mort, et qu’il Est ressuscité et vivant de tous temps comme son Père. D’eux émane une troisième personne, Esprit de Sainteté, qui nous sanctifie, nous guérit et nous rapproche d’Eux.
J’affirme également,bien que cela soit d’un tout autre ordre, qu’il existe de nombreuses civilisations extraterrestres interférant sur différents plans. Certaines sont démoniaques, d’autres amicales, bienfaitrices ou simplement complaisantes.

Peut-être aimeriez-vous à présent que je dévoile mon identité réelle et adopte un pseudonyme enfin unique et davantage parlant ? Ou Peut-être pas ? Dites-moi ce que vous voulez et à quoi vous aspirez et nous verrons. Ce que je ne voudrais pas c’est avoir à être confondu avec certains qui s’amusent à m’imiter bien qu’ils ne me ressemble pas et ne connaissent rien de ce qu’il m’a été donné de connaitre.

Zujj al Nushshabah Gamma Sagittarii dit: 3 février 2013 à 0 h 41 min

Alors on peut toujours prendre comme pseudonyme « Hautes Etudes », sous entendu en sciences sociales, on peut toujours, mais dans ce cas on ne connaitra jamais qu’un millième des sciences sociales, et encore, l’un des moins intéressant.

La mauvaise langue dit: 3 février 2013 à 0 h 41 min

Moi j’étais au lycée Chaptal entre septembre 1970 et juin 1973. Après en Classes Prépa maths sup de 1973 à 1975. Je n’ai pas connu Baudry prof d’Hist-Géo. Ou m’en souviens pas.

Zujj al Nushshabah Gamma Sagittarii dit: 3 février 2013 à 0 h 37 min

Si, dans Vol 714 pour Sydney, Hergé met en scène une civilisation extraterrestre, ce n’est pas seulement pour divertir le lecteur, mais pour affirmer que celle-ci existe véritablement, et qu’elle a lié des contacts avec les humains.

Zujj al Nushshabah Gamma Sagittarii dit: 3 février 2013 à 0 h 33 min

Voilà.
On s’est bien amusé toute la journée, pendant que bibi bossait. Il y a un monde fou à la piscine le samedi, et en plus il y a nocturne ce qui me fait rentrer très tard.
Passons aux choses sérieuses. Je ne sais pas trop si vous méritez que je vous donne de telles informations.

Hergé faisait partie de la Société Angélique, société secrète littéraire et artisitique qui se faisait aussi appeler « le Brouillard » est une société secrète artistique et littéraire. En ont fait partie également en leur temps : Delacroix, Jules Verne, de Nerval, Mistral.
La Société Angélique fut fondée au XVIe siècle par un imprimeur lyonnais, Sébastien Greif qui se faisait appelé : « Gryphe ». Originaire de Wurtemberg, il s’installa à Lyon en 1522. Wurtenberg, à cause de son pseudonyme choisit le griffon comme emblème, symbole que l’on associe facilement au sphinx.
Selon Grasset d’Orcet, Gryphe était entouré de nombreux savants et auteurs affiliés à cette organisation. La Société Angélique utilisait comme code pour les initiés une sorte de cabale phonétique complexe basée sur « La langue des oiseaux ».
Le livre clé de cette société secrète est le Songe de Poliphile.

Hautes-Etudes dit: 3 février 2013 à 0 h 18 min

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 23 h 54 min
Non, vous êtes un petit jeune

Mais non,
suis anté-diluvien
On partait encore en métro pour faire gym Porte Dauphine.
C’est vous dire.
Bon, Baudry était peut-être déjà parti en retraite.
A part MàC, ya jamais eu plus bath en Histoire-Géo

hildenstein dit: 3 février 2013 à 0 h 08 min

ne faites pas ça mauvaise langue ! j’ai trouvé un lien persée , sanctuaire de la nativité Bethléem , une histoire de sarrasin, de cimier et de croisade (Bouillon comme dans le manuscrit de Michel)qui fait remonter les étymologies au cunéiforme :tout ça sans image que je n’ai pas eue le courage de chercher et que je ne me souviens pas avoir vues : c’est d’un triste…. à partir en guerre en sifflotant : on fera P.Assouline tambour major !il doit savoir siffler dans ses doigts en plus !

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 23 h 54 min

Non, vous êtes un petit jeune. C’est vous qui vous êtes assis sur ma chaise. Moi, je remonte au déluge…

Hautes-Etudes dit: 2 février 2013 à 23 h 43 min

P….. Mimi, moi aussi j’ai fait Chaptal
Ben ça alors !
T’es sur les copains d’avant ?
Si ça se trouve tu t’es assis sur ma chaise ?
Est-ce que tu as eu Baudry en Histoire-Géo ?
Il était âchement bon Baudry

Giovanni Sant'Angelo dit: 2 février 2013 à 23 h 36 min


…par jeux,…je m’envole en U.L.M.,…
…par jeux,…je m’imagine en décollage et atterrissage vertical,…
…par jeux d’esprit, je m’ingénue à construire les meilleurs système adéquats avec de nouvelles pièces de mécanique,…tout est O.K.,…avec les adaptations de confort,..
…etc,…le génie,…ingénieur par jeux,…trop au dessus de la mêlée,…j’ai rien gagné et rien perdu,…
…des divergences de vues et des contradictions de jeux de cirques,…je gagne à rester seul,…avec mes idées sans partage,…mondains ou sans-culottes du pareil au même,…etc,…

hildenstein dit: 2 février 2013 à 23 h 30 min

en prenant les choses par l’autre bout, j’ai bêtement cherché radoter dans C.N.R.T.L et trouvé
 » Issu, par remplacement de re- par ra- (servant prob. à marquer un renforcement de l’idée exprimée par le verbe), de l’a. fr. redoter (ca 1100 redoté « tombé en enfance » Roland, éd. J. Bédier, 905; ca 1155 redoter « tenir, par sénilité, des propos décousus et peu sensés » Wace, Brut, 1868 ds T.-L.), dér. d’un verbe *doter, empr. au m. néerl. doten « être fou » (cf. aussi l’angl. to dote « radoter ») ou, déjà, à l’a. b. frq. (FEW t. 15, 2, p. 67a; Valkh., pp. 212-213). Fréq. abs. littér.: 76. Bbg. Quem. DDL t. 30. − Sain. Sources t. 2 1972 [1925] p. 294.

Bob Show dit: 2 février 2013 à 23 h 22 min

Fanta ® pour tout le monde ! Un nouveau chapitre autobiographique s’ouvre à nous : « Comment je n’ai pas rencontré Houellebecq dans la cour du lycée ».

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 23 h 16 min

C’est marrant, je viens de me rendre compte que Houellebecq était étudiant en Prépa Agro au lycée Chaptal en même que j’y étais en maths sup. Les mêmes années. On a dû se croiser dans la cour du lycée très souvent. Pour l’anecdote.

renato dit: 2 février 2013 à 22 h 56 min

Samedi, 16 juin. — La brume de ce matin s’est dissipée. Nous apercevons les côtes. De grands voiliers nous croisent à chaque instant. Dans deux heures, nous serons amarrés au wharf.
On aperçoit, sur le pont de la Touraine, quantité de gens qu’on n’avait pas aperçus pendant la traversée.
D’étranges pirogues nous ont-elles apporté, cette nuit, ces mystérieux voyageurs, ou bien, plus simple explication, ces pauvres gens seraient-ils restés dans leur cabine pendant ces sept jours ?
…… Un vieux Canadien, fort brave homme d’ailleurs, se vantait l’autre jour de n’avoir jamais de sa vie prononcé un seul mot d’anglais. Il a une façon de nationaliser les inévitables expressions albionesque qui m’amuse beaucoup.
Il vient de me donner ce conseil :
— Puisque vous ne faites que passer à New-York, ne donnez pas vos bagages à visiter à la douane. Faites-les envoyer en bonde.
En bonde, traduction libre du in bond anglais (en transit).
…… Nous débarquons.
Ce soir, nous roulons dans les pires débauches à New-York, et, demain matin, en route pour Montréal.

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 22 h 55 min

Pour « redotez », l’édition critique Droz, 2003 indique bien dans son lexique :
redotez : adj. tombé en enfance. Mais conclue comme je l’avais fait pour le vers 905 au sens de « radoteur » et propose la même traduction que celle que j’avais moi-même proposée :

« Charlemagne est vieux et il radote »

L’édition Dufournet (GF) traduit par « radoteur » :

« Charlemagne est vieux et radoteur ».

Ce sont des propos tenus par un Sarrasin. Il n’indique pas que Charlemagne soit retombé en enfance, mais qu’il montre des faiblesses. Ces faiblesses sont nécessaires à l’aspect performatif de la chanson qui met à l’épreuve la société de l’époque et une réflexion sur le pouvoir. Les faiblesses de Charlemagne ouvrent des possibles narratifs comme autant d’exploration de cas limites de l’idéologie éthico-juridique et théocentrique.

Masque dit: 2 février 2013 à 22 h 52 min

Chaloux dit: 2 février 2013 à 22 h 45 min

Chachal, ce n’était pas la peine de faire comme TKTTTT.
Dans ton cas le name dropping n’est nullement nécessaire, ton style est inimitable.
Inimitable mais oubliable

renato dit: 2 février 2013 à 22 h 49 min

Vendredi, 15 juin. — Je suis détenteur d’une montre en acier oxydé qui, depuis le jour de son acquisition par moi, a mis une touchante obstination (complexion naturelle, atavisme, tendance acquise ? sais-je ?) à retarder de cinquante minutes par jour.
Or, ce retard correspond précisément à notre changement journalier de longitude, en sorte que mon chronomètre (que j’ai fichtre bien payé vingt-cinq francs), parti du Havre avec l’heure du Havre va arriver à New-York avec l’heure de New-York.
Très fier de ce phénomène, j’en ai fait part au plus grand nombre, expliquant la chose à ma manière.
Des doutes se sont élevés dans l’entourage, relativement à la véracité de ce fait. On m’accusait de régler ma montre moi-même. J’ai dû, pour démontrer ma parfaite bonne foi, remettre l’objet ès-mains de M. Mac Lane, qui n’est pas un blagueur, lui, ayant représenté les États Unis en France. La montre fut séquestrée durant vingt-quatre heures et sortit triomphale de l’épreuve.
Miss Olga Smith (la plus belle passagère, de même que M. Dyer est le plus joli homme du bord) m’a demandé :
— Alors, quand vous reviendrez en Europe, cette montre retardera de cinquante minutes par jour ?
— Comme de juste, ai-je répondu froidement.
Et tout le monde m’a demandé l’adresse du fabricant.
…… On ne voit pas encore les côtes, mais nous avons néanmoins pris contact avec la libre Amérique.
Vers six heures, ce soir, une jolie petite goélette nous a accostés, déposant à notre bord un bon vieux pilote, porteur d’une de ces bonnes vieilles physionomies, comme on n’en rencontre que sur les timbres-poste des United-States.
J’ai demandé au capitaine Masclet :
— Est-ce que vous ne pourriez pas vous passer de pilote ?
Masclet a éclaté de rire, à cette idée qu’un pilote pouvait servir à quelque chose, et il m’a raconté qu’à l’un de leurs derniers voyages, le pilote s’était tellement saoûlé avec les passagers, qu’il se croyait dans le golfe de Guinée.
Marche du navire : 502 milles. C’est M. Ernest Debiève, l’artilleur bien connu, qui a gagné la poule.
En rade de New-York

