de Pierre Assouline

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La République des livres
Présence des morts

Présence des morts

Peut-être certains s’en souviennent-ils : le titre de ce billet est emprunté à celui d’un livre d’Emmanuel Berl paru en 1956. Un beau titre pour un récit s’interrogeant sur les traces mnésiques que laissent en nous les personnes qu’on a connues et parfois aimées, certaines réduites à un halo des plus flous, d’autres marquées par une présence insistante. Que faire de ses fantômes ? Dans la masse des livres récemment publiés, deux se font l’écho de ce souci des disparus. L’un baigné d’une mélancolie des plus sombres, l’autre non sans une certaine allégresse. Mais les deux rappellent au fond à leurs fidèles lecteurs que l’œuvre entière de leurs auteurs respectifs pourrait être ceinte du bandeau « Présence des morts ».

Gardons-nous d’y voir le reflet de l’autocomplaisance, l’ombre d’un atavisme familial ou l’écho d’un tropisme bien ancré. C’est juste qu’une absence, aussi soudaine que cruelle, les a fondés comme écrivain et qu’ils n’en ont jamais fait leur deuil. La mort d’un frère a été pour l’un comme pour l’autre l’évènement capital de leur vie et la matrice de tous leurs écrits. Ils en sont hantés tout en étant éclairés par le souvenir radieux des disparus. Jérôme Garcin y revient à nouveau dans Mes fragiles (102, 14 euros, Gallimard) et comment pourrait-il être autrement. Quoi qu’il écrive, ses pages semblent inéluctablement frappés de l’invisible sceau de l’accident : un jour de 1962, son frère jumeau ouvrit la portière arrière de la voiture pour traverser la route le regard attiré par une vache ; une voiture roulant à vive allure le faucha ; ils avaient 6 ans.

Quelques années après, leur père encore écrasé de chagrin, mourut à 45 ans d’une chute de cheval après un galop menacé d’emballement. Un destin semblable à celui de son beau-père, le comédien Gérard Philippe, mort 37 ans d’un cancer du foie. Et ces derniers temps, cet homme qui a la famille chevillée au corps, a soutenu jour après jour sa mère, une catholique lumineuse, rayonnante, positive et optimiste dans ses engagements malgré tout, s’éteignant dans l’atroce agonie d’une insuffisance cardiaque, rongée par l’ostéoporose. Et, quelques mois après, son autre frère, un garçon « différent » dont il avait la tutelle. Une mère aussi paysagiste que le frère était cubiste. 89 ans et 55 ans mais la peine ne se mesure à l’aune de la durée. Ainsi résume-t-on aussi des tempéraments quand les concernés taquinent la toile.

Deux ans à errer d’un hôpital à l’autre entre les deux pour assurer la veille, angoisse décuplée en temps de covid. Et après, ces disparitions consécutives, celle d’une tante maternelle aimée comme une mère. Tant de morts dont les ombres portées lui font cortège. De quoi s’interroger sur une fatalité génétique qui scellerait le destin des siens : le syndrome de l’X fragile, une anomalie du gène transmise depuis les arrière-grands-parents maternels entrainant des troubles du comportement, une déficience intellectuelle, une variante d’autisme etc mais quel concentré d’angoisses que ce « etc ». Cumulé aux facteurs de comorbidité, notamment l’obésité et le diabète, ce syndrome mène droit à l’inéluctable. De quoi se sentir responsable de l’avoir propagé chez les siens. Il ignorait avoir ce mal en lui. Mais est-on coupable d’avoir propagé ce que l’on ne savait abriter en soi ? Après, il en faut des chevauchées au galop sur les plages normandes pour mettre à distance cette hantise.

Mes fragiles, c’est beaucoup de tristesse. Elle sourd de toutes ses pages. Nul doute que ce qui se lit les larmes aux yeux a été écrit les larmes aux yeux. Son écriture est d’une précision telle qu’elle densifie jusqu’au moindre halo, jusqu’à la plus infime note poétique telle que Jean Tardieu la définissait : « Lorsqu’un mot en rencontre un autre pour la première fois ». Ce bouleversant « Livre des évocations » oppresse la lecture. L’auteur aura passé sa vie d’écrivain à ne pas réussir à faire son deuil. Car à chaque livre ou presque, un mort le rattrape qui vient raviver les anciennes douleurs.

Sa famille de papier sera bientôt plus nombreuse que sa famille de chair et de sang. Heureusement, il y a toujours du Gracq en Garcin, son maitre à écrire (ici lire un extrait). A ceci près qu’ici, la généalogie ayant remplacé la géologie, et les aïeux les pierres, le paysage est familial. Au fond, de toute la tribu des Garcin, le plus fragile c’est lui, l’auteur. Mais quelle force il lui a fallu pour écrire tout cela, quelle résistance, quelle résilience pour ne pas s’effondrer, trouver les mots pour tout raconter sans jouer sur les émotions ou le pathos, et à la fin donner un récit comme un frémissement. Décidément, Cioran avait raison, au moins sur ce point-là :

« On écrit des livres pour y dire des choses que l’on n’oserait confier à personne ».

Le mot du moraliste de la rue de l’Odéon vaut aussi bien pour Nathalie Rheims. Elle non plus, une vingtaine de livres plus tard, n’en sort pas. D’une manière ou d’une autre, ce qu’ils disent excèdent ce qu’ils racontent : depuis son tout premier L’un pour l’autre (1999) quand bien même l’acteur Charles Denner en était-il le héros, ils sont tous secrètement irradiés par la disparition prématurée de son frère adoré Louis à 33 ans. D’autres disparus viennent hanter ses livres. Mais à la différence de ceux de Jérôme Garcin, on dirait que le premier d’entre eux a absorbé tout le chagrin, que toutes ses larmes s’y sont concentrées et qu’un optimisme et un élan vital indestructibles, qui ne sont pas sans rappeler ceux de son père Maurice Rheims, la maintiennent malgré tout.

Là encore vient roder la hantise de la fatalité génétique, laquelle l’a obligée à subir une greffe du rein, ainsi que sa sœur, après avoir longtemps été reliée par intermittence à une machine, comme leur mère. Car chez eux la malédiction héréditaire ne touche que les femmes. Il y a de cela dans Au long des jours (170 pages, 17 euros, Léo Scheer) même et surtout s’il ne s’agit pas de cela mais de l’un de ses disparus : l’acteur-chanteur-compositeur Marcel Mouloudji (1922-1994). A 18 ans, alors comédienne débutante, elle vécut une passion amoureuse avec lui alors qu’il était marié, père de famille et son ainé de trente-sept ans. Ce qui n’allait pas de soi déjà à l’époque (surtout lorsqu’on se souvient, pour avoir lu Place Colette, que son premier homme, à l’âge de 14 ans, était un sociétaire du Français de trente ans plus âgé qu’elle). De leur histoire secrète, elle a fait un récit drôle, touchant, poignant parfois, mais jamais triste. Si on le secoue, il n’en tombe pas des larmes mais des paroles, des vers, parfois des chansons. Il suffit qu’elle en reproduise les premiers mots pour que le lecteur se surprenne à chanter.

C’est rare, un livre qui fait fredonner (lire ici un extrait). Il est pourtant question de l’impossibilité d’aimer, de la difficulté à vivre à la dérobée, de la brièveté des retrouvailles, des refoulements de la clandestinité, de l’oppression du secret. Pourtant on ne peut s’empêcher : Un jour, tu verras, on se rencontrera… Monsieur le Président, Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps… Comme un petit coquelicot, mon âme/ Un tout petit coquelicot… L’art de la chanson, c’est le raccourci, disait-il. Et l’on se rend compte alors, si l’on veut bien convenir que les chansons tout autant que la grande musique occupent une place majeure dans notre mémoire, que la voix cassée de Mouloudji a marqué plusieurs générations et pas seulement pour ceux qui connurent le Saint-Germain-des-prés de l’après-guerre, celui des Sartre, Beauvoir, Vian, Greco – pour ne rien dire de l’acteur inoubliable et ambigu Ephraïm Luska des Inconnus dans la maison d’Henri Decoin, mi-kabyle mi-breton.

Cette voix identifiable entre toutes, dont l’impresario Jacques Canetti devait convenir qu’en émergeait à chaque fois des photos de Doisneau, cette voix dont Antoine Blondin disait que c’était du « velours à côtes », comment ne pas tomber amoureuse de l’homme au regard tendre qui porte une voix si chaude et si brisée ? C’est un livre plein des souvenirs des années d’apprentissage au centre dramatique de la rue Blanche, de la vie d’une débutante sur les planches, des odeurs et des lumières des loges, des cabarets de chansonniers. Elle faisait tout pour protéger cet homme qu’elle ne connaissait pas vraiment ou à peine. Contre les autres et contre lui-même, sa faculté d’autodestruction, sa mélancolie qu’il trainait en boulet, ne s’étant jamais remis des disparitions successives en quelques mois à peine de ses trois pères de substitution : Raymond Queneau, Marcel Duhamel, Jacques Prévert. Lui aussi ne parvenait pas à se désencombrer de la présence de ses morts. Peut-être n’y tenait-il pas car il savait qu’il leur devait non la vie mais sa vie (la proximité entretenue avec les disparus est aussi une question clinique vivante).

