de Pierre Assouline

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La République des livres
Il se trouve qu’il est président…

Il se trouve qu’il est président…

C’est l’histoire d’un homme qui a un jour éprouvé un irrésistible besoin de parler. Quelqu’un d’important qui vivait dans la solitude glacée de son palais. Un autre que lui se serait confié à sa femme mais il n’en avait pas, juste des liaisons passagères. Ou à un ami mais il n’en avait pas non plus, tous étant devenus ses obligés en raison de son pouvoir. Ne lui restait plus qu’à s’en remettre à un psychanalyste, non seulement parce que celui-ci au moins saurait l’écouter mais parce qu’il saurait se taire. Seulement voilà, cet expert en autocontrôle s’avérait incapable de lâcher prise. Au lieu de quoi, inexplicablement, il accepta la proposition aussi audacieuse qu’insensé de deux journalistes, qui plus est spécialisés dans les enquêtes sur les dessous de la politique, de recueillir régulièrement ses réflexions, confidences, informations, sentiments sur les événements courants dont il était l’un des principaux acteurs si ce n’est l’instigateur.

Ce commentaire de sa propre action, en direct et à voix haute, dura près de cinq ans ; il se tint le premier vendredi de chaque mois de 19h à 20h à l’Elysée. 61 rencontres auxquelles il faut adjoindre un certain nombre de déjeuners et de dîners sans témoin soit à l’Elysée soit aux domiciles respectifs des deux journalistes toujours avec trois quart d’heure de retard. Résultat : une centaine d’heures d’entretiens en tête à tête, dûment enregistrées au magnétophone. A l’issue de cette expérience inédite, tant pour des hommes comme lui que pour des gens comme eux, l’annonce de la parution imminente de leurs conversations en librairie lui fit dire : « Je crois qu’il faut se mettre d’accord sur les citations, dans le livre… » alors que depuis le début, leur contrat oral et moral stipulait que rien de ce qu’il leur confierait ne serait off the record ; mais à la fin, il se demanda :holl

« Peut-être que je vais le regretter… Ce que vous avez enregistré, vous en prenez les éléments »…

Ce qui leur fit se demander si l’homme le plus important de France n’avait pas pété les plombs du jour même où il les avait acceptés et intégrés dans l’intimité de son cerveau en ébullition. Le résultat est là, passionnant, édifiant, ahurissant ; il galope vers les 100 000 exemplaires et ne s’arrêtera certainement pas en si bon chemin ; c’est sans aucun doute le seul livre dont on peut assurer qu’il changera le cours des prochaines élections : « Un président ne devrait pas dire ça… » (660 pages, 24,50 euros, Stock) de Gérard Davet et Fabrice Lhomme. A l’origine, il s’intitulait « Collapsus ». En effet…

Amateurs de petites phrases, passez votre chemin. Oh il y en a bien ici ou là, mais il faut aller les chercher et ce sport n’a d’intérêt que pour les bulletins radio du dimanche soir. L’ambition de ce document, car c’en est un dans la meilleure acception du terme, est toute autre : éclairer les coulisses du pouvoir, disséquer les tenants et les aboutissants d’une décision qui engage le pays, comprendre les mécanismes à l’œuvre au sommet de l’Etat, se trouver au cœur du secret. Rien n’est grisant comme de se sentir et de se croire dans le secret. Nombre de journalistes se sont enivrés de leur rôle pour s’être vus un jour confier un message à remettre discrètement de la part d’un président à un autre président. Il n’en faut pas davantage pour se bercer de cette douce illusion : agir sur l’Histoire en marche.

Il y a là de quoi confirmer mais preuves à l’appui, avec un grand luxe de détails et de la bouche même du cheval, l’inquiétante psychologie de François Hollande : dépourvu d’affect, indifférent à la culture, homme du consensus, indécis, résilient permanent, tout sauf un intello, incapable d’autocritique. Mais aussi artiste de la synthèse, grand cloisonneur de ses relations, expert en constat analytique a posteriori, prince de la combinazione politique à la française, doté d’une véritable empathie, volontiers castagneur. Aussi prévisible qu’insaisissable. Et contrairement à ce que prétend la légende, il ne se teint pas les cheveux : le noir corbeau, c’est héréditaire chez lui !

Pas de familiarité, pas de copinage, pas de tutoiement, pas d’abrazos. Chacun reste dans son rôle et n’en sort pas. Pourtant, qu’est-ce qu’il se laisse aller devant eux ! Oh, rien d’intime car s’il y a bien une chose qui lui fait horreur, c’est d’avoir à s’expliquer sur sa vie privée. Qu’on n’attende pas d’épanchement ni d’exhibition. De même il ne s’énerve, ne s’emporte et ne s’encolère jamais. Ce qui est toujours inquiétant. Des confessions donc mais pas que. Il reçoit des appels importants et règle des affaires d’Etat devant eux (on comprend que Le Monde soit bien informé, parfois…) ; par lui oubliés, ils tendent l’oreille :

 « D’invités, nous sommes devenus voyeurs. Sentiment étrange ».

Etrange, pour le moins. D’autant qu’après s’être lâché à propos des medias, il est capable de dire : « Là, on n’est pas dans une conversation offf… ». Et les journalistes de conclure : « En effet. » En effet… Un seul écrivain est cité mais c’est Pierre-Louis Basse, son conseiller aux grands événements (si, si, la fonction existe avec bureau et téléphone), non pour ses livres mais pour son action à ses côtés ; soyons juste, Daniel Pennac est également cité pour une formule (« L’avenir, c’est la trahison des promesses ») mais par eux et non par lui. Sinon, rien. On croit comprendre qu’il feuillette parfois des récits historiques (bien qu’il ne regarde jamais en arrière) à l’exclusion des romans mais pas un titre n’est évoqué en cinq ans. Ah si, tout de même, un livre l’est par le président mais il avoue ne pas l’avoir lu et assure qu’il ne le lira pas (Merci pour ce moment aux éditions de la Librairie philosophique Vrin)

Un président, c’est quelqu’un qui concède ses erreurs uniquement si elles soulignent ses qualités. Celui-ci ne déteste pas les formules choc, au risque de l’ambiguïté, telle :

« La femme voilée d’aujourd’hui sera la Marianne demain ».

Traduction : si on lui offre les conditions de son épanouissement, elle se libérera de son voile et tout en demeurant religieuse pourra être le cas échéant une Française porteuse d’idéal… On apprend des choses sur les coulisses : c’est l’ancien leader communiste Robert Hue qui, au lendemain des attentats contre Charlie-Hebdo et l’Hyper casher, lui a soufflé l’idée d’organiser une grande manifestation sur le pavé parisien, les chefs d’Etat devant et les vrais gens derrière. Bien sûr il y est question de Florange, d’Arcelor Mittal, de la loi Travail, de l’inversion de la courbe du chômage, du mariage pour tous, des attentats, de l’état de guerre etc Tout y est vu de l’intérieur, jusques et y compris les absences, telle celle d’un grand projet culturel du quinquennat.

« Il se trouve que je suis président… »

holllllLa phrase qui tue revient souvent dans sa bouche, avec une variante (« Je suis d’une certaine façon président de la République…. ») mais c’est lui-même qu’elle devrait tuer. Davet et Lhomme ne sont pas en reste lorsqu’ils livrent quelques réflexions personnelles 

« Est-il sincère ? On ne peut l’exclure totalement ».

Le président Hollande s’est montré impuissant à définir sa fonction et à créer un lien avec les Français ; il a atteint des sommets d’impopularité alors que même ses adversaires s’accordent sur sa grande capacité d’écoute et qu’il aura été le plus accueillant, le plus communiquant tous azimuts et le plus disponible des présidents de l’avis des journalistes, même s’il s’en veut parfois de répondre à leurs sollicitations au vu des résultats, notamment les autres livres de confidences (mais alors, dira-t-on, pendant ce temps-là, il se souciait plus de son image que de son travail ?). Rien n’y fait : François Hollande aura été un homme invisible qui n’imprime pas.

Souvent, on se dit que ces deux enquêteurs ne sont pas très « Woodtsein » (entendez qu’ils n’ont rien des tombeurs de Nixon dans l’affaire du Watergate, du moins en la circonstance, contrairement à leurs enquêtes du Monde) car l’objet de leur investigation collabore pleinement avec eux ; mais lorsqu’ils disent consulter des notes diplomatiques prises par un conseiller de l’Elysée, ou mieux (ou pire….) la liste secrète des assassinats ciblés, c’est à dire des ennemis de la France à éliminer, terroristes à « neutraliser », on se pose des questions sur le fonctionnement des services…ou du président. De même, l’un des deux habitant tout près du Bataclan téléphone-t-il à Manuel Valls pour recueillir sa réaction et c’est lui qui apprend la nouvelle au premier ministre… Parfois, le tandem d’interviewers le concède, lorsque par exemple il affirme que l’Etat français ne verse pas de rançon aux terroristes preneurs d’otages à l’étranger, ce qui n’empêche pas les entreprises qui les emploient de le faire  :

« Difficile de savoir où se situe la vérité. Impossible de garantir que François Hollande nous ait tout dit ».

« Flanby », « Capitaine de pédalo », « Guimauve le conquérant », « Fraise des bois », « Monsieur petites blagues », « Culbuto », « Pépère ». Cela dit, tous ses prédécesseurs ont eu leur lot de ce côté-là. Méprisé pour son apparence débonnaire, pataud, patelin, chef de bureau, il a quelque chose de shakespearien lorsqu’il est évoqué seul la nuit dans son palais qui sent la mort. A côté de ces scènes d’anthologie, l’évocation de ses incontestables succès diplomatiques (Mali, crise grecque, Cop 21 etc) a l’air d’une figure imposée.

Alors, pourquoi a-t-il accepté le principe même de ce livre ? Certains ont imaginé que, comme Dominique Strauss-Kahn, reculant devant la décision de se présenter, il avait torpillé sa candidature avec cette initiative suicidaire ; mais l’hypothèse ne tient pas la durée de tout un quinquennat; à la fin peut-être, mais pas au début ni au milieu. Au vrai, nul n’en sait rien. Ce qui ne fait qu’augmenter l’énigme Hollande. Avant ce livre, on avait du mal à le déchiffrer ; à cause de ce livre qui en dit tant sur lui, on n’y comprend plus rien. Les auteurs ne sont pas naïfs : le président a voulu mettre en valeur son bilan. Mais le procédé choisi est tellement inexplicable qu’il laisse perplexe. Imprimer sa marque pour la postérité, à sa manière, en toute indépendance, en choisissant librement ses Commynes et sa façon de leur parler ? Certainement, mais encore ? Alors va pour le bilan faute de mieux, même si ce genre de choses s’établit en fin de parcours et non au fur et à mesure de l’action. Il y a de cela, même si, dans un récit très écrit, vif, alerte, rapide, imagé, jamais alourdi par les références tout en étant d’une grande densité d’information, ils ne sont guère indulgents avec lui. Ni complaisants ni agressifs. Juste une empathie critique parfois implacable :

« Ce président n’était pas fait pour cette époque, ou alors pour ce pays, voire les deux à la fois. On l’aurait bien vu en président du Conseil, sous la IVème République, ou en chef d’Etat gérant l’opulence et la quiétude des Trente Glorieuses, ou alors, aujourd’hui, chancelier en Allemagne, Premier ministre en Norvège… »

D’ailleurs, le dernier mot du livre n’est-il pas un nom, et ce nom celui de François Mitterrand ?

