de Pierre Assouline

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La République des livres
Les vérités de Salman Rushdie

Les vérités de Salman Rushdie

On sait que Salman Rushdie a le goût du risque mais l’on ignore toutes les formes que celui-ci peut prendre. Il en est une, insoupçonnable de l’extérieur, dont certains écrivains ont déjà fait les frais. Il les connait mais cela ne l’a pas découragé pour autant. Il s’agit de la publication d’un recueil de textes divers et variés comme tout auteur de renom en a dans le tiroir. L’exercice tourne souvent à l’impitoyable épreuve en ce qu’il renvoie à l’auteur une image pas toujours flatteuse de lui-même. Des années après, certains textes défient la relecture, qu’ils lui et nous paraissent datés, fautifs, incomplets. « C’est sans danger » dirait le dentiste nazi en appuyant sa roulette sur le nerf dans la bouche du héros de Marathon man, mais ne le croyez pas. Encore que, avec Langages de vérité (Languages of Truth, traduit de l’anglais par Gérard Meudal, 388 pages, 25 euros, Actes sud), Salman Rushdie s’en tire plus que bien. Il est vrai que depuis des années, il est permis de le préférer dans sa veine autobiographique (Joseph Anton) que dans une veine romanesque où aucun de ses opus, hormis peut-être Le Dernier soupir du Maure et certainement Quichotte, n’a égalé la fresque des Enfants de minuit et le génie comique des Versets sataniques. Il n’en mérite pas moins le Nobel de littérature. Non le martyre d’une cause en lui à son corps défendant, mais l’écrivain.

Ces micro-essais, dont la parution s’échelonne entre 2003 et 2020, est fait de conférences, d’articles, de préfaces (dont on ne nous précise pas toujours la date de parution, ce qui est regrettable). Il y est question de ses rencontres, de choses vues, d’anecdotes, de films, d’émissions, d’évènements politiques, de l’air du temps. Mais naturellement, on s’en doute, un thème traverse l’ensemble, il en est même le fil rouge : la littérature, son unique passion, le prisme absolu de sa vision et de sensation du monde. Des classiques, des classiques modernes, des contemporains vite oubliés. Des livres et des écrivains, indissociables dans son monde intérieur, précision toujours indispensable tant il y en a encore qui n’en ont que pour le texte, le texte seul comme s’il s’était écrit tout seul. Deux piliers à son jugement : Cervantès et Shakespeare. Il est de pires béquilles.

Le grand mérite du livre est de nous faire entrer dans son laboratoire d’alchimiste du verbe, son atelier d’artisan de la langue. Au-delà des influences revendiquées, on y perçoit d’autres plus secrètes, souvent enfouies malgré son goût de l’exercice d’admiration. Rushdie, qui est avant tout un conteur avec ce que cela suppose de dette au merveilleux, aux mythes, au fantastique, au surréel, à la fantaisie, en revient toujours au Mahabharata et au Ramayana dont l’actualité ne s’est jamais démentie au cours des siècles. Tout américain qu’il soit devenu, et tout imprégné de langue anglaise qu’il soit car c’est tout de même sa langue d’écrivain, il n’en demeure pas moins l’enfant d’une ville natale, Bombay, où il a vécu jusqu’à 13 ans mais dont l’imaginaire le nourrit encore, qu’il se refuse à appeler Mumbai comme voudraient l’imposer les nationalistes du Shiv Sena, de même qu’il récuse tout emploi du terme « islamophobie » et la fabrication qu’il recouvre.

Là où Rushdie voir souvent le plus juste, c’est encore dans ses observations de bon sens à portée universelle. Ainsi lorsqu’il déplore la perte de puissance des grands mythes en Occident. Qui peut encore se référer à la Tunique de Nessus, ou à la mort d’Orphée dont la tête continuait de chanter après sa décapitation, en étant certain d’être compris ? Dans le même esprit me reviennent les regrets d’un lettré d’un autre temps que les livres de Jean Giraudoux ne soient plus lus par personne ou presque au motif que son français était si précis et si raffiné qu’il relevait d’une langue qui n’est plus guère pratiquée de nos jours. Que l’autofiction lui apparaisse n’être qu’une mode passagère, on n’en disconviendra pas, surtout dans sa forme la plus primaire, banale qui est hélas la plus courante (bien loin des Essais de Montaigne et des Confessions de Rousseau). Mais il va plus loin et se demande si le phénomène, qui se traduit par un succès croissant de la non-fiction aux dépens de la fiction, ne va pas entrainer une déperdition de la dimension fictionnelle au sein même du roman. Autant dire une disparition progressive de l’imagination au profit du vécu. Il en veut pour preuve la fortune des livres d’Elena Ferrante et surtout de ceux de l’ineffable norvégien Karl Ove Knausgaard dont le regard est aussi vide que l’œuvre. Rushdie se rangerait plutôt aux côtés d’un Garcia Marquez lorsque celui-ci se réjouissait de ce qu’au Mexique le surréalisme coule à flot dans les rues et de ce que le réalité latinoaméricaine soit naturellement rabelaisienne. Tenant d’un réalisme magique qui n’a rien à envier à celui du boom latino-américain tant l’Inde est une terre fertile en la matière, il peut bien regretter que nous ne vivions plus dans une époque magique, rien n’y fait : ni ses exils successifs motivés par la nécessité de se protéger des tueurs à la solde de l’ayatollah, ni ses déracinements gouvernés par la curiosité.

