de Pierre Assouline

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La République des livres
Pour saluer George Steiner

Pour saluer George Steiner

Archétype de l’intellectuel européen à jamais gouverné par les humanités gréco-latines, George Steiner, qui vient de nous quitter à 90 ans à Cambridge, était des rares à séduire durablement son public. A le captiver, l’exaspérer, le surprendre encore. Pour avoir eu maintes fois l’occasion de le rencontrer, de l’interroger ou simplement de le suivre face à de vastes auditoires aussi bien qu’en comité restreint, je puis témoigner de son empire sur ses interlocuteurs (on lira ici une analyse de son œuvre par Donatien Grau, je m’en tiendrais pour ma part au portrait). Rien ne l’enchantait comme la perspective de digresser en public, son sport favori. C’est une bien étrange volupté que de créer des liens hypertexte à l’oral sans que nul n’ait le mauvais goût de vous rappeler au hors-sujet tel un skieur sermonné pour s’être aventuré hors-piste.

Il avait une manière très personnelle de penser en public, à voix haute, étant entendu que ses explosions de pensée reposent sur une longue, intime et ancienne rumination. A 85 ans révolus, il avait encore la pêche et s’épanouissait volontiers dans la polémique, n’étant jamais le dernier à faire preuve d’une ironie mordante, cinglante sinon cruelle à l’endroit de ses adversaires d’un débat d’idées. Il pouvait tenir des heures en se posant des questions dont il disait qu’il mourrait en en ignorant la réponse (« Quelle est la métaphysique d’un sourd-muet ? ») même s’il était persuadé que les grandes réponses précèdent les questions, lesquelles les banalisent. Steiner était un arbre à citations, non pour l’esbroufe mais pour le stimulus (« Musique : art des fiançailles perpétuelles » dixit Merleau-Ponty).

Il en faisait un usage immodéré (« On ne pense en philosophie que sous des métaphores » dixit Louis Althusser) ; s’il avait dû payer des droits d’auteur sur les citations, il aurait été ruiné. Sans compter les frais de justice pour les citations tronquées (« Quelle volupté que d’inventer des citations de Hegel… J’en mets partout ! »). Le plus extraordinaire est qu’il les sortait de son chapeau sans fond, les déployait en magicien et les assénait à un auditoire sans voix, parfois ébloui, parfois perplexe, mais c’était fait avec une telle assurance dans le bonheur de l’intelligence d’un texte qu’on n’osait pas demander : « Euh, quand Alain dit que toute pensée commence par un poème, est-ce que… Et puis quand Leibniz assure que Dieu chante de l’algèbre lorsqu’il soliloque, c’est joli mais… ».

Alors on suivait. D’autant que c’était souvent convaincant. Surtout lorsque Steiner se livrait :

 » Cette pensée du Baal Shem Tov a décidé de ma vie »… « La vérité est toujours en exil ». Cela signifie : méfiez-vous d’une vérité qui se revendique d’une patrie, elle est fausse ».

Il avait beau dénoncer les formules des autres, lui-même ne les détestait pas. Il avait le goût de la pirouette en public, mâtinée d’humour et de provocation. Elle se terminait généralement par une anecdote, mais qui ouvrait sur une méditation, d’autant plus frappante qu’il l’énonçait au présent avec la dramaturgie idoine:

« Comment transcender la logique en gardant la logique ? Un jour, la maîtresse emmène les enfants dessiner dans le motif, à la campagne. Après le pique-nique, elle les asseoit face à un aqueduc. « Dessinez ! » Ils dessinent tous un aqueduc, sauf un qui dessine un aqueduc auquel il a mis des chaussures, à chaque pilier, afin que le monument se mette en mouvement. L’enfant s’appelle Paul Klee, 6 ans. »

Ah, George Steiner et l’art de la chute ! Mais comment, parti avec René Char sur l’idée que la marche est le mouvement même de la pensée, était-il arrivé à convaincre de la présence de Cézanne dans l’ontologie philosophique moderne, on ne le saura pas et quelle importance ? A la fin, il conseillait d’écrire mal, seule solution pour un philosophe sérieux s’il ne veut pas courir le risque d’être lu pour son style. Mais évoquait-t-il les caresses qu’on l’autorisa à prodiguer au « César de Montaigne », son propre exemplaire des Commentaires sur la guerre des Gaules annoté de sa main, le regard de George Steiner déposait les armes ainsi qu’il sied lorsqu’on retient une larme.

George Steiner, qui fut l’un de nos meilleurs critiques littéraires avec Jean Starobinski, et un lecteur hors pair, se souvient avoir remarqué Les Deux étendards, roman de Lucien Rebatet, en son temps grâce à un article laudateur d’Albert Camus, et l’avoir lu aussitôt : « Dès la première page, j’ai su que c’était une œuvre de génie et que la création de la jeune femme Anne est comparable à du Tolstoï. Un livre trop long et trop didactique mais avec des parties époustouflantes d’amour et d’humanité. Or Rebatet est aussi l’homme des Décombres, un vrai tueur, le dernier des salauds ». Et Steiner, citant dans la foulée Morand qu’il exècrait, Montherlant qu’il admirait et Pierre Boutang dont il était l’ami, de déplorer « cette injustice kafkaïenne : pourquoi Dieu a-t-il donné autant de talent à la droite ? ».

Difficile d’évoquer un tel homme et une telle oeuvre sans mélancolie tant cet européen polyglotte et cosmopolite incarnait à son meilleur un monde disparu, le monde d’avant pour lequel comptaient des choses, des idées, des valeurs, des références, des principes qui n’ont plus cours que pour quelques uns désormais et l’on ne peut en éprouver qu’une profonde nostalgie au mépris des lazzis que cela susciterait. Chaque matin, il traduisait un poème dans les quatre langues qu’il pratiquait naturellement (français, anglais, allemand, italien) : selon lui, ce rituel avait le don de faire entrer un rayon de soleil dans sa vie quotidienne.

On lui doit aussi des expressions, d’aucuns diront des formules pour en diminuer la portée, telles que « emprise de l’imaginaire ». Elle évoque le délicieux esclavage, l’asservissement volontaire, autrement dit ces fictions suprêmes qui nous obsèdent, ces personnages d’une famille de papier qui finissent par être des personnes de chair et de sang de notre famille secrète ; ils comptent parfois davantage dans notre existence que les vrais gens de la vraie vie. Ils aident à vivre et même à ne pas mourir. On n’échappe pas à ses fantômes familiers. Qui autour de nous aura jamais la présence réelle d’une Mrs Dalloway et d’un Léopold Bloom, d’un capitaine Achab et d’un prince André Bolkonsky, d’un Hans Castorp et d’un K., d’un prince Salina et d’un Trotta, fussent-ils inscrits dans notre mémoire par la puissance du cinéma superposée à celle de la littérature ? Personne.

Nous connaissons tous des lecteurs qui ne se sont jamais remis de la mort de Mme de Rênal. Flaubert lui-même lequel se lamentait sur sa fin de ce qu’il allait crever comme un chien quand cette salope d’Emma Bovary vivrait éternellement. George Steiner, esprit attachant au gai savoir sans répit, était très un grand lecteur, du genre, lui aussi, à ne pas se remettre de ces disparitions mais dans son cas, celles de tant de personnages !

Pour ma part, outre certains de ses grands livres dont la lecture m’a particulièrement marqué (mais après tout, chacun les siens, l’oeuvre est vaste)  tels La mort de la tragédie (1965), Après Babel. Une poétique du dire et de la traduction (1978), Les Antiones (1986), Réelles présences. Les arts du sens (1991), Passions impunies (1997), Maitres et disciples (2003), je n’oublierais jamais la manière dont il voulut conclure un long entretien en public à la Bnf en retirant ses lunettes et en murmurant sur le ton de la confession :

« Je mourrais en ayant conscience de n’avoir pas eu assez de toute une vie pour résoudre un mystère insoluble : pourquoi, lorsque le commandant d’un camp d’extermination nazi, une fois rentré chez lui le soir pour jouer une sonate de Schubert au piano à ses enfants puis lire des poèmes de Hölderlin à sa femme avant le dîner, après avoir passé sa journée à superviser des tortures, des exécutions et des massacres de milliers d’être humains de tous les âges en raison de leur seul crime d’être nés, pourquoi la musique n’a pas dit non, pourquoi la poésie n’a pas dit non ? »

Post scriptum du 5 février : George Steiner a laissé un livre posthume constitué de milliers de « lettres autobiographiques » que le Churchill College (Cambridge) à qui elles ont été confiées révèlera publiquement en 2050 selon la volonté du testateur.

(Photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

1 106 Réponses pour Pour saluer George Steiner

B dit: à

B. et Chaloux,
quels plaisantins vous faites !

Il nous faut parfois des vanités pour faire retomber le soufflé. Pourquoi au juste nous associer dans le rire, qu’est ce qui motive ce raccord imposé . Un manque de discernement, la fatigue d’une soirée éprouvante peut être.

et alii dit: à

Passé un certain âge, on ne connait plus l’amitié de la jeunesse.
ça c’est une remarque que je crois importante, parce qu’on entend des personnes,hommes etfemmes, qui disent avoir rencontré un grand amour après 70 ans

Chaloux dit: à

@Jacques D.

C’est peut-être surtout qu’une certaine forme d’humour devrait être réservée aux papiers posthumes. L’immédiateté de la publication sur Internet ne facilite pas le tri.
Ce qui est étonnant, c’est que vous puissiez croire que c’est la chute qui pose problème. D’une certaine manière, il ne suffit pas de s’entendre rire, et ça n’a rien à voir avec le sujet.

@Christiane. On parle de l’amitié comme s’il n’y en avait que d’une seule sorte.

rose dit: à

rencontré un grand amour après 70 ans

Ben oui.
Heureusement pour les rens lebts.

rose dit: à

rencontré un grand amour après 70 ans

Ben oui.
Heureusement pour les gens lents
(Écrire les yeux ouverts)

rose dit: à

@Christiane. On parle de l’amitié comme s’il n’y en avait que d’une seule sorte.

Alors qu’il y a les affinités électives, les comme tu veux tu choises, et Amandine Forner et Yor qui chantent Aïe love you. Trop beaux trop choux. Soirée glorifiante.

renato dit: à

Claudio, selon Menuhin la musique était surtout un besoin universel de l’être humain, d’où la question de l’éducation suite au constat que « les enfants dans les écoles n’apprennent pas le chant ou la musique, cela crée une carence qui est à l’origine de souffrance, même si l’enfant ne sait pas ce qu’il lui manque parce qu’il ne sait pas ce qu’est la musique ».

08.02, 08.11

Janssen J-J dit: à

Une belle amitié, ch. et r…
http://www.nova.fr/patti-smith-rimbaud-mon-amant-secret
Hier, j’ai fait connaissance du compagnon de la photographe de ce reportage qui, hélas, me dit-il, dut avoir recours à un interprète pour s’adresser à Patti, cette femme splendide.
Me fait penser à vous deux…
Et cette nuit, ce cauchemar : nous avions désormais à enseigner une nouvelle règle de grammaire imposée par l’EN : « le féminin l’emporte sur le masculin ». Et personne n’y arrivait (Les voyelles de Raimbaud ?)

christiane dit: à

Cadeau du matin pour les noctambules :

https://bibliobs.nouvelobs.com/l-humeur-de-jerome-garcin/20151221.OBS1704/l-amitie-selon-sempe.html

« Ce dessin silencieux – où tout est dit – figure dans le nouvel album de Sempé, «Sincères amitiés» (Denoël). […]
Dans ce beau-livre, il ne dessine pas seulement l’amitié à tous les âges de la vie (de l’enfance à la sénescence, avec des humains ou des animaux), […]
Il apprécie que l’amitié soit délicate et patiente, quand l’amour est sauvage et impatient. […]
Certains jours de grand vent, il les rassemble tous sur le radeau de la «Méduse», qui dérive entre la vie et la mort, bercé par la chanson de Trenet: «Y’a d’la joie». Quel ami, ce Sempé ! »

christiane dit: à

Janssen J-J,
Magnifique !
Au hasard de cet entretien si profond :
« Patti Smith : – Oh, j’en suis sûre. J’y pense encore. Je sens encore cette pulsion. J’aime toujours penser à ces jours, aux journées sacrées de l’enfance, vous savez. Ce temps sacré. Vers lequel, oui, j’aime beaucoup revenir.

et alii dit: à

et le masque l’emporte sur la plume?

et alii dit: à

entretien avec P.Smith,merci!

et alii dit: à

architecte urbaniste est une très belle profession les archi me font rêver

christiane dit: à

Janssen J-J dit:
« Hier, j’ai fait connaissance du compagnon de la photographe de ce reportage qui, hélas, me dit-il, dut avoir recours à un interprète pour s’adresser à Patti, cette femme splendide Me fait penser à vous deux… »

Oui, nos vieilles écorces sont secouées par des fous-rires quand le monde se prend trop au sérieux !

Et à propos d’amitié… les échanges du Barbier de Séville, quel délice ! Ah, ce Beaumarchais ! (Très proche de l’École des femmes de Molière (mise en scène Stéphane Braunschweig en 2018).)

Figaro entre et fait part à Rosine des sentiments de Lindor à son égard. Ravie, elle confie sa lettre à Figaro.

« Rosine, avec embarras
– Il est certain qu’une jeune personne ne peut empêcher un honnête homme de l’estimer.

