de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Saurons-nous encore écouter la voix d’un jardin ?

Saurons-nous encore écouter la voix d’un jardin ?

Il est des livres délicats. Entendez le dans la meilleure acception du terme, à supposer que l’autre soit péjorative, ce dont je doute. Un petit monde, un monde parfait (135 pages, 18 euros, Poesis) appartient à cette catégorie par son titre, par sa présentation, par son esprit, par sa facture, par ses illustrations en noir et blanc, par sa maison d’édition (à peine quelques livres au catalogue et l’ambition affichée d’habiter poétiquement le monde avec Hölderlin), par la vision du monde qui s’en dégage. Car on peut envisager le monde à partir de son jardin. L’auteur Marco Martella est écrivain et jardinier, ce qui saute aux yeux dès les premières pages et ne se dément pas jusqu’à la dernière page. C’est vraiment un livre d’écrivain informé, sans cuistrerie ni assaut d’érudition ; on comprend juste entre les lignes qu’il sait de quoi il parle.

Il tient que notre société, bien qu’elle affiche le souci de l’environnement et de l’écologie, a perdu le sens même du jardin. Tout à son souci du progrès, du profit et de l’industrialisation, elle ne s’intéresse au jardin que dans un but de rentabilité touristique. Au titre d’un produit comme un autre susceptible de faire de l’image. Tant et si bien que le surgissement d’un jardin dans le paysage fait hiatus. A croire qu’il offusque la nature alors que ce devrait être l’inverse.

Marco Martella s’est promené et s’est attardé sur quelques lieux qui ont le mérite de chacun illustrer un cas même si tous ont partie lié, consciemment ou pas, avec la matrice, l’origine de tout : le jardin d’Eden. C’était dit avec une grande douceur dans la Nouvelle Héloïse lorsque Saint-Preux, découvrant le jardin de Julie, est pris d’une étrange sensation qui convoque tous ses sens aussi bien que son imagination. Le genre d’endroit qui donne à celui qui s’y trouve l’impression d’être hors du monde tout en sachant la rumeur du monde l’attend au-delà de la grille. Marco Martella hésite entre plusieurs mots : « ambiance », « caractère », « atmosphère », Stimmung, « génie des lieux »… alors qu’il le dit parfaitement juste avant : tout jardin ayant une voix, il exige que l’on soit à son écoute. On dirait que le taux de nostalgie est plus élevé dans les jardins qu’ailleurs, ce qui s’expliquerait par les bouffées de souvenir du bonheur qu’on y a éprouvé auparavant.

Nous voilà donc entrainés dans les pas de ce guide inspiré dans le jardin de l’ïle verte à Chatenay-Malabry, dans le jardin de Ninfa au sud de Rome de la famille Caetani  parmi les monstres de pierre, les animaux mythologiques, les sirènes au sexe béant, les divinités telluriques et les ogres effrayants du Sacro Bosco de Bomarzo au nord de la ville, plus loin dans le village de San Giovanni d’Asso en Toscane où Sheppard Craige a créé son petit monde, au Portugal dans un couvent franciscain. Chacun est en soi un exemplum. Celui des capucins de la Serra de Sintra, à Colares, au nord de Lisbonne, a ceci de particulier que le jardin, les cellules et tout l’édifice ne sont pas séparées de la forêt. Ils font corps avec elle, chacun prolongeant l’autre en d’incessants échos. Leur jardin, c’est la forêt. Il y a aussi le jardin paysan de Saint-Cyr-la-Rosière (Orne) où l’on voue un culte aux graines, aux semences avec le discret Miguel Cordeiro, un ancien du groupe de Tarnac qui s’est réfugié dans le jardin historique du petit château en ruines rongé par les le lierre et les clématites, pour se faire oublier et qui n’en est pas revenu.

arboretum de la vallée aux loupsCelui de la Vallée-aux-Loups est aussi un cas dans la mesure où son plus illustre propriétaire en était un. Chateaubriand n’avait pas la main verte mais en s’installant là, il s’est fait jardinier, et c’est devenu une passion. Avec une fixation sur les arbres. Il a été pris d’une « frénésie de planter ». Tant et si bien qu’ils sont devenus sa vraie famille, chacun le ramenant à l’un de ses livres : Atala (le cèdre de Virginie), Itinéraire de Paris à Jérusalem(le cèdre du Liban) etc Marco Martella y voit la parfaite illustration du jardin conçu comme un ermitage poétique, une fuite romantique hors du monde tel Pétrarque fuyant la cour papale d’Avignon en s’isolant dans son jardin protégé des hommes à Fontaine-de-Vaucluse. On dira que ce sont des écrivains, mais ils sont finalement nombreux à jardiner, même si tous n’atteignent pas le niveau de magnificence des Jardins du Bâtiment du chef d’orchestre des Arts florissants William Christie à Thiré (Vendée). Comment ne pas citer Sissinghurst (Kent) qui doit tout à Vita Sackville-West ou, dans un genre différent, la Casa Rossa dans le village de Montagnola (Tessin) où Hermann Hesse a longtemps bêché après avoir eu une révélation dans le jardin de Jorn de Précy à Greystone.

« Le jardin soigne celui qui le soigne »

Après ces errances qui n’ont rien d’une anthologie, le chapitre « Versailles » survient comme un rappel à l’ordre. Au début, on se dit qu’il est déplacé. Puis on comprend qu’il est là à titre de contre-exemple. Allées au cordeau, grande perspective, vertige du point de fuite… Dans les jardins de Versailles, on est saisi d’admiration mais très vite un malaise nait de cette sidération. Car là la joie est absente où règne la perfection, loin, très loin de l’émotion jaillie d’une halte dans un jardin de curé au fin fond de la Beauce.

« Moi, je rêve aux lumineux patios des jardins andalous, sentant le jasmin et la fleur d’oranger, faits pour être habités, toujours à l’échelle de l’homme. Ou aux petites villas baroques perchées sur les collines de Florence au milieu des oliviers, qui n’ont jamais coupé le lien avec le monde agricole d’où elles sont issues, splendides et modestes. Comme tout dans ces lieux-là semble né d’un accord profond avec le monde qui les entoure ! »

Un chef d’œuvre manqué car trop parfait et trop écrasant que les jardins de Versailles ; il y manque une idée fondamentale, il est vrai bien éloignée du spectacle du pouvoir absolu du roi : la juste mesure ; comment alors ne pas partager la mélancolie de Marco Martella lorsqu’il y perçoit « les prémices de la modernité, les tout premiers signes du naufrage annoncé ». Il y a pourtant bien de la grâce et de la légèreté dans l’art de Le Nôtre et les intuitions de Jean-Baptiste Colbert, Charles Le Brun, Hardouin-Mansart. On peut même trouver de la métaphysique sous les jardins à la française. Le cas d’Allen S. Weiss, professeur à New York University dansMiroirs de l’infini paru en français il y a quelques années au Seuil. Il avait jeté son dévolu sur trois jardins qui font l’orgueil du génie français : Vaux-le-Vicomte, Chantilly et donc Versailles.

Il s’est pris de passion pour l’objet de son étude et s’est mis à tout revisiter sur le mode d’une promenade philosophique, avec une liberté académique à laquelle ne nous habituent guère les historiens de l’art. Mais qu’apporte-t-il donc de plus à ceux qui ont déjà lu et apprécié la somme de Michel Baridon parue chez Bouquins ? Une autre perspective, c’est le cas de le dire. Son prisme : rien moins que la nostalgie théologique de Pascal et la mathématisation métaphysique de Descartes. Il est des outils plus anodins. En s’en armant, telles des légendes et des symboles, il parvient, entre autres conclusions, à l’affirmation selon laquelle, contrairement à une idée reçue, Vaux-le-Vicomte, perfection destinée au surintendant des finances Fouquet et qui signera sa disgrâce et sa fin (un crime de lèse-splendeur à l’endroit du Roi que nul mieux que Paul Morand n’a traité dans son Fouquet ou le Soleil offusqué), ne fut pas le brouillon de Versailles mais l’acmé de l’art de Le Nôtre, parfait point d’équilibre en son temps entre baroque et classique, le premier étant perçu comme synonyme de mouvement et de dynamisme. Ce qui ne va pas de soi. Nous qui avons tant été nourris du regard ironique de Saint-Simon sur la Cour, nous avons du mal à ne pas admettre avec lui que le jardin à la française s’est toujours employé avec plus ou moins de bonheur à tyranniser la nature, contrairement au légendaire jardin anglais. Nature et culture, vieux débat. C’est au cœur du livre d’Alan S. Weiss comme de celui de Marco Martella.

La politique du regard, qui régissait l’étiquette, a bien été explicité par le sociologue Norbert Elias dans son classique La Société de cour (1974). Allen S. Weiss, lui, montre que le jardin à la française s’est construit contre la nature. Il lui suffit de s’appuyer sans s’appesantir sur le travail de jardinier de Le Nôtre, l’oeuvre d’architecte de Le Vau et celle de peintre Le Brun, pour lire dans l’organisation des jardins « des révélateurs métaphysiques des conflits conceptuels de l’époque ». Echafaudée selon des formules mathématiques, la perspective de ces jardins dissimulerait rien moins qu’une métaphysique. Quelque chose de l’ordre d’un palimpseste à qui saurait le lire. Ce n’est pas de l’Histoire pour de l’Histoire car l’auteur veut voir l’origine de notre modernité dans les fantasmes qui naissent de nos promenades dans ces jardins. Qui saura désormais s’y promener sans y penser, écouter la voix  d’un jardin, comprendre ce qu’il a à nous dire ?

(« Parc de la Vallée-aux-Loups, Jardin de curé et Jardins de Versailles », photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Essais.

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commentaires

836 Réponses pour Saurons-nous encore écouter la voix d’un jardin ?

Delaporte dit: 11 août 2018 à 21 h 45 min

Dans la vidéo de Robuchon, où il dit du mal des étrangers et des pauvres Marocains, le cuistot cuisine des poireaux de façon très appétissante. Mais il ne nous dit pas d’où ils viennent. Pour bien faire, il faudrait que tous ces poireaux poussent dans son potager. On comprend Louis XIV, qui avait son propre potager, à Versailles.

Delaporte dit: 11 août 2018 à 21 h 41 min

« Cactus, c’est pas mal non plus et ça t’irai bien, Delaporte ! »

Mon cher Jacuzzi, c’est en effet une plante que j’aime beaucoup. Je vis entouré de cactus. C’est une excellente idée de pseudo, et noble !

Delaporte dit: 11 août 2018 à 21 h 29 min

Je pense que Lavande a eu raison de réfléchir un peu, et de prendre un très beau pseudo, Lavande, plutôt que Poireau, comme son tempérament l’y poussait. Parfois, il faut savoir se maîtriser.

D. dit: 11 août 2018 à 21 h 22 min

rose dit: 11 août 2018 à 15 h 13 min

soufflée comment ?

Rose, j’ai déjà écrit ici que je ne souhaitais plus échanger avec vous et j’ai expliqué pourquoi.

Chaloux dit: 11 août 2018 à 21 h 18 min

Pablo, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt les posts qui concernent tes deux frères : ils ont levé un coin de voile à propos de situations que je connais et qui demeuraient pour moi de profondes énigmes. Tu es décidément un des rares dont la lecture ici serve à quelque chose.

Jazzi dit: 11 août 2018 à 21 h 06 min

« Petite synthèse provisoire : rares sont les billets qui ont donné lieu à un tel respect du sujet dans les commentaires. »

C’est toujours comme ça avec les jardins, Ed. Et si, demain, Passou fait un billet sur les chats, ce sera pareil !

Lavande dit: 11 août 2018 à 21 h 04 min

Mémoire d’éléphant Hamlet effectivement. C’était dans le blog de Dexter, les gens expliquaient comment ils avaient choisi leur pseudo. J’ai dit que la première fois que j’avais écrit sur la RDL j’avais cherché ce que je pourrais bien utiliser comme nom et il y avait non loin de moi un calendrier des Postes avec un champ de lavande en illustration. Je me suis dit : « tiens c’est sympa, la lavande: une petite fleur discrète et bienfaisante. Pourquoi pas Lavande? Depuis, c’est mon pseudo partout et avec quelques chiffres après c’est aussi mon mot de passe. Je ne me casse pas trop la tête à mémoriser des tas de trucs!
Je pense qu’il y a très peu de gens ici qui n’ont jamais changé de pseudo depuis leurs débuts dans l’arène de la RDL : Christiane, Clopine … ?

