de Pierre Assouline

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La République des livres
Gogol en ses démons

Gogol en ses démons

Il fut un temps pas si lointain, il y a quelques années à peine, où les fictions adaptées de romans et les documentaires sur des écrivains se bousculaient à Biarritz lors de la grand-messe annuelle du Fipa, rendez-vous des producteurs et scénaristes venus de partout présenter leurs bébés. Signe des temps : cette année, on avait beau en chercher, on n’en trouvait (presque) pas. A croire que le succès des séries a aidé la télévision à s’émanciper de la tutelle romanesque, ironie de l’histoire lorsqu’on sait que la logique des séries procède de celle du feuilleton du XIXème siècle. N’empêche qu’après en avoir visionné des dizaines et des dizaines pendant plusieurs jours, certains remarquables, l’un d’eux m’a sauté aux yeux pour sa manière de s’emparer de la littérature, de se la réapproprier et d’en faire… autre chose.

Gogol est une production entièrement russe, série de 8 x 53 minutes réalisée par Egor Baranov. Comme son nom l’indique, l’écrivain (1809-1852) en est à la fois le sujet et l’objet. Mais ce n’est en rien un biopic de plus, ni même un biopic tout court. Si le générique prend soin de préciser que le scénario est adapté de son œuvre, c’est de toute son œuvre qu’il s’agit et non d’un roman en particulier. Son univers intérieur et le monde qu’il a recréé plutôt que sa vie, ce qui est bien plus intéressant.

En 1829, Nikolaï Gogol, jeune fonctionnaire de la Troisième Section d’un ministère à Saint-Pétersbourg, autrement dit greffier pour la police politique (fonction que l’écrivain exerca vraiment) souffre de crises d’épilepsie si intenses qu’elles l’empêchent de travailler normalement et qu’elles le poussent à brûler en autodafé ses premiers écrits littéraires. Heureusement pour lui, elles ont un effet collatéral qui le fait remarquer de l’enquêteur dont il est le scribe appliqué : il a des visions qui pourraient se révéler fécondes et même décisives pour l’élucidation de crimes jamais résolus. Féconds sont ses cauchemars et plus encore ses fantasmes. Aussi l’enquêteur Yakov Guro le prend-il sous son aile et l’emmène-t-il au village de Dikanka, le jeune Gogol le suivant comme son ombre, son écritoire retenu par des bretelles contre le ventre ; des meurtres rituels y sont commis sur lesquels la population se tait, les paysans confits dans leur ignorance et les notables dans la corruption, tous coupables du pire péché qui soit à ses yeux (la stupidité sous toutes ses formes), chacun craignant que des étrangers viennent fouiller dans des secrets qui les lient tous.gog1

C’est peu dire qu’on est entrainé dans l’étrange dès les premières images pleine de brouillard, de fumées et de chevauchées en forêt, de sorcières, d’apparitions, de sorcellerie. Une atmosphère troublante, des situations déconcertantes, des dialogues parfaitement vissés, le tout servi par une prise de vues nerveuse, une nappe nocturne envoûtante d’où émane une lumière bleue qui fait la signature de la série. On n’y retrouve pas seulement le profond mysticisme de l’écrivain ukrainien, son angoisse du Mal et son obsession du Jugement dernier : c’est toute l’ambiance grotesque et fantastique des villages de son enfance hantés par les superstitions et la pensée magique, renfermés sur leurs secrets inavouables et leurs démons, les murs maculés de signes indéchiffrables tracés en lettres de sang, qui resurgit.

De ce terreau folklorique, dont il connaissait bien les chansons et les contes grâce à sa mère, il fit la matière première et l’humus des nouvelles qui le firent connaître à ses débuts (Les Soirées du hameau qui ont d’ailleurs été également publiées sous le titre Les veillées du village de Dikanka, comme dans la série). De courtes mais denses fictions, la partie de son œuvre qui fait écho au romantisme allemand de ETA Hoffmann, un univers onirique ici restitué avec ce qu’il faut de fantastique et d’hallucinations, sans oublier la dimension comique qui est sa marque dans ses nouvelles et ses romans comme dans ses pièces. De quoi provoquer un rire qui puise au plus profond de la nature humaine mais dans ce qu’elle a de plus lumineux ; il suffit d’avoir un jour effleuré son œuvre pour avoir été frappé par sa capacité à user du burlesque pour plonger le lecteur dans l’angoisse d’un monde sans grâce et comme oublié de Dieu.

Les scénaristes de la série ont probablement puisé aussi dans le reste de l’œuvre plus tardif, notamment dans sa pièce Le Revizor pour ce qui est de la mesquinerie provinciale à laquelle ils donnent des accents franchement drôles, dans le Journal d’un fou pour les scènes de délire ou dans les Âmes mortes pour la dénonciation de la médiocrité des hommes, voire dans son texte ultime Le Manteau pour la description du fonctionnaire coincé dans les contraintes de son administration. On voit même Pouchkine passer par là à qui le jeune Gogol veut montrer ses poèmes.

gogEn touillant le tout et en focalisant sur l’acteur interprétant le jeune Gogol, ils ont réussi à donner une série parfois drôle mais le plus souvent effrayante tant l’effet produit est radical. L e diable et l’enfer ne sont jamais loin, le mystérieux cavalier au masque plongé dans le noir, au dos hérissé de cornes et aux pouvoirs surnaturels, non plus. De quoi hanter durablement les cauchemars du téléspectateur. D’autant qu’à la fin, c’est carrément gore, et même si trash que ç’en est drôle. On comprend que la critique russe ait été consternée, même si cette modernisation de l’oeuvre a le mérite de faire prendre conscience de la dimension proprement monstrueuse de Gogol.

C’est bien de Gogol qu’il s’agit même si l’on se demande parfois si l’on n’entend pas plutôt Golem. Heureusement que je l’ai vu en russe sous-titré car en anglais on entendrait plutôt « Google ». Après avoir vu la série, et afin de me défaire de son univers glauque un peu trop enveloppant, j’ai regardé quelque chose qui n’avait rien à voir : Marianne Faithfull, fleur d’âme que Sandrine Bonnaire a consacré à l’icône du Swinging London des années 60. Un documentaire bien fait où la chanteuse est confrontée à ses archives débordantes de liberté, de provocations, de drogues, de scandales, de déchéance et de renaissance quasi miraculeuse. A un moment, après sa séparation avec Mick Jagger, elle évoque ses grands moments de solitude et d’abandon de soi au cours desquels elle a eu la révélation du Naked Lunch (Le Festin nu), grand livre de William Burroughs qui a tant compté pour tant. Sauf qu’elle l’a pris au pied de la lettre…

Elle s’est ainsi retrouvée SDF pendant deux ans assise ou allongée par terre, dans les rues ou les squats de Londres, à enchainer les shoots d’héroïne. Anorexique et défoncée, elle avait fait de ce livre son projet de vie. Un jour, après s’en être sortie, elle rencontra l’écrivain à qui elle devait ce voyage qui s’annonçait sans retour. Ils se lièrent d’amitié. Lorsqu’elle lui raconta l’origine, la forme et le moyen par lesquels elle se voua à son autodestruction, elle osa lui demander : « Mais pourquoi as-tu écrit ce livre ? ». Et Burroughs de l’engueuler : « Mais enfin, je ne l’ai pas écrit pour toi ! Et de toute façon, c’est de la fiction, rien d’autre !… »

(Photos extraites du film « Gogol »)

Cette entrée a été publiée dans cinéma, Histoire Littéraire.

1201

commentaires

1 201 Réponses pour Gogol en ses démons

rose dit: à

pardon
copié et collé sur wikipedia

la vie dans les bois dit: à

@Il est évident que la loi polonaise en question ne peut pas dans l’Europe d’aujourd’hui rester en l’état.

Si la Pologne exprime aujourd’hui la nécessité de ne pas être associée en tant que nation, aux crimes nazis, perpétré sur son sol, la France, en tant que « régime » ne peut pas en dire autant. Car la collaboration française avec le Reich nazi, était une collaboration, zélée, d’Etat.
Chirac l’a très bien rappelé.

la vie dans les bois dit: à

@Il fait 2,7 degrés, ici !

Pfff, l’ordurier Chaloux, ce gros porc qui enfle du caleçon quand il est bourré, va encore mettre la journée à  » ranger son bureau » sur ses écrans. Va savoir quelle petite gâterie il va encore essayer de monnayer contre menace. Et « Pendant qu’il rédige ces Fragments, personne ne regarde ce qu’il fait », même pas la femme de son travelo de mari.

la vie dans les bois dit: à

« Le 6 septembre 1951, en voyage à Mexico, Burroughs, ivre, aurait accidentellement tué sa femme d’une balle en pleine tête[6], alors qu’il essayait de reproduire la performance de Guillaume Tell, qui fendit d’une flèche la pomme posée sur la tête de son fils. Burroughs est inculpé pour homicide involontaire. Il est arrêté et passe un court séjour en prison avant d’être relâché. »

Et la question de M. Faithfull  » pourquoi as-tu écrit ce livre ? » trouve sa réponse.

Autre que celle alambic-quée, et de ses intentions criminelles, que l’on a supporter dans le billet.

JC..... dit: à

Nous devons accepter le travail dans l’ordure, nous autres humanistes littéraires ou scientifiques !