Et puis il y a de belles pages sur la solidarité entre artistes et pas seulement entre écrivains comme Salman Rushdie vient encore de l’illustrer ces jours-ci en se rendant au chevet de son ami Hanif Kureishi soudainement paralysé de tous les membres à la suite d’une mauvaise chute. Il raconte les tribulations du dramaturge Harold Pinter auprès des-gens-importants pour lui apporter leur soutien lorsque sa tête commença à être mise à prix. Sans être pour autant un écrivain pour écrivains à la Faulkner, il est de ceux qui passent beaucoup de temps à aller à la rencontre d’autres romanciers, à les écouter dans des colloques, à discuter avec eux en marge des réunions, pour ne rien dire des innombrables conversations privées qui lui ont permis de nouer des amitiés. Invité partout, il est du genre à aller partout, comme s’il n’en finissait pas de se rattraper du confinement auquel les spadassins de l’ayatollah l’avaient condamné.

Dieu n’est que « le nom d’une idéologie antique ». Voir Les Versets sataniques dont il rappelle au passage que, contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’un roman sur la religion mais sur l’immigration et sur l’émigration, fil d’Ariane de l’ensemble de son œuvre en ce qu’il conduit à une remise en question radicale du Moi. Rien ne doit échapper à l’esprit critique de l’écrivain, rien ne doit se soustraire à la liberté de penser du romancier, nul n’est intouchable. Pas plus l’Islam que les autres. Sur ce point, non seulement il n’a pas varié, et le récent attentat qui l’a handicapé n’y changera rien, mais la situation a empiré :

« Nous vivons une époque de censure dans laquelle bien des gens, particulièrement des jeunes, en sont venus à estimer qu’il faut limiter la liberté d’expression. L’idée selon laquelle heurter les sentiments d’autrui, offenser leur sensibilité, c’est aller trop loin est aujourd’hui largement répandue, et lorsque j’entends de braves gens tenir de tels propos, je me dis que la vision religieuse du monde est en train de renaitre dans le monde laïque, que le vieux dispositif religieux de blasphème, d’inquisition, d’anathémisation, et tout le reste, pourrait bien être en train de faire son retour. »

Dans ce recueil fourre-tout pour le plus grand plaisir du lecteur, l’auteur ouvre des pistes intéressantes sur le tragique abandon par l’Inde de l’héritage de quelques uns de ses pères fondateurs (Tagore), sur l’acte de traduire transcendé comme volonté de « transporter de l’autre côté ». Ses réflexions de cinéphile sur l’adaptation des livres à l’écran (une trahison nécessaire) sont l’occasion de jouissifs règlement de comptes avec ce qu’il tient pour des œuvres ridicules (La Route des Indes de David Lean avec un Alec Guiness à hurler de rire grimé en vieux sage hindou basané) ; des œuvres mensongères tel le pourtant remarquable (de mon point de vue) Les Vestiges du jour au motif que James Ivory aurait édulcoré le nazisme forcené du châtelain imaginé dans son livre par Kazuo Ichiguro en le présentant dans le scénario comme un vieux fou irresponsable ; des impostures tel le film Slumdog Millionaire de Danny Boyle, bourré d’invraisemblances et relevant d’un « tourisme de bidonvilles » comme il eut autrefois « un tourisme d’empire » avec force maharadjahs ; ainsi un esprit colonial peut-il glisser dans une attitude postcoloniale. Mais quand c’est réussi, il est le premier à saluer la prouesse. A ses yeux, Cormac McCarthy a été gâté par le traitement cinématographique de No Country for Old Men de même que Günter Grass pour Le Tambour en raison de la fidélité absolue de l’adaptateur. Rushdie ignore la langue de bois ; sa parole est libérée ce qui fait le prix de ses prises de position. Il faut oser dire, écrire, démontrer et envoyer à la figure d’innombrables lecteurs, que les films qu’en a tiré Peter Jackson sont bien supérieurs aux livres de Tolkien :

« Jackson filme mieux que Tolkien n’écrit. Le langage cinématographique de Jackson, radical, lyrique, tout à tour intimiste et épique, vaut beaucoup mieux que la prose de Tolkien qui balance entre le bavardage, l’espièglerie, l’emphase et un insupportable classicisme factice fait d’archaïsmes et ne parvient à une certaine humanité et à un anglais normal que dans les passages où il évoque les Hobbits, ce petit peuple qui nous représente dans la saga bien mieux que ses grands hommes pompeusement héroïques (ou ses escrocs pleurnichards).

Plusieurs de ses textes parmi les plus intéressants sont des interventions au Pen Club américain dont il fut le président pendant quelques années. Mais j’avoue une préférence pour sa préface à la réunion dans un livre d’entretiens de la fameuse Paris Review. Une mine que cette revue dont Christian Bourgois avait colligé les entretiens en édition française. On y retrouve son goût pour les écrivains- et pas seulement pour leurs livres car il n’a jamais cessé depuis son plus jeune âge d’être un lecteur compulsif ; il faut être aussi autosatisfait qu’un Naipaul pour répondre : « Quels auteurs je lis ? Mais je ne suis pas un lecteur, je suis un écrivain ». Peu de revues littéraires savent comme la Paris Review (voir ici sa propre interview dans ses colonnes) pousser les romanciers et les poètes à se livrer. Rushdie, qui a longtemps été convaincu que l’anglais était « l’or des langues » en raison de sa flexibilité et de sa liberté syntaxique, doit à ces entretiens d’apprendre que David Grossman dit exactement la même chose de l’hébreu et d’autres venus d’ailleurs en disent autant. Après tout, en conclue-t-il, « il y a peut-être plusieurs variétés d’or ». Rarement lu une réflexion empreinte d’une aussi grande sagesse sous la plume d’un écrivain vivant depuis si longtemps condamné à mort.