Emouvant car vraiment ému lorsqu’il a conscience que sa responsabilité peut entraîner la mort de citoyens Français, lorsqu’il doit consoler des familles hébétées par la disparition d’un des leurs massacré par des terroristes, il se retient encore. En fait, le seul moment en cinq ans où les deux journalistes du Monde l’ont vu se lâcher, s’abandonner même au pur plaisir, à un certain bonheur de vivre, à une réconciliation avec sa face la plus sombre, c’est quand il parle de football, qu’il regrette l’absence de formation « à la musculation du cerveau » des joueurs par la Fédération, ou les soirs de match à la télé. L’énigme des prochaines semaines n’en est que plus dense : un supporter invétéré du Red Star a-t-il ses chances pour reconquérir les Français en repartant de zéro, ou presque ?

(Photos Michel Spingler, John Thys et D.R.)

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commentaires

1 140 Réponses pour Il se trouve qu’il est président…

Widergänger dit: à

Mais copie, copie donc, t’en fera des conféties après… Pov’ tête folle !

Chaloux dit: à

Tu remarqueras, Alba, que je ne t’insulte pas. Je dialogue calmement avec toi.

Widergänger dit: à

Et Jeanjean comme un esprit dérangé…

Widergänger dit: à

Si, tu m’insulte. Je t’ai interdit de reproduire mon nom que tu souilles sans cesse.

bérénice dit: à

elle a guidé toute ma vie.

Soit.

Chaloux dit: à

Je t »appelle par le nom que tu as donné. Je ne sais même pas si c’est ton vrai nom. Toi seul le sait.

Widergänger dit: à

Un cyberdélinquant qui parle de probité intellectuelle, c’est une farce !

Widergänger dit: à

Je t’ai interdit de l’utiliser. Et tu continues. C’est tout. Plus pour très longtemps, crois-moi.

Sergio dit: à

Chaloux dit: 26 octobre 2016 à 22 h 43 min
On peut très bien être sauvé par une lecture sans l’avoir comprise.

Houi c’est assez fin ; mais enfin on a au moins compris quelque chose, même à des parsecs, ou on le croit, en tous cas c’est pas neutre. Du coup est-ce que le meilleur des meilleurs comprend vraiment même le texte le plus facile, par exemple Ysengrin le loup ou halor la Petite poule rousse ?

C’est comme tout, i glisse dessus, i surfe, i fait des christianias entre les chapitres…

bérénice dit: à

Tu remarqueras, Alba, que je ne t’insulte pas. Je dialogue calmement avec toi.

Chaloux vous ne cessez de le provoquer, de lui faire reproche de sa présence et de ses contenus quand vous ne le traitez pas d’idiot, de demeuré , d’imposteur, de menteur, de malade etc etc Fichez lui la paix , pourquoi vous attardez à sa présence, je ne comprends pas, vous avez exactement la même attitude vis à vis de lui que LVDLB vis à vis de moi , sans raison, on ne se connait pas, nous disposons du même droit d’utiliser cet espace.

Chaloux dit: à

Cependant, l’idée de « négateur » n’est pas dénuée d’intérêt, même si elle est fausse, comme tout ce que dit Alba. Je dirais plutôt que je « démonte ». J’aime démonter et remonter. C’est mon côté horloger. J’ai toujours été un peu collectionneur de pendules.

Chaloux dit: à

Pour te complaire, je n’utiliserai plus qu’Albablabla.
C’est, je pense, un bon compromis.

Widergänger dit: à

Non, ce n’est pas un bon compromis. C’est une insulte de plus, et un commentaire de plus dans ton harcèlement. C’est pris en compte.

Chaloux dit: à

« Je t’ai interdit de l’utiliser. »

Tu ne peux pas m’interdire d’utiliser un nom que tu as toi-même donné. Je t’appellerai Albablabla, sauf dans des cas excusables, par complaisance.

Chaloux dit: à

Galba? Albal? Albapion? Gloubialba? Alba le beurre? Ton truc allemand est trop long.

bérénice dit: à

. C’est mon côté horloger. J’ai toujours été un peu collectionneur de pendules.

c’est très bien, vous rejoindrez notre président sur la guillotine et on n’entendra plus parle de vous.

Jean dit: à

Chaloux dit: 26 octobre 2016 à 22 h 51 min

« Pas plus qu’aucun d’entre nous, Widergänger ne songe à faire passer ses posts pour le produit d’un travail sérieux. »

Vraiment?

Ah là là ! Oui, sans doute, certes, parfois… enfin, souvent … Orgueil mal placé, probablement … Traumatisme de la petite enfance ? Autoglorification perpétuelle en des termes passablement délirants… Tout cela prenant place dans un tableau clinique motivant un diagnostic … pessimiste. C’est bien triste, s’agissant d’une personne qu’au fond, nous aimons bien… enfin, ce n’est pas exactement ce que je voulais dire … d’une personne … d’une personne enfin… personne … Voilà, j’ai trouvé : Widergänger, c’est personne. Invisible. Transparent. Insignifiant. Vous avez lu ce post de Widergänger ? — Quel post ? Qui c’est, ça, Widergänger ? — Mais vous savez bien, Widergänger le … — Ah oui, le …, ah oui, mais moi, je ne fréquente pas le département des agités. — Vous avez raison : laissons-le s’agiter dans son coin ; peut-être, il se calmera.

Chaloux dit: à

Le roi était serrurier, Bérénice. Si vous confondez les serrures avec les pendules vous devez avoir du mal à rentrer chez vous.

Jean dit: à

Fichez lui la paix (Bérénice)

Oui, c’est ça, c’est ce qu’il veut, il l’a dit, d’ailleurs. Eh bien, c’est entendu, moi en tout cas, je vais lui ficher la paix. Royale. Même s’il se prend pour Napoléon.

bérénice dit: à

laissons-le s’agiter dans son coin ; peut-être, il se calmera.

Faux-cul, traître, lâche, clinicien de mes deux!

bérénice dit: à

j’ai toujours cru que Louis XVI aimait l’horlogerie.

bérénice dit: à

Et la préférait à l’exercice du pouvoir, une fable assurément.

Chaloux dit: à

Il aimait certainement l’horlogerie mais il fabriquait des serrures.

Chaloux dit: à

Il n’ a pas été élevé pour devenir roi et n’est devenu dauphin qu’à la mort de son frère.

Jean dit: à

bérénice dit: 26 octobre 2016 à 23 h 14 min

laissons-le s’agiter dans son coin ; peut-être, il se calmera.

Faux-cul, traître, lâche, clinicien de mes deux!

Voilà qui m’apprendra à me montrer compatissant.

bérénice dit: à

J’aime démonter et remonte

oui d’ailleurs à vous lire on a la nette impression que vous arrivez fier comme bar-tabac sur votre pur sang caparaçonné et vous empanaché de blanc, rutilant comme un torero dans son habit de lumière à moins que vous ne sortiez d’un tableau de Velázquez?

Chaloux dit: à

Que voulez-vous, je n’y peux rien. C’est ainsi.

Chaloux dit: à

Sergio, Renart est une de mes grandes passions. Je vais m’offrir les deux volumes parus chez Champion.

Jibé dit: à

« Je vais régler le problème par la justice. Il n’y a pas d’autre méthode malheureusement avec ces gens-là. »

Seul l’avocat gagnera, tu seras débouté et dégoûté, rien de plus, WGG, ne perds pas ton temps et ton argent !

bérénice dit: à

Quoiqu’il en soit je ne rencontre pas de problème d’horlogerie et encore moins de serrure. Je vous laisse à votre fierté aussi acide à consommer qu’un citron vert.

Chaloux dit: à

Bérénice, je vais vous faire une confidence. Je suis un dévoreur de citrons. Une autre passion.

Chaloux dit: à

Jibé dit: 26 octobre 2016 à 23 h 27 min

Le bon Jacquot a raison. Continuons à dialoguer paisiblement. (D’autant que j’ai l’impression d’être le seul à avoir les moyens de payer. Hurkhurkhurk!)

rose dit: à

Ouais vous n’arrêtez jamais Chaloux.

Il est vrai que Widergänger ne reconnait pas facilement ses torts.
Il est vrai aussi que vous faites le harceleur. Vous l’avez fait avec TKT. Qui a quitté ce blog.

Posez vous des questions.

Il y a deux jours il a tutoyé une fille du blog ; elle a répondu « je ne vous autorise pas à me tutoyer nous ne sommes pas dans le même cercle. »; il a dit « c’est la marque de mon mépris quand je tutoie ».
Depuis, il ne la tutoie plus.

C’est ça le respect de l’autre.

Vous n’avez pas à toucher à son patronyme ni à son prénom.

Votre conduite générale est délictueuse et vous le savez très bien.

Respect minimum : vous ne le mettez pas en place. Ce n’est pas de la rigolade.

C’est plus qu’usant, cela amène vers le dégoût.

Quant à l’argument de renato il est spécieux : quelle honte ! Se rabattre sur la responsabilité hypothétique d’une fille qui n’existe pas ; mettre en oeuvre la machine à draguer etc. Chez moi, elle coupe les roseaux dans les lacs et est très dangereuse, on s’en éloigne vivement au lieu de se reposer dessus.

Demandez-vous qu’est ce qui motive cela chez vous. C’est pareil pour moi et la polygamie. Il y a quelque chose qui motive cela et qui m’appartient. Traitez ce qui vous appartient et pas ce qui appartient à l’autre.

Foutez lui la paix. Il n’a pas eu de vacances cet été.

Chaloux dit: à

« Vous l’avez fait avec TKT »
Rose, vous êtes à lier, ce n’était pas moi. Ceci est de la pure calomnie.
Je ne sais pas à qui vous parlez quand vous allez aux champignons mais vous devriez en parler à votre docteur.

rose dit: à

Arrêtez de vous parler.
Faites quelque chose.
trouvez un no man’s land.
Mettez-vous un dans le Negev, l’autre dans le Sinaï.
C’est tout à fait insupportable.
Vous vous obstinez.
Cessez de vous obstiner.

bérénice dit: à

D, je viens de lire votre petit déjeuner avec l’Icône , quelle chance! quel âge aviez-vous?

berguenzinc dit: à

et yop, quel est l’enfifré qu’ a remis 2 euros dans le ptit porc de Maître Capélo ?

Chaloux dit: à

Quel est l’enfifré

A mon avis, un prof de collège.

bérénice dit: à

Chaloux m’autorisez-vous cette question: êtes-vous fils unique?

Chaloux dit: à

Non, je ne suis pas fils unique.

rose dit: à

>chaloux
C’est vous toujours le même qui avez la même attitude toujours avec ceux qui vous insupportent. Vous les blackboulez. Si ce n’est blacklistez.
On le sait votre manière d’employer mille et un hétéronymes.
Vous savez pertinemment que vous avez une attitude délictueuse. Par rapport à la loi.

