de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
La thèse universitaire, alibi de fantasmes

La thèse universitaire, alibi de fantasmes

« Tout finit en Sorbonne. Tout se décompose en thèses » soupirait déjà Paul Valéry en ses Cahiers des années 20. Depuis, ça ne s’est pas arrangé. Les gens qui s’adonnent à ce vice impuni sont appelés des thésards, version sardonique de « doctorants » qui sent déjà la pharmacie. Charles Coustille en fait le constat ironique dans Antithèses (312 pages, 24 euros, Bibliothèque des idées, Gallimard). Rien n’est académique comme l’idée de thèse, longtemps synonyme de révérence vis à vis des maitres, respect de l’ordre établi, conformisme. Longtemps, elle est passée pour un exercice formel effectué sous la pression normative, collection de lieux communs sans originalité et purement descriptive, ce que Jules Ferry déplorait déjà en 1880.

En fait, la forme d’une thèse change plus vite que le cœur d’un mortel mais il n’y a pas à s’en plaindre. Faut-il être pervers pour éprouver de la nostalgie à l’endroit de la thèse d’Etat, cette chose obèse que l’étudiant, vieillissant avec elle, mettait des années à ne pas terminer. Le doctorat de IIIème cycle, après soutenance d’une thèse ou la présentation de travaux, les en a libérés. Si elle n’est plus tenue comme le premier travail scientifique d’un jeune professeur, elle n’en donne pas moins le coup d’envoi public de sa carrière. Céline perçait-il déjà sous Louis Ferdinand Destouches lorsqu’il consacra sa thèse de médecine à l’hygiéniste hongrois Semmelweis ? Elle prend de telles libertés avec la rigueur biographique qu’il vaut mieux la lire comme un roman prometteur. D’ailleurs, au moment de vendre les droits de ses œuvres aux Américains, l’auteur songea même à une adaptation cinématographique de sa thèse, ce qui aurait été le cas échéant une grande première !

Antithèses aborde maints exemples, jusqu’au plus subliminal dès lors que La Nausée de Sartre a été lu comme « un roman à thèse » (son livre sur L’Imaginaire ne pouvant plus être présenté comme thèse après avoir été publié par Gallimard, il songea à la remplacer par « un machin sur le Néant ou n’importe quoi si la fantaisie m’en prenait » confia-t-il à Beauvoir). L’enquête de Charles Coustille est particulièrement réjouissante lorsqu’il développe le cas de deux auteurs.

Tout d’abord Charles Péguy dont on a oublié qu’à partir de 1906, tout occupé qu’il fut par les Cahiers de la Quinzaine, il se lança dans une thèse en Sorbonne consacrée à… la critique de l’enseignement en Sorbonne. Il y a travaillé des années jusqu’à ce qu’elle sorte de ses priorités. Il en reste un long poème en prose de près de 300 feuillets. L’écrivain y prend prétexte d’une soutenance de thèse d’histoire pour y exposer son antithèse : à savoir que lorsqu’une thèse est bonne, tout ce qu’on peut encore lui reprocher, c’est de « ne pas épuiser la réalité de l’événement ». Il présente le candidat non comme celui qui est jugé par un jury lors de la soutenance mais comme celui qui « instruit le procès de son jury » (de Jeanne d’Arc à Dreyfus, Péguy reste Péguy !) ; il raille les historiens méthodiques disciples de Seignobos, la prétention scientifique de leur lecture critique des sources manuscrites et leur écriture mortifère ; à celle-ci, il oppose une écriture vivante, une narration intensive, seuls moyens selon lui pour éviter que, à l’image de la mystique dreyfusiste dégradée en politique jaurésienne, la mémoire ne se dégrade en histoire… Une thèse étant censée soutenir une thèse, celle de Péguy était insoutenable. D’ailleurs elle ne fut pas soutenue. Mais il en reste quelque chose : la « respectueuse répulsion » (la formule est de Pierre Macherey dans son essai sur La Parole universitaire, 2012), des écrivains pour l’Université tenue pour une menace

Le cas de Roland Barthes est tout aussi délectable. Lui qui n’a jamais pu terminer son doctorat n’en a pas moins encadré un grand nombre de thèses et siégé au jury de plus de cent cinquante soutenances. Le plus remarquable est qu’il ait consacré tant de pages au sujet. Jusqu’à trancher :

« Les thèses de troisième cycle, pour les neuf dixièmes, sont des alibis de fantasmes »

Elles refoulent le fantasme du livre. Quant au dixième restant, Barthes le divisait en deux catégories : celles qui correspondent au principe de réalité (une niche libre indiquée par le directeur de recherches) et celles qui sont réellement fantasmatiques et, partant, vouées à l’échec car « l’institution ne saurait tolérer le désir non canalisé ».

 Il est vrai que le désir d’écriture des aspirants universitaires est le plus souvent bridé par les exigences du cadre institutionnel ; l’oublieraient-ils que le regard des Anciens, sous lesquels ils s’expriment dans la salle Louis-Liard de la Sorbonne, les rappelleraient aussitôt à l’ordre et modéreraient toute théâtralisation excessive de l’exposé. J’arrête là ce compte-rendu, paralysé par un cruel rapport de thèse signé Barthes :

« Nous sommes une civilisation sans haïku : c’est un peu ce que disent, non sans grandeur, vos 800 pages ».

Dois-je préciser que pour chacun de mes livres, biographies ou romans, la lecture d’un certain nombre de thèses, le plus souvent consacrées à ce qui est généralement considéré comme un micro-sujet au sein d’un point de détail, me comble de bonheur par les pistes de réflexion qu’elles offrent et par l’approfondissement sans pareil qu’elles présentent d’un sujet…  J’en fais mon miel. C’est pourquoi je suis de ceux qui les citent au même titre que des ouvrages dans mes bibliographies.

(Photo Passou)

Cette entrée a été publiée dans Essais, Histoire Littéraire.

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commentaires

1 182 Réponses pour La thèse universitaire, alibi de fantasmes

rose dit: 17 avril 2018 à 0 h 52 min

Pat V dit: 16 avril 2018 à 12 h 53 min

Mais au-delà de l’ estime, où en est la compréhension réelle?

Pat V
l’estime c’est déjà beaucoup pck elle induit le respect.
Certes, la compréhension réelle est limitée par le temps restreint.
Néanmoins, il se passe une opération, une amorce de réelle compréhension.
Le jardinier a refusé que je fasse un stage avec lui, mais en cuisine j’ai appris énormément : les contraintes draconniennes d’hygiène, le travail harassant et debout, l’esprit d’équipe impératif et la priorité bienveillante accordée aux élèves.

Franchement, c’était une belle expérience.

Grâce à Clopine ai retrouvé mille autres jobs d’été, mais découvrir toutes les composantes d’un milieu professionnel c’est passionnant.
L’idée étant que nous sommes tous à égalité et que le respect mutuel est le ciment qui nous lie et permet au dispositif de fonctionner avec huile dans les rouages. Une cohérence globale au lieu de tirer chacun la couverture à soi en vertu de ses propres privilèges.

Merci à tous de toutes vos interventions. Voudrai dormir sainement, ne reviens pas sur le sujet qui me passionne.

Clopine Trouillefou dit: 16 avril 2018 à 23 h 43 min

Mais mais mais, c’est quoi cette curiosité, D. ? Et plus précisément, qu’est-ce que ça peut bien vous f..outre ?

bérénice dit: 16 avril 2018 à 23 h 20 min

D; Clopine est une fermière , était et sera; aUssi poUvons nous sUpposer qu’elle posa pour un tableaU champêtre à la limite un remake d’Un Fragonard si le peintre libertin réUssit à obtenir un consentement poUr une scène presque lascive en toUs les cas sUffisament ingénUe poUr en masquer la godriole soUs jacente, en dessoUs la première coUche de peintUre.

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 18 h 23 min

Ferme ta gueule, gros con, t’es qu’une sinistre merde que j’écrase sous mon talon à chaque commentaire.

Clopine Trouillefou dit: 16 avril 2018 à 16 h 18 min

??? Ben, de tableaux ! J’ai posé aussi pour des sculptures, mais ça n’a pas marché !

Chaloux dit: 16 avril 2018 à 15 h 26 min

Blabla, je m’honorent d’être insultés par un p(h)ion de collège come toît.
(j’écris dans ton style pour que tu comprennes mieux)

D. dit: 16 avril 2018 à 15 h 15 min

où les élèves grosso modo maîtrise parfaitement ce genre scolaire et je suis même surpris du peu de fautes d’orthographes qu’elles contiennent, ce qui signifient qu’ils se relisent.

…sans commentaire.

D. dit: 16 avril 2018 à 15 h 13 min

me compte est facile à faire : 5 semaines de congés annuels et 4 semaines de RTT

4 semaines de RTT ?!! Pour 39 heures au lieu de 35 ? N’importe quoi…

Le nombre de RTT est dans ce cas de 12 annuels, ce qui ne permet évidemment pas de partir 4 semaines mais 2 1/2 tout au plus.
Il suffit de savoir compter.

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 15 h 12 min

Grossier avec les gros porcs de ton espèce, certainement ! Et mes élèves m’approuveraient s’ils me lisaient ! Ils détestent eux aussi les gros porcs de ton genre ! Trouducul de porc !

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 15 h 10 min

Il n’y a pas de scrupuleux de la correction ! C’est quoi ce vocabulaire ?!! Je peux voir la différence entre corriger des rédactions à Drancy et à Janson, où les élèves grosso modo maîtrise parfaitement ce genre scolaire et je suis même surpris du peu de fautes d’orthographes qu’elles contiennent, ce qui signifient qu’ils se relisent. A Drancy, on ressort de la correction d’un paquet de copies de rédaction avec la t^te grosse comme une citrouille tellement c’est parfois même incompréhensible et souvent illisible ! Alors là, oui, il faut être scrupuleux pour faire son métier, et c’est précisément l’honneur de la profession ! Et parfois reconnu par des parents qui nous en remercient.

D. dit: 16 avril 2018 à 15 h 04 min

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 14 h 55 min

Je préfère être heurux de ce que j’apporte à mes élèves que d’être un cornard de ton espèce gonflé de vent et de prétention. Ignoble trouducul

Excusez-moi, mais à qui vous adressez-vous donc, WGG ?

D. dit: 16 avril 2018 à 15 h 03 min

non, non, ce n’était pas des QCM. Pas du tout.
La correction requière de l’aptitude, c’est tout. Savoir considérer et gérer des seuils, avoir une vue du détail et de l’ensemble, allier rigueur et souplesse, pauses et accélérations. Certains profs en sont incapables et se font mal pendant 40 ans avec leurs copies. C’est tout. Je ne dis pas que c’est votre cas. je dis que c’est ce qui peut arriver.

