de Pierre Assouline

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La République des livres
Javier Cercas aux prises avec la bonté à coups de fusil

Javier Cercas aux prises avec la bonté à coups de fusil

Inutile de le chercher le nom de Javier Cercas dans le si précieux, si informé, si riche Dictionnaire amoureux du polar (804 pages, 27 euros, Plon) de Pierre Lemaitre pourtant si ouvert aux auteurs étrangers et malgré l’allusion à la novela negra espagnole dès l’incipit : c’est là qu’on a le plus de chance de le trouver absent. Et pour cause ! L’un des plus grands écrivains espagnols s’est fait connaitre et plébisciter, tant par la critique que par le public, pour ses novelas sin ficción, des « romans sans fiction » ainsi qu’il nomme ce genre hybride qui entremêle l’histoire, la littérature, le journalisme d’enquête et qu’il a brillamment illustré avec notamment Les Soldats de Salamine (2002), Anatomie d’un instant (2010), L’Imposteur (2015), Le Monarque des ombres (2018) parus en français chez Actes Sud dans des traductions de Élisabeth Beyer et Aleksandar Grujicic. Et cette fois donc, pour ne pas risquer de se plagier ou de se répéter, un polar qui a été couronné du prestigieux prix Planeta en 2019.

Un vrai polar dans les règles de l’art : un triple crime particulièrement atroce décrit par le menu dans les premières pages, si atroce qu’on n’imagine pas un coupable à sa hauteur ; un policier qui s’acharne à en démonter la logique malgré les obstacles ; une enquête brutale ; des suspects qui en dissimulent d’autres etc C’est ce qui apparait au début de Terra Alta (Terra Alta, traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic et Karine Louesdon, 306 pages, 22,50 euros, Actes sud). Pour le moins dépaysé, le lecteur familier de l’univers de Cercas se dit tout d’abord qu’il peut tout oser, tout se permettre, parvenu à un tel niveau de notoriété, y compris de désorienter son public. C’est généralement un gage de liberté. Et très vite, on n’est pas seulement emporté par cette histoire racontée au présent de l’indicatif par un narrateur omniscient, mais véritablement empoigné par elle.

Qui a bien pu assassiner avec un tel acharnement le couple Adell et sa domestique dans leur maison ? On n’y a rien volé et le motif demeure opaque. A défaut, il est même question de rituel religieux, mais non, une fausse piste parmi d’autres. Qui ne connait les cartonneries Adell ! Et ce n’est pas une entreprise locale puisqu’elle possède des filiales sur plusieurs continents, ce qui ne facilite pas les recherches, d’autant que cet empire est discrètement liée à l’Opus Dei. C’est pourtant la famille la plus riche de la comarque dans la province de Tarragone, ce coin du sud catalan pauvre, pierreux, inhospitalier (parmi les vins labellisés Terra Alta, il en est même un baptisé « Brutal »…) en bordure de l’Aragon, un endroit où il ne se passe jamais rien, où les vieux assis comme chaque jour sur un banc au soleil ne parlent encore que de la guerre civile si longtemps après.

La moitié de la région leur appartient. Une famille plutôt aimée et estimée, qui aide les gens. Melchor Marin, le policier qui mène l’enquête, est un obstiné du genre à continuer en secret alors que sa hiérarchie fait tout pour la classer ; un personnage sombre ; un fils de pute, au sens premier du terme, hanté par le meurtre de sa mère, qui est entré dans la carrière dans l’espoir de retrouver un jour les quatre hommes qui l’ont abusée à mort avant de la jeter comme un détritus sur un terrain vague, et de les faire avouer par tous les moyens (ce qui n’est pas sans rappeler le Dahlia noir et Ma part d’ombre). Des années qu’il n’en dort plus la nuit et que le silence de la ville le tient éveillé. Comme James Ellroy, la mort de sa mère définit sa vie, il veut lui rendre son souffle.

Il a le regard froid, dur, impénétrable, de celui qui a toujours l’air de regarder quelque chose de terrible bien au-delà de vous lorsqu’il vous parle. Cela vous rappelle quelqu’un ? Jean Valjean, bien sûr. Emprisonné dans sa jeunesse délinquante, il n’avait jamais rien lu jusqu’au jour où une jeune femme lui mit Les Misérables entre les mains. Dès lors, il ne cessera d’osciller entre Valjean et Javert, héros et antihéros confondus jusqu’à ne faire qu’un. Du premier, il a la haine comme carburant, la vengeance comme stimulant, l’état de guerre permanent envers le monde ; du second, il a l’intégrité, le mépris du mal, le sens de la justice ; à la fin, il ne sera plus qu’un et s’identifiera à Javert. A un moment, on craint que le roman de Victor Hugo ne soit le « patron » de Terra Alta, mais l’auteur, qui est de son propre aveu plus flaubertien que hugolien, est assez habile pour en faire non le modèle mais l’âme tutélaire (même si baptiser « Cosette » la fille du personnage principal, c’est un peu trop). De ce membre des mossos d’esquadra aussi, on pourrait dire qu’« il fait la bonté à coups de fusil ».

La guerre et la révolution ne sont jamais loin mais cette fois, dans ce coin de terre catalane, outre l’historique bataille de l’Ebre, la plus cruelle de la guerre civile, c’est le souvenir traumatisant des massacres commis par les anarchistes barcelonais dans des villages qui l’emporte in fine car c’est aussi une histoire de vengeance et de règlements de compte :

 « Une soupape pour atténuer les haines, les querelles et les ressentiments accumulés au fil des ans ».

Le spectre de l’indépendance de la Catalogne pointe aussi son nez, furtivement, l’auteur ne cache pas que la récente crise catalane l’a poussé à changer de registre ; de même que le terrorisme islamiste qui secoue Barcelone et le rattrape au passage ; Terra Alta est peut-être « le trou du cul du monde », elle ne se trouve pas au centre du grand nulle part mais bien enracinée. De la lecture ad nauseam des Misérables, Melchor retient quelques leçons de vie et de survie -ce n’est pas pour rien que certains le tiennent pour un livre de charité.. Entre autres cette vérité : on n’épuise jamais le sort et on ne touche jamais le fond. Méditation sur les conflits entre justice intime et justice publique, droit naturel et droit formel, loi de Dieu et loi des hommes -et les cas de conscience que leur résolution entraine, Terra Alta est une réussite sans mélange dont les personnages, dont on sent bien à quel point l’auteur les aime à commencer par Melchor, sont si puissants et si attachants dans leur fragilité qu’ils pourraient faire passer l’intrigue au second plan. Javier Cercas (1962) n’a pas seulement maitrisé les codes d’un genre qui n’était même pas le sien : il les a sublimés pour en faire ce qui s’annonce comme un grand roman, une épopée car c’est le premier d’une série dont chaque volume pourra se lire de manière indépendante. Le deuxième tome vient de paraitre en Espagne sous le titre Independencia.

S’il finit par lire quelques autres romans (L’Etranger, le Docteur Jivago, le Guépard, le Tambour, la Vie mode d’emploi), au fond, Melchor est ce que E.M. Forster appelait « un personnage-plan », c’est-à-dire quelqu’un qui s’incarne dans sa devise, son obsession. Ce procédé rhétorique se trouve d’ailleurs rappelé dans le Dictionnaire amoureux du polar de Pierre Lemaitre. Et vous savez à quelle entrée ? « Javert » !

(Photos Passou)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

1 101 Réponses pour Javier Cercas aux prises avec la bonté à coups de fusil

D. dit: à

Excellent la forme de ce linteau pour la reprise de charge.

Marie Sasseur dit: à

Bon week-end à vous, Passou.

BnF
« Pierre Assouline raconte le travail qu’il a consacré « au plus grand photographe vivant, au dessinateur ressuscité, au reporter au long cours, à l’aventurier tranquille, au voyageur d’un autre temps, au contemporain capital, à l’évadé permanent, au géomètre obsessionnel, au bouddhiste agité, à l’anarchiste puritain, au surréaliste non repenti, au symbole du siècle de l’image, à l’œil qui écoute ».
La rencontre est ponctuée de lectures de textes et de projections d’images du photographe.

Cette rencontre sera également diffusée sur cette page et sur notre chaîne Youtube le 5 juin à 14 h 30. »

Marie Sasseur dit: à

« L’un des plus grands écrivains espagnols s’est fait connaitre et plébisciter, tant par la critique que par le public »

Ça m’étonnerait qu’il puisse rivaliser avec Ruiz Zafon.

Jibé dit: à

Beaucoup d’autres en référence, Javert, moui… Valjean, et… Ellroy. Voilà qui est composite.
D’ordinaire, je fais confiance à Actes Sud, donc avec ce post en plus, je vais aller voir. J’ai justement un autre livre à feuilleté, recommandé par Christiane.
Deux raisons d’aller au Bal Des Ardents (« ma » librairie) dès que j’aurai fini ce paquet de copies sur écran (pfff)

rose dit: à

Interview de 13 mn éclairante.
(ton père qui baise ton instit, han han, et toi comment que t’apprends à l’école, hein).
(Ben oui, Los Angeles est un grand dépotoir, et des gens magnifiques y en a aussi au fin fond du trou du cul du monde).

rose dit: à

Et mon com/lien n°1 censuré avec changement de titre du billet.
Je me casse.

rose dit: à

D.
Vous êtes témoin.

cneffpaysaes dit: à

Pour les curieux – oui parfois je passe encore chez « Passou » – mais je laisse que très rarement des commentaires ……. et je lis encore des livres, voici mes dernières lectures :
Kosslick, Dieter Immer auf dem Teppich bleiben. Von magischen Momenten und der Zukunft des Kinos.
Magris, Claudio; Vargas Llosa, Mario La littérature est ma vengeance. Conversation. Traduit de l’italien par Jean et Marie – Noëlle Pastureau. Traduit de l’espagnol par Albert Bensoussan et Daniel Lefort
Kapitelman, Dmitrij Eine Formalie in Kiew
Et parfois même pendant les week end j’écris un billet de blog sur paysages, dernièrement « Les belles de Tunis sont en deuil » à trouver ici https://cneffpaysages.blog/2021/05/24/les-belles-de-tunis-sont-en-deuil/

christiane dit: à

« Il nous a reçu chez lui le mois dernier. » (novembre 2016) :
https://larepubliquedeslivres.com/cercas/

« Et vous, vous savez ce que c’est un roman ? »

« C’est… une bonne question ! En fait, la réponse est facile : un roman, c’est tout ce qui se lit comme tel. Même l’annuaire des téléphones ! C’est le centre de ce que j’appelle le point aveugle, ce point sur le disque optique à travers lequel on ne peut rien voir. Ce déficit visuel, ou si vous préférez cette zone d’obscurité, est au cœur de la littérature. Paul Valéry l’a écrit quelque part : ce n’est pas l’auteur qui fait le chef d’œuvre, c’est le lecteur qui y entre et se l’approprie, mais un lecteur vigilant et il utilise à son propos cette expression géniale : « l’innocence armée », ou encore « l’ingénuité armée », bref, cette faculté qui permet au lecteur de déceler dans un livre ce que son auteur n’était pas tout à fait conscient d’y avoir mis. Le point aveugle est une brèche qui permet au lecteur de s’engouffrer dans l’espace créé par l’ambiguïté. Cervantès savait ce qu’il faisait en écrivant les aventures de Don Quichotte mais n’était pas conscient de la manière dans laquelle nous les lisons aujourd’hui. »

Y a-t-il un point aveugle laissé par le murailleur dans ces murs de pierres sèches? Est-ce un épi de faîtage qui posé sur la fenêtre ressemble à une statuette de l’art des cyclades ?

et alii dit: à

c’est pour Manuel Valls? qu’en dit-il?

