de Pierre Assouline

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La République des livres
Elena Ferrante en proie à son nouveau nom

Elena Ferrante en proie à son nouveau nom

On gagne à séparer les livres du bruit qu’ils font. Les scoops aussi. Et pourquoi pas les livres des auteurs qui les ont faits. Quelques jours après que Claudio Gatti, un journaliste italien spécialisé dans les grandes enquêtes sur les trafics d’être humains entre l’Afrique et l’Europe, les pots-de-vin versés par des multinationales en Algérie et au Nigeria, ou le soutien logistique de la CIA aux avions turcs et quataris transportant des armes en Libye et en Syrie, ait révélé urbi et orbi grâce au relais de Mediapart, d’Il Sole 24 Ore, de la Frankfurter Allgemeine Zeitung et de la New York Review of Books, rien que ça, en donnant à sa révélation la dimension de Panama papers à la sauce culturelle, la véritable identité d’Elena Ferrante qui se protège derrière un pseudonyme inviolé depuis 1992 malgré l’immense succès rencontré par sa tétralogie romanesque traduite dans une quarantaine de langues (L’Amie prodigieuse et le Nouveau nom traduits de l’italien par Elsa Damien, de même que Celle qui fuit et celle qui reste à paraître en janvier toujours chez Gallimard puis Folio, en attendant la suite Storia della bambina perdura), la question revient, lancinante, pas vraiment indispensable à notre intelligence de la marche inexorable de l’Histoire mais bien utile à notre compréhension des mécanismes de la société : était-ce bien nécessaire ?

Un mot de la méthode et des moyens de l’enquête. Dans un premier temps, le journaliste a utilisé l’armement conventionnel : malgré leur qualité de « romans d’apprentissage féministe », les textes en question ont été soumis à la brutalité d’une analyse lexicométrique à l’aide d’un logiciel apte à relever les similitudes entre plusieurs textes (thèmes, style, mots, mais aussi longueur des phrases, récurrence des verbes, combinatoire, séquences grammaticales etc), bref de quoi établir des probabilités de ressemblance. Il en est ressorti que la manière d’Elena Ferrante n’était pas sans rappeler celle de Domenico Starnone, soupçon qui avait déjà été établi par d’autres journalistes. Or celui-ci est également le mari de la traductrice Anita Raja, laquelle a notamment transporté en italien une partie de l’œuvre de l’allemande Christa Wolf, écrivain auquel ils ont été liés. Outre la possibilité d’une « coproduction » du couple, cela insinue également celle d’une influence de l’écrivain allemand.

Dans un second temps, l’enquêteur a resserré la focale sur Anita Raja, 63 ans, qui travaille chez son éditeur E/O. Et là, il a employé l’arme de destruction massive, se livrant notamment à l’épluchage de ses comptes. En examinant à la loupe son train de vie et les flux financiers de l’éditeur, il s’est rendu compte que ces quinze dernières années, elle avait réussi à acheter un appartement hors de prix à Rome ainsi qu’une maison en Toscane, ce que même son augmentation de salaire, spectaculaire mais injustifiée, ne lui permettait pas.

1959 ITALY. Rome. 1959. Image envoyÈ ‡ Fannie Escoulen (Transaction : 632563042832812500) © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

C’est peu dire que ces révélations ont démoli Elena Ferrante. Elle s’est gardée de tout commentaire de même que son éditeur. Quand on pense le tome 2 de L’Amie prodigieuse (L’amica géniale ) paru cette année en français s’intitule Le Nouveau nom ( Storia del nuovo cognome)… Dans l’histoire littéraire, d’autres femmes ont avancé sous un patronyme masqué de George Sand à Virginie Despentes en passant par George Eliot, Pauline Réage, Grisélidis Real… Avec Elena Ferrante, on se trouve face à un cas d’école étant donné son immense succès international et sa volonté affichée de conserver confidentielle sinon secrète son identité. Les cyniques y verront une stratégie éditoriale, argument qui perd toute pertinence sur la durée (un quart de siècle que cela dure, tout de même). Et les complotistes observeront que l’affaire éclate opportunément à la veille de l’attribution du prix Nobel de littérature par des académiciens suédois dont quelques uns passent pour être sérieusement ferrantisés.

Par sa sincérité, l’autodéfense de l’auteur a souvent découragé les curiosités les mieux armées. Seulement voilà, son éditeur ayant eu un jour assez de refouler les innombrables demandes d’interviews venues de partout, et « pour répondre au désir sain des lecteurs de mieux la connaître », lui a conseillé de publier un essai autobiographique. Paru sous le titre  La Frantumaglia (2003) sous-titré Itinéraire d’un écrivain, on y apprenait que sa mère était couturière à Naples, ville dont elle connaissait elle-même le dialecte pour y avoir vécu avec ses trois soeurs … Or l’enquête scandaleuse établit que sa mère était en réalité une rescapée de la Shoah, que Ferrante est plus romaine que napolitaine etc Avec le recul, le moins qu’on puisse dire, c’est que cette initiative n’a pas été des plus heureuses car en multipliant les fausses pistes, elle a accru l’ambiguïté autour du cas Ferrante.

Pas sûr que l’enquêteur ait la moindre idée de la notion de mentir-vrai chère à Aragon. Son enquête est pleine de suppositions, d’insinuations, d’hypothèses. Pour sa défense, le journaliste avance que lorsqu’on devient un auteur de best-sellers internationaux, qui plus est « l’italienne la plus lue dans le monde », on est, qu’on le souhaite ou non, un personnage public soumis de fait, si l’on comprend bien, à la tyrannie de la transparence. On aimerait bien qu’un muckracker nous révèle si oui ou non Donald Trump a payé ses impôts depuis des années, histoire de l’enfoncer un peu plus (encore que, hormis l’assassinat d’un enfant, on ne voit pas ce qui pourrait dissuader ses électeurs de voter pour lui). Car il y a une certaine noblesse (mais oui, parfaitement) dans l’activité du fouille-merde dès lors qu’il fait exploser la vérité sur des scandales tels que les écoutes du Watergate, le sang contaminé etc Mais là ? Le tollé suscité par le scoop de Claudio Gatti ne dément-il pas la curiosité supposée du public pour la véritable Elena Ferrante ?

Dans leur majorité, ses lecteurs ont dénoncé l’intolérable invasion de sa vie privée, et la violence morale exercée contre celle qui ne veut rien d’autre que publier ses romans sans avoir à entrer dans le cirque de la promotion, de la peoplelarisation et de l’exploitation de son image d’auteur. Au nom de quel argument suprême irait-on violer le droit de la personne sur sa vie, lequel n’existe pas vraiment mais pourrait s’inspirer du droit de la personne sur son image qui lui existe bien et interdit à un média de publier une photo d’une personne si elle s’y oppose, celle-ci étant qualifiée de « personnalité publique » ou pas. Il n’empêche. Aucun regret du côté de Mediapart, où l’on dénonce « un concert de bien-pensance » tout en déplorant :

 « On considère trop souvent que la sphère culturelle est un ailleurs, où le journalisme d’enquête classique n’a pas sa place. »

thSes nombreux lecteurs craignent que, sous le coup de l’abattement, elle ne renonce vraiment à écrire comme elle l’a laissé entendre. D’aucuns lui conseillent de prendre un nouveau pseudonyme mais c’est trop tard désormais : qui qu’elle ait été et quel que soit son nom, son état-civil, son identité, elle demeurera à jamais Elena Ferrante. Elle qui voulait se libérer de l’angoisse qu’engendre la notoriété en s’abritant derrière un nom de plume, c’est raté même si ça a marché durant vingt-cinq ans.Elena Ferrante avait écrit, avant la publication de son premier livre :

«Je pense que les livres, une fois qu’ils sont écrits, n’ont pas besoin de leurs auteurs. S’ils ont quelque chose à dire, ils trouveront tôt ou tard des lecteurs» 

Pas sûr que, pour autant, l’affaire relance la querelle Proust/ Sainte-Beuve sur le moi intime et le moi social de l’écrivain («un  livre est le produit d’un autre moi que celui que nous manifestons dans nos habitudes, dans la société, dans nos vices”) ni le post-structuralisme des années 1968-1969 vu à travers les analyses sur la nature de l’auteur de Michel Foucault et de Roland Barthes (“la naissance du lecteur doit se payer de la mort de l’auteur”). Alors, faut-il accabler Claudio Gatti ? Toujours confortable de hurler avec les loups. En l’espèce, ce serait vain. Il est plus intéressant de s’interroger sur ce que cela révèle au fond. Car si l’on en juge par l’indignation manifestée par des écrivains (Erri de Luca etc) et par la vox populi en ligne, on ne lui pardonne pas d’avoir appliqué à la romancière de l’Amie prodigieuse le même traitement qu’il réserve d’ordinaire aux fraudeurs et trafiquants, dénonciations dont ces mêmes lecteurs seraient les plus prompts à le féliciter.

Ce qui justifierait cette exception, ce n’est pas seulement le prestigieux statut d’écrivain : c’est la personnalité supposée d’Elena Ferrante, l’incontestable lien créé au gré des parutions entre elle et son public, la chaleur, l’intimité, la passion qui constitue ce fil invisible mais ténu. Car enfin, lorsqu’à l’issue d’une longue traque des plus fins limiers de la presse littéraire la véritable identité d’Emile Ajar a été percée à jour, l’orgueilleux embarras de Romain Gary n’a rien suscité de tel, plutôt un coup de chapeau à la supercherie et à la qualité du camouflet adressé au milieu qui n’y avait vu que du feu. Rien de commun avec la solidarité qui se manifeste depuis quelques jours entre les lecteurs et « leur » auteur, celle qui les accompagne depuis quelques années et les a enchantés, éblouis, émus, passionnés avec cette histoire d’amitié entre Elena aidée par son institutrice et Lila la surdouée qui doit abandonner l’école pour aider sa famille, deux filles issues de familles pauvres dans la Naples à la fin des années cinquante, de l’adolescence à l’âge adulte.

 Maintenant que l’on sait le véritable patronyme d’Elena Ferrante, il ne reste plus qu’à établir de quoi Claudio Gatti est vraiment le nom.

(Photos Sergio Larrain et Henri Cartier-Bresson)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

813 Réponses pour Elena Ferrante en proie à son nouveau nom

boudegras dit: à

ce soir sur ciné-classic, J W-C fait son cinéma :
« Affreux, sale et méchant »

Phil dit: à

Belles photographies de Ferrante, baroz (le photographe un peu vieilli mais je n’ai que les quatrièmes de couverture choisies par Fernandez pour comparaison, byzeway: très bon reportage across Portugal dans « l’or des tropiques »). Bérénice, votre encyclopédie de cuisine vous dit-elle avec quoi l’on déguste la pastei de nata? doit bien exister une tortilla à la morue (explosive). le guichet de pauledel est moins ouvert que les églises en Italie des années 50.