Figaro
– Aussi mon parent vous estime-t-il infiniment

Rosine lui donne la lettre qu’elle vient d’écrire
– … mais en la lui donnant dites-lui… dites-lui bien […] Que c’est par pure amitié tout ce que je fais.

Figaro
– Cela parle de soi. Tudieu ! l’amour a bien une autre allure ! »

(Le Barbier de Séville, Acte II, sc. 2.)

et alii dit: à

UN NOUVEAU LIVRE DE Cyrulnik
evue des Deux Mondes – Comment l’enfant lui-même est-il considéré, quant à son image, son statut, ses droits ? Rousseau n’est-il pas le premier, avec cette idée de pureté et d’innocence originelles, à éclairer l’enfant sous un jour nouveau ? Cette vision de l’enfant est-elle une avancée ou un fétichisme ?

Boris Cyrulnik Je dirais que la vision de l’enfant est étonnamment variable selon le contexte culturel : si pour Rousseau l’enfant arrive pur, il y a des cultures qui considèrent l’enfant comme un être à dresser. Si l’on ne dresse pas les garçons, ils vont devenir des bêtes sauvages, et si l’on n’entrave pas les filles, elles vont devenir des prostituées. On a l’ange pur et le démon, selon les cultures, et c’est une alternance qui se retrouve chez nous. Ce sont des stéréotypes qui perdurent.

Revue des Deux Mondes – Cette idée de pureté rousseauiste et son contraire, cette diabolisation, ne sont-ils pas les écueils de la vision que l’on a de l’enfant ?

Boris Cyrulnik Tout à fait. C’est pour cela que j’emploie les termes « stéréotypes de milieux culturels ». En matière de neurosciences, on pose la question différemment : nous avons tous été à l’origine spermatozoïde et ovule, puis amas cellulaire, embryon, foetus, bébé. Le raisonnement ne se fait plus en matière d’ange ou de diable, mais à travers un processus qui part de la biologie pour échapper à la biologie : c’est-à-dire que l’être biologique, le bébé, devient un être de culture quand il entre dans le monde des mots.

« Les féministes d’aujourd’hui […] contribuent à réinstaller le stéréotype du garçon diabolique. »

C’est un raisonnement, je crois, qui n’a jamais été tenu avant les dernières décennies. Les féministes d’aujourd’hui contribuent involontairement – car elles s’appuient sur des réalités, à savoir les violences, les viols, la mort – à réinstaller le stéréotype du garçon diabolique. C’est une pensée de contiguïté, quand, à partir de faits réels, on dresse une fausse généralisation. […] > LIRE LA SUITE

PROPOS RECUEILLIS PAR VALÉRIE TORANIAN

B dit: à

3J, la beauté des laids se voit sans delai sans doute. J’écoutais PS sans j’avais 19 ans et j’en conservais une idée à côté de sa musique de son image. Quelle surprise quand bien plus tard je l’ai revue , cette femme n’a strictement rien à faire de son image , assez rare pour une star.

B dit: à

Et alii, la virginité d’un terrain n’a je crois rien à voir avec son devenir. Dressage est l’équivalent pour les animaux de ce qu’est l’éducation pour les humains. Initiation et rites initiatiques sont présents chez certains peuples, il s’agit toujours d’un apport et d’un guidage propres aux cultures de référence. J’ai lu une fois – l’enfant, ce pervers polymorphe – je me demande encore si l’auteur plaisantait.

Janssen J-J dit: à

mais pourquoi induisez-vous qu’elle est laide, b. ? Moi, je vous dis que je la trouve belle, car on voit bien qu’elle n’a que faire de son aspect extérieur. La beauté de son visage est irradiée par la profondeur de sa sagesse. Et cela se voit au premier coup d’oeil.

Comment cela : masque ou plume ?… Des consonnes, tout simplement, jzmn !

Janssen J-J dit: à

J’ai toujours pensé que notre ami D. ressemblait à un pangolin. Tu n’étonnes qu’il soit à ce point branché sur l’épidémie du CNVR…us
Arrêtons de plaisanter, hein !

Nicolas dit: à

C’est sympa ces amandiers en fleurs , comme des flocons de neige

Jazzi dit: à

Ah non, pas Cyrulnik, par pitié, et alii !

OZYMANDIAS dit: à

« La beauté s’altère, la laideur s’accentue ».
Charles Aznavour chez Michel Drucker !
Oui, oui, Chacha et Mimi à la téloche, ça aussi c’est d’la culture !!!

Marie Sasseur dit: à

Bonjour Passou, j’ai vu que vous alliez passer à la télé, dans cette émission pour abrutis, pour couche-tard.
Je ne sais pas ainsi si je regarderai, surtout si ceux qui vont vous laisser parler tout seul, n’ont pas lu votre bouquin, comme quelque buse ici. Et vont se livrer à un petit exercice commercial.
Enfin, vous avez de la chance quand même. Inouïe. Il y aura Clara, la Sainte-Victoire, et sa sœur.

« CLARA LUCIANI pour l’album « Sainte Victoire », une édition comprenant 5 morceaux inédits, produit par Initial. Live piano-voix, « Ma Sœur ». »

https://youtu.be/9FRMGF2CPLc

B dit: à

Une préférence pour la brune si ce n’est pas un montage. Un peu de Lio avant ses quatre maternités.

B dit: à

Un peu de l’élégance à Françoise Hardy, côté top. Nous vivons dans un vaste remix propice au recyclage . L’orchestration du premier morceau me fait penser à Jacques Higelin,la piano de Champagne.

B dit: à

Passou, j’ai pas lu! Et j’ai calé sur votre Job, j’irai en enfer avec d’autres chouettes, vieilles ou jeunes.
Remercions le seigneur pour ce coup de badine. Amen.

Patrice Charoulet dit: à

A Claudio Bahia

Grand merci de m’avoir approuvé. Vous êtes le seul !
« Les negro spirituals », ce n’est pas moi qui en porlais, mais l’auteur cité.
Les deux noms que vous ne connaissez pas sont des noms de ministres français actuels.

Marie Sasseur dit: à

« Rebondissement dans l’affaire Matzneff. Les policiers, qui épluchent actuellement les livres publiés par l’écrivain depuis les années 1970, et dont ils se sont procuré des exemplaires au siège de la maison Gallimard à Paris, viennent de faire une nouvelle découverte. Un carton, référencé au nom de Gabriel Matzneff, a été exhumé des archives des ex-renseignements généraux (RG). »

Des personnes exquises, ces keufs.

et alii dit: à

les mimosas sont en fleur !
vive Ponge

B dit: à

Et rien sur le patinage? Je suis déçue.

et alii dit: à

Sur fond d’azur le voici, comme un personnage de la comédie italienne, avec un rien d’histrionisme saugrenu, poudré comme Pierrot, dans son costume à pois jaunes, le mimosa.
Mais ce n’est pas un arbuste lunaire : plutôt solaire, multisolaire…
Un caractère d’une naïve gloriole, vite découragé.
Chaque grain n’est aucunement lisse, mais formé de poils soyeux, un astre si l’on veut, étoilé au maximum.
Les feuilles ont l’air de grandes plumes, très légères et cependant très accablées d’elles-mêmes ; plus attendrissantes dès lors que d’autres palmes, par là aussi très distinguées. Et pourtant, il ya quelque chose actuellement vulgaire dans l’idée du mimosa ; c’est une fleur qui vient d’être vulgarisée.
… Comme dans tamaris il y a tamis, dans mimosa il y a mima.

Marie Sasseur dit: à

Dommage que ce ne soit pas Angot aux manettes, pour lire des extraits du bouquin de Passou, à la télé pour abrutis. Au moins, elle aurait dit des trucs intelligents. Elle aurait bousculé un peu Louis, transi devant son grantecrivain et sa mémé. Et moqué sa tradale. Mais, là! Une vieille concubine mondaine, cocue comme c’est pas permis, pour lire le poème de Louis!

Pablo75 dit: à

Samedi, 8 février 2020, 15h32

@ J.Drillon

L’excuse habituelle de l’ironie quand on se fait attraper les doigts dans la confiture, ne marche pas du tout ici. Et cela d’autant plus qu’on ne discute pas du si méprisant « exquises personnes » adressé par un intello parisien au bas peuple provincial qui essaie de protéger ses enfants parce que la police et la justice ne le font pas, mais du fait qu’un intello (probablement sans enfants – aucun parent de filles aurait écrit une connerie comme la vôtre) se permette le luxe de juger de la pire des façons des parents angoissés par la quantité de pédophiles qu’il y a sur internet.

Il n’y a qu’un Intello Frivole de la Gauche Caviar Parisienne (pléonasmes volontaires) pour penser que c’est « difficile de tomber plus bas »
quand des gens luttent contre la pédophilie avec les seules armes qu’ils ont.

Derrière cette idée d’un Privilégié contre le Peuple-aux-bas-instincts qui cherche à se défendre, il y a l’idée que parce qu’il a eu des français qui ont dénoncé aux nazis des juifs innocents pendant l’Occupation, toute dénonciation est nazi, y compris celle de criminels. À un mépris de classe s’ajoute un raisonnement idéologique crétin.

C’est à cause de ces amalgames idéologiques propres du trotskisme le plus cynique que le Peuple a cessé de voter pour la Gauche et s’est
mis à voter pour le Front National. À force de prétendre que les droits des criminels sont beaucoup plus importants que les droits des victimes innocentes, ou de penser que la dénonciation de délinquants sexuels est la chose la plus immorale qui existe (« difficile de tomber
plus bas »), on finit à 3’3 %.

Que la Gauche française est la gauche la plus conne du monde, je le sais depuis longtemps (depuis que très jeune j’ai traduit un penseur
qui s’est bien foutu de sa gueule dans ses livres et qui en privé était encore bien plus féroce). Mais tous les jours je découvre encore l’ampleur du phénomène. La logique pathologique de la Gauche française est un mystère qui devrait s’étudier, non seulement dans les facs de philosophie politique, mais surtout dans les chaires de psychiatrie.

Jazzi dit: à

Les mimosas sont en fleurs depuis fin décembre, mesdames.
Dixit ma soeur qui habite sur les hauteurs de Mandelieu sur la route de Tanneron (jaune), face à la baie de Cannes (bleu) et le massif de l’Esterel (rouge sang).
Un Cézanne au parfum !

D. dit: à

JJJ, les 5 derniers contaminés se trouvaient -je vous le donne en mille… aux Contamines !

Marie Sasseur dit: à

« Notes, rapports ou simples coupures de presse ?

Ces documents pourraient être de nature diverse : notes, rapports ou simples coupures de presse. Les policiers de l’OCRVP espèrent en tout cas y trouver des indices sur l’environnement de Gabriel Matzneff, qui a librement fait, pendant des années, l’apologie de la pédophilie et du tourisme sexuel, se vantant même, dans les années 1970 et 1980, d’amitiés politiques haut placées lui assurant une protection. »

Les personnes exquises de l’OCRVP, vont logiquement bientôt débarquer à l’Abbaye d’Ardenne.
Moi je salue, celui qui aura l’idee d’en faire un bon polar.
Quel suspens !

et alii dit: à

pour la psychologie commune (des professionnels de la famille et de l’etat-français-)des assistantes sociales, il était inimaginable que CYRULNIK devienne médecin:cela non plus il ne l’a pas oublié

et alii dit: à

les mimosas sont en fleur, mais les arbres n’étaient pas un des thèmes du fil,il y a une semaine
et quoi des arbres de judée?

Janssen J-J dit: à

@ Grand merci de m’avoir approuvé. Vous êtes le seul !

Hélas !… (il aurait dû se taire)

@ Les pangolins à Contamines, oui je sais, je trouve pas ça marrant du tout (Agnès Buze). C’est aussi nul que l’ARDL chez le père Rouquier.

-> C’est comme ce pauvre Bouillagué qui a dû capituler devant le terrorisme d’Etat, u-nonte !-> Et Guyotat qui n’a pas eu un seul commentaire, en dépit de l’immensité de son oeuvre ! A croire que tout le monde est tétagnisé par MTZNF et ses sbires présentement !

… Quelles misères.