Jazzi dit: 11 août 2018 à 20 h 59 min

« jazzi merci pour le chapitre mais celui de l acte de Julien Sorel qu’ on retient c est le suivant »

Je le sais bien, Paul, mais je ne l’avais pas en stock. Celui-là était plus en phase avec le thème du jardin, sous le tilleul, au sens large, car on déborde sur le paysage, et dans l’esprit du billet à Passou !

l'ombelle des talus dit: 11 août 2018 à 20 h 52 min

@D’ailleurs « hamlet » et « x » sont des pseudos de fou.

hamlet et x seraient des pseudos employés par la Trouillefou ? Ils vous foutent la trouille ces néo-paysans ? Des bobos endurcis ? De jolis blancs de poireaux ne suffisent pas à faire une vichyssoise rafraîchissante. So what?

hamlet dit: 11 août 2018 à 20 h 44 min

Clopine : pareil, au lieu de me gonfler et me harceler avec votre schizophrénie paranoïaque pourquoi n’avez vous pas demandé à passou si mon adresse IP était la même que celle de votre troll ?

vous êtes tous de grands malades !

hamlet dit: 11 août 2018 à 20 h 41 min

Pablo, avant de balancer n’importe quoi, pourquoi vous ne continuez pas à demander à passou les adresses IP des uns et des autres ?

hamlet dit: 11 août 2018 à 20 h 40 min

Pablo75 dit: 11 août 2018 à 19 h 56 min

« sans rien connaitre à l’affaire je pense que… »

faire le procès et condamner sans rien connaitre à l’affaire : voilà de méthodes qui n’auraient pas déplu à lz Grande Inquisition, à Robespierre, Staline et à Goebbels !

et après ça se dit anti-fasciste et anti-nazi

on croit rêver.

mais allez-y continuez sur votre lancée, c’est tellement mieux quand on sait vraiment à qui on a à faire.

encore que non, pas la peine d’en ajouter, on arrive à se faire assez vite une idée ce que vous êtes.

hamlet dit: 11 août 2018 à 20 h 34 min

Lavande dit: 11 août 2018 à 19 h 08 min

ici Lavande quand x écrit il m’a semblé :

« Il me semble justement que les grands perdants sont ici ceux qui s’obstinent à croire à l’échange possible, malgré le format, malgré la lecture en diagonale, malgré les fixettes des uns et des autres. Ceux qui persistent à « jouer le jeu » au lieu de s’en ficher complètement, au lieu de se servir des autres comme punching-ball ou écran pour projeter ses fantasmes en toute impunité. »

vous vous souvenez Lavande ? la définition de la lavande : « fleur discrète et bienfaisante »

c’est bien ça ? si je me souviens bien ?
je crois bien que oui, j’ai une mémoire d’éléphant, c’est une malédiction, parfois il vaudrait mieux oublier.

christiane dit: 11 août 2018 à 20 h 12 min

X,
merci pour la fidélité au dialogue qui s’essaie.
Le sable et la tour de Babel ? Cela ne me parait pas antinomique. Le sable c’est tout se qui s’écroule, se disperse, n’offre pas d’assise stable comme les rêves d’une entente entre les hommes, comme les dialogues voués à l’échec, comme le temps mesuré par les horloges de sable.
Eux (Babel) s’étaient unis pour aller aussi haut que Dieu qu’ils imaginaient dans les hauteurs et pour dominer et maîtriser toute la terre, un rêve totalitaire. Des désirs sans limites (construction de l’espace)… Lui, comme s’il voulait rester le maître du monde, a divisé les langues et les peuples et semé la confusion, annonce l’exil de toute l’humanité…
Elle restera inachevée, inhabitable…
Nathalie Sarraute est difficile à suivre. Je n’ai lu que trois livres d’elle dont celui-là. « Enfance » m’a bouleversée. « Pour un oui pour un non » : redoutable, le ton d’une réplique… C’est suffisant pour mal la comprendre et vous avez certainement raison. Je ne lis pas beaucoup de livres nouveaux (sauf ce jour avec le beau récit de Chantal Thomas) mais relis inlassablement les mêmes. C’est votre citation qui m’a ramenée vers les chapitres insolites de ce livre où tout est enregistré des hésitations, des émotions souterraines qui mettent des ombres dans ce que l’on perçoit de l’autre. A vrai dire, N.Sarraute me met mal à l’aise. C’est tellement sombre et désespérant son univers.
Oui, je suis souvent à côté de la plaque (comme on dit). Je ne suis pas critique littéraire, ni prof de lettres, ni philosophe. Ce sont de jeunes enfants dont je me suis occupée, ceux des autres et les miens. J’essayais de leur donner envie de lire, de feuilleter les livres, d’écrire, de réfléchir, de fonctionner le mieux possible avec le groupe (à l’école). Mes lectures ? Il a fallu que j’arrive ici ou chez Paul ou Sergio pour parler un peu d’elles, citer certains passages, me risquer à interpréter un texte, un auteur. Je l’ai fait avec plaisir et pas pour répondre « du tac au tac ». Seulement le fil des commentaires, les billets de ces trois créateurs de blog, donnent envie de participer, de lire les uns et les autres.
Je vous laisse volontiers la pertinence de votre interprétation des textes de Sarraute.
Merci de votre réponse.

Pablo75 dit: 11 août 2018 à 19 h 56 min

Sans connaître rien à l’affaire, il suffit de lire hamlet pour donner raison à Clopine. Plus Clopine est sincère, plus les réponses de hamlet sont celles d’un vrai taré, d’un déséquilibré sadique à multiples identités qui bave de plaisir devant la naïveté de sa proie. Ce type est un vrai fou.

Il écrit, par exemple, à propos de son autre pseudo, « x », dégoulinant de vanité pathologique devant ce qu’il croit être une parfaite imposture alors qu’on voit à des km à la ronde son jeu puéril:

« hamlet dit: 11 août 2018 à 18 h 55 min
x dit: 11 août 2018 à 12 h 51 min
ce serait dommage que des lecteurs précis, denses et érudits comme vous entrent dans le vacarme et la fureur des blogs.
il n’y a que ceux (comme moi) dont le propos manque de substance, d’épaisseur, qui ont besoin d’ajouter de la gesticulation pour se faire remarquer. »

Ce type est un vrai psychopathe.

La seul façon de comprendre le temps fou qu’il perd à jouer dans des blogs depuis tant d’années, c’est qu’il est arrêté par la Sécu pour maladie mentale.

Si vous le lisez comme on lit les écrits des schizophrènes, d’un coup vous comprenez tout ce qu’il dit… et fait.

Delaporte dit: 11 août 2018 à 19 h 49 min

Marguerite Duras aimait beaucoup la soupe aux poireaux. Elle en a même donné la recette dans un de ses livres. le poireau était une base, culinaire, littéraire, éthique.

Delaporte dit: 11 août 2018 à 19 h 45 min

« Ne sous estimons pas les poireaux ! »

Les femmes en général aiment beaucoup cuisiner les poireaux. Quand elles sont dans leur cuisine et qu’elles préparent un plat, il y a toujours de poireaux à éplucher et à faire cuire. Pour les femmes écrivains ou romancières, cela suscite souvent des tas de métaphores perfectionnées. On pourrait effectivement parler d’un amour des poireaux.

Jean Langoncet dit: 11 août 2018 à 19 h 31 min

et maintenant que les ouvriers sont devenus des auto-entrepreneurs, ces jardins seront-ils abandonnés aux promoteurs immobiliers pour y construire des villages-vacances ?

Lavande dit: 11 août 2018 à 19 h 29 min

Ne sous estimons pas les poireaux ! N’oublions pas qu’ils sont l’emblème du Pays de Galles.
Avec la Rose de l’Angleterre, le chardon de l’Ecosse et le trèfle à 3 feuilles de l’Irlande du Nord, ils figurent sur beaucoup d’ornements que porte la Reine, même si les mauvaises langues prétendent qu’ils sont moins poétiques et plus difficiles à broder que les trois autres symboles.

Sans compter qu’ils sont les rois du potager puisque par définition un potager fournit les éléments nécessaires pour faire le potage… et le poireau y figure en bonne place.

et alii dit: 11 août 2018 à 19 h 23 min

. Il n’aura en effet fallu que deux ans pour que le jardinier Dewayne « Lee » Johnson fasse reconnaître devant les tribunaux californiens que la firme Monsanto était à l’origine de son lymphome non hodgkinien (une forme de cancer) et la condamne à lui verser près de 300 millions de dollars.

Paul Edel dit: 11 août 2018 à 19 h 17 min

aïe Clopine aucun dérisoire dans la scène de Julien dans le jardin et le « sublime « c est une catégorie stendhalienne capitale il l a cherché et la trouve dans la Chartreuse de Parme mais ca demande six pages serrées et je vais dîner sur le port à e des amis.le sublime attendra dra dra

x dit: 11 août 2018 à 19 h 13 min

Lavande à 17 h 21 min
Don Diego de la Vega, héros ô combien positif, mais qui agissait masqué ? Car Zorro est double…
Je soupçonne le soupçon. Ah, Lavande, Lavande, vous voudriez renforcer la méfiance de certains que vous ne vous y prendriez pas autrement !
Ou alors vous sous-entendez que mes interventions ici sont tardives (« sans se presser »), que je suis long à la détente ?
Ah, mais c’est vrai, j’avais écrit que je ne voulais surtout pas être confondu avec Z, donc tout va bien !

À vrai dire, Lavande, c’est avec ce Zzzzz-là qu’il ne faut surtout pas me confondre. Un sinistre prédateur, coutumier des plus atroces, des plus indignes métamorphoses et dont les victimes abusées se comptent par centaines.

https://www.youtube.com/watch?v=XzG4B8GiWKc

Jean Langoncet dit: 11 août 2018 à 19 h 13 min

@on en revient toujours à ses poireaux

un jardin ouvrier est-il toujours potager ? (pour les poireaux sauvages, dans cet hémisphère, on attendra le printemps prochain)

Lavande dit: 11 août 2018 à 19 h 08 min

Hamlet, vous dites à x:
« votre pensée vole bien plus haut que la moyenne et vous vous laissez atteindre par des choses dérisoires, vraiment je ne comprends pas ! comment est-ce compatible ? »
Où avez-vous vu qu’il se laisse atteindre par des choses dérisoires ?
Qu’il fasse de l’humour de temps en temps n’empêche pas l’érudition et la profondeur.

Clopine votre polémique avec Hamlet est d’autant plus stupéfiante que vous le connaissez, comme moi, depuis la nuit des temps (ou du moins des blogs) puisque vous participiez si je me souviens bien au blog de Dexter?

Ed dit: 11 août 2018 à 19 h 06 min

Petite synthèse provisoire : rares sont les billets qui ont donné lieu à un tel respect du sujet dans les commentaires. Ca divague – j’en suis la première responsable – mais globalement, on en revient toujours à ses poireaux, et cela fait plaisir à voir.

Lucien Bergeret dit: 11 août 2018 à 19 h 06 min

« à cause du surgissement, à chaque fois que vous m’adressez la parole, de ce même Bergeret qui joue désormais à l’agneau angélique avec moi, … »(encore Clopine exposant à Hamlet ce qui lui a donné à penser qu’il était un avatar de l’infââme Bergeret)

Si vous avez,Madame, le temps de vérifier toutes mes interventions, vous constaterez que
je m’exprime généralement après un commentaire de Clopine Trouillefou me mettant en cause.