(Photos Linda Nylind, Stéphane Lavoué)

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commentaires

872 Réponses pour Les vérités de Salman Rushdie

Jazzi dit: à

« il y en a ! »

Plus difficile serait de dire qui n’y a pas droit, Clopine ?

et alii dit: à

oh la tout doux « les amis » rappelrez vous que
capharnaum vient de:
Capharnaüm ou Capernaüm (en hébreu כְּפַר נַחוּם Kəfar Nāḥūm ou Kfar Naḥūm,
vous me donnez le cafard!

rose dit: à

Emma dit, elle, que c’étaient des reportages de la famille Mahuzier et pas des documentaires.

Connaissance du Monde.

et alii dit: à

rappelez vous

Jacques dit: à

Demain il n’y aura plus de profs et d’instits, l’Éducation nationale disparaîtra et le vaste monde des fonctionnaires sera liquidé comme furent liquidés avant les deux mondes, paysan et ouvrier.
INTERNET effacera les vieux mondes et règnera sur l’humanité par les ÉCRANS.

Giovanni Sant'Angelo dit: à



…toute les vérité ne sont pas bonne à dire ou à imaginer les écrire,!…
/…BECAUSE LA CONSCIENCE DU  » TOUT  »
;;;
…LA Tactique, comment valser au trou, plus vite,!…IMAGINONS LE NUCL1AIRE?8;;;BIEN TREMP2E? ETC?8;;;;

Janssen J-J dit: à

@ « la vraie littérature humaniste universelle ! »
Plus difficile serait de dire qui n’y a pas droit,
—-
Réponse fastochoïde : les pamphlets antisémites (de LF Sénile), le grand adulé de la Grande Rdl humanissss reconnaissante !

Janssen J-J dit: à

@ Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l’injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, les idolâtres, les adultères, ni les dépravés et les sodomites,
—-
Ouf…, j’avions eu chaud, jfaisions point partie de la liste à Dédé et GG.

J J-J dit: à

J’ai également assisté à une répète de Sergiu Celidibache et n’en fus point foudroyé. Sans doute n’était-ce pas la même, ou bien était il en méforme ce jour là… Je le regrette bin. Quand on n’est pas visité par la Grâsse, il est toujours un brin difficile de communier avec les extatiques… Bàeux,

Janssen J-J dit: à

Une bonne connaissance du monde elle a, emma. Une chic fille !

Jazzi dit: à

« j’avions eu chaud, jfaisions point partie de la liste à Dédé et GG. »

Liste incomplète, JJJ.
Pour plus d’info, voir la Divine comédie de Dante…

Pas les Pamphlet, mais quid des oeuvres complètes ?

et alii dit: à

Jacques,mais l’esprit qui préside à la paideia subsistera, lui pour les générations futures

Janssen J-J dit: à

n° 48 – Je me souviens du 22 juillet 1946, jour de naissance de Mireille Mathieu.

n° 49 – Je me souviens d’avoir lu Les mots et les Choses durant le mois du juillet sur la plage de Royan à l’heure de ma pause, en tant que barman au Don Camillo, un job d’étudiant difficile et physiquement épuisant, compensé par un surcroit d’effort intellectuel pour ne pas sombrer de rage face à l’exploitation mafieuse ambiante.

n° 50 – Je me souviens de la première coucherie de mon frère avec un garçon, un jumeau. De son nom, mais pas de son prénom.

n° 51 – Je me souviens de ma première visite aux 7 cercles de l’enfer de Dante avec Béatrice. Un voyage éprouvant qui m’empêcha d’aller visiter le Purgatoire et le Paradis.

n° 52 – Je me souviens de ma première descente au fond de l’Etna, en 1973, lors de mon premier voyage organisé en Sicile par l’agence de voyage du crédit agricole où j’avais fait un job d’été, après mon bac.

n° 53 – Je me souviens du premier opéra auquel j’ai assisté. C’était le Vaisseau fantôme, dirigé par Roberto Benzi à Bordeaux. Claude L. avait bien voulu m’y accompagner, sans trop de honte.

n° 54 – Je me souviens que le germaniste Paul Kalinine nous initiait à la musique de chambre, au GRAM. Il expliquait pourquoi Mozart était un génie.

n° 55 – Je me souviens de notre découverte émerveillée d’Elisabeth Chosjnacka au festival de musique intercontemporaine de Royan, quelques jours avant l’annonce de la mort de Georges Pompidou.

n° 56 – Je me souviens ds réactions de ma grand mère paternelle découvrant sur les murs des chiottes au fond du jardin : « Avènement d’un grand chagrin »

n° 57 – Je me souviens de la terreur qui m’envahit à 7 ans, le jour où le boucher vient nous annoncer lors de sa tournée hebdomadaire qu’on allait avoir la 3e guerre mondiale (C’était lors de la crise des missiles de Cuba)…

n° 58 – Je me souviens d’avoir reçu un coup de matraque sur la gueule d’un CRS, lors d’une manif à Bordeaux contre la réforme Soissons-Saunié-Séité.

n° 59 – Je me souviens que Giscard n’arrêtait pas de mater les cuisses d’icelle en présidant son conseil des ministres.

