de Pierre Assouline

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La République des livres
Deux filles écrivent un « Tombeau pour mon père »

Deux filles écrivent un « Tombeau pour mon père »

Qu’est-ce qu’une fille devenue femme peut faire de son attachement pour son père quand celui-ci n’a pas souvent été à la hauteur de son rôle mais qu’elle continue à l’aimer sans raison ? La question court en filigrane tout au long de Avant que j’oublie (144 pages, 14 euros, Verdier) d’Anne Pauly (1974), un premier roman inoubliable une fois qu’on l’a refermé, sélectionné sur les premières listes des jurys Goncourt et Femina.

A l’occasion de la maladie, de l’agonie puis de la mort de son père, mais un père un peu particulier car dysfonctionnel une jeune femme (re)découvre les deux hommes qui étaient en lui : d’un côté un alcoolo incontrôlable et déjanté porté sur l’exotisme asiatique, de l’autre un être d’une grande sensibilité frustré de n’avoir pas accompli son destin et débordant d’affection pour les siens, une famille de cinglés tout de même. A la faveur de ce retour au père en cancéreux à l’agonie, aimant et aimé malgré les reproches nés de ses insuffisances (et de sa violence car on sent que dans « cette ambiance de guerre civile » que fut la famille, la mère a morflé), elle dresse l’inventaire de leurs vies en débarrassant le capharnaüm de sa maison après l’avoir fait de la chambre d’hôpital où repose « sa carcasse de vieux père ».

Qu’est-ce qu’on garde et qu’est-ce qu’on jette ? C’est aussi d’une vie qu’il s’agit (la lecture de Comment j’ai vidé la maison de mes parents, de la psychanalyste Lydia Flem ne fut pas sans influence). Anne Pauly effectue une réhabilitation à travers son retour sur filiation. Elle récapitule et accorde le pardon et la rémission des pêchés quand son frère, dont la colère se fera indifférence, l’entend tout autrement. Ils arrivent même à s’engueuler sur la qualité, et donc le prix du cercueil ! Il y a l’histoire que l’on jugera simple car assez banale et construite sur un canevas assez classique, et il y a ce qu’on en fait. Si ce premier roman, à considérer comme tel et non comme un témoignage, m’a enthousiasmé, c’est par son ton porté par un écriture magnifique, quoiqu’un peu plus faible à la fin, au dernier chapitre qui permet à la narratrice de se raconter après le deuil.

Jamais surécrit. Pas de pathos ni de misérabilisme. Rien de mièvre ni de plaintif. Nulle victime même si certaines pages sont hantées par la revanche sociale et la mémoire des vaincus. Enfin, un peu d’air dans les librairies… Pas de larmes si ce ne sont les nôtres tant cette évocation, qui prête si souvent à sourire, est aussi parfois bouleversante par la sobre émotion qu’elle dégage. Par l’épaisseur du silence qui aura enveloppé cette relation filiale pleine de non-dits, de pudeurs, de regards baissés. Cette auteure mérite bien des éloges pour être capable de nous faire passer du rire aux larmes, ce qui ne va pas de soi. La scène de la messe de funérailles est irrésistible. D’autres sont poignantes et dégagent une émotion jamais surjouée.

« Toute occupée de la suite des évènements, je n’ai même pas pensé à être triste ».

Et je donnerais l’œuvre complète de bien des écrivains en échange de ceci :

« Il avait le masque : je le savais et il le savait. Le masque. Celui dont la mort affuble les gens avant de les emporter, comme pour mieux les reconnaître ».

Que celui ou celle qui n’a jamais vu mourir un proche lui jette la première pierre. Dans une interview, Anne Pauly a confié :

« Je voulais décrire comment la vie, par effet de mimétisme avec le défunt, se rétracte à l’intérieur du survivant puis la lenteur avec laquelle elle revient. Le temps du deuil, est long, laborieux. Je ne l’avais pas imaginé avant de le vivre. Le retour à la vie et à la joie s’opère quand se rétablit la capacité à voir les signes, à les lire et à leur trouver un sens. Ce qui sauve dans tout ça, ce sont les histoires !

Si Avant que j’oublie est plein de bruits, la narratrice ayant enregistré sur son portable ceux de la maison de son père par crainte de les oublier (grincements de portes, carillons au tintement si particulier, interrupteurs, tout un univers), il est un autre roman paru à la rentrée, animé d’un semblable questionnement et plus sonore encore. Celui-ci, qui n’est pas le premier de son auteure, m’a pareillement emballé : Le peuple de mon père (Fayard) de Yaël Pachet (Orléans, 1968). Un portrait du père par sa fille à la recherche de leurs contradictions, de leurs rapports complexes. Contrairement au roman d’Anne Pauly, on n’est pas dans les classes moyennes provinciales mais chez des intellectuels bourgeois parisiens. Le père, c’était Pierre Apatchevsky dit Pierre Pachet, un essayiste remarqué, pilier de la Quinzaine littéraire de Maurice Nadeau, mémorialiste d’une formidable Autobiographie de mon père (1987), auteur de grande qualité et personnage difficile, professeur de littérature à l’Université, homme à femmes angoissé à l’indéniable charisme.

La qualité de l’écriture, la sensibilité, l’intelligence de l’auteure m’ont emporté comme rarement. Yaël Pachet est choriste, mezzo-soprano dans le pupitre d’Alto 1 au sein du chœur permanent d’Angers-Nantes Opéra. Son livre s’en ressent tant l’écriture en est musicale. Il est plein de sons délicatement et finement analysés. Il y a de belles pages sur la partition de ses pas, la musique de ses pantoufles sur le parquet, et d’autres encore sur l’aurea mediocritasd’Horace, la voie moyenne et tiède de la médiocrité bienheureuse. C’est un hommage à l’homme que fut son père, mais porté autant par l’amour que par l’admiration, les deux intacts et même plus forts encore après sa disparition.

Deux tombeaux poétiques pour deux pères qui n’auraient eu guère de chance de se rencontrer, écrits par deux filles devenues femmes que leur statut d’écrivaine fera peut-être se parler. Elles n’ont de cesse de se rappeler de ne pas oublier. De le préserver de l’oubli. Chacune avec sa voix, et l’une aussi attachante que l’autre, elles font un constat commun : une fois le deuil accompli, l’énigme de leur père demeure. Et avec lui, celui de la relation père/fille.

(« Autoportrait, Bleecker Street, NY, 1993 » ; « Elevator, Miami Beach, 1955, Photos Robert Frank)

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commentaires

826 Réponses pour Deux filles écrivent un « Tombeau pour mon père »

Janssen J-J dit: à

Devoir de rentrée moyen. La fille de Pierre Pachet, chez fayard, a plus de chance pour le fémina, bon. Celle de chez verdier, aucune dans les deux maisons. Enthousiasme du critique un poil forcé. Fatigue de « rentrée » rdélienne. Mai pourquoi sacrifier encore à ce rituel ?… qui contredit la thèse présentée à l’orient express ?
Morfler ?

Janssen J-J dit: à

« Ce qui me choque le plus, c’est le mandat de dépôt qui est une humiliation totalement inutile et insupportable. Je pense qu’on s’est payé B. aujourd’hui », a dit son avocat. Maitre, croyez vous qu’il va bien morfler en cellule ?

Paul Edel dit: à

Jazzi, merci pour tes critiques de films , je les aime bcp. Une belle respiration d’amoureux des films dans une ambiance pas terrible sur cette RDL, où le chant du mépris et de la haine s’épanouit régulièrement.. Peu de critiques des romans de la rentrée ? ? Evidemment, un roman coûte plus cher en général qu’une place de cinéma ; la lecture d’un roman mange bcp de temps, prend plus souvent d’heures à découvrir qu’une séance de cinoche, surtout si on prend des notes pour une véritable «critique » mais je remarque que ceux qui parlent longuement des » classiques » de la littérature (merci wikipedia et autres sites) et qui se disent vrais grands littéraires deviennent muets sur les romans de la rentrée.
Etonnant, non ?
J’ai lu « la clé Usb » de Toussaint et je persiste et signe .. ennuyeux. j’ai abandonné au milieu et je savoure toujours les critiques qui affirment que tout est dans les dernière vingt pages.. .. pourquoi publier alors les 180 qui précèdent.. j’ai lu » Extérieur monde » de Rolin avec jubilation et ça me fait sourire l’accusation de narcissisme ».. alors des pans entiers de littérature disparaissent. De Montaigne à Leiris et de Chateaubriand à Nourissier, à Gracq, à Duras, à Claude Simon…… plouf.. on évacue.. Pour l’instant je termine « la part du fils » de jean- luc Coatalem.
C’est un tombeau pour le grand père, et aussi le père de COatalem!
C’est une enquête lente, acharnée, opiniâtre,parfois flottante, parfois consolidée par un témoin, de l’auteur-narrateur pour combler les « blancs « de sa famille à propos du grand père Paol, ex officier colonial Cochinchine Cambodge .., et surtout en 43, ce grand père, arrêté par la gestapo dans sa petite ville du Finistère. Qui l‘a dénoncé ? pourquoi ? Considéré comme « terroriste » ,puis envoyé en camp en Thuringe… Les silences de la famille, le narrateur essaie de les comprendre, puis part à fond fouiller dans les archives. Microfilms.. vieilles coupures de journaux.. etc. enquête sur un grand père bien menée, minutieuse ,mais donne une image fascinante de cette France de 1943,délation et mutisme, et cette manière de Coatalem de sonder et explorer les visages de ces « inconnus » sur les photos de famille(comme il avait sondé les voyages de Segalen dans « mes pas vont ailleurs »excellent essai), clichés d’un ancêtre dont on ne sait pas grand-chose sinon toujours les mêmes histoires ou anecdotes répétées à table à la fin des repas sans qu’on aille chercher plus loin…le pus étonnant est surtout, dans cette manière de remuer le souvenirs, feuilleter des albums, la rencontre avec ceux,des survivants, qui ont connu Pierre,le fils,au plus brulant de la guerre d’Algérie, et cet homme Ronan, et la visite à Compiègne, pour compléter ue pièce du puzzle..voir es obligations morales de la famille.. les fatalits..les identifications délicates.. et surtout cet art de deviner les vies disparues dans leur creux.., deviner et cerner la brutalité d’une époque..,suivre les dossiers jus’au fond du tiroir et leurs pages arrachés… tout le transit des vies les complaisances, les comédies, ce bricolage mystérieux qu’on apelle la mémoire officielle des familles, retapée et enjolivée de génération en génération..tout ça pris dans une doule fidelité : à la famille mais aussi à la verité histrique, nue, froide, et dans apparaissant dans une chiche lumière.
L’acharnement de Coatalem à tout savoir de cette « disparition » du gfand père, et les silences du père , tout ça est émouvant, sonne vrai, d’autant que cette « traque » reste précise sur les lieux de son enfance dans le Finistère, précise sur les décors dans lequel il évolue pour cette enquête-traque familiale.et surtout découvrir le motif de son arrestation resté secret si longtemps.
Voilà un échantillon du style précis, net, sobre de Coatalem, là il parle de son père :
« Interne dans divers établissements religieux du Finistère, puis sorti de Saint-Cyr, Pierre, lui, ne s’en était jamais remis. Tout juste nous aura-t-il lâché un peu de son enfance saccagée, la morsure des dimanches pensionnaires, la veilleuse bleue des dortoirs au-dessus des cauchemars, l’odeur humide des préaux, cette dévastation initiale que le temps n’entama pas. Il lui avait fallu être ce fils courageux qui dut porter le poids de l’absence sur ses épaules, grandir quand même, et que les heures de la Libération ne libéreront pas, creusé par ce gouffre, au final le constituant, sans soupçonner que sa souffrance serait un jour, pour moi, son ainé, un appel. Il était devenu cet homme fiable, taciturne, mesuré en tout. Un père sur qui on pouvait compter, présent parmi les absents, tenace dans les incertitudes, mais qui ne demandait rien, ne s’apitoyait jamais ni sur les autres ni sur lui-même. Taiseux, surtout. J’aimais cette photo encadrée dans le bureau où, rajeuni de soixante ans, coupe en brosse, il porte sabre et casoar, cet extravagant shako à plumet blanc et rouge.

Jazzi dit: à

« mais porté autant par l’amour autant que par l’admiration »

Le second « autant » est de trop !

Clopine dit: à

Ben Paul Edel, moi je me suis dit « Chic ! Notre hôte chroniques deux livres écrits par des femmes : y’a du progrès… »

et puis aussitôt après :

« Zut ! Des livres de filles à pères… Fifilles à Papas… IL faudra peut-être attendre encore un peu pour une chronique d’un livre qui, pourrions-nous imaginer, serait écrit d’une main féminine et sans que le personnage principal soit un homme… IL est vrai qu’un livre de ce type pourrait ne pas accrocher l’attention de Pierre Assouline. Il aurait tort : pensez au « Sido » de Colette. »

Bref, caramba, encore raté.

Passou dit: à

Merci jazzy

Paul Edel dit: à

Clopine, liens mère-fille?..lisez « Barrage contre le pacifique »de Duras et bcp de texts(même l’amant ») ou Violette Leduc(« La bâtarde ») ou Annie Ernaux.. oui..il y a bcp de romans ou autobiographies sur le lien mère_ fille..

christiane dit: à

Beau papier de Passou sur cette « rentrée littéraire ». Je n’oublie pas non plus les romans policiers. Un de 2013 (C’est pas la rentrée mais quel régal !) : Nymphéas noirs de Michel Bussi (Prix Polar méditerranéen en 2011, Grand prix Gustave Flaubert… trois autres prix suivront).
Giverny… des femmes étranges. Dans ce village de Monet (tellement bien décrit), une énigme affolante… Les Nymphéas…
« On finit totalement emballé, le cœur un peu serré… Vraiment, génial ! » (Ouest France)

Paul Edel dit: à

A propos des portraits de mère, celui de la mère de Thomas Bernhard, qui élève seule son fils, reste un des plus étonnants.
Il faut absolument lire « Un enfant » de Thomas Bernhard. D’abord le texte est un sommet de son art autobiographique qui comporte aussi « la cave », « le souffle » et « le froid » . Il
Bernhard déclare : « elle tapait sur moi à bras raccourcis la plupart du temps avec le nerf de bœuf placé sur l’armoire de la cuisine. « Plus loin dans le texte il affirme : « elle m‘avait toujours donné le sentiment que toute sa vie j’avais été pour elle un obstacle, que j’avais empêché son parfait bonheur. Quand elle me voyait, elle voyait mon père, son amant, qui l’avait abandonnée. Elle ne voyait en moi que trop nettement le destructeur de sa vie, c’était le même visage, comme je le sais car, après tout, j’ai vu une photographie de mon père. La ressemblance était stupéfiante. Mon visage faisait plus que ressembler au visage de mon père, c’était le même visage*.La plus grande déception de vie de ma mère, la plus grande défaite ,lorsque j’apparaissais, elle était là.(..) Je sentais, naturellement son amour pour moi mais aussi, en même temps, toujours la haine contre mon père qui faisait obstacle à cet amour de ma mère pour moi. Ainsi l’amour de ma mère pour moi, l’enfant naturel, était toujours étouffé par la haine contre le père de cet enfant, il ne pouvait jamais s’épanouir librement et dans la plus grande innocence. Au fond, ce n’était pas moi que ma mère injuriait, elle injuriait mon père, il s’était dérobé à ses devoirs envers elle.. » Traduction française Albert Kohn.1984.Gallimard

Janssen J-J dit: à

oui, p. edel, mais là passoul avait donné la consigne de ne parler que des rapports ombragés des jeunes filles en pleurs de leur défunt père.
Donc, Th. Bernhard et sa mère font un peu désordre icite. Non… « un enfant » n’est pas à mettre au summum de sa trilogie. Ce qui le serait, c’est me semble-t-il plutôt le fragment du passage de son sauvetage par son grand-père. Le rapport à la mère est plutôt convenu, on a lu ça un peu partout, et ce n’était pas vraiment autobiographique d’après gemma Salem. L’effroyable rapport de Ch. Juliet à sa mère était bien plus authentique (mais je m’égare, comme dirait edgar nahoum)…

Paul Edel dit: à

Janssen désolé d introduire les mères

Jazzi dit: à

Sur l’amour mère-fille, ne pas oublier aussi « Une mort très douce » de Simone de Beauvoir…

Sans oublier les livres d’amour des fils à leurs pères !

x dit: à

Tant pis pour la consigne.
Th. Bernhard, loin de donner dans la surenchère victimaire, se montre nuancé à propos de sa mère, dont il envisage en effet toujours les raisons, le point de vue, y compris pour tenter de se voir de l’extérieur, en fils pas facile, source de désagréments et de soucis sans fin.
« Ma mère, avec laquelle effectivement durant sa vie je n’ai vécu et habité qu’avec le maximum de difficulté et dont encore aujourd’hui je suis incapable de décrire le caractère, je ne possède toujours que l’incapacité de donner, ne fût-ce qu’une indication de son caractère — comprendre, ne serait-ce qu’approximativement sa vie riche en événements mais si brève, elle n’a duré que quarante-six ans, rendre justice à cette femme merveilleuse, cela m’est aujourd’hui impossible […] » (L’Origine)
Il donnera donc de simples « indications ».
(Heureusement, il y a eu cet extraordinaire grand-père, pourtant marqué par l’échec, « la seule école utile et décisive pour ma vie entière » et la joie de vivre intacte de sa grand-mère.)

