de Pierre Assouline

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Du sexe de Moby Dick

Du sexe de Moby Dick

Et puisque dans le commentarium tout le monde s’en mêle, raison de plus pour y mettre mon grain de sel… Imagine-t-on le désarroi d’un grand lecteur de Cervantès à qui l’on révélerait que Don Quichotte, chevalier à la triste figure, était en réalité une sorte de chevalier d’Eon ? Ou celui d’un fou de Don Juan apprenant qu’il s’agissait en vérité d’un castrat ? Celui encore d’un hugolâtre convaincu sur le tard que Jean Valjean n’était qu’un travelo brésilien ? Et celui d’un proustien compulsif à l’instant de découvrir qu’Albertine disparue n’était autre qu’Albert, le chauffeur de l’écrivain ? (ce qui, en l’espèce, correspondait à la réalité de son inspiration).

Si on l’imagine, on peut comprendre l’angoisse dans laquelle sont plongés depuis peu les sectateurs francophones du grand Herman Melville. Cela fait soixante cinq ans qu’ils vivent sur la traduction fautive et partielle de Moby-Dick par Jean Giono, s’en nourrissent, s’en délectent et lui rendent hommage car elle a popularisé le mythe, quand ils ne s’enchantent de la traduction, très personnelle elle aussi, d’Armel Guerne en 1954. Jusqu’à ce que paraisse, à l’issue d’une dizaine d’années de travail, le troisième volume de ses Œuvres dans la collection de la Pléiade reprise par la suite en Quarto avec des illustrations de Rockwell Kent (celles de 1930 pour l’édition de Lakeside Press). Il regroupe Moby-Dick (1851), œuvre-culte s’il en est, et Pierre ou les ambiguités (1852). Or on y découvre d’emblée en écarquillant les yeux que l’animal poursuivi sans relâche par le capitaine Achab, l’unijambiste monomaniaque que son inhumaine détermination pousse à toutes les extrémités afin d’exécuter l’immuable décret, cet animal n’était pas une baleine (a whale) mais un cachalot (a sperm whale). Ce qui change tout (ici un guide pour lecteurs débutants de Moby Dick, mais oui, ça existe…)

Les deux sont des mammifères marins, mais encore ? Dans le premier cas, il s’agit d’un cétacé de très grande taille dont la bouche est garnie de lames cornées, dans le second d’un cétacé à tête cylindrique pourvu de dents. Soit dira-t-on… Et pourtant, ce passage du féminin au masculin est en train d’en bouleverser plus d’un par tout ce qu’il charrie, ce que Philippe Jaworski, le maître d’œuvre de cette nouvelle édition, ne soupçonnait pas :

« Je conçois que cela puisse troubler lorsqu’on pénètre dans le texte français, mais jusqu’à présent, je n’en mesurais pas l’effet. Il est vrai que je le lis en anglais depuis longtemps. Pour Melville, sa bête relève de trois genres tout au long du texte : elle est successivement masculin, féminin et neutre –même si les « he » sont les plus nombreux. Alors non, je ne vois pas de changement de sexe ».

Il est vrai que le titre originel  Moby-Dick et le cachalot, pourtant très clair, appelait une transposition techniquement plus précise, et que l’histoire d’Achab, au-delà de ses dimensions tragique, mythologique et métaphysique, est aussi celle d’une mutilation au cours d’une pêche au cachalot. Jusqu’à présent, les traducteurs français de Moby-Dick utilisaient alternativement le « il » ou le « elle » pour évoquer l’animal. Cette nouvelle traduction a pris le parti de souligner sa masculinité, Philippe Jaworski l’ayant toujours ressenti comme masculin. N’empêche que Moby Dick est ambivalent. Le corps à corps entre le capitaine et le cachalot est un affrontement de mâles.

« Et dans l’ensemble du texte, les métaphores masculines l’emportent. L’homosexualité est un thème récurrent chez Melville, par des voies détournées bien entendu » observe le traducteur.

Il est vrai que dès le titre… En argot, « Dick » désigne le membre viril. « Trique » est son meilleur équivalent. L’écrivain ne l’a pas choisi au hasard. D’autant qu’en anglais, le lexique marin est généralement féminin. Reste à comprendre pourquoi Melville a écrit Moby Dick sans trait d’union dans son texte (à une exception près) alors qu’il a tenu à en mettre un dans le titre, mais c’est là une autre histoire, quoique…

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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2 066 Réponses pour Du sexe de Moby Dick

puck dit: à

à l’université Columbia à NY ils ont fait très fort : ils font des concours réservés à chaque ethnie et genre.

du coup les filles font pas le même concours que les garçons, et les noirs que les blancs.

l’anti racisme poussé à l’extrême se transforme en racisme.

Janssen J-J dit: à

@ faut vraiment être con pour vouloir absolument être juif quand on la chance de ne pas l’être et que du coup s’offre à soi l’opportunité qu’il ne faut pas laisser passer d’être antisémite.

J’aurais tendance à suivre ce précepte, sauf que la fin en est un peu obscure. Pourriez-vous reformuler ou repréciser, merci…

Non, wgg n’était pas… Il s’est toujours juste pris pour l’Imposteur de javier Cercas, quand il voyageait en Catalogne, mais sans même s’en rendre compte…

christiane dit: à

Avant sa fermeture en 2012, l’espace « Jean Rustin » était situé 24 rue Beaubourg, 1 impasse Berthaud, dans le 3e arrondissement. Il présentait de façon permanente des œuvres réalistes (et déprimantes) de ce peintre (des dix dernières années).
J’y ai passé de longues heures et avais, un jour, sur l’ancienne RDL, laissé un commentaire sur l’attachement que je portais à cette œuvre, à ces personnages fragiles, perdus… à ces camaïeux de gris bleutés et de rose, à cette luminosité des couleurs.
Seuls, des corps nus ou à demi dévêtus, sont là,blafards, blanchâtres, un peu morts… Corps aux chairs flétries, sans âge, offerts au regard du peintre puis des visiteurs de la galerie, par des êtres-enfants-vieillards presque androgynes, aux sexes souvent indistincts, immobiles, affaissés, dans des pièces vides… Une transgression subversive qui a souvent fait scandale.
Une impression de vide, de solitude, d’indifférence ou d’effroi dans les regards hagards de ces personnages. Des visages étranges qui parfois nous fixent.
Plus tard j’ai découvert, à Vienne, les peintures d’Egon Schiele. Même désolation poignante.

Janssen J-J dit: à

@ Ch., Jean Rustin, c’est un brin glauque, non ?
(On dirait des dégénérés du film Delivrance, mais leurs sexes respectifs sont assez identifiables). Accrocheriez-vous ces jolis camaïeux dans votre salon ?

Soleil vert dit: à

« selon son auteur on verrait Ashkenaz et Sefarad s’affronter en France en factions rivales.  »

Me rappelle une remarque étonnante d’un collègue séfarade, « les ashkénaze qu’est ce qu’ils ont dégusté pendant la seconde guerre mondiale »

D. dit: à

Moi j’aurais bien aimé etre juif. J’ai des ancêtres juifs mais ca remonte à plusieurs siècles. Après on est comme on né et est.
Je me trouve bien aussi comme ça.

et alii dit: à

CHRISTIANE, lorsque j’habitais Paris , j’ai bien connu la galeriste Créée en 2001, la galerie Polad-Hardouin a ouvert ses portes au 17 rue Quincampoix (75004) en rendant hommage à l’artiste Stani Nitkowski (1949-2001). En 2007, toujours rue Quincampoix mais au 86, elle s’est déployée dans un nouvel espace plus confortable.
elle estla fille d’une galeriste collectionneuse très connue qui avait l’oeil de beuf dans cette même rue :L’ITINERAIRE EXEMPLAIRE DE CERES FRANCO

directrice de la galerie l’OEIL-DE-BOEUF, à Paris

fondatrice de la COLLECTION D’ART CONTEMPORAIN CERES FRANCO

de LAGRASSE (Aude).
la fille a fait des études d’art ?CONNAÏT BIEN LE MILIEU PSY?et sait tout, tout tout et vous racontera volontiers, même pour RUSTIN.

Jazzi dit: à

« je me demande ce qu’il devient »

Pablo75 devait être probablement ce matin au marché aux puces de Montreuil, puck.

christiane dit: à

JJJ,
Non, je n’accrocherais pas un tableau de Jean Fiston dans mon salon car je n’ai pas de son. J’habite un vaste studio perché en haut d’un immeuble, plein sud. Sur mes murs des photos, des affiches,une toile de ma fille, des dessins du jeune âge de mes petits-enfants, des objets dont un chapeau de paille, quelques aquatintes de l’atelier et surtout des livres sur tout support et en désordre, des revues d’art, des piles de journaux.
Les oeuvres d’art je les préfère en galerie ou au musée. J’aime aller vers elles puis m’en éloigner. Rustin, c’est de la penseey plus que de la peinture. Regardant des oeuvres, il y avait toujours un écran entre elles et moi qui accueillait des pensées tragiques sur tout ce qui blesse les corps font la vieillesse et la folie, la solitude aussi, la maladie. Et pourtant, il sait peindre et de façon classique. Mais il est enfantin dans son rapport à ces êtres vulnérables.

christiane dit: à

Jean Rustin – salon

christiane dit: à

Et Alii, vous suivre dans vos explorations parisiennes est un régal !