Seulement, je ne comprends pas qu’est ce qui vous insupporte à ce point. Tous, nous aimons bien widergänger ; avec ses défauts, avec ses qualités, cela ne signifie pas que nous sommes convaincus par lui. C’est son problème à lui si son comportement n’est pas correct : ce n’est en rien le vôtre. Cela le regarde lui. En son âme et conscience.

Je ne calomnie jamais personne. Ce que j’ai à améliorer je le sais pertinemment et j’ai décidé de m’y employer parce que cela ne me convient pas…Mon médecin me trouve en pleine forme, ai aimé ce qu’il m’a dit la dernière fois, l’ai trouvé hyper correct.

Jibé dit: à

Seulement un fils multiple, bérénice…

rose dit: à

Quand je vais aux champignons, je ne parle pas ; mes copains sont d’un côté ensemble les deux, moi je suis seule de l’autre très loin, en haut à perpètre. Eux ils parlent ensemble. Je ne suis pas à lier.

Vous êtes très attachant pourtant, vous.
J’en suis à me demander si vous êtes jaloux de widergânger parce qu’il est imperturbable et pas vous, vous ne l’êtes jamais.

rose dit: à

à perpète les oies

bérénice dit: à

Bien alors votre égoïsme et votre brutalité s’originent ailleurs, des rivalités non résolues dans l’enfance, une peur de ne pas être le seul et unique centre qui vous auront poussé jusqu’à la cruauté la plus dénuée de regrets.

Chaloux dit: à

Rose, au dodo.

Jacquot, c’est quoi un « fils multiple ».

bérénice dit: à

ceci dit, Chaloux, entre toutes ces passagères du vent, il me semble que vous avez enfin trouvé en votre alter ego un port d’attache tout à fait adapté à votre mentalité, un jeu de miroir parfait où votre image ne souffrira d’aucune erreur de reflet.

Chaloux dit: à

Bérénice, le sens de la justice. Pour moi c’est l’imposture de Michel Anebât qui est une violence.

(Je dois vous laisser. J’entre dans une phase de mon travail où je ne peux plus m’interrompre).

rose dit: à

bérénice dit: 26 octobre 2016 à 23 h 05 min

« vous avez exactement la même attitude vis à vis de lui que LVDLB vis à vis de moi , sans raison, on ne se connait pas, (…). »

je suis d’accord sur tout le début de votre réponse, mais c’est vrai ce qu’il dit là, qu’il fait d’énormes efforts de communication avec widergänger, qu’il cherche des terrains d’entente, qu’il n’en trouve pas, et ram la rage le reprend. Qu’il se calme mais il se ré-enrage. Pourquoi ?

Par contre, la fin, pas d’accord du tout.

Vous savez pertinemment qui est la vie dans les bois et moi je ne cesse de me demander.

Vous vous avez, à mes yeux, et je peux me tromper, beaucoup plus le sens de l’honneur que lui. Parce que depuis que j’ai dévoilé vos vraies identités, vous avez amélioré sensiblement votre comportement de bloggeuse qui était, lui aussi, insupportable.

Nous ne sommes pas des robots.

Je ne veux pas savoir ni votre réponse sur votre intimité ni sa réponse sur son intimité : c’est du hors blog à mes yeux ; sur un blog cela doit rester vivable, or cela ne l’est pas. C’est bien qu’il y a un blême. C’est à chacun de régler ou de ne pas régler ses propres problèmes : on n’est pas dans un tribunal et ce n’est pas à untel de dire à l’autre ce qu’il a à soigner.

Faut revenir à une courtoisie primaire, de base, évidente.

la vie dans les bois dit: à

« Gérard Davet a eu une formule choc sur la présidence Hollande: « Dès qu’il touche un truc, ça se transforme en emmerde ». »

Je ne sais pas – en fait, je suis certaine de l’avoir lu-si cette impression du journaliste « plein d’empathie » n’est pas celle d’un membre de l’entourage familial de celui qui a le don d’attirer le mauvais oeil. De la quasi- totalité des français.

bérénice dit: à

une prise multiple sur laquelle peuvent se raccorder différentes lignesde courant electrique? nous sommes tous des couteaux suisses .

la vie dans les bois dit: à

ah non sorry, les clebardes, pour ce soir, je ferme.

Chaloux dit: à

Il y a une chose qu’il faut savoir sur Hollande en présence de qui je me suis trouvé plusieurs fois depuis qu’il est président, c’est que contrairement à ce que font croire les images télévisuelles il a une certaine prestance naturelle. Je trouve très mystérieux ce retournement.

bérénice dit: à

23h59 quand on sait que Me Merkel pourtant solide et efficace est malmenée par son propre parti et par l’extrême droite et ce malgré la position de leader économique européen de son pays, on comprend assez aisément que les socialistes français en cette période troublée t mouvementée avec ce fardeau de chômeurs et des choix de politiques qui poussent à la contestation soient en mauvaise posture. Ce n’est pas uniquement de leur fait mais c’est aussi lié au contexte. Il faudrait étudier les propositions et la probabilité qu’elles puissent être mises en oeuvre avec le résultat escompté sans trop de casse sociale.

bérénice dit: à

2h59 en réponse à 23h51.

bérénice dit: à

ah non sorry, les clebardes, pour ce soir, je ferme.

La bave aux lèvres, il faut vous faire vacciner LDVLB.

la vie dans les bois dit: à

« il a une certaine prestance naturelle. »

bah, ça alors; c’est l’énarchie avachie, va dire dhh,qui connait tout de la promo voltaire.

bérénice dit: à

Je trouve très mystérieux ce retournement.

le vôtre? La barre du navire s’est bloqué à tribord , est-ce que out le monde s’accorde pour prouver qu’il n’y a plus d’autre choix possible?

E..... dit: à

Il est navrant de constater, à la lecture de cette partie de cartes RdL des jours précédents, que Marcel Pagnol n’a pas de successeur. Il n’y a plus de Monsieur BRUN, d’ESCARTEFIGUE, de PANISSE, ni de CESAR… ni d’humour ou presque ! Nous sommes pompés !

E..... dit: à

Risible de voir ce gouvernement d’humanistes de gauche débloquer un budget de 250 millions d’euros pour calmer les policiers qui demandent, eux, tout autre chose : la Justice.
La volaille en a marre d’arrêter des crapules que les magistrats remettent en liberté afin qu’ils deviennent de remarquables récidivistes. Il n’est pas impensable que le socialisme rende lâche, laxiste, hypocrite et c.on. Il suffit d’observer le nain Cazevide.

E..... dit: à

Il est étonnant de constater qu’un si grand nombre de nos « veaux de Français » électeurs ont pris des petits fonctionnaires d’Etat, Chirac, Sarkozy, Hollande, pour des Hommes d’Etat. Il suffisait de voir leur gueule d’hypocrite, d’entendre leur blabla d’incompétents, d’admirer leur tics de mégalomanes … pour ne pas leur accorder la moindre confiance.

E..... dit: à

Il se trouve qu’il est président …et se cherche, se cherche, se cherche encore et toujours, espérant un quinquennat de plus pour se trouver ! Enfin.

Nicolas dit: à

Personne ne hurle ce matin? Je vais retourner à des choses plus prosaïque, c’était une belle expérience qui m’a remis les pieds sur terre. Merci et prennez soin de vous. Ne scotchez pas trop.

Nicolas dit: à

La République des intellos, Wgg a beaucoup trop lu pour avoir un quelconque avis un tant soit peu intelligent, lisez dix milles livres il vous en restera un million, le savoir ne vaut rien. Nietzsche lol, au mieux il te fait ricaner bêtement et épouser un platane au pire il te fait passer pour c.n à la télé. Quant à Cioran pauvre ignare, le pauvre petit philosophe qui avait peur du noir, tout bon athée qui se respecte sait qu’il a fini catho. N’a de conviction que celui qui n’a rien approfondie! Vous n’êtes qu’une bande de cretin qui n’a fait d’autre choix que de s’enchaîner à sa connerie infinie. Elle est belle la France. Je ne vous félicite pas.

Nicolas dit: à

Jacque Attali a raison.

E..... dit: à

L’Europe ! L’Europe ! L’Europe ! …le Canada.
Un accord -peu importe qu’ils soit bon ou mauvais – discuté et adopté par la totalité des pays européens, et nos amis les joyeux Wallons qui bloquent !
Le ridicule tue l’Europe plus surement qu’un cancer. L’espoir d’une Union Européenne est mort ! Définitivement mort.

bérénice dit: à

Nicolas, à supposer que chacun était suspendu aux ondes de France Culture pour écouter le témoignage du maire d’Alep, de passage à Paris. Hier contre les terroristes, une attaque ciblée contre un groupe d’étudiants ( 40 blessés) et contre la fac de médecine, ne reste à Alep que 7 médecins en charge des hôpitaux, un nombre invraisemblable d’attaques chimiques selon le maire ayant semé plus d’un millier de victimes, 400 000 morts au total toujours d’après lui depuis le début du conflit. Je n’ai pas bien compris pourquoi la population ne voulait pas utiliser les corridors pour sortir de la ville- est, le maire étant lui-même établi dans une banlieue de la ville. Il ne semble pas avide de représailles contre les alaouites y compris ceux qui ont été enrôles contraints dans l’armée de Bachar El Assad, jusqu’à cette guerre, les différentes communautés coexistaient sans s’affronter.

bérénice dit: à

Jacque Attali a raison.

A quel propos?

Jean dit: à

Il se trouve que le président, c’est moi, et que je suis aussi l’auteur du calamiteux bouquin : je suis Mazarin, le frère caché de F.H.

Jean dit: à

J’en dirai davantage bientôt sur ce tragique secret de famille. (mmouâââ)

Eh ben dis donc, on dirait que c’est reparti de bon matin.

Polémikoeur. dit: à

D’essayer encore et encore
de faire réfléchir ses contemporains ?
Utropiquement.

Polémikoeur. dit: à

(9 h 30 pour 9 h 22).
Timbresquement.

Nicolas dit: à

Jacque Attali a toujours raison, à tout moment, en tout lieu, en toute saison, il faut vraiment être inculte pour ne pas savoir ça.

Jean dit: à

La photo du haut n’est pas celle de mon frère mais la mienne. D’où les projections de maïzena sur les binocles, pour éviter qu’on ne me reconnaisse : j’ai un oeil vairon.

bérénice dit: à

J’en dirai davantage bientôt sur ce tragique secret de famille. and so on

Jean, il semblerait que la chaîne de votre vélo ne soit plus bien en place, pensez à mettre les mains dans le cambouis pour réparer ce menu détail qui sans l’être ( réparé, résolu) risque de vous immobiliser un long moment dans cette parenthèse, cet état intermédiaire qui vous loge provisoirement ( espérons le) entre raison et déraison, sachant que vous êtes titulaire d’un port d’arme et que de plus vous entraînez régulièrement je conseillerai aux habitants du département de prendre la fuite et ce bien que votre véhicule à deux roues ne puisse dans ces conditions panistiques vous propulser au delà de la limite de votre jardinet.