JJJ, il me semble que ni « l’authenticité » ni la rareté ou l’originalité des expériences ne fait rien à l’affaire (littéraire).
« Boy meets girl » ou « Parlez-moi de moi, y a qu’ça qui m’intéresse » se déclinent de mille et une façons et donnent aussi bien des chefs-d’œuvres que des daubes.

x dit: à

Perdants, suite.

« Mon enfance était merveilleuse et atroce. Même ce qu’il y a de plus beau devient affreux dès qu’on se met à y penser. Comparez les promesses qu’il y a dans un enfant de dix ans et ce qu’il devient vingt-cinq ans plus tard. Le monde n’est fait que d’échecs et se nourrit de ces échecs. »
(Th. Bernhard, dans le recueil Sur les Traces de la vérité)

Marie Sasseur dit: à

« Que celui ou celle qui n’a jamais vu mourir un proche lui jette la première pierre. » Passou.

Faudrait savoir, c’est quoi la consigne au juste ?
C’est: Tu n’as pas le monopole- tres giscardien- du notre père qui êtes aux cieux ?

Et puis ça :

« Et je donnerais l’œuvre complète de bien des écrivains en échange de ceci :

« Il avait le masque : je le savais et il le savait. Le masque. Celui dont la mort affuble les gens avant de les emporter, comme pour mieux les reconnaître ».
A afficher à l’hosto ?

Non, gardez vos larmes de crocodile qui tarissent force d’etre sur commande, voilà le tombeau de Celine , pour les filles à papa.

https://youtu.be/_LTsjwiTN7w

Chaloux dit: à

Coucourge : Chablo. Maintenant, si vous aimez Manette Salomon au point d’y voir un premier crayon de l’Education, je n’y peux rien, si ce n’est ne pas être dupe!

Personne n’a écrit cela mais vous l’avez lu. Un peu inquiétant pour ce qui regarde vos fonctions officielles.

Paul Edel dit: à

Merci X……

et alii dit: à

Ce qui sauve dans tout ça, ce sont les histoires !

Chaloux dit: à

Onfray, amusant dans sa défense de Moix.
Selon lui, Moix serait un grand écrivain mais la pensée n’est pas pour lui.
La liste des grands écrivains totalement étrangers à la pensée risque d’être hilarante.

Clopine dit: à

C’est dingue comme ça se sent, tout de suite, quand un fil va être poussif ou pas.

Celui-ci va l’être tellement, et dans de telles largeurs, qu’on va finir tous par compulser les notices décrivant les avantages et les inconvénients de telle ou telle maison de retraite.

Sauf ceux dont la place en EPHAD est d’ores et déjà programmée, bien sûr : à savoir les pauvres, et les déficients.

Je ne donne pas de nom. Mais perso j’appartiens à la première catégorie.

Ce qui rajoute encore au petit vent frisquet, pré-automnal et juste paralysant comme il faut, qui souffle autour du billet du jour…

A moins que quelqu’un ne le réchauffe d’une haleine embrasée, bien sûr.

Ben faut pas compter sur Chaloux pour cela, c’est déjà ça de compris, pas vrai ?

Paul Edel dit: à

X …. Il faut noter que dans « le naufragé » Thomas Bernhard, explique :
« L’homme, c’est le malheur, pensai-je, il n’y a que les sots pour prétendre le contraire. C’est un malheur que de naitre, disait-il, et aussi longtemps que nous vivons, nous ne ferons que prolonger ce malheur, seule la mort y met un terme. Mais cela ne signifie ps que nous sommes seulement malheureux, notre malheur est la condition préalable en vertu de laquelle nous pouvons aussi être heureux, il n’y a que par le détour du malheur que nous pouvons être heureux, pensai-je. »
IL est évident que le grand -père, tant aimé dans l’enfance, écrivain lui aussi, Johannes Freumbichler , l’ami Paul Wittgenstein et celle qui fut appelée « la tante » , Hedwig Stavianicek-rencontrée elle au sanatorium- ont joué un rôle dans ce qu’il a appelé les compagnons de son « être vital » au pire moment de sa maladie pulmonaire. Etres de formation, qui ne cessent de le nourrir …
ce qui est remarquable, c’est que cet écrivain qui a tout centré sur l‘autobiographie -plus ou moins travaillée par le grotesque humain fondamental, cet écrivain donc a multiplié les facettes et les attitudes paradoxales pour se tenir à l’écart de tout narcissisme et ouvrir le spectre large de ce qu’ un esprit peut embrasser de son époque,façn Shakespeare, parler de sa famille, de son pays et de ce mélange de mélange autrichien catholicisme –nazi de son enfance qu’il décrit si bien.. et recomposer un monde en équilibre entre son idée et l’expérience commune historique.

Bérénice dit: à

J’ai attrapé la rubéole.

Clopine dit: à

.. Donc, suivons l’exemple de Paul Edel et parlons d’autre chose que du billet du jour.

1999 a été une année extrêmement importante pour moi : parcours pas du tout évident mais dans la droite ligne (à peu près, avec des détours hein !) d’un chemin lesté, pour le meilleur ou pour le pire, d’un enfant, d’un travail, de convictions, d’une demeure et d’amour…

Mais pourtant, si je suis vraiment honnête, l’année 1999 a été beaucoup moins importante dans ma vie que l’année 1960.

C’est-à-dire, très précisément, celle où j’ai appris à lire.

Chaloux dit: à

La fermière a une poule qui mue.

Hurkhurkhurk!

Delaporte dit: à

Contrairement à Popaul, Lançon, dans Libé, a aimé La clé USB :

« La raison pour laquelle le narrateur rentre chez lui, et sur laquelle l’auteur clôt son roman, est ce qui donne rétrospectivement à ce texte, monté comme un page turner, une couleur profonde, inédite et jamais nommée : celle du chagrin. »

Delaporte dit: à

Contrairement à Popaul, Lançon, dans Libé, a aimé La clé USB :

« La raison pour laquelle le narrateur rentre chez lui, et sur laquelle l’auteur clôt son roman, est ce qui donne rétrospectivement à ce texte, monté comme un page turner, une couleur profonde, inédite et jamais nommée : celle du chagrin. »

Chaloux dit: à

La Boldoclopine : l’année 1960.
C’est-à-dire, très précisément, celle où j’ai appris à lire.

Qu’elle croit, la pauvre chose…

D. dit: à

Excusez-moi, mais quelle clé USB ?

D. dit: à

En 1996, la première version de la norme, l’USB 1.0, est spécifiée par sept partenaires industriels (Compaq, DEC, IBM, Intel, Microsoft, NEC et Northern Telecom) mais elle reste théorique et n’a pas vraiment été appliquée par manque de composants.

Il faut attendre la seconde version de la norme en 1998, intitulée USB 1.1, pour que l’USB commence à être effectivement utilisé[3]. Ce que nous appelons couramment USB 1 est donc en réalité de l’USB 1.1.

L’USB 1.1 apporte des corrections à la norme 1.0 et définit également deux vitesses de communication :

le mode lent (en anglais Low Speed) a un débit de 1,5 Mbit/s. Il permet de connecter des périphériques qui ont besoin de transférer peu de données, comme les claviers et souris ;le mode pleine vitesse (en anglais Full Speed) débite à 12 Mbit/s. Il est utilisé pour connecter des imprimantes, scanners, disques durs, graveurs de CD et autres périphériques ayant besoin de plus de rapidité. Néanmoins, il est insuffisant pour beaucoup de périphériques de stockage de masse (ce mode permet la vitesse « 10 X » des CD).

Clopine dit: à

Oui, Chaloux, tandis que vous, quelle année fut celle de votre apothéose ? Celle où WGG a polémiqué avec vous, vous donnant ainsi toute l’importance qu’il convient d’accorder à vos propos à tous les deux ?

renato dit: à

Fils et mère, mais puisque je suis en vacances, remémoré et traduit sans Google :

« Elle errait dans la maison comme à la recherche du chemin mystérieux qui la conduirait à rencontrer quelqu’un : ou peut-être seulement une solitude, dénuée de toute pitié et de toute image. De la cuisine sans feu aux pièces sans voix : occupées par quelques mouches. Et autour de la maison, elle voyait encore la campagne, le soleil. »

D. dit: à

Bérénice, ce virus est un (+)ssRNA, (ARN simple brin à polaritépositive) qui agit d’abord uniquement comme une matrice pour la transcription des protéines non structurelles, qui sont synthétisées sous forme d’un grand polypeptide et sont ensuite découpées en protéines unitaires. Les séquences des protéines structurelles sont d’abord répliquées par l’ARN polymérasevirale (replicase) par un fragment (-)ssRNA, un ARN complémentaire simple brin à polarité négative comme matrice et traduit séparément sous forme d’un ARNm court. Cet ARN subgénomique court est en outre enveloppé dans un virion. La transcription des protéines de structure produit également un polypeptide de grande taille (110 Uma). Elle est ensuite découpée par protéolyse en E1, E2 et protéine de capside. E1 et E2 sont des protéines transmembranaires de type I qui sont transportées dans le réticulum endoplasmique avec l’aide d’une séquence signal amino-terminale. À partir du réticulum le complexe hétérodimérique E2 E1 atteint l’appareil de Golgi, où se produit le bourgeonnement de nouveaux virions (à la différence des virus alpha, où la prolifération a lieu au niveau de la membrane plasmique). Les protéines de capside, d’autre part restent dans le cytoplasme et interagissent avec l’ARN génomique, pour former la capside. La protéine de capside (protéine C) a des fonctions différentes. Ses principales missions sont la formation de l’homooligomère pour former la capside, et la liaison avec l’ARN génomique. En outre, elle est responsable de l’agrégation de l’ARN dans la capside, interagit avec les protéines membranaires E1 et E2 et se lie à votre protéine p32 qui a un rôle important pour la réplication du virus en votre intérieur. Cela-dit contrairement à l’alpha virus, la capside ne subit pas d’autoprotolyse, mais elle est coupée du reste du polypeptide par la peptidase. La production de la capside se produit à la surface des membranes intracellulaires en même temps que le bourgeonnement du virus. Voilà.

Tout ça dans vos adorables cellules, sans vous avoir demandé votre avis.

x dit: à

Paul Edel à 21h 38
Et ceci, dans Le Neveu de Wittgenstein :

« Nous tombons de temps en temps, parce qu’autrement il nous faudrait renoncer, sur trois ou quatre êtres dont, à la longue, nous avons reçu quelque chose, et même beaucoup, et même qui, à certains moments, à certaines périodes cruciales de notre existence, ont tout signifié pour nous, et même, de fait, tout été pour nous ».

rose dit: à

bérénice

repos et cocooning.
Merdum à vous

Clopine dit: à

Putain, x, ce que c’est malaisé, votre citation de Wittgenstein, là ! Pour l’appréhender, à mon sens, il faudrait mettre des parenthèses à : « parce qu’autremetn, i nous faudrait renoncer ». Cette paresse à s’incorporer au lecteur, et donc à lui offrir un texte préhensible (ce qui est la marque des plus grands, à mon sens) marque ici la limite de Wittgenstein.

renato dit: à

« Nous nous sommes retrouvés sur une plaque de glace où la friction fait défaut et les conditions sont en un sens idéales, mais pour cette raison, nous ne pouvons pas bouger. Nous voulons marcher nous avons donc besoin de frottement. »
Ludwig Wittgenstein, Recherche philosophique

renato dit: à

friction > frottement, pardon

rose dit: à

Enfance de Nathalie Sarraute
Sa main glisse sur ma tête, je sens irradiant de lui quelque chose qu’il tient enfermé, qu’il retient, il n’aime pas le montrer, mais c’est là, je le sens, c’est passé dans sa main vite retirée, dans ses yeux, dans sa voix qui prononce ces diminutifs qu’il est seul à faire de mon prénom : Tachok ou le diminutif de ce diminutif : Tachotchek… et aussi de ce nom comique qu’il me donne : Pigalitza… quand je lui demande ce que c’est, il me dit que c’est le nom d’un petit oiseau.

dans cette autobiographie, magnifique, de Nathalie Sarraute, un passage fort émouvant que je ne citerai pas in extenso : sa mère réclame son retour auprès d’elle alors qu’elle l’a abandonnée sciemment auprès de son père, de manière (je suppute, elle ne dit rien là-dessus, c’est mon interprétation à moi) à empoisonner la vie de Véra, la nouvelle épouse.
Or, le père lui dit « tu vas choisir, toi, et je ne dirai rien. Or, effectivement, non seulmeent il ne dit rien, mais en plus il la laisse libre de choisir. On la voit alors choisir dans son âme d’enfant, apparemment plus choisir par l’élan de son coeur que par une réflexion argumentée. Et elle chosit son père ; celui-ci, durat le temps octroyé à sa fille pour faire son choix est d’une neutralité admirable. Ensuite, il laisse éclater son bonheur, et je crois, sa joie.

elle écrit en amont Nathalie Sarraute qu’elle n’aime pas sa mère (elle critique sa peau, etc.) ; comement ce peut-il ? Cela se peut.

rose dit: à

Je ne me suis pas relue et ce n’est pas sérieux.

renato vers 23h29

dans le roman de Luis Sepuldeva lu il y a quelques jours, sur le bout du bout du monde, un passage tragique qui confirme la théorie du choc thermique glacial (apprise à propos du Titanic) qui fait mourir avant que de mourir : les marins en sortant du détroit de Magellan voit un morceau de glace avec dessus un indien Yagan, agrippé à celui, la main tendue vers le haut comme dans un appel au secours et congelé.

(la nuit d’avant la précédente, me suis endormie avec l’excellente idée de Bérénice, (je vous salue chaleureusement bérénice), que j’allais m’évaporer, et au réveil, cela a été clair que non ; chouette que mes rêves parfois, ne me disent pas que des co…ries).

rose dit: à

moi, suis muette comme une tombe, oh. Mais que yaël publie ce livre au moment où son père meurt, je trouve cela très chouette : elle le rend ainsi immortel. Pas besoin de se poser moult questions sur la résurrection des corps.

rose dit: à

nota : petit ixe, c’est bien plus charmant que putain, x.
Mais, bon, s’attendre à tout, c’est une idée.

renato dit: à

La plaque de glace dont parle Wittgenstein, rose, c’est à propos des paranthese suggèrées par Clopine.

Pablo75 dit: à

Je suis effaré par le fait que tous les romans dont on parle ici sont des romans où leurs auteurs n’écrivent que sur eux-mêmes, sur leur vie, sur leur passé. On dirait que la littérature tourne uniquement autour des nombrils : moi, mon enfance, ma mère, mon père, mon adolescence, mes aventures personnelles, mes amours, mes échecs, mes dépressions, ma recherche du bonheur, la mort de ma grande-mère, mes voyages, me relation problématique avec les drogues ou l’alcool, mon mai 68, mon métier, mon cancer, mon homosexualité, mon fils autiste, mon divorce, les malheurs de mon grand-père pendant la guerre, mes obsessions sexuelles, l’originalité de ma famille, ma relation fusionnelle avec mon chien, mon chômage, mon ennui, ma rupture avec ma copine ou mon copain, ma clé usb…

Moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi.

