de Pierre Assouline

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Speculator, le retour

Speculator, le retour

Voilà un intellectuel français dont l’œuvre est considérable, dont l’influence diffuse est incontestable, dont la réflexion enrichie en permanence par les traditions africaines et japonaises est un enrichissement permanent pour ceux qui le suivent et dont la présence médiatique est nulle. Entendez : inexistante. Ceci explique cela. Notez qu’il aurait mauvaise grâce à s’en plaindre puisque de cette situation, il est le premier responsable. D’ailleurs il ne s’en plaint pas. Et ce n’est pas aujourd’hui que Pierre Legendre va changer ni renoncer à ses « manières monastiques ». Il a fait paraître au début de cette année un petit livre qui serait un excellent moyen de faire connaissance pour ceux qui ne l’ont jamais approché.

A 89 ans, Pierre Legendre demeure ce qu’il a toujours été : un fou de droit. Sa formation en témoignait déjà (humanités gréco-latines, agrégation de droit romain et d’histoire du droit), sa pratique aussi (Ecole pratique, Sorbonne). Mais lorsqu’on sait que, parallèlement, il aussi été psychanalyste (et Freud n’est jamais loin dans son exploration des coulisses inconscientes de la parole), expert de l’Unesco pour l’Afrique et surtout auteur de documentaires télévisés en prise directe avec sa réflexion sur l’architecture dogmatique de nos sociétés, on mesure la nature et l’ampleur du pas de côté accompli par ce non-conformiste de la plus normative des disciplines. L’important, c’est la curiosité. La sienne est sans repos. Tant mieux car elle est féconde.

On ne perd jamais son temps à frotter son intelligence et ses doutes à un tel esprit. Tout le contraire de ceux qu’il tance comme des « intellectuels de parade », « penseurs au pinacle »et autres « truth makers », loin, très loin d’une aristocratie de l’esprit qu’il appelle de ses vœux (c’était également le souhait d’Umberto Eco à la fin de sa vie, conclusion à laquelle il était parvenu après avoir passé et perdu beaucoup de temps sur les plateaux), à laquelle n’importe quel animal réfléchissant peut accéder, et surtout pas une élite autoproclamée. Il nous invite à préserver l’intimité avec soi, à se méfier des pédagogues, faussaires, habiles et demi-habiles, à se défier des plagiaires jusqu’à ce qu’ils se démasquent. Vaste programme !

Au fond, ce qu’il leur pardonne le moins sous « un surplus de jactance », c’est d’être imperméables à la perplexité et partout, hermétique au doute, à l’incertitude, à l’intranquillité. Surtout à l’esprit d’inachèvement sans quoi tout débat d’idées est clos à peine ouvert. Il les croit soumis à une volonté d’ignorer, ce qui reste à prouver au-delà du tranchant des formules polémiques. Vraiment, il y a un refus de reconnaître que la civilisation occidentale, de l’Europe à l’Amérique, a pour double socle la Bible et la codification du droit romain par l’empereur Justinien 1er ? Pourtant, cela paraît tellement évident…

Le Visage de la main (96 pages, 16,90 euros, Les Belles lettres), opuscule d’une fabrication particulièrement soignée (papier, mise en page, typographie et reproductions aux couleurs assez bien respectées), n’est pas, contrairement à ce que son titre pourrait laisser accroire, une analyse du fameux traité de l’historien de l’art Henri Focillon Eloge de la main(1964) sur la puissance de persuasion de l’organe aveugle et muet. Au vrai, il ne relève d’aucun genre. Disons des éclats d’essai faute de mieux. A priori il s’adresse à tout visiteur de l’adresse arsdogmatica.com où se loge le site « La Fabrique de Pierre Legendre » ; cela dit, il peut se lire indépendamment de sa consultation et même hors toute familiarité avec l’œuvre en question. D’autant qu’il est aussi remarquable par les pistes qu’il ouvre que par son écriture, d’un classicisme assez rares chez les universitaires et les juristes, lesquels portent généralement leurs efforts sur la démonstration. On notera d’ailleurs qu’elle est d’une grande tenue et ne se relâche, volontairement, que pour dénoncer « le foutoir des sciences sociales, humaines et gestionnaires, usine aux succursales multiples, qui souvent ressemble à un Abattoir de pensée » (où l’on voit que l’auteur ne déteste pas les majuscules, jamais gratuites, naturellement)

De quoi nous entretient-il ? De la nécessité de vivre dans un Monde généalogiquement organisé. Du besoin de se laisser toutes choses résonner en nous avant de les raisonner. Des illusions qui obscurcissent le débat occidental. De la masse des experts auxquels il manque une case, du politique comme de la colle indispensable qui autorise « la coïncidence des opposés » (Nicolas de Cues)… S’il en revient toujours aux trois concepts solidaires sur lesquels repose son projet d’explication du monde (anthropos, logos, dogma), un certain nombre de tableaux et de photographies nourrissent sa réflexion, notamment  Saint Augustin en train d’écrire une lettre à Saint Jérôme (1502) de Carpaccio qui expose la vision du principe, c’est à dire le besoin de commencer en permanence qui gouverne le rapport au monde l’animal humain, la place transcendantale d’un Miroir invisible et magique qui fait dire à la Bête dans le film de Cocteau et Marais :

« Je suis votre Miroir, la Belle. Réfléchissez pour moi. Je réfléchirai pour vous »

Avec Le Visage de la main, qu’on ait lu ou pas ses ouvrages magistraux sur le parricide ou sur la fabrique de l’homme occidental, on comprend mieux au nom de quoi il travaille et quel fut l’inaugural de sa vie. Son livre ne raconte rien, proprement dit, mais il renvoie à son site qui lui propose une narration à travers un montage de concepts articulés autour d’une pensée. Internet ne l’intéresse pas comme support technique mais comme miroir, et même comme Grand Miroir, histoire de faire écho au Speculum Maius du dominicain du XIIIème siècle Guillaume Durand dit Speculator. Pierre Legendre, qui lui a déjà consacré des Leçons, lui voue une reconnaissance éternelle pour lui avoir donné le fol espoir qui a nourri une illusion de jeunesse : « tenter de se hisser à la connaissance de quelque chose d’absolu : le désir des lointains »en spéculant sur toute manière connaissable. Au fond, Speculator, c’est lui.

Citer, c’est ressusciter. Un tel livre vaut aussi par l’inattendu de ses citations- et toutes ne prennent pas leur source dans l’histoire médiévale des montages religieux et juridiques de l’Occident ! Celle du malien Amadou Hampaté Bâ est bienvenue sur « … la bizarre détermination des Blancs-blancs à vouloir coûte que coûte, nous faire vomir nos us et coutumes pour nous gaver des leurs ». Ce jugement de 1973, dans lequel le Blanc-blanc est distingué du Blanc-noir, fonctionnaire de l’administration, Legendre le renvoie aujourd’hui « aux prédicateurs-experts en démocratie, sous le règne d’une Mondialisation sans scrupules ».

In fine, il revient sur « l’inouï du parricide », entendez le meurtre de l’Ancêtre juif par l’Allemagne nazie, période qui a vu l’invention de la dictature dans la liberté (l’illibéralisme contemporain pourrait y préparer). Aux yeux de Pierre Legendre, cela a déclenché un mécanisme de désagrégation, de désorientation, de destructuration, de dislocation généalogiques. Un phénomène qui est à l’origine de notre très actuelle débâcle de la pensée :

« S’en remettre à l’armée et aux forces de police ne suffira pas, si la réflexion critique est absente. Le refus, par les pédagogues et les instances d’expertise, de changer de cap, c’est à dire d’interroger nos propres structures dogmatiques en perdition, met en relief la déroute d’une civilisation devenue incapable de penser l’immémorial universel, la Dette généalogique ».

Etrangement, on ressort de ce petit livre moins pessimiste et moins tragique qu’on ne le croit, en fredonnant un « tra la tra la la la » issu de L’Enigme éternelle de Ravel dont l’auteur nous offre la partition. Et l’on repart avec cette clause fameuse « et caetera » des notaires de l’Ancien régime, qui leur permettait d’y mettre tant de choses. Rapporté à notre temps, Legendre propose de rendre l’expression par « et le reste… », douce injonction qui nous amène une fois de plus à nous laisser gagner par l’esprit d’inachèvement, ce dont on ne saurait trop le remercier.

(« Saint Augustin en train d’écrire une lettre à Saint Jérôme, 1502 » de Carpaccio, Confrérie Dalmate des Saints Goerges et Tryphon, Venise ; « La lunette d’approche, 1964 » de Magritte, D.R. ; « Linolog II, 1972 » linogravure de Pierre Alechinsky, Centre Pompidou)

Cette entrée a été publiée dans Essais.

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commentaires

1 238 Réponses pour Speculator, le retour

Jazzi dit: à

« votre science à transmettre »

Moi aussi j’ai eu le précis de Raymond Barre dans mon cartable, jadis !
Mais je n’ai rien à transmettre…

Jazzi dit: à

CIEL, ET ALIIJACULATOR, LE RETOUR !

(il arrive que la dame pipi aille à son tour faire pipi…)

et alii dit: à

c’est pas moi qui le dis
Le grand Ernst Kantorowicz, historien de l’Empereur Frédéric II et théoricien fameux des deux corps du Roi, qu’il faut lire et relire pour parvenir à comprendre sur quelle base friable l’État moderne s’est édifié. Avec, en prime, Pierre Legendre, aussi puissant que discret.asensio

et alii dit: à

5 juillet 2019 à 20 h 57 min
tout le monde n’a pas votre science à transmettre en droit canonique!et en femmes!

Jean Langoncet dit: à

Avec sac de couchage, nécessaire de survie et rations de combat …

closer dit: à

Belle émission sur Saint Malo sur la 5. Paul habitez-vous une malouinière du 18ième siècle?
Si oui, vous pourriez nous recevoir tous pour un Week end…

renato dit: à

John Updike chez Paul Edel.

Jazzi dit: à

« moi, je me tire »

C’est pas trop tôt !
(J’ai pas le courage de compter, mais la seule et alii ça doit faire 90% des comment-taires !)

Chaloux dit: à

D. dit: 5 juillet 2019 à 13 h 43 min

Oui, D, je suis mouru à cause du sort à Coconne la hamburguère, aussi un peu par la bêtise à Boldoclopine qui vous en met surcouche sur surcouche, que ça use énormément : en lisant ces deux cervelettes, on creuse sa tombe plus vite qu’avec sa fourchette…
Sérieusement,je ne connais pas un autre endroit où on puisse lire autant de conneries en si peu de temps… Toto l’abonné m’a fait hurler de rire… L’est-il assez, amusant?… Le petit fantaisiste.

Et maintenant, j’men vais ou j’men vas, car l’un et l’autre se dit ou se disent…

‘Soir la compagnie…

pado dit: à

Le bouquin initial de Barre a du être écrit au tout début des années 60, avant la création de « Sciences éco » pour des étudiants de 1ère ou 2ème année qui s’orientaient vers le droit, donc vouloir y trouver des réponses à des problématiques actuelles me semble relever de la plus haute fantaisie.
Ceci dit je ne me souviens pas y avoir lu un quelconque chapitre sur le passage de la frontière Suisse.

Delaporte dit: à

N’oublions pas que VGE, qui fut président, et Babarre lui-même, son premier sinistre, furent le terrain idéal en France pour donner le socialisme de Mitterrand. Voilà tout ce qu’ils ont apporté à la France : une révolution avortée qui finit elle aussi en eaux de boudins. Vive le boudin, avec des patates !

