de Pierre Assouline

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La République des livres
Dans les zones grises de la rentrée littéraire

Dans les zones grises de la rentrée littéraire

Et d’abord, afin de dissiper tout malentendu, ce que la zone grise n’est pas : synonyme de flou, confus, vague, insondable, passif… Gris, quoi. En se popularisant, l’expression s’est galvaudée puis dégradée en métaphore. A la lumière des récents débats sur l’inceste et le viol, elle est même instrumentalisée pour désigner l‘incertaine frontière entre la résignation et le consentement. Qu’est-elle alors ? Même si en l’espèce la recherche de paternité est périlleuse, Primo Levi semble bien être le premier à l’avoir utilisée dans Si c’est un homme (1947) puis à l’avoir conceptualisée dans un chapitre des Naufragés et les rescapés (1986) intitulé justement « La zone grise » comme le lieu ambigu censé séparer les opprimés des oppresseurs. Il sépare autant qu’il relie le camp des maîtres et celui des esclaves. C’est le camp du troisième type irréductible à une opposition frontale, tranchée, manichéenne entre les deux catégories. Quelques livres de la rentrée déploient leur histoire dans ce non-lieu.

Ceux qui suivent Tanguy Viel depuis ses débuts prendront ce train et ne le regretteront pas. Ils s’embarqueront dans La fille qu’on appelle (176 pages, 16 euros, éditions de Minuit), titre qui sonne bizarrement au premier abord, moins dès que l’on devine qu’il est la traduction de call girl. Comme dans Article 353 du code pénal, (2017), Tangy Viel a trouvé la note juste et s’y est tenu tout le long autour de quelques personnages : Max, le maire aux grandes ambitions politiques d’une ville de la Bretagne maritime ; son chauffeur qui fut jadis un boxeur ; Laura, 20 ans, la fille de celui-ci. Au sein de ce triangle se tisse un réseau d’échanges tendus et inattendus dont l’objet initial (la recherche d’un logement par la jeune femme) n’est qu’un prétexte à une très sensible exploration des caractères.

C’est ce qu’il dit d’autre que ce qu’il raconte (même s’il maitrise parfaitement son récit) qui fait le prix de ce roman. Une vraie réflexion en filigrane, implicite, esquissée sur l’arrogance du pouvoir lorsqu’il exerce sa domination. On l’aura compris, Laura couche avec le maire dans l’espoir d’obtenir ce foutu logement de la municipalité. Mais c’est évidemment plus complexe car son attitude se situe dans une valse-hésitation où toute la palette du consentement est explorée et circonscrite dans le langage. De quoi produire une tension qui accorde à ce roman sa juste musique.

On retrouve immanquablement les échos ou les accents d’une écriture blanche caractéristique de Minuit, mais Viel a bien son monde propre. Le tout est d’une remarquable fluidité dans la circulation entre les mots et les choses pour produire de la vie, tout simplement. Surtout dans le récit haut en couleurs du combat de boxe (qui vaut bien mais dans un genre différent les comptes rendus que le journaliste sportif Henri Decoin écrivait dans les années vingt et son roman Quinze rounds. Histoire d’un combat que L’arbre vengeur réédite ces jours-ci). Une technique au service d’un styliste : ellipses, images, répétition, précision, suspense, métaphores, monologues intérieurs, économie d’effets, distanciation, sobriété de l’expression dans le plus grand souci du romanesque. Il ne dévie guère de sa ligne depuis le Black Note (1998) et on ne s’en plaindra pas, mais il la perfectionne de livre en livre.

A la lecture des premières pages du Voyage dans l’Est de Christine Angot, (214 pages, 19,50 euros, Flammarion), on se dit : encore l’inceste, décidemment, elle n’en sort pas plus de vingt ans après L’inceste (1999) et tant d’autres textes et prises de parole où elle y est revenue encore et encore et maintenant opportunément à la faveur de récentes affaires. Et puis ça prend, on se rend compte que si la question est bien centrale, il y a aussi bien d’autres choses dans ce roman qui mériterait d’être lu pour lui-même et non à la lumière d’un énième et vain débat sur l’autofiction. Angot y est débarrassée de la violence et de l’agressivité de ses débuts, de la vacuité de certains de ses livres (Pourquoi le Brésil ? Le marché des amants), elle est dans la veine de ses récentes réussites (Une semaine de vacances, Un amour impossible) et ce nouveau livre en est le couronnement. Car la violence ne l’a pas déserté mais elle s’y manifeste autrement, ce qui lui donne une puissance stupéfiante.

Bien sûr, on est en terrain connu, tant l’auteure s’inscrit dans le paysage littéraire depuis longtemps ; on croit même avoir déjà lu le livre : Chateauroux, Reims, Strasbourg, Paris, Géradmer… Dès la première page, en vingt lignes, elle réussit à placer cinq fois le verbe « avoir » à l’imparfait. Angot, quoi. Le ton est donné. Mon père, ma mère et moi, une éducation entre deux langues l’autre étant l’allemand. Son histoire, leur histoire. Comment on vit avec ça quand un père admiré, aimé, dont elle a fait tardivement connaissance (il avait refait sa vie ailleurs) l’embrasse sur la bouche à 13 ans, et durant les années suivantes lui fait comprendre qu’à ses yeux elle est une enfant de seconde zone à qui il assigne d’abord une fonction sexuelle. Fellations, sodomies, cunnilingus. C’est une époque où le mot « inceste » ne figure pas dans le code pénal. Le viol y est bien mais comme délit.

Plus tard, quand elle le confrontera à son crime, il fera comme s’il n’avait fait qu’obéir à son désir à elle. Entre temps, elle aura essayé de se reconstruire, d’avoir des relations avec des garçons, de se marier, d’être mère. Dépressions, anorexie, tentatives de suicide. Elle n’en voit pas l’issue si bien que parvenu à l’âge adulte, elle revoit son père à sa demande à elle après des années de mise à distance et reprend des relations sexuelles. Sans voyeurisme ni exhibitionnisme, dénué de tout pathos, ce roman en état limite permanent, à l’image de ses trois personnages principaux, gagne en intensité lorsqu’elle prend conscience de son impuissance à combattre une autorité et s’incline, perd le contrôle de sa vie, sent son avenir gangrené par « la chose ».

Bien sûr il y a la question du consentement mais comment en parler quand on se sent verrouillée de l’intérieur ? De la page 133 à la page 155, le rythme change avec la tenue d’un journal intime relatant ses premiers essais littéraires, ses envois aux éditeurs, le dépôt du manuscrit à l’esbroufe au domicile niçois de Le Clézio. Avant de revenir à l’inceste : un déni de filiation qui passe par l’asservissement de l’enfant à la satisfaction sexuelle du père ou d’un membre de la famille qui exerce une emprise. Il y a toujours une obscénité à évoquer le plaisir et le consentement même si in fine Angot ose évoquer l’amour qu’elle a ressenti pour lui- et réciproquement. Car si scandale il devrait y avoir avec ce livre, c’est dans l’injonction que nous adresse l’auteure de le lire comme un roman d’amour. Non un scandale de la vérité mais scandale de sa vérité.

C’est si inaudible en nos temps manichéens, binaires, exclusifs que cela ne peut que heurter, révolter même et ce serait tant mieux puisque la littérature, la seule qui importe, a juré de nous troubler. Et comment ne pas l’être face à un tel père amoureux de sa fille… L’écriture, tranchante, saisissante, au cordeau, devrait faire de ce roman l’un des événements de la rentrée, non pour des mauvaises raisons (la personnalité d’Angot etc) mais pour sa force. Le pire malentendu serait de le considérer comme un témoignage opportuniste en résonnance avec l’actualité récente sur un sujet de société (ce qui était bien le cas du livre de Vanessa Springora sans intérêt sur le plan littéraire) ou une forme d’autobiographie et non pour ce qu’il est : une œuvre littéraire qui met à nu la folie d’une femme, ses racines, ses mécanismes. Plus que jamais, il faut séparer un livre du bruit qu’il pourra faire.

Après Perec, on ne peut plus intituler un roman La disparition. Et encore moins Une femme disparait après le film A lady vanishes. C’est pourtant bien de cela qu’il s’agit avec Danger en rive (180 pages, 17 euros, Léo Scheer), titre qui figure sur un panneau de signalisation en route. L’étrange le dispute au fantastique dans cette histoire « à la Nathalie Rheims », et pour cause, qui voudrait faire penser parfois à du Hitchcock revu par Simenon.

De son exil intérieur dans une maison du pays d’Auge, une écrivaine réduite à l’impuissance fuit sa propre vie, s’enferme dans sa mise à distance de la société, à la recherche de la douceur, des instants furtifs, de la beauté des paysages, lorsqu’un harceleur revient bouleverser sa solitude. Rien de sexuel mais une volonté affichée, calculée et fondamentalement perverse de la déstabiliser pour lui faire perdre pied et mettre sa mémoire en miettes. Sa mémoire vacillante, ultime béquille de celle qui a assisté un soir à la disparition d’une infirmière et qui se demande à mesure du récit, si, comme le croit la police, elle n’a pas fantasmé ce dont elle croit avoir été témoin. Une persécution de toute heure qui la pousse à fuir à nouveau.

Le mécanisme est parfaitement mis à nu par l’auteure. C’est si finement, méthodiquement, cruellement raconté que ce ne peut être que du vécu même s’il serait vain d’y chercher des clés. Seuls ceux qui sont passés par là savent que ce mal à l’œuvre ronge, use, traumatise et que parfois, la mort volontaire est la seule porte de sortie pour en finir. C’est peu dire que l’on sort troublé de cette lecture.

A ce jour, Grande couronne de Salomé Kiner (288 pages, 18,50 euros, Bourgois) est bien l’une des plus secouantes révélations de cette rentrée. Cette auteure a 35 ans, c’est son premier roman. Le sujet est d’un grand classique du roman d’apprentissage : la naissance d’une adolescente à la sexualité, à la découverte du monde, aux rapports humains, les relations avec la mère. Sauf que ça se passe dans la France des années 90 (on y est vraiment, avec la crainte du grand basculement dans la perspective de l’an 2000, ce n’est pas qu’un décor) avant les réseaux sociaux et internet dans la banlieue pavillonnaire du côté du Val d’Oise.

Père absent, mère dépressive, milieu modeste où il faut se débrouiller pour faire semblant d’avoir de l’argent quand on n’en a pas, ce qui ne va pas de soi lorsqu’on est obsédée par les marques en toutes choses (vêtements bien sûr mais aussi sodas, chewing gum, objets du quotidien, etc) et qu’on aimerait tant ressembler aux autres filles. Elle fait la pute pour régler « mon problème avec les marques ». Aussi implacable et cruel que drôle et joyeusement glauque, c’est plein de fantasmes sur la vie ailleurs et autrement, de désirs inassouvis, d’émerveillements et de désillusions. Paris y est mythifié, comme l’est l’idée survendue aux jeunes consommateurs de la réussite en toutes choses.