Tout cela écrit par des auteurs qui on lu Rabelais, Shakespeare, Cervantes, Pascal, Saint-Simon, Voltaire, Laurence Sterne, Diderot, Balzac, Flaubert, Dostoievski, Dickens, Tolstoi, Kipling, V.Hugo, Theckhov, Kafka, Proust, Thomas Mann, Joyce, Faulkner, etc, etc,

« Dans leur ouvrage The Narcissism Epidemic, Jean M. Twenge et W. Keith Campbell citent des chiffres qui laissent penser que, depuis les années soixante-dix au moins, nous souffrons d’une inflation nationale de l’ego. Ils citent mon exemple favori de données sociologiques : en 1950, on demanda à des milliers d’adolescents s’ils se considéraient comme une « personne importante ». 12 % répondirent positivement. À la fin des années quatre-vingt, on interrogea de nouveau un millier d’adolescents. Cette fois, 80 % des filles et 77 % des garçons répondirent oui. »
(David Brooks. L’âge du narcissisme)

Pablo75 dit: à

Rien que sur cette page:

Thomas Bernhard: moi, moi, moi.
Marguerite Duras: moi, moi, moi.
Nathalie Sarraute: moi, moi, moi.
Violette Leduc: moi, moi, moi.
Annie Ernaux: moi, moi, moi.
Moix: moi, moi, moi.

et alii dit: à

on ne comprend pas bien s’il a fallu la mort du père pour faire apparaître comme telle l’énigme de la relation père fille et aussi bien à la fille et au père qu’aux autres protagonistes de la fin de vie ,une énigme dont sont avides précisément « les autres » au point que père et mort du père se « confondent » dans nos discours culturels

et alii dit: à

on ne comprend pas bien s’il a fallu la mort du père pour faire apparaître comme telle l’énigme de la relation père fille et aussi bien à la fille et au père qu’aux autres protagonistes de la fin de vie ,une énigme dont sont avides précisément « les autres » au point que père et mort du père se « confondent » dans nos discours culturels

Bloom dit: à

Lydia Flem

Auteure d’un remarquable petit livre sur le racisme, préfacé par Léon Poliakov.

hamlet dit: à

de l’approche marxiste de la littérature :

évident que si Bernhardt n’avait écrit que ce genre de textes « biographiques » sans grand intérêt il serait loin d’être l’auteur qu’il est.

toutefois on peut comprendre aisément que la critique littéraire actuelle (cf Edel) ne retiennent que cette partie de TB car c’est la plus inoffensive pour eux, l’autre partie de TB ils n’en sont pas protégés.

la critique aime les livres qui ne représentent pas une menace, ni pour eux, ni pour les autres.

le livre confidence est l’archétype du livre qui ne menace personne.

Bérénice dit: à

Merci D pour la science.De fait la rubéole fut combattue , je crois essentiellement, en raison des risques de contagion et des degats qu’elle occasionnait chez le foetus.

Autour du deuil , pour compléter ce billet pré Toussaint :

https://www.babelio.com/livres-/deuil/1520

hamlet dit: à

pour une approche lacanienne de la littérature :

la littérature semble confirmer une théorie psychanalytique élémentaire : la fille est la fifille à son papa et le fils est le fifils à sa maman.

en dehors de cas spéciaux de papas qui donnent des fessées à leur fifils quand il se tient mal à table ou de maman qui apprennent à leur fifille les recettes familiales, ces cas spéciaux pouvant être considérés comme des exceptions qui confirment la règle.

hamlet dit: à

sur une approche scientifique de la littérature :

heureusement que les écrivains français actuels n’ont pas fait de la recherchee médicale, parce qu’avec l’inventivité et l’imagination dont ils font preuve, les chances qu’ils nous trouvent un vaccin contre la maladie du « livre confidence » étaient plus que minces.

hamlet dit: à

sur une approche kantienne de la littérature :

au regard de certaines pratiques : instagram, facebook etc… on peut dire que les moeurs de notre époque ne sont pas placés sous le signe de la « pudeur ».

la littérauture qui jusque là représentait un refuge et un regard critique permettant de s »éloingner et prendre du recul sur les moeurs de son époque semblent au contraire ramer dans le sens du courant.

la littérature ne semble bien être qu’une version papier de facebook ?

se souvient-on encore du rôle de la pudeur dans les relations entre les humains ?

quand la redécouvrira-t-on ?

à quand un petit éloge de la pudeur ?

renato dit: à

Il aurait pu écrire : « Longtemps, il s’est couché de bonne heure« . Les lecteurs auraient lu : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Le lecteur cherche toujours — ou presque — à savoir derrière quel personnage se cache le narrateur, mieux vaut le dire en ouverture de jeu. Enfin, peu importe la personne employée, c’est l’élaboration des matériaux qui intéresse et la manière de conduire la narration. Après, qu’il parle de sa passion pour les haricots ou pour les blondes ce n’est qu’une question contingentes.

hamlet dit: à

pour une approche marketing de la littérature :

« comment j’ai vidé la maison de mes parents »

faire passer pour référence littéraire ce qui en d’autres temps n’aurait été considéré comme rien de plus qu’un article dans un journal pour les femmes genre « marie claire » il faut vraiment qu’on ait complètement perdu les pédales.

à moins bien sûr que derrière tout cela se cachent quelles intentions d’ordre… marketing visant à enfumer les lecteurs ?

hamlet dit: à

approche biblique de la littérature :

heureusement qu’il l’existe plus un Thomas Bernhard pour se payer ce qu’est aujourd’hui la critique institutionnelle littéraire.

je suis certain qu’il se serait bien marré au jeu de quilles.

cela dit il faut saluer cette institution d’avoir réussi à faire en sorte que ce type d’écrivain n’existe plus désormais.

ainsi les écrivains « facebook » rament dans le sens courant du courant, et les critiques rament aussi dans leur sens….

tout baigne !

vive facebook !

Bloom dit: à

En 2007, l’écrivaine irlandaise Ann Enright a obtenu le Booker Prize pour The Gathering, qui met en scène les rapports compliqués, violents et tendres à la fois de la famille Hegarty, à l’occasion du rapatriement à Dublin du corps du grand frère alcoolo de la narratrice, retrouvé noyé suicidé à Brighton. Il y est, entre autres, beaucoup question de sexe.
Les Hegarty sont-ils les Enright, en totalité ou en partie ? On ne sait pas, et on s’en bat le minimum vital sur une pelote d’épingle. La vie de cette auteure à l’intelligence tranchante comme une gouge de menuisier n’est pas étalée à longueur de pages, en revanche son inventivité de romancière brille à chaque phrase, parfois jusqu’à l’insoutenable. The Gathering est ce qu’en anglais on appelle de la « fiction littéraire », un travail d’imagination créatrice, qui peut ou non être le produit d’une recréation latérale…Les « romans familiaux » non tenus à distance par la médiation de l’imagination me gênent terriblement, car ils font de moi le voyeur d’un exhibitionnisme. J’ai été incapable de finir Edouard Louis, malgré le talent évident de l’auteur. L’auto-fiction m’encage dans une impasse bordée de très hauts murs où il n’est aucune possibilité d’échappée.

hamlet dit: à

pour une approche proustienne de la littérature :

pour rappeler à Paul Edel ce qu’est une « livre-confidence ».

un livre confidence repose essentiellement sur que ce le psychologique appelle le narcissisme.

sans narcissisme pas de livre confidence.

qu’est-ce que le narcissisme ?

le narcissisme est un numéro de magicien assez étrange qui consiste à transformer un truc qui normalement ne reflète rien, à savoir la page d’un livre, en miroir dans lequel l’écrivain peut d’admirer en éprouvant l’impression curieuse que cette admiration est, sous certaines conditions, contagieuse comme la petite vérole.

il existe deux attitudes possible de la société vis à vis de ce phénomène.

soit un rejet total, un refus, où le peuple dit « vos histoires ne nous intéressent pas, parlez nous plutôt de l’histoire d’un chevalier qui va délivrer une princesse dans un donjon ».

soit une acceptation totale, dans ce second cas la raison est toute simple : l’auto satisfaction du lecteur, sous l’effet d’une contagion le narcissisme qui ne concernait que l’auteur au départ est transféré au lecteur qui peut à son tour s’admirer devant le miroir de ces pages.

et voilà comment on construit une sociétés de gens admirables qui aiment à s’admirer.

où plutôt voilà comment une société où l’autosatisfaction et l’admiration de soi crée une littérature à son image !

voilà ce qu’est le livre confidence

et voilà Mr le Critique Paul Edel comment fonctionne la psychologie humaine.

hamlet dit: à

Paul Edel : un dernier point : vos exemples ne tiennent pas la route.

entre un monde où le livre confidence représente l’exception et un où il représzente la norme ça fait une différence importante.

définition d’une chose importante : c’est une chose qu’il ne faut pas oublier au passage.

renato dit: à

Moi et lui. Un type, intellectuel velléitaire, scénariste qui voudrait devenir réalisateur. Sa personnalité est fortement divisée: si le Moi regarde, LUI— son penis — « agit », le sexe a une voix qui ordonne et impose : c’est l’inconscient parle. Dans le dialogue constant entre le protagoniste forcé, son sexe dominateur et ses remords culturels (sublimation et désublimation), la folle histoire de ce raté — le tragicomique d’une névrose. Je l’ai toujours imaginé en BD.

hamlet dit: à

pour une approche corse de la littérature :

nous avons tous élevé nos enfants pour qui’ls ne viennent pas l’idée d’écrire un livre sur leurs parents quand ils seront morts.

par exmple ma fille sait très bien que s’il lui venait l’idée d’écrire un livre sur son père ou sur sa famille à ma mort, mon fantôme reviendrait pour lui mettre la raclée de sa vie !

ça c’est ce qu’on appelle une éducation saine et normale de ses enfants.

tout le reste n’est que pathologie.

christiane dit: à

@Pablo75 dit: 14 septembre 2019 à 0 h 41 min
Commentaire tonique. Merci !
@hamlet
Votre noria de commentaires matinaux, hors effet de brume… est intéressante.

Chaloux dit: à

Pauvre fermière, pauvre tache.

Paul Edel dit: à

Entre 1975 et 1982, les cinq volumes de sa « suite autobiographique » (« L’origine », »la cave, « le souffle », « le froid », et »un enfant ») sont les plus violents politiquement chez Thomas Bernhard.. les plus violents de toute son œuvre !avec son théâtre, puisqu’il dénonce le plus directement, le plus frontalement possible la collusion entre nazisme et catholicisme à Salzbourg , ceuq ‘ne oartie des autrichiens ne lui jamais pardonné. Et ce recours au genre autobiographique lui permet justement de construire la partie la plus politique de son œuvre.. en révélant à « l’origine »(oui, c’est son titre à méditer) les sources catholiques et nazies du mal autrichien.
En cinq volumes Bernhard construit un « roman d’apprentissage » vécue comme une suite de chocs de propagande et d’ aliénation lui tombant dessus…. une enfance asphyxiée par l’étouffoir catholico- nazi .. C’est dans sa partie autobiographique qu’il analyse la destruction de la culture autrichienne sous le national –socialisme et sa révolte d’ enfant et d’adolescent contre ce système gangrené….. C’est dans son autobiographie qu’il met en évidence le mensonge officiel, la thèse officielle d’après -guerre d’une soi-disant Autriche envahie et « victime » du national- socialisme allemand… et avec quelle force !il dénonce et énorme mensonge des années 50… .Oui c’est dans ce qu’il appelle lui- même ses « romans autobiographiques » qu’il met en évidence la totale complicité entre national -socialisme et catholicisme autrichien. C’est écrit et répété noir sur blanc, il suffit de lire « L’origine ». Cette suite autobiographique n’est qu’un processus précis, admirable, analysé à la perfection, pour décrire la tentative d’asphyxie intellectuelle d’un enfant puis sa révolte et sa résistance individuelle face à ce dressage éducatif catholico- nazi.. On est bien loin de je ne sais quelle complaisance narcissique. Fin années 80, peu de temps avant sa mort, dans sa pièce testamentaire « Place des héros », il reprend et condense ce thème qui traverse sa suite autobiographique. Il met une fois de plus en évidence l’enthousiasme d’une grande partie des autrichiens à accueillir et acclamer Hitler et le national –socialisme, à Vienne en 1938,rattachant ce pays au Reich allemand.

Chaloux dit: à

Bernhard est à part, bien sûr, mais je suis assez de l’avis de Pablo. Toujours moi moi moi moi, quelle fatigue. Sans compter les émules d’ici du genre de l’acariâtre fermière de Salbec qui nous fera renifler de force jusqu’à la doyenne de ses vieilles culottes, la plus puante et la plus décomposée.

hamlet dit: à

Paul Edel dit: 14 septembre 2019 à 9 h 18 min

d’accord avec vous ! c’est même ce que j’ai essayé de dire.

d’où l’importance de ne pas tirer quelques phrases de ces textes qui laisseraient penser que ce n’est pas le cas.

Ce que je veux dire c’est que dans ce cas, il serait problématique, en tirant quelques phrases hors de leur contexte (relire vos exemples), que Bernhard ne serait qu’un Rolin (ou une de ces 2 auteures) autrichien !

hamlet dit: à

ps : à moins bien sûr d’imaginer qu’un Bernhard ne servirait plus à rien de nos jours dans notre société où tout baigne dans l’huile.

hamlet dit: à

ps : Paul Edel, une question : c’est ce que vous pensez ? je veux dire vous pensez qu’actuellement dans notre société tout baigne dans l’huile ?

hamlet dit: à

ps : parce que quand je lis les derniers articles de passou j’ai bien l’impression que j’ai, que tout baigne dans l’huile.

du coup j’ai un doute, un soupçon ?

est-ce que tout baigne vraiment dans l’huile, ou bien est-ce ce que voudrait nous faire croire les éditeurs ?

j’imagine que les prochains articles de passou vont parler de bouquins sur la guerre, nous parler encore d’une époque ancienne ou de pays lointain où tout ne baigne pas dans l’huile.

livres à partir desquels le lecteur se sentriat rassuré que l’on soit enfin sortis des ces temps où tout ne baignait pas dans l’huile pour enfin entrer dans un monde nouveau où tout baigne dans l’huile ?

c’est comme ça que vous raisonnez Paul Edel ? comme passou et tous les autres critiques que l’on peut lire dans la plupart des journaux ?

une époque où tout baigne suffisament dans l’huile pour que les auteurs nous fassent leurs petits confidences sans intérêt sur leur petite vie, leurs fessées, leur papa, leur maman, et leurs livres ? preuve que par ailleurs il n’y aurait plus rien à dire puisqu’à l’évidence tout baigne dans l’huile ?

c’est comme ça que vous voyez le monde ?

et c’est pour ça que vous continuez à verser des larmes de crocodiles sur toutes ces vieilles catastrophes dont, par bonheur, nous sommes sortis ?

putain mais dans quel monde vous vivez ?

et alii dit: à

lorsque notre entourage ne nous laisse pas de place pour nous « construire » et nous envahit de ses désirs, ses opinions en toutes choses, on apprécie les « livres confidence »,encore à la mort de ces personnes de notre »histoire passée »;ils nous alertent sur les tendances de nous-mêmes dont nous pourrions avoir à nous méfier,j’ai donc lu L.F A LA Mort de celle qui me répétait avoir droit de vie et de mort sur moi,et a donc agi en conséquence ,dans son intérêt que je disparaisse puisqu’elle ne pouvait pas me rallier à ses opinions sur la parenté

Phil dit: à

’il met en évidence la totale complicité entre national -socialisme et catholicisme autrichien. (Paul Edel)

comme Jelinek aujourd’hui, inlassable conspuatrice du pays de son père juif, reprise à satiété par les médias français occupés jours et nuits à chasser le nazi. Et plus personne pour relever la force baroque religieuse sortie de cette Europe centrale qui stoppa l’Ottoman décapiteur.

Janssen J-J dit: à

@ à toi toi toi toi toi toi
toi sans moix mais avec lui
@ belle défense de la ‘suite autobiog’ de TB, Edel, et de bowman, lesne et scholl rather than jaroussky. Souvent OK avec la bretagne, croyez le bien. Pas sur Stendhal hélas… Mais à quoi bondir aux gens de bonne volonté nos désaccords mineurs ?
@ pas d’accord avec l’idée que le conflit des idées incarnât la vie. Le plus difficile de l’intersubjectivité, c’est de trouver l’accord parfait, comme dans une chorale non orchestrée.
@ pour me too#, 1999 et 1960 furent des années importantes. Avons le même age, mais à quoi bon en expliquer les raisons exactes.
@ cher petit ixe, (je cite) ‘il me semble que ni « l’authenticité » ni la rareté ou l’originalité des expériences ne fait rien à l’affaire (littéraire)’. Bien sûr, vous avez remarqué l’inadéquation du terme à l’idée. Nous le pardonnerez-vous ?
Se taire, maintenant ?
[NB / encore ceci, pourtant. Depuis mon entrée récemment approfondie dans l’oeuvre de Victor Hugo, ma perception de la notion communiste galvaudée de « fête de l’Huma » a passablement évolué. J’entends désormais le terme complet d’humanité avec son sens hugolien. Cela me fait tout bizarre. Il faudrait un bon débat sur le dernier ouvrage de Th. Pickety, mais qui va s’amuser à le lire et le lancer pour la rdl ? Il semblerait que ce soit pas de la littérature].

rose dit: à

Cette suite autobiographique n’est qu’un processus précis, admirable, analysé à la perfection, pour décrire la tentative d’asphyxie intellectuelle d’un enfant puis sa révolte et sa résistance individuelle face à ce dressage éducatif catholico- nazi.. On est bien loin de je ne sais quelle complaisance narcissique.