Jean dit: à

sachant que vous êtes titulaire d’un port d’arme (Bérénice)

… et que je n’hésiterai pas à m’en servir : je suis le demi-frère de Donald Trump

bérénice dit: à

Jean il n’y a que des barjots dans votre arbre , à la limite il eut été préférable qu’il fut peuplé d’orang- outans. Corrigez si la concordance ne colle pas, c’est hasardeux.

closer dit: à

« Il est étonnant de constater qu’un si grand nombre de nos « veaux de Français » électeurs ont pris des petits fonctionnaires d’Etat, Chirac, Sarkozy, Hollande,  »

Sarkozy n’est pas fonctionnaire, mais avocat.

bérénice dit: à

se respecte sait qu’il a fini catho

je tremble! est-ce que c’est mal?

bérénice dit: à

Sarkozy n’est pas fonctionnaire, mais avocat.

Oui, sciences po et il a occupé les fonctions de chef d’état et à ce titre a bénéficié d’un dédommagement non négligeable pour l’accompagner jusqu’au seuil des élections qui se profilent.

E..... dit: à

Comme si on ne savait pas que Sarkozy est avocat de formation ! Mais c’est un fonctionnaire d’Etat, d’esprit.

E..... dit: à

Vous nous dites, mademoiselle Bérénice, quelque chose de juste :
« jusqu’à cette guerre, les différentes communautés coexistaient sans s’affronter. »
J’abonde dans votre sens et loue votre connaissance du pays où vous avez certainement vécu quelque temps.
Pour avoir connu la Syrie d’Hafez el-Assad, il était totalement impensable de « s’affronter » entre communautés ! Il régnait à Damas le calme agréable dû à la terreur solide de sa dictature, les indics étant même ostensiblement visibles partout, villes et campagnes.
Le fils Bachar est un bisounours humaniste laxiste à côté du père Hafez, un démocrate comme on les aime; qui tenait son pays.

Jean dit: à

bérénice dit: 27 octobre 2016 à 10 h 00 min

Jean il n’y a que des barjots dans votre arbre , à la limite il eut été préférable qu’il fut peuplé d’orang- outans.

Il est peuplé de bonobos : t’as intérêt à tirer sur tes jupes.

Jean dit: à

bérénice dit: 27 octobre 2016 à 10 h 00 min

Jean il n’y a que des barjots dans votre arbre , à la limite il eut été préférable qu’il fut peuplé d’orang- outans.

Bérénice aurait intérêt à lire Darwin : comme ça elle saurait qui, en réalité, étaient nos ancêtres les Gaulouès

E..... dit: à

Monsieur Jean, respectez mademoiselle Bérénice, merci ! Ce n’est pas parce qu’elle est religieuse défroquée -un moment d’égarement avec le vieux jardinier- qu’elle ne mérite pas notre respect. Bien au contraire.

Jean dit: à

elle est religieuse défroquée (E)

Défroquée ? Alors là, frainchemain, elle commence à m’intéresser.

William Legrand dit: à

Madame Verniglia nous confie : « nous avons accueilli des migrants au Camp à Nella, JC (…..) reste planqué dans son 2 pièces-cuisine et quand il sort prudemment il rase les murs, les yeux hagars tourneboulés, les gens rigolent

E..... dit: à

Monsieur Jean, ne tirez pas des plans sur la cornette, le vieux jardinier -il s’appelait Legrand, elle l’avait surnommé Legland- l’a définitivement dégouté des travaux de notre cher Cupidon par son manque de talent.

boudegras dit: à

En répondant immédiatement quand on évoque JC, il donne tous les jours une preuve évidente qu’en utilisant bêtement les lettres de l’alphabet pour se camoufler que c’est bien lui : JC l’andouille haineuse

boudegras dit: à

il signe toujours JC sur le blog débile de sergio : amayerdingue

E..... dit: à

Désolé de devoir vous quitter sans vous répondre, cher monsieur Boudegras, mais une importante réunion oeculmainique réclame notre présence.
Il y aura un rabbin, un imam et un curé. Sujet : « Pourquoi Dieu a t il créé des imbéciles sur Terre ? ». On va se régaler entre amateur de vérités. J’ai invité des premières communiantes, les grandes, intéressantes à bien des égards.

boudegras dit: à

JC, l’andouille haineuse est parti pour changer de charcuterie, grand bien luis fesse

Jean dit: à

Sujet : « Pourquoi Dieu a t il créé des imbéciles sur Terre ? » (E)

Vaste question; On sait que le mot « imbécile » vient du latin « imbecillus » qui désigne celui qui a besoin de s’appuyer sur un bâton (bacillus) pour marcher. Dans l’acception moderne du mot, le bâton est évidemment à prendre dans un sens métaphorique : disons, tout ce qui nous vient du monde, des autres, et qui nous soutient et nous aide à avancer. Les imbéciles sont donc l’immense majorité ; je dirais pour ma part qu’ils se confondent avec la totalité du genre humain. D’ailleurs Coluche, reprenant Tristan Bernard, ne s’est-il pas exclamé : « Au secours, les khôns nous cernent ! » ?

Jean dit: à

Les imbéciles sont donc l’immense majorité ; je dirais pour ma part qu’ils se confondent avec la totalité du genre humain. (mouaïe)

A défaut d’être tous des assassins, nous sommes donc tous des imbéciles. Les plus redoutables étant ceux qui se croient plus intelligents que les autres (suivez mon regard).

E..... dit: à

Il nous semble que le merveilleux :
« Au secours, les crons nous cernent !  »
Coluche le tirait de Tristan Bernard, qui l’avait entendu de la bouche même de Louis Capet, lequel le tenait d’Henri Jeanson.

E..... dit: à

Pour saluer Georges JOUVIN

Mort à 93 ans, il y a trois jours, le trompette d’or, surnommé « Le Miles DAVIS des HLM », était célèbre pour avoir dit du nègre concurrent jazzeux, en réponse à une crapule journalistique qui l’avait poussé à bout :
« Miles Davis ? …. Il joue faux ! »

Nicolas dit: à

Tremblez Bérénice parce que seul des incultes comme Jean peuvent penser des choses. Penser à travers son regard vitreux et regarder la face du monde comme un urimiroir, quand reste t’il? Des élucubrations.

William Legrand dit: à

Madame Vernoglia : « tout à l’heure, poursuivi par des migrants au Camp à Nella, JC a tenté de se réfugier chez Mme Pessoa qui l’a viré à coups de pied dans le derna, les gens rigolent « 

William Legrand dit: à

Madame Verniglia, bien sûr, excuses

Sergio dit: à

Mais l’intelligence ça existe pas ; c’est un état du système intellectuel à un moment donné. Mais ça se possède pas comme l’emprunt russe…

Déjà que dans les boîtes de pastilles Vichy ça prend la baille…

Sergio dit: à

Le problème du regard vitreux c’est surtout quand la vitre a pas vu de Pliz depuis quinze ans c’est un bloc de poussière agglomérée elle peut même plus se casser…

Sergio dit: à

boudegras dit: 27 octobre 2016 à 10 h 51 min
amayerdingue

Boh c’est encore bien convenu comme dirait Clopine…

Jean dit: à

Sergio dit: 27 octobre 2016 à 14 h 31 min

Mais l’intelligence ça existe pas

En dépit de tous les tests de Q.I. du monde, l’intelligence comme don indépendant de tout le reste, en effet, ça n’existe pas. On oublie toujours que, lorsqu’on fait preuve d’intelligence, c’est qu’on a (à un moment donné) l’intelligence DE quelque chose. Cette capacité, on ne la possède pas une fois pour toutes ; un enfant de cinq ans peut avoir de certaines choses une intelligence qu’il ne possèdera plus dix ans plus tard ; on n’a pas non plus la même intelligence que son voisin ; un vagabond, adepte de l’école buissonnière, aura une intelligence de certains aspects du monde naturel ui passeront toujours au-dessus de la tête d’un docteur ès lettres. Certains romans de Giono montrent très bien ça.

Sergio dit: à

Halor voilà l’affaire : quand on disait « de par le roi », ça voulait baliser seco l’ami je veux ; mainenant si on s’égosille « au nom du président de la république », tous les types se tiennent uniquement les côtes pendant des quarts d’heure !

christiane dit: à

Pour sortir un peu des batailles d’ego surdimensionné, à lire, dans le Magazine Littéraire de novembre, un entretien accordé à « Javier Cercas ». Le roman et son point aveugle de Cervantès à Flaubert… vers Mario Vargas Llosa. Cervas évoque cette « zone d’obscurité au cœur de la littérature(…), cette brèche qui permet au lecteur de s’engouffrer dans l’espace créé par l’ambiguïté. » C’est passionnant.

Jean dit: à

cette brèche qui permet au lecteur de s’engouffrer dans l’espace créé par l’ambiguïté. » C’est passionnant. (Christiane)

Je n’en doute pas et le lirai avec d’autant plus d’intérêt que ce que dit là Javier Cercas me paraît recouper (en plus de mes réflexions personnelles sur un thème qui me tient à coeur, celui de la place du lecteur dans l’événement — l’avènement — de la création littéraire) mes observations récentes, à la faveur de ma lecture de « la Montagne magique », de Thomas Mann, sur les interférences, les rencontres, entre mes préoccupations personnelles, ma culture (philosophique et scientifique notamment), mes affects, mes souvenirs, mon imaginaire et le récit, ses personnages, ses dialogues, ses décors, ses circonstances.

Jean dit: à

cette brèche qui permet au lecteur de s’engouffrer dans l’espace créé par l’ambiguïté. »

« s’engouffrer », c’est le mot qui me paraît convenir. Ce que j’aimerais savoir, c’est ce que Javier Cercas désigne au juste par « ambiguïté ».

Rowan Oak dit: à

16:48, Javier Cercas, j’aime beaucoup cet écrivain, particulièrement « Les lois de la frontière » (actes sud)

D. dit: à

Quel âge j’avais lors de ce petit-déjeuner? Peut-être 25 ans…
C’était dans un café de St Germain-des-près, je pense qu’il était chez Deneuve. Sans se connaître on s’est trouvé à des tables voisines, à manger les mêmes croissants. On a parlé de tout et de rien, du quartier etc…pendant près d’une heure. Il m’a demandé ce que faisais, je lui ai demandé à mon tour et c’est comme ça que j’ai su qu’il était dans le cinéma et qu’il avaut une grande fille dedans aussi.
Quand il fut parti, le garçon de café m’a dit que c’était Marcello Mastroiani, je lui ai dit ah bon ? Et je me suis renseigné sur qui il était et j’ai appris comme ça qu’il était assez connu.

christiane dit: à

@Jean dit: 27 octobre 2016 à 17 h 10 min
Quand on lit l’entretien en entier on comprend ce qu’il désigne par ces mots. (peut-être que Passou nous l’offrira sur la RDL puisqu’il est celui qui conduit l’entretien…).

je repassais par ici dit: à

le figaro

Adélaïde de Clermont-Tonnerre a remporté le Grand prix du roman de l’Académie française pour Le dernier des nôtres, publié chez Grasset, a annoncé aujourd’hui l’Académie.
Elle a été choisie au premier tour par 11 voix contre 5 à Benoît Duteurtre (Livre pour adultes) et 3 à Sylvain Prudhomme (Légende).

et, que dalle ! qq1 connait (l’a lue ? merci)

Pat V dit: à

Et le buzz du prix Femina, Christiane, vous êtes au courant?

christiane dit: à

@Pat V dit: 27 octobre 2016 à 17 h 58 min
Non, pas au courant… Marcus Malte ? (Le garçon (Zulma). Où est le problème ?

christiane dit: à

@D. dit: 27 octobre 2016 à 17 h 25 min
Et plus tard… que lui auriez-vous dit ? le monde des rencontres est parfois étonnant…

gontrand dit: à

« on n’a pas non plus la même intelligence que son voisin ; un vagabond, adepte de l’école buissonnière, aura une intelligence de certains aspects du monde naturel ui passeront toujours au-dessus de la tête d’un docteur ès lettres. »

Vous confondez intelligence et compréhension, Jean. Le plus simple est d’accepter la définition standard de l’intelligence: l’intelligence est ce que mesure les tests d’intelligence, autrement dit des tests qui, s’il sont bien fait, mesurent les performances des individus en face de problèmes de logique conçus pour dépendre le moins possible du conditionnement social et de l’éducation. Autrement dit, ils sont excellents pour prédire les résultats d’un individu dans les sciences dures.