Le style emporte tout : vif, rapide, culotté et surtout authentique. Quel rythme dans le rendu de l’oralité ! et quelle habileté pour décrire la maladresse des garçons, quelle finesse pour dire la confrontation d’une sensibilité encre enfantine avec des réalités d’adulte. Les émotions jaillissent dans la bouche et les réactions des personnages avant même qu’ils aient eu le temps de les maitriser. La lucidité aigüe de la narratrice tient la cadence sur près de 300 pages. Ca ne sent ni l’imitation ni l’emprunt. On ne voit pas l’effort pour écrire comme on parle. Salomé Kinner a un vrai don d’observation.

De son propre aveu, c’est le chant d’amour d’une adolescente face à la décomposition de sa famille. Mais un chant d’une belle tonicité. Ses personnages ont leur propre langue et elle est bien pendue, les copines comme les deux frères. Chacun sa gouaille, chacun sa colère, chacun son contrôle de la violence. Mais une seule voix en émerge, celle de la romancière installée en Suisse romane et dont le cosmopolitisme irrigue l’écriture : père russe, mère italienne, beau-père américain. Prêtez l’oreille à cette nouvelle voix : même s’il s’en trouvera toujours pour y déceler échos et résonnances de celle du Momo de La vie devant soi, on n’a pas fini de l’entendre.

(Photos Passou, Yann Dissez, Dion, Philippe Conrad, Marie Taillefer)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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1 260 Réponses pour Dans les zones grises de la rentrée littéraire

bouguereau dit: à

Ajoute zizi, aussi. On ne sait jamais. Ça ne mange pas de pain

marchand dsoupe c’est pris..ajoute ‘soupeurs de paris’..une baguette bien fraiche dans la pissotière à duchamp tu mets ‘augment!d fountain’ le voilà ton logo point 2..aux chiottes le lézard

et alii dit: à

jazzi:
La salle de lecture de la Bibliothèque d’art et d’archéologie (BAA) est accessible sans réservation, avec une jauge max. de 20 places assises. Les horaires d’été sont les suivants: du lundi au vendredi, de 12h à 16h.
le MAJ

bouguereau dit: à

Le PCF (que je ne soutiens pas) s’est désolidarisé de Staline de très longue date

..t’es un gars fidèle en amitié dédé..c’est a des petits détails que ça se voit..
tu te souviens de la définition de l’amitié par tkt?

renato dit: à

À propos de pissotière à Duchamp, bouguereau, on trouve le model Bedfordshire parmi les fontaines de Paris?

Phil dit: à

Ajoutez « bac » dear baroz pour changer de room dans vos domaines.. Fontaines, bac, backroom. Le ranking c’est les églogues sans le savoir, y’a pas de lézard, so long.

et alii dit: à

JAZZI/
Bibliothèque Forney

bouguereau dit: à

Les zones grises c’est une chose, mais la critique grisonnante en est une autre

sapré térezoune..toujours impressionné par le sylvère back à dirfilou

et alii dit: à

jazzi
Bibliothèque de l’ECF
La Bibliothèque de l’École de la Cause freudienne, dont la naissance accompagna la création même de l’École en 1981, est une bibliothèque de référence pour la psychanalyse d’orientation lacanienne et un espace de lecture, où l’on vient travailler, écrire, consulter des documents, dont certains sont uniques. L’enseignement de Jacques Lacan et le retour à Freud qu’il a promu orientent la constitution de son fonds. Reflet des activités et des acquisitions faites au fil du temps depuis sa création, des centaines de milliers de documents sont conservés et indexés avec soin.
Ouverte à tous ceux qui se sentent concernés par la découverte freudienne, elle propose à la consultation ouvrages et revues de psychanalyse ainsi que de sciences affines et des champs connexes, classiques et contemporains, en français et en d’autres langues.

bouguereau dit: à

les fontaines de Paris

je me souviens..je me souviens des pissoires du café costes

puck dit: à

renato dit: à

À propos de Watts, puck, vous connaissez la technique less-is-more et savez-vous pourquo CW l’a choisie ?
 »

je ne suis pas sûr que CW ait choisi quoi que ce soit. cela dit je vais poser la question à un de mes gamins qui fait de l’électro : il doit être incollable sur le « less is more » qui pour moi est plutôt de l’ordre de la tarte à la crème.

les 2 dernière fois que j’ai écouté les Stones en concert c’était épouvantable (surtout la dernière fois au stade Gerland à Lyon dans les années 80) : je n’avais jamais vu un groupe jouer aussi faux. Juste avant j’avais écouter un concert de Supertramp à côté des Stones c’était des horloges suisses.

Un moment K. Richards a remarqué qu’il était accordé trop bas, son si devait être 1/4 de ton trop bas il l’a remonté presque sur un dos, et ils ont démarré Honky Tonk Woman avec des guitares qui n’étaient pas accordées. Autour de moi les gens étaient en transe.

Je pense que c’est pour cette raison qu’ils ont assassiné Brian Jones : c’est le seul qui était capable de s’accorder d’oreille : il devait passer son temps à leur gueuler dessus du coup ils l’ont noyé.

Par contre le seul qui leur permettait de rester dans le tempo c’était Charlie Watts : ils jouaient faux mais grâce à lui ils jouaient dans les temps.

Maintenant qu’il est mort je sais pas ce que ça donnera : il parait qu’ils prévoient une nouvelle tournée.

bouguereau dit: à

Ouverte à tous ceux qui se sentent concernés par la découverte freudienne

la découverte ?..mon cul qu’elle dirait bonne clopine

D. dit: à

L’Internariona-aaa-le… etc…

Jazzi dit: à

« sinon il faut aussi le traduire en plusieurs langues dont le chinois »

Paris, première ville touristique mondiale, puck.
L’anglais, l’espagnol et plutôt le mandarin ?

D. dit: à

Voilà une juste remarque, Bouguereau.

et alii dit: à

centre culturel suisse
et le belge en face de BEAUBOURG LE NOM???°

D. dit: à

Japon, USA, Russie, c’est pas « partout », renato.

Jazzi dit: à

« je me souviens des pissoires du café costes »

Splendides, le boug, réalisées par Starck.
La boutique de fringues qui s’est installée à la place les a parait-il conservées en état…

D. dit: à

Ah voilà mon ami Keupu qui vient faire la lumière sur ces sujets complexes. Ecoutez-le.

D. dit: à

son si, ça me fait tout de suite penser à sisson. Et ensuite à saucisson.

et alii dit: à

MAISON EUROPEENNE DE LA PHOTOGRAPHIE

puck dit: à

« tu te souviens de la définition de l’amitié par tkt? »

effectivement j’ai retrouvé ces échanges dans les archives du blog à passou.

ça m’a fait un choc, et ça m’a rendu très triste, parce que Traubes pensait que D c’était Dexter (comme Jazzi), il n’a pas dû comprendre, parce que Traubes était ami avec Dexter, ils échangeaient des messages… amicaux.

pourquoi il a pas choisi une autre lettre cet imbécile de D ?

puck dit: à

c’est la vie…

bouguereau dit: à

..garde tes thunes baroz..ouvre un insta..un pinteress..un fesse..trouves toi un prog bot pour automatiser le load de tous ces sacs à merde de photos et de commentaires surgelés..fais des twit rapides forts putains..renvoie tout sur ton site..que tu soignes..mets des dates et heures de commentaire..je te dis ça parceque t’es un bon garçon et que tu crois pas que chus un mauvais. voilà

renato dit: à

Pour les guitares des Stones, ok, puck ; pour CW, un ami (ingénieur du son) qui a travaillé avec eux m’a assuré qu’il s’agit d’un choix — il lui aurait dit que le meilleur résultat, le « plus », s’obtient en restant dans l’essentiel.

renato dit: à

« c’est pas « partout » »

Je ne vais pas faire une longue et inutile liste, D.

puck dit: à

renato, je comprends bien, mais cela ne me satisfait pas, on connait tous les batteurs des groupes de pop rock des années 70 : peut-être que certains en faisaient trop, mais beaucoup faisaient mieux que CW en mettant la barre de l’essentiel un cran au dessus.

Je pense par exemple à Mitch Mitchell, à John Bonham, Ian Paice etc… ce n’est pas pour rien si Lake avait demandé à Mitch Mitchell d’être le batteur de son groupe, et MM le less is more il connaissait pas ! pour moi c’est juste des foutaises.

bouguereau dit: à

..ouvre une chaine sur youtube..des trucs courts et golos..fais le guide titi..un montage simple et prope..bon son..dmande a ton charlot..ça c’est bingo

et alii dit: à

Jazzi
etmême l’église américaine de Paris

puck dit: à

à moins bien sûr que ce less is more de CW était ce qui correspondait le mieux à l’esprit du groupe, à savoir un truc minimaliste, où tout était centré sur le chanteur dans un environnement musical d’une grande pauvreté.

on ne peut pas faire comme nous n’avions jamais écouté tous les autres groupes ? Les Stones ont été très vite dépassés, et à l’époque dans le monde des musicos personne ne les prenait au sérieux, ils ont composé quelques belles chansons qui resteront dans l’histoire du rock et que tout le monde connait, mais à part ils n’ont été des références pour aucun autre groupe, même si tout le monde connait Paint in black, Angie ou satisfaction ils n’ont eu aucune influence et heureusement parce que leur proposition musical est d’une extrême pauvreté parce qu’ils étaient tous de très mauvais musiciens et tout le monde le savait.

et alii dit: à

Le cri d’amour de Jean-Claude Grumberg
L’auteur de « La Plus précieuse des marchandises » raconte dans un récit bouleversant la mort de son épouse.

puck dit: à

renato vous savez pour faire la différence entre un bon musicien et un mauvais c’est très facile :

est-ce que Mitch Mitchell aurait pu jouer avec les Stones : oui.

est-ce que Watts aurait pu jouer avec Hendrix : non.

et voilà game over !

et alii dit: à

nadeau:
Il est question d’un bois, de neige, de froid, d’un couple de pauvres bûcherons qui n’a pas d’enfant ; on craint les méchants, on est soulagé par le dénouement. Cela ressemble au Petit Poucet mais non, La plus précieuse des marchandises, texte de Jean-Claude Grumberg, sous-titré Un conte, n’en est pas un. Trop de trains passent, qui rappellent une époque atroce, tandis qu’ « agonisait l’humanité. »
Jean-Claude Grumberg, La plus précieuse des marchandises. Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle ». 128 pages, 12 €
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2019/01/29/precieuse-marchandises-grumberg/

rose dit: à

Nota bene :
On peut s’appeler Stéphane Pompougnac.
On peut.