Bloom dit: à

Histoire sans fiction

Le 4 juin 1989, année du bicentenaire de la Révolution française, le mouvement pour la démocratie de la jeunesse chinoise était réprimé dans le sang.
aujourd’hui, les jeunes Chinois ne savent pas ce qu’est la Place Tiananmen (Porte de la paix céleste!!!!!), sinon l’immense étendue de bitume en face de la Cité interdite et du mausolée à Mao. Pire, ils ne veulent pas le savoir, mettant en pratique ce que Liu Xiaobo appelait La philosophie du porc.
L’Occident, trop heureux d’avoir trouvé où délocaliser ses industries, s’est bien gardé de réagir au réveil de la Bête à l’époque. Et le sort de Hong Kong n’a pas fait l’objet de prises de positions ou de rétorsion spéciales. Il et trop tard de toutes façons.
Next is Taiwan.

https://www.nytimes.com/2021/06/04/world/asia/china-tiananmen-massacre.html

Bloom dit: à

Il EST…

cneffpaysages dit: à

et malheureusement pour Taiwan je craints que vous avez raisons ….

et alii dit: à

Je crois sincèrement que le roman est une arme de destruction massive contre la vision totalitaire du monde. Ceux qui prétendent détenir une vérité absolue sont prêts à vous tuer pour l’imposer. Les fanatiques ont horreur du roman. J.C

et alii dit: à

P.Assouline, ce matin, je me sentais très mal en me réveillant ; et là, je lis:
« On se repend toujours de son premier texte. C’est presque le cas… »
vous allez me dire d’aller me faire pendre je ne sais où, mais c’est « repent » avec repentir!
espérons que je me sentirais mieux; bonsoir!

Claudio Bahia dit: à

Jibé dit:
« J’ai justement un autre livre à feuilleté, recommandé par Christiane. »

à feuilleté ??
et c’est les gringos qui doivent mettre le doigt dessus, não acredito

et alii dit: à

merci à Bloom
Ce premier livre de Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix qu’il a dédié aux « âmes errantes du 4 juin », paru en français, est un témoignage de son courage et de son franc-parler. Ainsi, il critique ce qu’il qualifie de « philosophie du porc » : cette tendance des intellectuels chinois à se faire « acheter » par le parti communiste chinois
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Philosophie_du_porc_et_autres_essais

B dit: à

Peut etre une chapelle désaffectée et mal restaurée, Passou pourrait nous renseigner?

D. dit: à

Ce n’est pas du verre armé, c’est une maconnerie de briques de verre.

D. dit: à

On peut faire des choses bien avec de belles briques stylées. Comme celle-ci.

www.http://www.bauhaus.ch/fr/bois-et-
materiaux-de-construction/pierres-linteaux/briques-de-verre

B dit: à

cette tendance des intellectuels chinois à se faire « acheter » par le parti communiste chinois

Ont ils un autre choix? La Chine est soit intimidante soit coercitive sous des airs de douceur. Elle agit dans un silence étourdissant, à croire que non seulement sa puissance économique n’a d’égale que sa puissance militaire en sommeil pour le moment.

B dit: à

D, je voyais bien une statue de la vierge à cet emplacement

En veille, les chinois font passer une flottille de quelques centaines de bateaux de guerre pour de vulgaires chalutiers. Je me demande comment Joe Biden va gérer la crise taïwanaise qui ne devrait pas tarder à s’annoncer.

B dit: à

Le -non seulement- est en trop. Veuillez m’excuser.

Ort dit: à

« Peu de jours après Thermidor, un homme, qui vit encore et qui avait alors dix ans, fut mené par ses parents au théâtre, et à la sortie admira la longue file de voitures brillantes qui, pour la première fois, frappaient ses yeux. Des gens en veste, chapeau bas, disaient aux spectateurs sortants: « Faut-il une voiture, mon maître? » L’enfant ne comprit pas trop ces termes nouveaux. Il se les fit expliquer, et on lui dit seulement qu’il y avait eu un grand changement par la mort de Robespierre. »
Jules Michelet – le tout dernier paragraphe de son Histoire de la Révolution Française.

rose dit: à

>Christophe Neff

Passé qq temps à lire votre blog ce soir, fort instructif.

Particulièrement intéressée par la manière dont vous relatez votre rêve de la nuit entre le 10 et le 11 mars 2011, dix ans après. À Port Leucate, alors que vous sauvez la vie de vos deux enfants en bas-âge.
La neige, le froid.
Kes rescapés.
Le lien fait avec le Pico aux Açores et le mont Fuji au Japon.
Votre constatation faite sur l’Allemagne, qui, rapidement a mis fin au nucléaire, versus la France, qui y croit encore et le Japon qui recommence, comme si les catastrophes, dont Fukushima, n’apportaient aucune connaissance aux humains que nous sommes.

Utile, et riche les notes bibliographiques que vous recensez en exergue.

——–
Votre autre article sur la floraison des amandiers.
Nota bene : ici, en Haute Provence, ils sont les premiers arbres à fleurir. Et leur floraison marque la fin du ramassage des truffes, jusqu’à l’hiver prochain. Je ne connais pas leur laps de temps à vivre.

rose dit: à

« – comme un gâteau, les pays riches devraient se contenter d’une plus petite part, assène-t-elle, défendant « l’imbrication des questions de justice climatique et de justice sociale ». »

Bien évidemlent, Greta Thunberg et depuis longtemps.
In le Monde.fr

Bloom dit: à

« Et le sort de Hong Kong n’a pas fait l’objet de prises de positions » vous vous trompez Bloom – cneffpaysages l’a fait (et d’autres aussi) à lire dans « Hongkong – si loin – si près »
____

Certes. Mais, sauf votre respect, tout cela est inutile ou presque.
J’aurais dû parler de prises de position officielles, étatiques, diplomatiques, bref, de ce qui porte, car le reste, les Chinois s’en foutent. Si vous connaissez un peu la Chine, vous savez que seul compte le rapport de force. Nos protestations de gens bien élevés les font doucement rigoler. Il n’ont pas oublié les guerre de l’opium, et le double discours de l’Occident. Seule la force brute & dure compte (omniprésence de l’adjectif ‘fort’ dans la conversation chinoise – un peu comme ‘big’ aux US).
Il existe en Occident des ambassades et un droit de manifestation, non? J’ai le sentiment que trop peu de gens prennent la mesure de la menace que représente le PCC, pour la région et pour le monde.

puck dit: à

la Révolution Française ? tu parles d’une bande de vauriens et d’imbéciles qui ne s’étaient même pas rendus compte qu’ils vivaient peinards dans une Civilisation du Cœur !

puck dit: à

encore un livre violent conseillé par passou ! ras le bol de tous ces livres violents, il n’existe donc pas de livres paisibles ?

cette fois-ci pas question que je me fasse avoir ! j’ai déjà donné en lisant, sur les conseils de Mr passou, ce livre : « un coeur simple »… je sais pas si certains connaissent ?

Quelle horreur ! j’ai été outré par la façon dont l’auteur traite cette pauvre femme, elle s’appelle Mme Aubain… il la traine dans la boue, mon Dieu quel mépris, quel acharnement, quel manque d’humanité pour une pauvre femme qui essaie de tenir son foyer comme elle peut avec les moyens du bord.

du coup, grâce à internet j’ai vu que j’étais pas le seul lecteur à avoir été choqué, du coup on a créé l’AAMA : Association des Amis de Madame Aubain.

cneffpaysages dit: à

@bloom, assez d’accord avec vous! Dans le pays dans lequel je vis et je paie mes impôts, en Allemagne c’est encore beaucoup plus pire que en France ! On ferme les yeux et on essaie de profiter aussi long que possible de la « manne chinoise » !
Connaitre la Chine ? Qui connait la Chine ? J’étais déjà invite par une organisation scientifique chinoise en 2011, – c’était en Novembre/Octobre – je vais peut-être y consacre un billet de blog dans paysages a ce voyage très impressionnant ! A un ami allemand j’écrivais en novembre 2011 – beeindrucke Reise, aber trotz allem eine „Sklavenhaltergesellschaft“ (un voyage impressionnant, mais malgré tout une « société esclavagiste »)

Jibé dit: à

Christiane, en passant je vous signale mot pour vous sous le fil précédent.

Alexia Neuhoff dit: à

« Si vous connaissez un peu la Chine, vous savez que seul compte le rapport de force. » Oui, plutôt d’accord avec Bloom sur ce constat. « Rapport de force » d’autant plus brutal et insidieux qu’il ne s’affiche pas tel, parfaitement illustré par le sourire permanent et bienveillant d’un Xi Jinping, par exemple. Une pensée pour l’Afrique devenue la proie (abandonnée par les anciennes puissances coloniales) à une prédation économique qui la laissera exsangue.

Jibé dit: à

« à feuilleté ??
et c’est les gringos qui doivent mettre le doigt dessus »
merci Claudio B
On ne perd jamais son temps à se relire, et j’ai semble-t-il manqué de temps pour le faire. Cendres on the tête!

Jibé dit: à

 » Les fanatiques ont horreur du roman »
et alii,
les fanatiques ont horreur de tout ce qui n’est pas eux et qui les met à distance d’eux-mêmes, l’humour par exemple. Ils sont verrouillés dans un temple et rien ne les en distrait.
(fanatique, de « fanum », le temple, vs profane, de « profanum », devant le temple)

Phil dit: à

Miss Neuhoff, forme olympique Montherlant, casse du chinetoque comme du joyeux Drillon.
Le prestigieux passou toujours en crise ibérique

Bloom dit: à

Connaitre la Chine ? Qui connait la Chine ?

Pas évident pour nous, c’est sûr…mais nous avons la chance d’avoir de très bons sinologues contemporains, je pense, entre autres à JP Béja, Anne Cheng, Jean-Luc Domenach, Thierry Sanjuan, Thierry Kellner, etc. Et il y a les sources britanniques et américaines, par dizaines, le South China Morning Post, etc…
Rien de tel que les Chinois pour connaitre la Chine, évidemment. Il existe une foultitude de sites et de réseaux sociaux animés par la diaspora chinoise en France et ailleurs, très actifs et en contact direct avec la Chine pop, Hong Kong et Taïwan. C’est là que mon épouse (blacklistée sur les rézos intérieurs) puise ses
infos…pas rigolotes du tout…
L’Allemagne a été le premier pays européen à pénétrer l’Empire du milieu nouvelle version. Ma femme travaillait dans une entreprise allemande.

Jazzi dit: à

5 juin 2020 à 10 h 45
Rétrospective complète depuis le 19 mai et jusqu’au 26 juillet des films du cinéaste iranien Abbas Kiarostami (1940-2016), au MK2 Beaubourg et au Centre Pompidou à Paris.
Un cinéaste majeur, Palme d’or à Cannes en 1997 pour « Le goût de la cerise ».
Pour Martin Scorsese : « Kiarostami représente le niveau le plus élevé de l’art dans le cinéma. », et pour Jean-Luc Godard : « Le cinéma naît avec Griffith et se termine avec Kiarostami. ».
Fichtre !
Une occasion pour voir ou revoir l’essentiel de la quarantaine des longs métrages et courts métrages dont des inédits restaurés et présentés actuellement au public.
En essayant de remonter le temps de manière chronologique.
Hier, donc, j’ai pu découvrir le film considéré comme le premier long métrage de Kiarostami, « Le Passager » (1974). L’histoire d’un gamin provincial, Qassem, passionné de football, qui décide de se rendre coûte que coûte à Téhéran pour assister à un match de l’équipe nationale. Splendide film en noir et blanc où la fiction se mêle au documentaire et nous donne à suivre les tribulations impayables d’un ado, digne du fils du « Voleur de bicyclette » de Vittorio de Sica et du Jean-Pierre Léaud des « 400 cents coups ». Entre modernisme et archaïsme, néoréalisme et nouvelle vague, Kiarostami, qui filme les enfants et les milieux populaires avec empathie et sans mièvreries aucune s’attache aux pas de son jeune héros prêt à braver les coups de ceinturons de son père, les coups de règle de son maître d’école, de mentir ou voler même pour réaliser son rêve.
Une émancipation jubilatoire, avec son lot de déceptions, dont il devra payer le prix !
Le film est suivi d’un court métrage, « La Récréation » (1972), une autre histoire d’enfant et de ballon, qui nous offre de surcroit de belles images de la périphérie du Téhéran au temps du Shah d’Iran.
Impossible de ne pas penser durant la projection et au spectacle de ces enfants pleins de vie, qu’ils se retrouveront envoyés quelques années plus tard, avec la bénédiction des adultes et au nom d’Allah, en première ligne lors du conflit entre l’Iran et l’Irak…
https://www.bing.com/videos/search?q=Film+Abbas+Kiarostami+le+passager&&view=detail&mid=C75BEE983C4728AA6E0EC75BEE983C4728AA6E0E&&FORM=VRDGAR&ru=%2Fvideos%2Fsearch%3Fq%3DFilm%2BAbbas%2BKiarostami%2Ble%2Bpassager%26go%3DRechercher%26qs%3Dn%26form%3DQBVR%26sp%3D-1%26pq%3Dfilm%2Babbas%2Bkiarostami%2Ble%2Bpassager%26sc%3D0-33%26sk%3D%26cvid%3DA60D6A1C9FDC434B96257D8D5D7D24A4