… La suite au prochain épisode, peut-être… Maintenant, j’ai belote et coinchée, je sors. Bàv,

D. dit: à

Ce n’est pas moi, JJJ, mais la Bible (Nouveau Testament).

Jazzi dit: à

Quels progrès, JJJ !
Continuez…

renato dit: à

Quoi, 3J, vous ignorez le phénomène « travailleurs nomades » ?

Jean Langoncet dit: à

@Quant à de Gaulle, je ne l’aime pas, principalement du fait de sa dureté à l’égard des pieds noirs et des harkis, mais je ne le traiterai jamais de con.

Des qualités de ténacité, d’ingéniosité dans l’intrigue, un sentiment de toute puissance prêt à renverser des montagnes comme on le dirait d’un nourrisson (ou comme Jarry l’a dit d’Ubu, merci renato), pourquoi pas ? Cela ne fait pas un grand homme politique, ni pour la France et les français, ni pour ses alliés et partenaires ; au contraire. Sur ce plan il fut un grand con fini et, je le maintiens, l’Histoire le reconnaîtra tel. La « perte d’influence » de la France, pour reprendre la citation de La Moisissure Noble Emérite Autoproclamée, il en est une cause majeure ; quant à conchier 89 par tous les moyens et surtout les plus cons (cf. la citation), en empruntant un raccourci, on pourrait soutenir qu’on lui doit l’Europe et 80 ans de paix et de prospérité … ceci expliquant peut-être cela …

Jazzi dit: à

« l’Europe et 80 ans de paix et de prospérité … »

Que rêver de mieux ?

Jazzi dit: à

« travailleurs nomades »

Superbe choix de vie offert aux nouvelles générations, renato !

renato dit: à

Homère, Iliade, IX, (Phénix maître d’Achille).

et alii dit: à

twit Oates:
(disons que de tous les professeurs de l’université de Princeton, environ zéro pour cent croit en l’astrologie). OATES

renato dit: à

« Superbe choix de vie », Jacques, dommage que dans nos pays super modernes gouvernements et syndicats n’arrivent pas à comprendre ce qui régalement advient — ni pour les travails d’hier, ni pour ceux d’aujourd’hui, ni pour eux de de demain.

renato dit: à

eux > Ceux

renato dit: à

régalement > réalement !!!

renato dit: à

Medvedev : « L’Occident nous dévore ». Mais, il se pose au moins la question de savoir qui a commencé et qui est dans une logique de guerre ?

D. dit: à

renato, c’est bien « l’Occident » qui a commencé en organisant, soutenant et finançant la révolution orange. Vous avez la memoire courte.

renato dit: à

En bon souverainiste vous vous trompez, D. ; mais peu importe, les fake news sont votre fond de commerce.

Jean Langoncet dit: à

De Wagner et des conscrits. Un zest con mais avec constance ce D. ; passons à la marmelade supérieure et à la religion la plus con, pour changer

Jean Langoncet dit: à

zest > zeste ; l’anglais nous dévore

renato dit: à

Puis, vous ne comprenez que dalle, D., Medvedev a dit « L’Occident nous dévore », mais ce sont les criminels russes qui ont agressé l’Ukraine en volant des bouts de territoire, tandis que personne n’a touché le territoire russe. Donc, qui dévore qui ?

rose dit: à

Les travailleurs nomades, les auto-entrepreneurs.

Résumé hyper rapide :

Pas de sécu.
Pas de congés maternité/paternité.
Pas de congés payés.
Pas de retraite.

Prenez Uber et les autres, développez.
Tous en procès.
L’exploitation de l’homme par l’homme.

rose dit: à

Master +, double Master.
Pas de coefficient appliqué.
Démarrent à 1600 euros par mois avec bac plus 5.

Jean Langoncet dit: à

@L’exploitation de l’homme par l’homme.

With God on their side, la connerie de certains touche à l’absolu ; très concrètement, sur le terrain. La communauté internationale en est témoin

Jean Langoncet dit: à

Et rose bourré les urnes après clôture du vote

Jean Langoncet dit: à

bourré > bourre

et alii dit: à

ROSE,j’ai pensé à vous parce qu’une assez jeune femme au prénom d’EMMA VIENT DE CHANGER MA VIE par un petit conseil utilitaire :d’équiper mon outil oedipien qui glissait, et cause de chutes, d’embout antidérapant;
si cette bonne fortune d’écoute est liée à son prénom?
à vous tous mes voeux!

renato dit: à

 » Résumé hyper rapide  »

Il n’y a pas qu’Uber au monde, il y a aussi des entreprises qui favorisent le travail à distance. Je connais quelques travailleurs nomades avec un bon emploi : horaire, il suffit que le travail soit fait ; environs de 3000 €/mois ; congés payés ; etc. Particularité curieuse : très bonnes études ; efficaces dans la résolution de problèmes.

rose dit: à

In God we trust.

Vu à la manif sur un sac à dos  » In tartiflette we trust ».

Emma est le diminutif d’Emmanuel.
Je vous laisse chercher le sens.

rose dit: à

Bien avant le premier confinement, ai dit à un/e auto-entrepreneur/se « bouge » et est devenu/e digital-nomade.
Merci à ceux qui débarquent.

Une seule chose, ce sont des gens géniaux. Les vegan, j’ai encore du mal. Envie de pleurer. Pas de pan-cakes, pck il y a des oeufs.