On peut se retirer des podiums aussi pck’on se marie.
C comme se ranger des voitures.
Cracher ses poumons.
La petite mort.
Zéro nostalgie.

puck dit: à

et vous savez aujourd’hui ce n’est pas bien de jouer avec ça, il faut oser dire les choses telles qu’elles sont parce que beaucoup d’excellents musiciens sont restés sur le bord de la route, beaucoup de batteurs bein meilleurs que CW sont restés à galérer toute leur vie simplement parce qu’ils n’ont jamais été au bon endroit au bon moment.

l’histoire choisit et se construit, mais pas avec les meilleurs, les meilleurs nous en avons tous croisé, parfois par hasard, dans des endroits craignos…

par respect pour tous ces musiciens qui en ont chié toute leur vie, sans jamais cesser d’y croire, il ne faut raconter de connerie en disant que Charlie Watts était un bon de jazz ou je ne sais quelle autres conneries du même genre !

c’est honteux.

rose dit: à

Une églogue est un apologue : la vie aux champs.

renato dit: à

J’ai déjà dit ici que la société est faite de segment, comme le ténia, puck, et que chaque segment est utile au tout. Vous n’aimez pas CW ? c’est votre droit, mais dans le segment qui est le sien il fonctionne. Tout le reste ce ne sont que des truc de fandefoot.

et alii dit: à

Paysage
Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l’atelier qui chante et qui bavarde ;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font rêver d’éternité.

II est doux, à travers les brumes, de voir naître
L’étoile dans l’azur, la lampe à la fenêtre
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement.
Je verrai les printemps, les étés, les automnes ;
Et quand viendra l’hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d’eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l’Idylle a de plus enfantin.
L’Emeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre ;
Car je serai plongé dans cette volupté
D’évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

et alii dit: à

L’Après-midi d’un faune est un poème (« églogue ») en cent dix dodécasyllabes du poète français Stéphane Mallarmé, publié en 1876 chez Alphonse Derenne à Paris, avec des illustrations issues de gravures sur bois d’Édouard Manet. Il s’agit du monologue d’un faune qui évoque les nymphes et la nature qui l’entoure, dans une succession d’images poétiques. L’ensemble est dédié, dans l’incipit, à trois amis de Mallarmé, à savoir Léon Cladel, Léon Dierx et Catulle Mendès.

Le poème fit l’objet entre 1892 et 1894 d’une mise en musique par Claude Debussy qui composa le Prélude à l’après-midi d’un faune, sur lequel Vaslav Nijinski créa une chorégraphie en 1912.
https://www.youtube.com/watch?v=G1ENfvllOiw

et alii dit: à

renato,ne parlez pas d’ivresse à P.ASSOULINE, paece qu’il risque vous répondre que lui, il est PAS SOUL
(ine)

et alii dit: à

parce que

Jean Langoncet dit: à

@en mettant la barre de l’essentiel un cran au dessus
Je pense par exemple à Mitch Mitchell, à John Bonham, Ian Paice etc

keupu et un poster géant de Led Zeppe au dessus de son plumard à la place du crucifix, c’est raccord ; la relève, quoi

moralès sed laisse dit: à

PAS SOUL
(ine)

Ça, c’est l’effet ténia qu’il dirait Renay De Sessende! 😉

une main... dit: à

Et l’effet vert m’y fuge, ça fleurit comment?

bouguereau dit: à

charlie qui souvent au fond semmerdait..avec des trucs qui dés le début était pus dson age..un air de défi « vous croyez que c’est la meilleure place au monde..et bien moi je préférerai manger un sandwiche à la marmite et au concombre avec une bière..et vous de quoi vous avez l’air »..la rock attitude c’est un vache de boulot..tout lmonde il est charlie

bouguereau dit: à

J’ai déjà dit ici que la société est faite de segment, comme le ténia, puck

c’était la mode pour rester mince..et faire cool..mais j’aurais jamais pu

B dit: à

Jean, les dép ce peut être stimulant à décourageant, faut suivre le rythme d’enfer, c’est pas gagné.

B dit: à

Led zep.

Jibé dit: à

@ Ecouté Christiane Angot also… Cette femme est insupportab’.
JJJ, c’est bien ce que je m’suis dit. Je ne sais pas si ce livre marque un changement (comme dit par divers critiques, cf Masque et la plume de ce dernier dimanche) ou si c’est le changement d’époque qui rendrait son sujet donc son livre plus acceptable (car inclus dans les préoccup’ nouvelles) mais elle, elle m’est toujours, comme vous dites, insupportab’
Ma meilleure amie estime qu’enfin elle est peut-être arrivée à cette maturité où l’époque peut l’accepter tandis qu’elle ose dire le plaisir autant que l’emprise, donc que ce livre a cet intérêt là.
Chais pas.

Jibé dit: à

Bloom,
on se retrouve,
whiskey n°1, pour moi:
le bushmills-sherry-cask
je vous dédie celui du soir!

Jibé dit: à

Bloom
Tullamore dew 14, je conseille. Avec modération (lla modération du blog a fait sauter mon com’ élogieux d’un autre!)

Jibé dit: à

Ah voici que ça passe, deux conseils d’ami, Bloom, ci-dessus. Vous avez mes deux préférés.
Ma nièce m’a rapporté un drambuie (d’Ecosse) pas mal dans le genre liqueur, rien à voir bien sûr avec le plaisir d’un irish whiskey, mais bu comme il convient, avec un pur malt, c’est pas mal et ça m’a rappelé mon jeune temps, Edimbourg,… tout ça.
Bon, j’arrête avec les crapuleries non littéraires.

Patrice Charoulet dit: à

JEU

Qui a eu ce surnom ?

A. Ballamou
B. Sancho Pansu
C.Barthoutou
D.Tante Turlurette
E. Le Che
F. Le Tigre
G. Dany-le-Rouge
H. Le Petit Père Combes
I.Ciboulette
J. Le Taureau du Vaucluse
K. L’amer Michel ou Michou-la-Colère
L. Fantomarx
M. Gastounet
N. Douste bla bla
O. Barbapoux
P. Fafa
Q. Le Président-Soleil
R. Le Torquemada en lorgnons
S. Le Discrédit lyonnais ou Pipendum
T. Flamby
U. Jean Polochon
V.Croquebourgeois
W. Eva dans le mur
Z. Yoyo

A. Balladur B.Barre C. Louis Barthou D. Cambacérès E . Chevènement F. Clemenceau G. Cohn-
Bendit H. Emile Combes I. Edith Cresson (six boulettes par jour) J. Edouard Daladier K. Michel
Debré L. Marx Dormoy M. Gaston Doumergue, président de la République N. Douste-Blazy
O. Edouard Drumont (de sinistre mémoire) P. Fabius Q. Félix Faure, président de la République
R. Jules Guesde S . Edouard Herriot T. François Hollande U. Jean-Paul Huchon, ancien président de la région Ile-de-France V. Jean Jaurès W. Eva Joly, ancienne candidate écologiste à la présidence de la République de 2012 Z. Lionel Jospin

B dit: à

J’aimais beaucoup ce batteur, à peu près dans cette période, c’est du Jazz . J’avais l’impression qu’il tapait sur des bidons.

https://youtu.be/Fm8H7Ilo9Dk

et alii dit: à

il y en a pour toushttps://images-eu.ssl-images-amazon.com/images/I/71uc%2B-cMNvL.pnge

D. dit: à

Monsieur Charoulet semble avoir du temps libre.

et alii dit: à

un rude témoignage sur mediapart :
« À coeur ouvert – témoignage de la maltraitance à l’école
30 AOÛT 2021 PAR HANNA F BLOG : LE BLOG DE HANNA F
À quiconque aura la patience de le lire, ma gratitude. Voici mon expérience de la primaire au lycée, violences à l’école de la part d’autres élèves, sans réaction des adultes en charge. C’était terrible de devoir passer à travers les minutes, les heures, les jours, les mois, humiliée, traînée dans la boue. Nous sommes en 2021, et je souffre encore de cette expérience. »
https://blogs.mediapart.fr/hanna-f/blog/300821/coeur-ouvert-temoignage-de-la-maltraitance-lecole?utm_source=20210830&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-%5BQUOTIDIENNE%5D-20210830&M_BT=1249929909253

DHH dit: à

@et alii
A propos du livre de Grimbert que vous citez ce que j’ecrivais a une amie :

« Cela s’appelle un conte mais c’est plutôt une histoire triste racontée avec le sourire , un sourire ou se mêlent tendresse amertume et résignation
Cette histoire qui pourrait être vraie, qui l’est peut-être, Grimbert instillant le doute dans son dernier chapitre ,se rattache aux cas réels, tres rares, de bébés exfiltrés des trains de la mort par leurs parents qui ,eux , ont continué leur voyage vers l’enfer ;
Et si, par miracle un de ces parents a survécu ;elle est inévitablement tragique, quel que soit son aboutissement, sa quête longue douloureuse et aléatoire pour retrouver la trace de son enfant peut-être élevé par des braves gens qui l’ont découvert un jour sur le ballast et l’ont recueilli C’’est un des sujets du film de Lellouche Les uns et les autres .
Grimbert quant à lui réalise sur ce thème une admirable performance littéraire :Il y y suggère le comble de l’horreur, tout en en donnant le charme de l’imaginaire à une histoire où tout est transfiguration de réalités historiques précises et douloureuses, mais rendues lointaines par leur dilution dans l’univers des contes et par leur expression dans ce langage à la fois convenu et familier qui en est la marque ;
Belle réussite d’un travail stylistique sophistiqué ,associant, pour cette convocation de l’univers des contes, fausse naïveté du ton ,imprécision délibérée du lieu et du moment, stylisation des personnages, tous dépourvus d’épaisseur sociale et réduits à un emploi :le « bucheron « ,le gentil dans la forêt » ,l »es méchants soldats ;et aussi ces « sans cœur » personnages détestés, comprendre les j..ifs, mais jamais évoqués autrement que par ce terme neuf qui,s’il en dit long du regard porté sur eux , les installe en dehors de la réalité, en leur conférant leur statut de personnages de conte .
Et en ayant choisi de raconter cette histoire tragique comme un conte, et avec l’apparent détachement que cela appelle, Grimbert en rend encore plus criante la cruauté « 

closer dit: à

Je m’immisce, mais j’ai découvert depuis quelques années la finesse et la subtilité des whiskies japonais.

Il faut reconnaître que quand ils ont décidé de se mettre à faire quelque chose que nous (européens) avons inventé, ils le font à la perfection.

