de Pierre Assouline

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La République des livres
En 2026, soyez héroïques !

En 2026, soyez héroïques !

La cause est d’ores et déjà entendue : 2026 sera encore pire que 2025. On nous l’annonce partout : ce sera l’année de tous les dangers. Mais ce n’est pas parce qu’on nous le répète à tous propos qu’il faut y consentir et s’y résigner. Comme d’habitude, on s’aidera de livres. Pour moi, ce sera Méditations sur Don Quichotte (Meditaciones del Quijote, traduit de l’espagnol par Mikaël Gomez Guthart, 150 pages, 17,50 euros, fario) paru ces temps-ci. Parce que son auteur José Ortega y Gasset (Madrid, 1883-1955), un grand esprit au prestige, à l’autorité, à l’empreinte sur le débat d’idées reconnus quoique contestés était un philosophe, un essayiste, un sociologue et un homme politique que l’histoire littéraire et artistique a consacré comme l’une des têtes du mouvement connu sous le nom de « Génération de 14 ». Un authentique humaniste à l’égal d’un Miguel de Unamuno, animé par une foi inébranlable en l’Europe mais qui croit moins à sa dette vis-à-vis de la culture latine que par rapport à la culture méditerranéenne (il lui attribue même le privilège de la « clarté », non la vie mais la plénitude de la vie, le meilleur de ce dont nous aurions hérité d’elle). Lui importe avant tout de ne pas être réduit donc limité à sa qualité d’Ibère hirsute aux passions rudes car cela mettrait à distance tout le reste de son héritage, germanophone (Nietzsche, Hermann Cohen, Heidegger, Husserl…) et francophone (Madame Bovary etc). Il y trouve notamment ce qui manque à la pensée espagnole : une certaine sensualité dans la culture de la méditation. D’avoir relu le Quijote jusqu’à plus soif sans jamais en avoir épuisé le génie profond a irrigué son œuvre comme jamais un traité de philosophie.

Pourquoi le choix de ce livre à l’orée de cette nouvelle année, lequel ne passe pas pourtant pour être le pilier de son œuvre contrairement à la Révolte des masses ou à La Déshumanisation de l’art, par exemple ? Parce que c’est le Quijote, matrice du roman moderne et inépuisable inspirateur de tant d’écrivains séduits par son audace formelle, mais aussi une sorte de Christ gothique macéré dans nos angoisses contemporaines. Parce que la construction éclatée des méditations promet souvent des fusées aux trajectoires imprévisibles. Parce que ce petit livre qui ne se pousse pas du col nous emmène bien au-delà de ce que son titre annonce jusqu’à s’interroger sur le destin de l’Espagne par rapport à l’Europe (avec ou sans ? dehors ou dedans ?) et la vraie nature du genre romanesque né de l’épopée. Un traité de sagesse, daté mais pas trop, qui a le charme de la patine sans paraitre suranné ; son écriture remonte à juin 1914 peu avant que l’Espagne ne jouer la carte de la neutralité lors de la première guerre mondiale, un après-midi alors que l’auteur méditait dans un bosquet entourant le monastère de l’Escurial, chœur de l’Empire sous Philippe II à 45 kms de Madrid, porté par un silence absolu.

Conçu au départ dans la perspective d’une vaste entreprise intellectuelle avant d’être plus modestement réduit à un recueil d’essais critiques (et même d’« essais d’amour intellectuel » avoue-t-il dans la préface en rendant grâce à Spinoza en soulignant que, plutôt que de juger les choses, il préfère être « leur amant »), ce texte écrit à 31 ans s’organise à la fois autour du monstre machiné par Cervantès et du personnage-titre. Dès la couverture donc, la question est donc posée qui n’aura jamais cessé d’agiter les érudits du cervantisme : de quoi et de qui parle-t-on lorsqu’il s’agit de « Don Quichotte » : du livre ou du personnage ? Des deux, répond Ortega y Gasset. L’essentiel est moins de se demander de quoi et de qui Quijote est le nom que de les conduire à la plénitude de son sens. Il en est de même du quichottisme, celui du livre et celui du personnage. De toute évidence, Ortega y Gasset en tient pour celui de l’auteur, sa propre manière de cervantiser,  tant et si bien qu’il parlera plus volontiers de cervantisme. Le vrai Quijote, le grand mélancolique, c’est le Cervantès de son grand roman et non celui des Nouvelles exemplaires ou de la bataille de Lépante. S’il se moque, de quoi se moque-t-il ?

Lui qu’anime le vif désir de comprendre ne peut que déplorer l’abdication de l’esprit critique et du libre arbitre face à la rigidité des attitudes morales. Il ne se contente jamais de la surface des choses car il la tient d’emblée et par principe comme le masque du profond. Ainsi de Don Quichotte, le livre : en apparence un roman de chevalerie de plus aux allures burlesques mais dessous, derrière, dedans… Une morale, une spiritualité, une politique mises en musique par une poétique. Une telle vision du monde ne vaut pas que pour les choses, les phénomènes, les évènements mais tout autant pour les personnes. Nommant deux éminents intellectuels, il distingue leur qualité de penseurs (« anecdotique ») de leurs qualités humaines (« deux sommités »).

Il y a là une légèreté dans la réflexion la plus profonde, une ironie sur la prétention de l’homme à tout expliquer et une absence de jargon qui réconcilierait avec la philosophie lorsqu’elle se plait à se faire impénétrable. Rien de tel ici. Lorsqu’on se dit passeur comme tout bon prof, il faut que ça passe. Et pour que ca passe, il faut commencer par le langage. La philosophie telle qu’il l’envisage alors au début de sa carrière ne se limite pas à distiller son érudition car une accumulation de données n’a de sens que si une synthèse est opérée. Toute chose a deux versants : sa réalité objective, brute, concrète, matérielle, et ce qu’elle devient lorsqu’on la passe au tamis de l’interprétation. C’est là que tout commence. Après la découverte de Don Quichotte puis son exégèse sous notre regard critique, on est à même durant toute vie de lecteur de considérer que tout roman porte en lui « le filigrane intime »de celui-ci comme on pourrait le dire de l’empreinte secrète de l’Iliade sur tout poème.

On s’en doute, tout lecteur d’Ortega y Gasset l’attend au tournant afin qu’il livre sa propre explication de sa plus célèbre sentence (son élève qui deviendra son éditeur Julián Marías intitulera même le livre qu’il consacra Ortega. Circunstancia y vocación, Revista de Occidente, 1960), reprise à tout propos ad nauseam sous tant de plumes qui n’en ont pas épuisé le mystère et la signification pour autant :

« Je suis moi et ma circonstance et si je ne la sauve pas, je ne me sauve pas moi-même. » (Yo so yo y mi circunstancia)

On peut l’entendre comme : nous ne sommes pas entièrement dépendants des circonstances, nous ne pouvons pas nous résigner au rôle de victimes, en pensant que notre environnement détermine tout, les circonstances nous influencent, certes, mais elles ne définissent pas qui nous sommes. Mais encore ? Au moins précise-t-il juste à la suite qu’il faut sans cesse chercher le sens de ce qui nous entoure. Mais il s’appuie sur une citation de la Bible dont le traducteur nous informe qu’elle est peut-être apocryphe, à vérifier donc : « Benefac loco illi quo natus es »/ Bénis le lieu où tu es né ». Nous voilà bien avancés. On sent le philosophe qui a besoin d’être séduit par ce qu’il pense et même d’en être surpris par crainte de s’ennuyer. Un véritable héros selon Cervantès et non un aventurier ou un personnage épique. Oscar Wilde le dira bien plus tard à sa manière: » Soyez vous-même, tous les autres sont pris ». Car, et c’est l’une des leçons de ces méditations autour de l’immortel personnage du Quijote, vouloir être soi-même et nul autre, c’est-à-dire unique, relève déjà de l’héroïsme. Un bel idéal pour 2026…

(« Don Quichotte et Sancho Pança » huile sur toile d’Honoré Daumier, s.l.n.d. (voir ici l’article de José Ortega y Gasset sur le réalisme en peinture ; « José Ortega y Gasset en 1948 à Aspen, Colorado » photo D.R.)

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commentaires

1 035 Réponses pour En 2026, soyez héroïques !

D. dit: 3 janvier 2026 à 14h46

Je tiens à ce que la France reste française et gouvernée démocratiquement mais si j’acais appris l’exfiltration de Macron et Brigitte, il aurait pour moi été difficile de dissimuler une forte jubilation. N’y pensons plus. Sniff.

closer dit: 3 janvier 2026 à 14h57

Huit millions de vénézuéliens quittent leur pays, de préférence vers les USA, pour échapper aux sanctions américaines!
C’est tellement énorme comme connerie, qu’on se demande comment un type qui à l’air d’intelligence normale, voire au-dessus de la moyenne (un peu), peut la proférer…

Pour info, l’Iran, la Russie, la Corée du Nord, entre autres sont sous sanctions économiques (dont l’Iran et la Corée sous embargo US). On a pas vu 35 millions de russes ou 25 millions d’iraniens quitter leur pays.

Plus c’est gros, plus…

D. dit: 3 janvier 2026 à 15h04

C’est vrai qu’avec ça en cave, ce serait peine perdue d’obtenir une rançon. Des remerciements chaleureux de l’Armée, ça oui en revanche.

Olivier Litvine dit: 3 janvier 2026 à 15h04

Photo de Maduro, l’air aussi sombre que son blouson, entravé, au sortir d’un hélicoptère, entouré de soldats US du DEA (Drug Enforcement Administration). Opération en contravention totale avec la loi internationale.

Personne n’a oublié qu’il y a 3 jours, la Cour suprême a interdit (6 juges/9) d’avoir recours à la garde nationale à Chicago.
« Six justices have ruled that Donald Trump cannot, for now, deploy National Guard troops in Chicago to help federal officials manage protests against his immigration policy. We explain what the decision means » (The Economist).

Jean Langoncet dit: 3 janvier 2026 à 15h07

@Nicolas Maduro est un minable petit dictateur donquichottesque, et les États-Unis ne sont pas des moulins à vent.
La politique, c’est pas de la littérature

En effet, soyons réaliste ; comme chacun le sait désormais en France, la politique c’est d’abord une affaire d’association de malfaiteurs
Vous reprendrez bien un yaourt aux frais du contribuable, Alfredo

Olivier Litvine dit: 3 janvier 2026 à 15h11

En fait, c’est un avion (pas très net il faut nuit).

Guardian:
US will be ‘strongly involved’ in Venezuela oil industry, Trump says after Caracas attacked and Maduro captured –

Sans blague? Et l’autre tarée de Bondi qui dit que Maduro va comprendre ce que c’est la justice US…
Hypocrisie totale, il a bien vu ce que c’était, l’ex président hondurien, une vraie crapule pour le coup.

Bal des vampires…

Olivier Litvine dit: 3 janvier 2026 à 15h16

Déclaration de JN Barrot, position officielle de la France:

« En confisquant le pouvoir au peuple vénézuélien, en le privant de ses libertés fondamentales, Nicolas Maduro a porté une atteinte grave à sa dignité et à son droit à l’autodétermination. La France s’est engagée avec constance, notamment par ses actions de médiation, en faveur du respect de la souveraineté du peuple vénézuélien, dont la voix doit primer.

L’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international. La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir.

La multiplication des violations de ce principe par des nations investies de la responsabilité principale de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies aura de lourdes conséquences sur la sécurité du monde, qui n’épargneront personne. Instruite par l’Histoire, la France s’y prépare, mais ne peut s’y résoudre. Elle réitère son attachement à la Charte des Nations unies, qui doit continuer de guider l’action internationale des Etats, toujours et partout. »

FL dit: 3 janvier 2026 à 15h23

« En effet, soyons réaliste ; comme chacun le sait désormais en France, la politique c’est d’abord une affaire d’association de malfaiteurs »

C’était la thèse de Nietzsche dans « Humain trop Humain ». L’origine de l’impôt, c’étaient les bandes de voyous qui rançonnaient les bateaux descendant le Rhin.

FL dit: 3 janvier 2026 à 15h24

« C’était la thèse de Nietzsche dans ‘ Humain trop Humain ‘. L’origine de l’impôt, c’étaient les bandes de voyous qui rançonnaient les bateaux descendant le Rhin. »

Donc quelque chose très différent du contrat social de Rousseau, je pense.

FL dit: 3 janvier 2026 à 15h27

Pour comprendre la réflexion de Nietzsche dans le contexte d’un livre qui s’appelle « Humain, trop humain » : l’État n’est pas une belle et noble entité mais une bande de crapules qui a réussi.