Mais quant à leur protection sociale, je doute.

rose dit: à

Ce raccourci d’Emmanuel est tellement porteur qu’il est devenu une marque
https://www.emma.fr/

Même Nabila en parle 🙄.
Ma mère, cela lui va très bien la célébrité ; elle a une forme éblouissante.

rose dit: à

Enfin, pour porter des fruits, faut du temps.

Jazzi dit: à

Les métamorphoses du lundi matin erdélien :

Clopine en chèvre à cornes,
Emma en conseillère d’outil oedipien
et Marie Sasseur en plagière poético-politique…

Seuls, les hommes demeurent inchangés ?

renato dit: à

« Mais quant à leur protection sociale, je doute. »

J’ai mis un etc. ou pas ? donc retraite et assurance maladie. Cela dit, doutez, doutez, c’est tous ce que vous savez faire…
23.1 — 10.15

Janssen J-J dit: à

@ jzmn, merci pour vos encouragements et votre exemple : je m’en-hardis un brin.
——–
n° 60 – Je me souviens du moment où j’eus la profonde certitude d’être professionnellement un sociologue ayant terrassé le juriste, et enfin fier de l’être devenu. Rien à voir avec les diplômes.
n° 61 – Je me souviens de tous ces gens qui m’encouragèrent dans la vie à ne point me décourager
n° 62 – Je me souviens des raisons pour lesquelles j’aime tous les gens et suis toujours enclin à trouver des raisons (justifications, « compréhensivité ») à leurs innombrables et incommensurables saloperies, dès qu’on les attaque gratuitement sur les réseaux sociaux, même si je participe parfois à la curée avec la meute.
n° 63 – Je me souviens avoir toujours été instinctivement contre toutes les peines de mort, ne sachant ni pourquoi ni comment punir, même si j’ai passé ma vie à en étudier et enseigner les innombrables modalités. Voilà pourquoi je n’ai pas fait d’enfants et n’ai jamais douté de ce choix, de cette option. Ne pas rendre le mal pour le mal.
n° 64 – Je me souviens avoir toujours gardé une admiration sans bornes pour deux écrivains français de prédilection de mon époque : Pierre Guyotat et Antoine Volodine. Leur avoir expliqué pourquoi leur œuvre m’avait aidé à vivre dans leurs mots étranges et leurs personnages voués à la non vie. Le premier est mort, le second heureusement toujours vivant, son œuvre est toujours un travail en progrès.
n° 65 – Je me souviens avoir très souvent eu les larmes à l’écoute du concerto en mi bémol majeur op. 64 avec Isaac Stern au violon. C’était grâce et à cause de ma prof de français au lycée.
n° 66 – Je me souviens de mes quatre meilleurs copains de fac, colocataires durant l’année 1976 : Gilles, Cédric et Dominique. Jacky s’en trouva exclu, vu qu’il était trop pauvre pour payer sa part de loyer. Et vu aussi, qu’il était un voyou pervers, un révolté à moitié fou, toujours au bord du précipice et de nous entrainer à commettre les pires conneries et nous précipiter dans sa chute. Je me souviens avoir appris que ce garçon était devenu douanier… J’en ai toujours gardé des sueurs froides pour le « service public ».
N° 67 – Je me souviens n’avoir jamais su raconter mes innombrables jubilations et bonheurs de vivre intérieurs, tant ces moments furent intenses mais éphémères sur un fond général de tristesse et d’absurdité. La nature ne m’avait jamais doté de la faculté de rire aux éclats. Seulement de sourire en permanence aux grossières absurdités du réel.
n° 68 – Je me souviens précisément des raisons pour lesquelles TOUS les livres, quels qu’ils fussent, m’ont toujours aidé à vivre, y compris « Suicide, mode d’emploi ». Le caractère perpétuel du stock de papier disponible et la promesse de toujours tomber sur une splendide découverte insolite en furent les moteurs principaux, en dépit de la rareté du papier hygiénique dans les gogues remplacé par des feuilles du papier journal Minute (donné par une dame catholique qui n’en avait plus l’usage).
n° 69 – Je me souviens des raisons précises pour lesquelles mes tourments intimes d’ado-laissant l’enfance n’ont jamais rien représenté par rapport à ceux que put endurer ma mère, née dépressive et aggravée dans son état par son mariage forcé, et qui mourra de même, folle, internée, douloureuse et sans mémoire…
n° 70 – Je me souviens aussi de mon père, son époux taiseux fataliste et jamais révolté par les injustices de sa condition, qui dut composer lui-même sa vie durant avec la chape de plomb d’un père autoritaire et pétainiste et d’une mère à la tendresse inégalitaire à l’égard de ses sept enfants (dont deux emportés à leur naissance), mes trois oncles et ma tante. Tous ces gens sont morts aujourd’hui, et je relativise mieux la part qu’ils jouèrent respectivement dans les malheurs de ma misérable mère. Le père préféra toujours pactiser avec sa fratrie et ses garces de belles-sœurs plutôt que de se solidariser avec les malheurs de sa propre femme. Je me souviens que mon père fut toujours secrètement amoureux de sa sœur et jaloux de son beau-frère, le frère de ma mère. Je n’en veux à personne et à ces deux couples d’avoir été mariés le même jour par leurs belles familles respective en 1950, pour faire des économies de part et d’autre.
n° 71 – De toute façon, je me souviens de tout cela, non point grâce à une vulgaire psychanalyse, mais grâce à l’écriture obstinée d’un journal intime durant 50 ans, désormais rongé en ses pages jaunies par les griffes de la pâte à papier éventé d’un sordide roman familial. Je me souviens d’être passé à une nouvelle étape aujourd’hui, grâce à la RDL et à quelques encouragements bienveillants. Le dépôt de ces souvenirs perékiens différemment mobilisés reste une imposture parasitaire comme une autre, mais je m’aperçois qu’elle est bien dans le souci de l’époque : livrer en pâture des morceaux d’une vie en loques et lambeaux n’st même plus un souci, à défaut de faire partager des angoisses communes à toutes les chaumières du monde habitées par la terreur et le froid.