Qui oserait en déduire que je suis un avatar de Clopine Trouillefou?

hamlet dit: 11 août 2018 à 18 h 55 min

x dit: 11 août 2018 à 12 h 51 min

ce serait dommage que des lecteurs précis, denses et érudits comme vous entrent dans le vacarme et la fureur des blogs.

il n’y a que ceux (comme moi) dont le propos manque de substance, d’épaisseur, qui ont besoin d’ajouter de la gesticulation pour se faire remarquer.

ce n’est pas votre cas, vos commentaires, de par leurs qualités, se suffisent à eux-mêmes : vous n’avez pas à entrer dans la grande comédie qui consiste à vouloir amuser, ou choquer, ça c’est bon pour ceux qui n’ont pas grand chose à dire, ce qui n’est pas votre cas.

dans toutes les relations humaines il y a des gagnants et des perdants, vous êtes bien au dessus de ces questions de compétitions, et justement c’est grâce à des types comme vous qu’on pourrait échapper à ce grand jeu de la concurrence.

votre pensée vole bien plus haut que la moyenne et vous vous laissez atteindre par des choses dérisoires, vraiment je ne comprends pas ! comment est-ce compatible ?

Lavande dit: 11 août 2018 à 18 h 41 min

rose dit: 11 août 2018 à 15 h 54 min

Sergio a enfourché sa Yam pour aller retrouver Mac. Accoudés au comptoir devant un Rosé de Provence bien frais, ils se gondolent en regardant ce qu’il se passe en bas.

DHH est en vacances: elle jardine et elle lit la comtesse de Ségur à ses petits enfants, « les mémoires d’un âne », je crois, les mésaventures du pauvre Cadichon chez des humains bornés et méchants.

hamlet dit: 11 août 2018 à 18 h 40 min

Petit Rappel dit: 11 août 2018 à 16 h 14 min

merci pour votre réponse.

cette définition est-elle encore valable ? j’imagine qu’elle évolue avec le temps :

– les « Belles-Lettres » : ça existe encore ?

– les sociétés littéraires : à l’époque c’était des clubs fermés, on y entrait en étant parrainé, aujourd’hui ça s’est démocratisé, on y trouve des lecteurs savants comme vous ou x. et des amateurs plus ou moins éclairés comme moi, toutes les paroles se valent, cette mixité ne dérange pas ?

– la critique…….. ?

hamlet dit: 11 août 2018 à 18 h 17 min

« Clopine dit: 11 août 2018 à 18 h 10 min
Paul Edel, merci, cela donne une profondeur de perspective assez remarquable… »

comment pouvez-vous parler de perspectives remarquables sur la lecture de Stendhal alors que vous raisonnez avec les gens comme une stalinienne en leur demandant d’apporter la preuve de ce qu’ils ne sont pas !!!

Clopine il faut en finir avec toutes ces mascarades !

hamlet dit: 11 août 2018 à 18 h 14 min

Clopine dit: 11 août 2018 à 17 h 42 min

non Clopine, je vais certainement pas vous lâcher !

ce serait donc à moi, dites-vous de faire la preuve de ce que je ne suis pas ?

et non pas à vous de rechercher des preuves avant d’accuser les gens sur de simples soupçons ?

vous pouvez m’expliquer votre raisonnement ?

vous imaginez deux secondes à quoi ressemblerait le monde s’il fonctionnait comme vous le dites ?

Mr ! donnez-moi la preuve de ce que vous n’êtes pas !

Clopine, vous avez lu le Procès de Kafka ?

vous savez sous quels régimes on fonctionnait de cette façon ?

vous lâchez Clopine ? non, certainement pas !

allez-y expliquez votre démarche publiquement pour que tout le monde comprenne la façon dont vous fonctionnez !

Lucien Bergeret dit: 11 août 2018 à 18 h 12 min

« Et je suis tombée des nues en lisant, sur le blog d’un certain « Bergeret », des phrases non équivoques, elles, qui d’un côté professaient le plus grand mépris pour mes goûts, mes lectures, mes interventions, et d’autre part déclaraient que, par amusement, on allait procéder avec moi, pour me punir de ce que j’étais, au type de harcèlement trollesque qu’on subodorait (à raison) que je supporterais le moins. » (clopine à 16H37)

Et, encore une fois, j’aimerais savoir où diable vous avez pu lire qu' »on allait procéder avec vous, pour vous punir de ce que vous étiez, au type de harcèlement trollesque qu’on subodorait (à raison) que vous supporteriez le moins. »

Voyez-vous, j’ai quelque raison de penser qu’à partir d’un mot ou d’une phrase que vous chargez d’intentions qui n’ont jamais été celles de l’auteur, vous construisez votre psychodrame et campez sur vos positions avec une constance qui a suscité plus d’une fois mon émerveillement.

Clopine dit: 11 août 2018 à 18 h 10 min

Paul Edel, merci, cela donne une profondeur de perspective assez remarquable… Mais même pour une simple lectrice lambda, la lecture de Stendhal est assez explicite sur la manière d’utiliser le décor des scènes pour illustrer les sentiments des héros. Julien se rendant chez son ami et tout plein de sentiments d’ambition gravit une montagne, et son âme remuée est transcendée par la vue découverte presque à chaque tournant, je me souviens avoir remarqué cela dès ma première lecture, vers 16 ans.

Stendhal transcende ce procédé romanesque bien connu, à mon sens, parce que… Comment dire ? il le « prosaïse » au contraire d’un Hugo qui l’emploie avec surabondance, et toujours au profit du lyrisme. La scène que vous avez si bien décrite, de la « prise de main », comme on prend la Bastille, en ressort (peut-être suivant qu’on est homme ou femme ?) teintée d’un certain dérisoire, car Stendhal, vous me direz si j’ai raison ou non, a horreur du « sublime ». Cette horreur le « décale » des romantiques de son temps, me semble-t-il : toujours une malice, je ne sais pas comment la qualifier, voltairienne ? Dans le coin de son oeil…

Mais peut-être est-ce que je vais vous horrifier en disant ça, et vous allez, ça se trouve, me vouer une nouvelle fois aux gémonies, vous le Balzacien qui préférez le Lys dans la Vallée aux Illusions Perdues ?

Paul Edel dit: 11 août 2018 à 17 h 59 min

Clopine j ai répondu à votre question à propos du tilleul sous lequel Julien Sorel prend la main de Madame de Renal dans le jardin de Verrières

Paul Edel dit: 11 août 2018 à 17 h 55 min

jazzi merci pour le chapitre mais celui de l acte de Julien Sorel qu’ on retient c est le suivant

Clopine dit: 11 août 2018 à 17 h 42 min

Hamlet, je pense tout simplement que le troll qui m’a harcelée est parfaitement capable de prendre des pseudos et des styles multiples. D’ailleurs ce n’est pas une pensée, mais quasiment un fait – les études montrent que les trolls dérangés multiplient les pseudos, bref.

Je vous soupçonne d’être ce troll, je le dis, c’est tout.

Vous auriez mille et une manières de me dissuader de ce soupçon : vous n’en utilisez aucune, bizarrement !

Et je ne vous « harcèle » pas, non. Si vous aviez subi ce que j’ai subi, ici et sur mon blog, vous verriez la différence !

Et maintenant, s’il vous plaît, je suis fatiguée de tout ceci. Respirez donc un grand coup, posez-vous les bonnes questions, vous qui aimez tant interroger autrui, et passez votre chemin, comme je passe le mien.

hamlet dit: 11 août 2018 à 17 h 35 min

Clopine, convenez qu’en me harcelant avec vos lubies vous vous comportez exactement de la même manière qu’un troll ? ou bien êtes-vous pire encore ?

hamlet dit: 11 août 2018 à 17 h 34 min

Clopine relisez-vous d’abord (si vous êtes au moins capable de lire et comprendre ce que vous-même vous écrivez) et dites-moi ce que vous lisez et comprenez ? je vous cite :

« Clopine dit: 10 août 2018 à 11 h 12 min

Mon problème avec Hamlet, c’est le soupçon de trollisme. Je le crois parfaitement capable d’endosser de multiples personnalités et d’adopter de multiples styles d’écriture. Ceci serait tout simplement digne d’admiration, notez, si cela n’était pas mis au service de quelques penchants moralement méprisables : la calomnie, le harcèlement, le mépris… « 

Jazzi dit: 11 août 2018 à 17 h 09 min

Extrait !

« – Jamais vous n’avez été si jeune, Madame, lui disaient ses amis de Verrières qui venaient dîner à Vergy (…)
Elle ramena à Vergy, une jeune femme de ses parentes. Depuis son mariage, Mme de Rênal s’était liée insensiblement avec Mme Derville qui autrefois avait été sa compagne au Sacré-Cœur (…)
Julien, de son côté, avait vécu en véritable enfant depuis son séjour à la campagne, aussi heureux de courir à la suite des papillons que ses élèves. Après tant de contrainte et de politique habile, seul, loin des regards des hommes, et, par instinct, ne craignant point Mme de Rênal, il se livrait au plaisir d’exister, si vif à cet âge, et au milieu des plus belles montagnes du monde.
Dès l’arrivée de Mme Derville, il sembla à Julien qu’elle était son amie ; il se hâta de lui montrer le point de vue que l’on a de l’extrémité de la nouvelle allée sous les grands noyers ; dans le fait, il est égal, si ce n’est supérieur à ce que la Suisse et les lacs d’Italie peuvent offrir de plus admirable. Si l’on monte la côte rapide qui commence à quelques pas de là, on arrive bientôt à de grands précipices bordés par des bois de chênes, qui s’avancent presque jusque sur la rivière. C’est sur les sommets de ces rochers coupés à pic, que Julien, heureux, libre, et même quelque chose de plus, roi de la maison, conduisait les deux amies, et jouissait de leur admiration pour ces aspects sublimes.
– C’est pour moi comme de la musique de Mozart, disait Mme Derville.
La jalousie de ses frères, la présence d’un père despote et rempli d’honneur avaient gâté aux yeux de Julien les campagnes des environs de Verrières. A Vergy, il ne trouvait point de ces souvenirs amers ; pour la première fois de sa vie, il ne voyait point d’ennemi. Quand M. de Rênal était à la ville, ce qui arrivait souvent, il osait lire ; bientôt, au lieu de lire la nuit, et encore en ayant soin de cacher sa lampe au fond d’un vase à fleurs renversé, il put se livrer au sommeil ; le jour, dans l’intervalle des leçons des enfants, il venait dans ces rochers avec le livre unique règle de sa conduite et objet de ses transports. Il y trouvait à la fois bonheur, extase et consolation dans les moments de découragement.
Certaines choses que Napoléon dit des femmes, plusieurs discussions sur le mérite des romans à la mode sous son règne lui donnèrent alors, pour la première fois, quelques idées que tout autre jeune homme de son âge aurait eu depuis longtemps.
Les grandes chaleurs arrivèrent. On prit l’habitude de passer les soirées sous un immense tilleul à quelques pas de la maison. L’obscurité y était profonde. Un soir, Julien parlait avec action, il jouissait avec délices du plaisir de bien parler à des femmes jeunes ; en gesticulant, il toucha la main de Mme de Rênal qui était appuyée sur le dos d’une de ces chaises de bois peint que l’on place dans les jardins.
Cette main se retira bien vite ; mais Julien pensa qu’il était de son devoir d’obtenir que l’on ne retirât pas cette main quand il la touchait. L’idée d’un devoir à accomplir, et d’un ridicule ou plutôt d’un sentiment d’infériorité à encourir si l‘on n’y parvenait pas, éloigna sur-le-champ tout plaisir de son cœur. »
(« Le Rouge et le Noir »)

William Legrand dit: 11 août 2018 à 17 h 07 min

J’ai retrouvé des vieilles bandes dessinées dont celle dont le héros est GÉO TROUVETOU et son chapeau le « nididé », j’ai tout de suite pensé au p’tit Court, rigolo, non ?

x dit: 11 août 2018 à 17 h 07 min

christiane 11 août 2018 à 15 h 43 min

D’accord avec vous pour dire que malgré toutes les preuves que la tentative sera vouée à l’échec, il faut/ on ne peut s’empêcher d’essayer quand même. C’est humain.

Mais pas d’accord avec vos interprétations des 2 textes de Sarraute, pas plus qu’avec l’image du château de sable appliquée à Babel.
En revanche quelle excellente idée de me renvoyer à cet épisode biblique : notre « confusion des langues » (y compris lorsque nous employons théoriquement la même !), notre impossibilité à nous entendre seraient une bonne chose après tout, en dépit des apparences. (Mieux que l’unanimité violente en tout cas, celle de la foule-mob/turba)

Tiens, une question aux (vrais) germanistes (≠ ceux qui comme moi n’ont que des souvenirs scolaires) : y a-t-il en allemand deux mots différents permettant la distinction de la foule unie dans/ unifiée par la violence, la meute (de celle, paisible et « atomisée » des promeneurs sur les grands boulevards par ex, la simple « crowd ») ?
À cause de Canetti je pense à « Masse » pour le premier sens, mais « Menge » s’y oppose-t-il nettement ? Ou bien utilise-t-on « Mob » ?