William Blake : « Conduis ta charrue par-dessus les ossements des morts »

etc ///Giovanni, etc.,

et alii dit: à

Et Guyotat qui n’a pas eu un seul commentaire,
si un, l’annonce de sa mort;
mais il y aura peut-être un billet?

et alii dit: à

ON VOUS AVAIT DIT DE vous renseigner sur la mémoire:
Les femmes victimes d’inceste en parlent, en moyenne, quarante ans après… Et elles ont raison. […] Auparavant, elles se sont rendues suffisamment fortes pour enfin évoquer verbalement ce qu’elles ont subi. […] Pour y parvenir, entre autre, elles font des études. […] Personne ne parle du surinvestissement intellectuel de ces enfants après qu’ils aient été maltraités. Et pourtant, c’est très important car c’est ainsi qu’ils se sauvent… […] Si nous étions dans une société, dans une humanité, qui dit le vrai, ces enfants seraient définitivement enfermés dans des circuits pour débiles… ! En réalité, s’ils sont hébétés de malheur au départ, quelques années plus tard, quand ils ont un peu cicatrisé, ils reprennent alors leur évolution. C’est pourquoi il est capital de ne pas confondre vérité et brutalité. […] CYRULNIK

et alii dit: à

Une critique russe découvre avec stupeur le roman prétendument autobiographique du Moldave Nicolaï Lilin, Urkas !, véritable phénomène de librairie à travers l’Europe. Car ce récit d’une enfance et d’une adolescence passées dans un clan de Robin des Bois régi par un redoutable code d’honneur n’a que peu de rapport avec la vérité. La presse occidentale n’y a vu que du feu.
BOOKS

et alii dit: à

. « Celui qui veut lire ce livre doit oublier les catégories du bien et du mal telles que nous les concevons, conseille l’auteur italien de Gomorra, Roberto Saviano, cité en quatrième de couverture. Oubliez tout et lisez-le, point. »

L’intrigue se déroule dans la communauté des Urkas, des bandits d’origine sibérienne déportés par Staline dans les années 1930 à Bendery, une ville située sur la rive droite du Dniestr, dans l’actuelle Moldavie. Régis depuis des siècles par un code d’honneur implacable, les Urkas ne sont pas de vulgaires bandits, explique Lilin. Ce vieux clan de criminels forme une sorte de petite ethnie, avec sa morale propre, fondée d’abord sur la haine du pouvoir, qu’il soit tsariste, communiste ou

christiane dit: à

Ozymandias,
où êtes-vous ?
Avez-vous lu des textes de Jeanpyer Poëls* ?
Il écrit (dans un échange avec Bernatd Noël, – recueil Défaillir – éd. La Porte), ces lignes : « défouir soi, parvenir au grand « creux » de sa carcasse, sa « charcoi » eût dit un Moyenâgeux, montre une défaillance menée là de se trouver à bout ; là, près de son âme, cette sacrifiée du cœur-abîme / cœur-abîmé, dont rien n’amnistie la déroute, un rêve de taiseux, un ange qui déambule sur l’ocre étalé par le silence. »

*Jeanpyer Poëls est né en septembre à Cambrai en 1940. Il est mort il y a si peu de temps, en juin 2018, ce n’était pas à Cambrai.

J’ai lu votre dernier commentaire. Un rien peut faire fuir une licorne… Faites visite aux billets de Paul Edel. Jamais lu quelque chose de plus convaincant sur La Montagne magique de Thomas Mann. Il s’aventure volontiers dans le royaume des ombres à la recherche de la sagesse sacrée ou profane. Insaisissable et magnifique.
Ou encore le texte étrange De Ponge sur le mimosa offert par Et Alii.

et alii dit: à

Président et co-fondateur de Golem.ai, une jeune pousse techno qui développe des interfaces de langage naturel entre l’Homme et la machine, il est au cœur des innovations qui vont remodeler la communication, le marketing et la relation client.

Avant de lancer Golem.ai en mars 2016, Thomas Solignac était déjà tombé dans la marmite de l’intelligence artificielle. Etudiant à l’Epitech, une école d’informatique réputée à Paris, il a fait partie du laboratoire d’IA de cette dernière tout en participant à une association de robotique (1).

Pour autant, le jeune futur entrepreneur qu’il va devenir, ne se contente pas de brasser les algorithmes et les lignes de code pour concevoir des logiciels intelligents.

et alii dit: à

ET C’EST ENCORE UN GOLEM
Vous avez cofondé Golem.ai en mars 2016 dans la foulée de vos travaux estudiantins à l’Epitech sur une technologie de langage naturel dont l’objectif était de permettre à des utilisateurs de formuler directement des requêtes orales et/ou écrites à des logiciels et des appareils connectés, des robots, etc.

En retour, ceux-ci doivent être capables grâce à l’intelligence artificielle de s’adapter à leur interlocuteur en intégrant des contextes linguistiques, idiomatiques et culturels. Aujourd’hui, quelles opportunités concrètes offre Golem.ai à des professionnels de la communication et du marketing ?
http://www.eclaireursdelacom.fr/intelligence-artificielle-ne-pas-survendre-les-robots-ni-ceder-a-lanthropomorphisme/

OZYMANDIAS dit: à

Christiane,
Jeanpyer Poëls ??? Je ne l’ai jamais lu et je ne le connais pas du tout.
Est-ce un poète hermétique ? Ésotérique ? Mystique ou autre…
J’ai déjà du mal, tellement de mal, à comprendre les Rimbaud, les Mallarmé, les Char et autres Léon-Paul Fargue… Je ne comprends que ce que je peux comprendre et je me demande toujours si la poésie est faite pour être comprise ou pour être aimée ?

Marie Sasseur dit: à

https://www.books.fr/nicolai-lilin-un-bel-imposteur/
Tres intéressante cette histoire d’escroc.
A l’heure du web, l’auteur est un peu gonflé.

Cette histoire, en revanche est tout à fait véridique, celle des Vieux-croyants, qui ont été poursuivis sous Staline. Vassili Peskov en avait fait un livre, traduit du russe, éditions Actes Sud, 1992, « ermites dans la Taïga « . Je viens de voir qu’il est librement téléchargeable.

et alii dit: à

CHRISTIANE? JE NE SUIS PLUS à Paris;merci

christiane dit: à

OZYMANDIAS dit: « Jeanpyer Poëls ??? Je ne l’ai jamais lu et je ne le connais pas du tout. »
Est-ce un poète hermétique ?
non
Ésotérique ?
non
Mystique ?
non
ou autre…
?

Je ne le connais que par cette plaquette de 20 pages cousues à la main. Je sais qu’il a été publié dans de nombreuses revues de poésie (Diérèse, Nu. Les hommes sans épaules, Quaternaire, Europe, Friches, La Porte…), qu’il est l’auteur de neuf livres et de multiples plaquettes de poèmes, d’articles, d’études.
Bernard Noël écrit à son propos :  » Chaque vers de lui est une ligne de vie dont la fragilité émeut. Une beauté intime d’être sans séduction, rigoureuse. »
pages de gauche : Jeanpyer Poëls
Pages de droite : Bernard Noël
Année de parution : 2013
Plaquette tirée en 200 exemplaires.
Un ami m’a offert l’exemplaire n°18 parce que je lui avais offert un croquis d’arbre. Il me confiait que c’était une étude à quatre mains, écrite avec l’encre d’un même encrier. Un partage, donc.
Les deux poètes partent dans deux directions différentes :
J.P. : la connaissance de l’étranger.
B.N. : comment expulser hors de soi le « JE » devenu étranger.
Moi aussi je n’ai rien compris mais j’ai aimé.
J’attendais que vous puissiez réagir face à cette étrange souffrance écrite là.
C’est quand même une parole offerte au hasard en 200 exemplaires.
Pourquoi devrait-on tout comprendre des mots ? Le fait-on face à une œuvre d’art ? On éprouve des sensations, comme ici.

Paul Edel (Thomas Mann La montagne Magique), c’est tellement clair. Il faut les deux, peut-être…

christiane dit: à

et alii dit: « CHRISTIANE? JE NE SUIS PLUS à Paris;merci »
Oui, je sais, vous le dites souvent mais j’y suis, à Paris, et je voulais juste vous dire que tout près, il y en a un, magnifique, au début du printemps.

et alii dit: à

voyez-vous même si vous le trouvez beau ,Christiane , avec un coup d’oeil sur les jeux des enfants pour voir s’ils changent;j’aime aussi beaucoup les paulownias , qui concentrent pour moi une infinie mémoire;il y en a devant Beaubourg

Marie Sasseur dit: à

À Viazniki, un Français chez les vieux-croyants

Samuel Lieven, envoyé spécial à Moscou et Viazniki (Russie) avec Svetlana Geraseva le 01/08/2016 à 10:42
Mis à jour le 01/08/2016 à 08:48

  

VOYAGE CHEZ LES PETITS PEUPLES DE RUSSIE (1/5) Près de Moscou, une communauté de vieux-croyants garde la mémoire d’un Français converti à l’orthodoxie. Issue d’un schisme d’une violence inouïe avec l’Église orthodoxe russe, l’Église vieux-croyant tente de se perpétuer dans une Russie en pleine mutation.

Les vieux-croyants se sont séparés de l’Église orthodoxe russe après la réforme du patriarche Nikon. / Photo Samuel Lieven

Le quai de la gare de Viaz­ni­ki, à 300 km au nord-est de Moscou, s’étire à l’infini. Deux ou trois passagers descendus avec nous empruntent l’immense passerelle au-dessus des voies désertes. « Ne bougez pas, mon fils Sergueï vient vous chercher », nous rassure Galina au téléphone. Voilà trois semaines que Svetlana, une consœur journaliste de Moscou, déploie des trésors de patience pour nous ouvrir les portes d’une famille de « vieux-croyants ».

Réputée fermée, voire sectaire, cette minorité religieuse issue d’un schisme au sein de l’Église russe a bien souvent développé des réflexes de défiance à l’égard du monde extérieur. Mais à Viazniki, à des milliers de kilomètres des confins sibériens où ces communautés vivent recluses, un lien de confiance a fini par s’établir.

Vavila, un Français comme un saint

« Vous savez, la venue d’un journaliste français n’a rien d’un hasard », annonce Sergueï, au volant de sa voiture. Tout en slalomant entre les nids-de-poule, l’homme dévoile un aspect surprenant de l’histoire des vieux-croyants dans sa région. Voilà près de 400 ans, un Français, dont nous ignorions jusqu’alors l’existence, nous a précédés sur la route de Viazniki. Un dénommé Vavila, brillant esprit formé à la Sorbonne avant de se convertir à l’orthodoxie.

https://www.la-croix.com/Monde/Europe/A-Viazniki-Francais-chez-vieux-croyants-2016-08-01-1200779454

Petit Rappel dit: à

La France a aussi ces Vieux Croyants. Il suffit d’entendre Messieurs Mélenchon ety Martinez pour s’en rendre compte…Mais nous, nous n’avons ni Moussorgski, ni Kovantchina.

Clopine dit: à

Y’a un « h ». A « kHovantchina ». Je dis ça comme ça, hein. Si j’étais un vieux pédant à l’ego démesuré et aux fixettes perverses, je pourrais en faire une tartine, appelant à la rescousse André Markowicz et Dostoïevski, ricanant en voulant paraître élégant et écrasant autrui de mon mépris de classe. Mais comme je ne suis que Clopine, je dis juste, en passant, que ça s’écrit avec un « h », Khovantchina.

renato dit: à

S’il s’agit de l’opéra de Musorgskij ou Moussorgski, c’est Chovanščina o Kovancina, Kovantscina, Khovanshchina. Inutile de polémiquer pour si peu.

renato dit: à

O > oU

Clopine dit: à

Oh, Renato, quel zèle pour stigmatiser mon intervention (pourtant, à mon sens, relativement mesurée, par rapport à ce que j’ai subi, ahaha !) … Et quel silence, quand, à rebours, on aurait pu qualifier certaines des interventions de Marc Court à mon égard de malveillance… Vous les trouvez donc nécessaires, et non orientées, justifiées, et non malveillantes, c’est bien ça ?

gisèle dit: à

Mimosa Paulownia en fleurs…C’est le moment de lire: »de l’art poétique de vivre au printemps » un petit recueil de poëmes chinois, publié chez Moundarrem, dans une collection bilingue.
* le site des éditions Moundarrem donne un aperçu de la présentation avec le texte.
**il y a de nombreux titres; et un choix d’auteurs japonais, également.
(le 09/2 lune de neige bien plus tard que mi-nuit)

Marie Sasseur dit: à

Dimanche, 6h34

Bonjour Passou, et bravo. Vous les avez tous scotchés par terre ko, avec votre kiplingite aigüe. Si ces abrutis de la télé Ruquier avaient écouté Kipling, « lanceur d’alerte « , comme vous le dites, la guerre n’aurait pas eu lieu.
Cependant ceux qui ont lu le poème « If » traduit par Maurois, ils l’ont gagné la guerre. Et ça, les warriors de la 25eme heure de la télé, ils n’ont pas pensé à vous le suggérer…

Sinon, de bien belles personnes, à vos côtés.
Clara, qui pleure en écoutant « Bonza! », Clara qui rit, en repensant à Fabrice, le jeune homme du car, qui l’a ait passer de Britney Spears à Lou Reed ( histoire très modianesque), et qu’elle recherche désespérément .
Vous avez remarqué que c’est la cocue de service qui donne son explication la plus plausible ? Fabrice ne répond pas car il est déjà en couple, même pas « il est mort », ou « il est en zone blanche », non: la femme de Fabrice lui interdit de faire coucou à Clara!

Alors moi, je voudrais lancer un petit appel au grand bleu, qui m’a fait passer de zéro à l’infini des profondeurs:
Guillaume, si tu me lis, I want to run, just once upon a time.

https://youtu.be/eJSik6ejkr0

B dit: à

La phrase celebre est au conditionnel.

B dit: à

Au conditionnel présent, ce qui ( si on ignore le contexte) peut laisser entendre diverses possibilités alors qu’un présent simple coupe court à l’interprétation, la supposition. Il ne reste qu’un refus.Or donc, Marie il vous arrive de refuser vous aussi, d’utiliser votre veto. C’est bien.

B dit: à

Je vais faire les courses avant d’oublier la liste, à tout à l’heure, j’espère.

Marie Sasseur dit: à

Au moins Passou va pouvoir updater sa discothèque.
Et ça c’est bien.

https://youtu.be/85m-Qgo9_nE

Ciao les vioques, je repars, il va faire une belle journée de neige.

renato dit: à

Stigmatiser ?! ce n’est même pas un blâme, ni une critique d’ailleurs ; mais un simple rappel des diverses — possibles — graphies de ce mot.

JiCé..... dit: à

Pour saluer les commentateurs de ce magnifique EHPAD littéraire, statues décrépies faites d’adobe séchée aux quatre vents d’un soleil artificiel, argile moisi, eau minérale, paillettes de citations inutiles qui en assurent la solidité sépulcrale…uhuhu ! Bon dimanche de printemps !