Jazzi dit: à

Rustin représente essentiellement des fous. Ce pourrait être joyeux, mais chez lui c’est particulièrement déprimant malgré une évidente tendresse pour ses personnages. Le face à face quotidien avec l’une de ses toiles n’est-il pas susceptible de vous rendre dépressif ?

et alii dit: à

La “Mozart” oubliée de la médecine ?
hildegarde
des recettes sur la nouvelle page santé

Alexia Neuhoff dit: à

« fondatrice de la COLLECTION D’ART CONTEMPORAIN CERES FRANCO de LAGRASSE (Aude). »

En réalité il s’agit de « La Coopérative-Musée Cérès FRANCO », située à Montolieu (Aude).

À 18 km de Carcassonne, à Montolieu, village du livre et des arts, dans un écrin exceptionnel, le visiteur découvre une collection imposante et unique rassemblée, pendant un demi-siècle, par une personnalité passionnée, Cérès Franco. L’ancienne coopérative viticole, restaurée en centre d’art, offre une surface de 1000 m2 et présente au public cette collection unique d’art naïf, brut, singulier et expressionniste depuis 2015. (extrait du site web)

et alii dit: à

La légende dit qu’elle a inventé une langue composée de 1 011 mots à la suite d’une vision divine.
Encore aujourd’hui, cette langue intrigue des spécialistes du monde entier.

À l’âge de 43 ans, elle a une prémonition qu’elle couche sur le papier.
On y voit un Homme au centre de la création et de l’univers.
Les historiens sont formels : conservé en Italie, son dessin aurait influencé L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci.
Qui est cette femme hors du commun ?
Cette femme incroyable est connue sous le nom de Hildegarde de Bingen.

et alii dit: à

Le délicieux onguent à la violette

C’est l’une des recettes les plus renommées de Hildegarde5.

Cet onguent est un vrai petit miracle : son odeur envoûtante apaise et calme l’esprit.

Mais son vrai pouvoir est ailleurs !

L’onguent à la violette est redoutable contre les maux de tête.
Il vous suffit d’en appliquer un tout petit peu au niveau de vos tempes en massant avec le bout de vos doigts.

En plus, ce trésor de Hildegarde est très simple à préparer !

Pressez des fleurs de violette pour obtenir environ 60 ml de jus.
Vous pouvez tout à fait en acheter directement dans une boutique spécialisée.
Si vous avez préparé ce jus vous-même, filtrez-le à l’aide d’un linge propre.
Ajoutez environ 20 ml d’huile d’olive. Mélangez.
Faites fondre au bain-marie 20 g de cire d’abeille bio. Retirer du feu.
Versez par petits filets le mélange huile d’olive/jus de violettes dans la cire d’abeille.
Versez dans un petit pot en verre propre. Fermez le pot et laissez refroidir à l’air libre.
La grande bardane pour une nouvelle peau

DHH dit: à

@Gisele
vous avez raison ;mon souci de rationalité me perdra.
tout ce que nous avons agité résulte d’un reflexe reflexe pavlovien et irrationnel de la langue qui colle un auxiliaire etre là ou il serait de règle de mettre l’auxiliaire avoir , tout simplement parce qu’il y a un pronom reflechi dans les parages; et pour couronner le tout la langue impose l’application des regles d’accord qui auraient prévalu avec l’auxiliaire avoir et qui réservent l’accord en genre et nombre aux seuls cas où le pronom complément antéposé est complément d’objet direct ‘ .
Avec « les oies tricotent » vous montrez que la grecs avaient un neutre mais cela les aurait-il mis a l’abri de militants de l’écriture inclusive?
j’ai aimé la tartelette « que vous vous êtes faite » car elle montre ce parler populaire avait réinventé le moyen ,ce mode grec coexistant avec l’actif et le passif qui indique qu’une action est réalisée dans l’intérêt du sujet

Jazzi dit: à

« Je me trouve bien aussi comme ça. »

Tu t’aimes, D. ?
Mais alors pourquoi es-tu maso et regrettes-tu les insultes de Pablo75 !

puck dit: à

Jazzi !!!!!!! 3j veut pas me croire que je suis circoncis, tu peux lui dire que c’est vrai stp ?

Marie Sasseur dit: à

@je ne conçois pas que certain-e-s donnent ici des ordres à d’autres sur ce qu’ils (elles) doivent ou ne doivent pas écrire, comme s’ils étaient leurs maîtres sur ce blog où « le maître » c’est a priori ce que propose P.ASSOULINE-donc le billet-

Oui, bon, on peut aussi transposer « le » « sujet » !

« Le taureau « le plus sexy et le plus musclé de l’année » est Creusois et s’appelle Némo ! »

https://www.francebleu.fr/infos/insolite/le-taureau-le-plus-sexy-et-le-plus-muscle-de-l-annee-est-creusois-et-s-appelle-nemo-1616064772

Jazzi dit: à

Pourquoi contester à A.lba sa judéité ?
Être juif seulement par son père vous évitait-il d’être envoyé dans un camp d’extermination par les nazis ?

Marie Sasseur dit: à

Sinon Le Melville était un fucking lecteur de l’AT.

Jazzi dit: à

« je suis circoncis »

Les wasp américains et les musulmans aussi, puck !

puck dit: à

à Montreuil mon pedro, Jazzi si tu le croises tu peux lui donner ce petit poème que je l’ai écrit pour lui, je voudrais le mettre en musique pour que Javrouski il le chante :

Il manque quelqu’un près de moi
Je me retourne, tout le monde est là
D’où vient ce sentiment bizarre
Que je suis seul?
Parmi tous ces amis
Et ces filles qui ne veulent
Que quelques mots d’amour
De mon village, capitale
Où l’air chaud peut être glacial
Où des millions de gens
Se connaissent si mal
Je t’envoie comme un papillon
À une étoile
Quelque mots d’amour
Je t’envoie mes images
Je t’envoie mon décor
Je t’envoie mes sourires des jours
Où je me sens plus fort
Je t’envoie mes voyages
Mes jours d’aéroport
Je t’envoie mes plus belles victoires
Sur l’ironie du sort

Jazzi dit: à

« Oui, bon, on peut aussi transposer « le » « sujet » ! »

Surtout que et alii ne se gène pas pour le faire. Quel rapport entre le sexe de la baleine (sujet du billet) et le fait d’être juif ?

Marie Sasseur dit: à

Pour en revenir au billet, c’est le sujet non ? Aux errements genrés de Jaworski , on rêve d’une nouvelle trad’ par un qui en en a les moyens, je veux ici saluer le vrai boulot de T. Gillyboeuf.

christiane dit: à

Jazzi : « Le face à face quotidien avec l’une de ses toiles n’est-il pas susceptible de vous rendre dépressif ? »

Certainement… Sauf pour lui qui les peignait, pris par sa recherche rêveuse.
Sa femme, je crois, travaillait dans un asile. Ces salles et leurs occupants lui étaient familiers.
J’ai connu une femme qui avait travaillé toute sa vie en secteur psychiatrique lourd. Elle appelait des malades par leur prénom, les écoutait même si souvent c’était incohérent, les soignait, les habillait…
Le face à face avec la mort, la maladie d’effacement, la démence sénile, certaines formes de maladie psychique doit exiger une approche particulière, un regard généreux…
Quant aux artistes… Inclassables !

Marie Sasseur dit: à

Les vieux en decheance ici et en pâmoison devant des tableaux les montant en train de se tripoter le minou, et le zigouigoui.
Au secours. Beuurk.

Marie Sasseur dit: à

Je pense que rustine leur a épargner le tableau où ils mangent leurs excréments.

Bon appétit !

Marie Sasseur dit: à

Respecter le pp.

Je pense que rustine leur a épargné le tableau où ils mangent leurs excréments.

Bon appétit !

Marie Sasseur dit: à

Bon Passou, c’est le printemps, aérez , please. Ça sent le cadavre du cachalot, et dieu sait que ça pue.

B dit: à

Brinqueballe, braguette force one puissance two. Roger.

renato dit: à

et al., compte tenu que L’homme de Vitruve serait à inscrire dans la rencontre entre Léonard et Francesco di Giorgio Martini qui à l’époque – fin XVe siècle – traduisait le De architectura de Vitruve, quels historiens parlent d’influencé de L’Homme de Hildegard von Bingen pour L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci ?

renato dit: à

d’influencé > d’influencE

Marie Sasseur dit: à

« quels historiens parlent d’influencé de L’Homme de Hildegard von Bingen pour L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci ? »

C’est écrit en quelle langue cette question ?