Paul Edel

Ai déjà recensé ici les enjeux multiples de l’autobiographie.cf Le pacte autobiographoque de Philippe Lejeune, ancien.

L’aspect historique joue. Pour Anne Franck, il retrace toute une période de plomb et dépasse largement les affres d’une adolescente en devenir. Devenir nié par les mêmes nazis.
L’on pourrait, il semble qu’il serait envisageable, de poser une hypothèse différente : la société évoluant à vitesse grand V, avec de profondes mutations, dont le prétexte semble être la technologie, l’homme a besoin de dire/écrire qui je suis, et en tant que tel, être respecté.
(Ce que je n’ai pas fait l’autre soir, irritée que j’étais, et cela m’a fait ressasser les differentes hontes que je cumule.).
Je dénie « le moi est haïssable. »
Comprends cependant les revendications de pudeur invoquées par hamlet et christiane sur ce déballage purulent. Mais, si c’est un moyen de s’en sortir, de l’eau claire, de l’eau claire, pourquoi pas ?
À discuter sans doute en étude comparative les vertus du silence et du dire. N’ai pas tranché.

Cordialement, bon shabbat.

Paul Edel dit: à

Phil Je ne nie en rien la
Contre réforme et l apport catholique ni le baroque. je parle de l analyse de Thomas Bernnhard dans les années 30 et 40 à Salzbourg p

Janssen J-J dit: à

étude comparative les vertus du silence et du dire.

… il y avait bien là-dessus « le vœu de silence » de Quignard dédié au grand roman de louis-rené des Forêts, « le bavard ». Mais qui s’en souvient au juste ?
Merci, r. pour votre bon shabbat, même si ne me sens point trop concerné par le moindre rite religieux. Délicatesse-n.

renato dit: à

Ayant vécu les année 50 et 60 ; années où les rocailles communistes et démocrate-chrétiennes se partageaient le pouvoir avec leurs diktats debiles — économiques, culturels et morales —, je préfère le présent même si tout ne baigne pas dans l’huile. Je le préfère parce que nous avons la possibilité d’arranger les choses, car, contre le pouvoir écrasant du principe de réalité, je privilégie le pouvoir du principe de possibilité — « volonté de construire » —. En bon lecteur de Musil, je ne me consterne pas devant la réalité, mais je pratique un « utopisme conscient et la traite comme une tâche et une invention ». Que cela plaise au petits censeurs impuissants, ou pas.

Janssen J-J dit: à

moi, je me consterne devant les rocailles. Beaucoup ri…, mais pas méchamment. Les pépites du blogue, cher renato.

renato dit: à

rocailles > racailles : maintenant c’est le téléphone qui décide quoi écrire ! merci Janssen J-J.

Chaloux dit: à

Aujourd’hui, tout le monde aspire à devenir turc, même Paimpopol, c’est dire!

hurkhurkhurk!

et alii dit: à

Il y est, entre autres, beaucoup question de sexe.de sexe ou.et de genre?
LE grand frère, ici, le grand père, là, les grand mères, les soeurs, neveux!oh la famille et à l’enterrement, et le repas où la tradition voudrait qu’on se raconte les histoires !

renato dit: à

Confronté à la bêtise exprimée par certaines opinions je préfère le silence des intellectuels et le refoulement historique de l’idée de la culture comme valeur politico-sociale.

et alii dit: à

café mortel
J’ai 74 ans, je viens d’une vallée en montagne. Les rites mortuaires y sont nombreux et très précis et, enfant, j’ai reçu mon lot d’histoires. Lors des décès et des enterrements, le moindre détail marque. Les cafés mortels permettent le récit de ces histoires. Ils reposent finalement sur le rituel du repas d’enterrement. Ce n’est pas de la thérapie ; le but est de remettre la mort au cœur de la cité, comme je l’ai vécu dans mes vallées. Il y a tellement de personnes qui repoussent l’idée même de la mort… Il faut donner du sens à ce passage : qu’est-ce qu’être mort ? qu’est-ce qu’être en vie ?

17Tout d’abord, il faut parler. Lors de cessions avec des personnels médicaux, ce constat est souvent revenu : « On ne sait pas parler avec nos patients, on ne sait pas parler avec leurs proches. » Ensuite, face à la mort, il faut accomplir des gestes : c’est le domaine du rite. Il y a un énorme

Clopine dit: à

Allez zou, hors sujet, suite du feuilleton de l’éducation de mon jeune clebs !

Certes, le jeune bâtard beauceron bouge sans arrêt, ce qui est fatiguant rien qu’à regarder…

Mais pourtant je ne peux en détacher les yeux, pour peu que nous soyons tous deux, lui et moi, dehors, par grand soleil, et qu’il soit en train de mordiller une chaussure ou tout autre objet, le lançant en l’air, le rattrapant, le secouant de droite et de gauche, le laissant échapper pour se jeter dessus tout aussitôt : un jeu brutal mais chorégraphique, la danse joyeuse de bonne santé d’un animal splendide…

Et c’est cette splendeur qui attire mon regard. Certes, la cohorte des ménagères qui m’ont précédée sur cette terre actionne encore, dans mon cerveau, le réflexe de salvation de la pantoufle en grand danger d’être perdue, du ballon crevé, du torchon mordillé, de tous ces objets qui mériteraient une intervention immédiate, et une remise au pas de l’animal…

Mais non, je reste assise, et me contente de regarder : la faute à la robe de ce chien, qui brille tant sous le soleil, insaisissable : les reflets moirés s’évanouissent aussitôt apparus, pour renaître encore, sur le haut de la patte, sur les muscles tendus, le coin de l’oreille ou la ligne du dos…

Nul drapeau soyeux flottant au vent, nulle jupe brillante et retroussée d’une danseuse de flamenco n’atteignent la vitesse de mouvement de cette moire resplendissante. J’en suis saisie, comme devant une oeuvre d’art, et, dans un effort parfaitement vain pour m’approprier cette beauté légère, je n’ai d’autre moyen que de me lever, m’approcher, et, au lieu de punir, en guise de remerciement pour le spectacle lumineux, de caresser longuement mon grand nigaud de chien, si noir et si luisant, le bien nommé Pile-Poil.

Dubruel dit: à

Superbe billet. Pourquoi Assouline gâche t-il ses trésors de journalisme et de plume sur des non-sujets comme ces deux -là?
‘Avant que j’oublie’,je l’ai lu, petit livre sans aspérités, magnifié par une couverture Verdier à laquelle la mort de Bobillier a donné des lettres de créances qui sont en train de virer à la caricature.
Plutôt que lire Yaël Pachet, fille de l’auteur de ‘Sans amour’, vieux prof dragueur poursuivi par la hantise d’une famille décimée en Lituanie, pourquoi ne pas remonter à la source, le lire directement ?Feuilletant les pages de la fille, me suis vite aperçu que je cherchais entre à retrouver des échos de l’atrabilaire dissimulant ses frayeurs en drague d’étudiantes.L’ hommage mezzo soprano personnel au papa à côté léger.

Jazzi dit: à

« Tu mérites un amour » de Hafsia Herzi.
À 32 ans, l’actrice Hafsia Herzi, révélée en 2007 dans « La Graine et le Mulet » d’Abdellatif Kechiche réalise son premier film.
Elle s’y est réservé le rôle principal, celui de Lila, qui, trompée par son petit ami Rémi, a bien du mal à vivre sa rupture amoureuse.
Et, au-delà des peines de coeur de son héroïne, elle dresse le constat des difficultés de la génération des 25-35 ans à s’investir dans une véritable histoire d’amour.
Une thématique semblable à celle des « Deux moi » d’Arnaud Desplechin, sans l’empathie toutefois pour ses personnages et pour la ville de celui-ci.
Belle unanimité pourtant de la presse enthousiaste autour de ce premier film présenté dans une section parallèle du dernier festival de Cannes, qui ne m’a pas entièrement convaincu.
Le Paris de Hafsia Herzi, où se déroule également son histoire, n’a pas d’odeur ni de saveur, et l’on n’apprendra pratiquement jamais rien sur les divers garçons et filles qui constituent ce film choral générationnel.
Que font-ils, d’où viennent-ils, à quoi rêvent-ils ?
Un sexe and the city parfaitement anonyme, où l’action se concentre essentiellement autour des problèmes de coeur et de cul des protagonistes.
C’est ainsi que l’on découvre l’ami et confident homo de Lila, ses rencontres infructueuses grâce aux réseaux sociaux, ses investigations guère plus convaincantes dans les milieux libertins parisiens…
En bonne disciple du Kechiche de « Mektoub, my love », Hafsia Herzi n’a pas non plus la sauvage flamboyance du cinéaste tunisien pour parler du désir amoureux.
Lila est plutôt pleine de larmes et de désenchantement.
Malgré tous les beaux gosses qui s’agitent frénétiquement autour d’elle, elle a le sexe triste, hélas.
Hélas pour elle et hélas pour nous !
L’amour, « c’est compliqué », se répète inlassablement Lila, mais la réalisatrice n’est pas totalement désespérée, qui lui réserve au final une rencontre inopinée avec un gosse moins beau que son ex mais nettement plus sensible.
Un jeune photographe, qui lui dit qu’elle ressemble à Frida Kahlo et qui lui récite l’un de ses poèmes : « Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lorsqu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau/Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions/Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutiens lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber/Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie. »
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585110&cfilm=273656.html

Pablo75 dit: à

Autre chose pour moi très étonnante dans cette « littérature du moi, moi, moi, moi », est le volet…. lecteur. Quand je lis le texte de Passou sur deux livres qui parlent de leur relation père-fille, je me demande ce qu’un lecteur normal, aimant la littérature, peut trouver là dedans d’intéressant. Évidement, ce n’est pas un style extraordinaire, qui justifierait à lui tout seul la lecture. C’est donc que cela comble notre côté voyeur. Ce sont des livres pour des lecteurs voyeurs haut de gamme, mais la démarche est la même que celle des lecteurs de Closer ou Voici qui cherchent à savoir qu’elle était la relation entre Johnny H. et sa fille Laura S.

Si on m’offrait ces deux livres, je me dirais: mais qu’est-ce que j’ai à f… des relations d’Anne Pauly avec son père ou de celle de Yaël
Pachet avec le sien? OÙ est l’intérêt de lire cela alors que j’ai une pile de chefs-d’oeuvre sur ma table de chevet qui m’attendent et que je lis déjà plusieurs livres vraiment intéressants: le premier volume du Journal de Murray, le Dictionnaire chic de la philosophie de Schiffter, le Cuaderno gris de Pla, les (extraordinaires) Lettres de Mme du Deffand (Mercure de France, collection de poche Le Temps retrouvé – qui est une mine de merveilles), Escolios a un texto implícito (1408 pages, plus de 10.000 aphorismes) de Nicolás Gómez Dávila, L’Art du haiku. Pour une philosophie de l’instant, de V.Brochard et P.Senk, en Livre de Poche (ma lecture de métro ou bus en ce moment) et… le Petit éloge des brumes à 2 euros, dont j’aurais fait mon livre pour les transports en commun si j’en avais déjà pas un.

Bref, n’étant pas voyeur et connaissant déjà les relations père-fille (puisque j’ai une fille, et une femme et une soeur qui avaient un père, et que, comme tout le monde, je connais beaucoup de femmes – à l’intérieur et à l’extérieur de ma famille – qui ont eu toutes des pères et qui en parlent) je ne vois AUCUNE raison de m’intéresser à des épisodes des vies de ces deux parfaites inconnues pour moi qui sont Anne Pauly et Yaël Pachet.

Et ce que je dis là, vaut autant pour Thomas Bernhard. Il y a très longtemps j’ai lu son Neveu de Wittgenstein et ses Maîtres anciens, dont les réflexions et l’ironie m’ont laissé froid (à part son attaque à Heidegger, la « vache philosophique », qui m’a fait rire).

Ne lisant pas l’allemand, je me demande où est l’intérêt de lire son autobiographie si on n’est pas voyeur ni sadique. Dans le fait, comme dit Edel, qu’il parle du nazisme de l’Autriche catholique? Mais on sait tous que l’Autriche a été nazie. Et si le thème nous intéresse vraiment on peut lire une histoire de l’Autriche nazie.

Il y a quand même (je viens de me rendre compte) une autre raison (et puissante pour certains) de lire des romans autobiographiques ou nombrilistes: le besoin d’être à la page, de lire les livres dont « tout le monde » parle, le mimétisme moutonnier, la nécessité d’obéir aux modes crées par le marketing pour se sentir bien dans la vie (sur ce blog il y a quelqu’un qui illustre parfaitement ce besoin).

Dubruel dit: à

Merci pour la recension ‘Tu mérites un amour’, Jazzi 11H58. Vous postez ici en plus de la RDC ?
Annelise vient de me faire rire aux éclats, en Voltaire retournant les clous à Rohan qui l’a bastonné. Redoutable exquise !

P.Edel,quelque part à 15H09 remet ça bille en tête sur Toussaint. Il charrie en rebalançant qu’il ‘rit devant l’accusation de nombrilisme’ portée sur Rolin avant d’étoffer sa déclaration à son ami. ‘Objection rejetée’, mais les jurés ont droit à tous les détails, et largement le temps de les entendre.
Le livre de J-Ph.T, plus proche de l’avis Lançon cité avec bonheur par Marie Sasseur 7H54.

hamlet dit: à

pablo : « le mimétisme moutonnier, la nécessité d’obéir aux modes crées par le marketing pour se sentir bien dans la vie »

non, on va pas encore reparler de Jaroussky, maintenant ça suffit !

Dubruel dit: à

D’accord avec vous sur le vol plané ‘Tu mérites un amour’. La ‘leçon Kechiche’ laborieuse.

hamlet dit: à

pablo, Bloom et moi t’avons démontrer par a + b que le fait que tu trouves « sublime » la voix de Jarroussky ne correspondait, de ta part, qu’à un mimétisme moutonnier, la nécessité d’obéir aux modes crées par le marketing pour se sentir bien dans la vie.

maintenant la discussion est close.

hamlet dit: à

P.Edel (…) charrie en rebalançant qu’il ‘rit devant l’accusation de nombrilisme’ portée sur Rolin avant d’étoffer sa déclaration à son ami »

je ne vois pas en quoi le fait parler de « nombrilisme » dérange Edel ?

il n’a qu’à écouter l’interview de Rolin chez Gallimard, me^$eme lui en parle et ça n’a pas l’air de le gêner plus que ça.

tous les écrivains sont un peu nombrilistes.

quand Paul Edel nous bourre le mou avec ses voyages à Rome qu’est-ce sinon du nombrilisme ?

n’empêche que c’est bien écrit et c’est plaisant à lire.

je ne vois pas le problème.

hamlet dit: à

j’ai écouté Rolin en conf, le premier truc que je me suis dit en sortant est que s’il existait une discipline olympique du nombre de « je » prononcé par phrase sûr qu’il serait champion du monde niveau Usain Bolt.

Delaporte dit: à

PaulEdel a un peu déraillé avec Rolin, pour cette rentrée. Il fait une fixation sur ce roman, comme si de nombreux autres n’étaient pas meilleurs et plus intéressants. C’est bien de parler de Th. Bernhard, mais quel rapport avec Rolin ? Aucun. Niet !

Delaporte dit: à

Il y a beaucoup de paresse intellectuelle chez Rolin et chez Popaul. C’est cette paresse intellectuelle, qui est la sienne, que Popaul reconnaît chez Rolin et qui le séduit comme un culte du moi-même. Le moi enculté ! Dommage, cette fixation, d’autres romans valaient la peine qu’on en parle. Pas un seul, toujours le même, l’indécrottable Rolin !

et alii dit: à

Dans le village de Sauveterre, dans le Gard, chaque année, Josiane Couston vient avec des proches boire un verre sur la tombe de son époux, au moment de l’anniversaire du défunt. C’est une promesse qu’elle lui a faite avant qu’il ne meure « des suites d’une maladie », raconte sobrement La Provence.

Le 17 juillet dernier, donc, cette veuve de 64 ans était accompagnée de quatre amies, de son fils et de son petit-fils. La petite bande a bu du champagne et mangé des biscuits apéritifs. On s’est raconté des histoires pour se remémorer Jean-Luc, qui était kiné dans le village.