Olivier Litvine dit: 3 janvier 2026 à 15h31

JD Vance hails ‘truly impressive operation’ in Venezuela and says ‘stolen oil must be returned to US’
Guardian

Je serais Groenlandais ou Canadien, je ne serais pas rassuré. Ils osent tout, c’est à cela etc…

Jean Langoncet dit: 3 janvier 2026 à 15h34

FL lit Nietzsche comme d’autres rendent la justice par des exécutions sommaires ; et il rapproche sa lecture des actualités, comme les nazis en leur temps 🙂

Olivier Litvine dit: 3 janvier 2026 à 15h47

Poutine, mort de trouille à la perspective d’être lui aussi kidnappé un jour, exige de savoir comment ça s’est passé. Dit, Don Corleone, tu vas quand même pas m’exfiltrer, hein?
Le populo, il s’en tamponne le minimum vital sur une pelote d’épingles…Sinistre pantin.

MC dit: 3 janvier 2026 à 16h01

Le Jean de la Chapelle nommé par Closer est un tragédien libertin , auteur en collaboration du Voyage de Paris a Marseille, qu’on lit encore.Y voir un franciscain serait une démence de l’esprit. En revanche, l’un des meilleurs amis de Molière oui! Cf Duchene , Molière : chapitre un Ami pour la Vie…

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 3 janvier 2026 à 16h42

Olivier Litvine 3 janvier 2026 à 15h31

Je serais Groenlandais ou Canadien, je ne serais pas rassuré. Ils osent tout, c’est à cela etc…

Une invasion U.S. pour s’emparer des premier ministres du Groenland ou du Canada ? Quels motifs ? Belle fiction …

Trump en direct de Mar-a-Lago se vante, comme d’habitude.

Jean Langoncet dit: 3 janvier 2026 à 16h49

@Pendant des années, j’ai essayé de lire ce Don Quichotte qui émerveille tant de grands esprits, de Heine jusqu’à Milan Kundera. Difficile de se sentir exclus d’un club aussi selct, de voir la porte fermée devant un tel Eden littéraire.Après chaque lecture décevante j’avais honte : exclu ! comme Thierry Breton interdit de séjour aux états unis. Mais quand j’ai lu la dernière phrase de l’article de Pierre Assouline, j’ai mieux compris mon allergie à Cervantes . Il conclut son article par cette réflexion : »Car, et c’est l’une des leçons de ces méditations autour de l’immortel personnage du Quijote, vouloir être soi-même et nul autre, c’est-à-dire unique, relève déjà de l’héroïsme. « Je vois bien le divorce, je ne cherche pas du tout à être moi même ni à être héroïque. Être soi même !.. Quel retranchement.. quelle restriction.. quelle idée infernale.. quel bizarre objectif comme porter des mocassins trop étroits. Un des pires malheurs : revenir à soi au réveil… Être soi ! être soi ! Drôle d’idée, mais soi-même en vaut-il la peine ? Je me reconnais pas dans les émotions, pensées, humeurs, sentiments flous , désirs contradictoires, flous, qui me traversent, me divisent, et éparpillent ma faible identité avec une sorte d’insolence d’incongruité qui m’enchante . d’ailleurs, quand je regarde mes papiers d’idenité, c’est avec une vertigineuse perplexité. Tout ce qui me distrait, me dissipe, me dilue , me délivre ; c’est un ravissement et une joie. Et tant pis pur Don quichotte. De toute façon Nabokov et Gracq n’aiment pas.

Voilà un commentaire éminemment donquichottesque bien dans l’esprit du billet, à l’adresse des suprémacistes ethniques et religieux de tous ordres, sectaires, qui n’ont aucun doute aucun sur Qui ils sont et au nom de Qui ils commettent les crimes qui les signalent aux yeux du monde … 😮

Olivier Litvine dit: 3 janvier 2026 à 16h50

We are going to run the country.
DJT
C’est clair, BdB…
Je n’ai pas inventé le 51e état et la volonté d’annexes le Groenland considéré comme partie du continent américain et soumis à la Monroe Doctrine.

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 3 janvier 2026 à 16h55

Comme il fallait s’y attendre, Trump divague, se félicite d’avoir mis fin à la criminalité dans les villes états-uniennes, derrière lui, Mario Rubio, mal à l’aise comme jamais. L’histoire en direct.

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 3 janvier 2026 à 17h00

Olivier Litvine, DJT n’est pas le premier à vouloir que le Canada, donc dix provinces et trois territoires, deviennent membres des la fédération états-unienne. Le cher de l’État canadien, S.M. le roi Charles III, a dit non. That’s it, that’s all !

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 3 janvier 2026 à 17h05

J.D. Vance «is nowhere to be seen»; faut-il voir là un message ?

Olivier Litvine dit: 3 janvier 2026 à 17h13

Wait and see, BdB. Je n’ai jamais connu de Potus exprimer cette volonté ( je n’étais encore né au 19e).
Ces types sont nazes. Vance était déjà absent lors de la visite de Zelensky. Éminence grise. Plus dangereux que Djt. He’s biding his time.
C’est la Chine le destinataire de cette opération.

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 17h17

en passant par la Lorraine,
Louis Poirier
Puck se trompe sur Clover. Pas grave, c’est la norme sur cette chaine d’alimentation permanente à la surdité collective
Comme aux Stats montrant l’exemple, tous les universitaires engrossés par nos impôts sont inutiles.
Pourquoi traiter Richard Pewers d’humaniste à la con, alors qu’il est indispensable à la survie romanesque de l’espèce antropocène
Pourquoi traiter les gens d’imbéciles quand ils s’intéressent encore à Michel Foucault plutôt à Pascal Engel, qu’à Joris-Karl Huysmans.
Pourquoi invoquer le cliché du jargon de Diafoirus quand on ne comprend pas ce qu’on lit, faute d’avoir la culture suffisante.
Partir dans la cabine d’un cargo à peu de frais vers le Costa-Rica-Vert, c’est merveilleux. Pourquoi ne pas saluer cette chance à qui en bénéficie plutôt qu’à lui souhaiter de périr en mer ?
Pourquoi les gens frustrés dans leur solitude sont-ils si acides avec celzceux qui ont la chance d’être bien accompagnés dans leur vie ?
Pourquoi redire en termes vulgaires ce que des socio-historiens marxistes de la genèse de l’Etat (genre de Perry Anderson) ou libertaires (genre Charles Tilly, sur les liens entre guerres et genèses des Etat-Nations) ont mille fois mieux dit et démontré que les intuitions fantaisistes de Nietzsche, le nihiliste ? (pour info, cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Tilly).
Pourquoi s’imaginer que le monde de Donald Trump n’a pas besoin de penser pour agir correctement, càd de faire bouger des lignes à n’importe quel prix et pari.
En passant, je dis ceci, je dis cela, et je sors, car cela n’a aucune importance pour personne, comme tout ce qu’on lit ici, sauf d’heureux imprévus parfois… qui pulvérisent les préjugés sur les frontières départageant métiers nobles et ignobles.

Continuer à creuser sa tâche, celle où l-on s’efforce d’exceller, de donner le meilleur de ce que l’on peut. Je crois.

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 3 janvier 2026 à 17h19

Olivier:Rubio et G.I. Joe ont bien léché le popotin de Trump. Gros succès pour lui et pour les U.S.A. Mais comme vous avez dit, Wait and See …

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h20

« Poutine, mort de trouille à la perspective d’être lui aussi kidnappé un jour »

le mec complètement suicidaire il rêve de l’apocalypse nucléaire…

c’est à ça qu’on les reconnaît.

calmos Olive, respire un bon coup, je sais pas toi mais moi j’ai des enfants et des petits enfants j’aimerais bien qu’ils vivent longtemps…

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 17h23

Ah…, j’ai encore oublié de souhaiter une belle année dans sa vie privée, à rosanette (ex DHH).
Or, voilà un souhait qui m’importe plus qu’à nul autre erdélien.ne. Je ne sais pas trop pourquoi, Une marque de respect pour la précieuse sagesse qu’elle me semble incarner depuis longtemps.

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h24

pourquoi du temps de la guerre froide il n’existait pas de frappadingos comme Olive qui rêvaient d’enlever Brejnev ?

qu’est-ce qui a changé pour qu’autant de gens déraillent complet ?

Barrault / Olive même combat…

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h25

« j’ai encore oublié de souhaiter une belle année dans sa vie privée, à rosanette »

sérieux ? tu sais que c’est le genre de truc à perdre son titre honorifique de bienveillant de l’année !

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h27

Olive et Carl Pschitt les 2 bienveillants du blogapassou.

un veut enlever le président russe.

et l’autre oublie de souhaiter la bonne année à une vieille.

pas un rattraper l’autre.

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 17h28

oups @ 17.17 / States – anthropocène – Closer – Etats-nation – l’on – … à MF et PE plutôt qu’à J-K H. – Bye.

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h33

bon j’espère que notre président va faire un discours pour en appeler au respect du droit international.

et dire qu’enlever le président d’un autre pays c’est pas bien.

j’espère que l’UE va prendre des sanctions contre les US.

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h35

il y a au moins 80% des français qui rêvent qu’on enlève leur président.

sa femme comprise.

Chantal dit: 3 janvier 2026 à 17h35

c’est quand même bien hypocrite : nous allons gérer le Vénézuela tant que nous ne pourrons pas assurer une transition juste … signé Donald.

https://www.lesoir.be

année du cheval de feu en vue, les galopants sont de sortie

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 17h37

Pour Blanrue, il n’y a que des « Malveillantes », depuis 2006.
Pas grave, (17.27) nos péchés ne sont que véniels. Les vôtres, en revanche, peut-être mortels.
De quoi ? Vous vous souciez de la survie de vos enfants et petits-enfants ? Etonnant, non ?… de la part d’un prétendu pacifiste qui passe son temps à chercher à obtenir le prix nobel de la guerre sur les réseaux sociaux de la littérature républicaine humaniste et antifasciste !… L’Haricot-Vert est beaucoup plus cohérent dans sa croyance en la future politique nataliste des époux Marine et Jordan.
Enfin, c’est mon avis qui ne regarde que ma bombonne (ou bobonne). Pas vrai, Lisette ? Hein ?! 🙂

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h39

« c’est quand même bien hypocrite »

j’espère que t’es pas offusquée parce que c’est la routine.

je veux dire pour l’Ukraine ils ont fait la même chose en 2014.

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h41

carlito c’est trop injuste !

j’ai juste dit que c’est pas bien d’oublier de souhaiter la bonne année à une vieille dame, si ça se trouve c’est sa dernière, je veux dire à partir d’un certain âge c’est des trucs qu’on a du mal à prévoir d’ailleurs les banques le savent et elles n’accordent pas de prêts de plus de 3 mois à des vieux.

Chaloux dit: 3 janvier 2026 à 17h42

Merci Molièresque Mon Sieur Cornichon mais le sujet était clos et bien clos…

Barrot se ridiculise une fois de plus et ceux qui le citent. Le prochain c’est qui? Von der Leyen? stearmer? Lagarde? Breton? Macron? Quand je vous dis qu’on va bien s’amuser.

J’aime bien Trump…

Hurkhurkhurk !

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h45

tout ça parce que le père de Marco Rubio était communiste.

le grand-père d’Ursula il travaillait pour l’intégration de l’Ukraine au 3è Reich.
le père de Merz était nazi.
le grand-père de Kallas il était nazi.
le grand père de la patronne du MI6 il commandait le camp de Babi Yar.

sûr que quand on voit la famille à Mauvignier ça repose l’esprit.

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h50

Trump a déjà récupéré les matières premières du Chili et du Pérou !
à savoir un max de lithium et de terres rares.

là le Venezuela c’est la 2è réserve de pétrole du monde.

j’écoutais un journaliste belge qui après ce changement de régime se plaignait de voir que Trump ne parlait pas de guerre pour la démocratie.

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h53

perso je parie que ce président va se suicider en prison comme le président serbe.

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h56

les mecs qui doivent être le plus déprimés c’est ceux qui travaillent pour la CPI.

alors eux dans le classement des gens qui sont payés pour rien ils viennent de passer à la première place…

puck dit: 3 janvier 2026 à 17h59

« pendant ce temps, en Crimée, un nouveau palais pour ton ami dictateur  »

non, pendant ce temps, une petite vielle au sud de la région de Kherson, le 31 décembre, fête organisée dans la salle des fêtes.

envoi de drones incendiaires envoyés par tes amis ukrainiens diu bataillon Azov : plus de 100 personnes, enfants, vieux etc… sont mortes brûlées vives !

c’est bien d’avoir des amis comme ça.

sérieux je t’envie.

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 18h00

17.41 tu veux être sympa, mais tu n’es qu’un gros dégueu avec les dames du 2e âge… Qui sait si tu « partiras » pas bien avant elle ? T’arriveras jamais à t’empêcher. T’auras jamais rien compris à la grossièreté de ta vie, comment peux-tu vouloir longue vie à ta descendance ? De quelle perversité es-tu le porte-drapeau ? (***pardon pour ce tutoiement inconsidéré).

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 18h04

sérieux, je T’envie pas. Hein ?…
C’était qui les terroristes de Crans-Montana, au juste ?