Alexia Neuhoff dit: à

@Phil
¿hola, qué tal?

christiane dit: à

Jibé , en passant je vous signale un mot pour vous sous le fil précédent.

et alii dit: à

bonjour
puisque vous parlez d’enfant, j’ai regardé un docu « arte » sur la maltraitance des enfants à Jerzey , paradis fiscal, et les impossibles enquêtes de police;je me souvenais d’en avoir entendu parler dans la presse (intéressantes évocations dans le docu, ainsi que du rôle des blogs-je me souviens que lorsque j’ai parlé de « maltraitance infantile » par des personnes spécialisées dans le soin de l’enfance, la RDL A PROTESTE QUE c’était impossible , pas crédible,je vous mets le lien du docu
https://dailygeekshow.com/jersey-orphelinat/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2021_06_04

Jibé dit: à

 » Anne Cheng, Jean-Luc Domenach »
de ceux que vous citez, Bloom, je ne connais que ces deux là, les autres seulement de nom, mais ces deux là m’ont pas mal appris…que je ne savais rien de ce monde si spécifique. Ce que j’ai compris, c’est que je ne comprenais rien.
Pourtant, c’est mon métier de changer de curseur pour essayer de saisir d’autres cultures, je veux dire que je dispose de stratégies pour cela et que je ne manque ni d’intérêt pour le sujet ni de volonté. Je saisis mieux le voisin japonais ou le voisin coréen, corsetés de tradition et hyper modernes, entre petits kami et manga style.
Mais la Chine, ce si grand empire composite, cette marqueterie de cultures dominées par un centralisme ancré dans les millénaires réinvesti au service du capitalisme d’Etat…Le confucianisme lié au communisme, le « léninisme de marché » et la tradition: c’est passionnément étrange pour un occidental. Le XI Jin Ping qui dictate tout ce monde nous dédie un regard de mépris quasi palpable, lourd comme un sabre.

Jibé dit: à

ok Christiane, j’ai vu!

Jibé dit: à

petitS kami

Paul Edel dit: à

On voit bien ce que reproche Puck à Flaubert : son pessimisme et son culte de l’art pour l’art.Et cela signale, à ses yeux, une attitude réactionnaire. Mais qu’il se rassure la littérature a toujours oscillé entre le politique et l’art pour l’art, plus près de nous ,entre Sartre et le Nouveau Roman, plus près de nous. Oui, éternel combat entre « engagement » et purisme esthétique. ne vous découragez pas Puck, reviendront des romans socialistes, des théâtres politiques et d’agitation. Notre époque, Puck vous offre une grande et belle littérature « engagée », c’est le courant féministe. Il existe et triomphe en librairie. Il décrit la (difficile) condition de la femme, de Darrieusecq à Camille Laurens et de Nina Bouraoui à Christine Angot. C’est un combat militant. Un combat politique .Réjouissez-vous Puck ! c’est aussi le retour de cette littérature « engagée » et l’idée que la littérature se doit d’être le reflet des combats de son temps. Le récit est alors considéré comme le moyen de transport d’un MESSAGE. Pour cette littérature, un bon livre doit véhiculer un enseignement. Il doit emporter la conviction. La lectrice mesure de la qualité de l’ouvrage la pertinence du combat moral de l’auteur. Il doit emporter l’assentiment moral de la lectrice. Et l’autofiction se veut un témoignage personnel travaillé stylistiquement pour décrire, témoigner, expliquer, dénoncer, insister pour dénoncer les scandales de la condition de la femme, aussi bien dans son enfance, dans sa famille, dans ses amours, dans son travail ,dans les institutions etc. C ‘est une littérature utilitaire.
Or Flaubert s’en fiche ! Il a un autre souci. Il récuse la fonction instrumentale et messagère du roman. Pour lui le langage est un matériau à travailler. Il le façonne avec un soin obsessionnel. L’essentiel, c’est le langage .Pas le message moral comme le croit son amie G. Sand.
Flaubert ne cherche pas à faire évoluer moralement Madame Bovary, ni son brave mari Charles, ni le pharmacien, ni Léon. Il ne condamne pas ses amants d’un soir, ni les pulsions érotiques de cette épouse. Il dit que Madame Bovary a eu le tort de croire aux clichés de la littérature Romantique.
Rappelons-le :tout grand livre est d’abord une expérience de langage. Si on lit « la Chartreuse de Parme » de Stendhal , ou « la Rabouilleuse » de Balzac, ou « Marie Dubois » d’Audiberti,ou « Nord » de Céline ,on ne perçoit pas de message clair, ni une promesse sociale, une solution politique ou historique.
« A la recherche du temps perdu » avec son fonctionnement métaphorique comme une fission nucléaire en chaine, est un pur travail de langage. C’est même une machine à désorienter nos clichés sur la mémoire et un affolant planétarium psychique.
Avec Flaubert –qualifié souvent de « réaliste » dans les manuels scolaires (comme si Salammbô était réaliste !) ce qui frappe c’est que de son œuvre il émane la ravageuse puissance de la déception. Son travail obsessionnel sur la phrase, les images est là pour nommer le caractère déceptif du monde, question bien réelle, celle-là posée à toute génération. La société lui a fait payer par un procès.

christiane dit: à

De John Updike j’ai lu avec passion Tu chercheras mon visage (Seuil).
Cette vieille dame lumineuse, Hope Mc Coy, installée en solitaire dans le Vermont, artiste et compagne dans le passé de Pollock (Zack McCoy) et Warhol (Guy Halloway), peintres célèbres de l’expressionnisme abstrait et du pop art, suggérés dans le roman d’une façon détournée par ces personnages ; et sa visiteuse Kathryn, l’intruse, une jeune journaliste new-yorkaise. Moment subtil d’une rencontre tendre et impitoyable entre les deux femmes. Longue évocation de la naissance de l’expressionnisme abstrait à travers le filtre du roman, (mouvements artistiques des États-Unis, à partir de 1945). Dialogue d’une rare finesse sur le sens de la création et de la vie.
Entre réel et imaginaire, ce roman offre deux beaux portraits de femmes et celui de la peinture américaine du XXe siècle.
C’est d’avoir retrouvé «Cœur de lièvre», l’émouvante histoire de Harry Angstrom, surnommé Rabbit, chez Paul Edel qui m’a donné envie de me replonger dans ce magnifique roman.
Sans oublier le tragique « Centaure » et sa fin éblouissante, qui reprend un thème de la mythologie : Chiron, roi des Centaures, blessé par une flèche empoisonnée est condamné à souffrir jusqu’à ce que Zeus lui permette de mourir et de bondir dans le ciel parmi les étoiles.

et alii dit: à

C’est un combat militant. Un combat politique
mais je ne vois pas pourquoi ce serait un DEVOIR pour les femmes de s’en saisir ,et d’en faire le fond vibrant ou hurlant de ce combat dans l’intérêt de la société ; il ne s’agit pas non plus de s’en moquer et moins encore de les dissuader au motif qu’elles s’approprieraient des « affaires »-du « pouvoir »- des hommes ,mais de ne pas en exclure les possibilités renouvelées par l’état présent du « monde » et de ses langues

Paul Edel dit: à

et Alii.Bonjour.je constate un fait:le combat féministe garnit la vitrine des libraires depuis plusieurs décennies, et regardez les meilleures ventes.

puck dit: à

Paul Edel ce que je reproche à Flaubert c’est surtout qu’il vous fasse recopier une citation dans laquelle on trouve une phrase du genre « la civilisation du coeur est morte avec la révolution française » sans que cela fasse sourciller personne, et qu’au contraire tout le monde accueille cette phrase dans un silence religieux « ah oui si Flaubert en est l’origine alors c’est tellement Beau et Vrai » Je veux dire on est pas obligé, sous prétexte que c’est estampillé « Flaubert » de s’interdire de réléchir deux minutes à ce que l’on écrit.

Vous comprenez quand même ce que je dire ? Et ça c’est cette espèce de vénération aveugle qui crée cette absence de réflexion.

Si Flaubert choisit une bourgeoise plutôt qu’une aristocrate pour susciter une haine pour cette bourgeoisie en réaction à notre empathie pour Félicité c’est tout sauf anodin – en qu’ensuite cela fasse pondre une phrase comme « la civilisation du coeur est morte avec la révolution » cela relève d’un enchainement logique, et là on ne se situe dans la politique parce qu’il n’y a jamais d’art sans politique.

Et là il faut écouter l’émission « Répliques » de ce matin sur « Grandeur et Démocratie », parce que là aussi on y trouve quelques perles assez grandioses.

J’espère juste que ça ne va être encore récupéré dans une émission tv d’un pays nordique genre Norvège ou Danemark pour encore se foutre de la tronche des français. Ras le bol de voir les français pour des imbéciles dès qu’on parle de démocratie.

puck dit: à

parce que c’est exactement ce que veut Flaubert : il veut que notre empathie pour Félicité nous fasse remonter à une remise en cause de notre révolution, il ne faut juste pas tomber dans ce piège !

et je ne vois ce que le socialisme vient faire dans cette histoire. à moins d’imaginer que seuls les socialistes défendent la Révolution ?

rassurez Paul Edel : vous ne pensez pas ça n’est-ce pas ?

puck dit: à

le blogapassou serait-il devenu un repère de nostalgiques de l’ancien régime ?

puck dit: à

du coup je ne regrette pas d’avoir autant insisté sur Flaubert, j’étais certain que cela ferait ressortir cet amour secret pour l’ancien régime.

s’il faut choisir entre Flaubert et la Révolution Française je choisis Flaubert !

bordel que ça fait du bien de rire un peu.

puck dit: à

c’est ça la vraie critique littéraire !

et alii dit: à

P.Ede, je ne nie pas; attendons voir la suite!

et alii dit: à

il me semblait que « coup de fusil » était quasi synonyme d’escroquerie

Cette expression familière apparaît au début du XXe siècle. Elle dériverait de l’expression fusiller qui, à la fin du XIXe siècle, signifiait escroquer dans le langage argotique.

et alii dit: à

Mimi Marchand et un journaliste de « Paris Match » placés en garde à vue
3 JUIN 2021 PAR FABRICE ARFI, KARL LASKE ET ANTTON ROUGET
La directrice de l’agence Bestimage, Michèle Marchand, et un journaliste de Paris Match ont été placés en garde à vue, jeudi, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « subornation de témoin » et « association de malfaiteurs » portant sur la rétractation de Ziad Takieddine publiée par l’hebdomadaire du groupe Lagardère.

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Coup de tonnerre dans le ciel médiatique français. La papesse de la presse people, Michèle Marchand, dite « Mimi », et le journaliste de Paris Match François Delabarre ont été placés en garde à vue, jeudi 3 juin, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « subornation de témoin » et « association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée » en lien avec l’affaire Sarkozy-Kadhafi, selon des informations de Mediapart.

JiCé..... dit: à

Quel bonheur de lire les fadaises de certains commentateurs connus, quelque soit l’entame ! Vive les blogs prestigieux où, par chance, le sanitaire n’est entretenu qu’une fois par semaine !

A l’odeur du réel humanoïde urbain, quel plaisir !

racontpatavi dit: à

Kiravi, en passant, je vous signale un mot pour vous sous le fil précédent.

B dit: à

Puck, quand cesserez vous de reprendre sur toutes les coutures ce pauvre Gaubert qui j’en suis certaine s’est prononcé façon salon comme il aurait exprimé n’importe quelle ineptie pourvu que le chaos disparaisse et que ce soit élégant. Il ne sortait de chez lui que pour aller au spectacle ou reçu par des amis ou pour prendre l’air sur les falaises. Que voulez vous qu’il ait pu développer comme conscience politique marxiste avant Marx?

