de Pierre Assouline

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La République des livres
Jacques Drillon a cappella, a capriccio, allegro ma non troppo

Jacques Drillon a cappella, a capriccio, allegro ma non troppo

Cadence (390 pages, 23,50 euros, Gallimard) : voilà au moins un titre de livre tout sauf racoleur. Au moins a-t-il le mérite de bien en refléter tant l’esprit que la lettre. On se demande déjà quel en sera celui du tome suivant annoncé. Selon le Littré, la cadence (nom féminin qui vient de cadenza, de cadente, tombant, de cadere, tomber) peut être appui ou insistance de la voix sur les syllabes accentuées qui terminent les sections des phrases ; terminaison d’une phrase musicale sur un repos ; conformité des pas du danseur avec la mesure marquée par l’instrument ; ou encore mesure régulière que le cheval observe dans ses mouvements. Qui est de longue date lecteur des pages « Culture » du Nouvel Observateur sinon de l’Obs, se doute qu’en l’espèce il s’agit surtout de musique, l’auteur y ayant succédé à Maurice Fleuret pour tout ce qui s’y rapporte, mais pas que…

Dans ses jeunes années, Jacques Drillon (Paris, 1954) a consacré un doctorat de linguistique sur La loi formelle et son influence sur la création artistique et littéraire. Ceux dont je suis, qui ont de longue date mêlé son indispensable Traité de la ponctuation française (Tel/ Gallimard, 1991) à leurs dictionnaires de référence au chevet de leur table d’écriture, lui en savent gré. La chronique de ses propres papiers collés en hommage à Georges Perros, décollés, recollés, redécollés et finalement découpés y fait encore écho.

 Que n’a –t-il pas fait en musique ? Tout, semble-t-il, sauf l’écrire. Il l’a enseignée dans un collège de Nancy, a donné des leçons de piano et de flûte, a tenu sa place comme ténor dans l’ensemble vocal de Gérard Caillet et au sein d’un quintette vocal spécialisé dans les madrigaux de Gesualdo, a collaboré à France-Musique dès l’âge de 20 ans, en a dirigé des enregistrements intégraux chez Harmonia Mundi, l’a explorée dans des livres, racontée dans des conférences, éditée dans des collections, transcrite jusqu’à plus soif – tout sauf lui faire subir les derniers outrages. Sa seule collection concerne les fichiers PDF de partitions musicales (même pour des collectionneurs de ce type, il existe une internationale sur le web) avec une niche dans la niche : les transcriptions pour piano (seul, à quatre mains ou à deux pianos). Voilà qui déjà donne le « la » de son livre.

Qu’est-ce qui distingue une autobiographie d’un « essai autobiographique » à la Drillon, tel que son livre est sous-titré ? La composition en éclats de mémoire séparés par un blanc, un mot-clé en marge à chaque fois pour en dire la nature, et l’inscription dans le fil du texte de brefs « souvenir-tableau » qui achèvent de bousculer la chronologie. S’en dégage une sonorité particulière qui rend si attachante cette émeute de réminiscences. Passons sur les parents, le père incarné en un corps et la mère en un esprit, sur les années d’enfance à subir la disputatio familiale à l’ombre d’un géniteur ancien camelot du roi, colonialiste, raciste et ingénieur habité par le génie de Vauban (mais on peut tout pardonner à un homme  fasciné par le Livre de Job), et les années d’adolescence à participer à leur conversatio.838_jacques-drillon-et-emmanuel-krivine-1

Encore que sa mère, qui avait la haine de Voltaire et la passion du nobiliaire, vaut le détour. Peut-être pour cela qu’il vénère en lui le fondateur de la langue française moderne, le père du rythme jusqu’à ce que Proust et Céline le dynamitent. Le père ayant été muté dans une ville de hauts-fourneaux dont le prince était un Wendel, où tout était Wendel jusqu’à l’air qui y était respiré puisque dans les jardinets «on faisait pousser des légumes enrichis au minerai de fer », cela nous vaut de fortes pages sur les gens des Forges, la rivalité entre le côté des Wendel et le côté des Sidélor comme une hostilité entre Montaigu et Capulet.

Au fond, il a eu des parents, a été à l’école, a eu des crises d’adolescence, a connu gauchement ses premiers émois sexuels comme tout le monde, seulement un peu plus ce qui l’autorise à en faire une épopée. Il faut bien du talent, une ironie mordante, le goût du portrait piquant et un zeste de cruauté dans la description de certains de ses contemporains pour surprendre le lecteur en se livrant à un exercice aussi convenu. Celui du comédien Daniel Emilfork, histrion-né si laid que lorsqu’à 17 ans, s’étant couché sur une voie de chemin de fer, « le train horrifié n’a pas osé lui prendre plus qu’un morceau de talon », rend admirablement justice à la dignité que toute sa personne exprimait. Celui tout aussi affectueux et admiratif d’un autre homme qui a tant compté dans sa vie en lui faisant si profondément aimer la musique qu’il interprétait, le claveciniste, organiste et chef d’orchestre Gustav Leonhardt. A l’inverse, la philosophe féministe Geneviève Fraisse est étrillée pour avoir parlé de « sans-papières » sans rire et sans rougir : « Nous fûmes un certain nombre à lui tirer notre chapelle ».

On retiendra aussi son attachement à l’injustement négligé André Suarès. Ou à Bossuet si musicien dans ses oraisons et si pur dans l’usage de la langue qu’il n’est plus lu, entendu ni compris (on pourrait en dire autant de Giraudoux) ; mais on ne lui pardonnera pas d’injustes philippiques d’une mauvaise foi évidente contre la réunion des « plus mauvais musiciens du monde » au festival de Woodstock – et de citer Richie Havens, les Doors, Joe Cocker, les Ten Years After en oubliant entre autres le génial Jimmy Hendrix.

« Je n’étais pas tout à fait un vieux con, mais je montrais des dispositions dont j’ai su profiter depuis »

On ne saurait mieux dire, d’autant qu’il y revient de temps en temps lorsqu’il reconnaît s’être royaumé en Barrès, sa Colette Baudoche fut-elle « un Silence de la mer pour vieux cons », mais qu’importe puisque sa phrase « fluide, simple, élégante, c’est du miel ». Si Mémoires d’un vieux con n’avait déjà été pris par Topor, qui sait… Drillon a des pages fécondes pour des réflexions ultérieures sur des écrivains non musiciens tels que Maupassant ou George Sand, qui malmènent les règles du rythme et de l’harmonie ainsi que la respiration naturelle, alors qu’un Voltaire, qui ne goûtait pas davantage qu’eux la musique, n’est jamais dysharmonique ; sinon sa phrase si française ne serait pas le modèle d’équilibre qu’elle est.

leonhardt_gustav01Erudit sans pédanterie, précis sans être maniaque, savoureux avec toute la joyeuse liberté que lui autorise le grand art de la digression (ici les premières pages), on imagine que les préparateurs de copie et les correcteurs de Gallimard ont peu trouvé à redire à son tanuscrit – encore que la violoniste Marie Leonhardt eut gagnée à être présentée comme     « romande », voire « Suisse romande », plutôt que comme « Suisse française » ! Un auteur qui a un tel souci de la langue, plus que du langage, ne peut que se désoler de l’appauvrissement de sa syntaxe, de la désinvolture de l’Etat à son endroit, de l’abaissement d’une population collectivement prise d’apocope. « Cet effondrement est le meilleur moteur de l’asservissement, car il a trouvé le moyen de se faire appeler progrès : une tricherie dans les termes, signature habituelle du totalitarisme en train de s’instituer » écrit-il. Une réflexion à laquelle fait écho un récent touite de Bernard Pivot :

« Après Halloween le Black Friday ! Encore un effort et nous fêterons le 4 juillet l’Independence Day.

Cadence est un délice pour qui goûte les aventures de la langue française. Son éditeur, qui l’a publié un 15 novembre, entre les prix littéraires et les fêtes de Noël, a dû penser que les amateurs ne seraient pas nombreux. Rassemblons donc nos forces pour le démentir. Tout individu porte en lui son propre mystère. Péguy est peut-être l’une des principales clés du mystère Drillon. Pas seulement celui qui dénonce, annonce et prophétise l’atroce victoire de l’argent sur toute transcendance (« Par un monstrueux dérèglement de la mécanique, ce qui ne devait servir qu’à l’échange a complètement envahi la valeur à échanger ») mais celui qui écrit :

« Il fallait qu’un bâton de chaise fût bien fait. C’était entendu. C’était un primat. Il ne fallait pas qu’il fût bien fait pour le salaire ou moyennant le salaire, il ne fallait pas qu’il fût bien fait pour le patron, ni pour les connaisseurs, ni pour les clients du patron, il fallait qu’il fût bien fait lui-même, en lui-même, pour lui-même, dans son être même ».

Ce Péguy de la fameuse métaphore du bâton de chaise, pour qui les catégories tranchées et binaires sont inopérantes et dénuées de sens, dont la leçon actuelle serait de refuser la logique selon laquelle ceux qui ne portent pas de gilets jaune appartiennent nécessairement au camp de l’élite et des possédants, quelque chose me dit que tous les Drillon, écrivain, musicien, linguiste, cinéaste, critique, journaliste, s’y trouvent réunis, sur fond de forêt vosgienne naturellement « puisqu’il n’est point de paysage qui ait eu d’influence plus profonde sur ce que je suis, ce que je sais, ce que je fais ». Toutes ces lectures – ces livres annotés, cette musique déchiffrée, ces partitions transcrites, toute une vie faite de tout cela pour finir par payer une dette absolue et exclusive au paysage de son enfance, et lui rendre gloire en majesté, chapeau l’artiste !

( » Forêt se situe dans le massif des Vosges à côté du col de la Chipotte », photo Michel Cart ; « Jacques Drillon lors d’un enregistrement à France Musique avec le chef d’orchestre Emmanuel Krivine » photo D.R. : « Gustave Leonhardt » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Essais.

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commentaires

1 759 Réponses pour Jacques Drillon a cappella, a capriccio, allegro ma non troppo

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…de la dignité,!…Nom de Dieu,!…

…faites -vous aimer, de vos propres français,!…enfin,!…
…quelles dérives,!…
…pensez,  » je vous ais compris « , et mettons les voiles,!…c’est pas lourd,!…
…etc,!…

rose dit: à

Bloom à 12h59

marrant
Actualité d’Aristote et vertus de la tragédie: hubris (orgueil et insolence excessifs), némésis (châtiment) et catharsis (relâchement des tensions et régénération).

ds l’art du crime c’était
délit
châtiment
vengeance

ou approchant
à revoir en entier
cui d’Artemisia

rose dit: à

Jean Langoncet dit: 1 décembre 2018 à 22 h 00 min
@c’est quoi le mode proportionnel?

c’est par exemple Castaner au 20h de TF1 qui commence son intervention par un : « on a repris l’arc de triomphe »

je le savais très doué, mais à ce point là, je le découvre.
L’article de Brighelli sur l’incompétence notoire particulière des élus au pouvoir semble fort bien vu.