DHH dit: 16 avril 2018 à 15 h 00 min

@ clopine
vous écrivez
De toute façon, si vous supprimez les congés des profs, vous supprimez aussi les profs, qui ne voudront évidemment plus faire ce boulot devenu si ingrat.
pas tout a fait exact.il n’y aurait effectivement plus de profs, mais parce qu’ils perdraient définitivement la santé après quelques années s’ils n’avaient pas cette respiration représentée par les vacances

D. dit: 16 avril 2018 à 14 h 58 min

Ca c’est l’Olympe !

Pas du tout.
J’en connais deux parmi mes proches, ce sont juste des bourreaux de travail, des gens qui ne trouvent leur équilibre que là-dedans ce qui est quelque part une chance pour eux et d’un autre côté une malchance parce que ça les a fait passer à côté de plein de choses.

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 14 h 55 min

Je préfère être heurux de ce que j’apporte à mes élèves que d’être un cornard de ton espèce gonflé de vent et de prétention. Ignoble trouducul !

Pat V dit: 16 avril 2018 à 14 h 46 min

et je suis ressorti de la classe tout pimpant et plein d’énergie WGG.

Monsieur se gonfle avec ce qu’ il peut…Il devrait pratiquer un sport toni-cardiaque et déstressant. Cela améliorerait encore ses performances et lui maintiendrait les fesses fermes plutôt que de rester sur sa chaise devant l’ ordinateur! 😉

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 14 h 44 min

Mais vous n’ avez pas la pensée très fulgurante à ce que l’ on peut en lire ici…
________
Et vous, vous pnsez que vous avez la pensée fulgurante pour sortir de telles corneriez ! Pauvre cornard prétentieux ! Vous êtes un fat et même un fa dièse !

Pat V dit: 16 avril 2018 à 14 h 40 min

j’ai toujours voulu avoir la liberté de lire et de penser.WGG.

Mais vous n’ avez pas la pensée très fulgurante à ce que l’ on peut en lire ici…

Clopine Trouillefou dit: 16 avril 2018 à 14 h 39 min

Et moi itou j’ai fait un nombre incalculable de jobs différents. Conditionneuse en usine, par exemple, dans une quinzaine d’usines différentes, la pire étant la boîte « kiwi ». Femme de ménage. Saisonnière agricole. Vendangeuse. Compteuse de roues de poids lourds, mais aussi dame de compagnie, dactylographe, secrétaire, hôtesse d’accueil-standardiste, aide-libraire (qui a voulu vainement me bousculer dans l’arrière-boutique, comme le vieux salopard qu’il était), comptable, guichetière, cuisinière de collectivité,baby-sitteuse, serveuse, gardienne d’immeuble, employée du PMU, distributrice de prospectus et « modèle vivant ». Qui dit mieux ?

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 14 h 39 min

Ce n’est pas qu’ils ne le savent pas, Clopine, c’est qu’ils aiment enseigner, c’est aussi simple que ça. L’autre jour, j’ai pu faire en 3ème un cours qui a très bien marché, qui a fait sourire les meilleurs, et je suis ressorti de la classe tout pimpant et plein d’énergie. Inversement quand j’ai devant moi des abrutis qui n’écoutent rien.

Pat V dit: 16 avril 2018 à 14 h 35 min

Et alors ?!!! C’est votre choix de vie. Moi, j’ai toujours voulu avoir la liberté de lire et de penser.WGG.

Le choix, c’ est vite dit. On fait avec les hasards de la vie…
J’ ai toujours eu la liberté de lire et de penser : membre du comité de rédaction d’ une revue nationale d’ art ( sans être payé ), et plusieurs publications et d’ entretiens, émissions de radio régulières et souvent en direct, de Michel Butor à Pierre Bourgeade, etc…etc…
Une bourse souple toujours avec moi, en voiture, en avion, dans les hôtels, avec des couleurs, du papier et quelques livres en cours de lecture.
Et toujours la liberté de prendre une heure pour visiter galeries et musées dans les belles provinces de France et d’ Europe!
Avec tout ce temps libre, avez-vous écrit quelque chose de conséquent vous-même? 😉

Clopine Trouillefou dit: 16 avril 2018 à 14 h 30 min

Sur le « scandale » des vacances des profs : c’est un reproche ringard et complètement obsolète. Parce que dans n’importe quelle collectivité territoriale ayant gardé les 39 heures hebdomadaires de « travail » (heuheuheu), le compte est facile à faire : 5 semaines de congés annuels et 4 semaines de RTT = 9 semaines + 2 jours de RTT + 3 journées dites « du Maire » (ou « du Président ») placées pendant les « ponts », par exemple, pour 2018, la veille du mardi 1er mai et du mardi 8 mai + 3 jours possibles avec le « fractionnement » (quand vous partez en décalé, soit 10 semaines et une journée… Soit, si vous jouez astucieusement des jours fériés, un écart de DEUX SEMAINES ET DEMIE SEULEMENT avec les profs (car en plus ils ont des journées de « pré-rentrée » hors présence des élèves.)

Donc faut arrêter, d’autant que, comme l’ont dit les filles, la fatigue des cours et le temps passé aux corrections et autres réunions pèsent bien plus sur le prof que sur l’agent administratif qui quitte son bureau, l’âme en paix et le week-end en bandoulière…

De toute façon, si vous supprimez les congés des profs, vous supprimez aussi les profs, qui ne voudront évidemment plus faire ce boulot devenu si ingrat.

Moi, ce qui m’épate chez les profs, c’est leur incapacité à évaluer leurs propres capacités et à comprendre qu’ils ont tous les atouts requis pour réussir dans d’autres métiers. Un prof c’est quelqu’un d’organisé et patient, qui sait accepter les contraintes, qui sait être autonome, qui a des qualités évidentes d’écoute et de pédagogie, qui sait expliquer et donner des consignes précises, qui sait s’exprimer à l’oral comme à l’écrit, qui sait où trouver les informations et les transmettre, et qui a souvent une conscience du bien commun bien supérieure aux autres catégories professionnelles, sans compter la déontologie qui accompagne l’exercice de l’autorité sur autrui. Les profs sont donc aptes à exercer des dizaines et dizaines de métiers différents, mais ils ne le savent pas, ahaha.

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 14 h 26 min

Mais ferme donc un bonne fois ta grosse gueule, mon pauvre chaloux. T’es juste un grosse merde, un calomniateur de merde, un de ces prurits vulvaires et hystériques qu’on rencontre sur les blogs qui n’ont que la haine à faire valoir comme gloire personnelle ! Une tête remplie d’air !

DHH dit: 16 avril 2018 à 14 h 22 min

@WGG
vous écrivez :
l’agrégation c’est une question de travail et de disponibilité.
Vous oubliez l’essentiel: c’est aussi et surtout une question de chance

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 14 h 22 min

Pat V dit: 16 avril 2018 à 14 h 12 min
Et alors ?!!! C’est votre choix de vie. Moi, j’ai toujours voulu avoir la liberté de lire et de penser. Je ne vois pas en quoi votre type de travail devrait s’imposer aux professeurs.

L’idée qui traîne dans la tête des Français, c’est qu’ils croient que les profs ne fichent rien sous prétexte qu’ils assument que (!!!!!) 15 ou 18 heures par semaine. Mais c’est là où le raisonnement est une pure duperie et un pur mensonge de pur démagogue. Faire cinq heures de cours dans le secondaire au collège c’est totalement épuisant aujourd’hui avec les élèves qu’on a.

Jazzi dit: 16 avril 2018 à 14 h 18 min

« Les élèves partent en vacances épuisés eux aussi. »

Moi, je revenais de vacances deux fois plus épuisé, WGG !

Extrait de l’introduction d’un prochain livre :

Enfant rêveur, je fus un paresseux contrarié.
J’avais dix ans quand mon père est mort, subitement, laissant ma mère, sans ressources et sans métier, avec trois jeunes enfants à élever.
C’est alors que se posa très vite, à mon frère aîné et moi, la question, pendante, de l’argent de poche.
Pas d’autres solutions, désormais, que d’y pourvoir par nous-mêmes.
Par bonheur, une de mes vieilles tantes paternelles, revendeuse de fruits et légumes à la halle centrale de la ville, me proposa de venir l’aider les dimanches matins, de huit heures à treize heures. Outre un beau billet de banque et un copieux déjeuner, elle me donnait un plein sac de légumes à ramener à la maison.
L’automne qui suivit la mort de mon père, j’entrai au collège et, outre les études, commença pour moi, en parallèle, toute une série de petits boulots.
Je fus par la suite, apprenti charcutier, garçon de courses, plongeur, commis de bar, serveur, vendeur, durant les grandes vacances d’été, mais également placeur d’encyclopédies ou de polices d’assurance et donneur de cours particuliers, le reste de l’année.
De dix ans à vingt ans, j’ai beaucoup travaillé.
Je parvins néanmoins à obtenir le bac, en ayant consacré aux études le minimum syndical.
Sans compter que cette décennie-là, l’enfant nonchalant que j’étais s’était métamorphosé en un svelte jeune homme aux épaules larges et aux membres musclés.
Une révolution complète qui me laissa épuisé.
Traînant encore deux, trois ans sur les bancs de l’université, je décidai, dès cette époque-là, de prendre ma retraite.
Une retraite relative, qui ne me verrait accepter de travailler que pour ce qui me motiverait vraiment.
Depuis, je n’ai jamais dérogé à cette règle, renouant ainsi avec ma nature profonde.
Travaillant juste ce qu’il faut pour gagner, aujourd’hui comme hier, rien de plus que… mon argent de poche !

Chaloux dit: 16 avril 2018 à 14 h 15 min

Cela, dit, tu ne peux pas affirmer, Blabla, qu’un gros naze comme toi, dépourvu de la moindre parcelle de bon sens -on vient de te voir à l’œuvre avec le problème de l’historicité du personnage de Jésus- qui raconte n’importe quoi à longueur d’année en brandissant une culture de dixième main partiellement récoltée sur des sites d’extrême droite, puisse être un bon professeur. Né calamité, tu l’es à tous les étages.

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 14 h 13 min

L’agrégation c’est simplment un bac à la puissance dix. Faut se bourrer l crâne et savoir raisonner à partir de son savoir. C’est une question de travail et de disponibilité. C’est tout. Pour le capes, c’est pareil.

Pat V dit: 16 avril 2018 à 14 h 12 min

quand je bosse 10 heures par jour D.

Cela a été mon cas et quelquefois, le week-end les clients vous appellent, toujours pour un problème urgent à résoudre!
Le week-end, réunion à Milan, Birmingham, Bologne, en Navarre (Esp.)Paris, Bordeaux, Toulouse, Lyon, etc, etc…

@Rose,
Retraité agricole
retraité Ircantec,
retraite sécu,
Retaites de cadre (2 )
Ce ne sont pas des boulots d’ un jour ou d’ une semaine…
Bien à vous.

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 14 h 02 min

De toute façon, le manque de respect envers les professeurs est devenue une culture dans la jeunesse. C’est une honte pour notre pays !