Ce pourquoi, nous devons nous réjouir des spécialistes qui trient soigneusement les déchets ici même, déchets bien connus continuant à empuantir pesamment : Proust, Riboulette, Reinhardt, et tant d’autres larves.

JC..... dit: à

Bonjour, rose !

renato dit: à

(Naturellement découvrir les limites de la politique politicienne après avoir perdu une élection révèle une limite dans les capacités d’analyse ou une certaine facilité à inventer un constat de confort.)

la vie dans les bois dit: à

« après avoir perdu une élection »

constat d’huissier.

JC..... dit: à

Si on se fait une haute idée d’un pays, d’une nation, d’un peuple, on pense que la collaboration d’un « gouvernement » soumis au diktat de l’envahisseur ne reflète pas la valeur morale du pays magnifié qui est provisoirement vaincu.

Si, comme moi, on considère qu’une nation est majoritairement une nation de salauds, de bolos, de minables, de crapules, d’arrivistes, de collabos, alors on peut dire : c’est la France profonde, entière, qui collabora et collabore actuellement avec d’autres, et pas un gouvernement soumis à l’envahisseur étranger vainqueur, incapable de décider librement de son sort …

Evidence dit: à

Comme je ne peux plus lire les commentaires de JC Landouille, grâce à mon logiciel, quelqu’un(e) peut-il me dire s’ils sont toujours aussi verbeux, niais et nuls ?

renato dit: à

C’était dans l’air est une vieille expression pour dire qu’on a pas trouvé une source. Par paresse, par vice ? peu importe.

JC..... dit: à

« Comme je ne peux plus lire les commentaires de JC Landouille, grâce à mon logiciel, quelqu’un(e) peut-il me dire s’ils sont toujours aussi verbeux, niais et nuls ? » (Evidence)

Faites plaisir à ce drogué à la liqueur de Jisset … dites : « OUI ! IL L’EST »

Chaloux dit: à

la vie dans les bois dit: 8 février 2018 à 7 h 52 min

A l’orée de sa vie éternelle, la sequestrée de Poitiers écrit toujours… Une passion.

closer dit: à

« J’ai réussi à me procurer les Aveux de la chair, alors qu’il n’est mis en vente que demain. La libraire l’avait déjà reçu. J’ai habilement négocié pour l’acheter dès ce soir. »

N’oublie pas de te le faire rembourser sous prétexte de déception dès que tu l’auras lu, Delaporte!

closer dit: à

« punissant d’une peine allant jusqu’à trois ans de prison toute personne qui « attribue à la République de Pologne et à la nation polonaise, publiquement et contrairement à la réalité des faits, la responsabilité ou la coresponsabilité de crimes nazis perpétrés par le IIIe Reich allemand », Le Monde

Cette loi n’empêche pas plus quiconque de mettre en accusation des polonais pour complicité avec les nazis que l’ancienne jurisprudence maintenue de de Gaulle à Mitterrand et ignoblement brisée par Chirac, n’empêchait de mettre en accusation des français pour complicité avec les nazis!

J’attends des arguments plutôt que des éructations pavloviennes.

JC..... dit: à

« J’attends des arguments plutôt que des éructations pavloviennes. » (closer)

Il est des vœux qui n’aboutissent jamais : demander à Igor de la Porte de Pavlov de ne point éructer contre la Pologne, Polanski, Musset, Ramadan, Ponce-Pilate, Trump, Wiwi, Chaloux et quelques autres, est vain …. car au delà de ses forces !

Morales, bien entendu !

Bloom dit: à

L’usage des italiques est très tendance dans certaines productions. Cela
dispense d’avoir à expliciter pourquoi le terme, le groupe de mots, est ainsi indexé.

Evidence dit: à

merci à toutes et à tous de vos messages privés concernant JCLandouille ouille ouille ouille et ses commentaires (comment taire)

JC..... dit: à

Bloom, puisque vous êtes là, je tiens à profiter de votre présence chaleureuse pour vous présenter des excuses, approuvées CE, à propos de certains de mes commentaires, souvent insultants.

Nous ne sommes d’accord sur rien, certes, question de génétique …mais est ce une raison pour négliger cette putain de courtoisie avec qui nous couchons depuis la première communion, sans la payer pour services rendus ?

JC..... dit: à

Nicolat Hulot ?
Oui…..
Nicolas Hulot !

En ce jour rafraîchissant, un nouveau concept brûlant est né :

« LE HARCÈLEMENT BIO »

JC..... dit: à

La première lecture de ce billet était révoltante !
J’ai lu, trop vite :  » Gogol en ses Desdémone »

Lavande dit: à

Je persiste à voir Cédric Villani chaque fois que j’ouvre ce billet.

JC..... dit: à

Lavande,
Comme tout scientifique rêvant de médaille WC Fields !

JC..... dit: à

“Plus d’hommes se sont noyés dans l’alcool que dans la mer.” (WC Fields)

Ce qui reste à prouver.

D. dit: à

Je pensais pas qu’on aurait droit un jour au torchage live d’Ed sous le regard de ses félins.

Evidence dit: à

Ce qu’il est détesté ce JC Landouille, c’est impressionnant… son unique façon de jouir, et encore ?

Ed dit: à

D.
Vous salissez tout.

JC..... dit: à

ED,
Un mot de vous et je rapatrie Dédé sur Krypton en ambulance galactique !….

D. dit: à

Meuhnon je rigole. Rhoolala.

Ed dit: à

JC
Pas la peine. D. n est pas méchant. Ma réponse était une boutade.

Lavande dit: à

La photo de Villani dans le lien que vous donnez Christiane, en fait vraiment un sosie de Gogol, araignée en plus !

JAZZI dit: à

« Père de deux gros livres », nous dit la biographie de Villani, qui n’omet aucun détail sur sa vie professionnelle. Mais que sait-on de sa vie affective ?

JAZZI dit: à

Mais qui y a t-il dans l’assiette de Gogol sur la photo ? Un coquelet pas cuit et une courge ronde ???

JC..... dit: à

Une boutade ? Une boutade de Dijon ?

Ed dit: à

Une pomme et une volaille

JC..... dit: à

Dans l’assiette de GOOGLE : un pigeon voyageur en fin de carrière, un melon rachitique.

Lavande dit: à

Jazzi, père de deux gros livres et de deux enfants.

Lavande dit: à

Ma formulation est ambigüe: Villani est père de deux gros livres et de deux grands enfants.
Pour Jazzi ce serait beaucoup de petits livres et quant aux enfants, il ne nous a pas fait de confidences.

Ed dit: à

 » Une boutade de Dijon ? »

Faut pas rester ici, Monsieur.

Ed dit: à

Mis à part la coupe de cheveux, je ne trouve pas qu’il ressemble au député mathématicien moi !

Delaporte dit: à

Les difficultés de Meghan Markle, pauvre petite fille riche, à se glisser dans le moule de princesse royale. Vraiment, des affres existentiels, comme le rapporte la presse putride :

« L’écueil pour Meghan, contrairement à Kate qui est très bon chic bon genre, c’est qu’à chaque sortie depuis l’annonce des fiançailles, on dit que son manteau n’est pas assez long, son chapeau n’est pas bien, ses talons sont trop hauts… Elle va devoir rentrer dans un moule qui n’est pas facile. C’est quand même un métier de chien… »

Delaporte dit: à

« N’oublie pas de te le faire rembourser sous prétexte de déception dès que tu l’auras lu, Delaporte! »

J’ai commencé ma lecture, et je ne suis pas déçu. C’est un de ces livres qu’on est fier de garder dans sa bibliothèque, car il vous permet de persévérer dans l’intelligence, l’érudition et la foi en Dieu (très belles pages du début sur le Logos).

Delaporte dit: à

Bien sûr que cette loi polonaise sur la Shoah est une loi liberticide, il ne faut pas être grand clerc pour le voir… Même le ministre français Le Drian l’a dénoncée comme telle :

« Nous trouvons que cette loi est malvenue. Il ne faut pas réécrire l’Histoire, ce n’est jamais très bon », a réagi le ministre français des Affaires étrangères sur BFMTV. « Il faut surtout s’arc-bouter à la mémoire de la Shoah, la diffuser partout, régulièrement, systématiquement. Et donc tout élément qui pourrait venir pervertir cette mémoire est négatif », a-t-il poursuivi, jugeant « condamnable » la position du président polonais Andrzej Duda, leader du parti nationaliste « Droit et justice », qui a décidé de promulguer la loi. Europe1

P. comme Paris dit: à

Les bigots et le sexe :
Voltaire, Dickens ne se sont pas trompés.

Delaporte dit: à

On n’aura par exemple plus le droit de dire qu’il y a eu des pogroms en Pologne contre les Juifs de ghettos. Même un historien pourra aller en prison après avoir prouvé scientifiquement ses dires. La situation est horrible… Elle montre à quel degré d’abaissement politique la Pologne populiste est arrivée aujourd’hui. Mais que fait l’Europe ?

JC..... dit: à

Pauvre Delaporte …..

Delaporte dit: à

Les Polonais veulent se racheter une virginité politique et historique… C’est l’inverse de ce qu’avait fait Chirac en reconnaissant les crimes de Vichy par l’Etat français.