Au milieu du livre, évoquant au détour d’un paragraphe son propre père si absent de son vivant, Nathalie Rheims ne peut se retenir d’écrire, en pensant à lui, à son autre lui que fut Mouloudji et à Louis : « Je l’aimais tellement ». On écrit parfois tout un livre juste pour tracer trois mots. Mais y en a-t-il de plus beaux ?

(Photo Daniel Aron)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 049 Réponses pour Présence des morts

Jean Langoncet dit: 4 février 2023 à 22h35

(Du gloubi-boulga. Une bonne nouvelle aujourd’hui ; la jeunesse israélienne se confondrait-elle avec les suprémacistes juifs pro-Bibi ? Ce n’est pas tout à fait acquis … Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans le centre de Tel-Aviv pour la cinquième semaine consécutive contre les réformes judiciaires controversées envisagées par le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Brandissant le drapeau bleu et blanc israélien, de nombreux manifestants ont envahi la rue Kaplan dans le centre-ville, avec des pancartes où l’on pouvait lire que le nouveau gouvernement est une « menace pour la paix mondiale ». Sur une autre pancarte figurait un appel à « sauver la démocratie d’Israël de Netanyahu ».
Des manifestations se tiennent chaque samedi soir depuis que le gouvernement de Netanyahu a pris ses fonctions en décembre.
Selon des médias locaux, des rassemblements ont eu lieu dans 20 villes du pays samedi, ajoutant que des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées à Tel-Aviv….
Quant au ballon chinois descendus, quel malentendu ! Quelle manipulation ! Ce ne peut être qu’une nouvelle opération de propagande des USA tant il est avéré qu’il s’agissait d’un ballon de renseignement météorologique ; il se trouvera bien un arrière petit fils d’une sommité française – pourquoi pas un De Gaulle, la coterie a un peu plus d’épaisseur que les Le Pen – pour aller en repêcher les résidus (la boîte noire ?) et prêter son nom à cette salutaire opération de rétablissement de la vérité pour en attester)

rose dit: 4 février 2023 à 22h35

C’est comme si tu rigolais lorsque tu regardes la Strada. Alors que, qu’y a-t’il de plus tragique comme film que la Strada ?

Jazzi dit: 4 février 2023 à 22h40

« je le trouve mystique, Pasolini.
je dirai que Pasolini était chrétien. »

C’est une lapalissade, rose !
Pasolini c’était Peppone et don Camillo en un : un catho-communiste, homo en sus…

Jean Langoncet dit: 4 février 2023 à 22h41

Sinon, nous sommes le 4 février 2023 et j’ai atteint, contre toutes probabilités, l’âge canonique de 52 ans ; ça nous fait une belle jambe

rose dit: 5 février 2023 à 0h15

Brandissant le drapeau bleu et blanc israélien, de nombreux manifestants ont envahi la rue Kaplan dans le centre-ville, avec des pancartes où l’on pouvait lire que le nouveau gouvernement est une « menace pour la paix mondiale »

Bravo à la jeunesse israélienne. Confiance en eux.
En //, on ne comprend pas (je) comment BN revient au pouvoir. La peste et le choléra.

renato dit: 5 février 2023 à 6h10

Pasolini n’était pas catho-communiste, Jacques. Avec ce terme nous nous référons au Mouvement des catholiques communistes, puis Parti de la gauche chrétienne. Par ailleurs, expulsé du PCI pour « indignité morale » il resta un communiste inquiet en non conforme — il était plutôt un libre penseur —.
Du côté chrétien, dans un papier récent paru in Civiltà cattolica (n° 4121) à propos de La religione del mio tempo l’on parle d’une religiosité instinctive, informe, loin de la systématisation des dogmes du christianisme institutionnel.

5.2 — 7.08

Marie Sasseur dit: 5 février 2023 à 7h11

@ »Il ignorait avoir ce mal en lui »

C’est embêtant, de découvrir cela à plus de 60 ans.

En tout cas, avec son look de cadre avec attaché case sur le parvis de la Défense, ses animations de manager en conf’ call, qui passe ses week-ends à la campagne, nous on n’a pas vu la différence.

Marie Sasseur dit: 5 février 2023 à 7h14

J’ai toujours pensé que ces clones, costume avec attaché case à la Défense étaient intellectuellement limités.
De là à les traiter de petit x ou de xtremement sociopathes, c’est une idée.

renato dit: 5 février 2023 à 7h41

Enfin, Pasolini se pose surtout la question de la présence du sacré (théophanie). Donc, pas un Dieu au sens confessionnel ou catholique du terme, mais au sens plus général d’un Dieu archaïque et mythique. Par ailleurs, il croit que vivre le sacré est impossible (la séquence finale de Teorema — le désert, le cri —).

Cela dit, on lit in Pasolini : chronique judiciaire, persécution, mort * : « Moi, je suis anticlérical (je n’ai pas peur de le dire !), mais je sais qu’il y a deux mille ans de christianisme en moi : moi et mes ancêtres avons construit des églises romanes, puis gothiques, puis baroques. : c’est mon héritage, dans le contenu et le style. Je serais fou si je reniais cette force puissante qui est en moi : si je laissais aux prêtres le monopole du Bien ».

Ne pas oublier le succès de Perché non possiamo non dirci « cristiani » un essai de Benedetto Croce de 1942, où le mot cristiani est mis entre guillemets afin d’indiquer un sens différent de celui communément adopté pour le mot.
Les fascistes par la voix de Bottai, ministre de l’éducation, ont réagi à l’essai par la dérision : « BC rechristianisé par dépit ». Mais Croce n’avait pas abandonné sa conviction laïque ni pris la défense de l’Église, il avait simplement observé comment « nous ne pouvons pas ne pas nous reconnaître et ne pas nous appeler chrétiens ». Incidemment, que c’est le succès historique du christianisme plutôt que son message religieux qui s’est imposé aux consciences.

* Laura Betti, 1977.

Marie Sasseur dit: 5 février 2023 à 8h02

Hymne aux vivants

 » si j’avais su que je l’aimais tant, je l’aurais aimé davantage « 

rose dit: 5 février 2023 à 8h04

renato dit: à
Enfin, Pasolini se pose surtout la question de la présence du sacré (théophanie). Donc, pas un Dieu au sens confessionnel ou catholique du terme, mais au sens plus général d’un Dieu archaïque et mythique. Par ailleurs, il croit que vivre le sacré est impossible (la séquence finale de Teorema — le désert, le cri —).

D’accord envers vous.

Pas vu, ou ne me souviens pas de Théorème, ne peux rien en dire. De toutes manières, la position de Pasolini n’est jamais de balancer des certitudes en assommant le spectateur mais bien de questionner.
S’il fallait trancher (au secours, à l’aide), je dirai son travail politique, autour d’une interrogation du monde et de son fonctionnement.

Jazzi dit: 5 février 2023 à 8h26

« Pasolini c’était Peppone et don Camillo en un : un catho-communiste, homo en sus… »

C’est juste une formule à ne pas prendre au sens propre du terme, renato.
Une tentative d’explication de son rapport particulier à la religiosité, au sacré, et au marxisme, au partage envers les classes prolétaires.
Avec toutes les contradictions qui vont avec, puisqu’il recourait à l’amour tarifé…

Jazzi dit: 5 février 2023 à 8h35

Pasolini ne se contentait pas de questionner, rose.
Théorème résume parfaitement ce double aspect religieux et marxiste : un ange apparait au sein d’une riche famille bourgeoise d’industriels et chacun des membres en est bouleversé : la bonne entre en lévitation et le chef de famille abandonne son usine à ses ouvriers et part nu pour le désert…
Une interprétation mathématique et métaphysique de la Passion selon saint PPP !

rose dit: 5 février 2023 à 8h49

Avec toutes les contradictions qui vont avec, puisqu’il recourait à l’amour tarifé…

Pas toujours. Parfois, il faisait l’amour avec des adolescents. Qui ne portaient pas plainte. Leurs parents non plus et il y avait un mal intentionné qui portait plainte et créait le scandale.

Marie Sasseur dit: 5 février 2023 à 8h51

« Ce ne peut être qu’une nouvelle opération de propagande des USA tant il est avéré qu’il s’agissait d’un ballon de renseignement météorologique »

Huhu, becassin on the ballooooon !
C’est « avéré » uniquement dans l’empire du milieu.

La météo chinoise à l’ « échelle  » internationale », c’est « Fēngyún (chinois simplifié : 风云 ; chinois traditionnel : 風雲 ; litt. « vents et nuages ») » Wiki

renato dit: 5 février 2023 à 8h56

Ce qui caractérise Pasolini c’est surtout la compassion pour les derniers, Jacques.