Bàv (JE, 23.1.22_10.38),

racontpatavi dit: à

Pourquoi vous confesser ainsi, JJJ?

Cela vous fait-il du bien?

Êtes-vous d’une gauche honteuse de la droite de votre famille?

racontpatavi dit: à

Passez aux vœux plutôt qu’aux aveux… 🙂

J J-J dit: à

Ce ne sont pas des confessions ni des aveux, RPTV, ce sont des invitations au voyage à l’atelier mémoire de mon ehpad, une alternative aux souvenirs de Georges Perec & Jacques Barozzi. En matière de pas raconter votre vie, vous constituer un autre exemple fort intéressant avec le sirop Tiffon… N’hésitez pas à nous enrichir à votre tour. Et gardez m’en une bouteille… Merci et
meilleurs vioeux pour 2023 !… 🙂

Janssen J-J dit: à

@ Êtes-vous d’une gauche honteuse de la droite de votre famille?

Quelle drôle de question pour qqu’un qui vous conseille de ne point faire de « b-aveux » publics ! Mais bonj, suisj tellement habitué à l’incohérencej des internautes jerdéliens. Y’a pas d’mal, Tahaj…
Bàv,

racontpatavi dit: à

Merci et
Il n’y a pas de quoi Trois Gije!
J’ ai, en ce qui me concerne toujours aimé les « fous »,les créatifs, les déviants de la socialité organisée ou utopique.
Mais vivre avec, dans l’ entrelacs de l’ affectivité familiale, cela doit être difficile.
Et désormais, on les isole dans une camisole chimique.
Adieu les échappatoire graphiques, phoniques et gestuels!
Salutations distinguées.

rose dit: à

Je ne suis pas d’accord avec y aller et se rétracter.
Or, c’est hyper-intéressant d’y aller : pour soi, et pour autrui.

Pour soi, cela entre dans la démarche de Charles Juliet dans Lambeaux.
Et de tous ceux qui ont pratiqué l’autobiographie et son pacte, fictive, auto-fictive, etc.
Pour autrui, non pas dans la reconnaissance de soi dans l’autre, quoique, mais plutôt dans le récit d’expériences vécues et le partage d’une humanité commune.

En cela, c’est essentiel.

C’est bien pour moi de lire cela car cela retrace aussi une époque et un monde en révolution.

racontpatavi dit: à

Bon je retourne sur le sujet 2023.
C’est là qu’est ma caverne!
Ali Baba.

rose dit: à

Sur la mémoire, j’aurai beaucoup à dire. La perte est avant tout une mise en protection de soi-même et un déni (violent, complet) de la réalité.
Un travail suivi et constant diminue de manière impressionnante la perte.

Évidemment, cela implique le refus de l’abandon, du renoncement et de baisser les bras et c’est se positionner en mouvement, tout en doutant toujours de ce qui est assommé comme une évidence.
Le plus difficile a assumer est de longues périodes d’inerties, ou de stagnation, ou de tristesse.
Ne pas alors renoncer et persévérer.
Le jeu en vaut la chandelle.

Pour ma part, quoique congelée, j’éprouve une profonde satisfaction : ce que je fais, ça marche.

Ce que vous dites de la mère dans le couple, c’est ce que nous n’avons pas voulu reproduire. Le risque est de ne jamais constituer de couple si on n’y a pas cédé jeune. Le fait de se tourner vers sa fratrie semble prouver l’intimité plus grande éprouvée avec frère et sœur qu’avec son conjoint.
Ce n’est pas constant.

Merci de vos je me souviens, j’en tire de nombreuses réflexions.

Jazzi dit: à

Oui, très roboratifs vos « Je me souviens », JJJ !
Mieux vaut passer aux aveux qu’aux voeux pieux…

morales sed laisse dit: à

Robot hâtif, relatif, exhibitiotif, sur le motif, notre mastiff!
Areu, areu, aveu.

Rosanette dit: à

@JJJ
Il y a dans une perspective un peu différente de la votre et de Celle de Perec une autre serie de « je me souviens »,
C’est l’image fidele dans ses moindres details de ce qu’on faisait exactement du lieu où on était, des gens avec qui on était, de la manière dont on était habillé a l’instant ou on a su un evenement historique qui venait de se produire et ,egalement aussi vivace et precis dans ses details notre vecu de ceux pour lesquels » on etat là » et l’appreciation inexacte sur la portée de l’evenement
je me souviens où et comment j’ai vecu
-l’annonce
d’ Hiroshima
du debarquement Torch
de la victoire de 45
Le 1 novembre 1954
le 6 fevrier 1956
l’annonce du 13 mai 58
l’annonce du 22 avril 61
Charonne et la manif du lendemain, où j(etais
L’assassinat de Kennedy
Le 11 septembre
Charlie hebdo
La mort de Pompidou
Mitterrand 81
Malraux Pantheon
Le mariage de Margaret
le mariage du chah avec Farah Diba
le premier mariage de Brigitte Bardot
La mort de camus
La victoire de trump
les accords d’Evian
la mort de jean paul premier
l’election de woytila
curieusement aucun souvenir de mon vecu a la nouvelle de de la crise de cuba ni à celle de la chute du mur
sur chacun de ces moments j’ai ecrit un petit texte où je raconte où j’etais avec qui ce que j’avais pensé etc..
amusant à relire