Chaloux dit: 2 février 2013 à 22 h 45 min

Renato, je voulais juste dire que j’ai fait un copier-coller sur Internet, et que j’ai trouvé dans la seconde. Rien de plus.

renato dit: 2 février 2013 à 22 h 44 min

Jeudi, 14 juin. — C’est généralement le jeudi que je choisis pour, selon le cas, l’éloge ou le blâme à distribuer aux officiers des bâtiments sur lesquels je vogue.
Aujourd’hui, de l’éloge seulement :
À notre commandant, l’excellent capitaine Santelli, un marin consommé, doublé d’un homme du monde, très épris de toutes les choses d’art et d’esprit.
Au capitaine en second Masclet, un rude loup de mer, fertile en anecdotes dont quelques-unes n’hésiteraient pas à se faire adopter par le Captain Cap lui-même.
Au commissaire, M. Treyvoux, l’urbanité et la courtoisie personnifiées.
Au docteur Marion (deux fois nommé), à la table duquel les natures les plus moroses ne sauraient s’embêter une seule seconde.
Un conseil : si vous allez en Amérique par la Touraine, sans femmes, tâchez d’être à la table du docteur Marion : je dis sans femmes, parce qu’avec ce bougre-là…
Marche du navire : 487 milles. C’est Paul Fabre, le fils du très sympathique commissaire général du Canada à Paris, qui a gagné la poule.
Longitude : 66° 50’.
Latitude : 40° 57’.

@Sun dit: 2 février 2013 à 22 h 44 min

« quand aurais-je jamais rendu public sur ce Blog, votre identité ? »
« Mais soyez rassurée, ce n’est psa mon genre d’en faire emploi ici »
TKTTTTT

Le spécialiste number one du name dropping nous joue les vierges effarouchées.
Comment le croire une seconde.
Une burne ?

renato dit: 2 février 2013 à 22 h 41 min

« Deux et deux font cinq. Copier-coller sur Internet. »

Évidemment ! croyez-vous que je m’amuserais à le taper ? Je vous rassure, cependant, je l’ai lu. D’ailleurs, avez-vous des griefs contre le copier-coller et internet ? Non, parce que dans le premier cas ce serait inconcevable que vous prétendiez que je me fatigue inutilement en tapant un texte disponible ; et dans le deuxième on pourrait se poser des questions quand à votre présence ici — le net, n’est-ce pas.

Poète sans papier dit: 2 février 2013 à 22 h 36 min

Culture à la John Brown,
Vaste désert
Qui chaque jour étronne
Sa chétive logorrhée
Qu’un grand vide assaisonne,
Fais-donc dormi Pépé.

hildenstein dit: 2 février 2013 à 22 h 36 min

l’improvisation propre à la transe chamanique
c’est aller vite en interprétation de parler d’improvisation quant à la transe chamnique , a fortiori en disant « propre à » !
* comme si il n’y avait pas, là aussi des initiations qui valent enseignement (du rituel efficace) à des sujets choisis pour leur tempérament -caractère psychologique ou psychopathologique, ou .. des traits identitaires (sexe, âge, famille et fonction dans le groupe )

TKT dit: 2 février 2013 à 22 h 32 min

Bonne Rosse, quand aurais-je jamais rendu public sur ce Blog, votre identité ? Vous déraillez. Je ne vous ai jamais demandé la vraie identité ou adresse de quiconque et, surtout pas de qui nous savons, pour une raison simple:Jamais il ne donnerait le moindre indice précis sur lui-même, je veux dire adresse e-mail etc… Après m’avoir donném des détails sur cet individu, vous m’avez écrit ne pas connaitre son adresse, nucance, Madame Rosse…
Vous êtes un peu toquée, quant à dire de vous -même que vous n’êtes pas antisémite: Enfin pauvre Rose, vous avez tenu des propos antisémites, c’est ainsi ! Renato, comme moi, ne l’oubie pas et lui aussi vous le rappelle de temps en temps. Je vous considère comme une conne, vos propos antisémites eurent l’effet de confirmer mon opinion.
Je connais votre identité, votre adresse postale et e-mail. Mais soyez rassurée, ce n’est psa mon genre d’en faire emploi ici, je n’utiliserais pas des renseignemnts que vous m’avez vous-même donné.
Même si j’avais connaissance de la vraie identié du troll en question, je la garderais secrète ici, sur la RdL.

renato dit: 2 février 2013 à 22 h 29 min

Ça vous rappelle personne ça ? « J’étais, ce soir, sur le pont, en grande conversation avec la toute charmante Miss Maud Victoria P…, quand il est venu me quérir en grande hâte pour me présenter à un passager, dont la seconde femme a un gendre qui va se remarier avec une jeune veuve du Labrador, et très susceptible, par conséquent (le passager), de me donner des renseignements de la plus haute importance sur l’agriculture en ces parages. »

Hector dit: 2 février 2013 à 22 h 28 min

« À moins que vous ne fissiez de l’humour »
renato

Alors là !
Les progrès à l’écrit
Baba, je suis.

Humour (enfin le crois-je)

Allais et Dard ne peuvent exister l’un sans l’autre

renato dit: 2 février 2013 à 22 h 25 min

J’étais où déjà ? ah, voilà ! Mardi, 12 juin. donc :
Mercredi, 13 juin. — Ce Berthier, dont je parlais hier, est le plus distrait garçon du globe. Depuis notre départ du Havre, nous ne cessons de lui faire le même genre de plaisanteries, dans lesquelles il coupe sempiternellement :
— Berthier, on te demande au téléphone !
Ou bien :
— Berthier, le chasseur de Perroncel a remis une lettre pour toi à la caisse !
Sursautant de son rêve, l’infortuné Berthier cherche à s’orienter dans la direction du téléphone ou de la « caisse ».
…… Le vieux monsieur très bien à qui j’ai conté mon histoire de culture de topinambours dans le Haut-Labrador, commence à devenir très rasant. Il s’intéresse prodigieusement trop à mes faux projets et ne rate pas une occasion de me procurer des tuyaux sur ma future industrie. J’étais, ce soir, sur le pont, en grande conversation avec la toute charmante Miss Maud Victoria P…, quand il est venu me quérir en grande hâte pour me présenter à un passager, dont la seconde femme a un gendre qui va se remarier avec une jeune veuve du Labrador, et très susceptible, par conséquent (le passager), de me donner des renseignements de la plus haute importance sur l’agriculture en ces parages.
C’est bien fait pour moi. Ça m’apprendra à faire des blagues !
Marche du navire : 472 milles. C’est M. Deering qui a gagné la poule.
Longitude : 56° 10’.
Latitude : 42° 23’.

renato dit: 2 février 2013 à 22 h 21 min

À moins que vous ne fissiez de l’humour, Hector, ce n’est pas ce dont vous parlez, mais « À bord de la Touraine », d’Alphonse Allais…

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 22 h 18 min

Je ne crois pas à l’aspect transe chamanique de la Chanson de Roland. Il y a une esthétique de l’oralité plutôt, et huit siècles avant le style de Céline…

Dominique Boutet le précise dans son ouvrage sur La chanson de geste (PUF, 1993, p. 97-98) : « La profération psalmodiée, avec son accompagnement musical, définit un rituel, sans lequel le texte épique ne se distingue pas ds genres narratifs purs. Le rassemblement de la communauté a besoin de ce rituel, qui est comme son âme. Mais au Moyen-Âge tout rituel — celui de la liturgie, celui des ordines des couronnement, des adoubements — est d’abord un travail savant ordonnancé, fixé par des clercs sur le parchemin, à l’usage des célébrants. La chanson de geste, elle aussi, est une écriture complexe qui repose sur une esthétique de la voix et de la scène. »

On est quand même très loin de l’improvisation propre à la transe chamanique. Dominique Boutet le souligne d’ailleurs quand il ajoute en fin de sa conclusion : « N’est-ce pas au moment où toutes les chansons vivaient largement par l’écrit, que Jean de Grouchy rapproche l’étymologie de leur nom d’une gestuelle : cantus gestualis.

quand la mytho manie dit: 2 février 2013 à 22 h 18 min

qu’elle préparait et servait des petits-dejeuner avec une équipe de jeunes qu’elle dirigeait. elle mentait?

pas sûr que Rose sache où elle a bite.

Hector dit: 2 février 2013 à 22 h 16 min

Oh renato !
Pour que ça fonctionne il faut un ou deux morts, une gonzesse « à se damner » et une bouffe ogresque.
Les jambonneaux de Berthe et la douceur de Félicie.
Enchaîne, enchaîne

renato dit: 2 février 2013 à 22 h 09 min

Mardi, 12 juin. — Du beau temps, ce matin. Plus de roulis ni de tangage, mais de la gîte à tribord, énormément, au moins vingt degrés (j’entends pas ces mots que le plan du pont faisait avec l’horizon un angle d’au moins vingt degrés). Très commode, la gîte à tribord. Précisément, il y avait des asperges à l’huile et au vinaigre. L’inclinaison des tables nous évita la peine de caler notre assiette pour que notre sauce se réfugiât dans un coin (si tant est qu’il soit un coin aux circulaires assiettes).
Quand je serai décidé à faire construire mon petit cottage, je prierai Henri Guillaume, mon architecte ordinaire, de donner à ma salle à manger vingt degrés de gîte à tribord, rapport aux sauces.
Marche du navire : 455 milles.
C’est l’ami Berthier qui a gagné la poule.
Longitude : 45° 44’.
Latitude : 44° 41’.