À propos de « l’amour tarifé », se poser la question : « qu’était-il censé faire lorsqu’il s’est trouvé confrontés aux ragazzi di vita, c’est-à-dire à l’expression d’une population affamée et de ce fait immoral.

Jazzi dit: 5 février 2023 à 9h02

« 123 000 Parisiens en moins depuis dix ans : la capitale condamnée à l’interminable fuite de ses habitants ? D’après l’Insee, cette tendance ne semble pas près de s’inverser. »

Merci qui ?
Madame Hidalgo !

S’il ne doit en rester qu’un, le léZard sera celui-là…

closer dit: 5 février 2023 à 9h03

Evidemment que Pasolini est chrétien, même s’il ne pratique pas. Les petits zoziaux et L’Evangile de Matthieu le montrent. Ses prises de position contre les soixante-huitards et contre l’avortement sont d’autres indices; il projetait un film sur St Paul… Disons « christique » si l’on préfère.

Jazzi dit: 5 février 2023 à 9h13

« qu’était-il censé faire lorsqu’il s’est trouvé confrontés aux ragazzi di vita »

La compassion charitable ou l’encouragement à la prostitution, renato ?

D. dit: 5 février 2023 à 9h17

Il y a près de 500 satellites appartenant à la Chine, dont un bon nombre en orbite basse.
Cette histoire de ballon relève du grotesque.
Cela-dit la dédinition des images faites à très basse vitesse depuis la stratosphère est nettement supérieure à celles faites fepuis un satellite depourvu d’ingénérie optique très sophistiquée. Le ballon stratosphèrique présente un très gros inconvénient: on ne peut pas le diriger. Si l’objectif est l’espionnage, on ne peut que se fier au hasard.

renato dit: 5 février 2023 à 9h24

Selon William Kim, spécialiste des ballons de surveillance : « Si l’aspect du ballon chinois ressemble à celui d’un ballon-sonde météo habituel, quelques éléments diffèrent. Son imposante charge utile, bien visible, est constituée d’outillage électronique pour le guidage et la surveillance, ainsi que de panneaux solaires pour alimenter l’ensemble. »

Source :
https://www.letemps.ch/monde/ballons-puissants-outils-surveillance-assure-un-expert

rose dit: 5 février 2023 à 9h25

il s’est trouvé confronté aux ragazzi di vita, c’est-à-dire à l’expression d’une population affamée et de ce fait immoral.

Vendre ton corps pck tu as faim.
Comme Nana ?
Et après quand tu as payé tes dettes tu le vends encore, pck tu as pris l’habitude ?

D. dit: 5 février 2023 à 9h25

Les américains aiment décidément bien s’attarder sur le sujet des ballons stratosphèriques. C’est ce qu’ils ont utilisé en 47 pour désinformer sur Roswell, « incident « d’origine extraterrestre bien réel, et directement lié au repérage des premières explosions nucléaires terrestres. Comme le montrera ensuite et à plusieurs reprise les désactivations parfaites des icbm sur leurs bases par des vaisseaux en visite. Cf. Minot base mais bien d’autres aussi.

renato dit: 5 février 2023 à 9h26

À chacun ses contradictions, Jacques. Songez déjà à l’affaire de 1949.

La rumeur relative à la relation de Pasolini avec des adolescents (« quatre garçons mineurs avaient masturbé un individu ») est parvenue aux carabiniers par le biais de la Démocratie Chrétienne : une espèce de vengeance pour un précèdent « scandale » mis en œuvre par le PCI à propos d’un élu DC qui était homo.

La famille de Pasolini est intervenue et leur l’avocat a convaincu les familles des garçons de ne pas porter plainte en offrant 100 000 lire à chaque famille pour les dommages subis. Toutefois l’enquête se poursuivit avec l’accusation d’actes obscènes dans un lieu public et de corruption de mineur — l’un des garçons ayant moins de seize ans.
Appelé à témoigner, Pasolini a déclaré qu’il avait choisi ces garçons parce qu’ils semblaient « moins éduqués que les autres ». Et déclara aussi : « Je ne peux pas et ne nierai pas que les déclarations faites par les garçons susmentionnés sont au moins en partie vraies. Après tout, certains détails m’échappent car étant un soir de fête et me retrouvant en compagnie d’amis, j’ai fait un petit excès d’alcool : c’est justement à cause de l’euphorie du vin et de la fête que je voulais tenter cette expérience érotique de la littérature de caractère et d’origine accentuée par la lecture récente d’un roman de Gide. De plus, je pourrai m’expliquer plus exhaustivement à ceux qui auront éventuellement à me juger sur les raisons littéraires et psychologiques qui m’ont poussé à le faire et le justifient au moins partiellement. »

rose dit: 5 février 2023 à 9h28

Les petits, Closer, les passereaux ou les moineaux et les gros zoziaux, les faucons.

Moi je le trouve chrétien aussi Pasolini. Néanmoins, je crois avoir entendu ou écouté un très beau passage sur la laïcité, comme le souligne Renato.

Janssen J-J dit: 5 février 2023 à 9h36

Bon anniversaire, Jean. Vous avez une belle jambe juridique et musicale, croyez-moij. Plus belle que celle de ma soeur. Indéniablement. Continuez à la travailler, n’en doutez pas.
Le souvenir de GP n° 98 – Son exégèse – Son analyse (à suivre sur la même chaine)
Bàv,

Marie Sasseur dit: 5 février 2023 à 9h41

Les contradictions de Pasolini que lui trouvent ses fervents, qui ont des difficultés à en faire la somme, tiennent peut-être être à la dualité entre les faubourgs , où il a vécu, et le centre, sacré, romain qu’il a mythifié, au sens poétique.
Les engagements de Pasolini ne sont pas intelligibles si on oublie que jusque très récemment, le catholicisme romain était légalement la religion officielle en Italie.

Il a perdu son frère, jeune.
En résumé, une vie violente.

rose dit: 5 février 2023 à 9h45

En 1964, lorsqu’il part questionner sur les pages, à la sortie des usines, dans les familles bourgeoises, chez les ouvriers, dans Enquête sur la sexualité, il questionne (timide ment sur l’homosexualité : cela ne passe pas d’un iota.
Par contre, faut se farcir l’ode à la famille.

Janssen J-J dit: 5 février 2023 à 9h45

(JE, 5.2.23_10.14) @ JMS de GP, n° 98
JE ME SOUVIENS qu’à âge de cinq ans, les grands (des adultes) me demandèrent ce que j’aimerais bien faire comme métier quand je serais grand ? Sans hésiter, ma réponse fut : « Papa…, et marchand de yaourts ». Sur quoi, l’assemblée s’esclaffa durant un long moment. L’histoire ultérieure montra qu’ils eurent « raison » (?) de s’esclaffer d’incrédulité, puisque je n’exerça aucun de ce deux métiers par la suite, mais pourtant l’anecdote révéla quelque chose d’inaugural.

rose dit: 5 février 2023 à 9h48

98.

Superbe Je me souviens, Janssen J-J.

Vous souvenez-vous du pourquoi de cette réponse ?

rose dit: 5 février 2023 à 9h53

In Pasolini una vita violenta

Le 7 février 1945, alors que la fin de la guerre approche, Guido est capturé avec ses camarades, par un groupe de procommunistes, partisans de Tito, puis transféré à Romagno Bosco, près de Cividale. Après une procédure sommaire, le 12 février, il est emmené sous bonne garde et il doit creuser sa propre tombe. Ayant réussi à s’échapper, il finit par être exécuté à l’âge de 19 ans. Ses funérailles ont lieu à Cividale, le 21 juin, et il est ensuite inhumé au cimetière de Casarsa della Delizia où il repose aujourd’hui à quelques mètres de son frère et de sa mère.

Pier Paolo Pasolini a rappelé, dans différents textes, et plusieurs poèmes, la mémoire de son frère Guido : « Je suis fier de lui, de son souvenir, de sa générosité, de sa passion, qui me force à suivre le chemin que j’ai choisi… ».

Michel Chomarat.

Deux enfants assassinés auxquels la mère survécut. Le premier à 19 ans.

Marie Sasseur dit: 5 février 2023 à 10h04

Merci pour lui !