Janssen J-J dit: à

@ bonjour, je suis de plus en plus déconnecté de l’internaute enneigée et de ses massages.
Qui sont les vioques ? qui est la cocue de service ? qui sont les obsédés d’octante ans ? qui sont la femme de fabrice ? cékoi : updater ? qui est bonsoir cette clara ?
Y comprends de moins en moinsse.
Ils disent qu’il faut danser, que ça prévient. Et ne pas stigmatiser le vocabulaire.
https://theconversation.com/de-la-depression-a-la-maladie-de-parkinson-le-pouvoir-curatif-de-la-danse-128740?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20du%20week-end%20de%20The%20Conversation%20France%20-%201528814580&utm_content=La%20lettre%20du%20week-end%20de%20The%20Conversation%20France%20-%201528814580+CID_efd77938f4d5cd79d71159cdc38b46b3&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=De%20la%20dpression%20%20la%20maladie%20de%20Parkinson%20%20le%20pouvoir%20curatif%20de%20la%20danse
Hier soir, j’ai vu un mauvais film de Lulu Wang (l’Adieu / the farewell)… d’un ennui abyssal… Par moment, des gens vous conseillent d’aller voir n’importe quoi. Heureusement, au resto, juste avant cette séance, il y avait un tout petit bébé qui nous a bien égayé. Il souriait à tout le monde. Que demander de plus, hein, avant de s’endormir ? Le souvenir d’une risette de plénitude.
Bàv [9.2.20, 9.05 h] –

et alii dit: à

les polémiques sont inutiles:
La Khovanchtchina (en russe : Хованщина)1
bonne journée

JiCé..... dit: à

Quand on est conne, on est conne, et alii : laissez tomber, c’est irrémédiable…

et alii dit: à

très bon conseil, je n’ai pas suivi ce blog à son début et je le trouve débilitant;P.Assouline dit qu’il estarraché à la langue française, l’anglaise aussi , parle l’espagnol, rappelle volontiers ses amis journalistes et écrivains,n’est pas chiche sur l’écriture et le geste comparatif après Babel;
sur ce blog, des femmes harcèlent pour parler sexualité, encouragés par des hommes qui les poussent à se raconter, les provoquent et les incitent aux bobards sexuels;ça ne m’intéresse pas comme tel;c’est à qui prétend tout savoir sur la mémoire mieux que des professionnels qui ont mené des enquêtes, et c’est cela qui est méprisant et frise le totalitarisme qui ne sont pas dans l’esprit de P.ASSOULINE quoi qu’en disent les personnes qui feignent d’en être « experts » (comme on dit sur internet pour un oui ou pour un nom)et dont je ne conteste pas qu’elles connaissent mieux le clavier et la toile que moi, qui n’avais jamais touché un clavier avant de venir sur la RDL, en partie pour des raisons de santé(mobilité);
je ne prétends pas qu’il y ait des sujets idiots;ni la sexualité, ni les arbres,;tous ont des spécialistes dans des labos, des institutions,et il y a des sites qui rendent compte des travaux;mais cela ne semble pas concerner les erdélien-ne-s;je ne veux pas les contrarier;je peux refuser une opération chirurgicale à un médecin, c’est comme on dit « mon droit »;et je l’ai fait plusieurs fois, et encore récemment:c’est mon corps, c’est ma vie; on a été jusqu’à vouloir m’opérer sans radios préalables !étranges urgences quand les hopitaux sont débordés!
la plupart ici se prétendent des conseillers chevronnés en tout;voient les autres comme des « enfants »(ne pas infantiliser est l’un des premiers préceptes enseignés aux « professionnel-le-s ») ici, certains demandent des preuves de filiation ,pire que dans les lieux d’enseignement; mais on parle de « vie privée » sur tous les sites:bizarre
les exigences et prétentions erdéliennes sont au moins le commencement de la tyrannie; non merci! bonne journée ;si vous voyez un gincko biloba( (银杏 yínxìng en chinois))rappelez-vous que c’est un vieil arbre (voyez wikipedia)et puisse-t-il faire votre bonne fortune

et alii dit: à

attaché à la langue française

Mimi Pinson dit: à

Passou avait l’air d’un extra-terrestre à la télé hier soir. Entre l’émigré et la chanteuse à la mode, maigre sandwich,une diaphane tranche de littérature!

et alii dit: à

Antoine Compagnon : « Accepter sa bêtise, c’est indispensable pour écrire, et peut-être aussi pour vivre » le monde

renato dit: à

« Une certaine stupidité est nécessaire à la pensée », synthèse du ressenti de divers artistes dont Carlo Dossi.

christiane dit: à

Merci, Closer, d’avoir informé les lecteurs d’ici de la présence de Pierre Assouline à l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couché » (ONPC)* du samedi 8 février. Trois heures passionnantes.
Tous ces invités étaient intéressants (Clara Luciani (auteure-compositrice-interprète et musicienne. «Révélation scène » aux Victoires de la musique) – François Berléand et François-Xavier Demaison (qui ont bien donné envie d’aller découvrir leur travail de comédiens dans la pièce de théâtre intitulée « Par le bout du nez », mise en scène par Bernard Murat, au théâtre Antoine) – L’époustouflant apnéiste Guillaume Néry (Quelques minutes d’immersion onirique) – Ulrich Cabrel (et Étienne Longueville), pour Boza ! (éditions Rey) – et évidemment Pierre Assouline pour son livre Tu seras un homme, mon fils (éditions Gallimard).
Les chroniqueurs, journalistes, Valérie Trierweiler et Nicolas Poincaré ont su poser de bonnes questions, sans être polémistes, Ruquier aussi, animant le débat équitablement.
Celui dont on ne connaît le nom mais dont on a pu suivre le travail remarquable c’est le cameraman qui a su filmer ceux qui parlaient mais aussi ceux qui écoutaient…
Ce samedi soir, aucun invité n’a été bousculé. Chacun d’entre eux a pu prendre le temps nécessaire pour s’exprimer (y compris le délicieux et émouvant Ulrich Cabrel, jeune migrant, qui raconta avec humour et pudeur comment il partit de sa banlieue au Cameroun à 15 ans pour faire « Boza », en Bretagne, à Saint-Brieuc).
Pierre Assouline, donc, a répondu très clairement aux questions concernant son dernier livre, mais également, en fin d’émission à la vie des bénévoles du jury Goncourt, à son éthique de lecteur séparant la vie des œuvres, aux raisons pour lesquelles il a volontairement refusé de donner son avis sur certaines affaires, à son goût de la recherche, de l’enquête (« Le tir » lui disait son ami Cartier-Bresson plus que la proie).

Merci donc, Closer, pour ces heures de belle télévision.

*L.Ruquier explique le choix du nom de son émission ainsi par un commentaire d’Élise Lucet : «Elle incarne un pan des journalistes qui disent : non, les journalistes ne doivent pas être couchés, il est normal que l’on bouscule les gens».

Janssen J-J dit: à

@ on a été jusqu’à vouloir m’opérer sans radios préalables !étranges urgences quand les hôpitaux sont débordés !

mais en quoi cela concerne-t-il ce blog de la RDL qui n’est pas un labo, Janina Doucheyko ? Pourquoi restée crochetée icite, à taire votre vie privée tout en l’étalant en permanence à votre insu ? Avez vos commis des assassinats en vous faisant passer pour des animaux vengeurs ? Pourquoi venir soigner icite votre foldinguerie en glissant les milliers de liens de vos navigations permanentes ? Qui vous a commandé cette mission-missionnaire : Yahvé ? Ses témoins téléguidés ?
Pensez-vous que les erdélinks ne sachent pas en trouver par eux-mêmes, sans être abreuvés des vôtres, qui ne sont que des traces de votre aimable schizophrénie bipolarisée ?… Cela dit, personne ne souhaite votre mort par la censure, hein, notez-bien et c’est une grande qualité de vos commensaux de ce blog, nous en sommes tous convaincus.
Bonne journée jusqu’à demain, SVP, merci, taxifofolle… Et FMLP !

Janssen J-J dit: à

Quant à la stupidité nécessaire à la pensée, inutile d’en faire uns savante sentence, elle est universelle et un lieu commun tellement enfoui qu’il n’a jamais eu besoin de la moindre objectivation de la moindre imbécile…

Janssen J-J dit: à

les mordus de la mort due, je trouve ça d’un lourd, l’AMS, au miroir de nos pines (peines ?)

Marie Sasseur dit: à

Holala, mais c’est infect, la vieille buse, qui se couche tard. La tradale de Passou est plus que moyenne, tire beaucoup la couverture parano à lui. Quant à comparer Celine et Kipling, c’est un effet littérature comparée peut-être?

Marie Sasseur dit: à

T’emballe pas, Maurice. Guillaume, c’était le plus beau, c’est tout.

Janssen J-J dit: à

ckoi la tradale ?… une chute au ski ?

et alii dit: à

SUR LA RDL,on ne compte ni les malades, ni ceux et celle qui font de l’exercice illégal de la médecine et de la psychiatrie en médisant des médecins assermentés; et pour la culture de la mémoire, au lieu de balancer le tétragramme:occupez vous de votre église:
Leur traumatisme est toujours si fort, des décennies plus tard, que beaucoup demeurent impuissantes à en franchir les parois pour témoigner de leur histoire.

Certains, à 60 ou 70 ans passés, ne l’ont jamais racontée à quiconque, pas même à leur conjoint. Ce sont ces reclus de la parole que la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique (Ciase), chargée de faire la lumière sur les faits commis depuis 1950, s’efforce aujourd’hui d’atteindre et de convaincre de parler, en allant à leur rencontre dans différentes grandes villes.

Lire aussi Pédocriminalité dans l’Eglise : le président de la commission Sauvé dit avoir découvert « beaucoup de vies abîmées »
Abus sexuel dans l’Eglise : à la commission Sauvé, « nous apprenons tout des victimes »
Chargée de faire la lumière sur les faits commis depuis 1950, la commission indépendante présidée par Jean-Marc Sauvé organise des réunions dans les régions pour tenter de convaincre les personnes agressées dans leur enfance de témoigner. le monde

et alii dit: à

, dans leur enfance ou alors qu’elles étaient en situation de subordination ou d’emprise. Leur traumatisme est toujours si fort, des décennies plus tard, que beaucoup demeurent impuissantes à en franchir les parois pour témoigner de leur histoire.

Certains, à 60 ou 70 ans passés, ne l’ont jamais racontée à quiconque, pas même à leur conjoint. Ce sont ces reclus de la parole
le monde

et alii dit: à

L’emprise est habituellement associée aux idées de contrainte, de force et de puissance. Dans sa dimension psychanalytique, elle renvoie à une domination intellectuelle, affective et physique. Dans le monde des « psys », l’emprise n’a pas bonne presse. Elle colporte un parfum de psychopathologie marqué par une pulsionnalité anale serrée et des comportements pervers. Les cliniciens formés à la psychanalyse sont en principe soucieux de la liberté d’expression de chacun. Dans notre domaine, dire de quelqu’un – en particulier d’un collègue – qu’il exerce son emprise n’est jamais un compliment. Il se chuchote alors que le supposé tyran devrait faire une analyse ou pire, refaire une analyse.

2La question de la tyrannie est étroitement liée à la question de l’emprise. On ne peut cependant pas les rabattre l’une sur l’autre et les considérer comme équivalentes. L’emprise et la tyrannie ne se situent pas au même niveau. L’emprise renvoie à une dimension nécessaire dans le développement psychoaffectif et corporel du sujet. La tyrannie est la conséquence d’un échec du travail de l’emprise (Ferrant, 2001, 2003). Les pathologies d’emprise – en particulier la tyrannie – doivent être envisagées comme les traces d’une défaillance dans les fonctions de contenance et de malléabilité primaires de l’objet.
allez les tyrans de la RDL on se fout de vos caquetages

Janssen J-J dit: à

@ Maurice. Guillaume
voulez-dire : Maurice Grimaud, non, oas Didier Lallemand, quand même ? Si ?