Hector dit: 2 février 2013 à 22 h 06 min

Renato 21h49

Chouette, renato va nous réécrire « Les vacances de Bérurier » illustré par lui-même (n’en déplaise aux héritiers de Dubout)

Belle perspective

renato dit: 2 février 2013 à 22 h 04 min

Bon, je comprends par déduction ou à-peu-près, mais ça correspond à quoi « l’état loquoïdal »? D’ailleurs… à-peu-près s’écrit avec ou sans traits d’union ?

renato dit: 2 février 2013 à 21 h 57 min

Lundi, 11 juin. — J’ai gagné la poule sur la marche du navire. Voici comment on procède : On est dix gentlemen qui mettent chacun un louis et qui s’affublent, chacun, par voie de tirage au sort, d’un numéro différent, de 0 à 9. Celui qui a le numéro qui correspond au chiffre des unités du nombre de milles parcourus dans les vingt-quatre heures a gagné la poule. Un exemple pour les esprits obtus : J’avais le numéro 3, et le navire a fait 443 milles. C’est donc moi qui ai gagné les dix louis. Inutile d’ajouter que cette somme s’est rapidement volatilisée dans la fumée d’un succulent petit extra-dry qu’ils ont à bord.
…… On a encore pas mal roulé et tangué aujourd’hui. La majorité des dames demeure à l’état loquoïdal.
…… Un vieux monsieur très bien me demande ce que je vais faire en Amérique. Comme, en somme, je n’ai pas l’ombre d’une parole raisonnable à dire, je lui réponds, d’un air détaché, que je vais me livrer à la culture en grand du topinambour dans le Haut-Labrador. Le vieux monsieur me répond qu’avec du travail et de la conduite, on arrive à tout, dans n’importe quelle partie.
Longitude : 35° 16’.
Latitude : 47° 29’.

Escadrille dit: 2 février 2013 à 21 h 56 min

Chaloux dit: 2 février 2013 à 21 h 48 min
C.P. …….du Roman de Renart dont je suis également grand lecteur

Jamais C.P. n’aurait osé une telle immense co……

Chachal ose,
c’est à cela que nous les reconnaissons

hildenstein dit: 2 février 2013 à 21 h 54 min

@rose cela en dit long sur vous ,
merci de ne pas abuser: il est temps, peut-être , après les assauts de pseudo -imparfaits du subjonctif imparfait français comme trait de haute culture lettrée , lesquels ont fait le crépi de la RdL sur le précédent blog, d’envisager les questions de la langue sans excès de clownerie et de mimétisme, et cela pour tous et toutes, et tout ,et assez vraisemblablement avec les conseils de P.Assouline , puisque c’est son blog .
je préfère me corriger , mais je rêve aussi, laisse des négligences, ne relis pas toujours
Il me semble difficile d’accuser l’ignorance indifféremment. par contre il y a vait un enseignement à tirer de la pensée qui avait conclu fautivement que l’imparfait du subjonctif est une sorte de diplôme…. de
Harvard (libé)?
c’est d’ailleurs à partir de quoi, en partie, le travail de recréation de Boyer est impressionnant, et tout autre chose que certain travail d’érudition en 2 tomes! de Michel, évoqué par Boyer à partir d’un manuscrit original, dicté sans doute et relu et corrigé par l’auteur, qui faisait à peine 70 pages.

renato dit: 2 février 2013 à 21 h 53 min

Dimanche, 10 juin. — Mon home, sweet home, consiste en la cabine 72, sise à l’avant et à tribord. Je l’occupe sans compagnon — chouette ! — et sans compagne — hélas ! — avec un bon petit hublot pour moi tout seul.
À propos de hublot, il y a, à la table voisine de la nôtre, un amour de toute petite fille qui n’arrive pas à se faire une raison de ce qu’une table à manger aussi fastueuse prenne jour par de si exiguës ouvertures. Au déjeuner, elle s’est écriée d’un gros air chagrin tout à fait comique :
— Dis donc, maman, comme i sont péti, les fenêtes, ici !
Cette petite fille s’appelle, d’ailleurs, Marguerite.
…… On a eu du gros temps, aujourd’hui. Beaucoup de dames ne sont point sorties de leurs cabines. D’autres, sur le pont, jonchent leur fauteuil long, telles des loques.
On n’a pas eu beaucoup le temps de faire connaissance. Ça ne va pas tarder, je pense, et tant mieux, car quelques très jolies jeunes filles américaines n’apparaissent point comme d’une grande faroucherie.
Marche du navire, 419 milles.
Longitude : 24° 14’.
Latitude : 48° 46’

renato dit: 2 février 2013 à 21 h 49 min

Samedi, 9 juin. — Le pilote qui a sorti la Touraine du port du Havre s’appelle Ravaut. C’est un grand et fort gaillard comme ses tumultueux homonymes de Paris. Un moment, j’ai eu peur qu’à leur image, il ne cherchât à nous faire une bonne blague, en nous collant, par exemple, sur le banc d’Amphard.
(Les frères Ravaut — je donne ce détail pour les gens de Winnipeg — sont des drilles dont le sport favori est d’ahurir la clientèle paisible des établissements publics ou autres.)
Par bonheur, il n’en fut rien.
Nous sommes sortis triomphalement des jetées du Havre, très garnies de gens agitant les mouchoirs d’adieu. À toute vitesse, nous avons gagné le large. Derrière nous, les côtes se sont enfoncées dans l’horizon.
Cette nuit, nous allons apercevoir les feux du Cap Lizard et d’Aurigny. Et puis, bonsoir la terre ! On n’en verra plus que dans huit jours, là-bas, en Amérique.
…… Nous dînons à la table du docteur, lequel me paraît être un joyeux thérapeute prenant la vie par le bon bout. Excellent idée de nous avoir placés, mes amis et moi, à la table de ce gai praticien flottant.
Longitude : 12° 58’
Latitude : 49° 39’.

Chaloux dit: 2 février 2013 à 21 h 48 min

C.P. parlait plus haut du Roman de Renart dont je suis également grand lecteur. Défense d’oublier le magnifique « De Goupil à Margot », le (premier, je crois) livre de Louis Pergaud. Un formidable écrivain.

Voyage en break dit: 2 février 2013 à 21 h 45 min

Chaloux dit: 2 février 2013 à 21 h 36 min
je ne me suis pas relu

Nous nous en doutons mon Chachal,
si une seule fois tu te relisais, jamais au grand jamais tu n’oserais appuyer sur le bouton « Laisser un commentaire »,
mais toi tu saurais et comprendrais.

Chaloux dit: 2 février 2013 à 21 h 44 min

Dans le genre il y a une tentative autrement impressionnante, le Graal Théâtre de Florence Delay et Jacques Roubaud. Gallimard.

Chaloux dit: 2 février 2013 à 21 h 35 min

Me voici !
Pierre Assouline, je trouve un peu bien lyrique à propos de ce livre. J’en ai lu le « poème » liminaire qui ne me semble pas apporter grand-chose. La douleur, le deuil des amants (ou des maîtresses ? Je ne sais plus… Quelle époque), les « danses que je ne comprenais pas », ou quelque chose d’approchant, il me semble que toute la littérature est là pour répondre à cette auto-émulsion du moi, à cette auto-célébration émotionnelle. Montaigne, Euripide, et tant d’autres. En lisant, je me disais ceci: « L’Occident littéraire s’est aperçu un beau jour qu’il ne savait plus crier, geindre, s’exalter. Il a réapprit. Parfait. Qu’il réapprenne maintenant à parler, et si possible à penser ».
M. Boyer est encore jeune et a sans doute encore le temps d’exprimer le reste, tout le reste.

Tout autre chose, j’ai feuilleté par le plus grand des hasards un recueil de textes de Francis Poulenc, articles, réponses à des enquêtes, entretiens, paru en 2011 ou 2012. Absolument passionnant. Une de mes prochaines lectures. Titre: J’écris ce qui me chante. Fayard.
Bonne soirée.

D. dit: 2 février 2013 à 21 h 26 min

rose dit: 2 février 2013 à 19 h 13 min
>Thierry Kron Traube
vous outrepassez les bornes.

J’aurais dit burnes, mais ça ne regarde que son bichon. Il va de soi que Thierry est innocent dans cette affaire, à peine mérite-t-il quelques coups de fouets.

qui croire? dit: 2 février 2013 à 20 h 50 min

je ne comprends plus rien. rose disait sur ce blog ou celui de paul qu’elle préparait et servait des petits-dejeuner avec une équipe de jeunes qu’elle dirigeait. elle mentait?

Le maître et la margarina dit: 2 février 2013 à 20 h 22 min

TKT dit: 2 février 2013 à 18 h 57 min
« Regardez les commentaires de Rose, parsemés de mots d’argot et d’expression du 93, une prof provençale. Elle pose ! »

Je vous rassure, dormez tranquille cher TKT, elle serait condamnée pour procédure abusive si tant est qu’un juge daigne s’intéresser à ses larmoiemements. Il faudrait que vous alliez très très loin, même en la nommant précisément, en donnant son patronyme donc et des détails sur sa vie portant atteinte à sa réputation, pour que cette personne puisse espérer un franc symbolique. En réalité c’est l’hébergeur qui serait condamné. Pour le cas présent : à rien.

hildenstein dit: 2 février 2013 à 19 h 59 min

pardon, c’est l’érudit qui a publié dans une de ses « leçons » que j’ai lues, et non « la véronique »:ces leçons ne sont pas un roman de capes -d’agreg , de zurichois- et d ‘épée

hildenstein dit: 2 février 2013 à 19 h 55 min

effectivement, merci rose d’avoir prévenu le blog.j’ignore si vous avez des difficultés avec les gens qui se proclament (amis des) juifs puisque certain-e-s sur ce blog ont de tels besoins sous ce thème , et celui de la parenté , qu’ils en donnent la nausée, de chercher jusqu’ici, surtout s’ils peuvent facilement ouvrir leur blog et s’y raconter pour parler avec qui ils désirent tout leur saoul.
ayant fait -sur « commande » des recherches pour un érudit sur « la véronique » qui a publié , et les ayant poussées jusque dans des galeries , c’est sans naïveté que j’ai rouvert cette brèche sur le blog ,car elle avait été déjà ouverte
Et quant aux capucines, je préfère un capuccino, maintenant.
Je sais refuser tout compagnie , merci vous pouvez garder vos conseils de goût et de fausses notes

hildenstein dit: 2 février 2013 à 19 h 34 min

il y en aqui ne se refusent rien, ça c’est sur!
l’hystérie , la parodie, les psychoses,les bavettes en cellulose,mauvaise langue , fleur des alpages mugissante et rose , tous les genres du dorique à la prose, et les pauvres en fantasmes ajoutent chaloux , des bouts de christiane et du passouline en lover overdose
donc bonsoir messieurs mesdames les écrevisses à la nage, je tourne la page