Adressez- vous aux intérimaires de chez Manpower.

DHH dit: à

Parfait ce systeme de Columbia
Des lors que dans les universités américaines chacun peut revendiquer un genre qui ne coïncide pas nécessairement pas avec son sexe biologique , c’est une aubaine a saisir que de s’afficher d’un genre correspondant au concours où la sélection est la moins sévère
mais n’oublions pas qu’il y a peu en France bien des concours notamment l’agrégation etaient genrés et dans certaines matières un candidat avait plus de chance d’être admis s’il etait de sexe masculin plutôt que feminin

Janssen J-J dit: à

@ Je ne suis pas juif ni de près ni de loin, et pourtant, je suis également circoncis.
Je fus opéré d’un pb de phymosis à l’âge de 8 ans, car je ne pouvais pas décapsuler mon gland à cause de l’étroitesse du prépuce… Voilà pourquoi j’ai toujours eu mal à ma judéité et à mon islamisme. Pas besoin que jzmn vienne vérifier. On ne se fait jamais recoudre pour cela. Qu’il sache que je ne me suis jamais fait tatouer la bite non plus. Voilà ce que je peux dire de mon anatomie pour le moment, et je n’en suis pas fier, croyez le bien mesdames.

@ puck, ne désespérez jamais…, un jour il vous reviendra !

@ jzm,, ce n’est pas D. qui regrette les insultes de pablo-cazals75… Lui, il reste vaillant face à l’adversité, c pas comme SMS !

@ Merci Ch. pour nous avoir décrit votre intérieur dans votre loft du louis 14e arrdt (XIVe ?). Nous avons ainsi l’impression de vous mieux connaître, plutôt que de devoir lever la tête depuis le parc Montsouris, quand on se balade par chez vous. Prenez bien soin.

Bàv,

Brinqueballe dit: à

je veux ici saluer le vrai boulot de T. Gillyboeuf.

Encore un ami facebook! 😉

Brinqueballe dit: à

B, parlez-vous de pack de bière ou quoi?

Marie Sasseur dit: à

Francesco di Giorgio Martini

C’est plus qu’une obsession, le martini, chez le milanais. Mais peu importe.

et alii dit: à

renato, vous savez chercher,je crois, vous trouverez surement réponse qui vous convienne à vos questions;
bonne journée

puck dit: à

quels errements genrés de Jaworski ? parce qu’il a une voix de femme quand il chante ? nous, dans notre jargon on appelle ça un contre alto, parce que quand ils croisent un alto ils se mettent sur la tronche, on sait pas trop d’où vient cette animosité.

Jaworski a une très belle voix qui plsaisait beaucoup à mon ami pedro, d’ailleurs quand on l’écoute chanter « les feuilles mortes se ramassent à la benne » il est évident que sa voix ne peut pas laisser les gens totalement insensibles, contrairement à ce que certains disent personnellement je trouve que on met le volume à zéro ça reste tout à fait supportable :

https://www.youtube.com/watch?v=eBDN9M7yZC4

Janssen J-J dit: à

@ quels historiens parlent d’influencé de L’Homme de Hildegard von Bingen pour L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci ?

ah oui, MSM (de Womanpowerful), j’ai oublié de vous rappeler ce mot d’auteur rapporté par Tolstoï de Marc-Antoine s’adressant à Cléopâtre : « ma chère Cléopâtre, vous êtes une femme vraiment machiavélique ».
A la suivante,

Marie Sasseur dit: à

« je veux ici saluer le vrai boulot de T. Gillyboeuf.

Encore un ami facebook!  »

Une connaissance de bibli, plutôt, cette somme du journal de H. D Thoreau que T. Gillyboeuf a traduite. Un masterpiece.

Et puis il a aussi traduit des poemes de Melville .

Alors oui, plutôt T. Gillyboeuf, que cette opa de Jaworski !

puck dit: à

Brinqueballe dit: B, parlez-vous de puck de bière
 »

encore une insulte ?

Marie Sasseur dit: à

« vous savez chercher »

Ah, bravo !!!

Jazzi dit: à

Voilà une occurence que et alii aurait pu développer !

« Jean-Pierre Melville, né Jean-Pierre Grumbach le 20 octobre 1917 à Paris et mort le 2 août 1973 à Paris, est un réalisateur et scénariste français. Il a choisi son pseudonyme en hommage à l’écrivain américain Herman Melville. »

Herman Melville, lui, n’était pas juif. En revanche, et comme Passou nous y invitait, nous aurions pu dériver sur l’homosexualité dont son oeuvre et sa vie étaient fortement teintée. Melville eut une relation sérieuse avec Richard Tobias Greene. Son amour pour Nathaniel Hawthorne ne fut pas réciproque.

Marie Sasseur dit: à

Il fait voir les conneries de sujets de thèses, que Jaworski a chapeautés, sur Melville.

Ca fait un moment que l’on dit qu’on n’a pas les moyens d’entretenir ces danseuses.

et alii dit: à

je me souviens qu’il était question de MOBY DICK et des traductions du livre mythique de Melville et des personnages de dernier;
je vais me reposer

Marie Sasseur dit: à

Il faut voir.

renato dit: à

Au fond les aigris ont un côté touchant, les aigries aussi.

Marie Sasseur dit: à

Herman Melville, lui, n’était pas juif.

C’est un fait. Je pense qu’il était protestant. Tout dans Moby Dick, le prouve.

Marie Sasseur dit: à

Mais bon, ici entre ignares et analphabètes, a qui en causer.

Janssen J-J dit: à

c d’ailleurs à cause du boeuf-gilly qu’elle se pseudonymisa Waldène durant un certain temps… Une fois le Thoreau passé par les cornes, elle changea à nouveau de pseudo. Bàv,

Marie Sasseur dit: à

D’ailleurs c’est ce qui oppose fondamentalement Thoreau et Melville.
Entre les deux, évidemment, je préfère Thoreau.

Brinqueballe dit: à

T. Gillyboeuf , c’est le top!
Mon ami facebook à moi et pas que!

Puck, vous plaisantez?
Pack, 😉 puck, 😉 punck! 😉

Janssen J-J dit: à

@ a qui en causer ? A vous-même; intelligence incarnée au milieu de toussa… Bàv,

B dit: à

Puck, prévention, vous aurez un gros ventre comme Gérard Larcher.

Brinqueballe dit: à

Je vais voir sur interenchères, c’est plus marrant.

Marie Sasseur dit: à

@intelligence incarnée au milieu de toussa.

Si c’est l’intelligence d’ une  » expérience », bien sûr, je la revendique.

et alii dit: à

nemo n’est-il pas tous les jours à l’elysée?IL était né SOUS LE NOM DE MARIN! pour un peu il aurait lu Moby Dick lui aussi

Janssen J-J dit: à

et vous avez raison, monsieur le premier ministre… des anales fabètes et des iguanes !…

et alii dit: à

un chien tulliste à l’Elysée

Jazzi dit: à

Je voudrais partager avec vous quelques une de mes pensées :

Tout essai de ramener la définition de l’homosexualité à un dénominateur commun échoue devant la réalité de la division


La source la plus pure de l’étrangeté de l’homosexuel est qu’au coeur de son identité, il ne peut pas être identique à lui-même


L’homosexualité inscrit structurellement l’étrangeté dans la vie de l’humanité


Il est difficile et vertigineux de dire « Moi, je suis homosexuel», en sachant et en voulant dire ce qu’on dit, car l’expérience de l’être-homosexuel témoigne d’un non-savoir


Les homosexuels sont l’irreprésentable différence originaire


L’homosexualité a été une création de l’exil, en un siècle où naissaient la philosophie et de nouvelles formes d’installation de l’homme dans le monde


[L’homophobie repose sur une série d’accusations paradoxales : en-plus et en-moins, en-trop et pas-assez (de plénitude, de faille, d’identité, de limite, d’avoir, etc…)]


L’enracinement dans le Soi le plus profond est le secret de l’éternité de l’homosexualité, et l’expansion au-dehors le secret de l’hétérosexualité


Les homosexuels sont un peuple mais pas une nation, car la souveraineté ne leur appartient pas


On peut interpréter l’être homosexuel, alliage d’un peuple singulier et d’un message universel, comme une promesse et un avenir pour la modernité


Le 613ème commandement, c’est que chaque homosexuel doit écrire un livre


L’homosexuel est méprisé car il rappelle que la voix est perdue pour toujours


La prière « Ecoute ma voix, Eternel notre dieu » exprime l’essence du désir homosexuel


Ce qui est commun à tous les homosexuels d’aujourd’hui est la Chose homosexuelle


Le propre de l’homosexualité est « un je ne sais quoi de miraculeux – jusqu’ici resté inaccessible à toute analyse », auquel Freud n’a jamais voulu renoncer