« Je m’adresse aujourd’hui à toute la Maison : aux gardiens comme aux gradés, aux officiers comme aux patrons, et je veux leur parler d’un sujet que nous n’avons pas le droit de passer sous silence : c’est celui des excès dans l’emploi de la force.
Si nous ne nous expliquons pas très clairement et très franchement sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille dans la rue, mais nous perdrons quelque chose de beaucoup plus précieux et à quoi vous tenez comme moi : c’est notre réputation.
Je sais, pour en avoir parlé avec beaucoup d’entre vous, que, dans votre immense majorité, vous condamnez certaines méthodes. Je sais aussi, et vous le savez avec moi, que des faits se sont produits que personne ne peut accepter.
Bien entendu, il est déplorable que, trop souvent, la presse fasse le procès de la police en citant ces faits séparés de leur contexte et ne dise pas, dans le même temps, tout ce que la même police a subi d’outrages et de coups en gardant son calme et en faisant simplement son devoir.
Je suis allé toutes les fois que je l’ai pu au chevet de nos blessés, et c’est en témoin que je pourrais dire la sauvagerie de certaines agressions qui vont du pavé lancé de plein fouet sur une troupe immobile, jusqu’au jet de produits chimiques destinés à aveugler ou à brûler gravement.
Tout cela est tristement vrai et chacun de nous en a eu connaissance.
C’est pour cela que je comprends que lorsque des hommes ainsi assaillis pendant de longs moments reçoivent l’ordre de dégager la rue, leur action soit souvent violente. Mais là où nous devons bien être tous d’accord, c’est que, passé le choc inévitable du contact avec des manifestants agressifs qu’il s’agit de repousser, les hommes d’ordre que vous êtes doivent aussitôt reprendre toute leur maîtrise.
Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière. Il est encore plus grave de frapper des manifestants après arrestation et lorsqu’ils sont conduits dans des locaux de police pour y être interrogés.
Je sais que ce que je dis là sera mal interprété par certains, mais je sais que j’ai raison et qu’au fond de vous-mêmes vous le reconnaissez.
Si je parle ainsi, c’est parce que je suis solidaire de vous. Je l’ai dit déjà et je le répèterai : tout ce que fait la police parisienne me concerne et je ne me séparerai pas d’elle dans les responsabilités. C’est pour cela qu’il faut que nous soyons également tous solidaires dans l’application des directives que je rappelle aujourd’hui et dont dépend, j’en suis convaincu, l’avenir de la préfecture de police.
Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites.
Dites-vous aussi que lorsque vous donnez la preuve de votre sang-froid et de votre courage, ceux qui sont en face de vous sont obligés de vous admirer même s’ils ne le disent pas.
Nous nous souviendrons, pour terminer, qu’être policier n’est pas un métier comme les autres ; quand on l’a choisi, on en a accepté les dures exigences mais aussi la grandeur.
Je sais les épreuves que connaissent beaucoup d’entre vous. Je sais votre amertume devant les réflexions désobligeantes ou les brimades qui s’adressent à vous ou à votre famille, mais la seule façon de redresser cet état d’esprit déplorable d’une partie de la population, c’est de vous montrer constamment sous votre vrai visage et de faire une guerre impitoyable à tous ceux, heureusement très peu nombreux, qui par leurs actes inconsidérés accréditeraient précisément cette image déplaisante que l’on cherche à donner de nous.
Je vous redis toute ma confiance et toute mon admiration pour vous avoir vus à l’œuvre pendant vingt-cinq journées exceptionnelles, et je sais que les hommes de cœur que vous êtes me soutiendront totalement dans ce que j’entreprends et qui n’a d’autre but que de défendre la police dans son honneur et devant la nation. »

christiane dit: à

Merci Renato pour ces deux photos en noir et blanc de l’arbre de Judée caché une arrière-cour proche de la collégiale Saint-Martin, dans le vieux Colmar. Il a peut-être 250 ans (c’est le plus vieil arbre de Colmar).
On dit que ses fleurs poussent directement sur le tronc et les branches et que son nom, parfois « arbre de Judas » raconte qu’après sa trahison, Judas se serait pendu à l’une de ses branches. Ses fleurs symboliseraient les larmes du Christ et leur couleur rose violacé, la honte de Judas.

Un des trésors de Colmar, sans oublier les vignobles que l’on traverse pour y arriver, les maisons à colombage de la vieille ville (rue des boulangers, rue des tanneurs, quai de la poissonnerie…). Sans oublier de passer sous un pont, dans une barque à fond plat, dans la « Petite Venise ». Sans oublier le Musée des Unterlinden («sous les tilleuls»…) où admirer le retable d’Issenheim, ou le musée du jouet, ou la maison des têtes. Et ses fontaines.
(Et pour une petite faim, dévorer une flammekueche sur une vieille table en bois.)
Nous étions jeunes et vagabondions dans une vieille 2CV. Beaux souvenirs…

Marie Sasseur dit: à

@ Maurice. Guillaume
voulez-dire

Oui, je voulais dire Guillaume. A l’époque, il était moins grand, ne s’appelait pas Guillaume, et faisait dans les profondeurs, mais en altitude positive t’was pas ?

C’est très beau quand même.
https://youtu.be/eJSik6ejkr0

et alii dit: à

renato, avez-vous une image de cet acqueduc chaussé de Klee dont parle le billet?
C’est étrange il me semblait qu’on l’avait déjà vu sur la RDL, mais je croyais que c’était-ne riez pas-la tour eiffel;n’empêche que oui, un monument chaussé! si vous le trouvez, pouvez-vous l’envoyer?

Claudio Bahia dit: à

Marie Sasseur dit: à

Cette histoire, en revanche est tout à fait véridique, celle des Vieux-croyants, qui ont été poursuivis sous Staline. Vassili Peskov en avait fait un livre, traduit du russe, éditions Actes Sud, 1992, « ermites dans la Taïga « . Je viens de voir qu’il est librement téléchargeable.

Marie, je suis dans l’émotion de lire qu’une erdelienne a lu ce livre bouleversant, qui raconte la rencontre de géologues avec une famille de vieux-croyants, les Lykov, qui vivaient encore dans les années 80 comme au temps de Pierre le Grand.
En couverture du livre, une image prégnante de Agafia, qui vit peut-être encore aujourd’hui dans sa cabane isolée du monde entier, au pieds des Altaï, à quelques centaines de km de la frontière mongole.
Merci à vous pour ce message qui m’a fait resortir ce livre de ma bibliothèque, et que je vais maintenant relire

Alexia Neuhoff dit: à

Comme on est dimanche, jour de relâche, qu’on a feuilleté le catalogue Truffaut, Télé 7 jours et Beaux-Arts magazine, cet extrait Closermag .fr généreusement offert par Yahoo ! :
« Comme il avait demandé, son cercueil avait été exposé dans son cabaret, Chez Michou, avant qu’il ne soit exhumé au cimetière Saint-Vincent de Montmartre. Alors qu’elle l’avait vu quelques jours seulement avant qu’il ne meurt, Brigitte Macron était elle aussi présente. Reconnaissable dans un élégant manteau bleu-marine, l’épouse d’Emmanuel Macron a tenté de se frayer un chemin parmi les admirateurs qui ont également voulus faire leurs adieux. »

Chantal dit: à

merci d’avoir signalé le passage de P.Assouline à on n’est pas couchés, et l’origine de la dénomination de l’émission que j’ignorais Christianne. Je dormais j’avoue hier soir, et ce matin un peu déçue car depuis ma position géographique je n’ai pas accès au replay. Mais cet am, surprise, l’extrait a été sélectionné :

https://www.france.tv/france-2/on-n-est-pas-couche/on-n-est-pas-couche-saison-14/1269273-pierre-assouline.html

intervention mesurée et sensible.

christiane dit: à

Alexia Neuhoff repère cet extrait dans la presse :
«Comme il avait demandé, son cercueil avait été exposé dans son cabaret, Chez Michou, avant qu’il ne soit… exhumé… au cimetière Saint-Vincent de Montmartre. »
Une histoire à dormir debout !
Toutefois, ce cimetière… le prénom de Vincent… Montmartre… et ce que disait dans l’émission ONPC d’hier, Pierre Assouline, à propos d’une question qui le taraude : En quoi le désir, les actes des pères peuvent influencer la vie de leur enfant ?), tous ces indices me ramènent au très intéressant livre écrit par Camilo Sanchez publié en 2017 aux éditions Liana-Levi : La veuve des Van Gogh.
(Johanna, l’épouse de Théo).
Dès les premières pages qui évoquent la mort de Van Gogh, nous avons accès au journal intime de Johanna où elle écrit : « Je me suis toujours sentie un peu une intruse, un intermédiaire entre les frères Van Gogh. […] Mon fils, le petit Vincent, dort dans son berceau de chêne ; je pense maintenant qu’il devra être fort pour briser la malédiction qui entoure son prénom. »
On apprend alors que c’est Théo qui a désiré que leur fils se prénomme Vincent. Pour « perpétuer la tradition », disait-il.
Quelle Tradition ?
Quand Johanna a accepté ce prénom celui du frère de Théo et futur parrain de leur fils, elle ignorait que ce prénom était marqué par un secret familial.
« Avant Vincent et Théo, il y avait eu un autre frère, lui aussi prénommé Vincent, et il était mort à la naissance. Un an après jour pour jour, et comme une condamnation, naissait le Vincent qui vient de mourir. […]
Le premier Vincent a été enterré dans le petit cimetière de Zundert, à quelques mètres de la maison des Van Gogh. […]
le second Vincent, celui qui vient de se suicider, a grandi en déposant des fleurs sur une tombe où il lisait son nom et la date de son anniversaire. »

Pierre Assouline a posé une très grave question qui dépasse largement les rapports de Rudyard Kipling et de son fils John, bien qu’il l’ait élucidée pour eux dans son livre Tu seras un homme, mon fils (Gallimard).

christiane dit: à

Chantal,
je l’avais enregistrée après la première prise de Parole de Pierre Assouline, regardant la suite ce matin et très attentive aux dernières interventions de P.A. quand il répond librement aux deux chroniqueurs, hors promotion de son livre.
Oui, sa prestation était « mesurée et sensible ».

et alii dit: à

UN T2MOIGNAGED4ENFANT DE REMPLACEMENT/
Lorsque la place attribuée à l’enfant dans le désir maternel est celle d’un mort, elle le condamne à un destin de mort-vivant… L’enfant ne naît pas soi, il n’est qu’un enfant de remplacement. Je me suis interrogé sur mon intérêt pour ce sujet si délicat et douloureux qu’est le vécu d’un enfant qui vient remplacer :

2
soit un frère ou une sœur mort précocement, dont il porte souvent le prénom,
soit un être aimé de la lignée paternelle ou maternelle disparu, qui a laissé une trace et sa marque par le choix du prénom pour un enfant à venir.
3Je suis un enfant « Ogino », non désiré et arrivé par accident après deux autres enfants. C’est dans ce contexte que je suis né, prénommé Pierre-Clément. Clément, mon grand-père maternel, est décédé, huit mois après ma naissance, de la maladie de Charcot et l’année suivante Pierre, mon oncle maternel, est décédé d’un accident de voiture. Ces deux drames ont déprimé ma mère et perturbé de ce fait ma relation avec elle. Je suis devenu un enfant silencieux et angoissé par les séparations, très à l’écoute des plaintes somatiques et psychiques de ma mère, qui a mis du temps à faire le deuil de ces deux pertes brutales. C’est sans doute ce qui a motivé ma vocation de psychologue et de psychothérapeute et ce qui m’a rendu aussi sensible aux souffrances muettes des enfants, entravés dans leur désir de vivre et d’exister pour eux-mêmes.Lorsque la place attribuée à l’enfant dans le désir maternel est celle d’un mort, elle le condamne à un destin de mort-vivant… L’enfant ne naît pas soi, il n’est qu’un enfant de remplacement. Je me suis interrogé sur mon intérêt pour ce sujet si délicat et douloureux qu’est le vécu d’un enfant qui vient remplacer :

2
soit un frère ou une sœur mort précocement, dont il porte souvent le prénom,
soit un être aimé de la lignée paternelle ou maternelle disparu, qui a laissé une trace et sa marque par le choix du prénom pour un enfant à venir.
3Je suis un enfant « Ogino », non désiré et arrivé par accident après deux autres enfants. C’est dans ce contexte que je suis né, prénommé Pierre-Clément. Clément, mon grand-père maternel, est décédé, huit mois après ma naissance, de la maladie de Charcot et l’année suivante Pierre, mon oncle maternel, est décédé d’un accident de voiture. Ces deux drames ont déprimé ma mère et perturbé de ce fait ma relation avec elle. Je suis devenu un enfant silencieux et angoissé par les séparations, très à l’écoute des plaintes somatiques et psychiques de ma mère, qui a mis du temps à faire le deuil de ces deux pertes brutales. C’est sans doute ce qui a motivé ma vocation de psychologue et de psychothérapeute et ce qui m’a rendu aussi sensible aux souffrances muettes des enfants, entravés dans leur désir de vivre et d’exister pour eux-mêmes.Lorsque la place attribuée à l’enfant dans le désir maternel est celle d’un mort, elle le condamne à un destin de mort-vivant… L’enfant ne naît pas soi, il n’est qu’un enfant de remplacement. Je me suis interrogé sur mon intérêt pour ce sujet si délicat et douloureux qu’est le vécu d’un enfant qui vient remplacer :

2
soit un frère ou une sœur mort précocement, dont il porte souvent le prénom,
soit un être aimé de la lignée paternelle ou maternelle disparu, qui a laissé une trace et sa marque par le choix du prénom pour un enfant à venir.
3Je suis un enfant « Ogino », non désiré et arrivé par accident après deux autres enfants. C’est dans ce contexte que je suis né, prénommé Pierre-Clément. Clément, mon grand-père maternel, est décédé, huit mois après ma naissance, de la maladie de Charcot et l’année suivante Pierre, mon oncle maternel, est décédé d’un accident de voiture. Ces deux drames ont déprimé ma mère et perturbé de ce fait ma relation avec elle. Je suis devenu un enfant silencieux et angoissé par les séparations, très à l’écoute des plaintes somatiques et psychiques de ma mère, qui a mis du temps à faire le deuil de ces deux pertes brutales. C’est sans doute ce qui a motivé ma vocation de psychologue et de psychothérapeute et ce qui m’a rendu aussi sensible aux souffrances muettes des enfants, entravés dans leur désir de vivre et d’exister pour eux-mêmes.