Paul Edel dit: 11 août 2018 à 16 h 37 min

Pour Clopine de 13h51

C’est sous un grand tilleul que Julien Sorel se fait le serment de prendre la main de Madame de Rênal. Remarquons que le narrateur prépare déja bien le cadre l’ambiance de l’action à la fin du chapitre précédent, en habile feuilletoniste.Il écrit : « les grandes chaleurs arrivèrent. On prit l’habitude de passer les soirées sous un immense tilleul à quelques pas de la maison. L’obscurité y était profonde. » Décor planté.
Et notons qu’il précise que c’est par un pur hasard, « en gesticulant » que la main de Julien Sorel touche celle de madame de Rênal pour la première fois .
Chapitre suivant. Ce que le hasard a fait (toucher la main de Madame de Rênal) , la volonté et le courage de Julien doit le refaire.Il doit vaincre sa timidité qui un moment tourne à la terreur.. Le ciel, ce soir-là est « chargé de gros nuages », un vent chaud(qui renverse un pot de fleurs) et un orage approchent , ça métaphorise l’excès d’émotions de Julien ,etc. Combien de temps dure l’action ? , Stendhal devient d’une belle exactitude puisqu’on sait que Julien Sorel a tenu la main volontairement de madame de Rênal au dernier son de cloche dix heures du soir jusqu’à « minuit sonné depuis longtemps ».. Cette scène ne vient pas de nulle part.
Nous savons aujourd’hui que cette scène sous « épais feuillage de tilleul » -avec serment de prendre la main de la femme aimée- est la répétition d’une scène qui eut lieu exactement en début mai 1824 entre Beyle (il a 41 ans et n’est pas donc un jeune homme) et Clémentine Curial. Ils se promenaient alors promenant dans les bois d’Andilly. Beyle se sentait sans courage auprès d’elle our se déclarer et s’était enjoint à lui-même de lui prendre la main, ou de se bruler la cervelle le soir même s’il n’avait pas ce courage . Il l’a consigné dans ses écrits intimes. Il rapporte : « je ne suis qu’un lâche si je ne me déclare pas quand nous serons arrivés à tel arbre ». Ecrit entre 1828 et 1829, il a donc fallu entre 4 et 5 ans à Stendhal pour que le mécanisme de mémoire s’enclenche sur cette promenade en foret et que Clementine Curial. devienne Madame de Rênal sous sont illeuL.

Ce tilleul, d’où vient-il ? Ce tilleul dont curieusement Stendhal nous précise que » la tradition du pays le dit planté par Charles le téméraire ».. Curieuse remarque sur une origine légendaire… elle est importante car c’est un rappel tres exact de ses meilleurs jours d’enfance (et de ses lectures) passés près de Grenoble, au lieu des « les Echelles » Là, le jeune Beyle, souvent malheureux depuis la mort de sa mère et la mauvaise entente avec son père, se réfugie « sous des immenses hêtres ».L’arbre est consolateur mais il renvoie aussi vers ces « forets de Berland » qui ,selon les mots de Stenhdal » devinrent pour moi un site cher et sacré. »Retenez le mot « sacré ».. Et il ajoute ceci de capital »c’est là que j’ai placé les enchantements d’Ismen de » la Jérusalem Délivrée » (Brulard chapitre 13 p. 151).cette précision est importante car il y a toujours eu chez le jeune Beyle, lecteur passionné du Tasse, une totale fascination pour l’ héroïsme ,la chevalerie, les tempéraments passionnés ,mais surtout -et là on revient vers le tilleul notre tilleul- une forêt enchantée qui a la vertu de faire s’épanouir les songes secrets, comme les terreurs enfouies. Et n’oublions pas non pas, dans Le Tasse ce « jardin d’Armide » qu’une « amoureuse magicienne » a créé pour favoriser les amours. Donc l’âme exaltée et si solitaire du jeune Stendhal a été marquée profondément par cette lecture, et explique que Stendhal veuille donner une origine légendaire au tilleul du Jardin Rênal.. D’autant que la tante Elisabeth fascinait l’enfant Beyle par ses « sentiments espagnols », sentiments qu’on retrouve sans cesse comme une scie dans ses écrits et dans sa thématique romanesque.(voir Ferrante Palla dans « la chartreuse ») Donc il n’y a pas que le souvenir de cette foret d’Andilly avec Clémentine Curial, mais toute une source poétique des arbres et des forets enchantées venus des lectures d’enfance.
Enfin sur l’acte de prendre la main et de vaincre sa peur, selon Julien Sorel, cela est lié à l’Ideal du « sublime » selon Stendhal .C’est une décision orgueilleuse, une capacité d’agir et de surmonter ses peurs afin de gagner une » élévation particulière » pour atteindre ,selon les mots de Stendhal à « des bonheurs au-dessus de l’humain ». Nietzche a longuement médité là-dessus.

Clopine dit: 11 août 2018 à 16 h 37 min

Hamlet, finissons-en : vous lisez ce que vous voulez bien lire !

Je n’ai pas dit que la personne qui existe sous le pseudonyme d' »Hamlet » est une personne aux penchants moralement méprisables, utilisant la calomnie (affirmer que vous dites ce que vous n’avez pas dit, vous accusant de poursuivre des buts cachés, déformant vos propos ou vos intentions), le harcèlement (intervenir systématiquement à chacun de vos messages, relever systématiquement, dans chacun de ceux-ci, un mot, un propos, le déformer tout aussi systématiquement) et ce pour bien marquer le mépris qu’on vous porte.

Je dis que j’ai été, pendant des années, victime d’un (ou plusieurs…) « trolls » qui ne cherchaient nullement à entrer en discussion avec moi, qui tournaient en dérision mes propos quand ces derniers n’étaient pas « étouffés » sous des allusions blessantes qui me renvoyaient à mon sexe ou à mon aspect physique. Et je suis tombée des nues en lisant, sur le blog d’un certain « Bergeret », des phrases non équivoques, elles, qui d’un côté professaient le plus grand mépris pour mes goûts, mes lectures, mes interventions, et d’autre part déclaraient que, par amusement, on allait procéder avec moi, pour me punir de ce que j’étais, au type de harcèlement trollesque qu’on subodorait (à raison) que je supporterais le moins. Une sorte de jeu de « dîner de cons », assumé, préparé et annoncé, pour le plus grand amusement de quelques commensaux (à prénom féminin..;) que le Bergeret en question appelait comme « témoins ».

J’admets qu’on puisse avoir une opinion particulièrement défavorable à mon endroit. Mais ce genre de proclamation, d’intention, de « projet », oui, pour moi comme pour autrui d’ailleurs, je le juge condamnable et moralement indéfendable.

Pas vous ?

Maintenant, j’ai effectivement eu le soupçon que vous ne faisiez qu’un avec ce « Bergeret », ou « troll multiple », si on veut. A cause d’un coup de téléphone tout chelou, à cause du surgissement, à chaque fois que vous m’adressez la parole, de ce même Bergeret qui joue désormais à l’agneau angélique avec moi, concédant tout juste avoir donné une mauvaise opinion de moi sur son blog…

Si je me trompais absolument et que vous aussi, vous n’aviez aucune indulgence pour ces pratiques trollesques, il y a belle lurette que vous auriez trouvé le moyen de me détromper.

Au lieu de ça, vous me relancez sur le sujet, histoire de fatiguer ce blog ça se trouve, et au moins en ayant comme résultat la réaction commune « ah là là cette Clopine qui voit des trolls partout ». les mêmes ne voient pas que c’est vous qui me relancez sur ce sujet, sans doute pour que je continue à en parler et ainsi me discréditer : façon bel écran de fumée.

Alors peut-être que je me trompe et que vous ne m’avez jamais trollée.

Mais si c’est le cas, parlez-moi d’autre chose, et tentez de dissiper mes soupçons, qui devraient vous être intolérables !

Et si j’ai raison…

C’est votre problème.

ce que je sais, c’est qu’il faut être sacrément pervers pour oser dire sur un blog « je vais me moquer d’elle, parce que, quand même, regarder comme elle est C… », et puis venir ici me narguer en multipliant les attitudes angéliques et les dénégations (« mais non, enfin, je reconnais que j’ai un peu dit du mal d’elle mais pour le reste elle divague, de toute façon elle voit des trolls partout..; »)

Et j’arrête sur ce sujet. La sincérité, ici, n’a aucune valeur : alors cette petite mise au point est à votre usage personnel, Hamlet !

(maintenant, si vous voulez me persuader de votre innocence dans ce que j’ai subi, c’est bien simple : prenez plutôt systématiquement ma défense, tenez !)

et alii dit: 11 août 2018 à 16 h 21 min

desnos chantefleurs
Dans un jardin en Angleterre
Il était un gardénia.
Pour en fleurir sa boutonnière,
Un vieux lord se l’appropria.
Depuis, au jardin, il n’y a,
N’y a plus de gardénia.

Petit Rappel dit: 11 août 2018 à 16 h 14 min

Hamlet
Plus modestement, je partirai de Littré: Littéraire: qui appartient aux Belles-Lettres. société littéraire, critique Littéraire.
Je pense qu’on ne vient pas ici si on n’est pas habité par le gout des livres, un passé de lecteur, une certaine sensibilité, et son contraire.
Il est inévitable, comme le relève x, qu’il y ait ce ballet d’incompréhension, de mésententes, qui, à y bien regarder , est inhérent à tout genre littéraire. Je me souviens de polémiques de grandes plumes qui ne lisent que ce qu’elles veulent lire, et ce n’est pas toujours ce qu’à réellement dit l’adversaire.
Je n’ai pas mission de réformer ce travers, mais quand ce blog se perd en questions oiseuses et d’une paranoia peu critique façon qui est qui, que celles-ci en viennent à parasiter les échanges, alors oui, j’éprouve le besoin de recentrer les choses. Pas souvent. Peut-être deux fois en 20 ans. Ce peut-être agiter un balai contre une grande marée, mais je ne déteste pas les combats « bien plus beaux quand ils sont inutiles »
Voila. Vous excuserez mon retard à vous répondre.
Bien à vous.
MC

hamlet dit: 11 août 2018 à 15 h 51 min

et vous Clopine ? vous vous dites victime des trolls, mais vous n’hésitez pas, sous prétexte de soupçons infondés, à dire d’une personne dont vous ne savez rien qu’elle est au service de quelques penchants moralement méprisables : la calomnie, le harcèlement, le mépris… »

Delaporte dit: 11 août 2018 à 15 h 44 min

Je suis comme vous, Jacuzzi, j’aime beaucoup l’Aragon des dernières années, ainsi que les romans de cette époque où il s’était pour ainsi dire libéré, par la force des choses, d’Elsa. Théâtre/Roman, quel beau livre.

christiane dit: 11 août 2018 à 15 h 43 min

Toutes ces tentatives pour vous dire, x, que malgré les ratés, les impossibles de la conversation, tout ce qui vient l’entraver, il reste quelque part dans ce magma de paroles et de silences, l’obstination à édifier cette tour de sable que la mer détruira (Babel ?).
Sans ce « Et pourquoi pas ? », Sarraute aurait-elle continuer à écrire, ce qui est une forme de conversation vouée à l’échec… Et elle le savait.

et alii dit: 11 août 2018 à 15 h 42 min

Proust, dans un rare poème, s’est baladé du côté de chez Schumann : « Jardin pensif, affectueux, frais et fidèle, Où se baisent les lys, la lune et l’hirondelle, armée en marche, enfant qui rêve, femme en pleurs ! »écrit-il en pensant au musicien.