« À PROPOS DE L’EXPOSITION
40 ans après son assassinat, la Bibliothèque Municipale tenait à rendre hommage à Pier Paolo Pasolini, l’un des plus grands poètes, écrivains, et réalisateurs italiens du XXe siècle. Personnage aux multiples facettes, il n’a cessé de se questionner et de questionner la société dans laquelle il vivait jusqu’à en mourir tragiquement. Pour répondre à ces différentes interrogations, c’est sa quête d’absolu et de spiritualité qui a été privilégiée dans le cadre de l’exposition intitulée « Pasolini, una vita violenta », qui reprend le titre de son ouvrage publié à Rome en 1959 chez Garzanti. »

Michel Chomarat, Commissaire d’exposition

https://www.bm-lyon.fr/expositions-en-ligne/pasolini/article/a-propos-de-l-exposition

rose dit: 5 février 2023 à 10h09

Article passionnant in extenso.
 » sa mère Susanna, sera tout au long de sa vie – de sa naissance à sa mort – la complice apaisante et la confidente toujours aimante ; et ce n’est pas un hasard si elle interprète Marie, la mère du Christ, dans le film « L’Évangile selon Saint-Matthieu », réalisé par son propre fils Pier Paolo…  »

Deux Marie ds le film.
Une jeune. Une âgée sa mère.

renato dit: 5 février 2023 à 10h35

« Le Parti communiste italien est un pays propre dans un pays sale… »

Dommage qu’après enquête nous avons su que « seulement » le 30 % des adhérents au parti étaient corrompu. Bon, ce n’est rien si on prend par exemple la Démocratie Chrétienne de l’époque — pour ne rien dire des socialistes et des socio-démocrates ! —, mais parler de pays propre lorsqu’on dit connaitre les noms de… c’est pousser le bouchon un peu trop loin.

Jazzi dit: 5 février 2023 à 10h39

Mais enfin rose, la dimension religieuse de Pasolini apparait dans toute sa splendeur dès ses premiers films !
Dans « Mamma Roma » (1962) notamment, où la Magnani incarne une superbe et populaire Vierge Marie prostituée, ravagée devant le corps en croix de son ragazzo sacrifié.
Il est vrai qu’à soixante ans passés, vous découvrez la mère…

J J-J dit: 5 février 2023 à 10h39

(suite) CECI N’EST PAS UNE CONFESSION, JUSTE UN « FAIT SUBJECTIF » RELATIF AU GP-JMS n° 98,
Il ne comprit jamais ce que cette repartie avait pu avoir de drôle. A cette époque, il aimait son père et son autre oncle Gilles, laitier, qui l’avait enrôlé dans une de ses tournées, un jeudi matin de pas d’école. Ce vieux souvenir, récemment émergé, fut sans doute un fait inaugural dans la structuration de la personnalité de JJJ. Car il lui arriva souvent par la suite de provoquer l’hilarité à son insu, en proférant des naïvetés innocentes au point qu’il apprit progressivement à en jouer dans la construction sociale de sa réalité. Son entourage familial immédiat s’imagina avoir affaire à un sens de l’humour et de la dérision anormal, dans le monde austère qui était le sien où on ne rigolait pas tous les quatre matins… il faut dire que les baffes pleuvaient dru, à cause de la honte provoquée, plutôt que les compliments pour ce prétendu « sens de l’humour » (un humour sang suret /MJDM). De facto, JJJ finit par intérioriser le mécanisme du jeu coupable avec les mots et les phrases, toujours perçus comme polysémiques et susceptibles de représailles, en cas de mauvais usages pour la galerie… JJJ et Lui-j jouaient pourtant à se réfugier dans leur vocabulaire ésotérique, mais aussi à interroger toutes les significations possibles d’un agencement non conventionnel des mots, des phrases et de la syntaxe en dépit d’un apprentissage rigoureux des règles de la grammaire de l’époque. Les tests langagiers auprès des « autres » (scolaires) devenaient leur pratique quotidienne : quelle nouvelle saillie publique allait provoquer l’hilarité, ou bien faire un flop ?
Soixante ans plus tard, JJJ n’a pas changé : son effort incessant pour communiquer verbalement son savoir en un sens pédagogique univoque, (et établir de la sorte les conditions d’un échange équilibré lors d’une discussion ou du moindre débat avec les étudiants ou autres), se fracassait rapidement sur la conscience de l’imposture de cet effort de dédoublement, de cette tension mentale épuisante. Il en est toujours là, JJJ, à s’accrocher à l’illusion de pouvoir enfin vaincre la guerre des mots, les tenir en respect à défaut de les pacifier. L’impossibilité à se faire comprendre des internautes, même les plus bienveillants, lui reste patente, il le constate chaque jour, c’est une douleur heureusement compensée par le fait de constater qu’ils.elles ne sont pas toujours mieux lotis que lui, dans leurs ellipses.
Il lui resterait à jamais le sentiment d’avoir été mécompris, même du moindre psychanalyste dont il repoussa toujours les avances ou les tentations pour atténuer la pression mentale. Incompris…, il le fut et le resterait. Préférant cela, plutôt que de se rendre capable d’un cynisme intégral consistant à se servir des mots comme des armes de guerre offensives pour terrasser les démons de la contradiction vipérine (ou en faisant appel aux simples techniques des arguments d’autorité destinées à ne pas perdre la face, s’agissant de ne pas déserter l’agora). Il se savait vaincu -d’avance- par les mots, son incapacité à convaincre, et à devoir ployer sous l’auto-ricanement perpétuel de sa condition, en dépit de victoires éphémères liées au sourire ou au rire bienveillant de quelques autres, toujours hélas fondés et trempés sur un malentendu.

Bàv -> A pluss, pour le n° 99 et sq. (SGDMG)

Jazzi dit: 5 février 2023 à 10h41

« c’est pousser le bouchon un peu trop loin. »

C’est la faute à Gramsci, renato !

Jazzi dit: 5 février 2023 à 10h49

« Ce vieux souvenir, récemment émergé, fut sans doute un fait inaugural dans la structuration de la personnalité de JJJ. »

Oui, mais une personnalité en partie double du fait de votre gémellité, JJJ : vous souvenez-vous de votre frère jumeau ou vous souvenez-vous pour lui ?

renato dit: 5 février 2023 à 10h54

« La compassion charitable ou l’encouragement à la prostitution… ? »

Ne pas oublier, Jacques, que pour la génération de Pasolini la prostitution et les bordels étaient la normalité, car La loi Merlin qui avait pour objet d’abolir la réglementation de la prostitution, de défendre la liberté personnelle de ceux qui se prostituent et de lutter contre toutes les formes de parasitisme, n’est que de 1958.

C’est un gap (écart) celui d’avant et après la loi Merlin que contrairement à Arbasino — qui était homo —, Pasolini ne suit maitriser. D’autre part, Arbasino n’aimait pas le concept de gay pride car il ne concevait pas la fierté du cul, puisqu’il est aussi con que celui de virilité ou de féminité.

Marie Sasseur dit: 5 février 2023 à 11h03

Moi je n’en ai absolument rien à braire de la liquidation avant dépôt de bilan à l’HP du vieux keuf égocentrique et pervers narcissique, qui souffre d’une dissociation, je zappe.

Marie Sasseur dit: 5 février 2023 à 11h05

René raconte des histoires comme il les a comprises, lui aussi. Devrait faire gaffe à son ixe, m’a l’air bien faiblard.

renato dit: 5 février 2023 à 11h14

Par ailleurs, il semblerait que Pasolini ait été mécontent des succès d’Arbasino auprès de certains gars qu’il aimait aussi.

rose dit: 5 février 2023 à 11h51

J J-J dit: à
(suite) CECI N’EST PAS UNE CONFESSION, JUSTE UN « FAIT SUBJECTIF » RELATIF AU GP-JMS n° 98,
Il ne comprit jamais ce que cette repartie avait pu avoir

Tout votre développement appelle à […]

Bien entendu que ceci n’est pas une confession.

Janssen J-J dit: 5 février 2023 à 11h54

@ MS, Il faut toujours zapper, après avoir lu attentivement et conclure sur l’X, grand ou petit
TCF, il serait bien plus judicieux et malin de zapper avant de lire,
____
@ jzmn, Je me souviens du n° 99, de lui, pour lui et avec lui. Toujours, il en a été ainsi, toujours il en sera. Il sait que, chaque jour, je n’écris que pour lui. La RDL n’est qu’un truchement. Bien sympathique et très émouvant parfois. Il me le dit aussi.
Bàv,

Jazzi dit: 5 février 2023 à 11h56

Bons baisers du léZard depuis le Luco !

JARDIN DU LUXEMBOURG 1612-1625
6° arr., rue de Vaugirard, rue de Médicis, boulevard Saint- Michel, rue Auguste-Comte, rue Guynemer, RER Luxembourg

Jacques dit: 5 février 2023 à 12h50

Pauvre Janssen, plus il s’auto-analyse plus il s’enlise.
Suicide-toi et débarrasse le monde de ton inutile présence.

Jacques dit: 5 février 2023 à 12h56

Et l’autre vieux débile avec son lézard à la con, même pas foutu de comprendre sa propre misère de vieil homo déjà agonisant en attendant la solution finale de sa vie qui a trop tardé.

J J-J dit: 5 février 2023 à 13h28

oui, par définition… il le fait sortir du bois moussu au moinsss, ce faisan, cédéjassa !… mersiki ? Bàv

Jazzi dit: 5 février 2023 à 13h28

Pauvre « Jacques » au bord de l’implosion d’un trop plein de haine !
A croire qu’on lui sert de soupapes d’évacuation ?