JC dit: 2 février 2013 à 19 h 30 min

Dites moi, rose, je vous ai demandé en mariage temporaire : vous n’allez pas me traîner devant les tribunaux pour viol de vie privée, n’est ce pas ?!
(pour les bricoles avec notre cher Thierry, laissez tomber ! et mangeons avec nos doigts en nous faisant de superbes taches, si ça nous chante ! England-Scotland 38/18, mes copains écossais sont fous de rage…)

Mykonos dit: 2 février 2013 à 19 h 23 min

vontraube,
Zêtes aller chez Flottes, pas nécessaire dans faire un plat, pas mal, mais ….
Dans le cas de ce restau, il ne faut pas écrire bistro, mais brasserie.
Une question de culture parisienne, un truc que vous ne pouvez pas connaître.
Pas grave

rose dit: 2 février 2013 à 19 h 13 min

>Thierry Kron Traube
vous outrepassez les bornes.
Je vous l’annonce : vous avez été traumatisé, sur ce blog, et vous comptez faire de moi la suivante qui subit à son tour, et vous participez à me harceler alors que vous ne me connaissez ni d’Eve ni d’Adam et que rien ne vous autorise à avoir de telles familiarités avec moi.
Certes, je vous ai refusé, par mail privé, de vous donner les coordonnées personnelles de tel bloggueur, mais c’est mon droit le plus strict, et j’en suis fière. Vous avez donc entrepris depuis de vous venger en me prenant pour cible.

Je ne suis pas antisémite, pas un iota, au même titre que vous ne possédez pas de bichon maltais.

Ce n’est pas compliqué vous me lâchez la grappe, vite fait et bien fait, sinon je fais appliquer la loi suivante pour harcèlement moral, implication et intrusion dans ma vie privée et professionnelle, atteinte à ma dignité.

Je vous conseille de cesser au plus vite vos petits jeux malsains et de revenir à vos affaires personnelles :

Article 226-4-1 du Code pénal

Le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu’elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne.

Vous troublez ma tranquillité et vous usez d’intrusion dans ma vie professionnelle que je compte protéger et vous portez atteinte à mon honneur.
Cessez donc, je ne plaisante pas.
J’ai gardé copie de ce mail au cas où il disparaisse.

TKT dit: 2 février 2013 à 18 h 57 min

Hildenstein, on ne noue pas une serviette autour du cou. Il faut savoir manger sans faire des tâches sur soi. D’où la nécessité pour les gens maladroits, de ne pas prendre de plats en sauce. Je vous conseillerais volontiers la cuisine japonaise, avec la possibilité de mettre à la hauteur de la bouche, les mets encore posés sur une petite assiette, et pas vice-versa, la bouche à hauteur de la table. D’une manière conviviale, un bistro parisien, dans une rue entre les rues saint honoré et Casanova, la patronne distribue des sortes de tablier qui se noue par un cordon, autour du cou. Jacques Barozzi peut témoigner. Quand tous les hôtes font de même, c’est bookable. Il serait alors presque inconvenant, de ne pas mettre cette serviette autour du cou. Un peu, comme dans un lieu où les gens sont peu vêtus, il ne se fait pas de paraitre en tenue de soirée. The worst thing in life, is to be, overdressed.
Regardez les commentaires de Rose, parsemés de mots d’argot et d’expression du 93, une prof provençale. Elle pose !

les aventures de jean-foutre la bite dit: 2 février 2013 à 18 h 44 min

alléluia, merci seigneur

..tan d’obscénités me révulseux..chuis en post trauma..jvé prendre un aute steck ségnan pou oublier

renato dit: 2 février 2013 à 18 h 42 min

Les aveux d’Agustín à la Police induisirent son oncle Richard à le déshériter, depuis on parle de la Tragédie de l’oncle Richard.

Giovanni Sant'Angelo dit: 2 février 2013 à 17 h 34 min


…histoires de Roland,…&,…Charlemagne,…

…et se battre avec moins d’efficacité que les phalanges d’Alexandre le Grand,…
…quel bel exemple du progrès de la culture  » abrutis »,…
…dans l’espace de la modernité à se faire prendre à partis l’Hélène de Troie en mariage bio-vert de Sot-d’home et Go-maure,…
…pas mieux, pour Tarzan en alcôve d’arpenteur,…etc,…

maille à part dit: 2 février 2013 à 17 h 08 min

W dit: 2 février 2013 à 15 h 53 min
Mais j’ai du monde jusqu’à tard ce soir.
Reviendrai dimanche.
Mais La Navarre du XIIème, quel itinéraire, vraiment!

rose dit: 2 février 2013 à 16 h 48 min

et tout ça pour ça > 13h40 ML oui, pour aboutir au tout petit wok dans la glace qu’on épluche sans lui demander son avis, vivant pour que sa fourrure reste bien blanche. Où en est arrivée BB ? On commence à poil sur un lit devant la France entière et on enchaîne après le massacre des BB wok.

L’ampleur du monologue de BB chez Godard m’a laissée sur le cul.

Dernière apparition de Piccoli dans le film de Léos Carax Holy motors en homme (devin ? mage ?) ayant une tache lie de vin sur le visage : comme d’hab. immense Piccoli !

Le wok c’est juste un clin d’œil amusé fait ce midi : merci à toi du jeu avec la magnifique Bardot !

rose dit: 2 février 2013 à 16 h 36 min

Chaloux viendra quand il le désire, faudra vous plier à cela.
J’ai trouvé Véronique qui a tendu le linge au Christ à la sixième station.
corruption du latin Vera Icona, « l’Image véritable » à vérifier.
Inouï : le lien est direct avec la passe du torero ; pieds en compas plantés au sol quart de tour, rotation, le linge vole le taureau aussi, l’homme ne bouge pas. Passe virtuose à effectuer avec brio, dangereuse si mal tournée. J’ai toujours pas vu les deux coins noués, à vrai dire, je m’en fous pas mal. Cela me rappelle de mauvais souvenirs la serviette nouée ainsi : d’ailleurs pour la nouer de cette manière il faut qu’elle soit assez grande sinon ce n’est pas possible.

Linguiste désoeuvré dit: 2 février 2013 à 16 h 30 min

« vous faire bisquer »

« il parle de gâterie »

Je prétends et je soutiens que « aller se faire baguenauder » est d’usage rare.

hildenstein dit: 2 février 2013 à 16 h 19 min

@chère danseuse rose , mais qui vous empêche d’aller voir maintenant les autres véronique , amintenant que vous avez un mot-clé et le site ?vous n’allez pas nous en faire un boulevard quand même pour faire venir Chaloux ?

rose dit: 2 février 2013 à 16 h 13 min

le tuer c’est une étape mais après la seconde il faut l’éplucher comme une chaussette que l’on enlève à l’envers, brrrrr.

rose dit: 2 février 2013 à 16 h 12 min

dans le réel le mot sarrasin sert à fabriquer des galettes dès lors qu’il est transformé en farine : plante annuelle (Fagopyrum esculentum Moench).

renato dit: 2 février 2013 à 16 h 05 min

Différences dans la perception du réel entre celui qui doit tuer le lapin de ses mains pour le manger et celui qui l’achète déjà dépecé chez le boucher.

rose dit: 2 février 2013 à 16 h 02 min

je préfère les capucines.
Est ce que cela a à voir avec la véronique que fait le matador devant le toréro ou bien pas du tout hildenstein ?
pourquoi dans l’adresse de votre site y-a-t-il écrit holy wood ?

Si l’on doit se méfier de tout le monde ce n’est plus vivable.

renato dit: 2 février 2013 à 16 h 01 min

Si on pouvait savoir comme une œuvre était perçue par ses premiers lecteurs (spectateurs) on pourrait comprendre leur siècle. Or, cela est impossible même là où eux-mêmes le disent car nous ne pouvons expérimenter leur perception. Toute spéculation à posteriori laisse le temps qu’elle trouve — voir opinion.

Bloom dit: 2 février 2013 à 16 h 01 min

Je confirme : Shakespeare avait un problème avec les finalités de l’humaine entreprise. Ce qu’il ne manqua pas de souffler à Samuel Ferguson, dans les Lais de la rouge branche (1865):

« Dig the grave deep. Cast in their arms of war,
Cast in the collars of their hounds of chase,
To deck their chamber of expectant slumber,
And make the mansion wide enough for four. »

Saisissante préfiguration des faits d’armes de Pâques 1916, à un demi siècle de distance.

W dit: 2 février 2013 à 15 h 53 min

Maille à part, entre nous ,je m’attendais à votre assentiment en puits de culture,en pois de senteur sauvage . Époustouflant ML vous prend le point .

alec dit: 2 février 2013 à 15 h 13 min

fariboles que tout cela. la Chanson de Roland a été créée de toute pièce par un Pierre Corneille précoce vers 1616. il s’arrangea pour faire parvenir les feuilles de son manuscrit vieilli à la fumée de feu de bois de chêne, au directeur de la bibliothèque Bodléienne en mains propres, ni vu ni connu je t’embrouille comme il embrouilla les pièces de Molière (tout en les enluminant de sa main, d’ailleurs, mais l’édition manuscrite ne nous est pas parvenue). durant son court séjour à Londres, il aida le fantôme d’Edward de Vere à finir certaines comédies de Shakespeare qui, comme souvent, calait lorsqu’il fallait conclure (ne protestez pas, je tiens cela de la bouche même de Bloom, alors camembert, hein). sa Chanson de Roland fut tellement bien troussée que même les scribes, moines et clercs de l’époque, celle du douzième siècle — lesquels, loin de la trahir, la recopièrent maintes fois, y compris pour leur usage personnel — n’y virent aucune tentative délictueuse de fabrication d’un faux par post-anticipation avec effet retard.

hildenstein dit: 2 février 2013 à 14 h 57 min

Puisque sur la RdL, on peut dire des choses un peu scandaleuses , je me permets de dire que depuis que je connias cette expression, je ne peux pas voir la Sainte véronique tenir, montrer la véronique sans penser qu’elle tient dans ses mains les deux oreilles -en coin) de cochon
je demande pardon à tous et à Passouline, s’il se noue un serveitte autour du cou dans les bons restos ,-ce qui fait des oreilles de cochon comme la véronique , pour mes pensées aussi indécentes que sincères .
moi, je préfère les tulipes !