Les vacances sont nécessaires. Ni les élèves ni les professeurs ne tiendraient sinon. Les élèves partent en vacances épuisés eux aussi.

Il n’y a pas de professeurs planqués; c’est un pur fantasme. Il n’y a pas de mauvais profeseurs, c’est un pur fantasme aussi. Un professeur subit une inspection pour être titularisé, s’il est mauvais on ne le titularise pas. C’est aussi simple que ça ! Ensuite il est régulièrment inspecté. Des stages sont organisés pour les profs chaque année à qui souhaite y participer pour se former n cas de besoin ou de nécessité imposée par l’inspection. Il n’y a donc pas de mauvais professeurs. Il y a simplmnt un dénigrement systématique comme un sport national dans ce pays de merde envers les professeurs. Le suicide français.

Certains profs participent en effet à des ouvrages scolaires ou sont même directeur de collection pour des collections d’auteurs classiques. C’est leur choix, ce sont de bons profs, rien que de normal. En fin d’année, certains sont également sollicités pour corriger les concours de recrutement. C’est ça le service public, c’est normal. Le problème n’est là du tout.

rose dit: 16 avril 2018 à 13 h 59 min

sileil vert

je ne vaus pas éplucher les comptes. N’empêche une m’a dit fynécologue ou avocate ma retraite est basse.
Oui mais si elles gagnaient 10 000 euros par mois durant leur temps de travail et bien qu’elles épargnent, sainte vierge. Au lieu de se lamenter je.ne peux pas vivre avec 3000 euros par mois à la.retraite.

rose dit: 16 avril 2018 à 13 h 54 min

je ne suia pas une héroïne

soleil vert

merci de compatir.
la dame en question porte le même prénom que moi et est nourrice à domicile
je l’aime relativement bien. Mais tu travailles tes abdos t’es pas là pour qu’in te fasse iech sur ta retraite de fonctionnaire. Quand même !

rose dit: 16 avril 2018 à 13 h 51 min

non mais j’ai fait peu. De deux heures journaliste à huit joirs en cuisine et en qq visites à domicile chez les patients avec nécrose à la jambe et deux soirs au ménage. Ce n’ètait pas ume galère professionnelle : il s’agit d’un choix personnel que j’ai assumé à dinf.
Cela me permet d’avoir un respect immense pour d’autres corps de métier qui ne sont pas le mien.

Immense.
Il me manque marin pêcheur et marin pompier.

DHH dit: 16 avril 2018 à 13 h 44 min

@Christiane
ces moments forts si gratifiants sont ceux qui vous réconcilient au moins pour un temps avec le métier.
quelle joie de recevoir une lettre pendant les vacances où on vous dit le plaisir pris à une lecture conseillée,de recevoir d’une élève qu’on aimait puis perdue de vue l’annonce de son succès à Sèvres, et, lorsque vous la revoyez, qu’elle vous dit ce que vos cours lui ont apporté, et qu’elle se souvient en détail de tel ou tel texte expliqué en classe dont vous avez été le passeur .
je me souviens d’une vieille institutrice de CP qui me disait combien les parents fondaient de reconnaissance envers elle , à l’idée qu’il lui avaient confié des bébés et qu’en fin d’année elle leur rendait de enfants sachant lire savaient lire; ils la regardaient comme l’auteur d’un miracle.

bérénice dit: 16 avril 2018 à 13 h 38 min

Le Phèdre à ma disposition est je crois d’une édition plus ancienne encore que les Classiques Larousse, collection theatre chez Librairie Hachette 1922 par Rene Vaubourdolle. Des notes abondantes .

DHH dit: 16 avril 2018 à 13 h 29 min

@Bérénice
11h 52
merci de la citation
Iphigénie n’est pas je pense aussi aboutie que Phèdre ou Andromaque qui sont de bout en bout des joyaux de langue et de construction dramatique.
Mais j’a un faible pour cette pièce ,pour l’avoir disséquée il y a une cinquantaine d’années en vue son édition en un de ces petits classiques comme Larousse en publiait alors.
ces fascicules avaient cette particularité qu’a presque chaque vers passage du texte racinien était associée en note une batterie de questions guidant les élèves(et les profs) dans sa compréhension

Soleil vert dit: 16 avril 2018 à 13 h 28 min

J’admire le travail des professeurs. Cette idée d’être en représentation quotidienne comme me dit Rose, c’est qq chose que je n’aurais jamais pu assumer physiquement. J’admire aussi les titulaires d’une agrégation. Ca c’est l’Olympe !

christiane dit: 16 avril 2018 à 13 h 22 min

Rose, juste en passant…
je crois que la mémoire du métier est dans ces instants fugitifs que l’on a vécus : un élève qui a réussi un travail, qui est heureux, un dialogue positif avec un parent, le sourire d’un enfant, une passion qui a glissé de l’adulte à l’enfant pour une toile, un livre, une page historique, ces élèves (pour les petites classes) qui entrent dans la lecture, une règle de grammaire qui enfin a été comprise, le bonheur de retrouver sa classe à la rentrée, la tristesse de la dernière classe… les mauvais souvenirs, ils ont raison, on en trouve dans tous les métiers mais quel beau secret que celui de la transmission…

DHH dit: 16 avril 2018 à 13 h 16 min

@Pat 11h 58
c’est précisément prce que je n’ai ps eté prof toute ma vie qu’apres avoir passé 7 ans a enseigner la litterature le latin et le grec j’ai fait un autre metier ,en apparence plus astreignant (en apparence seulement) que j’ai pu apprécier la différence entre la tension permanente du métier de prof et le cocooning de la vie de bureau ,même avec des responsabilités, même avec des collaborateurs dont on doit refaire le travail ,même avec des collègues qui vous mettent des peaux de banane ,même avec des supérieurs bornés ou cossards, et même malgré la malveillance insidieuse des femmes entre elles quand il y en a deux de même rang dans un service.

D. dit: 16 avril 2018 à 13 h 08 min

et pourtant je suis un gars social, qui veut le nivellement par le haut en terme de statut.
Mais là je peux vous dire que souvent il y a de l’abus. je ne parle pas des jeunes profs balancés dans le 93 et qui font une dépression nerveuse. bien entendu. je parle du cas général.

bérénice dit: 16 avril 2018 à 13 h 07 min

Rose n’étale pas ses galères mais expose son itinéraire , personne je crois ici n’est trop friand de décoration, la médaille du travail existe encore pour les plus anciens pour les autres déco plus prestigieuses elles nécessitent un service rendu à la nation, une grandeur, une excellence, un exploit artistique, sportif, scientifique, humanitaire…

Soleil vert dit: 16 avril 2018 à 13 h 06 min

>Rose « Même au cours de gym, une m’a emmerdée avec la retraite des fonctionnaires ». Je compatis.

J’ai moi-même été fonctionnaire travaillant chez un opérateur téléphonique privé (un de ces particularismes dont s’accommode le droit français).Mes primes n’ont pas été prises en compte pour le calcul de ma retraite. J’ai perdu 50% de mes revenus. De plus mes collègues en statut CDI ont reçu une prime de départ de 20 000 euros en moyenne. un fonctionnaire ne reçoit pas de prime de départ.

D. dit: 16 avril 2018 à 13 h 05 min

Rose, j’ai déja corrigé des copies (Jury de concours) et des compliquées et des centaines. Je peux vous dire que ça ne prend pas avec moi ce que vous racontez. Et l’épuisement moral et physique non plus parce que ce n’est pas du tout ce que j’ai observé parmi mes proches qui sont professeurs. Pas du tout du tout. Ce que j’ai observé en revanche c’est que quand je bosse 10 heures par jour eux sont souvent en train de faire du shopping. Vous ne me la ferez pas à moi.

Pat V dit: 16 avril 2018 à 13 h 00 min

Pour ma part j’ai fait chez infirmière, journaliste brièvement, cuisinier, femme de ménage et je peux vous dire que le résultat est l’estime profonde que je porte à ces différents corps de métier. Rose.

Chacun ici pourrait étaler ses galons de galère professionnelle mais ça ne mérite aucune décoration. 😉

bérénice dit: 16 avril 2018 à 12 h 57 min

DHH, quelqu’un dans mon entourage à qui j’opposais les vacances, l’ancienneté dans le métier dispensant de la préparation des cours soutint la même version que la vôtre, beaucoup de travail en amont y compris en tant qu’expérimenté. A cela s’ajoute vraisemblablement comme pour toutes les professions une plus grande fatigabilité qand on vieillit, les nécessaires mises à jour qu’imposent de nouveaux programmes et la diversité des populations d’élèves qui selon les localisations présentent des aptitudes à l’étude variables dans des conditions, des environnements eux aussi variés. La responsabilité de la réussite ou de l’échec partagée entre milieu d’origine et enseignants qui en sont affectés , les avenirs de ces élèves dépendant d’une adéquation réusie et ouvrant sur une suite, les autres comme le soulignait le président hier étant voués à une assignation à résidence, à l’immobilité, à l’absence de pespectives, à l’étranglement de leur existence dans un rétrécissement des possibles jusqu’à leur disparition.

Pat V dit: 16 avril 2018 à 12 h 53 min

Pour ma part j’ai fait chez infirmière, journaliste brièvement, cuisinier, femme de ménage et je peux vous dire que le résultat est l’estime profonde que je porte à ces différents corps de métier. Rose.

Bravo!
Mais au-delà de l’ estime, où en est la compréhension réelle?

rose dit: 16 avril 2018 à 12 h 50 min

Jean

votre position de chouchou, si ce n’est de l’aimé peut sans doute vous autoriser à rire. cf Jean le baptiste.

De mon côté, c’est plutôt gravité et dslée que ce soient les femmes qui prennent. Et puis je constate aussi que les pires mécréants sont
1/ les plus terrassés lorsqu’ils sont touchés.
2/les plus inlassables prosélytes ensuite.

À espérer que cela ne tombe pas sur Chaloux. Nous n’aurions plus dès lors de répit. ?

rose dit: 16 avril 2018 à 12 h 42 min

merci DHH

aucune idée de l’épuisement physique accompagné de l’épuisement moral qui nous constitue lors de chaque vacances.

——-
Et puis il faut dire que l’on a six mois de vacances et pas quatre. Les samedis les dimanches les mercredis après midi duramt lesquels on corrige sans lever le nez de.ces tonnes de copies que l’on rend dans les deux jours aux élèves concernés dûement annotées pour facilitet les progrès de l’élève.
——–
Moi j’avais ume autre proposition à faire générateice de respect :que chacun aille faire un séjour dans le métier de l’autre pour comprendre ce qui le constitue.

Pour ma part j’ai fait chez infirmière, journaliste brièvement, cuisinier, femme de ménage et je peux vous dire que le résultat est l’estime profonde que je porte à ces différents corps de métier.

pauvre Marie et pauvre nourrrice sur les quelles la fureur atrabilaire s’esf portée alors qu’elles n’y sont pour rien ni l’une ni l’autre.