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…tient, mais , ou est passé, mon torchon biblique,…à 10 h, 30 min,…
…de nos immaculées conception teutoniques sur la poêle de ses profits de paradis-privés,!…etc,…

Sergio dit: à

Ed dit: 8 février 2018 à 13 h 30 min
au député mathématicien

On se perd en conjectures…

TRUOMPEU dit: à

13.45 §
la loi polonaise est libersiticteete !! vive chiracque
(et Le Driame ex des Armées qui n’a pas su vendre le Raafffale à la Polski s’exprime on ne sait pourquoi /,?)

A trop lire Foucault, n’inversez pas tout,
Please !!

JAZZI dit: à

Oui, Ed, l’acteur Gogol est nettement plus sexy que le député mathématicien, un rien bêta !

JAZZI dit: à

A la trappe, le torchon biblique de GS’A !

TRUOMPEU dit: à

Nicon Huvlot a-t-il harcelé Alexandra Re vot
au Camp de base N°12 9843m alt
face sud du Pamgjabarraset
dans la telt hight tech Northface
EN DEHORS DU SAC (soverpose)DE COUCHAGE
par – 35° (vent exte 180km/h
et hors de toute éthic écolo !??

lA QUESTION EST POSée
il prend ses devants
mais
SCHIAPPICAK Observe sa proie

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…qui veut, des courbettes à vendre,…demander, le catalogue, sur la Rdl,!…
…les courgettes et concombres à demi-prix,…

…que les russes, reviennent, nous débarrasser, de tout les peuples  » solidarité  » de l’est,!…
…et fruits confits Bio,!…etc,…
…enfin, dans ma féodalité,…Ah,!Ah,!…

Giovanni Sant'Angelo dit: à

…GS’A,…
…il a tout sur carte-mémoire, au moins, les siens ,!…
…rien, à s’apitoyer, aux réécritures,…il s’en fout,…des prestiges, des nobles idoles,…à se réclamer, de sortis de la cuisse de Jupiter,!…à ses crampes,…
…etc,…

TRUOMPEU dit: à

L’abominable ‘Libération’ (qui n’est pas à une blague près) avance: ‘Tragédie de l’Himalaya…les Pakistanais ont-ils menti ? ‘

Et A. Revol a-t-elle dit vrai !?

Complètement dégelée -en un remake de Florence Autissier- elle se répand en commentaires de partout… Elle en fait des tonnes (sans doute culpabilisée d’avoir laissé son ex-)
Voici maintenant qu’elle dit avoir passée « deux nuits » dehors, « sans rien », plus ou moins dans une crevasse… Peut-on y croire !? Et le Yétiii ?

On est avec cette histoire à 7000m d’altitude
(il fait actuellement -25° au sommet du Mont-Blanc qui est à 4800 seulement; et sitôt des vents à 150 km/h fréquents, on équivaut à -40/50°…)
C’est la température actuelle (sans vent) à Verkoïansk en Sibérie, et il est connu que les mains sans protection gèles en 10 mn (c’est ce qu’ont connu autant les soldats de la Grande Armée que de Barbarossa qui connurent vers Moscou des hivers exceptionnels à -35°).

Si l’on comprend bien : à 7500 m quand tout commencera à tourner de travers, elle choisit de laisser le Polski et à descendre à 6500 pour sauver sa peau et donner +/- l’alerte…
Après elle se plaint que tout fut trop lent…
Elle songe aussi à repartir…

Et à écrire un roman ?

christiane dit: à

Voilà, Lavande, ce qu’il répond à Alexandre Boudet à propos de son look si particulier (dont l’araignée):
http://www.huffingtonpost.fr/2017/06/01/pourquoi-cedric-villani-a-t-il-ce-look-si-particulier_a_22121103/
Mais j’avoue avoir préféré, dans le lien précédent, ses méditations en face des vagues ou d’un étal où sont superposées des oranges. Les mathématiciens sont de grands rêveurs qui soudain trouvent une réponse dans les répétitions de ce monde. La rigueur et les règles déterminent de nouveaux espaces pour imaginer et comprendre. Les structures et l’alternance en mathématique éclairent tous les arts.
Une énigme ? le zéro. Je ne comprends pas le zéro. Cette absence de présence m’intrigue… Il n’y a pas de zéro dans l’univers.

Evidence dit: à

On me signale que JC Landouille me traite de salhope… bien vu ducon tu connais bien la langue anglaise : sale hope = « vend de l’espoir » alors que lui propose de la merbe

Widergänger dit: à

Gogol fait encor aujourd’hui partie de la propagande de Poutine pour s’accaparer l’Ukraine en le considérant comme une passerelle entre le monde russe et l’Ukraine, bien sûr au détriment de l’influence ouest-européenne. Gogol est un enjeu géostratégique de la guerre froide entre les USA via l’UE et la Russie. C’est passionnant !

Au lieu de lire le vieux bouquin sans grand intérêt de Michel Foucault, qu’il n’avait pas publié de son vivant le trouvant sans doute mauvais, il vaudrait mieux lire le dernier inédit d’Élias Canetti, qui vient d’être édité :

Le livre contre la mort, Albin Michel, que je suis en train de lire. Je ne partage pas ses inepties sur Mahomet, qu’il considère comme un Juif, mais c’est à lire.

Widergänger dit: à

«Gogol, c’est la volia, l’incarnation de cet amour russe pour une certaine forme de liberté… C’est pourquoi l’écrivain est autant d’actualité aujourd’hui ! » Serge Ozerov, la cinquantaine joyeuse et bien portante, est un Russe parmi d’autres, « adorateur » de Nicolas Vassilievitch Gogol, l’écrivain dont le 200e anniversaire de la naissance vient d’être largement célébré en Russie. « C’est bien davantage qu’un simple auteur. Plus que nul autre, il a mis en valeur notre concept de volia que les Occidentaux ont tant de mal à comprendre », insiste Serge Ozerov. Le dictionnaire donne pour traduction « liberté ». Mais ce n’est pas le mot au sens habituel en Europe. « Il ne s’agit pas de la liberté politique, de la défense des droits de l’homme », prévient Serge Ozerov. « La volia, c’est la volonté, le vide, le chaos, le bouillonnement, la liberté absolue ! Pour cela, lisez Tarass Boulba… »

Le dossier Gogol publié par La Croix :
https://www.la-croix.com/Archives/2009-04-30/Dossier.-Lire-Gogol-pour-comprendre-la-Russie-d-aujourd-hui.-_NP_-2009-04-30-344360

La volonté de gagner se dit en russe : volia k pabede (воля к победе). On voit que ce que les Russes appellent « liberté » c’est surtout la liberté d’écraser autrui, tel Tarass Boulba, le héros épique gogolesque… Mais revendiqué pourtant par l’ancien président de l’Ukraine, Viktor Iouchtchenko, chaud partisan du nationalisme ukrainien supporté par l’extrême droite ukrainienne, qui se met à revendiquer Gogol comme écrivain du patrimoine, au grand dam de Poutine…

Gogol est plus que jamais d’actualité pour comprendre la Russie et au cœur de la tension Est-Ouest dont l’Ukraine demeure un des grands enjeux géostratégiques dans la guerre froide, et chaude par moment aussi, entre les USA et la Russie via son glacis ukrainien pour maintenir un débouché stratégique et militaire sur la Mer Noire.

En attendant Kiev demeure une ville dangereuse pour les touristes. Cet été, j’ai failli me faire complètement dévalisé en pleine rue par trois bandits dont un déguisé en policier avec une technique très sûre et très inquiétante. Heureusement je n’avais dans mon porte-feuilles que l’équivalent de 50 €, qu’ils m’ont volés. Mais quelques jours auparavant, j’avais plus de mille euros pour payer l’hôtel, où le système de paiement en carte bleue ne fonctionnait pas. Un pays dangereux et qui le demeure.

Et la « volia k pobede » ne va rien y arranger…!

D. dit: à

Que voulez-vous que l’Ukraine devienne sans Poutine et la Russie ? Cet état ne fera jamais partie de la communauté européenne, grand bien lui fasse soit dit en passant… et n’est pas capable de s’en sortir sans tutelle.
L’Ukraine est une province de la Grande Russie, un point c’est tout. Elle en est culturellement très proche.
Au bout d’un moment il faut arrêter de chercher midi à 14 heures et accepter les réalités.

Delaporte dit: à

« Au lieu de lire le vieux bouquin sans grand intérêt de Michel Foucault… »

C’est un jugement idiot, qui ne vous fait pas honneur. J’en ai commencé la lecture, et c’est un livre formidable – sauf pour les sectaires comme wgg, qui ont oublié de n’être pas cons…

Delaporte dit: à

Le livre de Foucault, à la suite des trois autres tomes de l’Histoire de la sexualité, bouleverse le savoir humain. Il arrive à une époque où, parlant du consentement érotique, il tape en plein dans le mille (affaire Weinstein oblige). Pour comprendre quelque chose à ce que nous sommes, il nous faut évidemment lire cet ouvrage, et ne pas faire stupidement l’autruche la tête dans le sable…

Lacenaire dit: à

‘tain le WGG c’est quand même autre chose que ce Delaporte de la cabane au fond du jardin

Widergänger dit: à

Si l’intérêt du bouquin de Foucault se réduit, comme je le pense en effet, à nous servir à commenter l’affaire Weinstein, c’est qu’il est manifestement d’une portée fort limitée étant donné l’ambition du propos !

Le commentaire de ce pauvre en esprit de Delaporte ne fait que confirmer ce que j’en pense avec beaucoup d’autres ! Ce n’est qu’une affaire commerciale !