B dit: à

Flaubert. Mes sorry.

hot pepper dit: à

C’est le pauvre roi Gaubert qui a mis ses lettres à l’envers! 😉

et alii dit: à

à propos du titre du professeur chinois:
«  »Un individu sans mémoire est un légume, et ne pas avoir de mémoire est pour une nation une forme de suicide spirituel. Si après chaque catastrophe les survivants ne sont pas en mesure de penser le désastre, ce sont au mieux des corps inutiles. Et en admettant qu’ils jouissent du bonheur de l’aisance relative, ils ne jouissent que du bonheur des porcs dans la porcherie », proclame-t-il en 2006 dans un discours, lors d’un de ces colloques discrets organisés par le Pen Club chinois.
https://www.lemonde.fr/livres/article/2011/04/06/la-philosophie-du-porc-et-autres-essais-de-liu-xiaobo_1503833_3260.html

D. dit: à

JiCé….. dit: à
Quel bonheur de lire les fadaises de certains commentateurs connus, quelque soit l’entame ! Vive les blogs prestigieux où, par chance, le sanitaire n’est entretenu qu’une fois par semaine !

A l’odeur du réel humanoïde urbain, quel plaisir !

i zont les bâtières de traviolle

et alii dit: à

quelque soit l’entame ! quelle que soit

MC dit: à

Trés bonne mise au point de Paul Edel.Ni Alba, ni Nagle, n’ont dit que la civilisation du coeur est morte après ou pendant ce pogrom urbain qu’on appelle la Révolution Française. Le noble coeur était déjà bien désséché au Dix-Huitieme siecle, avec ce français « sec et froid  » que lui reproche quelque part De Gaulle. Le Calamiteux règne de Louis XV n’a pas arrangé les choses, et l’on voit dans le Journal de Barbier une modification en profondeur de la perception de la figure Royale lorsque se développe ces années-là à Nantes larumeur que des enfants sont assassinés pour que leur sang serve à reggénérer un Prince Malade. On se reportera à l’ analyse de cette rumeur dans le dernier opus de Denis Crouzet, l’Enfant et les Guerres de Religion. La religion Royale recoit les coups des encyclopédistes, sorte de gauche caviar de l’epoque dans la mesure ou la Révolution est le dernier de leurs soucis! Elle conserve encore des restes après Varennes au Temple, ou l’on assiste à des phénomènes de conversion de geoliers pas précisément acquis. Il n’est pas exclu qu’elle se soit maintenue dans les provinces, ou le Sactre de Charles X ne soulèvera que peu de contestation selon les rapports nombreux dont on dispose. Reste que l’acte symbolique de la décapitation de Louis XVI a porté un coup à tout le systeme, provoquant l’émergence d’une bourgeoisie fanatique et vendue aux maitres de l’heure. On peut comprendre la détestation Flaubertienne de cette bourgeoisie de Province, étroite et bornée, sans sous-entendre qu’elle va de pair avec un regret quelconque de la Monarchie. Quand dans une vie d’homme, disons entre 1870 et 1855, on a vu défiler La Constituante, la Legilative, la Convention, La Mort du Roi, le Directoire, Le Consulat, L’Empire (avec Concordat, rappel de la Noblesse, et creation d’une autre parallèle!) La Restauration, 1830, les Orleans, La Seconde République, et le Second Empire, on a quelque droit de ne pas préjuger du lendemain…

MC dit: à

B vous n’avez pas tort. On vote pour un homm qui incarne l’Ordre. C’est ainsi qu’en 1848, beaucoup de gens très bien, las des émeutes, votent aussi pour le brave Général Cavaignac!

christiane dit: à

Ils sont doués les comédiens du Français. Regardé « Fanny et Alexandre » en différé, depuis la salle Richelieu magnifiquement filmé avec un public « non limité » car enregistré les 6 et 7 mai 2019. Je l’avais raté en février sur Culture-box.
Le début, soir de Noël 1907, dans le théâtre, bien que joyeux, arrosé de champagne et rythmé m’a paru long et la représentation prend de la densité quand, à la reprise des répétitions après les fêtes, tout tourne au drame quand le père (Denis Podalydès dans une performance bouleversante et drôle ) meurt.
Dans la deuxième partie, le face à face des enfants avec leur beau-père, l’évêque Vergerus fou, tyrannique et sadique est vraiment crédible (Thierry Hancisse).
La mère un peu trop oubliée. L’oncle Gustav (Hervé Pierre) grivois et sensible traverse la pièce comme un éclat de rire. Dominique Blanc, en aïeule attentive incarne la pérennité du théâtre avec gravité. Véronique Vella, Anne Kessler, Cécile Brune, Florence Viala, Laurent Stocker, etc., tous excellents.
Le va et vient des comédiens sur l’avant-scène parlant au public de l’âme du théâtre, leur refuge, de l’amour qui unit cette troupe de saltimbanques, du programme de la prochaine saison, est une bonne idée, comme le fait de montrer les comédiens au travail dans leur répétition.
Julie Deliquet a fait une riche adaptation du texte d’Ingmar Bergman et les comédiens ont donné le meilleur d’eux-mêmes, aucun ne tirant la couverture à soi (comme dirait M.Court, non sans raison d’une autre pièce retransmise récemment… je n’avais pas vu sa mise en scène d’Oncle Vania au Vieux-Colombier)
Donc de quoi, et je croyais cela impossible, faire maintenant cohabiter le film, véritable splendeur visuelle, écrit et réalisé par Ingmar Bergman en 1982 et cette adaptation au théâtre rediffusée hier sur France 5, où 20 comédiens brillants s’en donnent à cœur joie sur la scène dans un jeu de Troupe où improvisation et mise en scène au cordeau se mêlent harmonieusement. Je n’ai pas lu le roman, scenario du film. Bel ajout au Répertoire de la Comédie-Française

D. dit: à

Christophe Neff déplore le fossé culturel grandissant entre la France et l’Allemagne.
Et je partage entièrement cet avis.
Mais la faute à qui sinon à l’Allemagne qui établit sa détestable domination économique en instrumentalisant l’Europe communautaire à ses propres fins ?

Jibé dit: à

Eh bien, le hasard tout de même…je viens de regarder « en replay » Fanny et Alexandre moi aussi, Christiane. J’ai surtout été touché par la troupe de comédiens du père des enfants, vraiment touché par cet aspect que le film de Bergman nous offrait de façon édulcorée. Le pasteur tyran est en effet très bon (il était terriblement efficace chez Bergman, associé à ces horribles soeurs, dont cette obèse malade qui se fiche le feu, une scène incroyable). Dominique Blanc et tout simplement géniale, et ce cher Laurent Stocker!
Du vraiment bon théâtre. Grâce à un très bon texte et à une fort judicieuse et brillante mise en scène.

christiane dit: à

C’est amusant , Jibé, ces concordances de temps !

Jibé dit: à

Flaubert, je viens de relire ce passage:
Julien aimait tuer, au début de la légende, c’est ainsi qu’il est présenté, et ces quelques lignes me semblent parfaites, rien à retrancher ni ajouter, tout y est:
« Le pigeon, les ailes cassées, palpitait dans les branches d’un troène. La persitance de sa vie irrita l’enfant. Il se mit à l’étrangler -et les frémissements de l’oiseau qu’il serrait faisaient battre son coeur et l’emplissaient d’une volupté sauvage et tumultueuse. A la dernière convulsion, il se sentit défaillir. »
« le pigeon palpitait », un raccourci pour introduire au coeur battant de l’enfant qui lui prend la vie.

MC dit: à

Pas pu supporter jusqu’à la fin cette mise en pièce , c’est le cas de le dire,du film de Bergmann qui lui offre de beaux eclairages ici cruellement absents.
Le problème se pose: le Français, qu’on pense voué au grand répertoire, est-il réduit à cette politique de trottoir avec de pseudo Damnés par ci,mais sans Visconti ou un Fanny et Alexandre par là, mais sans Bergman, parce qu’il n’ose plus jouer son repertoire?
Auquel cas on ne voit pas l’utilité de ces adaptations par les carcassiers de service, qui en font qui un mélo chez Krupp parisianisé, qui un mauvais drame scandinave ,ce qui est déjà un pléonasme. Genre hybride qui n’a ni la qualité du film, ni le statut d’une pièce, et ou le comédien en fait nécessairement des tonnes. Or quelque génial que soit Thierry Hancisse, on ne l’a jamais connu si bon que dans Racine.
Un retour aux fondamentaux s’impose donc pour une salle qui a fait ici un choix eminemment politique, et totalement contre nature.
MC

puck dit: à

MC dit: à

Trés bonne mise au point de Paul Edel.Ni Alba, ni Nagle, n’ont dit que la civilisation du coeur est morte après ou pendant ce pogrom urbain qu’on appelle la Révolution Française.
 »

Paul Edel dit: à

Rose, voici ce que Widerganger postait sur la RDL à propos d’ »Un cœur simple » de Flaubert.
Lumineux.

« Cette « civilisation du cœur » est précisément ce qui ne marche plus depuis la Révolution. On trouve ça chez Madame de Staël dans Corinne ou l’Italie, chez Flaubert dans « Un cœur simple », qui ne le dit pas mais le montre de manière éclatante dans plusieurs scènes entre Mme Aubain et Félicité.

(…) Autrement dit, à travers Félicité, le narrateur, et à travers lui, Flaubert lui-même, se réfèrent aux principes d’égalité de 1789 et à l’absence de cœur dans la nouvelle société qui en a émergé. La nouvelle société ne parvient plus à construire une relation de « cœur » (le mot est prononcé par le narrateur dans le passage) entre les concitoyens, les égoïsmes, les hiérarchie ne parviennent plus à faire « peuple » qui demeure « introuvable » comme le montre si bien Pierre Rosanvallon dans l’un de ses ouvrages sur justement ce qui s’est passé après la Révolution. (…)

Flaubert avait tout à fait compris ça. Il avait compris que la « civilisation du cœur » était morte avec la Révolution, lui le grand lecteur de Rabelais qui la met en scène sans arrêt dans ses récits. »

christiane dit: à

M. Court,
Un jour dans un théâtre à Montmartre, je me suis trouvée assise à côté de Jean Claude Drouot. Ce n’était plus le jeune homme bondissant de la série télévisée « Thierry la Fronde » mais un homme dans la force de l’âge, au front blanchissant. A la fin du spectacle, le regardant il me sembla qu’il ne m’était pas inconnu sans toutefois pouvoir préciser mon impression. Je lui en fis part. Il me répondit avec un geste amusé vers la scène :- mais je suis comme eux un saltimbanque. A sa voix et son regard je l’ai reconnu, je venais de le voir fugitivement au théâtre dans une pièce de Claudel La jeune fille Violaine, je crois).
Des saltimbanques, une troupe, ne l’oubliez pas, M.Court. Ne les figez pas pour l’éternité dans le répertoire que vous avez aimé.
C’était beau, vivant, ce théâtre, ces comédiens se partageant la vie d’une famille de comédiens en Suède. Bergman écrivait aussi pour le théâtre qu’il aimait autant que le cinéma. Je crois qu’il aurait aimé ce que ces comédiens ont offert généreusement. Parfois une crainte vous tire vers le passé et pourtant vous êtes intrépide dans le domaine de l’art. Lancez vos chaussures de plomb par dessus votre épaule et volez comme un oiseau.

christiane dit: à

C’était aux Bouffes du Nord : La jeune fille Violaine qui devint plus tard L’annonce faite à Marie.

christiane dit: à

Il y avait deux violoncellistes sur le plateau et Yves Beaunesne avait nimbé Violaine et Mara d’ombre bleue. Jean Claude Drouot était le père. Un miracle aussi à la fin de la pièce de Claudel…

Marie Sasseur dit: à

Bonsoir Passou, j’ai pu écouter la plus grand partie de votre intervention à la BnF, aujourd’hui, en direct. Miracle de Youtube. Cette amitié de longue date avec Cartier-Bresson, et ces instants particuliers, faisaient plaisir à entendre, et à voir. Quelle belle dédicace , lol(os)

J’ai pour ma part été sensible aux références à la géométrie, et à la divine proportion commune à plusieurs arts. Bien que les propriétés mathématiques de ce nombre, si remarquables soient-elles, ont été demystifiées depuis bien longtemps, il garde une « aura » tout à fait étonnante.
C’est d’un autre dico amoureux que je voulais ici vous causer.
De parution récente, fin avril 2021, sous la houlette de M. Launey et A. Deledicq, vous trouverez bien présente cette fabuleuse légende propagée par un livre de Luca Pacioli, à l’entrée  » nombre d’or ».