Le pire ma paraissant être accouplé à « être sûr d’avoir raison ». Clé pour rendre une intelligence brillante limitée. Par la déraison de l’obstination.

Cela donne un sommet.
L’Himalaya à côté -et le Nangat Parbat-n’a qu’à (k) bien se tenir.

Jean Langoncet dit: à

@l’incompétence notoire particulière des élus au pouvoir
Quant à celle de ceux qui n’y sont pas
Castaner n’est pas Macron …

rose dit: à

N’IMPORTEQUOI dit: 1 décembre 2018 à 22 h 59 min
Et comme je ne peux pas l’envisager il faut absolument que je [..] à l’approche d’un hiver solitaire pour finir je sais trop comment .

j’l’imagine mais n’ose l’écrire.

rose dit: à

Janssen J-J dit: 1 décembre 2018 à 9 h 35 min

non.
un 3ème à dire je ne veux pas m’ en mêler.
Ou bien je ne veux pas être au courant.
ai retrouvé un 4ème.
j’ avais 14 ans.
Et un 5ème, le même, j’ avais 38 et 48 ans.

Ce qui m’ étonne du dernier, c’ est combien il ne se fie pas à son intuition ni à son expérience -quoique le plus jeune, 35 ans.

J’apprends bcp JJJ. Ça va bien, merci.

nota : la plage de Beauduc pas accessible en hiver si la voiture n’ est pas un 4/4.

Ns ns sommes arrêtées à 11km6. Parties à pieds. Trop d’ eau.
Vu un 4/4 foncer. Avions perdu la route.
L’ avons suivi de loin.
à 5km 8 impossible de continuer. C’ était trop dangereux.
Ma mère accepte l’ aventure si nous ne mettons pas notre vie en danger.
Elle a trouvé cela trop plat.
Ai trouvé génial.

Grds oiseaux blancs.
Chevaux blancs.
Taureaux noirs.
Beaucoup d’ eau.
Digues submergées.

C’ est l’ hiver.
Bises J J-J ♡

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…rose, vous êtes fantastique,!…mais, si,!…

rose dit: à

>vedo

de l’ inutilité de vos sentiments personnels quant à la lecture faite par nathalie baye.
sans penser à juger, jauget l’ intérêt de l’ exercice.
Cela me pose question les lectures, hors jeu.

rose dit: à

Gianni
vous ne savez pas tout.
Le raconterai quand je pourrai. Y avait de l’ eau. De l’ eau.
Sommes pas arrivées à la mer.
Srrai partie à pieds. Mais ma maman avait ses souliers vernis. 😔

rose dit: à

>DHH et Ed
auriez- vous l’ obligeance, la gentillesse de continuet sur le Vietnam et le lycée.

Ed
j’imagine deux choses, le nord, proche de la Chine et le Mékong, être dessus tant qu’ on le peut.
DHH
pouvez- vous, toute pudeur contenue raconter cette classe de lycée interrompue et ce film où Marguerite Donnadieu était afolescente ? Et le lien avec vous ?
Très bien cordialement

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…tout s’arrange, avec votre maman, vous m’en trouver, ravi,!…etc,!…’ souliers vernis ‘

rose dit: à

continuer
Ed
la Chine qui borde le Vietnam esy le Yunnan. Le paus des pandas.
Pourriez- vous ramenet Yuang Méi qui doit être sevré.

Gianni
ai compris le delta.
Le grand bras, le grand Rhône où les villes sont construites rive gauche, Arles, Port Saint Louis du dit.
le petit bras, le petit Rhône
et les milliers de bras, comme des capillaires.

une once c’ est une petite quantité, cf un trébuchet avec lamelles d’ or pour peser.
Epsilon est une lettre grecque
Alpha
Bêta
Gamma
Delta ( le triangle du)
Epsilon
etc.

rose dit: à

Gianni

euh…
elle n’ avait pas mis de chaussettes. L’ ai constaté en rentrant. À Ste Trophime, avait grand froid aux pieds.

Elle tient le coup mieux que moi, n ‘ a pas peur. Lutte. Pense, analyse ; comprend
elle m’ apprend bcp.

Elle a grande dignité.
Je l’ admire.
Et l’ aime.
L’ est tous mes grands fleuves.

rose dit: à

est le Yunnan, le pays des pandas.

Ed dit: à

Je ne vais qu’au sud. Il y a moins de choses à voir apparemment (et oui, le Nord comprend les montagnes, les rizières en terrasse et la sublime baie d’Halong). Je compte faire une croisière sur le mekong et terminer à Phu Quoc. A voir avec mes amis. Ça va encore se décider sur place je pense.

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…pratique, rose, sortir pratique, mais, bien emmitoufler,!…tout vérifier  » avant « , de sortir,…et avec les chaussettes pour maman,!…
…quelques « cafés « , en réserve, et drinks aux chois,!…et, l’aventure c’est l’aventure, même dans ses charentaises, bien au chaud, suivant les saisons,
…ou ne pas sortir, avec une bonne intendance d’amis, trier sur le volet,!…bon enfants,! etc,!…

Jacques R. dit: à

Sur les réseaux sociaux, ce matin, circule une vidéo montrant des gilets jaunes en train d’uriner sur la tombe du soldat inconnu, aux cris de « Aux chiottes la France ! »

Phil dit: à

Fini, les balades dans les Vosges pour germanopratins surpayés. Passez-nous du lourd, il est temps de relire Barrès, sa colline où inspire Wotan en butte aux chrétiens primitifs.

closer dit: à

« empreint »…merci Rose.

jazzi dit: à

Surréaliste !

Après le général Boulanger, l’un des portes paroles autoproclamés des gilets jaunes (malgré des menaces de mort entre eux), au nom de sa base, réclame à la tête du pays le général de Villiers. Qu’en pense l’intéressé ?

Jacques R. dit: à

Sur les mêmes réseaux sociaux circule ce matin une autre vidéo montrant, aux abords d’un péage d’autoroute, des gilets jaunes en train de battre et de poignarder à mort une automobiliste. Ils l’égorgent et jettent son corps dans un fossé aux cris de « Crève, sale Française ! »

closer dit: à

« J’ai préféré lire Sartre, closer »

C’est bien triste J2z…Ça explique probablement ton incroyable naïveté et ta déconnexion des réalités.
Et aussi tes accès de mauvaise foi (la mauvaise foi chez JPS, tu connais? Il en était en fait le principal acteur. Le principe « c’est celui qui dit qu’y est » est parfois vrai). Ta phrase sur les curés est ignoble. Statistiquement il n’y a pas plus de pédo chez eux qu’ailleurs et sans doute moins qui passent à l’acte. Deux jeunes prêtres se sont suicidés récemment. L’écoeurement de la suspicion permanente qui pèse sur eux a du jouer son rôle. L’un deux était soupçonné de courtiser une jeune femme. Il aurait pu quitter les ordres et se marier. Il a préférer mourir. On ne joue pas avec ça.

Lavande dit: à

Jacques R. vous êtes vraiment vraiment lourd et pénible !

Jacques R. dit: à

De Villiers au pouvoir ! Vive l’armerdre !

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…la passion, des circonstances,!…
…les sous assez, pour survivre sans dents,!…
…etc,!…la tombe, comme instrument de mesure, pour qu’elle France de nantis-militaire, à l’eau-propre, sans souillures de privilégier,!…
…intemporel

Phil dit: à

Dear Baroz, manqué un wagon…Diamantino vous a plu ?
laissez tomber les vestons jaunes bientôt ressapés en chanel. des caméras partout dans la ville, les causeurs n’osent publier le tronchoscope.

closer dit: à

« Coup d’état »? Où Todd voit-il un homme fort et une armée prête à s’engager dans une telle aventure? Ça n’existe tout simplement plus.

jazzi dit: à

« Diamantino vous a plu ? »

Sans plus, Phil.

Phil dit: à

of course, dear Baroz, film pour ipodés

Jacques R. dit: à

Autre vidéo circulant ce matin sur les réseaux sociaux : un gilet jaune en train de compisser le drapeau français tout en hurlant :  » Je conchie l’armée française dans sa totalité ! « 

Jacques R. dit: à

 » Vive le Président Macron ! Oui aux taxes sur les carburants ! », hurle un gilet jaune sur une autre vidéo circulant ce matin sur les réseaux sociaux.

Jacques R. dit: à

Autre vidéo sur les réseaux sociaux ce matin : deux groupes de gilets jaunes en train de se friter grave, les uns criant « Heil Hitler ! », les autres « Arriba Franco ! ». Un troisième groupe s’invite dans la bagarre aux cris de « Vive le cassoulet de Castelnaudary ! »

N'IMPORTEQUOI dit: à

9h29 entendu hier la ministre de la justice prevoir que sur 270 ?gardés à vue il y aurait 2/3 de comparutions immédiates. Avait elle visionné toutes les surveillances video ?