Delaporte dit: à

Babarre a aussi publié d’autres livres, comme « Un goût de liberté », Entretiens avec Jean-Marie Chanon, 2000 (18 €, une fortune, sur Amazon).
La liberté de planquer ses sous ? Aussi !
Apparemment, il y a quand même aujourd’hui assez peu de lecteurs…

Delaporte dit: à

Le bouquin de Babarre est peu apprécié des ou du lecteur sur Amazon, mais toujours en vente libre :

« Beaucoup de rigueur et de clarté, vraiment les qualités que peuvent avoir les universitaires. Assez peu de contenu pourtant: si ceci ou cela vous intéresse, voci une bibliographie: et là, le bât blesse nécessairement un peu, à mesure que le temps passe et que de nouveaux travaux et de nouvelles perspectives, non prévus au programme, se font jour. Il y a plus: si la liberté de ton de Barre est plutôt sympathique, il a comme tous les dogmatiques l’art de faire passer ses conceptions pour des évidences que seuls des présupposés idéologiques pourraient oser ne pas voir.. Son passage de l’économie universitaire à l’économie réelle, quand il fut premier ministre, a témoigné du heurt brutal entre les dogmes et la réalité des hommes. Il est notoire que le professeur Barre n’en a rigoureusement rien appris. »
(Amazon, 4 personnes ont trouvé ce jugement utile)

Delaporte dit: à

« Je ne vois plus pourquoi garder le fameux manuel d’économie politique de raymond barre dans ma bibli. Je me propose de vous en faire don, cher DLP, les passages sur le recel de fraude fiscale y sont édifiants. »

Merci, mais je ne compte pas dans l’immédiat frauder le fisc. Je ne prends le chemin ni des Babarre, ni des Cahuzac. Par contre, les candidats seront nombreux à savoir comment planquer ses sous (comme chantait Dutronc, prophète en son pays) au lieu de cultiver ses choux. J’aime le chou, bon plat pour l’hiver, avec des patates et du lard, et j’en ai gros sur la patate !

pado dit: à

Janssen J-J dit: 5 juillet 2019 à 19 h 25 min
Je ne vois plus pourquoi garder le fameux manuel d’économie politique de raymond barre dans ma bibli.

P’tain, le mien doit bien être enfoui quelque part dans une pile. Va falloir creuser.

pado dit: à

et alii dit: 5 juillet 2019 à 19 h 17 min
moi, je me tire

Ouf!

Janssen J-J dit: à

Je ne vois plus pourquoi garder le fameux manuel d’économie politique de raymond barre dans ma bibli. Je me propose de vous en faire don, cher DLP, les passages sur le recel de fraude fiscale y sont édifiants. Sinon, je le proposerai à « moi, je me tire » à partir de 19.17, qu’arrive pas à le trouver sur à ma zone, ça y fera de la vraie lecture avant que ça me reprenne. Et maintenant, le jean tonique !

et alii dit: à

vous etes tous si malhonnetes que je ne veux plus que vous vous adressiez à moi;c’est trop facile de soupçonner de l’antisémitisme chez x ou chez y parce qu’on connait -dit-on-une juive! tu parles ça cause pénis uterus et chemise blanche comme si c’était un menu de votre cher D;non merci les erdéliens ;si P.Assouline tolère, je le regrette; Legendre en vidant les gens avait raison
moi, je me tire

et alii dit: à

vous avez le temps d’y aller et de vous renseigner sur le marché aux croutes
Inconnu à Aix avant 1348, le terrible fléau de la peste va ravager régulièrement au cours des siècles la population aixoise comme partout ailleurs. L’un des plus terribles fût celui de 1629. Les magistrats de la Ville prirent pourtant des précautions les plus sévères et firent même séquestrer les habitants dans leurs maisons !

On plaça alors, à chaque coin de rue, des niches ornées de statues de la Vierge, afin que de chez eux, les fidèles puissent prier. Les niches existent encore, et éveillent toujours la curiosité des touristes de passage à Aix.

Malgré les mesures prises, le mal empira ; le Parlement de Provence et les magistrats épouvantés, quittèrent la Ville. Il ne resta bientôt plus que le Prévost du Chapitre Mimata, le Consul Borilli et l’assesseur Martelly.

Le 20 janvier 1630, l’assesseur Martelly, à la tête des notables et du peuple, assiste à la grand messe et fait le vou de faire célébrer chaque année, un office d’action de grâce dédié à la Vierge de la Seds , sainte patronne de la Ville d’Aix. Cet événement devait laisser sa trace et, jusqu’à la Révolution, chaque 1 er septembre, les cloches de la Ville carillonnaient pour rappeler le vou Martelly.

C’est au cours de l’un de ces offices que furent distribués les célèbres Calissons d’Aix, sorte de pains bénis.

LA LÉGENDE GOURMANDE
Selon Marcel Provence, dans son remarquable ouvrage « Le Cours Mirabeau », cette légende est rapportée dans un manuscrit retrouvé à la Pinacothèque de Munich, par le Frère Capucin Bonnaventure de Six-Fours intitulé « Festes d’Eglises et Coutumes de Missions en Provence ». Les Calissons, bénis par l’Archevêque, étaient distribués aux fidèles en chantant : « Venite Ad Calicem », ce que les aixois, malicieux, traduisirent bien vite en : « Venez tous au Calisson ! ». Selon le Frère Bonnaventure de Six-Fours : « Ces sortes de biscuits, très tendres à la pâte d’amande, parce qu’ils sont puisés dans un large vaisseau en forme de Calisse, sont nommés Calissons ».

Tout au cours des siècles s’est perpétuée cette tradition du voeu Martelly à Aix en Provence en début septembre. Venez vous aussi entrer dans la légende gourmande aixoise et vous associer au maintien et à la promotion de cette tradition.

et alii dit: à

Dès 2002, le calisson d’Aix-en-Provence bénéficie d’une Indication géographique protégée (IGP). Pour en bénéficier le calisson doit être produit à Aix d’une part, et respecter la recette (cahier des charges) d’autre part.

Un « Calisson de Provence – Tendre – Recette traditionnelle du calisson d’Aix », ou « Calisson de Provence – Tendre – Grande Tradition », peut être fabriqué partout dans le monde, s’il ne possède pas le logo Indication géographique protégée. Le fait qu’un calisson soit vendu sur un marché communal au cœur rural de la Provence n’interdit pas qu’il soit fabriqué à Shanghai. Il faut bien sûr que la recette ci-dessus soit respectée, sinon il s’agit de fraude. En France ces

et alii dit: à

Janssen J-J dit: 5 juillet 2019 à 18 h 07 min
obsédé , tordu-comme disent les erdéliens, allez pleurer dans le tablier de votre cuisinière
Chaque année depuis 1995 à l’église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence se déroule la bénédiction des calissons9

Janssen J-J dit: à

@ mon amie, qui part demain aux US sait faire des sortes de calissons et son beau père aussi

J-M Bouguereau en est très vivement ému ! Et nous en sommes tous rendfilés, pas vrai, à la rdl. Et c’est pas du gâteau d’gâteuse, hein ! Classieux !

et alii dit: à

L’utilisation, par la haute hiérarchie nazie, du Frédéric II de Kantorowicz est une leçon que nous devrions méditer.

d) Un trait des plus intéressants, qui a fasciné Kantorowicz et explique, pour partie, la richesse de son œuvre, est celui-ci : la science de l’artifice cimente entre eux les savoirs dogmaticiens. Il y a là, sans nul doute, quelque chose de troublant pour la mentalité comportementaliste qui cherche aujourd’hui, par des voies complexes encore mal repérées en épistémologie, à s’adjuger l’immense domaine couvert par les sciences dites humaines et sociales.

Sans doute faut-il revenir aux formulations poétiques, à Virgile par exemple, à sa notation des Géorgiques (II, vers 464) des étoffes jouées d’or (illusas aura vestes), ou encore aux doctrines des premiers scolastiques sur les rêves et la catégorie des images (De multiplia génère illusionis, Gratien, distinction 6, c. 1), afin de réviser nos jugements hâtifs, appuyés par une théorie expéditive de la communication industrielle, quant à la notion même de fiction et à la nature des jeux de l’illusion.

Janssen J-J dit: à

@ on ne répond pas à un idiot comme vous ;

de quoi ?… elle aurait encore un fils idiot, Kalisson demeurant encore à Ex en Province, illustre réparateur de ses bécanes usagées ? Faites l’éther !

et alii dit: à

Pourquoi une arme ? Parce que, selon l’axe d’une recherche que j’ai récemment présentée, les systèmes d’organisation oscillent sans trêve entre le diabolique et le symbolique. Ainsi donc, tel est l’enjeu des commentaires et du juridisme sous toutes ses formes, appuyées par une science des arts bien entendu : soutenir et contrôler cette oscillation, fabriquer de la légitimité à tout prix. La dialectique du livre et du couteau, voilà le mouvement incessant théâtralement mis en scène sous l’égide des définitions justiniennes et pontificales du pouvoir (armis et legibus, Institutes, proemium).

c) II convient encore d’insister sur un point essentiel : la difficulté d’accéder aux textes étudiés par Kantorowicz. Cette difficulté ne tient pas seulement, en effet, à la complexité du système historique de descendance et de mise en ordre des textes. Après tout, les secteurs les plus divers balisés par l’histoire sociale, politique, etc., ou par les sciences dites humaines et sociales en général ne sont pas plus accessibles.

et alii dit: à

Kantorowicz a été, pour ainsi dire, posté à l’intersection des principales disciplines dogmaticiennes, telles que le Moyen Age latin les a promues. Nous connaissons en France, grâce à quelques publications éclairées, Erwin Panofsky. Mais, il y eut aussi, dans la tribu émigrée, d’autres grands noms, d’autres compagnons tels que Hermann Kantorowicz, Theodor Mommsen, Wàlter Ullman, Stephan Kuttner encore vivant. Il faudrait joindre à cette liste un autre relevé : les noms de l’érudition britannique et américaine — je songe, en particulier, au défunt Gaines Post — qui ont illustré l’histoire récente de la dogmatique juriste.

Si j’évoque tout ce monde, c’est pour notifier une remarque élémentaire : nous avons à réviser notre conception des rétrospectives d’auteurs, trop souvent destinées à nous honorer nous-mêmes en nous dispensant de prendre place en première ligne, aujourd’hui dans cet obscur combat où la science est convoquée pour étouffer les questions poignantes du savoir et de l’institution du savoir.

Là-dessus, qu’il n’y ait pas d’équivoque. Nous avons à reconsidérer Kantorowicz et son œuvre dans la généalogie générale des discours ayant trait au pouvoir, aux enjeux meurtriers et sacrés du pouvoir, enfin à ce que le Digeste appelle, pour fonder le juridique, la philosophie non simulée (veram philosophiam… non simulatam, Dig., 1.1.1, § 1). Qu’est-ce à dire ?
Résumons, en quelques propositions :

a) Sur le terrain des savoirs dogmaticiens, toute découverte que nous qualifions de scientifique, toute modulation scientifique de ce que nous appelons « chercher », a pour destination finale de s’interroger sur elle-même, en quelque sorte de se métamorphoser en se reconnaissant comme pur discours. Autrement dit, il n’y a pas de découvertes, mais seulement des mises à découvert. L’obscur change de statut, en somme, pour s’inscrire différemment. Découvrir un manuscrit, faire connaître un

et alii dit: à

La première allusion au calisson semble remonter au xiie siècle. Un texte en latin médiéval italien utilise le terme calisone pour désigner un gâteau d’amandes et de farine proche d’un massepain moderne. Une autre évocation du calisson provient de Martino di Canale qui, dans sa Chronique des Vénitiens (1275) cite nommément une spécialité au nom de « calissons2 ». Cette confiserie se retrouve ensuite dans des territoires que les Vénitiens possèdent, comme la Crète où l’on retrouve des kalitsounia, faits de pâte d’amande et de noix auxquelles sont ajoutées diverses épices (cannelle et girofle)3.
mon amie, qui part demain aux USsait faire des sortes de calissons et son beau père aussi

et alii dit: à

mon fils qui est encore sur Aix emmène des calissons dans les congrès où il intervient pour les offrir
wiki sait aussi bien que vous,le jaloux,misogyne qui n’intéresse personne et ne sait rien sur Legendre

Janssen J-J dit: à

Elle me fait un peu penser à Gracchus Babeuf, mais je trouve pas le link adéquat.

et alii dit: à

: 5 juillet 2019 à 17 h 52 min
on ne répond pas à un idiot comme vous;
je crois que c’est Legendre qui fit traduire Kantorowicz mais la question de la dette vous dépasse
non seulement ignorant mais vaniteux et jaloux ;ne m’adressez plus la parole

Janssen J-J dit: à

@ crétin, les calissons sont une spécialité d’aix en provence avec les navettes

Très drôle, qu’est-ce qu’on se bidonne avec pareilles créatures ! Bon allez, qui veut me remplacer pour faire avancer et hennir les stes algues ?

et alii dit: à

La première allusion au calisson semble remonter au xiie siècle. Un texte en latin médiéval italien utilise le terme calisone pour désigner un gâteau d’amandes et de farine proche d’un massepain moderne. Une autre évocation du calisson provient de Martino di Canale qui, dans sa Chronique des Vénitiens (1275) cite nommément une spécialité au nom de « calissons2 ». Cette confiserie se retrouve ensuite dans des territoires que les Vénitiens possèdent, comme la Crète où l’on retrouve des kalitsounia, faits de pâte d’amande et de noix auxquelles sont ajoutées diverses épices (cannelle et girofle)3.