Pat V dit: 16 avril 2018 à 11 h 58 min

Ceux qui n’ont jamais été prof de collège ou de lycée ne peuvent imaginer à quel point ce métier dévore votre temps vous épuise et ébranle votre santé ;ils n’ont aucune idée. DHH.

Mais sortez un peu de votre entre soi doloriste, Madame, et examinez la foultitude de professions aux résultats identiques avec en plus la responsabilité de maintenir le gagne-pain de salariés qui dépendent de ce travail.

Pat V dit: 16 avril 2018 à 11 h 54 min

Des gens passionnés qui font bien leur métier. Avec ardeur et conviction. Rose.

Mais c’ est comme dans toutes les professions, 30 % de feignasses, 30% de moyens sauve qui peut et 30% de bons et efficaces!
Sauf que dans le privé, vous avez très souvent la sanction économique! Le (la) mauvais prof détruit pendant toute sa carrière, si on peut dire…Il casse les êtres humains comme des pierres!

bérénice dit: 16 avril 2018 à 11 h 52 min

DHH, j’ai pensé à vous hier en lisant ceci:

Voyez tout l’Hellespont blanchissant sous nos rames,
Et la perfide Troie abandonnée aux flammes,
Ses peuples dans vos fers, Priam à vos genoux,
Hélène par vos mains rendue à son époux.

DHH dit: 16 avril 2018 à 11 h 34 min

Ceux qui n’ont jamais été prof de collège ou de lycée ne peuvent imaginer à quel point ce métier dévore votre temps vous épuise et ébranle votre santé ;ils n’ont aucune idée
• des corrections abrutissantes de paquets de copies dont on ne voit pas la fin progressant au fil des heures de paquets de 5 en paquets de 5
• du travail de preparation de l’ordre de deux heures, parfois plus ,rarement moins, par heure de cours .
• des fins de trimestre douloureuses où on ne trouve même plus ses mots dans l’attente de vacances qui sont comme comme une convalescence .
Ajoutez à cela le stress d’etre pendant les cours en permanence en représentation de ne pas se permettre un moment de relâchement , d’absence aux autres, comme quand on travaille dans un bureau, et cela devant un public qui est sans indulgence en face de qui aussi aguerri soit-on on a toujours peur de ne pas être à la hauteur ,qui manifestera sans pitié son ennui ou son absence d’intérêt

Jean dit: 16 avril 2018 à 11 h 30 min

A propos de crédulité, les efforts du trio de guignolos, Trump, Macron et la mère Teresa, s’efforçant de nous faire croire à l’efficacité de leur action guerrière, nous fait surtout rigoler. Car enfin, ils ont bien dû informer leur ami russe de l’imminence de l’attaque, ne serait-ce que pour éviter de gênantes bavures. Nos amis russes ont dû informer illico leur ami syrien. lequel a eu tout le temps de déménager ses stocks. On a dû bombarder des hangars vides, c’est toujours ça. Victoire!

Jean dit: 16 avril 2018 à 11 h 21 min

Franchement, Rose, la crédulité de tous ces braves gens a quelque chose d’ahurissant. Je m’en gausse ouvertement. C’est bon de rire. La lecture de la Bible et du Coran est une inépuisable réserve de comique (involontaire).

rose dit: 16 avril 2018 à 11 h 08 min

jean à 10h33 dépote.
ce type il a sa manière bien à lui d’être heureux. Quand certains plantent lui déplante.

Jean dit: 16 avril 2018 à 10 h 57 min

Tout en coulant mon bronze matinal, je me bidonnais en me remémorant les fictions abracadabrantes imaginées par les quatre barbus. La résurrection de Lazare par exemple. Sans compter celle de Jésus. A mourir de rire. Je m’en suis fait pipi dessus.

re, par exemple dit: 16 avril 2018 à 10 h 57 min

Tout en coulant mon bronze matinal, je me bidonnais en me remémorant les fictions abracadabrantes imaginées par les quatre barbus. La résurrection de Lazare par exemple. Sans compter celle de Jésus. A mourir de rire. Je m’en suis fait pipi dessus.

bérénice dit: 16 avril 2018 à 10 h 50 min

D, conernant l’échec du système éducatif , mon idée est qu’il est lié à la paupérisation , le pourcentage des populations soumises à la pauvreté ou à la précarisation de leurs conditions de vie mériterait d’être mis en parallèle, ensuite quels sont les facteurs d’appauvrissement et de pauvreté ? Les hôteliers sont il est vrai comme vous le faites remarquer atteints par l’uberisation du secteur néanmoins toucher aux vacances scolaires entrainerait une crise plus grave encore que celle qu’occasionne cette concurrence non ou mal réglementée.

Jean dit: 16 avril 2018 à 10 h 33 min

Il paraît qu’au moment où les quatre acolytes mettaient au point la version délirante de la vie de Jésus, transformant les délits et crimes de l’intéressé en une série de performances dignes d’être sélectionnées pour une émission de Patrick Sébastien, c’est Jean qui proposa le coup de l’Immaculée Conception. — Pour le coup, c’est vraiment gros, objecta Matthieu. Et puis Pépé le Beau Coco risque de mal le prendre. — T’en fais pas, j’arrangerai ça, lui dit Marc. — Et puis, ne sous-estimons pas le degré de crédulité de tous ces cons, ajouta Luc. Poil au Luc.

D. dit: 16 avril 2018 à 10 h 17 min

érénice dit: 16 avril 2018 à 10 h 11 min

supprimer un peu de vacances

vous allez mettre l’industrie hotelière en péril!

Vos propos sont tout simplement inacceptables, Bérénice. Vous me décevez beaucoup de matin.
Vous savez fort bien ce qui de nos jours met en péril l’industrie hôtelière : l’incapacité (une de plus) de notre gouvernement de réglementer ET faire appliquer la réglementation qui devrait être imposée à Ai$rB%nB et consort.

Jean dit: 16 avril 2018 à 10 h 12 min

« Les Juifs ont bien inventé la figure grandiose de Moïse, alors ils ont très bien pu inventer celle de Jésus. Ça n’a rien d’impossible ! »

Corrigeons. DES JUifs ont inventé les figures de Moïse et de Jésus. Mais pas n’importe lesquels. Je suggère pour ma part l’action d’une mafia locale. J’ai du reste mon interprétation de la vie de Jésus et, puisqu’on n’a aucune preuve historique de son existence, cette interprétation en vaut bien une autre. La voici :

Vers l’an zéro de notre être un dénommé Jésus, fils adultérin de la p.ute Marie, naît dans un bourdeau de Bethléem. Son vrai père est un dénommé Pépé le Beau Coco, souteneur patenté. On suggère fortement au Joseph, le coquin de la Marie, de fermer sa grande g…. Pris en main par son vrai père, le jeune Jésus est formé à la profession de Papa. Bellâtre toujours prêt à rouler des mécaniques, il apprend vite et se taille dans le milieu un franc succès. Il devient le parrain d’une mafia locale dont la réputation ne cesse de grandir. Cependant, l’occupant romain s’inquiète des multiples atteintes au droit et à l’ordre public. Sur l’ordre de Macron, préfet du prétoire, Jésus est condamné à mort pour détournement de mineures aggravé, et exécuté. C’est alors que des acolytes de Jésus, les dénommés Luc, Matthieu, Marc et Jean, comptant avec raison sur la crédulité du pékin moyen, entreprennent d’élaborer à propos du voyou cané (merci Macron !) les contes bleus pour nourrice gâteuse auxquels, néanmoins, un nombre considérable de nos contemporains continue de croire dur comme fer. Il faut le faire.

L’esquisse de biographie que je viens d’inventer vaut bien les blagues qu’on peut lire dans le Nouveau Testament, du genre Jésus marchant sur les eaux comme d’autres sur des oeufs. Elle a au moins sur elles le mérite de la vraisemblance !

Jean dit: 16 avril 2018 à 10 h 09 min

« Les Juifs ont bien inventé la figure grandiose de Moïse, alors ils ont très bien pu inventer celle de Jésus. Ça n’a rien d’impossible ! »

Corrigeons. DES JUifs ont inventé les figures de Moïse et de Jésus. Mais pas n’importe lesquels. Je suggère pour ma part l’action d’une mafia locale. J’ai du reste mon interprétation de la vie de Jésus et, puisqu’on n’a aucune preuve historique de son existence, cette interprétation en vaut bien une autre. La voici :

Vers l’an zéro de notre être un dénommé Jésus, fils adultérin de la pute Marie, naît dans un bordel de Bethléem. Son vrai père est un dénommé Pépé le Beau Coco, souteneur patenté. On suggère fortement au Joseph, le coquin de la Marie, de fermer sa grande g…. Pris en main par son vrai père, le jeune Jésus est formé à la profession de Papa. Bellâtre toujours prêt à rouler des mécaniques, il apprend vite et se taille dans le milieu un franc succès. Il devient le parrain d’une mafia locale dont la réputation ne cesse de grandir. Cependant, l’occupant romain s’inquiète des multiples atteintes au droit et à l’ordre public. Sur l’ordre de Macron, préfet du prétoire, Jésus est condamné à mort pour détournement de mineures aggravé, et exécuté. C’est alors que des acolytes de Jésus, les dénommés Luc, Matthieu, Marc et Jean, comptant avec raison sur la crédulité du pékin moyen, entreprennent d’élaborer à propos du voyou cané (merci Macron !) les contes bleus pour nourrice gâteuse auxquels, néanmoins, un nombre considérable de nos contemporains continue de croire dur comme fer. Il faut le faire.

L’esquisse de biographie que je viens d’inventer vaut bien les foutaises qu’on peut lire dans le Nouveau Testament. Sur les blagues du genre Jésus marchant sur les eaux comme d’autres sur des oeufs, elle a au moins le mérite de la vraisemblance !

Jazzi dit: 16 avril 2018 à 10 h 05 min

« Jacques, toutefois, à propos de l’idée de marginalité ; de la possibilité que les métropoles nuisent à l’art »

Pas bien compris le sens de votre message, s’il s’adresse bien à moi, renato ? Vous me conseillez la province ?

bérénice dit: 16 avril 2018 à 10 h 00 min

E Macron s’est je crois expliqué concernant le traitement des plus fortunés, ne pas trop les taxer afin de les retenir et de les encourager à investir. Ensuite , D, je ne cache pas mon antipathie pour le grand capital fraudant et s’arrangeant de tous les règlements et ne songeant guère à autre chose que grossir ses profits sans égards pour les méthodes qui touchent aux hommes employés à son service.Les projets sont noyés dans le processus de mondialisation d’une part dans la complexité et l’influence de l’Europe économique d’autre art, l’électrice que je suis n’est pas loin de rendre sa carte tant les politiques nationales dans l’obligation d’ajuster leurs paramètres à ce cadre en sont assujetties, soumises forcement contraintes à l’accord tacite qui les conduit à s’adapter à un ordre qui ne relève pas de la souveraineté . Voudriez vous sortir du monde, D? Le pourriez vous seul?