Jacques R. dit: à

Encore une autre vidéo sur les réseaux sociaux : on y voit Macron, ayant revêtu un gilet jaune, en train de trombiner Brigitte Bardot.  » Si que t’enlevais ton gilet, mon loup, qu’elle lui dit, ce serait tout de même plus comfortable « .

et alii dit: à

j’ai regardé la video de Todd sur « la violence »;on ne le laissait pas parler mais il ne se laissait pas faire

Jacques R. dit: à

Autre vidéo sur les réseaux sociaux : on y voit des gilets jaunes gardés à vue en train de se masturber en regardant des photos, qui de Brigitte (Macron), qui de Brigitte (Bardot). La scène tourne vite au pugilat.

jazzi dit: à

Vu, hier, « La Permission » de l’iranien Soheil Beiraghi. L’histoire de la capitaine de l’équipe de football féminine iranienne, qui ne peut se rendre en finale en Malaisie car son mari lui refuse l’autorisation de quitter le territoire. Dur dur d’être une femme, même voilée, à Téhéran !

christiane dit: à

@Phil dit: 3 décembre 2018 à 9 h 07 min
vous écrivez : « Fini, les balades dans les Vosges pour germanopratins surpayés. Passez-nous du lourd (…). »
Au moment où j’ai presque terminé la lecture de Cadence de J.Drillon, tout en jetant des regards inquiets sur l’actualité… de ceux qui ont quitté le silence pour se faire entendre… je vous lis, ce matin et j’ai envie de faire écho au début de votre commentaire.
Je me souviens de votre réaction à la lecture de l’extrait que j’avais mis en ligne sur sa vision de la forêt vosgienne. Je me souviens vous avoir répondu que cette forêt décrite ainsi, c’était lui.
Vous pensez réellement que cet homme atrabilaire soit un invité recherché dans les salons et dîners germanopratins ?
Ce livre obscur qu’éclaire-t-il ? Un rapport difficile, agacé avec sa famille, ses professeurs de collège, ses contemporains, les institutions. Quelques clairières de bonheur quand il évoque certains musiciens mais rien sur l’art, rien ou presque sur le monde littéraire, rien sur l’Histoire. Il apporte une grande importance à la qualité de la langue d’écriture, à la ponctuation et j’entre en le lisant dans une littérature un peu esthétisante, une interrogation qui se referme sur lui, le solitaire, à la semblance de cette forêt vosgienne par lui décrite.
Donc, si « cadence » musicale il y a (merci Et Alii pour les liens), elle produit un effet suspensif dans ce continuum sonore tant il divise son texte. Il ne manque aucun signe de ponctuation, ni guillemets, ni tirets, ni alinéa… peut-être juste les signes des… soupirs… Il veut être seul et la solitude l’enserre dans ce livre écrit avec une grande perfection technique (trop peut-être) qui fixe la construction du livre, pour peindre le tragique d’une vie sans pathos (du moins dans ce premier tome).
Rien compris à cette numérotation artificielle (Mère 1, Mère 1.2, Mère 1.3, Mère 1.4…), à ces « souvenir-tableau » précédés d’un losange noir.
C’est un livre qui est rarement émouvant. On dirait qu’il écrit pour lui, qu’il n’a pas besoin de lecteur. C’est un long monologue. Il se construit contre la famille, l’école, les autres, le paysage sauf quand il évoque ses rares amis. La mort est omniprésente.
Il est plus virevoltant dans ses chroniques et ses mots croisés de haute volée. Là, dans cet essai autobiographique, il évacue la tristesse qui l’habite, un Requiem sombre et éclatant. Mozart, Bach, Chopin, Schubert, Beethoven… musique que j’écoutais dans mes pauses-lecture pour mieux comprendre…

jazzi dit: à

Un livre dont on peut très bien se passer de lire, si je t’ai bien compris, Christiane !

et alii dit: à

Un livre dont on peut très bien se passer de lire,
ah la grammaire! faites vous corriger par vaotre grammairien bien aimé!
qu’on peut se passer de lire!ou dont on peut se passer :cherchez le complément et de quelverbe!

jazzi dit: à

La couleuvre fut dure à avaler, et alii ?

et alii dit: à

LE VIRUS DE LA VIOLENCE. LA GUERRE CIVILE EST EN CHACUN DE NOUS
Que deviendrait demain notre vernis démocratique et pacifiste si nous étions privés de l’État de droit, des lois et de toute responsabilité civile ? Comment réagirions-nous face à une violence omniprésente et quotidienne ? L’auteur, le seul psychiatre-psychanalyste resté à Beyrouth-Ouest pendant douze ans sur les dix-sept que durèrent la guerre civile au Liban, livre son expérience de thérapeute et ses réflexions.

Il y a des guerres civiles qui ne sont le produit obligé ni des conditions économiques, ni de l’histoire, ni de la religion, mais dont la continuation posent des questions sur la nature psychologique de l’être humain ; les acteurs sont pris dans un engrenage où la violenc …
comme sur la RdL qui n’est pas réservée à la bande son;
merci christiane d’avoir suppléé à mon indigence du lundi

et alii dit: à

Violences en cours
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Violences en cours : psychanalyse, cinéma, politique
Editeur : Toulouse : Erès
Collection : Regard qui bat
Type de document : Livre
Auteur(s) : MOSCOVITZ Jean-Jacques, Dir.
Résumé : En se posant comme critiques freudiens de cinéma, les auteurs ouvrent sur l’approche de la violence intime propre à chacun, au rapport de chacun à ses propres pulsions. Ils montrent comment chacun court le risque d’avoir à se situer face aux turbulences de notre monde. Le cinéma, en questionnant la destructivité suractivée depuis les génocides du XXe siècle, peut-il prémunir les adolescents de la dérive auto-destructrice et meurtrière actuelle ?

et alii dit: à

« Cet effondrement est le meilleur moteur de l’asservissement, car il a trouvé le moyen de se faire appeler progrès : une tricherie dans les termes, signature habituelle du totalitarisme en train de s’instituer »
le billet
je ne confonds pas les couleuvres et les vipères

et alii dit: à

Rêver de réparer l’histoire… Psychanalyse cinéma politique
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Rêver de réparer l’histoire… Psychanalyse cinéma politique
j’ai suivi un séminaire de l’auteurMOSCOVITZ Jean-Jacques

christiane dit: à

@jazzi dit: 3 décembre 2018 à 10 h 47 min
Tu poses une question qui m’alarme en écrivant : « Un livre dont on peut très bien se passer de lire ? »
On ne peut dire cela. D’abord par respect pour le travail d’écriture qu’il a demandé et par cet effort autobiographique.
Je l’ai trouvé dans la grande librairie d’occasion « Le Dillettante » près de l’Odéon. Il venait d’arriver en 3 exemplaires, n’avait pas encore de prix. J’ai passé un long temps à musarder dans la librairie. Beaucoup de tentations… puis j’ai demandé au libraire ce livre. L’avait-il ? Il l’a sorti d’une pile à l’écart où les prix n’étaient pas encore fixés.

Pourquoi ce choix ? pourquoi ce livre-là ? certainement pour prolonger la lecture des premières pages offertes par l’éditeur et pour comprendre le billet énigmatique de Passou.
Donc, le livre a attendu sagement la fin de la représentation de « L’École des femmes » (magnifique interprétation) pour être ouvert dans le bus qui roulait vers mon quartier.
Je l’ai lu, perplexe, respectueusement aussi car il parle d’une vie intime mais, peu à peu, je me suis sentie tenue en dehors du livre par l’auteur. C’est un bien grand mystère…
Je ne suis pas experte en critique littéraire, je réagissais juste au commentaire de Phil, sans concession (comme toujours ! cet homme n’a pas sa langue dans la poche.).
Je n’aimerais pas, par mon commentaire, empêcher des lecteurs d’aller vers ce livre. Jacques Drillon, ce n’est pas rien ! son livre, non plus. Peut-être n’ai-je pas tous les codes qui me permettent d’y entrer, de le savourer (comme Passou)…
Je suis trop sentimentale et ce livre est sec et épineux comme la garrigue et son sol pierreux… ou un désert aride à la Mauriac quand Thérèse Desqueyroux traverse cette lugubre pinède qui l’enserre, l’étouffe…. Lui aussi s’est créé à l’image d’une forêt inhospitalière. Les méandres du cœur humain… Le labyrinthe d’une conscience blessée… cet effort pour remonter à l’origine… Le rythme haché du livre évoque cet étouffement.

Ed dit: à

“I don’t know any writers who don’t drink.” —James Baldwin

Ah ben la voilà la solution.

Ed dit: à

Bon sang que non, x !
Merci infiniement. Bien ciblé (Conchinchine et non Tonkin) et auteur né dans les Vosges. Top !

renato dit: à

Compte tenu que le seul type bien chez les Freud est Lucien, la psychanalyse est peut-être un bon gagne-pain pour des incapables, mais nie la freudienne ni la junghienne sont en mesure de soigner le monde. Bon, c’est vrai qu’elle eut un sens pour la générateur qui précéda la mienne, mais à titre individuel : mon bon père se tapait Milan-Rome tous les mois pour voir son analyste :
https://pin.it/xui45tinwpn5hq

Mes problèmes avec lui je les ai résolus, lui il n’a pas résolu les siens avec le monde.

Une amie — je dis bien amie, pas connaissance ; nonobstant son âge — se tapait Genève-Paris tous les mois pour voir Lacan. La dernière fois que je l’ai rencontrée, elle n’avait pas encore surmonté le trauma d’avoir vu CG Joung — visiblement ivre — préférer fleurter avec sa propre sœur qu’avec elle.

La psychanalyse ? musique problème pour fainéants.

rose dit: à

Rien compris à cette numérotation artificielle (Mère 1, Mère 1.2, Mère 1.3, Mère 1.4…),
christiane
ce pourrait être le chapitre 1 intitulé Mère et les sous chapitres de ce 1.

Puis ensuite le chapitre 2. Suivi de des soud chapitres 2,1
2,2
2,3
etc.
Ce serait des subdivisions.

renato dit: à

« … par respect pour le travail d’écriture qu’il a demandé et par cet effort autobiographique. »

Si je comprends bien les propos de Cuillère à Mélasse, puisqu’un truc à demandé du travail nous sommes obligés de le lire — ou de nous taire ! —.

Phil dit: à

Christiane, beau message qui valorise le prestigieux blog à passou. J’ignore qui sont les lecteurs de Drillon mais la Lorraine, terre de guerres et d’empire d’entre-deux mort avec le Téméraire, a produit des écrivains dont le souffle ne faiblit pas au gré des préférences bréhaignes germanopratines.

renato dit: à

Pourquoi des gens qui se prennent pour des intellectuels confirmés s’obstinent à ne pas mettre en forme leurs copiés-collés ?

Par ne faire qu’un exemple :

Violences en cours : psychanalyse, cinéma, politique, par Jean-Jacques Moscovitz, Dir., ed. Erès.

Résumé :
En se posant comme critiques freudiens de cinéma, les auteurs ouvrent sur l’approche de la violence intime propre à chacun, au rapport de chacun à ses propres pulsions. Ils montrent comment chacun court le risque d’avoir à se situer face aux turbulences de notre monde. Le cinéma, en questionnant la destructivité suractivée depuis les génocides du XXe siècle, peut-il prémunir les adolescents de la dérive auto-destructrice et meurtrière actuelle ?

Éventuellement le lien :

https://www.editions-eres.com/ouvrage/4138/violences-en-cours

Simple et clair. Le mettre ou pas dans le chariot n’est en aucun cas une information.

renato dit: à

Et puis on dois encore se taper un langage sectoriel à 2 cents :

« En se posant comme critiques freudiens de cinéma, les auteurs ouvrent sur l’approche de la violence intime propre à chacun, au rapport de chacun à ses propres pulsions. Ils montrent comment chacun court le risque d’avoir à se situer face aux turbulences de notre monde. Le cinéma, en questionnant la destructivité suractivée depuis les génocides du XXe siècle, peut-il prémunir les adolescents de la dérive auto-destructrice et meurtrière actuelle ? »

J’invite à lire ce chef-d’oeuvre de vanité à haute voix, lentement, une dizaine de fois… l’expérience peut se révéler fort amusante.

x dit: à

« Ce n’est pas rien »,
ou l’édition malade des livres non nécessaires, nouvelle fable

Et bien bluffer moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non non : Vous leur fîtes [Seigneur
Les décevant beaucoup d’honneur.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir.
On n’osa trop approfondir.