FL dit: 5 février 2023 à 13h35

Puisqu’il est question de présence des morts je crois qu’on peut dire que vu les circonstances de sa mort, Proust s’est suicidé.

Comme Roland Barthes d’ailleurs.

Ou comme Pasolini. « Una vita violenta ».

FL dit: 5 février 2023 à 13h38

> à Rose

« L’auto-fiction ». J’aime pas ce terme. Ça sent toujours la fiction paresseuse. Marcel Proust a travaillé.

Jazzi dit: 5 février 2023 à 13h51

« Marcel Proust a travaillé. »

Oui, mais il sentait la couille moite, selon Paul Morand !

et alii dit: 5 février 2023 à 13h55

Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;

Le Soleil moribond s’endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l’Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
Baudelaire

et alii dit: 5 février 2023 à 14h02

Barthes
et les morts présents dans
La Septième Fonction du langage est un roman de Laurent Binet paru le 18 août 2015 aux éditions Grasset. Le livre reçoit la même année le prix du roman Fnac ainsi que le prix Interallié.

rose dit: 5 février 2023 à 18h15

L’auto-fiction.
FL
C’est pour noyer le poisson.
Avant on disait autobiographie.
Auto-fiction, c’est partie fictionnel, partie biographique.

renato dit: 5 février 2023 à 18h19

« L’autofiction : un devoir médiocre qui nie les « forces productives techniques » (les arts sont aussi une question de pratique !) ; un pur charme irréaliste et un bon alibi pour qui voudrait sortir de l’imaginaire populaire afin d’occuper un emporium teinté de romantisme en territoire bourgeois. »

Ici :

https://invecchiare.blogspot.com/2023/01/autofinzione.html

renato dit: 5 février 2023 à 18h44

Attaque via un ransomware * en cours dans le monde entier et concerne quelques milliers de serveurs compromis. Des pays européens comme la France, le pays le plus touché, la Finlande et l’Italie, jusqu’à l’Amérique du Nord, le Canada et les Etats-Unis. Les premiers à s’en apercevoir ont été les Français, probablement en raison du grand nombre d’infections enregistrées sur les systèmes de certains prestataires en France. Par la suite, la vague d’attentats s’est déplacée vers d’autres pays, dont l’Italie où des dizaines de réalités qui ont rencontré des activités malveillantes à leur encontre, selon les analystes, elles sont destinées à augmenter.

* Virus qui prend le contrôle de l’ordinateur d’un utilisateur et crypte les données, puis demande une rançon pour rétablir le fonctionnement normal.

MC dit: 5 février 2023 à 19h01

Et Alii , Îl me semble que l’image des années est reprise comme un clin d’œil par Apollinaire au début de l’Emigrant de Landor Road dans Alcool.Une sorte de variation libre d’un Maître à l’Autre…. «  Au dehors les années regardaient la vitrine/ Et passaient enchaînées/ «  Et bien d’accord avec Renato sur cette mystification du «  pacte autobiographique » dont on n’a pas entendu parler avant Mr Lejeune, et qu’on risque d’oublier vite après lui. Bien à vous. MC

renato dit: 5 février 2023 à 19h05

Toujours interloqué par le fait que dans les séries américaines, les gens partent pour Paris ou Rome, jamais que par un coup de fantaisie les scénariste les envoient à Voghera ou à Mulhouse.

rose dit: 5 février 2023 à 19h06

Renato sur cette mystification du « pacte autobiographique » dont on n’a pas entendu parler avant Mr Lejeune.

Dans deux ans cela aura cinquante ans, et vous voudriez que nous nous essuyâssions les pieds dessus ?

Difficile, non ?

renato dit: 5 février 2023 à 19h19

On verra ça rose. Je constate que la question des « forces productives techniques » n’intéresse que peu, ou rien, ce qui aliène les processus créatifs — qui donne la profondeur de champ au travail de l’artiste —, en faveur de la banalité sentimentale (ou émotionnelle : « ma vie est un roman »), bonne tout juste pour lune moment d’attente chez le coiffeur. Donc oui, je m’essuie les pieds dessus.

Janssen J-J dit: 5 février 2023 à 19h42

il ne faut jamais s’essuyer les pieds sur rien… Car sur quelque chose, il y a toujours de la merde, qui salit les sous-liés. Ecé dommage, quand on a pris la peine de les astiquer avant d’écrire son exo-fiction? Bàv,

renato dit: 5 février 2023 à 19h48

Incidemment, rose, lorsque l’un de ces autofctioneurs à deux balles arrivera à écrire comme ça :

A des intervalles qui restaient suspendus dans l’outrepassement de toute clause, deux notes montaient d’un fond de silences, comme du fond d’un espace et d’un temps abstraits, profondes, retenues : telle la connaissance de la douleur : immanentes à la terre, dans le temps que lumières et ombres y défilaient. Étouffé, venu jusqu’à lui d’une résurgence perdue dans la campagne, un sanglot désolé s’étouffait

je prendrai la chose en considération

renato dit: 5 février 2023 à 19h50

Vous avez raison, 3J, « il ne faut jamais s’essuyer les pieds sur rien », on ne sait jamais qui a laissez des souvenir sur le paillasson.

J J-J dit: 5 février 2023 à 19h50

@ RM et MC : « cher cahier… » On risque pas d’oublier, ça non, c’est vous les vieux, qu’on risque … On n’a pas eu besoin de lui ni de Rousseau (J-J) pour savoir quoi faire chacun de nous autres, les artistes, de son pacte socio-biographique… depuis l’apparition des blogs de facebook, touitère, instagramme et autres joyeuses facéties sentimentales – Bàv, et CQP !…

renato dit: 5 février 2023 à 19h55

Pourriez traduire ?
… « c’est vous les vieux », je comprends car c’est vrai. Mais « qu’on risque », … vous risquez quoi ?

renato dit: 5 février 2023 à 20h00

«… facebook, touitère, instagramme et autres joyeuses facéties sentimentales »

Vous parlez de la classe intellectuelle tragi-comique qui parle d’intelligence artificielle en la prenant pour l’avenir, je suppose.

renato dit: 5 février 2023 à 20h03

Ou ça, rose :

Le chemin creux que devait gravir le docteur se poursuivit longtemps à l’ombre non plus de charmes clairsemés mais de robiniers à n’en plus finir. Aux menues branches, les ramilles se divisaient et redivisaient, innombrables et vertes louablement, pleines, avec cela, de bon sens, animées du propos de fournir un exemple à l’homme, dont se puissent réjouir les municipes renaissants : en vertu de la notion d’ordre et d’argent bien dépensé que ne cessait de suggérer leur dispositif symétrique.

FL dit: 5 février 2023 à 20h08

> A Rose

Dans  » La Recherche  » le but de Marcel Proust n’est pas de raconter sa vie. Il se sert de son milieu comme un ethnologue et il raconte autre chose. Voir l’extrait de Colette sur Proust au Ritz dans le fil précédant.

renato dit: 5 février 2023 à 20h21

Voyez-vous, rose, maintenant mon Akashi sans glace pour favoriser le sommeil et pas de remords ni de regrets : ai pris la vie pour ce qu’elle est, un chemin insensé parfois amusant, d’autre fois chiante, mais ce qui compte c’est d’en faire quelque chose ; puisque nous sommes sur un forum littéraire, voir Joyce, Proust, Musil, Gadda et leurs résultats, ce qui sans « force productive technique », donne tout au plus des bouquins de gare. Eh ! merdre, parfois il m’arrive que je suis le seul marxiste ici, ce qui est absurde.

renato dit: 5 février 2023 à 20h28

Déjà Leopardi déplorait le manque de travail de lime *.

* Outil métallique dont les deux faces sont couvertes d’entailles, utilisé pour tailler ou polir par frottement.

Jazzi dit: 5 février 2023 à 20h29

Vous Marxiste, renato ?

Mais vous n’êtes pas partageur et avez plutôt l’esprit aristocratique !

Jazzi dit: 5 février 2023 à 20h39

De qui, cet extrait auto fictif ?

« Il faisait dans ce cinéma, bon, doux et chaud. De volumineuses orgues tout à fait tendres comme dans une basilique, mais alors qui serait chauffée, des orgues comme des cuisses. Pas un moment de perdu. On plonge en plein dans le pardon tiède. On aurait eu qu’à se laisser aller pour penser que le monde peut-être, venait enfin de se convertir à l’indulgence. On y était soi presque déjà.
Alors les rêves montent dans la nuit pour aller s’embraser au mirage de la lumière qui bouge. Ce n’est pas tout à fait vivant ce qui se passe sur les écrans, il reste dedans une grande place trouble, pour les pauvres, pour les rêves et pour les morts. Il faut se dépêcher de s’en gaver de rêves pour traverser la vie qui vous attend dehors, sorti du cinéma, durer quelques jours de plus à travers cette atrocité des choses et des hommes. On choisit parmi les rêves ceux qui vous réchauffent le mieux l’âme. »

Janssen J-J dit: 5 février 2023 à 20h48

@ Quand on écrira comme ça, anéfé… « d’un fond de silences, comme du fond d’un espace et d’un temps abstraits, profondes, retenues », la rdl pourra décrocher le prix nono….