D. dit: 16 avril 2018 à 9 h 58 min

Les salaires des professeurs sont à mon sens insuffisants mais surtout pour les jeunes qui débutent.
En revanche ils sont compensés par les 4 mois de vacances que l’on connait et qui constituent un fait unique, du jamais vu nulle part ailleurs.
J’ai plusieurs professeurs dans ma famille et je vois bien que certes si ceux-ci travaillent pendant les vacances, ils travaillent peu au regard de l’incroyable temps libre dont ils bénéficient. Surtout depuis une quinzaine d’année où Internet leur fournit tout tout prêt pour préparer les cours. Que personne ne vienne dire que c’est faux.
On peut observer des situations extrêmes avec des professeurs en fin de carrière plutôt bien payés, qui ne sont que 15 heures par semaine en classe, qui passent 5 heures en dehors des cours en correction de copies et préparations de cours et qui font à côté leur beurre en collaborant à la rédaction d’ouvrages scolaires.

Je dirais qu’il faut agir sur ces deux extremes, et un peu de façon générale :

– beaucoup mieux payer les professeurs en début de carrière
– supprimer un peu de vacances (y compris pour les élèves) en les convertissant en journées pédagogiques ou en sorties culturelles etc… il y a plein de choses très utiles ou nécessaires à inventer.
– agir sur les fin de carrière « planquées » qui constituent une partie de la lie. Obliger à un nombre d’heures minimal effectué par semaine en classe (par exemple 25). Réglementer davantage les activités rémunératrices extérieures (écriture, cours particuliers) du moins pour les enseignants du public qui selon leur statut de fonctionnaires de l’État devraient être d’abord au service des élèves.

rose dit: 16 avril 2018 à 9 h 57 min

bérénice

vous êtes pkus courageuse que moi.
J’ai lu le brwf compte.rendu sur le.monde.fr.

un petit type qui prélève la csg aux retraités et annile l’ISF cela me suffit.
Écoeurement total.
On va avoir du mal à s’en remettre.

Sinon je n’ai pas dormi de la nuit ou si peu.

Mon bilan, prof un jour, prof toujours et sursum corda.

bérénice dit: 16 avril 2018 à 9 h 49 min

D, pourquoi ce jugement sans appel, qu’ai-je écrit qui vous autorise à me rendre responsable du fond que toucherait le pays?

Jazzi dit: 16 avril 2018 à 9 h 49 min

Image image. Changement radical de décor. Macron sort de la bonbonnière Pompadour de l’Elysée. Après la salle de classe provinciale de Jean-Pierre Pernaud, on l’a retrouvé dans toute la pompe impériale du Palais du Trocadéro ! Plus « De Gaulle le petit » que Napoléon ?

D. dit: 16 avril 2018 à 9 h 42 min

Bérénice, c’est à cause d’électeurs comme vous que la France en est là où elle en est, c’est à dire touchant de plus en plus le fond.
Je le dis sans détour.

bérénice dit: 16 avril 2018 à 9 h 40 min

Closer, une phrase à retenir – les riches n’ont pas besoin de président – soit ils vivent dans un état de non-droit soit le président est trop ocupé rénover à la conditions des autres classes pour les surveiller ou veiller à l’efficacité et l’utilité d’un projet les concernant . EM s’est aussi défendu d’avoir défendu la théorie du ruissellement, il me semblait pourtant l’avoir entendu sur ce point mais peut-être sont-ce les experts économistes qui ont extrapolé, interprété son propos – à vérifier car dans ce flot d’info écrites et entendues on ne sait plus qui a dit quoi.

bérénice dit: 16 avril 2018 à 9 h 31 min

100 euros par mois de supplément de salaire

c’est bien assez quand on sait en plus que le travail de nuit entre autres inconvénients majore le risque de survenue d’un cancer, si vous thésaurisez vous aurez d quoi prévoir des obsèques prématurés.

Clopine Trouillefou dit: 16 avril 2018 à 9 h 29 min

C’est de plus en plus rare, mais j’ai pris un plaisir extrême à regarder la télévision hier au soir. C’était formidable, et le face-à-face de l’un et de l’une n’avait pas pris une ride – quant à la force insurrectionnelle du propos, que les images magnifiaient, elle jaillissait tant qu’on comprend qu’il y ait eu un « avant/après », que plus jamais rien n’ait été pareil…

Oui, ce vol au-dessus d’un nid de coucous est un des grands films qui m’aient été donné de voir. Et la coïncidence de la diffusion (en hommage à Forman) de l’adaptation du livre de Kesey et ma propre lecture-découverte de cet auteur a encore renforcé mon intérêt, sans aucune déception.

Quant à qualifier le jeu de Nicholson, ben y’a pas de mots pour ça. Même « génial » est trop faible…

Il n’y avait vraiment que ça à faire, hier au soir. Si l’on ne voulait pas se faire lobotomiser ailleurs, évidemment.

bérénice dit: 16 avril 2018 à 9 h 28 min

ils ont été agressif et partiaux comme planifié,

Closer, pour ce que j’en ai vu et entendu, je ne partage pas le même ressenti – pas remarqué d’agressivité et pour la partialité ils étaient présents pour donner une idée des perceptions diverses rencontrant le projet gouvernemental et si relayer les contestations c’est être partial alors sonnons la fin du journalisme. Certains les qualifient de passe-plats , E Macron a souvent monopolisé le temps de parole, les questions ne servant guère que de ponctuation à cet exercice explicatif ( d’autres disent « enfumage » . Je pense que les sujets abordés étaient trop nombreux pour pouvoir être plus finement interrogés par l’interview, il faudrait deux heures pour chacun d’entre eux .

renato dit: 16 avril 2018 à 9 h 03 min

Les conditions de travail des infirmières sont indécentes ; et étant donné les conditions, le traitement économique et honteux.

closer dit: 16 avril 2018 à 9 h 02 min

En revanche beaucoup d’autres gagnent autant, voire plus, à roupiller dans les bureaux…On se souvient peut-être ici du témoignage de cette fille à la préfecture de région de Bordeaux je crois, à qui on donnait deux semaines pour faire un rapport qu’elle a terminé en deux heures…

Elle a d’ailleurs été sanctionnée pour avoir sorti son bouquin (« Absolument débordée! », de mémoire).

closer dit: 16 avril 2018 à 8 h 56 min

C’est vrai que les profs sont sous-payés, comme beaucoup de fonctionnaires notamment hospitaliers. J’ai appris avec stupéfaction que les infirmières ne touchaient que 100 euros par mois de supplément de salaire (sur un salaire déjà faible) quand elles étaient en service de nuit!

Est-ce vrai?

closer dit: 16 avril 2018 à 8 h 50 min

« L’interview a viré au débat explosif et c’est exactement ce que cherchait Macron » Huff Post

Et tout le monde est tombé dans le piège du petit Machiavel de sous-préfecture! Invraisemblable la courtisanerie ambiante…Les deux journalistes ont été choisis exprès pour leur agressivité et leur partialité, ils ont été agressif et partiaux comme planifié, ce qui a permis à notre maître de la comm’ de se mettre en valeur à peu de frais…et tout le monde ou presque de s’extasier ce matin!

closer dit: 16 avril 2018 à 8 h 42 min

« Les Juifs ont bien inventé la figure grandiose de Moïse, alors ils ont très bien pu inventer celle de Jésus. Ça n’a rien d’impossible ! »

« Ça n’a rien d’impossible », donc c’est vrai parce que ça t’arrange…Cela me rappelle « rien ne le prouve pas » d’une émission sur les phénomènes para normaux.

Between you and me, ta première phrase frôle l’anti sémitisme. Les nazis auraient adoré qu’on leur dise que Moïse et Jésus étaient des inventions des juifs…

closer dit: 16 avril 2018 à 8 h 37 min

« J’ai jamais dit qu’il avait commencé à prêcher en Italie. Ils savent pas lire, tous ces petits nains intellectuels qui discutaillent du sexe des anges ! J’ai simplement dit qu’en 60 Paul est à Pouzzoles et y prêche. »

Donc j’ai raison! La prédication et les écrits de Paul sont bien antérieurs à ceux de Marc (ce que tout le monde sait d’ailleurs) et je maintiens qu’il est invraisemblable qu’un homme de l’envergure de Paul de Tarse ait investi toute sa vie pour défendre un Jésus qui n’aurait pas existé moins de 10 ans après sa mort, alors que d’innombrables témoins auraient pu le contredire.

Maintenant, personne n’est obligé de croire que Jésus était le Messie, mais c’est une autre histoire…

renato dit: 16 avril 2018 à 8 h 24 min

Je donne rarement de conseils de lecture, Jacques, toutefois, à propos de l’idée de marginalité ; de la possibilité que les métropoles nuisent à l’art, vous devriez lire Flannery O’Connor.

The Violent Bear It Away, A Prayer Journal p. ex.

renato dit: 16 avril 2018 à 8 h 18 min

“Mais je travaille aussi quand je pianote ici ! Je forme des buses comlme vous ! C’est une tâche ardue et même dangereuse !”

C’est un fait, le gros rouge est nocif pour la santé.

bérénice dit: 16 avril 2018 à 8 h 15 min

Rose, j’ai suivi la moitié du débat. Les journalistes se sont assez bien défendus et EM a beaucoup parlé , ne permettant parfois pas à EP d’achever de poser ses questions. Il a comme il était prévisible justifié tous ses choix . J’ai décroché après la ferme des 100 noms qui mal placée a bénéficié d’après le communiqué presse d’une certaine déloyauté, les requérants s’étant manifestés de longue date pour officialiser et regulariser leur situation sans obtenir de réponse.

renato dit: 16 avril 2018 à 8 h 07 min

Déjà Ponce Pilate s’ennuie ferme dans ce protectorat qui ne lui dit rien ; puis il a affaire à des gens informés par une idée archaïque du droit, il s’en lave donc les mains — et ce n’est vraiment pas une ablution symbolique : s’ils veulent pratiquer un sacrifice humain en se cachent derrière on ne sait quel mouvement de sédition, qu’ils le fassent, mais ce sera sans lui. À un moment, même dans la caste pitoyable des prêtres une conscience se réveille.

rose dit: 16 avril 2018 à 3 h 36 min

« Vous êtes des intervieweurs et je suis le président de la République », a ainsi répondu le chef de l’Etat à

voici un exemple de blablateur. Moi je voue une grande estime aux journalistes. Des gens passionnés qui font bien leur métier. Avec ardeur et conviction.

rose dit: 16 avril 2018 à 3 h 28 min

Voilà pourquoi je ne parle jamais de mon métier ; parce que cela débouche systématiquement sur tu t’en prends plein la g.
Donc cela ne sert à rien.
Je déteste les coups.