Jean Langoncet dit: 3 janvier 2026 à 18h28

@tout ça parce que le père de Marco Rubio était communiste.
le grand-père d’Ursula il travaillait pour l’intégration de l’Ukraine au 3è Reich.
le père de Merz était nazi.
le grand-père de Kallas il était nazi.
le grand père de la patronne du MI6 il commandait le camp de Babi Yar.
sûr que quand on voit la famille à Mauvignier ça repose l’esprit.

Tu vois keupu, l’Europe contemporaine est un théâtre continu de guerres et de massacres unique dans l’histoire de l’humanité depuis un siècle et des poussières, autrement dit depuis très peu de temps à l’échelle de l’Histoire ; plus de 100 millions de morts … pour de vrai
Alors se voir donner des leçons de pragmatisme et de sens des réalités par Ubu et son vice, Bibi et ses suprémacistes importés du Texas, Vlad l’Empaleur le néo-soviétique et leur clique commune de criminels parvenus par la tévé ou les réseaux sociaux, tu vois, on peut encore en sourire en 2026, tout en leur bottant le cul 😉

D. dit: 3 janvier 2026 à 18h37

1000 m² par niveau, des salons, des salles à manger, de nombreux appartements privés, un héliport, etc.

Claudio Bahia dit: 3 janvier 2026 à 18h43

Closer écrit:
« …Quelle idée a-t-il eu de se battre en duel ! Il évoque justement l’absurdité d’un duel dans La Fille…
De combien de chefs d’oeuvre nous a-t-il privé!… »

oui, et justement, il publie « La fille du capitaine » en novembre 1836 dans Le Contemporain, et il meurt deux mois après, le 20 janvier 1837.De plus, ce duel, c’était presque un meurtre, mais je ne dis rien de plus sur le sujet: incompétant

puck dit: 3 janvier 2026 à 18h47

Jeannot Lapin tu veux savoir ce qui a changé ?

tu veux que je te dise ce qui a changé ?

ce qui a changé c’est que du temps de la guerre froide, tous ceux qui manifestaient contre l’otan et les missiles nucléaires en Allemagne : personne n’aurait eu l’idée de les traiter de pro-soviétique.

si du temps de la guerre froide j’aurais d’un type qui aurait imaginait enlever Brejnev qu’il était un taré personne ne m’aurait dit que j’étais un pro Brejnev !

voilà ce qui a changé !

et tu sais pourquoi ça a changé ?

c’esrt à cause de débiles comme toi !

les gens sont devenus plus cons et quand je veux en avoir la preuve je viens lire vos ceommentaires !

Claudio Bahia dit: 3 janvier 2026 à 18h54

closer écrit:
Que la Crimée n’a historiquement rien d’ukrainienne…

disons que depuis le milieu du XVII siècle, toute la plaine russe méridionale située à l’est de Kiev jusqu’à la Mer Noire était appelée « Nouvelle Russie » (Novorossia). La capitale de cette vaste région était Odessa (justement en Crimée)

Claudio Bahia dit: 3 janvier 2026 à 19h01

@ Puck dit:
c’esrt à cause de débiles comme toi !

les arguments suffisent; pourquoi ajouter l’insulte ?
vous êtes cultivé et je ne vous crois pas un membre du LFI, alors…….?

Chantal dit: 3 janvier 2026 à 19h10

qui protégeait Maduro ? Vladimir. Il l’a donc lâché pour complaire à Donald. En échange … on va bien voir maintenant ce qui va arriver à Zelenski. C’est le festival des cocus.

Pleine lune du loup, l’heure de la grande clarification.

Alfred dit: 3 janvier 2026 à 19h40

Donald Trump est quelqu’un de réaliste, d’efficace et de belliqueux. Un winner.
Le contraire de notre looser Macron.

Jazzi dit: 3 janvier 2026 à 22h15

Hier, avant de prendre le train pour rentrer sur Paris, j’ai mangé un plateau d’huitres au marché aux poissons de trouville, accompagné d’une verre de Brouilly blanc, D.
Délicieux, frais et toniques !

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 22h24

du Brouilly blanc ? Beurk ? Et Vita n’a pas vomi sur les huîtres ? On nous dit que Paris est sous la neige ce soir… Et nous, juste dans un brouillard glacé. On voit rien de la lune… On a quand même planté une haie de douze fusains. Et demain, il sera 4 janvier. Le monde tournera encore sur lui-même, et tu y crois à ça, Nausicaa ?

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 22h31

op. cit : les gens sont devenus plus cons et quand je veux en avoir la preuve je viens lire vos commentaires ! (le Roi de la galette).

Besoin de s’en persuader toutes les trois minutes. Est pas sûr de lui, l’auto persuadé clandestin. A la nitche, disait-il…, retour dans ma nouvelle datcha invulnérable en Crimée.

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 22h32

Rentrer sur Paris (sic)… Locution adverbiale. Et maintenant, on fait quoi pour en sortir ?

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 22h38

le nouvel « Alfred » issue de secours… un follower de plus pour Donald, sur l’illustre blog @Pierre des trolls post-Madureau ? hic et nunc-horresco referens.

J J-J dit: 3 janvier 2026 à 22h41

Il faut les chercher, se bouger le… Il y en a plein sur le marché de Chatrouville (cf. le dernier roman de Christian Oyster).

Jazzi dit: 3 janvier 2026 à 22h43

« On nous dit que Paris est sous la neige ce soir… »

En sortant ce matin à 8 heures, il tombait des flocons et les trottoirs étaient tapissés de neige.
Vita a voulu aussitôt retourner se mettre au sec.
J’ai dû la tirer pour faire le tour du paté de maisons.
Elle n’a pas trainé pour faire ses besoins.
A midi, il faisait un soleil resplendissant et tout avait déjà été fondu.
Aucune neige dans mon quartier, JJJ.

JC..... dit: 4 janvier 2026 à 5h04

GAIA CIRCUS

Joie ! Joie ! Joie ! Pleurs de joie…

Enfin ! le Canard Laqué Jaunâtre se met au service du Bien en retirant de la circulation le remarquable dirigeant vénézuélien Maduro, ardemment défendu par notre Madurette à nous autres La Mélenche occidentale, apôtre de la démocratie !!!

En avant, tous et toutes…
A reculons ! Qu’est ce qu’on se marre !

rose dit: 4 janvier 2026 à 7h26

À une majuscule près

Les Forces françaises de l’intérieur (FFI) sont le résultat de la fusion, au 1er février 1944, des principaux groupements militaires de la résistance intérieure française qui s’étaient constitués de 1940 à 1944 dans la France occupée : l’Armée secrète (AS, gaulliste, regroupant les mouvements Combat, Libération-Sud, Franc-Tireur), l’Organisation de résistance de l’armée (ORA, giraudiste), les Francs-tireurs et partisans (FTP, communistes), etc.

Rosanette dit: 4 janvier 2026 à 9h26

@JJJ
Mille fois merci de ces voeux personnalisés adressés à la vénérable doyenne de ce blog ,qui ne sera peut- être pas là pour en recevoir l’an prochain.
En tout cas ,pour vous qui avez -statistiquement parlant-beaucoup d’années encore à vivre qu’elles soient pleines de bonheur et de lectures
Une bonne nouvelle : j’ai un filon pour savoir si la mère de Nunez était bien ma copine d’enfance dans le village où j’ai fait ma scolarité primaire.
Ma petite fille m’a dit hier au hasard d’une conversation qu’elle avait pour collègue le neveu de Nunez ;elle va l’interroger sur sa grand’ mere
Bien amicalement
DHH

closer dit: 4 janvier 2026 à 9h33

puck a un petit côté Ancien Testament. Les pères et grands pères criminels doivent voir leur descendance maudite jusqu’à la 7 ième génération!
(j’écris sous le contrôle de D pour la référence à l’AT)

J J-J dit: 4 janvier 2026 à 9h47

Ah merci rosanette, vous me faites le plus grand plaisir ce matin, si vous parvenez à identifier la mère du ministre, car on sent que cela vous tient à coeur. Non, non, je crois vraiment que vous avez encore quelques bonnes années devant vous. Bien amicalement,

J J-J dit: 4 janvier 2026 à 10h01

Quelqu’un a fait remarquer qu’à aucun moment, dans le Nouveau Testament des 4 evangélistes, il avait été fait allusion aux éclats de rire de Jésus, à son humour. Je n’ais pas vérifié, mais je demande à être contredit. Apparemment, cet homme vertueux n’en eut jamais le moindre zeste, pas même un sourire, dans son immense iconographie.
Et voilà pourquoi la secte chrétienne se serait durablement institutionnalisée en une religion de la mort, du sacrifice, du péché, de l’intolérance et du fanatisme. Et on ne nous parle que « d’amour du prochain ». Je sais pas, moi…, je me sens juste un mécréant demeuré qui essaie de rire et de mon contemporain d’entourage, à défaut de toujours le comprendre, vu que je sais pas être à sa place.
Juste porté par un instinct de défense et de sympathie.

Janssen J-J dit: 4 janvier 2026 à 10h16

@ les arguments suffisent; pourquoi ajouter l’insulte ?
Bonne année, @ CB… ‘ajoute juste pour le grain de sel… En l’absence d’arguments (autres que des « mantras »), il ne reste que l’insulte… On en a la preuve tout au long de l’année, et ce flux n’est pas prêt de se tarir. Il faut donc faire, avec comme le disait aimablement MC/PR, un internaute qui est certes ce qu’il pense, mais qui sait moins rester équanime en société virtuelle comme en société réelle. Bàl.

Jazzi dit: 4 janvier 2026 à 10h23

« Je n’ais pas vérifié » (sic)

Vous croyez que l’on rigole plus à la synagogue ou à la mosquée, JJJ ?

Alfred dit: 4 janvier 2026 à 10h25

Trump est le Sheriff de la planète.
Gare à ceux qui oseraient lui désobéir.
Ils subiront sa loi.
Et son châtiment.

J J-J dit: 4 janvier 2026 à 10h47

@ « Je n’ais pas vérifié » (sic)
Je voulais dire : je ne suis pas allé me taper le NT pour aller vérifier si c’était exact, jzmn. C’est tout, mais puisque vous vouliez commettre un opus sur Jésus, si j’ia bonne mémoire, vous devriez pouvoir répondre à cette curiosité, vu qu’il vous a sans doute fallu aller vous y replonger intégralement, non ?… J’ajoute que je ne me suis pas prononcé sur le Coran ni sur l’Ancien Testament… Sauf erreur, il n’est pas sûr qu’on y trouve quoi que ce soit sur l’hilarité de Jésus…
(µµµ En revanche, dans la Rubricabrac de Marcel Gotlieb, je crois qu’il n’arrêtaient pas de se poiler en se tapant sur le ventre).
Bàv,

Olivier Litvine dit: 4 janvier 2026 à 11h01

Allez, je vais citer le héros de Quai d’Orsay, mon ancien patron (grande fierté en 2003)
Comme JN Barrot (enfant du Chambon-sur-Lignon, ne l’oublions pas), l’ancien PM a beaucoup plus de cran qu’EM et Starmer, faiblards courtisans du Shériff à Momo.

« L’opération militaire américaine en cours contre le Venezuela est un basculement géopolitique majeur. Les États-Unis se mettent volontairement et indiscutablement hors du droit international en violant la charte et l’esprit des Nations Unies. C’est un acte lourd de conséquences pour l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale.
C’est la légitimation des changements de régime par la force. Aussi détestables soient les gouvernements renversés, les précédents montrent que les changements de régime ne mènent ni à la démocratie, ni à la paix, mais au chaos, à la guerre civile et à la dictature. Qu’on se réfère à la situation de l’Irak ou de la Libye.
C’est la légitimation des sphères d’influence impériales au nom du « corollaire Trump » de la doctrine Monroe formulé dans la stratégie nationale de défense de décembre 2025. L’objectif à peine voilé de la politique de la canonnière reste l’imposition d’un ordre idéologique conforme aux visions de Donald Trump dans toute l’Amérique Latine.
Dès lors que les États-Unis s’affranchissent de la légalité, que dirons-nous à la Chine si elle renverse un régime qui lui déplait, en Corée, au Vietnam ou à plus forte raison à Taiwan ? Quels arguments aurons-nous à opposer à la Russie si elle renverse un gouvernement qui lui déplait en Moldavie, voire dans les Pays Baltes ?
La France et l’Europe doivent clairement réaffirmer avec les pays du Sud Global leur attachement aux principes du droit international, et d’abord la souveraineté des États et la sécurité collective, et défendre l’ordre juridique des États-nations contre la collision brutale des empires. »

Parfaite dénonciation du ‘rank imperalism’ que dénoncent plusieurs Congressistes républicains (lire la presse US).