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 14 h 28 min

Se met en place également au 12è siècle cette opposition fondamentale, qu’analysera Georges Lukacs, entre l’épopée et le roman.

Dans l’épopée, la vérité est la condition, le cadre indispensable de son héroïsme. Roland se contente de la servir et n’a pas à se mettre en quête d’elle. Dans le roman, qu’inventera Chrétien de Troyes, le héros est en quête de la vérité. Ce n’est certainement pas un hasard s’il est vrai que Chrétien de Troyes était d’origine juive. Le Talmud implique la forme du roman en quelque sorte… Il y a aussi bien sûr le roman de Tristan et Iseult, la Quête du Graal. Mais Chrétien a joué néanmoins en ce 12è siècle un rôle fondamental dans une toute autre approche de la vérité que celle impliquée par l’épopée.

Narcisses de tous les pays unissez-vous dit: 2 février 2013 à 14 h 25 min

@optimistes tolérants, c’est vrai que lorsqu’il parle de gâterie il est assez amusant ..

hildenstein dit: 2 février 2013 à 14 h 22 min

dites-voir , Mauvaise langue , et les copains de zinc, de trochées ou d’ailleurs aussi, connaissez-vous cette expression qui m’intrigue « faire l’oreille de cochon à un juif (avec son manteau) »: je ne l’ai lue qu’une fois, chez Apollinaire , qui avait vu quelqu’un le faire et en avait été choqué .
il me semble que j’imagine un peu, car c’est très imagé, mais quand même !

Narcisses de tous les pays unissez-vous dit: 2 février 2013 à 14 h 20 min

« Faire bisque »r avec ces niaiseries ? Non, S.V.P., bien que par ces temps de crise un peu d’humour ne peut que être salutaire.

Narcisses de tous les pays unissez-vous dit: 2 février 2013 à 14 h 02 min

Voilà que les portes de l’Enfer Autobiographique sont ouvertes : sauf-qui-peut.

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 13 h 55 min

Merci, mais je ne suis pas si méchant que ça, vous savez… Je n’ai pas (je ne crois pas ) un caractère de cochon. J’ai du caractère, épicétout…

Mais je dois dire quand même pour votre défense que dans mon enfance on m’appelait dans ma famille « range à bord », une sorte d’expression qui vient (je crois) de Charente Maritime, d’où ma mère était originaire et qui signifie que j’étais déjà un peu pète sec… ma tante ratachait ce trait de caractère à mon arrière grand-père maternel… qui était un peu comme ça lui aussi… après tout c’est sans doute vrai…

Mékilékon dit: 2 février 2013 à 13 h 47 min

Retour de Camarasa, le cafard qui n’a qu’une seule activité ici, chercher les fautes de français des autres :

//On comprend qu’avec un professeur de lettres qui confond futur et conditionnel (« si j’en avais la possibilité, je le ferai » et qui ignore que le participe passé suivi d’un verbe à l’infinitif s’accorde avec le complément d’objet direct qui précède lorsque ce COD fait l’action exprimée par l’infinitif (« l’une est même une excellente actrice (que j’ai vu interpréter ») aient quelque peu, eux aussi, « le sentiment de perdre [leur] temps ».//

Et qui se vautre : dans sa hargne de roquet, il a oublié le sujet de « aient » (quelque peu ». Sujet qu’on peut supposer être « les élèves », lesquels ont sans doute fui pour ne pas être enrôlés dans si minable procès. ML a certes commis deux fautes (et a un caractère de cochon), mais l’ensemble de sa production ici est mille fois plus riches que les minables crocrottes d’un camarasa des égoûts !

Valeria Elena von Tweet und Rochelle dit: 2 février 2013 à 13 h 47 min

« À son arrivée au Mali aujourd’hui à Sévaré, le chef de l’Etat s’est vu remettre plusieurs cadeaux dont un chameau extrêmement bruyant. »

No comment…

hildenstein dit: 2 février 2013 à 13 h 39 min

pardon, je me hâtais de sortir de ce piège passoulinien et j’ai fait et laissé mille et une coquilles dont « sales notes » ! voici le lien fabula
Armelle Leclercq, Portraits croisés. L’image des Francs et des Musulmans dans les textes sur la première croisade.
Chroniques latines et arabes, chansons de geste françaises des XIIe et XIIIe siècles.,
« 

hildenstein dit: 2 février 2013 à 13 h 36 min

au fait, j’ai appris ce qu’est un doigt d’honneur dans un manuscrit du moyen âge , une danse de Salomé !dans un livre de Mély (F. de Mély. Signatures de primitifs.)

hildenstein dit: 2 février 2013 à 13 h 32 min

ce qui est bizarre, ce n’est pas que j’ai vu la page de fabula avec certainement une bibliographie propre à nourrir de nombreux posts, mais que je me souveinne très bien qu’un-e! professeur-e ,qui était supposée nous enseigner les croisades en histoire , occupa tout un cours à vouloir nous dire l’origine de nos patronymes ! Lemien étant très simple , un 4 letters name(en français !) bien signifiant, elle l’ignorait complètement…. dit-elle (a voir !!! )
Peu après, pour ne pas avoir de salles notes, j’appris par coeur les pages du bouquin en les copiant et recopiant sur un cahier brouillon! Je ne sais plus comment j’ai compris de petites choses sur les questions de mémoire, mais ce n’est surement pas quand des gens disent vous ne savez pas lire,ou il faut/il ne faut pas /tu dois etc.
bonne journée, les profs!

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 13 h 26 min

@DHH

Oui, je pense que tout le monde a raison dans cette histoire d’étymologie. La Chanson de Roland est déjà une confrontation avec le monde oriental tel qu’on se l’imagine au 12è siècle. Il y a à l’époque d’autres approches de ce monde comme le roman d’Alexandre, mais c’est moins actuel, plus codé, moins ancré dans le réel contemporain.

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 13 h 23 min

Les chanson de geste forment un lieu de débat sur la nature et les limites du pouvoir et de la légitimité politiques. Plus tard, c’est Machiavel qui inventera son Prince pour réfléchir sur le rôle du monarque. De l’un à l’autre, on peut voir la distance parcourue, les évolutions. Au 12è siècle, dans cette période où change la monarchie capétienne depuis Louis VI le Gros (1108-1137 ; il faut rappeler ici que le duc de Normandie, Henri Ier d’Angleterre, mais aussi les ducs d’Aquitaine et de Bourgogne refusèrent de prêter hommage au jeune roi), où s’amorce une renaissance de la monarchie à travers les règnes de Louis VII (1137-1180 ; qui a pour épouse Aliénor d’Aquitaine), puis Philippe Auguste (1180-1223), la figure de Charlemagne s’établit en un miroir privilégié du prince. On peut et on doit lire la Chanson de Roland aussi comme un miroir du prince, un genre en soi, mais ici dans un théâtre grandiose et quasi cosmique. C’est aussi le début de la littérature française, où le mensonge lui-même est mis au service de la vérité comme l’écrit Jean de Salisbury à la même époque : « Quoniam et mendacia poetarum serviunt veritati (« Puisque même les mensonges des poètes servent à la vérité »). A travers la dynamique du récit se décrit ainsi une mise à l’épreuve du système féodo-vassalique, et une vision tragique de la vérité. Après les héros du sacrifice à la vérité que furent Socrate, le Christ et saint Augustin, Roland est sa nouvelle incarnation. C’est notre nouvel Achille, un Achille chrétien. Le chevalier franc doit se savoir, doit se vouloir désormais chrétien alors qu’au départ l’idéal guerrier du chevalier n’avait aucun rapport avec l’amour du Christ (le mot « chevalereux » deviendra ce faisant « chevaleresque », signe d’une métamorphose complète). Avoir Dieu pour soi, c’est bien se donner une légitimité supérieure. Mais ce besoin de Dieu est par là même aussi le signe d’une insuffisance. Aux Achéens, il suffisait de se savoir Achéens, aux Troyens, troyens. Désormais l’honneur se cherche une justification dans la vérité. Mais cette caution se paie à coup de sang : la vérité qui donne la vie éternelle tue. À la vérité le Christ s’offrait en sacrifice, Augustin lui sacrifiait sa sensualité. Maintenant, c’est la mort de l’autre qui témoigne de la justesse et de la justice de la foi. Roland n’expire (en Dieu) qu’après avoir tous tués ses ennemis. On est passé du sacrifice au massacre. En cela la Chanson inaugure en ce 12è siècle le monde moderne, les guerres d’anéantissement. On sait que Rodrigue tentera un temps de mettre en balance à cet honneur, l’amour, que ce même 12è siècle invente. Riche 12è siècle !

renato dit: 2 février 2013 à 13 h 23 min

@ propos de Sarrasin.

Je ne vais pas me perdre pour si peu, d’autant plus que j’ai entendu je ne sais combien de possibilités à propos de l’étymologie de Sarrasin, y compris celle d’un « Agareni » en vertu de Abraham + Agar = Ismaël qui serait l’ascendant « noble » des Arabes — http://ducange.enc.sorbonne.fr/AGARENI

Toujours remémorer l’entrée que Savinio dédie à la voix étymologie » dans son « Nouvelle encyclopédie ».

Jacques Barozzi dit: 2 février 2013 à 13 h 16 min

« Oui, tout ! Oui »

Quoi, ML, vous réclamez le pouce et l’index ! Je comprends mieux la raison de votre voyage à Sitgès. Capri, c’est fini.

DHH dit: 2 février 2013 à 12 h 54 min

@mauvaise langue
pas sevidente l’etymomogie de sarrazin :
votre reponse m’ayant interpellée ,j’ai cherche et voila ce que j’ai trouvé sur Wiki espagnol
« La etimología del término es confusa. El DRAE recoge que la palabra castellana « sarraceno » deriva de la latina sarracēni, y esta de la aramea rabínica sarq[iy]īn, que significa « habitantes del desierto » (de srāq, « desierto »).1 Otras fuentes la hacen derivar del término griego Σαρακηνός (transcrito sarakenós), y éste del árabe شرقيين (transcrito sharqiyyin), que significa « orientales ». »2
en tout cas l’origine semitique semble evidente avec les detours par le grec et le latin.
l’entrée sarrazin n’existe pas sur Bloch Warburg

Bloom dit: 2 février 2013 à 12 h 51 min

« Tu vois cet index, je vais te le coller là où il faut et tu m’en diras des nouvelles ! »

D’ou l’expression bien connue « se le mettre a l’index »

hildenstein dit: 2 février 2013 à 12 h 48 min

bizarre aue vous sembliez oublier que le nom de Sarrazin et porté en patronyme : je me souveins de l’avoir découvert en lisant, avec émotion les livres de
Albertine Sarrazin
peu d’années après avoir quitté les bancs de la Sorbonne , pour la province, où j’avais envie de poursuivre mon aventure littéraire avec des prisonnier-e-s , ce qui ne se fit pas .