Delaporte dit: à

Tous les bouquins de Foucault ont connu un grand succès et un parfait retentissement. Ce n’est pas qu’ils étaient « commerciaux », ce serait débile de le prétendre, surtout après les avoir lus. C’est que toute cette oeuvre géniale de Foucault touche le plus grand nombre, et les gens sont reconnaissants envers ce grand philosophe de leur avoir offert d’aussi beaux textes qui les aidaient à comprendre la vie et leur vie. C’est aussi simple et noble que cela, en dépit de ce qu’en dit ce zéro de wgg, qui n’est qu’une brute épaisse. Nous faire croire que Foucault c’est « commercial », il faut oser !!!

Widergänger dit: à

Comme l’écrit Hélène Carrère d’Encausse (publié chez Fayard) dans son grand livre sur Catherine II, « Le XVIIIè siècle russe fut celui de l’apprentissage de l’Occident. » Il est clair qu’on ne saurait comprendre Gogol sans tenir compte de cette tension propre à la Russie entre l’Occident et l’Asie qui s’y manifeste et s’y revendique tour à tour. L’importance de l’Allemagne, patrie d’origine de la grande Catherine est encore soulignée par Gogol dans Le Revizor où son héros, pour se vanter, fait allusion à ses relations avec un supposé « ambassadeur d’Allemagne » qui n’existait pas alors.

christiane dit: à

W. – 16h14
Merci mais l’article est flouté. On ne peut le lire qu’en s’abonnant au journal ! Auriez-vous une autre piste ?

Delaporte dit: à

Le fait que Foucault se soit aussi intéressé au christianisme, notamment dans ce dernier volume, est important à noter. Ce faisant, Foucault enquête sur l’héritage chrétien de l’Europe, après ou avec bien d’autres. Cette « généalogie » objective de l’héritage chrétien est d’une conséquence essentielle pour comprendre aujourd’hui qui nous sommes. Passer à côté, comme ce pauvre wgg, est d’une grande bêtise.

Widergänger dit: à

Delaporte ne comprend manifestement rien à ce que j’ai écrit. Je suis le premier à revendiquer l’héritage judéo-chrétien de l’Europe, pauvre cornard !

Widergänger dit: à

L’article n’est pas flouté.

JC..... dit: à

« Une énigme ? le zéro. Je ne comprends pas le zéro. Cette absence de présence m’intrigue… Il n’y a pas de zéro dans l’univers. »

Il ne s’agit pas d’une absence de présence mais d’un signe disant qu’il n’y a pas !

Delaporte dit: à

« Je suis le premier à revendiquer l’héritage judéo-chrétien de l’Europe, pauvre cornard ! »

Permettez-moi de douter de votre sincérité. Vous en restez à la superficie des choses, aux slogans bruts et dénués de signification. Quand il s’agit d’aller au fond des choses, vous êtes aux abonnés absents, comme le crétin que vous êtes !

Delaporte dit: à

A force de faire des copier-coller sur wikipédia, notre pauvre wgg est devenu aussi bête que ses pieds !

JC..... dit: à

Le jeu qui consiste à jouer avec sa vie, à l’extrême, tient de la caresse au suicide. Il ne devrait entraîner aucune responsabilité, ni frais de sauvetage, pour les adeptes de la prudence en montagne ou en mer !

La gamine ? Une conne de plus….

JC..... dit: à

Le jeu qui consiste à jouer avec sa vie, à l’extrême, tient de la caresse au suicide. Il ne devrait entraîner aucune responsabilité, ni frais de sauvetage, pour les adeptes de la prudence en montagne ou en mer !

La gamine ? Une c.onne de plus….

Widergänger dit: à

Seul un demeuré bon pour l’asile psychiatrique peut penser que je passe ici ma vie à copier wikipédia ! T’es débile, mon pauvre ami ! Une triple buse. Je ne t’ai pas attendu pour lire Foucault et considéré que c’est un grand penseur incontournable ; je lisais Les Mots et les choses quand t’étais encore dans les limbes où t’aurais dû rester…, quand je faisais mon service militaire à Speyer (Spire) en Allemagne, pauvre cornard ! J’ai tout lu quasiment de Foucault. C’est pas un petit freluquet de ton espèce qui va me donner des leçons sur Foucault, non !

christiane dit: à

JC….. dit: 8 février 2018 à 17 h 36 min
Vous dites : « Il ne s’agit pas d’une absence de présence mais d’un signe disant qu’il n’y a pas ! »
Je ne comprends pas !!! En mathématique, il y a eu une présence, donc on ne peut pas dire qu’il n’y en a pas. Si on la soustrait, elle existe encore mais autrement. S’il n’y en a jamais eu, comment la nommer. C’est une absence devenue présence. Si l’absence est une présence il n’y a pas de zéro. Je sens que cette énigme a un rapport avec le vide mais il n’y a pas de vide dans l’univers, quant au néant, c’est tellement immense qu’un zéro y serait perdu. Dites m’en plus pour vous faire pardonner votre éclat homophobe contre Mathieu Riboulet.
@W.
Hélas si car j’ai déjà fait 4 lectures gratuites ! A la cinquième , ou on s’abonne ou l’article est flouté. Merci quand même

zerbinette dit: à

Christiane, l’article est long, mais je vous copie le § de l’invention du zéro

Le zéro, celui du symbole de l’absence, est issu d’une élaboration extrêmement délicate et conduit à une définition mathématique féconde. Cependant, il y a un autre zéro encore plus performant, bien qu’évidemment lié au précédent, c’est le zéro de la numération de position, celui qui est à la fois chiffre et nombre, et qui permet les calculs. Ce sont les Babyloniens, au IIIe siècle avant notre ère, qui inventent un système de représentation des nombres et de calcul en fonction de la position. Ainsi, 139 signifie, en trois caractères, «1» centaine, «3» dizaines et «9» unités. Il fallait y penser. Pour coder une centaine et 9 unités, on doit donc écrire «1 9», avec un espace entre les deux chiffres. Mais le risque de confondre avec «19» est immense. Les scribes ont alors recours à un symbole de séparation, qui prend la forme d’un double clou penché, une sorte de chevron, pour exprimer qu’il n’y a pas de dizaine. En langage moderne, on obtient «109», il y a du sang neuf dans cette idée. Après une percée chez les Mayas, qui symbolisent le zéro de diverses façons, notamment avec des formes de coquillages, c’est en Inde, au Ve siècle, que le zéro acquiert son statut final, il n’est plus le simple signe d’une absence mais devient un nombre à part entière. Cette avancée intellectuelle ne peut être comprise indépendamment de la philosophie religieuse hindoue qui intègre en les opposant le vide, comme manque, et l’infini, comme plein, une représentation de l’univers. Alors que l’islam s’étend dans le monde arabe, les musulmans rejettent le vide et l’infini mais empruntent le zéro aux Indiens, lui donnant le nom de «sifr», ancêtre de notre chiffre. Juste retour des choses, c’est précisément ce zéro chiffre de position et nombre entier de plein droit qui, judicieusement introduit dans un système de numération, permet de désigner une infinité de nombres avec un nombre fini de chiffres. Nous rencontrons ainsi, sous une forme un peu inattendue, une première occurrence de la dualité entre le zéro et l’infini.
Philippe Douroux

Delaporte dit: à

« C’est pas un petit freluquet de ton espèce qui va me donner des leçons sur Foucault, non ! »

Ben si, justement, car ici vous vous montrez vraiment à côté de la plaque ! Vous dévoilez par vos intempestifs propos le fond de votre culture, superficielle et nulle. Tout le monde qui vous lit en a tiré la conclusion suivante : wgg, ça ne pisse pas loin !

Delaporte dit: à

Et puis, concernant le copier-coller, vous vous êtes déjà fait prendre ici même la main dans le sac. Vous n’avez pas de culture, hormis celle puisée dans Internet. Vous êtes un zéro absolu !

Widergänger dit: à

Lisez plutôt Le zéro et l’infini ! Vous verrez que je suis en réalité très proche de l’infini…

Widergänger dit: à

Delaporte est simplement un misérable nabot inculte qui prétend nous faire passer des vessies pour des lanternes.

christiane dit: à

@zerbinette dit: 8 février 2018 à 18 h 20 min
Ah, vous êtes chic. Mille merci. Une phrase de cet article de Philippe Douroux est impressionnante :  » Cette avancée intellectuelle ne peut être comprise indépendamment de la philosophie religieuse hindoue qui intègre en les opposant le vide, comme manque, et l’infini, comme plein, une représentation de l’univers.  »
Vous me donnez à penser pour bien des heures… Merci.

christiane dit: à

Zerbinette,
et le final est grandiose !
« Juste retour des choses, c’est précisément ce zéro chiffre de position et nombre entier de plein droit qui, judicieusement introduit dans un système de numération, permet de désigner une infinité de nombres avec un nombre fini de chiffres. Nous rencontrons ainsi, sous une forme un peu inattendue, une première occurrence de la dualité entre le zéro et l’infini. »

Widergänger dit: à

Cela fait penser aussi à l’invention de l’alphabet qui permet d’écrire une infinité de mots avec un nombre fini de lettres. Il est bien étrange d’ailleurs que les Babyloniens, qui ont inventé l’écriture, n’y aient pas pensé pour les mots. Il a fallu attendre encore 400 ans pour en voir la naissance dans le site de Sebarit El-Khadem dans le Sinaï avec ses mines de cuivre et de Turquoise où travaillaient les esclaves hébreux d’origine cananéenne.