Mais il est certain qu’un type doté d’un QI de 160 pourra ne rien comprendre à une situation dont un clochard qui vit dans la rue depuis 20 ans comprendra immédiatement la dangerosité.

furet dit: à

bérénice dit: 27 octobre 2016 à 19 h 24 min

merci ! ‘je n’avais pas pris la peine d’aller fureter de decidela merci bérénice (jolie, elle est)
MAIS quelqu’un-e l’a lue ?

Diagonal2 dit: à

Je pense que le grand ménage a commencé, il était temps avant la dernière ligne droite du prix.

Janssen J-J dit: à

Parmi les quatre restants en lice, je donne ma voix à gaël faye, qui a écrit un merveilleux petit roman « petit pays ».

Paul Edel dit: à

diagional 2
L’élimination de Luc Lang, superbe roman de la rentrée avec «au commencement du septième jour » est une faute devant l’histoire actuelle du roman français. Je reste médusé devant une telle élimination. par ailleurs, papier de moraline ignoble dans le monde contre Catherine Cusset qui ne merite pas ça.

Delaporte dit: à

Je n’ai pas encore lu Le Monde, le supplément littéraire, mais c’est évidemment une lecture à bannir quand on aime vraiment la littérature. Repliez-vous sur le Figaro littéraire qui se lit avec plaisir.

la vie dans les bois dit: à

@Paul Edel, à 20 h 13 min

Ah bon.
l’article du Monde, à propos du livre de Cusset, -merci à lui de la signaler, va pas être déçu du voyage-, finaliste Goncourt, qui se termine par , en gros: « il manque à cet auteur un peu d’empathie pour le sentiment tragique de la vie ». S’il est bien question dans ce que dit Paul Edel de la chronique de Loret.
Le titre, « l’autre qu’on adorait », me semble plus correspondre à une chanson de Ferré, quand on n’a pas lu Guibert.
Mais le problème « littéraire » n’est pas là.

la vie dans les bois dit: à

Le problème « littéraire » ce Cusset est le même que celui que pose la lecture de Ph. Claudel, exemple pas choisi au hasard, avec son  » l’arbre de Toraja », où l’auteur/personnage d eroman passe trois nuits pendu sur le rocher, à proximité du corps de son ami, sans que cela lui déménage les neurones, plus que ça. A peine une chanson des Stones… si, si.

Une histoire d’amitié , véreuse, unilatéralement.
Si Cusset met une part d’auto-bio dans ce roman, alors, il faut se rappeler ce que lui a dit cet « ami », dont elle avait déjà « violé » l’intimité, histoire de faire de la littérature: chacun a droit à une vie intérieure.

la vie dans les bois dit: à

Et pour tout dire, je suis plutôt contente que ce très beau livre de Jean-paul Dubois,  » la succession » ne soit pas donné aux Goncourt, dont on se demande si leur caractère psychopathique, ie, sans humanité, ne préside pas à une dé.co.nn.exion totale des lecteurs lambda.

Jean Langoncet dit: à

A peine une chanson des Stones… si, si.

(Ces brelles lyophilisées devraient dédier leur prochaine tournée à Taylor plutôt que de se confondre en un véreux hommage un tantinet tardif à Jones … Scotch Brite : https://www.youtube.com/watch?v=G0fcqfgJJeE )

la vie dans les bois dit: à

Langoncet, la chason des Stones qui faisait  » rocker » Ph. Claudel était  » Gimme shelter ».

Sympa non, le prix de l’Académie pour une de Greenwich Village ?

Jean dit: à

Delaporte dit: 27 octobre 2016 à 20 h 43 min

Je n’ai pas encore lu Le Monde, le supplément littéraire, mais c’est évidemment une lecture à bannir quand on aime vraiment la littérature.

Je ne serais pas aussi radical que vous, mais j’avoue être souvent déçu et par les choix des objets et par la teneur des articles. Sans vraiment pouvoir m’expliquer avec plus de précision les raisons de ma déception. L’ensemble me paraît un peu gris. N’étant pas un lecteur du « Figaro », je manque de ce point de comparaison.

de nota dit: à

« La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue. Je n’avais jamais été fétichiste avant ce jour de mai et si j’avais dû me concentrer sur une partie de l’anatomie féminine, j’aurais spontanément choisi les fesses, l’entrejambe, la gorge ou peut-être le visage, certainement pas les pieds. Je ne les remarquais que s’ils étaient moches ou mal tenus, ce qui n’arrivait pas souvent. J’avais la chance d’être aimé des jolies femmes et je mettais un point d’honneur à répondre à leur affection. C’était justement le sujet de notre conversation…
« Il te les faut toutes mon vieux, s’agaçait Marcus avec qui je déjeunais. C’est à croire que tu veux planter ton drapeau sur chaque satellite féminin de ce système solaire ! » Mon ami et associé, qui avait du mal à en séduire une seule, ajouta : « Tu t’assois quelque part, tu regardes, tu bois des verres et hop ! Au bout d’un quart d’heure il y en a déjà deux qui te tournent autour et se trémoussent. »
Il ouvrit de grands yeux, la bouche en cœur, pour imiter l’effet que j’étais supposé produire sur les filles, moment que choisit l’une des serveuses, une petite brune timide et potelée, pour me sourire.
« C’est exaspérant, s’indigna Marcus. Si j’étais elle, j’aurais plutôt la frousse de t’approcher. Avec ta dégaine de géant, ta tête slave et tes yeux délavés…
— Mes yeux ne sont pas délavés ! Ils sont bleu clair…
— Ils sont délavés. Les miens sont bleus, et ils ne leur font pas du tout le même effet. Elles adorent me raconter leur vie, leurs malheurs, leurs parents et leur première dent. J’écoute leurs confidences pendant des semaines, je suis sur le point d’arriver à mes fins, et toi, en un quart d’heure tu deviens leur amant.
— Je ne t’ai jamais piqué personne !
— C’est pire ! Tu ne fais rien pour me les piquer et elles te tombent dans les bras…
— Si tu me disais celles qui te plaisent, je ne les regarderais même pas.
— Je ne veux pas d’une copine qui m’oublie à la minute où tu entres dans la pièce… Elle perd toute valeur pour moi. »
Le portrait que Marcus faisait de moi était très exagéré. Je ne me contentais pas de m’asseoir en attendant qu’elles se jettent sur moi. Je me donnais le mal qu’il fallait pour les avoir. Je lui avais répété mes règles d’or, mais mon approche directe lui semblait « simpliste ». Il préférait excuser sa propre timidité par mon prétendu magnétisme. Il était pourtant plus riche que moi, mais ses principes lui interdisaient d’utiliser cet avantage. Il se ligotait dans un schéma mental compliqué alors que les femmes sont, contrairement à ce que l’on dit, prévisibles. Pour coucher avec une fille, il faut :
A/ Trouver ce qu’elle a de beau – car il y a de la beauté en chacune d’entre elles – et lui montrer que vous l’admirez ;
B/ Demander, voire quémander du sexe ;
C/ Toujours ajouter à cette demande suffisamment d’humour pour ne pas perdre la face quand elle vous dit non ;
D/ Rester simple et concret en évitant de lui envoyer trois pages de citations littéraires qui vous feront passer pour un détraqué. »

je soumets ces premières lignes d’un roman à la docte, érudite et fraternelle assemblée des erdéliens, afin de partager avec elle mon enthousiasme pour cette prose qui fait honneur et à la littérature française et à la psychologie. Je signale que l’écrivain qui peut désormais s’enorgueillir du prix de l’Académie Française qui vient de lui être décerné répond au très proustien nom d’Adelaide de Clermont-Tonnerre, et c’est là tout ce que nous avons pu trouvé de proustien, jusqu’à plus ample informé…

Widergänger dit: à

Pour ma part, je ne partage pas du tout la passion de Paul pour le roman de Luc Lang. Beaucoup trop de défauts, que j’avais évoqués sur son site Près loin. On ne va pas y revenir ici.

Jean dit: à

Vous confondez intelligence et compréhension, Jean. (Gontrand)

Je ne crois pas. Je vous renvoie à l’article « intelligence » du « dictionnaire historique de la langue française », d’Alain Rey. Après avoir rappelé que le mot vient du latin « intelligentia » qui désigne la faculté de connaître et de comprendre. L’auteur indique que, depuis le XVIIe siècle, le mot désigne la qualité d’un être capable de comprendre.

bérénice dit: à

« l’autre qu’on adorait »,

LVDLB, il est vrai que la chanson est émouvante, fou ce que ce peu de mots peut retourner en nous, l’impression d’être un champ avant l’hiver quand plus rien ne germe. Le problème de l’exploitation de la vie des autres, des proches est récurrent en littérature et au cinéma et a ouvert quelques procès. Cependant je ne vois pas quel rapprochement peut voir le jour entre le suicide d’un être sensible, brillant mais bipolaire et un jeune homme sensible, brillant qui a eu la malchance d’être contaminé au début de l »épidémie et en fit quelques livres avant de mourir douloureusement. Les deux n’ont pas choisi d’avoir à trop souffrir comme point commun.

D. dit: à

De Clermont-Tonnerre est une maison ducale, ce qui est plus que pas rien.
N’oublions pas que seul les maréchaux et les cardinaux ont le même rang protocolaire que les ducs.

Jean dit: à

Est-ce que quelqu’un sait si le beau roman de Philippe Forest, « Crue », qui avait bénéficié d’une très bonne réception critique lors de sa sortie à la fin de l’été, figure dans les listes de candidats aux divers prix ?

D. dit: à

Cela-dit l’extrait que je viens de lire ne m’emballe aucunement. C’est écrit. Sans plus.

bérénice dit: à

De Clermont-Tonnerre est une maison ducale

Rangez votre admiration ambitieuse ou votre ambition admirative, cette femme n’est pas de votre monde!