Jazzi dit: à

« intervention mesurée et sensible. »

Tel qu’en lui-même, Chantal, mais je l’ai trouvé un peu forci.
Passou est avant tout un biographe, rare. Ce qu’il nous a conté, d’une voix calme et posée, sur Kipling, m’a rendu le personnage sympathique, alors que jusqu’alors il m’était totalement indifférent. Je n’ai jamais lu le Livre de la jungle…
J’ai été heureux d’apprendre qu’il avait toujours sa bonne mère « abusive » auprès de lui.
Et j’ai apprécié sa réserve à propos de « l’affaire Matznef » et partage son avis sur le fait que l’on peut plus tenir une conversation libre en public aujourd’hui…

et alii dit: à

Quittons un instant la présentation de ce cas clinique pour relever les similitudes avec certains personnages comme Louis Althusser, Vincent Van Gogh, Salvador Dali, Camille Claudel, Marie Cardinal, Didier Anzieu. J’ai été fasciné par ces personnages, que j’ai découverts au cours de mes études de psychologie, à travers mes lectures, le théâtre, le cinéma… Je comprends mieux aujourd’hui ce qui me rapproche de leur souffrance, confronté comme eux à des enjeux de vie et de mort : ils partagent tous le fait d’être des enfants de remplacement.

renato dit: à

et alii, pas trouvé sur le net. À l’atelier de Turin j’ai le catalogue de ses dessins publié par le Kunstmuseum de Berne — si mon souvenir est bon, ils ont quelques dessins de jeunesse, j’y jetterai un coup d’œil.

Cela bien à part, voilà un autre gamin mis sur le mauvais chemin par sa grand-mère : ses parents le voulaient musicien et mais grand-mère lui a appris le dessin !

rose dit: à

À Poitiers, demandé l’autorisation à ma maman d’avoir mis trois photos sur ce blog.
Elle m’ a dit oui.
Deux remarques.
Si ce n’est pas n’importe qui.
J’ai répondu ah ben non, sûrement pas.
Je lui ai dit que elle avait eu des compliments qu’elle était jolie, etc.

Plus tard elle m’a dit « fais-toi payer ». Puisque je suis jolie et qu’ils ont fait des compliments, fais-toi payer.
Drôle, non ?

Bises

😂
Plus tars

et alii dit: à

merci,renato; moi, je ne cherche plus;
bonne fin de journée

christiane dit: à

Merci Et Alii.
La thèse de Sylvie Boyer est passionnante. J’ai commencé à la lire. Dans la première partie, je lis ces lignes qui me font penser à Vincent Van Gogh : « le nouvel enfant ne possède aucun espace psychique propre. Il reviendra à la mère de créer cet espace, […] «l’en trop», disons, afin de dégager de ces restes imaginaires la figure réelle du nouvel enfant, de lui redonner sa forme singulière. Pourvoir ce nouvel enfant d’une identité propre n’est pas chose facile. Preuve en est donnée dans la difficulté qu’ont les parents à le nommer, difficulté qui, on le sait, les conduit parfois à attribuer à cet enfant le nom même de l’enfant mort. On sait aussi combien le prénom est révélateur de l’imaginaire de la filiation, et, de même, la charge d’investissement qu’il peut revêtir dans le cas précis où un enfant naît subséquemment à la mort d’un autre. »

Chantal dit: à

l’enfant de remplacement, peut – être aussi l’enfant d’un chagrin, d’une déception amoureuse, il se sent alors ligoté par l’amour étouffant et les « il faut » tu dois » ou encore ce que le parent voit pour son enfant par défaut de l’avoir accompli lui- même. Ce qui peut le perturber jusque très tard dans sa vie, l’empêchant d’user de ses réels talents ou de choisir la voie qui lui convienne à lui pas aux autres. Ce qui le place en porte-à-faux s’il choisit de déplaire et de se passer de l’approbation de son entourage et passer pour un traître.

Est-ce que la nouvelle traduction de IF sans les libertés de Maurois par rapport au texte initial en anglais sera remplacée par la nouvelle dans les manuels scolaires et diffusée plus largement ?

et alii dit: à

chantal,je crois que le terme « de remplacement « est consacré par l’usage;je l’avais appris à propos d’ Althusser,je crois;

christiane dit: à

Et Alii,
dans ce lien, la page du livre de George Steiner et Cecile Ladjali où sont évoqués ce dessin de Paul Klee, l’échange qui a eu lieu entre l’enfant et son maître, puis celui entre ce maître et les parents du jeune Klee :
https://books.google.fr/books?id=bxu6CwAAQBAJ&pg=PT57&lpg=PT57&dq=dessin+d%27enfant+de+paul+klee+/+l%27aqueduc&source=bl&ots=nABQc9UbW4&sig=ACfU3U1qU7q0wK9DHpENdrWgMtFhOUKxVg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiw4PH87MTnAhVS8eAKHdAnAeEQ6AEwC3oECAkQAQ#v=onepage&q=dessin%20d'enfant%20de%20paul%20klee%20%2F%20l'aqueduc&f=false

Eloge de la transmission – Le maître et l’élève (Albin Michel (Itinéraires du savoir).

christiane dit: à

Chantal,
votre remarque est très juste : « encore ce que le parent voit pour son enfant par défaut de l’avoir accompli lui- même ». Tout à fait le cas de Kipling et de son fils.

et alii dit: à

christiane, vous attirez mon attention sur ce qui vous intéresse pour « diriger » ;cela marche peut-être avec vos ami-e-s mais merci de ne plus m’interpeller , même avec le billet ,ou le nom d’Haddad;je ne cherche pas une médiatrice entre les textes, les gens et moi;

Chantal dit: à

pour l’enfant de remplacement vous avez raison e alli,

http://wiki.geneasens.com/dictionnaire/remplacement.html

sinon ma petite réflexion christiane vient en effet de l’écoute de ce qui à été dit à propos de Kipling et du choix désastreux d’aller à la guerre pour faire plaisir à son père, malgré ea sa myopie.

et alii dit: à

C’EST LE DESSIN même que je cherche et que je suis sure d’avoir déjà vu sur la RDLd’autrefois; mais peut-être P.Assouline sait-il où le trouver?

Marie Sasseur dit: à

Pfff, on va lancer le hashtag « mets ton foulard ».
Kipling a droit à une séance chez le psy, et tout le monde applaudit. Ben pas bravo.

Marie Sasseur dit: à

Enfin, je déconseille la consultation chez Dr Passou, ophtalmo. Moins dix, aux deux yeux, faut quand même pas exagérer. Remboursez!

et alii dit: à

CE QUE RAPPORTA MANNONI SUR L’ENFANT Kipling
. Et j’ai pris comme modèle Kipling. Enfin, ce qui m’a intéressée dans Kipling, qui a vécu aux Indes jusqu’à l’âge de six ans, et qui ensuite, comme le veut la coutume, est allé en Angleterre pour y être éduqué. Simplement, les parents, au lieu de bien choisir la famille d’accueil, ayant eux-mêmes une famille chaleureuse en Angleterre, ont, pour ne gêner personne, choisi la famille uniquement sur petite annonce. Ils ont choisi une famille dont le père était un colonel à la retraite et la femme quelqu’un de tout à fait épouvantable. Et l’enfant a été, avec sa sœur – qui avait trois ans – abandonné du jour au lendemain, sans que les parents lui aient dit qu’ils partaient, et la mère adoptive lui disant qu’elle les recueillait par charité, alors qu’elle était payée. Du jour au lendemain, ça a été quelque chose d’une telle désolation qui s’est abattu sur lui qu’il n’a tenu le coup qu’en voulant, d’une façon tout à fait consciente, créer avec sa sœur une sorte de complicité – il s’était mis en tête de vouloir garder vivante, pour la petite sœur, qui n’avait que trois ans, la mémoire d’un passé disparu. Et c’est ça qui m’a intéressée, parce que c’est d’avoir gardé vivante cette mémoire d’un passé disparu qui a fait qu’il a pu trouver des repères de sécurité dans le monde de fantaisie qu’il s’est créé en devenant finalement précocement écrivain – même dans tout ce qu’il racontait oralement –, avec le fait que, dès qu’il prenait plaisir dans quelque chose, ce plaisir lui était confisqué par la mère adoptive. Ce qui l’a soutenu, c’est que son père lui a dit, avant de partir : « Il faut que tu apprennes vite à lire et à écrire pour qu’on puisse t’envoyer des lettres et des livres. » Et le premier livre que le père lui a envoyé, c’était Robinson Crusöe. Toujours est-il qu’à l’âge de neuf ou dix ans, la persécution réelle, une espèce d’ambiance schréberienne qu’il a connue, était telle qu’il a été pris d’hallucinations visuelles, et d’hallucinations visuelles qui l’habitaient au point qu’il ne pouvait plus lire, il avait tout le temps présente la mémoire d’objets disparus. Et à ce moment-là, il a eu la chance qu’une tante habitant l’Angleterre ait été avertie par la famille d’accueil que Kipling allait mal, ils ont fait venir un médecin qui a conclu à ce qu’on appelait à ce moment-là « dépression », et la tante n’a eu de cesse de faire revenir immédiatement la mère. C’est intéressant, parce que les hallucinations, on sait que ça survient quand quelque chose a voulu être tenu forclos du réel. C’est cela qui revient de l’extérieur. Et quand la mère, du jour au lendemain, a réapparu, alors que l’enfant était au lit, il a cru que c’était un fantôme. La mère ensuite a repris les enfants à la campagne et, en quelques mois, les choses se sont améliorées, les hallucinations ont disparu. C’est de cette vie-là dont je parle : comment ce qu’il a vécu dans son enfance s’est trouvé restitué dans son œuvre, comment la création littéraire – enfin, je pose la question – lui a servi de rempart contre la psychose.

et alii dit: à

ce que dit aussi Mannoni: »à la façon dont ce sont les opprimés qui sont producteurs de culture beaucoup plus que les intellectuels. Disons qu’en analyse, ce sont les patients qui produisent ce qui peut faire enseignement pour nous.

40Lenio Rizzo : Il me semble que c’est très clair, ce rapport entre l’analysant et la culture… Dans ce sens peut-être qu’on pourrait dire que la culture, c’est le chemin d’une analyse, c’est-à-dire que ça a affaire avec cette question de la formation même, la formation de l’analyste, dans le sens d’une structure aussi.

et alii dit: à

ceci me semble très signifiant pour ce blog de gens qui se disent explicitement « lacaniens »
« Mais ce qui n’a pas été interrogé, c’est la pesanteur du cadre institutionnel, en l’occurrence la façon dont cela peut jouer à un niveau persécutif, parce qu’il y a eu des analysants qui se sont laissés prendre dans cette machine, une machine qui s’apparente à une certaine machine totalitaire, dans la mesure où il y a un silence total sur ce qui se passe une fois l’expérience faite par l’analysant. Des mois après, il sait qu’on lui accorde le titre d’analyste de l’École ou non, sans que rien ne puisse être repris. Enfin, pour quelqu’un qui est quand même en fin d’analyse, c’est extrêmement traumatisant une situation comme celle-là. En tout cas, il y a eu des suicides, en particulier une personne dont le nom m’échappe, et dont Les Temps Modernesont parlé, et qui a laissé avant de mourir des indications tout à fait précises sur la situation folle dans laquelle elle s’est trouvée prise, une situation folle qui l’a amenée au geste tout aussi fou de se supprimer. Mais ce que ça dévoile, c’est l’atmosphère véritablement paranoïaque dans laquelle l’analyse risque de se situer, dans la mesure où on revient aux mêmes questions qui existaient du temps de Freud, c’est-à-dire des exclusions qui étaient parfois uniquement des exclusions pour des motifs politiques – d’une politique de l’analyse ou de relation des gens entre eux – et non pas théoriques. La façon dont la théorie est utilisée à des fins de pouvoir devrait tout de même être interrogée quand on est analyste. »

Marie Sasseur dit: à

Rhôôô Et Al!

My troubles settled themselves in a few years. My eyes went wrong, and I could not well see to read. For which reason I read the more and in bad lights. My work at the terrible little dayschool where I had been sent suffered in consequence, and my monthly reports showed it. The loss of ‘reading-time’ was the worst of my ‘home’ punishments for bad school-work. One report was so bad that I threw it away and said that I had never received it. But this is a hard world for the amateur liar. My web of deceit was swiftly exposed—the Son spared time after banking-hours to help in the auto-da-fé—and I was well beaten and sent to school through the streets of Southsea with the placard ‘Liar’ between my shoulders. In the long run these things, and many more of the like, drained me of any capacity for real, personal hate for the rest of my days. So close must any life-filling passion lie to its opposite. ‘Who having known the Diamond will concern himself with glass?’

Some sort of nervous breakdown followed, for I imagined I saw shadows and things that were not there, and they worried me more than the Woman. The beloved Aunt must have heard of it, and a man came down to see me as to my eyes and reported that I was half-blind. This, too, was supposed to be ‘showing-off,’ and I was segregated from my sister—another punishment—as a sort of moral leper. Then—I do not remember that I had any warning—the Mother returned from India. She told me afterwards that when she first came up to my room to kiss me goodnight, I flung up an arm to guard off the cuff that I had been trained to expect.

http://www.telelib.com/authors/K/KiplingRudyard/prose/SomethingOfMyself/myself_chap_1.html

une main ... dit: à

Les pieds niquent Klee!

Mimi Pinson dit: à

Tel qu’en lui-même, Chantal, mais je l’ai trouvé un peu forci.