Selon que vous serez célèbre ou inconnu
Les jugements de blog vous rendront blanc ou noir…

closer dit: à

« Tu poses une question qui m’alarme en écrivant : « Un livre dont on peut très bien se passer de lire ? » »

Christiane, je croyais que ce qui vous alarmait, c’était l’effroyable faute de français que contient la phrase de J2zz!

renato dit: à

Pour revenir au réel, Martha Graham :

« The body says what words cannot. »

jazzi dit: à

« J2zz »

Joli nom de code, closer !

jazzi dit: à

renato, il devait pourtant y avoir de bon psy à Milan ou Turin ! Votre père devait avoir une maîtresse à Rome ?

x dit: à

Toujours pour Christiane, un extrait d’un livre fort utile de J.D., son Traité de la ponctuation française :
« La parenthèse, SIGNE QUI APPARTIENT À L’AUTEUR, ne peut être employée par un autre que lui ; SI L’ON DÉSIRE NE PAS CITER INTÉGRALEMENT UN TEXTE, on marquera la coupe effectuée par un point de suspension encadré par des CROCHETS, QUI SONT LE SIGNE DE L’INTERVENTION EXTÉRIEURE, et non des parenthèses qui sont propres à l’auteur. »

En revanche, s’il est nécessaire, pour des raisons de probité, de signaler que l’on coupe une phrase qui se prolongeait au-delà du passage cité (ce qui en modifiait peut-être radicalement le sens), et s’il convient d’indiquer que l’on commence une citation après le début lorsque de la phrase citée ne reste qu’un moignon, lorsque c’est toute une proposition qui est passée à la trappe, il me semble que l’on n’est pas obligé sur un blog d’encadrer systématiquement toutes ses citations de […]

jazzi dit: à

« J’invite à lire ce chef-d’oeuvre de vanité à haute voix »

En introduction de mon « Goût du cinéma », j’étais plus nuancé, renato !

« Le 28 décembre 1895, les frères Lumière, au nom prédestiné, présentent au public français le film qu’ils ont tourné sur la sortie des ouvriers de leur usine : ce jour-là, le cinématographe, en noir et blanc, et muet, est né !
La même année, à Vienne, le docteur Sigmund Freud publie ses Etudes sur l’hystérie, où sont exposés les principes fondamentaux de la psychanalyse, suivies, quelques temps après, de L’interprétation des rêves.
Le rapport entre ces deux évènements ?
Aucun, si ce n’est que, dès lors, à l’aube du vingtième siècle, les hommes disposeront de deux outils fondamentaux de connaissance leur permettant d’investiguer des zones d’ombres ressortissant jusqu’alors de l’ancien domaine réservé aux dieux : tout un chacun disposera désormais d’un arsenal nouveau pour donner libre corps à ses propres rêves et fantasmes ! »

jazzi dit: à

Les mots-croisés de Jacques Drillon ne semblent guère appréciés des cruciverbistes !
https://www.mots-croises.ch/Forum/68410/l-air-de-drillon

Verbicrusciste* moi-même, j’en ai deux cahiers pleins, que je cherche à placer dans les journaux. Mais les places sont rares. Connaissez-vous des quotidiens ou hebdo francophones qui n’en ont pas et auxquels je pourrais proposer mes grilles ?

*On distingue entre le cruciverbiste, celui qui joue, et le verbicruciste, celui qui crée les grilles de mots-croisés.

Paul Edel dit: à

Phil, un des meilleurs textes à propos de la Lorraine reste « Une histoire francaise »(1966) de François Nourissier,lorrain par sa famille,et qui médite, au cours d’un voyage avec une femme aimée, sur cette terre dévastée.C’est écrit avec ferveur, avec un point culminant à Verdun.tres emouvant et quelle prose limpide…un des meilleurs Nourissier.

renato dit: à

Le choix de l’analyste pourrait reveler des drôles de meandres, Jacques.

La maîtresse de mon père était une pharmacienne plutôt sympathique. Lorsque mon père était en voyage et c’était son week-end de garde, elle s’occupait de moi ; elle n’aimait pas faire la cuisine et puisqu’elle habitait rue San Raffaele, nous allions au Salvini.

Cela dit, vous réduisez tout au sexe, c’est plutôt ennuyeux comme approche — l’un de mes amis disait qu’il s’agit d’une activité qui s’apouvrit et s’estompe avec l’âge.

closer dit: à

Demande à Passou de créer une rubrique « mots croisés » sur la RdL J2zz. Il ne peut rien refuser à un vieux fidèle comme toi…

jazzi dit: à

« Cela dit, vous réduisez tout au sexe »

N’est-ce pas le propre de la psychanalyse, renato ?

renato dit: à

« … j’étais plus nuancé… »

Ce n’est pas le même cas de figure.

Bon, le travail m’attend.

christiane dit: à

@closer dit: 3 décembre 2018 à 13 h 14 min
Je vois les fautes mais ne les signale pas.

jazzi dit: à

« Demande à Passou de créer une rubrique « mots croisés » sur la RdL »

Tu crois qu’il payerait, closer ? Il faut plusieurs heures de travail et de cogitation pour réaliser une bonne grille, sans trop de cases noires, et de bonnes définitions…

jazzi dit: à

« Je vois les fautes mais ne les signale pas. »

Christiane, closer et et alii ne savent pas faire la différence entre le langage parlé et le langage écrit.

renato dit: à

« N’est-ce pas le propre de la psychanalyse [..] ? »

Là vous devriez nuancer, Jacques.

closer dit: à

Avec Renato et Ed, nous sommes au moins trois à trouver que la psychanalyse est une immense foutaise du point de vue thérapeutique: aucune preuve, aucun protocole expérimental, des résultats parfois désastreux (chacun a au moins un exemple dans son entourage; le scandale de l’autisme, dont ces cinglés de psy s’étaient emparé au prix de milliers de victimes)…

Il y a des gens qui se trouvent bien d’avoir suivi une cure. C’est tout simplement qu’ils sont tombé sur un(e) psy intelligent et modeste (ça existe) qui les a écouté patiemment en posant de temps en temps de bonnes questions pas trop intrusives. La théorie psychanalytique n’ y est pour rien. De l’empathie, de l’expérience, une profonde intelligence des comportements humains suffisent. N’importe qui possédant ces trois qualités arriverait au même résultat. Le simple fait de parler de soi à un interlocuteur attentif soulage. J’ai eu une expérience de ce type après un sérieux traumatisme de santé. Un psychologue non psychanalyste m’a requinqué en une heure simplement en m’écoutant et en relançant la conversation par des questions empathiques et de bon sens. La difficulté est que l’on est jamais sûr de tomber sur quelqu’un d’aussi intelligent et modeste (je répète cet adjectif à dessein).

jazzi dit: à

« Là vous devriez nuancer, Jacques. »

Ce n’était pas la question, renato. Que votre amie genevoise vienne à Paris pour être analysée par Lacan, on peut le comprendre. Mais que votre père, depuis Milan, aille jusqu’à Rome, c’est moins évident !

closer dit: à

« Selon un sondage Harris Interactive pour RTL et M6, 72% des personnes interrogées soutiennent toujours le mouvement. Pour 90%, le gouvernement n’a pas été à la hauteur des événements. »

La stratégie du chaos organisé ne paraît pas fonctionner.

Phil dit: à

décevant Conformiste, dear Baroz. il faut être fils de poète bourgeois pour croire que les fascistes furent des invertis en quête de jeunes braguettes sous les arcades du Colisée, par ailleurs un lieu considérable..

christiane dit: à

@Phil dit: 3 décembre 2018 à 12 h 24 min
Merci Phil. j’aime vous lire. Sur la Lorraine, suivant le conseil de Paul Edel, je vais tenter de trouver ce Nourissier Une histoire française – 1966. (J’ai lu des chroniques et des romans autobiographiques brûlants de cet écrivain.)
Abordant les dernières pages (postérieures à la page 294) du livre de J.Drillon, je découvre sa bibliothèque, son regard sur la correspondance de Proust et ce regard sur Céline : « […] j’aime autant l’homme qu’était Céline que l’écrivain dont la lucidité exaspérée, criminelle, me fait un mal de chien, tout en provoquant chez moi une admiration sans limites. Je l’ai véritablement découvert dans les entretiens qu’il accorda naguère à des gens de télévision : son œil clair, la douceur incomparable de sa voix, ses cheveux qui rebiquent dans la nuque, me l’ont rendu cher à jamais, même si sa veuve prétend qu’il jouait son rôle de « vieillard hésitant« , qu’ils en riaient beaucoup ; et je suis prêt à lui pardonner toutes les horreurs qu’il a pu écrire et commettre (d’autant plus facilement que je n’en ai pas été la victime, cela va sans dire), non parce qu’il est le génie littéraire à l’état pur, le seul romancier qui survive au raz-de-marée proustien, dont il est l’exact brise-lame, mais parce que sa haine du genre humain n’a pas entamé sa délicatesse. […] Je n’imagine pas qu’il ait pu être autre chose que médecin, que médecin du peuple : je devine, à l’autre extrémité de sa hargne délirante, sa compassion résignée ou excédée pour les malades […] »
Puis il s’intéresse à Brasillach qu’il a « détesté » toute sa vie.

@X
Merci pour cette précision qui me sera tellement utile concernant l’utilisation des parenthèses ou des crochets encadrant des points de suspension, dans une citation.

P. comme Paris dit: à

Pour les va-t’en guerre et la Lorraine :

Erckmann-Chatrian
« Le conscrit de 1813 », et « Waterloo ».

Belles pages sur la Restauration.

Phil dit: à

merci dear Paul Edel pour ce conseil de lecture de première. Pourquoi pas renouer avec Nourissier des récits dont la prose « batteuse de coulpe (et couple) » m’avait lassé…il me semble Lorrain de Meuse, comme Braudel, ce qui est certes onsidérable mais différent de Barrès qui venait de Charme et n’en manquait pas. Viens de trouver un beau poche de Nourissier, ancienne manière, pages qui restent collées, avant période folio-torchons. « Allemande » est le titre, dédié à Maurice Rheims, qui lui « s’est battu », ecrit Nourissier. Dédicace décevante, bêtement révérencieuse, il était sans doute jeune et ne pouvait se recommander de Morand qu’il croisait plus souvent que M. Rheims.