D. dit: à

Au milieu du XXème siècle subsistait encore une poignée d’écrivains dont l’élégance de style vous emportait réellement.
C’est fini et bien fini, les lauréats des prix nous le disent et redisent par leur écriture qui se veut directe, contemporaine et moderne mais ne parvient pas à vous emporter pour ne pas dire transporter.

D. dit: à

Vous ne savez visiblement pas qui je suis, Bérénice. Protocolaire-ment je me place au-dessus de « cette femme ». Cela vous dit quelque chose ?

bérénice dit: à

D il faudra le lire mais l’extrait n’est pas dénué d’humour.

D. dit: à

Christiane, pour vous répondre, j’ai depuis regardé quelques films où Mastroiani jouait et cela ne ma pas emballé plus que ça. Je ne lui aurais pas dit par égard pour lui.

bérénice dit: à

D, vous seriez un prince si votre arrière grande famille n’avait pas du fuir? J’ai vérifié , il n’y a au dessus du duc que le prince, le roi, l’empereur, Dieu.

Widergänger dit: à

À propos de Javier Cercas
« Pour le symbole vivant d’une rébellion salutaire, la victime expiatoire d’un système frelaté, ou les zones d’ombre de sa propre jeunesse ? Un écrivain, chargé de raconter l’histoire, recueille au cours d’entretiens divers les souvenirs et impressions des protagonistes. Lui-même cherche la vérité inattendue et universelle du romancier : l’ambiguïté. »
______
Le roman se passe à Gérone, en Espagne. Grande cité de la Kabbale juive aux noms prestigieux qui sont enterrés dans le grand cimetière de Safed, avec son magnifique ancien quartier et son musée juif, vraiment exemplaire. On y mange très bien pour pas cher en plus.

L’ambiguité, c’est qu’on ne sait jamais où se trouve la frontière entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux. La vérité reste ambiguë. Je lirai ce roman pour découvrir les quartiers malfamés de Gérone, que je ne connais pas.

Widergänger dit: à

Il y a des chances que ce soit Régis Jauffret, qui est un romancier vraiment intéressant. Et qui s’attaque à des sujets difficiles.

D. dit: à

Le lire signifie l’acheter. Pour l’instant du moins. Raisonnablement je ne peux pas acheter ça, Bérénice. Quant on sait qu’une littérature exceptionnelle existe, on va et retourne vers celle-ci qui plus est est moins chère voire gratuite. Et pourtant j’ai de l’argent mais j’ai toujours cette impression désagréable de gâchis.
Vous avez-vu ? J’ai fait « est-est ».

Jean dit: à

Je vous renvoie à l’article « intelligence » du « dictionnaire historique de la langue française », d’Alain Rey.

Il vient d’en sortir une nouvelle édition, mise à jour (addition de nombreux mots). Ses articles sont (ont toujours été) un régal pour qui s’intéresse aux évolutions de sens . Puisqu’il était récemment question ici du concept de nation, Rey indique une date capitale dans l’histoire du mot, l’arrêté du 23 juillet 1789 qui définit la nation comme la « personne juridique constituée par l’ensemble des individus composant l’Etat « . Date majeure, à coup sûr, dans l’histoire du droit politique. Cette définition « a minima » a le mérite, à mes yeux, de donner à l’idée de nation un contenu exclusivement politique. La nation, ce n’est pas autre chose que la personne morale constituée de l’ensemble des citoyens jouissant pleinement de leurs droits civiques, et rien d’autre. En ces temps de débats saumâtres sur l’introuvable « identité nationale », le rappel d’une telle définition semble utile.

D. dit: à

J’ai deux titres, Bérénice. Je suis Prince-consort par alliance et c’est le moindre, en effet je suis au-dessus de Maréchal dans un ordre tenu secret. Mais je ne peux guère vous en dire plus.

berguenzinc dit: à

Je lis « Tabasco et mantilles » du grand Sean O’Flanahan, paru à Talahassee en 1939 chez Hot Chicken & Tabouley.

splendide !

Widergänger dit: à

« L’élégance du style » est une expression trop vague pour signifier quoi que ce soit quand on évoque le style d’un écrivain. Cette expression peut aussi bien désigner le style du cardinal de Retz que celui de Chateaubriand ou de Malraux. Autrement dit, on n’a rien dit en parlant de l’élégance d’un style. Le style de Céline aussi est élégant, celui d’Aragon. Mais ça ne veut rien dire, cela n’a aucune pertinence critique.

Un style, quel qu’il soit, vise d’abord et avant tout, à nous faire sentir un certain rapport au monde du narrateur. Le lecteur saisit d’emblée la différence de rapport au monde quand il lit Kafka ou Céline. Ce n’est pas du tout le même type de rapport au monde. Le style de Céline marque la rébellion à l’égard des valeurs instituées, et le dénigrement systématique de se qui passe pour estimable; chez Kafka, le caractère neutre de son style a pour but de faire ressortir la constante étrangeté des situations rencontrées sans qu’on sache jamais si l’on est dans la rébellion, l’acceptation et l’indifférence.

Un style n’a pas à être « élégant » ou pas, il est pertinent ou pas au regard du projet littéraire de chaque écrivain. C’est à l’aune de son projet qu’on peut et est en droit de le juger, mais jamais en fonction d’une norme d’élégance qui ne dépend que des goûts du lecteur et de sa subjectivité. L’élégance, à cet égard, peut être très académique, convenue et sans créativité, alors que le style d’un Céline est, lui, bourré d’inventions stylistiques précisément qui font sa gloire littéraire à juste titre.

Delaporte dit: à

Je ne sais pas si ce nouveau dictionnaire historique de la langue française d’Alain Rey est aussi intéressant que cela. Sous une couverture hideuse et de mauvais goût, c’est surtout une reprise d’éléments étymologiques qui figuraient déjà dans tout dictionnaire, mais narré avec le savoir-faire radiophonique de l’auteur. On n’apprend pas grand-chose là-dedans, c’est du moins mon avis après l’avoir consulté sur divers mots qui m’intéressaient. Mais c’est une emplette qui vous coûtera près de cent euros pour Noël, si vous vous laissez avoir…

Widergänger dit: à

Comme disait GAG à une de ses collègues d’alors (la scène m’a été rapportée par une tierce collègue un jour dans la salle des profs où nous parlions de lui puisqu’elle l’avait connu dans un autre collège où GAG enseignait alors l’allemand), en plein conseil de classe, à propos d’un élève qualifié abusivement de bête par la première : « Madame, s’exclama soudain GAG, personne ne sait ce qu’est l’intelligence. » Et il avait fichtrement raison.

Maintenant gontrand a raison aussi dans la mesure où les tests ont pour fonction de sélectionner un type d’intelligence qui importe quand même énormément surtout à l’École, à savoir la logique et la capacité d’abstraction. Dans toutes les disciplines, ce sont les mêms processus cognitifs qui sont en jeu, le même type d’intelligence. En français, c’est un peu plus compliqué parce que s’y mêlent en plus de la logique pure comme en mathémathiques, la sensibilité, la connaissance ou pas des codes culturels et normatifs, et ce que Voltaire appelait le goût.

Il est bien évident que la grande philosophie comme les mathématiques de haut niveau relèvent d’une grande capacité d’abstraction. Mais un grand ébéniste du XVIIIè siècle n’en est pas moins intelligent mais relève sans doute d’une autre forme d’intelligence.

Paul Edel dit: à

Voilà ce que Mauvaise Langue écrivait sur mon blog « près loin » à propos de sa lecture de Luc Lang.
je l’en remercie d’avoir pris la peine et le temps d’acheter et de lire ce roman que je trouve au dessus du lot de la rentrée littéraire actuelle.
« Oui, je pense aussi que ce gros livre, avec tous les défauts que nous avons relevés, et en dépit de certaines qualités indéniables dans l’innovation d’un style original voire même d’un style comme vision du monde, ne laissera pas grandes traces dans l’histoire littéraire.
Et ses défauts amènent à douter du sérieux du travail d’édition dans les publications contemporaines. Pour moi, des pages entières relèvent de l’écriture scénaristique mais pas de la littérature. Ce livre a juste mis un pied dans le temple, voire même juste le gros orteil…
Il faudrait le reprendre entièrement et le réduire à deux cents à deux cent cinquante pas maxi, avec tantôt un style plus nerveux, tantôt des effets d’angoisse par ce style à trou comme il le pratique parfois si bien, qui juxtapose des syntagmes ou des phrases dans un style paratactique parfois très efficace. »
PS à WGG . bien sur Régis Jauffret est « interessant ». il écrit souvent un ton au dessus de ses capacités. ce survoltage est quand même agacant.et donne un coté artificiel à sa prose.

Delaporte dit: à

L’intelligence est importante, mais ce n’est qu’un outil. L’important réside dans la sensibilité, le goût, le coeur. Il me semble que l’Education actuelle n’est intéressée que par une espèce d’intelligence formatée, un produit humain standard. Et c’est catastrophique, mais certes plus facile que de faire reposer les chose sur la vraie sensibilité.

Pastisomètre dit: à

des bonnes feuilles de cet empaffé, il n’en reste guère. à qui la plume en automne?

Jean dit: à

mais narré avec le savoir-faire radiophonique de l’auteur (Delaporte)

Je vous trouve dur ! Rey s’y montre tout de même capable de performances d’une autre qualité que celle de ses interventions radio/télé. Ceci, dit, il est bon de comparer, ce que j’ai fait en consultant l’article « nation » du TLF (en ligne). Je le trouve remarquable, plus complet sans doute, plus méthodique et plus riche que celui d’Alain Rey, mais celui-ci soutient, à mon avis, la comparaison, grâce à la qualité de son écriture, à sa façon très personnelle de soutenir l’intérêt de son lecteur.

Widergänger dit: à

C’est un tout. L’intelligence n’est pas du tout secondaire dans la mesure où elle définit la Raison humaine universelle qui est essentielle à l’homme. La sensibilité est aussi une forme d’intelligence et une forme de rationalité. Quand on étudie le style d’un écrivain, force est de constater que son style obéit à une forme de rationalité qu’on peut parfaitement bien analyser pour en faire ressortir les formes d’une sensibilité.

la vie dans les bois dit: à

« bien sur Régis Jauffret est « interessant ». »

bien sûr, bien sûr.
On va attendre de voir comment cette épistolerie sans intérêt,  » les cannibales », prend tournure pour la critique germano-pratine. Régis, finalement assez épuisant quand on a passé des journées entières dans les arbres. Ah.

Jean dit: à

Delaporte dit: 27 octobre 2016 à 22 h 47 min

L’intelligence est importante, mais ce n’est qu’un outil. L’important réside dans la sensibilité, le goût, le coeur.

Il me semble que l’intelligence du coeur, cela existe. Cette directrice de collège qui qualifiait une élève de « bête » ne devait pas en être remarquablement dotée. Si l’on définit l’intelligence comme la faculté de comprendre, il est clair que, dans bien des cas, l’aptitude à la sympathie, à l’empathie est une condition sine qua non de l’intelligence.

Delaporte dit: à

Le « style obéit à une forme de rationalité qu’on peut parfaitement bien analyser pour en faire ressortir les formes d’une sensibilité »

Je suis dubitatif… Un style est toujours peu réductible à une analyse mécanique de sociologue.