Sergio dit: à

Essai sans blog sans blague…

la vie dans les bois dit: à

Je ne sais pas qui a posé la bonne question, que veut raconter Ferrante de cette vie napolitaine des années 50/60 ? Partant du principe que c’est une création d’écrivain, sans participation affective de l’auteur.
Un portrait sociologique de femmes , une saga, aux différents âges de la vie , dans la ville de Naples?
Alors envoyez le feuilleton.

E.Portmann dit: à

Merci pour cet article Pierre Assouline. Lectrice du Magazine littéraire et d’Elena Ferrante (traquée).

Al Ceste dit: à

Trouvé ce titre hilarant sur lemonde.fr :

« Journal pour Anne », de Mitterrand : « Ce qui peut vraiment changer la vie, c’est l’amour ».

Il a vraiment écrit ça le Mimi ? L’équivalent en prose des vers de mirliton ?

Jean dit: à

Il existe dans le vocabulaire populaire méridional un mot pour qualifier les gens de l’espèce de Carlo Gatti : bordille .

Jean dit: à

Carlo Gatti

Erratum : Claudio

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…allons donc, les bonnes nouvelles,!…
…dans un vieux livre,!…

…ce qui est très néfaste à notre organisme,!…

…l’alcool,…depuis la bière à 1-9 %, cidre, vins,…jusqu’aux anisette, liqueurs, amers, cognac, eau de vie, & rhum et chartreuse verte à 60 %,…

…en plus,…très nocif, le tabac,!…aussi,!…

…le thé & le café,…de la coca,…gamme des excitants,…n’est pas une nécessité alimentaire,!…

…les légumes nous apportent des sels précieux,!…

…donc, buvons de l’eau, et pas trop,!…

…une entorse au café, sucre,…un petit bonheur,!…à suivre,!…un jour sur deux,!…

…n’empêche toujours restabiliser à 63 Kg,…Ah,!Ah,!…Bip, Bip,!…etc,!…

…et sans pizzas de trop,!…un scoop,!…

Delaporte dit: à

« Ce qui peut vraiment changer la vie, c’est l’amour ».

Mitterrand avait apparemment le défaut de parler d’amour comme s’il s’agissait d’une campagne électorale, avec les fausses promesses qui vont avec.
Cette correspondance amoureuse doit valoir son pesant de cacahuètes…

Delaporte dit: à

On devrait rééditer le livre-témoignage de son chauffeur, qui montrait un Mitterrand bien plus cynique et vrai. L’image serait plus exacte, plus fidèle, mais indigne de la postérité.

Delaporte dit: à

Attali, dans « Verbatim », en donnait une vision également plus précise : « Il a d’abord la religion des textes et la morale des forts – pas vu, pas pris. » Ce « pas vu, pas pris », c’est tout Mitterrand.

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…Oui,!…je reviens de loin,!…

…du temps du vivant de mon père, j’avais atteint le poids de 112 Kg,!…il y a près de 6 ans de cela,!…
…conclusions,!…près de 50 Kg,!…en moins et par la volonté de surveiller sa ligne à son corps,!…
…je suis déjà, gêner de me vanter, s’il en est,!…etc,!…
…savoir se débrouiller, avec son temps et ses techniques en tout,!…

rose dit: à

Bien sûr ; et publier cela huit mois avant les élections présidentielles c’est redorer un blason fané. Se rachétérogènes une.virginité que tu as baise avec tout l’équipage, mousse y compris. Comme si de vieilles saloperies on faisait la pureté d’un amour enfantin. Poudre aux yeux. Pimprenelle et Nicolas.

rose dit: à

Se racheter une virginité que tu as baisé avec..

rose dit: à

quand

Petit Rappel dit: à

IL y a notamment, dans ce qui ecité dela Correspondance Mitterrandesque un « Mon Anne »
Particulièrement facheux.
Pour l’ardente nécessité de cette publication, de méchantes langues notent qu’il fallait pour Madame Pingeot coiffer sur le poteau la publication des lettres à Catherine Langeais, également annoncées…Miroir, dis moi que je suis la plus grande Sultane!

Bloom dit: à

Juste tombé sur un distique genre demi-haiku non sans pertinence avec le sujet:

‘Nom d’un Nom

Ainn bréige
go dtiocfad fior’

« Nom d’un Nom

Faux nom
Pour dire vrai »

Biddy Jenkinsion, traduction Cliona Ni Riordain

Delaporte dit: à

Une telle publication ne pouvait être que posthume. Jamais Mitterrand n’aurait accepté de se montrer si fleur bleue. Il y aurait eu là à ses yeux une sorte de trahison.

berguenzinc dit: à

Moi, cette histoire de trouducs people, je m’en tape,mais à un point !

Un nom, qui, lui, représente toute la gloire du journalime, contrairement à ces « péripéties » nauséeuses de tubes digestifs à pattes,

Anna Politovskaïa, assassinée, il y a dix ans par Poutine, le boucher d’Alep et de Grozny.

berguenzinc dit: à

Sans parle de notre catho de service qui bouffe ses couilles d’ours à la sauce je ne sais plus quoi, et la timbrée du zinc qui bouffe es anguilles crues….

On est dans un documentaire à Ste Anne (Pingeot)

JC..... dit: à

J’ai cessé d’écrire des lettres d’amour à la fin de l’adolescence, mon baccalauréat en poche, redoutant la mièvrerie qu’elles portent statutairement.

Sans exagérer, cette Anne Lingot n’est intéressée que par le fric, non ? Toutes des salotes, même Maman !

D. dit: à

Bien entendu, et cela aurait été une atteinte à la vie privée, de surcroît.

D. dit: à

ravigotte, Vergenbling-bling, ravglotte, la sauce.

D. dit: à

Hier soir j’ai vu François Delpla sur la chaine Histoire dans un débat sur Eva Braun. Il est intéressant mais un peu lent.

Delaporte dit: à

Dans la pratique, écrire une lettre d’amour n’est pas toujours efficace, et même souvent contre-productif. Il vaut mieux téléphoner, ou se rendre sur place, abolir la distance des corps. C’est pourquoi, pour un vieux libertin comme Mitterrand, il ne doit pas exister beaucoup de lettres, sauf celles à Anne Pingeot, hélas pour lui et sa réputation de président littéraire.

christiane dit: à

@Jibé dit: 7 octobre 2016 à 14 h 01 min
Ah, ce livre, quelle merveille !

bérénice dit: à

à devoir déterminer tôt ou tard
ce qui mérite néanmoins d’advenir
dans ce qui n’est pas nécessaire ?

Comme si nous en décidions, la nécessité se fait sentir aussi quelquefois quand il est trop tard et c’est parce que le terme est dépassé et que le résultat d’une action ou d’une série d’actions ou décisions s’expose qu’on comprend ce qui eût été nécessaire. Ce qui ne peut pas ne pas être, forcément s’il nous échappe laisse des traces pas nécessairement souhaitées, l’iirrigation de champs de coton en plein désert et l’assèchement de la mer d’Aral.

http://www.nationalgeographic.fr/13150-disparition-de-la-mer-daral-les-causes-dun-desastre-ecologique/

sinon je n’ai rien compris de votre raisonnement. Contingence et nécessité?

Delaporte dit: à

Mitterrand écrivant un poulet amoureux, cela me fait penser à la scène du « Bourgeois gentilhomme » :

« On les peut mettre premièrement comme vous avez dit : « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour ». Ou bien : « D’amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux ». Ou bien : « Vos yeux beaux d’amour me font, belle Marquise, mourir ». Ou bien : « Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d’amour me font ». Ou bien : « Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d’amour. »
Le Bourgeois gentilhomme, II, 4

bérénice dit: à

Delaporte, à propos de beaux yeux j’ai toujours éprouvé à l’entendre qu’on ne me le dit que parce qu’il est impossible de m’adresser un autre compliment, l’impression qu’on se moque ou que l’auteur s’empare d’un élément authentique mais unique et insuffisant à faire croire à une importance pour entrer dans un autre espace que celui de la sociabilité ordinaire ou de la discussion qui n’engage à rien ou du moins qui ne fait pas sentir l’urgence de consolider les piquets autour du pré ou pire encore de rompre le débat sans plus attendre avec la certitude que ce sera mieux de ne pas donner suite à la flatterie qui forcément ne cache même pas son but. C’est de l’attaque lourde mais malheureusement peu convaincante et à l’opposé dissuasive.

berguenzinc dit: à

On stagne dans le cucul !!!! effondrant !

Mittmitt était une bite à roulettes et alors? Et l’autre gourdasse qui l’appelait mon anchois! pourquoi pas mon roll-mops ? On s’en tape. Rien de plus intransmissible qu’une lettre d’amuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuur. « Mon ravioli chéri ! » « Mon andouillette adorée! » Mais que c’est khon !

Jean dit: à

Je n’ai rien lu d’Elena Ferrante mais tout indique que son talent est remarquable et que ses livres tiennent le haut du pavé de la littérature romanesque contemporaine. Aussi l’affaire de la révélation de sa « véritable » identité par la bordille journalistique Claudio Gatti dévoile-t-elle surtout l’énormité du fossé qui sépare le créateur, que seule sa création authentifie et singularise comme tel, des cafards affairés à se nourrir, eux et ceux qui leur ressemblent, à coups de dérisoires « scoops », acharnés à rabaisser au niveau des pitoyables larves qu’ils sont ceux qui les dominent de si haut. Le Gatti croit se justifier en avançant que sa trouvaille permettra de mieux comprendre l’oeuvre de sa victime. Tu parles ! L’amour de la littérature est vraiment ce qui compte le moins pour ce bousier du plus bas étage. Hier, Widergänger disait à peu près que cette affaire dévoile surtout une certaine misère intellectuelle contemporaine, qui trouve préférentiellement à s’étaler dans les médias. J’approuve son dire.

la vie dans les bois dit: à

J’aurais pu trouvé sympa cette hypothèse de l’écrivain de saga napolitaine des années 50/60, bonne pour un mag féminin,qui ne fait que décrire et mettre des émotions personnelles, genre Balzac napolitain, sans que sa vie personnelle interfère, en voulant la préserver, histoire de ne pas être importunée par des lecteurs – même si on en connaît qui se livrent à cet exercice avec maestria-.
J’aurais pu trouver sympa aussi, cette hypothèse d’un travail à quatre mains, – souvenir de la marquise des Anges- puisque depuis de nombreuses années, le journaliste -écrivain D. Starnone était le nom le plus cité comme véritable identité d’ E. Ferrante.

Mais il semble que Starnone aime bien jouer aussi.
Et les réponses qu’il a apporté aux journalistes, plusieurs ressources dispo sur le net, datant de 2014, 2015, comment dire, maintenant que le pot-aux-roses est dévoilé?