Je reviendrai plus tard sur la soi-disant ‘doctrine Monroe (aujourd’hui Donroe…!). Aucune définition lue dans les gazettes/sur le Net ne rend compte de son caractère évolutif depuis qu’elle fut énoncée en sona première incarnation par le président éponyme lors de deux messages distincts adressés au Congrès en décembre 1823.
Quand Dementia Don parle de ‘Western Hemsisphere’, terme qui revient ad nauseam dans son discours,il parle du continent américain. Or, sauf erreur, le globe terrestre n’a que deux hémisphères (dé)limités par l’équateur, au nord et au sud, pas à l’ouest. Le sentiment d’exceptionnalisme aidant, les Etats-uniens s’en sont forgé un troisième, tout sauf hémisphérique…Vraiment à l’ouest (du Pécos) l’Agent orange!

renato dit: 4 janvier 2026 à 12h34

À propos du rire, lire avec une attention soutenue et, éventuellement, tenir en compte lr champ sémantique !

On s’arrête souvent à la présence d’un verbe sans tenir compte du fait que les Évangiles ne sont pas des biographies complètes du personnage historique de Jésus, mais seulement des portraits éclairés par la lumière de la foi. Autrement dit, l’absence de certains traits tiré de la physionomie de Jésus ne signifie pas automatiquement qu’ils étaient absents durant son existence terrestre. Les festins témoignent indirectement de la joie, à tel point que Jésus lui-même a déclaré avoir été accusé d’excès de liberté en ce sens (Matthieu 11, 19).

Cela dit, puisque l’Incarnation implique l’acceptation de l’humanité dans son intégralité, nous ne pouvons exclure la possibilité qu’il ait partagé tous les sentiments humains, les émotions, les passions. De plus, l’Évangile selon Luc emploie divers termes grecs évoquant le bonheur, la joie, la célébration et la danse. Jésus lui-même, lorsqu’il prononce la prière cantique « Je te loue… », selon Luc (10, 21-22), « se réjouit dans l’Esprit Saint ».

Jazzi dit: 4 janvier 2026 à 12h46

« Je n’ais pas vérifié » (sic)

sic, pour l’orthographe, JJJ.
Pour le rire de Jésus, renato a parfaitement répondu…

JC..... dit: 4 janvier 2026 à 13h00

COUPE DES NATIONS DEMOCRATIQUES

Résultat du match disputé hier soir à Caracas

USA 1 – VENEZUELA 0

L’entraineur des vénézuéliens est licencié définitivement.

Olivier Litvine dit: 4 janvier 2026 à 13h13

(…) L’écriture de Cervantès, pétillante et melliflue, est tout simplement remarquable. Parfaitement maitrisé, son style est naturel et spontané. Son ironie est bonne enfant, sa sensibilité sophistiquée, empreinte de compassion et d’humour. Si ma traduction est réussie, le lecteur devrait tourner les pages, sourire souvent, éclater de rire de temps à autre, attendre impatiemment le prochain synonyme – Cervantes adorait accumuler les synonymes, surtout descriptifs, dans une même phrase – la future coïncidence invraisemblable, la nième variation sur la trame des aventures de l’hidalgo, la suite de cet inégalable dialogue entre un chevalier et son écuyer (…) »
Edith Grossman, traductrice de « Don Quichotte », (Note de la traductrice, 2003)

MC dit: 4 janvier 2026 à 13h15

MR Court répond qu il n’est pas constamment devant ce blog pour en mesurer les inexactitudes. Que si un sujet était clos à partir du moment où il était inexactement traité, cela ne donnerait qu’une impression fausse et superficielle du blog de Pierre Assouline. Qu’enfin si ce le dénomme Ch….x s’en contente, il montre par là un esprit bien léger et sans aucune profondeur. Ce n’est pas ce qu’on demande ici.

Olivier Litvine dit: 4 janvier 2026 à 13h22

Résultat du match disputé hier soir à Caracas

Le résultat est annulé pour cause de dopage – les test pratiqués sur le « vainqueur » montrent une ébriété narcissique doublée d’une intoxication à l’impérialiste prédateur, substances toxiques prohibées dans le cadre d’un fonctionnement normal des relations interétatiques.

Patrice Charoulet dit: 4 janvier 2026 à 13h22

RAPT

Il y a sur notre planète en 2026 une foule de chefs de l’Etat abominables, sanguinaires, tyranniques. Si l’on veut en connaître la liste, on la trouvera en la cherchant. Maduro était du nombre. Je ne suis pas antiaméricain par principe. J’ai beaucoup de reproches à faire au gouvernement russe, au gouvernement chinois, au gouvernement iranien..Je ne suis ni communiste, ni socialiste.
Ce que vient de faire Trump dans un pays voisin me sidère. Il a monté une opération militaire pour enlever un chef d’Etat de ce pays, sa femme et son fils. Et il a organisé ce rapt pour les envoyer à New-York. Sur les chaînes de télé américaines, sur les radios françaises, sur cerrtaines télés françaises, on a lu ou entendu le mot « capture » ! Le mot est curieux. C’est un rapt, un enlèvement, un kidnapping. Et c’est ahurissant. Quels que soient les agissements de cet homme, comment le président Trump a-t-il osé faire cela ? Qui peut un seul instant l’approuver ? Il n’est pas impossible que Trump recommence à enlever d’autres chefs de l’Etat (Cuba, Colombie..) Dernière chose, le ravisseur , le kidnappeur, a très vite parlé de pétrole et compte bien installer des compagnies pétrolières dans ce pays voisin. La clé est peut-être là.

Jazzi dit: 4 janvier 2026 à 13h34

Mieux que Poutine avec l’Ukraine, Trump a réussi un coup d’éclat spectaculaire pour annexer le Venezuela et ses puits de pétrole, sous l’œil impuissant de l’ONU et des dirigeants et citoyens du monde entier !

Chantal dit: 4 janvier 2026 à 14h39

Une petite opération de dénazification par ci, une petite flambée de barbe des mollahs par là, une petite exfiltration de dictateur sous notre nez, et Bachar qui coule des jours discrets à Moscou, tout va bien mon général, circulez gens de peu indiscrets. Le droit international ? Pourquoi faire ?

je me suis tartinassiez de lire une explication savante sur médiapart rédigée par un certain Jean Yves Pranchère le bien nommé :

https://blogs.mediapart.fr/jean-yves-pranchere

autant dire que j’ai fait un effort notable pour avaler conseils et concepts géopolitiques inconnus pour moi hier, partout les mêmes vocabulaires opaques et tournés dans un sens qu’on ne sait comment interpréter autant les commentaires fleurissent de toute part positifs négatifs injurieux sarcastiques rigolards, de nouveaux experts vont inonder les plateaux tv, de quoi réserver un gîte pour six mois dans une station de ski vide en bord de frontière espagnole à Puylavador.

Rosanette dit: 4 janvier 2026 à 14h43

Le Christ et le rire
Un sujet traité par Umberto Eco
N’oublions pas ,que l’incompatibilité du rire avec le personnage du Christ et son message, est la doctrine que Jorge le bibliothécaire du « nom de la rose » ne veut pas voir remise en question par l’éventuelle diffusion du manuscrit qu’il maintient caché.

Chantal dit: 4 janvier 2026 à 14h45

On est tenté de dire que Carl Schmitt est le grand maître du temps présent.
Pas au sens où il inspirerait directement les dirigeants actuels des grandes puissances (quoiqu’il soit très lu par les conseillers du Kremlin et de la Maison blanche), mais au sens où il a théorisé les axes des politiques aujourd’hui dominantes.
On trouve chez Schmitt:
— dans ses premiers et derniers textes, une théologie politique détachée des traditions religieuses effectives, qui a pour effet de donner une intensité eschatologique extrême à des politiques de l’hostilité absolue (Netanyahou, le Hamas, Douguine, Peter Thiel, le nationalisme chrétien à la J.D.Vance, certains décoloniaux comme Grosfoguel);
— dans ses textes du milieu des années 1920, une réduction de la démocratie au souverainisme — donc une destruction autoritaire de la démocratie sous l’apparence de l’affirmation de la volonté du peuple-nation (tous les souverainistes, Orban, Farage, etc.: c’est la forme dominante du schmittianisme en Europe, où la théologie politique assumée ne concerne pour le moment que des milieux très minoritaires, même si on observe des phénomènes de diffusion de basse intensité);
— dans ses textes d’après 1940, la théorie d’un « Nomos de la Terre », c’est-à-dire d’un partage du monde en « Grands Espaces » (sur le modèle de la « doctrine Monroe ») organisés en zones politiques inégales autour d’un centre hégémonique, mais non souverain au sens strict (Trump, Xi Jinping, Poutine).
Le schmittianisme est tout puissant à droite, où il est train de remplacer le néolibéralisme avec lequel il est incompatible (contrairement à ce qu’on lit parfois chez des idéologues hâtifs, Schmitt n’a jamais été libéral en aucun sens du terme: son approbation d’une gestion autoritaire du capitalisme n’est pas plus un libéralisme que la gestion chinoise du capitalisme n’est un libéralisme).
Ce remplacement est quasiment acquis aux USA ; il est en cours en Europe, où il s’opère plus difficilement. (Il faudrait ici une description détaillée qui serait très longue.)
Mais le schmittianisme est aussi très influent à gauche, sous une forme beaucoup plus opaque : il infuse la gauche souverainiste ; il infuse le léninisme gazeux à la LFI ou à la Lordon, qui n’a ni pensée sociale ni pensée économique et se retrouve ainsi sur les positions d’un schmittianisme gauchisé; il infuse la gauche campiste ou décoloniale qui, sous prétexte d’anti-impérialisme, prône en fait un Nomos de la Terre identique à celui de Trump-Poutine-Xi, son seul désaccord avec les schmittiens de droite tenant à la forme que doit prendre ce Nomos en Palestine, où elle concentre toute son énergie dans le rêve trouble d’une disparition d’Israël au moment où ce rêve, qui ne propose aucune solution politique pour rétablir la justice contre les crimes d’Israël, est plus vain que jamais.
En Europe, l’espace laissé vacant par la disparition de la social-démocratie (à prendre au sens fort, pas au sens d’un étatisme compensant des politiques néolibérales par des mesures d’assistance sociale, mais au sens de politiques de démocratisation sociale, ce qui suppose des institutions où se forme le tissu d’une socialité démocratique; cette social-démocratie est peut-être en train de renaître dans la gauche du Parti démocrate US) a été rempli par des formes de schmittianisme de gauche — un reflet « affectif » en est par exemple l’extrême polarisation haineuse qu’on rencontre chez les militants de LFI.
Mais le schmittianisme de gauche est fondamentalement incohérent : dans la soupe du souverainisme (i.e. du capitalisme national) et de la politique de l’hostilité, pimentée d’un léninisme imaginaire (donc impuissant, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle vu ce qu’a donné le léninisme historique en termes d’oppression et de terreur), son pot au feu trempe de gros grumeaux d’idéaux de justice sociale et d’antiracisme (dont a été soustraite la lutte contre l’antisémitisme); il y ajoute aussi une acceptation du Nomos de la Terre voulu par Poutine et Xi, sans voir que cette acceptation implique la soumission de l’Europe à Trump.
Ce pot au feu qui mélange des aliments incompatibles est immangeable.
Le schmittianisme de droite, lui, fait une proposition cohérente. En Europe, il est de type néo-pétainiste (moins radical qu’aux USA, plus « maurrassien », plus arriéré serait-on tenté de dire): étranger aux utopies du techno-fascisme, il propose un ordre inégalitaire et un Nomos de la Terre qui associe la vassalisation de l’Europe (à Poutine ET à Trump) à une gestion nationaliste différenciée de chaque pays européen.
Ce plat toxique est immangeable pour les minorités et pour les plus défavorisés; mais il peut satisfaire le goût des majorités — et l’exemple de Trump prouve que les défavorisés eux-mêmes peuvent trouver les plaisirs de la vengeance à manger des plats qui leur nuisent, mais nuisent encore plus à ceux qui sont moins bien lotis qu’eux ou un peu mieux lotis qu’eux.
Dans les circonstances les plus courantes, le modèle cohérent doit l’emporter sur le modèle incohérent: opposer au schmittianisme de droite, cohérent, un schmittianisme de gauche incohérent est la voie assurée vers la défaite.
Le choix pour finir est celui-ci: ou bien une Europe vassalisée et écartelée dans le nouveau Nomos de la Terre voulu par Poutine, Trump et Xi Jinping; ou bien une union européenne en forme de fédération démocratique ayant pour but la démocratie et assurant son autonomie contre les « Grands Espaces ». Toute politique de gauche qui renonce à articuler fermement les niveaux locaux, nationaux et européens, et qui ne se préoccupe pas de bâtir des mobilisations européennes, transnationales, concernant des enjeux européens, transnationaux, ne peut rien contre le nouveau Nomos de la Terre.
Les chances d’une telle politique de gauche sont pour le moment très faibles. Mais elles sont nos seules chances. Si on renonce à les tenter, l’action politique se limitera à tempérer les néo-pétainismes en négociant des avantages nationaux et des exemptions de la loi générale, sur le modèle du gouvernement danois des années 1940-1943 (un épisode historique trop peu connu).
PS. Quelques sources:
— Marlène Laruelle, Jean-Yves Pranchère, Arnaud Miranda, La pensée réactionnaire est-elle de retour ?, Paris, Presses de Sciences Po, 2025.
— Arnaud Miranda, Les Lumières sombres, Paris, Gallimard, 2026.
— Jean-Louis Vullierme, « Qu’est-ce qu’une pensée antagoniste? », INRER, décembre 2023.
— Sur la théorie des Grands Espaces chez Schmitt, voir Jean-François Kervégan, « Carl Schmitt et “l’unité du monde” », Les Études philosophiques, 2004/1 n° 68, et Tristan Storme, « Carl Schmitt et le débat français sur la construction européenne. Examen d’une actualité, de droite à gauche », in C. Herrera, La constitution de Weimar et la pensée juridique française, Paris, Kimé, 2011: « cette théorie des “grands espaces” prévoit la suppression des entités étatiques en tant que lieux de souveraineté, ainsi que leur incorporation au sein d’un espace plus vaste “allant bien au-delà du territoire étatique” [Nomos] ; un espace aux limites indéterminées, ou plutôt flexibles, où chacun des peuples phagocytés disposerait de droits différentiels ».
— Sur l’influence de Schmitt en Russie, voir Bernard Chappedelaine, « Carl Schmitt, la Russie et la guerre en Ukraine », Esprit, septembre 2024 . Voir aussi, sur lundi matin, 4 mars 2025, « L’ordre spatial du permafrost », https://lundi.am/L-ordre-spatial-du-permafrost
— Le Grand Continent publie régulièrement les textes de la néo-réaction états-unienne pour laquelle, en particulier chez Thiel et Vance, la référence à Schmitt est cardinale. Le site a également une page qui publie d’importants textes de Schmitt avec commentaires.
— Sur l’illusion consistant à faire de Schmitt un « libéral autoritaire », voir Justine Lacroix, « Un libéralisme autoritaire est-il possible ? », Critique, 2021/6, et Les valeurs de l’Europe, une question démocratique, Paris, Éditions du Collège de France, 2024; Serge Audier, « Le néolibéralisme : un ‘libéralisme autoritaire’ néo-schmittien ? » in Guillaume Grégoire et Xavier Miny, The Idea of Economic Constitution in Europe, Genealogy and Overview, Nijhoff 2022; J.-Y. Pranchère, « Un terme-symptôme n’est pas un diagnostic », AOC, 25 mars 2025.
— Le recoupement de certains décoloniaux avec la pensée de Schmitt a fait l’objet de plusieurs analyses. Voir par exemple Miri Davidson, « On the concept of the pluriverse in Walter Mignolo and the European New Right », Contemp Polit Theory 24, 469–489 (2025). Il existe un excellent article de Norman Ajari (« Les damnés du nomos de la terre. Carl Schmitt face à Lénine et le scandale de l’internationalisme », Symposium, Spring 2021) qui entend marquer une opposition à Schmitt malgré les nombreux recoupements, par le biais d’un éloge de l’internationalisme de Lénine. Ce retour à Lénine signale un étonnant aveuglemen quant à l’histoire des totalitarismes au XXe siècle, ainsi qu’un aveuglement sur la façon dont Lénine articulait une forme d’opportunisme des alliances pour un but qui portait en son cœur un fantasme d’épuration généralisée, et non une démocratie étendue à toutes les sphères sociales: l’histoire effective du léninisme a donné raison à Schmitt, et rejouer le léninisme contre Schmitt ne signifie rien d’autre qu’un enfoncement dans les ornières les plus anciennes et les plus sanglantes. On peut ajouter qu’un internationalisme qui ne pose pas la question d’institutions fédératives et d’un droit cosmopolitique reste un inter-nationalisme, donc un nationalisme. La matrice souverainiste joue ici à plein, faute d’une pensée de la société.
— Ma remarque sur Lordon peut surprendre: elle vise le fait qu’il y a chez Lordon une critique de l’économie qui constitue une pensée méta-économique, ainsi qu’une critique de la domination sociale; mais une pensée méta-économique ne constitue pas une proposition économique, et une critique de la domination ne suffit pas à faire une pensée de la société. De la même manière, il n’y avait chez Lénine ni pensée économique ni pensée sociale. Mais le léninisme de Lénine n’était pas gazeux; il était appuyé sur la discipline de fer d’un parti militarisé, qui est parvenu au pouvoir après s’être assuré des appuis dans l’armée elle-même.