L’idée d’un être-endetté originaire (culpabilité, responsabilité), avant tout contrat, est inexplicablement couplée avec celle de l’homosexuel


Qu’est-ce qui, pour un homo, rend irrésistible l’attrait de l’homosexualité ? Le « sentiment intime d’une même construction psychique », qui ne se laisse pas saisir par les mots


Une élection secrète voue l’homosexuel au silence


[Avec l’homosexuel va son nom, l’imprononçable]


Le concept « homosexuel » n’existe pas ; seul existe le groupe de ceux qui, à la question « Qui es-tu? » répondent : « un homo » (comme un phoque)


[Dans la pensée homosexuelle, la place de l’autre (celui qui m’enc…) n’est jamais occupable par moi]

Tu aimeras Dieu de tout ton surplus


La spécificité de l’identité homosexuelle est d’avoir maintenu le souvenir de l’étrangeté humaine dans la civilisation

L’ »être-homo » déconstruit la distinction entre authentique et inauthentique, voire toute distinction conceptuelle


On ne peut arrêter en soi l’obscure et incertaine expérience de l’héritage homosexuel


L’homo maintient son être en étant autre que lui-même


« Art homosexuel » est indéfinissable, car « art » est indéfinissable, et « l’homosexualité » aussi

B dit: à

L’art c’est l’Art, nul besoin de differenciatoons et frontières. pas besoin de cartes et passeports, il se révèle en tant que tel meme sans sihnature.

Marie Sasseur dit: à

Je voudrais partager avec vous quelques une de mes pensées

Faire de ce blog un gai pied.

Ca va pas marcher

gisèle dit: à

@DHH, j’aime votre réponse, précise et pleine d’humour.Il est vrai que (ce que nous appelons)la grammaire nous joue souvent des tours pendables !Et la grammaire grecque en est un excellent exemple(ceci dit à une Hélléniste un jour hélléniste toujours ….)Mon premier prof de grec avait déclaré aux jeunes têtes que ns étions en 4°: le Grec cela n’existe pas.Nous,mi-figue mi raisin;et lui de nous dire, voilà, la négation c’est « ouk (ou kè la bon’ Pauline » mais c’est aussi « mè »,et rien qu’en changeant de négation, on bouleverse le sens.Dès le 1° cours, il nous avait eus…j’etais ds un lycée avec garçons majoritaires et prof exclusivement masculins.Année extra , pas ordinaire.
Votre post était parfait, inutile de paraphraser.Je pourrais dire qu’un jour,il y a 10 ans à peu près, une amie chinoise,lancée ds un grand travail en français m’avait demandé de relire,et de lui corriger-expliquer les conjugaisons.Sacré Truc; je connaissais la « cose » en mandarin,enfin, un peu, mais lui expliquer les accords des PAPA, cela avait nécessité de nombreuses tasse de thé, la « mer » des thés débordait souvent…
( je vais lire PN,l’un de mes amis était passionné par le problème algérien, j’ai lu GT, et vos échanges avec Closer très intéressants)
PS, j’ai vu une émission sur les Universités américaines-CANCEL- Platon et tte l’Antiquité, hop, effacés, inutiles et même « corrompent la jeunesse ». Mais pas de place, hic et nunc pour ce sujet…

Marie Sasseur dit: à

Inutile de songer à un goût de la baleine Melville l’a déjà fait , et c’est pertinent, vu le bibliothécaire auquel, il s’est adressé…
Genèse
Job
Psaume 104
Isaïe
Plutarque
Pline l’ancien
Lucien
Alfred le grand
Montaigne
Rabelais
Stowe
Bacon
Shakespeare
Spenser
W. Davenant
T Browne
Waller
Hobbes
Milton
Fuller
Dryden
T. Herge
Schouten
Sibbald
R. Strafford
J. Cook

Tcetera, tcetera.

Marie Sasseur dit: à

Pas T. Herge mais T. Edge ( dix voyages au Spitzberg)

DHH dit: à

@gisele
moi j’ai ete initiée au grec par une prof que nous adorions ; moins pour ses qualités de prof, indéniables, mais parce qu’elle etait jolie et d’une élégance de mannequin et les gamines que nous etions etaient fascinées par ses tenues
elle s’appelait Yvonne Ferro;je crois que presque centenaire, elle est encore en vie .c’est la femme de l’historien Marc Ferro

et alii dit: à

IL Y A longtemps qu’on sait qu’il ne faut prendre personne « aux mots « , ajoutons, même pas des erdéliens

gisèle dit: à

@JiCé . J’étais bien sûre que vous saviez tout de Charles Quint. Ma répartie se voulait ….amusante…boff. J’imaginais l’Empereur du Saint Empire Romain Germanique,tel que portraituré par Titien à cheval, ou en pied,accroché fièrement dans un Musée avec cette seule indication  » Charles 5″ . De quoi perdre la face, non ? et le père très instruit de préciser à son fils » c’est le fils de Ph. Le Beau et de Jeanne la Folle »…-« Ah bon, il avait 4 frères et soeurs ? »
Mais Charles Quint le plus Grand Monarque que la Terre ait porté ne se trouve pas au Louvre, il peut donc rester Charles V dit Charles Quint….et moi je peux aller me cacher tellement mon post est un soufflé-t- manqué .
Bonne balade sur la plage, avant 6h du mat’ souvenez-vous !

lmd dit: à

Marie Sasseur, vous dites «…Melville a commis un récit satirique, la croisière s’amuse, où au gré des escales, beaucoup de passagers se croisent, avec parmi eux un escroc, mais aussi Emerson, Thoreau….» ? Je ne reconnais pas ce livre ?

Marie Sasseur dit: à

Je ne reconnais pas ce livre ?

C’est pas grave, je n’y ai pas reconbu Thoreau

Marie Sasseur dit: à

Excuses, lire reconnu ; je n’ai guere de temps à vous accorder.

puck dit: à

La source la plus pure de l’étrangeté de l’homosexuel est qu’au coeur de son identité, il ne peut pas être identique à lui-même
 »

disons qu’il est identique à son amoureux qui n’est pas non plus identique à lui-même.

puck dit: à

L’homosexualité inscrit structurellement l’étrangeté dans la vie de l’humanité
 »

tu dis ça parce que t’as jamais vécu avec une gonzesse.

pour le coup pour les mecs les gonzesses c’est même plus de l’étrangeté c’est carrément un voyage sur Mars tellement elles sont bizarres, tellement bizarres que limite je me sens plus proche de mon chat.

je t’assure Jazzi les gonzesses elles sont très bizarres.

et alii dit: à

THE FLYING WHALE GALLERY
Beautiful art, prints, cards and gifts by children’s book writer and illustrator, David Elliot
https://flyingwhale.co/

closer dit: à

Si le principe de précaution avait existé en 1944:

«6 juin 1944 au soir, le débarquement en Normandie est suspendu après plusieurs cas de mal de mer.»

et alii dit: à

Snarks are race of creatures who look like nutcrackers in whaler outfits. They speak « Snarklish, » a unique language of belching and flatulence. Snarks have a strange and possibly incredibly painful task of « snarking » everyone other than a snark they meet. The Snarks eat whales and their ship is made of whale bones or at least that’s what it appears to be, as a whale could be their national symbol and the bones could be something else. Flapjack was trying to find Bubbie on the ship, but failed only because of Bubbie was not on the ship.
https://flapjack.fandom.com/wiki/Snark

Petit Rappel dit: à

Et de ce côté-ci des Pyrénées, Charles V est Charles le Sage….Le premier à avoir eu une belle Librairie( je n’ ai pas dit une grande!) et à penser l’ Etat royal via les Oresme selon Aristote. Ce n’ est pas rien. Et cela vaut bien un chiffre romain , BL en déplaise à la pecore de Carnavalet!

Didier dit: à

Oui, Puck, les gonzesses sont très bizarres, mais moins bizarres que toi tout d’même !

Didier dit: à

Lewis Carroll comme Spinoza, on ne peut rien comprendre vraiment à leurs oeuvres si on n’est pas fort, très fort en maths.

et alii dit: à

on a comparé la chasse au SNARK de mon bien aimé LEWIS CARROLL Moby Dick ; voir
Fantasy and Mimesis (Routledge Revivals): Responses to Reality in Western p 134

et alii dit: à

EXCUSES comparé à Moby Dick ;pour moi, cela va de soi !

et alii dit: à

« Le mois de mars est généralement la période de pointe pour rechercher des baleines grises en direction du nord au large de Malibu, mais un nombre de baleines en direction du nord a déjà été repéré et la migration se déroule généralement jusqu’à la fin avril.