Jazzi dit: à

Merci pour tes conseils, le boug, mais je crois que tu n’as pas compris le sens de ma démarche, de mes envies, de mes motivations : l’opposé de ce que tu préconises !

puck dit: à

« Ma meilleure amie estime qu’enfin elle est peut-être arrivée à cette maturité »

non je l’ai déjà dit : c’est simplement que maintenant elle a une fille qui est en âge de lire ses livres.

et du coup elle a ses 2 neurones qui viennent de percuter et comprendre des trucs évidents qu’elle n’a pas compris que-là parce que jusque là sa fille lisait Pif gadget.

pourquoi compliquer des choses simples :

on a une gamine qui a 6 ans on peut faire la maline en racontant comment on taille un pipe à un chanteur de rap

on a une fille qui a 17 ans on change de cap.

c’est simple comme bonjour.

on appelle ça la découverte de l’éthique littéraire.

puck dit: à

Jean Langoncet dit: à

@en mettant la barre de l’essentiel un cran au dessus
Je pense par exemple à Mitch Mitchell, à John Bonham, Ian Paice etc

keupu et un poster géant de Led Zeppe au dessus de son plumard à la place du crucifix, c’est raccord ; la relève, quoi
 »

désolé Jeannot je préfère mon poster de led zep à ta croix gammée.

chacun son truc.

puck dit: à

. dit: à

Ah voilà mon ami Keupu qui vient faire la lumière sur ces sujets complexes. Ecoutez-le.
 »

D : écouter c’est pas suffisant, faut aussi prendre des notes !

mon ami pedro il prenait des notes lui.

rose dit: à

C’est la faute à Marc Court.
Voilà pas que le 29 août, il écrit un com. sur Bernanos où il parle d’Aline.
Et paf Paul Edel embraye et voilà pas le cafard de la fin de l’été.
D’abord, il écrit  » de saint à sept », chez nous c’est de cinq, suivi de les sanglots longs des violons qui bercent nos coeurs d’une langueur.

Jean Langoncet dit: à

@chacun son truc.

semper fidelis qu’elle transpose la queen mom sur la table de chevet du keupu

puck dit: à

bouguereau dit: à

Le PCF (que je ne soutiens pas) s’est désolidarisé de Staline de très longue date
 »

c’est qui qui dit ça ? closer ?

des anti communistes qui ont propagé l’idée que l’armée rouge était entrée à Budapest en 56 ?

alors que la vérité c’est que l’armée hongroise a envahi Moscou en 56 !

les historiens construisent l’histoire et après closer il tombe dans le panneau.

rose dit: à

Le meilleur whisky, c’est l’écossais.
Croyez-moi. Le Glenn Glomour.

rose dit: à

J’ai écouté Léonor, ce n’est pas du tout ce qu’elle dit.

puck dit: à

renato dit: à

J’ai déjà dit ici que la société est faite de segment, comme le ténia, puck, et que chaque segment est utile au tout. Vous n’aimez pas CW ? c’est votre droit, mais dans le segment qui est le sien il fonctionne. Tout le reste ce ne sont que des truc de fandefoot.
 »

renato je n’ai jamais dit que je n’aimais pas CW !

j’ai juste dit qu’il fallait bien le laisser dans son segment auquel il appartient et éviter de la faire entrer dans un autre segment auquel il n’appartient pas.

rose dit: à

On débattra lorsque vous serez de bonne foi.
Après, nous prendrons nos mustélidés, ou nos camélidés, selon.

rose dit: à

Récit.
Titre :
Larmes taries
(C’est la faute à Paul et que j’ai écouté Aznavour tout l’aprem (dix minutes)).

C’était en 2009, le

puck dit: à

renato je suis d’accord avec vous pour les segments et le ténia.

le problème est que nous vivons dans une confusion des segments et que des gens qui n’y connaissent pas grand chose mais qui ont le pouvoir de définir les segments jonglent avec les segments comme ces types dans les cirques qui jonglent avec des assiettes. et c’est kiki fait la vaisselle après ? nous !

puck dit: à

Jean Langoncet dit: à

@chacun son truc.

semper fidelis qu’elle transpose la queen mom sur la table de chevet du keupu
 »

greubou tu vois le problème avec toi c’est que tout le monde finit par parler en espéranto et c’est le bordel niveau comprenette.

y’a d’abord eu 3j guidé par une sainte dévotion pour ta personne (faut dire qu’il aime aussi les poules) et maintenant c’est Jeannot Lapin qui s’y colle.

je parie mon poster de led zep que dans 6 mois sur le blogapassou tout le monde va parler en espéranto !

puck dit: à

rose dit: à

J’ai écouté Léonor, ce n’est pas du tout ce qu’elle dit.
 »

sauf que le jour où elle va écrire des bouquins du même tonneau que sa mère question déballage de ses pratiques sexuelles je suis pas sûr qu’elle apprécie trop la madre si vous voyez ce que je veux dire !

facile de parler « littérature » sauf qu’il faut aussi essayer de se mettre à la place des autres !

rose dit: à

Larmes taries

C’était en 2009, le 31 juillet, et cela a commencé. Ses larmes se mirent à couler, sans s’arrêter. Elle ne savait pas pourquoi, mais ses larmes coulaient. Et cela a duré cinq jours.
Cinq jours durant lesquels ses larmes coulèrent.
Le 31 juillet.
Le premier août.
Le 2 août.
Le 3 août.
Le 4 août 2009.
Elle ne savait pas pourquoi.
Cinq jours de larmes incessantes, qui coulaient.

Quelques jours passèrent et elle reçut un coup de téléphone. C’était la maman de M.qui lui demandait de venir aux obsèques de son fils qui le 2 août (un samedi ?) venait de mourir.

C’est l’histoire qui est revenue. Elle l’a nommée larmes taries parce que c’était un flot ininterrompu.
Qu’il ait trouvé la paix, et son âme soeur. Il a aujourd’hui 52 ans sur son nuage au ciel.

Janssen J-J dit: à

@ Patrice C. *** – Il rêva nuitamment de sa participation à un jury de thèse, à proximité d’une fontaine du 16e approfondissement. L’impétrant, Jacques Chirac, un homme politique soucieux de se blanchir en se reconvertissant dans les sciences humaines, allait devoir se justifier d’une révélation liée aux embrouilles de son ex ministre de l’Intérieur durant son propre mandat politique, laquelle avait filtré en dépit du sceau du Secret Défense. Ils étaient perchés sur le chapiteau d’un grand édifice public et les jurés, -des juristes arrogants mais intellectuellement étriqués pour la plupart-, l’invitèrent à prendre la parole en premier, certainement pour leur permettre de s’aligner sur son opinion de la valeur de la thèse, car si l’on méprisait ses qualités d’enseignant en droit normatif peu enthousiaste, on se méfiait en revanche de ses flèches acérées de sociologue critique au sujet notamment de « l’entre soi endogamique » de la corporation de ses pairs ultra conservateurs. Agitations diverses et sueurs froides le submergeaient après la nuit torride qu’il venait de passer (de Bx1 à P2), avant d’arriver à destination de la séance publique – avec la voiture rouge conduite par son chauffeur Philippe, un flic de ses potes mis à disposition par l’université pour éviter le risque d’un accident, à cause d’un glaucome détecté à l’œil droit-. Or, pas frais et tout fripé, il n’avait évidemment pas eu le temps de se préparer à cette épreuve mondaine du lendemain censée couronner sa propre carrière. Deux experts « impliqués » dans la thèse, ex membres du cabinet et porte-flingues du candidat, préférèrent se laisser choir sur la foule (la cousine E., farfouillant dans les brocantes, faillit périr de la réception sur la tête) du haut du promontoire, plutôt que de devoir assumer les éclaboussures de cet ancien épisode explosif des plus scabreux. Pour sa part, il s’avisa n’avoir jamais lu cette thèse, ni même de n’en avoir jamais possédé d’exemplaire, à défaut même d’en connaître le titre… Il voyait assurément arriver le pire…, mais à la faveur de la confusion générale, il eut pourtant l’audace de créer un précédent : vu la nature de son conflit d’intérêt universitaire avec l’impétrant recherchant sa complicité politique en pareille occasion, il demanda au président du jury, nonobstant les usages, la permission de se récuser comme juré et se retirer derechef de la séance sans porter atteinte à la déontologie de la soutenance. Ce dernier, un brin agacé, sembla accepter sa requête, ce qui le délivra d’un drame à venir. Le rêveur s’envola par les airs sans demander son reste, pour ne plus jamais devoir affronter les cauchemars professionnels d’un monde sans pitié qui désormais ne le retrouverait plus jamais sur sa route.

Jean Langoncet dit: à

@je parie mon poster de led zep que dans 6 mois sur le blogapassou tout le monde va parler en espéranto !

Des effets attendus des alcools de grains sur des esprits communs en quête de distinction, keupu ; suivre en la matière les conseils de rose, abreuvée d’eau de vie, de la blanche irlandaise, si pure dès la source nourricière

Jean Langoncet dit: à

Merci J J-J de faire ainsi écho à rose et à sa fascination pour la terre-mère, la terre nourricière, la terre promise

rose dit: à

Puck

Léonor est une artiste : elle sculpte.

racontpatavi dit: à

Léonor est une artiste : elle sculpte.

Et c’est pas fini! 😉

Jean Langoncet dit: à

@Et c’est pas fini! 😉

Une autrice bientôt culte pour rose et J J-J : Lenore Kandel

Jean Langoncet dit: à

(Up Against the Wall Motherfucker ; voilà un mot d’ordre d’avenir)

Janssen J-J dit: à

ah ouais, JL, incroyab’ ! hormis Léonor Fini, j’en avais jamais entendu causer… https://fr.wikipedia.org/wiki/Lenore_Kandel Et pourtant, la Beat G !… je veux… Que valent ses poèmes sculptés, traduits en français ?… Bàv2,

renato dit: à

Tiens ! Lenore Kandel réapparaît, ne pas oublier Diane di Prima, Anne Waldman et Hettie Jones.

Jean Langoncet dit: à

Je n’avais pas la prétention de vous faire découvrir Kandel derrière votre écran, cara J J-J. Quant à la valeur de ses poèmes, elle tient au regard que vous lui portez, c’est à dire un regard tout plein de préjugés ; les blanches n’ont pas de caractère encore propre, voyez-vous

Janssen J-J dit: à

@ JL, j’ajoute ça… trouvé sur un bout de toile…Intéressant parallèle avec le sulfureux Wohl de Ginsberg… Donne envie, je veux…

Lenore Kandel
Poète visionnaire et activiste de la contre-culture, Lenore Kandel (1931-2009) est une participante de premier ordre du mouvement beat. La carrière de cette poète mystique et tantrique est fulgurante. Mais un accident de moto, dont elle gardera de graves séquelles, la met brutalement à l’écart du milieu de la poésie. Elle n’a publié que deux recueils de poèmes lorsque survient ce dramatique événement. Dans les années 1960, Howl d’Allen Ginsberg est accusé d’immoralité et élevé en icône de la beat génération. Mais The Love Book de Lenore Kandel, aussi ! « Pornographie hardcore » et « obscénité » dit-on à son propos. Elle participe au célèbre Be-In Festival, aux côtés d’Allen Ginsberg et Timothy Leary, entre autres. Sa manière de parler de sexe sans filtre confère à ses poèmes une force inouïe, sans jamais sombrer dans la vulgarité. Sa poésie, même si elle a été oubliée pendant des décennies, est un appel à la liberté sans faille.