Cela n’a pas pas plu à d’autres villageois, qui ont eu la sensation d’être troublés dans leur recueillement et trois policiers municipaux sont venus verbaliser Josiane. Trouble à la tranquillité. Elle a beau eu contester ces faits, la veuve a écopé d’une amende de 38 euros.

Très précisément, les faits qui lui sont reprochés sont les suivants :

« Violation d’une interdiction ou manquement à une obligation édictée par décret ou arrêté de police pour assurer la tranquillité, la sécurité ou la salubrité publique. »
« Jean-Luc et Josiane aimaient faire la fête »
A La Provence, maître Emilie Chapuis, l’avocate de Josiane, raconte qu’elle contestera en justice cette amende :

« Josiane a fait opposition de cette décision car au-delà de cette amende, c’est une question de principe pour cette dame qui a tenu, sans penser à mal, à honorer le vœu de son époux. […] Jean-Luc et Josiane aimaient la vie, faire la fête et accueillaient tout le monde dans leur maison qui avait toujours les portes ouvertes. »
« C’est relativement fréquent »
François Michaud-Nérard est directeur général des services funéraires de Paris. Joint au téléphone, il explique que la loi ne prévoit pas une juridiction propre aux cimetières. Chaque maire a en revanche « un pouvoir de police » sur les cimetières.

Le cadre ne préfère pas juger de ce cas particulier. Hors contexte, difficile de savoir si Josiane et ses proches ont simplement bu un verre ou s’ils ont été, par exemple, saouls.

En tout cas, des gens qui viennent boire un verre sur une tombe, ça ne l’étonne pas. Il explique même :

« C’est relativement fréquent ce genre de pratiques. »
« Le pope verse du vin sur le cercueil »
Même discours du côté de Bernard (son prénom a été changé). A 32 ans, il travaille comme « maître de cérémonie » (celui qui organise la prestation funéraire) à Paris, depuis trois ans. Il voit « de tout » pendant les enterrements :

« Les orthodoxes boivent et mangent sur la sépulture du défunt, avant qu’il soit inhumé. Et le pope verse même un bon verre de vin sur le cercueil. »
François Michaud-Nérard raconte les enterrement sri lankais qu’il a vus :

« Il y a souvent beaucoup de monde, parfois 200 personnes. Ce sont des hommes et ils ont une canette de bière à la main. C’est vrai que s’ils sont un peu paf à la fin, ça peut devenir un peu plus compliqué de concilier les familles qui ont besoin de calme et celles qui ont besoin de fête. »
Il ajoute plus tard par e-mail :

« Il est toujours difficile d’arbitrer entre le respect dû au cimetière et aux tombes et les usages qui en sont faits dans la vraie vie. Il y a les aspects espace commun, mémoire sociale, intérêt patrimonial, espace vert au cœur de la cité qui font que le cimetière, en plus de l’aide au travail de deuil pour les endeuillés, a des vocations multiples : tourisme, balade, visite, détente, etc. »
« Les gens viennent trinquer avec les défunts »
Une fois le défunt enterré, dans toutes les cultures, observe François Michaud-Nérard (catholiques occidentales comprises), il y a des gens qui se rendent régulièrement sur la tombe de leurs proches pour boire un coup. Bernard, le « maître de cérémonie parisien », raconte ce qu’il voit le plus souvent au cimetière :

« Les gens viennent trinquer avec les défunts, ils ouvrent leur bouteille, se versent un petit verre, lui racontent leur malheur et puis ils repartent. »
Bernard parle du besoin qu’ont les gens de nouveaux rites. Et François Michaud-Nérard aussi :

« On individualise de plus en plus les obsèques, et on a de moins en moins de repères religieux. Du coup, il faut créer de nouveaux repères. Toute la difficulté est qu’ils ne troublent pas les rites des autres. »
« Besoin de gestes nouveaux »
Sketchs, discours, chants, diaporamas : on s’investit de plus en plus les obsèques comme on le fait dans les mariages. Et le directeur des services funéraires de Paris constate :
obs

hamlet dit: à

le romantisme est un nombrilisme.

alors que le baroque est un pluralisme où chaque voix est portée par le souci de l’autre.

hamlet dit: à

je pense que ça va au delà, parce que si Edel admet le nombrilisme de Rolin il n’y coupe pas lui non plus.

mais ce sont tous de grands romantiques !

la question est de savoir comment nous sortirons de ce putain de romantisme qui bousille le monde.

renato dit: à

Quiconque ait fréquenté une rédaction — mensuels, hebdomadaires, quotidiens — ou la salle d’attende d’un médecin — généraliste, dentiste, fumiste — a pu faire le constat que le visiteur standard feuillette plus volontiers la presse people que celle que l’on pourrait qualifier de sérieuse — et ça même chez le public cultivé. Donc, le succès de la « littérature du moi » ne devait étonner personne. D’autre part, au XIXe siècle les lecteurs se gavaient de feuilleton — pauvres orphelines, ménagères perdue dans leur rêveries, artistes alcolos et ainsi de suite —, puis Flaubert a travaillé sur le phénomène ce qui donna Madame Bovary : il faut tamiser beaucoup de sable pour de petites quantités d’or.

hamlet dit: à

c’est comme pablo qui nous bassine avec la voix de Jaroussky alors qu’il ne fait même pas la différence entre un clavecin et un cornet à piston.

Delaporte dit: à

L’actrice Hafsia Herz qui désormais tourne elle-même un film ! On se demande pourquoi. Elle avait probablement quelque chose à dire. Elle s’est lancée à l’eau. Alors qu’il y a des tas de metteurs en scène compétents qui ne tournent pas, elle, elle fait un film, comme une grande. Je me dis qu’aujourd’hui n’importe qui se met derrière une caméra et s’y croit. Comme si ce n’était pas un métier qu’il fallait avoir appris au départ. Comme disait La Bruyère, mon écrivain préféré, de l’écriture : « C’est un métier que décrire ! » Cela ne s’improvise pas, le cinéma encore moins. Alors, Hafsia Herz entre dans la grande famille des cinéastes ; m’est avis qu’elle ne restera qu’une courte silhouette.

hamlet dit: à

« il faut tamiser beaucoup de sable pour de petites quantités d’or »

et un flingue à portée de main pour pas se le faire chourer.

rose dit: à

« C’est compliqué » m’a dit aussi le mec qui m’a prise en stop quand j’ai mis quatre geures pour faire Marseille chez moi 124 km.
Ensuite, m’a dit  » je vis avec une chieuse, pourquoi changer pour une autre chieuse ? ».
Très sympa au demeurant. J’ai apprécié, la nuit tombait, j’aurais pu rester plantée là, rien de drôle.
Ah, le cul.
Après quand ils bandent plus, il avait 34 ans, ils militent pour le sexe c’est degueulasse. Vivement les monastères.
Les pédo. C’est pire : ils arrivent jusqu’à environ 74 ans à sévir. Avant que de se faire pécho.
Les zexhibitionnistes y a bien une blanche gardin quelque part pour leur dire c’est pas grave. Aorès la fessée, elle lui gratouillera le dos jusqu’à ce qu’il se retourne en gueulant « eh tu m’irrites la peau, là. »
C’est comme cela que ça se passe.

rose dit: à

Quatre heures.
Train. Bus. Bus. Stop.
Chez moi.
Ahhhhhhhh

Jazzi dit: à

« Vous postez ici en plus de la RDC ? »

Oui, Dubruel. Ce sont deux publics distincts, qui ne se recoupent généralement pas, et réagissent (ou pas) différemment.

rose dit: à

Moi, je ne me demande pas pourquoi. C’est pour avoir un rôle sans attendre que quelqu’un lui donne.
C’est comme les familles en autarcie filmique Guédidgian et aussi la grande collection autour de Sabine Azema etc.
Au moins, l’a pas eu à coucher.

hamlet dit: à

Jazzi, effectivement, c’est déjà assez chiant de parler de livres sans les avoir lus, si en plus il faut faire pareil avec les films on s’en sort plus !

l’imagination a des limites.

encore que…

en plus c’est vachement plus plaisant : je suis sûr que si je lisais le Rolin je ne trouverai rien à en dire, pour les films c’est pareil, autant je peux en parler des heures avant de les voir, autant une fois que je les ai vus j’ai vraiment pas envie d’en parler…

et toi j’ai l’impression que c’est l’inverse.

faut dire que l’imagination c’est pas trop ton point fort.

rose dit: à

hamlet dit: 14 septembre 2019 à 13 h 00 min

« il faut tamiser beaucoup de sable pour de petites quantités d’or »

Faux.
Parfois, dans le filon aurifère, y a une grosse pépite.

Pour les perles, c’etait pareil, dans la mer de Cortès. La reine d’Angleterre en sait quelque chose, sur sa couronne.

Jazzi dit: à

« faut dire que l’imagination c’est pas trop ton point fort. »

C’est que je ne sais pas mentir, hamlet !

Pablo75 dit: à

Pétomane Sourd, ne perds ton si précieux temps, à m’écrire, je ne lis plus tes conneries. Il y a longtemps que j’ai compris que ton cerveau n’est pas en état de raisonner.

Pablo75 dit: à

ne perds pas

hamlet dit: à

l’idéal pour des blogs comme celui de passou ou celui d’Annelise se serait de trouver un moyen de bloquer l’accès à ceux qui n’ont pas lu ou vu le truc en question, un système de code qu’il faudrait rentrer, ça éviterait toutes ces commentaires qui polluent.

exemple : pablo qui balancent des commentaires alors qu’il n’a même pas lu les 2 livres dont il est question.

si ça se trouve en les lisant ça changerait complètement son point de vue !

mais non, il préfère parler même quand il n’a rien à dire !

pablo : quand on n’a pas lu le livre dont parle passou on a que le droit de la boucler et de lire les commentaires de ceux qui ont lu le livre sans y mettre son grain de sel !!!

prend exemple sur moi et tout le monde se portera mieux ici !!!

ici et ailleurs, parce que c’est bien ça qui pollue nos sociétés : des gens qui blablatent sans rien connaitre du sujet dont ils blablatent !

hamlet dit: à

après on me rétorquera que ce n’est pas parce qu’on a lu le livre ou vu le film qu’on a tout compris de ce dont il s’agissait.

et ça je ne vois pas trop comment on peut l’éviter, un deuxième code à entrer ?

si ça se trouve dans l’avenir ça existera, un type inventera un système parce que dans tous les autres domaines d’activité humaine il faut faire preuve d’imagination et d’inventivité, il n’y a qu’en littérature où on peut s’en passer.

sûr que si c’était des écrivains français qui s’occupaient de l’innovation on en serait encore au boulier.

hamlet dit: à

d’ailleurs je me demande si le fait que les éditeurs bloquent toutes formes d’inventivité littéraire ne participe pas d’un complot, des accords secrets avec les américains qui se disent on a déjà des problèmes avec les chinois qui sont en train de mettre au point la 5g alors que nous on sait pas faire, si en plus les français ils commencent à devenir inventifs ça va être le bordel.

parce que sinon c’est pas possible, je veux dire les français ne sont pas aussi bas de plafond que le donnent à voir tous ces écrivains qui n’imaginent même pas qu’il puisse exister un monder où il n’apparaitrait pas dans le décor ?

ça c’est flippant, ce pouvoir de l’écrivain de ne faire exister que des lieux où il se trouve au moment où il y a est parce qu’il peut en parler.

le mec il est à Rome il est incapable de parler de Florence, du coup si tu veux qu’il te parle de Florence il faut lui payer un billet aller retour pour aller à Florence ?

hamlet dit: à

c’est comme les 2 qui sont capables de ne parler que de leur père, et jamais d’autres pères, d’autres personnes…

c’est hyper glauque quand on y pense, l’équivalent en biologie on aurait un comité d’éthique qui voterait une loi pour l’interdire.

en plus Pachet il était sacréement barge.

je ne sais pas si sa fille connait tout de lui, mais ça m’étonnerait, sinon ils auraient censuré le livre, alors lui il en tenait une sacrée couche.

hamlet dit: à

« Jazzi dit: 14 septembre 2019 à 13 h 15 min

« faut dire que l’imagination c’est pas trop ton point fort. »

C’est que je ne sais pas mentir, hamlet !
 »

ça c’est bien Jazzi !

heureusement que tu n’as pas caché des résistants ou des juifs pendant la guerre.

hamlet dit: à

Jazzi, tu vois moi non plus je ne sais pas mentir quand je parle à quelqu’un, c’est mon côté asperger.

par contre quand je tape sur mon clavier et je vois les mots apparaitre sur l’écran c’est le contraire : je ne sais pas dire la vérité !

comme si ces mots ouvraient un espace immense de possibles, un truc plus large que l’univers, c’est hyper flippant.

Jazzi dit: à

« heureusement que tu n’as pas caché des résistants ou des juifs pendant la guerre. »

Je ne sais pas mentir, mais quand il le faut, je sais me taire, hamlet…

rose dit: à

Si, parmi les mots-clés offerts par la chancellerie dans Le Petit Guide pratique de la Justice, ne figurent ni le mot  » vérité  » ni le mot  » erreur « , c’est que l’institution est persuadée qu’elle ne se trompe jamais. Quand la Cour de cassation a confirmé la décision d’une cour d’appel, cette décision doit être considérée comme l’expression de la vérité, même si elle la contredit. On peut aujourd’hui plaisanter sur l’infaillibilité des papes : plaisanter sur celle des juges expose à des sanctions. En raison de la qualité des victimes, de pauvres filles handicapées confiées à l’assistance publique, le corps judiciaire dans son ensemble restera sourd et aveugle pendant deux décennies aux meurtres perpétrés par Emile Louis. La machine judiciaire s’emballe quand il s’agit de condamner à mort et d’exécuter en quelques mois un représentant de commerce de 22 ans nommé Ranucci et elle se paralyse au point d’utiliser ses propres rouages pour sauver de la punition qu’il méritait un riche Japonais coupable d’avoir découpé et mangé une étudiante hollandaise. La comparaison d’ADN est utilisée 3 700 fois par un juge déterminé dans l’affaire de Caroline Dickinson ; le même outil, sûr et efficace, est écarté par la Cour de révision dans l’affaire Omar Raddad au prétexte que trop de personnes ont côtoyé les pièces à conviction pendant l’enquête… L’argument frôle la mauvaise foi. Après le Dictionnaire amoureux de la justice et Crimes d Etat, voici Malheur aux pauvres, ouvrage dans lequel Jacques Vergès, en orfèvre du droit, nous montre la difficulté qu’ont les hommes à rendre une justice équitable.

Page 4 de.couv. in google-books.
Malheur aux pauvres de Jacques Vergès.

C’est comme les violeurs. Tu peux avoir une pulsion sexuelle pour une fille qui vend des huîtres. Tu la violes, tu l’assassines et tu retournes à la plonge ou à la cuisine du restau qui t’emploie.
Et par le.hasard.d’un.petit morceau d’ADN tu te verras.gauler chez ta.mere.en hiver, parce que trois gonzes sont épris de justice et d’ADN.
Alors que led jenes.filles handicapees.co.sommees par.Edouard Louis, le sanopard a.pu co ti.uer lo.gtemps, vu que tout le.mo de s’en foutait, la mère le père et le saint frusquin.
Et que omar raddad parce qu’il avait pas l’orthographe on a pensé qu’il n’avait pas d’ADN.
Et que le meurtrier court toujours.

Comme la mère Balkany qui n’a pas compris, cela ne lui a pas atteint les trois neurones du cerveau que ce n’est pas à elle d’assurer l’interim à Levallois. Son mari étant sous les barreaux, en quartier VIP.

P.S : le sida aussi, c’est contagieux.
P.P.S : Benalla aussi était en quartier VIP. L’avantage.des Baumettes, c’est que tu peux voir un cheval, en lices. Et avoir une scie, dans ron pain noir au parloir.

rose dit: à

Aussi, la questîon qui se pose est que faisait une étudiante hollandaise blonde et charnue au Japon ?
C’est comme, comment ne pas scier les barreaux si t’as trouvé une scie dans ton pain noir au parloir ?

Supprimer la tentation ou éradiquer le goût du risque ?

Jazzi dit: à

Isabelle Balkany a également été condamnée à trois ans de prison ferme, rose. N’empêche, les Levalloisiens en redemandent !