B dit: à

D, si vous voulez savoir, ce n’est pas littéraire du tout, on pourrait y trouver de la philosophie. La demande de retraite à l’air si fastidieuse qu’il est plus court de continuer de travailler. Sur une année où mon revenu fut le plus faible de toute ma vie professionnelle le relevé indique 50 000 euros annuels. Tu parles! Il faut corriger les erreurs et les trous quand il y en a, envoyer un tas de documents qui chez moi ne sont pas classés ni secrets d’ailleurs. J’ai deux mois de retard ce qui m’obliger vraisemblablement à continuer deux mois de plus. Le problème n’ étant pas le travail mais la fatigue. En dehors de cette gêne, le temps confisqué.

D. dit: à

Bérénice j’hésite entre un Embraer Phenom 100 d’occaze ou carrément un neuf. Vous feriez quoi à ma place ? Sièges cuir blanc de toutes façons.

l’ombelle des talus dit: à

Bonne soirée aux marmottes presque estivales du blog. Dès ce mercredi, le couvre-feu passera de 21h à 23h. Ni chaud ni froid. Solstices divers avec toute l’assurance de vers desséchés parmi les livres. Et pourtant elle tourne.

D. dit: à

Qu’est-ce qui tourne ?

D. dit: à

91 commentaires déjà. C’est épatant et mémé epousetoutflanc.

B dit: à

D, comme vous êtes riche! Vous pilotez vous même?

Galilée?

B dit: à

Ne répondez surtout pas c’est pour mieux t’acheter… cela ferait plagiat.

D. dit: à

Je t’emmène quant tu veux, Bérénice, faire le tour de France, Aurillac, Colmar, Porquerolles, Marseille, Saint-Malo, Paris, Tout en une seule journée.

B dit: à

En avion? La géométrie du voyage est bizarre, />\~\_☆

B dit: à

Nous irons rendre visite à renato,jice, Rose, Paul Edel pour enfin prendre un verre chez toi?

D. dit: à

Pas du tout.

Bloom dit: à

Entendu parler d’une certaine « Nepalese mutation » du virus à la Beeb. L’ivresse des sommets. A quand un variant rdl?

B dit: à

Il ne faut plus associer de pays aux variants, aux USA par exemple augmentation des crimes et agressions à l’encontre d’asiatiques. Ici peu de népalais pour ainsi dire aucun en revanche nombre de bretons( petits) se sont faits lyncher depuis l’apparition de l’indétectable variant

closer dit: à

Puck est peut-être porteur du variant RdL. Il entraîne en effet un « brouillard mental ». Il paraît qu’il est transmissible par internet.

On va vérifier ça rapidement.

christiane dit: à

« […] Au lieu des tartines que tu m’as envoyées à propos des splendides vignettes de tes pages, j’aurais tant aimé que tu me parlasses de toi. Que deviens-tu ? Que fais-tu ? matériellement, s’entend. Il y a longtemps que tu ne m’as conté tes fredaines de jeune homme. Quant à moi, mes cheveux s’en vont. Tu me reverras avec la calotte ; j’aurai la calvitie de l’homme de bureau, celle du notaire usé, tout ce qu’il y a de plus bête en fait de sénilité précoce. J’en suis attristé. Maxime se moque de moi ; il peut avoir raison. C’est un sentiment féminin, indigne d’un homme et d’un républicain, je le sais. Mais j’éprouve par là le premier symptôme d’une décadence qui m’humilie et que je sens bien. Je grossis, je deviens bedaine et commence à faire vomir. Peut-être que bientôt je vais regretter ma jeunesse et, comme la grand-mère de Béranger, le temps perdu. Où es-tu, chevelure plantureuse de mes dix-huit ans, qui me tombais sur les épaules avec tant d’espérances et d’orgueil ! […] »
(Correspondance de G.Flaubert – Lettre à L.Bouilhet – fevrier 1851.)

D. dit: à

Encore Conard ?

Paul Edel dit: à

Cette correspondance de Flaubert ne pâlira pas devant les 243 lettres ou simples mots échangés entre 7 écrivains étiquetés « Nouveau roman ».Je me suis rué sur ce volume , Gallimard croyant trouver des confidences d’atelier, des discussions littéraires enflammées ou des réactions fortes contre une critique française souvent désemparée,injuste ou agressive devant toutes ces nouvelles écritures Minuit ..et rien. De Robbe grillet à Nathalie Sarraute, on se complimente beaucoup sans grande chaleur à la réception d’un nouveau livre,on faitdes allusions à ce voyage obligatoire sur les campus americains…C’est, en général d’une platitude totale.Seuls,Claude Ollier et Robert Pinget sont droles,spontanés et intéressants.Les autres? des fauves qui se flairent bizarrement dans la cage des éditions de Minuit. Au fond , c’est l’introduction de 36 pages de Carrie Landfried et Olivier Wagner qui apporte le plus d’éléments.

et alii dit: à

uste pour dire bonjour parce que je sais que vous attendez CLOPINE
Quelle ne fut donc pas ma surprise hier à la lecture de La conquête de l’Amérique. La question de l’autre (Éditions du Seuil 1982), de Tzvetan Todorov (1939-2017) en son temps directeur de recherche au CNRS, de lire ceci :

“… les questions soulevées ici renvoient moins à une connaissance du vrai qu’à celle du vraisemblable. Je m’explique : un fait a pu ne pas avoir lieu, contrairement aux allégations de tel chroniqueur. Mais que celui-ci ait pu l’affirmer, qu’il ait pu compter sur son acceptation par le public contemporain est au moins aussi révélateur que la simple occurrence d’un événement, laquelle relève après tout du hasard. La réception des énoncés est plus révélatrice pour l’histoire des idéologies que ne l’est leur production ; et lorsqu’un auteur se trompe ou ment, son texte n’est pas moins significatif que quand il dit vrai ; l’important est que le texte soit recevable par les contemporains, ou qu’il ait été cru tel par son producteur. De ce point de vue, la notion de « faux » est non pertinente” (page 72).

Je n’ajouterai rien, sinon que, Todorov ayant été de son vivant un sémiologue et critique littéraire reconnu et apprécié, je n’en ai tout simplement pas cru mes yeux.
https://www.pauljorion.com/blog/

et alii dit: à

. Dans les années 50, l’anti-roman devient le Nouveau Roman et Sarraute en est l’initiateur. Toutes ces classifications sont quelque peu artificielles et, si elles sont appliquées à Mme. Sarraute, difficile à expliquer. Elle a elle-même rappelé ses ancêtres, Dostoïevski (surtout les Notes d’Underground ) et Kafka en qui elle voit l’héritier légitime de Dostoïevski. Mais cela est vrai : elle a écrit au moins sa première paire de romans, le Portrait et Martereau(1953), contre les hypothèses du roman classique du XIXe siècle, où l’auteur et le lecteur évoluent dans un monde commun d’entités bien connues et où des personnages facilement identifiables peuvent être compris à travers les qualités et les possessions qui leur sont conférées. « Depuis lors », écrit-elle dans son livre d’essais, The Age of Suspicion, « [ce personnage] a tout perdu ; ses ancêtres, sa maison soigneusement bâtie, remplie de cave en mansarde d’objets variés, jusqu’au plus petit gewgaw, ses sources de revenus et ses domaines, ses vêtements, son corps, son visage… sa personnalité et, souvent, même son Nom
https://www.nybooks.com/articles/1964/03/05/nathalie-sarraute/

B dit: à

3J, où êtes vous? Ici la température de l’eau permettait hier que l’on puisse s’ y couler entier et sans combi. J’ai pour ma part opté pour le bain de pieds.

et alii dit: à

Arendt sur Sarraute:
Choisir l’intimité de la vie de famille, cette « pénombre » derrière des rideaux fermés aux accents strindbergiens, comme laboratoire de ce genre de vivi-section psychologique, au lieu du divan, était un pur coup de génie, car ici « la frontière fluctuante qui [ordinairement] sépare la conversation de la sous-conversation » se décompose le plus souvent de sorte que la vie intérieure du soi peut exploser à la surface dans ce que l’on appelle communément « scènes ». Sans doute ces scènes sont-elles la seule distraction dans l’ennui infini d’un monde tout replié sur lui-même, et pourtant ils constituent aussi le battement de vie d’un enfer dans lequel nous sommes condamnés à tourner « éternellement en rond », où toutes les apparences sont pénétrées mais où aucun terrain ferme n’est jamais atteint. Derrière les mensonges et les faux-semblants, il n’y a que les vibrations d’une irritation toujours présente, un « chaos où s’affrontent mille possibilités », un bourbier où chaque pas fait sombrer plus profondément dans la perdition.

et alii dit: à

L’article que Sarraute consacre à Flaubert en 1965 et qu’elle intitule significativement « Flaubert le précurseur », contient une revendication explicite de filiation, étayée sur une analyse aiguë de l’œuvre. Evoquant essentiellement Madame Bovary, qui synthétise à ses yeux la poétique flaubertienne, Sarraute déclare que « cet élément neuf, cette réalité inconnue dont Flaubert, le premier, a fait la substance de son œuvre, c’est ce qu’on a nommé depuis l’inauthentique1. »

2 Ibid., pp. 78-79. Sarraute souligne.
3 Ibid., p. 84.
4 Ibid., pp.80-81.
2Ce terme, qu’elle emprunte à J.P. Sartre qui s’en est servi vingt ans plus tôt pour décrire l’un des aspects majeurs de la poétique sarrautienne elle-même ( !), lui sert à désigner un état psychologique inédit dans la littérature, celui qui caractérise l’héroïne éponyme du roman de Flaubert en ce qu’elle vit dans un univers en trompe-l’œil : « Le monde que voit Madame Bovary, tous ses désirs, ses imaginations, tous ses rêves, sur lesquels elle cherche à construire son existence, sont constitués par une succession de chromos fournis par toutes les formes les plus dégradées et galvaudées du romantisme. […] Tous ses rôles que perpétuellement elle joue et se joue, tout est fondé sur les plus plates conventions. Et ce fond s’est révélé comme le plus fertilisant des terreaux2. »
https://books.openedition.org/septentrion/84873?lang=fr

B dit: à

Puck, ne vous dérangez pas pour Flaubert, pour le moment et alii a pris la relève, sur l’adret.

B dit: à

Lu une partie de la correspondance, année 1851. Peine à réaliser qu’ils aient parcouru ce chemin à cheval. Les voyages à cette époque appelaient de véritables aventuriers, prêts à affronter toutes sortes d’inconforts, courant de vrais risques . La science et le transport loin de ce qu’ils offrent aujourd’hui en matière d’assurance et de sécurité. Après cela il s’enferme à Croisset.

https://maisons-ecrivains.fr/2008/01/26/gustave-flaubert-croisset/

MC dit: à

Christiane j’ai vu Drouot distribue dans une mauvaise pièce où Grumberg se prenait pour Shakespeare. La pièce vidait la salle mais lui était bon. d
Depuis quelques temps, on trouve de tout au Français , du Cabaret mal chante aux scénarios mal adaptés. on y trouve tout sauf les classiques. Je ne puis cautionner , saltimbanque ou pas, cet abandon. Après tout, c’est un theatre subventionné. D’autant que pour rendre Corneille, un grand effort est à mener depuis le pitoyable Vitold dans Cinna. Une mise en garde quant à Flaubert pour l’édition Conard, techniquement dépassée
Bien à vous. MC

B dit: à

3 tomes.

et alii dit: à

inexact,B. J’avais juste laissé résonner l’évocation par P.Edel de Sarraute ,d’autant plus que cette dernière était avocate, je crois et ,qu’elle aimait écrire dans les cafés, ce qui doit pouvoir être vérifié et confirmé

et alii dit: à

c’est confirmé par A.Jefferson : »Tous les jours, durant trois ou quatre heures de l’avant-midi. Jamais chez elle. Sarraute avait son café libanais, avenue Marceau, où elle se rendait tous les jours de la semaine, dimanche compris, pour écrire à la même table du fond, ses feuilles volantes, ses stylos et son paquet de clopes sur la table en marbre, attentive – en état de roman – qu’à son flux d’écriture, inspirations, ratures, reprises, feuilles froissées, remplacées, recommencées, dans ce silence idéal qu’était le bruit d’un café arabe où elle ne pouvait saisir les conversations et se croire à l’étranger, dans un monde où l’araignée écrivant qu’elle était se sentait seule… »
https://revue.leslibraires.ca/chroniques/litterature-etrangere/nathalie-sarraute-seule-au-fond-du-cafe/

et alii dit: à

sur Sarraute: elle détesta Beauvoir – qui le lui rendit en disant que Sarraute écrivait « comme un fer à repasser » –, elle aima l’œuvre de Beckett mais ne voulut rien savoir de lui, se méfiait de Robbe-Grillet), les admirateurs d’une démarche si rigoureuse dans l’aventure d’une écriture nouvelle, tous serons heureux d’apprendre, grâce au boulot d’Ann Jefferson, que Natalia Tcherniak, alias Nathalie Sarraute, a bel et bien eu une vie. Une telle femme qui sut garder distance, séparer le travail littéraire du métier de vivre, méritait une biographie

B dit: à

Inexact, j’ignorais pico de votre intervention en faveur de Flaubert, sans il est vrai mentionner le point de relai ni d’ailleurs le nom de l’arrêt. Prendre à Sarraute, descendre à Bovary.