jai aussi une autre serie de souvenirs, tres personnels sur des moments qui ont été decisifs dans ma vie par leurs consequences, et dont je ne mesurais pas l’importance au moment ou je les ai vecus

vadeboncoeur dit: à

Bravo Rosanette!

J J-J dit: à

Passionnant, rosanette !…
Nous n’allons pas vous demander de préciser chacun de ces moments de votre biographie, sachant votre relative pudeur… Et pourtant… vous pourriez nous faire part d’un assortiment pour faciliter nos rebonds.. Votre réaction me va droit au coeur. Elle signifie que mes souvenirs pérékiens ont parlé et rencontré quelque part votre propre pratique mémorielle. Je vais essayer de me rappeler dorénavant des moments précis dont je serais capable de me souvenir et de décrire à votre manière (hormis la façon dont j’étais fringué, car je ne me m’en suis jamais soucié. Voyons voir (en vrac) …
– > bien sûr, le 9 septembre 2001 (comme la plupart d’entre nous) ; mais aussi, le 12 octobre 1988 ; le 27 décembre 1999 ; le 8 avril 1981 ; le 24 août 1995 ; le 1 avril 2001 ; le 7 janvier 2015 ; le 13 novembre 2015 ; le 2 janvier 2010 ; le 27 décembre 2004 ; le 4 avril 1974 ; le 10 mai 1981 ; le 4 novembre 2008, etc.
Eh bien, voilà une nouvelle manière originale d’alimenter la substance de mes futurs « je me souviens »… Bàv, et remerci.

Jazzi dit: à

« L’assassinat de Kennedy »

Et pas la mort de Marilyn, rosanette ?
(je m’en souviens très bien)

Rosanette dit: à

@JJJ
Quelques bribes en réponse qui montrent surtout que sur le moment je suis passée a coté de la realité
Je peux vous raconter Hiroshima :
J’ai 5 ans ;je suis chez ma grand mere , une dame âgée vieille femme ,seule avec elle , et on cogne brutalement a la porte . C’est inquiétant ,cela ne peut etre sa voisine car comme d’habitude elles ont déjà ce matin taillé leur bavette quotidienne sur le palier ;Elle finit par ouvrir et c’est bien elle ,sa voisine ,qui tout excitée vient lui annoncer qu’il y a eu une bomme terrible sur le Japon ;je me demande d’ailleurs aujourd’hui comment elle l’a su dans ce monde sans tele sans radio ni telephone ..
Bon ; Pour moi rien de plus , Pour ma grand mere non plus je pense ,passée la satisfaction de ce nouveau pas vers la fin de la guerre ,et pour notre voisine, si empressée a venir partager cette information ,l’espoir de voir revenir rapidement les trois de ses 5 fils qui sont mobilisés
Et je reprends mon traintrain d’enfant solitaire qui vit beaucoup dans sa tête mais ne sait pas qu’on vient de lui annoncer un des événement les plus lourds de consequences du Vingtieme siècle

Et pour le le 11 septembre

Morne reunion dans mon bureau pour examiner le budget d’un des organismes que je contrôle ;nous sommes 5 autour de la table ,je les revois, tous Nous verifions ligne à ligne la regularité des dépenses ,lorsque ma ligne directe sonne, elle dont seul mon mari a le numero :je suis embarraséé par cette intrusion inopportune de ma vie privée et je ne reponds pas me disant que si c’est grave ou urgent il rappellera et alors je repondrai ,en m’excusant ;cela ne tarde pas et dans les minutres suivantes je l’entends m’annoncer qu’il vient de voir en direct a la tele un terrible accident a New York, un avion qui a percuté un gratte ciel .
Je reprends ma place à la table de reunion et je raconte comme une diversion anecdotique l’accident extraordinaire montré en direct a la tele et dont on reparlera surement au 20 heures
La reunion reprend , ennuyeuse .Une dizaine de minutes plus tard .nous savons toute la verité qui a peu avoir avec ce que je croyais : La deuxieme tour ,les autres avions et leurs cibles, un attentat inoui ;Un messager de la direction etait venu interrompre la reunion ,c’est lui qui nous a dit l’énormité ce qui s’était réellement passé ; il venait requérir la presence immediate de ceux qui étaient autour de la table pour une reunion de crise en vue de la mise en place des mesures exigées par le plan Vigie pirate