Rosanette dit: 4 janvier 2026 à 14h49

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 13h41
… et sous les applaudissements de Bibi

Et ceux de Macron ,dont l »effet a dû etre corrigé par le Quai d’Orsay

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 14h54

Macron n’a pas salué les agissements des EU, en aucune manière ; il a pris acte de la mise à l’écart du dirigeant autoritaire Maduro et appelé à une transition pacifique
Cela dit le point de vue du ministre Barrot était en effet plus clair quant à la nécessité de respecter le droint international (se dont se moque éperdument le gouvernement de Bibi et depuis longtemps)

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 14h58

La déclaration de Barrot marque la position officielle de la France et elle précède celle de Macron

D. dit: 4 janvier 2026 à 15h30

Je sais pas si vous êtes au courant que dans les années 70 la France avait pour peanuts ses compagnies pétrolières en concession au Vénézuela ? Renseignez-bous.

D. dit: 4 janvier 2026 à 15h35

Présence des compagnies françaises
Elf Aquitaine (et dans une moindre mesure la CFP, ancêtre de Total) était intéressée par :
l’exploration,
la coopération technique,
l’achat de brut vénézuélien.
Même après la nationalisation du pétrole en 1976 (création de PDVSA), la France a cherché à maintenir :
des accords commerciaux,
des contrats de services et de technologie.
2. Les grands contrats industriels français
Grâce à la manne pétrolière, le Venezuela des années 1970 lançait de grands programmes d’infrastructures, ce qui ouvrait un marché important aux entreprises françaises.
Secteurs clés
Énergie et électricité
Participation de groupes comme Alsthom (Alstom) à des projets de centrales et d’équipements électriques.
Sidérurgie et industrie lourde
Coopérations avec des groupes comme Creusot-Loire.
Transports et infrastructures
Matériel ferroviaire,
équipements urbains,
ingénierie.
Le Venezuela était alors perçu comme un client solvable, capable de financer de gros contrats publics.
3. Automobile, biens de consommation et services
Industrie automobile
Renault et Peugeot étaient présents :
montage local,
exportation de véhicules,
fourniture de pièces.
Le marché vénézuélien était attractif grâce à :
une classe moyenne en expansion,
un pouvoir d’achat élevé lié au pétrole.
Banques et assurances
Intérêt des banques françaises pour :
le financement de projets,
les crédits à l’export,
l’accompagnement des entreprises françaises implantées sur place.
4. Armement et coopération technique
Comme beaucoup de pays d’Amérique latine à l’époque, le Venezuela achetait :
des équipements militaires,
du matériel aéronautique.
La France voyait ces ventes comme :
un levier économique,
un outil d’influence diplomatique.
5. Enjeu diplomatique et stratégique
Au-delà de l’économie pure, le Venezuela représentait pour la France :
un partenaire politique non aligné,
un relais d’influence en Amérique latine,
un acteur clé du dialogue Nord–Sud sur l’énergie.
En résumé
Dans les années 1970, les intérêts économiques français au Venezuela reposaient principalement sur :
le pétrole et l’énergie,
les grands contrats industriels,
l’exportation de biens et de technologies françaises,
une relation stratégique avec un État pétrolier majeur.
Si tu veux, je peux aussi te répondre sous forme de fiche de révision, de plan de dissertation, ou comparer le Venezuela à un autre partenaire pétrolier de la France à la même époque.

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 15h35

Si la ligue mondialisée des droitards fascisants avait dans l’idée d’exfiltrer calimero de ce cul de basse fosse, il se trouverait gravement dépeuplé de ses (pe)trolls

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 15h40

En règle général, il me semble que l’on exfiltre ses agents et que l’on kidnappe ses opposants ; du moins dans les régimes dictatoriaux où règnent les associations de malfaiteurs mangeurs de yaourts et exportateurs de coco

Chaloux dit: 4 janvier 2026 à 15h42

« L’humour du Christ dans les Évangiles » de André de Peretti, éditions du Cerf.

Repensant à la cloportine en croisière, je me suis demandé si ce n’était pas le boldocloportinou qui lui avait payé le voyage, histoire de la décoller une semaine de chez lui. Cela m’a rappelé cette plaisanterie (que je cite de mémoire) d’Alphonse Allais: « Chaque année les bourgeois emmènent leurs enfants à la plage dans l’espoir d’y noyer les plus laids ». Ne pourrait-elle s’appliquer aux parents un peu trop crampons?

Hurk?

Chaloux dit: 4 janvier 2026 à 15h57

Disons au gars Cornichon que Jean de la Chapelle auquel j’ai fait allusion fut bien un compagnon de François d’Assise qui, curieusement, lui prédit qu’il en viendrait à se pendre. Un épisode traité en quelques lignes par la plupart des biographes, mais qui me semble avoir son importance. Rien d’inexact dans mon ou mes posts.

Quant au pauvre Cornichon, question « profondeur », un négligeable nid-de-poule, à contourner, voilà tout.

J J-J dit: 4 janvier 2026 à 16h25

Merci bien pour vos observations sur le rire du Sergent (euh… du christ) @ Renato M , jzmn B. (sic) & rosanette. Il reste quand même de la solidarité sur cette chaine, et c bin encourageant.
Bàv (nb /// je vais rechercher l’Eco, dit « Umberto des Savanes »).

J J-J dit: 4 janvier 2026 à 16h34

@ 14.55 – à peu près de la taille du non circoncis Donald le Pharaon, dit « le Roide du monde » (@11.59).

Patrice Charoulet dit: 4 janvier 2026 à 16h43

ERRATA / ERRATUM

errata est un nom latin pluriel (et par conséquent invariable) qui désigne une liste de fautes survenues dans l’impression d’un ouvrage.
Le singulier latin erratum est employé quand il n’ya qu’une seule faute à signaler.

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 16h53

@@ 14.55 – à peu près de la taille du non circoncis Donald le Pharaon, dit « le Roide du monde » (@11.59).

S’il est né aux EU, ce qui semble être le cas, Ubu est très probablement circoncis ; il faut toutefois relativiser aujourd’hui cette question qui n’intéresse plus que les branleurs éprouvés et ceux qui veulent prévenir leurs congénères de la branlette dès le plus jeune âge pour des motifs idéologiques (en perte de vitesse)

honneur de blog dit: 4 janvier 2026 à 17h03

Un article paru sur le web et qui donne à réfléchir.
Bonne année!
▪️Un baron de la drogue capturé❗️

En droit international, l’immunité des chefs d’État n’est ni absolue ni inconditionnelle.
Elle repose sur l’existence d’un pouvoir exercé conformément à un ordre constitutionnel et dans le respect minimal des obligations internationales. Lorsque ces conditions disparaissent, la protection juridique peut être levée ou neutralisée.
▪️Nicolás Maduro est issu de processus électoraux gravement contestés, caractérisés par l’exclusion d’opposants, l’absence d’observateurs indépendants crédibles, la manipulation des autorités électorales et l’usage de la coercition.
En droit international, un pouvoir né de la fraude massive et maintenu par la force peut être qualifié de gouvernement de fait, et non de gouvernement légitime, ce qui affaiblit son accès aux protections attachées à la souveraineté.
▪️Le droit pénal international est clair sur un point fondamental :
les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes transnationaux majeurs ne sont pas couverts par l’immunité fonctionnelle, y compris pour un chef d’État en exercice.
Les accusations visant le régime Maduro incluent :
▪exécutions extrajudiciaires,
▪détentions arbitraires et torture,
▪répression systématique de civils,
▪participation ou complicité structurelle dans le narcotrafic.
Maduro et les narcos « Los Soles » sont des narcos dont le marché cible essentiellement le continent Nord-Américain comme hier El Chapo.
Ces faits relèvent du champ de compétence de la Cour pénale internationale (CPI) et du principe de juridiction universelle, reconnu par de nombreux États.
La jurisprudence internationale (notamment les précédents liés à Pinochet, Milosevic ou Noriega) établit que :l’immunité personnelle ne protège pas contre les poursuites pour crimes internationaux graves, elle ne fait pas obstacle à une arrestation ou un transfert lorsque les juridictions nationales sont inexistantes ou instrumentalisées.
Dans le cas vénézuélien, l’absence manifeste d’indépendance judiciaire rend toute poursuite interne impossible, activant le principe de complémentarité au profit d’instances internationales.
Le droit international humanitaire et le droit constitutionnel comparé reconnaissent le devoir de désobéissance à des ordres manifestement illégaux.
Des membres de l’armée ou des institutions qui refuseraient d’obéir à des ordres de répression contre des civils ne commettraient pas une trahison, mais exerceraient une obligation juridique supérieure.