Plusieurs hypothèses ont été évoquées pour expliquer l’origine du mot « calisson ». La première est que la cérémonie de bénédiction se déroulait autrefois à Notre-Dame de la Seds trois fois par an : à Noël, à Pâques et le 1er septembre4. Le prêtre prononçait alors la formule latine « venite ad calicem » (« venez au calice »), qui se traduit en provençal par « venes touti au calissoun »5.

Le mot calisson apparaît en provençal chez Pansier sous la forme calisçon, avec le sens moderne, dès 1503 . Dans le Jardin deys musos provensalos de Claude Brueys (Aix, 1570-1636), publié à Aix chez Étienne David en 1628, on trouve t. I p. 407 les vers suivants, où il est question de la construction du château de Cocagne pour Caramentran (personnage traditionnel du carnaval provençal) :

Janssen J-J dit: à

@ vous vérifierz, crétin,

Pourquoi citer ce texte de Kantorowicz, mourir pour la patrie, à propos de Legendre qui, me semble-t-il, n’a jamais suivi pareil conseil, que je sache !
Je prends soin de ne jamais tutoyer les belles plantes de votre espèce, un genre d’algues vertes pérennes de type nématothalle d’origine tropicale appartenant aux Ulvophyceae à structure siphonée. Dieu m’en garde !

et alii dit: à

Sans doute les efforts d’une histoire dite des mentalités, manifestement soutenus ça et là par quelques audaces subjectives, sont-ils, pour l’instant du moins, une sauvegarde contre les prétentions que j’évoque ; néanmoins, ces efforts demeurent insuffisants. Qu’on me permette de réaffirmer ici ma position : je ne vois pas sans effroi — pardonnez-moi, lecteurs, ce ton — se développer une doctrine de l’objectivation généralisée, qui n’hésite pas à envoyer à la casse les productions dogmaticiennes et l’histoire des institutions comme telle.

Cela se paye, pour les nouvelles générations conviées à penser, par un lourd conformisme fonctionnant, à l’égard de très nombreux insoumis, comme une terreur. Quant à l’objectivité prétendue, parlons-en ; parlons-en comme d’une propagande.

Voilà pourquoi il est nécessaire, à l’occasion de cette mise que constitue la publication de ces articles traduits par deux jeunes experts d’histoire du droit, d’argumenter au nom du feu sacré.

Je dirais volontiers qu’en sa personne Ernst Kantorowicz a réuni tous les talents des érudits émigrés et que, ce faisant, il a parfaitement situé l’histoire du juridique et des choses instituées comme une histoire à la lisière de tout, une histoire qui serait en somme l’histoire d’un essentiel, factice, incertain, difficile à formuler, une sorte de vide comblé par des commentaires formalistes indéfiniment repris. Or, tout cela fonctionne sur des bases logiques, sur des catégories fondatrices et d’après des principes classificatoires indéménageables.

et alii dit: à

Janssen J-J dit: 5 juillet 2019 à 17 h 46 min
crétin, les calissons sont une spécialité d’aix en provence avec les navettes

et alii dit: à

Il n’est pas indispensable de reprendre la biographie, assez bien fixée — avant même les récentes précisions de Grünewald — dans des revues et cahiers spécialisés, depuis l’article d’Edgar Salin et la notice de Josef Leckenstein annexée à l’hommage officiel de l’Université de Francfort, où Kantorowicz avait été professeur avant son séjour à Oxford et son départ définitif.

Je rappellerai seulement, à la manière des épitaphes, son temps de vie : 1895-1963.
On peut s’attendre à des travaux qui mettront plus encore en évidence l’importance de son œuvre, à mesure que seront retracées les liaisons multiples entre intellectuels allemands de plusieurs générations —je parle de l’avant-guerre — que va disperser et contraindre à l’émigration l’idiotie criminelle des nazis. On verra aussi de mieux en mieux comment les travaux les plus fascinants ont été, là comme ailleurs, une carte qui, à un certain moment d’histoire, se retourne et laisse un auteur démuni.

Aucune science ne destituera jamais la politique. Voilà une leçon que nous devrions méditer, alors que la science politique joue si volontiers l’innocente objectivité.

L’étude citée de Grünewald est indicative, soulignant la portée du mouvement apparemment centré autour du lettré Stefan George, cercle où s’est maintenu et développé le feu sacré d’une haute tradition savante de l’Allemagne. Cette tradition était évidemment peu favorable au positivisme et très proche d’une sorte de discours épique de l’érudition, maniant avec rigueur et poésie, dans l’aveuglement politique ordinaire, l’interrogation folle de l’humanité sur le pouvoir. Une question peut être posée désormais : qu’allons-nous faire, dans le contexte actuel de l’historiographie, de cette interrogation ?

Janssen J-J dit: à

@ « la région d’aix »

comme si on trouvait des calissons sur cette île à l’embouchure de la Charente, au large de Fouras !

et alii dit: à

legendre: »Sur la pente de ces notations touchant l’atmosphère dans laquelle a baigné cette œuvre et la facilité avec laquelle ce savant expérimenté, aussi prestigieux, pour nous les jeunes d’alors, que certains noms de la science historique d’aujourd’hui, répondait à ceux qui l’interrogeaient,
j’ajouterai ceci : il y avait en cet homme quelque chose d’héroïque. Dans notre monde d’intellectuels où la lâcheté et la servilité sont parfois, autant qu’ailleurs, tenues pour des qualités estimables, Ernst Kantorowicz est allé jusqu’au bout de sa passion pour la liberté, au prix des contradictions que l’on sait et dans l’ambivalence. Non par de vaines déclarations, mais en payant de sa personne.

L’Université de Berkeley a connu la honte, dont le souvenir n’est pas encore aujourd’hui effacé, d’avoir refusé de céder aux objurgations de cet écrit d’insoumis, The Fundamental Issue, où Kantorowicz argumentait contre le serment de loyauté imposé aux professeurs en 1949-1950 en plein mac-carthysme.

On connaît la suite : suivi de 21 collègues, l’émigré juif, chassé d’Allemagne par la vague nazie, donna sa démission. Princeton devait lui ouvrir ses portes et c’est là qu’il composa ce livre considérable, The King’s Two Bodies (1957).

Ici, lecteur, marquons une pause, pour célébrer l’humanité.

Kantorowicz aimait la vie : il était excellent cuisinier.

et alii dit: à

allez tutoyer ailleurs jjj, je vous emmerde
legendre dit
Ainsi puis-je résumer la leçon que j’ai reçue d’Ernst Kantorowicz, l’un de ceux auxquels j’eus recours, lorsqu’à la croisée des chemins, impressionné par l’immense étendue des commentaires juridiques —juridiques, au sens totalisant transmis par le corpus de Justinien —, par l’énigme des ficelages de la Scolastique médiévale et par l’inouï de nos assujettissements ultra-modernes, je doutais de mon bon droit dans l’entreprise scabreuse de penser.

ÀA quelques doctorants de ma génération, dispersés dans une Europe déjà livrée à la nouvelle poussée positiviste baptisée de noms divers (notamment Behavioural Sciences), lui et quelques autres ont enseigné l’érudition comme l’ars docta, c’est-à-dire en somme les moyens d’utiliser le savoir des gloses comme on utilise un savoir musicien. En France, pays de tradition notoirement hostile à l’histoire des droits savants et de la fonction dogmatique, cette remarque prend un ton de gravité.

Je dois noter que le milieu poétique français, milieu qui m’est si cher pour tant de raisons, a donné une preuve significative de son instinct pour découvrir l’accès le plus direct vers les travaux à la fois si complexes et si délicats de Kantorowicz. En publiant récemment une traduction très recommandable de l’article consacré à The Sovereignty of the Artist, la revue Poésie a promu la véritable entrée : il faut
travailler l’esthétique. Mais entendons-nous sur ce terme, parfois imprudemment utilisé de nos jours, quand nous perdons de vue la fonction anthropologique des arts, leur destination finale de subterfuge, si j’ose ainsi m’exprimer, pour humaniser l’humanité en humanisant la nature.

Le thème de l’imitation de la nature (imitatio naturae) nous introduit à la question des fondements du droit, comme il inaugure la science des images. C’est pourquoi la notion de théories de l’art doit être préférée à toute autre référence ici, même au terme d’esthétique, devenu trop équivoque ; d’ailleurs en l’occurrence, le sous-titre choisi par Kantorowicz nous y engage (« … Renaissance Théories of Art »).
L’art, littérale transposition du latin ars, doit être scrupuleusement conservé dans un tel contexte, afin d’éclairer une articulation fondamentale avec le droit. Ars demeure le mot-clé d’une science générale de la fiction, une interrogation sur la Nature ; ars est le mot de passe qui permet d’aller et venir entre deux versants, des doctrines du Beau à celles du Bon et de l’Égal, à la Justice des échanges par le droit, selon les concepts triturés par la compilation justinienne et chez les scolastiques latins à partir du XIIe siècle.

Janssen J-J dit: à

@ « et se souvenait des travaux dans lesquezls E.K. l’avait lancé »

(et le charabia délirant s’aggrave grave…)

Vous confondez sans doute avec les écrits d’Eugen Kogon (sur « l’Etat SS », etc…).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Eugen_Kogon

La wikipedia va finir par vous jouer des sales tours, taxifofolle ! Laisez Ernst Kantorowicz en dehors de toussa ! Hein !

bouguereau dit: à

Il suffit d’un gramme de merde pour gâcher un kilo de caviar

c’est pas comme l’andouillette de ton charcutier hin mon couillon en clergiman et paraboute de dlalourde

Janssen J-J dit: à

@ quand il citait en latin, il demandait comment nous le prononcions

Prononcions quoi, au juste ?

Tu m’étonnes, face à pareil charabia, on voit que vous n’y avez jamais entendu Legendre, à l’EPHE, voyhons donc, hormis la découverte de son existence sour la plume de passoul, la wikipedia faisant le reste. Pourquoi toujours ce besoin mythomaniaque de glu galopée de s’apparier avec n’importe quelle célébrité intellectuelle pour peu que le tôlier RDL échote quelque chose ? Et si vous nous parlez des confidences d’Eddy Merckx à Anne Vanderlove par exemple ? Vous croisez leurs deux noms et vous pourrez bien nous édifier. Mais attention, et je vous avertis, vous risquez de ne rien trouver sur les Beatles ni sur le coca-cola, hein !