rose dit: à

et alii dit: à
DISONS TOUT DE SUITE
1 que m’étais absentée longuement et
2 QUE je n’ai pas relu tous les renvois suggérés par P.Assouline.
MAIS que comme j’avais relu le billet de la visite de P.A à S.R.
L’article que j’avais lu m’a suggéré une question qui s’adresse tant à P.Assouline qu’à tous les contributeurs;ainsi commence cet article:
« Le genre de l’entretien journalistique se fonde sur un échange entre
au moins deux interlocuteurs, qui délimitent non seulement les sujets
abordés mais, bien entendu, la manière de laquelle ils sont abordés.
Qui délimite quoi dépend en partie de la position prise par chacun,
concernant, entre autres, la dynamique de pouvoir qui existe entre eux
et le rôle qu’ils veulent jouer. L’intervieweur peut se positionner par
exemple comme admirateur, confident, témoin, adversaire, ami, critique,
éditeur ou élève. Le rôle d’élève, en particulier, a été promu par certains
critiques eux-mêmes dans les années 1960-1970 »
pouvez vous dire comment vous vous « positionnez » au moins lorsque vous posez une question à tel que vous nommez précisément ?
MERCI :je donnerai le lien de l’article plus tard

rose dit: à

Et alii,

Lorsque j’ai questionné David Nahmad l’été dernier au musée Matisse, dans la salle qui abrite sa collection, le premier positionnement est l’égalité.

En amont, il y a la curiosité.
David Nahmad https://g.co/kgs/NoUEwu

rose dit: à

Ensuite, il y a l’intérêt de comprendre quelque chose.
De mon côté, j’ai introduit ma question par le mécénat qui existe dans tous les musées américains : en entrant dans une salle, au MoMA, au PMoA, à Chicago, en haut de l’entrée, en dédicace sont inscrits les donateurs, mécènes du musée. Souvent, M. & Mme Trucmuche (milliardaires).

Il m’a demandé gentiment si j’étais historienne d’art. Ai dû répondre non. Il m’a alors dit que je me trompais, qu’il n’y avait aucune générosité dans ce don fait aux musées mais que c’était pour des raisons fiscales.
Je lui ai demandé s’il y avait un désir de mettre à disposition des toiles célèbres de peintres admirés à portée du plus grand nombre.
Il a concédé mais le but premier a t-il répété était de « surseoir » ( le mot est de moi) aux impôts et il a insisté sur aucune générosité.
Puis, il a regardé mes pieds, et, alors que la conversation l’intéressait, c’était fini.
Très brutalement.
Après la visite du musée historique (pas encore vu Terra Amata) l’ai revu, avec le groupe de femmes qui l’accompagnait dans la visite et le récit qu’il donnait de ses toiles dont celle-ci la préférée de son frère ; attendu par son chauffeur, dans un énorme SUV blanc immatriculé à Monaco.

J’ai repris ma marche, en tongs.
Depuis le matin, je sillonnais la ville et les musées avec mes chaussures à talons de cuir rouille et une énorme ampoule m’avait arraché la peau à l’arrière du pied. Y a de la peau sur l’os. C’était ou pieds nus, ou tongs ; j’ai acheté des tongs chez un marchand de rabanes chinois.
On n’est pas heureux avec un chinois. Ni avec un japonais.

Prolégomène curiosité
Primo égalité.
Secundo question intelligente
Tertio de belles chaussures avec bas ou chaussettes. Les tongs c’est rédhibitoire.

rose dit: à

C’est ici, sur la RDL, que j’ai appris que j’étais intelligente. Je ne le savais pas, j’me croyais futée. Je ne l’ai pas appris de mon père.

rose dit: à

B, de se garer, option école des cadres . Dans le cas contraire, vous ramerez jusqu’à la fin

B. Pour couler à la retraite.
Drôle de carrière. Dans la pharmacie, cela ne se passe pas comme cela.
Je continue, pas encore épluché vos tableaux : pourquoi y a t’il autant de charges sur les soins ? Vous avez écrit entre 40 et 50%.

rose dit: à

« Le malheur en tout ceci c’est qu’il n’y a pas de « peuple » au sens touchant où vous l’entendez, il n’y a que des exploiteurs et des exploités, et chaque exploité ne demande qu’à devenir exploiteur. Il ne comprend pas autre chose. Le prolétariat héroïque égalitaire n’existe pas. »

Mais quel ramassis de conneries cette lettre de L.F Céline mise en lien par J-JJ.

Janssen J-J dit: à

@ Rôz : De quelle lettre parle t on au juste : de la mienne ou de celle de jzmn ?

@ RZN -> Presque la même situation que la vôtre le 11/09/2001 – Sauf que ma femme ne m’a pas appelé au bureau durant ma réunion. Il faut dire que je
n’ai jamais eu de téléphone portable pour éviter ce type d’intrusion.
-> Quand vous aviez 5 ans, et que je n’étais pas encore né (puisqu’il va me falloir encore 10 ans à patienter dans les limbes), je n’ai ressenti aucune radiation. Mais 25 ans plus tard, j’ai néanmoins ressenti le choc du 6 août 1945… Et depuis 40 ans, je vis toujours dans l’angoisse de la terreur à l’approche de ce jour là… 200 000 morts vitrifiés en quelques secondes, et un million d’irradiés à vie (K. Oé). Et tout le monde fut heureux d’en avoir définitivement terminé avec les puissances de l’Axe qui voulurent cette putain de guerre. N’ai jamais réussi à solutionner le drame de conscience que cet événement suscita toujours en moij. Voici au moins la seule réaction humaine que je « comprends » intimement de cet épisode et qui me revient toujours à la mémoire : celle du suicide par remords du mec qui commanda au pilote d’appuyer sur le bouton.

Bàv, et merci pour votre réponse à ces deux souvenirs partagables.

rose dit: à

Janssen J-J

De la vôtre, de Céline mise en ligne par vous ; je l’ai vu ce matin.
Merci à vous,

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