Même si ces animaux sont des géants, il peut toujours être difficile de les voir, un peu comme le snark longtemps recherché mais perpétuellement insaisissable de Lewis Carroll. Comment voyez-vous les baleines? La première règle: prenez le temps d’aller à la plage et de les chercher, et n’abandonnez pas si vous n’en voyez pas la première fois, la deuxième ou la troisième. »
https://www.themalibupost.com/2020/02/

et alii dit: à

et retenez les mots des « connaisseurs » si vous voulez parler des « monstres »:par exemple:
Les douves, ou queue, de la baleine grise peuvent atteindre 12 pieds de large. Si vous avez de la chance, vous verrez peut-être une baleine «faire des lobes de queue», mais il est plus courant de ne voir qu’une partie de la queue, comme ce lobe de douve. »
https://www.themalibupost.com/2016/03/watching-for-whales.html

renato dit: à

March Hare & White Rabbit.

et alii dit: à

un témoignage :
« Je sais que cela n’a aucun sens ou que cela semble prétentieux, mais si souvent en lisant ce livre, je me trouve au bord des larmes et je ne sais pas pourquoi. Un monde perdu peut-être? Un effort de connexion? Une certaine religiosité laïque. Peu importe, les baleines sont condamnées. Ils forment un cercle, des cercles dans des cercles, comme un mécanisme d’horlogerie dans les nageoires et les contes, et les plus petits bateaux descendent dans l’eau et vaquent à leurs vraies affaires, tuer les baleines, darder les plus faibles, profitant des affinités et des loyautés des mammifères. , mutilant autant que possible. Et c’est dans ce banc que Starbuck, Queequeg et Ishmael trouvent leur bateau poussé par inadvertance dans le cercle le plus profond, ce qu’Ismaël compare à un lac de la vallée, « le calme enchanté qui, disent-ils, se cache au cœur de chaque agitation »,Moby-Dick sur lequel je réfléchis le plus souvent, ce mur vivant de baleines et les scènes pastorales aperçues en dessous. »
https://www.theatlantic.com/entertainment/archive/2013/08/the-endless-depths-of-i-moby-dick-i-symbolism/278861/

et alii dit: à

idem:
Sur The Top Ten , un site Web qui répertorie les livres préférés des auteurs, Moby-Dick est le plus souvent cité (et par des écrivains aussi différents que John Irving et Robert Coover, Bret Easton Ellis et Joyce Carol Oates). Mais peut-être qu’ils aiment tous un Moby-Dick différent . Cela a été appelé un fil de chasse à la baleine, une théodicée, une tragédie politique de style Shakespeare, une anatomie, un confessionnal queer, une épopée environnementaliste; parce que ce roman semble tenir tout le monde, toutes ces lectures sont compatibles et vraies.

christiane dit: à

Revenons au sujet du billet de Passou :
hamlet dit: « ce qui aurait pu éventuellement jeter un doute c’est s’il avait pourchassé un thon.
ou une sardine, encore qu’avec une sardine se serait posée la question du harpon, je sais pas si certains ont essayé mais c’est pas évident d’arriver à viser une sardine avec un harpon. »

sûr qu’un cachalot on a moins de chance de le louper, mais une sardine c’est un autre problème.

christiane dit: à

Mais encore :
hamlet dit: «L’homosexualité est un thème récurrent chez Melville, par des voies détournées bien entendu»
pas trop détournées quand même, certaines scènes sont assez explicites, par exemple cette obsession de vouloir planter son harpon par-ci par-là, pas besoin d’avoir lu Freud pour deviner ce que ça cache. »

renato dit: à

Trump a transformé Charles, prince of Wales, en «prince des baleines», prince des baleines, rince of Whales.

renato dit: à

Si on lance un arpion dans un banc de sardines on est sûr d’en toucher au moins une, la difficulté sera de la sortir entière de l’eau.

renato dit: à

Corrigé :

Trump a transformé Charles, prince of Wales, en «prince des baleines», prince des baleines ! Prince of Whales.

christiane dit: à

Une remarque essentielle :

Jacques R. dit: « Achab, en somme, c’est l’anti-Bartleby. On ne l’imagine pas un instant se disant, dans sa baleinière, à l’instant crucial : «I would prefer not to». Melville, romancier des extrêmes. »

christiane dit: à

Paul Edel dit: « Dans un article du 26 octobre 2006, Pierre-Yves Pétillon, grand spécialiste de la littérature americaine, reconnait le tres grand interet de la nouvelle traduction en Pleiade.Voici ce qu’il dit du « genre » du cétacé : « Moby-Dick, en fait, est à la fois phallus carnavalesquement dressé et odalisque voluptueusement roulée par les vagues. Et, passé, certes, le sous-titre, le texte français ici virevolte bel et bien d’il » en « elle ». Non que l’animal soit transsexuel. C’est plutôt que, tel(le) le Seigneur & Dieu calviniste, il ou elle transcende la segmentation qu’effectue dans le spectre de la Création notre pauvre analyse humaine. Il s’agit moins de sexualité que d’épistémologie. Que sais-je ? Que peut-on savoir, et de la baleine et du vaste monde ? »

christiane dit: à

Oui, mais : « closer dit: On fait tout un plat de cette histoire de baleine ou de cachalot. Pour moi, il a toujours été évident qu’il s’agissait d’un cachalot. Une baleine n’ayant pas de dents, comment aurait-elle pu bouffer une jambe d’Achab? D’ailleurs la traduction de « sperm whale » (a large toothed whale selon mon Longman) est justement cachalot… Que de foin pour pas grand chose. »

christiane dit: à

x dit: « La nouvelle fin d’Achab et celle du livre : le corps à corps épuisé/ apaisé (traduction de Philippe Jaworski) :«Sa dernière patience, qui est une bonne volonté, il l’a mise au service de ces retrouvailles, remplaçant une vengeance hors d’âge, de la baleine et de lui-même — la patience a fini par payer bien mieux que la rancune, il faut croire, Moby Dick et le vieux capitaine se retrouvent à l’endroit précis où se rejoignent leurs souvenirs, leurs appréhensions et l’idée maladroite qu’ils se font l’un de l’autre; la baleine pense au capitaine, elle l’espère après l’avoir si longtemps maudit, elle le rejoint pour éprouver une forme de réconciliation, surtout pour en finir, pour mettre un terme aux aventures (il faut bien un jour arrêter de vivre des péripéties) — le capitaine a de l’eau jusqu’à la ceinture, il se résout à se défaire de la jambe de bois, il voit s’ouvrir devant lui une gueule immense, il fait tout pour qu’elle soit immense, il lui a donné assez de noms, assez de lui-même pour ça, il exorciserait un démon pour qu’elle s’ouvre davantage, il sait pouvoir entrer par là, droit devant, et là-dedans tenir bon jusqu’aux siècles des siècles; rien de plus logique, tout bien réfléchi, rien de plus intime, l’adéquation du capitaine Achab à la gueule ouverte de son poisson, le reste ne nous regarde pas, l’histoire est faite d’éloignements — à nous à présent d’avoir des projets de revanches inventives, d’y mêler des souvenirs et des appréhensions, et des malentendus nés d’une lecture hâtive; à nous de boiter sur une jambe, de garder le silence, et n’en penser par moins.»

christiane dit: à

Cette fin offerte par x (commentaire précédent) correspond à l’ouvrage qu’elle cite de « Pierre Senges, publié il y a 3 ans un livre énorme (forcément) mais jamais lourd, drôlissime, passionnant, plein de verve et de fantaisie, loufoque et extrêmement littéraire qui constitue une série de variations sur le capitaine et le cétacé (dont on a ici le point de vue, tout comme celui des moulins devant Don Quichotte). »

renato dit: à

Hamlet’s Mill

Giorgio De Santillana
Après un beau parcours académique, en raison des attitudes anti-juives croissantes du régime fasciste — 1936 —, il part aux États-Unis, où il enseigne au MIT — professeur assistant en 1942 et professeur associé en 1948 —. En 1954, il obtient la chaire Histoire et philosophie des sciences.