Jazzi dit: 11 août 2018 à 15 h 35 min

Il y a des anecdotes qui en disent long !
Celle-ci, dans le genre « parlez-moi de moi, il n’y a que ça qui m’intéresse ! »
Ayant adopté un look tapageur, Aragon, vers la fin de sa vie avait rendez-vous, dans un café de Saint-Germain-des-Prés, avec le journaliste Guy Konopnicki, afin d’y être interviewé. A une table voisine, des jeunes gens le reconnaissant, l’un d’entre eux se lève, et se dirige alors vers le juke-box pour y sélectionner le tube de Nicolas Peyrac, dont le refrain disait : « Gréco avait déjà son nez/Aragon n’était pas encore un minet/Mais il y avait déjà des folles au Flore ». A peine le disque achevé, Aragon se précipite pour remettre une pièce dans l’appareil et, d’un air ravi, déclare à la cantonade : « Elle est bien cette chanson ! »

Delaporte dit: 11 août 2018 à 15 h 34 min

« Delaporte, les girolles du Maroc sont aussi corrompues que les truffes de Chine. Pas besoin d’avoir fait le grand ni le petit séminaire pour s’en assurer, il suffit d’avoir cuisiné en France. »

J’ai été choqué non tant par ce que Robuchon disait, mais par le ton dont il le disait, comme un raciste qui se libère enfin d’un bon argument à mettre à sa thèse de toujours. Je le redis : il aurait pu parler avec davantage de diplomatie, surtout quand son propos est télévisé et va durer plus longtemps que lui. Les Marocains sont fiers de leurs girolles, comme de leur beau pays et de leur cuisine. Les paroles de Robuchon ont dû les atteindre en plein coeur. Moralité étrange en filigrane du message que Robuchon veut faire passer, cuisinant les joues de boeuf : la seule vraie cuisine est la cuisine française, la seule qui est bonne, avec surtout de BONS PRODUITS. Je suis désolé, on trouve des bons produits partout, la planète mondialisée en propose, rarement, mais elle en propose au voyageur curieux, avec parcimonie, certes. Repose en paix, Robuchon ! Là où tu es désormais, cette polémique ne t’atteint pas. Mais elle m’a déçu sur ton compte (en plus, le bonhomme était franc-maçon, paraît-il : un comble).

Ed dit: 11 août 2018 à 14 h 41 min

Il n’y a pas plus irrationnels et bordéliques que les Allemands, mais la réalité ne rattrapera jamais les préjugés dans l’esprit de la masse, dans celui des gens qui n’ont ni le temps ni l’envie de mettre leurs idées reçues à l’épreuve des faits.

Chtimimi dit: 11 août 2018 à 14 h 34 min

La RDL se veut blog littéraire. On peut en douter, puisqu’à la question du taulier : <>, aucun des intervenants – aux personnalités pourtant diverses et variées – n’a opposé la question fondamentale à l’approche de la rentrée littéraire : <>.

Et si « Sur le banc », c’était Carmen qui écoutait La Hurlette posant la sempiternelle question : <>…Fermez le ban.

De ce pas, je m’en vais cueillir les haricots épargnés par les ramiers et la tétragone que les lapins ont négligée, arroser les panais trop chétifs et repiquer quelques scaroles en espérant que les limaces, ragaillardies par le retour des ondées orageuses, n’en fassent pas leurs agapes dominicales.

Jazzi dit: 11 août 2018 à 14 h 28 min

« les francine de génération en génération…
un vrai métier, complexe, qui perdure. »

Ne pas confondre baignoires et bassins, rose, les fontainiers ne sont pas des plombiers !

Jazzi dit: 11 août 2018 à 14 h 18 min

Pas seulement l’été, Soleil vert !

« Lorsqu’on évoque les parfums à Versailles, on pense tout de suite à une cour où l’art du paraître a été porté à son paroxysme. Dans ce contexte, l’usage extraordinaire qui est fait des parfums proprement dits, mais aussi des multiples accessoires odoriférants tels que les sachets, les gants, les éventails parfumés apparaît rationnel : en se diffusant, le parfum forme un halo autour de la personne qu’il prolonge et magnifie. Il étend l’être et la sphère sociale du courtisan.

Contrepoint immédiat à cette évocation parfumée : l’environnement odorant épouvantable d’un palais qui ignore les latrines. Certains témoignages comme celui, en 1764, de la Morandière, sont particulièrement éloquents : « le parc, les jardins, le château même font soulever le cœur par leurs mauvaises odeurs. Les passages de communication, les cours, les bâtiments, les corridors sont remplis d’urine et de matière fécales ; au pied même de l’aile des ministres, un charcutier saigne et grille ses porcs tous les matins ; l’avenue de Saint-Cloud est couverte d’eaux croupissantes et de chats mort. »

rose dit: 11 août 2018 à 14 h 18 min

Pablo 75
n’en ai pas ds mon entourage.
sauf mon meilleur pote de boulot qui a son frère jumeau (loin de lui et marié) et dont la femme à une soeur jumelle qui cumule les catastrophes, alors qu’elle s’est trouvé une bonne pâte comme compagnon, mon pote à moi.

Et si je cherche bien, dans ma famille deux frères qui ont épousé deux soeurs-l’immigration italienne. Faut que je recherche. Mais je crois qu’ils ont pu vivre collés comme des moules sur leur rocher. Tout le temps ensemble.

Soleil vert dit: 11 août 2018 à 14 h 01 min

Est ce dans « Meurtres au potager du Roy » que j’ai lu que Versailles puait la merde l’ été ?

Clopine dit: 11 août 2018 à 13 h 51 min

Paul Edel, ne croyez-vous pas qu’il est temps, pour vous, de nous parler des jardins de Stendhal ? Je crois que c’est sous l’ombre d’un noyer que Julien prend la main de Madame de Rênal, et chaque mouvement du coeur est, me semble-t-il, « enchâssé » dans une promenade, un jardin, un lieu…

Vous pourriez nous en dire quelque mots, non ? Allez, un bon mouvement…

christiane dit: 11 août 2018 à 13 h 36 min

@X
de citation en citation dans ce chapitre :

et plus loin

« Jusqu’à ce qu’enfin… et c’est vers ce dénouement que tendait toute cette histoire… jusqu’à ce que l’amateur de débats, de combats d’idées, les perdant de vue un instant… peut-être a-t-il fini par s’épuiser ou peut-être son partenaire a-t-il commis une maladresse, s’est-il laissé aller à trop de désinvolture, de brutalité… peu nous importe (…) Sur cet être les paroles chargées de sens, lourdes d’idées n’ont plus prise…

Mais qui cela intéresse-t-il ? Tout le monde est bien trop occupé à ressasser sans fin les mêmes ébranlements, les mêmes grands et petits sentiments, sensations, émotions, joies et souffrances…  »

Alors passons au dernier chapitre : « Je ne comprends pas », tellement lié à la première photo de Passou, (qu’il y ait ou non des HLM hors cadre !)
« Deux personnes assises sur un banc de jardin dans la pénombre d’un soir d’été paraissaient converser. quand on s’en approchait, quand on s’asseyait non loin d’elles, on s’apercevait qu’une seule parlait et que l’autre écoutait.(…)
Et si celui à qui ces paroles sont envoyées allait tout à coup… il suffit de quelques mots… Mais va-t-il avoir le courage de les dire ?… On a envie de le pousser… qu’il le fasse donc, qu’il l’ose… nous le ferions à sa place… nous le ferions ?… Vraiment ?… soyons sincères… Nous oserions ? (…) Vous avez osé osé prononcer ces paroles, vous avez dit : « Je ne comprends pas » ?…
(…)
Il est à craindre que ce banc dans l’ombre de ce jardin ne soit encore un des plus obscurs lieux de torture, d’abjecte trahison… »

Clopine dit: 11 août 2018 à 13 h 24 min

L’infâme Bergeret, au contraire, Lavande, sait très bien où il en est et de quels mensonges il fabrique son propos. Mais c’est devenu son problème, plus le mien.

Pablo75 dit: 11 août 2018 à 13 h 14 min

@ rose

« moi je rêve d’avoir baigné dans le même liquide amniotique d’un bébé pareil à moi qui aurait été ma moitié. »

Moi je trouve qu’être jumeau c’est formidable pendant l’enfance et l’adolescence, surtout si on vit dans un endroit où on peut être libre (chez nous, habitant un extrême de la ville, la porte du jardin donnait sur des bois, dont l’un d’eucalyptus a été brulé un été par mes frères jumeaux et leurs 2 copains inséparables vers l’âge de 6-7 ans sans qu’aucun adulte, heureusement, le sache – je leur avait dit 5 minutes avant que l’idée de faire un feu de camp après avoir construit une cabane, comme on voyait dans les westerns, n’était pas bonne).

Eux ils ont eu une enfance de rêve, toujours ensemble et dehors en train de faire les 400 coups, très libres, très connus dans le quartier, et avec un culot monstrueux qui les rendait très sympathiques. Ils ont eu aussi une adolescence en bande pendant laquelle se sont beaucoup amusés. Mais, après, l’heure des choix d’adultes est arrivée et c’est là qui ont commencé les problèmes, une fois finis les études (qu’ils ont fait dans la même ville et habitant ensemble le même appart bien sûr): service militaire séparés, installation professionnelle problématique, histoires d’amour et mariage, etc. Et là, carrément, il y en a un qui s’est « sacrifié » pour pouvoir rester ensemble, même si aucun des deux ne l’a jamais reconnu.

Pablo75 dit: 11 août 2018 à 13 h 04 min

@ closer

« Les espagnols pensent-ils vraiment que les allemands sont cartésiens? »

Pour les gens du Sud, tout ce qui est au Nord est cartésien. Pour un andalou un basque ou un catalan sont des cartésiens, alors qu’il y a rien de plus irrationnel que les basques et les catalans, comme le montrent leurs revendications délirantes sur l’histoire d’il y a plusieurs siècles ou leur façon de s’inventer un passé et d’essayer de l’appliquer à des régions où aujourd’hui il ne restent que très peu de basques et de catalans « purs » (puisque ce sont deux nationalismes racistes et suprémacistes, comme le montrent tous leurs écrits anciens et leur fascination dans les années 30 pour le nazisme).

Pour les espagnols les français sont cartésiens, alors que la France est un des pays les plus illogiques et irrationnels que je connaisse (on peut voir ici presque autant de faits absurdes qu’en Espagne, sinon plus).

Donc, rien de plus normal que pour des « quijotes » qui ont inventé « el esperpento », un Allemand soit cartésien.

Mais, au fond, à part les suisses, qui est cartésien sur cette planète folle?

Pablo75 dit: 11 août 2018 à 12 h 53 min

@ Ed

« L’interview du pdg de Penguin m’intéresse. Malheureusement je ne comprends rien. »

Il faut mettre les phrases qui t’intéressent dans Google Traduction Espagnol-Français et tu peux les comprendre facilement.

https://translate.google.com/

x dit: 11 août 2018 à 12 h 51 min

@ Lavande à 10 h 15 min : tant qu’on ne me prend pas pour z …
@ christiane à 12 h 09 min : ne le prenez pas mal, mais le « à chacun son interprétation » permet de faire dire aux textes n’importe quoi.
« L’interprétation infinie » est une chose, le n’importe quoi en est une autre ; on a parlé de la morale du travelling, il y a aussi une éthique de la lecture qui commence par l’attention.
Or les blogs avec leurs suggestions multiples, qui fusent de partout, nous poussent au contraire à la dispersion et à la lecture superficielle.
Cela peut partir d’une très bonne intention, celle justement d’entretenir la conversation. Le tempo des blogs s’oppose à la lecture sérieuse et vice-versa. Il y a une alternative : on ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Ou bien tenir sa place sur le « forum » (au risque de développer sa vivacité, sa réactivité, sa capacité au tac-au-tac aux dépens de sa capacité à la réflexion), ou bien progresser dans la solitude…

closer dit: 11 août 2018 à 12 h 17 min

Pablo, dans l’article que tu as mis en lien sur le PDG de Penguin, une phrase commence par:

« Cartesiano como buen alemán, enumeró varias razones objetivas para su optimismo: »

Etrange, non? Les espagnols pensent-ils vraiment que les allemands sont cartésiens? Ou est-ce que « cartesiano » renvoie à autre chose?