Et s’il y a bien quelqu’un qui ne blablate pas, c’est bien moi.

rose dit: 16 avril 2018 à 3 h 22 min

Mais la vraie formation, c’est la culture personnlle du prof ! Les profs sont des fonctionnaires zélés et dévoués qui aiment enseigner à la base. Ils méritent d’être mieux payés et miux considérés qu’ils ne sont la plupart du temps. Il nous manque 1000 € chaque mois sur notre fiche de paye

ben oui. Et notre formation perso elle est constante.

dslée, mais moi j’ai considéré qu’il me manquait 2000 euros par mois sur ma paye. Les profs sont sous payés, c’est notoirement connu.

rose dit: 16 avril 2018 à 3 h 18 min

Vous êtes déjà des privilégiés

Non cela est faux.

J’ai entendu cela de la.part.d’une collègue prof d’anglais dont le mari était ouvrier.
J’ai toujours pensé que non.

Lorsqu’elle a du financer les.études de ses deux gamins elle a changé de discours.

Non, les profs ne sont pas des privilégiés..Loin de là.

rose dit: 16 avril 2018 à 3 h 13 min

Et ce sera bientôt pareil en lettres. On étudiera Harry Potter pour passer le bac…

On a bien commencé Stromae au brevet des collèges. Papaouté.

Pauvre Stromae.

Ce déni sur les profs, puis sur les fonctionnaires, qui peut imaginer combien cela est pesant ?

5000 euros par mois c la retraite à vie d’un député cinq ans.

rose dit: 16 avril 2018 à 3 h 06 min

mais vous croyez que des diplômes cquis à un moment T puisse garantir bos compétences ad vitam aeternam ? Quel drôle de raisonnement

Sans doute Pat V ne connaissez- vous pas la teneur des concours que nous avons passés et réussis. D’un niveau très élevé.
De plus, pour ma part, je me suis formée durant toute ma carrière sur mon temps libre et sur mes deniers personnels alors que pour moi capésienne c’est la moitié des 5000 que vous avancez.

Je ne dis rien -communément-parce toute ma vie j’ai souffert de la mésestime portée aux profs alors que j’ai donné le meilleur de moi-même. Vous représentez là la doxa. Lorsque tout sera en ruine, les gens regretteront le bon temps de la bonne vieille école libre gratuite et obligatoire.

Même au cours de gym, une m’a emmerdée avec la retraite des fonctionnaires. Pour une fois, j’ai eu la répartie et lui ai renvoyé oui, grasse retraite fort bien méritée. Les gens jaloux n’ont qu’à cotiser et bosser dur comme je l’ai fait toute ma vie en ayant passé des concours de haut niveau.
P.S vous devez confondre avec les.salaires en Allemagne ou en Suisse je pense.

et alii dit: 16 avril 2018 à 1 h 26 min

faut consulter un psy WGG
dèd le titre du billet, j’ai flairé une odeur de psy au mot fantasme mais quand entrerait-il en scène officiellement appelé, invoqué par un erdélien? THAT WAS my question inquiète parce que je trouve ça lassant ce chevauchement de la critique littéraire ou du commentaire et du psy .
point n’est besoin d’une thèse pour faire sortir le psy de l’humus littéraire !ici, donc il était en tête c’est notre temps , cela datera des textes

et alii dit: 16 avril 2018 à 1 h 11 min

une chose qqui m’arrete:certains commentateurs corrigent leurs fautes d’orthographe ,et même de typographie- d’autres jamais ; y a-t-il une pratique officielle préconisée?
pour le principe, je suis pour les corrections

Pat V dit: 16 avril 2018 à 0 h 49 min

Surtout vous ne connaissez pas grand-chose du monde réel des profs !WGG.

Je vis entouré de profs actifs et retraités mais aussi d’ une foultitude de membres d’ autres professions du privé. Je touche une retraite de l’ éducation nationale.
Mes amis ont tous l’ agrégation ou le capes. 😉 Mais je ne m’ arrête pas à ça.

Widergänger dit: 16 avril 2018 à 0 h 10 min

70 euros ici même.
________
Mon pauvre chéri ! T’es bien complètement fada ! Faut consulter un psy. Quels sont ls parents qui auraint les moyens de payer à leurs gamins 70 €/heure un cour ! Mais même dans le 16ème personne n’acceptrait de payer ce prix-là ! Ils sont fous ces Romains ! Surtout vous ne connaissez pas grand-chose du monde réel des profs ! Vous avez la tête bourrée de clichés et le cœur rempli de haine ! Piètre image de notre pays.

Pat V dit: 15 avril 2018 à 23 h 59 min

Et tu crois, pauvre couillon, qu’un prof a le temps et l’énergie de faire pour 1000 €/mois de cours particulier ? WGG.

Vous venez bien sur ce blog hystériser votre énergie pour rien et vous faire traiter d’ incapable trop payé?
Vous aviez précisé le tarif de l’ heure : 70 euros ici même.

et alii dit: 15 avril 2018 à 23 h 58 min

je viens sur ce blog pour m’instruire,et c’est peine de voir comme on traite des professeurs qui ont à coeur de transmettre des savoirs, si évident soit-il que science sans conscience vous savez bien sur mais vous savez aussi que « peste soit l’opinion de savoir »

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 50 min

Et tu crois, pauvre couillon, qu’un prof a le temps et l’énergie de faire pour 1000 €/mois de cours particulier ? On voit bien que vous ne savez pas ce que c’est que d’enseigner dans le secondaire. C’est tout à fait impossible.

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 47 min

D’ailleurs, il y a maintnant des disciplines en pénurie de profs, comme les mathématiques. C’est le proviseur de Janson qui le dit ! Et ce n’est qu’un début. Les profs de maths seront bientôt les plus nuls ; ils recrutent maintenant au concours à des notes très basses, sinon ils n rcrutnt plus ! Et ce sera bientôt pareil en lettres. On étudiera Harry Potter pour passer le bac…

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 34 min

Delaporte dit: 15 avril 2018 à 23 h 27 min
Mon pauvre chéri, faut te regarder dans un glace avant venir critiquer ceux qui te dépassent ici de cent coudés par leur savoir et leur humanité. Tu nous fais rire avec ts ptits croyances de pauvr plouc à l’sprit étriqué, ts ptits commntaires haineux qui dénotent un t^te remplie d’air. Tu fais honte !

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 31 min

Mais je travaille aussi quand je pianote ici ! Je forme des buses comlme vous ! C’est une tâche ardue et même dangereuse !

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 30 min

Pourquoi tant de haine ? Pour quoi déjà trop ? C’est haineux, c’est minable ! Quintilien en son temps recevait 100 000 sestercs par an pour former les jeunes gens de l’aristocratie. L’empereur avait compris l’enjeu économique pour son empire. Une société qui méprise ses profs comme la nôtre avec ces discours haineux qu’on rencontre ici indique que notre monde a sombré dans la barbarie.

Delaporte dit: 15 avril 2018 à 23 h 29 min

« Il nous manque 1000 € chaque mois sur notre fiche de paye ! »

Vous êtes déjà des privilégiés, qui passez tout votre temps sur le blog à Passou ou en congés payés au lieu de travailler. Cela n’en vaut certes pas plus !

Delaporte dit: 15 avril 2018 à 23 h 27 min

« quand ce n’est pas comme ici avec le sinistre Dlaporte des chiottes à coup de marteau sur la tête des profs »

Le destructeur de l’école, c’est vous, wgg. Avec votre incompétence, votre égoïsme, votre mégalomanie, et le vide surtout qui vous habite.

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 27 min

Mais ls profs sont formés et se forment, reçoivent des cours de formation. Au début de l’année une inspctrice est venue au collège sur la lcture de l’implicite qui est l’objectif de la classe de 6ème. J’ai appliqué immédiatement ce que j’ai appris là avec mes élèves. Sans arrêt on est formé. Mais la vraie formation, c’est la culture personnlle du prof ! Les profs sont des fonctionnaires zélés et dévoués qui aiment enseigner à la base. Ils méritent d’être mieux payés et miux considérés qu’ils ne sont la plupart du temps. Il nous manque 1000 € chaque mois sur notre fiche de paye !

Jean dit: 15 avril 2018 à 23 h 22 min

Ah si ! Il y a une différence essentielle, c’est l’idée qu’il existe une vérité à trouver. (WGG)

Je ne crois pas qu’à la différence du judaïsme, les polythéismes antiques n’aient pas eu le souci d’une quête de vérité. Il me semble que toutes les religions usent du mythe pour approcher des vérités inaccessibles à la raison et à l’expérience.

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 21 min

J’ai jamais dit que j’avais 5000 €/mois ! Je touche bien moins que ça ! C’est le salaire d’un prof au Collège de France ! Et même pas d’un prof de fac ! Même pas d’un inspecteur ! Vous etes tous bien des grands naïfs haineux pour penser comme vous pensez.

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 19 min

Oui, c’est même assez étonnant de voir une institution comme l’École se détruire peu à peu comme une lente agonie dans l’indifférence générale quand ce n’est pas comme ici avec le sinistre Dlaporte des chiottes à coup de marteau sur la tête des profs. On vit une époque suicidaire, une époque cynique.

Pat V dit: 15 avril 2018 à 23 h 18 min

Parce que je considère avoir eu un salaire terriblement médiocre au regard de mes compétences, des concours passés, Rose.

Et que pensez-vous des 5000 euros par mois de WGG, avoués sur ce blog?
Vous êtes les deux plus gros blablateurs sur ce blog – vous en plus sympa, il n’ y a pas photo – mais vous croyez que des diplômes cquis à un moment T puisse garantir bos compétences ad vitam aeternam? Quel drôle de raisonnement!

Jean dit: 15 avril 2018 à 23 h 15 min

Gamin, ma mère m’avait quasiment abonné à une série de bouquins intitulés « Contes et légendes de… ». Il y avait les contes et légendes de l’Egypte ancienne, de la Grèce, de Rome, de l’Europe du Nord ancienne, etc. Mais il n’y avait pas de contes et légendes de l’Ancien Testament, ni du Nouveau Testament, ni du Coran. la même frilosité freinait l’élan des concepteurs de cette collection, comme elle freine celui des historiens admettant l’existence historique de Jésus. C’est que si personne ne croit plus aux polythéismes anciens, les monothéismes, eux, restent des religions vivantes aux mythes desquelles des millions d’humains continuent de croire. Il ne s’agit pas de provoquer les susceptibilités en mettant tout le monde dans le même sac. Une bonne question, à mon sens, serait : avons-nous besoin de mythes ? Si oui, pourquoi ?

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 14 min

Ah si ! Il y a une différence essentielle, c’est l’idée qu’il existe une vérité à trouver. C’est totalement nouveau ! Très proche d’ailleurs de l’invention de la notion de vérité par Socrate qui a souvnt été rapproché du Christ (notamment par Nietzsche).

