de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Histoire Littéraire

« Père, père, pourquoi m’avez-vous abandonné ? »

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« Je reste avec vous » peut-on lire sur sa tombe, dans la chapelle de Saint-Blaise-des-Simples, à Milly-la-Forêt. Pari tenu avec le septième tome de son journal posthume où Jean Cocteau jouit de toute la liberté des morts, comme Saint-Simon dans son glacial château du Perche, le derrière rôti par le feu de la cheminée, mais la tête froide. « Claudel, le faux génie ; Giraudoux, le raseur précieux ; Ionesco, le Strindberg des Galeries Lafayette ; Saint-Exupéry, la face sacro-sainte ; le Petit Prince, l’ignoble imbécillité ; Mauriac, nul et sale ; Malraux, illisible. Je suis seul », l’air d’un Atlas qui porte le globe sur ses épaules. Et […]

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Pleins feux sur l’affaire Port-Royal

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Parfaitement, « l’affaire Port-Royal ». A envisager comme telle, une fois n’est pas coutume, en prenant connaissance des pièces du dossier. Notre intelligence d’icelui  a longtemps été dominée par les deux massifs littéraires qui l’ont encadré avec un éclat sans pareil : l’Abrégé de l’histoire de Port-Royal (1742) de Racine et Port-Royal (1840-1859) de Sainte-Beuve. Mais la bibliographie est considérable. Rien de tel qu’une anthologie pour faire le tri et revenir aux sources. Celle que propose Laurence Plazenet Port-Royal (1320 pages, 29 euros, Flammarion) constitue une oeuvre en tous points remarquable sur un événement qui a façonné le paysage spirituel de la France […]

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La lettre écarlate de Salman Rushdie

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C’était en 1987. Comme je me trouvais à Londres, j’en profitai pour rencontrer un écrivain, histoire d’écrire son portrait ; le magazine pour lequel je travaillais alors n’y était pas opposé, même si son dernier livre, récit de voyage dans le Nicaragua sandiniste, lui paraissait aussi faible littérairement que politiquement. Ce qui n’était pas faux. Mais l’homme valait le détour ; son premier roman avait laissé une puissante empreinte. Il m’avait dit : « Rappelez-moi le matin même pour confirmer ». Une certaine Marianne, sa femme, décrocha le téléphone ; j’eus droit à une bordée de sarcasmes agressifs et nerveux ; c’est tout juste si elle ne me […]

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Ne l’appelez plus jamais Diderot !

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Il va falloir d’y faire : le Diderot de nos Lagarde et Michard, celui que nous avons identifié comme tel durant nos jeunes années au point de ne pouvoir l’identifier autrement, n’était pas Diderot. Retrouvez la suite du billet sur le blog RDL

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