Paul Edel dit: 11 août 2018 à 12 h 14 min

Dans le roman « Les années de chien »(les années nazies racontées de manière picaresque et expressionniste par Günter Grass il y a le jardin d’Amsel.Tres politique.
Amsel ,dans ce jardin, y a confectionné et placé des épouvantails à moineaux, habillés du brun des chemises des SA , et il leur fait faire les gestes automatiques du salut nazi par un savant mécanisme de poulies et ficelles..(il y a le souvenir de l’essai de Kleist, »Sur le théâtre de marionnettes « de 1810 qui rappelle les mouvements d’ensemble et les défilés des soldats prussiens.).Mais Grass y ajoute aussi un bonhomme de neige, car tout repose dans ce roman sur des souvenirs d’enfance de l’auteur.
Extrait :« Mais derrière la Butte- aux- pois,, il y a le jardin d’Amsel, les corbeaux comparent. Le bonhomme de neige règne au milieu du jardin, tandis qu’à l’arrière-plan, drapés de guenilles, affublés de brun, neuf épouvantails s’estompent dans le crépuscule, le bonhomme qui est dans le jardin d’Amsel n’a pas de nez. Personne ne lui a mis des faines en guise d’yeux. Pas de bonnet de laine tendu sur sa tête.Il n’a pas de bras de ramilles pour saluer, faire un signe, marquer son désespoir. En revanche il a une bouche rouge qui ne cesse de grandir. » (traduction de Jean Amsler.)

christiane dit: 11 août 2018 à 12 h 09 min

Pourquoi pas, x,… à chacun son interprétation. Lavande croque finement le jardin de la RDL. Je vous remercie, néanmoins car mon jeune voisin fêtant ses 21 ans, il m’était impossible de dormir. Ouvrant la rdl de nuit – ce qui m’arrive rarement – j’ai eu tant de plaisir à lire votre citation de l’intelligente Nathalie Sarraute et replongeant dans cet essai que vous citiez je suis tombée sur ces lignes du « pourquoi pas ? ». Une des pirouettes chères à l’auteur. Trop épuisée, ce matin, pour continuer la joute oratoire, je vais explorer un autre jardin qui a tant de charme de cette femme que j’aime lire, Chantal Thomas, dans son excellent roman historique et poétique : L’échange des princesses, édité au Seuil. Elle a l’art d’être près de ces enfants sacrifiés par des hommes de pouvoir pour des raisons de stratégie politique. Elle écrit si calmement et avec tant de justesse. Son regard se pose sur Sade, Casanova, Marie-Antoinette, Thomas Bernhard, Olympe de Gouges… De belles fictions étayées par ses scrupules d’historienne. Oui, elle me repose et me fait tour à tour sourire ou m’attrister.
Parfois les questions du langage malmené dans les conversations me donnent envie du silence de la lecture.
Dans la volière de la rdl, nos pensées s’embrouillent et se disloquent. On y perd des amis, on y fuit des prédateurs. On rêve d’un monde plus limpide…

et alii dit: 11 août 2018 à 12 h 05 min

wwiki ispahan:
La ville est cependant toujours couverte de jardins à l’époque qadjare et elle est toujours comparée au paradis. La métaphore de khold-e barin/khuld-i barin ou khold-e paikar (« le paradis le plus haut ») est utilisée à cette époque pour désigner Ispahan. Cette expression a été utilisée par Rostam al Hukama, chroniqueur natif d’Ispahan, qui désigne Ispahan comme égale au khold-e barin à l’époque de sa conquête par Agha Mohammad à la fin du xviiie siècle23.

Jazzi dit: 11 août 2018 à 11 h 58 min

« Alors oui quel autre mot utiliser que celui de « jeu » pour désigner cette farce ? »

Oui, mais la pièce se joue côté cour ou côté jardin, hamlet ? Communication ou incommunicabilité entre les êtres ?

et alii dit: 11 août 2018 à 11 h 33 min

Detienne Marcel, Les jardins d’Adonis. La mythologie des parfums et des aromates en Grèce et Les dieux d’Orphée

hamlet dit: 11 août 2018 à 11 h 05 min

x dit: 11 août 2018 à 0 h 13 min

merci, il me semble que cet extrait Sarraute va dans le sens de ce que j’essayais de dire. Les processus de communication entre les personnes, leurs interactions, ne peuvent pas ne pas dépendre des processus de fonctionnement de la conscience de chacune des personnes, la relation entre les consciences dépend de la conscience de ces relations.
A la fin de Richard III, les modifications opérées dans sa conscience change sa relation au monde, mais cette lucidité nouvelle engendre sa perte.
Pour Spinoza cela reflèterait l’état de son processus vital. Spinoza avait eu l’intuition de voir que nos sentiments dépendent de nos émotions, l’émotion est toujours première, si on poursuit cette idée les relations entres les consciences sont sous le mode de l’émotion première.
Je n’ai jamais vraiment bien compris la notion libre-arbitre, nous sommes tous programmés. Une partie de ce programme est déjà là au début de notre existence, la suite de cette programmation nous la construisons au cours de notre vie, mémoire aidant, mais toujours en fonction d’une programmation initiale. Nous agissons et ressentons le monde qu’en fonction de ce programme.
Sartre philosophe de la liberté, grand spécialiste de la mauvaise comme manière de se mentir à soi-même, avec une essence précède l’existence, la distinction entre les séries d’individus (ceux qui prennent le bus ou vont voir un film) et les groupes (ceux qui par l’action politique mettent leur conscience en commun) etc…, c’était dans les années 60, qu’en est-il plus d’un demi siècle plus tard ?
C’est bien juste une histoire de focale, comme la photo de l’article de passou, ce banc dans ce décor verdoyant, il suffirait d’élargir le plan l’image pour découvrir autour des grandes barres d’hlm, qu’est-ce que cela changerait, pourrait-on le reprocher au photographe ? non ! parce que nous sommes tous devenus des experts en programmation. Comme il est dit dans l’article le passage d’un monde à l’autre, cette idée que chacun puisse se dire comme Marcion « ce monde n’est pas le mien » ou « nous sommes tous d’un autre monde », c’est totalement débile, il n’y jamais eu qu’un seul monde pour les hommes. Et le fait de fait de s’émouvoir devant la beauté bucolique d’un jardin alors que quelques mètres plus loin l’homme est en train de détruire les forêts, cela n’est dû qu’à un mode de programmation de nos conscience et certainement pas au fait qu’il existerait une pluralité de mondes où chacun pourrait vivre dans celui qui serait fait le mieux fait pour lui.
Alors oui quel autre mot utiliser que celui de « jeu » pour désigner cette farce ?

et alii dit: 11 août 2018 à 10 h 57 min

Jardins de pierre
Données clés
Titre original Gardens of Stone
Réalisation Francis Ford Coppola
Scénario Ronald Bass
Sociétés de production ML Delphi Premier Productions
TriStar
American Zoetrope
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 111 minutes
Sortie 1987
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Jardins de pierre (Gardens of Stone) est un film américain réalisé par Francis Ford Coppola, sorti en 1987

de nota dit: 11 août 2018 à 10 h 17 min

Le jardinier et son seigneur.

Un amateur du jardinage,
Demi-bourgeois, demi-manant,
Possédait en certain Village
Un jardin assez propre, et le clos attenant.
Il avait de plant vif fermé cette étendue.
Là croissait à plaisir l’oseille et la laitue,
De quoi faire à Margot pour sa fête un bouquet,
Peu de jasmin d’Espagne, et force serpolet.
Cette félicité par un Lièvre troublée
Fit qu’au Seigneur du Bourg notre homme se plaignit.
« Ce maudit animal vient prendre sa goulée
Soir et matin, dit-il, et des pièges se rit ;
Les pierres, les bâtons y perdent leur crédit :
Il est Sorcier, je crois. -Sorcier ? je l’en défie,
Repartit le Seigneur . Fût-il diable, Miraut,
En dépit de ses tours, l’attrapera bientôt.
Je vous en déferai, bon homme, sur ma vie.
– Et quand ? – Et dès demain, sans tarder plus longtemps.  »
La partie ainsi faite, il vient avec ses gens.
« Cà, déjeunons, dit-il : vos poulets sont-ils tendres ?
La fille du logis, qu’on vous voie, approchez :
Quand la marierons-nous ? quand aurons-nous des gendres ?
Bon homme, c’est ce coup qu’il faut, vous m’entendez
Qu’il faut fouiller à l’escarcelle.  »
Disant ces mots, il fait connaissance avec elle,
Auprès de lui la fait asseoir,
Prend une main, un bras, lève un coin du mouchoir,
Toutes sottises dont la Belle
Se défend avec grand respect ;
Tant qu’au père à la fin cela devient suspect.
Cependant on fricasse, on se rue en cuisine.
« De quand sont vos jambons ? ils ont fort bonne mine.
– Monsieur, ils sont à vous. – Vraiment ! dit le Seigneur,
Je les reçois, et de bon coeur.  »
Il déjeune très bien ; aussi fait sa famille,
Chiens, chevaux, et valets, tous gens bien endentés :
Il commande chez l’hôte, y prend des libertés,
Boit son vin, caresse sa fille.
L’embarras des chasseurs succède au déjeuné.
Chacun s’anime et se prépare :
Les trompes et les cors font un tel tintamarre
Que le bon homme est étonné.
Le pis fut que l’on mit en piteux équipage
Le pauvre potager ; adieu planches, carreaux ;
Adieu chicorée et porreaux ;
Adieu de quoi mettre au potage.
Le Lièvre était gîté dessous un maître chou.
On le quête ; on le lance, il s’enfuit par un trou,
Non pas trou, mais trouée, horrible et large plaie
Que l’on fit à la pauvre haie
Par ordre du Seigneur ; car il eût été mal
Qu’on n’eût pu du jardin sortir tout à cheval.
Le bon homme disait : « Ce sont là jeux de Prince. »
Mais on le laissait dire ; et les chiens et les gens
Firent plus de dégât en une heure de temps
Que n’en auraient fait en cent ans
Tous les lièvres de la Province.

Petits Princes, videz vos débats entre vous :
De recourir aux rois vous seriez de grands fous.
Il ne les faut jamais engager dans vos guerres,
Ni les faire entrer sur vos terres.

Jean de La Fontaine.

x dit: 11 août 2018 à 10 h 11 min

@ christiane 2 h 46 min
Sauf que dans le texte le « Pourquoi ? » et le « Et pourquoi pas » (mentionnés d’ailleurs non pas après mais entre les passages cités) ne permettent justement pas de surmonter le problème. Au contraire, ils sont présentés comme des outils si ce n’est de la « mauvaise foi » (le terme est rejeté, parce qu’il impliquerait trop d’engagement dans ce qu’on dit) mais de l’indifférence totale au contenu (au sens/ aux idées) et comme un moyen commode de déstabiliser l’autre et de réduire à néant ses efforts de « communication » !
À preuve, le commentaire qui accompagne le « pourquoi ? » du témoin/interlocuteur imaginaire non plus des personnages mais de l’instance narrative : « vous n’en faites pas le même usage » (i.e. c’est une interrogation véritable de quelqu’un qui cherche à comprendre, pas un moyen de prendre le dessus à bon compte dans une conversation envisagée comme un combat).

L’usage de la citation peut tout aussi bien relever de la recherche commune, coopérative, d’une vérité, de la mise en commun des ressources, qu’être utilisée comme un moyen de river son clou à l’interlocuteur dans une conversation conçue comme un match.
@ Jazzi aussi : Ou à un niveau plus élémentaire mais tout aussi efficace sur les blogs, le « n’en déplaise à » que l’on imagine assez bien accompagné de « nananère ».

Bien joué dans l’univers de la compétition, des jeux à somme nulle (il faut un gagnant et un perdant).
Un recul dans l’univers de la coopération intellectuelle, de la pensée participative et autres promesses de ce que devrait être la communication.

Lavande dit: 11 août 2018 à 10 h 01 min

Ça bouillonne sur la RDL : effet de la canicule ?
Je est un autre: le réel et son double.
Rose n’est pas « on ». Ed est transgenre.
Hamlet est Paul Edel (ou l’inverse je ne suis plus).
L’infâme Bergeret ne sait plus où il en est.
Clopine met des trolls de jardin pour embellir ses pelouses.
Delaporte a quarante gendarmes dans son jardin pour surveiller quarante voleurs qui veulent lui piquer ses oeuvres complètes du moine Houellebecq (Il serait plus tranquille s’il rentrait lui-même à la Trappe!).
Betelgeuse fait 48h de sieste (dans le foin, dirait Jazzi le moqueur).