Phil dit: à

intéressantes précisions, Christiane. Les entretiens de Céline ne passent plus à la tivi depuis belle lurette.
« A défaut de génie » des récits de Nourissier, il faut relire ses chroniques, publiées par sa fille dans un recueil au titre introuvable « cycliste quelque chose ». il y pèse admirablement de sa plume alerte les Drieu, Brasillach et autres Céline sur la balance de la littérature, à quelques coudées des analyses d’aujourd’hui passées au micro-onde de la pensée dogmatique.

et alii dit: à

IL SERAIT POSSIBLE DES4ENTENDRE SUR LES FAUTES D4ORTOGRAPHEet de syntaxe:mais le désire-t-on ?il suffirait de se mettre d’accord:en est-on capable sur la RdL?
QUANT a LA PSYCHANALYSE? J4IGNORE SI ELLE PReTEND GUERIR:je n’ai jamais croisé de cosmothérapeute;ça existe peut-être mais nul ne se flatte de l’être; si oui,qui?
IL y a surement des distinctions à faire qui ne sont pas entendues dans le terme « la psychanalyse »;il y a des psys qui écrivent ça,oui!quant aux jugements, c’est une autre histoire;Freud en a émis et beaucoup d’autres depuis;il y a des questions de langues et debain culturel;j’ai aussi des réserves pour la France;il faudrait se plonger dans des débats internes dans lesécoles de formation;la RdLn’est une école de rien:s’y instruit en bonnes questions ceux qui ont
déployé des capacités à apprendre, pas à jouir!

renato dit: à

Pause café — avec Linzer torte.

Pourquoi ce serait compréhensible pour l’une et pas évident pour l’autre, Jacques, parce que votre obsession du sexe le commande ?

Je compreds, le sexe est votre safe zone ; mais il faudrait, parfois, en sortir — ne serait-ce que dans un souci de comprendre que la nuance à faire était entre approche freudienne et approche junghienne (le départ étant votre post de 13 h 51 min : « N’est-ce pas le propre de la psychanalyse […] ? »).

Paul Edel dit: à

Son grand-père et son arrière grand- père furent potiers à Avaucourt…il faut lire les 15 pages de ce chapitre..
« Hélas ma Meuse de calcaire et de marne, mes pommes de terre, ma luzerne, mes pissenlits, mes villages dépeuplés et les petites rivières bordées de têtards esseulés :il ne me semble pas y avoir là de quoi se faire un rêve exaltant. Erreur ! Je devins le chantre désolé de ces villages de garnison, de ces vallées éternellement disputées, de ces crêtes, de ces marches que parcourent au long des siècles les armées exténuées ou victorieuses. J’eus la chance, dans mon infortune, de me trouver un ancêtre de qualité. Puisque je n’étais pas de la Lorraine élégante, il me restait celle des « Misères de la guerre », et des « Gueux » : Jacques Callot, le graveur que j’appris à aimer plus qu’aucun autre, avec ses grouillements féroces et pouilleux, ses soldats drapés dans des capes effrangées, ses servantes de théâtre, les chapeaux cabossés, l’épée qui pointe sur la silhouette maigre, et à l’arrière-plan, des gibets et des maisons détruites. Oui, vraiment, un homme pour nous. Plus proche encore que Georges de la Tour, dont pourtant les femmes sérieuses et penchées ont à mes yeux un air de famille, des sœurs ainées un peu niaises et tristes, dévotes peut-être, ou simplement fermées, soucieuses à notre façon ?..
Il faut reconnaître que plus d’un Français aux origines mouvantes ou ennuyeuses s’est laissé prendre aux sonorités de bronze clair de ce mot : »Lorraine ». »
François Nourissier, extrait de « Le musée de l’Homme », chapitre intitulé « l’homme de l’Est ».

Janssen J-J dit: à

-<quand on est parti trop longtemps en voyage (genre rica-costa), on a du mal à regagner sa place icite, on ne vous écoute plus, c comme s'il fallait payer une trahison (purger un temps de purgatorium)
-<les souliers vernis d'une grande dame et espiègle muttie, au seuil des sables émouvants de camargue, comme dans ce film d'agnès varda
-<tomber sur un cerveau d'huitre ? Manu Todd par exemple : fabuleuse découverte, qualité rare … le cerveau du mollusque qui ne parvient pas à décrypter l'avenir. Personne n'y parvient, donc… L'avenir est ouvert, & ça leur fait peur. Mais pourquoi Léa aurait-elle voulu le faire taire ? (à cause du petit Soto ?) Non, je ne pense pas.
-<Em-pêtré tout le week-end dans les Gilots, il faisait trop doux à l'Arc, et la météo n'allait vraiment pas avec l'événement.
-<Crainte du 4e Acte (porte-voix des CRS : des morts à prévoir – Attente fiévreuse du résultat des élections paritaires, proclamation le jeudi 6 : la rdl vous tiendra au courant).
-<Désir de révolution couplé à l'état amoureux (Alaa El Aswany sur la place Tahrir, quand les protag sentaient advenir la chute imminente d'H. Moubarack, un peu comme on sentirait celle d'un Macron) – J'ai couru vers la Nil.
-<Il y aurait des simili gilets jaunes à Hambourg. Ne partez pas en Asie du sud-est, le regretterez amèrement. Rester plutôt à l'abri, ou bien en faire un bon reportage.

et alii dit: à

:s’y instruit en bonnes questions ceux qui ont
s’y instruisent ceux qui

Ed dit: à

@closer

Conclusion : vive les TCC. Ce que disait Onfray à demi-mot lors de la promotion de son livre. Ceux qui l’ont lu peuvent dire s’il l’affirme également dans le bouquin ou non.

christiane dit: à

@ Phil et Paul Edel
François Nourissier, dans ces lignes de « L’homme de l’Est » (Le musée de l’Homme) s’abandonne au fil des songes. C’est la guerre et ses pauvres hères qui s’en reviennent en sa mémoire en lignes sinueuses.
J.Drillon, F.Nourissier, J.Gracq (cantonné un temps en Lorraine) soumis au tremblement du temps dans ces chemins de terre et d’eau, écrivent, et c’est de nouveau la guerre et la dérive des soldats usés près ou loin du front ou l’enfance sauvage des forêts vosgiennes ou la parole des livres lus. Leur mémoire impose (surimpose ?) ces images fantomales au réel avec les mots cotonneux des songes.
Singulière mélancolie de ces marcheurs immobiles, abandonnant peu à peu la fiction non biographique pour se perdre dans un kaléidoscope d’images venues de leur passé, d’un monde qui se dédouble.
Ou, comme vous l’écriviez, Paul, dans cette belle méditation « Une génération disparaît » : « Le silence se fait plus large , mer tombeau des générations anciennes et des générations actuelles et des générations futures ». Car à l’approche de la mort la mémoire s’autodétruira. Il restera les livres… et la mer.

« Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
Ô récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux ! […]

Le vent se lève… ! Il faut tenter de vivre !
L’air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !
Rompez, vagues ! Rompez d’eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs !  »
(Paul Valéry – Le cimetière marin)

Janssen J-J dit: à

UT queant laxis
REsonare fibris
MIra gestorum
FAmuli tuorum,
SOLve polluti
LAbii reatum,
Sancte Ioannes.
Traduction : « Afin que tes serviteurs puissent chanter à gorge déployée tes accomplissements merveilleux, ôte le pêché de leurs lèvres souillées, saint Jean ».

Ah ! mais en voilà une révélation pour moi, renato. Merci pour ce lien, voilà que s’envole un sol facile à cirer, maestro.

Janssen J-J dit: à

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Ce toit tranquille où picoraient des focs !

J’ai toujours trouvé bancals ces deux vers introductif et terminal.
Il y a 40 ans, ma prof de français au lycée avait bien tenté de nous les expliquer, car elle adorait ce poème, mais je me souviens que je n’ai jamais pu imprimer son explication. Il me semble qu’aujourd’hui je serais dans un état de plus grande réceptivité si on voulait bien m’en réexpliquer la symbolique et la construction. Ch. peut-être ?… qui a su les exhumer pour mon plus grand plaisir, d’autant que désormais ma mère médite, erronée.
Merci pour vos aides éventuelles : c une proposition très sérieuse.

vedo dit: à

Rose, (2h12)

Je n’ai pas bien compris votre message, mais puisqu’il y est fait mention de mes sentiments personnels… Dans mon message sur le spectacle “Hammerklavier”, je voulais essentiellement remercier Lavande et relever l’intérêt de l’exercice de combination entre musique et lecture de texte à haute voix. Cet adagio a aussi, par ailleurs, été combiné avec un ballet. Je serais incapable de prendre le point de vue d’un jugement sur une interprétation. (C’est une attitude contraire à l’écoute musicale). C’est un fait, je n’étais pas ravi, mais j’ai appris des choses pour lesquelles je vais passer du temps. Par exemple, quelque soit l’interprétation du pianiste, il y avait un passage qui était joué de manière très originale et cela m’a beaucoup surpris. Ici nous ne sommes pas dans un blog de musique, mais pour donner une idée de mon point de vue, c’est le passage (environ une page), disons le plus émouvant (pour faire simple, environ 7’ pour une interpréetation pas trop lente) en fa# mineur, où presque tout le monde accentue les notes aiguës, alors que lui mettait l’accent sur la mélodie du thème initial. Il y aurait encore d’autres choses, mais ce sont des “sentiment personnels”.

jazzi dit: à

Beaucoup aimé « Derniers jours à Shibati » de Henrick Dusolier. Un documentaire, multi primé, qui s’attache, à travers quelques personnages choisis parmi les plus modestes d’un quartier délabré : un enfant facétieux, une vieille chiffonnière souriante, un coiffeur de rue…, de nous montrer combien le coeur de la Chine change plus vite que le cour de la bourse. Mondialement édifiant !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19580809&cfilm=254951.html

christiane dit: à

Bonsoir,
pour moi (risque d’erreur) ce deuxième toit est la mer et les focs (voiles blanches) sont ces colombes. L’un dans l’autre…

jazzi dit: à

Dusollier

Janssen J-J dit: à

Plausible. Merci.
Je vais tâcher d’imaginer…

renato dit: à

C’ètait plutôt pour le prologue que j’ai lis ce lien, JJJ, l’origine de la notation tout le monde la connait… enfin, je suppose.

christiane dit: à

Rose,
cette numérotation me fait plutôt penser aux inventaires de Georges Perec, des espaces graphiques ? Une œuvre éclatée comme la sienne.
Espèces d’espaces. En 1969, G.P. choisit, dans Paris, 12 lieux. il y revient chaque mois, pendant 12 années…
Dans Cadence, il y a un décalage dans le temps entre ces textes et un changement de point de vue. Une façon d’interroger le temps ?

christiane dit: à

Cadence. Livre terminé. Suis repassée par les pages 370/371, les premières que j’ai lues dans le bus car le libraire y avait glissé un signet. Bien aimé ces dernières pages, correspondant au premier extrait que j’ai copié ici et qui a fait réagir Phil.