B dit: à

J’informais Puck.

et alii dit: à

et puis, quelle chance,Sarraute ne sollicite pas les comédies qui se considèrent psychanalytiques , ni le « authentiques » psychanalystes :ouf!

B dit: à

L’article que Sarraute consacre à Flaubert en 1965 et qu’elle intitule significativement « Flaubert le précurseur », contient une revendication explicite de filiation, étayée sur une analyse aiguë de l’œuvre. Evoquant essentiellement Madame Bovary, qui synthétise à ses yeux la poétique flaubertienne, Sarraute déclare que « cet élément neuf, cette réalité inconnue dont Flaubert, le premier, a fait la substance de son œuvre, c’est ce qu’on a nommé depuis l’inauthentique1. »

2 Ibid., pp. 78-79. Sarraute souligne.
3 Ibid., p. 84.
4 Ibid., pp.80-81.

Paul Edel en cloche et vous en sonneur de cloche? Quelle résonance vous lui donnez! c’tincroyable. Vous auriez pu préciser donner suite à PE car nous faisons preuve d’inattention, d’irrégularité dans la lecture de ce continuum.

puck dit: à

et alii dit: à

« (…)elle vit dans un univers en trompe-l’œil : « Le monde que voit Madame Bovary, tous ses désirs, ses imaginations, tous ses rêves, sur lesquels elle cherche à construire son existence, sont constitués par une succession de chromos fournis par toutes les formes les plus dégradées et galvaudées du romantisme. […] Tous ses rôles que perpétuellement elle joue et se joue, tout est fondé sur les plus plates conventions. Et ce fond s’est révélé comme le plus fertilisant des terreaux2. »
 »

Effectivement je crois que ce veut dire Sarraute est que cette « civilisation du cœur » est précisément ce qui ne marche plus depuis la Révolution. On retrouve aussi ça par exemple chez Madame de Staël dans « Corinne ou l’Italie ». Flaubert dans « Mme Bovary » » ne le dit pas de façon explicite, mais le montre de manière éclatante dans plusieurs scènes entre Emma et ses amants. Autrement dit, à travers Emma, Flaubert se réfère aux principes d’égalité de 1789 et à l’absence de cœur dans la nouvelle société qui en a émergé. La nouvelle société ne parvient plus à construire une relation de « cœur » entre les concitoyens, les égoïsmes, les hiérarchie ne parviennent plus à faire « peuple » qui demeure « introuvable » comme le montre si bien Pierre Rosanvallon dans l’un de ses ouvrages sur justement ce qui s’est passé après la Révolution.Flaubert avait tout à fait compris ça. Il avait compris que la « civilisation du cœur » était morte avec la Révolution, lui le grand lecteur de Rabelais qui la met en scène sans arrêt dans ses récits.

Enfin il me semble, après je peux me tromper bien sûr.

racontpatavi dit: à

sur Sarraute: elle détesta Beauvoir

Bavait-elle cette conversation au lavoir?

puck dit: à

d’ailleurs si Flaubert est aussi « anti-romantique » cela s’explique aussi dans le fait que le romantisme français prend son essor justement après la Révolution.

cf le syllogisme suivant :

1/le romantisme démarre en trombe après la Révolution

2/ la civilisation du coeur est morte après la Révolution

donc le romantisme est une expression dans cette mort de la civilisation du coeur.

cqfd.

puck dit: à

ma frangine a été l’attachée de presse de Sarraute avant d’être celle de Jankélevitch : à ce niveau on peut parler d’une forme d’intelligence familiale.

d’ailleurs j’espère qu’elle n’apprendra jamais que son frangin est capable d’écrire autant de conneries, pour ça que j’utilise un pseudo.

puck dit: à

racontpatavi dit: à

sur Sarraute: elle détesta Beauvoir

Bavait-elle cette conversation au lavoir?
 »

racontpatavi : vous êtes de très loin la personne la plus intéressante à lire sur le blogapassou. à chaque fois c’est une surprise.

et alii dit: à

un entretien
« – Vous acceptez donc l’idée que vous êtes un écrivain difficile à lire…

– Pour certains. Mais pour les gens même simples, s’ils lisent sans idées préconçues, ils réussissent bien à le sentir. Je ne demande qu’une chose, c’est qu’on se retrouve dans mes livres. Je les écris avec l’espoir que d’autres consciences que la mienne éprouveront la vérité de ce que je dis.

puck dit: à

« Vous acceptez donc l’idée que vous êtes un écrivain difficile à lire… »

s’il s’agit de Sarraute je crois que vu son caractère de cochon elle était plus difficile à vivre qu’à lire.

B dit: à

Flaubert souligne s’il ne dénonce l’aliment principal d’Emma, ces livres qui font la doublure de son éducation et qui influenceront sa vision des hommes, de la vie. Elle semble ne se référer qu’à ces modèles trompeurs. Côté réalité, le traitement de son enfant, une fille, l’éloigne de l’idéal qu’on peut lui prêter. Si elle rêve à de nobles et grands sentiments, elle n’en fait germer aucun, pas même pour sa progéniture. Elle n’est occupée qu’à elle même et à ses falbalas sans réaliser que les hommes y voient une occasion pas si difficile de séduire et, dirait on aujourd’hui, consommer du sexe. L’époque n’était pas au libertinage.

x dit: à

« Une telle femme qui sut garder distance, séparer le travail littéraire du métier de vivre, méritait une biographie »
Puisque de son vivant, quand elle avait encore le choix, elle gardait ses distances, a priori cela suggère plutôt qu’elle ne méritait pas ça.

christiane dit: à

Dans son article (Monde des Livres de ce vendredi) concernant la correspondance 1946-1999 des « Maîtres du Nouveau roman » (Butor, Mauriac, Ollier, Pinget, Robbe-Grillet, Sarraute et C.Simon), Nicolas Weill évoque l’influence du sonnet de Mallarmé Sonnet en X et en particulier le dernier vers du sonnet, pour composer leur étonnant « septuor » : « les sept étoiles de la Grande Ourse dans un miroir ».

J’ai donc recherché ce sonnet lu il y a si longtemps dans ses deux versions.

Le dernier vers : « De scintillations le septuor se fixe » (1e version)
« De scintillations sitôt le septuor » (2e version).
Ce poème est toujours aussi hermétique, accumulant les mots rares dont un au moins n’existe pas, « ptyx »,( évoquant un mot grec « repli », symbole du néant , proche du Styx pour la rime) – Pour le « ptyx » Mallarmé a demandé l’aide de Lefébure car il n’avait que 3 rimes en ix !
des rimes en yx et des rimes en or….
C’est la nuit, même « minuit » (Nom donné plus tard aux éditions…)..
Minuit et l’écriture…
Angoisse de la page blanche…
le noir et le vide dominent…

Mallarmé disait de ce poème dans une lettre à Cazalis de juillet 1868 :
« J’extrais ce sonnet, auquel j’avais une fois songé, d’une étude projetée sur la Parole : il est inverse, je veux dire que le sens, s’il en a un (mais je me consolerais du contraire grâce à la dose de poésie qu’il renferme, ce me semble) est évoqué par un mirage interne des mots eux-mêmes. En se laissant aller à le murmurer plusieurs fois on éprouve une sensation assez cabalistique. C’est confesser qu’il est un peu « plastique » comme tu me le demandes, mais au moins est-ce aussi « blanc et noir » que possible, et il me semble se prêter à une eau-forte pleine de Rêve et de Vide.
– Par exemple, une fenêtre nocturne ouverte, les deux volets attachés ; une chambre avec personne dedans, malgré l’air stable que présentent les volets attachés, et dans une nuit faite d’absence et d’interrogation, sans meubles, sinon l’ébauche plausible de vagues consoles, un cadre, belliqueux et agonisant, de miroir appendu au fond, avec sa réflexion, stellaire et incompréhensible, de la Grande Ourse, qui relie au ciel seul ce logis abandonné au monde. […] »

une fenêtre ouverte sur la nuit…
C’est un jeu phonétique, un jeu de reflets entre rimes masculines et féminines inversées des quatrains aux tercets, le lieu aussi d’un vide.
C’est donc ce poème qui a tout déclenché chez ces écrivains….
Que cherchait le Nouveau Roman ? Être en rupture avec les stratégies éditoriales, être une avant-garde? plus de personnages, plus de sujet, une intrigue explosée, des structures narratives, de règles choisies ? une fascination pour la philosophie ? Reconstruire après la dévastation de la guerre ?
Qu’en pensait Beckett ?
Donc Paul Edel a lu le livre et n’a pas trouvé ce qu’il y cherchait.

christiane dit: à

Ne vous faites pas de mouron, M.Court. J’aime vous taquiner. Je sais que vous réfléchissez avant d’écrire ici.
Le théâtre ? j’y vais beaucoup moins depuis cinq ans mais je le lis.
Je ne peux m’empêcher de goûter les explorations de ces comédiens et metteurs en scène talentueux, d’essayer de comprendre ce qu’ils veulent exprimer.
J’aime les petites salles d’art et d’essai où ils jouent devant quelques dizaines de personnes, les ateliers d’art dramatique.
Ce que vous dites de Jean-Claude Drouot est juste. Il joue toujours avec conviction mais il s’est surtout engagé dans la mise en scène : « De 1984 à 1986, il dirige le Centre dramatique national de Reims, la Comédie de Reims. De 1985 à 1990, il est responsable du Théâtre national de Belgique à Bruxelles. Pensionnaire de la Comédie-Française de 1999 à 2001, il sera également directeur artistique de la Compagnie Jean-Claude Drouot et metteur en scène de nombreuses pièces de théâtre notamment en coproduction avec le Théâtre régional des Pays de la Loire. »
Intéressant.
PS : ne changez pas !

christiane dit: à

Merci, Et Alli, pour tous ces commentaires liés au Nouveau Roman.

J’ai beaucoup aimé lire « Enfance » de Sarraute,, quelques romans de Claude Simon dont La route des Flandres, les Gommes et L’Année dernière à Marienbad (scénario) de Robbe-Grillet, Les Choses de Perec, La Modification de Butor et ses écrits sur la peinture, de C.Mauriac un essai sur J.Cocteau… Monsieur Songe de Pinget. Enfin pas grand chose avant Duras, Beckett, Barthes et les premiers Le Clézio.
C.Ollier ? jamais lu. Un conseil ?

Claudio Bahia dit: à

et alii dit: à

Quelle ne fut donc pas ma surprise hier à la lecture de La conquête de l’Amérique. La question de l’autre (Éditions du Seuil 1982), de Tzvetan Todorov (1939-2017) en son temps directeur de recherche au CNRS, de lire ceci :

oui, IIème partie Conquérir
Pourquoi êtes-vous si surprise; Todorov souligne dans ce chapitre (La raison de la victoire) que la conquête du Mexique a été totalement non verbale, au contraire de la découverte des Caraibes par Colombo, qui lui a amplement décrit ce qu’il a vu, pensé, évalué, etc.Et à ce sujet, Todorov l’a dit: « Les écrits de ce dernier [Colomb] pouvaient contenir, techniquement parlant, des faussetés; cela n’en diminuait nullement la valeur, car je pouvais les interroger avant tout en tant qu’actes, non en tant que description. « …
Et Todorov souligne bien l’absence totale d’écrits par les indigènes, et les récits postérieurs de ceux-ci ont subits dans certaines mesures l’influence des vainqueurs (les conquistadors)
Ceci dit, j’aime bien vous lire et je vous félicite pour cette lecture de valeur primordiale
bonne fin de dimanche

Phil dit: à

Le Ravière ne fait pas recette, le coup du virus à Madrid comme à Barfelona chez Littel tout le monde en terrasse. Heureusement reste Paul Edel, la saison des huîtres est finie, qui se décarcasse pour pointer les gommeux à la robe grillée du nouveau roman. Mr Court aussi à bien raison, Podalydès à poil dans les Damnés, de la comédie française a jugé Helmut Berger depuis son château salzbourgeois

Paul Edel dit: à

Perec n’a pas fait partie du Nouveau Roman. Ila réussi un parcours solitaire.
Un des meilleurs textes de Claude Ollier?
« Marrakch medine » (1979)avec ses textes brefs comme des poèmes avec ses visions de terres rouges,les hauts murs de pisé,ses lumières coupantes dans les ruelles,Ollier fait partager des sensations très fines d’une ville avec ses babouchiers et ses chaudronniers , son passé berbère,ville hantée par le désert.une parfaite réussite.