Delaporte dit: à

C’était également un moraliste très acéré :

« Il suffit d’un gramme de merde pour gâcher un kilo de caviar. Un gramme de caviar n’améliore en rien un kilo de merde. » Topor

et alii dit: à

Puisque vous parlez de nazisme, Legendre avait été élève de Kantorowicz dont il disait toujours « mon maître K » et se souvenait des travaux dans lesquezls E.K. l’avait lancé (sur les assurances me semble-t-il)
voir mourir pour la patrie

bouguereau dit: à

chantal..toi qui a un gout fort pour les gars au look à bénard mâlique et vigoureuse chmise a carreau bien fermé..tu sais à qui legendre me fait furieusement penser? à jean clair..toujours a faire ensemble et hincognito le même tiercé au pmu..il perdent toujours..mais deerphiloo dit qu’il ne les a jamais vu jurer ni cracher par terre..moi qui suis pas médisant je veux bien l’croire

Janssen J-J dit: à

@ « ce king de la philo en action »
le moment le plus émouvant de l’acte philosophique, c’est celui de la détumescence de la pensée, MSS.
Bon WE au soleil de l’été grec ou indien, 1, 2, 3 !

et alii dit: à

5 juillet 2019 à 17 h 15 min
moi, je rapporte des souvenirs personnels de Legendre
par exemple quand il citait en latin, il demandait comment nous le prononcions

Delaporte dit: à

Le secret d’une vie longue et fertile :

« Ne manger et ne boire que du bon. »

Mangez des patates ! Et pour les boites à lait, régime de bière !

et alii dit: à

y en a un qui ne se remet pas de ne pas connaitre la région d’aix parcequ’il n' »a gouté que les calissons sans aller à
Ce village pittoresque1 perché à 1 528 m d’altitude sur un éperon rocheux surplombe la vallée de la Vaïre dont les sources sont situées sur son territoire. Il est connu pour abriter des activités internationales scientifiques et universitaires. Ses habitants sont appelés les Peyrescans.

Delaporte dit: à

A l’adresse de Ed, pour l’engager à moins mépriser les vieux cons, et à cesser ce racisme inepte et malodorant :

« À présent, je suis un vieil homme, mais mon pouvoir de séduction n’en est pas moins vif. Au vernissage de Jasper Jones, hier soir, à Beaubourg, toutes les femmes présentes n’avaient d’yeux que pour moi.
Mon secret ? Rester compétitif.
Voir beaucoup d’expositions, car, on ne le répétera jamais assez, rien ne vaut la marche à pied pour maintenir la forme. Lire, car il faut savoir se reposer après l’exercice. Ne manger et ne boire que du bon. Et avoir de fréquents contacts avec la jeune génération pour étouffer dans l’œuf tout complexe d’infériorité à propos de l’âge. Je vous assure que lorsque je vais me regarder dans mon miroir, après avoir vu deux ou trois jeunes cons, ça me fait du bien.
Vieux con, soit, mais toujours vert ! » (Topor, Mémoires d’un vieux con)

Janssen J-J dit: à

@ wiki ? « une des justifications de ce retour de Legendre » (taxifolia)

Voulez dire que Passoul serait allé piocher dans babelio pour écrire son truc sur le dernier opus de Legendre ? ou bien plutôt que sans wiki, etalii, vous ne pourriez pas même exister et péririez d’ennui, étouffée dans vos algues eutrophisées ?

et alii dit: à

Legendre n’aurait jamais supporté le boug;et il supportait mal les dames psy sans projet qu’il recadrait(on dit comme ça aujourd’hui?)avant d’entrer

et alii dit: à

venues (ou)? à l’EPHE ? Vous y étiez?Alors vous savez comme il vidait les gens,fort peu nombreux

bouguereau dit: à

holà renfield..contribue à cette merveille de wikipédia..par tes propal ou ta thune..ne ruine pas son image en lui gribouillant tes oreilles par dessus

Janssen J-J dit: à

il est certain qu’accoupler WLG et MSS pourrait être une bonne idée a priori, sauf qe si la 2e initie le 1er à la wiki, le remède temporaire sera au retour pire que le mal conjuré à terme.
« A père avare, fils prodigue, à mère avare, galant escroc »… comme on disait chez moi, dans l’temps. Hein !

et alii dit: à

ne blamons pas trop la toile(wiki)elle est une des justifications de ce retour de Legendre

Delaporte dit: à

« Plucheurs de patates ? Je ne suis pas d’accord sur cette généralisation. Mon cercle de lecture anglophone est excellent, avec des livres particulièrement bons cette année. »

Ed, j’en ai gros sur la patate ! Et vous aussi. Mais ce n’est pas ces lectures anglophones qui vont y changer quoi que ce soit, à part les Hauts de Hurlevent, roman magique. Ed, mettez-vous à San-Antonio, les oeuvres complètes, et vous renaîtrez avec du « gras-double » somptueux et sans hypocrisie. cela fait du bien à tous les frères Lumière de la planète. C’est écologique, comme destin. Et quelle littérature (« lis tes ratures » !). Vous ne pourriez qu’en devenir meilleure, et même bonne. Je vous le souhaite.

Marie Sasseur dit: à

Delaporte, pour Aristote, le sujet est bien évidemment passionnant !

Mais, c’est vendredi, c’est l’été, et j’ai soleil.
Une autre fois, avec plaisir ! ( comme à chaque fois avec ce king de la philo en action)
Bon week-end.

Ed dit: à

Le pire, c’est que vous citez les premières lignes (la flemme d’aller plus loin ?), alors que le plus important dans mes fichouilles, c’est toujours le ou les derniers paragraphe(s). Surtout ici !

renato dit: à

Eneo Domizio Ulpiano Deuxième Livres des Règles du Digesto1.1.10 principio

MC dit: à

C’est vrai que l’érudition de William Le Grand (Majuscules, svp!) , ce doit être quelque chose! Car enfin, on ne peut sérieusement penser qu’une personne comme la sienne puisse formuler de tels jugements sans les avoir sérieusement étayés ou justifiés! Las, le Génie Williamesque ne s’abaisse pas à d’aussi minces détails.
On pourrait faire la meme remarque à l’ineffable Marie Sasseur, géniale, forcément géniale. Ne connait-elle pas au moins, supériorité sur le précédent (?) l’existence de Wikipédia?
Qui se ressemble s’assemblant, je crois qu’ils pourraient se marier ensemble, et entreprendre un voyage de noces qui aurait pour principale vertu de dégager de ce blog pour un temps plus ou moins long de quelques âneries mémorables. Ce serait toujours ça de gagné.
Bonne journée
MC

Ed dit: à

Nan mais JJJ qui invente des trucs entre parenthèses sans dire que ca vient de lui 😀 J’ai bien ri en tout cas.

Plucheurs de patates ? Je ne suis pas d’accord sur cette généralisation. Mon cercle de lecture anglophone est excellent, avec des livres particulièrement bons cette année.

Delaporte dit: à

« Démocratie française », titre d’un livre de VGE, c’est l’idéal politique de ce vieux con académicien, dont le premier ministre a été Babarre, auteur de fraude fiscale ! Quel bel exemple pour la jeunesse !!! On se croirait dans du Sant-Antonio, parole de Delaporte !

Janssen J-J dit: à

WG, l’esclave affranchi de JC, m’a toujours agacé sur la rdl. Aussi peu constructif que D. et surtout, hélas, pas une once d’humour ! C trisss, toute cette schlosse estivale. Bien à vous.

Delaporte dit: à

Dans notre « démocratie française » (il y a un livre de VGE qui porte ce titre !!!), la vertu n’est pas la marque caractéristique de nos dirigeants, avec Babarre qui a fraudé le fisc, Balkanny dont le procès a eu lieu, Sarkozy qui se retrouve en correctionnel ! Ah les salopiauds ! Et Cahuzac ! De droite comme de gauche, ils ont franchi la ligne rouge ou jaune, ou caca d’oie. Bref, on est dans la merde !

Pat V dit: à

Chantal dit: 5 juillet 2019 à 16 h 28 min

Dans ce cas là, pas besoin de nous faire savoir votre ignorance en la matière, nous ne sommes bien entendu pas à l’école, Chantal! 😉

Delaporte dit: à

« Je lui suggère aussi de relire un peu son Aristote, tout spécialement l’Ethique à Nicomaque. La polis s’organise sur les vertus. Pas sur le juridique. »

Vous n’êtes pas d’accord, divine Sasseur ? Je croyais que la démocratie reposait sur la vertu. Leçon de Montesquieu, surtout, après Aristote, le roi des philosophes !

Delaporte dit: à

« Bref, je ne pourrai plus poster mes liens. Tant pis pour vous »

Ma chère Ed, je le regrette déjà. J’aimais être tenu au courant de vos besognes foireuses. Cela mettait du piment à ma vie intellectuelle, sachez-le. La technologie n’est vraiment pas au point. C’est à désespérer du progrès.

Janssen J-J dit: à

@ « Une catastrophe : manque d’organisation et de cadre, ce qui s’est soldé par un groupe de quatre personnes, un organisateur qui débarque avec une heure de retard car il avait oublié la réunion, et une participante –malheureusement historique et motivée– désagréable et bien plus adepte des monologues sur sa vie (vaginale ?) que d’une véritable discussion au sujet d’un livre, ce qui est pourtant le principe d’un Cercle de lecture si je ne m’abuse » (2 juillet).

C’est une mésaventure pleine d’enseignements, … les clubs de plucheurs de patates. Il faut savoir la méditer, en faire son miel, et persister en s’y prenant tout autrement. Y inviter MSS, chachal et MC par exemple pour les étincelles.

Chantal dit: à

A l’ombre du parasol, j’ai décidé de ne pas prendre en charge les devoirs de vacances des autres Pat V.

Bàv.

° le bougre merci pour 1 x.

William Legrand dit: à

ya qu’la cri-cri qu’est épatée, elle aime les « zérudits » de bazar qui en mettent plein la vue de rien du tout ou si peu

Janssen J-J dit: à

s/… les mélodies hébraïques (énigmes éternelles, Ravel). Elles me laissent de marbre et, pour tout dire, tout à fait perplexe. Je ne l’aime pas trop dans ce registe funèbre, qui lui sied mal, à notre colorature italienne.
N. Heinich sur la mise en énigme qui servirait à satisfaire notre besoin de spiritualité… : « le secret de l’éngime, c’est qu’il n’y en a pas ».
Bien à vous,
J J-J

William Legrand dit: à

le p’tit Court, de + en + Court, est un vrai comique qui ne fait pas rire, c’est le roi du loupé, boum !

Marie Sasseur dit: à

« Quant à la « farce du Carpaccio », il arrivait à Legendre de commenter ,et fort bien, des enluminures. »
On s’en fout court, l’important c’est l’illumination de Legendre , il se voit peut-être en Augustin dans CE tableau du Carpaccio. Et Jérôme qui lui fait un p’tit « signe ».
Hilarant.

Janssen J-J dit: à

@ N’importe quoi, comme d’habitude.

Un peu Court…, comme répartie, non ?

Marie Sasseur dit: à

« Je lui suggère aussi de relire un peu son Aristote, tout spécialement l’Ethique à Nicomaque. La polis s’organise sur les vertus. Pas sur le juridique. » Court

N’importe quoi, comme d’habitude.

MCourt dit: à

J’avoue bien humblement à Marie Sasseur qu’à moins de taxer de suprémacisme ces grands hommes de plume et d’Etat que furent Richelieu, De Gaulle, et Louis XIV, je ne vois pas très bien sur quels autres je suis censé avoir de la documentation. La maison Gobineau, Vacher de Lapouge, Drumont et Adolf H associés ne me branchant pas, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais il faut bien dire quelque chose, quand on en est à remplacer l’argument par l’insulte.
Je lui suggère aussi de relire un peu son Aristote, tout spécialement l’Ethique à Nicomaque. La polis s’organise sur les vertus. Pas sur le juridique.
Quant à la « farce du Carpaccio », il arrivait à Legendre de commenter ,et fort bien, des enluminures.
X, ne connaissant pas les travaux du second, je ne puis vous répondre sur ce point de concordance entre Legendre et Marc R. Et Alii, peut-être.
Et Alii, si, il y avait vraiment quelques groupies insupportables, venues pour le Maitre autant que pour son enseignement.
Bien à vous.
MC

Ed dit: à

Parce que vous vous êtes abonné, renato. C’est tout à votre honneur.