Widergänger dit: à

L’invention du zéro, qui remonte maintenant à 4000 ans (ce qui n’est vraiment rien à l’échelle de l’histoire d’homo sapiens), montre l’effort d’abstraction formidable qu’il a fallu faire à l’esprit humain pour sortir de l’idée que les chiffres reproduisent simplement le réel. Avec le zéro, il a découvert que le système numérique est une réalité autre qui n’imite pas le réel mais en fournit un modèle opératoire. C’est une très grande avancée de la pensée humaine en vérité, qui fonde l’esprit scientifique. Et bien avant la pensée grecque, qui en découle pourtant directement. Comm pour les mythes, on voit bien que c’est toute cette région du Proche-Orient qui inventa en réalité ce que nous appelons aujourd’hui l’Occident judéo-chrétien et la modernité techno-scientifique.

christiane dit: à

@Widergänger dit: 8 février 2018 à 19 h 04 min
C’est juste, W. mais pour compter, on se sert d’abord de son corps. Toutes ces dizaines en nous et ces paires et ces impairs. Mais il n’y a pas de zéro dans notre corps, d’absence ou d’infini, sauf dans l’âme autre nom de la pensée. Les mathématiques seraient-elles spirituelles.
Un jour, au Palais de la Découverte, je suis restée prise de vertige dans la salle où le nombre Pi est développé : 3,14116… et juste après le planétarium avec, à la renverse, la course des étoiles dans le dôme du ciel étoilé. Puis, le pendule de Foucault (je crois qu’il est maintenant aux arts et métiers).
Il n’y a pas assez de billets sur les sciences et les mathématiques. Ça serait bien si Passou revenait au jeu d’échecs et ses stratégies vertigineuses.

christiane dit: à

@Widergänger dit: 8 février 2018 à 19 h 11 min
Donc, les mathématiques n’imitent pas le réel. L’abstraction, là encore… L’art et les mathématiques… que nous en dirait Pat.V ?

christiane dit: à

@Jean Langoncet dit: 8 février 2018 à 19 h 15 min
Je préfère les fugues de Bach et son contre-point mais ils s’éclatent ces jeunes hommes fougueux !

Jean Langoncet dit: à

Et gare à la frappe de Maureen

Widergänger dit: à

Si Gogol abandonna sa pièce, L’Ordre de Saint-Vladimir qui devait en faire rire, et dont il n’existe qu’un fragment publié sous le titre Scènes de la vie mondaine dans l’édition de La Pléiade, l’ordre de Vladimir est malgré tout évoqué dans Le Revizor à la scène 3 de l’acte IV pour ridiculiser l’assesseur de collège Ammos Liatkine-Tiapkine qui vient soudoyer Khlestkov.

Widergänger dit: à

Mais non, Christiane, les mathématiques n’imitent pas le réel. C’est le grand mystère qui a provoqué la fameuse interrogation d’Einstein qui s’est toujours interrogé sur les liens mystérieux entre l’intelligible et le réel. Commen se fait-il qu’un système d’équation puisse rendre compte de ce qu’on peut observer dans le réel ? C’est en effet LE grand mystère.

La science n’explique rien en réalité (c’est la grande découverte de Schopenhauer à propos du principe causal déjà remis en question par Hume avant lui), elle élabore simplement des modèles mathématiques qui fonctionnent plus ou moins bien. Mais on sait par exemple que le modèle mathématique de la physique newtonienne ne fonctionne plus pour le calcul des positions GPS ni pour le monde infra-atomique. Il a fallu en inventer un autre, plus précis, la Relativité générale, qui en rend compte, jusqu’au jour où elle sera à son tour détrônée par une nouvelle théorie englobante, etc. C’est par là aussi la découverte que la vérité scientifique n’est forcément qu’un moment de vérité, que la vérité est chose éminemment précaire. Plus que la vérité, ce qui compte c’est la quête de vérité, ce que je disais l’autre jour encore à mes petits élèves de 6ème, qui m’interrogeaient à ce sujet quand je leur disais qu’ils devaient se mettre dans la position du chercheur et non de l’oie qu’on gave de savoir. Et ils l’ont très bien compris d’ailleurs, mais c’est une classe de petits génies, ceux-là.

Jean Langoncet dit: à

[nota: rendons à César ce qui appertient à Pompée ; Not Fade Away est une composition de Buddy Holly et ses Crickets, inspirée par le « Bo Diddley beat » et reprise plus tard par les Stones]

JC..... dit: à

« Dites m’en plus pour vous faire pardonner votre éclat homophobe contre Mathieu Riboulet. » (Christiane)

Ton pardon, ma chère, j’en ai rien à fouthre ! Riboulette peut crever, je m’en cague, c’est un faux…

JC..... dit: à

Wiwi, la vérité est un vœu, qui ne sera jamais réalisé. La Vérité c’est Dieu, autant dire une illusion stupide des âges révolus !

Jean Langoncet dit: à

Buddy Holly, le « grand frère » auquel Bob Dylan a rendu un hommage appuyé dans son discours du Nobel
En virée chez les brits
https://vimeo.com/153662798

Widergänger dit: à

Je n’avais pas lu Schppenhauer quand j’étais en Classe Prépa scientifique, mais c’est la vive conscience que la science en réalité n’explique rien qui m’a fait abandonner mes études de maths et de physique, puisque je voulais devenir physicien au départ. J’ai perdu la foi à cette époque-là dans la science. Ce n’est que bien plus tard, en lisant le bouquin de Clément Rosset sur Schopenhauer que j’ai mis un nom sur mes interrogations épistémologiques personnelles : l’absurde. Le monde est absurde, scientifiquement absurde, les phénomène sont en fait sans cause. C’est d’ailleurs chez Schopenhauer la cause principale de l’angoisse. Et chez moi aussi…! Mais il y a la joie tragique qui nous sauve de l’absurde parce qu’elle est elle aussi sans cause et une manifestation de l’absurde mais du côté de la joie de vivre. Mais ce n’était pas, semble-t-il, le penchant premier de Schopenhauer… c’est le moins qu’on puisse dire. Mais ce l’était très certainement de Pascal par exemple. Ou de Nietzsche, et de Clément Rosset, et de Cioran aussi parfois. Au bout du compte, c’est, je crois, une question de tempérament, de sensibilité, qui ne s’explique pas plus que l’absurde d’ailleurs. C’est ce qu’il faut appeler une « idiotie » au sens grec du terme, c’est-à-dire une réalité humaine unique sans explication possible, qui est simplement là, née de rien, mais qui s’impose d’elle-même par sa simple existence.

christiane dit: à

W. 19h36
« Comment se fait-il qu’un système d’équation puisse rendre compte de ce qu’on peut observer dans le réel ? C’est en effet LE grand mystère. »
Lumineux !
Je me souviens, un soir, avec Rose, nous avons partagé nos réflexions sur le nombre d’or enfoui dans les proportions de l’abbaye de Boscodon. Le bras était l’unité. C’était du pur bonheur.

christiane dit: à

@JC….. dit: 8 février 2018 à 19 h 43 min
Comme tu parles mal ! essuie-toi la bouche.

Widergänger dit: à

Chez les chrétiens, JC, pas du tout chez les Juifs ! Dans la Torah, tu verras si tu la lis un jour, qu’Abraham discute avec l’Éternel et change même parfois la vérité divine. Les Juifs n’ont jamais conçu la vérité d’une manière dogmatique comme le christianisme et saint Paul, mais au contraire comme un questionnement perpétuel, incessant, comme une quête de vérité.

Il n’y a d’ailleurs, essentiellement pour cette raison, JAMAIS eu de conflit dans le monde juif entre la foi et la raison, notamment chez Maïmonide au 13è siècle, comme ce le fut avec Galilée et l’Église de Rome qui faillit le faire brûler sur le bûcher en raison même de la métaphysique chrétienne dogmatique, inventée par saint Paul, par une trituration de la Torah. Saint Paul est un grand penseur, mais un penseur qui n’a plus rien de juif en réalité.

la vie dans les bois dit: à

Et pour aller plus loin, du moins pour ceux qui ont raté le coche au bon moment, même si la rigidité cadavérique de leur cerveau atrophié par tant d’années d’inutilisation, laisse peu d’espoir:
le graand roman des maths !
actuellement en promo, format poche, dans toutes les (très) bonnes librairies !

« Si vous n’avez jamais rien compris aux maths, s’il vous est même arrivé de les détester, que diriez-vous de leur donner une seconde chance ? Vous risquez bien d’être surpris… »
https://www.babelio.com/livres/Launay-Le-grand-roman-des-maths–De-la-prehistoire-a-nos/890492

Widergänger dit: à

Cédric Villani, puisque c’est de lui qu’il s’agissait au départ, a une approche métaphysique très contestable du réel. Son point de vue est extrémiste, il a une épistémologie extrémiste dans la mesure où il prétend que les mathématiques sont la réalité ultime de l’univers. C’est une sorte d’Ayatollah de la science mathématique. Et, à mes yeux, pour cette raison, un type extrêmement dangereux. Je ne lui confierai par exemple JAMAIS le destin de la France, j’aurais trop peur qu’il en fasse un régime de dictature dogmatique.