MC dit: à

Le Journal de Colomb est probablement gaze pour ce qui est de la traversée ‘Juste un petit bémol, Claudio Bahia. Concernant les traditions indigènes, il s’est trouvé tout de même un. Shahagun pour en recueillir certaines. Vrai que les petits gentilhommes terriens qui ont conquis le Mexique ne chroniquaient pas. Peut-être meme savaient-ils à peine écrire…Joseph Pérez insistait sur leur humble origine. Mais ils savaient se battre. MC

christiane dit: à

Merci, Paul Edel je note !

et alii dit: à

christiane, P.EDEL vous a répondu; et en rendant Perec à son indépendance absolue

christiane dit: à

Oui, Et Alii. Merci encore.

et alii dit: à

indépendance absolue :n’exclut pas ses liens avec l’oulipo!

MC dit: à

De meme je ne suis guère convaincu par l’enregimentement du sonnet des x dont le côté mot croise sur le vide n’est pas si difficile à déchiffrer qu’on veut bien le dire. Mais qu’ avait donc Cazalis , mauvais poète sous le nom de Jean Lahor et medecin de métier , sans plus, pour recevoir de telles lettres ou inspirer la Danse Macabre? S’adressait- on au Medecin ou au poète ???

MC dit: à

La féminisation par décret ne nous laisse le choix qu’entre auteure, dont le e final est un contresens par rapport à la terminaison latine. Autrice, qui crisse comme un pneu à l’oreille avec son féminisme bêta. Écrivaine, ou l’écrivante s’´abolit dans une vanité de Précieuse Ridicule. Soyez femmes de lettres, on saura de quoi on parle et personne n’y trouvera à redire. Mais le reste…Epargnez-nous le !
!

Claudio Bahia dit: à

MC dit: à
La féminisation par décret ne nous laisse le choix qu’entre auteure, dont le e final est un contresens par rapport à la terminaison latine. Autrice, qui crisse comme un pneu à l’oreille avec son féminisme bêta. Écrivaine, ou l’écrivante s’´abolit dans une vanité de Précieuse Ridicule. Soyez femmes de lettres, on saura de quoi on parle et personne n’y trouvera à redire. Mais le reste…Epargnez-nous le !

MC, mille fois mon vote, mais vous avez oublié l’autesse
Longue vie à Hélène Carrère d’Encausse, Madame le Président de l’Académie Française !!!

Claudio Bahia dit: à

car il y a bien la doctoresse (à moins que ce ne soit qu’un romandisme?), et encore l’abbesse

Passou dit: à

Merci Marie Sasseur.
Mais quel est le titre du dico que vous évoquez ?

christiane dit: à

Oui,M.Court, pas hermétique mais guère plus intéressant qu’un j’ai géométrique jouant sur la symétrie et les contraires. Ce n’est pas pour moi de la poésie mais un exercice un peu besogneux pour faire rimer ensemble des mots peu usités. Bien sûr on trouve facilement les clés : angoisse de la page blanche, neanty, solitude, aspiration au grand ciel étoilé mais pas de mysticisme. Ce poème ne me touche pas. Dans ce Nouveau Roman beaucoup de recherche vaine, de vide. ‘es uns et les autres ont été au meilleur en solitaire, pas en groupe. Mais l’amitié est toujours réjouissante et voir sur le Monde cette photo de groupe c’est émouvant car chacun d’eux a vraiment fait un beau travail d’écriture (pour Ollier, à decouvrir).
Parlons d’autre chose, je suis entièrement d’accord avec vous pour ces terminaisons féminines ridicules, je dis écrivain et poète pour une femme et surtout pas écrivaine et poétesse !
Passou est bien solitaire avec son billet.
M.S évoque sa conférence. J’avais aimais le livre qui se déguste lentement et regarder longuement ses photos. Passou avait aussi signé un film sur Cartier Bresson, remarquables parce que construit sur des archives visuelles et sonores.
Je regarde sur la 14 (culture box)un très beau film documentaire sur Jo et Edward Hopper. L’occasion de revoir ses toiles. Un bonheur.

christiane dit: à

jeu géométrique – néant – j’avais aimé

D. dit: à

Ce soir j’ai mangé du jambon de Paris avec mon chat. C’était bien.

puck dit: à

il est souvent question ici du nouveau roman, Perec revient aussi souvent dans la discussion, tout comme Tchekhov, Balzac ou Stendhal, ou Camus et Romain Gary etc….

j’ai l’impression qu’un des auteurs les plus importants de notre littérature passe complètement à la trappe et n’est pratiquement jamais abordé : Flaubert!

Il serait grand temps de remédier à cette anomalie indigne d’un blog qui se veut être « littéraire ».

D. dit: à

Ben tiens. Je fais trois fautes et il me suffit de les cirriger au lieu de se relure.
Je trouVe Ça un pzu facile.

D. dit: à

Ah Puck, te voilà enfin.

D. dit: à

Ah non t’étais déjà passé.

puck dit: à

j’oubliais Proust, alors Proust on nous le sert à toutes les sauces et on ne loupe jamais une occasion de l’évoquer, ce qui rend ce passage sous silence de Flaubert encore plus énigmatique.

puck dit: à

je crois connaitre la raison : Flaubert fait peur, c’est un auteur écrasant, d’où peut-être cette frilosité à oser parler de lui ?

puck dit: à

en ce qui me concerne je ne me risquerai pas à parler de Flaubert, je préfère laisser les mieux placés que moi prendre ce risque…

D. dit: à

Qu’est ce que tu as fait de ton dimanche, Puck ?

puck dit: à

Flaubert fait peur aussi à cause de ses positions parfois ambiguës vis à vis de la démocratie, l’éducation nationale et de la Révolution française, du fait il faut saluer des historiens comme Michel Winock, que les intimes appellent michou) d’avoir osé s’attaquer à cette montagne, d’autant qu’en tant qu’enseignant il est payé avec nos impôts.

il est toujours difficile de critiquer la Révolution française quand on est fonctionnaire.

puck dit: à

D. dit: à

Qu’est ce que tu as fait de ton dimanche, Puck ?
 »

j’ai lu « un coeur simple » de Flaubert que j’ai commencé il y a 3 mois, j’en suis à la moitié, comme livre c’est bien.

entre deux pages j’ai aussi fait une salade de crevettes plus ou moins exotique, c’est rafraichissant et très facile à faire : tu coupes des tomates en D, un concombre et un avocat aussi en D, une gousse d’ail en d (petit D), tu mets de l’huile d’olive, un jus de citron vert, du persil, de la menthe, de la coriandre, et une lichette de soja, du sel un peu de piment d’Espelette.

puck dit: à

D j’ai oublié un truc dans ma recette de salade de crevettes : faut surtout pas mettre les crevettes ! parce que ce mélange avec des crevettes décortiquées c’est absolument délicieux ! du coup quand tu ne les mets pas ça te permet d’imaginer le gout succulent que ça aurait si tu les avais mises ! tu me suis ? c’est important de faire travailler l’imagination.

christiane dit: à

Oui, D.
C’est épouvantable d’écrire un commentaire avec un iphone. Les mots changent après relecture, des lettres s’ajoutent, des accents se volatilisent. Bref, décourageant !

D. dit: à

C’est pas mal ta recette, Puck. Sauf le citron. Le citron n’arrange jamais les salades. En haute gastronomie le citron est quasimment absent. Il sabote presque tout. En mettre dans le poisson ou les huîtres est une héresie. Le citron par contre tient un rôle intéressant en pâtisserie – confiserie. Ou dans les boissons dont les cocktails.

D. dit: à

Ben prenez comme moi un Samsung, Christiane, et ce serz réglé une fous poyr toite.

Marie Sasseur dit: à

7 juin, 6h06

Bonjour Passou, il s’agit du dico amoureux des mathématiques, Plon, 04/2021.

Certains ont souffert « sous » la princesse de Cleves, d’autres s’éclataient avec « Mathématique mon amour » , des trucs qui s’oublient jamais…😊

http://www.mathkang.org/catalogue/proddadm.html

et alii dit: à

QI
L’Australien d’origine chinoise Terence Tao est reconnu comme étant l’homme le plus intelligent du monde avec son QI (Quotient intellectuel) de 230 points, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité, annoncent samedi les médias internationaux.
Né en Australie en 1975, Terence Tao a, dès son enfance, révélé des talents extraordinaires: son enseignante de maternelle a découvert sa sensibilité naturelle et son intérêt pour les chiffres, ce qui lui a valu par la suite d’entrer à l’Association des enfants surdoués d’Australie du Sud. Et c’est ainsi que ce petit génie a fait la connaissance d’autres enfants surdoués. A l’âge de 7 ans, Terence Tao a appris le calcul par lui-même, écrit également le premier livre de sa vie, dont le contenu était consacré à l’utilisation de Basic pour calculer les nombres parfaits.
A l’âge de 24 ans, Terence Tao a été nommé professeur à l’Université de Californie de Los Angeles, devenant le plus jeune professeur de l’histoire de l’école. A 31 ans, il a reçu le Prix du génie de la Fondation MacArthur (MacArthurFoundation) et la Médaille Fields, l’équivalent du Prix Nobel pour les mathématiques.
Chacun peut constater l’ampleur de ses réalisations en mathématiques, mais pourtant Terence Tao reste humble et à la recherche constante de nouvelles connaissances. Il a aussi été appelé « Le Mozart de la communauté mathématique ».
https://www.apprendre-en-ligne.net/blog/index.php/Histoire-des-maths

closer dit: à

Un QI plus élevé que celui de D?
Vous êtes sûre?

Jibé dit: à

« Je regarde sur la 14 (culture box)un très beau film documentaire sur Jo et Edward Hopper. L’occasion de revoir ses toiles. Un bonheur. »
oui Christiane, mais quel couple infernal!

Vu l’an dernier en Suisse une expo Hopper, c’était absolument génial, surtout de prendre conscience des formats sur lesquels il travaillait.

et alii dit: à

le livre que je veux lire, ayant beaucoup aimé la symphonie:
Il nous avait donné une très belle Symphonie des nombres premiers en 2003. Voici aujourd’hui La Symétrie ou les maths au clair de lune, traduction de son essai paru en langue anglaise sous le titre: Finding Moonshine. de Marcus du Sautoy,
traduit de l’anglais par Raymond Clarinard, Éditions Héloïse d’Ormesson, 520 p., 26 €.

et alii dit: à

closer, et que Raoult et ceux qui ont enquêté et ne l’ont pas dit parce que ce n’était qu’un enfant ?
MAIS DITES NOUS, vous ,je me bagarre avec ma mémoire (qui est O.K. mon ordi capricieux! c’est lundi, alors il faut être charitable)

et alii dit: à

je vérifie l’éditeur:
La Symétrie
ou les maths au clair de lune
Marcus Du sautoy
Traduit par : Raymond Clarinard
Qu’y a-t-il de commun entre un cube d’enfant, un rayon de miel, les mosaïques de l’Alhambra, le virus du sida, la molécule de benzène et la classification des quarks ? Leur symétrie, source constante de fascination pour les mathématiciens depuis des millénaires. Au-delà des formes harmonieuses perçues par notre œil, des structures mathématiques simples et profondes sous-tendent ces objets et tant d’autres, naturels ou artificiels, matériels ou conceptuels.