Fiammeta dit: à

La Tomate…à la preuve en salle, Ed!

( Fatigue à lire les commentaires de ce blog.)

renato dit: à

« Tant pis pour vous. »

Moi je reçois une notification dans ma boite mail.

Ed dit: à

J’ai compris ! C’est le lien vers mon blog WordPress qui est bloqué, pas le contenu de mes commentaires. Bref, je ne pourrai plus poster mes liens. Tant pis pour vous 😀

Delaporte dit: à

L’humoriste qui ne fait pas rire tombe pour fraude fiscale. Il fait comme Raymond Barre, cette raclure de bidet. Mais lui en tant que vivant. Deux ans ferme ! Il retrouvera à l’ombre les mannes de Babarre et de quelques autres. L’honnêteté se porte mal parmi les humoristes – et Babarre n’était rien d’autre – et en plus ils sont antisémites tous les deux ! Quel beau tableau rétrospectif !

« Prison ferme pour Dieudonné. Le polémiste et sa femme, Noémie Montagne, ont été condamnés vendredi 5 juillet pour fraude fiscale, abus de biens sociaux et blanchiment de fraude fiscale. Dieudonné M’Bala M’Bala écope de trois ans de prison dont un avec sursis. Il devra également payer une amende de 200.000 euros. »

Marie Sasseur dit: à

Et Al, pour Legendre, il ne s’agit pas de glose, mais de gnose new age.

Bon week-end.

Ps
Pour les liens, reportez vous à ceux nombreux laissés sur ce fil. Y compris concernant l’intervention de Legendre à l’école de la magistrature.
Pour un moine retiré dans sa thebaide, on peut dire qu’il a eu une longue carrière d’acteur.

Janssen J-J dit: à

Cela dit, elle n’explique jamais très bien pourquoi ‘elle y était allée’ Jusqu’à 54 balais, Nathalie…, pourquoi elle y était comme entrée en secte, ou, pour le dire en mode jet set Pau->Tarbes, (càd en mode plus distingué), ‘comme une bique allait au bouc’. Si elle n’avait pas dû en sortir, elle serait un poil plus objective, non ? https://www.nonfiction.fr/article-376-revenue-de-bourdieu-heinich-temoigne-sur-son-ancien-maitre.htm
Y’a toujours de choses à prendre chez le défunt sociologue, sa critique de la domination masculine notamment. A moins que seules les femmes sociologistes en aient l’exclusivité !
L’essentiel, ç’auarit été de pas avoir « tout pris » chez lui (encore aurait-il fallu le dire à temps, et non pas attendre 54 balais pour se le faire).

Donc, même les formules du bêtiser du sociologue apparemment les plus drôles sont bébêtes. Souvenons-nous de l’entrée « tout se passe comme si » (2009, p. 35) -… « le beurre de la paranoïa intentionnaliste avec l’argent du beurre de la caution scientifique ».

Marie Sasseur dit: à

Perle de culture dit: 5 juillet 2019 à 14 h 35 min

Vous avez sûrement des infos à ce sujet, court.

Perle de culture dit: à

D’où il suit, chère Marie Sasseur, qu’un suprémaciste blanc, comme vous appelez Legendre, n’est pas nécessairement antisémite???
C’est une des meilleures de la journée!

et alii dit: à

côté langues, puisqu’on y est, Legendre recommandait une connaissance suffisante de l’argot(donc je suis la RDL pour m’instruire, mais ce n’est pas ça!

bouguereau dit: à

D’habitude vous êtes généreuse en liens, alors quoi concernant Pierre Legendre?

suprémaciss c’est hassez himbéciye..ça srait comme reprocher à saint paul de pas ête crucifié pasqu’il a argué d’ête citoyen..totalitaire? le droit ne naturalise pas c’est l’contraire..réac?..à fond..et surtout hassez carambouilleux sur ses ‘sources’..il fait la genèse de tout un tas dmachin..mais pas de concèpe récent pécho ici et là..’loin’ de lui..et puis..et puis..pas grand chose sur la captation des sources..le déterrage de jurisprudence..la mégaindustrialisation du langage

Bérénice dit: à

Que tout ceux qui ont lu Martin lèvent le doigt , ils sont bons pour un nouveau Nuremberg. Chez Martin ya tout à jeter. Qu’on ait pu le jeter après sa compromission ne signifie pas qu’aucun de ses échafaudages ne puisse être utilisé, les allemands quelque peu traumatisés et honteux ne le lisent pas, plus, certains aspects de son travail sont peut probablement utilisables , les plus érudits ici pourraient le confirmer ou infirmer. Dans ce dernier cas Legendre serait lui aussi à jeter.

Bérénice dit: à

Il est vrai que PL s’appuie sur Heidegger, je l’ai lu chez Ascencio ou ailleurs. Cela autorise t il un raccourci un classement définitif parmi les dangereux, lui collera t on pour finir la svatiska

bouguereau dit: à

et dire que sur ce blog vous n’avez recueilli aucun adorateur!

haucun!..et ni dieu ni maite ni rien..chus parfaitment désinteressé

bouguereau dit: à

et même les cabbalistes

les cabaliss sont tous antisémites..tous des antisioniss que le likoud..nétniaou peut pas les piffer!..t’es vraiment un nez d’boeuf renfield

Bérénice dit: à

13h37 que diable avez vous lu de lui pour former cet avis qui semble irréfutable et s’autorise comme certains à traiter de cretins tout ceux qui ne défendraient pas le même, meme si c’est une sous traitance par un magazine ou un autre mais sur quoi, de l’auteur ou d’un analyste s’appuie votre opinion? C’est top secret ? L’affirmation sans développement ne peut réussir à convaincre, je suppose que vous le comprenez . D’habitude vous êtes généreuse en liens, alors quoi concernant Pierre Legendre?

et alii dit: à

: 5 juillet 2019 à 13 h 43 min
et « le brésilien »?
Xénophobe,va

et alii dit: à

: 5 juillet 2019 à 13 h 48 min
vous prenez les gens pour des idiots ;et dire que sur ce blog vous n’avez recueilli aucun adorateur!
j’ai dit observateur et je maintiens et vous dis flute;

bouguereau dit: à

pour meussieu courte la meilleure c’est tèrezoune avec un gag et des handcuffs..c’est son droit

Pat V dit: à

Chantal dit: 5 juillet 2019 à 12 h 38 min

connais pas

Et bien, c’est dommage. Nathalie Heinich répond en quelque sorte, et ce très longuement, au travers de plusieurs de ses travaux universitaires publiés, à certaines problématiques bourdieusiennes.
Cela vous ferait d’excellentes lectures pour l’été.
( Bon, je retourne sous le parasol! 😉 )

bouguereau dit: à

..elles sont toutes bonnes dédé

Marie Sasseur dit: à

Il y a un moment Et Al où le mot observation, ne tient plus.
Bon en manipulation, vous plairait mieux, peut-être.

renato dit: à

Une décroissance de la population se profile en RdL !

D. dit: à

Chaloux a disparu. Le sort d’Edwige Tomate a marché.
Tremblez.

et alii dit: à

adorateur:certainement pas! au moins observateur
vous êtes l’abrutie qui parle sans savoir

et alii dit: à

et d’ailleurs en lettres grecques:
Μή ϕῦναι [mè phunai]9 si ça ne choque pas trop les erdéliennes à l’oeil susceptible

renato dit: à

Pfff ! en souvenir de ce. > en souvenir de ce LEGS.

Marie Sasseur dit: à

Legendre beneficie de cette même adoration qu’ heidegger de la part d’ abrutis qui se gobergent d’un hermétisme de façade, qui fait intelligent, alors qu’ils ne voient même pas le totalitarisme que cet adorateur de l’état véhicule !

Cette farce du tableau du Carpaccio reprise en coeur par une bande de cretins, restera dans les annales !

et alii dit: à

non, j’ai dit qu’il avait commenté
MÉ PHUNAÏ
dans son séminaire c’est surement aussi dans ses livres

renato dit: à

Pour Bessarion, probable modèle pour l’Augustin du Carpaccio.

Biblioteca Nazionale Marciana, Lascito bessarioneo :

https://marciana.venezia.sbn.it/la-biblioteca/il-patrimonio/patrimonio-librario/fondi/lascito-bessarioneo

Cette œuvres, excentrique par rapport au cycle des Schiavoni, serait un hommage en souvenir de ce.

***

Pour l’astrolabe.
Johannes Müller de Königsberg, astronome et mathématicien, fréquenta le cercle du cardinal Bessarion — il habita sa maison à Rome — et construit pour lui [Bessarion] un astrolabe, il en construit un pour le roi d’Hongrie aussi ; on lui doit aussi une méridienne portative pour pape Barbo.
Il me semble inutile rappeler l’influence de Müller sur le maître de Copernic. D’ailleurs Copernic lui-même citera une œuvre de Müller parmi celle qui ont influencé son travail.

***

Pour le droit romain et la Grèce.
Je ne suis pas un connaisseur, je me souviens néanmoins avoir appris — lors de cours d’histoire au collège et avec recommandation de tenir en compte qu’il n’y avait aucune preuve — qu’après la période arbitraire des rois, il y eut un débat relatif aux lois ; que les Romains se seraient inspirés dans une première phase aux lois coutumieres en vigueur dans les ville de la Grande-Grèce — ce qui semble naturel compte tenu de comment s’est « formée » la population romaine — ; dans une deuxième phase à la reforme de Solon.

et alii dit: à

ce n’est pas parce qu’on n’évoque pas Derrida à propos de TITUS CARMELque l’on va dire que ce fils est globalement antisémite;d’ailleurs voilà le lien
e
La « performance sans présence », autre nom de l’oeuvre performative, c’est cet acte qui produit l’oeuvre en disant : « Ça suffit! », au bord du secret:
https://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0706141017.html

Marie Sasseur dit: à

Et Al, vous avez évoqué le fait que Legendre se servait du grec ancien. Nuance!

Jazzi dit: à

Assez de vos vieilles polémiques : jetez vos livres, sortez dans la rue et allez au cinéma !
Après « Much Loved » (2015), Nabil Ayouch a encore réalisé « Razzia » (2017)
https://www.sortiesdvd.com/video-8521.html

et alii dit: à

il y avait une animosité entre certains professeurs de littérature juive et la psychanalyse, ça c’est indubitable;mais quand le professeur touati disait que Levinas ne lui avait rien apporté, on ne disait pas qu’il était antisémite

Jazzi dit: à

Un film à voir ou revoir, qui est passé récemment sur ARTE !
« Nabil Ayouch s’attendait à créer une vive polémique, mais sûrement pas au tollé provoqué par son film. Au Maroc, Much Loved a purement été censuré et interdit de diffusion. Le cinéaste a reçu un nombre incalculable de menaces de mort et l’actrice principale, Loubna Abidar, a été physiquement agressée en pleine rue à Casablanca. »
http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/le-film-a-voir-ce-soir-much-loved_8b4e7458-9cae-11e9-952b-d841735de2fc/

et alii dit: à

Comme raconté sur ce fil de commentaires, il ne maîtrise pas le grec ancien !
TREVE DE MAITRISE!
j’ai évoqué Legendre interprétant du grec ancien sur ce fil;par ailleurs il connaissait Detienne!
c’est à Derrida qu’on a reproché de ne pas « maîtriser » le » grec ancien:ils’est fait un point d’honneur de le citer par coeur

et alii dit: à

grace à une Dame Lévy, plume autorisée de Derrida et de quelques autres, et groupie inconditionnelle de PL;
tout ça ne prouve rien, mais je ne crois pas, mais vraiment pas,que P.Legendre ait été antisémite;il défendait le talmud et même les cabbalistes

et alii dit: à

je ne crois pas que P.Legendre ait eu des groupies,même parmi les gens qu’ils reconnaissaient comme ses élèves, homme ou femme;cela se serait dit;P/Legendre envoyait parfois(souvent) vers son « assistant »

Marie Sasseur dit: à

:impasse faite sur le monde grec résulte de ce que, s’il à inventé l’Ethique, il n’a pas inventé le droit. Legendre est ici parfaitement défendable! »
Court, toujours très bas.