Néanmoins, quand la science d’aujourd’hui suggère que les nombres premiers, qui suivent les solutions de la fonction Dzéta, mise en lumière par le très grand mathématicien allemand Riemann (le plus grand peut-être en son temps et de toute éternité…), pourraient correspondre aux différents niveaux d’énergie des électrons dans l’atome pour tourner autour du noyau, je trouve cette idée absolument extraordinaire. Mais il reste à le prouver. On n’en est même pas certain. Mais ce serait une idée fabuleuse qui apporterait de l’eau au moulin de Cédric Villani.

D. dit: à

Un jour, au Palais de la Découverte, je suis restée prise de vertige dans la salle où le nombre Pi est développé : 3,14116…

Franchement il vous en faut peu, Christiane.
On voit que vous n’avez jamais percé la couche à Mach 1 en suivi de terrain avec un ASMP sous le ventre.

Widergänger dit: à

Tout livre sur l’histoire des mathématiques est le bienvenu bien sûr. Il existe aussi des monographie sur les principaux mathématiciens, comme par exemple Évariste Galois, qui est l’origine de l’invention de la théorie des groupes dans les mathématiques modernes, en cherchant des solutions aux équations de degré supérieur à 2.

Quand j’étais étudiant en maths-physique, j’ai toujours dit qu’il manquait aux cours un cours d’histoire des sciences pour comprendre d’où sortent en réalité les concepts abstraits qu’on utilisent en vérité sans les comprendre, comme le concept de force, d’énergie, de masse, d’inertie, etc, qui sont en fait de vrais concepts théoriques qui sont très difficile à comprendre et qui relèvent autant de la philosophie que de la science proprement dite, et qu’on ne peut pas comprendre sans faire de la philosophie des sciences et de la philosophie tout court d’ailleurs. Les grands scientifiques, comme Einstein, sont en réalité des inventeurs de concepts. Mais on ne peut en inventer de nouveaux que si on a réfléchi au préalable à ce que sont les concepts scientifiques de la science qui existe. C’est en réfléchissant sur le concept d’Éther, par exemple, qu’Einstein a trouvé sa Relativité restreinte. De même en réfléchissant sur le concept de gravitation, etc., qu’il a pu en déduire la courbure des rayons de lumière par la masse. Et le concept de masse, qui paraît évident, on a pu se rendre compte dernièrement à quel point c’est en réalité très compliqué à comprndre puisqu’il fait intervenir dans sa conception une particule, le bozon de Highs.

christiane dit: à

W.
Pascal…
« C’est une sphère dont la circonférence est nulle part.» pensait-il du système solaire. nulle part… C’est l’infini comme votre suite de nombres. Sans oublier l’infiniment petit : l’homme « Car enfin qu’est-ce que l’homme dans la nature ? …un milieu entre rien et tout». Et ce « pas-fini »(l’homme), il l’anéantit dans l’infini. « Nous connaissons qu’il y a un infini et ignorons sa nature… »
Jusqu’à là, ça va. (encore que la place de l’homme entre rien et tout, demande des précisions…
Mais quand il ajoute à propos de l’infini : « il est faux qu’il soit pair, il est faux qu’il soit impair, car, en ajoutant l’unit́é, il ne change point de nature ; cependant c’est un nombre, et tout nombre est pair ou impair. »
Là je ne comprends plus rien !

christiane dit: à

D. dit: 8 février 2018 à 20 h 13 min
« On voit que vous n’avez jamais percé la couche à Mach 1 en suivi de terrain avec un ASMP sous le ventre. »
Vous avez vraiment fait cela ? Vous étiez à bord de quel appareil ? C’est quoi un ASMP ? Vous vous êtes posé où ?

rose dit: à

et tout nombre est pair ou impair

sauf le zéro
et l’ infini

Widergänger dit: à

Tout ce qui est infini est incompréhensible à l’esprit humain t se prête à tous les paradoxes. Pascal sait en user à merveille d’un point de vue rhétorique pour déstabiliser le libertin qu’il attaque dans ses derniers retranchements : le savoir scientifique comme objection à l’existence de Dieu. C’est une méthode de roublard… Mais Pascal est un très fin roublard… Mais cela ne prouve rien pour autant ! Mais ça impressionne évidemment, surtout que celui qui parle est en même temps certainement un des plus grands physiciens de son époque. Alors ça ne peut pas laisser indifférent le pauvre libertin terrorisé par un tel homme…! Mais ce n’est que de la terreur dans les Lettres, dirait Jean Paulhan. Ce n’est que du terrorisme fomenté et organisé par la rhétorique, par un très grand écrivain, qui sait mieux « placer la balle » que les autres, comme il dit. C’est une performance d’écrivain, non de savant.

rose dit: à

le boson de Higgs
nous l’aimons.
pourquoi ?
Pour le mystère qu’il représente.

christiane dit: à

Ah, Rose, vous arrivez et tout s’éclaircit. Merci.

Jean, ce groupe de musiciens et ce chanteur me font penser à Jim Morrison

Widergänger dit: à

Et contrairement à ce que pensait Jean Paulhan, Pascal est bien la preuve que le terrorisme dans les lettres peut aussi venir de la rhétorique elle-même. Il défend la thèse contraire dans son merveilleux texte « La terreur dans les lettres », dont je parlais encore l’autre jour.

rose dit: à

bon
en suivi de terrain je ne vois pas ce que cela veut dire
?

christiane dit: à

@Widergänger dit: 8 février 2018 à 20 h 37 min
Avait-il des amis ? Partageait-il son savoir, ses questions avec des femmes ? J’aurais aimé un ami comme celui-là, l’écouter, silencieuse, évoquer le monde, l’homme, Dieu… tout en dessinant. (C’est une façon de bien écouter sans être aspirée par le regard de l’autre). Les êtres très intelligents ont un regard de feu quand ils parlent avec passion. Alors on est amoureuse et on n’écoute plus rien !
Pourquoi, parfois, donnez-vous l’impression de mépriser les femmes ? Est-ce un jeu ou êtes-vous sérieux quand vous écrivez des choses qui vous rabaissent ? Je trouve que vous êtes passionnant quand vous conversez comme un honnête homme, même avec des femmes.

rose dit: à

christiane à 19h54
je m’en souviens aussi ; je confirme le pur bonheur.
la paume, l’ empan, le coude etc. tout lié au nombre d’ or.
j’ai une voisine adorable : vous lui ressemblez.

Widergänger dit: à

Mais vous savz bien que je ne méprise nullement les femmes. Je les aime lascive à mes pieds c’est tout… C’est purement érotique. Les êtres avec qui je me suis toujours le mieux entendu, sont des femmes. La raison en est probalement que les femmes sont des êtres absolument incompréhensibles pour un homme. Mais je m’entends très bien avec.

Nicolas dit: à

Ça par mal, d’ici à ce qu’on se refade Wittgenstein…

Chaloux dit: à

Blabla : »Mais vous savez bien que je ne méprise nullement les femmes. Je les aime lascives à mes pieds ».

Propres?

la vie dans les bois dit: à

@Il existe aussi des monographie sur les principaux mathématiciens, comme par exemple Évariste Galois

François-Henri Désérable,  » Evariste », le Rimbaud des maths.
Folio, 176 pages, pas cher.

Widergänger dit: à

On peut se rendre compte de la différence entre le russe et l’ukrainien avec un exemple comme le mot « mouton »; en ukrainien on dit Vivstja (вівця) mais en russe on dit ovtsa (овца); c’est très proche et pourtant incompréhensible si l’on n’est pas prévenu.

la vie dans les bois dit: à

Well done, Gogol.
Quand on lit les élucubrations du mauvais prof qui pompe tout au hasard sur le net, on pouffe de rire, au souvenir de sa non-lecture du Tractatus.

Vu dernièrement une petite réflexion de Wittgenstein en incipit du Jerusalem d’A.Moore.

christiane dit: à

@Jean Langoncet dit: 8 février 2018 à 20 h 47 min
Mais oui, mon film fétiche – 1987 ! Ah ces deux anges sur les toits de Berlin, déchirée par le mur. La trapéziste qui porte des plumes (des vraies) et l’ange Damiel, Bruno Ganz, qui troque son immortalité contre la pesanteur, beaucoup de douleur et beaucoup d’amour. On a dit que Wenders avait fait son « Allemagne, année Zéro » (cf. Rossellini) !
Je revois cette séquence si ardente dans le film, cette « Potsdamer Platz » devenue un no man’s land entouré de ruines. Cette musique crie toute la douleur et l’absurdité de ce temps d’après-guerre.
Une distance infinie entre les concepts et le monde réel.
Merci.

Widergänger dit: à

En plus, le « i » a été supprimé de l’alphabet russe en 1917 dans les réformes de l’orthographe à la suite de la révolution, avec quelques autres lettres. Mais il persiste en ukrainien, qui possède aussi les deux autre types de son « i » le и et le ы (un son entre « i » et « é ») sans parler du « i » palatalisé й (proche du « ill » en français ou yod).

Nicolas dit: à

Gogol c’est moi.

Chaloux dit: à

Non, c’est lui.

Nicolas dit: à

Ce point éclairci on peut donc passer à autre chose.

rose dit: à

Nicolas
tant qu’on ne se refade pas Hölderlin ☺

JAZZI dit: à

Je vous demande tous de vous arrêter ! Christiane est en pleine pâmoison et risque d’entrer en lévitation !!!

