de Pierre Assouline

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La République des livres
La loi Lang-Lindon n’a pas de prix

La loi Lang-Lindon n’a pas de prix

C’était il y a dix ans à Nancy pendant la grande manifestation du « Livre sur la place ». Juste avant de monter à la tribune pour y débattre en public des vices cachées et des vertus publiques du prix unique du livre, l’ancien ministre de la Culture me prit à part et me murmura à l’oreille :

« S’il vous plait, durant notre échange, ne dites pas « Loi Lang » mais « Loi Lang-Lindon » : ce ne serait que justice pour lui… ».

Sur ce plan-là au moins, on ne prendra Jack Lang en défaut de gratitude. « Lui », c’était Jérôme Lindon (1925-2001), directeur historique des éditions de Minuit, qui avait lancé dès 1979 une Association pour le prix unique du livre. Il y eut bien du mérite car même la Fédération Française des Syndicats de Libraires refusait de lui apporter son soutien au motif que tout libraire devait avoir le droit de fixer librement le prix de sa marchandise à l’égal de n’importe quel commerçant. Appelé à la rescousse, l’Etat se manifesta par le biais d’un arrêté Monory, du nom du ministre de l’Economie de l’époque, instaurant « le prix net », lequel non seulement laissait le libraire libre de fixer le prix de vente des livres dans sa librairie mais de plus interdisait aux éditeurs de conseiller un prix au dos du livre.

Il en fallait davantage pour décourager un homme aussi fidèle à ses convictions et aussi tenace dans ses combats que Jérôme Lindon. Comme il échangeait des correspondances avec François Mitterrand depuis 1977, il convainquit le premier secrétaire du Parti socialiste de faire figurer la question parmi les « 110 propositions pour la France » de son programme. Il eut gain de cause :

«100. La libération du prix du livre sera abrogée ».

Outre l’égalité de tous les citoyens face au coût du livre (le prix est fixé par l’éditeur et le rabais ne peut excéder 5%), l’éditeur de Samuel Beckett et de Claude Simon avait plaidé la nécessité de préserver et redynamiser le réseau de librairies indépendantes et exigeantes ; celles-ci proposaient, en sus des best-sellers, dictionnaires et guides de ventes faciles et rapides, des livres de plus faible tirage à la fortune plus incertaine et étalée dans la durée ; surtout, l’absence de risque pour les premiers devait permettre de financer la prise de risque pour les seconds. En ce temps-là, le diable, ce n’était pas Amazon mais la Fnac, grande surface qui faisait perdre 10% de parts de marché aux librairies indépendantes.

En 1974, l’ouverture par la FNAC d’un magasin rue de Rennes, dans le VIème arrondissement de Paris, amorçait le début de la crise car il fut aussitôt vite perçu comme une vaste librairie en self-service offrant un rabais de 20% sur tous les livres, au coeur même d’un quartier réputé pour ses librairies. Dans le même temps, supermarchés et hypermarchés (à commencer par E.Leclerc, le plus pugnace dans ce combat de père en fils) créaient des rayons de librairie surenchérissant sur l’importance de la ristourne (40% !) ce qui aggravait plus encore les inégalités vis-à-vis des librairies traditionnelles même si cela touchait essentiellement la production éditoriale de grande diffusion.

Le ralliement croissant d’éditeurs, notamment Gallimard et Albin Michel, et celui de libraires à l’entreprise de Jérôme Lindon, l’élection de François Mitterrand en mai 1981 et la nomination de Jack Lang comme ministre de la Culture changèrent la donne. Un simple arrêté ne suffisant pas (la liberté du commerce est inscrite dans la Constitution), la loi sur le prix unique du livre fut votée à l’unanimité le 16 août 1981. Une grande première, en Europe en tout cas, car le Net Book Agreement (NBA), qui avait été voté en 1899 au Royaume-Uni stipulait que le prix du livre était déterminé par l’éditeur et non plus par le libraire, et que celui-ci s’engageait à ne pas vendre les livres en dessous de ce montant ; il fut finalement abrogé en 1997 car il était devenu caduc, les grandes chaines n’ayant cessé de le violer.

En 2011, une loi étendit le principe au livre numérique. Aujourd’hui, la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Grèce, l’Italie, le Portugal, la Norvège, l’Espagne, la Slovénie, les Pays-Bas, Israël, l’Argentine, le Mexique et la Corée du Sud ont mis en place le prix unique du livre sur le modèle de l’exception française. Dans ses dernières années, Jérôme Lindon s’est battu avec succès pour le prêt payant dans les bibliothèques. Mais quarante ans après, les adversaires de la loi Lang n’ont pas désarmé. A l’heure du bilan, quand d’autres se réjouissent de la résistance du tissu des librairies, eux le déplorent au motif que leur survie est artificielle, qu’elles ne sont pas assez modernisées et que leur existence est obsolète à l’ère d’internet. Ils dénoncent l’« archaïsme corporatiste français ».