Soleil vert dit: à

« Ed dit: 3 décembre 2018 à 4 h 46 min
Je ne vais qu’au sud. Il y a moins de choses à voir apparemment (et oui, le Nord comprend les montagnes, les rizières en terrasse et la sublime baie d’Halong). Je compte faire une croisière sur le mekong et terminer à Phu Quoc. A voir avec mes amis. Ça va encore se décider sur place je pense. »

Le Mékong mon rêve de croisière

renato dit: à

« Ce toit tranquille où marchent des colombes » — voyez Zarathoustra, au chapitre L’heure la plus silencieuse.

« La mer, la mer, toujours recommencée » — voyez l’Anabase de Xénophon : « Thalassa ! Thalassa ! ».

Et ainsi cherchant.

renato dit: à

« Ce toit tranquille où picoraient des focs ! » — Quelqu’un dont l’opinion avait pour moi une valeur, lissait « tangage » là où PV eploye « picorer » et m’invata à immaginer l’italien « beccheggiare » (qui vaut tangage, mais avec allusuion au bec), puis chercher un précédent sans m’arrêter à Hugo ; mais je n’ai fait ce travail de bibliothèque, peut-être que le temps de le faire est venu.

vedo dit: à

18h53
« Combinaison ». (C’est mon environnement).

renato dit: à

« … sans m’arrêter à Hugo… » : Tout prend un hydeux langage / Le roulis parle au tangage / La hune au foc.

renato dit: à

Oups ! m’invata à immaginer > m’invita à imaginer

DHH dit: à

@JJJ
sur le cimetière marin

Le cimetière marin est une splendide méditation poétique sur l’homme et son destin, sur son rapport à la mort ,sur sa faiblesse au sens pascalien du terme , une variation sur des incertitudes métaphysiques qui le baladent entre la tentation de l’épicurisme et l’ubris où l’installe son sentiment d’ appartenance à l’humanité pensante, qui domine le monde par la puissance de son esprit
En fonction de ces palpitations de son esprit et de sa sensibilité ,le paysage avec bateaux a voile qu’il a sous les yeux prend un sens diffèrent exprimé par les images contrastées des premiers et derniers vers que vous citez :
Dans le premier vers : stabilité, immobilité ,paix rendue par la valeur symbolique des colombes ; force intérieure et orgueil de l’homme qui domine de haut (toit)ce paysage bien composé et s’en approprie la géométrie
Dans les deux derniers c’est par une image de basse-cour ,avec le mot picorer ,qu’est évoqué le même paysage le petites poules agitées on remplacé les tranquilles et nobles colombes ; une image simple et triviale , pleine de l’agitation ordinaire d’un poulailler ; bref le quotidien banal ,accepté et apprécié par le poète dans une démarche de « carpe diem, qui est la conclusion des errances et des hésitations d’ordre philosophique à travers lesquelles s’est déployé le poeme et qui complete , dans cette strophe du mouvement dédiée à l’immediateté heureuse, le « courons à l’onde en refaillir vivant » de l’autre vers

renato dit: à

Enfin, il faudrait que je donne une analyse plus détaillée, mais pas envie de passer la soirée sur une machine. En bref, avec CM, PV arrive à une conclusion qui contraste avec Igitur, ce qui devait representer pour lui une petite contestation.

Jean Langoncet dit: à

Vu la première mise en examen de Castaner devant une commission parlementaire, il a tout à redouter de la prochaine

jazzi dit: à

Eh bien, JJJ, à cause de ta prof de français, tu as soulevé une tempête dans un océan de poésie !

Belle analyse, DHH, sec, net et sans bavure !

renato, il y a encore du boulot, peut faire mieux !

Christiane, c’était un peu court !

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…s’accrocher au pouvoir, on attend la démission, et le suivant, pour faire la même chose,!…ou vas la France populaire, somme toute,!…au guéridon,!…etc,!…
…la class

renato dit: à

Lorsqu’on a dit que PV arrive à une conclusion qui contraste avec Igitur, Jacques, on a tout dit et consommer de la vraie énergie pour occuper un espoce virtuel serait stupide.

christiane dit: à

@DHH dit: 3 décembre 2018 à 20 h 38 min
Quelle fine méditation. Magnifique !

Janssen J-J dit: à

Vous êtes incroyablement généreux.ses d’avoir répondu à ma question sur ces vers de Valéry, chacun.e à votre manière. Je suis ému et touché, vraiment, ça fait du bien… DHH, l’immobilité et l’agitation ! Mais oui.
Ah, redécouvrir des explications aussi lumineuses au soir d’une vie sans poésie, quel bonheur !
Dormez en paix, cher.es internautes, je le savais bien que la générosité gratuite, ça existait encore

christiane dit: à

Merci Chaloux. Quel bel endroit pour reposer.

Chaloux dit: à

Pour me faire pardonner mon ironie à son égard, j’ai acheté le Drillon.

christiane dit: à

Jazzi,
DHH a magnifié ce long poème, en exprimant des idées qui ne m’avaient pas effleurée. J’en aimais la musique et les images.
Oui, JJJ, beau blog où se répondent les voix des uns et des autres.
A Varengeville-sur-mer, Pays de Caux, dans le petit cimetière marin en haut des falaises crayeuses que Monet avait peintes, (Braque de même, avec les barques des pêcheurs sur les galets) surplombant la mer, sur la tombe de Georges Braque on voit une mosaïque bleue avec une colombe blanche qu’il a réalisée et dans la chapelle attenante… Saint Valery… ses cinq vitraux où l’on retrouve les ailes de l’oiseau sur fond bleu, un autre avec l’arbre de Jessé. C’est le village où il a vécu et travaillé. Il y recevait ses amis : Miró, Nicolas de Staël, Prévert, René Char, Renoir (le cinéaste) et Picasso.
« Toute ma vie, ma grande préoccupation a été de peindre l’espace. » – (Georges Braque)

D. dit: à

Aujourd’hui aurait du être consacré, en prévision du prochain week-end, à mobiliser une partie de l’Armée à la protection des bâtiments institutionnels et nationaux dont les musées parisiens qui renferment des trésors nationaux. Dotation en armes non léthales (flashballs et balles-caoutchouc).
Force est de constater que cela n’est pas fait. Il reste encore 3 à 4 jours.

Delaporte dit: à

Moi aussi, j’ai écouté Todd ; c’est bien de faire de la théorie révolutionnaire déjà, sans attendre. Avec Todd, qui se veut historien, on est immédiatement dans l’histoire, même les spectateurs. Le temps a déjà sonné pour Todd d’en tirer des conclusions. Todd est un vieil habitué, maintenant, qui roule presque sans passion. Le voilà la retraire, mais une retraire bien occupé. Il pressent presque ce qu’il dira le prochain week-end, au lendemain d’une prochaine journée révolutionnaire. Au risque de se répéter.

Delaporte dit: à

Le voilà à la retraite, mais une retraite bien occupée.

christiane dit: à

Chaloux, j’ai écouté E.Todd sur votre lien. Il est très sur de lui et a la dent dure avec Macron. Ses prévisions sur l’Euro et l’Europe sont pessimistes… pour en revenir à notre actualité, il a certainement raison sur ce point : « On peut imaginer que, dans une situation de chaos et d’inquiétude, cette sympathie générale de la population pour le mouvement cède devant la peur du désordre. »
Mais je préfère, en éteignant l’ordinateur, penser à ces deux cimetières marins, à la mer, aux colombes, à Paul Valéry et à Georges Braque et à la pensée lumineuse de DHH.
Bonsoir à tous.

Delaporte dit: à

Aucun Gilet jaune n’est encore prêt pour aller rencontrer une autorité politique, même pas Philippe. Rebelotte samedi prochain sur lers Champs-Elysées ? On se dirige vers ça, avec un déchaînement de violence sans égale, une frénésie révolutionnaire qui va tout renverser.

D. dit: à

Delaporte, votre Benoit Hamon a fait une proposition sensée ce soir en demandant un référendum pour une sixième république.

Delaporte dit: à

« On peut imaginer que, dans une situation de chaos et d’inquiétude, cette sympathie générale de la population pour le mouvement cède devant la peur du désordre. »

On n’en est pas encore là. Surtout parce que les Gilets jaunes ne veulent pas discuter, fort de trois journées révolutionnaires déjà entrées dans les annales. Tant que la taxe sur le carburant n’aura pas été abrogée, les Gilets jaunes vont faire monter la pression. Jusqu’à l’explosion finale. Le gouvernement se raidit dans son refus, libre à lui. Ce que disait Todd n’est pas idiot : le gouvernement fait exprès d’exciter par son refus les manifestants, pour abolir la force de protestation révolutionnaire. C’est bel et bien un gouvernement qui gouverne CONTRE le peuple ; après tout, Macron n’a-t-il pas été élu grâce au vote abstentionniste majoritaire ? Un président fantôme, une majorité fantôme, une politique ultra-libérale, et un peuple qui l’a dans le cul !

Delaporte dit: à

« Delaporte, votre Benoit Hamon a fait une proposition sensée ce soir en demandant un référendum pour une sixième république. »

C’est bien, sans doute, sauf que pour moi la prétendue sixième République est une mesure gadget, une peau de banane. Une vraie sixième République serait celle de l’abolition légale du travail. C’est peut-être ce que voulait dire Hamon. Je vais regarder tout à l’heure, quand j’aurai le temps, ce qu’il a dit. Mais je subodore quelque chose de grandiose sous les mots.

Delaporte dit: à

Je me réjouis que beaucoup d’observateurs parlent dans leurs commentaires néanmoins pas toujours rationnels) de la Révolution de 1789. Elle avait commencé comme cela, en plus violent (il y a eu morts d’hommes). Quelqu’un disait que c’était un miracle que samedi il n’y ait pas eu de mort. Pour l’instant. Attendons la suite, mais ce n’est évidemment pas quelque chose que je souhaite. Quand il y aura un mort, alors on jugera Macron, comme le maçon au pied du mur.

Delaporte dit: à

Dès la prise de la Bastille, le peuple a massacré la garnison, et éviscéré le commandant.

renato dit: à

Domain Berne, avec une flopée d’enfants et queques parents, pour l’expo sur le regard que Klee portait sur les animaux. Les enfants aiment Klee et les animaux, je suis curieux de voir leurs reactions.