JAZZI dit: à

WGG nous a épargné l’invention du zéro par les juifs !
Il ne nous a pas expliqué en quoi consiste l’importance de l’homosexualité pour comprendre Gogol ?

rose dit: à

ne suis pas mignonne avec Hölderlin ?

Jean Langoncet dit: à

@WGG nous a épargné l’invention du zéro par les juifs !

Pas du tout, il l’a suggérée, en omettant de dire que le zéro a été introduit dans notre système de numération grâce aux arabes [et le prêt à taux zéro itou – mais je m’avance peut-être]

poussière dit: à

moi j’aime pas le boson de Higgs, d’ailleurs je le connais même pas

la vie dans les bois dit: à

@Et A. Revol a-t-elle dit vrai !?

Elle est en voie de rémission. A un ou deux doigts, près.

En rémission. Tout comme l’était son compagnon de cordée.

« Tomasz « Tomek » Mackiewicz restera donc à jamais sur le Nanga Parbat. Le Polonais avait 43 ans et laisse derrière lui une femme et trois enfants, qui le soutenaient dans ses entreprises montagnardes, selon les déclarations de sa veuve : « Il œuvrait avec tellement de force et d’efforts pour que son parcours nous apporte quelque chose, pour s’assurer que nous ne manquerions de rien dans le futur. Je n’imaginais pas qu’il sacrifierait sa vie sur cette montagne. »

Mais la trajectoire qui a amené le Polonais à réaliser son funeste exploit sur les pentes de la « montagne tueuse » ne fut pas un long fleuve tranquille.

Tomek Mackiewicz découvre l’escalade à l’université. Mais son chemin vers les plus hauts sommets devra attendre : le jeune homme multiplie les excès et finit par développer une addiction à l’héroïne. Mais sa force de caractère lui permet de ne pas se laisser sombrer complètement : il finit par se soigner de sa dépendance. »
https://www.lequipe.fr/Adrenaline/Alpinisme/Actualites/Le-nanga-parbat-tomasz-mackiewicz-en-etait-obsede/872477

___________________________________

S’cusez, stasera, 50 ans plus tard, j’ai le coeur qui bat pour PyeongChang , 11 heures sans escale.
https://www.youtube.com/watch?v=RUmdWdEgHgk

christiane dit: à

@JAZZI dit: 8 février 2018 à 21 h 21 min
Parfois, W. me fait penser à Raspoutine…

rose dit: à

jean
le prêt à taux zéro ce doit être dans la ruée vers l’or.
ne vous avancez guère, par pitié !

la vie dans les bois dit: à

right, pas deux liens in the same post !

@Et A. Revol a-t-elle dit vrai !?

Elle est en voie de rémission. A un ou deux doigts, près.

En rémission. Tout comme l’était son compagnon de cordée.

« Tomasz « Tomek » Mackiewicz restera donc à jamais sur le Nanga Parbat. Le Polonais avait 43 ans et laisse derrière lui une femme et trois enfants, qui le soutenaient dans ses entreprises montagnardes, selon les déclarations de sa veuve : « Il œuvrait avec tellement de force et d’efforts pour que son parcours nous apporte quelque chose, pour s’assurer que nous ne manquerions de rien dans le futur. Je n’imaginais pas qu’il sacrifierait sa vie sur cette montagne. »

Mais la trajectoire qui a amené le Polonais à réaliser son funeste exploit sur les pentes de la « montagne tueuse » ne fut pas un long fleuve tranquille.

Tomek Mackiewicz découvre l’escalade à l’université. Mais son chemin vers les plus hauts sommets devra attendre : le jeune homme multiplie les excès et finit par développer une addiction à l’héroïne. Mais sa force de caractère lui permet de ne pas se laisser sombrer complètement : il finit par se soigner de sa dépendance. »
https://www.lequipe.fr/Adrenaline/Alpinisme/Actualites/Le-nanga-parbat-tomasz-mackiewicz-en-etait-obsede/872477

Jean Langoncet dit: à

@tant qu’on ne se refade pas Hölderlin ☺

Hölderlin ? Celui des frères humains si imparfaits que les dieux les jalousent ?

christiane dit: à

Jean – 21h15
« Cassiel’s song » – Nick Cave et Wim Wenders
Oui, c’est exactement cela, cette distance infinie..;

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…enfin, une journée très chargée, en remue-ménage, de ma bibliothèque,…

…trop, de bonnes surprises, de quoi, rester, chez-soi,!…pendant des années,…

…des couleurs à faire soi-même, le bleu lapis-lazuli,…l’art des fioritures modernes,…même sans cravache,…
…faut ramer du pinceau, à la loupe, aussi,!…même sans parchemin,…
…des tableaux à refaire, les bords du sol, qui sont effilochés et usées, quels restaurations,!…
…autant tout refaire,…question de patience, et d’énergie, latente aux bons repos,!…Ah,!Ah,!…etc,…
…excellente santé, et, des clins, d’œils, sur les mécanismes perpétuels, c’est facile,!…mais si,!…Ah,!Ah,!…

Chaloux dit: à

christiane dit: 8 février 2018 à 21 h 42 min
@JAZZI dit: 8 février 2018 à 21 h 21 min
Parfois, W. me fait penser à Raspoutine…

Réveillez-vous, Christiane…

christiane dit: à

@rose dit: 8 février 2018 à 20 h 52 min
Le souvenir, cela fait deux fois du bonheur…

christiane dit: à

@Chaloux dit: 8 février 2018 à 21 h 50 min
Je suis réveillée ! je pensais au fait que beaucoup se demandaient si Raspoutine était un imposteur ou s’il était vraiment illuminé. On a dit aussi que son appétit était vorace envers les femmes…
(deux pistes qui vont bien avec ce climat de littérature russe : Gogol et ses démons…)
Bonne soirée, Chaloux.

Widergänger dit: à

JAZZI dit: 8 février 2018 à 21 h 25 min
WGG nous a épargné l’invention du zéro par les juifs !
Il ne nous a pas expliqué en quoi consiste l’importance de l’homosexualité pour comprendre Gogol ?
________
C’est pourtant facile à comprendre, voire évident. Par exemple, le Nez est manifestement un attribut phallique.

JAZZI dit: à

« de quoi, rester, chez-soi,!…pendant des années,… »

Tu vas reprendre des kilos, Sant’Angelo !

Chaloux dit: à

Que Raspoutine ait été ou non un imposteur n’y change rien. Le comparer à ce gastéropode… Non vraiment. Faut-il avoir autant lu pour écrire des absurdités pareilles.

Widergänger dit: à

Ls Juifs n’ont pas inventé le zéro, mais ils auraient pu…!

JAZZI dit: à

Avec WGG c’est plus Gogol et ses démons, mais Gogol et ses mignons !

Chaloux dit: à

Et l’appétit vorace de Blabla… Pour les surgelés, peut-être…

Chaloux dit: à

Cette histoire de nez est inepte.

JAZZI dit: à

L’article de Libé dit :

« D’où vient ce zéro ? Qui l’invente ?

Le zéro, celui du symbole de l’absence, est issu d’une élaboration extrêmement délicate et conduit à une définition mathématique féconde. Cependant, il y a un autre zéro encore plus performant, bien qu’évidemment lié au précédent, c’est le zéro de la numération de position, celui qui est à la fois chiffre et nombre, et qui permet les calculs. Ce sont les Babyloniens, au IIIe siècle avant notre ère, qui inventent un système de représentation des nombres et de calcul en fonction de la position. Ainsi, 139 signifie, en trois caractères, «1» centaine, «3» dizaines et «9» unités. Il fallait y penser. Pour coder une centaine et 9 unités, on doit donc écrire «1 9», avec un espace entre les deux chiffres. Mais le risque de confondre avec «19» est immense. Les scribes ont alors recours à un symbole de séparation, qui prend la forme d’un double clou penché, une sorte de chevron, pour exprimer qu’il n’y a pas de dizaine. En langage moderne, on obtient «109», il y a du sang neuf dans cette idée. Après une percée chez les Mayas, qui symbolisent le zéro de diverses façons, notamment avec des formes de coquillages, c’est en Inde, au Ve siècle, que le zéro acquiert son statut final, il n’est plus le simple signe d’une absence mais devient un nombre à part entière. Cette avancée intellectuelle ne peut être comprise indépendamment de la philosophie religieuse hindoue qui intègre en les opposant le vide, comme manque, et l’infini, comme plein, une représentation de l’univers. Alors que l’islam s’étend dans le monde arabe, les musulmans rejettent le vide et l’infini mais empruntent le zéro aux Indiens, lui donnant le nom de «sifr», ancêtre de notre chiffre. »

Widergänger dit: à

Gogol a eu deux amants importants, à Rome. Rome est la ville de ses amours.

la vie dans les bois dit: à

@ lui donnant le nom de «sifr», ancêtre de notre chiffre
Mot arabe qui venait de Sefar ? Comme au hasard, Sefarad.

Jean Langoncet dit: à

@Comme au hasard, Sefarad.