🇺🇲Certains militaires vénézueliens semblent être au cœur de l’opération des forces spéciales US.
La coopération avec une procédure judiciaire internationale peut dès lors être considérée comme un acte de restauration de l’État de droit, et non comme une collusion illégale.
▪️Dans ce cadre, toute mesure visant à soumettre Nicolás Maduro à une juridiction internationale ne serait pas qualifiable juridiquement comme un « enlèvement », mais comme :
une privation de liberté à finalité judiciaire,
fondée sur des accusations pénales graves, rendue nécessaire par l’impossibilité structurelle d’un procès équitable national.
▪️En droit international, ce n’est pas l’arrestation d’un dirigeant accusé de crimes majeurs qui viole l’ordre juridique, mais son maintien au pouvoir par la force, la terreur et la criminalité organisée.
En se plaçant durablement hors du cadre constitutionnel et en commettant des crimes relevant du jus cogens, Nicolás Maduro a perdu le bénéfice des protections attachées à sa fonction, ouvrant la voie à des mécanismes internationaux de poursuite et de mise en cause personnelle.
Notons que les membres de son gang sont également dans les tuyaux de la justice puisque les membres de son gouvernement intéressent la DEA. (Drug Enforcement Administration).
L’Iran vient de perdre, ainsi, une base importante après cette intervention.
🔺Voici une information des services de renseignements occidentaux:
le Hezbollah est soupçonné d’avoir développé des réseaux en Amérique latine, notamment au Venezuela, servant au financement, au trafic et au blanchiment.
Le soutien étatique de Maduro était avéré : des responsables vénézuéliens ont été accusés d’avoir facilité des documents, des déplacements et une protection logistique à des membres ou relais du Hezbollah.
Narco-terrorisme : le Venezuela est régulièrement cité comme plateforme de transit de drogue, certains circuits étant liés à des groupes terroristes, dont le Hezbollah (accusations américaines).
❗️Voici ce que signale Amnesty International ❗️
la fin de l’année 2024, plus de 7,89 millions de Vénézuéliennes et Vénézuéliens avaient quitté le pays. Les déversements de pétrole constatés à la raffinerie d’El Palito, dans l’État de Carabobo, ont eu de graves conséquences pour la faune marine.
Le niveau de pauvreté restait élevé et la population ne bénéficiait pas d’une alimentation, d’un accès à l’eau et de soins de santé suffisants.
▪️ Les violences contre les femmes perduraient et l’avortement constituait toujours une infraction pénale. Aucun progrès n’a été accompli sur la question des droits des personnes LGBTI. Dans l’Arc minier de l’Orénoque, les violences et l’exploitation minière illégale mettaient en péril les droits des populations autochtones.
▪️Des milliers d’opposant·e·s, de défenseur·e·s des droits humains et de journalistes, dont des centaines de mineur·e·s, ont été arrêtés arbitrairement. Des détenu·e·s, y compris mineurs, auraient été torturés.
▪️L’élection présidentielle de juillet a fait l’objet de nombreuses contestations. Les partis opposés au gouvernement de Nicolás Maduro se sont heurtés à de multiples obstacles qui ont entravé leur participation (impossibilité d’enregistrer des candidatures, détention arbitraire de militant·e·s, torture…).
➖️Les éléctions truquées de Maduro➖️
En dépit des pressions exercées sur les autorités électorales par la communauté internationale (l’UE, par exemple, ou encore certains pays de la région, comme le Brésil et la Colombie) pour qu’elles publient les résultats détaillés du scrutin, le gouvernement a refusé toute forme d’enquête et a continué de persécuter ses opposant·e·s.
➖️ Les milices meurtrières du « bolivarisme »➖️
Plusieurs organisations de défense des droits humains ont accusé la Garde nationale bolivarienne, la Police nationale bolivarienne, l’armée et divers groupes civils armés favorables au régime (les colectivos) d’être responsables de ces homicides.
PCC sur fb.

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 17h14

Merci honneur de blog pour ce plaidoyer en creux mais déterminé de la légitimité du président Macron

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 17h26

Comment l’électorat de Trump recevra-t-il les gesticulations martiales de leur héro sur le plan international ?

Olivier Litvine dit: 4 janvier 2026 à 17h36

Sur Simon Bolivar, on peut toujours lire « Le Général dans son labyrinthe », de Gabriel García Márquez. Ce roman court mais touffu comme la jungle équatoriale oscille en permanence entre le présent du récit, la dernière descente de la Magdalena du Libertador exilé, et le passé du protagoniste dans ses multiples lieux, Europe, Jamaique, Haiti, Equateur, Pérou, Nouvelle Grenade, ses nombreuses conquêtes féminines, ses batailles, la lente dégradation de son corps qui n’atteint pas sa parfaite lucidité. Dans l’édition Penguin,une brève chronologie permet de ne pas complètement se perdre. Un roman aux accents élégiaques dont les cercles narratifs enserrent le lecteur comme un anaconda…
Il y a du Don Quichotte chez Bolivar.
Sa statue équestre à Paris:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Statue_%C3%A9questre_de_Sim%C3%B3n_Bol%C3%ADvar_%28Paris%29#/media/Fichier:Statue_equestre_de_Bolivar_a_Paris.jpg

Merlin l'Enchanté dit: 4 janvier 2026 à 18h00

La citation d’Alphonse Allais est bien plus fine et subtile que celle qui lui est attribuée plus haut: « Les familles, l’été venu, se dirigent vers la mer en y emmenant leurs enfants, dans l’espoir, souvent déçu, de noyer les plus laids ».
L’approximation tendrait à prouver que cela ne fonctionnait effectivement pas à tous les coups.

MC dit: 4 janvier 2026 à 18h11

Sur les Franciscains, cet ordre qui, après la mort de St François , faillit être mis hors de l’ Église, consulter Frère Elie dans la traduction d’Anne Marie Baron. Elie s’étant imposé comme remplaçant de St François d’ Assise, ce qui ne lui a pas valu que des succès….Le livre renseigne en tous cas sur la perception de l’ordre par les Élites cléricales. Le fait qu’il soit italien n’est pas négligeable non plus.

Olivier Litvine dit: 4 janvier 2026 à 18h12

Bon sang, mais c’est bien sûr, Baroz!
J’ai habité il y a bien longtemps rue Nansouty mais curieusement je garde surtout le souvenir des statues de José de San Martin et, oeuf course, de Thomas Paine (in the neck).
Arrivé dans ce monde rue de Rungis, je suis en effet impardonnable…

MC dit: 4 janvier 2026 à 18h13

Il est possible que le Jean de la Chapelle dont on cause ait été une victime collatérale de ce règlement de comptes…

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 18h16

Léon emboite le pas à Macron

Au lendemain des frappes américaines et de l’enlèvement de Nicolas Maduro, le pape Léon XIV a appelé dimanche 4 janvier à écarter toute logique de violence ou d’ingérence et à placer le peuple vénézuélien au centre. Prudent, le pape n’a pas mentionné les États-Unis dans son allocution.

https://www.la-croix.com/religion/venezuela-leon-xiv-appelle-a-placer-le-bien-du-peuple-au-premier-plan-apres-la-capture-de-maduro-20260104

D. dit: 4 janvier 2026 à 18h54

Erratum est un nom neutre de la 2ᵉ déclinaison.
Cas
Singulier
Pluriel
Nominatif
erratum
errata
Vocatif
erratum
errata
Accusatif
erratum
errata
Génitif
errati
erratorum
Datif
errato
erratis
Ablatif
errato
erratis

Chantal dit: 4 janvier 2026 à 18h56

C’est amusant on en a un aussi de Simon Bolivar sur cheval cabré, je me souviens du jour où il est apparu sur l’avenue Franklin Roosevelt, je passais à vélo de Boitsfort à l’abbaye de la Cambre et soudain il était dressé au bout de l’avenue du Vénézuela sur son bloc de granit de la Baltique, c’était un peu insolite ce ton rouge pour un socle, mais fière allure … les rois des belges sont bien plus austères et patauds sur leur canasson.

https://monument.heritage.brussels/fr/buildings/16103

D. dit: 4 janvier 2026 à 18h57

Voilà c’est mieux comme ça :

ERRATUM est un nom neutre de la 2ᵉ déclinaison en latin.
Nominatif singulier : erratum
Vocatif singulier : erratum
Accusatif singulier : erratum
Génitif singulier : errati
Datif singulier : errato
Ablatif singulier : errato
Nominatif pluriel : errata
Vocatif pluriel : errata
Accusatif pluriel : errata
Génitif pluriel : erratorum
Datif pluriel : erratis
Ablatif pluriel : erratis

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 18h57

@@ 14.55 – à peu près de la taille du non circoncis Donald le Pharaon, dit « le Roide du monde » (@11.59).

Point de coupe-cigare chez les gens de bonne foi amateurs de puros ; on y va avec les dents

D. dit: 4 janvier 2026 à 19h02

Il faut être honnête philologiquement.
👉 Le nom substantivé erratum est rare dans le latin classique, et toutes les formes casuelles ne sont pas attestées dans les textes antiques conservés. Le mot est surtout théorisé par les grammairiens et réemployé massivement à la Renaissance, puis en latin éditorial moderne.
Je te présente donc ce qui est réellement attesté, avec références, et j’indique clairement quand une forme n’est pas attestée dans le corpus antique connu.
Attestations antiques de erratum
Nominatif / Accusatif singulier : erratum
📚 Quintilien, Institutio oratoria, I, 5, 14
Nam id quoque erratum est, quod…
« Car ceci aussi est une erreur, que… »
➡ Ici, erratum est un nom neutre substantivé, au nominatif singulier (et pourrait aussi être analysé comme accusatif selon la construction).
Nominatif / Accusatif pluriel : errata
📚 Aulu-Gelle, Nuits attiques, XIII, 30, 2
Veterum scriptorum errata collegimus.
« Nous avons rassemblé les erreurs des écrivains anciens. »
➡ errata est clairement nominatif ou accusatif pluriel neutre.
Génitif singulier : errati
❌ Non attesté directement comme substantif autonome dans les textes classiques conservés.
➡ Les auteurs préfèrent :
erroris (génitif d’error)
ou des périphrases (vitium, mendum, culpa)
Datif singulier : errato
❌ Non attesté dans le latin classique.
➡ Le datif avec erratum n’est pas documenté avant le latin tardif / médiéval.
Ablatif singulier : errato
📚 Latin tardif, Isidore de Séville, Etymologiae, I, 32
Ab errato ad veritatem reducitur.
« On est ramené de l’erreur à la vérité. »
⚠️ Ce n’est plus du latin classique, mais antique tardif (VIIᵉ siècle).
Génitif pluriel : erratorum
❌ Non attesté dans les textes antiques conservés.
Datif / Ablatif pluriel : erratis
❌ Non attesté dans le latin classique.
Conclusion claire
✔ Formes réellement attestées dans l’Antiquité :
erratum (nom./acc. sing.)
errata (nom./acc. plur.)
⚠️ Autres cas :
connus par déclinaison théorique
attestés tardivement ou pas du tout dans le corpus classique
👉 C’est précisément pour cela que le français n’a conservé que erratum / errata.

Alfred dit: 4 janvier 2026 à 19h24

Les mollahs, comme à leur habitude, tirent sur la foule des manifestants.
Déjà 25 morts.
Trump, au secours, faites quelque chose, éliminez le Mourchid et sa racaille.

closer dit: 4 janvier 2026 à 19h33

La question de savoir si Jésus riait n’a aucun sens. Est-ce-que l’on se demande si Bouddha, Mahomet, Zoroastre ou Abraham riait ? Non, alors pourquoi Jésus, sinon pour emmerder les chrétiens avec une question en apparence embarrassante.

J J-J dit: 4 janvier 2026 à 19h51

Il faut se la poser quand même, je pense, à moins d’imaginer que ces gens-là n’avaient rien d’humain.
Cela vous embarrasse, mon bon ?
(ce soir, vous avez les « tontons flingueurs » pour vous divertir – Bon courage !).

FL dit: 4 janvier 2026 à 19h51

J’ai réfléchi à la proposition de Nietzsche dans « Humain, trop humain ». Je vous la rappelle à l’origine de l’impôt il y aurait les rapines organisées par les brigands, notamment ceux qui arraisonnaient les bateaux descendant le Rhin. On peut étendre bien sûr la thèse à toutes les manifestations de l’Etat.

Je pense que Nietzsche se trompe. Pour moi il y a une évolution lente insensible depuis les formes primitives d’organisation politique des peuples premiers jusqu’aux formes plus élaborées des sociétés modernes. A aucun moment un état de fait assimilable à de la délinquance n’aura précédé les institutions de droit.

Donna Ricaud-Veyre dit: 4 janvier 2026 à 19h58

Le Latin est la plus belle des langues. Dommage que Monsieur Mastric (de Colmar) refuse de le reconnaître.

FL dit: 4 janvier 2026 à 20h02

D’après l’intelligence artificielle, Nietzsche n’a jamais parlé de brigands sur le Rhin. Je ne sais pas quoi en penser. J’ai pas inventé cette histoire.