Moi aussi, Jazzi!
Il doit manquer de sommeil.

renato dit: à

Le viaduc avec les pieds, années 30 du XXe ; l’aqueduc avec les chaussures, 1885.

et alii dit: à

chanral, merci:mais ce n’est pas le dessin que je »vois » les yeux fermés, avec des vraies chaussures!
merci renato;on y arrivera peut-être?

et alii dit: à

MERCI,Marie!

christiane dit: à

Chantal,
quelle trouvaille ! Bravo.
intéressante cette création de Paul Klee mémorisant certainement le croquis qu’il avait fait enfant et pour lequel (lien) son maître loin de remettre en cause son imagination, l’avait estimée et avait même dit aux parents de l’enfant qu’il pressentait une suite à venir. Cette représentation du viaduc est étonnante par la composition et l’harmonie des couleurs.
Pour sa rencontre avec le groupe du Blaue Reiter, de l’avant-garde expressionniste en quête de liberté, travaillant à Munich, il faut attendre 1911. Il a alors 32 ans.
Dans ce tableau on reconnaît la composition fantasque et imaginative de ses créations, son goût pour transposer le réel dans son monde imaginaire et l’utilisation des couleurs pures.
L’almanach « Der Blaue Reiter » dont l’iconographie est très hétéroclite, parait en 1912.
Années qui correspondent aussi à son voyage en Tunisie en (1914), où, avec Macke, il découvre l’importance de la couleur.
La Première Guerre mondiale viendra enterrer ce beau mouvement qui n’aura vécu que le temps d’un almanach et de deux expositions mais qui aura été tellement important pour ouvrir l’avenir à l’art abstrait..

christiane dit: à

l’aqueduc avec les chaussures, 1885. Oui, Renato. Il a alors 6 ans.

Chaloux dit: à

J’ai moi aussi regardé rapidement le passage chez Ruquier. Passer deux ou trois ans à rédiger un livre sur un type qui est deux fois l’assassin de ses enfants ne me viendrait pas à l’esprit, sauf à le traiter en cas clinique. La lecture de l’indigeste « poème » ne sera plus guère pour moi que l’équivalent d’une sentence de mort.

Pour le reste, il y aurait bien d’autres choses à dire, mais je n’en ai ni le goût ni le temps. Mais tout de même : déplorer « la violence » sans préciser davantage en quoi consiste cette « violence » revient souvent à en justifier une autre.
Il faut parfois un big bang pour passer à autre chose.

Bonne soirée,

et alii dit: à

marie,
cette nuit, nous allons être hantés par des arches;c’est une très belle forme isnt it?

Chaloux dit: à

… Et Gallimard, me dit-on, publie pas moins de cinq « livres » romancés du même genre en même temps, tous centrés sur des vies d’écrivains. Flaubert et je ne sais trop qui encore. Quelle triste et misérable manie que cette fabrication d’objets en série…

Chantal dit: à

facétieux et poétiques les arches, belle découverte merci MS… vent, vent vent, … i need to sleep more.

et alii dit: à

« Quelle est la métaphysique d’un sourd-muet ? »)BILLET/
est-ce une simple variante ,la réponse à philomagazine: Livres que je n’ai pas écrits, en réfléchissant au sexe dans la langue. En quoi l’acte d’amour diffère-t-il en basque ou en russe de ce qu’il est en flamand ou en coréen ? Qu’est-ce que la vie sexuelle d’un sourd-muet ? Ces questions, qui avaient déjà été posées à propos des aveugles, ont suscité un véritable tollé en Angleterre. C’est pourtant fondamental. Avant, pendant et après l’orgasme, nous allons et venons dans l’élément de la langue. Elle

et alii dit: à

dans philomag:
Il n’y a quasiment pas d’étude sur le « donjuanisme » des langues. À part quelques annotations chez Casanova, qui était d’ailleurs un formidable polyglotte. Des psychologues, des comparatistes en anthropologie pathologique devraient se saisir de la question. Moi, cela m’a beaucoup amusé. Il faut dire que j’ai eu le bonheur d’expériences polyglottes qui m’ont énormément appris.

et alii dit: à

steiner :
 » la fiction est plus puissante que la réalité. Les œuvres imaginaires prennent possession de nous, elles nous enveloppent, nous rendent sourds et aveugles au réel. »

Chaloux dit: à

Quant au discours sur le bénévolat des Goncourt, rien de plus amusant. On appelait ça autrefois le pain des vieux jours, c’est dire si le bénévolat y a sa place…

Marie Sasseur dit: à

Non merci Et Al. Des allumés complets de l’anthropologie, c’est pas mon truc.

et alii dit: à

merci, marie, mais HEIDEGGER? JE LAISSE POUR DEMAIN;
bonsoir

christiane dit: à

Chaloux,
vous voici bien sombre.
Votre réaction peut se comprendre. Vrai que Kipling a été responsable de la mort de ses deux enfants qu’il aimait. Mystère et raideur d’un autre temps, d’une mythologie rêvée de la guerre (fils).
Vous dites à la fin d’un de vos commentaires : « Il faut parfois un big bang pour passer à autre chose. »

Et voilà que Renato nous offre le triple concerto Op.56 de Beethoven interprété par trois musiciens de génie (Oistrakh, Rostropovich, Richter) sous la direction de Herbert von Karajan.
Est-ce un hasard ?

Je lis, (sous ce billet dédié à George Steiner), les entretiens d’une jeune enseignante de Seine Saint Denis, Cécile Ladjali et de Georges Steiner (Eloge de la transmission – Albin Michel).
Lecture provoquée par cette citation de Steiner dans le billet Passou évoquant Klee à six ans dessinant les arches d’un aqueduc avec des pieds et des chaussures. Ce n’est pas le dessin qui intéressait G.Steiner mais la réaction du maître de l’enfant, si positive.
Mais aussi, ces deux dernières lignes du billet de Steiner : « […] pourquoi la musique n’a pas dit non, pourquoi la poésie n’a pas dit non ?».

Donc, ces entretiens. Ce petit livre relate l’histoire de cet échange qui a lieu sur France Culture sous la tutelle de Nicolas Demorand dans le cadre de son émission « Cas d’école ».
Tout avait commencé à Drancy, au lycée Eugène Delacroix où Cécile Ladjali enseignait la littérature. Elle était en train de lire l’essai de G.Steiner Dans le Château de Barbe-Bleue, ce texte qui met à jour le paradoxe choquant de l’alliance de la culture et de la barbarie dont ce passage : « Rien, dans le monde tout proche de Dachau, ne venait troubler la saison de musique de chambre de Beethoven dont s’enorgueillissait Munich. Les toiles ne tombaient pas des murs quand les bourreaux parcouraient respectueusement les galeries, catalogues en main. […] Paradoxe cruel suivant lequel l’art, la poésie, n’empêchent pas la barbarie, l’inhumain. »

Or, elle enseigne à Drancy, tout près de la cité de La Muette, « souvenir terrible et précis, celui de cette cité qui menait femmes, hommes et enfants aux camps de la mort.

Ses élèves écrivent des poèmes, des textes. Elle décide de les envoyer à George Steiner, chez lui, à Cambridge, « pour qu’il sache dans quel contexte historique et suburbain leur poèmes ont pu éclore. »
Il lui répond. Ils se rencontrent. Une correspondance s’amorce entre lui et ces élèves. Ces derniers se prennent au jeu de l’écriture. L’éditeur, Eric Nauleau, de Murmures, (la plaquette contenant ces poèmes) fut aussi une belle rencontre. Puis il y eut Tohu-Bohu (théâtre).
Steiner écrira : « Avoir rencontré Cécile Ladjali, c’est avoir subi un choc de lumière. Chez cette jeune femme, tout est à la fois pudeur et ouverture, intériorité et éclat. Quelle enseignante doit-elle être. Ouverture à l’espoir. »
Ensemble, ils ont fait que ces élèves de quinze ans aient accès à la haute culture (Lectures – écritures – dialogues).
Transmission. Altérité. Sortir de son territoire pour aller à la rencontre de l’autre.
Ils avaient décidé d’affirmer qu’on pouvait écrire des poèmes à Drancy.
Bonne soirée, Chaloux.

Clopine dit: à

Ce qui intéresse précisément Assouline, et partout où il va, chez Simenon ou chez Hergé, c’est la vie double. La vie créatrice qui se juxtapose à une vie publique ou privée pleine d’ombres. Des tentations de l’ordre d’une identité violente et destructrice, à l’ombre des soutanes, des goupillons ou de convictions haineuses, sous-tendant des travaux créatifs qui impliquent, enfin disons qui induisent un succès fondé sur l’humanité qui s’en dégage. Tintin est très humain, même s’il vit ses aventures dans un monde privé de 99 % des femmes. Simenon, n’en parlons pas : l’empathie et lui sont collés, scotchés à longueur de pages. Je n’ai pas lu le Kipling promu l’autre soir chez Ruquier, mais là encore, un poème si célèbre que les coeurs sont universellement remués à sa lecture est écrit par un Kipling ravagé de pulsions pour le moins délétères, dirait-on… C’est pourquoi je me dis toujours qu’Assouline serait sans doute le meilleur biographe possible de Céline, j’ai comme l’impression qu’il tourne autour, puisque ce dernier est l’archétype de l’attraction-répulsion que procurent les chef d’oeuvres des salauds.

Allez, zou, une anecdote, tiens. Il y a quelques mois, une dame a déboulé à Beaubec. La soixantaine soignée, la discrétion de bon goût, l’aisance dans la présentation et dans l’allure. Bref. Elle venait quémander (elle n’en avait visiblement pas l’habitude) des photos à Clopin, pour une biographie d’une personne du coin, qu’elle était en train d’écrire. Elle était, nous dit-elle, « professeur d’histoire » avant de prendre sa retraite, et depuis avait déjà écrit la biographie d’une aristocrate de la région, morte sous la Révolution…

Cette dame trop polie m’a tout de suite inspiré une certaine méfiance. Sans doute parce qu’elle cherchait à bien instaurer une certaine « égalité » d’elle à nous, je veux dire Clopin et moi, mais qu’elle n’arrivait pas à dissimuler vraiment que cette « égalité » reposait surtout sur le service qu’elle était en train de demander, et qui allait lui rendre bigrement service : Clopin avait toute une série de photos de la personne brayonne dont elle avait entrepris d’écrire la biographie.

J’ai posé une ou deux questions. Le poste de professeur qu’elle avait occupé, à Paris, était évidemment celui d’un lycée catholique privé. Ben tiens. Et ce n’était qu’à sa récente retraite qu’elle était venue habiter en Bray, transformant sa résidence secondaire en « quasi-principale »…

La personne me déplaisait de plus en plus, mais je me méfie toujours de ces « intuitions » qui semblent déterminantes pour tant de mes contemporains. Disons que j’essaie toujours de braver mes préjugés, (et là, l’aisance, l’enseignement catholique, la bienveillance envers l’ancien régime, la bienséance et cette fausse simplicité m’amenaient vraiment à penser que cette brave dame n’aurait eu qu’un haussement d’épaules légèrement indigné, si elle nous avait rencontrés sur son terrain à elle. )

J’ai donc essayé de rentrer vraiment en contact avec elle. Elle était biographe, disait-elle ? J’ai donc évoqué « le » biographe dont j’admire le plus le travail : Pierre Assouline, en demandant à notre dame si son travail de biographe à elle se situait un peu dans la même veine, à savoir, ai-je ajouté, tenter de démêler les complexes ressorts de créateurs aux opinions troubles. Et j’ai cité Hergé, et ses premières années à l’ombre du rexisme belge de Léon Degrelle. (dans ma petite tête, une prof d’histoire ne pouvait ignorer tout cela…)

La Dame m’a alors, et assez brutalement ma foi, interrompue. Elle avait « horreur, vraiment horreur » des biographes comme « cet Assouline qu’heureusement, elle n’avait pas lu ». « Il y a toujours des gens comme cela, pour remuer le passé et faire sortir ce qu’il vaudrait beaucoup mieux oublier », a-t-elle asséné avec l’aplomb que lui donnait, sans doute, sa superbe résidence secondaire, sa culture générale « orientée » et ses convictions politiques, que je me suis bien gardée d’approfondir. J’ai soigneusement gardé le silence, pendant tout le reste de la visite, me contentant mentalement de l’affubler du prénom de « Pénélope », (avec lequel nous la nommons désormais, Clopin et moi.)

J’ai appris depuis que cette dame était alliée avec tout ce que Bray comprend comme aristocrates fortunés, dans le coin, et que sa « résidence » s’apparente plus à un château qu’autre chose. Bref.

Je me suis dit aussi que c’était en fait tout à l’honneur de Pierre Assouline de n’être pas lu par quelqu’un comme Pénélope, n’est-ce pas.

Et comme on est un peu trop gentils Clopin et moi, elle est quand même repartie avec les photos dont elle avait besoin. Mais nous avons, depuis, soigneusement pris nos distances avec une biographe qui ne s’intéresse qu’aux portraits lisses et bien léchés de personnes sans aspérités…

renato dit: à

Relus La Veste verte de Mario Soldati.

christiane dit: à

Très bien vu, Clopine, et pour l’un et pour l’autre.

Chaloux dit: à

Profiter de son pouvoir physique ou moral pour envoyer ses enfants ad patres, j’appelle cela être un assassin, l’assassin de ses propres enfants. Quelles que soient les excuses qu’on lui cherche, Médée est une salope. J’en pense autant de Kipling. La seule chose à chercher chez lui, c’est ce qui a pu faire de lui un aussi abject criminel.

Jazzi dit: à

Quoi, il y a encore des châteaux et des aristocrates dans ton coin, Clopine !

Clopine dit: à

Ah, Jazzi, si tu savais ! (soupir). Ce ne sont pas forcément tous des potes à Fillon, hein – mais beaucoup mettent en avant l’Art pour justifier la vie de château… Ou de gentilhommière (il y en a d’absolument splendides, dans le coin.)