@ traduisons le pacte autobiographique (de Lejeune) qui, déjà vieux de 50 ans, « sera vite oublié »… Il s’en suit que non, et que seul Levieux sera oublié (c’est vous les vieux qu’on risque d’oublier).
****Il parait qu’on doit tout lire dans les points de suspension de Sénile. Apparemment, la leçon a du mal à passer…
@ auto marxiste///, car vous seul maestro renati, auriez détecté l’existence d’une nouvelle « classe intellectuelle tragi-comique », dont nous vous sentiriez exclu, étant dépourvu des artifices de l’intelligentia italienne moyenne… ? Why not ?
Bàv,

renato dit: 5 février 2023 à 20h49

Aristokrate ?! Vous savez bien, Jacques, que Luchino Visconti di Modrone (comte di Lonate Pozzolo) n’était qu’un anneau da la chaine que, pour ne dire qu’une évidence, bâtit le théâtre alla Scala sur le terrain occupé par avant par l’église de Santa Maria alla Scala commanditée par Regina della Scala de la dynastie des Scaligeri de Vérone, épouse de Bernabò Visconti.

renato dit: 5 février 2023 à 20h54

Vous semblez, JJJ, ne pas faire la différence entre démocratisation des arts (Calvino, Perec, et ainsi de suite) et jeu à la mode… bon on peut évidemment préférer le bœuf à la mode, mais peu importe.

J J-J dit: 5 février 2023 à 20h55

Jacques-Jissé est reparti dans sa tanière à rats musqués.
A trop peur d’être viré par l’rdl sous son nouveau pseudo de criminel triplement infanticide s’il insiste dans ses provocs fascistes à deux balles
(@ la Parme du grand chartreux***)

Janssen J-J dit: 5 février 2023 à 20h57

préférer le bœuf à la mode… bourguignonne.
Oui je veux, mon ami, agrémenté d’un fagot d’endives braisées…
Bàv,

MC dit: 5 février 2023 à 21h02

Ste Beuve a duré combien de temps, Rose? Pour ne pas évoquer Barthes, écrasé par une camionnette de linge sale.Le fait que Lejeune dure depuis cinquante ans parce qu’on le fait se survivre à lui-même dans ce relâchement d’un concept ne prouve strictement rien. C’est une formulation qui peut être utile aux lycées et collèges, c’est tout. C’est d’ailleurs là ,que se trouve son meilleur tam-tam! Gens dont certains ne réfléchissent pas, mais répètent comme des perroquets : «  pacte autobiographique, pacte autobiographique!! » Penible spectacle. La littérature ne se laisse pas enfermer dans des formules toutes faites du ressort de la mémoire.cf l’avertissement de Bergson à La Sorbonne de son temps qu’on peut résumer ainsi: vous vous souvenez, mais ne pensez pas. Que quand vous vous souvenez, vous pensez! Ah les catégories pré mâchées !

Janssen J-J dit: 5 février 2023 à 21h03

Partageur de son « savoir » sapientieux, oui mais pas partageux de çui des autres, toujours un peu c-roturier, donc salissant. Oui, c’est bien cela. Mais ce n’est pas très grave, il suffit de s’auto-suffire.
Bàl,

renato dit: 5 février 2023 à 21h04

Le bœuf mode, appelé également bœuf carottes, est une recette traditionnelle de la cuisine française.
Il fait partie des “recettes fétiches” de nos mères et nos grands-mères.
Le créateur de cette recette est François Pierre de La Varenne, on trouve la recette dans un livre de 1651 “Le nouveau cuisinier françois”.
Le terme “mode” signifie que « le bœuf est préparé à la mode de la maison.
Ce mets se compose de morceaux de bœuf et de carottes cuites dans du vin blanc aromatisé aux herbes de Provence.
Il nécessite une cuisson à l’étouffée lente et longue pour obtenir une viande très fondante.
Facile et rapide à préparer, le bœuf mode demande de la patience car il mijote longuement.
Par ses effluves délicates qui s’en échappent à la cuisson, il nous rappelle que c’est souvent dans la simplicité que se cachent les meilleurs plats.

J J-J dit: 5 février 2023 à 21h06

@ Ste Beuve a duré combien de temps, Rose?

Vous êtes bête ou quoi, Rose ? (***Ste Agathe 🙂 )

J J-J dit: 5 février 2023 à 21h09

@ Je signale que les effluves au masculin exhalent un bien meilleur fumet à la poule au pot (d’après Tyron). Bàv,

renato dit: 5 février 2023 à 21h10

Déjà sapientieux — sapientiaux peut-être ? —… renvoie à quelques livres religieux : Proverbes, Ecclésiaste et ainsi de suite. S’autosuffire… ce n’est qu’un renvoi à vos activité solitaires ?

Janssen J-J dit: 5 février 2023 à 21h11

@ bœuf carottes

Ne nous parlez plus de cette corporation pourrie bien trop assidument fréquentée durant sa carrière…
Il préfère encore le corps de contrôle de vos carabiniers.
Bàv,

Jazzi dit: 5 février 2023 à 21h18

« LE MÉMOIRE DE FIN D’ÉTUDES DE ROLAND BARTHES, INÉDIT JUSQU’À CE JOUR
En octobre 1941, Roland Barthes, à 25 ans, soutient son diplôme d’études supérieures à la Sorbonne Université – Faculté des Lettres sous la direction du grand helléniste Paul Mazon. Le mémoire, qui porte sur les évocations et incantations dans la tragédie grecque (principalement chez Eschyle), analyse avec minutie les passages où le chœur et les personnages, grâce au chant, à la musique, à la danse appellent les dieux et les morts à se manifester.
Inédit jusqu’à ce jour, cet opus de jeunesse dialogue désormais avec la totalité de l’œuvre de Barthes dont il révèle à la fois les permanences et les métamorphoses. »
https://classiques-garnier.com/evocations-et-incantations-dans-la-tragedie-grecque.html?fbclid=IwAR3lYqKoY6G818kLpB0wTXReB94Y2nJgw6D3jQ3W0g6G52et4Rrz7LFaN_g

renato dit: 5 février 2023 à 21h20

Je me souviens (sans nombre). Un capitaine des Carabiniers qui me dit d’un air désabusé que s’ils (les Carabiniers) auraient du prendre en compte les signalements anonymes ils n’auraient pas eu un moment de repos. Quelques années après, lors d’un vernissage, un haut gradé de la Garde de finance m’a dit la même chose au mot près.

renato dit: 5 février 2023 à 21h26

Non, D., ma grand-mère ne cuisinait pas, c’est plutôt le souvenir intemporel de certain auberges de la campagne lombarde.

renato dit: 5 février 2023 à 21h36

JJJ, de l’utilité d’avoir fait ses études chez les jésuites : les livres sapientiaux (ou les sapientiaux </i) sont cinq livres bibliques (Proverbes, Job, Ecclésiaste, Ecclésiastique et Sagesse) renfermant des enseignements moraux. Puis il y a souvent un mauvais usage du mot, mais que dire ? lors de mon installation en France, un ami, prof d’architecture, m’a dit qu’il devait laisser passer des incapables car ainsi le voulait l’institution, je peut donc comprendre l’usage à tort et à travers d’un mot… ce qui vaut amplement mon mauvais usage de la langue française.

J J-J dit: 5 février 2023 à 21h45

Mais voyons RM, je connaissais les cinq livres sapientiaux à votre âge, sans avoir jamais fréquenté les jésuites ni enfilé le moindre vêtement sacerdotal, à l’ombre de mon piédestal.
Je suis inquiet du silience (sic) de notre amie rosanette. C’est la reine des abeilles parfois retirés sur son Avant-Teint.
Bàv

J J-J dit: 5 février 2023 à 21h48

le courage de la sapience… Ce titre a t il déjà été pris ? J’y pensais pour mon dernier roman. Bàv,

renato dit: 5 février 2023 à 21h48

Que voulez-vous, rose, je ne vais quand même pas cacher mon milieu d’origine. Ma grand-mère recueillait et conservait les herbes (les difficultés pour l’une de mes sœurs de conserver son herbier).

renato dit: 5 février 2023 à 21h51

«… je connaissais les cinq livres sapientiaux… »

Pourquoi donc employez-vous le mot pas à propos ?