Janssen J-J dit: à

– même sous la torture, jzm ?
– la mère balkaninie…. qui a tant fait pour les kaméras de levallois, et assurer ses maisons, sans toucher un seul centime public, veut se donner gratos en intérim pour le service à son public ! On ne va pas abandonner les gens dans la peine, a dit leur ami. Non.
– J’aimerais beaucoup discuter avec hamlet du premier volume du Journal de Murray, du Dictionnaire chic de la philosophie de Schiffter, du Cuaderno gris de Pla, des (extraordinaires) Lettres de Mme du Deffand (Mercure de France, collection de poche Le Temps retrouvé – qui est une mine de merveilles), d’Escolios a un texto implícito (1408 pages, plus de 10.000 aphorismes) et de Nicolás Gómez Dávila, sans oublier L’Art du haiku. Ca tombe bien j’étais justement en train de lire toussa quand Passoul a dérangé ma lecture avec ses histoires de filles à papas. C’est clair, la rdl n’est plus ce qu’elle aurait dû être !

et alii dit: à

Je me demande aujourd’hui si c’était sa voix réelle, cette voix affectueuse et presque mélancolique d’avant la mort, sans masque, celle du petit garçon choyé par sa mère, adoré par sa grande sœur, admiré par son père. Etait-ce celle d’avant la catastrophe?

Retrouvait-il enfin la vie d’«avant le pire possible», pour nous dire Adieu?

Colombe Schneck nièce de P.Pachet

La mort de Pierre Pachet obs

renato dit: à

Quelqu’un a lu Seteais – Tage mit Thomas Bernhard de Gerda Maleta ?

Jazzi dit: à

Une des communes les mieux gérées de l’autre côté du périphérique

LEVALLOIS-PERRET

UN VILLAGE DEVENU AUSSI DENSE
QU’UN ARRONDISSEMENT

Départ : place du Général-Leclerc,
métro, Anatole-France
Arrivée : rue Anatole-France,
métro, Pont-de-Levallois

En sortant de la station du métro Anatole-France, place du Général-Leclerc, dirigeons-nous dans la partie de la rue Anatole-France qui conduit à Paris. Aux numéros 71-73, à droite, nous découvrons le bel immeuble construit en 1899 par l’architecte Adolphos Gelbert. Un édifice d’inspiration classique, représentatif de l’architecture en vigueur sous la IIIe République, qui abrita jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale l’Alliance des Travailleurs, une ancienne coopérative de consommateurs servant également de caisse de solidarité et de prévoyance pour ses adhérents.
Tournons, à droite, dans la rue Aristide Briand. Sur le mur pignon, à gauche, nous remarquons un trompe-l’œil réalisé en 2005. C’est le premier de la trentaine de murs peints dont la ville s’est faite une spécialité, ainsi que nous pourrons le constater au cours de la promenade.
Prenons, à droite, dans la rue Danton. Puis, à gauche, dans la rue Barbès. Sur le trottoir de droite nous longeons les nouveaux locaux de l’hôpital Franco-Britannique.
Parvenus devant le n°48 de la rue de Villiers, à droite, nous pouvons contempler l’ancien hôpital anglais. Il avait été fondé en 1871 par Richard Wallace, à la mémoire de son père adoptif, lord Herdford, qui venait de lui léguer le domaine de Bagatelle ainsi qu’une fortune colossale. Destiné à l’origine aux pauvres ressortissants anglais, l’hôpital accueillit par la suite tous les malades sans distinction. Conçu dans le style néo-gothique par l’architecte Paul-Ernest Sanson, c’est désormais un immeuble de bureaux. Ses façades en pierre et en brique et ses toitures d’ardoise sont inscrites à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1987.
Parcourons la rue de l’Aspirant Dargent, à droite. Puis tournons, à gauche, dans la rue Chaptal. Au n°74, sur le trottoir de droite, s’élève l’immeuble Art déco, en brique et mosaïque, édifié en 1928 par les architectes E. et A. Billecocq.
Entrons, juste après, dans la villa Chaptal, où parmi une succession de pavillons de divers styles, nous distinguons, sur la gauche, aux numéros 11-13bis, la Villa Mauresque. Bâtie en 1892 pour le peintre Mittenhoff, elle fut revendue deux ans plus tard au ténor et directeur de l’opéra de Paris Pierre Gaillard, qui y apporta quelques modifications. Ce singulier édifice de style hispano-mauresque a été inscrit à l’inventaire des Monument historique en 1993.
(à suivre…)

Jazzi dit: à

Suite 1

Ressortons dans la rue Kleber. Puis tournons, à droite, dans la rue Anatole-France. Nous découvrons, à gauche, au n°110, les locaux de l’ancienne biscuiterie Millez, une construction en brique de la fin du 19e siècle, et au n°92, un bel immeuble de style Art nouveau. Edifié au début du 20e siècle, ce bâtiment, qui abritait à l’origine une manufacture et un magasin de piano, est orné de bas reliefs animaliers et de décorations en céramique dus à Charles Virion. A droite, aux 81-83, c’est le temple protestant de l’église réformée « La Petite Etoile », inaugurée en 1912, qui retient toute notre attention. Du fait, notamment, de la complexité de son étonnante toiture d’ardoise. Œuvre de l’architecte Charles Letrosne, l’édifice a été inscrit à l’inventaire des Monument historique en 1995.
Revenus sur la place du Général-Leclerc, tournons, à gauche, dans la rue Voltaire. Puis, à droite, dans la rue Gabriel-Péri. Entrons aussitôt, à gauche, dans les jardins de l’hôtel de ville, dont nous contournons l’imposant bâtiment afin
d’aller nous placer devant la façade principale. Nous sommes au cœur de l’ancien village à la topographie en damier créé ici au milieu du 19e siècle par le négociant en vin Nicolas-Eugène Levallois. En 1822, un autre propriétaire terrien, Jean-Jacques Perret, avait déjà loti une vingtaine d’hectares, plus à l’ouest, au hameau dit du « Champ-Perret », rattaché alors à Neuilly. Lorsque Napoléon III décréta, qu’à partir du 1er janvier 1867, les villages de Levallois et de Champerret laisseraient place désormais à la commune de Levallois-Perret, il fallut songer à doter la ville d’une mairie digne de ses nouvelles dimensions. Après la chute du Second Empire et les troubles qui s’ensuivirent, la commune, alors en pleine expansion, dut attendre cependant encore quelques décennies avant de voir son voeu réalisé. Ce n’est, en effet, qu’en 1898 que le nouvel hôtel de ville fut inauguré. L’architecte Léon Jamin a imaginé ici un bâtiment dans l’esprit de ceux construits à l’époque de Louis XIV, plutôt que l’habituel style Renaissance alors en vogue pour ce genre de constructions. Il s’agissait de bien marquer que la jeune commune de Levallois-Perret n’avait rien à envier à ses ainées de Neuilly et de Clichy. On n’hésita pas à en rajouter en matière de décoration, tant extérieure qu’intérieure, ainsi que nous pouvons le constater ici. Car, malgré un incendie partiel en 1985, l’hôtel de ville, qui a fait l’objet d’une série de rénovations récemment achevées, se présente aujourd’hui tel qu’il était à l’origine.
Ressortons des jardins du côté de la rue Aristide-Briand, où le groupe en pierre L’Essor pourrait être le symbolise du développement spectaculaire de cette commune, passée de quelques milliers d’habitants à l’origine à plus de 60 000 aujourd’hui ! Puis tournons, à gauche, dans la rue Gabriel-Péri. A droite, le conservatoire Maurice Ravel, inauguré en février 2008, œuvre de l’architecte Véronique Mauer, nous présente sa façade en verre de forme tubulaire évoquant les tuyaux d’un orgue géant. Il honore la mémoire du fameux compositeur du Boléro, qui repose désormais dans le caveau de sa famille au cimetière communal.
Plus loin dans la rue Gabriel-Péri, à la hauteur du marché couvert, passage obligé de cette zone marchande de la ville, tournons, à gauche, dans la rue Henri-Barbusse. Au n°12, occupant l’angle gauche avec la rue Trébois, nous pouvons toujours admirer les ornementations en pierre et en mosaïque de l’immeuble construit en 1905 par L’architecte L. Meunier pour l’ancienne épicerie Damoy.
(…)

Jazzi dit: à

suite et fin

Poursuivons, à droite, dans la rue Trébois. Dans la perspective, nous apercevons le clocher de l’église Sainte-Odile, sise dans le 17e arrondissement de la capitale. Puis tournons, à gauche, dans la rue Louise-Michel. C’est à Levallois (ville de tradition laborieuse, ainsi qu’en attestent les trois abeilles placées au centre des armoiries de la cité), où elle est également enterrée, que la célèbre communarde vint passer les deux dernières décennies de sa vie.
Au carrefour, tournons, à gauche, dans la rue Jean-Jaurès. Puis, à droite, dans la rue Louis-Blanc. Entrons maintenant dans le parc Gustave-Eiffel, qui nous permet, dans un cadre enchanteur et fleuri, d’évoquer une autre page prestigieuse de l’histoire de la cité. C’est ici, en effet, qu’en 1862, alors que Levallois n’était encore qu’un village, que, parmi les tout premiers industriels, Gustave Eiffel (1832-1923) vint installer ses ateliers. Et c’est ici aussi, comme le rappellent les murs peints, que furent fabriquées les pièces de la tour Eiffel, du viaduc de Garabit, mais aussi de la statue de la Liberté, œuvre de Bartholdi. Outre les murs peints, l’autre caractéristique de la commune est d’avoir su préserver sur l’ensemble de son territoire de belles parcelles d’espaces verts. Partout dans la ville, le moindre m2 de terre est copieusement décoré de plantes saisonnières !
Sortons du jardin par la rue Gustave-Eiffel. Puis revenons sur nos pas dans la rue Jean-Jaurès et tournons, à droite, dans la rue Rivay. Au n°8, sur la droite, les bâtiments de l’école communale Ferdinand-Buisson, ont été construits en 1903 par Léon Jamin, l’architecte de l’hôtel de ville. Ils se distinguent par leurs façades en meulière, leurs inserts de céramique vernissée et leurs charpentes apparentes sous les toits. Plus loin, sur la gauche, dans l’avenue du Général-De-Gaulle, c’est le bel édifice de l’hôtel des postes, élevé en 1910-1911 par l’architecte Charles Henry, qui attire notre regard. Tout comme, à droite, au n°36bis de la rue Rivay, l’immeuble en pierre, bâtit en 1916 par l’architecte Amand Martin. Arrêtons-nous enfin, juste après, devant l’église Saint-Justin, qui occupe presque en totalité l’espace de la place d’Estienne-d’Orves. Dès 1852, Nicolas Levallois avait fait bâtir une première église par l’architecte Paul-Eugène Lequeux. Consacrée en 1855 par Monseigneur Sibour, celle-ci fut dédiée à Saint-Justin en hommage à Justine Nicolas, la femme du promoteur. L’édifice fut détruit mais le nom est resté. Le chœur et le transept du bâtiment actuel datent de 1882. La nef et la façade ont été construites entre 1892 et 1911. Les vitraux sont de l’époque.
Tournons, à gauche, dans la rue Voltaire. Puis, à droite, dans la rue du Président-Wilson. Entrons, à gauche, dans le parc de la Planchette. Ce beau jardin public paysager de près de trois hectares a été aménagé au centre de la ville en 1924. Il occupe une partie de l’ancienne propriété seigneuriale de la Planchette, achetée en 1806 par le comte Bérenger, conseiller d’Etat. Du château primitif il ne reste aujourd’hui que la dépendance abritant l’élégant club du troisième âge municipal, que l’on découvre après avoir pu admirer au passage un majestueux marronnier plus que centenaire, ainsi que le monument érigé à la mémoire de l’aviatrice Levaloisienne Maryse Hilsz (1901-1946) par le sculpteur Lagriffoul.
Ressortons par la rue du Parc, bordée sur la gauche par l’édifice en verre de forme pyramidale, construit en 2002 par l’architecte Eric Robelin. Puis tournons, à gauche, dans la rue Paul-Vaillant-Couturier. Au n°45, le bâtiment de la Fondation Antonin-Raynaud, qui abrite désormais l’Office départemental d’HLM, a été édifié en 1888. C’était le siège de la parfumerie Oriza dont Antonin Raynaud, qui fut maire de Levallois de 1888 à 1890, était le grand patron. A cette époque, plusieurs industriels de la savonnerie et des cosmétiques, tel Roger Gallet ou Gellé, installèrent leurs entreprises dans cette commune. A l’instar des grands représentants de l’industrie mécanique (l’avionneur Blériot ou les constructeurs de vélos et d’automobiles Clément-Bayard et André Citroën). Autant d’activités qui participèrent à la prospérité de la ville et qui figurent symboliquement dans ses armoiries, où, de part et d’autre des trois abeilles, nous distinguons un brûle parfum et une roue crantée.
Revenons sur nos pas et tournons, à gauche, dans l’avenue de l’Europe. Au n°3, nous pouvons contempler la maison que s’était fait construire Antonin Raynaud, en 1870, par l’architecte Gustave Charles Duchemin. Elle fut rachetée ensuite par Marie-Jeanne Bassot, qui y vécut de 1913 jusqu’à sa mort en 1935 et y établit le siège de la Résidence Sociale. Une association reconnue d’utilité publique, spécialisée dans la gestion d’établissements socio-médicaux.
Tandis que nous nous acheminons vers la place Georges-Pompidou, nous nous apprêtons à tourner les dernières pages de l’histoire de Levallois. Une histoire qui commencent au début du Second Empire et s’achèvent vers le troisième quart du 20e siècle. A partir d’ici nous entrons de plain pied dans la période contemporaine de cette ville nouvelle des portes de la capitale. Là où, il n’y a pas si longtemps, on trouvait encore de nombreux concessionnaires de marques de voitures, nous allons découvrir désormais une rare densité d’immeubles d’habitations et de bureaux de sociétés du tertiaire, qui s’inscrivent tout naturellement dans le prolongement du quartier voisin de La Défense.
Observons la place Georges-Pompidou. Aménagée au proche voisinage de la station de métro Pont de Levallois, c’est devenue la seconde agora de la ville. Les sièges de sociétés et les immeubles d’habitations, ainsi que les hôtels et les négoces de la galerie commerciale qui l’entourent sont la cause ici d’une intense circulation piétonnière, principalement à l’heure de la pause de midi et aux moments de l’entrée et de la sortie des bureaux.
Dans l’avenue Georges-Pompidou, à gauche, nous remarquons, au n°20, un bel immeuble d’acier et de verre, construit en 1991.
Tournons, à droite, dans l’allée Auguste-Renoir. Puis, à gauche, sur le quai Michelet. Traversons ensuite, à droite, le pont de Levallois. Avant de descendre dans l’île, contemplons le paysage post impressionniste offert depuis le fleuve sur le nouveau quartier du Front de Seine de Levallois. Certes, nous ne retrouvons plus le charme des lieux immortalisés dans Un dimanche après-midi à l’Île de la Grande Jatte, le tableau peint en 1885 par Georges Seurat, mais reconnaissons toutefois que la métamorphose opérée au tournant du dernier siècle est plutôt réussie. Tandis que de beaux immeubles cossus bordent la rive, une continuité de promenades fleuries le long du fleuve permet au piéton d’échapper au flot des automobiles.
Cheminons sur l’allée centrale de l’île, dans sa partie demeurée verdoyante et transformée en jardin public. Sur la gauche, un rucher et une maison de la Pêche et de la Nature y ont été aménagés par la municipalité.
Parvenus à l’allée Claude-Monet, un autre familier des lieux avec Sisley, prenons la passerelle, à notre gauche. Là nous apercevons l’une des dernières guinguettes de la l’île, située à la limite de Levallois, juste avant la partie rattachée à Neuilly.
Depuis la passerelle, redescendons dans la rue Ernest-Cognacq. Un peu plus loin, sur la gauche, nous découvrons au cœur d’un îlot d’immeubles modernes le petit square Jean-de-Grissac, agrémenté d’un anachronique kiosque à musique de style IIIe République. Au fond, à gauche, le bâtiment aux stores multicolores abrite les pompiers de la caserne située au rez-de-chausée. Celui, plus futuriste, à droite, c’est le lycée Léonard-de-Vinci.
Tournons, à droite, dans l’avenue André-Malraux. Au croisement de la rue Greffulhe, deux immeubles de verre identiques nous présentent, de part et d’autre de l’avenue, un profil angulaire particulièrement aigu.
Prenons la rue Greffulhe, à gauche. Puis tournons, encore à gauche, dans la rue Marcel-Cerdan. Au centre de cette zone résidentielle, la statue en bronze du boxeur, réalisée en 2003 par L.de Barcey, reproduit la figure légendaire du champion du monde poids moyens de 1948.
De retour dans la rue Ernest-Cognacq, poursuivons notre cheminement à droite. L’impressionnant bâtiment en béton et parement de marbre blanc et bleu, à gauche, n’est autre que le Palais des sports Marcel-Cerdan. Il a été construit en 1992 par les architectes Munteanu et Perianu. L’entrée principale est située au 145, rue Danton.
Tournons, à gauche, dans la rue Baudin. Là, du n°3 au n°8, nous pouvons contempler, de part et d’autre de la voie, le vaste ensemble de logements sociaux aménagés entre 1902 et 1913 par Ernest Cognac, le fondateur de la Samaritaine. A noter ici, les parties collectives (cour commune, lavoir, espaces ouverts) autour desquelles s’ordonnent les bâtiments, en béton armé et brique, conçus par l’architecte Joseph Charles de Montarnal.
A l’issue de ce parcours, où il nous a été donné d’apprécier la réelle mixité tant architecturale que sociale de la ville, il ne nous reste plus qu’à regagner la station du métro Pont de Levallois, à l’angle de la rue Anatole-France.