FL dit: 4 janvier 2026 à 20h07

Je me souviens d’un article hallucinant dans lequel le journaliste décrivait des voyous de Marseille qui barraient les rues et n’autorisaient le passage des passants que si la tête de ceux-ci leur revenait. Le but était bien sûr d’assurer la protection du commerce de drogue dans certaines parties de la ville.

Jazzi dit: 4 janvier 2026 à 20h13

Malpasset : le geste méconnu de Brigitte Bardot

« Le 2 décembre 1959, à 21 h 13, le Var bascule dans l’horreur. Le barrage de Malpasset cède brutalement, libérant près de 50 millions de mètres cubes d’eau. Le bilan humain est effroyable : 423 morts. Face à cette catastrophe sans précédent, la France entière se mobilise, déclenchant ce que les historiens décrivent comme l’un des plus grands élans de solidarité de l’après-guerre.
Parmi les premiers à répondre à l’appel, une silhouette blonde que l’on n’attendait pas forcément sur ce terrain-là : Brigitte Bardot.Avec Robert Hossein, son compagnon de l’époque, elle réunit un million de francs pour les sinistrés, un montant exceptionnel pour l’époque. Un don qui figure parmi les plus importants effectués par des personnalités publiques après la catastrophe.
Fidèle à son instinct, Bardot ne s’arrête pas là. Pour amplifier l’élan, elle sacrifie un symbole: sa Simca Aronde Océane, cabriolet blanc devenu l’emblème de ses virées tropéziennes.
Mise aux enchères, la voiture fétiche de BB fait la Une et gonfle encore les caisses de la solidarité. »

Rosanette dit: 4 janvier 2026 à 20h14

@D
de quel ouvrage le latiniste expert que vous êtes tirez vous ce recensement apparemment exhaustif de l’apparition d' »erratum » « errata » dans les textes latins classiques ?une édition récente du Gaffiot ?
d’ailleurs ne peut-on considérer ce mot comme un barbarisme, des lors qu’il est un participe passé latin ,donc valeur passive, d’un verbe intransitif »errare » qui en conséquence n’a pas de passif.
éclairez moi sur ce problème qui m’embarrasse oublieuse que je suis de mon latin

closer dit: 4 janvier 2026 à 20h28

Merci à D et à Honneur de Blog de rappeler les faits sur le Venezuela.
Un des pays les plus riches d’Amérique latine jusqu’à ce que la vérole socialiste s’abatte sur lui.
Espérons qu’il réintègre le système libéral mondial avec un pétrole bien exploité par les majors. La société d’Etat qui avait remplacé les sociétés étrangères était évidemment incapable d’exploiter efficacement un pétrole lourd difficile à raffiner (Chevron seule opère encore cependant au Venezuela). Malheureusement, on peut penser que la place de Total sera faible, voire nulle, au profit des majors US…

closer dit: 4 janvier 2026 à 20h32

« Un cabriolet blanc Simca Aronde Océane »
avec BB au volant…

Arrête JB, c’est trop!

rose dit: 4 janvier 2026 à 20h38

D. dit: 4 janvier 2026 à 18h55
Putain, mon tableau en vrac ?!

Eh oui.
Quand on n’est pas Vélazquez.

Répondez gentiment à Rosanette qui saura vous comprendre.
J’ai bien trouvé erratique, mais cela ne nous mènera pas loin.

Jean Langoncet dit: 4 janvier 2026 à 21h06

À défaut de prolongements bolivariens dans les chaumières d’ici-bas

Capté en passant

« Le dispositif des Certificats d’économies d’énergie (CEE) est un dispositif de politique publique visant à accompagner l’ambition nationale de décarbonation. Il a démontré une capacité opérationnelle unique. Plus de 2 millions de ménages ont bénéficié de travaux amenant des économies d’énergie (isolation, chauffage, rénovation globale), souvent financés à 100 %.

Autant d’opérations de rénovation permettant de soutenir le pouvoir d’achat et d’assurer la durabilité des habitats.

Je rappelle que malgré ses imperfections le dispositif reste le plus efficace dont nous disposons car il est non soumis au vote du budget et sans appel à de l’argent public. Le dispositif est mature, l’ensemble de la filière l’utilise depuis 20 ans. »

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/40-milliards-deuros-mobilisables-pour-2026-2030-ne-tuons-pas-les-certificats-deconomie-denergie-sous-pretexte-de-fraude-2207522

Alfred dit: 4 janvier 2026 à 23h01

La comédie du bolivarisme 😂😂😂
Une comédie de boulevard plutôt, avec Nicolas Maduro dans le rôle du cocu😜😝😜
et Trump dans celui de l’amant de la belle pétroleuse Venezuela👰

Olivier Litvine dit: 5 janvier 2026 à 0h28

-Pour la doctrine Monroe (et son corollaire Trump), j’avais parlé un peu tôt, sorry.
Excellente mise au point de Florian Louis dans LM
https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/01/04/enlevement-de-nicolas-maduro-les-etats-unis-se-veulent-les-maitres-absolus-de-leur-hemisphere_6660518_3232.html

-Un des héritiers les plus patents du Quichotte, augmenté de l’influence de Sterne, est le « Jacques le Fataliste » de Diderot. Là aussi, l’auteur perche son héros sur un cheval, lui donne un compagnon pour causer et lui fait parcourir un pays. Chez Diderot, on ne trouve pas les jarres d’huile du sud dont parle Gracq, mais les pots de faïence ou les assiettes à décor de Chardin du nord de l’Europe. Comme Sancho, Jacques est un valet, un homme du peuple, mais ironiquement, lui est pourvu d’un (pré)nom, tandis que son Maitre est réduit à sa fonction. Ce grand texte drôle et gentiment subversif annonce l’arrivée sur la scène de l’histoire de l’acteur principal de la Révolution à venir, le peuple français.
Plus près de nous, je dirais que l’auteur qui prolonge le fidèlement l’esprit de Cervantès, Sterne et Diderot, c’est Italo Calvino, écrivain proprement génial, inventif au plus haut degré, doublé d’un homme de grande qualité. Après avoir écouté avec admiration ses entretiens à la radio (cette maitrise du français!) et me suis promis de lire l’intégralité de son œuvre romanesque, y compris la correspondance.Bouffée d’oxygène.

-Regardant le pitoyable spectacle donné par DJT et sa clique de malfrats, Maduro et sa mafia, un mot d’Hugo me vient à l’esprit, « La nuit moins noire que l’homme ».

rose dit: 5 janvier 2026 à 4h49

In Le Monde.fr
Le droit est l’autre victime collatérale de l’opération américaine. Il ne s’agit pas seulement des lambeaux du droit international qui devait préserver le monde contre une loi de la jungle imposée par de grands carnassiers. Donald Trump piétine tout autant la Constitution des Etats-Unis, qui dispose que seul le Congrès peut déclarer la guerre.
Faire main basse sur le pétrole du Vénézuela, c’est honteux.
Fini les grands carnassiers.
Je ne vois qu’une solution difficile à appliquer tant les dictatures ont régné dans divers de ces pays Argentina, Chile, Colombia, Venezuela etc. : faire bloc, toute l’America del Sur contre leurs voisins du nord.
Ce n’est pas la loi du plus fort qui règne.
Oui, total et absolu aux ressources minières etc. qui profitent directement aux pays sur lesquels sont ces ressources.
Non, total et absolu à l’impérialisme américain.

rose dit: 5 janvier 2026 à 4h56

Diderot, avec D’Alembert, est quand même celui qui a mené à bien la grande entreprise de l’Encyclopediæ Universalis. Vaste tâche collective, pour un bien commun.

rose dit: 5 janvier 2026 à 5h02

Je me questionne, non pas sur le rire du christ, un sourire énigmatique style Mona Lisa pourrait sembler suffire ? mais sur cette contradiction entre ce qui se lit, entre, d’un côté la haine des catholiques envers les juifs, et de l’autre côté ceux-ci qui ont nommé jesus le roi des juifs ; j’ai lu cela dans la coopération de sa naissance récente. Le roi des juifs.
Et d’ailleurs, aujourd’hui se passe un évènement très particulier et cher à mes yeux éblouis : la caravane des rois mages arrive à Bethléem. Composée de trois fois de l’Orient qui ont été prévenu par des étoiles, Gaspard, Melchior et Balthazar, les bras chargés de cadeaux, l’or, l’encens et la myrrhe. Pour ce petit Jésus, à peine né, déjà honoré.

rose dit: 5 janvier 2026 à 5h05

. Composée de trois rois de l’Orient.
Rois et pas qu’un peu.
À ses pieds, s’agenouillant.
Le plus beau moment de cet épisode pour moi, cette caravane venue de l’Orient, mes frères.

JC..... dit: 5 janvier 2026 à 5h34

REVE ET REALITES

Le concept de Droit International est, de tout temps, soigneusement tordu au gré des élites bavardes et mensongères.

Au gré des millénaires chez les mammifères supérieurs, nos frères, il est impossible de passer du rêve à la réalité !

Question de cultures diverses. Aucune universalité ne régnera jamais, seule à être respectée par tous !

Aujourd’hui comme hier, le pouvoir appartient aux puissants et le restera !

Jean Langoncet dit: 5 janvier 2026 à 5h48

Puissants ? Cet épisode de tentative de mise au pillage des ressources du Venezuela marque le début de la fin de Ubu et de ses rares soutiens (qui d’autre que Bibi et son gouvernement ?)

rose dit: 5 janvier 2026 à 8h38

Eh non.
Le pouvoir se partage.
Et, de manière plus vaste, non à l’impérialisme en général.
Le chemin est étroit et à pic, mais il existe, et non à une population qui écrase les autres.
Non, plus particulièrement, à un individu qui écrase un autre.

Olivier Litvine dit: 5 janvier 2026 à 9h14

la grande entreprise de l’Encyclopediæ Universalis. Vaste tâche collective, pour un bien commun.

Un été du siècle dernier, le marquis Marc-René de Voyer d’Argenson me montra l’exemplaire original de l’Encyclopédie, offert avec une dédicace à sa famille par Diderot et d’Alembert. J’étais en prépa à l’époque et me souviens avoir ressenti une émotion unique devant la présence réelle de ce livre magnifique qui façonna l’histoire de France et du monde.
Il se trouve maintenant à bibliothèque universitaire de Poitiers, avec la plupart des ouvrages de la bibliothèque du Château des Ormes, qui est à quelques kilomètres de Descartes, lieu de naissance du grand René, de Laurent Mauvignier et de mon ami Patrick.
Depuis, le « pauvre » Marc-Réné, qui n’aimait rien tant que s’étourdir au bar de L’Auberge du Cheval blanc a quitté ce monde et le château a été vendu. L’Encyclopédie, elle, poursuit sa traversée des siècles – Littera Scriptura Manet…

closer dit: 5 janvier 2026 à 9h21

Ce qui m’inquiète, c’est que Trump soit capable de préférer s’entendre avec la racaille maduresque en la laissant au pouvoir en échange de concessions pétrolières et minières.
C’est parfaitement possible. La vice présidente qui assure « l’intérim » a déjà annoncé qu’elle était prête à négocier avec les USA.
L’inconnue est la position de l’armée…

Olivier Litvine dit: 5 janvier 2026 à 9h41

Il est évident que le Trumpf ne laissera jamais Corinna Machado gouverner, car ELLE a reçu le prix Nobel de la paix,et non une récompense en chocolat comme ler prix de l’infantile FIFA,le foot étant par ailleurs un sport surtout féminin aux USA.
Sexiste, revanchard, mal abouti, néanderthalien dans ses pulsions, Dementia Don s’est mis dans un sacré pétrin. Tout le monde sait que le Fentanyl, principal responsable de la surmortalité par overdose aux US of A ne provient pas de la petite Venise. Et la cocaine que produit celle-ci prend principalement la direction de l’Europe.
Last but not least, il faudra au moins 20 ans aux compagnies US pour faire tourner les puits de pétrole de façon à amortir leurs investissements industriels et technologiques mais aussi et surtout, sécuritaires. Pas sûr qu’elles soient prêtes à se ruiner pour les yeux de saurien de celui qui dégagera au plus tard dans 3 ans.
Il ne fait aucun doute qu’une annexion du Groënland (nécessaire à la sécurité des US, dit-il) ouvrirait la porte à un conflit ouvert entre UE et USA. Le crétin des Appalaches joue avec le feu. Feu!

D. dit: 5 janvier 2026 à 10h04

J’ai vu les images de Maduro et de sa femme. Ils étaient entre les mains de la DEA, Drug Enforcement Administration. Où est le problème ?
Je n’en vois pas de mon côté. Les USA ont le droit de se protéger.

J J-J dit: 5 janvier 2026 à 10h21

dieu merci, on a chaque matin la pensée du café du commerce du coin pour nous situer la vérité dans un monde sans état d’âme, de celui qui continue tranquille à pêcher à la ligne.