Chaloux dit: à

Oui, Christiane, la prudence de Todd est assez inquiétante en elle-même. Consolation, les auteurs de coups d’état finissent rarement dans leur lit,- plus souvent dans celui des autres. Il n’est même pas sûr que l’armée, considérablement excédée, accepterait de le suivre dans cette aventure. Finir sur un coup d’état raté lui irait assez bien. L’usurpation de trop…

Chaloux dit: à

Pour rester sur le registre des animaux, j’ai feuilleté (trois pages, comme d’hab, je précise pour Gigi) et acheté, un livre qui m’a l’air tout à fait extraordinaire : Le bestiaire du pape de l’historien italien Agostino Paravicini Bagliani. Belles Lettres. Si vous en avez l’occasion, jetez-y un œil.

Delaporte dit: à

Le gouverneur de la Bastille s’appelait de Launay. Il a peu résisté aux assaillants, supérieurs en nombre. Il est immédiatement massacré :

« En chemin, de Launay est roué de coups, massacré à coups de sabre, décapité au couteau par l’aide-cuisinier Desnot et sa tête mise au bout d’une pique. »

A noter que c’est l’aide-cuisinier Denot qui s’occupa de décapiter « au couteau » (comme s’il préparait un steack-tartare) la tête du malheureux Delaunay. Sa tête fut artistiquement préparée et placée au bout d’une pique qu’on promena dans Paris. C’est cela aussi la magie artisanale du boucher, qui n’hésite pas à rendre service, ici pour découper soigneusement une tête. L’art du boucher rejoint celui du chirurgien. Hélas, de Launay et bien d’autres après lui n’étaient plus là pour y songer.

Delaporte dit: à

J’imagine très bien un entretien aujourd’hui entre Macron et l’apprenti-boucher Desnot. Macron, tenant à sa tête, lui redirait sans doute de traverser la rue…

Delaporte dit: à

Le gouverneur de la Bastille, de Launay, a eu la tête tranchée, mais pas n’importe comment ! Un apprenti-boucher s’en est chargé, du nom de Desnot. Voilà un détail qui aurait dû inspirer Michon dans son livre sur la Révolution. Car Michon impossible est un grand sadique, et l’avoue à qui veut l’entendre.

Delaporte dit: à

On aurait dit à de Launay qu’il finirait en steack-tartare, il eût été bien étonné !

Delaporte dit: à

Un très beau dialogue serait celui entre Hamon et l’apprenti-boucher Desnot. Ces deux-là auraient eu beaucoup de choses à se dire, pacifiquement. Desnot aurait expliqué sans doute à Hamon comment il allait s’y prendre pour faire de Macron un excellent steack-tartare. Mais Hamon lui aurait répondu sur le salaire universel, et l’abolition légale du travail. Hamon lui aurait bien expliqué la chose, et convaincu Desnot que c’était meilleur que le steack-tartare à la Macron. Et Desnot aurait été bien obligé de l’admettre. Aujourd’hui, la révolution passe par de douces paroles explicatives sur l’abolition. Car Desnot, malgré sa fougue, sa jeunesse, malgré peut-être son attrait pour son art de la boucherie (et sa spécialité des steacks-tartares), n’en reste pas moins un citoyen qui va pouvoir faire de sa vie quelques chose de grand. C’est ce que le citoyen moderne demande, même les apprentis-bouchers, et cela aura lieu grâce à l’abolition. Alors, d’accord pour une sixième République, mais d’accord surtout pour le repos républicain !

Ed dit: à

« N’est-ce pas le propre de la psychanalyse »

C’est justement ce qui la décrédibilise. Tout n’est que phallus.

Delaporte dit: à

Et, au fait, Ed, vous ne craquez pas pour l’apprenti-boucher Desnot ?

Delaporte dit: à

Si la TV avait existé à l’époque, elle aurait tourné un documentaire sur Desnot.

vedo dit: à

Puisque ce blog dérive en café du commerce politique, ceux qui étaient plus sensés dans les émissions que j’ai pu voir, du point de vue d’un professionnel en économie (alors que je ne suis pas de leur bord politique) était Piketty et Todd. Je rappelais ici les contraintes de l’Euro, quelques soient ses avantages et ses inconvénients.

Ed dit: à

Soleil vert. Je me « contenterai » sans doute du delta du Mekong et ne remonterai pas le Mekong lui-même jusqu’à Pnomh Penh. J’espère que tout se passera bien.

Ed dit: à

Phnom Penh pardon.

Petit Rappel dit: à

Les causes de la Révolution sont plus complexes.on tentera ici un résumé non exhaustif. Elle commence avec la désacralisation du pouvoir, se poursuit avec les conséquences financières de la Guerre d’Amérique, et s’affirme avec les Cahiers de Doléances. La nomination de Necker, accompagnée de force propagande, est de la poudre aux yeux tant le pays est engoncé dans ses corporatismes, ce qui n’est pas sans rappeler la situation présente
En choisissant la formule des Etats Généraux, la Monarchie n’anticipe pas la révolution des esprits qui va provoquer le vote par tête. Le mouvement de l’Abolition des Privilèges est lancé par la Grande Noblesse, qui peut se montrer généreuse à peu de frais. Les dérapages parisiens puis Versaillais vont mener droit au chaos. On avait rêvé (François Furet) une révolution sur le modèle de l’anglaise, qui ne devait donc pas être sanguinaire. On va obtenir le résultat opposé. Varennes, en désacralisant le Roi et en rompant le pacte séculaire passé avec le peuple, fait céder la dernière digue. On pourra certes recoller les morceaux, ce sera, chacun à leur manière, le role du Consulat puis de la Restauration, mais l’image monarchique est brisée à jamais.

Bihoreau duc de Bellerente dit: à

Un jeune excité s’est solidarisé avec les »gilets jaunes». Ici, au village, c’est mal vu. Le goût du sang. Le goût de la boue. Au moins s’il était beau gosse, il trouverait à baiser. Même pas. Alors il manifeste. Pauv’ plouc…

Delaporte dit: à

Un jeune excité s’est solidarisé avec les »gilets jaunes».
______________________

Un frère lointain du petit Desnot, l’apprenti-boucher coupeur de têtes.

Delaporte dit: à

Le pape a rencontré M. Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, et a fait un beau et fort commentaire sur le rôle des dirigeants dans la paix du monde :
________________________________
Le pape a parlé de la nécessité, sans citer de noms, de «leaders avec une nouvelle mentalité» pour parvenir à la paix. «Il y a un besoin de leaders avec une nouvelle mentalité. Ces politiciens qui ne savent pas dialoguer et discuter ne sont pas des leaders de paix : un leader qui ne s’efforce pas d’aller vers « l’ennemi », de s’asseoir à une table avec lui (…) ne peut pas conduire son propre peuple vers la paix», a conclu le pape François. (Paris Match)

Delaporte dit: à

« Varennes, en désacralisant le Roi et en rompant le pacte séculaire passé avec le peuple, fait céder la dernière digue. »

Varennes est sans doute la date la plus importante de la Révolution. Tout part de là, tout y revient.

Delaporte dit: à

Le petit Desnot était-il parmi les spectateurs qui ont assisté à la décapitation du roi ? Il devait se dire : « Ils auraient dû me confier cette tête, qui demandait du doigté, plutôt qu’à une machine anonyme. » Il a quand même dû se repaître du spectacle, et cela a certainement influencé toute sa vie, qu’elle fût courte ou longue. L’histoire retiendra que Desnot fut celui qui porta le premier coup contre la Monarchie, en un lieu symbolique, la Bastille.

Delaporte dit: à

Peut-être que quelques instants avant que le couperet ne tombe sur la nuque du roi, Desnot a-t-il lancé un mot à l’encontre du guillotiné. Quel fut ce mot ? Sous l’apprenti-boucher se cachait un poète, ou bien un terroriste.

Delaporte dit: à

Tous les historiens qui racontent la Révolution française nous parle de Desnot, du moins ils l’évoquent, dans cet épisode du massacre de de Launay. Mais aucun ne va plus loin, c’est dommage. On aurait bien aimé connaître de manière plus éloquente le destin du petit apprenti-boucher, qui décollait si merveilleusement les têtes (une véritable « découpe au couteau » AOC).

Delaporte dit: à

Il ne faut pas mélanger les choses, la guillotine guillotinait, tandis que Desnot « décollait », et au couteau, s’il vous plaît, artisanalement, presque avec amour. Il n’y a pas photo. Le travail de Desnot était superbe.

Delaporte dit: à

Desnot devait découpé le tête de veau avec une grande maestria. Sa tête de veau ravigote devait être inoubliable.

N'IMPORTEQUOI dit: à

0h46 c’t’un peu hatif, vraisemblablement de vos amis auraient à argumenter mais bon, ok, tout est à jeter dans la démarche psychanalytique, laissons donc les troublés à leurs troubles, le desaxés à leurs vices , les souffrants à leur malaise et n’en parlons plus. Zavez un couvercle pour recouvrir et enfermer tout ce qui provient du tréfond afin qu’il ne fasse plus parler de lui d’aucune façon, par les comportements tous louables et par le langage où tout s’éclaire.

N'IMPORTEQUOI dit: à

Tant il est évident qu’en dehors des névrosés qui cherchent à sortir de leur mal-être en empruntant cette ressource il existe quantité de gens qui trouvent plaisir et jouissance à leurs vices, leurs torsions, leur déséquilibre patent et agissant . Il vit aussi bon nombre de pervers qui s’ignorent et qui si l’on trouvait à les guérir de leur perversité s’ennuieraient privés qu’ils seraient de leur mode préféré de satisfaction. Le club des psychopathes ordinaires n’est pas très adepte de ce genre de thérapie qui il faut le reconnaitre est un chemin long et couteux, pas toujours fructueux en terme résultats. De fait, les motifs qui contrecoeur à la psychanalyse sont variés mais nécessité au préalable une démarche volontaire. L’avoir utilisée dans le traitement de l’autisme m’a toujours paru incongru, au moins pour les autistes du moins pour ceux qui sont prisonniers du silence, à quoi aurait pu servir une approche basée sur le langage dans ces cas, quant aux autres ce serait admettre alors que la science ne peut encorecdeterminer ses causes, que l’autisme trouve son origine dans l’histoire familiale, ce qui est loin d’être prouvé.

N'IMPORTEQUOI dit: à

Décident pour contrecoeur.