Janssen J-J dit: 5 février 2023 à 21h59

parce que ma bécane a des ratés, comme chez tout le monde, mon balourdin !… et je passe pas mon temps, yves, à la corriger… On ferait pu que ça !
Bàv,

renato dit: 5 février 2023 à 22h04

Ce n’est pas la becane qu rate, c’est nous, JJJ !

Cela bien à part, avant de fermer boutique : Capturer et voler des secrets américains est évidemment stratégique. L’APL (Armée de libération du peuple chinois) investit une part importante de son budget de sécurité de 209 milliards de dollars dans l’espionnage // Ballons espions, antennes de données et étudiants : toutes les astuces et les trucs stratégiques dont se servent les Chinois pour espionner les États-Unis.
Et si une envie psiquedelique (démangeons) prendrait D. ou l’académicien du bar-tabac, pour une possible réponse on verra demain…

rose dit: 6 février 2023 à 6h07

Mes deux grands-mères, ma mère cuisinait. Pas de sorcière dans ma famille. Je pense que c’est l’exposition à l’air qui entraîne cette décoloration des végétaux.

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 6h07

« C’est rare, un livre qui fait fredonner »

Ah, ça, on peut dire que c’est super rare.
Et vous sifflotez, sans doute.
Déjà avec Ernaux ça faisait le même effet, non ?

Sinon, dans une anthologie  » le goût des vieux « , à part Springora et N. Rheims, vous en voyez d’autres ?

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 6h11

Il est indiqué  » roman  » sur la couverture, de  » au long des jours « , titre d’une chanson éponyme.

Quelle est la part inventée, de ce roman à l’eau de rose ?

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 6h39

Cul culture.

Sur ce blog, au nom de la littérature, Matzneff est considéré comme un  » écrivain « , jamais comme un criminel pour ce qu’il écrit avoir fait, et qu’il a fait  » pour de vrai ».

Et là, malheureux !, on nous vante , vend, les écrits d’une ado en chaleur.

Seulement voilà, la lecture de cette  » précoce  » ( pas à l’école, hein) révèle un truc plutôt dégueulasse.

« Nathalie exalte le romantisme de viols répétés, avec attouchements, fellations, sodomie »

https://www.slate.fr/story/106317/place-colette-nathalie-reims-viol-pedophilie

Commentaire du spectateur qui a lu  » place Colette « , in certain Proust, ptdr

« J’espère n’avoir jamais applaudi «Pierre» à la Comédie-Française. J’en veux à Nathalie Rheims de n’avoir pas la lucidité de nommer un viol et de dénoncer son violeur alors qu’il est mort. J’en veux à son éditeur d’avoir publié cette infamie. J’en veux à mon libraire de ne m’avoir pas prévenu. Je m’en veux d’écrire cet article qui fera vendre le livre à des pédophiles par procuration. »

Rideau !

rose dit: 6 février 2023 à 6h39

Chacun compose avec sa réalité.
Un, étrange, a rajouté toile à étoile et parlé de cinéma.
Les faits le contredisent dans leur réalité brutale.

De l’oratorio à l’opéra en passant par la chanson douce qui d’après Leïla Slimani n’en a que l’apparence, c’est pourtant bien ce que chacun fait de sa vie qui en donne la direction, et le ton.

Je serai plutôt pour l’absence de frontière entre les genres littéraires, pas opposée à l’eau de rose, patience malivole, sapience a cessé rapidement les perles aux pourceaux, ouverte aux herbes sauvages ; pas seulement en soupe, et apte à un bonheur tranquille issu de l’observation de la lune, pleine hier dimanche 5 février 2023.

Bref : pour l’expression de soi.
Franchement pour.
En lieu et place des fariboles.
Sans craindre l’assassinat.

Pck, quoi de plus beau que d’être papa et maître des yaourts, les fabricants.
Et comment cette faculté inouïe à cinq ans de savoir ce qui va nous rendre heureux est ternie par les adultes imbéciles.
Parole de l’enfant sacrée.

rose dit: 6 février 2023 à 6h44

Coucher avec son psy.coycher avec un élève, c’est tabou.
Mais qui lit ici Nathalie Rheims ?

rose dit: 6 février 2023 à 6h46

coucher avec un élève.
Ce n’est pas de l’autofiction, c’est de l’autobiographie. Chez Annie Ernaux, Edouard Louis, Nathalie Rheims, c’est coucher sur le papier pour regarder les faits, passés, les observer, les distancer.

renato dit: 6 février 2023 à 6h53

Si vous aimez le e jamón ibérico (improprement dit pata negra) profitez-en maintenant car l’augmentation de la température et la faible pluviométrie mettent en péril le principal ingrédient de l’alimentation des porcs : les fruits des chênes.

rose dit: 6 février 2023 à 7h02

Bobine journée à tonton flingueur.

Très bel athlète.
Ai noté cependant quelques incongruités : clip tourné dans une baignoire. L’eau lui arrive en haut des cuisses. Les noirs ont peur de l’eau depuis la traversée à fond de cale qui les ont enchaînés aux cannes à sucre et champs de coton.
Demain, nos noirs d’Afrique septentrionale nos frères de cœur. Forza Africa.
Pour les chinois, on attendra un peu qu’ils aient fini d’espionner le Montana.

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 7h06

Je pense que René n’a pas lu le bouquin de Passou sur le ramone.
Sinon, il ne viendrait pas vendre ses cochons d’Espagne, importés en Italie et revendus comme Parme.

renato dit: 6 février 2023 à 7h31

Pas de glands pas de loups, comment allons-nous expliquer les contes de fées aux enfants ?

D. dit: 6 février 2023 à 7h34

stratégiques dont se servent les Chinois pour espionner les États-Unis.
Et si une envie psiquedelique (démangeons) prendrait D. ou l’académicien du bar-tabac, pour une possible réponse on verra demain…

oui en effet il me prend une envie.
Car bien entendu les States ne déploient rien du tout de leur coté c’est bien connu. Par exemple, la NSA, c’est juste pour faire croire que.

Un quatrième petit blanc, renato ?

rose dit: 6 février 2023 à 7h38

Christine Angot. Autobiographie.
Marguerite Duras Auto-fiction.
Virginie Despentes fiction pure.
Amélie Nothomb autobiographie.

rose dit: 6 février 2023 à 7h39

Pareil pour les agneaux importés d’Australie, une nuit à Sisteron, estampillés agneaux de pays.

rose dit: 6 février 2023 à 7h42

Les comptes de faits.
Resteront les rennes. On leur lâchera la bride. On aura un petit papa No., elle.

rose dit: 6 février 2023 à 7h43

On se magouillera quelque chose. On remplacera par les elfes islandais. Les druides irlandais.

renato dit: 6 février 2023 à 7h49

« Un quatrième petit blanc » ?!

Vous buvez autant D. ?

Enfin, n’étant pas né de la dernière pluie, je connais les activités des USA ; ce qui amuse dans l’histoire du ballon, ce sont les Chinois qui la jouent sainte-nitouche.

Janssen J-J dit: 6 février 2023 à 8h18

@ Ce n’est pas la becane qu (là, si !) rate, c’est nous, JJJ !
Merci de vous inclure, RM, on n’en serait pas là (ou à – 80% de malentendus seulement, à cause de nos négligences) si on pouvait se relire avant de post-illoner… Mais Passoul ne veut pas… Les bévues des claviers de l’erdélie envahie par les smart qui ne font qu’empirer la situation… mais elles sont un apport fantastique pour la valeur de l’audience de son blog. Pourquoi voudrait-il y en améliorer la com ?… L’obscurité et les querelles induites au commentarium par les bévues techniques et le temps passé à les réparer sont une inflation qui lui rapportent un pognon spéculatif de dingue. – Voilà ce que j’ai à reprocher à la rdl, start-up de virtualité littéraire bien comprise comme attrape-ballots consentents… Et nous faisons avec, depuis longtemps, souvent avec un brin de rage au ventre quand on a n’a pas intérêt à oublier dans quelle merde nous marchons pour notre plus grand plaisir, la plupart du temps…

@ sq (sequiturque – et suivant -> sqq : et suivantes) – SGDMG / Sans Garantie De Mon Gouvernement

Bàv, (6.2.23_9.17, déjà)

rose dit: 6 février 2023 à 9h38

Ne me comprenez pas dedans. Je ne marche pas dedans, ni ne la touille dans une grosse marmite, ni ne traîne ma mère au tribunal.
Sqq. SGDMG.

rose dit: 6 février 2023 à 9h39

Ni n’en fais des virgules sur la paroi des chiottes, contrairement à ce qu’en a dit Bouguereau🐱.