Widergänger dit: à

Oui, mais alors là, Paul, il y aurait beaucoup à dire en général sur cette idée fort passionnante au demeurant de « survoltage », comme vous dites.

Vous avez peut-être raison. Mais si l’on prend ce critère d’appréciation, alors le style de Th. Bernhard aussi est survolté. Vous comprenez ?

Le problème n’est pas qu’un style soit « survolté » ou pas, « artificiel » ou pas. Le problème c’est : son survoltage correspond-il à quelque chose ou pas ? Est-il pertinent ou pas. Le survoltage de Céline comme de Th. Bernhard, correspondent chacun à leur manière à une position humaine dans le monde : la révolte, la rébellion contre l’horreur et l’injustice, la colère face à l’horreur du monde, une colère métaphysique même. Donc dans ce cas, le survoltage est justifier et passe pour « naturel ».

La question est donc de savoir si le survoltage chez Jauffret correspond à quelque chose de réel, d’humain qui le justifie, ou pas. Je n’ai pas la réponse.

Delaporte dit: à

Jean dit: 27 octobre 2016 à 22 h 57 min
Je suis plutôt d’accord avec vous, mais dans « intelligence du coeur », ce qui prime, c’est « coeur ».

Jean dit: à

Si l’on définit l’intelligence comme la faculté de comprendre (moi)

Au sens large. Ce qui permet, à mon avis, d’étendre l’intelligence au-delà des bornes de la raison. L’intelligence de mon chat le rend capable de comprendre des tas de choses que je ne comprends pas (ou que je comprends autrement). Oui, l’intelligence est un mystère, infiniment subtil. Elle n’est pas l’apanage exclusif de l’être humain. Elle est partout dans le monde vivant, et peut-être même au-delà.

Widergänger dit: à

Le style d’un écrivain a peu à voir avec la sociologie, Delaporte. Par définition. Le style, c’est une façon de sentir le monde. Un grand écrivain est celui qui a réussi à mettre au point une machine formidable à exprimer sa façon de sentir le monde. Cela relève d’un extraordinaire travail sur soi-même d’abord, pour devenir conscient de la manière dont on sent les choses. Ce qui n’est pas donné naturellement. Il faut le vouloir, il faut y travailler, et persévérer. Un style, cela met des années à se former. On ne devient pas Flaubert ou Proust par un coup de baguette magique, c’est clair. Proust a d’abord commencé par imiter le style des autres pour au final élire le sien propre. Et élire un style est un tour de force, un forçage du destin et des normes. Un style a besoin d’etre justifié par mille et une technique, ce n’est pas gagné d’avance. On peut d’ailleurs analyser chez chaque écrivain comment il s’y prend pour justifier aux yeux du monde le fait de prendre la parole pour parler. Domique Maingueneau a écrit tout un bouquin passionnant sur le sujet.

Delaporte dit: à

« Le style d’un écrivain a peu à voir avec la sociologie, Delaporte. »

C’est ce que je me tue à vous dire, Wgg.

Pat V dit: à

« Un style n’a pas à être « élégant » ou pas, il est pertinent ou pas au regard du projet littéraire de chaque écrivain. C’est à l’aune de son projet qu’on peut et est en droit de le juger, mais jamais en fonction d’une norme d’élégance qui ne dépend que des goûts du lecteur et de sa subjectivité. L’élégance, à cet égard, peut être très académique, convenue et sans créativité, alors que le style d’un Céline est, lui, bourré d’inventions stylistiques précisément qui font sa gloire littéraire à juste titre. »

Mais wgg, c’ est bien la pertinence à réaliser son projet qui fait que le style est « élégant »! C’ est aussi pour cela que l’ on parle chez les mathématiciens de l’ élégance d’ un raisonnement, cette ligne la plus directe et efficace pour arriver au résultat voulu. Idem pour un vêtement porté avec élégance, lorsque la morphologie est sublimée par la manière de porter ce vêtement.

Widergänger dit: à

Mais vous parliez comme si je me plaçais du point de vue sociologique. Alors que pas du tout ! D’où mon commentaire, et ce commentaire que vous m’obligez d’écrire sur mon précédent commentaire pour vous faire comprendre votre erreur de lecture de mon commentaire d’avant…

Chaloux dit: à

« Le style d’un écrivain a peu à voir avec la sociologie ».

Ah bon? Je vois que la machine à graver des sottises plus grosses qu’elle est repartie pour un tour.

Ci-dessous, le magnifique prélude de la suite de Gustave Samazeuilh.

https://www.youtube.com/watch?v=9Eiw49-avd0

Jean dit: à

Sur l’affaire du style en littérature, beau et motivant compte-rendu de Jean Birnbaum (« le Monde des livres du 21 octobre) sur le dernier livre de Marielle Macé  » Styles, critique de nos formes de vie « , ou quand le style de l’écrivain rencontre les styles de vie, pour les décrire, les critiquer,les juger.

Delaporte dit: à

Widergänger dit: 27 octobre 2016 à 23 h 16 min
Il me semble donc que le style échappe de fait à toute rationalité.

Chaloux dit: à

Toujours se souvenir de la formule d’Antoine Compagnon dans un de ses cours sur Proust au Collège de France.

« On se croyait original et l’on s’aperçoit que l’on n’est que typique ».

Chaloux dit: à

« Le style de Céline marque la rébellion à l’égard des valeurs instituées, et le dénigrement systématique de se qui passe pour estimable »

Celle-là n’est pas mal non plus. Mais pourquoi perdre son temps à commenter ces pensées d’almanach? Mieux vaut aller se coucher.

Albablablalmanach…

Widergänger dit: à

Le style, ce peut être aussi un écran.

Par exemple le style de Pascal dans les Pensées ne reflète pas vraiment l’homme Pascal, dont on ne sait jamais au vrai quel est sa position personnelle sur tel ou tel problème philosophique qu’il aborde. Parce qu’il est pris dans une stratégie qui vise à déstabiliser l’adversaire, à savoir le libertin. Il se place donc toujours d’emblée du point de vue propre à le plonger, de son propre point de vue à lui (et pas à Pascal), dans le plus grand embarras possible. Mais on ne sait jamais si Pascal croit vraiment à ce qu’il dit, qui n’est, la plupart du temps, que probable.

En revanche dans les Provinciales, il est probable (sans que ce soit certain non plus) que l’ironie terrible dont il use à l’égard des Jésuites, traduise un trait pertinent de son caractère. Un catactère extrêmmeent sûr de son génie et de la critique virulente qu’il adresse aux Jésuites de son temps. Là, on peut sentir l’homme Pascal à travers son style. Mais c’est beaucoup moins évident pour les Pensées, où il reste caché derrière les formules éblouissantes qu’il emploie dans un style qu’il s’efforce de rendre le plus naturel possible. Alors que derrière, agit bien sûr sa formidable intelligence qui vise à renverser les a priori du libertinage, et la colère maîtrisée de Pascal contre le libertinage et ce qu’il implique de scandaleux à ses yeux, et d’insupportable.

Widergänger dit: à

Arrêtez donc de dire des fadaises, Delaporte. Vous niez qu’il existe des millers de volumes critiques qui analysent le style des écrivains, c’est ça ? Ce n’est pas sérieux.

rose dit: à

Je n’argumenterai pas plus que cela parce que j’ai autre chose à faire :
Jean dit: 27 octobre 2016 à 22 h 57 min
Delaporte dit: 27 octobre 2016 à 22 h 47 min

(…) » l’aptitude à la sympathie, à l’empathie est une condition sine qua non de l’intelligence. »

Vous me faites penser à trois personnes : une, que je ne connais pas, affalée sur son canapé, geignant « mais je l’aime »; Il a violé sa fille aînée des années durant ; enfant adoptée, ai-je appris récemment, mais qu’est ce que cela excuse ?

Une autre que je ne connais pas non plus : vieil homme de 72 ans ayant violé les deux soeurs longtemps (trop longtemps, en tout cas). La petite pas crue par sa mère, aide soignante de nuit, laissant ses filles sous la garde du gentil voisin ; la cadette confiant ce drame finalement lors d’une fête de famille à une tante, ou marraine. Enfant mutique devant moi, douze ans. C’était donc avant. Grande soeur obèse elle.

La troisième ; je ne peux m’arrêter à la troisième, la liste est longue. Je cesse donc.

Ce qui me tue, dans votre commentaire, c’est la non conscience de l’ampleur de vos actes délictueux. Et vous réclamez empathie et sympathie ?
Je ne suis pas votre alliée dans vos actes délictueux.

Mais, dans quel monde vivez- vous ?

Je crois que vous faites grossière erreur.

Nota bene : sur la tombe de Pagnol, avais admiré Pagnol et les siens. Jacqueline vient récemment de le rejoindre sous cette pierre tombale d’une simplicité extrême (mais Brassens c’est pire encore).

Et puis ce soir, ai pris un café avec Marius et Fanny, sur le vieux port.

Pas de souci : ils sont là, bien là et en pleine forme. Elle a élevé le petit toute seule, mais vay…il avait fort à faire perché sur les haubans à prendre des ris lors des tempêtes mémorables, le Marius. Et cela lui a permis, à elle, de l’aimer un peu moins, parce que, quel couillon, celui-là, ce Jean de la lune !

Du coup, je me fais du souci pour vous.
Tant pis pour moi.

versus dit: à

Mais Wgg, c’ est bien la pertinence à réaliser son projet qui fait que le style est « élégant »! C’ est aussi pour cela que l’ on parle chez les mathématiciens de l’ élégance d’ un raisonnement, cette ligne la plus directe et efficace pour arriver au résultat voulu. Idem pour un vêtement porté avec élégance, lorsque la morphologie est sublimée par la manière de porter ce vêtement.

Jean dit: à

Delaporte dit: 27 octobre 2016 à 23 h 20 min
Il me semble donc que le style échappe de fait à toute rationalité.

Ah non, sûrement pas. Il obéit déjà à une première rationalité, évidente, celle de la langue. Qu’il obéisse à d’autres formes de rationalité, complexe, fuyante, difficile à cerner, cela me paraît certain. Quelle est, en revanche, la part d’irrationnel dans un style, et en quoi cet irrationnel consiste-t-il au juste ? Beaux champs de recherche, encore peu explorés.

Widergänger dit: à

Si vous définissez l’élégance de cette manière-là, alors bien sûr vous avez raison. Mais prenez alors conscience que cette définition de l’élégance est en réalité l’exacte opposée de celle que donnait à en tendre D. dans son commentaire.

Delaporte dit: à

Le style de Rimbaud n’était pas embrigadé dans je ne sais quelle rationalité. Aucun de ses lecteurs ne pourrait le prétendre. Et pourtant oui, le style existe, il est quelque chose comme un miracle qui vient du ciel.

Widergänger dit: à

C’est pas que ce n’est pas exploré. C’est qu’il est impossible quasiment de l’explorer, parec que c’est ce qu’on appelle d’un mot cache-misère, le génie d’un écrivain. Le génie d’un écrivain consiste à mettre ensemble des choses qui d’ordinaire ne vont pas ensemble. Lui, non seulement les met ensemble, mais nous fait comprendre que cet assemblage a un sens et correspond à une manière sensible d’appréhender le monde.