Legendre peut bien faire l’impasse sur ce qu’il ne connaît pas, lol.
Comme raconté sur ce fil de commentaires, il ne maîtrise pas le grec ancien !

Marie Sasseur dit: à

Court vous etes bouchė?

Ce n’est pas legendre qui est antisemite, c’est vous, court.

On notera une fois de plus vos « arguments littéraires, sous forme de bottin mondain.

 » jai rencontré le séminaire de Pierre Legendre grace à une Dame Lévy, plume autorisée de Derrida et de quelques autres, et groupie inconditionnelle de PL »
On a les fréquentations qu’on peut.

christiane dit: à

@MCourt dit: 5 juillet 2019 à 11 h 55 min
(Elle ne vient ici que pour salir…)
Merci pour ces réécritures de « Madame Bovary » et pour bien d’autres trésors partagés.

Ce qui m’a toujours étonnée (et ravie) c’est votre ouverture à l’art contemporain. Vous êtes capable d’accélérations que peu peuvent vivre en matière d’art. Car c’est dans les classiques des siècles passés que votre goût s’est formé.
Aviez-vous vu la « Suite Grünewald » au Collège des Bernardins, (à Paris, en 2009) de Gérard Titus-Carmel. En voilà une que j’aurais aimé traverser avec vous !

christiane dit: à

@Lavande dit: 5 juillet 2019 à 1 h 10 min

« Mort de Anne Vanderlove. Souvenirs, nostalgie. »

Merci pour « La ballade en Novembre ». Tout un pan de mon passé ressurgit… je l’avais complètement oubliée et voilà qu’elle me revient avec cette si belle chanson, pour apprendre qu’elle était revenue à Vannes près des siens pour y mourir là… à 74 ans après une vie…
pas ordinaire.

C’est là que l’on voit si on a gardé le cap des espérances des années 60 dans nos vies. Douceur…
Merci Lavande.

MCourt dit: à

Bon, Marie Bellemère, jai rencontré le séminaire de Pierre Legendre grace à une Dame Lévy, plume autorisée de Derrida et de quelques autres, et groupie inconditionnelle de PL;
J’ai donc la naiveté de penser que, s’il y avait eu quelque chose d’antisémite chez Legendre, elle s’en serait aperçue.
Evidemment, tout le monde n’a pas les bons yeux, ou les œillères, de Marie Sasseur.

Et je redis, Closer, que l’impasse faite sur le monde grec résulte de ce que, s’il à inventé l’Ethique, il n’a pas inventé le droit. Legendre est ici parfaitement défendable!

Clopine, je serais plutôt heureux de vous voir élargir votre culture générale, si cet élargissement était suivi d’effets tangibles sur ce blog, ou vous ramenez tout à votre petite personne! Je ne suis pas le premier à vous le dire, d’ailleurs.
Bonne journée.
MC

Janssen J-J dit: à

déconnection,… z’avez comprendo…

bouguereau dit: à

bip bip bip ‘les diplomes d’art ne font plus distinction depuis qu’une console séga 8bit de 1985 à peine hacké a pus écrire tout un numéro d’art press sans que nathalie heynic y voit que pouic’ meussieu courte ibidème

Janssen J-J dit: à

Je reviens icite après trois jours de connection, abattu par la chaleur de Bordeaux. Leur 15e colloque y fut très moyen. On y vit l’armada habituelle de petits merdeux.ses de la science pol française venir se la péter, genre les deux brêes d’icite. Mais comme hélas, c’était à prévoir, ce fut tout vu.
Préféré, entre les gouttes d’eau très tiède, aller aux cinémas du coin me refroidir les sangs. Tombé sur une vraie merde : « la femme de mon frère », du très mauvais sous X. Dolan. Et un peu mieux : « Yesterday », le film de Danny Boyle. La rencontre avec le vieux Lennon, drôle et tendre… A part de ça…
Rose serait partie ?… alhors, franchement, ce blog n’a presque plus aucun intérêt !
Pas lu le nouveau billet de passoul, (ou du moins lu trop rapido en rentrant hier soir), mais au vu des commentaires ce matin, semblerait que ça se polarise sur ce qu’il faudrait penser du vieux Legendre. Pour ma part, un gars qui m’a bien déçu au fil du temps, a vraiment mal tourné, a fini par croire à l’amour du censeur (c’est-à-dire l’amour de lui-même). Il s’était bien affolé de la disparition progressive de la figure de l’autorité paternelle. Faut dire qu’il fut pas mal intoxiqué par les fumisteries lacaniennes, le seul brillant « juriste » qui se soit aventuré dans cette pétaudière. Ce qui ne serait jamais arrivée à Ellul, théologien protestant visionnaire de l’écologie, l’un de mes autres maîtres, une intelligence comparable à celle de Legendre, mais la tête inifiniment mieux immunisée. Comme si la figure de « l’autorité paternelle », MC, pouvait encore fonder l’imaginaire de nos Etats-nation sécularisés !
Une bonne fessée, oui !… Parait qu’on vient de l’abolir entre temps. Une honte qu’ils diraient, l’gendre et l’jm boug’ !

et alii dit: à

le boug
je me fiche de tes éructations;va plutôt visiter les lieux que j’ai évoqués;tu auras du grain à moudre

Soleil vert dit: à

Lu quelque part :
« L’édition est le seul secteur économique où l’on répond à une baisse de la demande par une augmentation de l’offre. »

Jazzi dit: à

Parmi les dernières perles de Jacques Drillon, celle-ci, pour hamlet !

« Une berloque (sirène), une gotha (bombardier) : introuvables dans le Petit Robert. On ne trouve pas tout Proust dans le Petit Robert. »

bouguereau dit: à

bip bip bip ‘cette érudition assistée par computère et détérage de données rapetassées te donne un air estrémément bête renfield.. meussieu courte le 4 juillet 2003 à 20 h 33 min’..s’ensuit petit rire un peu métalique mais trés contenu et bécébégé

Chantal dit: à

@ Jazzy çà m’a l’air intéressant ce film, So Long, My Son, il ne sort ici que le 24 juillet, je vais devoir patienter …

bouguereau dit: à

animalité, féminité, vêtement

bip bip bip ‘meussieu court y trouve de ça fait distinction de souprolote à la tèrezoune’..s’ensuit moulte coups de lazère chirurgicaux et distingué

et alii dit: à

n’oubliez pas, Clopine le fils chéri:

Ce sont des information importantes sur Astrolabe et son oncle Porchaire qui nous sont données par cet acte du cartulaire de Buzay daté entre 1153 et 1157. Mrs Brenda Cook estime que puisque le nom d’Astrolabe est très rare, « pratiquement unique », on a tout lieu de penser que ce chanoine de Nantes est bien le fils d’Abélard et d’Héloïse. Ainsi, cette prébende demandée par Héloïse à Paris, c’est à Nantes, qu’Astrolabe l’aura obtenue.

Abbaye de Buzay – Loire atlantique
Le jugement du tribunal ecclésiastique de l’évêque de Nantes, Bernard d’Escoublac 1147-1169, est favorable aux moines … Mais l’évêque n’est-il pas lui-même un ancien moine cistercien ? Il est attaché à la réforme grégorienne et défenseur des biens de l’Église. Le chanoine Porcarius, qui est mort au moment de ce jugement, a dû se faire moine à l’abbaye de Buzay à la fin de sa vie, mais tout au début de la fondation du monastère.

Cette vigne avait été donnée aux moines de Buzay par le chanoine de Nantes Porchaire, « pour le salut de son âme », lorsque celui-ci était entré comme moine à Buzay. Pour la location de cette vigne, son neveu, le chanoine Astrolabe, a été tenu de verser, sa vie durant, aux moines de Buzay, une somme annuelle de cinq sous.
Où se trouvait cette vigne, et ces moulins de « Constance », à Buzay à Nantes ou bien au Pallet ? La charte ne le dit pas. Cette location « in vita sua », « à vie » pourrait signifier (W. Robl) qu’Astrolabe n’a jamais quitté le chapitre de Nantes et qu’il y est mort. Mais on peut aussi envisager aussi une autre hypothèse.
https://www.pierre-abelard.com/Astrolabe.htm

bouguereau dit: à

mais il ajoute aussitôt que ce maître ne peut être un homme

un bon bot qui connaitrait tous les post à meussieu court ne pourrait être complétement méchant

bouguereau dit: à

la femme est naturelement bonne quelle dirait bonne clopine

et alii dit: à

(proposition 6 de l’Idée universelle d’un point de vue cosmopolitique), Kant
quelqu’un peut vérifier en allemand?
Je préfère tordu!j’avais composé un bouquet sec autour de branches tordues que j’aimais comme cette citation

et alii dit: à

depuis le temps que je lis « tordu » sur ce blog, je pense sans pouvoir la retrouver à un mot de Kant abondamment cité ,même par LEVINAS:c’est comme je crois letrouver
Dans un bois aussi courbe que celui dont est fait l’homme, on ne peut rien tailler de tout-à-fait droit »[i].
mais je l’ai appris avec tordu au lieu de courbe;voici le début du commentaire:
Machiavel n’avait peut-être pas tort de penser que la politique ne peut tabler sur la vertu des citoyens ni sur la probité de ceux qui seront appelés à les gouverner.

Kant n’avait peut-être pas tort de considérer, que pour cette raison même, la démocratie ne résout rien. Tout simplement parce que les dirigeants en seront inévitablement des hommes et non des saints.

Lorsque Kant dit que « le pouvoir corrompt inévitablement le libre usage de la raison », il se fonde sur une observation peu contestable : tous ceux qui disposent d’un quelconque pouvoir sont tentés d’en abuser. Si ce pouvoir est considérable, voire illimité, ceux qui en disposent auront naturellement tendance à se croire exemptés de toute obligation civique. Or cette règle ne comporte pas d’exception. Pourquoi? Parce qu’aucun homme n’est mû par une « pure bonne volonté », c’est-à-dire une volonté purement et exclusivement morale. En chacun d’entre nous subsistera toujours une composante asociale (Kant dit : « animale ») qui l’incitera à donner la priorité à ses « inclinations égoïstes », à ses intérêts ou à ses passions, en transgressant la loi, en cas de nécessité (« chaque homme a son prix pour lequel il se vend »). Tout n’est donc qu’affaire de circonstances……
Dans le texte cité (proposition 6 de l’Idée universelle d’un point de vue cosmopolitique), Kant dit que « l’homme est un animal qui a besoin d’un maître », mais il ajoute aussitôt que ce maître ne peut être un homme (qui aurait lui aussi besoin d’un maître) ni, hélas, un Dieu. A la suite de ses prédécesseurs – Aristote ou Montesquieu, mais aussi son propre « maître » en la matière, J.J. Rousseau – il croit que la solution (enfin, une amorce de solution) ne peut être que républicaine.
voici le lien
https://www.philomag.com/blogs/les-carnets-aleatoires-de-lhl/dans-un-bois-aussi-courbe-que-celui-dont-est-fait-lhomme

closer dit: à

« Peiresc…à redécouvrir »

Lui et Campanella, ça donne envie et alii.

D’habitude je saute plus ou moins vos tartines interminables d’érudition sur tous les sujets, mais là j’ai bien fait de continuer.