Paul Edel dit: 6 février 2023 à 9h50

Suis en train de relire « Le nœud de vipères » de François Mauriac, dans un volume pléiade, proposé 15 euros sur le marché de Saint-Servan .
Cruauté suave des romans de Mauriac . Dans ses romans il déguste et savoure les terribles visages étroits, voraces, les maigres exaltés à la Greco ,les rapaces goulus, les agonisants dans leurs vignobles, avec des enfants qui tournicotent à vélo autour dans la cour
Il y a aussi des espiègleries chez Mauriac, une manière de roder dans les étés brulants, une manière de soudain suspendre l’action.. Sonder le clair -obscur du soir, les heures creuses et lentes quand on est malade, cloué au lit, l’ennui ruminé des Thérèse Desqueyroux ; pas mal de visages livides, hépatiques, plongés déjà dans l’ombre de leur mort qui s’enlisent, au fond d’un vieux fauteuil Voltaire dans les chambresavec crucifix qui sentent le médicament. Ils repussent le spectre de leur fin en lisant leurs titres de propriétés , ou les bénéfices tirés des coupes de bois. Au loin, dans les odeurs résineuses, des jeunes filles virginales et moites rêvent de jeunes parisiens venus en vacances.
Toute une moisissure de la bourgeoisie Mauriac la suggère avec des gourmandises de moraliste irrésistiblement alléché par le péché,(surtout l’avarice et la concupiscence) comme un gamin est attiré par un pot de confiture sur l’armoire.

Jacques dit: 6 février 2023 à 10h22

C’est François Nourissier qui parlait dans ses billets critiques de « tératologie mauriacienne ».
Chacun ses monstres et les monstres de chacun appartiennent à tout le monde, surtout en littérature.

Janssen J-J dit: 6 février 2023 à 10h31

et quand on visite Malagar, ce sont les ustensiles des cuisines qui attirent le plus et font le plus intensivement penser à ses romans (du moins, moij)… Oui, votre remarque est fort juste…

NB / (vous me l’avez enlevée de mes autres souvenirs GP à paraître : n° 99 -> je me souviens de ma visite au domaine de Malagar suivie, dans la foulée, de celui d’Equeym, pas très loin).

Janssen J-J dit: 6 février 2023 à 10h37

@ la photo que vous affichez, RM, pour bien sympathique qu’elle soit (attention à la réaction outragée à venir de qui vous savez) me fait irrésistiblement penser à une scène devenue mythique du Bruit et la Fureur, du petit Benji le demeuré, fasciné par l’entre-cuisses de sa soeur, perchée dans le poirier.
Mais l’ai-je rêvée, cette scène, ou quoi ?
(GP / n° 100 – Je me souviens de certaines scènes marquantes des romans difficiles de William Faulkner)

renato dit: 6 février 2023 à 10h51

C’est toujours réfléchi, JJJ, et j’avoue : je me fous amplement des réactions outragées de qui que ce soit.
D’un autre côté, j’aimerais comprendre les raisons pour lesquelles beaucoup de jeunes femmes sont attraits par les vieux. C’est un fait dont j’ai fait le constat tout en me disant, comme le cardinal de Retz, « le monde est de plus en plus un bordel et moi je suis de plus en plus vieux ».

et alii dit: 6 février 2023 à 10h58

renato, et qui,ou qu’estce qui attire les jeunes hommes? QU’en avez vous conclu? BONNE JOURNEE

J J-J dit: 6 février 2023 à 11h01

@ j’aimerais comprendre les raisons pour lesquelles beaucoup de jeunes femmes sont attraits par les vieux.

Je suis bien sûr que vous avez votre petite idée là dessus. Une infinité d’explications il y a, aussi valables au café du commerce qu’aux tréfonds des livres de papa sigismond.F@topiques.com, ou du Vladimir Nabot Coffe…

et alii dit: 6 février 2023 à 11h09

QUELQUES EXPRESSIONS CONFIRMENT CETTE PERCEPTION DES ÄGES /
Même les étiquettes utilisées pour décrire les partenaires dans des relations d’âge-écart impliquent une inégalité relationnelle. Ils notent que le terme voleur de berceau implique que les hommes âgés volent les femmes plus jeunes et que le terme chercheur d’or insinue que les partenaires plus jeunes recherchent des homologues plus âgés pour de l’argent et des ressources.
https://www.psychologue.net/articles/pourquoi-les-femmes-plus-jeunes-preferent-sortir-avec-des-hommes-plus-ages

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 11h11

J’aurais mieux compris que N. Rheims, comme Springora d’ailleurs, n’attendent pas d’être des vieilles pour raconter leurs éducation sexuelle à des vieux sous viagra.

Pour le reste, j’espère que les oreilles chastes de vieilles grenouilles de benitier, ne s’offusquront pas du fait que  » faire sa nathalie  » ne soit pas omme on dit, nécessairement synonyme d’avis sexuel.

Et enfin, René, au lieu de donner à voir ses fantasmes,est prié d’aller récupérer sa fille en crop-top, à la sortie de l’école.

Sinon, penser que laisser des jeunes livrés a eux-mêmes, s’eduquer à l’art, va,en faire des motodidactes intelligents, on en a des contre exemples flagrants sur ce blog, des qui ont 24 chromosomes hein.

Heureusement que Nathalie était d’une familia grande, sinon, c’était escort… heu, finalement, quoi qu’on en dise.

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 11h12

?
Pour le reste, j’espère que les oreilles chastes de vieilles grenouilles de benitier, ne s’offusqueront pas du fait que » faire sa nathalie » ne soit pas comme on dit, nécessairement synonyme d’abus sexuel, ou d’appel au viol.

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 11h17

Et moi, j’aime bien Lolita, voyez, mais une qui assume ensuite, alliant l’intelligence au charme.
Pas une qui devient pathétique à se faire entretenir par des vieux.

Tu piges le tableau, René, ou je te fais un dessin ?

renato dit: 6 février 2023 à 11h17

Attrait… l’inconnu ? le mystère ? sans doute pas la beauté… peut-être le goût des ruines, JJJ.

renato dit: 6 février 2023 à 11h35

Que les jeunes femmes « recherchent des homologues plus âgés pour de l’argent et des ressources », c’est la première idée qui vient à l’esprit, et al. Il y a cependant tout ce qui va avec. Bon, ceux qui ont vu Salon Kitty peuvent ne pas s’interroger, bien que là il y avait le moteur idéologique ! la question des ressources me semble néanmoins insuffisante, surtout lorsque la jeune femme repose déjà sur un capital consistant. Il s’agit peut-être d’un jeu. En tout cas tant d’attentions c’est un désagrément.

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 11h41

@Il s’agit peut-être d’un jeu.

Ou d’un dérèglement hormonal
Ou d’un problème psychiatrique

Ou d’une supercherie.

En tout cas, merci d’avoir la décence de ne pas sociologiser sur le cas N. Rheims, ou alors de le faire parmi ses semblables, pour qui elle écrit, en plus de ceux de l’ehpad qui piquent du nez depuis des décennies devant la télé a Drucker, les Springora, C. Kouchner, S Rousseau, A. Reyes, tcetera, tcetera.

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 11h44

@surtout lorsque la jeune femme repose déjà sur un capital consistant.

Un « Tresor »… un peu comme un Caillebotte, quoi.

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 11h45

et puis « jeune »… à plus de 60 ans, tout est relatif, comme disait Albert.

Marie Sasseur dit: 6 février 2023 à 11h48

J’avais bien aimé la fin du film  » un moment d’égarement « , une fin très morale.

Jazzi dit: 6 février 2023 à 12h01

« j’aimerais comprendre les raisons pour lesquelles beaucoup de jeunes femmes sont attirées par les vieux. »

Et aussi de jeunes hommes par des femmes plus âgées.
Si l’on parle d’une véritable attirance, d’un désir réel, on est dans le domaine de la gérontophilie, pas de la prostitution.
Dans ce cas, l’explication se trouve peut-être du côté de la recherche d’un père ou d’une mère ?

rose dit: 6 février 2023 à 12h19

@Il s’agit peut-être d’un jeu.

Ou d’un dérèglement hormonal
Ou d’un problème psychiatrique

Ou d’une supercherie

Ou d’autre chose.

On pourrait peut être interroger Conchita Wurst et Bilal Hassani.

B dit: 6 février 2023 à 12h30

Un « Tresor »… un peu comme un Caillebotte, quoi.

Bien ce Caillebote, sans avoir lu les divers commentaires et autres analyses du travail du peintre, j’ai pensé que l’angle de vue était assez proche d’un plan photographique respectant la profondeur de champ. Il me semble que Cézanne tenait Caillebote en estime, lui qui pourtant ne remporta pas l’adhésion du public et des critiques en son temps alors que Caillebote était plutôt prospère .

rose dit: 6 février 2023 à 12h32

EM n’a pas eu l’air d’être en recherche d’une mère. Ni d’une bonne. D’une femme de caractère sûrement.

B dit: 6 février 2023 à 12h35

Que le monde soit un bordel, je plussoie

Les mères ne sont pourtant pas des cercueils perfusant, quelle idée morbide que de nider un foetus dans un corps sans à priori d’interactions possibles avec une mère qui communiquerait . L’idée, à mon avis, ne passera pas sans compter le respect dû à ces individus privés du droit de décision .

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