Alfred dit: 5 janvier 2026 à 10h29

Merci monsieur Trump pour tous ces moments de joie que vous nous offrez.
Comme il est agréable de vivre dans un monde où les islamo-gauchistes se font massacrer et humilier comme des rats.

Alfred dit: 5 janvier 2026 à 10h31

Ne l’oublions pas, Maduro fut un allié des mollahs.
Islamo-gauchisme, quand tu nous tiens.

Chaloux dit: 5 janvier 2026 à 10h40

À priori, le suicide de Jean de la Chapelle n’a rien à voir avec frère Élie. Le Salvator est dans ma pile de livres à lire.

D. dit: 5 janvier 2026 à 11h17

C’est ça, Jazzi. Et quand tu entreras dans l’au-delà de la vie terrestre, tu Lui expliqueras ?
Attention à ton âme, Jazzi.

Chaloux dit: 5 janvier 2026 à 12h13

« Conflit ouvert UE USA ». Mais quel Picrocole ridicule, le gland des greniers! L’Europe tiendrait combien de jours, d’heures contre les USA? Les allemands achètent des avions US qui ne peuvent pas décoller sans le feu vert des américains…
Arrête de rêver, vieil imbécile…

Hurkhurkhurk !

Olivier Litvine dit: 5 janvier 2026 à 12h45

Colonisation,impérialisme,prédation, exploitation, une autre doctrine Monroe, à usage interne. Le 5e Potus, grand précurseur, avec le 25e (T.Roosevelt) et son ‘corollaire Roosevelt corrollary’, du 45e et 47e avec son ‘corollaire Trump’.

« …Les Amérindiens furent contraints de «céder» leurs terres aux colons ou de se les voir confisquer par la force, car, comme le déclara le président James Monroe en 1817 : « Le mode de vie des chasseurs ou des sauvages requiert un territoire plus vaste que celui qui est compatible avec le progrès et les revendications légitimes de la vie civilisée à laquelle ils doivent se soumettre ».
Cette « doctrine Monroe intérieure » eut un effet infiniment plus tangible dans les décennies suivantes que son célèbre homologue dans le domaine de la politique étrangère, car elle cautionnait le pillage et le déplacement (« loot and move on ») pratiqués par les pionniers, les planteurs de tabac et de coton, les mineurs et les éleveurs de bétail, sanctifiant leurs déprédations au nom du Progrès et de la Civilisation…. »
– Key Words in American Life, Understanding the United States, M.Rezé, R. Bowen, Armand Colin, 1998, p.213

Olivier Litvine dit: 5 janvier 2026 à 12h49

Contortions assez pathétiques d’un Président gêné forcé de s’aligner sur la position équilibrée de son ministre des Affaires étranges.

Venezuela : Emmanuel Macron critique finalement la « méthode employée » pour renverser Nicolas Maduro, « ni soutenue ni approuvée » par la France
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/05/venezuela-emmanuel-macron-critique-finalement-la-methode-employee-pour-renverser-nicolas-maduro-ni-soutenue-ni-approuvee-par-la-france_6660617_3210.html

Chantal dit: 5 janvier 2026 à 13h26

ce n’est pas de moi, mais quelques chiffres et coïncidences étonnantes :

Une analyse de Étienne Chouard .

Le Venezuela possède 303 milliards de barils de réserves de pétrole prouvées.
Le plus grand du monde.
Plus que l’Arabie saoudite.
20 % du pétrole mondial.
Le Venezuela vendait activement ce pétrole en yuans chinois, et non en dollars.
En 2018, le Venezuela a annoncé son intention de « se libérer du dollar ».
Ils ont commencé à accepter les yuans, les euros, les roubles, tout sauf les dollars pour le pétrole.
Ils demandaient à rejoindre les BRICS.
Ils mettaient en place des canaux de paiement direct avec la Chine, contournant totalement le système SWIFT.
Et ils disposaient de suffisamment de pétrole pour financer la dédollarisation pendant des décennies.
Pourquoi est-ce important ?
Car tout le système financier américain repose sur une seule chose :
Le pétrodollar.
En 1974, Henry Kissinger a conclu un accord avec l’Arabie saoudite :
Tout le pétrole vendu dans le monde doit être tarifé en dollars américains.
En échange, l’Amérique assure sa protection militaire.
Cet accord unique a créé une demande artificielle de dollars à l’échelle mondiale.
Tous les pays du monde ont besoin de dollars pour acheter du pétrole.
Cela permet aux États-Unis d’imprimer de l’argent à volonté tandis que d’autres pays travaillent pour cela.
Il finance l’armée. L’État-providence. Les dépenses déficitaires.
Le pétrodollar est plus important pour l’hégémonie américaine que les porte-avions.
Et il existe un schéma récurrent quant à ce qui arrive aux dirigeants qui le contestent :
2000 : Saddam Hussein annonce que l’Irak vendra son pétrole en euros et non plus en dollars.
2003 : Invasion. Changement de régime. Le pétrole irakien est immédiatement reconverti en dollars. Saddam Hussein est lynché.
Les armes de destruction massive n’ont jamais été trouvées car elles n’ont jamais existé.
2009 : Kadhafi propose une monnaie africaine adossée à l’or, appelée « dinar or », pour le commerce du pétrole.
Les courriels divulgués d’Hillary Clinton elle-même confirment que c’était la raison PRINCIPALE de l’intervention.
Extrait d’un courriel : « Cet or était destiné à établir une monnaie panafricaine basée sur le dinar d’or libyen. »
2011 : L’OTAN bombarde la Libye. Kadhafi est sodomisé et assassiné. La Libye abrite désormais des marchés d’esclaves à ciel ouvert.
« Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ! » a lancé Clinton en riant devant la caméra.
Le dinar d’or mourut avec lui.
Et maintenant Maduro.
Avec CINQ FOIS plus de pétrole que Saddam et Kadhafi réunis.
Vente active en yuans.
Créer des systèmes de paiement hors du contrôle du dollar.
Demande d’adhésion aux BRICS.
En partenariat avec la Chine, la Russie et l’Iran.
Les trois pays à la pointe de la dédollarisation mondiale.
Ce n’est pas une coïncidence.
Contester le pétrodollar. Changer de régime.
À chaque. Fois.
Stephen Miller (conseiller à la sécurité intérieure des États-Unis) l’a littéralement dit à voix haute il y a deux semaines :
« L’industrie pétrolière vénézuélienne a été créée grâce à la sueur, à l’ingéniosité et au labeur des Américains. Son expropriation tyrannique constitue le plus grand vol de richesses et de biens américains jamais enregistré. »
Il ne le cache pas.
Ils prétendent que le pétrole vénézuélien appartient à l’Amérique parce que des entreprises américaines l’ont exploité il y a 100 ans.
Selon cette logique, toute ressource nationalisée dans l’histoire a été un « vol ».
Mais voici le problème PLUS PROFOND :
Le pétrodollar est déjà en train de mourir.
La Russie vend son pétrole en roubles et en yuans depuis l’Ukraine.
L’Arabie saoudite discute ouvertement des règlements en yuans.
L’Iran commerce avec des devises autres que le dollar depuis des années.
La Chine a créé CIPS, sa propre alternative à SWIFT, qui compte 4 800 banques dans 185 pays.
Les BRICS développent activement des systèmes de paiement qui contournent totalement le dollar.
Le projet mBridge permet aux banques centrales de régler instantanément les transactions en monnaies locales.
L’adhésion du Venezuela aux BRICS, avec ses 303 milliards de barils de pétrole, accélérerait ce processus de manière exponentielle.
Voilà le véritable enjeu de cette invasion.
On ne lutte pas contre le trafic de drogue. Le Venezuela représente moins de 1 % de la cocaïne consommée aux États-Unis.
Ce n’est pas du terrorisme. Il n’y a absolument aucune preuve que Maduro dirige une « organisation terroriste ».
Ce n’est pas la démocratie. Les États-Unis soutiennent l’Arabie saoudite, qui n’organise aucune élection.
Il s’agit de maintenir un accord vieux de 50 ans qui permet à l’Amérique d’imprimer de l’argent pendant que le monde travaille pour elle.
Et les conséquences sont terrifiantes :
La Russie, la Chine et l’Iran dénoncent déjà cela comme une « agression armée ».
La Chine est le plus gros client pétrolier du Venezuela. Ils perdent des milliards.
Les pays BRICS assistent à l’invasion d’un pays qui commerce en dehors du dollar.
Tous les pays qui envisagent la dédollarisation viennent de recevoir le message :
Défiez le dollar et nous vous bombarderons.
Mais voici le problème…
Ce message pourrait accélérer la dédollarisation, et non l’arrêter.
Car désormais, tous les pays du Sud savent ce qui arrive lorsqu’on menace l’hégémonie du dollar.
Et ils se rendent compte que la seule protection est d’aller PLUS VITE.
Le timing est dingue lui aussi :
3 janvier 2026. Le Venezuela est envahi. Maduro est capturé.
3 janvier 1990. Invasion du Panama. Capture de Noriega.
36 ans d’écart. Presque jour pour jour.
Même scénario. Même excuse de « trafic de drogue ».
La même raison, en réalité : le contrôle des ressources stratégiques et des routes commerciales.
L’histoire ne se répète pas. Mais elle rime.
Que se passe-t-il ensuite ?
La conférence de presse de Trump à Mar-a-Lago donne le ton.
Les compagnies pétrolières américaines sont déjà sur les rangs. Politico a rapporté qu’elles avaient été approchées au sujet d’un « retour au Venezuela ».
L’opposition sera mise en place. Le pétrole sera de nouveau coté en dollars.
Le Venezuela devient un autre Irak. Une autre Libye.
Mais voici ce que personne ne demande :
Que se passe-t-il lorsqu’on ne peut plus dominer le dollar par les bombardements ?
Quand la Chine aura-t-elle suffisamment de levier économique pour riposter ?
Quand les BRICS contrôlent 40 % du PIB mondial et disent « plus de dollars » ?
Quand le monde réalisera-t-il que le pétrodollar se maintient grâce à la violence ?
L’Amérique vient de dévoiler son jeu.
La question est de savoir si le reste du monde se laisse faire ou s’il bluffe.
Car cette invasion est un aveu que le dollar ne peut plus rivaliser par ses propres mérites.
Quand il faut bombarder des pays pour qu’ils continuent à utiliser sa monnaie, c’est que cette monnaie est déjà en train de mourir.
Le Venezuela n’est pas le début.
Une analyse de Étienne Chouard .

FL dit: 5 janvier 2026 à 14h07

« Un été du siècle dernier, le marquis Marc-René de Voyer d’Argenson me montra l’exemplaire original de l’Encyclopédie, offert avec une dédicace à sa famille par Diderot et d’Alembert. »

J’étais dans une école où il y en avait un exemplaire dans la salle de lecture. La porte du meuble était fermée mais enfin elle était là, parfaitement visible. Et une des premières éditions, celles de la souscription.

FL dit: 5 janvier 2026 à 14h14

La provenance de la citation de Nietzsche est toujours un mystère. Peut-être dans les Nachlass.

FL dit: 5 janvier 2026 à 14h21

J’en suis à envisager de relire « Humain, trop humain », « Opinions et Sentences mêlées » et Le Voyageur et Son Ombre ».

J J-J dit: 5 janvier 2026 à 15h17

Ils n’ont plus qu’un espoir auquel se raccrocher : que leur président prophète réélu soit balayé à la fin de son 2e mandat quadriennal. Mais qui peut leur garantir qu’il voudra bien lever l’ancre, au cas où ç’aura été le cas ? T’as déjà vu un dictateur « démocrate », poursuivant le bon plaisir d’avoir sa paix, s’empêcher de piétiner tous les contre pouvoirs institutionnels internes susceptibles de contrecarrer la volonté de puissance impériale de son « hémisphère » ouest ?
Ils doivent se préparer à changer totalement de logiciel d’intelligibilité du monde, et ne pas succomber aux prédictions des effarés géopolitiques ou des cyniques iréniques de tout poil qui ricanent, enfin vengés à peu de frais de n’avoir point été entendus à temps, en raison de leur absence du capital culturel critique adéquat sur les affaires du monde.
« Après nous et avec lui, le chaos, il ne peut rien en sortir de pire »… pensent-ils sans doute, comme d’aucuns icite (à la manière des chantres de jadis : « plutôt Hitler que Blum »).
Halte aux idéalistes du lamentable « droit international » impuissant. Place aux trois réalistes autoritaires à la tête des trois impérialismes de la planète… Soumettons-nous à l’un des camps qui nous convient le mieux, nous autres, les Européens et Africains. Et accommodons nous du monde comme il va. SURTOUT, ne tirons aucune leçon historique du passé… Il n’existe pas et n’a jamais existé.
*** Nitch a toujours raison, Flanelle : « qui atteint son idéal, par là même le dépasse ».

D. dit: 5 janvier 2026 à 15h19

Endiveuque Maduro ne mangera pas ce soir. Bien fait pour sa gueule. Il n’avait qu’à y penser avant, ce trafiquant notoire.

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