Lui non plus n’en sort pas grandi. Et pas seulement à cause de cette jalousie/violence qu’il semble priser.

bref dit: à

Petit Rappel dit: 7 octobre 2016 à 16 h 43 min

IL y a notamment, dans ce qui ecité dela Correspondance Mitterrandesque un « Mon Anne »
Particulièrement facheux.
Pour l’ardente nécessité de cette publication, de méchantes langues notent qu’il fallait pour Madame Pingeot coiffer sur le poteau la publication des lettres à Catherine Langeais, également annoncées…Miroir, dis moi que je suis la plus grande Sultane »

Bientôt on va apprendre qu’il a écrit des chansons pour Dalda

bref dit: à

Dalida!

la vie dans les bois dit: à

Je vais aller rechercher ce numéro de l’Obs, que j’ai acheté cette semaine.
J’aime bien ce genre de littérature, qui commence doucement, se poursuit allègrement, et finit en eau de boudin, à la mesure de l’emphase.

christiane dit: à

@Jean dit: 7 octobre 2016 à 18 h 22 min
entièrement d’accord

Sergio dit: à

berguenzinc dit: 7 octobre 2016 à 18 h 22 min
Mittmitt était une bite à roulettes et alors?

Ezact. Faut que le reste du monde i voyent que même si on est des nuls partout, là ils en ont un coin bouché ils y peuvent rien c’est comme ça on est une autre race de mecs et même usque ad saecula saeculorum…

Au pire on leur envoie le French lover pour les nuls !

la vie dans les bois dit: à

« le French lover pour les nuls ! »

pas du tout adapté, concernant le  » Miteux »

la vie dans les bois dit: à

Gatti a fait un travail d’exception. Je dirais même plus: salutaire.

la vie dans les bois dit: à

S’il faut comparer Anne Pingeot à l’égérie de l’édition Denoël, c’est un peu gonflé.
Phil va dire que c’est hors de propos.

Elle est issue d’un milieu catholique, celle de la France qui soutenait Pétain, ce n’est que cette chape de « tradition » qui ont pu faire d’elle un personnage tellement compassé, limite Mouchette, pour le  » sacrifice ». Je ne me l’explique pas autrement, son admiration pour son  » anchois ».

la vie dans les bois dit: à

comparer le  » Miteux » à P.Valery, là faut vraiment être au bout du rouleau de papier cul.

boudegras dit: à

« l’andouillette chérie » … berguentruc fait une déclaration d’amuuur à J W-C….

Sergio dit: à

Boh mais Tonton c’était le dernier vestige de Vichy faut pas le labîmer… Hon en a plus, après !

keupu dit: à

16:43, le petit rappel a émis son petit crachouillis caustique en sortant de la sacristie

la vie dans les bois dit: à

« le Miteux » est le surnom que donnaient les copines d’Anne Pingeot à son  » amoureux ».
Elles avaient les yeux en face des trous, comme le dit autrement Sergio.

Mais cette histoire de Da Miteux Code , la pyramide inversée, c’est grandiose. C’est de l’histoire de l’art.

Paul Edel dit: à

Pas mal d’interrogations sur l’article d’assouline.
C’est quand même étonnant qu’un écrivain de la dimension de Ferrante, et d ‘une telle « épaisseur romanesque » et d’une telle ampleur dans une écruirure tres XIX° sècle , -ce qui demande sur des décennies courage et obstination et bonne santé et confiance en soi..- et qui a écrit une œuvre assez monumentale, avec une grande régularité, « renonce à écrire. » à cause d’un dévoilement d’un journaliste.. je n’y crois pas.
Bizarre. Voire invraisemlable. Mais qui sont ces « lecteurs »et même ces » nombreux lecteurs », qui « craignent que, sous le coup de l’abattement, elle ne renonce vraiment à écrire comme elle l’a laissé entendre ? cette irruption des lecteurs sur la scène est assez étonannte.. « bien étrange crainte,vraiment, devant une telle personnalité si ferme….Il suffit de la lire, ça ne colle pas !!..j’aimerais savoir où, sur quel site, dans quels journaux, sur quelle chaine de télé, ils sont arrivés ces lecteurs en grouoe,, pour énoncer leur crainte… Car uue œuvre si structurée, si bien architecturée, si large tolstoienne, si puissante et embrassant tant de personnages avec une telle égalité de ton et une telle mesure large et belle d’une société, prenant le flux du temps avec autant d’aisance , peut « renoncer à écrire ». !! Par ailleurs dans le tres complet article de Pierre Assouline, il est écrit ceci :
« Outre la possibilité d’une « coproduction » du couple, cela insinue également celle d’une influence de l’écrivain allemand. »
Alors là, question.
Enorme !car Christa Wolf , bien sûr, grande figure du féminisme dans la RDA, possède une écriture sèche,elliptique, qui souvent joue sur des niveaux narratifs différents, et s’appuie génialement sur des récits historiques « aucun lieu, nulle part » et avec « cassandra » pour contourner la censure étatique. Rien de cela dans la ferrante.
Les thèmes de kleist, de cassandre , tout le paysage de christa Wolf, si particuliers et si étonnanst, n’ont rien à voir avec la Ferrante. bien sur, il reste le combat un féministe. de base.. mais,par bonheur, chacune a ses valeurs, son écritrure, sa sensibilité, une emmeintre si singulmière .. et si séparées.. Christa Wolf a évidemment, intellectuellement, une manière abrupte, personnelle de défendre ses valeurs en reprenant faust, kleist ou la tragédie grecque, avec une combativité militante que n’a pas Ferrante.
ferrante est peut-etre militante de gauche ,priche des positions idéologiques de CW, comme les journaux italiens l’ont remarqué, mais elle est éloignée littérairement.. elle n’est absolument pas dans marquée , dans son écriture,par Christa Wolf..

la vie dans les bois dit: à

« elle n’est absolument pas dans marquée , dans son écriture,par Christa Wolf.. »

Bien.
Mais quid du pseudo morantesque ?

JC..... dit: à

Elena ! Tu fais ce que tu veux, ma grande !

Tu veux écrire ? tu écris…
Tu es traumatisée ? tu arrêtes…..

On se tape de ce que tu fais ou non ! On en a rien à fou.tre de cette comédie pour tarés people ! Admets que tu es vieille et que tu en a marre….

Petit Rappel dit: à

19h 16.
Inversion du cliché: le petit Péqu crachouille ce qu’il peut à l’intérieur de sa Loge. Il n’en est pas sorti, le pauvre!

Jean Langoncet dit: à

la vie dans les bois dit: 7 octobre 2016 à 18 h 52 min
S’il faut comparer Anne Pingeot à l’égérie de l’édition Denoël, c’est un peu gonflé.
Phil va dire que c’est hors de propos.

Elle est issue d’un milieu catholique, celle de la France qui soutenait Pétain, ce n’est que cette chape de « tradition » qui ont pu faire d’elle un personnage tellement compassé, limite Mouchette, pour le » sacrifice ». Je ne me l’explique pas autrement, son admiration pour son » anchois ».

she ain’t got the Do Re Mi…
https://www.youtube.com/watch?v=46mO7jx3JEw

la vie dans les bois dit: à

Je les trouve très forts, à l’Express:
« A moins qu’il s’agisse de son épouse, Anita Raja, traductrice de l’allemand, personnalité discrète, et surtout secrétaire d’édition chez E/O. »

Jean Langoncet dit: à

Ne tardez pas trop à fourbir vos Q-tips (coton-tige est attribué) qu’on puisse se distraire avant l’aube de ces misérables intrigues

Widergänger dit: à

Ah, mon anchois salé…!
Ah, mon andouille farcie…

Que de plat

i-tudes

Jean Langoncet dit: à

Oh well… “The press is a gang of cruel faggots. Journalism is not a profession or a trade. It is a cheap catch-all for fuckoffs and misfits—a false doorway to the backside of life, a filthy piss-ridden little hole nailed off by the building inspector, but just deep enough for a wino to curl up from the sidewalk and masturbate like a chimp in a zoo-cage.”
No longer ; ils sont devenus l’étalon de toutes choses ?

Phil dit: à

Qu’aimez vous dans la prose de Ferrante, Lavie? Est elle bien traduite au moins..le napolitain n’est facile à mettre dans le baba. Récemment le prestigieux passou causait de Mann et personne pour rappeler la traduction charabia des budenbrook, incapable de rendre proprement le dialecte.

la vie dans les bois dit: à

je n’ai pas lu Ferrante, Phil, je pensais que c’était clair.
Mais j’ai lu  » Montedidio »

Jean dit: à

«Je pense que les livres, une fois qu’ils sont écrits, n’ont pas besoin de leurs auteurs. S’ils ont quelque chose à dire, ils trouveront tôt ou tard des lecteurs»

Elle a tout dit, non ? Les curiosités que suscite l’auteur sont presque toujours vulgaires, malsaines, farfelues, inutiles, en tout cas à côté de la vraie question qui est : que vaut ce livre que je lis ? Voilà pourtant bien longtemps que cela a été dit : « C’est un métier que de faire un livre, comme de faire une pendule « . Et si la pendule marche bien, que m’importe le nom de l’artisan, sinon comme raison sociale à communiquer à l’éventuel acquéreur ? Affinons notre approche de la littérature. Allons à l’essentiel, et seulement à l’essentiel. Le reste n’est que buzz médiatique. Nous, lecteurs passionnés, somme au-dessus de ça.

Phil dit: à

Je n’avais pas saisi, Lavie. Scusi. Donc seul pauledel a lu Ferrante mais comme il ne cause qu’aux lettrés hypertrophiés ( sorte de grassouillets éperdus), on n’en saura pas plus ! Il y a des évocations italiennes qui vieillissent mal. Revu « Le conformiste » qui m’a paru complètement à côté de la plaque du Doutché.

Jean dit: à

«Je pense que les livres, une fois qu’ils sont écrits, n’ont pas besoin de leurs auteurs. S’ils ont quelque chose à dire, ils trouveront tôt ou tard des lecteurs»

Je pensais à ce qu’elle dit là en reprenant ma lecture de « la Montagne magique » (dans la nouvelle traduction). Et je me disais que, nous lecteurs, nous nous grisons de ce bourdonnement de mots, de ce murmure de ruche qu’est un beau livre. A nous, abeilles diligentes, cette nourriture suffit, pour peu que ce soit du plus exquis nectar. L’apiculteur est parti, il est loin, il n’est plus là. Seul reste le rucher face au ciel d’été. …

rose dit: à

>berguenzinc euh ; je ne vous ai rien fait et suis loin d’être timbrée. Si je l’étais ce serait Marianne. J’ai mangé du merlan cuit et avec la fourchette.
>JC analepse = flash back ; prolepse = bond vers le futur. C’est beaucoup employé ds le film et avant que de se faire au procédé, on marine un peu. Une fois que le rythme est pris on suit.
>christiane
sur la fin de l’amitié entre ces deux grands hommes qui ne serait pas la fin cf. si vous le désirez
http://www.societe-cezanne.fr/2016/07/09/cezanne-et-zola-la-fin-dune-amitie/

rose dit: à

« Les arguments avancés dans ces différents travaux ne sont pas de même nature. Mais ils ne se contredisent pas. Ils vont tous dans la même direction, qui est de réfléchir à la complexité de L’Œuvre et d’écarter toute lecture sommaire du roman : l’assimilation que l’on pourrait faire entre Claude Lantier et la personne de Cezanne apparaît abusive ; les angoisses de Zola – ses doutes sur l’existence et sur les visées de la création artistique – imprègnent autant le personnage de Lantier que celui qui lui fait face, le romancier Sandoz. »

c’est passionnant et c’est très difficile ; on ne peut dire qui est untel qui est untel ; il faut l’admettre et avancer dans ce flou. C’est extrêmement difficile mais très possible. Refuser les cases et refuser les rangements. Nous baignons dans le doute.