Chaloux dit: à

Il y a des gens très bien dans les châteaux. J’ai connu une vieille dame de 75 ans, héritière d’un grand nom français et propriétaire d’un magnifique petit château, qui faisait ses foins toute seule. Il faut la débilité de la pauvre enclume de Beaubec pour ignorer toute réalité…

Marie Sasseur dit: à

It is only once John is in the army that any letters from him appear in the Kipling Archive at the University of Sussex. This is the first time we hear his own voice and it immediately dispels any fears that he might have been an unwilling victim of his father’s military enthusiasm. Although John’s handwriting is immature and his spelling uncertain, he comes across as confident, energetic and full of initiative, an opinion which the army must have shared to judge by the responsibility it gave him.
John loved the army. It was his chosen profession but without the war he might never have got a commission because of his poor sight. The letters also reveal a real closeness between father and son. They are full of the sort of trivia that are only of interest to people who are in real contact: reports of trivial happenings, small bets, private jokes. The truth about Rudyard’s relationship with John is probably best summarised in a letter father wrote to son in which with typical British understatement but evident fondness he says,

I wish I didn’t miss you so much as I do , old man. You were a huge nuisance at times but I seem to have got fond of you in some incomprehensible way.

On Monday 16 August, one day short of his eighteenth birthday, and with his parents signed permission to allow him to serve overseas, John embarked for France. He is delighted to be there at last and declares at the end of his first letter home – “This is the life”. A month later, definitely aware of his own mortality, he writes: “if I live to get back again I’m going to get myself the smartest two seater Hispano-Suiza that can be got and get a bit of enjoyment of life out of it”. Although at that very moment his idea of luxury would have been a hot tap. The letter finishes on a more ominous note:

“By the way, the next time you are in town would you get me an identification disc as I have gone and lost mine. I think you could get one at the stores. Just an aluminium disc, with a string through it like this. (Draws image of disc with a single small hole and the words ‘2nd Lt J. Kipling Irish Guards’) About this size. It is quite impossible to get one out here or I wouldn’t trouble you about it. It is a routine order that we have to have them.”

The countdown to battle had begun and John knew it. In a letter home on 10 September he had written, “Dad most likely knows what is going to happen out here in ten days’.

Believing that this offensive was at last going to result in a break through and end the war, the Irish Guards went into action on 27 September. John went missing that same day. It was his first engagement. The news reached Bateman’s, the Kipling’s home in Sussex, on 2 October. One source says that it was brought by Andrew Bonar-Law, Conservative Colonial Secretary in Asquith’s Coalition Government. Kipling met him with the words, “You have come to tell me my son is dead”.

Les fervents des theories débiles trouveront aisement le lien . La prochaine fois allez vous coucher, au lieu de raconter des sottises.

B dit: à

If any question why we died/ Tell them, because our fathers lied » is thought to refer to his role in helping his son to bypass the military eyesight rules.

et alii dit: à

bonsoir:avant que le billet ne change,je voudrais évoquer une réflexion de Steinerdans philomag :
« . Mais je n’étais pas assez bon en mathématiques. J’ai donc opté pour les lettres, tout en me sentant beaucoup plus à l’aise avec les scientifiques. Ce sont des gens qui ne « bluffent » pas : on peut ou on ne peut pas résoudre une équation. Il n’y a pas tout ce verbiage, cette fausse prétention que l’on retrouve dans les théories littéraires. »
le bluff dit-il!
souligné aussi par le mag:
Vous vénérez la culture classique, mais vous soutenez aussi qu’elle n’est que du « bluff » à côté du véritable engagement moral. N’est-ce pas contradictoire ?
Peut-être pas. Une de mes plus grandes réussites en tant que professeur fut quand une élève, jeune communiste première de promotion à Cambridge, est venue me dire que tout ce que je lui avais enseigné n’était que paroles vides. Elle avait décidé de partir en Chine comme médecin. J’ai eu le sentiment que j’avais réussi quelque chose.!
on est loin du happy end de christiane à DRANCY.
Je ne dirai pas que christiane est la reine du bluff (au sens de Steiner, mais pas loin)
c’est bien la Question de /pour la psychanalyse , l’art (!!!)et voilà comment,en quels termes, la présente Steiner;
il m’a semblé que WGG »mauvaise langue  » avait été à DRANCY justement du temps qu’il venait commenter sur la RDL; mais je n’allais pas chercher et quant à ses « ami-e-s », je ne leur aurais jamais demandé un tel effort de « mémoire »(ou d’amitié:pour WGG bien sûr) en somme la boucle était bouclée; sans happy end! et la mort n’est pas du bluff! bluff,
c’est peut-être la seule manière que j’ai trouvée de dire ce que je pense de cette « égalité » des contributeurs- trices « lacaniens » (disent-ils »)de ce blog; que D.les tirlipote !

et alii dit: à

« fausse prétention »:pour les erdéliens, c’est plutôt de la vraie prétention ,sauf que comme on l’a vu sur ce fil, certain-e-s font des recherches(MARIE sur KIPLING)se questionnent ,mettent en partage et d’autres bluffent ;ils sont dans la bluffitude!

rose dit: à

Christiane, Clopine, Chaloux pour le travail de fond, magnifique travail, magnifiques témoignages, merci.
Dormi.
Dormi à côté de ma mére, à l’hôpital.
Fenêtre fermée. Portes fermées
Interdit de sortir.
M’a dit 15 fois je veux rentrer chez moi dans mon appartement à Marseille.
Quinze fois.
Qunze fois.
Dormi à côté d’elle.
Quand l’infirmière m’a dit elle pleure elle pleure elle pleure, on augmente les antudépresseurs c’est sa maladie, chui partie à 20h. Chui arrivée ici.
Hier soir s’est couchée en me passant veux partir et rejoindre papa.
Évidemment, elle est privée de toute liberté, de toute autonomie.
Vais rencontrer médecins etc.
Médée, avant d’être une salope, c’est une femme trahie.
Et puis Médée n’est pas une salope.

Dès que je suis arrivée, ma mère m’a dit qu’est ce que je fais ici, je veux partir, je veux rentrer chez moi.

rose dit: à

Lundi 10 février 3h51
Poitiers

rose dit: à

Hier soir s’est couchée en me disant veux partir et rejoindre papa.
Elle m’a dit je veux te tenir la main et partir.
Dans votre vie, il vous suffit d’avoir une personne fidèle et aimante.
Qui n’attend rien de vous.

rose dit: à

Autant vous dire que j’ai pas eu le courage.
3 pilules dans le pilulier, lui ai laissé les prendre.
Ce matin, dans quelques heures, elle respire à côté de moi, massage des pieds, coupage des ongles, beurre de karité,
Elle a dégringolé trois marches d’un escalier.
Ses deux soeurs aussi sont tombées.
Elles sont chez elles, les deux soeurs ; à la même période la chute, fin du mois de janvier, ma mère à l’hosto. depuis sept jours aujourd’hui.

rose dit: à

Écrire Médée est une salope, c’est une chose, le lire c’est un choc.

rose dit: à

J’ai appris par hasard que ma mère était à l’hosto. : la plus grande des chances. Je peux la voir à l’hosto.
Depuis une semaine, j’étais dans les trente sixièmes dessous.
Ma maman et moi sommes branchées. Reliées. Connectées. C’est l’amour. L’amour.

rose dit: à

Vais me rendormir.
Piste.
On ne peux pas subvertir un mythe à l’aune de l’ordinaire.
Médée Pénélope sontbdes figures mythiques.
Je vous embrasse.

Ed dit: à

Je viens de terminer mon visionnage du replay de On n’est pas couché et j’ai beaucoup aimé l’intervention de Passou. La principale chose que je retiendrai est cette histoire de traduction avec contre-sens et quatrain ajouté par André Maurois !? Je suis tombée des nues.

Sinon, pour Chantal et les autres
http://rockandvolk.blogspot.com/2020/02/le-plat-pays.html

Ed dit: à

Courage rose. La relation que vous avez avec votre mère est magnifique. Soyez-en consciente.

JiCé..... dit: à

Dans cette salle de soins surchauffée, Ed apporte la remarquable fraîcheur d’une climatisation sans défaut … Merci !

et alii dit: à

ça fait peine delire rose comme ça
quelqu’un la connait il unpeu?

Marie Sasseur dit: à

Finalement, ce que je retiens, c’est que ragots et commérages sont aussi dans le poeme If.
Kipling n’est plus de ce monde pour les entendre, et je ne suis pas en charge de défendre sa mémoire.

So what ?

Ce qu’a écrit Passou est un ROMAN
Ce que Passou a raconté chez les débiles qui se couchent tard n’en était pas.

Il faut en faire un slam, Maurice. Comme ce jeune Breton d’Afrique .

Un slam pour abrutis des tabloïds.

Mets ton foulard!
Mesure tes paroles
Avant de dauber sur Rudyard.
Le sensationnalisme de paparazzi
Kipling ne s’y est jamais mis
Mets ton foulard!

Chaloux dit: à

Assouline n’a pas écrit UN ROMAN. Un roman ce n’est pas cela. Il a fabriqué un sous produit d’histoire littéraire, bricolé avec les livres des autres.

Marie Sasseur dit: à

« In every Journalism school budding journalists are taught the importance of looking at six Ws. Kipling made a poem of it and described the questions as six honest serving men. »

 » I KEEP six honest serving-men
 (They taught me all I knew);
Their names are What and Why and When
 And How and Where and Who.
I send them over land and sea,
 I send them east and west;
But after they have worked for me,
 I give them all a rest.

I let them rest from nine till five,
 For I am busy then,
As well as breakfast, lunch, and tea,
 For they are hungry men.
But different folk have different views;
I know a person small—
She keeps ten million serving-men,
Who get no rest at all!

She sends’em abroad on her own affairs,
 From the second she opens her eyes—
One million Hows, two million Wheres,
And seven million Whys!

The Elephant’s Child »

https://www.indiatoday.in/education-today/gk-current-affairs/story/rudyard-kipling-952551-2016-12-30

Marie Sasseur dit: à

#quelqu’un la connait il unpeu?

Vaste question. Ceux qui ont ses coordonnées ils sont deux, ne sont pas en mesure de lui éviter l’enfermement. Je plains la famille.

Chaloux dit: à

Il l’a peut-être aimée, ou cru l’aimer, mais il l’a tuée.

Marie Sasseur dit: à

Keski raconte l’huissier véreux?
Insulte Passou tant et plus pour reprendre l’une de ses plus terribles méprises.
Ce que c’est de ne pas lire en VO. Effrayant!

Marie Sasseur dit: à

Bah oui, pauvre connard de Chaloux, si je mets des liens, c’est pas pour les chiens.

Chaloux dit: à

Je me fous d’insulter « Passou », pauvre niaise de Marie de mes doigts. Je dis que son truc n’est pas un roman, qu’il s’est fatigué bien inutilement, qu’il ne sera jamais romancier, sauf évidemment romancier de standing. C’est de la critique littéraire et rien d’autre.

Gallimard publie en même temps cinq « livres » sur le même principe (blablabla romancé sur des vies d’écrivains), et ça n’interroge pas la morue. Cette littérature de commande en série est fabriquée pour des ignares, des gens incapables de se confronter au savoir brut, de lire des correspondances, des essais, de vraies biographies, par des gens à mon avis pas très clairs. On a bien le droit de trouver cela désolant et éthiquement contestable. A terme on pourra romancer n’importe quoi. La confusion des genres ne mène qu’à la manipulation et au totalitarisme. C’est bien une littérature d’époque, et complice.

C’est ce que j’en pense et c’est bien mon droit, pauvre niaise.

Marie Sasseur dit: à

L’huissier véreux ne lit pas l’anglais. C’est simple, c’est factuel. Donc, rien à dire, ni a répondre à un veule qui se roule dans l’ordure.

Passou a non seulement écrit un roman, mais qui plus est documenté.
Prendre le parti d’une enquête psychologique, c’en est une, c’est prendre un risque. Celui d’accepter que la réalité des faits ne la corrobore en pas grand-chose. Ah.

bonne journée.

https://youtu.be/zY3dnHlGggY

Chaloux dit: à

Je lis l’anglais, pauvre crétine. Tu ne comprends rien de ce que j’écris. Tu es faite pour lire du « Passou » et autres littératures pour mal comprenants. Tu as trouvé ton monde….

Va dodo et fous-moi la paix.

Comme on le comprend le « Guillaume » qui s’est cassé bien au loin…

JiCé..... dit: à

L’infâme Chaloux a le mot juste : littérature d’époque. Triste époque où la verroterie faisandée plait aux touristeslecteurs, consommateurs de soi-disant « romans », benêts aimant soi-disant la littérature ! ….

Marie Sasseur dit: à

Non, je l’ai déjà dit.
Je ne m’abaisserai pas au niveau de la veulerie de chaloux. Petit huissier sans importance.

Chaloux dit: à

« Je ne m’abaisserai pas ».

La question serait plutôt : comment faire pour remonter? Pauvre buse…

« Sans importance », je prends. Seule façon de rester intègre.

B dit: à

Mariejevoussalue, Chaloux lisait l’anglais alors que vous n’étiez pas encore née quoi qu’on puisse penser de lui et bien qu’il me semblent attaché à une exploration de la littérature française. C’est pas beau de mentir .

B dit: à

Ce correcteur est affolant. SemblE.

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