Chaloux dit: à

@Jazzi. J’ai habité plusieurs années à Levallois, 13 rue Rivay. Il y avait en face de chez moi une école en meulière qui ouvrait un peu d’espace et qui n’avait jamais fait de mal à personne. Les Balkany l’ont démolie pour y construire une résidence de luxe. Tout ce qui pouvait inspirer du dégoût était mis en place.

Pablo75 dit: à

Une des communes les mieux gérées de l’autre côté du périphérique
Jazzi dit: 14 septembre 2019 à 14 h 22 min

Tu es bien informé, toi…

Les Balkany ont ruiné leur ville:

Classement : les villes de France les plus endettées

1- Levallois-Perret : 11 318 euros par habitant

La ville est la championne incontestée. L’encours total de la dette s’élève à 720,3 millions d’euros alors que la ville ne compte que 63 600 habitants, soit une dette par habitant de 11 318 euros. Un montant bien loin de la moyenne nationale de 1 405 euros par habitant pour les villes de taille comparable.

Les raisons d’un tel endettement ? Des services municipaux extrêmement coûteux, avec notamment des voyages scolaires à l’étranger pris en charge par la Mairie, des équipements de haut standing, telle la piscine, ou encore la médiathèque, qui a coûté la bagatelle de dix millions d’euros.

https://www.economieetsociete.com/photos/Classement-les-villes-de-France-les-plus-endettees_ga88363.html

gisèle dit: à

Christiane. Retransmis du Mariinsky une exceptionnelle « Giselle » avec Mathieu Ganio. Vous aviez apprécié, je crois, il y a qq temps, avec Mathieu Ganio, « Giselle » dans la mise en scène de Noureev. La représentation du Mariinsky,donnée sur Mezzolive,est plus traditionnelle, mais est tout aussi exceptionnelle; décors très simplifiés (seule la tombe « résiste ») tout le corps de ballet en simple long tutu blanc, de multiples épaisseurs de tulle qui créent une atmosphère fantasmatique. Danseuse étoile (dt le nom m’échappe) et M.Ganio, éblouissants. Ce danseur (fils de D.Khalfouni ,une de mes étoiles préférées) a une telle légèreté, une telle finesse,une telle précision;être « étoile » à Garnier (à 20ans) et invité régulier au Mariinski est une performance et un plair fou pour les amateurs de danse.
Le ballet est au programme de Mezzo tout le mois de septembre. regardez les dates; je pense que cela vous plaira et plus encore.

hamlet dit: à

« Jazzi dit: 14 septembre 2019 à 13 h 51 min

« heureusement que tu n’as pas caché des résistants ou des juifs pendant la guerre. »

Je ne sais pas mentir, mais quand il le faut, je sais me taire, hamlet…
 »

oui moi aussi.

mais cette question est importante.

tu dis « je ne sais pas mentir… »

les 2 mots « savoir » et « mentir » ne marchent pas bien ensemble.

le mensonge ne relève pas du « savoir ».

en principe au mot « mentir » on accole « peux » ou « dois ».

quand tu dis « je ne sais pas mentir » je pense que tu veux dire « je ne peux pas mentir »

plutôt que « je sais que je ne dois mentir » ?

exact Jazzi ?

réponds déjà à cette question ensuite, à partir de là, j’en aurai d’autres à te poser si tu le permets.

hamlet dit: à

le roman (français) semble être la seul forme artistique qui perpétue l’idée de vérité.

un tableau qui représenterait une grappe de raisins de façon si vraie (réaliste) que les oiseaux viendraient sur la toile pour essayer de la manger, un tel tableau aura été considéré « beau » jusqu’au début du 20è siècle, aujourd’hui plus personne n’en voudrait.

et pourtant c’est toujours ce que le public semble attendre du roman.

cherchez l’erreur….

hamlet dit: à

à la question « pourquoi en 3500 ans la philosophie n’a rien résolu des problèmes humains » Wittgenstein répondait :

« parce que le langage est resté le même ».

gisèle dit: à

Jazzi, peut-être aviez-vs signalé la programmation du film « reflet dans un oeil d’or » (exceptionnel) alla TV . Brando et Liz Taylor, remarquables; Brando en homosexuel, grande performance. Le film est aussi fascinant que le roman de Carson Mac Cullers . Celle-ci, malade, avait été invitée par J.Ford dans sa propriété en Irlande. Elle dit le bonheur de ce voyage ,éprouvant, difficile et heureux.
Un rappel, aussi, d’un autre J.Ford, peu connu « le dernier de la liste » une sorte de policier, avec une longue chasse au renard où les chevaux et la chasse elle-même sont filmés d’une façon extraordinaire.Tjrs alla Tv.

Jazzi dit: à

Gisèle, déchiffrer et décrypter l’actualité cinématographique m’occupe déjà en grande partie. Pour la programmation télé on verra plus tard !
Mais oui, c’est un bien beau film. Le spécialiste ici des classiques de la cinémathèque, c’est Phil…

Jazzi dit: à

Non non, je dis bien que je ne sais pas mentir, hamlet. Dans un monde où tout le monde ment, j’ai bien essayé de m’y mettre. En vain, hélas !

Jazzi dit: à

« Ils t’on fait des cadeaux à toi aussi les Balkany avec l’argent du contribuable ? »

Bien sûr, à l’occasion d’une fête des jardins (Levallois a été primée au titre des plus belles villes fleuries de France), j’ai eu droit, comme tous les visiteurs, à quelques boutures de plantes !

Pablo75 dit: à

Jazzi dit: 14 septembre 2019 à 15 h 41 min

Tu viens de mentir publiquement:

Une des communes les mieux gérées de l’autre côté du périphérique
Jazzi dit: 14 septembre 2019 à 14 h 22 min

Jazzi dit: à

Va te promener à Levallois (mon circuit dure environ deux heures) et demande aux gens croisés dans la rue ce qu’ils pensent de leur ville et de leur maire, Pablo75.
Ensuite, tu feras la même chose à Paris, par exemple…

Jazzi dit: à

« Tu viens de mentir publiquement »

Dans l’article de l’Expansion-l’Express, que tu as mis en lien, Pablo75, les mots disent une chose et le graphique de l’endettement de la ville montre le contraire ? Qui ment ?

Pablo75 dit: à

Va te promener à Levallois (…) et demande aux gens croisés dans la rue ce qu’ils pensent de leur ville et de leur maire
Jazzi dit: 14 septembre 2019 à 15 h 48 min

En leur disant qu’ils vont devoir rembourser au moins 12.000 euros par personne (48.000 pour une famille de 4) à cause des dettes faites par Balkany? Ou en leur faisant croire que la « générosité » de leur maire était gratuite?

Pablo75 dit: à

Dans l’article de l’Expansion-l’Express […]les mots disent une chose et le graphique de l’endettement de la ville montre le contraire ? Qui ment ?
Jazzi dit: 14 septembre 2019 à 15 h 56 min

Tu es nul en économie. Ce n’est pas parce que la dette baisse qu’elle ne reste pas gigantesque. Si tu dois aujourd’hui 100.000 euros et l’année prochaine, 95.000 tu dois beaucoup d’argent ou ta situation financière est très bonne?

Delaporte dit: à

Balkany, il a surtout confondu son argent avec celui de sa ville. Il a acheté ses électeurs, il les a corrompus. Il a fait des habitants de son quartier des aigrefins malgré eux. Pour Balkany, il n’y a plus de « citoyens », il n’y a que des individus qu’on peut acheter. C’était aussi la méthode Chirac, qui lui, en plus, évacuait les habitantas de Paris qui étaient trop pauvres pour lui. On est avec ces deux ordures sur les cimes du cynisme. Machiavel n’aurait jamais lui-même imaginé cela. On est descendu dans les bas-fonds de la corruption. Balkany, contrairement à Chirac, est toujours en forme physiquement : il peut aller en prison. Ils auraient dû, Chirac et lui, finir tous les deux leurs jours en prison, comme Madof. Jacuzzi qui défend Balkany, je rêve ! Il faut oser !!!

Delaporte dit: à

On sent que les réalité économiques n’intéressent pas vraiment notre cher Jacuzzi. Il est au-dessus de tout cela, notre grand artiste. Ah ! Jacuzzi, vous le presque esthète, le quasi-écrivain, le demi-journaliste, le flâneur des deux rives qui aiment voir travailler les autres sans lui-même se salir les mains, Jacuzzi, la feignasse flaubertienne du blog !!!

hamlet dit: à

« Jazzi dit: 14 septembre 2019 à 15 h 41 min

Non non, je dis bien que je ne sais pas mentir, hamlet. Dans un monde où tout le monde ment, j’ai bien essayé de m’y mettre. En vain, hélas !
 »

Jazzi, non tout le monde ne ment pas : chacun dit sa propre vérité.

le mot « vérité » ne met plus au singulier depuis au moins 150 ans.

tu sais la définition que donnait W. James à la vérité : nous appelons « vérité » tout simplement ce qui convient le mieux à notre esprit.

la vérité est donc juste une croyance parmi d’autres croyances.

Delaporte dit: à

Jacuzzi, vous êtes un peu coupable. Vous avez, avec vos brochures, contribué à la propagande du système Balkany. On aurait dû vous juger, vous aussi, pour ces coupables apologies, dans lesquelles vous vous complûtes avec la plus basse des corruptions. Balkany est votre maître, il vous a nourri. Vous devriez être en prison avec lui !

hamlet dit: à

ne soyez pas dur avec mon Jazzi, il appartient juste à cette génération « proustienne » (non pas « flaubertienne ») pour laquelle la conscience politique se limite à la revendication des droits identitaires, du genre mariage pour tous.

hamlet dit: à

comme moi.

hamlet dit: à

la répartition du paysage politique sur ce blog a évolué comme celui des élections : ici la gauche représente environ 2%, en comptant passou.

Delaporte dit: à

Jazzi, non tout le monde ne ment pas : chacun dit sa propre vérité.

le mot « vérité » ne met plus au singulier depuis au moins 150 ans.

tu sais la définition que donnait W. James à la vérité : nous appelons « vérité » tout simplement ce qui convient le mieux à notre esprit.

la vérité est donc juste une croyance parmi d’autres croyances.
_____________________

hamlet, ce n’est pas très sérieux comme réflexion. Vous devriez étudier mieux la question, et lire par exemple le récent « Les Vices du savoir » de Pascal Engel, où le philosophe soupèse ardemment la Vérité, la norme et l’idéal… Ce serait mieux de commencer par vous taire. Et de revenir dans très longtemps.

hamlet dit: à

moi et mon marxisme léninisme représentons 0,3%.

Pablo75 dit: à

A Saint-Ouen ou à Bagnolet, villes communistes, ils sont tout autant endettés
Jazzi dit: 14 septembre 2019 à 16 h 16 min

Je ne vois pas Saint-Ouen dans cette liste et Bagnolet est 4 fois moins endettée que Levallois

https://www.economieetsociete.com/photos/Classement-les-villes-de-France-les-plus-endettees_ga88363.html

Après, les causes des dettes peuvent être très diverses. Ce n’est pas la même chose de s’endetter pour renouveler des quartiers pourris d’une ville que pour payer des voyages à ses administrés. Tout le monde connaît le « système Balkany » qui lui a permis de rester maire pendant des années et qui a été dénoncé par le Canard et la Cour des Comptes depuis très longtemps.

Et maintenant tout le monde a compris que c’est un escroc qui va passer quelques années en prison (le mois prochain il y aura un 2ème procès pour lequel il risque encore plus que pour le premier, puisque le procureur demande 7 ans de prison).

Discuter que Balkany est un escroc et qu’il a fait de Levallois la ville la plus endettée de France par tête d’habitant, est stupide.

hamlet dit: à

« Vérité » avec un « V » majuscule ?

mazette ! pablo sort de ce corps !

« la Vérité » : ça m’étonnerait qu’Engel parle de la Vérité avec un V majuscule.

vous avez encore dû lire de travers.

ou alors il faudrait me donner le lien que je lui dise 2 mots…

hamlet dit: à

Delaporte, mon pauvre, le dernier philosophe a avoir écrit le mot Vérité avec un V majuscule c’est Hegel !

Delaporte dit: à

« la Vérité » : ça m’étonnerait qu’Engel parle de la Vérité avec un V majuscule.
_________________

Dès qu’on essaie d’élever un peu le débat, hamlet est là comme la mouche du coche qui vient tout rabaisser vers les bas-fonds putrides de l’intellectualisme. Un hamlet est une calamité, un détritus psychosomatique, un quasi-excrément. hamlet, vous crachez sur moi : j’en ai autant pour vous !

renato dit: à

Selon James, une croyance est vraie si elle est utile, tandis que selon Peirce, elle est utile si elle est vraie.

hamlet dit: à

qui plus est au singulier : la Vérité !

le Beau, le Juste et le Vrai…. en 2019…

putain mais vous sortez d’où ?

vous avez été congelé chez Picard pendant 1 siècle et on vient juste de vous décongeler au micro onde ?

maintenant on ne dit plus : « la Vérité » mais « les vérités »

au pluriel et avec un tout petit « v », un minuscule « v ».

par contre le mot « doute » vous pouvez l’écrire avec un « D » majuscule si vous voulez, ça c’est autorisé.

hamlet dit: à

renato : exact !

vous pouvez l’expliquer à Delaporte svp ?

on vient juste de le décongeler après 1 siècle d’hibernation.

Delaporte dit: à

maintenant on ne dit plus : « la Vérité » mais « les vérités »

au pluriel et avec un tout petit « v », un minuscule « v ».

par contre le mot « doute » vous pouvez l’écrire avec un « D » majuscule si vous voulez, ça c’est autorisé.
_______________________

Il y a chez hamlet une paralysie du cerveau qui est inquiétante. On dirait un penseur fasciste, qui vous interdit d’écrire ce que vous voulez et comme vous le voulez. Un mesquin brutal, un prétentieux fumeux. Il est nallergique à la Vérité, parce qu’il sait que sa propre vérité est ignoble. Il est assez lucide pour se rendre compte qu’il ne vaut rien. Sa prose est une prose déjetée, crasseuse, abominable. Quand il vient écrire ici, il souille l’écran de ses mots comme autant d’éjaculations précoces de ses neurones qui s’amenuisent tellement qu’il n’a plus l’énergie pour construire des phrases normales ni mettre de majuscules, ni à son nom profané, ni à « Vérité » !

hamlet dit: à

Delaporte, parce que vous pensez vraiment qu’écrire « Vérité » au singulier avec un V majuscule ça élève le débat ?

expliquez-moi ça.

ah ouai j’y suis : vous parlez de la Vérité Révélée, la Révélation, la Trinité…

mais ça c’est comme le marxisme, c’est juste une croyance.

et c’est parce qu’on ajoute des majuscules à des croyances que ça va les rendre plus vraies.

on croirait lire ce pauvre pablo.

Pablo75 dit: à

hamlet est une calamité, un détritus psychosomatique, un quasi-excrément
Delaporte dit: 14 septembre 2019 à 16 h 47 min

Pourquoi « quasi »?

hamlet dit: à

Delaporte attention à vous ! si vous m’cherchez moi je vais chercher Bloom !

Bloom dit: à

De bons souvenirs de Levallois où je fis mes premières armes d’angliciste stagiaire. Il parait que c’est une des villes les plus densément peuplée au monde, pas de balkanisation chez les Balkany, mais de la concentration, de population pour les administrés, de richesses pour l’ex-maire et son épouse.
Son plan à l’américaine donne une identité assez originale à la ville, tout comme les noms de ses stations de métro (Anatole France, Louise Michel) et son passé de « Détroit » parisien (usines automobiles Delage, Citroën)…. Marrant de songer que des tordus ont régné sans partage pendant des décennies sur une ville au plan tirée au cordeau.

Delaporte dit: à

Ce qu’il faut aller voir, c’est la différence entre savoir et croyance. C’est cela qui est passionnant. Essayez de voir ce que dit la philosophie moderne sur cette question. Le jeu en vaut la chandelle. Le seul hamlet n’a aucune Vérité, parce que c’est un être ignoble, une larve, un déchet humain. Il a proscrit la dignité de son être, en véritable « déféqué », comme disait René Char.