rose dit: à

la proie de la lamproie

nénuphar farr dit: à

rose dit: 7 octobre 2016 à 22 h 19 min
la proie de la lamproie

une fleur évasée

Janssen J-J dit: à

« J’ajoute que la TRO (théorie de la rationalité ordinaire) permet de conceptualiser un individualisme non solipsiste : je ne peux
croire à la validité d’une raison si je ne pense pas que les autres devraient y croire aussi.
Alors que la théorie instrumentale de la rationalité abandonne l’individu à lui‐même et à ses intérêts, la TRO est porteuse de « lien social »…. affirmait Raymond Boudon qui tenta toute sa vie universitaire, comme chacun le sait, de fonder la sociologie comme une science.
http://www.liens-socio.org/IMG/pdf/2011-10-Boudon-Choisit-on-ses-croyances.pdf

Donc (bis) « je ne peux croire à la validité d’une raison si je ne pense pas que les autres devraient y croire aussi »….
Je suis convaincu que sur ce blog, seule une minorité d’intervenautes, prenant fait et cause pour le drame d’Elena Ferrante, peut adhérer à cette affirmation, sans toutefois en avoir conscience. A la différence des autres, plutôt affiliés à la TIR (théorie instrumentale de la rationalité), ils essaient de faire partager leurs leurs convictions en argumentant. Ils n’y réussissent hélas pas souvent, leurs maladresses prouvant qu’ils ne croient pas vraiment en leur capacité à convaincre les autres. D’où leur amertume, dépit et déchaînement dirigés contre les autres acerbes, attitudes qui ne sont en somme que des armes retournées contre leur impuissance.

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…à 22 h 41 min,!…
…c’est d’ailleurs pour çà, que je n’aime pas voir les films seuls, uniquement pour moi,!…
…j’aime le film, si déjà il est projeté partout dans le pays,!…

…etc,!…

Echo dit: à

Jean 7 octobre 22 h 01
Aimez-vous Broch ?
(Les Irresponsables, Melitta et son grand-père apiculteur)

JC..... dit: à

« Je suis convaincu que sur ce blog, seule une minorité d’intervenautes, prenant fait et cause pour le drame d’Elena Ferrante » (JJJ)

La plupart des commentateurs de ce blog, gens censés et endurcis par la vie, ne considèrent pas que cette mise à jour du nom FERRANTE soit un DRAME … !!!

Quelle rigolade !

Il s’agit tout au plus d’une anecdote sans aucune importance pour le lecteur, d’une bricole, d’un rien à la limite du ridicule. On est pas dans le triple pontage cardiaque, on lui a enlevé, à la dame, juste un grain de beauté frivole, et on en fait tout un foin par bêtise et désœuvrement dans la bobosphère …

bérénice dit: à

Je me ronge en douleur et en pleurant je ris ;
Mêmement me déplaît et la mort et la vie ;
Et c’est pour vous qu’en cet état je suis, Madame.

LDVB 2h43, si c’est pour se retrouver dans cet état mieux vaut entreposer dans le frigo compartiment cryogénisation le sentiment, après tout l’espoir fait vivre et si l’on peut conserve des gamètes dans l’attente d’un idéal relatif pourquoi n’en ferait-on pas autant du sentiment soit parce qu’il est à ce point nuisible ( pauvre Pétrarque ) soit qu’il sera toujours temps de le sortir de l’embarras du froid au cas où , infime probabilité qui va decrescendo , il trouverait une adresse.

Post coitum, animal poétique?

bérénice dit: à

OUI JC, nous séjournons dans un doux pays loin d’Andrew et d’Alep et tout peut nous paraître envisagé à l’aune d’une échelle plus humanitaire bien dérisoire néanmoins révélateur des innombrables motifs qui agitent nos contemporains pacifistes.

JC..... dit: à

Ah ! Le doux pays des ELOIS ! le Time Machine de HG WELLS….

C’est le pays où nous vivons : le pays des JJJ, le pays des simplets, des doux, des androgynes passant leur temps à jouer d’un rien, tel des enfants gâtés par la boboïtude !

Je sens le MORLOCK sauvage en moi se réveiller lorsque ma navigation me conduit à la surface des choses où ces idiots utiles batifolent entre eux sur des riens.

Le nouveau nom de FERRANTE !

Du bétail nos chers ElOIS…, des consommateurs à consommer …. même faisandés ! Ce qui va se passer dans la guerre qui s’annonce, proche…uhuhu !

JC..... dit: à

Se tailler un steak dans les gigots de la Reine des Eloïs, la Reine KK… ! Foi de Morlock !

Mmmmmh ! la bonne viande grasse …le bonheur…

JC..... dit: à

MACRON, le nec plus ultra de nos Eloïs….

renato dit: à

Donna Leon vit ou a vécu à Venise, Phil, mais on se demande si elle en a fait l’expérience car son Commissaire n’est qu’une accumulation de poncifs qu’il est rare de trouver à Venise. Il me semble d’ailleurs que ses livres ne sont pas traduits en it.

la vie dans les bois dit: à

@la fille à la voilette, si la nuit tous les chats sont gris, vos initiales, ici, sont lfalv. Ne vous formalisez pas de la fixette malsaine qu’entretient la magnagna benêtriste à 7h15, elle est jalouse. Maladivement jalouse.

Phil, voilà du dégraissé, le pitch du feuilleton, « l’amitié prodigieuse » de E. Ferrante dans les commentaires:
http://www.babelio.com/livres/Ferrante-Lamie-prodigieuse-tome-4/843764

bérénice dit: à

Maladivement jalouse.

Quelle interprétation auto-centrée! je suis désengagée, si vous savez lire je présume que savez aussi comprendre, dans le cas où vous sauriez lire sans vraiment à chercher autre chose qu’une identification ou projection de vos propres états , ce n’est pas mon problème mais pourquoi liriez vous si c’est pour stationner à votre place sans sortir de vos présupposés. Pour accumuler comme un capital des références livresques, vous constituer la possibilité d’un élégant phrasé qui n’embrasse que vos convictions toujours négatives, à ce qu’il en ressort ce matin. Il est assez difficile de modifier une nature, jalouse, soucieuse, anxieuse, circonspecte, scrupuleuse, honnête, malhonnête, confiante, naïve, craintive, audacieuse, consciencieuse, orgueilleuse , modeste, mégalomane, ambitieuse, que sais-je encore mais il arrive que les raisons l’emportent, la raison et la passion s’opposent des années durant pour accoucher d’un triomphe , d’une rédition de l’une sur l’autre, je constate que le sens de l’insulte n’a pas faiblit en vous en dépit de votre éducation. Pseudo à pseudo, le mouvement régulier et insistant du balancier.

bérénice dit: à

faibli.

bérénice dit: à

LDVB, j’ajoute que si ce n’était pas vous, ce n’est pas très important le commentaire ne s’arrête pas à un particularisme et en rien ne vous portait atteinte, je ne me moque pas de vous , je range les choses là où à mon avis qui est partial elles doivent l’être.

Phil dit: à

Si Renato. refus de traduction pour mieux laguner sans risque, semble-t-il. D’une Donna à l’autre, quelle tarte ?
Lavie, à lire ce pitch à la Cartland, me demande si le goût de pauledel pour Ferrante ne doit pas plus aux femmes à grapper qu’à l’Italie des années 50.

JC..... dit: à

Oh ! Phil ! que vous êtes méchant de supposer que Paul Edel aime les femmes à grapper…

Paul n’aime pas les femmes, sinon il ne censurerait pas à tour de bras des confrères en gynophilie comme votre serviteur !

Paul aime la grappa, ça c’est sûr, et par dessus tout l’Italie, mais il aime surtout l’idée d’aimer les femmes…ce qui est tout autre et d’une perversité sans nom !

la vie dans les bois dit: à

« femmes à grapper », excellent.
Paul Edel qui préfère les 7 collines romaines, semble dédaigner la Campanie. Ses citrons, surtout, qui donnent une excellente liqueur.

Barbara Cartland, c’est une bonne approche pour le feuilleton de Ferrante.

C’est kan même pas kom ça que je vais présenter le premier tome de « l’amitié prodigieuse », que je pense offrir à une vieille dame, finalement.

JC..... dit: à

Dès que l’islamisation de la France soumise sera effective, notre Police des Mœurs Coranique ira arrêter chez lui notre Popaul qui défie les lois divines en butinant les donzelles innocentes et pudiques, dopées par la grappa infernale, complice de ses forfaits !…

boudegras dit: à

Il y a des fichés S, il existe aussi des fichés C comme cinglé, dont J W-C est le protosaletype

christiane dit: à

@Jean dit: 7 octobre 2016 à 21 h 44 min
Je vous ai répondu longuement sur deux points et le commentaire a disparu quand je l’ai envoyé. Je vais essayer de retrouver ce que je vous disais.
L’auteur est important quand nous avons aimé un livre mais, pseudo ou pas, il reste imaginé, portant la trace du livre que nous venons de lire. Il est probable que si nous le rencontrions dans la vie réelle nous aurions du mal à associer notre mémoire de lecteur et la personne que nous découvririons. S’ils écrivent c’est que ce qui pesait en eux n’était pas de l’ordre de l’oralité, de la conversation.
Par ailleurs en ce qui concerne le rapprochement des correspondances amoureuses de P.Valéry et de F.Mitterand, je passais par le billet de P.Assouline (mis en lien hier), car il était écrit d’une plume moqueuse, posant de justes questions. Ces correspondances amoureuses devraient rester dans l’intimité d’un entre-deux.
Autrement intéressants, les « Journaux » écrits au long d’une vie par des écrivains ou des hommes d’État. Ils permettent, traversant une époque, de mieux cerner la personnalité d’un homme ou d’une femme.
Quant aux journalistes que vous évoquez, se livrant à un travail de dépeçage de la vie privée des autres, ils ne paraissent importants que pour les lecteurs avides de ce genre d’informations ! (à mettre dans le même sac !)

berguenzinc dit: à

Il semble donc qu’Anna Politovskaïa soit morte une deuxième fois! Manifestement, on en a la preuve ici, d’indifférence. On se contente de se rouler dans la boue people des histoires de coucheries sordides et totalement soporifiques cependant que le monde, le vrai , va son train si douloureux.
Au Maroc, les Islamistes ont gagné! oh pardon ! c’est de la politique ! Pas la rubrique « ÉJACULATIONS PRÉSIDENTIELLES ».