Pierre Grimal indique que Le Satyricon de Pétrone pose les limites t met en débat la rhetorique. Mais c’est aussi exactement ce que fait Platon dans son Gorgias avec les rhéteurs de son temps qu’on appelait les sophistes qui prétendaient démontrer la vérité de n’importe quoi par le seul effet de la rhétorique. Les Juifs s’opposent catégoriquement à une telle sophistique. C’est le grand apport du Judaïsme, qui est fondé sur le Vide pour fonder la Loi. Le Temple est vide, ne contenant au départ uniquement l’Arche d’Alliance fondé sur le Vide.

rose dit: 15 avril 2018 à 23 h 10 min

si j’avais rencontré jesus à Massada il m’aurait dit tiens rose un verre d’eau. Je n’aurais plus eu soif de toute ma vie.

Moi non plus je ne referai pas prof. Pour la seule raison que c’est inacceptable et je dirai même plus intolérable d’accomplir um métier aussi importamt et aussi exténuant dans un tel mépris de la société envers nous.

Et aussi parce que je trouve honteux et dégradant la dichotomie qui se forme entre école privée et école publique.

Je suis une ardente défenseur de la laïcité et aujourd’hui elle n’a plus de fondement.

Même Scbiappa que je déteste met ses gosses dans le privé.
Pire même les profs du public – sans moralité aucune- mettent leur gosse aussi dans le privé..On assiste à une lente destruction et ceci sans rien dire.

C’est indigne.

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 07 min

J’ai jamais dit qu’il avait commencé à prêcher en Italie. Ils savent pas lire, tous ces petits nains intellectuels qui discutaillent du sexe des anges ! J’ai simplement dit qu’en 60 Paul est à Pouzzoles et y prêche. Et Marc écrit vers les années 60, et s’il était à Rome pour l’écrire comme certains le prétendent, c’était à la même époque que Paul.

Jean dit: 15 avril 2018 à 23 h 05 min

C’est en fait un gigantesque montage narratif absolument génial mais pas réaliste du tout, fondé sur de petits faits vrais (Widergänger)

Entièrement d’accord avec cette excellente analyse.

Jean dit: 15 avril 2018 à 23 h 04 min

Les Juifs ont bien inventé la figure grandiose de Moïse, alors ils ont très bien pu inventer celle de Jésus. Ça n’a rien d’impossible ! (Widergänger)

 » Inventer », c’est le mot. Quelqu’un, tout-à-l’heure, disait que la plupart des historiens d’aujourd’hui admettent (en dépit de la quasi-absence de témoignages, en dehors, bien entendu, de ceux des Evangélistes) l’existence historique de Jésus. Or, pas plus que celle de Moïse, la figure de Jésus ne pose de problème historique (en dehors de l’histoire religieuse). Les récits du Nouveau et de l’Ancien Testament multiplient à propos de ces personnages (et de beaucoup d’autres) les épisodes relevant du surnaturel. Que ceux qui y croient continuent d’y croire. Quant à moi, je considère qu’il n’y a pas de coupure à cet égard entre les religions anciennes (polythéisme gréco-romain, panthéon égyptien etc.) et les religions du Livre (judaïsme, christianisme, islam). Les unes et les autres développent des mythes, des légendes. Comme les mythologie gréco-latines et égyptiennes, les mythologies bibliques et coraniques foisonnent de récits fantastiques, en rupture complète avec notre expérience du réel. Les rencontres de Moïse avec Yahvé ou de Mahomet avec Allah appartiennent à la même veine, fondamentale dans toutes les religions, où le fantastique et le merveilleux occupent le devant de la scène. Croire à de tels récits, c’est tourner le dos à la raison et à l’expérience.

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 23 h 01 min

L’archéologie prouve que les Hébreux n’ont jamais traversé le désert en sortant d’Egypte, mon pauvre chéri ! Faut bien te mettre ça dans le crâne. Leur fuite aurait fait s’effondrer en outre l’économie égyptienne de l’époque. Il y a eu très certainement des petits groupes d’exilés qui ont regagné la Judée, c’est tout. C’est en fait un gigantesque montage narratif absolument génial mais pas réaliste du tout, fondé sur de petits faits vrais : des Juifs ont très probabalement été de hauts fonctionnaires savants dans l’administration du pharaon; Joseph a existé comm conseillé du pharaon et a m^me habité un vaste palais. Mais il n’y a jamais eu de conqu^te de Canaan, pas de trompette de Jéricho non plus. Mais les cités états comme Gezer ont été détruites sur une durée de plus d’un siècle, par des révoltes d’esclaves juifs très probablement contre les roitlets soumis à l’Égypte. Et de là on a construit un narratif de la liberté : le Judaïsme que nous connaissons qui est un grande religion de la liberté, une religion du peuple qui se rvendique comme nation libre et élue. C’est une immense révolution, ça !

rose dit: 15 avril 2018 à 22 h 56 min

je ne les ai pas vus.
je suis montée à quatre heuures du matin à pieds.
Arrivée là haut, je me suis perchée sur la muraille face au lever du soleil et je l’ai vu se lever..
Puis j’ai fait le tour dans le sens de rotation des aiguilles d’une montre. Je me suis beaucoup attardée auxngrands citernws d’eau creusées dans la rocbe puis au côté par lequel il y a eu l’attaque des romains, puis je suis descendue à l’extraordinaire promontoire plein nord. comme une proue de navire.
J’ai regardé attentivement tout le paysage, les sentiers, les oueds, les rares maisons, la géologie, la mer morte, la Jordanie en face, j’espère ne pas me tromper et à onze heures du matin je suis redescendue à pieds en plein cagnard.
J’ai souffert.

Ce site est extraordinaire.

Pourtant je n’ai pas trouvé de distributeurs d’eau glacé. Mais bcp de groupes de jeunes gens.

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 22 h 53 min

La situation que décrit Rose est celle de la plupart des profs malheureusement. Que ce soit chz les pauvres comm à Drancy ou chz ls riches comm à Janson, on est tout autant méprisé par de nombreux parents et des élèves. Pas par tous, bien sûr. Des parents nous disent leur confiance et leur admiration même pour tout le travail épuisant fait, dont ils ont parfaitement conscience, des élèves aussi, mêmes des élèves chiants ! Mais si j’avais à nouveau à choisir, jamais je ne referais prof. C’est plus un métier, c’est devenu un travail absurde dans un monde absurde.

Delaporte dit: 15 avril 2018 à 22 h 51 min

« Les Juifs ont bien inventé la figure grandiose de Moïse, alors ils ont très bien pu inventer celle de Jésus. Ça n’a rien d’impossible ! » wgg

Beau raisonnement à la mords-moi-le-noeud, digne d’un intellectuel parisien de 2018 !!!

Delaporte dit: 15 avril 2018 à 22 h 48 min

‘C’était un compagnon de Paul d’ailleurs, un médecin.’

Encore une grosse bévue : le médecin, c’était Luc, pas Marc. Décidément, wgg est brouillé avec le Nouveau Testament. Dieu n’est pas avec lui, du moins quand il en parle…

rose dit: 15 avril 2018 à 22 h 45 min

Je comprends donc Widergänger.
Je partage bcpn de ses points de vue sur Foucault et sur Bourdieu et sur la poudre aux yeux.

Sur la société corrompue.
Sur la fatigue du métier.

Mais moi, je considère que c’est le plus beau métier du monde.

Je me répète, pardon.

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 22 h 41 min

P. comme Paris dit: 15 avril 2018 à 22 h 36 min
T’inquiète, mon pauvre chéri ! Je suis encore là un bon bout de temps rien que pour t’embêter, nah !

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 22 h 39 min

Les écrits de Paul sont antérieurs (vers 50)
________
C’est complètement faux, mon pauvre chéri ! Ton Paul débarque à Pouzzoles en l’an 60 pour aller prêcher à Rome et de Pouzzoles, c’est pas la porte à côté, hein ! Et on le sait de manière certaine que le Popaul il était là en 60. Et la datation de l’évangile de Marc est à peu de choses près contemporain, milieu des années 60 selon les savants. C’était un compagnon de Paul d’ailleurs, un médecin. Les Juifs ont bien inventé la figure grandiose de Moïse, alors ils ont très bien pu inventer celle de Jésus. Ça n’a rien d’impossible !

rose dit: 15 avril 2018 à 22 h 38 min

La grande satisfaction c’est que j’ai aujourd’hui, outre une retraite bien correcte -je me suis arrêtée à 59 ans et demi près 42 ans de service)( si j’avais bossé jusqu’à 62 ans je toucherais 300 euros de plus par mois) , (je n’en poubais plis de la connerie des « chefs » des parents et des ministres, il a fallu se farcir tant de gens délirants totalement hors du terrain, outre ceci bien roboratif après un salaire si bas ma carrière durant, il y a l’immense satisfaction du travail accompli.

Pourquoi alors ne feriez-vous pas prof. alors que vous auriez tant aimé enseigner plus longuement au lycée ?

Parce que lorsque j’étais normalienne inférieure, pas encore dans les basses alpes alors, en cours, en 1976, j’avais posé la question du bruit.
Comment gérer le bruit ?

Je n’ai jamais eu aucune réponse.

Et puis, je voudrai créer des jardins, travailler dehors, avoir de grandes serres*, j’en ai trouvées à Saint Didier au nord de Sisteron, et travailler dans ñe silence en compagnie et pour les oiseaux.

* ai appris qu’elles ont été construites à côté du château pour faire vivre et circuler un immense train électrique (cher Màc !) qui fut volé ultérieurement par des brigands.

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 22 h 24 min

Non, je suis monté à Masada le matin en plein soleil. Arrivé en haut, j’étais crevé…! Et assoiffé !

rose dit: 15 avril 2018 à 22 h 22 min

mon com de 21h48 est modéré.

Pkoi je comprends widergänger ?

Parce que je considère avoir eu un salaire terriblement médiocre au regard de mes compétences, des concours passés, de la fatigue extrême occasionnée par ce métier qui vous dévore.
Ensuite, parce que j’ai subi toute ma.vie durant un mépris profond et des lazzis permanents concernant ma.situation de.fonctionnaire privilégié à.cause de la sécurité de l’emploi.

J’en ai souffert atrocement.

J’ai souffert atrocement aussi de la non- considération que j’ai subie de la part de ma hiérarchie et de quelques parents d’élèves lors de mon enseignement à l’école internationale de Manosque.

Je me suis sentie une moins que rien.
En // de cela, j’ai été immensément aimée. À mon départ à la retraite, une de mes élèves qui avait deux ans et demie lorque je l’ai eue la première fois en classe, elle est maman d’une petite fille depuis qq mois m’a dit « vous êtes la meilleure maîtresse que j’ai jamais eue ». Un an plis tard, à l’enterrement de son papa elle a réaffirmé c’est vrai hein.

Ils m’aiment plus mes élèves que ce que je m’aime moi-même.