C’est la ronde de Schnitzler. On n’arrive plus à calmer le bal des vampires.

Et pendant ce temps-là, Christiane, déguisée en Nathalie, nous dit tranquillement : « Et pourquoi pas ? ».

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 août 2018 à 9 h 52 min


…monsieur @, renato,…il, y a, tout de même, un comble,…dans, vos passages, ici,…il, me semble,…

…vous, nous inviter, a voir, des images, des photos, des tableaux, des œuvres d’arts,…
…qui, ne sont, pas, vos propriétés, et,d’où, vous, n’êtes pas, l’auteur,…

…et, vous signé, pour vous mettre en valeur, renato Maestri,…

…vous, n’êtes pas, un peu, fou,…dans vos démarches, à vous approprier, le travail des autres, en usurpations de droits, avec, votre continuité, depuis, des années, à nous imposer, vos copier/coller, a distribuer,…

…même, si c’est, pas, des images de Tintin, inédites,…etc,…
…vous, n’avez pas honte, d’exister, comme çà,!…
…pourtant, vous savez, nous sortir, de bonnes réflexions, intellos,…quand, c’est nécessaire,…
…mystères et boules de gommes,…etc,…

Jean Langoncet dit: 11 août 2018 à 9 h 52 min

@il suffit d’avoir cuisiné en France

Pour s’assurer que la délimitation territoriale du Périgord franchit même les Pyrénées orientales

Phil dit: 11 août 2018 à 9 h 16 min

Delaporte, les girolles du Maroc sont aussi corrompues que les truffes de Chine. Pas besoin d’avoir fait le grand ni le petit séminaire pour s’en assurer, il suffit d’avoir cuisiné en France.

Delaporte dit: 11 août 2018 à 6 h 54 min

Le poème de Rimbaud, hommage à Cédric Herrou :
______________________________
Le Cœur supplicié.

Mon triste cœur bave à la poupe …

Mon cœur est plein de caporal!

Ils y lancent des jets de soupe,

Mon triste cœur bave à la poupe…

Sous les quolibets de la troupe

Qui lance un rire général,

Mon triste cœur bave à la poupe,

Mon cœur est plein de caporal!

Ithyphalliques et pioupiesques

Leurs insultes l’ont dépravé;

À la vesprée, ils font des fresques

Ithyphalliques et pioupiesques;

Ô flots abracadabrantesques,

Prenez mon cœur, qu’il soit sauvé!

Ithyphalliques et pioupiesques,

Leurs insultes l’ont dépravé.

Quand ils auront tari leurs chiques,

Comment agir, ô cœur volé?

Ce seront des refrains bachiques

Quand ils auront tari leurs chiques!

J’aurai des sursauts stomachiques

Si mon cœur triste est ravalé!

Quand ils auront tari leurs chiques,

Comment agir, ô cœur volé ?

mai 1871

Delaporte dit: 11 août 2018 à 6 h 51 min

Bonne nouvelle, contrôle judiciaire de Cédric Herrou assoupli. On lui a rendu son passeport, et les quarante gendarmes qui occupaient sa propriété ont levé le camp. Une histoire abracadabrantesque et pioupesque, au moment où le conseil constitutionnel reconnaît un « devoir de fraternité » :

« Le contrôle judiciaire du militant Cédric Herrou, devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, a été assoupli vendredi 10 août par la cour d’appel d’Aix-en-Provence » Le Monde

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 août 2018 à 6 h 22 min


…P.comme Paris,…à 1 h 59 min,…seines à saines, plonger!?,…
…Oui,!…vous, avez vu, l’heure,…
…à plonger, dans le sommeil,…merci,!…
…etc,…
…vous êtes sur quel, fuseau horaire!?,…
…excellente journée,…

Jazzi dit: 11 août 2018 à 5 h 55 min

N’en déplaise à x et à la défunte Nathalie Sarraute, et pourquoi pas tenter de communiquer encore et toujours ?

Jazzi dit: 11 août 2018 à 5 h 50 min

Christiane, dans un tout autre genre, j’ai bien aimé « Under the Silver Lake » de David Robert Mitchell. Une vision de Los Angeles moins désespérante et tout aussi inventive formellement et déjantée que celle de David Lynch. Moins esthétisante et plus drôle, raison pour laquelle les critiques intello, tel celui des Cahiers du Cinéma, se montrent réservés.
(j’ai du mal à accéder à la RDC…)

Jazzi dit: 11 août 2018 à 5 h 40 min

@Claudio Bahia

« Au XXe siècle, les cantons de Fougères,…
c’est une erreur? »

Une coquille, que vous aurez rectifiée.

« Lorsque Zola écrit..les filles seules s’en allaient parfois… seules les filles s’en allaient parfois? »

Oui. Elles étaient les plus mal loties en matière d’héritage. Elles avaient pas grand chose à perdre en partant. Trouvaient probablement plus facilement à se placer ou à se marier en ville et avaient aussi plus de courage ?

P. comme Paris dit: 11 août 2018 à 3 h 25 min

et encore du
Papier/Coller…

Moi,
en vérité,
je vous le dit :

Petit papier, Papier coller.

christiane dit: 11 août 2018 à 2 h 46 min

@X -0h13
Bah… Et pourquoi pas ?
 » Et aussi , je m’en voudrais de ne pas partager avec vous deux autres mots précieux : « Pourquoi pas ? », deux mots, ou plutôt trois : « Et pourquoi pas ? », le «Et » donnant aux deux suivants une impulsion qui augmente considérablement leur puissance. « Et pourquoi pas ? » Des mots qui ont ce pouvoir de se glisser sous un argument de poids, une objection écrasante, de la soulever, de la faire voltiger, insaisissable, inconsistante et celui qui l’a avancée, pour la rattraper se tend, s’étire, bondit… ».
Nathalie Sarraute , L’Usage de la Parole ( un peu plus loin…)

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 août 2018 à 1 h 49 min


…@,…x,…vous exagérer,…toutes, les sensibilités,…il faut, convenir,…sur, le rapide, des lignes générales exprimées,…et des réponses faites,…

…il, n’y a rien,à justifier, tout est relativement, floue et libre d’interprétations,…et, rien, n’est, à bloquer, un autre, sur quoi, que se soit,…

…de l’air, de l’air, sur tout,…
…il n’y a rien à prouver,…l’administration, se régit, automatiquement,…suivant, des normes, seines et explicites,…et, tout reste  » cool « ,…
…pas, de commerces, et, dormons tranquilles,!…C.Q.F.D.,…etc,…

P. comme Paris dit: 11 août 2018 à 1 h 35 min

But,
No Whatt :
que je m’y retrouve…
le papier collé
CHIANT de CHIANT.
Enchevauche,
en attendant une réponse :
de nota dit: 10 août 2018 à 17 h 16 min

Jouer au jardin madame

« La substance de ce jeu est que chacun des assistants doit donner un arbre, une beste dessus pour le garder, et un oyseau dessous pour chanter, et il faut qu’il contreface le son ou voix de la beste et le chant de l’oiseau, puis l’on demande à la compagnie s’il a bien fait… »

Ah que ben que oui !!!.

x dit: 11 août 2018 à 0 h 13 min

@ hamlet 10 août 2018 à 18 h 44 min
Un peu de mal à comprendre ; il est vrai que le commentaire est une réponse à MC, il ne m’est pas adressé, alors pourquoi ne pas faire comme tout le monde, monologuer dans mon coin ?
« Un jeu sans perdants, ni gagnants » ?
J’ai du mal à voir les choses comme cela. Il me semble justement que les grands perdants sont ici ceux qui s’obstinent à croire à l’échange possible, malgré le format, malgré la lecture en diagonale, malgré les fixettes des uns et des autres. Ceux qui persistent à « jouer le jeu » au lieu de s’en ficher complètement, au lieu de se servir des autres comme punching-ball ou écran pour projeter ses fantasmes en toute impunité.

Il y a un texte de Sarraute, « Et pourquoi pas ? » dans L’Usage de la parole qui décrit parfaitement cette asymétrie, même s’il évoque une conversation entre deux interlocuteurs (seulement) en présence, un « échange » (on verra qu’il porte bien mal son nom) oral:
« Celui qui parle vient, comme cela se fait dans une conversation, d’évoquer… mettons, un fait et d’en tirer des conséquences, de faire part d’un raisonnement… Sur […] un ton sérieux, qui marque la réflexion, qui porte la trace de la conviction, le ton de quelqu’un qui s’adressant à quelqu’un d’autre pense que ce qu’il vient de dire mérite une réponse. Il se tait donc pour la laisser venir et avec confiance il l’attend. […]
Celui qui reçoit [la réponse], aussitôt, comme il se doit, l’examine, et elle le surprend. […] Il est bon joueur et toujours prêt à accepter de se laisser convaincre qu’il se trompe. Il aime « communiquer », il se livre volontiers sans chercher d’abord à savoir à qui il a affaire […]
Donc il adresse à l’autre des paroles chargées de lui porter une idée, un raisonnement, il attend qu’elles aient touché leur but, puis examine celles que l’autre lui envoie en réponse… […]
Mais c’est un tort de dire: la réponse. […] Celui qui la reçoit l’examine, étonné, il la tourne et la retourne… Non vraiment, je ne vois pas… quel rapport… ce n’est pas du tout ça que je disais… et tout à coup il le reconnaît, mais si grossi, si déformé… Ah ça? Mais c’est un petit détail, ce nest rien, vous lui donnez trop d’importance, c’est tout à fait sans conséquence… […] Je crois que je me suis mal fait entendre… ce que je voulais dire… et le voici s’efforçant, cherchant à rendre ce qu’il va envoyer, cette fois plus net, plus lisse, sans impureté, sans minuscule protubérance […] Contrairement à toute attente, au cours de son atterrissage là-bas quelque chose… […] s’est échappé par la tangente… et a filé très loin… […] Non vraiment, là on s’écarte complètement, là n’est pas la question… […] Et l’autre, toujours imperturbable, avance un argument qui produit cette sensation qu’éprouve dans ce fameux cauchemar le joueur de cartes abattant un as d’atout et voyant son partenaire le couvrir d’un deux de trèfle et ramasser tranquillement la mise… il s’agite, il proteste… Mais voyons, vous ne pouvez pas, je ne comprends pas comment vous pouvez soutenir ça… non, là vous trichez, vous n’avez pas le droit…
[…]
Pourquoi? demandez-vous, pourquoi fait-il ça? Pourquoi ces efforts, cet acharnement? Ne voit-il donc pas que l’autre se paie sa tête? […]
Parce qu’il n’a pas conscience d’avoir une tête et que l’autre il ne le voit pas.
Ce qu’il voit, ce qu’il perçoit, et il ne perçoit que cela, c’est le sens des paroles qu’il reçoit ou qu’il lance… leur sens seul le fascine, c’est sur lui qu’il se jette, qu’il s’acharne. […] Jusqu’à ce que l’amateur de débats, […] lâchant l’idée […] perçoit soudain […] cela s’abat sur lui d’un seul coup, en un seul bloc… […] Il voit en face de lui […] un être inconnu… Ce qui s’en dégage produit cette sensation qu’on éprouve devant le regard vde et fixe d’un fauve […]
Sur cet être les paroles chargées de sens, lourdes d’idées n’ont plus prise… […] leur sens gicle, s’éparpille, et [l’autre] écoute ravi le bruit que font en tombant, renvoyées par lui là-bas, leurs enveloppes flasques… les paroles que lui-même produit ne sont que des simulacres, il les emplit de faux-semblants, de faux-fuyants, il en fait des attrapes, il s’en sert pour faire […] de bonne blagues, quand il a la chance de trouver devant lui quelqu’un comme celui-ci, qui s’y prête si bien, qui « marche » à tous les coups.
[…] Rien que le désir de s’amuser […] Rien que la frivolité, la gratuité pures… Une légèreté qui donne le vertige… le filet tissé d’idées, de raisonnements qui enserrait, contenait le monde, un coup de pied, un coup de griffe le déchire, tout se défait, s’échappe, s’écoule… le cœur vous manque…
On devrait pouvoir dire « le cerveau vous manque »…

Sauf, évidemment, que chacun se reconnaîtra dans l’interlocuteur sérieux et de bonne volonté, ah! comme c’est vrai, juste, bien vu, et attribuera le rôle de celui qui se paye la tête du naïf aux autres. (Alors que pour Sarraute (qui refuse d’incarner cette conversation faussée, de mentionner des idées, des opinions pour que le lecteur ne se jette pas sur le « contenu », le « sujet » de l’échange) cette asymétrie est probablement constitutive de l’être parlant).