*** Un brin de Brad avant fermeture des mirettes ? BNàv,
https://www.arte.tv/fr/videos/103440-008-A/brad-mehldau-aerosolo-1/

Jean Langoncet dit: à

les blanches > les eaux de vies au sortir de l’alambic ou eaux de source pour rose

Jean Langoncet dit: à

@Poète visionnaire et activiste de la contre-culture

Pourquoi poursuivre ? Tout est dit, n’est-ce pas ? Par qui on ne demandera pas. On en a presque l’eau à la bouche (quelle drôle d’expression ; je me demande si elle n’est pas un peu obsolète)

D. dit: à

quand ils ont décidé de se mettre à faire quelque chose que nous (européens) avons inventé, ils le font à la perfection.

… oui et non. Ils font des choses d’excellente qualité selon une philosophie particuliere. Aucun garagiste lambda n’aime réparer une japonaise. C’est un sacré bazar. Les choses ne sont pas pensées pareil. Ils inversent comme rien la distrib et la transmission sur l’arbre moteur. Tu regardes ça en te disant ah oui pourquoi pas au fond… Et puis tu t’aperçois que tout est à l’avenant. Ah oui pourquoi pas… Ah oui pourquoi pas… et tu perds pied peu à peu. Tu te dis bon ben y’a qu’à changer la bobine d’allumage. Tu la changes mais avant tu la trouves nulle part et quabd tu l’as trouvée, bien chère et tout et ben tu t’apercois que l’ancienne marchait très bien. Tu changes comme ça cinq pièces chères et rares les unes apres les autres, qui marchaient toutes en fait (normal c’est de la bonne qualité) et pis tu t’apercois au final que c’était un fil en plus que t’avais jamais vu nulle part ailleurs mais qui est très important dans un moteur japonais. Et tout est comme ça partout du moteur aux freins au tableau de bord à la boîte, tout, tout. tout. Si tu l’emmène pas chez le garage concessionnaire de la marque, t’es mort.

D. dit: à

Sur une Française, en général tout est beaucoup plus reconnaissable ou plus simple. Mais tu trouveras presque à tous les coups deux trois pièces merdiques en qualités, sous-dimensionnées, ridicules et risibles, presque choisies délibèrement, que c’en est écoeurant. Ca écoeure les allemands d’ailleurs.

D. dit: à

Je parle de voitures, bien entendu.

Petit Rappel dit: à

DHH
Si vous passez par là, cette curieuse expression dans les Memoires de Robert Challe (1716) au chapitre du combat de la Hougue, que je ne ne me souviens pas avoir rencontrée ailleurs. Mr Bonami est le pilote du vaisseau, et Mr de Bagneux le capitaine. On dine: « pendant le repas, Mr Bonami demanda à Mr de Bagneux s’il ne voulait pas « enterrer la synagogue avec honneur », c’est à dire périr plutôt que de se rendre. »
Qu’en pensez-vous? Je vois mal un pilote de bateau avoir lu Flavius Joseph. Mais qui sait? En tous cas l’expression est ambiguë et curieuse.
Bien à vous.
MC

JiCé..... dit: à

Mardi 31 aout 2021, 5h36, 19°, temps calme

PASS

Plutôt que de rendre obligatoire, sans raison, un Pass Sanitaire à la con en France, exigeons pour causer dans le poste et écrire dans les torche-culs médiatiques un Pass Intelligence.

Délivré par des Sages empreints de compétences variées, il sera utile pour trouver du boulot, pour créer de la vigueur nouvelle, pour choisir ses dirigeants, ses magistrats révocables, ses maitres d’Ecole non-fainéants !

On essaie le Pass Intelligence ?…Pour changer.

Jazzi dit: à

Sur la photo satellite du cyclone Ida, je vois un ourson blanc !
Pas vous ?

rose dit: à

Oui.
Ourson blanc absolument magnifique.
Faut demander aux amérindiens.

rose dit: à

Jean Langoncet dit: à
les blanches > les eaux de vies au sortir de l’alambic ou eaux de source pour rose.

Dans ma vallée du Jabron existe encore un bouilleur de cru.
Dernière fois que j’ai fait du vin de noix, ai acheté en pharmacie l’alcool nécessaire. Par petits glaçons de 250 cl vendus la peau du cul.
Un pote, lointain, qui vit là-bas, mais qui désormais est entré dans ses petites habitudes de vieux, a pu m’en procurer deux litres faits artisanalement.
Certains secrets ne sont pas du tout partagés.
Mon ami, fondeur et sculpteur, parti vivre avec son épouse en Camargue, avait les mêmes réticences, aïgues, par rapport au coulage du bronze.
Alors que, dans les deux cas, aucun souci à se faire. Couler un bronze, non merci. Faire de l’eau de vie, pas plus.

rose dit: à

petits flacons.

Terrible, un jour, de dire « tu sais, on a nos petites habitudes » et de vivre repliés sur sois. (S a soi pck 8ls sont deux, repliés ensemble).

rose dit: à

Racontpatavi, et autres camarades,
Sa mère l’a nommée Léonor parce qu’elle a perdu son honneur.
Arguments :
Je trouve Christine Angot intelligente. Je la trouve surtout courageuse.
Je ne trouve pas qu’un écrivain soit un artiste.
En soi, je trouve qu’un écrivain est un écrivain.
Lorsque je l’écoute, j’apprends tjrs qq.chose.
Lorsque je la vois, je la vois en souffrance.
Je n’éprouve pour elle ni compassion, ni pitié.

rose dit: à

Dans la Règle du Jeu, conférence appelée Aimer, le temps de parole est partagé stricto sensu en deux : 30 mn la mère. 30 mn la fille.
Successivement dans cet ordre là.
Léonor explique clairement comment son père lui a parlé de ce qu’avait vécu sa mère.
Puis, un jour, elle a commencé le bouquin et a arrêté de le lire.
Plus tard, elle l’a repris lors d’un voyage en train, l’a lu en entier en pleurant tout le trajet.

Elle a dit ceci de très fort :

Marie Sasseur dit: à

« Je trouve », « je trouve pas », « sa fille a dit », « la copine m’a dit ».

Qui a peur de Christine Angot.

rose dit: à

Qui a peur de Christine Angot.

Je trouve, je trouve pas : c’est un point de vue parmi des milliers d’autres.

Marie Sasseur dit: à

Lui rendre son prénom, à la fille de C. Angot: LéonorE.

rose dit: à

Elle a dit ceci de très fort :

Elle est ma mère et je suis sa fille.
Puis, elle a expliqué son parcours et de comment d’étudiante en histoire de l’art elle s’est retrouvée à sculpter, et le lien serait là, artiste, comme sa mère.

Marie Sasseur dit: à

Pour avoir un point de vue, ur l’oeuvre litteraire de C. Angot, il faut commencer par le commencement : la lire.

Le reste, délit de sale gueule, enquête de personnalité, ça va aller là où ça doit : Poubelle.

rose dit: à

Dans l’interview face à Léa Salamé, Christine Angot répond à la critique  » L’inceste ! Encor ! Marre ! ».
Elle dit sur sujet deux choses :

-Les gens qui en parlent ne l’ont pas vécu, et ceux qui l’ont vécu n’en parlent pas.
-ce qui est dit ne correspond pas à la réalité, alors, je dois en parler.

En suis-je capable ?
La réponse est oui.
Alors elle s’y colle.

rose dit: à

Lorsque quelqu’un vous intéresse sur le plan littéraire, hier ai rangé trois cartons de bouquins et trouvé 1 Kessel 👏🙏🏡🍒🥰♥️💪, cela me semble naturel d’inventorier.
Ce qui m’intéresse chez Angot. C’est sa capacité de résilience.

Il est possible d’avoir une vie ****, et puis en vieillissant remonte le souvenir bien soigneusement enfoui, 66 ans de silence ou un peu moins, les attouchements sexuels subis par le père, le grand-père, le voisin de palier.

Ne me sens pas à part.
Pas vierge de tout soupçon.
J’aime savoir comment on évolue, comment on guérit, comment on surmonte. Plus que l’oeuvre littéraire de Christine Angot, sa personne m’intéresse.
Je dirai même c’est une femme d’exception pour sa précocité. 20 ans avant Metoo, elle mettait le sujet sur le tapis.
Voilà hein, faites-en ce que vous voulez. Si ce n’est miel, mélasse de grenade.

Jean Langoncet dit: à

@la Règle du jeu

Le règle du je

rose dit: à

Sur les voitures japonaises et les fils en plus dans le moteur.

Ne sais pas trop, mais trouve que les compétences sont de plus en plus pointues et gérables par des spécialistes.
Cela a commencé par la mallette ordinateur pour chercher où est la panne dans le moteur.
Sur les japonais, je me tais. Pas de compétences éclairées.

Quant aux Chinois, je peux dire, deux exemples précis (baskets et vélo) et nombre d’autres concrets : il y a copie de nos brevets.

Sans les compétences qui précèdent, ni celles qui suivent.
Ratage absolu sur toute la ligne et échec total.

rose dit: à

Jean Langoncet

La règle du je.

Néanmoins, elles se parlent. Sans s’en gueuler avec respect réciproque.
L’enfant, 17 ans à l’époque dit « c’est ma mère, et je suis sa fille ».

Christine Angot explique que cela s’est passé comme cela.

Jean Langoncet dit: à

Les dérèglements du je ne conduisent presque jamais à un Rimbaud, pas même de papier

Jean Langoncet dit: à

Bonne journée aux Jackie Sardou du blog

rose dit: à

Pas de blocus économique.
Ressources profitant au pays.
L’occident non pris comme un modèle.
Respect absolu et indépendance des autres régimes mis en place.
Pas d’ingérence des États-Unis d’Amérique.
Laisser aux peuples le droit de disposer d’eux-mêmes.

Lorsque le pays a été laissé à lui-même, les colons se retirant, se retirant, se retirant, l’on voit le chaos qui s’ensuit et surtout la cacophonie qui s’installe.
Cf.Maroc/Algérie etc.

L’argent est toujours là le nerf de la guerre.

Ce qui doit évoluer, outre le patriarcat, c’est l’économie.

Nota bene : l’équilibre économique se fera en // avec l’équilibre démographique :
Les pays émergents s’enrichissant, feront moins d’enfants.
Et nous nous appauvrissant ferons plus d’enfants : c’est en route : exit Jordan Bardella la théorie du grand remplacement. Vous êtes en retard.

rose dit: à

Angot ne sera jamais Rimbaud.
Mais ce qui peut rassurer, c’est que personne d’autre non plus.

et alii dit: à

Yayoi Kusama
Accro au suicide à Manhattan presses du réel
bonne journée

rose dit: à

Je ne sais pas le poids : de grandes bottes. Celles d’ hier sur le blog, trois derrières trois devant et hop sur le rivage. Espère que le matériau tient l’eau salée, ouille, ouille, ouille.

P.S : moi, je donne l’idée. Après je laisse l’homme aux manettes.
La femme aux fourneaux.
Les hauts fourneaux, Germinal.

rose dit: à

« Vous êtes très précieux pour moi. »

rose dit: à

Désespérée, elle tente de se suicider à plusieurs reprises.

Pas la peine si on se rate de recommencer.

Nota : ses couleurs, dans ses oeuvres, témoignent d’une joie de vivre inaltérable.

rose dit: à

Bonne journée.
Stand up* pour moi, je me lève.