C’est ce que Chrétien de Troyes appelait la « conjointure » et Marie de France « remembrer » les membres épars de la matière narrative. C’est mythique, c’est le travail de tout écrivain.

Widergänger dit: à

Le style de Rimbaud a fort bien été analysé par Claudel dans son étude sur la poésie.

Paul Edel dit: à

C’est un plaisir de discuter littérature avec vous,WGG. Quand je dis « survoltage » à propos de Jauffret, je trouve qu’il dynamise, électrocute les situations, accélère son film et me semble d’une certaine artificialité un peu toc parffois, ànd’autres fois, personnelle et vraie.. feu d artifice avec pas mal de passages à l’épate.. quelle vision du monde ? Un désordre social ? une nef des fous ? et puis quoi ?
L’écriture de Thomas Bernhard, elle, est dominée, magistrale, bordée d’une ironie souveraine, implacable et honnête avec de grandes bouffonneries.. et parfois un triomphant éclat de rire devant une petit société étriquée et une bêtise du monde.c’est un aristocrate de l’esprit.
Il jubile et ne » survolte » pas. sa dénonciation d’une Autriche petite bourgeoise catholico nazie des années 4O a le merite de n’etre pas hargneuse ou étriquée, mais large, exprimée avec clarté, sérénité, dignité . ce qu’il dit contre la mondanité culturelle dans « Maitres anciens » ,ce clan Verdurin viennois est marqué par une vraie jubilatoire drolerie.et au fond, comme il l’a dit à une journaliste « pas de vraie méchanceté ».. quelle oreille pour faire progresser ses phrases avec répétitions.. on entend une frappe assez beethovenienne dans sa manière de construire certaines phrases.. ses leitmotiv. c’est une prose qui déconcerte certains mais qui apparait très naturelle dans son partie autobiographique, avec » la cave », « le souffle », « le froid » .Il fait ressurgir comme sa vérité d’une époque car on découvre que les témoins ne savent pas témoigner. Lui, si ! il détient la parole d’une époque et sait la dire. Chez lui une cohérence calme, sereine, pour dire ce qu’il pense de sa vie, du climat nazi de son enfance et des autrichiens. Je ne le trouve pas survolté, mais jupitérien- souriant .dans notre triste époque, leçon magistrale.

versus dit: à

« Un style n’a pas à être « élégant » ou pas, il est pertinent ou pas au regard du projet littéraire de chaque écrivain. C’est à l’aune de son projet qu’on peut et est en droit de le juger, mais jamais en fonction d’une norme d’élégance qui ne dépend que des goûts du lecteur et de sa subjectivité. L’élégance, à cet égard, peut être très académique, convenue et sans créativité, alors que le style d’un Céline est, lui, bourré d’inventions stylistiques précisément qui font sa gloire littéraire à juste titre. » wgg.

Je reprends et répond à votre texte ici recopié. Ce qui veut dire qu’ un style élégant n’ est pas  » très académique  » comme vous l’ écrivez puisque son efficacité remarquable nous évite d’ y reconnaître une lourdeur, une circonvolution, un penchant à la redite, toutes ces marques qui le font être reconnaissable et prévisible…

gontrand dit: à

 » Ce qui permet, à mon avis, d’étendre l’intelligence au-delà des bornes de la raison. L’intelligence de mon chat le rend capable de comprendre des tas de choses que je ne comprends pas (ou que je comprends autrement) »

C’est justement cette dilution que je trouve regrettable. Je me souviens d’un article dans une revue étrangère qui définissait une dizaine d' »intelligences » et qui mettait sur le même plan l’intelligence au sens classique (pour simplifier, un QI rationnel élevé) et d’autres « intelligences », par exemple l’intelligence corporelle, avec un grand footballeur comme exemple. On comprend bien la visée idéologique de ce genre d’étude: tout se vaut, tout le monde est intelligent, un grand footeux comme un prix Nobel de physique.

Je pense malsain de se livrer à cette démagogie. Soyons précis, parlons d’intelligence tout court lorsqu’il s’agit de cela et parlons, par exemple, d’empathie, de compréhension, de flair, d’habileté, de perspicacité…lorsqu’il s’agit de qualités plus émotionnelles qu’intellectuelles.

Widergänger dit: à

Le travail d’un écrivain est semblable au mythe d’Orphée, qui descend dans le monde des morts et perd Eurydice en se retournant, et dont les membres sont dispersés. Blanchot a écrit à ce sujet des pages pertinentes et magnifiques.

Widergänger dit: à

Vous pensez bie, Paul, que je partage complètement ce que vous dites du style de Th. Bernhard, et ce que vous en dites avec tant d’a propos et de justesse, montre, s’il en était besoin, à quel point vous définissez par là même ce qu’est un grand écrivain : la maîtrise, la pertinence, etc.

Aussi, ce que vous dites de Jauffret me paraît-il tout à fait bien pensé. Je ne peux vous répondre parce que je ne le fréquente pas au point de m’être fait une idée bien précise de sa manière. Mais je veux bien vous croire quand vous dites qu’il marche parfois à l’épate. C’est ce qui fait la grande différence en effet avec Th. Bernhard. Mais il est toujours difficile de s’en rendre compte quand on lit naïvement Th. Bernhard tellement les choses sont parfaitement bien en place. On ne s’en rend compte qu’en comparaison avec d’autres écrivains, dont la maîtrise est moindre.

Et là, on peut rejoindre Delaporte ou d’autres quand ils affirment au fond que toute analyse du style d’un écrivain butte sur son génie inexplicable. C’est vrai. Mais la stylistique, si elle est une science humaine enseignée à l’université comme telle, n’a pas pour prétention de statuer sur le génie des écrivains. Elle se contente de rendre compte de leur style sans s’interroger sur l’essence de leur génie, ce qui n’est pas de son ressort. Comme toute science, elle est modeste par définition. Mais ambitieuse quand à ses attendus techniques. Elle n’a jamais prétendu que la technique faisait l’âme.

Jean dit: à

tout le monde est intelligent, un grand footeux comme un prix Nobel de physique. (Delaporte)

Si l’on adopte votre point de vue, on réduit l’intelligence au domaine de la rationalité la plus étroite. Vous parlez d’ailleurs vous-même de QI rationnel supérieur. Vous regrettez qu’on parle de l’intelligence du corps, et surtout qu’on la mette au niveau de l’intelligence rationnelle d’un grand physicien. Ce faisant, vous oubliez que l’intelligence du corps est tout autant une affaire de neurones que l’intelligence des raisonnements mathématiques. Je ne vois pas pourquoi l’intelligence d’un footballeur supérieurement doué dans sa partie, j’entends l’intelligence de ses mouvements et de ses gestes, l’intelligence de leur efficacité et de leur beauté, devrait être placée au-dessous de celle d’un prix Nobel de physique, éminente dans sa partie, et dans sa partie seulement. Cette intelligence de son corps dans l’espace qui est celle d’un grand footballeur s’apparente, en tout cas, à celle de l’artiste : entre un brillant footballeur et un brillant danseur, voyez-vous une différence de niveau d’intelligence ? Moi, pas forcément. Votre conception de l’intelligence est pyramidale, elle place l’intelligence rationnelle, dont le modèle est le raisonnement mathématique, au sommet. Je rejette complètement cette façon de voir.

Widergänger dit: à

Mais en effet, l’intelligence proprement dite est du domaine de la rationalité la plus étroite.

Cela vise aussi les bonobos ou les chimpanzé qui ont une rationalité aussi et une intelligence mais si elle est rationnelle, tout comme celled e l’homme, elle ne leur permet cependant pas d’écrire À la recherche du temps perdu, ou de créer une théorie générale de la relativité !

Point barre…

Jean Langoncet dit: à

la vie dans les bois dit: 27 octobre 2016 à 22 h 54 min
« bien sur Régis Jauffret est « interessant ». »

bien sûr, bien sûr.
On va attendre de voir comment cette épistolerie sans intérêt, » les cannibales », prend tournure pour la critique germano-pratine. Régis, finalement assez épuisant quand on a passé des journées entières dans les arbres. Ah.

Dans la grange des Ah.parmi les meules de foin
https://www.youtube.com/watch?v=lclx9QLYWDI

Widergänger dit: à

Je signale à ceux qui ne le sauraient pas encore (et apparemment ils sont légion…) que le restaurant où déjeunent les jurés du Goncourt se trouve place Gaillon, près de la place de l’Opéra, assez éloignée de Saint-Germain-des-Prés… Faut arrêter un jour avec les clichés, mes petits chéris…

À bon entendeur, salut !

berguenzinc dit: à

« Madame, s’exclama soudain GAG, personne ne sait ce qu’est l’intelligence. »

enfin, au moins une chose : ce n’est pas Zérée Dither (1878-1956)

huhuhu

Jean Langoncet dit: à

berguenzinc dit: 28 octobre 2016 à 0 h 41 min
« Madame, s’exclama soudain GAG, personne ne sait ce qu’est l’intelligence. »

enfin, au moins une chose : ce n’est pas Zérée Dither (1878-1956)

huhuhu

Widergänger dit: 28 octobre 2016 à 0 h 25 min
Je signale à ceux qui ne le sauraient pas encore (et apparemment ils sont légion…) que le restaurant où déjeunent les jurés du Goncourt se trouve place Gaillon, près de la place de l’Opéra, assez éloignée de Saint-Germain-des-Prés… Faut arrêter un jour avec les clichés, mes petits chéris…

À bon entendeur, salut !

Rien que pour vous deux
berguenzinc dit: 28 octobre 2016 à 0 h 41 min
« Madame, s’exclama soudain GAG, personne ne sait ce qu’est l’intelligence. »

enfin, au moins une chose : ce n’est pas Zérée Dither (1878-1956)

huhuhu

Widergänger dit: 28 octobre 2016 à 0 h 25 min
Je signale à ceux qui ne le sauraient pas encore (et apparemment ils sont légion…) que le restaurant où déjeunent les jurés du Goncourt se trouve place Gaillon, près de la place de l’Opéra, assez éloignée de Saint-Germain-des-Prés… Faut arrêter un jour avec les clichés, mes petits chéris…

À bon entendeur, salut !

@les acolytes acclimatés (drôle d’état que l’Alabama)
https://www.youtube.com/watch?v=_RPCI2H1sV4

F..... dit: à

Selon monsieur Jean l’intelligence d’un danseur serait comparable à l’intelligence d’un mathématicien.
Enlève ton tutu, monsieur Jean et travaille tes maths !

F..... dit: à

Pour notre Ministre Cazevide, pour la Préfète Jour de fête, l’horrible Jungle de Calais est vidée de ses lions qui vont enrichir nos campagnes.
Remplacés aussitôt par des centaines de jeunes femmes espérant recevoir un billet pour UK. Spectacle du plus haut comique si on garde la tête froide et le cœur sec.
A partir d’une certaine dimension de l’espace commun, la migration est ingérable en Europe et, à terme, mortelle. Pour eux. Pour les Européens. Pour la paix.

F..... dit: à

L’intelligence ? L’intelligence, on sait bien ce que c’est : c’est ce qui manque à ceux qui se posent la question.

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