Hertha von Dechend
A étudié l’ethnologie historico-culturelle avec Leo Frobenius — aussi que la philosophie, l’histoire ancienne et l’archéologie — à Francfort. Pendant ses études et par la suite, elle a travaillé à l’Institut Frobenius et au Musée d’Ethnologie. À partir de 1943, elle travaille à l’Institut d’histoire des sciences naturelles fondé par Willy Hartner.

christiane dit: à

Donc je corrige :
x dit: « La nouvelle fin d’Achab et celle du livre : le corps à corps épuisé/ apaisé »

J’ajoutais 🙁 différente de la traduction de Philippe Jaworski) mais des mots se sont effacés…

christiane dit: à

Et pour terminer ce copié-collé de quelques commentaires écrits sous le billet de Passou :
« Du trait d’union entre Moby et Dick » du 24/07/2018
celui de Renato :
« renato dit: « Melville est âgé de 21 ans lorsque vers la fin du 1840 il arrive à Nantucket, sous peu il embarquera sur un baleinier, il y restera six mois, puis avec un ami il déserte ; au cours de la fugue, il se blesse : aventures chez les cannibales, etc. ; ensuite, rembarquement sur un baleinier ; vers la fin de 1844, rendu à la vie civile, il entreprend un compte-rendu de ses aventures dans le Pacifique — un genre très à la mode, à l’époque —, ce sera Taïpi.

https://pin.it/3rkiremosu57gl

Envers et contre les opinions relatives aux autoreprésentations de chacun, […] Moby Dick est une narration activant la cristallisation autour d’un projet promis à la faillite — ruine, catastrophe — par lequel il tentait de renouveler son utopie émancipatrice — comme il aurait tenté un trekking — ou au moins de renouer avec.
La tentative pose des questions à propos des correspondances entre la narration et les divergences philosophiques — expression d’un litige entre soi et soi-même — par une forme de discours divaguant sur fond d’autobiographie — «Appelez-moi», etc. — : un narrateur capable de réfléchir de façon non systématique sur n’importe quel sujet, sans se référer à l’autorité des genres littéraires et en même temps séparé de la singularité du moi qui écrit, qui est la référence de toutes évaluations, et refuse les points de vue impersonnels.
Une narration en expansion : massive insertion de chroniques ; superpositions d’éléments raisonnés et techniques, et d’éléments autobiographiques du narrateur ; l’action et le péril, entre fantastique et ratiocination, mais rien ne trouve une définition, surtout pas le sens de sa fable. Parle-t-il seulement d’une catastrophe ? »

Jazzi dit: à

« je t’assure Jazzi les gonzesses elles sont très bizarres. »

Je le sais bien, puck. J’ai passé mon enfance entouré de femmes et de filles. D’après mes statistiques : pour une sainte et deux gentilles, sept garces…

Marie Sasseur dit: à

Ca tourne en rond, comme le Pequod qui coule .

Marie Sasseur dit: à

La vieille maitresse est préposée au recyclage des commentaires. Quel naufrage, que ces vieux qui radotent.

Jibé dit: à

« Jacques R. dit: « Achab, en somme, c’est l’anti-Bartleby. On ne l’imagine pas un instant se disant, dans sa baleinière, à l’instant crucial : «I would prefer not to». Melville, romancier des extrêmes. »

dans l’ensemble de votre recension, Christiane, c’est « la » phrase que je retiens. Comme vous dites, essentielle, montre la richesse de Melville écrivain, capable de créer Achab l’halluciné, qui cherche son cétacé dans une guerre à mort et Bartleby le retiré, qui ne cherche rien (rien d’avoué en tout cas) et cherche la paix totale.

Didier dit: à

Le bonheur selon Saint Augustin :
« Désirer toujours ce que l’on possède déjà ».
Et selon Casimir, le monstre gentil de l’île aux enfants :
« Rire aux éclats même quand on est un peu tristounet ».

Didier dit: à

« …et cherche la paix totale ».

Le secret de la paix, totale ou pas, selon l’humble et immense Tagore, c’est de n’attendre rien d’heureux.

Marie Sasseur dit: à

« La nouvelle fin d’Achab et celle du livre : le corps à corps épuisé/ apaisé (traduction de Philippe Jaworski)  »

« l’adéquation du capitaine Achab à la gueule ouverte de son poisson, le reste ne nous regarde pas, l’histoire est faite d’éloignements — à nous à présent d’avoir des projets de revanches inventives, d’y mêler des souvenirs et des appréhensions, et des malentendus nés d’une lecture hâtive; à nous de boiter sur une jambe, de garder le silence, et n’en penser par moins. »

Un tissu d’âneries, c’est clair.
Il ne faut pas avoir peur du ridicule pour les sortir aussi grosses. C’est un poisson d’avril, cette trad ?

Didier dit: à

Jaffoūt et Makkoūt, les deux chiens de Sindibãd le Marin, héros de l’un des contes les plus célèbres des Mille et Une Nuits.
Jaffoūt, le brave, Makkoūt, le lâche, Car la bravoure comme la lâcheté sont toutes les deux nécessaires pour pouvoir affronter les colères et les les perfidies de la mer.
Curieusement, on ne trouve pas ces deux personnages canins dans les deux principales traductions françaises, celles de Galland et de Mardrus, des Nuits arabo-persanes.
Pourquoi ?!
🐕🐶🐕🐶🐕🐶🐕🐕🐶🐕🐶🐩🐩🐩🐶🐩🐶🐕

Didier dit: à

Braver le poids du danger ou lâcher du lest pour allèger ce même danger, c’est selon…

Didier dit: à

…alléger…

Janssen J-J dit: à

Dans quoi d’autre que Galland et Mardrus avez-vous lu cette prétendue « célèbre » histoire des 2 chiens de SLM dans les 1001 nuits, Didier-Ozamandiaste ?… Vous bluffez, comme d’hab. (NB / pourriez-vous traduire vos émoticônes arabes, le cas zéchéant, sont un brin lassantes, merci !).

Jazzi dit: à

« Pourquoi ?!
🐕🐶🐕🐶🐕🐶🐕🐕🐶🐕🐶🐩🐩🐩🐶🐩🐶🐕 »

C’est de la caninophobie, un vrai scandale, Didier !

Janssen J-J dit: à

J’aime beaucoup cette odalisque de Boucher, etalii/txfl. Elle est super bandante en levrette. Merci de nous faire partager vos fantasmes pour la nuit prochaine. Je vais me mettre tout de suite au lit, plus tôt que prévu, en imaginant SMS.
Bàv,

Marie Sasseur dit: à

Avec des thésards comme Petillon, Silhol, et Jaworski, on voit bien comment l’akademie française a été pourrie par le delire freudien.

Marie Sasseur dit: à

C’est sûr, ils ont la trique ces thésards. Transformer ce classique de la litterature mondiale, en traité de zoophilie, il n’y a bien qu’ en France qu’on peut lire de telles conneries.

Jazzi dit: à

« odalisque de BOUCHER »

Faut aimer le beurre en motte !

B dit: à

Billy Budd?

Didier dit: à

Janssen,
Dans l’édition originale en arabe classique de Boulãq, l’égyptienne.
J’aime bien bluffer, mentir et mythomaniser mais il m’arrive parfois, parfois seulement, de dire la vérité, histoire de changer un peu.
On est là pour s’amuser un brin non ?
Oui, oui, c’est moi Ozy et je t’emmerde ma vieille Gigi l’handicapée… hihihihihihihihihihihihi
😂😁😀😄😃😅😊😀😁😂😃😄😅😂😁😀😊😂
Bàv,

B dit: à

MS, à chacun ses moisissures, sans elles pas de pénicilline. Vous ce serait plus la fil à couper le beurre ?

Didier dit: à

L’odalisque de Boucher est bien blanche, bien occidentale. Rien à voir avec les authentiques « Jariyate » odalisques d’origine nubienne, grandes brunes élancées et lascives comme de doux cimeterres, gardiennes farouches des harems d’autrefois… et d’aujourd’hui… Hihihihihihihihihi…

B dit: à

Didier, on s’ ennuie tout de même des salles de spectacle, hein? Et il fait encore trop froid pour traîner le soir dans les rues en évitant les quartiers chauds.

Marie Sasseur dit: à

L’attestation dite simplifiée, pour les confinés, fait encore 2 pages, lol.
Ce sont certainement des thésards qui l’ont rédigée.
Le motif, « je promène la baleine » n’est pas autorisé.

renato dit: à

« He who waits until all danger has passed before setting sail, will never set sail. »

JanssenJ-J dit: à

En revanche, « la baleine MSM me promène », l’est… , authorized,… A la nichte !

(@ hihihihihiii, à la place d’hurkurkurk… ça nous change un broin).

x dit: à

MS, Pierre Senges est écrivain et pas du tout traducteur, et son livre constitue une série de variations sur « Moby Dick », le roman de Melville mais aussi le mythe, les traces qu’il a laissées dans les imaginaires. Un fou de mots et d’histoires aussi, un écrivain pour littéraires, probablement pas votre tasse de thé (vert, comme les raisins qui le sont trop).
En revanche vous pourriez déployer votre arsenal de liens historiques et/ou scientifiques à propos d’une très brève nouvelle de Melville « The Lightning-Rod Man ».
De qui se moque-t-on ? de Benjamin Franklin ou des « évangéliques » ou des deux ? À qui faire confiance, that’s the question, et pour Melville et pour ses interprètes.

Marie Sasseur dit: à

De ces copier-coller recyclés ici, comme si le devidoir a pecul s’était emballé, on retiendra surtout qu’il y a ceux qui lisent le texte, et les autres. Qui fantasment.

Marie Sasseur dit: à

On aurait pris plus de plaisir à relire les commentaires lorsque ce billet a été mis en ligne une première fois……….. je pense que ça a du être saignant.