((*Autosatisfaction, I can’t get no)).

Marie Sasseur dit: à

Jackie Sardou, bien vu. Juste pour la comparaison physique, un cliché à l’âge bien avancé, longtemps après qu’elle ait été un instant seulement une  » fille aux yeux clairs ».
Le bitegenerationnel made my day, avec cette « image » de la démente, aux propos incohérents.

Janssen J-J dit: à

@ Si tu l’emmène pas chez le garage concessionnaire de la marque, t’es mort.
Merci du tuyau, D., j’ai confiance… Et je suis un brin mal, car je viens de m’acheter un tracteur tondeuse à gazon KUBOTA chez un concessionnaire français. Vu le temps que ça a pris pour la livraison, j’ignore s’il aura jamais des pièces de rechange en cas d’avarie… Ces engins ne sont pas assemblés sur place…, et peut-être n’aura t il jamais les pièces de rechange disponibles… c’est maproblématiquevoilàjepense… Enfin bref, que ça ne vus empêche pas de lire C. Angot…
Bonne journée à Paul E. Et oui, Aline c’est fini… Faut s’y faire. Bàv
(231.8.21@9.18)

Jean Langoncet dit: à

Et que mille et une swastikas illuminent la journée de keupu quand il émergera de sa longue nuit de derviche tourneur

Janssen J-J dit: à

Angot et Nothomb, les deux starlettes de la rentrée : l’une chante, l’autre pas !… Bonnes lectures @ tous les féministes de l’herdé-hèle…, jmb et sms, surtouk.

D. dit: à

Les tondeuses sont de conception très simple. Beaucoup moins de problèmes mais parfois, pour des modèles génériques achetés en grande distribution, des pièces introuvables car fabriquées une seule fois sur le moment.

Aucun problème avec Kubota.

et alii dit: à

Première version de Fidelio, créé avec succès à Vienne en 1814, l’opéra Leonore avait connu l’échec neuf ans plus tôt, dans une version en trois actes : après trois représentations données en présence d’un public presque exclusivement constitué de militaires français (Napoléon avait occupé Vienne), l’ouvrage fut retiré de l’affiche. Un an plus tard, une nouvelle version plus courte, en deux actes, rencontra davantage les faveurs du public mais Beethoven se brouilla avec le directeur du théâtre et l’œuvre fut oubliée pendant huit ans. Pourtant, cette mouture antérieure s’avère particulièrement attachante. Pour certains commentateurs, son contenu émotionnel serait même d’une intensité et d’une pureté bien supérieures.
https://www.youtube.com/watch?v=8kjtg8QuQBg&t=12s

et alii dit: à

Ludwig van Beethoven était sur le point de présenter un opéra au théâtre An der Wien, Léonore ou l’Amour Conjugal.

1Le sujet n’était pas né en Autriche mais dans une France dont la culture inondait l’Europe de ce temps-là. De l’autre côté du Rhin, les Lumières avaient enfanté une Erklärung à beaucoup d’égards bien sympathique mais dont on allait assez vite comprendre qu’elle donnait corps à une conscience nationale, à une culture allemande.

2Une partie du Saint-Empire était occupée par la France ; Bonn où naquit Beethoven était français et pendant toute son enfance, ses études musicales avaient été bercées par des discours libertaires issus de la Révolution, en particulier ceux de son premier professeur Christin Gottlieb Neefe, membre actif de la secte des Illuminés de Bavière.

3Beethoven devait rester toute sa vie un amoureux fervent de la Liberté et de la Fraternité… Un buste de Brutus placé en permanence sur sa table de travail était là pour en témoigner.
https://www.cairn.info/revue-humanisme-2008-3-page-107.htm

D. dit: à

Rose, j’ai évité 3 fois le garage en faisant moi-même le diagnostic avec une « malette » vendue 40 euros sur Internet. Qui se branche sur la prise OBD (qu’il faut trouver) – attention toutefois à la compatibilité.
Le message sur le tableau de bord était alarmiste : défaut moteur, faites réparer le véhicule et tout et tout, voyant moteur allumé.
C’était tout bonnement un capteur dont la valeur dérivait trop en cas de longue et intense utilisation par temps chaud. Erase du défaut et terminé. Ai roulé 2 ans en l’effaçant ainsi 3 fois.
A la révision périodique ils n’ont rien trouvé de spécial.

et alii dit: à

. La princesse est au pianoforte. Sont présents tous ceux dont Beethoven accepte d’écouter les avis sinon de les suivre. Après trois heures d’une soirée orageuse, la princesse trouve un argument pour le convaincre en invoquant l’amour de sa mère. Il finit par accepter de modifier l’œuvre. L’atmosphère se détend enfin. Tout le monde se met à table et Beethoven bâfre comme un ogre. Comme dit le proverbe autrichien : « Vive l’amour pourvu que je dîne ».

D. dit: à

Haprès je ne conseille rien. Je raconte ce que j’ai fait.

Attention à la nuance.

D. dit: à

On essaie le Pass Intelligence ?…Pour changer.

…faut quand même être sûr que la mesure te soit profitable, Jicé.
Je serais toi je me ferais faire « bêtement » mes 3 piqûres.

Après, je raconte. Je conseille pas.
Saisissez la nuance.

Bloom dit: à

le bushmills-sherry-cask

A la vôtre, Jibé, à la vie et à Jacques I d’Angleterre, qui accorda à Sir Thomas Phillips ,governeur du comté d’Antrim, le permis de distiller le Bushmills en 1608, ce qui en fait la plus ancienne distillerie officielle au monde.

JiCé..... dit: à

La mesure profitable, c’est d’obéir au Seigneur Créateur de l’Univers !

A savoir, mourir quand il le décide, lui …Si tu as fait tes trois piqures, c’est que tu ne crois pas en Lui : on ne se parle plus !!!

et alii dit: à

. Le pitch du premier acte est bien connu : Léonore, une femme de la haute société, se travestit en homme pour entrer dans la prison où son mari Florestan est secrètement enchaîné. Pour cela, elle séduit Marzelline, la jeune fille du geôlier de la prison Rocco, également courtisée par le portier Jaquino, un homme de la classe inférieure. Un rôle de pantalon plutôt qu’un personnage travesti, puisque Léonore est déguisée en homme sans interpréter un personnage masculin, son personnage met néanmoins les problèmes de genre au cœur de l’œuvre. Bien sûr, même si sa tenue suggère le contraire, le public sait qu’elle est une femme en écoutant sa soprano colorature. Pourtant, les conséquences de ses conventions de genre troublantes résonnent tout au long de l’œuvre. L’opéra est basé sur celui de Jean-Nicolas BouillyLéonore, ou l’amour conjugal , et comme l’indique le titre original français, l’histoire fait l’éloge de l’amour en faisant de la promesse conjugale de fidélité le symbole même de la loi morale. Mais elle le problématise aussi, car l’espoir de bonheur conjugal est énoncé non par Leonore, mais par Marzelline, dans son air ‘O wär’ ich schon mit dir vereint’. En effet, le côté tragique de cette histoire à la fin heureuse réside sans doute dans le fait que cette jeune femme aime une personne qui lui fait croire qu’elle est aimée en retour, et dont le comportement trompeur est décrit comme un modèle de vertu morale et politique.

Enfin, Fidelio est politique par la richesse qu’il entretient avec l’expérience morale et esthétique du spectateur. L’essentiel de sa musique nous invite à prendre plaisir au triomphe du bien identifié comme soniquement beau. Carl Dahlhaus a affirmé qu’en écoutant le chœur des prisonniers à la fin de l’acte I « on ne peut échapper au sentiment qu’une injustice a été faite aux personnes qui s’expriment dans une telle musique ». [2]D’autre part, l’opéra permet également au spectateur de profiter du spectacle du mal et de la souffrance, d’autant plus que le méchant Pizarro chante avec vigueur ses désirs sadiques de meurtre. A la fin, cependant, Florestan est libéré, Pizarro est puni, et l’amour conjugal est unanimement célébré. Loin de vanter l’ambivalence, la leçon morale de l’ouvrage est simple, voire simpliste. Pourtant, si cette fin représente le triomphe réel de la liberté est ouvert au débat. L’affirmation d’Ernst Bloch selon laquelle Fidelio est « l’aube d’un nouveau jour si audible qu’elle semble plus qu’un simple espoir » [3] contraste avec la remarque sèche de Theodor W. Adorno selon laquelle « la liberté n’est réelle chez Fidelio que comme espoir ». [4]
INFIDELIO OU LA PRISON MUSICALE :
UN ESSAI SOMBRE SUR LA LIBERTÉ, LE GENRE ET L’ÉTAT
https://www.musicandpractice.org/volume-8/fidelio-or-the-musical-prison-a-dark-essay-on-freedom-gender-and-the-state/
C’2TAIT LA PASSION DE MON PERE

lmd dit: à

Petit Rappel, j’ai beaucoup aimé lire Robert Challe dans sa Relation d’un voyage aux Indes et cette synagogue m’a intéressé. Dans le Littré, une citation : Sévigné 1688. Cette expression pouvait être assez usuelle pour qu’un pilote l’utilise.
https://www.littre.org/definition/synagogue

Bloom dit: à

le sulfureux Wohl de Ginsberg… Donne envie, je veux…

Vous voulez parler de « Howl », j’imagine.
Wohl est du teuton, idiome qui n’a que fort peu de rapport avec le wohl bekannt angel-headed hipster de Newark.

renato dit: à

«… je viens de m’acheter un tracteur tondeuse à gazon… »

Deux chèvres posent moins de problèmes et on peut compter sur les produits dérivés.

et alii dit: à

Abonnés Nord de Toulouse : un père de famille frappe sa fille de 17 ans parce qu’elle utilisait les réseaux sociaux

et alii dit: à

claudio
c’est quand même affreux
Un groupe de criminels a pris d’assaut la ville d’Araçatuba, au Brésil, lundi 30 août, lors d’attaques contre trois succursales bancaires. Les malfaiteurs ont répandu des explosifs dans les rues de la ville et utilisé les résidents comme bouclier dans leur évasion, rapporte le média UOL. Au moins trois personnes seraient mortes, dont deux résidents, et cinq autres auraient été blessées.

Des vidéos de l’attaque, prises par des habitants, circulent sur les réseaux sociaux. Les images montrent de longues minutes de tension, alors que le groupe tirait des coups de feu dans les rues.

« Nous vivons un moment de terreur. J’habite à quelques pâtés de maisons du Centre. J’ai entendu tous les coups de feu, je les ai suivis à travers des vidéos, je ne suis pas sorti de chez moi et je demande à la population de rester chez elle », a déclaré le maire de la ville.

et alii dit: à

Chez les Mapuche, peuple autochtone de l’extrême sud-américain (Chili, Argentine), les femmes jouent un rôle majeur dans la préservation et la transmission de l’histoire et de la culture ancestrale qui a su résister aux attaques successives de l’Empire inca et de la colonisation espagnole puis aux expropriations causées par les politiques néolibérales du Chili contemporain. Les tisserandes racontent à travers leur art cette histoire de résistances et le lien primordial avec la terre que ce peuple entretient, comme en atteste son nom qui signifie « gens » (che) de la « terre » (mapu) en mapudungun, la langue du peuple mapuche.