Jazzi dit: à

« So Long, My Son » de Wang Xiaoshuai.
Deux jeunes amis d’une grande ville du nord de la Chine, ayant dû aller se faire rééduquer à la campagne, sous Mao, se retrouvent dans la peau d’ouvriers modèles à la fin des années 1970.
Ils sont mariés et pères, chacun, d’un petit garçon lorsque se met en place la politique de l’enfant unique.
C’est alors que survient le drame.
Les deux familles identiques vont suivre alors des destins totalement dissemblables.
Sur cette trame, Wang Xiaoshuai tisse, sur fond de mélodrame flamboyant, une grande fresque historique de la Chine de ce dernier demi siècle !
Cette belle chronique d’une longue vie intranquille, de près de 3 heures, particulièrement mouvementée, qui nous transporte de la Chine industrielle du nord à la Chine maritime du sud, valut aux deux comédiens principaux, Wang Jing-chun et Yong Mei, l’ours d’argent du meilleur acteur et de la meilleure actrice au 69e Festival du film de Berlin.
Prix justifié pour ce grand film politique ambitieux, de facture plus classique malgré une narration éclatée, que le « Parasite » de Bong Joon-Ho.
Tandis que l’on riait jaune avec le film coréen adulé à Cannes, le film chinois, où l’amour cimente encore les relations humaines et l’amitié demeure au-delà des rapports de classe, dans une société autrement plus chamboulée, est nettement plus édifiant et émouvant.
Allez le vérifier par vous même et n’oubliez surtout pas votre pochette de kleenex !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584242&cfilm=270944.html

closer dit: à

« Pour dépasser mon ignorance, disposez vous des titres où figurent ces theses, idées, etat d’esprit ou de liens qui permettent s’authentifier votre lecture de cet homme. »

Chère Bérénice, ne vous fatiguez pas, vous vous adressez à un mur.

Clopine dit: à

Dites, Marie Sasseur, pou rebondir sur cet érudit astrolabe, pourriez-vous nous raconter dans le détail l’histoire du fils d’Abélard et Héloïse, en le reliant à toute cette tradition grecque et latine ?

(bon, c’est du boulot, doit y avoir, si ça trouve, une thèse universitaire voire un roman divaguant là autour, et le blog de Pierre Assouline n’est pas France Cul, m’enfin, ça me ferait plaisir et m’éviterait de fallacieuses recherches. Et puis, ça se trouve, ça vous ferait plaisir à vous aussi. Quant aux Bouguereau, Delaporte, D. etc, rien que le nom d' »Abélard » les met déjà en joie. Enfin, Monsieur Court enragerait encore un peu plus de me voir élargir ma culture générale, en m’amusant qui plus est. Bref, ma suggestion a carrément de quoi plaire… ou pas !)

merci d’avance, en tout cas (s’il y a un lien, me dire lequel, quoi !)

closer dit: à

Passou va enfin pouvoir se reposer!

« LIVRES – Un total de 524 romans dont 336 français et 188 étrangers sont attendus en librairie entre la mi-août et la fin octobre pour une rentrée littéraire la plus resserrée depuis vingt ans, selon le décompte du magazine professionnel Livres Hebdo.
Parmi ces titres, 82 premiers romans tenteront de tirer leur épingle du jeu dans un marché du livre toujours à la peine. Prudents, les éditeurs ont sensiblement réduit la voilure. Par rapport à l’an passé la production en titres a baissé de 7,6%, souligne Livres Hebdo »

S’il ne recommandait pas autant de navets écrits par des esprits tordus, il se vendrait peut-être plus de livres…

Heureusement, il y a Sarkozy qui fait du chiffre et Modiano prévu pour octobre qui devrait faire remonter la moyenne…Finkielkraut sortira aussi des Souvenirs ou des Mémoires à la rentrée. Bien entendu Passou n’en parlera pas, mais ça se vendra. Modiano, il sera un peu obligé de faire un papier, un Prix Nobel tout de même…

et alii dit: à

peyresc
Peiresc, un érudit oublié à redécouvrir

En ville, il a donné son nom à une rue, au planétarium. En cherchant bien, on peut même voir son tombeau dans l’église de La Madeleine. Mais combien d’habitants savent aujourd’hui ce qui justifie cette célébrité ? Les Académiciens d’Aix ont décidé de rendre hommage à Peiresc, « célèbre et pourtant méconnu érudit aixois », à travers un ouvrage riche en documents et illustrations : Peiresc, l’ami aixois de Galilée, coédité par l’Académie d’Aix et le Planétarium Peiresc. « Une telle méconnaissance s’explique par le fait que si ce Provençal a été à la fois un érudit de très haut niveau et un grand notable, il a toujours manifesté la plus extrême discrétion. Passionné (notamment) de langues étrangères, d’astronomie, de botanique, de médecine et d’entomologie, amateur d’antiquités égyptiennes, grecques et romaines, il fut un collectionneur averti. Mais ce personnage d’exception ne chercha jamais à tirer la moindre gloire de ses études et découvertes. Au contraire, il les partageait généreusement en correspondant avec les savants et artistes du monde entier. Ainsi, Malherbe, Rubens, Van Dyck, Galilée firent partie de ses innombrables partenaires », écrit l’académicien Gilbert Schlogel. Ce dernier (président d’honneur du Groupement des écrivains médecins) sera à la librairie Le Blason (rue Jacques-de-la-Roque), samedi prochain de 10 h à 13 h, pour prrésenter l’ouvrage. Il sera en compagnie de Philippe Malburet (professeur agrégé honoraire de mathématiques, fondateur du Planétarium Peiresc), Jacques Lafon (médecin des hôpitaux honoraire), Frédéric Couffy (libraire, éditeur honoraire).

et alii dit: à

autre nom familier d’aix en provence et des lettres :Malherbe
Le seul fils qui lui restait, Marc-Antoine de Malherbe, fut tué en duel au château de Cadenet en 1627 par Paul de Fortia de Piles4, assisté de son beau-frère Gaspard de Covet de Marignane5. Malherbe va trouver Louis XIII au siège de La Rochelle pour obtenir justice, mais le châtiment des meurtriers lui est refusé6. Il meurt quinze mois plus tard le 16 octobre 1628 à Paris.

Il avait institué pour héritier Vincent de Boyer d’Éguilles, son neveu, depuis conseiller au Parlement de Provence. Vincent de Boyer qui se maria en 1644, avec Madelaine de Forbin-Maynier d’Oppède, ajouta à son nom celui de Malherbe. Une des conditions que Malherbe lui avait imposée, dans son testament, était que les Boyer prendraient pendant trois générations le nom de Malherbe. Les papiers et les livres du poète furent recueillis dans la famille Boyer d’Éguilles jusqu’à la Révolution.

et alii dit: à

P. comme Paris dit: 5 juillet 2019 à 10 h 20 min
toujours aussi peu inspiré;
j’ai habité aix en provence!

P. comme Paris dit: à

Mais qu’est-ce qu’elle est savante et alii.
j’en reste sur le cul, comme elle sur sa chaise roulante.

et alii dit: à

peiresc toujours
qu’on retrouve à Ste victor (voir wiki)

et alii dit: à

selon wiki
Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (également orthographié de Peyresc), né le 1er décembre 1580 à Belgentier et mort le 24 juin 1637 à Aix-en-Provence, est un érudit universaliste de l’époque baroque, conseiller au Parlement de Provence, polymathe, scientifique, homme de lettres, astronome et collectionneur. Il écrira que les « gens de l’inquisition sont des bestes indignes de l’humanité. »

Il est connu notamment pour avoir été l’avocat de Galilée, ami proche de Rubens, conseiller en art auprès de Marie de Médicis, précurseur de l’égyptologie, et d’avoir entrepris de dresser la première carte de la Lune fondée sur des observations télescopiques. Il était le prince de la République des Lettres.

et alii dit: à

wiki sur campanella
Libéré en 1626, il est rapidement arrêté à nouveau à Rome où il reste emprisonné jusqu’en 1629. Dès sa mise en liberté surveillée, il se réfugie en France, en 1634, où il finit sa vie.

Il devient l’ami de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc et entretient une correspondance avec lui. Campanella critique les thèses atomistes de Pierre Gassendi, ce qui lui sera reproché par Peiresc1.

Campanella est protégé par le cardinal de Richelieu. Il éprouve le désir ardent de réformer les sciences théologiques et naturelles, et de s’appuyer sur la sensation pour ces dernières, ce pourquoi Victor Cousin le classe parmi les sensualistes2.

Jugements de la postérité

et alii dit: à

lettre de books

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Books, c’est la revue de l’esprit critique, ouverte à tous les points de vue. L’écrivain Daniel Pennac la lit pour nourrir son insatiable curiosité.
Comme lui, aidez Books à durer !Rendez-vous sur KissKissBankBank.
Grossophobie d’hier et d’aujourd’hui
En 1602, le moine dominicain Tommaso Campanella suggéra que les villes ferment leurs portes aux obèses et que les enfants en surpoids soient exilés dès l‘âge de 14 ans.

Une attitude extrême mais essentielle pour comprendre notre relation au gras, assure l’historien Christopher Forth. Dans son histoire du gras, Fat: A Cultural History of the Stuff of Life, il s’attache à détruire un mythe : non, la grossophobie ne date pas d’hier.

À voir les peintures de femmes bien en chair et de monarques bedonnants, on imagine que nos ancêtres associaient le gras à la prospérité, la santé, la beauté et le pouvoir. Or dans notre histoire, le sentiment qui caractérise la relation entre la société et la graisse est plutôt l’ambivalence.

Forth rappelle que dès l’Antiquité, la forte corpulence était considérée comme un signe de… faiblesse de caractère. Et même dans l’Europe médiévale, qui faisait du gras un symbole du plaisir et de l’abondance (c’est l’époque faste des mardi-gras et autres carnavals), les qualificatifs péjoratifs persistent.

Selon Forth, la graisse provoque du dégoût car elle nous rappelle notre animalité et notre inévitable décomposition. Il précise que la traque du gras et de l’obèse semble s’être intensifiée ces derniers siècles avec l’apparition de moyens de mesures standardisées et de normes de santé. Mais pour les époques précédentes, relève l’historienne Sarah Goldsmith dans la Literary Review, comment comprendre ce que les contemporains jugeaient trop gros ou trop maigre ? Que signifiait être élancé, musclé, dodu, obèse ? « C’est l’éternel problème du travail historique sur le corps, ajoute-t-elle, comment analyser quelque chose qui n’est plus là physiquement ? ».

et alii dit: à

sur la Chine, voir l’obs

et alii dit: à

Wikipédia, déjà bloqué en mandarin, est désormais inaccessible en Chine continentale dans toutes les langues, à l’approche de plusieurs dates sensibles, dont les 30 ans de la répression de Tiananmen. Ce mercredi, les versions en français, anglais et allemand de l’encyclopédie en ligne ne pouvaient être consultées depuis Pékin, a constaté l’AFP.

Wikipédia rejoint ainsi Google, plusieurs réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, YouTube) et de multiples médias étrangers totalement bloqués par la « grande muraille informatique » érigée par les censeurs du régime.

LIRE AUSSI > Chine, la dictature high-tech

Selon l’association spécialisée dans la détection de la censure Open Observatory of Network Interference (OONI), la Chine a commencé à bloquer les différentes langues de Wikipédia fin avril. La plupart des éditions étaient auparavant accessibles, à l’exception notable de celle en mandarin, dont le blocage remonterait à 2015, d’après l’OONI.

« Ce qui compte vraiment, c’est le contenu en chinois », fait remarquer l’un des cofondateurs du site Greatfire.org, qui suit la censure en ligne en Chine.

Empêcher les traductions, bannir les images
« Bloquer l’accès de Wikipédia dans toutes les langues est symbolique », estime-t-il, voyant dans cette décision la preuve que « les autorités ont peur de la vérité ».

Le Parti communiste redouble de prudence et renforce son contrôle de l’internet à l’approche du 30e anniversaire, le 4 juin, de la répression sanglante des manifestations de la place Tiananmen à Pékin en faveur de la démocratie en 1989.

LIRE AUSSI > La Chine tente d’étouffer le souvenir de Tiananmen

La censure de Wikipédia en toutes langues pourrait être liée au fait que les outils de traduction en ligne sont largement répandus, souligne le responsable de Greatfire.