Bloom dit: 2 février 2013 à 12 h 48 min

Si fait, TKT. Le Club Acac.a est un infame repaire de ne-nazes nostalgiques de l’ordre du Tres Malsain Exterminateur.
Y avez-vous lu le texte antisemite sur les Juifs alsaciens que son auteur attribue fallacieusement a Napoleon? Quand on sait ce que represente la convocation du Grand Sanhedrin, on ne peut s’empecher de s’esclaffer devant d’aussi risibles bouffons.

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 12 h 34 min

Il y a encore un tel geste du doigt levé avec le sens du Moyen-Âge dans Le Mépris de Godard quand le producteur américain fait un sermon à Michel Picoli. Et je ne pense pas que dans l’image de Godard il y ait la moindre ambiguité au sujet du sens du doigt levé. Il a sans doute raté quelque chose, là…

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 12 h 32 min

@Cotte de maille
Oui, c’est une excellente idée de voyage. D’ailleurs, je vais à Sitgès (dix jours en me réveillant le matin face à la mer, le pied !), au sud de Barcelone en mars. Je vais en profiter pour mettre à exécution votre excellente idée et me rendre à Saragosse en train, avec la Chanson de Roland à la main. Ça va être drôle…

Hugh Hefner dit: 2 février 2013 à 12 h 24 min

Nous avons, ici aux USA, une autre interprétation du doigt levé, partie gauche de l’illustration, là où le Chevalier Bleu interpelle la Stagiaire Rouge, liée à l’arbre à brocolis par les hasards de la guerre.

« Tu vois cet index, je vais te le coller là où il faut et tu m’en diras des nouvelles ! »

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 12 h 24 min

@DHH
Je pense que le mot Sarrasin est à la fois imaginaire et réel. Les auteurs du Moyen-Âge le prenaient pour réel. Je ne pense pas que ça vienne de l’hébreu. Du tout.

Jacques Barozzi dit: 2 février 2013 à 12 h 16 min

« Le marché aux esclaves, c’est fini, par dieu ! »

Mais le marché aux enfants est toujours ouvert, par Madonna !

Valeria Elena von Dream und Nightmare dit: 2 février 2013 à 12 h 01 min

«François Hollande, nous, les femmes de Tombouctou, on le remercie infiniment»

François ! rentre à la maison ! Tout de suite ….

JC dit: 2 février 2013 à 11 h 52 min

Croyez-moi – je vous sais en attente de conseils – ne partez pas dans de mauvaises directions !

Pas d’enfants, pour celles et ceux qui ne peuvent en avoir par les méthodes naturelles.

L’adoption, les ventres porteurs, le désir de la filiation à tout prix, du bibelot vagissant, c’est moche, médiéval, hystérique, possessif, égoiste !

Le marché aux esclaves, c’est fini, par dieu !

renato dit: 2 février 2013 à 11 h 19 min

Debout sur la muraille de la tour où elle était assiégée : « J’ai là de quoi en faire des autres », répondit, en soulevant sa jupe, Catherine Sforza (mère guerrière de Jean des Bandes Noires) à ses ennemis qui tenaient prisonniers ses enfants et menaçaient de les tuer.

W dit: 2 février 2013 à 11 h 13 min

9h04
parcouru rapidement les pages issues de la recherche de Déborah ,ce genre qui ne lasse de nous informer sans relâche,cette archéologie presque des traces et cette invitation proche de l’injonction à revoir ces éléments revisités pour une interprétation nouvelle ,pas curieuse du passé ni même de l’histoire contemporaine(on s’en fiche) j’éprouve une espèce d’admiration pour ce travail d’exploration qui nous épargne au temps ,de regarder tomber les bombes et voler les pavés,d’entendre le fracas des vitres et pleurer les enfants.Merveilleuse archive .

JC dit: 2 février 2013 à 10 h 59 min

« non en bas gothique je suis désolée je n’ai rien, je ne pense pas pouvoir chercher non plus, j’ai de l’huile sur le feu. »

Merveilleuse rose ! Nue…sans ses bas gothiques, sans rien sur elle … elle prépare de l’huile bouillante pour repousser, aux murailles, la foule guerrière de ses prétendants.

TKT dit: 2 février 2013 à 10 h 48 min

@ Bloom dit: 2 février 2013 à 5 h 37  » Les Editions de La Reconquête publish historical and literary documents. Les Editions de La Reconquête do not indulge in antisemitic or racist propaganda. »: Voyez vous, Bloom, l’éditeur aurait dû écrire: We do not indulge…..but it is our primary duty to do so, our goal is the return of the Führer’s spirit. Puis il devrait y avoir un lien vers « le club acacia ».

Jacques Barozzi dit: 2 février 2013 à 10 h 38 min

Cette jeune épouse avec laquelle ce sacré Charlemagne s’est redoté était d’origine franco-galloise. Lors d’une extase commune, ils ont eu une nouvelle vision de l’Empire : l’Eurovision !

hildenstein dit: 2 février 2013 à 10 h 38 min

Qu’importe au fond puisque, nostalgique de combats qu’il n’a pas livrés, c’est à ce père-soldat qu’il dédie discrètement ce triptyque, ce père qu’il sert secrètement
définition de combat : « la déconstruction, c’est ce qui ne revient pas au père  » J.Derrida

Jacques Barozzi dit: 2 février 2013 à 10 h 25 min

Charlemagne était un sacré redoteur, et son épée, dite aussi gode ceinture, commandée sur le catalogue de la Redoute, était particulièrement… redoutée !

rose dit: 2 février 2013 à 10 h 22 min

non en bas gothique je suis désolée je n’ai rien, je ne pense pas pouvoir chercher non plus, j’ai de l’huile sur le feu.

rose dit: 2 février 2013 à 10 h 21 min

non c’est Charles est vieux et craint (si vous préférez craint à redouté (une redoute c’est aussi une partie renforcée à l’extérieur d’un bastion sur une base carrée souvent. Elle peut servir de « réduit local et généralement pour porter de l’artillerie. C’est un ouvrage de l’attaque comme de la défense : aussi est-ce quelquefois une construction provisoire. »Elle fait partie des fortifications contre l’attaque et pour la défense du château seigneurial, ou du bastion en question.)).

Charles, je crois pouvoir l’affirmer n’a jamais radoté.

Jacques Barozzi dit: 2 février 2013 à 10 h 14 min

C’est à l’occasion de ce remariage que Charlemagne a inventé l’école maternelle, dites-le à Sandrine Mazetier !

Jacques Barozzi dit: 2 février 2013 à 10 h 11 min

Mais non, « Charles est vieux et rédoté », car il s’est remarié et a empoché une nouvelle dote, c’est historique. Qui dit mieux !

Seat Alpheras dit: 2 février 2013 à 10 h 09 min

TKT n’aime pas ce qui est franchouillard, Rose.
Ne vous fatiguez pas.
N’avez-vous rien en bas-Goth ?

rose dit: 2 février 2013 à 10 h 06 min

Laisse CCCXIV
CO DIST TIERRI : « PINABEL MULT IES BER,
GRANZ IES E FORZ E TIS CORS BEN MOLLEZ ;
DE VASSELAGE TE CONOISSENT TI PER :
CESTE BATAILLE CAR LA LAISSES ESTER.
A CARLEMAGNE TE FERAI ACORDER :
DE GUENELUN JUSTISE ERT FAITE TEL
JAMAIS N ERT JUR, QUE IL N EN SEIT PARLET. » DIST PINABEL: « NE PLACET DAMNE DEU !
SUSTENIR VOEILL TRESTUT MUN PARENTET.
N’EN RECRERRAI PUR NUL HUME MORTEL :
MIELZ VOEILL MURIR QUE IL ME SEIT REPROVET. »
DE LUR ESPEES CUMENCENT A CAPLER
DESUR CEZ HELMES, KI SUNT Ad OR gemmet,
CUNTRE LE CIEL EN VOLET LI FOUS TUZ CLERS ; IL NE POET ESTRE, QU’IL SEIENT DESVREZ. SEINZ HUME MORT NE POET ESTRE AFINET.

Laisse CCCXV
AOi. MULT PAR EST PROZ PINABEL DE SORENCE.
SI FIERT TIERRI SUR L ELME DE PROVENCE :
SALT EN LI FOUS , QUE L ERBE EN …

pardon pour la ponctuation quant à laquelle je me garderai fort d’affirmer quoique ce soit.
Pardon aussi pour les majuscules inopinées : j’ai moult affaires à traiter ce jour, tout en blogguant d’un œil distrait et en attendant l’arrivée de TKT avec qui je vais jouter vaillamment sur le champ d’honneur.

Dr Maboul dit: 2 février 2013 à 9 h 48 min

« Charles est vieux et il radote ».
par ML pour la traduction du 2 février 2013 à 1 h 21 min
Il y a probablement du Ganelon chez ce traducteur, de la projection à n’en pas douter.

rose dit: 2 février 2013 à 9 h 45 min

Roland lui dit : « Pourquoi vous emporter contre moi ? »
Olivier de répondre : « Compagnon, vous l’avez mérité,car vaillance sensée n’est pas folie.
Mieux vaut mesure que témérité.
Les Francs sont morts par votre légèreté.

hildenstein dit: 2 février 2013 à 9 h 44 min

« L’opisthotonie subdivise trois mondes: transe,tétanie hystérie.Ce sont les trois mondes des chamanes.Les bisons quand ils meurent semblent être des chamanes en transe… »
Quignard chapitre XLV de « les désarçonnés »
sur la théorie du passage du trois au quatre de Dumézil, je ne suis pas un seigneur coloré

rose dit: 2 février 2013 à 9 h 34 min

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 1 h 21 min

il me semble que vous faites une grosse erreur de sens
redoté c’est redouté en ancien français

et pas du tout il radote

il est vieux et redouté (car expérimenté dans l’art de la guerre etc.) ai vérifié dans atilf.