Bah, les vrais perdants ce sont sans doute ceux qui s’acharnent à recopier tout ça pour finalement se tirer une balle dans le pied, en quelque sorte…

Claudio Bahia dit: 10 août 2018 à 23 h 55 min

@ Jazzi
…la mer borde le tout. Pline dit de la Bretagne : Péninsule spectatrice de l’Océan…
et aussi …Mais ce qu’il faut admirer en Bretagne, c’est la lune se levant sur la terre et se couchant sur la mer.
Superbe description de cette région de France que je ne connais pas, mais où je suis invité par un couple d’amis (elle est, si j’ai bien compris sa fonction, la rédactrice en chef du journal Le Télégramme en ligne. Il parait que c’est un journal dont la forme papier comprend une partie en langue bretonne). J’espère pouvoir visiter cette région, (près d’un endroit nommé Pont l’Abbé, je crois) l’an prochain.
A part cela votre texte dit:
Au XXe siècle, les cantons de Fougères,…
c’est une erreur?

Claudio Bahia dit: 10 août 2018 à 23 h 33 min

@ Jazzi
Les jardins pierreux de Provence de l’enfance de Zola

belle et terrible description d’un village français du XIXème siècle. Il y en avait de la misère dans les campagnes de l’Europe de cette époque, mais elle était aussi dans les villes (voir Edward Zinn: Une Histoire Populaire des Etats-Unis).
Lorsque Zola écrit..les filles seules s’en allaient parfois… seules les filles s’en allaient parfois? ou s’agit-il de filles sans parenté?

rose dit: 10 août 2018 à 22 h 54 min

on a déjà er avec le rock.
ça va comme ça.

pas de piste dslée .
j’ le vois saisir le manche de la guitare comme un forcené ; alors qu’en arrivant il ressemblait à un fils de bonne famille. comme quoi les préjugés…

Delaporte dit: 10 août 2018 à 22 h 52 min

Du coup, ce « racisme » latent (et sans doute involontaire, mais réel, porte un coup fatal au bonhomme Robuchon. Que le producteur de l’émission n’a-t-il coupé ce morceau de dialogue ! Maintenant qu’il est mort, on se dit que c’était un pauvre type, tout juste bon à assurer ses fourneaux, avec cruauté et indifférence humaine. Tout pour sa gueule, et nul humanisme.

Delaporte dit: 10 août 2018 à 22 h 46 min

On commence en condamnant les girolles « étrangères », puis « marocaines », et on finit naturellement par agonir les étrangers, et les Marocains, comme si eux, tant qu’ils étaient, ne pouvaient pas aussi avoir une bonne cuisine. Mais non, pour Robuchon, cuisinier français prestigieux, tout ce qui venait de là-bas était de la merde. Bon, je pense qu’il ne l’a pas fait exprès, mais Robuchon avait commencé sa carrière par le séminaire, ce qui aurait pu selon moi lui ouvrir un peu l’esprit. Je suis déçu.

Jean Langoncet dit: 10 août 2018 à 22 h 45 min

eddie cochran, même cinquante ans après, c’est insupportable ; l’ordre public (nous en somme) est menacé

Jean Langoncet dit: 10 août 2018 à 22 h 43 min

@il ne fallait pas en parler à Robuchon ! :

ni aux modos du blog ; des petites natures genre alain bauer

Delaporte dit: 10 août 2018 à 22 h 42 min

Robuchon, disant cela n’avait pas forcément tort. Mais sa manière de le dire, manquant de la plus légitime diplomatie, est affreuse. On a l’impression d’avoir affaire au franchouillard de bas étage, au Dupont-Lajoie lambda, qui frôle constamment le racisme, ici anti-arabe (anti-marocain). Comment ne pas sursauter, en entendant cela, dans le fil de cette émission pépère sur la joue de boeuf ?

Delaporte dit: 10 août 2018 à 22 h 39 min

A propos de Robuchon, le chef étoilé qui vient de mourir, auréolé de gloire et de lauriers, j’ai été consterné en regardant cette vidéo de « Bon appétit, bien sûr ! », où il se livre à des propos racistes sur les girolles, ce champignon innocent qui, selon lui, est mauvais lorsqu’il vient de l’étranger et notamment du Maroc. Ah ! le Maroc ! il ne fallait pas en parler à Robuchon ! :

https://youtu.be/ip7wflibDNM?t=491

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 août 2018 à 22 h 33 min


…@,…rose,…à 22h 05 min,…vous avez fait, de grosses courses,…

…des éléments, de subsistances,…

…inutile, d’acheter, de trop,…pour, les jeter, ensuite,…entourer, de grands magasins,…et, ensuite, un petit tour,…dans, les curiosités, de vieux, livres,…

…bien, essayez, avec le  » rock « ,…
…c’est, tout, de même, très, dangereux, pour garder, sa liberté d’esprit,…

…je disais, justement, précédant, il ne faut, pas, se laisser,  » harponner « ,avec, ces liens-là,…votre portefeuille, s’amenuise, avec, les joies en partagent,…

…la sévérité, pour soit-même,…et rigueur,…avant,de s »épanouir, en privé,…
…etc,…surtout, avec, les châteaux du Pape,…

rose dit: 10 août 2018 à 22 h 29 min

un fouillis organisé.
les cosmos avoisinent les petits pois les oeillets d’Inde les tomates.
le ricin les aubergines et le lin les pommes de terre.
le millepertuis court à la rencontre des prévenues.
Les feuilles d’ acanthe, parfois, si décidées, dressent leurs hampes florales et rarement, si très décidées plop, lancent leurs graines à distance.
la consoude de Russie piétine l’ érable du Canada.
la rhubarbe a accepté d’ être mise là dans ce coin à l’ ombre, près de l’ olivier sous le noyer
les pâquerettes suisses ont engrainé pour l’ an qui vient. ont cédé sous la chaleur écrasante. n’ ont pas dit leur dernier semis.

don’ t worry .. be happy.
entre les deux un clefs pleure houhouhou
Urane.

Jean Langoncet dit: 10 août 2018 à 22 h 26 min

@c drôle comme vous mettez cette scène de Blow up en lien de manière récurrente.

une obsession ; je me suis toujours demandé si jeff beck était passé sous les fourches caudines du génial john mayall, sans jamais avoir la curiosité de le vérifier. Vous avez une piste ?

Delaporte dit: 10 août 2018 à 22 h 22 min

« Pourriez-vous dire, s’il vous plait, à Clopine que Lucien Bergeret et Hamlet sont deux personnes distinctes? »

Certains internautes sont convaincus qu’ils sont martyrisés sur ce blog par plusieurs personnes qui se démultiplient en n’en faisant en réalité qu’une. Une sorte de complot collectif qui provient d’un seul et unique harceleur.

rose dit: 10 août 2018 à 22 h 12 min

j’ai coupé Johnny Burnette passque je ne peux pas lui gâcher sa fin de soirée à l’ intermittent du spectacle.

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 août 2018 à 21 h 51 min


…je suis, en retard, j’ai fait, des courses,…
…et, il est, de répondre, quand, les possibilités, subsistent,…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 août 2018 à 21 h 46 min


…@,…x,…à 14 h 56 min,…

…merci, de cette invitation, à découvrir, les différences et, points de vues, de la transformation urbaniste, entre, avant, plus, pratique et social, et, après, à mettre en ingérence, trop, de verdure, pour s’isoler, des comunications et relais, d’un bon pied, pour ses démarches pretiques,…

…c’est, à se demander, ou est, l’autorité, conviviale, entre villageois, pour arriver, à ces finalités-las,…

…des absurdités, qui arrivent, à être des nuisances, à partager,…c’est presque incroyable,…cet exemple, d’évolution, dans la pratique, de ces gens,…

…allez comprendre,…cette incursion, la,…ou la vraie vie, ne fait, que commencer,…
…etc,…Go,!…
…comme dirait,  » Chapeau, melon, et bottes de cuir « ,…dans, l’extrapolation, d’un autre temps,…geler, dans l’évolution,…

x dit: 10 août 2018 à 21 h 45 min

@MC 10 août 2018 à 16 h 18 min
Évidemment, pas de regrets du point de vue du patrimoine (et compte tenu de l’éloignement dans le temps, il faudrait vraiment avoir envie de « souffrir à distance » et en vain). Pas de réflexe conditionné dans un sens (celui de l’indignation), je veux bien, mais pas en sens inverse non plus : quand on en arrive à démolir, à effacer ou à dissimuler les autres présences humaines, pourtant indispensables au bon fonctionnement du domaine (ou à la défense d’une nation, comme probablement l’estropié réduit à mendier, un Bélisaire sans grade serait-il par définition moins digne de pitié ?), quand on les démolit ou les efface non plus pour bâtir un château ni créer jardin et parc mais seulement pour préserver les points de vue depuis ce château, ce jardin et ce parc on franchit un degré supplémentaire me semble-t-il et surtout, où s’arrête-t-on dans l’esthétisation du monde et ce qu’il faut bien appeler (même si c’est assurément anachronique) une forme d’apartheid ?
Doit-on aller jusqu’à l’horizon et au-delà ? (La délocalisation y pourvoit en partie) Quand est-ce assez ?
Faut-il comme dans quelques dystopies célèbres réserver des habitations souterraines à ceux, trop peu décoratifs, que l’on ne veut pas voir (on peut éloigner l’industrie, plus difficilement les services) ?
Qu’en pensons-nous lorsqu’au titre d’indigènes nous devenons ceux qui risquent de faire tache dans le paysage disneylandifié et air-bnb-é ?

rose dit: 10 août 2018 à 21 h 32 min

jean langoncet
je ne boude pas.
je suis concentrée sur mon g’ nous, relis aïe les aïeux que je dois rendre et écoute Lola je suis Morgan de toi.
tout ça en même temps.
Et puis, je ne veux pas créer du tort à Ed, je l’ aime bien.

hamlet dit: 10 août 2018 à 21 h 22 min

sérieux je ne vois pas l’intérêt de parler de jardins publics sans jamais donner les horaires d’ouverture !!!

snobisme j’imagine ?

hamlet dit: 10 août 2018 à 21 h 21 min

et alii dit: 10 août 2018 à 20 h 08 min

et ici les 829 commentaires, quelle fraicheur ! quelle simplicité ! quelle spontanéité !

comme celui-ci :
« moment de fraîcheur parmi les essences végétales: très beau lieu pour déambuler proche de la bambousaie L accès est gratuit et possible en journée jusqu’à 18heures »

ou celui-là :
« Le jardin des plantes ouvert gratuitement au public permet de s aérer au sein du coeur de la ville seul ou accompagné. On peut s y poser un moment au calme, venir méditer, lire et découvrir la flore.
Ce jardin nous permet de comprendre le lien étroit entre Montpellier et la médecine. »

ça change des commentaires qu’on peut lire d’ici sur les jardins, ça c’est un vrai blog littéraire ! :

https://www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g187153-d230814-Reviews-Jardin_des_Plantes-Montpellier_Herault_Occitanie.html

hamlet dit: 10 août 2018 à 21 h 09 min

closer dit: 10 août 2018 à 9 h 46 min

closer d’accord avec vous sur l’entropie. d’ailleurs un truc je l’ai souvent répété à Phil ici-même, qui a souvent tendance à l’oublier, combien ne de fois ne lui ai-je pas dit :
« Phil l’entropie ! »

Lucien Bergeret dit: 10 août 2018 à 19 h 53 min

@ Monsieur Assouline, s’il passe par ici et s’il a un peu de temps à perdre…

¨Pourriez-vous dire, s’il vous plait, à Clopine que Lucien Bergeret et Hamlet sont deux personnes distinctes?

Merci.

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