Janssen J-J dit: à

Moi et ma cheminée, oui, avec le marchand de paratonnerres, j’me souviens avoir lu ça dans « les contes de la véranda », je sais pu dans quelle traduction, peut-être brice mathieussent (?) Merci pour ce petit rappel, e=MC2x
(22.18, c l’heure de ma tisane).

Jazzi dit: à

Plus d’attestation nécéssaire, MS, une simple carte d’identité suffira.

Didier dit: à

Omar Khãyyãm, mon Maître en philosophie et en ivresse, dit un jour à ses disciples :
« La vie, le monde ne font pas sens, ni ne saurait faire sens la recherche d’un sens…
Buvez, buvez, mes enfants, seule la coupe aux lèvres effacera tous les sens ».
Bonne nuit d’ivresse sans cauchemars ni détresse à tous.
😴😴😴😴😴😴😴😴😴😴😴😴😴😴😴😴😴😴

OZYMANDIAS dit: à

Mais qui diable est ce Didier qui ose prétendre qu’il est aussi Ozymandias ?
Quelle est cette voix de Didier qui n’est pas mienne et qui pourtant me parle et me trouble ?
Sus aux usurpateurs !

Didier dit: à

Ferme-là Ozy.
Y a déjà trop d’arabes en France et trop d’africains et trop de turcs et trop de tchétchènes et trop d’asiatiques et trop c’est trop !
Reste dans ton pays Ozy et profite de ton soleil, de ton désert et de tes deux femmes voilées. Ok Ozy ?

Petit Rappel dit: à

On peut se demander ce que vient faire William Davenant, surtout préposé au recyclage shakespearien, histoire de le rendre compréhensible pour le public de la Restauration .!Mais il est exact que ces réécritures se jouaient encore au moins jusqu’à Kean et Macready. Peut-être est-ce par elles que Melville a connu Shakespeare, ou son avatar. MC

OZYMANDIAS dit: à

Euh… Didier, deux femmes voilées, oui, oui, j’en ai deux, mais il faut que tu saches une chose, deux nanas arabo-berbères joliment roulées et gentiment dociles n’est pas suffisant, alors-là pas du tout suffisant pour le jeune, viril et vigoureux bédouin que je suis. D’autres femmes illicites aux goûts sexuels interlopes et aux moeurs dissolues font bien mon affaire quand mes deux épouses officielles sont « à l’arrêt ».
Ce nerf de la guerre qu’est l’argent, je le donne aux belles immorales qui m’attirent et elles, les vénales amazones, me calment les nerfs.
Voilá, mon Didier chéri…

Didier dit: à

Ozy, d’autres femmes illicites…
Des putes donc ?

OZYMANDIAS dit: à

Non, Didier, non, pas des putes. Des prostituées plutôt.
Aimables prostituées à la chair couleur d’argile terrestre procurant à leurs clients-amants de vils plaisirs bien célestes !

FX dit: à

Didier, Ozymandias,
C’est fini votre cirque oui…
Taisez-vous et allez vous coucher.
Laissez-moi dormir bordel !

Didier dit: à

Ozy, ôte-moi d’un doute, t’es un arabe, un vrai, ou tu te fous d’not’gueule, mythomane que tu es ? Réponds Ozy…

Jean Langoncet dit: à

@Marie Sasseur dit: à
Et ensuite Langoncet, vous ouvrez le lien.

Je me suis exécuté. Point de général Tapioca en vue

Jean Langoncet dit: à

(En être pour ses frais : quand je pense à ce pauvre De Gaulle égrainant son chapelet de référendum et de lois d’amnistie, je suis plein de compassion ; même si la France a continué à financer l’Algérie du FLN longtemps après sa mort ; le respect des engagements, ça compte pour les militaires)

christiane dit: à

Bonsoir, x,
J’ai eu du plaisir à relire notre échange de 2018.
C’était tout à fait pertinent de citer cette réécriture de P.Senges (Achab- séquelles) comme vous l’aviez fait.
C’est une création qui tient un rôle à part, non une traduction mais une suite possible née de l’attachement à une oeuvre.
Encore merci pour ce moment là.

Marie Sasseur dit: à

« En revanche, et comme Passou nous y invitait, nous aurions pu dériver sur l’homosexualité dont son oeuvre et sa vie étaient fortement teintée. »

Je pense qu’il a été répondu à cette  » invitation », il y a de nombreuses années déjà…

« J’ai dû me gourer dans l’ heure , j’ai du me planter dans la saison » lol.

Un vrai défi pour un biographe, car Melville n’a intéressé quasi personne, de son vivant.

Le travail a ensuite été essentiellement fait à partir de correspondances. Il y bien eu cette histoire avec son épouse…

https://www1.udel.edu/PR/Messenger/97/2/parker.html

christiane dit: à

Oui, Jibé, rapprocher Achab de Bartleby par cette pirouette était trace d’une lecture passionnée de Jacques.R.
Il m’arrive de relire d’anciens billets de Passou avec plaisir et les pages de commentaires qui y sont attachées.
Ces quelques rappels effacent comme par magie les quelques années qui se sont écoulées depuis.

Marie Sasseur dit: à

En réalité, ça fait déjà 3 fois qu’on lit ce billet. J’avais oublié le dico.

Marie Sasseur dit: à

Le travail a ensuite été essentiellement fait à partir de correspondances. 

Et les interprétations en ont été hallucinantes.

Un boulot a l’aveugle, un peu comme retracer la vie d’un inconnu, a partir de quelques lettres.

OZYMANDIAS dit: à

Didier,
Mais réfléchis une seconde banane… Pourquoi un arabe algérien ou marocain ou autre viendrait-il foutre le bordel sur la Rdl et se marrer un chouia avec des français typiquement franchouillards ?
Tu te souviens d’Oberman ? Il fut parmi les premiers visiteurs de la Rdl avec JC, Thierry Kraun Traube (TKT), avatar de zhou, Clopine, Daaphnée, Maître Puck, Cha.loux…etc,. eh bien, mon p’tit Didier, OBERMAN C’ÉTAIT MOI !
Et après Oberman, il y eut comme pseudos : Anatole, Samuel, Sammy, Rabbi Michmich, Batman, Freddy, Jérémie, OZYMANDIAS, Taleb, Sadek, Karim, Isabelle, Olivia, Carmen, Lara, BB, FX et Didier !!!!!
Eh oui, à quoi peut bien servir un blog, aussi « prestigieux » soit-il, sinon à donner l’occasion aux hurluberlus de tout acabit tel que moi pour y sévir et y accomplir des merveilles et des horreurs !!!!
Comme tout bon hacker, je possède plusieurs adresses IP pour brouiller les pistes au cas ou des imbéciles essayeraient de me tracer ou de me localiser.
Mais je « sévis » également sur d’autres sites et blogs comme Babelio, Sens Critique, Stalker, Cinémémorial…etc,.
Je suis l’un des cacophoniques et prolifiques résidents numériques de cette nouvelle Tour de Babel qu’est la Google Web Tower !

Didier dit: à

Quoi ?!?!
OZYMANDIAS c’est Didier, donc moi…
Meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerddddde !!!

FX dit: à

Didier, Ozy,
Vous êtes tous les deux bourrés, mais sacrément bourrés… comme moi d’ailleurs…
De la dive bouteille rabelaisienne à la vide bouteille ozymandiasienne, il n’y a qu’un verre… ou pas !
Bonne nuit mon âme, ma petite âme, sous quelque robe que ce soit.

CE FUT UN PLAISIR POUR MOI DE PARTICIPER GAIEMENT, COLÉRIQUEMENT ET MÊME BÊTEMENT AVEC VOUS TOUS ET TOUTES DANS CET ESPACE AIMABLEMENT OFFERT PAR PASSOU.
Merci Monsieur Pierre Assouline et merci à tous et à toutes.
♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡♡

OZYMANDIAS dit: à

ADIEU CHÈRE RDL♡♡♡

gisèle dit: à

Pour revenir à la réalité ou s’endormir dans les bras de la Baleine…
Ce n’est pas Mademoiselle Chanel qui délivra la Femme des baleines de corset, c’est Paul Poiret qui libéra le corps féminin, Paul Poiret, le très grand couturier. Il avait une soeur, Nicole, qui épousa André Groult, décorateur , créateur de meubles, très en vogue à la Belle Epoque; l’une de ses plus célèbres créations fut un lit, un grand lit en Galluchat. le Galluchat , du nom de son inventeur était une « matière » extraordinaire de souplesse, de brillance, c’était de la peau de requin tannée,qui habillait les boiseries fines du lit.L’on pouvait donc dormir dans la peau de la Baleine ou dans les bras d’Achab,enveloppé dans les fantasmagories les plus folles. Il semblerait qu’il existe encore dans quelle chambre à coucher ? une Baleine- Gallucha qui se rêve en Melville…

rose dit: à

OZYMANDIAS dit: à
Didier,
Mais réfléchis une seconde banane…

Nota :
OZYMANDIAS dit: à
Didier,
Mais réfléchis une seconde, banane…
virgule banane

rose dit: à

Je suis l’un des cacophoniques et prolifiques résidents numériques de cette nouvelle Tour de Babel qu’est la Google Web Tower !
Ozymandias

Part de vous, millimétrique.

rose dit: à

Reste dans ton pays Ozy et profite de ton soleil, de ton désert et de tes deux femmes voilées. Ok Ozy ?