Désolé, je suis crompé.Je suis sur le blog de « Closer » et pas celui d’Affleline.

gontrand dit: à

http://www.eila.univ-paris-diderot.fr/_media/user/michel_delarche/petrarque.pdf

Merci, mais autant citer cette merveille en entier:

« Je ne trouve la paix et suis sans guerre à faire;
Et je crains et j’espère; et brûle et suis de glace,
Je vole en haut du ciel et suis gisant à terre;
Et je n’étreins rien, et tout le monde embrasse.
Tel qui m’a en prison, ne m’ouvre et ne me serre,
Ni ne me tient pour sien ni ne dénoue mes lacs;
Et Amour ne m’occit ni ne m’ôte mes fers,
Ne me veut ni vivant ni tiré d’embarras.
Et je vois sans les yeux, et sans langue je crie;
J’ai haine de moi-même et amour pour autrui.
J’implore de périr, de l’aide je réclame,
Je me ronge en douleur et en pleurant je ris;
Mêmement me déplaît et la mort et la vie;
Et c’est pour vous qu’en cet état je suis, Madame.

Francesco PETRARCA (1304-1374)
Canzoniere (CXXIV)

« il laccio »? « ne dénoue mes lacs » me paraît un peu bizarre…Renato, Popaul?

la vie dans les bois dit: à

Tiens, voilà qu’on veut censurer les correspondances amoureuses, maintenant.

« le pont aux ânes » de la littérature en prend un coup. 😉

la vie dans les bois dit: à

Inutile de remonter à Pétrarque, la vieille cinglée a causé à 10h03, vous pliez vos gaules et fissa:
« Ces correspondances amoureuses devraient rester dans l’intimité d’un entre-deux. »

Elle lit en cachette des trucs porno.

berguenzinc dit: à

Ah ! Pétrarque ! Ça relève nettement le niveau .

tchin ! tchin ! d’Affleline

berguenzinc dit: à

« d’un entre-deux » entre deux quoi?

christiane dit: à

Babelio, c’est du sérieux.
Leur dernière page revient discrètement sur cette enquête concernant Elena Ferrante mais présente aussi deux entretiens réjouissants avec des libraires à propos de ses deux romans (traduits en français), quelques avis de lecteurs et citations.
http://www.babelio.com/auteur/Elena-Ferrante/104073
NB : je n’aurais pas ajouté la photo.

christiane dit: à

@berguenzinc dit: 8 octobre 2016 à 10 h 18 min
« Entre » celui qui écrit la lettre et celle (ou celui) à qui elle est destinée.

la vie dans les bois dit: à

cricri a une rage de dentier.

la vie dans les bois dit: à

cricri assassine deux fois Apollinaire, Celan, Kafka, et combien d’autres ?

berguenzinc dit: à

ah ! d’accord !
moi je pensais au cantal entre-deux ou à l’entre-deux mers ou à l’entre deux miches errant.

berguenzinc dit: à

Anna Politovskafka?

rose dit: à

c’est magnifique ; c’est pour béatrice.

de ci de là.
Oui christiane d’accord avec vous

vous prenez tout, ne donnez rien : c’est ce que disent alexandrine et hortense à cézanne ; idem de léo férré à andré breton : l’éternel déséquilibre que ce soit en amitié ou en amour ? Mais un ne sait pas plus donner et l’autre ne sait pas moins donner ; et le trop de l’un comble le pas assez de l’autre. Comment réguler et pourquoi réguler ?

merci bérénice pour le lien vers sergio Larrain, superbe esprits nomades et l’art du noir et blanc pourtant si bêtement décrié dans les années 75.

ne pas s’arrêter aux poncifs aux dogmes : le style « on ne change pas » ; bien sûr l’on change souvent dans la douleur, et exténué/e, mais l’on change vers plus de douceur et moins de révolte et pareil à tout le monde, pas complètement à part.

Anna Politkovskaja fait partie du grand nombre d’assassinés sous le régime de Poutine, autocratique. Cela signifie qu’en 2016, tyrans, guerres, prospèrent dans une certaine indifférence générale où la dame aux bijoux l’emporte sur le destin de peuples opprimés.

A lire l’article sur sergio larrain, chilien, j’ai cru comprendre que c’est ce fait là – l’indifférence mortifère- qui l’a fait se retirer du monde et vivre une vie recluse. Comme Grothendieck : à un certain niveau d’intelligence et de sensibilité, il semblerait que se mettre en marge soit une des solutions envisageables.

Cela étant souligné, on ne meurt qu’une fois. On reparlera d’elle. Par exemple lorsque la Russie deviendra démocrate ; on soulignera ceux qui ont payé de leur vie cette rude conquête.

rose dit: à

entre deux amoureux

rose dit: à

entre deux zamoureux

JC..... dit: à

La correspondance amoureuse est par définition dans la majorité des cas, enfantillages bêtas entre adultes idiots

Sauf si elle est écrite pour être publiée, ce qui n’a, alors, plus rien à voir !

la vie dans les bois dit: à

« Le journalisme d’investigation a pour objet de révéler des affaires dissimulées de manière délibérée par une personne en position de pouvoir ou de manière fortuite, sous une masse chaotique de faits et de circonstances, et de procéder à leur analyse pour présenter au public tous les faits importants. Par conséquent, le journalisme d’investigation est un facteur crucial de la liberté d’expression et d’information, qui sont au cœur du mandat de l’UNESCO. »

JC..... dit: à

McBerguie, des journalistes qui meurent ou disparaissent ? aussi banal que des artificiers démineurs qui explosent. Des accidents du travail …

D. dit: à

Il ne faut pas perdre de vue que le pilonnage des russes sur Alep, tant décrié, porte ses fruits et éradique complètement Daech.
Seulement, les civils devaient être évacués avant ces gros bombardements, notamment ceux des hôpitaux. Manifestement ça ne s’est pas fait. Mais il ne faut pas perdre de vue non plus que même prévenus d’une évacuation, une partie aurait refusé par sympathie pour Daech.
Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle (heureux ou malheureux) sur le bombardement de Berlin en 45 où les civils allemands (2 millions, un nombre bien plus considérable qu’à Alep) n’ont pas été évacués.
Cela s’est soldé par la libération de la ville par l’Armée rouge,un nombre considérable de mort civils et de femmes violées par les soldats russes.

la vie en cause dit: à

rubrique people, run for life…

christiane dit: à

@rose dit: 8 octobre 2016 à 10 h 27 min
Votre « de ci de là » est agréable à lire, comme toujours.
Pour la question que vous posez, Gombrowicz, à la fin de son roman « Ferdydurke », suggère l’arrivée d’une tierce personne qui donnerait un point d’appui pour résister à cette fusion mortifère de l’amour/amitié passion, alors que Pavese dans « Le métier de vivre » écrit :  » Que de choses je ne lui ai pas dites. Au fond, la terreur de la perdre maintenant n’est pas l’anxiété « de la possession » mais la peur de ne plus pouvoir lui dire ces choses.(…) L’amour est vraiment la grande affirmation (…) l’ultime douceur. Attendre est encore une occupation. c’est ne rien attendre qui est terrible. »

christiane dit: à

@berguenzinc dit: 8 octobre 2016 à 10 h 24 min

« ah ! d’accord ! »

Widergänger dit: à

Mais non, Jean-Philippe. Personne n’a oublié Anna Politovskaïa. Et tu as très bien fait de la rappeler à notre mémoire au cas où. Simplement, même si on n’a pas renchéri sur tes nobles propos que je partage entièrement, on voulait t’en lasisser l’honneur mais on en pensait pas moins. Le journalisme honnêtement pratiqué est un noble métier qui mérite tout notre respect, et un indicateur des libertés démocratiques dans un pays.

gontrand dit: à

Ces « lacs » (liens) sont parfaitement corrects, mais ils heurtent le lecteur qui va les prononcer (à tord ou à raison je n’en sais rien) comme des lacs…Détail mineur dans une traduction magnifique.

gontrand dit: à

…à tord sans doute.

Widergänger dit: à

Définir le bonheur par l’aliénation, c’est tout de même un peu fort… Car c’est au fond ce qu’écrit Pavese. Dans de telles conditions, qu’il se soit suicidé dès lors n’a rien d’étrange.

Ferdydurke, de Gombro, je viens de le comprendre enfin (mieux vaut tard que jamais…) est un roman de la Nausée, nausée grotesque, grinçante. C’est ainsi qu’il faut le lire. D’autres romans de la nausée dans ces années 30 : en France, la Nausée de Sartre, métaphysique, très style Normale Sup, c’est-à-dire ampoulé et faussement populaire ; aux Etats-Unis, Pylone, de Faulkner ; en Autriche, L’Homme sans qualités, de Musil, sans doute le plus grand roman de la nausée avec Le Voyage de Céline, dans ces années 30.

D. dit: à

la Nausée de Sartre, métaphysique, très style Normale Sup

.

Les normaliens sont beaucoup plus normaux que ça et n’y entendent pas grand chose en métaphysique, WGG. Désolé de vous contredire.

Jean Langoncet dit: à

La liberté de la presse et la protection des libertés individuelles méritent meilleure illustration que nos journaux télévisés à sensations et de minables délations sur la vie privée de telle ou telle primadonna du commerce des lettres. Rien de nouveau sous le soleil sinon les outils de communication qui permettent de sonoriser en temps réel et partout sur le globe les pets de cidre de Berzik

Phil dit: à

Les extraits donnés ici, peut-être à charge, de la correspondance du président Mitterrand sont bien décevants. Sa longue fréquentation de Chardonne ne lui pas profité, au contraire de Nimier, de fait à quelques coudées au-dessus du président pour le style et les belles cylindrées. Nous sommes réduits à la situation de ces admirateurs de Gracq qui cherchent la belle phrase dans le fauteuil défoncé du maître.

Widergänger dit: à

Quand j’étais étudiant en maths sup à Chaptal, la prof de lettres (qui nous faisait alors un cours sur La Cousine Bette, de Balzac) qui portait le prénom un peu désuet de Mauricette (qu’elle n’aimait guère) avait connu dans sa jeunesse (et c’était encore une belle femme) Roger Nimier, et je pense qu’elle avait même été l’une de ses maîtresses. Comme quoi, le monde est petit, hein… À la fin de l’année, je me souviens qu’elle m’avait demandé de lire les poèmes que j’avais publié dans la revue Poétique deux ans auparavant, dont l’un parle de la cycloïde, qui est une figure géométrique étudiée en maths sup et dont Pascal a fait la théorie et la mise en équation de la courbe qu’elle décrit (c’est le mouvement dans l’espace d’un point d’une pédale de vélo (électrique of course…)).

Widergänger dit: à

Et tout le monde évidemment avait ri dans la classe en entendant ce mot de cycloïde dans mon poème. Comme quoi on est bête, hein, en maths sup…

William Legrand dit: à

Madame Verniglia est scandalisée quand elle entend JC hurler après les migrants, surtout venant de la part de quelqu’un étant petit- fils d’émigré ayant choisi la France en 1934 venant d’Emilie-Romagne, c’est HONTEUX, tout le Camp à Nella est indigné, les gens ne rigolent plus

Phil dit: à

sapré Widergänger, tout dépend avec quoi vous faites rimer cycloïde dans votre poème de pédales à vélo. Chardonne vous aurait sûrement convié à ses vendredis. De belles empoignades avec cet insolent Nimier.