W dit: 2 février 2013 à 9 h 29 min

L’opinion précède les actes ,il y a maintenant une collection d’opinions en kit et prêt à porter ,indispensable pour sortir quoiqu’un peu chère, l’âme y laisse quelques fils comme déchirée au barbelet de la difficile réalité,le moi préférerait se cacher au placard tandis que le surmoi défonce la muraille,enjambe la barricade pour se dévêtir ,chasser le superflu,effectuer sa sélection piétinant les critères,innovant,s’échappant des lieux anciens et archaïques pour scander la nouveauté…

W dit: 2 février 2013 à 9 h 18 min

Ce qui parait ,toujours défendre de bonnes opinions y compris quand vous courrez assassiner votre prochain,Dieu vous pardonnera;en revanche n’allez surtout pas éditer vos errances mystiques si vous défendez ceux qui intrinsèquement ne seront jamais estimés défendables,crime de naissance comme de lèse-majesté et vous risquez les verrous la condamnation unanime ;l’art de la fugue et de la dissimulation affichée en consensuelle hypocrisie .L’important c’est la rose .

JC dit: 2 février 2013 à 9 h 15 min

« dépêche-toi d’aller enfiler tes patogas »

Puisqu’on cause étymologie entre cervelets velus, on dit Pataugas, petit diable ! Pataugas … c’est une marque.

W dit: 2 février 2013 à 9 h 06 min

Cadaver… bricolage pour amateurs de sépulture,pilleurs de tombes.Pour Sarazin et bien que les recettes abondent il y a bien sur Wiki en farine Francine c’est facile,y’a k cliquer.

Il n'y a que la cotte de maile qui m'aille! dit: 2 février 2013 à 9 h 04 min

ML, que diriez-vous d’une ballade iconographique concernant la chanson de Roland?
D’Angoulême le bédénne bien nommée à Saragosse et Pampelune via Brescia et Vérone.
Voilà un passionnant projet de voyage à organiser!

Kahn Deborah. La Chanson de Roland dans le décor des églises du XIIe siècle. In: Cahiers de civilisation médiévale. 40e année (n°160), Octobre-décembre 1997. pp. 337-372.

doi : 10.3406/ccmed.1997.2701
url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ccmed_0007-9731_1997_num_40_160_2701
Consulté le 02 février 2013

DHH dit: 2 février 2013 à 8 h 31 min

reprise du post precedent apres correction d’un mot manquant
mauvaise langue(23 h57)
votre redaction peut laisser penser que vous prenez au serieux les etymologies fantaisistes d’isidore de Seville(par exemple voir dans Cadaver une sorte de sigle à partir de trois mots latins signifiant « Chair donnée aux vers » )
En revanche je pense-mais je ne l’ai pas verifié- que Sarazin doit etre l’adaptation en français d’un mot arabe formé sur la racine semitique qui indique l’ouest et qu’on retrouve dans l’hebreu Sefarad,qui signifie l’espagne et dans le nom serfaty qui designe les français .
qu’en pensez-vous?

alex dit: 2 février 2013 à 8 h 02 min

« Dans peu de temps vous admettrez le concept de vérité révélée »
Parole d’échappé d’asile

« PR et JC, main dans la main. »
Ils s’aiment – Entre eux c’est du sérieux -Ils vont bientôt se marier ensemble (à l’église)

« la Très Sainte Vierge Marie  »
Une mère porteuse, très sainte ? ‘ttention, vous risquez l’enfer, là !

« Dès que le Mali est bouclé, on va défendre Bachar contre les terroristes du djihad… ne riez pas »
Pauvre tache

« M. Régniez.
Vous rêvez de crapahuter au Mali, mais chacun sent bien à quel point ceux d’en face sont vos frères. »
Ça vaut aussi pour JC l’homme de sa vie
D’ailleurs que font-ils encore ici

Valeria Elena von Bambara und Malinké dit: 2 février 2013 à 7 h 42 min

« Mali…notre mou national fait un peu vibrer sa gélatine pour essayer de ressembler à son prédécesseur ! »

Voilà ce que j’ai pu lire sur Libé. Incroyable ! Elle sert à ça, la liberté d’expression en France : médire du meilleur d’entre nous. Je suis scandalisée.

J’ai dit à Manuel que j’en avais assez. Qu’il arrête ces terroristes propagandistes, bon dieu ! Il a éclaté de rire : « Va dire ça à Christiane. Elle relache les malfrats au lieu de construire des prisons pour appliquer réellement les peines. »

Il a raison, Manuel. Celle là, je vais m’en occuper …

camarasa dit: 2 février 2013 à 6 h 18 min

« La mauvaise langue dit: 1 février 2013 à 23 h 03 min »
On comprend qu’avec un professeur de lettres qui confond futur et conditionnel (« si j’en avais la possibilité, je le ferai » et qui ignore que le participe passé suivi d’un verbe à l’infinitif s’accorde avec le complément d’objet direct qui précède lorsque ce COD fait l’action exprimée par l’infinitif (« l’une est même une excellente actrice (que j’ai vu interpréter ») aient quelque peu, eux aussi, « le sentiment de perdre [leur] temps ». Quant à « Rodrique »…

Bloom dit: 2 février 2013 à 5 h 37 min

Tiens, en parlant de courage, le courage de ses opinions, Tégniez, c’est pas précisément ce qui caractérise son petit commerce d’objets fangeux. A propos de la traduction anglaise de Bagatelles, d’un certain Céline (sic, l’infographie, pas son fort, au Duodénum):

The views expressed in this book are those of the author at a given historical period and at a given period of his life. Les Editions de La Reconquête publish historical and literary documents. Les Editions de La Reconquête do not indulge in antisemitic or racist propaganda.

Grotesque. C’est à la justice de dire, pas aux foies jaunes. Et puis, lucratif, le commerce des fripouilles (68 euros + 16 euros de porc);
Même si ça fait passablerment petit bras. Très Sainte Vierge, ah!

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 2 h 14 min

Cette affrontement entre les deux idéologies, entre les deux ordres de la société féodo-vassalique est particulièrement bien mis en évidence lors de l’épisode de la trahison de Ganelon (comme d’ailleurs avec toutes les trahisons, celle de Mordret dans les romans arthuriens, ça fonctionne un peu de même).

Voilà les arguments qu’invoque Ganelon devant l’empereur :
« Honte sur moi, si j’en fais mystère ! Roland m’avait fait tort dans mon or, dans mes biens, et c’est pourquoi j’ai cherché sa mort et sa ruine. Mais qu’il y ait là la moindre trahison, je ne l’accorde pas. » (v3757-3761)

Toute son argumentation relève du privé (gain, lassitude,; vengeance personnelle). Ganelon, à ses yeux, s’est battu loyalement aux côtés de Cahrlemagne, et il avait parfaitement le droit de se venger de la perfidie de Roland à son égard.

C’est donc la manière à l’époque de concevoir de la loyauté envers le roi et la trahison qui est ici en jeu dans ce cas limite. La chanson explore un cas limite et analyse les possibles de la société de l’époque face à un tel cas pour créer des repères éthico-juridiques dans la chevalerie.

Charlemagne se met à l’écoute des barons qui, au lieud e le soutenir, donnent raison à Ganelon et conseillent au roi de l’acquitter. Le roi baisse la tête, se lamente mais n’intervient pas, bien qu’il pourrait avancer des arguments identiques pour venger la mort de son neveu. Dans la détermination des frontières entre le public et le privé, la volonté du souverain cède à la volonté collective. Il n’impose pas sa volonté à son conseil, même s’il le considère comme félon.

Mais un autre personnage, Thierry, vient dire ce qu’il doit en être des frontières entre la loyauté et la trahison, entre le devoir public et la vengeance privée quand il dit à Charlemagne :

« Beau sire roi, ne vous désolez pas ainsi. Je vous ai longtemps servi, vous le savez. Fidèle à l’exemple de mes ancêtres, je dois, dans un tel plaid, soutenir l’accusation. Si même Roland eut des torts envers Ganelon, Roland était à votre service : c’en devait être assez pour le garantir. Ganelon est félon, en tant qu’il a trahi : c’est envers vous qu’il s’est parjuré et qu’il a forfait. » (v. 3824-3830).

La dignité royale est sauvée de justesse et les bornes démarquant les droits personnels des devoirs envers le souverain se définissent plus précisément. Un cas limite a été ainsi exploré, une tension narrative et idéologique résolue.

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 1 h 40 min

Le grand enjeu de sens de cette épopée est grosso modo le suivant : l’opposition entre deux idéologies profondément différentes, l’une féodo-vassalique, l’autre théocentrique. C’est-à-dire l’idéologie de la chevalerie d’un côté et de l’autre l’Eglise. C’est ça qui est en jeu dans la chanson et c’est ça l’enjeu du texte qui cherche expérimentalement, par l’écriture fictive justement (le texte a ici une valeur performative de ce point de vue, comme d’ailleurs le souligne Dominique Boutet dans son bouquin (Charlemagne et Arthur ou le roi imaginaire, Champion, 1992, c’est sa thèse) qui expérimente donc les enjeux, les forces contraires de la société médiévale de la première moitié du 12è siècle, prise entre les forces destructrices internes à la chevalerie et de la chevalerie dans ses valeurs opposées à celles de l’Eglise.

C’est d’ailleurs ce que montre bien, à la réflexion, l’enluminure choisi par Passou comme illustration. A gauche, les enseignements de l’Eglise, à droite la violence guerrière de la chevalerie contraire aux enseignement de l’Eglise. La chanson expérimente le cadre à l’intérieur duquel la chevalerie peut désormais se mouvoir sans contredire l’Eglise, ce que l’Eglise permet et interdit.

Roland, le héros de la chanson, est bouffi d’orgueil. Il conduit son armée au massacre. Son héroïsme est sublimé dans le sacrifice pour la parole divine qui, au départ, n’était pas du tout l’objectif et une valeur de la chevalerie.

L’empereur Charles est justement montré à la fois dans sa grandeur, c’est une image renouvelée du roi David (il est âgé de 200 ans dans la chanson) et un roi fragile en raison de son âge. Il est campé dans une figure tragique dans la mesure où il incarne la synthèse souveraine et suzeraine sans laquelle l’être social cesserait d’exister à la fois par rapport à l’extérieur hostile et par rapport aux forces intérieurs. Seul à n’être le vassal de personne, il crée par son existence même l’espace éthico-juridique nécessaire au serment et à la circulation de la parole, dont procède également la chanson. Sa faiblesse même procède aussi de sa fonction dans la mesure où il est celui qui doit se mettre à l’écoute et croire à la parole donnée, car il en dépend comme en dépend toute la société féodo-vassalique. C’est en cela qu’il constitue un mythe littéraire qui va se rejouer aussi bien au moment de la Révolution française qu’au moment de la défaite de 1940 avec un De Gaulle. L’héroïsmed e Roland est un héroïsme sublimé qui définit pour une grande part la destinée de la France jusqu’à aujourd’hui.