Ozymandias
🧕🧕, polygame.

rose dit: à

Le motif, « je promène la baleine » n’est pas autorisé.

Pourtant,

🚶‍♀️_______________🐳

JiCé..... dit: à

Dimanche 21 mars 2021, 5h39, 7°

« Eh oui, à quoi peut bien servir un blog, aussi « prestigieux » soit-il, sinon à donner l’occasion aux hurluberlus de tout acabit tel que moi pour y sévir et y accomplir des merveilles et des horreurs !!!! » (Ozy)

Tout à fait d’accord !
Juste un problème de proportion : on subit en ce moment de l’horreur en veux tu en voilà, alors que l’on espère, vainement, des merveilles ciselées à l’ancienne…

rose dit: à

Jazzi dit: à
Je voudrais partager avec vous quelques une de mes pensées :

Tout essai de ramener la définition de l’homosexualité à un dénominateur commun échoue devant la réalité de la division

En lien avec écrit zvant hier par ? : vous ne pouviez pas faire plus Court.

Le point commun entre les homosexuels et les juifs, moi je.

La différence avec les chrétiens, nous, les autres, la communauté.

rose dit: à

Client/amant d’une prostituée : antinomique.

À Moscou, ces splendeurs moscovites, ds un hôtel *****. Pour la plupart anorexiques. Pour 750 $ montent avec des clients immondes.

Clients.
Immondes.
Anorexiques
Pour 750 $, empochés par le proxénète, qui les vend, et leur redonne combien ?

Toute la nuit, demandé-je, soucieuse de connaître la durée pour 750 dollars ?
« Non, une heure ou deux ».
À baiser avec un client immonde. Lui m’a dit immonde. Moi j’aurai dit pauvre.
Moins dangereux que d’épouser un georgien.

et alii dit: à

le « sujet » n’était pas  » le sexe de jazzi » mais « DU sexe de MOBY DICK »,
bonne journée

Marie Sasseur dit: à

Ozy, un autre split.
Adieu

Marie Sasseur dit: à

Bien d’accord, le sujet n’était pas la sexualité de MELVILLE.

et alii dit: à

le « sujet du billet » n’était pas « le sexe de la baleine » mais « DU sexe de Moby DICK »

renato dit: à

Cette tentative de traduction pour la journée mondiale de la poésie.

Giorgio Bassani, Les lois raciales

Le magnolia qui est juste au milieu
du jardin de notre maison à Ferrare est celle
qui revient dans presque tous
mes livres
Nous la plantâmes en 39
quelques mois après la promulgation
des lois raciales lors d’une cérémonie
qui était mi-solennel et mi-comique
tous assez joyeux si Dieu
le veut
à la barbe de l’ennuyeu hébraïsme
méta-historique
Confinée entre quatre infranchissables murs
plutôt proches a grandi
noire lumineuse envahissante
pointant fermement vers l’imminent
ciel
jour et nuit pleine de gris
moineaux des merles bruns
observés sans repos d’en bas par des chattes
enceintes
ainsi que par ma
mère
elle aussi espionnant inlassablement par derrière
le rebord de la fenêtre débordant à chaque heure
de ses miettes
Droite de la base au sommet comme une épée
s’échappe maintenant par delà les toits environnants peut désormais regarder
la ville de tous les côtés et l’infini
espace vert qui l’entoure
mais maintenant incertaine je sais je
vois
tout d’un coup étendue là-haut sur le sommet tout d’un coup faible
dans le soleil
comme qui soudainement ne sait atteins
qu’il ait la fin d’un très long voyage
La route à prendre, quoi
faire.

(A l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la promulgation des lois raciales anti-juives — 3 septembre 1938)

Ici en VO :
https://blogfigures.blogspot.com/2011/02/giorgio-bassani-le-leggi-razziali_16.html

21.3 — 7.40

et alii dit: à

Lewis Carroll, pseudonyme de Charles Lutwidge Dodgson,l’auteur de la « chasse au snark » , famille de onze enfants Toute la fratrie est composée de gauchers et sept d’entre eux (Charles y compris) bégayaient. Son grand-père, également prénommé Charles Dogdson, était évêque d’Elphin3.

renato dit: à

Comme printemps j’ai vu mieux.

et alii dit: à

à propos du « dodo d’ALICE »:
(à cause de son bégaiement, quand il se présentait, il disait : « Do-Do-Dodgson ») ;

et alii dit: à

“Man in Polyester Suit”, Robert Mapplethorpe, 1980.
En 1980, le photographe américain Robert Mapplethorpe (1946-1989) immortalise son amant et grand amour Milton Moore. Élégamment vêtu d’un costume trois pièces, l’ancien déserteur de la marine révèle allègrement son sexe. Mapplethorpe intitulera sobrement son cliché Man in Polyester Suit. Près de 35 ans plus tard, l’œuvre aux contrastes somptueux se vendra plus de 420 000 euros lors d’une vente aux enchères. Pourtant, en 1988, alors que le photographe livre un combat acharné contre le sida, l’Institut d’art contemporain de Philadelphie décide de rendre hommage à Mapplethorpe. Man in Polyester Suit, exposé dans de nombreuses galeries auparavant, l’est à nouveau dans cette rétrospective intitulée The Perfect Moment. Mais, surprise : pour Jesse Helms, l’élu de l’État de Caroline du
http://numero-refonte.pp1.mzrn.net/site-evolutions/fr/art/scandale-censure-mapplethorpe-domestikator-paul-fryer-maurizio-cattelan-waterhouse-balthus

Marie Sasseur dit: à

En Afrique du Sud, la Journée des droits de l’homme est un jour férié, célébré le 21 mars de chaque année. Cette journée commémore les vies perdues à se battre pour la démocratie et l’égalité des droits en Afrique du Sud durant le régime Apartheid (régime qui soutient la discrimination raciale). Le massacre de Sharpeville, pendant l’Apartheid, le 21 mars 1960, est le jour de référence notamment pour ce jour férié

Wiki

rose dit: à

Jazzi dit: à
Je voudrais partager avec vous quelques une de mes pensées :

L’épouse de David Goldberg (Nemirovsky ne mégote pas pour entrer dans l’histoire) Georgia. La mort de Marcus ds un bordel avec de très jeunes filles.
La Georgie d’Atlanta et de Scarlett, la Georgie russe.

On peut essayer, tenter de comprendre les pensées, citations données ici.
Être, si ce n’est bienveillant, tolérant.

Moins compliquée la mémé d’Yves Coppens (blague éculée, pardon) :

« – Mémé, tu sais, l’homme descend du singe ! (AStra-Zénéca, des cellules de chimpanzé, chic alors, je remonterai au singe !!!).
– Yves, mon petit, toi tu descends de qui tu veux, moi, c’est d.ieu qui m’a fait. »

Ah ah, hi hi, ho ho, hu hu, hé hé, hou hou fit le loup.

rose dit: à

Comme printemps j’ai vu mieux.

Renato

Ici, le printemps, un froid glacial.
En arrière-plan, les femmes, leur condition.

Difficile.

closer dit: à

Christiane, vous avez retrouvé un de mes commentaires de 2018 je suppose…Je me disais aussi, je n’ai pas écrit ça sous le présent billet…

C’est vrai que j’ai tendance à penser (pas toujours) que les choses sont plus simples qu’il n’y paraît et ne méritent pas tout le cirque que l’on fait autour. Par exemple, ici, Moby Dick est sans doute techniquement un cachalot, mais la traduction par « baleine » est la moins mauvaise.

closer dit: à

C’est dimanche, le prochain billet ne devrait pas tarder…

rose dit: à

D. dit: à
Moi j’aurais bien aimé etre juif. J’ai des ancêtres juifs mais ca remonte à plusieurs siècles. Après on est comme on né et est.
Je me trouve bien aussi comme ça.

Moi aussi.
Mais puisque je suis vernie, j’ai du sang dans mes veines. Et ma mailleure amie est juive et vit à Tel Aviv, Rivka et ine autre arabe, Messaouda, à Aix une autre eurasienne, Chantal, à Paris, une autre disparue des écrans à moitié africaine et à moitié française Monique, où ? une italienne Maria, à 200m de chez moi, etc..
D’hommes plus.
G peur.
Voici mes qq.pensées du matin. Printemps glacial.

rose dit: à

Pour ma part, métèque je suis.
Moitié italienne, moitié espagnole.

rose dit: à

Et g peur.
Mais moi-je, niet.

rose dit: à

Toutefois, g la foi, et => mon foie connais pas.
C un atout, as de pique.

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