Widergänger dit: à

Et parmi les rieurs, se trouvait cette fameuse Hélène, rejeton de cette grand famille juive de juristes, aujourd’hui directrice de recherche au CNRS, grand spécialiste devant l’Éternel des mouvements magmatiques de la croûte terrestre. Etrange destin…! Mais vous ne suarez jamais son nom, nahnahnhah… J’en était fou, et pourtant maintenant quand je vois sa frimousse sur le site du CNRS, je me dis : Comment ai-je pu tomber amoureux d’une telle tête…? Non pas qu’elle soit moche, bien au contraire. Mais elle m’est devenue complètement indifférente, et au fond si étrangère. Là aussi, étrange destin. J’étais à l’époque parti avec elle et un autre copain dans un club d’alpinisme escalader les parois rocheuses et faire de la randonnée sur les sommets des Alpes, sur les Écrins et le Mont-Blanc. C’est quand même dingue tout ce qu’on peut faire par amour. Mais j’aimais bien alors souffrir en grimpant. Et Dieu sait que la pente était raide…

Widergänger dit: à

Non, Phil, c’était de jolis petits poèmes en prose à la manière de Rimbaud mais quand même avec une touche personnelle, matheuse…

berguenzinc dit: à

Mais j’aimais bien alors souffrir en grimpant. Et Dieu sait que la pente était raide…

quand même, Michel, c’que t’es présomptueux !! raide …raide….

Mieux vaut l’avoir raide et blanche que black et d’équerre !

Phil dit: à

faut se fier aux photographies, dear Widergg. Les pixs, c’est de l’arnaque.

Phil dit: à

faut pas !

Widergänger dit: à

Et en plus, mon divin Berzik, nous dormions tous les trois sous la même tente…! Et le pire, tu t’en doutes, parce que c’est hyperclassique, c’est qu’elle préférait l’autre copain de maths sup… Un roman à trois complètement raté… Et l’autre, Bertrand, il est devenu ingénieur à Central ; et toute sa vie il a construit des ponts avec une énorme marmaille à ses trousses qu’il a eu avec une Portugaise (un peu ensablée)…

Widergänger dit: à

Non, Phil, la photo est bonne sur le site du CNRS. Elle semble avoir exactement la même tête qu’en maths sup. Elle ne vieillit pas. Ce doit être une sorte d’ange.

christiane dit: à

@Widergänger dit: 8 octobre 2016 à 11 h 13 min
« De la Nausée »…
Pour le rapprochement avec Musil, oui.
Des croisements pour capturer les rêveries, les ridicules, les fêlures, les insatisfactions de cette société. Pour les « trois », une vie suspendue dans l’attente.
« L’homme sans qualités »
Vienne, août 1913. Ulrich, 32 ans, qui a été militaire, ingénieur, mathématicien est porté à la tête d’un comité chargé d’organiser les festivités prévues en 1918 pour le soixante-dixième anniversaire de l’avènement de l’empereur François-Joseph…. La destinée de l’autriche-Hongrie… et un homme hésitant, dont la particularité essentielle est de… n’avoir rien de particulier. Un homme quelconque qui refuse de se figer dans une particularité stable (comme… Gombrowicz). Un homme qui finira par ne plus pouvoir décider. Éternel étudiant qui refuse l’action…
Et pendant ce temps d’écriture (1930/1932 – 1600 pages…), Musil émigre à Vienne puis de Vienne en Suisse. Ruiné, malade, ne pouvant achever son roman. Il meurt en 1942.
Un passage du tome 1 qui pour moi, lie les pensées de Musil et de Gombrowicz : « … il y a plus d’avenir dans l’instable que dans le stable, et le présent n’est qu’une hypothèse que l’on n’a pas encore dépassée. que pourrait-il donc faire de mieux que de garder sa liberté à l’égard du monde, comme un savant sait rester libre à l’égard des faits qui voudraient l’induire à croire trop précipitamment en eux ? C’est pourquoi il hésite à devenir quelque chose; un caractère, une profession, un mode de vie défini, ce sont là des représentations où perce le squelette qui sera tout ce qui restera de lui pour finir. Il cherche à se comprendre autrement… » )(p.301 – Poche / Seuil – traduit de l’allemand par Ph. Jaccottet)
Là aussi, une fusion amoureuse entre Ulrich et sa sœur Agathe. (Reconstruire l’hermaphrodisme originel du mythe de Platon ? Lui, le verbe, elle, l’âme…)
Vienne impériale, capitale de l’intelligence et de l’art mais aussi superficialité bien-pensante, étouffant conformisme architectural, conventions, désir de parade à l’étiquette… dénoncée par Kraus, Zweig, Th.Bernhardt (« Le Neveu de Wittgenstein ») et tant d’artistes (peintres de la Sécession) et philosophes. Vienne tourne comme la grande roue du Prater désolé ou comme la musique qui hante « Le troisième homme » (G.Greene C.Reed)… la mort enlacée à l’amour ou l’insouciance à la tragédie.
Musil a exprimé cet étouffement kakanien, ce monde des forces obscures.
Oui, vous avez raison.

Polémikoeur. dit: à

Le désagrément d’un auteur
de se voir confondu en son pseudo
par qui a voulu s’en donner la peine
n’est que le sort commun de l’individu
dans la société marchande et connectée.
Quiconque existe consomme et, désormais,
laisse des traces tellement accessibles,
qu’elles sont elles-mêmes une signature
identifiable entre toutes en deux temps
trois mouvements pour peu qu’il y ait
quelque intérêt à régler la loupe
sur une personne précise
dans la foule.
Nudité ou transparence ?
Vulnérabilité, sujétion !
La paillasse et la mangeoire
effacent la trace du collier
tant que le maître ne tire
pas sur la chaîne.
Domestiquement.

Widergänger dit: à

Je me souviens qu’en maths sup, nous formions un trinôme pour les colles de maths, physique-chimie et allemand avec un autre qui a fini par intégrer Polytechnique, lui. Il n’y a que moi qui suis resté le sublime raté du trinôme… qui a perdu la foi dans la vérité scientifique et ne crois plus en grand chose sauf en D.ieu. Quel étrange destin…

Et un jour, j’étais à une exposition Bacon au Centre Pompidou. Et je le rencontre. De ces rencontres fortuites, qui m’ont fait penser une fois de plus à L’Education sentimentale de Flaubert. Mais je ne me souviens même pas de son prénom. Il a finir ingénieur lui aussi, ou physicien. Ou gros requin dans une banque…

Polémikoeur. dit: à

Dans 12 h 21 :
« comme un savant sait -!-
rester libre à l’égard des faits
(qui voudraient l’induire à croire
trop précipitamment en eux) »…
Peut-être qu’ici les apparences
remplaceraient avantageusement
les faits ?
Semblantiellement.

Polémikoeur. dit: à

Ouf, ouf :
un 12 h 36 hautement subversif
en attente de modération !
« Vérité scientifique »
ou jugement de Dieu ?
Bigdatatouillement.

Polémikoeur. dit: à

Forfait devant la logique
appliquée au tri des commentaires.
Meilleurdesmondement.

berguenzinc dit: à

Pour saluer le grand Pierre Tchernia, mort ce matin.

Widergänger dit: à

Ce problème métaphysique de la vérité scientifique est aussi ce qui hante tout le roman de Musil. Quand j’étais en maths sup, j’étais vraiment le seul de la classe à me poser ce genre de problème. Les autres bossaient avec le nez sur le guidon, sans se poser de question sur ce qu’ils apprenaient. Et pourtant c’étaient la meilleure des 5 maths sup de Chaptal, qui réunissait toutes les mentions Bien ou Très bien au bac. Et il y avait de sacrés pointures en maths, un type en particulier je me souviens extrêmement doué, qui avait quasiment toujours 20 à ses devoirs de maths mais sans grande ambition sinon simplement ingénieur. À moins qu’il l’ait réveillée plus tardivement. Mais personne ne se posait les problèmes qui déjà me hantaient. Au fond, j’avais atterri là parce que j’étais bon en maths mais je n’étais pas du tout fait pour faire des maths ; je cherchais à travers les maths autre chose, comme les personnages ratés de Musil. Je crois qu’il faut être raté quelque part pour comprendre les grandes œuvres. Les gens qui ne se posent jamais de questions métaphysiques ne comprennent rien et ne peuvent rien comprendre aux grandes œuvres. Entrer dans ce genre de questionnement, au début forcément avec confusion, c’est aller au-devant des plus immenses difficultés à vivre normalement. Un bon ingénieur, un bon scientifique, c’est au fond une bête de normalité. C’est nécessaire à son travail. Dès qu’on se pose des questions sur le sens des choses, sur la vérité, on devient forcément d’une manière ou d’une autre un raté quelconque ou sublime comme les personnages de Musil. Et c’est ça qu’il explore, Musil.

Polémikoeur. dit: à

Le bidule est en roue libre
pendant la pause repas.
Standbaillement.

Widergänger dit: à

Toute une époque effectivement, le grand Pierre Tchernia. Je l’avais vu une fois au volant de sa voiture dans la rue de Rome, juste au début à l’angle du boulevard Haussmann. Un type très intelligent et sympathique.

Une autre fois, Place Clichy, j’avais croisé Léon Zitrone. Mais lui c’était un imbécile… Enfin, un type peu sympathique.

Polémikoeur. dit: à

Il avait toujours des dix à sa composition,
comme disait la Contesse…
Clindoeillement.
(Et ça, le bidule en pilote automatique
qui bloque les commentaires le valide ?)

Polémikoeur. dit: à

« Monsieur Cinéma »
est salué sur la Rdl
avant la Rdc.
Véritablement.

JC..... dit: à

« Les gens qui ne se posent jamais de questions métaphysiques ne comprennent rien et ne peuvent rien comprendre aux grandes œuvres. » (Wiwi)

Euh…. c’est bien vrai ça…. on devrait leur en refuser la lecture, à ces c.ons !…

Polémikoeur. dit: à

Est-ce la vérité, scientifique ou pas,
qui est un problème métaphysique
ou notre rapport à elle ?
S’il y a une vérité,
dès lors qu’elle repose
sur des méthodes classiques
de répétition des mesures,
de répétitivité des résultats,
de maîtrise des paramètres expérimentaux
et de « précision de l’incertitude » associée,
n’est-ce pas la vérité scientifique ?
Vérité, certitude, probabilité…
Justement.

Widergänger dit: à

Faut lire Bernard d’Espagnat, un grand physicien contemporain qui, lui, se pose des questions métaphysique sur la vérité scientifique.

La vérité scientifique est un rapport entre le rationel et le réel. Elle est le produit d’un modèle théorique pour appréhender le réel. En fonction de ce modèle, elle dit le vrai. Mais quand le modèle change, le vrai change aussi. Le modèle d’Einstein englobe le modèle de Newton, la vérité chez Newton n’est qu’une approximation de la vérité chez Einstein, qui, un jour, ne sera elle-même qu’une approximation de la vérité d’un autre modèle théorique.

C’est pourquoi, il faut y croire quand on est scientifique ; et il n’y a pas de vérité en science sans une certaine foi. Même en mathématiques ; preuve, le théorème d’incertitude de Gödel.

la vie en cause dit: à

le hochet exomaternel utilisé pour encenser son papelard sort-il des merveilleux algorithmes lexicologiques de l’université (oh merveille etc) ?