Piste intéressante. Tu es poussière et tu retourneras à la poussière

christiane dit: à

« « Tomek » Mackiewicz restera donc à jamais sur le Nanga Parbat »

« Le ciel était barré par un amas de nuages, au milieu de la matinée il faisait une lumière d’aube. De la montagne trempée roulaient des pierres. Il partit quand même. Par expérience personnelle, il savait qu’il faisait beau au-dessus des nuages quand ils sont bas. Ils le perdirent de vue à cent mètres du camp.
Quand on grimpe dans une buée de vapeur, on se trouve dans un parfait mélange d’eau et d’air. Il règne un silence de grotte, les pas sont doux même sur la brèche, la respiration est pour moitié une gorgée, la peau échange sa sueur avec l’eau en suspend dans la vapeur. Quand on grimpe dans un nuage, on sent le ciel comme une seconde peau. On n’est pas en plein air, mais dans une tente immense. En haut, la lumière s’infiltre en même temps que le vent.
Au-dessous de lui, la terre était couvée par une calotte blanche. Au débouché d’un nuage, il voyait le monde tel qu’il était avant, sans espèce humaine, entre le premier et le cinquième jour. (…) L’échange d’énergies passait entre la montagne et le ciel.
(…) Il revenait du sommet… »
Erri de Luca – Et il dit (Gallimard)

la vie dans les bois dit: à

@Piste intéressante

déjà explorée ! avant que vous n’en ayez le délire du ceci plutôt que rien, Langoncet…

Widergänger dit: à

Sans le zéro, nous n’aurions pas d’ordinateur ! Le virtuel est fondé sur l’absence…

Jean Langoncet dit: à

Cela dit, l’humanité s’est très bien accommodée de l’absence de zéro pour donner corps à son génie.

la vie dans les bois dit: à

Ah ben non, cricri. Erri de Luca, il a fait l’ascension avec Nives. Nives Meroe.

Jean Langoncet dit: à

Et de l’absence de dieu(x) idem

la vie dans les bois dit: à

oups, scusa, Nives Meroi

Jean Langoncet dit: à

Des jaloux vous disais-je avec Hölderlin ; mais on leur donne un statut

JAZZI dit: à

Pour Passou, c’est retour à Séfarad ou retour à zéro ?

la vie dans les bois dit: à

‘tain la chemise ! et le galure ! 😉

Jean Langoncet dit: à

Et ce passeport ?

la vie dans les bois dit: à

Et ce passeport ?

ah voui au fait, des news du notaire ?

Jean Langoncet dit: à

@retour à Séfarad ou retour à zéro ?

Cornélien … L’ONU existera-t-elle encore dans cinq siècles ? (Il faut de la persévérance dans la vie, mon garçon)

Pat V dit: à

christiane dit: 8 février 2018 à 19 h 17 min

@Widergänger dit: 8 février 2018 à 19 h 11 min
Donc, les mathématiques n’imitent pas le réel. L’abstraction, là encore… L’art et les mathématiques… que nous en dirait Pat.V ?

Déjà s’entendre sur une définition à minima du  » réel  » et ne pas s’ en tenir à une conception relativiste de la vérité ( il y des vérités, ce qu’ enseigne à ses petits 6èmes notre wgg local)ce qui ouvre tout grand le portail des croyances…
Bonne fin de soirée.

TRUOMPEU dit: à

du ZERO à Proust…

lA QUestion du ‘Zéro’ est le grand fantasme de l’entendement, rêvant qu’il s’autoproduit
C’est Le pont aux ânes de l’EpiStémologie… se détachant du réel

aVEC l’invention du zéro, on frapperait d’inanité le calcul avec les doigts de la main, avec le corps, l’empirisme des objets, etc…

La notice citée ici, de ce P. Durroux est bien l’indice de cette vulgate.

cE qui est indéniable, c’est qu’il y a eu un calcul s’aidant donc des doigts de la main, de cailloux, d’encoches sur des ossements… qUANT au Zéro, on voudrait qu’il se situe bien au-delà. Et dès qu’on évoque pour l’expliquer: l’infini, l’âme, etc… on tombe dans l’intellect, et on s’éloigne de l’empirique, le piège se referme.

En fait le Zéro doit être pris à l’origine tel qu’il nous apparaît: une nasse. Pour s’en convaincre il faut se tourner vers les Mayas qui était vraiment une civilisation ‘mort moi le n…’
et qui représentait leur Zéro (puisque même eux en eurent un) par une coquille ou autre gland… De là à comprendre qu’une fois le calcul terminé avec des cailloux et ceux-ci emmagasinés dans une pochette d’argile ou autre comme cela se faisait dans la prime antiquité, on n’aurait fait que transposer avec des objets ce que plus avant encore (presque les cavernes) les primitifs faisaient en fermant la main pour emprisonner et fixer incontestablement le dénombrement à 5, à dix… Bref le Zéro en tant que marqueur d’une séquence de nombre (bâtons) équivaudrait au geste de la main refermée en poche ; comme dans le pacte.
A ce point de vue, si l’on considère les chiffres bâtons des romains (ou des égyptiens) a priori régressifs par rapport à ceux ‘littérals’ des grecs, on constate que le 5 est un V, et qu’après I, II, III… le 4 est IV (soit 5 -la poche- moins un) et pareillement pour le 9 (IX – toujours la poche moins…); mais encore que le dix (X) est composé de deux V alternatifS; soit un point intermédiaire.

Ce n’est qu’à partir de là, de cet état de fait, qu’on peut ensuite spéculer ou disserter sur le Zéro qui serait l’infini, etc…
Dans la seule mesure où la ‘poche’ des nombres aurait été réduite à un point, à presque rien, à de l’infiniment petit.(voir Pythagore et son Tétraktys)

cETTE Histoire c’est la préhistoire des mathématiques, où indissociablement le calcul est forme. Et même dans celle « modernes » où l’algèbre devient ‘linéaire’, ou la géométrie ‘algébrique’, où pour les ‘groupes’ les tableaux remplacent les équations (linéaires) on ne peut se détacher de cela : l’algèbre de la géométrie, et la géométrie de la physique.

———-
ajoutons contre le mythe des ‘babyloniens’ que le zéro qu’on leur prête vers -300 avJC, a été avancé sous la dynastie des Séleucides (descendant d’Alexandre et donc Grecs eux aussi !). Que par ailleurs le Zéro décimal qu’on connait de nos jours l’était depuis la civilisation de l’Indus soit vers -5000/-3000 avJC ; où des fouilles l’indiquent existait un système de poids et mesure ‘décimal’ (leur urbanisme révèlerait aussi cela).
Donc tj les mots de Nietzsche sur le chemin des Indes aux Grecs

Widergänger dit: à

Retour à Séfarad es una novela sin ficción al estilo de Anatomía de un instante o El impostor. (El Pais)
_________
Tu vois bien, je l’avais dit, que notre Passou avait voulu faire du Javier Cercas, mais qu’il s’était planté. Je ne m’étais pas trompé, j’ai le jugement littéraire très sûr ! Sauf que El Pais ne voit pas que notre Passou s’est fourré le doigt dans l’œil jusqu’au coude en voulant faire dans le style de son copain Cercas. Cercas a du talent, pas notre Passou chéri…! Du moins pour ce genre de livre. Par ailleurs, c’est un excellent journaliste, quand il ne s’intéresse pas à l’histoire… Dommage qu’il se fourvoie, c’est un brave type pourtant. L’histoire se chargera de le remettre à sa place plus cruellement que je ne pourrais jamais le faire de toute façon.

Jean Langoncet dit: à

Mort à crédit. Quand quelques lignes prennent un tour universel aussi bien dérisoire qu’essentiel … « Elle a tout fait pour que je vive, c’est naître qu’il aurait pas fallu (…) »

Widergänger dit: à

Ce n’est pas l’épistémologie, mon pauvre chéri, qui se détache du réel, mais la science ! T’es bien un âne toi aussi !

christiane dit: à

TRUOMPEU dit: 8 février 2018 à 22 h 47 min

du ZERO à Rimbaud…

« …Bref le Zéro en tant que marqueur d’une séquence de nombre (bâtons) équivaudrait au geste de la main refermée en poche ; comme dans le pacte… »
Rimbaud a perdu le zéro et gardé l’infini…
« Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal… »

TRUOMPEU dit: à

Même l’idée que ‘chiffre’ viendrait de zéro en arabe est absurde.
Le ‘chiffre’ est un élément d’une numération, bref c’est un morceau; quel rapport avec le Zéro qui englobe . Et en ce sens il ,est plus juste de voir ‘chiffre’ dériver de chiffe (comme chiffon, qui veut dire justement morceau dans le bas germanique)

Un âne linguiste patenté (style EPHESS) soutenait récemment -n’y allant pas avec le dos de la cuillère- qu’il y avait plus de mots venant de l’arabe dans notre vocabulaire d’aujourd’hui en fRANCE, que du Gaulois !
Ce qui est bien sûr un tour de passe passe groteste

christiane dit: à

@la vie dans les bois dit: 8 février 2018 à 22 h 22 min
Dans cette fiction, c’est le Décalogue qu’Erri De Luca met en scène. C’est l’adieu au Sinaï. Un de ses livres, le plus émouvant
Une façon de saluer la mort de « Tomek » Mackiewicz, sa dernière montagne…

Widergänger dit: à

Je n’ai jamais dit que la vérité était relative, j’ai dit qu’elle était précaire et n’existait qu’à un moment donné. Ça n’a strictement rien à voir avec quelque relativisme que ce soit, mon pauvre chéri ! Relis Karl Popper, et tu comprendras mieux ton erreur.

Je ne disais là qu’une banalité, une évidence admise par tous les esprits sérieux et cultivés.

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