Pablo75 dit: à

Il y a chez hamlet une paralysie du cerveau qui est inquiétante. On dirait un penseur fasciste, qui vous interdit d’écrire ce que vous voulez et comme vous le voulez. Un mesquin brutal, un prétentieux fumeux. Il est nallergique à la Vérité, parce qu’il sait que sa propre vérité est ignoble. Il est assez lucide pour se rendre compte qu’il ne vaut rien. Sa prose est une prose déjetée, crasseuse, abominable. Quand il vient écrire ici, il souille l’écran de ses mots comme autant d’éjaculations précoces de ses neurones qui s’amenuisent tellement qu’il n’a plus l’énergie pour construire des phrases normales ni mettre de majuscules, ni à son nom profané, ni à « Vérité » !
Delaporte dit: 14 septembre 2019 à 16 h 56 min

Cela fait longtemps que le cerveau du Pétomane est devenu une bouillie neuronal, incapable de produire autre chose que de la diarrhée verbale…

hamlet dit: à

pablo & delaporte = même combat !

le LCDLM : les combattants de la Majuscule !

hamlet dit: à

pablo, tu m’en veux à cause de Jaroussky ?

tu devrais me remercier, au moins tu auras à appris quelque chose.

hamlet dit: à

pablo, à moins que tu m’en veuilles à cause de Bach ?

tu devrais me remercier au moins tu auras appris quelque chose.

Pablo75 dit: à

hamlet n’a aucune Vérité, parce que c’est un être ignoble, une larve, un déchet humain. Il a proscrit la dignité de son être, en véritable « déféqué », comme disait René Char.

Delaporte dit: 14 septembre 2019 à 17 h 02 min

Le Pétomane, un être déféqué: voilà sa définition exacte.

christiane dit: à

@gisèle dit: 14 septembre 2019 à 15 h 02 min
Oui, ce ballet me touche profondément. Ce prince, Albrecht, est très volage. Il butine la jeune paysanne, Giselle, avec inconscience en déguisant son identité véritable. Quand la supercherie est découverte, Giselle devient folle (difficile à danser) et meurt. La suite du ballet permet à ce jeune danseur étoile (de 20 ans !) de donner toute sa puissance, sa grâce et sa résistance (que de sauts !).
Les Willis sortent du bois pour venger les jeunes filles trompées et obligent Albrecht à danser toute la nuit. Giselle sort de sa tombe et danse avec lui pour lui donner la force de traverser la nuit. A l’aube, Albrecht peut revenir vers les vivants et elle rentrer dans la mort. Ils se disent adieu, sereins.
Étrange histoire où l’amour est plus fort que la trahison du beau prince… Qu’est-ce que le pardon ?
C’est un ballet classique, narratif.
Mathieu Ganio. Fragilité et force associées. Vais-je vous choquer si j’écris que pour moi la danse est essentiellement masculine ? Une histoire d’hommes. Sans un grand danseur, « Giselle » serait un fade ballet. Les Willis sont les danseuses d’une brume traversée par les grands danseurs russes !
Avec le temps je me suis intéressée à la danse contemporaine. Pas de costumes fastueux. Des corps. Des gestes imprévisibles, des petits mouvements saccadés et cassés (des musiques tout autant).
Rudolf Noureev, l’insoumis magnifique et Vaslav Nijinsky, tout autant, qui dansa « Giselle » devant la famille tsarine en justaucorps et maillot moulant… Idem pour « Le Sacre du Printemps » avec la musique qui fit scandale d’Igor Stravinski. Quel beau danseur sauvage… Mais, plus proches, «Le Sacre du Printemps», avec Béjart puis Pina Bausch. On peut même les voir danser dans le silence ces danseurs contemporains. J’ai aimé faire plein de croquis à l’aveugle (dans l’ombre des salles) ou devant un écran. Capter le mouvement. Superposer les mouvements. C’est un vrai plaisir.
https://www.youtube.com/watch?v=3iL3jH6H_4A

Heureuse de vous lire.
Je me souviens, un jour, d’un dialogue entre vous et DHH sur Flaubert je crois… C’était magnifique.

renato dit: à

Volé au Blenheim Palace dans l’Oxfordshire le water-closet plaqué or de Cattelan.

Bloom dit: à

le water-closet plaqué or de Cattelan.

Où ce que l’on appelle un goût de chiottes

renato dit: à

Cattelan avait donné par provocation le wc à Trump. L’aspect amusant c’est le lieu où il a été volé — lieu de naissance de Churchill.

Delaporte dit: à

Le point le plus fécond sur la croyance, selon Engel, extrait de l’article d’en attendant Nadeau :

« Pascal Engel estime que l’on ne comprend pas la nature de la croyance si on est obnubilé par la question de la religion. Et, corrélativement, que l’on ne comprend pas bien la nature de la croyance religieuse si on la détache des divers modes et opérations de notre faculté doxastique. L’évidentialisme peut-il s’appliquer à ces contraintes ? Deux types d’objections peuvent être soulevés. Le premier, que Pascal Engel nomme différentialisme, consiste à affirmer que la croyance religieuse est distincte des croyances ordinaires (qu’elles soient quotidiennes ou scientifiques). Le second, assimilationniste, soutient au contraire qu’il y a bien des choses en commun entre ces croyances mais, le plus souvent, refuse le mode de justification propre aux croyances ordinaires (même si la variété des positions n’autorise guère cette généralisation). » Nadeau

Delaporte dit: à

A méditer :

« … parler de normes de la raison, d’éthique du savoir et de vertus intellectuelles n’est pas un discours qu’on doit réserver aux cloîtres, aux églises, aux chapelles et aux temples, ou même aux Temples robespierriens de la Raison et aux discours de distribution des prix sous les préaux de la République. C’est affaire de santé mentale, de décence spirituelle, et d’idéal. » Pascal Engel

hamlet dit: à

c’est bon ! c’est bon ! je sais que je vous gonfle alors d’accord je pars, je m’en vais.

juste avant de quitter ce blog une petite anecdote véridique, en guise d’adieu, et après ça c’est promis je pars !

plus la peine de m’insulter, je ne viendrai plus lire vos insulte…

voilà, il est si difficile de posséder une conviction solide par les temps qui courent.
C’est vrai, à chaque fois qu’il nous vient une vérité, arrivent à sa suite, un tas de vérités contraires, ou sous-jacentes, qui viennent contrarier cette vérité, la nuancer, ou s’y opposer, le plus souvent brutalement.
Tant et si bien que notre esprit se trouve alors déstabilisé, hésitant, indécis, ne sachant plus très bien quelle voie il doit suivre.
Il suffit, par exemple lors d’un repas, de prononcer une petite phrase, qui nous semble une petite phrase banale, la plus anodine qui soit, histoire de remplir un vide dans la conversation, comme dire par exemple « ce matin en me levant je me sentais fiévreux, du coup j’ai pris une aspirine », pour qu’un des convives se mette à protester : « malheureux ! Il ne faut surtout jamais prendre d’aspirine, une récente étude a démontré que… »
Et là, à partir de cette malheureuse petite phrase banale, s’ensuivent des échanges de plus en plus violents, des disputes, sur les bienfaits de l’homéopathie, sur le comportement mafieux des industries pharmaceutiques, le ton monte, les gens s’énervent, jusqu’à ce que l’un des convives se lève et dise : « puisque c’est comme ça, je pars, pas question de passer la soirée avec une bande de
crétins ! ».
Et là on ne peut que regretter d’avoir osé dire qu’on avait osé prendre de l’aspirine.
Bien sûr, certaines vérités continuent de faire consensus, et permettent de nous accorder, plus ou moins, avec nos voisins de table.
La plupart concernent des évidences, fondées sur les lois de la nature, ou de la physique, comme dire « aujourd’hui la terre a encore tourné autour du soleil », ou « c’est curieux, en dessous de 0 °C l’eau se transforme toujours en glace ».
Toutefois, il existe une vérité, appartenant pourtant à ces vérités fondées sur les lois physiques, comme celle de dire que la terre tourne autour du soleil, qui, lorsque j’ai osé en faire part autour de moi, a suscité des disputes et des controverses, comme s’il s’agissait d’une conviction politique sur les bienfaits du marxisme, ou la façon de rendre ce monde plus juste et équitable.

Cette vérité concerne le sens d’introduction d’un suppositoire…
Dans mon esprit, il n’a jamais fait aucun doute que, si l’inventeur de cet objet lui avait donné cette forme aérodynamique, c’était dans le but d’en faire usage de telle sorte qu’on l’introduise, non pas par le côté pointu mais par le côté plat.
Lui donnant ainsi une orientation aérodynamique lui permettant de progresser dans le sens où son inventeur (et aussi les usagers) avait prévu qu’il progresse.
A savoir qu’en l’introduisant du côté pointu, cet objet ne pouvait se résigner qu’à un seul type de comportement possible : ressortir. Toutefois, l’introduire par le côté plat, ne va pas s’en contredire
certaines idées préconçues. En effet cela pourrait consister, dans l’esprit, à vouloir enfoncer un clou non par la pointe mais par la tête, ou enfoncer sa fourchette dans une pomme de terre, non par l’endroit où se situe les fourches pointues, mais par le manche.
La multitude de situations, faisant référence à des habitudes quotidiennes, fondées des usages les plus courants, démentant ce sens d’orientation d’un suppositoire pour aille là où doit aller… est
bien sûr immense.
Aussi, oser émettre cette évidence en public, à une époque où, contrairement à aujourd’hui, les idées préconçues prenaient facilement le dessus, m’a parfois valu bien des soucis.
Si bien qu’avec le temps, à la longue, sur les insistances de plus en plus pressantes de mon épouse, j’ai cessé d’évoquer cette question publiquement.
Jusqu’à l’été de l’année dernière, nous étions invités par des copains, à un apéro, il faisait beau, apéro à l’extérieur, ambiance champêtre et sympathique.
Je me suis retrouvé, un verre de whisky dans une main et un petit bretzel dans l’autre au milieu d’un petit groupe où se trouvait le responsable de la sécurité de la centrale nucléaire voisine.
Ayant guère l’habitude de fréquenter des gens si haut placés dans la hiérarchie sociale, je me suis laissé aller à plaisanter, en demandant à ce responsable de la sécurité, s’ils mettaient des grigris, genre pattes de lapin, ou fer à cheval, ou amulettes, ou autre portes bonheur dans leur salle de contrôle pour éviter les ennuis.
Le responsable de la sécurité a cru que je moquais de lui. Je me suis offusqué, je lui ai répondu que non ! bien sûr que non ! Ma maison se trouvant qu’à quelques kilomètres de cette centrale, s’il existait une personne au monde dont je me moquerais jamais, c’était bien le responsable de la sécurité de cette centrale nucléaire !
D’ailleurs pour lui confirmer que mon intention n’était pas de me moquer de lui je lui ai appris qu’il n’était pas rare que même les pilotes d’avion mettent des portraits, ou des statuettes de Saint Christophe sur leur tableau de bord, même dans les airbus.
Toutefois, je sentais venir l’envie de lui poser une autre question. J’ai alors pris mon courage à deux mains, j’ai bu une petite gorgée de whisky et après avoir mangé mon bretzel je lui ai demandé si je
pouvais lui poser une question d’ordre scientifique.
Ma femme, qui me regardait de loin, savait quelle question j’allais lui poser, elle agitait rapidement son doigt de droite à gauche pour me dire « non ! », sa mine disait « Je t’en supplie, ta question ne la pose pas ! ».
Mais il fallait que je la pose, pour avoir son avis, et pour me faire une idée de ses compétences techniques, dans la mesure où c’est à peu près la seule connaissance scientifique que je possède et dont je sois absolument certain, il fallait que j’en ai le coeur net.
Tous les jours, je voyais cette fumée blanche sortant de cette centrale, je savais qu’en fonction de sa réponse nous resterions là où nous habitions ou nous démangerions à des dizaines de kilomètres de
là.
Du coup, je lui ai demandé s’il savait par quel bout il fallait introduire un suppositoire.
Il m’a regardé, d’un air méprisant, et il m’a répondu, en haussant les épaules, « par le bout pointu, évidemment ».
Le mois suivant nous déménagions.

ciao la compagnie !

Bloom dit: à

lieu de naissance de Churchill.

Depuis 1722, c’est la résidence des ducs de Marlborough, aïeux de WC (!)

lmd dit: à

…dans le but d’en faire usage de telle sorte qu’on l’introduise, en appuyant du doigt non pas sur le côté pointu mais sur le côté plat…

Clopine dit: à

Hamlet, non, restez. Vous êtes insupportable, mais pourtant vous empêchez la machine de ronronner un peu trop aimablement. Les grains de sable se font rares. Trop.

et alii dit: à

En ce qui concerne la période baroque, terminons par le Tombeau le plus connu grâce au film d’Alain Corneau « Tous les matins du monde » : Le Tombeau Les Regrets de l’énigmatique Monsieur de Ste Colombe maître de la viole du XVIIème siècle qui fut à l’origine de l’ajout d’une septième corde grave à la basse de viole.

Si le tombeau fut un genre oublié dans la seconde partie de l’époque baroque (à l’exception de Jean-Marie Leclair), les compositeurs du début du vingtième siècle feront quelques pas sur les traces des anciens maîtres; citons Maurice Ravel pour Le Tombeau de Couperin ou le compositeur espagnol Manuel de Falla qui sut, à l’époque contemporaine, retrouver l’Esprit Français pour ce superbe Tombeau de Debussy.
http://www.lankaart.org/article-l-art-du-tombeau-99598537.html

Bérénice dit: à

Bonsoir Hamlet.

D. dit: à

Les grains de sable se font rares. Trop.

OK, c’est noté.🛐

rose dit: à

Attaqué L’Évangule au risque de la psychanalyse de Françoise Donto 1980.
Elle rencontre jean pierre delarge à un diner entre amis. Ils paent de la parabole du bon samaritain. Elle a un point de vue autre que les autres. Ce jour-là Delarge lui dit « il faut écrire cela. »
Pdt des annees elle écrit et rature.
Un jour, elle rencontre à un autre di er gerard severin qui entame l’entreprise d’ecrire avec elle.
Le chap. 1 s’intitule la Sainte Famille.
Évangile selon saint Luc Lc 1, 26-38
[…]Dolto :
Il faut dire que, souvent, on fait la confusion entre père et géniteur. Il faut 3 secondes à l’homme pour être géniteur. Être père, c’edt u e toute autre aventure.

D. dit: à

Ce soir je mange des galettes de blé noir au jambon et au fromage. En solitaire avec mon chat.

rose dit: à

In rene cougnaud.free.fr

Merci, monsieur

Être père c’est une tout autre aventure.
Être père c’est donner son nom à son enfant, c’est payer de son travail la subsistance de cet enfant, c’est l’éduquer, l’instruire, c’est l’appeler à plus de vie, plus de désir… C’est bien différent que d’être géniteur. Tant mieux, peut-être, si le père est le géniteur, mais, vous savez, il n’y a que des pères adoptifs.
Un père doit toujours adopter son enfant. Certains adoptent leur enfant à sa naissance, d’autres quelques jours après, voire quelques semaines plus tard, d’autres l’adopteront quand il parlera, etc. Il n’y a de père qu’adoptif.
Et j’ajoute qu’un homme n’est jamais sûr d’être le procréateur, il doit faire confiance à la parole de sa femme.
Ainsi, la densité humaine de chaque couple se retrouve dans l’histoire du. couple que forment Joseph et Marie. Mais, en retour, ce couple extraordinaire, nous aide à découvrir ce qu’il en est de la profondeur d’une rencontre entre un homme et une femme ordinaires.

J’y retourne.
( pas de concours. Juste histoire de dire que lire continue meme si pas de Gongourables et pas vos quinze ouvrages non plus. Dslée.)

Delaporte dit: à

« Ce soir je mange des galettes de blé noir au jambon et au fromage. »

Un dîner pas cher et bon marché. Et c’est moi que vous traitez de radin !

Jazzi dit: à

« Jacuzzi, la feignasse flaubertienne du blog !!! »

Je vous charge de le faire graver sur ma tombe, Delaporte.
C’est trop beau !
Pour les frais, j’espère qu’un collectif des commentateurs de la RDL s’en chargera ?

rose dit: à

Le mien de père haïssait la fête des pères, celle des mères et répétait à qui voulait l’entendre qu’il n’était pas sûr d’être notre père.
Il n’etait pas un cas à part. Et nous pas une famille de cinglés. Avec une épouse aimante et dévouée et fidèle : ma maman ♡

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