Widergänger dit: à

La vérité ne dit rien du monde. On peut faire les calculs les plus précis, les plus savants pour envoyer des astronautes sur Mars. Ce n’est pas pour autant qu’on aura compris ce qu’est la gravitation qui rend le voyage possible.

On vérité, on ne sait rien. Et on ne sait même pas ce qu’on ne sait pas… Et on ignore le champ exact de notre ignorance.

Phil dit: à

Tchnernia après C.J-Philippe, les dinosaures du cinéma télévisé disparaissent. Reste encore Patrick Brion, probablement déjà enterré par sa voix d’outre-tombe.
exit le cinéma à papa, par ici les films sur samsoung sept qui vous explosera dans le slip.

JC..... dit: à

Placer un Samsung 7 dans son slip est un acte de grande désespérance, sans compter que visionner un film dans ces conditions….

Jibé dit: à

Je me souviens d’un temps où, le dimanche après la messe, on regardait tout aussi religieusement « La séquence du spectateur », avec la voix suave de Catherine Langeais…

JC..... dit: à

« il n’y a pas de vérité en science sans une certaine foi. Même en mathématiques ; preuve, le théorème d’incertitude de Gödel. » (Wiwi)

Gödel parle lui dans le domaine de la Logique, plutôt que dans celui des mathématiques, et ses deux théorèmes sont des théorèmes sur l’incomplétude axiomatique plutôt que théorèmes d’incertitude…

Le rapport avec la foi n’étant pas nécessaire, il n’apparait pas dans ces théorèmes sur l’incomplétude.

Polémikoeur. dit: à

Un sorte d’axiome
régnait chez les chimistes
qui avaient encore les mains
tachées et la blouse trouée
par les acides : « L’éprouvette
ne ment pas ». De la paillasse
à la métaphysique, pas de géant
qui demande aux fourmis pensantes
de sortir de leur quotidien.
Gazparfaitement.
(Pas si hors sujet en considérant
que la chimie, alliée aux circuits
imprimés électroniques et au calcul
informatique est sur la piste de traces
toujours plus petites qui nous cernent
comme les indices inattendus ont mené
les enquêteurs d’identité à celle
de la romancière italienne).

JC..... dit: à

VAR MATIN

Le CECOM, Comité d’expansion de la connerie dans le monde se réunit ce week-end des 8 et 9 octobre à Sainte-Maxime. Au programme, l’assemblée générale et des rencontres conviviales.

Comment est née cette association, si représentative d’une bonne frange de la population ? Le CECOM réunit une centaine de membres, porteurs d’une carte officielle, le comité est composé de doux dingues et contents de l’être venus de toutes les régions de France:

«Il y a des cons partout et dans toutes les classes sociales. Médecins généralistes et spécialistes, notaires, maire, conseillers municipaux, fonctionnaires, employés, transporteurs, assureurs, chefs d’entreprise. Tous ont montré un niveau de compétence suffisant pour être admis comme membres» poursuit le président.

Mais attention, ce consternant mais néanmoins indispensable comité sait rester courtois : les femmes sont bien admises et reconnues dans l’association mais ne porteront jamais le titre: tout au plus seront-elles traitées de «femmes de cons ».

Alors comment avoir la chance d’en faire partie? «C’est un club très privé. Nous ne recrutons que les amis d’amis ayant les aptitudes nécessaires. Celles-ci peuvent être déterminées lors d’un examen approfondi qui attestera d’une altération majeure des fonctions cognitives supérieures».

Nous en sommes….

Polémikoeur. dit: à

Le 13 h 36 attend toujours
la fin de la digestion
du bidule en mode
automatique.
Saldattendrement.

Polémikoeur. dit: à

Une histoire d’alias :
Monsieur Cinéma,
Pierre Tchernia.
Récicroquement.

ribouldingue dit: à

Quelle encyclopédie ce Jacounet!

Laura Delair dit: à

Merci à William Legrand et son commentaire de 12:00 heures concernant JC, petit-fils d’émigré italien gueulant sur les migrants

Hihihi dit: à

Laura Delair dit: 8 octobre 2016 à 14 h 43 min

Merci à William Legrand et son commentaire de 12:00 heures concernant JC, petit-fils d’émigré italien gueulant sur les migrants
…..

On aurait dû appliquer alors ce qu’il réclame maintenant, ça nous permettait de ne pas le voir cochonner ce forum.

Al Ceste dit: à

Tchernia pour moi c’est beaucoup de choses, dont Le Viager où on rit du début à la fin en passant par le milieu.

Grand monsieur de la télé, et maintenant, on a le gars qui oblige ses larbins à se foutre des nouilles dans le calbute.

Hihihi dit: à

JC….. dit: 8 octobre 2016 à 14 h 17 min

Attention, c’est un usurpateur. Le vrai ne dit jamais des choses utiles.

Sergio dit: à

Jibé dit: 8 octobre 2016 à 14 h 12 min
Je me souviens d’un temps où, le dimanche après la messe, on regardait tout aussi religieusement « La séquence du spectateur », avec la voix suave de Catherine Langeais…

… à la téloche en forme d’oscilloscope du bistrotier et face l’église, passeque pour les particuliers y avait quarante-douze mois d’hattente et neuf myards…

christiane dit: à

Monsieur Cinéma,Pierre Tchernia, n’est plus. Voilà une nouvelle bien triste… Il nous a accompagnés si longtemps…

W, je vous ai lu. Qu’une chose puisse être et ne pas être, en même temps, comme vivre deux vies parallèles, être parfois étranger à sa vie ou au réel. Rien n’échappe au doute…

« Je me souviens d’avoir été heureux, malheureux, vivant. Je me rappelle que j’ai été cet homme-là. J’imagine que j’aurais pu être un autre. Mais qui suis-je ? (…) On peut croire en une chose et en même temps ne pas croire en elle. L’esprit fonctionne simultanément selon différents programmes aux convictions incompatibles, voire carrément antagoniques. J’irai jusqu’à dire que c’est à cette seule condition que l’on échappe à la vraie folie, entretenant en soi plusieurs esprits de manière que l’on puisse, en cas de nécessité, en changer à sa guise et que, quelque part dans le cerveau et sans pour autant que soit menacé l’équilibre rationnel de celui-ci, on puisse trouver parfois le refuge absurde d’une conviction parallèle qui vous permet de supporter la réalité telle qu’elle est en vous figurant qu’elle est en même temps autre que ce qu’elle est. » écrit Philippe Forest dans « Le Chat de Schrödinger » (Gallimard)
Votre suite de commentaires (et pas que ceux-là) me plonge dans ce roman, à nouveau…
« … l’existence est plutôt pas mal faite et que l’on termine en général à peu près satisfait de son sort, quel que soit celui-ci, faute d’avoir pu réaliser ses désirs, se résolvant lentement à ne plus rien désirer d’autre que la pauvre petite part de réalité qui vous a été attribuée et qui vous reste au bout du compte. (…) Mais que, si c’était à recommencer, on reprendrait exactement le même chemin car on n’en aurait pas voulu, on n’en voudrait pas d’autres. »

Lucien Bergeret dit: à

« Toute une époque effectivement, le grand Pierre Tchernia. Je l’avais vu une fois au volant de sa voiture dans la rue de Rome, juste au début à l’angle du boulevard Haussmann. Un type très intelligent et sympathique. » (Wgg)

Je me souviens d’un soir où il dinait avec des amis à une table voisine de la mienne.
Il ne m’a pas reconnu.

boudegras dit: à

moi, je l’ai vu dans les toilettes d’un hôtel, je n’ai pas osé lui serrer la main

berguenzinc dit: à

boudegras dit: 8 octobre 2016 à 15 h 41 min

quelle idée aussi de vouloir serrer la pogne à quelqu’un qui vient de ou va pisser !

Ça me rappelle cette saillie( scusi !) de Mongénéral: un soir de première à la Comédie Française à l’entracte, Pompidou va pisser et se plca à côté du général:
-Belle pièce, Mon Général !
– Pompidou ! Regardez donc devant vous !

Polémikoeur. dit: à

La durée de la pause repas est excessive :
le 12 h 36 est toujours en quarantaine.
Pour 15 h 19, le parallélisme
de ce qui est et de ce qui n’est pas,
quand il n’est pas étendu à une infinité
de possibles simultanés est au moins
un abus de langage et, souvent, un tour
de prestidigitation, voire une escroquerie
intellectuelle consistant à extrapoler
un cas très particulier de physique
des particules à l’échelle macroscopique
(la nôtre) à grand renfort d’équations
mathématiques complexes et bluffantes
dont toutes les solutions équivalentes
sur papier ne le sont pas « en vrai ».
Où est le mal, après tout, si l’idée
est séduisante et peut aider à voir
le monde plus accueillant et la vie
plus douce ?
Chimérisquement.

Jibé dit: à

« Toute une époque effectivement, le grand Pierre Tchernia. Je l’avais vu une fois au volant de sa voiture dans la rue de Rome, juste au début à l’angle du boulevard Haussmann. Un type très intelligent et sympathique.
Une autre fois, Place Clichy, j’avais croisé Léon Zitrone. Mais lui c’était un imbécile… Enfin, un type peu sympathique. »

Et rien sur Guy Lux, WGG ?

Polémikoeur. dit: à

16 heures, digestion de la modération terminée !
Alkaseltzeureusement.

D. dit: à

… à la téloche en forme d’oscilloscope du bistrotier et face l’église, passeque pour les particuliers y avait quarante-douze mois d’hattente et neuf myards…

.

N’importe-quoi, Sergio. Vous confondez avec le téléphone, mon vieux. Évitez dorénavant ces intervention qui ruinent votre image.

Jibé dit: à

« quelle idée aussi de vouloir serrer la pogne à quelqu’un qui vient de ou va pisser ! »

Pourquoi ? La bite, proprement rangée dans un slip propre, est en général, plus propre que nos mains, qui ont trainées partout, berzing !

D. dit: à

Polémikoeur. dit: 8 octobre 2016 à 16 h 08 min

16 heures, digestion de la modération terminée !
Alkaseltzeureusement.

.

Ils font ce qu’ils peuvent, Polémikoeur, ce sont généralement des étudiants qui ont mille autre souci. J’aimerais que vous soyez plus compréhensif. J’ajouterai que si ça ne vous plait pas, vous pouvez toujours aller commenter ailleurs en vous faisant cuire un œuf par la même occasion.

D. dit: à

Jibé dit: 8 octobre 2016 à 16 h 11 min

« quelle idée aussi de vouloir serrer la pogne à quelqu’un qui vient de ou va pisser ! »

Pourquoi ? La bite, proprement rangée dans un slip propre, est en général, plus propre que nos mains, qui ont trainées partout, berzing !

.

C’est exact, Jibé. Je ne peut qu’abonder dans votre sens.