Gardiennes d’un savoir-faire ancestral
L’exposition de photographies en réalité augmentée, Pilquen. L’héritage des femmes mapuche, propose de découvrir l’art des tisserandes mapuche, gardiennes d’un savoir-faire ancestral. Le titre Pilquen signifie « vêtement, tissu » en mapudungun. Quant au sous-titre, il souligne l’attention portée au legs féminin que constitue le tissage et ses modalités de transmission, considéré comme une ressource essentielle du matrimoine culturel mapuche.
au fait, autre lieu culturel pour Jazzi:la maison d’amérique latine

puck dit: à

« -Les gens qui en parlent ne l’ont pas vécu, et ceux qui l’ont vécu n’en parlent pas.
-ce qui est dit ne correspond pas à la réalité, alors, je dois en parler. »

c’est faux ! non seulement c’est faux mais c’est gravissime d’imaginer que pour parler d’une chose un écrivain doit l’avoir vécue !

1/ d’une part c’est gommer ce que la littérature a produit de meilleur.

2/ c’est appauvrir la littérature en la réduisant à la dimension d’une existence.

le plus beau livre sur l’inceste c’est l’Idiot de Dostoïevski, un livre qui parle de l’inceste incluant tous les vécus dont celui d’Angot, et pas d’un cas particulier.

PArce qu’Angot n’a jamais parlé de l’inceste ! elle n’a fait que parler de son inceste à elle, de son cas, imaginant que son cas personnel avait valeur d’universelle en faisant le pari de ses talents d’écrivaine, de sa « voix » (se prenant pour Jelinek ou T. Bernhard), de ses élans artistiques, et les critiques l’ont suivie, ils l’ont confortées dans cette illusion : Angot incarne à elle-seule ce que le petit monde littéraire parisien est capable de produire de pire.

puck dit: à

un des moments les plus amusants du fonctionnement de ce petit monde littéraire c’est tout le barouf autour de la sortie du livre Adèle van Reeth : « une vie ordinaire ». Il faudrait compter le nombre d’invitations sur les plateaux tv et radio, même à la grande libraire avec l’autre blond etc…

et tout ça pour quoi ? qui a lu ce livre ?

Angot c’est un peu la même chose multipliée par mille.

et alii dit: à

pour jazzi:
C’est dans les années 1930 que l’idée du terrain d’aventure pour enfants a émergé, en opposition avec l’aire de jeux classique. Une nouvelle vague d’initiatives fleurit aujourd’hui.
Des terrains d’aventure pour redessiner la place des enfants en ville
en marge des squares, pourquoi pas?
SUR THE CONVERSATION

puck dit: à

et Onfray aussi c’est la même chose.

ils/elles ne sont que des créations des médias : des objets médiatiques.

et si Angot faisait partie de l’équipe à Ruquier c’est la preuve qu’on nage dans du n’importe quoi médiatique !

puck dit: à

dans l’équipe d’ONPC de Ruquier on a eu droit à : Zemmour, l’autre imbécile qui a écrit un livre sur son père qui le battait, Onfray a failli mais il a refusé au dernier moment, Angot etc…

puck dit: à

réduire la littérature à la dimension d’une existence : si Flaubert n’avait pas transcender par son art sa pauvre personne il n’aurait jamais écrit une oeuvre aussi grandiose !

sauf que Flaubert n’a écrit que des romans, et si on passe au niveau « littérature » c’est encore plus évident : Cervantes, Dostoïevski, Sterne, Melville, Kafka, Musil, Mann etc etc etc

s’ils avaient réduit leur oeuvre à la dimension de leur propre existence….

du coup une phrase comme ça c’est pas possible que tous les critiques littéraires la laisse passer, c’est même pas un manque de professionnalisme c’est la preuve de leur connerie abyssale !

puck dit: à

laissENT

puck dit: à

Angot est tellement égocentrée qu’elle est aveuglée par sa propre personne, avec SON incete comme « pass littéraire ».

Paul Edel dit: à

Puck
.misère oui pour la pauvre Angot.

Jazzi dit: à

Le léZard s’embourgeoise dans les beaux quartiers, du côté de chez Passou !

JiCé..... dit: à

Pourquoi s’intéresser à Angot ?
C’est con !

Ah ! elle aussi ?
Bon, n’en parlons plus…

On fait du fric comme on peut.

JiCé..... dit: à

Nothomb parle à son père en faisant du vélo…

Poubelle !

Marie Sasseur dit: à

C. Angot a fait une oeuvre d’art conceptuel, où le lecteur, est mis à contribution. Si elle raconte tout, elle ne dit rien d’elle. C’est même la première chose qui frappe.
D’ailleurs, cette idée que la littérature doit  » troubler  » ne fonctionne que dans ce registre littéraire, où les réactions attendues sont aussi importantes que ce qui les a provoquées.
Effectivement, si elle raconte tout elle ne dit rien d’elle. Et ça, si vous ne l’avez pas compris, c’est que vous ne lisez rien.
Ni compris pourquoi il n’y a aucune psychologie de ses personnages, ni pourquoi les descriptions sont minimalistes. La narratrice y est, alors que l’auteur n’y est pas. A aucun moment, il y a le moindre ressenti.
Une raison simple, parce que l’inceste, traité d’un point de vie intime laissera toujours la porte ouverte à une forme d’apologie.  » demande-t-on a un enfant battu s’il a eu mal »
Alors l’auteur verrouille; la narratrice est dans la gestion des conséquences, et uniquement dans cette tentative de contrôle.

D. dit: à

Tu n’es pas gentil, Jicé.

Marie Sasseur dit: à

A aucun moment, il y a le moindre ressenti.

Sauf dans une page, la seule que je garderai de ce roman,  » le voyage dans l’Est ».

D. dit: à

Il habite fans quelle zone, Passou ?

JiCé..... dit: à

Le ressenti ?
On ne rit pas ….

D. dit: à

renato dit: à

«… je viens de m’acheter un tracteur tondeuse à gazon… »

Deux chèvres posent moins de problèmes et on peut compter sur les produits dérivés.

Bouguereau, tu es d’accord ?

D. dit: à

renato, les chèvres tondent tout ultra ras. Il ne reste plus rien après, fleurs, branches, légumes. Absolument tout y passe. C’est un problème !

JiCé..... dit: à

D. dit: à
« Tu n’es pas gentil, Jicé. »

Ne fait confiance à aucune rumeur, mon Dédé !

Si tu savais le nombre d’agonisant que j’ai aidé à s’abonner à Modes et Travaux, avant de porter la joie dans sa famille, tellement heureuse de voir la roue tourner sans fin.

D. dit: à

Tu vas aller en Enfer, Jicé. Sérieusement repends-toi.

D. dit: à

Ce n’est pas extraordinairement intéressant, votre histoire, et alii.

D. dit: à

Parlez-nous plutôt de Miller.

et alii dit: à

la rentrée littéraire, comme on dit « rentrée scolaire et distribution des prix ». Au fond, Angot est une romancière métaphysique ; elle pense, comme Pascal, que les êtres humains vivent comme des somnambules, et qu’il y a là quelque chose de pas clair, de pas net, de pas naturel.
Sollers (oh lala, je me cherche des ennuis)

puck dit: à

Sasseur : tout à fait d’accord avec vous ! il faut prendre en compte que la « victime de ou du » a forcément le nez dans le guidon, elle est emprisonnée dans son propre rôle, tout ce qu’elle pourra dire, faire ou écrire sera toujours considéré en tant que « victime ».

De fait, d’un point de vue « conceptuel » cette position devient une aliénation, une entrave à la création. Ceux qui ont réussi a dépassé cette entrave sont rares et spéciaux (ex Primo Levi) ce n’est pas donné à tout le monde de passer au dessus, et (de ce que j’ai lu d’elle) elle n’y parvient pas : elle est noyée dans sa propre voix et sa propre souffrance, et quand elle parle d’autre chose on y revient tout le temps dans sa façon de vivre en voulant régler des comptes avec tout le monde, les mecs et autres : n’est pas Elfriede Jelinek qui veut !

Marie Sasseur dit: à

Ducon tu es d’accord avec toi-même, c’est déjà ça. Inutile de surinterpreter des commentaires d’un livre que tu n’as pas lu.

puck dit: à

en plus elle n’est pas intelligente : son manque d’intelligence vous saute à la figure dès qu’elle l’ouvre pour balancer une idée.
On peut avoir de l’empathie pour une victime, mais cette empathie ne doit pas devenir une excuse à tout : on sent bien dans ses interviews que les journalistes sont écrasés par sa douleur, on ne fonctionne pas comme ça quand on se prétend critique littéraire !
la critique littéraire n’est pas une unité spéciale d’aide aux victimes !

et alii dit: à

puck:
et spéciaux (ex Primo Levi)
je vous en prie, Primo Levi n’est pas un type « spécial » comme vous dites!

Marie Sasseur dit: à

@la rentrée littéraire

Heureusement pour nous, le train de marchandises , de friandises et de surprises, un moment bloqué a Strasbourg et à Nice…, va pouvoir repartir, demain jeudi comme d’habitude.

puck dit: à

quant aux lecteurs je n’ai jamais bien compris quel rôle ils tenaient dans ce type de dispositif.

qu’est-ce qu’on attend de ses lecteurs ? qu’ils aiment son style ? sa « voix » ? qu’ils aiment les histoires qu’elle raconte ? qu’ils prennent plaisir à la lire ? qu’ils vient une expérience de lecture (comme les restos aujourd’hui qui ne sont plus des restos mais des lieux d’expérience) ils font quoi les lecteurs dans ce bazar ?

et alii dit: à

rentrer
les lecteurs à la manière de PUCK ,font sur les réseaux « littéraires » du rentre-dedans

Marie Sasseur dit: à

« quant aux lecteurs je n’ai jamais bien compris quel rôle ils tenaient dans ce type de dispositif. »

Le pingouin moyen, qui fait l’âne pour avoir du son.

Angot interpelle ses lecteurs, ça c’est une évidence, c’est même écrit noir sur blanc.

Après, le message est diversement reçu, hein, Passou.