Le bonheur fou.
À quarante ans, j’ai compris que j’étais bien dans ce métier là.
En quarante deux ans de carrière, ai eu deux « chefs » qui m’ont comprise : un qui m’a fait passer hors classe comme une fusée bien programmée à Cap Caranavéral.

Et celui qui m’a embauchée à l’école internationale et qui est parti tout de suite au Laos.

Sinon, on fait ce métier dans une grande souffrance et une immense solitude.

closer dit: 15 avril 2018 à 22 h 12 min

L’Evangile de Marc est la première des synoptiques, vers 60/65. Les écrits de Paul sont antérieurs (vers 50). Penser que Paul, un homme de toute évidence exceptionnel, aurait fait ce qu’il a fait pour un homme, Jésus, qui n’aurait jamais existé alors que de multiples contemporains étaient encore vivants et auraient pu témoigner, est proprement délirant.

Je ne sais pas où WG a été cherché que Marc avait précédé les écrits de Paul.

rose dit: 15 avril 2018 à 22 h 04 min

Alors j’ai usé de mes charmes,comme jazzi.
La métaphore de la mer me vient première parce que c’est ainsi que j’ai enseigné : c’est comme un bateau qui prend une vague dans la tempête, il ne l’aborde pas de front mais de biais. Il prend la vague lorsqu’il arrive au sommet il redescend encore de biais.
Cela a été une bataille constante et un bonheur inouï : en tête, j’avais « enseigner ». En pratique, j’avais « comment y arriver ».
Alors, j’inventais des méthodes : mes cours se déroulaient dans le silence le plus absolu mais il y avait de longs temps durant lesquels je leur laissais beaucoup la parole etnous avons partagé bcp d’espaces de fous rires ou de franches rigolades.

Aujoutd’hui, je suis nourrie encore par ce métier que j’ai fait. Si c’était à refaire, je serais jardinière paysagiste.
Cet aprem, j’ai nettoyé les balconnières d’une potesse, et qq unes des miennes hier, puis je suis allée chez un autre pote et j’ai fleuri un grand bac en bois rectangulaire.
En haut à gauche, un rosier blanc déjà existant.
Sous et contre le mur trois cognassiers du Japon en.triangle et trois forsythia en triangle décalés vers l’avant. à droite toute, au fond, sept narcisses (pour l’an prochain) et tout le long en décalé des iris ( je ne sais pas trop la couleur, violet et bleu ciel je pense)

x dit: 15 avril 2018 à 22 h 02 min

Wgg vous connaissez toutes ces petites ritournelles mnémotechniques (mais-ou-est-donc-or-ni-car ; A & ab, e- ex & de, pro-cum-sine-coram-pre ou encore aus-bei-mit-nach-seit-von-zu).
Eh bien il suffit d’en ajouter une autre :
Ro-Co-Co-Ga-Phil-The

Bérénice dit: 15 avril 2018 à 21 h 53 min

21h07 rose cela dit aussi de l état du larynx, l’âme l’esprit peut-être , c est un joli papier soie.

rose dit: 15 avril 2018 à 21 h 48 min

D

c’est un immense sujet.
Je trouve que les parents éduquent et les enseignants enseignent.
Je suis d’accord avec bcp de choses de ce que dit Widergänger : l’école a été démolie en premier, avant la Poste, EDF et la SNCF.
Les parents sont totalememt allumés.

Nos supérieurs hiérarchiques encore plus. Ce sont des gens qui font carrière.
Les inspecteurs n’en parlons pas. Déconnectés du réel.

Moi, je ne sais comment résumer.

J’ai inventé tout le temps ; j’ai été tout à la fois dans une rébellion constante et dans une innovation première.
Les quatrièmes sont les classes les plus difficiles au collège. Les gosses sont en ébullition. Sortis de l’enfance, pas encore jeunes gens.

J’en ai eu qui m’ont fait vivre l’enfer. Un, une fois est parti en novembre vivre chez son père qui ne l’avait pas vu depuis douze ans.
Au bout de six mois, il est revenu. J’ai supplié le CPE en proposant de me mettre à genoux -j’y crois pas, moi à genoux, de ne pas le remettre dans ma classe. Je l’aurais jeté par la fenêtre.

Mais moi, contrairement à Widergänger je sais naviguer en haute mer.

Delaporte dit: 15 avril 2018 à 21 h 43 min

wgg oublie au minimum l’épître aux Philippiens et la première aux Thessaloniciens. Rien que ça !

rose dit: 15 avril 2018 à 21 h 35 min

ces de mosaïques, et surtout des pierres… Et un chaleur véritablement accablante (je n’ai jamais autant bu de ma vie qu’en visitant Masada, de l’eau glacée à disposition, heureusement !)

widergänher
vous êtes monté à pieds à quatre heures du matin ?

Sant'Angelo Giovanni dit: 15 avril 2018 à 21 h 32 min


…la culture antisémites dans l’antiquité,…

…faut voir, la tête, de l’empereur Nerva,…
…et de beaucoup d’autres, pour s’en faire, une idée, de nez en nez,…de profil,…
…etc,…

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 21 h 32 min

Mais pas du tout ! C’est une information savante digne de foi, pour le coup ! Seules 4 sont authentiques, celles citées. Une fois de plus, Dlaporte ne connaît pas son manuel chrétien !

D. dit: 15 avril 2018 à 21 h 32 min

Vous êtes d’accord, Rose ?
On zaimerait de temps en temps vous entendre sur des questions d’éducation plutôt que que saint-exupéry et le Sénégal.

Delaporte dit: 15 avril 2018 à 21 h 29 min

« Et sur les « épîtres » de Paul, seules 4 sont traditionnellement reconnues comme authentiques ! »

Vous en oubliez bien sûr. Les spécialistes vont jusqu’à 6, je crois. Encore une erreur grossière !

D. dit: 15 avril 2018 à 21 h 29 min

Je pense qu’au collège il est beaucoup plus original d’étudier Béatrix que le Lys dans la vallée. J’en suis même convaincu.
A bon entendeur salut.

Delaporte dit: 15 avril 2018 à 21 h 26 min

« Delaporte, ne soyez pas cinglant,mais indulgent »

Vous avez raison, et cette réponse d’ailleurs ne m’étonne pas du grand Romain que vous êtes, et à qui la religion catholique ne peut être étrangère. Puissiez-vous trouver dans ces « grappas superbes » dont vous parlez une source d’inspiration métaphysique !

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 21 h 23 min

Et sur les « épîtres » de Paul, seules 4 sont traditionnellement reconnues comme authentiques ! Les 2 aux Corinthiens, celle aux Galates et aux Romains. Tout le reste ce sont des faux ! Alors tu parles d’une religion, dis voir ! Des pécheurs illettrés qui écrivent en grec, des faux documents du fondateur de la nouvelle religion, des parties des évangiles truquées, comme la résurrection du Christ chez Marc, rajouté à la drnière minute pour faire joli dans le décor !

Faut vraiment avoir la foi pour croire à toutes ces manipulations et falsifications ! Et un roi mage qu’est jamais arrivé à destination…!

rose dit: 15 avril 2018 à 21 h 18 min

tu me diras, à raison, hein, que faire preuve d’une confiance aveugle lorsque tu es aveugle, c’est bien facile.

rose dit: 15 avril 2018 à 21 h 16 min

Delaporte

je me demande bien d’où vous tenez cette patience d’ange.

Sur les miracles, je crois qu’ils ne sont pas réclamés et pire encore je crois pouvoir dire qu’ils ne sont en rien démonstration.

Il y a dans le désordre la multiplication des pains, j’y suis allée c’est au bord du lac de.Tibériade, la résurrection de Lazare qui est le frère de Marie, l’aveugle qui recouvre la vue et le paralytique qui recouvre l’usage de ses jambes.

À chaque fois jesus décide d’interférer et je crois bien que c’est au prorata de la confiance aveugle dont le futur miraculé fait preuve, de sa simplicité et de son abandon.

En fait il me semble que c’est parce qu’il accepte le sort qu’il subit qu’il est.guéri.

Cela n’a rien d’un gymkana.

Heureux les simples d’esprits parce que le royaume de dieu est à eux.

Rien de prévu pour les patients, c’est trop pas juste.

rose dit: 15 avril 2018 à 21 h 07 min

Bloom

je vous crois volontiers.
Des voix caressantes.
Ce matin étais surprise.d’entendre la voix de Martinez tellement en opposition avec son physique rogue et sa moustache triomphante : il a une voix enveloppante. On le suivrait à Tataouine. Pardon hein, mais les belles voix cela dit quelque chose de celui qui la possède.
Au même titre que la chevelure pour une femme.

Sant'Angelo Giovanni dit: 15 avril 2018 à 21 h 03 min


…des religieuses, comme les béguines,…

…croire, aux anchois, des pizzas, et se faire mettre, les alouettes du culte, en propension,…

…avec, les sœurs supérieures à barbes,…
…etc,…

rose dit: 15 avril 2018 à 21 h 03 min

deux closer à 9h 20.
un petit square qui fait partie de la médiathèque jacques demy, en haut et derrière. Roseraie bancs en bois etc.
Un second en face de la gare . Vous tournez à droite en sortant côté tramway, traversez l’avenue au coin tout de suite, grand parc, charmant fleuri et pacifique.

Ttes les avenues sur lesquelles se déplace le tramway sont de très grands axes.

Le coeur de ville il est ds le quartier des banques, la grande place Stanislas c’est à Nancy, là euh ?, glacier,bureau d’Air France, fontaine en son milieu et livreurs à vélo venant hagards se poser lorsqu’ils ont le droit de respirer.

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 20 h 55 min

Qu’est-ce qu’il y a comme auteurs grecs qui ont écrit sur les juifs et le plus souvent contre les Juifs entre le 1er siècle avant et après J.-C., au moins cinq ou six :Apollonios Molon, Alexandre Polyhistor, Teucer de Cyzique, Apion, Damocrite, Nicarque, Philon de Byblos. Tout le pourtour méditerranéen était infesté par cette engeance antisémite, de Rhodes à Alexandrie, d’Alexandrie à Rome, de Rome à la Syrie ! Effrayant ! Le plus connu c’est Apion, parce que Josèphe a écrit un Contre Apion pour défendre ses coréligionnaires. L’antisémitisme est une donnée de base de l’Antiquité !

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 20 h 42 min

Ah, mes pauvres chéris, mais on a juste envie de fuir dans le désert quand on vous lit ! Zêtes des gens odieux et infréquentables !

Widergänger dit: 15 avril 2018 à 20 h 40 min

En tout cas, moi, j’avais suivi les conseils de Popaul à Rome et je m’étais assis à un bistrot après le pont de l’île machin là à l’entrée du Trastevere, et je m’étais dégusté un mignon ptit verre d’vin blanc j’tedisqu’ça ! Ah ça te met dans un tout autre état que les objurgations de tous ces cons de blog à la Dlaporte des chiottes, tens !

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