Widergänger dit: à

L’incomplétude axiomatique a pour conséquence dans le théorème de Gödel que tout système logique produit à un moment ou à un autre de son développement une incertitude concernant la vérité d’une proposition dont on ne peut dire si elle est vraie ou fausse. Cette idée est même partie de la contradiction que Cantor avait rencontré dans le développement de la théorie des ensembles, qu’on étudie aussi en maths sup et spé avec son prolongement dans la topologie contemporaine, qu’on étudiait de mon temps en maths spé (du moins la théorie des boules et quelques autres espaces topologiques assez simples), et dont on a vu l’utilité dans le récent prix Nobel de Physique. Mathématique très abstraite pourtant.

Widergänger dit: à

Polémikoeur. dit: 8 octobre 2016 à 12 h 36 min
Dans votre commentaire, c’est l’adverbe de restriction « ne…que » qui ne convient pas : (…) n’est que le sort commun (…) comme si c’était une fatalité à laquelle nous ne pouvions rien faire ! Alors que c’est le produit d’une volonté humaine de dégrader l’autre, qui n’a rien à voir avec le commerce de la publicité, ou, plus exactement, qui rabaisse toutes choses et toute éthique, dont ici l’éthique journalistique, aux valeurs du commerce publicitaire. Alors que c’est typique de la barbarie de notre époque, qu’on n’est pas tenu d’accepter comme une nécessité inéluctable, que je sache !

D. dit: à

L’incomplétude axiomatique a pour conséquence dans le théorème de Gödel que tout système logique produit à un moment ou à un autre de son développement une incertitude concernant la vérité d’une proposition dont on ne peut dire si elle est vraie ou fausse

.

un exemple ?

Polémikoeur. dit: à

Le paradoxe, mystère, si l’on veut,
commence quand un système aussi
plastique que la matière cérébrale,
traversée d’éclairs de conscience,
assise sur un inconscient basal
et exposée à tant d’influences
organiques, s’attache à produire
de l’absolu (de la vérité ?).
Et pourtant elle tourne !
Vertiginalement.

Widergänger dit: à

La contradiction dans la théorie des ensembles a aussi donné lieu à un autre grand livre de la philosophie mathématique, à savoir le livre de Bertrand Russel et Whitehead, Principia mathematica, qui est jugé comme un des dix livres les plus importants du XXè siècle. Des considérations logiques de Russel et Whitehead découle en plus toute la pensée d’un certain Wittgenstein. Une œuvre autobiographique de B. Russel parle de ces problèmes en dehors des Principia, ainsi que de Wittgenstein dans le chapitre « Rencontre avec Wittgenstein », dans Mes idées philosophiques, Gallimard, Essais C, traduit de l’anglais par Georges Auclair, que je m’étais procuré quand j’étais étudiant en maths sup, toujours préoccupé de ces problèmes ardus de philosophie.

Et Bertrand Russel, extrêmement gonflé pour ne pas dire en état d’hubris caractéristique…, a même eu l’audace d’écrire ceci, qui, aujourd’hui, ne peut que faire sourire (et pourtant B. Russel, c’est un authentique génie de la pensée mathémathique et philosophique) : « Depuis que j’ai abandonné la philosophie de Kant et de Hegel, j’ai cherché la solution des problèmes philosophiques par le moyen de l’analyse (il veut dire l’analyse logique des propositions, ce que fera aussi Wittgenstein dans son Tractatus) ; et je reste fermement convaincu (on le voit ici affleurer le problème de la foi même en analyse logique), et en dépit de certaines tendances modernes au contraire, que c’est seulement par l’analyse que le progrès est possible. J’ai trouvé, pour prendre un exemple important, que par l’analyse de la physique et de la perception, on peut résoudre entièrement le problème du rapport de l’esprit etd e la matière. »

Là où l’on peut se rendre compte d’une évidence : le génie philosophique et la folie entretiennent de très étroits rapports… Le Tribunal Russel en est une autre, de folie…

Polémikoeur. dit: à

La restriction n’était pas pensée
(sans trop de prétention) en tant que fatalité
mais pour ramener chacun(e) à sa dimension
de cible potentielle d’un passage aux rayons X
de son être social, voire intime.
Force est de reconnaître néanmoins
une certaine résignation pessimiste
étant donné le rapport de forces
en présence. Pas une raison pour
baisser pavillon devant toute forme
d’atteinte au libre arbitre.
Bien d’accord.
Frantireurdélitement.

Widergänger dit: à

Et relisant aujourd’hui le livre autobiographique de B. Russel, plus de quarante ans plus tard, je peux y lire ce qui a sans doute à l’époque été le catalysateur de la crise métaphysique qui m’a fait abandonné totalement la filière scientifique. Il écrit en effet dans son bouquin ces fortes paroles auxquelles j’adhère pleinement encore aujourd’hui, et plus que jamais :

« On ne comprend pas toujours à quel point le savoir que nous offre la physique théorique est abstrait. Elle pose certaines équations fondamentales qui lui permettent de traiter de la structure logique des événements, sans rien faire connaître du caractère intrinsèque des événements qui possèdent la structure en question. Nous ne connaissons le caractère intrinsèque des événements que lorsque c’est à nous qu’ils arrivent. Rien dans la physique théorique ne nous permet de dire quoi que ce soit des événements qui ne concernent pas les hommes. Ils peuvent être semblables à ceux qui nous concernent, mais ils peuvent être totalement différents et d’une nature rigoureusement inimaginable. Tout ce que la physique nous offre, ce sont certaines équations (par exemple en maths spé l’équation de Schrödinger d’où le prof avait déduit tout son cours de physique) qui donnent les propriétés abstraites de leurs changements. Mais quant à savoir ce qui change, et en quoi cela est changé, — la physique ne dit rien. » (p. 19)

Widergänger dit: à

Certes, Polémikeur, mais que tout sujet éthique se ramène à une cible publicitaire, c’est ça qui pose problème dans notre monde fondé sur des éthiques et plus largement sur la morale qui sont les règles qui s’imposent à tous de l’extérieur pour la préservation de la vie de chacun, comme la définit à juste titre Marcel Conche.

Polémikoeur. dit: à

Le « résoudre entièrement » est peut-être
ambitieux, pressé ou orgueilleux
mais un « progresser dans », pourquoi pas ?
Les contradictions théoriques
sont des obstacles parfois provisoires,
comme les pierres dans le courant de la rivière,
qui entravent un temps l’écoulement
ou le dévient dans une nouvelle direction
où les rênes de la connaissance
et de la compréhension sont à nouveau lâchées
jusqu’au tournant suivant.
Besognumblement.

Polémikoeur. dit: à

Un peu de marche nécessaire pour faire progresser
la question de l’interprétation des faits,
un peu aussi celle de l’écart de nos modèles,
à la théorie, parfois, comme à l’observation
et aux résultats expérimentaux.
Le sujet n’est pas épuisé,
simplement repoussé un temps
par un mur de la réalité.
Permission de raccrocher ?
Bonne continuation,
réflectivélocement.

Widergänger dit: à

Non, même « progresser dans » est un non sens. C’est le problème du hasard, qui est au cœur de la pensée tragique, dont celle de Pascal. Ou c’est le fameux « clinamen » de Lucrèce, le passage de la matière à l’esprit est le fait du hasard, et en tant que tel absolument impensable ; le hasard est précisément ce qui échappe à la pensée, à toute rationalité, même statistique. C’est pourquoi c’est tragique. C’est le fameux fatum de la tragédie qui s’abbat sur son héros sans raison.

C’est aussi ce qu’on appelle en topologie une « catastrophe », c’est-à-dire le passage brutal, par rupture, d’une dimension d’objet à une autre, par exemple d’un plan à une boule topologiques.

D. dit: à

Vous êtes passionnant, WGG. On se demande où vous avez appris tout ça.

Widergänger dit: à

…pas catalysateur… mais catalyseur…

Widergänger dit: à

Je ne l’ai pas appris. Je l’ai ruminé à partir d’interrogations, de questions plus ou moins angoissées que mon cerveau, dès l’âge de 15 ans, m’a conduit à formuler. Car il en va ici de notre destin et de ce que nous sommes, au fond. Ce sont les mêmes questions que je me pose aujourd’hui en lisant des romans, de la philosophie, de la poésie ou n’importe quoi d’autre. Ce sont et ça a quasiment toujours été pour moi des questions vitales. Et je peux me rendre compte aussi aujourd’hui que ce sont les grandes questions que le monde juif s’est toujours posées depuis Moïse et sans doute même bien avant. C’était déjà la question d’Adam au Paradis. Et je soupçonne même que ce sont les grandes de D.ieu lui-même !

Sergio dit: à

Jibé dit: 8 octobre 2016 à 14 h 18 min
Bien fait pour Ruquier !

Ha mais non je l’ai vu le premier, hein ! C’est un haut symbole… S’agit de pas me le soulever…

Remarque on doit pouvoir en trouver d’autres sans surcroît de difficultés…

Delaporte dit: à

En fait, je crois que le vrai métier de Tchernia, sa vraie passion, c’était le cinéma, et que, s’il n’a pu faire davantage de films, c’est à cause des producteurs qui ne lui ont pas fait confiance. Il s’est rabattu sur la TV pour pouvoir bouffer. Pourtant, un film comme « le Viager » est assez drôle et assez réussi. Il faut voir notamment Jean Carmet en avocat marron, tentant dans une ultime plaidoirie de sauver son client. C’était sarcastique à souhaits.

D. dit: à

Vous croyez, ou vous êtes sûr, Delaporte ? Ici nous accueillons pas volontiers lincertitude.

Delaporte dit: à

Le président Hollande, lui aussi, se goure un peu en ne voyant en Tchernia qu’un homme de télévision :

« Pierre Tchernia était un homme de l’audiovisuel public, d’une télévision qui informe, qui éduque et qui divertit. »

A noter que pour Hollande, la télévision « éduque », sans doute comme un moyen de propagande efficace dont le président lui-même, même au bas des sondages comme en ce moment, reconnaît l’empire.

D. dit: à

Laissez Hollande tranquille. Il a suffisapent de problèmes comme ça, le pauvre homme.

Delaporte dit: à

D’ailleurs, bientôt on n’entendra plus du tout parler de Hollande. Encore quelques mois, et pschitt !

Passou dit: à

Ces deux dernières années, je me suis rendu régulièrement dans une maison médicalisée du XVIIème arrondissement de Paris pour bavarder avec mon oncle et l’emmener déjeuner dehors. J’y ai régulièrement vu un homme qui ne me voyait pas. Il devait peser une soixantaine de kgs, tassé dans un fauteuil roulant. Atteint d’un Alzheimer, il regardait tout et tous en souriant et paraissait sincèrement touché par les marques d’amitié et de reconnaissance émue que la plupart des visiteurs lui témoignait ; oui, des expressions de gratitude comme on en voit rarement ; on sentait qu’il aurait voulu répondre mais aucun son ne sortait jamais de sa bouche. C’était Pierre Tchernia.

berguenzinc dit: à

très chouette petite note tendre, Pierre Assouline. avec celle de votre collègue Annelise Roux, Pierre Tchernia sera aux anges ! Remarquez, il y est déjà.

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