Alexia Neuhoff dit: à

Janssen : «Je viens de m’acheter un tracteur tondeuse à gazon KABUTRO, etc.»
Renato : « Deux chèvres posent moins de problèmes et on peut compter sur les produits dérivés. »
Voilà qui appelle plusieurs réflexions : on ne peut demander à un néo-rural de passer sans transition des bouchons parisiens à la bique. La décroissance s’effectue par étapes, progressivement, sans brutalité. Il faut laisser à notre ami Janssen le bonheur de s’extasier du ronronnement d’un moteur à explosion, des vapeurs de fioul et de l’esthétique d’une carrosserie mouchetée des pois de Madame Y. Kusama. Personne ne l’imagine juché sur le dos d’une chèvre, un casque sur les oreilles, La fille de Madame Angot dans le casque, lâchant des « vroum vroum vroum » extasiés. Par ailleurs, Renato, quoique votre suggestion soit parfaitement sage, songez qu’elle pourrait attrister notre ami. D’une part, bien que j’en ignore tout, il se pourrait qu’un tel tracteur coûtât davantage que deux chèvres, et même tout un troupeau. Imaginez le dépit qui pourrait en résulter. Par ailleurs, si jamais Janssen retournait son engin à la recherche d’une mamelle pour en extraire vos fameux « produits dérivés », quitte à être la risée du voisin qui l’épie par-dessus la haie, vous en seriez responsable.

Marie Sasseur dit: à

Angot interpelle ses lecteurs, ça c’est une évidence, c’est même écrit noir sur blanc.

Et ça a commencé en 1990, avec ce petit livre, d’une violence incroyable ( depuis l’auteur a perdu en intensité, je trouve ça dommage sur le plan littéraire) dont Angot avait présenté l’ épreuve à Le Clezio. Eh oui.

Pourmapar dit: à

Le mouton ratisse plus efficacement les herbes que nos biquettes d’opérette.

Marie Sasseur dit: à

Papate il préfère le fromage de brebis.
Moi j’adoore le Banon. Il paraît qu’un empereur en a fait une indigestion.

et alii dit: à

Nancy
« L’âme étendue… Seriez-vous peut-être en accord avec Spinoza disant que nul ne sait exactement ce que peut le corps ? avec quoi il compose ses rapports ? quels individus ? quels intrus ? jusqu’où s’étend son pouvoir de persévérer dans l’être ?

Je connais bien trop mal Spinoza pour vous répondre ! Cette phrase célèbre, souvent invoquée, séduit une pensée qui se veut libérée des idéalismes et des spiritualismes – mais je ne sais comment on peut l’entendre au juste hors d’un contexte spinozien précis, que je suis incapable de reconstituer.

Pour ne pas me dérober, je proposerai seulement ceci, quitte à n’être guère fidèle à Spinoza : d’abord, la phrase dit « un corps », me semble-t-il, ce qui est important. Un corps, c’est une réalité déterminée, finie (un « mode fini » pour Spinoza). Il s’agit donc de ce que « peut », chaque fois, un corps singulier, dans sa singularité. Or, Spinoza est tout le contraire d’un dualiste : le corps est certes pour lui l’autre de l’esprit, mais cet autre n’en est pas moins l’autre face du « même » qui est la substance unique,« Dieu » ou « la nature ». En tant que tel, un corps entre dans une quantité indéfinie de rapports, par quoi il rend possible l’activité et l’affectivité de l’« esprit ». Le « corps » est le mode fini – donc indéfiniment singularisé – de l’exercice d’une puissance infinie.

C’est peut-être ce que Spinoza veut dire : en tout cas, je le comprends ainsi. Mon corps n’est pas le bateau dans lequel est logée mon âme (ici, exprès, je parle plutôt comme Descartes, car lui non plus n’est pas aussi « dualiste » qu’on le dit…) : il est le bateau dont l’« âme » est le bois et la forme, la coque et l’étrave. Le corps ce n’est pas « une chose », au sens ordinaire, c’est ceci : qu’un « sujet » existe hors de soi, exposé au dehors, touché du dehors, pénétré du dehors. Nous ne savons pas jusqu’où un corps « peut » aller au dehors, puisque la mort est qu’il n’y a plus de corps pour nous instruire de ce à quoi un corps aura touché en cessant d’être « ce » corps : or, il aura touché à lui-même, à son essence de corps « sub specie aeternitatis » comme le dit Spinoza. Ou il aura été touché par cette éternité.

Je crois que, pour Spinoza, le corps en mourant change de forme : je me risque à dire qu’il « connaît » ce changement. Il ne « ressuscite » pas, ni ne devient « glorieux » : mais sa limite est une
transformation à l’intérieur de l’infinie substance. Voilà bien une des pointes les plus acérées de la pensée… Le corps compose ses rapports avec des corps : donc avec une diversité et même avec une disparité et une impénétrabilité. Il ne communique pas comme un « esprit » qu’on supposerait transparent, perméable et homogène à tout esprit. Il communique avec l’autre, le distant, l’impénétrable…

Difficile d’aller à l’esprit, en effet. Le distant, l’impénétrable… Parfois la peinture en dit long là-dessus, comme certains autoportraits… Que faire d’ailleurs de ce regard qui ne nous concerne pas vraiment, entièrement pris dans la singularité de son lieu ? Quelque chose d’intrusif ?

J’ai plutôt écarté l’autoportrait : je l’ai subordonné au portrait en général, en tant qu’il est toujours portrait de l’« auto », du rapport à soi (au lieu de poser l’autoportrait d’un côté, du côté d’un renvoi à soi, et de l’autre côté le portrait comme vision de l’autre). Il m’a semblé que le portrait montre sans réserve que l’autoposition imputée au « sujet » n’a jamais lieu que par, dans et comme un portrait. Donc, a lieu exposée ou s’exposant. En ce sens en effet, un intrus est indispensable : un autre qui m’expose.
Quel est l’intrus qui me fait sortir du ventre maternel ? Est-ce la mère ? le père ? moi-même ? moi-même à moi-même déjà intrus dès ma conception ? Pourquoi sortir du ventre et se montrer ? peut-être parce que justement j’étais un intrus dans ce ventre ? (c’est une amie philosophe, Sylviane Agacinski, qui m’a écrit après avoir lu L’Intrus qu’il faudrait parler de cet intrus qu’est l’enfant dans sa mère…)
Vous dites : ce regard du portrait reste pris dans son lieu : mais non, je ne crois pas, justement pas : il irradie de son lieu singulier une capacité d’universel qui pourtant reste singulier et ne peut être universel que singulièrement…

Le corps s’expose, s’écarte de lui-même autant que s’écartent les singularités qui le peuplent. Vous semblez préoccupé, ces derniers temps, par un type d’espace sans cesse menacé de dispersion. Est-ce là le statut nouveau du corps qui reçoit ses mains ou son cœur du dehors ?

Pourquoi dire « menacé » ? L’extériorité, la dispersion sont toujours ressenties dans l’ordre de la menace. L’intériorité, l’intimité sont le « dedans », le foyer, l’identité… Or nous savons ce dont sont capables (ou incapables) les identités crispées… Mais il est vrai qu’il y a aussi dans notre actualité un éloge hâtif de la multiplicité et de la fragmentation, etc. En vérité, ce qui est à penser, c’est qu’une identité (une « intériorité ») n’advient – car il faut qu’elle advienne, c’est hors de doute – que quelque part (dans un corps, par exemple, dans tel corps) : mais quelque part implique la pluralité des « parts », des places, des lieux et des avoir-lieux. Il faut toujours un lieu-tenant de l’identité. Qui dit un lieu dit plusieurs lieux et leur exposition entre eux (ouvertures, frontières, passages, partages). Et que vienne une circulation inouïe jusqu’à nous des organes – bientôt sans doute entre des animaux et l’homme – qu’est-ce d’autre que la gigantesque intrication de la technique et de la nature que la nature a engagée depuis qu’il est issu d’elle un anthropoïde, un animal à outils et à symboles ? Dans cet animal, la « nature » s’est faite son propre « art » – à ses risques et périls…

Qu’est-ce précisément pour vous que le lieu, occuper le lieu ? Le lieu propre ne s’ouvre-t-il pas sur un lieu commun, une communauté ?

Occuper le lieu ? justement pas « occuper », pas comme une armée d’occupation. Non pas être là et s’y installer, au mépris des singularités du lieu, mais tenter d’être-le-là (comme voulut le penser Heidegger) : de se faire l’ouverture d’un lieu, cela par quoi il ouvre sur d’autres lieux – car sans cela il n’y a plus de lieu, il y a des places, des positions, rien d’autre – un « lieu », c’est d’abord une capacité de sens hors du lieu
Mais ce corps démembré-remembré est-il susceptible de rejaillir sur la constitution du corps social ? A cet égard pourrait-on envisager le mythe de Frankenstein comme le lieu d’émergence d’un homme nouveau – pour autant que Frankenstein puisse faire figure d’intrus dans la lignée des descendances ? (Il n’a pas de mère, cette mère dont vous parliez plus haut. C’est un corps sans filiation qui compose ses rapports avec des individus nombreux et qui n’exclut pas, peut-être, un cœur de femme. C’est un nouveau Christ dans son genre, un ressuscité d’un type nouveau)

C’est tout le « corps social » qui est désormais en proie à des processus très complexes de transformation, au point de devoir se demander en quel sens il est ou n’est pas « corps ». Nous avions eu le « corps du roi ». Puis le « peuple en corps ». Mais toujours, en somme, un corps organisé et ordonné en une autonomie souveraine. La « souveraineté » a un sens aussi longtemps qu’on peut désigner le « plus rien au-delà » que son nom signifie (souverain = au-dessus de tout). Mais désormais – c’est cela,l’extrême contemporain (pour reprendre la devise de Michel Deguy) – il faut voir la souveraineté se déconstituer d’elle-même : un autre rapport s’engage. Ni corps social, ni « lien » (terme à tout faire), ni « communauté » (trop en intériorité) : la complexité et la relative obscurité de l’« avec » : être « avec », c’est extérieur/intérieur, l’un et l’autre et ni l’un ni l’autre.
https://diacritik.com/2021/08/26/jean-luc-nancy-monstrueux-peut-etre-entretien-avec-jean-clet-martin/

Pourmapar dit: à

Ici, en ville, je dis bien, en ville, dans les espaces intermédiaires, on fait venir paître les moutons ou on laisse les herbes grandir à l’état sauvage pour préserver la biodiversité.
Que de fleurs sauvages!

Pourmapar dit: à

Ne poussez pas Spinoza dans les orties, et alii.

racontpatavi dit: à

Ne poussez pas Spinoza dans les orties

Il pourrait vous en cuire! 😉

et alii dit: à

ne prenez pas JC Martin pour un botaniste de bagatelle, erdéliens.

et alii dit: à

LA FIN DE L’ENTRETIEN (Nancy, Martin) qui laisse sur leurs plates bandes ET planches d’anatomie les singes erdéliens

et alii dit: à

Il est un assemblage mimétique d’un corps : pour nous, il s’agit d’autre chose, d’un tout autre mode de com-position ou de com-parution, de com-possibilité : compossibilité d’incompatibilités, peut-être, com-passibilités. Une humanité qui n’a plus un modèle qu’elle singerait par un monstre, mais qui discerne devant elle les traits indiscernables d’un à-venir qu’elle voit venir en tant qu’inconnu, monstrueux peut-être, peut-être monstratif d’un autre homme… Mais votre interprétation de Frankenstein est ici différente, et je vous l’accorde !
fin de l’entretien

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