Avec enthousiasme et humour, Marcus du Sautoy nous fait découvrir ce pan majeur de l’histoire des mathématiques. Il nous conte la longue quête, toujours actuelle, de ces chercheurs, de Platon à Gauss, de Kepler à Conway, souvent géniaux, parfois excentriques, qui ont découvert et étudié les groupes de symétrie, à la fois si abstraits et si présents dans la nature.

Accompagnant l’auteur, mathématicien lui-même, dans ses pérégrinations professionnelles, nous découvrons ainsi de l’intérieur le fonctionnement de la communauté mathématique à l’œuvre.
je crois que ce musicien est aussi un sportif

Jazzi dit: à

Toujours aussi hilarant de suivre les amours de la madame Verdurin autoproclamée de ce blog avec un pseudo d’emprunt qui, s’il n’avait pas été inventé, ne pourrait exister !

D. dit: à

Il y a QI et efficience. Beaucoup de gens à très fort QI sont à efficience générale basse. Mais parfois exceptionnelle dans une discipline étroite.
Cela peut être un problème dans le cas des professeurs de mathématiques. Je ne sais pas du tout ce qu’il en est dans le cas cité. Soit les élèves disent avoir un pédagogue hors pair empathique et dévoué, soit ils parlent d’une machine froide et inquiétante qui ne communique qu’avec 2 % des élèves : ceux qui ont un profil ressemblant.

christiane dit: à

Merci, Jibé, pour le lien Hopper. Un artiste singulier qui a introduit dans l’art de peindre l’oeil cinématographique. Son épouse, Jo, son seul modèle l’a encouragé et soutenu toute sa vie.
Je reste émerveillée par l’exposition au Grand Palais vue il y a quelques années après l’avoir découvert au musée Cantini à Marseille.
Des scènes en suspension dont il ne donne jamais la clé. Une atmosphère tellement étrange.
Le café la nuit et la solitude, les herbes longues, le vent, les voiles claquant au vent, les couples désunis et l’immense hommage à sa femme dans une des dernières toiles où il représente le couple sur une scène comme pour un adieu.

et alii dit: à

il parait qu’Hitler n’aurait eu qu’un testicule: adieu la symétrie, mais quoi le mono?
BONNE JOURNEE

puck dit: à

D. dit: à

C’est pas mal ta recette, Puck. Sauf le citron. Le citron n’arrange jamais les salades.
 »

cher D,

j’ai connu ces derniers jours nombre de moments difficiles, voire violents et douloureux, au sujet de Flaubert, ce fut une expérience des plus éprouvantes, je ne voudrais revivre la même chose avec le citron vert.

juste une chose à te répondre : il s’agit non pas de « citron », mais de citron « vert », sache que sous d’autres latitudes que les nôtres il n’est pas rare d’utiliser cet ingrédient dans les salades, associé à de l’huile d’olive et du soja (ou éventuellement du vinaigre de Modène) cela supprime ces défauts que tu décris.

Fais donc l’expérience car si tu ne peux aller vivre sus les tropiques laisse donc, grâce au citron vert, ces tropiques venir à toi !

puck dit: à

D. autre chose, puisque nous sommes sur un blog littéraire je dirais que le citron vert est à la salade ce que le Clezio est à la littérature : une ouverture à l’autre et à l’ailleurs…

je sais que tu es capable d’ouvrir ton esprit alors ne rejette pas ainsi le citron vert stp !

D. dit: à

Mais enfin Cher Puck, un citron vert n’est rien d’autre qu’un citron pas mûr. Le gout sera semblable mais avec plus d’acide et moins de sucre. J’espère que tu ne pensais pas qu’il y avait une variété végétale de citron spécifique au citron vert ?

puck dit: à

D. tout comme je l’ai déjà dit au sujet de Flaubert je te répondrai : qu’importe ce qu’est le citron vert, qu’importe ses origines, ce qu’il pense, qui il est, l’important est l’oeuvre qu’il déploie !

la salade c’est comme les livres : il n’y a que le résultat qui compte !

et alii dit: à

sus les tropiques
puck, rappelez à d qu’on en est aux tropismes
« Quand j’ai pensé à les réunir sous un même titre, je les ai appelées « Tropismes », parce que ces mouvements intérieurs, ces actions invisibles que je montrais ressemblaient aux mouvements des plantes qui se tournent vers la lumière ou s’en détournent.
Il est difficile d’expliquer ce que sont ces mouvements tout à fait instinctifs que nous sentons glisser très rapidement aux limites de notre conscience. Ils sous-tendent nos actes, nos paroles, nos sentiments connus et nommés (CT, 1651).

L’inconnu — c’étaient les tropismes.
Le connu — c’était les personnages, tels que nous les voyons autour de nous, tels que nous a habitués à les voir le roman traditionnel.
Le connu — c’était leurs conversations.
Le connu — c’était les cadres, les moyens du vieux roman sous lesquels se dissimulait ce qui m’intéressait exclusivement : ces mouvements, ces drames intérieurs (CT, 1652-3).

Il me semblait de plus en plus qu’ils étaient, ces « Tropismes », la pulsation secrète de la vie : eux seuls m’intéressaient. Je voulais qu’eux seuls intéressent le lecteur (CT, 1652). »
https://books.openedition.org/pul/20701?lang=fr
in
« Là c’est de l’art. Et ici c’est la vie »1 : spécificités du tropisme théâtral

puck dit: à

en tant que founder et président de l’Association des amis de Madame Aubin, pour éviter tous conflits d’intérêt, je ne pourrai plus répondre aux questions qui me seront posées sur Flaubert !

puck dit: à

AubAin

puck dit: à

Aubain est le masculin d’aubaine.

D. dit: à

Le citron apporte l’un des plus gros malentendu qui soit. Certaines personnes confondent cultivars (variétés) avec degré de mûrissement. Certaines autres personnes pensent que son acidité est bénéfique et qu’elle correspond à la vitamine C. Ce qui est totalement faux, l’acidité du citron est dûe à l’acide citrique qui, s’il peut présenter un intérêt gustatif en pâtisserie, confiserie ou preparation de boissons, est dans tous les cas néfaste pour la santé car très démineralisant. Certains recommandent de boire un jus de citron à jeun le matin, il n’y a rien de pire. Il est tellement agressif qu’on peut l’utiliser pour cuire à la place de la chaleur. Exemple des ceviche. Mais ça ne sert strictement à rien. Il vaut mieux cuire le poisson longtemps à très basse température et l’agrementer ensuite de très peu de zeste de citron. Car le zeste d’un citron non traité n’a quasimment aucune dangerosité contrairement au jus très déminéralisant.
La vitamine C est l’acide ascorbique, qui n’a quasimment pas de goût. Présente dans les agrumes, mais pas plus que dans quantité d’autres végétaux. Le chou rouge en contient bien plus que le citron. Ce n’est qu’en seul exemple.

et alii dit: à

soleil vert une « date »;c’est historique et vrai comme le BOVRIL/
3. Ou encore déguster le Bovril. Cette boisson à base d’extrait de bœuf était nommée par la contraction des mots « bovin » et « Vril ». D’après les dires, elle conférait une énergie extraordinaire à quiconque la buvait. Par ailleurs, ceux qui n’étaient pas vêtus comme les Vril-Ya étaient dirigés vers le stand John Simmons and Sons, costumiers historiques de la reine Victoria. Les participants recevaient même un petit fascicule à l’entrée avec un glossaire de la langue Vril. »
« The Coming Race and Vril-Ya Bazaar and Fete » s’est déroulé du 5 au 10 mars 1891 au Royal Albert Hall. Aujourd’hui, ce rassemblement est considéré comme étant la toute première Convention de science-fiction de l’Histoire. Retour sur cette collecte de fonds avant-gardiste et précurseur des célèbres Comic-Con que nous connaissons aujourd’hui.
https://dailygeekshow.com/premiere-convention-science-fiction/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2021_06_06

et alii dit: à

Mais aussi le fait que ce livre
The Coming Race (La race à venir). Ce roman d’Edward Bulwer-Lytton
a été pris au pied de la lettre par certains lecteurs et la rumeur d’une société secrète : la société du Vril. Par ailleurs, la société du Vril aurait influencé Nikola Tesla, ce qu’il a toujours réfuté.

Jazzi dit: à

7 juin à 11 h 40
Rétrospective Abbas Kiarostami (au Centre Beaubourg et dans la plupart des salles MK2).
« Où est la maison de mon ami » (1987).
Tournant des films sur les enfants et les produisant lui-même, les autorités iraniennes ont longtemps cru que Kiarostami réalisait des films pour enfants.
Inofensifs ?
Explosifs, tout au contraire, et d’une intensité poétique radicale !
Après le premier long métrage évoqué avant-hier et quelques films plus tard, je retrouve Kiarostami dans toute sa singularité.
Entre temps, il est passé à la couleur et l’Iran s’est offerte une « révolution » : la dynastie des Pahlavi à cédé la place au règne des ayatollahs.
Mais dans le hameau et parmi les agriculteurs et artisans de cette histoire, filmée, à hauteur du regard de l’enfance, où se place toujours le cinéaste et où il renvoie le spectateur, les choses semble-t-il n’ont guère évoluées.
Les enfants, comme les animaux, ont une fonction essentiellement utilitaire et doivent se contenter d’obéir à l’autorité des adultes : parents, maîtres d’écoles et vieillards.
Ici, nous suivons Ahmad, un gamin de huit ans, bon élève, sage et discipliné, auquel va se poser un terrible cas de conscience, qu’il va devoir affronter tout seul.
Ce matin-là, Nematzadeh, son jeune camarade de classe a encore égaré son cahier et a rendu son devoir sur une feuille volante.
Tancé vertement par l’instituteur du village, il est menacé d’être renvoyé de l’école à la prochaine incartade.
Après la classe, alors qu’Ahmad, rentré chez lui pour faire ses devoirs, et qu’il est sans cesse dérangé par sa mère et les aïeux de sa famille qui lui commandent de menus services, il s’aperçoit qu’il a emporté par inadvertance le cahier de Nematzadeh, dont il connaît seulement pour toute adresse le nom du hameau lointain où celui-ci réside.
Aucun adulte de son entourage, à commencer par sa mère, ne veulent entendre le dilemme moral qui se pose à lui.
« Fais tes devoir et va chercher le pain ensuite, après quoi tu pourras aller jouer » lui répète inlassablement sa mère. « Va me chercher un paquet de cigarettes » lui ordonne son grand-père.
Néanmoins, n’écoutant que sa conscience et désobéissant aux ordres, Ahmad se lance à la recherche de la maison de son ami dans les hameaux voisins pour lui rendre son cahier.
L’occasion de filmer cette superbe quête qui, comme toujours chez Kiarostami, n’atteindra pas le but escompté, mais contraindra le héros à découvrir le monde environnant où il vit et trouver lui-même la propre résolution au problème posé.
De la beauté du théorème malgré les risques encourus, où l’on constate, révolution ou pas, que la civilisation du coeur perdure toujours dans le coeur (simple) des petits enfants !
(à suivre…)
https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19592433&cfilm=5035.html

et alii dit: à

ce citron est celui de l’artiste Kathleen Ryan. La sculptrice américaine

D. dit: à

Après il existe des cultivars que l’on a choisi car mieux aptes à fournir le citron vert. Comme la lime. Son seul intérêt est de garder vert plus longtemps sur l’arbre un citron qui de toutes façons est voué à devenir jaune si on l’y laisse.
Le citron jaune de Menton, au goût particulier, délicieux dans les desserts et notamment dans les glaces et tartes, est un cultivar sélectionné pour son goût.

et alii dit: à

n’ont guère évoluées.l’orthographe est effectivement toujours primaire ;elle n’a pas évolué ;
sans vouloir vous offenser!

MC dit: à

La condition d’aubain -étranger non naturalisé car la procédure existait- était une bonne affaire pour le royaume dans la mesure ou le Roi héritait automatiquement de ces étrangers quî n’avaient pas de « lettres de naturalite « comme on disait alors.,Ce que les Coutumes illustraient par l’adage  » Aubains ne peuvent tester ».  » grâce à D on pourra dialoguer avec les extraterrestres  » Mais D est un extraterrestre en mission comme le prouvent son journal de repas, minutieusement tenu à jour. et qu’on suspecte en très haut lieu d’être codé  » Ce soir je mange de la sole  » signifiant ce soir passera un Ovni…MC

D. dit: à

Je vous ferai remarquer, et alii, que c’est Puck qui a parlé en premier de citron, pas moi.

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