Certaines images peuvent également être taboues en Chine, comme celle du manifestant bloquant seul un convoi de chars d’assaut à Pékin en 1989.

« Une image vaut mille mots et il ne manque pas d’images liées à Tiananmen [voir là, NDLR] sur le site de Wikipédia », relève-t-il. L’encyclopédie collaborative a un article sur les manifestations de 1989 à Tianamen en 68 langues.
obs

Bérénice dit: à

Marie Sasseur, je lis votre Derive : Au lieu de noyer son chagrin dans l’alcool… à cote de quoi je pose un morceau des phrases de Madman : je bois comme un trou… Le narrateur noie aussi son chagrin dans l’alcool, j’avais beaucoup aime ce livre, les 2 premiers tiers si mon souvenir est exact, une partie m’avait paru moins bonne mais j’avais été enthousiasmee par Claro que je découvrais.

et alii dit: à

. La montée des populismes témoigne d’une rupture de la confiance des peuples dans les institutions, les modèles sociaux, les élites, les scientifiques, les médias… Comment restaurer cette confiance ? Tel sera le thème, cette année, des 19es Rencontres économiques qui se tiendront du 5 au 7 juillet à Aix-en-Provence. Pour L’Express, Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes, dessine quelques pistes.

Bérénice dit: à

Sasseur, comme pour les vanités flamandes , si vous disposiez des références des oeuvres multiples qui selon vous comportent une representation d’un astrabale, je vous serais reconnaissante d’en confier le nom des peintres. Au moins les peintres afin que je les contemple.

Bérénice dit: à

Court ne nous a-t-il pas fait part ici de sa vive estime pour Legendre, pour sa renommée plus que part ses thèses supremacistes et phallocrates.

Pour dépasser mon ignorance, disposez vous des titres où figurent ces theses, idées, etat d’esprit ou de liens qui permettent s’authentifier votre lecture de cet homme. Il n’est guère possible d’epouser l’un ou l’autre des partis pris sans preuves à l’appui. La phallocratie pour un vieil intellectuel passerait encore , nous n’en sommes d’ailleurs toujours pas débarrassés, l’antisémitisme serait surprenant comme le supremacisme et j’aimerais en trouver une trace écrite. Si PL accusait quelques lobbys juifs et malhonnêtes on ne pourrait y voir qu’une déploration justifiée, le peuple juif comme tous les peuples ne compte pas que des saints, il a son lot de criminels, affairistes, de traitres. Bloom écrivait un jour lointain une citation qui revendiquait pour les juifs le droit d’être cons, ce n’est pas un droit mais une possibilité. Ensuite quand on pense qu’un arabe, un juif, un polonais , un chinois sont des gens malhonnêtes, malfaisants, malsains, voleurs, criminels, brutes, il faudrait se contenter de penser sale con au lieu de penser sale juif ou sale arabe pour rester dans un constat exempt du racisme ordinaire. Des sales types dans chaque communauté.

Marie Sasseur dit: à

« Pas si arbitraire qu’on puisse le croire la présence dans cette œuvre du Carpaccio de l’astrolabe de Johannes Müller da Königsberg propriété de Bessarion, probable modèle pour Augustin (agréé à la noblesse vénitienne ad personam sous le nom Bessarone Milesio en 1464). » Renato.

C’est le meilleur commentaire que j’ai lu ici , Renato. Je vous le redis.

Ce petit objet dans l’armoire ne peut-être que teleologiquement, ce que qui a été décidé qu’il serait.
Car seuls des textes disponibles, et choisis arbitrairement, 500 ans plus tard, ont gardé trace de ce modèle, chez ce patriarche de l’Eglise d’Orient.

l’astrolabe , celui qui crève les yeux, n’était pas étranger à Bessarion.

« La sphère armillaire est un instrument d’astronomie connu depuis l’Antiquité. À l’époque, il existe une science de la mécanique appliquée aux choses du ciel, la sphéropée, sur laquelle Archimède aurait composé un ouvrage. Autant qu’on puisse le savoir, la sphéropée consiste surtout en la confection de sphères armillaires de démonstration. L’astronome grec Ptolémée donne d’ailleurs une description de ce type de sphère (qu’il nomme «astrolabe») au IIe siècle de notre ère dans le Livre V de son célèbre Almageste » site: pour la science, les sphères du monde)
Almageste, ouvrage que Bessarion a fait traduire.
Voir aussi Ptolémée et la sphère armillaire, de Joos van Ghent.

Vous avez eu raison de relayer ce qui saute aux yeux, Renato.
Bonne journée.

Marie Sasseur dit: à

« Pourquoi donc m’ennuyer pour des informations que l’on trouve en 2 clics ? » Renato

Parce qu’elles son infondées ?
Et s’agissant d’un tableau tres secondaire, ou justement à cause de cela, cela n’a aucune importance ?

Marie Sasseur dit: à

court, le socle antisemite et phallocrate c’est celui de lacretelle, votre auteur de chevet
Ne mélangez pas tout,relisez-vous.

Marie Sasseur dit: à

« On ignorait que Legendre fut le socle des suprémacistes blancs et un auteur antisémite, vu son public! »

Pas du tout court. Relisez bien ce que j’ai écrit :
– Vous, court, etes un antisemite très XVIeme.

– Les thèses de Legendre sont supremacistes et phallocrates .

Lavande dit: à

Mort de Anne Vanderlove. Souvenirs, nostalgie.

La ballade en Novembre:
« Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j’ai de l’eau dans les yeux
C’est qu’il me pleut
Sur le visage. »

https://www.youtube.com/watch?v=YJCrxJ0wpWo

Jean Langoncet dit: à

Si je puis me permettre une suggestion : ne prenez pas la peine de chercher (vous pourriez bien trouver un commencement de début de preuve, de quoi instiller le doute) À love-me-two-times de justifier de ses affirmations pseudo humoristiques lui-même

Jean Langoncet dit: à

@Tout ceci mériterait de plus amples études
Voire des études tout court ; quelles sont vos sources ?

Delaporte dit: à

« Vous dites vraiment n’importe quoi. La femme de Barre était juive (d’origine hongroise). »

Je me réfère aux propos tenus par Barre, en deux occasions. Notamment quand, à la fin de sa vie (gâtisme ?), il a accusé un prétendu lobby juif de le harceler. Tout ceci mériterait de plus amples études, sur un cas d’antisémitisme flagrant venant d’un personnage apparemment respectable. Reportez-vous à la presse de l’époque, et vous verrez et serez consterné.

renato dit: à

Pourquoi donc m’ennuyer pour des informations que l’on trouve en 2 clics ?

Cela dit, personne a pris la peine de chercher dans l’iconographie.

et alii dit: à

Ce qui m’intéressait c’était dans l’ailleurs, c’était de chercher le point de contact: quand des techniques vernaculaires traditionnelles rencontrent notre monde occidental. Hervé Di Rosa

et alii dit: à

sur actu philosophia,rappel
 » On peut alors poser que, derrière la mise en ordre sociale du Monde par les mots, se tient pour chaque sujet la question du Qui suis-je ?, abritant un informulable : suis-je ?. » (Dogma, p. 84)
bonsoir

Jean Langoncet dit: à

Botte secrète des vieux sophistes (rien d’antique pour autant) : faire la preuve qu’on est intelligent en commençant par chercher à les comprendre … Un cas d’espèce à ce qu’il semble ; l’attirail est en place et vaillamment porté par ses lecteurs les plus rares

et alii dit: à

Vous dites vraiment n’importe quoi. La femme de Barre était juive (d’origine hongroise).
mais ça ne prouve rien de rien! au contraire!

MC, dit: à

D’autres peintres à cette époque sont encore dans les limbes. C’est vers 1911 qu’Hermann Voss, je crois, reperçoit Georges de la Tour.
On ignorait que Legendre fut le socle des suprémacistes blancs et un auteur antisémite, vu son public!Les notes de l’ineffable Sasseur prouvent simplement qu’elle n’y comprend rien.

Marie Sasseur dit: à

« À propos de l’Augustin du Carpaccio j’ai donné quelques indications »

Oui, merci, Renato, de celles que l’on trouve en 2 clics.

Petit rappel. dit: à

Les appréciations de Huysmans sont toujours un peu étranges.on se souvient de la Vierge Noire de Chartres assimilée à une « moricaude » dans La Cathédrale.
Ici, il est par ailleurs possible qu’un regard rompu à la perception des académies classiques ne soit pas le meilleur pour juger d’une telle oeuvre.
Faut-il lui jeter la pierre? Non.

renato dit: à

À propos de l’Augustin du Carpaccio j’ai donné quelques indications, si quelqu’un veut les prendre en compte, qu’il le fasse, les moteurs de recherche répondent à toutes les questions posées — toutes ou presque —.

Puis je mets des liens vers des sujets qui peuvent intéresser certains intervenants, je n’oblige cependant personne à les ouvrir ; cela étant donné, il y a des observations relatives à ces sujets que je ne comprends pas, mais vu leur valeur, peu importe.

Cela dit, j’ai une vie hors du Net et la RdL ce n’est qu’un passe-temps, car, en gros, beaucoup de livres déjà lus, certains inintéressants, de débats déjà menés, d’insultes déjà reçues.

Pablo75 dit: à

Phil dit: 4 juillet 2019 à 16 h 40 min
Barre avait l’antisémitisme salonsfähig, selon la définition livrée ici par le considérable TKT

Delaporte dit: 4 juillet 2019 à 16 h 45 min
« Barre avait l’antisémitisme salonsfähig »
C’était bien plus grave que ça, Phil, sérieusement. Il faudrait se replonger dans les articles et déclarations de l’époque, et vous verriez !

Vous dites vraiment n’importe quoi. La femme de Barre était juive (d’origine hongroise).

Jean Langoncet dit: à

Défier

Jean Langoncet dit: à

Défiez Sarkosy sur le plan littéraire ? Le tirage, peut-être

Marie Sasseur dit: à

Delaporte, la photo en une de Paris Match, qui fait le buzz , montrant Sarko, sur la plus haute marche , n’est pas truquée.

Il y en a un qui n’a pas apprécié sa folie des grandeurs.

«La passion unique de Nicolas Sarkozy, c’est Nicolas Sarkozy, réplique celui qui fut son premier ministre. Cette passion pour lui-même n’a d’égale que sa rancune pour ceux qui l’ont défié.»
Figaro

Marie Sasseur dit: à

Et pour faire bisquer les deux vieux antisémites :

2008. Claro, Madman Bovary, Gallimard, coll. Verticales

Résumé:
«C’est l’histoire d’un fou d’amour qui défait le monde comme d’autres le font : furieusement. À l’insu de Flaubert, certes, mais du fond de son gueuloir.
Encore sous le choc de sa rupture avec une certaine Estée, le narrateur s’abandonne corps et âme à la lecture. Il jette son dévolu sur Madame Bovary, un roman qui lui est familier. Une nouvelle fois, le voilà dedans. Il s’y enferme, s’y promène, s’y démène, avant d’en bouleverser le déroulement naturel. Démiurge dépourvu de scrupules, il endosse diverses identités parasites: puce, voyeur, pique-assiette, rôdeur et passager clandestin de la nef flaubertienne en déroute. Sa mise à mal du texte le conduira aux limites de la négation de soi. Pas très loin du Nirvana?
Avec Madman Bovary, la langue de Claro, maintenue sous tension par la démesure de ce défi littéraire, n’a jamais autant joui de sa propre liberté, entre cut-up musical et sabordage érotique.»

https://flaubert.univ-rouen.fr/derives/mb_reecri.php

Delaporte dit: à

« C’est d’abord Dieu qui nous embrase, puis nous l’embrassons. »

C’est l’Esprit Saint qui décide de nous toucher par la grâce. On ne lui résiste pas, mais en même temps il laisse à l’homme sa liberté. L’homme est maître de son destin, mais est impuissant sans la grâce de Dieu qui descend sur nous comme une colombe.

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