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 1 h 21 min

Il semble bien qu’il y ait un faux sens dans la traduction de F. Boyer.

Le vers 905 où se trouve le mot « redotez » est :

« Carles li magnes velz est e redotez », dit un Sarrasin.

On voit bien que la proximité de « velz » et « redotez » oblige à traduire « redotez » par « radote » :

« Charles est vieux et il radote ».

Cela n’a rien à voir avec une quelconque régression infantile. Charles n’est pas « re-doté », il n’a pas une nouvelle dote.

C’est bien ce qu’il me semblait que c’était n’importe quoi cette traduction de « redotez ». Mais il faut aller tout vérifier dans ce monde en pleine décomposition…

Donc l’interprétation de F. Boyer est fausse, et je dirai même aberrante… (pour ne pas dire scandaleuse, puisqu’il s’agit prétendument d’une nouvelle traduction. Nouvelle traduction, mon cul, oui…!).

N’importe quoi, ce monde ! N’importe quoi.

ueda dit: 2 février 2013 à 0 h 37 min

Philippe Régniez dit: 2 février 2013 à 0 h 09 min
Vous pouvez donc dorénavant aller vous faire voir.

Me faire voir, volontiers, mais à qui?
C’est qu’il s’agit non d’échanger un regard mais de mesurer une épreuve, d’aller plus loin.

Chacun a bien compris vos métaphores, en usage dans tout pays paléo-catholique, dans le bienheureux hémisphère sud.
Ces codages se ramènent à des connivences de bordel, et vous le savez bien.

Que faites vous vous-même, à laquelle donnez vous votre assentiment (là est le moment crucial, le moment de la croix), d’avant d’aller platement baiser dans une chambre aux rideaux trop lourds?

Je suis prêt à vous écouter, et à vous répondre.
Hombre, parlons d’homme à homme.

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 0 h 20 min

On peut l’entendre en plus sur le site mais avec un putain d’accent anglais qui n’a rien à voir avec la prononciation de 1150.

Philippe Régniez dit: 2 février 2013 à 0 h 09 min

« Je n’ai jamais écrit cela de cette façon. »

Hé ho.
J’ai coupé, c’est sûr,…

Vous pouvez donc dorénavant aller vous faire voir.

Olivier Stable dit: 2 février 2013 à 0 h 04 min

« Alors Roland sent que la mort l’étreint/ Que de la tête dans le cœur elle descend/ Dessous un pin est allé en courant
/ Sur l’herbe verte se coucher sur le ventre/ Glisser sous lui l’épée et l’olifant/ Tourne sa tête vers la foule païenne
/ Et il l’a fait parce qu’il veut vraiment/ Que Charles dise avec chacun des siens/ Le noble comte est mort en conquérant/ Avoue ses fautes doucement et souvent/ Pour ses péchés il offre à Dieu son gant »

—————

Il faut lire pour le plaisr le même passage en franco-normand du 12 ème siècle, dans le texte d’Oxford.

« Co sent Rollant que la mort le tresprent,
Devers la teste sur le quer il descent.
Desuz un pin i est alet curant,
Sur l’erbe verte s’i est culchet adenz,
Desuz lui met s’espee e l’olifan,
Turna se teste vers la paiene gent :
Pur ço l’at fait que il voelt veirement
Que Carles diet e trestute sa gent,
Li gentilz quens, qu’il fut mort cunquerant.
Cleimet sa culpe e menut e suvent,
Pur ses pecchez Deu en purrofrid lo guant. »

strophe CLXXIV dans l’édition de Joseph Bédler (1922)

LIEN
http://archive.org/details/lachansonderola00bd

Bye

Olivier Stable

La mauvaise langue dit: 2 février 2013 à 0 h 03 min

Méfiez-vous, il y a des ignorants de ce genre célèbres. Il leur arrive des tas de bricoles. Voyez Phèdre, et ce qui vous attend…

La mauvaise langue dit: 1 février 2013 à 23 h 57 min

Le mot « Sarrasin », selon les Etymologies d’Isidore de Séville (qui fait la loi au Moyen-Âge) vient de Sara, femme d’Abrahem. Les Sarrasins sont les descendants de Sara : « Ismaël, fils d’Abraham, d’où les Ismaélites, qui sont maintenant les Sarrasins (Saraceni), par corruption de leur nom, en tant que descendants de Sara, et les Agariens (Agareni) en tant que descendants d’Agar », la servante de Sara. Pour Isidore, la géographie humaine est une conséquence de l’histoire humaine. Tout découle de la Chute, du Déluge et de al confusion des langues à Babel.

Celle qui a aussi beaucoup œuvré par ses écrits à donner des musulmans l’image d’un peuple idolâtre de Païen c’est une moniale : la fameuse Hrotswitha de Gandersheim, au tournant du millénaire, notamment dans la Passio Thiemonis et dans son poème sur Pélage. Il est évident que le clerc auteur de La Chanson de Roland connaissait tous ces textes, en était complètement imprégné.

La mauvaise langue dit: 1 février 2013 à 23 h 34 min

La perception de Mahomet au 12è siècle :

« L’opinion populaire veut qu’il y ait eu jadis un homme qui avait pour nom, si je le formule bien, Mathome (Mahomet), et qui avait complètement détourné les orientaux de la croyance au Fils et au Saint esprit ; il enseignait que seul le Père était Dieu, unique et créateur ; il disait que Jésus Christ n’était qu’un être humain ; pour résumer sa doctrine, après avoir institué la circoncision, il a lâché la bride à toutes les impudicités des hommes. A mon avis, cet être impie n’appartenait pas à une très haute antiquité, mais je n’ai pas d’autres raisons de le croire que celle de n’avoir jamais trouvé personne, parmi les docteurs de l’Eglise, qui ait écrit contre son infamie. Aucun texte ne m’yant non plus renseigné sur ses mœurs ni sur sa vie, nul ne doit s’étonner que je m’en tienne à répéter ce que j’ai entendu dire ici ou là par des gens bien informés. Et celui qui discuterait de la fausseté ou de la vérité des faits perdrait son temps ; car on ne doit prêter attention qu’à l’importance d’un tel maître, qui fut l’inspirateur de tant de forfaits si tristement fameux. On ne court aucun risque à mal chanter d’un homme dont la malignité surpasse de loin tout ce qu’on en dira de plus mauvais. »
(Guibert de Nogent, Dei gesta per Francos, 1109)

ueda dit: 1 février 2013 à 23 h 21 min

« Je n’ai jamais écrit cela de cette façon. »

Hé ho.
J’ai coupé, c’est sûr, mais en laissant votre puma intact.

« Vous êtes un escroc, un faussaire, que sais-je encore ? »
Prêt à poser cette croix sur mes épaules, frère, si vous en faites autant.

Il y a chez vous un élan, un élan fourvoyé certes, mais quoi.
Les humains sans élan m’ennuient.

Petite question sans importance en passant (entre nous, hein): combien d’arabes ou de musulmans à Asuncion?
En souffrez-vous?
Partagez-vous volontiers le pain azyme ou la chorba?

(J’écris « ou ». Non que vous puissiez confondre les deux, vous êtes un homme de culture, comme disent les Italiens, mais en termes pratiques allons à l’essentiel).

La mauvaise langue dit: 1 février 2013 à 23 h 16 min

Oui, en effet, les adresses IP, faut les changer sans arrêt pour pouvoir poster. Tous les x commentaires, elle ne permet plus de poster. J’ai pas compris ce bordel. Ça doit être un truc technique sans doute ganz automatisch, ach !

Philippe Régniez dit: 1 février 2013 à 23 h 10 min

Je n’ai jamais écrit cela de cette façon.

« Regardant Le Bossu de Notre Dame, j’ai été surpris de sa dimension mystique, quand les soudards s’attaquent à la Très Sainte Vierge. »

Vous êtes un escroc, un faussaire, que sais-je encore ?

Philippe Régniez dit: 1 février 2013 à 23 h 09 min

Bon, mes commentaires ne passent plus à partir de mon adresse habituelle, ni avec mon URL.

vda. Vous citez mal en faisant semblant de citer bien. Vous êtes comme C.P., vous ne savez pas lire, vous tronquez, vous falsifiez. Apprenez à lire, patiemment.

ueda dit: 1 février 2013 à 23 h 04 min

(« Vous serez burpris du résultat. »
Hihihi…
Je vous dédis celle-ci, ML, puisque vous m’aviez comblé avec votre « porcelaine belue ».)

Il faut réveiller renato, ML, il attendait votre couche, et c’est lui qui s’est endormi!

Oh, renato! Cosa fai?
Hai dimenticato? L’appuntamento?

La mauvaise langue dit: 1 février 2013 à 23 h 03 min

Croyez bien que si j’en avais la possibilité, je le ferai demain matin, W ! Sans aucune hésitation ni arrière-pensée. Ce qui me console, c’est que j’ai deux ou trois élèves sur la bonne centaine que j’ai (en réalité 120) pour qui je n’ai pas le sentiment de perdre mon temps. Deux m’ont interprété ce matin la scène de Rodrique et du Comte dans Le Cid de manière magistrale et par cœur ! Il faut dire qu’elles deux font du théâtre par ailleurs, et ça se voit ; l’une est même une excellente actrice (que j’ai vu interpréter Le Bourgeois gentilhomme sur une scène dans une troupe qui fait du théâtre pour ado, un jour). 3/120 ! Pas terrible. Je comprends Richard Millet qui s’est tiré ! Mais il a fallu qu’il trouve l’autre gauchiste effarante avec ses histoires de cul sur son chemin ! Il a toute ma sympathie ce pauvre Richard Millet. Pas de chance, vraiment.

La mauvaise langue dit: 1 février 2013 à 22 h 55 min

Nihil Osbtat… demandez-le plutôt à l’ambassadeur américain de Bengazi ! Il vous en contera de belles sur les Sarrazins de Bengazizi.

W dit: 1 février 2013 à 22 h 54 min

ML c’est comme si vous portiez un beau costume blanc et qu’un bel oiseau vienne à s’oublier sur votre épaule, alors que la contemplation élève ,larguez donc votre poste de professeur des lycées et courrez chasser la mouette et l’hirondelle qui ruinent nos tenues de soirée.

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