Phil dit: à

Todd est un autre Adler (Alexandre), stratège omni scibili régulièrement dégorgé par francemedia, lessivé en dix ans. certes dix ans d’enfumage est un prix élevé à la pompe du gilet jaune de basse extraction du terroir.
Dear Baroz, lu ce mot de Montherlant pour vous: « La jeunesse est le temps où l’on passe à côté de tout ».
n’importe quoi, avez-vous des soucis ? votre pseudonyme est bien mauvais.

jazzi dit: à

Est-ce la raison, Phil, pour laquelle Montherlant a passé son temps et sa main dans les culottes de la jeunesse ?

louis-ferdinand lévy dit: à

Cette fin de race semi-dégénérée n’a rien perdu de la morgue de ses ancêtres. Ils n’ont toujours pas compris, ces sots à particule, qu’ils creusent leur propre tombe à afficher un tel mépris social. Il est vrai que comme imbécile satisfait, confit dans ses préjugés de classe, le Bihoreau se pose là. Rien appris, rien oublié.

rose dit: à

renato

aujourd’hui 4 décembre est la sainte barbe.
deux coupelles creuses
mettre du coton blanc au fond
semez dans l’une, lentilles
dans l’autre, blé.
Arrosez un petit peu régulièrement et laissez germer.
Lorsque les pousses auront grandi, mettre un lien raphia ou autre.
Elles signaleront la réussite des récoltes de l’an que ven.

N'IMPORTEQUOI dit: à

Phil, il est dans l’air du temps.

Alexia Neuhoff dit: à

« Phil, il est dans l’air du temps. »
Merveilleuse polysémie d’une telle expression ! Quoique, les propos du sujet (ses antiennes)dissipent tout malentendu : pas une chanson qui vaille après l’invention du phonographe.

DHH dit: à

@Alexia ….
je ne vois pas la polysémie de l’expression .Pouvez vous me l’expliquer ? merci

x dit: à

Petit Rappel à 3 h 57 min
Quid de la réaction nobiliaire juste avant ?

Encore une mauvaise pensée (mais le pseudo est déjà pris, je crois) : quid de l’appropriation (féconde, brillante), aboutissant certes à une amélioration foudroyante, une transfiguration, du Cimetière au bord de la mer de Pierre Antoine Lebrun (1785-1873) ?
Impossible de retrouver autre chose que ces quelques vers, mais M. Court a certainement les autres 

Vous êtes là, couchés sous les gazons connus.
Les vents ont dispersé de royales poussières.
Les matelots ici n’ont plus peur…
Au lieu qui les vit naître, ils reviennent mourir.
Qu’un humble coin de terre, à l’ombre de ces arbres,
Plairait mieux que ces lieux où les funestes marbres…
Où souvent à leurs os on dispute l’espace,
Où la vie au trépas vient demander sa place.

N'IMPORTEQUOI dit: à

AN, n’importe quoi!

Alexia Neuhoff dit: à

DHH dit: 4 décembre 2018 à 10 h 59 min
« Phil, il est dans l’air du temps »
Soit le sujet de la phrase est « il » auquel cas il renvoie à… [ici : la bizarrerie du pseudo], soit il y a dislocation, c’est à dire que le sujet de la phrase (Phil) est suivi (redoublé) du pronom personnel correspondant, tournure que même Proust a utilisée pour rendre compte du langage parlé.

Anna Fort dit: à

Partie longtemps, revenue de loin, les comiques monopolisent la parole : MC, Chaloux, Delaporte, les pieds nickelés
heureusement, Christiane et Jazzi sont toujours là, enfin ???

Janssen J-J dit: à

Il faut dire qu’Eric Vuillard ne s’est pas trop attardé sur l’épisode (Juillet 14), encore qu’il mentionne les circonstances de l’arrestation, mais pas trop le travail soigné de l’orfèvre en charcuterie, Desnot.
J’ai préféré ce petit roman aux gesticulations
de P. Michon. Pourquoi se référer aux Onze, d’ailleurs ?
De toute façon, De Launey occupait un poste pour lequel il n’était pas fait. Voilà ce qu’il en coûte de mettre des aristocrates énarquisants à la tête institutions publiques pour lesquelles ils sont assurément totalement incompétents. On purrait en faire des parralèles avec d’aucuns, à partir du portrait peu flatteur qu’en laissa le lieutenant Deflue à la postérité, x et mc2 :

« C’était un homme sans grandes connaissances militaires, sans expérience et de peu de cœur. (…) Dès le premier jour, j’appris à connaître cet homme par tous les préparatifs qu’il faisait pour la défense de son poste et qui ne rimaient à rien, et par son inquiétude continuelle et son irrésolution, je vis clairement que nous serions bien mal commandés si nous étions attaqués. Il était tellement frappé de terreur que la nuit, il prenait pour des ennemis les ombres des arbres et des autres objets environnants. Les Messieurs de l’état-major, le lieutenant du roi, le major de la place et moi-même, nous lui faisions très souvent des représentations, d’une part pour le tranquilliser sur la faiblesse de la garnison dont il se plaignait sans cesse, et d’autre part pour l’engager à ne pas se préoccuper de détails insignifiants et à ne pas négliger les choses importantes. Il nous écoutait, paraissait nous approuver et ensuite il agissait tout autrement, puis, un instant après, il changeait d’avis ; en un mot, dans tous ses faits et gestes, il faisait preuve de la plus grande irrésolution ». La situation était telle d’ailleurs que le baron Besenval, commandant militaire de l’Île de France, avait en vain demandé au maréchal de Broglie de le remplacer par un officier plus sûr et plus ferme ».

Ils n’ont pas voulu écouter les gilets jaunes, la rdl les avait pourtant avertis, hein ! No comment.

Lavande dit: à

Delaporte 14 commentaires pour nous parler de Desnot et de son aptitude à couper les têtes, c’est pas un peu …obsessionnel ?

D. dit: à

Très mauvaise idée pour Philippe de faire une annonce un mardi, jour dominé par Mars qui préside aux conflits.
Il aurait fallu la faire mercredi matin à 09h afin de bénéficier de l’influence de Mercure (communication et échange) et planter le clou jeudi pour bénéficier de l’influence de Jupiter (grands projets durables).
Donc tout ça est désormais très mal parti.
Samedi étant sous l’influence de Saturne, planète négative, nous pouvons aujourd’hui nous inquiéter.
Enfin, toute déclaration effectuée vendredi, jour vénusien, sera du flan séduisant au premier abord mais inapplicable et voué à disparition/échec.

Janssen J-J dit: à

est-elle bête, cette Alexianne Neuhoff avec ses chocolats de noël belges et à se prendre pour la proust-prout de la rdl…
Comme si béré n’avait pas le droit de « parler popu », sans se voir corriger sa copie pour cause de polysémi(tisme)…

et alii dit: à

On purrait en faire des parralèles avec d’aucuns, à partir du portrait peu flatteur qu’en laissa le lieutenant Deflue à la postérité, x et mc2 :
moi, je ne corrigerai plus l’orthographe, ni rien d’autre;
merci aux commentateurs dévoués

D. dit: à

De plus Philippe va parler à 13h, introduisant le nombre 13, particulièrement néfaste.
Tout ça pour se synchroniser avec le JT de milieu de journée, ce qui est parfaitement superflu, celui-ci étant peu regardé contrairement à celui de ce soir 20h qui aurait été bien plus proche de l’influence mercurielle.

D. dit: à

La différence entre aujourd’hui et demain est encore plus contrastée par la numérologie des dates : aujourd’hui est 9, symbole d’ancien monde. Demain est 1, symbole de naissance et d’origine. Jeudi est 2, ce qui est moins bien que 3, certes, mais tout binaire porte en lui la potentialité d’une résolution en ternaire.

D. dit: à

Samedi sera un jour en 4, nombre de l’activité humaine poussée à son maximum.
Ça en dit déjà long sur ce qui va se passer compte-tenu de la domination de Saturne.

Chaloux dit: à

Anna Fort dit: 4 décembre 2018 à 11 h 48 min

Merci de revenir. Il y avait pénurie de c.nnasses.

jazzi dit: à

rose, tu as vu cette pauvre octogénaire marseillaise, morte chez elle à cause d’une malencontreuse grenade lacrymogène !
Tu n’as pas l’air de porter Castaner dans ton coeur, il a laissé un mauvais souvenir de son passage à Forcalquier ?

christiane dit: à

X – 11h03
Comme un écho…

« Dans Arles, où sont les Alyscamps,
Quand l’ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses.
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton cœur trop lourd,

Et que se taisent les colombes:
Parle tout bas, si c’est d’amour,
Au bord des tombes. »

Paul-Jean Toulet – Contrerimes

Janssen J-J dit: à

Oui, at alii, il vaut mieux renoncer à corriger l’orthographe des autres, (même si parfois ça fait du bien par où ça passe, surtout à l’endroit de celzéceux qi vous exacerbent les nerfs), car on n’est jamais exempt soi-même d’une bévue, même après trois vérifications avant de cliquer…
Quant aux prétendues béquilles correctrices électroniques, laissez-moi rire. Seraient plutôt du genre à nous f… la honte, mdr/lol/etc/icônes émotives/ 😉

Paul Edel dit: à

Puisqu’on rejoue les cahiers de doléances version station- service, reconnaissons que Mélenchon avait depuis longtemps endossé magnifiquement le rôle de Danton sur le port de Marseille, devant » sa » foule, et mis la perruque de Fouquier-Tinville face aux journalistes de télé. Alexis Corbières hésite encore entre Camille Desmoulins et Marat. Ségolène Royal(nom difficile à porter ces temps- ci) aimerait poignarder quelqu’un dans le style virginal de Charlotte Corday, mais elle ne sait pas trop qui prend son bain. Cependant dans la distribution des rôles, quelqu’un semble se tromper d’époque et de rôle, c’est Marine LePen ; elle serait plutôt Madame Sans-Gêne version impériale. François de Rugy hésite, lui, comme toujours , entre Condorcet, Tallien et lui-même,mais il préserve les gestes enrobants de Turgot

jazzi dit: à

Ed, hier dans le bus, il y avait derrière moi une blonde d’une vingtaine d’années, en pleine conversation avec son portable. A un moment donné elle a dit : « Je m’en bats les couilles ! ». J’ai un peu sursauté, puis je me suis rappelé que ce n’était pas la première fois que j’entendais cette expression dans la bouche d’une jeune femme. Est-ce une forme d’appropriation du phallus ? Difficile d’imaginer un mec disant à un autre mec ou une fille : « Je m’en gratte la chatte ! »

Clopine dit: à

Dis, Jazzi, c’est des copains à toi, ces Gilles et John ?

(bon d’accord, je sors.)

jazzi dit: à

Paul, je ne sais pas si l’histoire repasse les plats, mais la machine à terreur a l’air de se mettre en place ! Le pauvre Mélenchon semble dépassé par les évènements et n’est pas allé à Matignon, comme tous ses petits camarades. Actuellement, dans les couloirs du métro, on peut admirer de grands portraits en pied de Ségolène Royal nous affirmant : « Ce que je peux enfin vous dire »…

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