Au fond, ils reprochent aux libraires indépendants de s’être reposés sur la loi Lang pour se dispenser de tout ambition, ne pas investir, rater le virage technologique et figer leur activité. Il est vrai que l’échec retentissant du réseau « Mille et Uns libraires » censé rivaliser avec Amazon plaide en leur faveur. Mais quarante ans après, à force de concentrer tous les tirs sur la vente en ligne, on en oublie que lorsqu’un libraire ferme (Castella, place du Capitole à Toulouse il y a quelques années), c’est aussi que la hausse du montant des baux est devenue prohibitive pour des commerces à faible marge. L’algorithme de Google réserve une surprise au chercheur référençant les mots « loi » et Lang » lorsque surgit la couverture du livre du critique Michel Ciment Fritz Lang. Le meurtre et la loi – ce qui, à la réflexion… Au moins, avec la « Loi Lang-Lindon », il n’y aurait pas de risque…

(« Jérôme Lindon à son bureau, 23 octobre 1985 » photo John Vink ; « Jérôme Lindon et Alain Robbe-Grillet, 1961 » photo Henri Cartier-Bresson ; « Jack Lang en Caligula, Nancy 1958 »;  Jack Lang annonce son projet de loi sur le prix fixe du livre, 1er juillet 1981, photo Francois Lehr)

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

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commentaires

1 369 Réponses pour La loi Lang-Lindon n’a pas de prix

Jean Langoncet dit: à

keep on keeping on, Bécassine > keep on keeping on, Fat Fuck

Jean Langoncet dit: à

(mon anglais me revient, petit à petit)

rose dit: à

Et quel anglais ! Celui des docks ?
Convoquez votre Shakespeare plutôt…

rose dit: à

les remplacer. A cette annonce déjà des particuliers se battaient pour les acheter à des prix hallucinants.

Que veulent-ils en faire ?

B dit: à

Il n’y a pas à tergiverger, j’adore les smileys.

Marie Sasseur dit: à

Paul n’a pas reconnu la plage…

Bloom dit: à

Pauvre Barde….à son age, rien d’étonnant, cela dit…

In what can only be described as a comedy of errors, an Argentinian TV news channel delivered a stunning, if slightly flawed, scoop on Thursday night when it reported that William Shakespeare, “one of the most important writers in the English language” had died five months after receiving the Covid vaccine.
The gaffe of, well, Shakespearean proportions happened after Noelia Novillo, a newsreader on Canal 26, mixed up the Bard with William “Bill” Shakespeare, an 81-year-old Warwickshire man who became the second person in the world to get the Pfizer vaccine.(Guardian)

Quelqu’un aurait-il l’adresse d’une bonne librairie à Buenos Aires? La bimbo aurait besoin d’un programme de remise à niveau (et d’une greffe du cortex).

Marie Sasseur dit: à

Bloomie, il faut croire que cette blonde a plus d »english humour que vous…

Paul Edel dit: à

Jazzi, Les tout premiers brise-lames en fûts de chêne, auraient été installés Saint-Malo à la fin du XVIIe siècle. Dans ses Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand y fait déjà allusion. En fait il y en a actuellement environ 3000 alignés tout au long de la plage du Sillon ,mais seulement 700 (en très mauvais état) vont être remplacés.

Jazzi dit: à

Un peu l’équivalent de la forêt de chêne partie en fumée à Notre-Dame, Paul ?

Jazzi dit: à

« mais seulement 700 (en très mauvais état) vont être remplacés. »

Les plus beaux et les plus anciens, Paul.
rose pourrait en planter un comme totem dans le jardin blanc d’Emma !

Jibé dit: à

paul Edel fait remarquer justement: « vous confondez. votre photo montre les simples et banals pieux à bouchot dans la Baie du Mont Saint Michel pour l’élevage des moules , à ne pas confondre avec les antiques et énormes 3000 brise-lames qui se dressent sur une partie de la plage du Sillon à Saint-Malo. »

…ben quand on a affaire à quelqu’un qui sait pas mais qui cause, ça s’appelle une buse.

Marie Sasseur dit: à

« votre photo montre les simples et banals pieux à bouchot dans la Baie du Mont Saint Michel pour l’élevage des moules  »

Outre que Paul s’est planté, avec sa pêche aux moules, sur sa plage putride,
quand la jibe, branleur professionnel payé à rien foutre à l’en, se mêle de ce qu’il ne connait pas, on l’appelle comment?

Soleil vert dit: à

MS>En moyenne entre 19 et 22 euros la » nouveauté « , quand même.
Qui a dit que la culture n’a pas de prix?

C’est le vrai problème, les nouveautés sortent en grand format. Dans le secteur de l’imaginaire ou assez souvent les éditeurs peinent à atteindre les 3000 exemplaires, le prix est pourtant calculé au plus juste. La rémunération des auteurs se situe en dessous des 10%. Alors oui la loi Lang-Lindon a sauvé les libraires, mais les lecteurs en sont pour leurs frais.

Marie Sasseur dit: à

Soleil vert, j’aurais du préciser que cette moyenne concerne les nouveautés romans, d’où l’imaginaire n’est pas absent. Leur prix au format numérique est sensiblement équivalent.

Pour « l’imagé », c’est autre chose.

Marie Sasseur dit: à

En bibli :
Les livres format numérique

« sous forme de prêt Les contenus et les usages y sont très différents, mais dans les deux contextes le prêt et la lecture numérique présentent des avantages considérables, tant pour les bibliothécaires que pour les lecteurs : accès immédiat et distant 24/24, fluidité des prêts avec des durées modulables, gestion automatisée des retours et des réservations, recherche plein texte, choix du support de lecture et adaptation de la taille des caractères. »

https://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2021/05/07/bibliotheques-pret-livres-numeriques-biblioaccess-numilog

christiane dit: à

Une lettre de Flaubert à George Sand sur un camp de Bohémiens à Rouen (Correspondance, éd. de la Pléiade tome 3, pp. 653-654).

Lue ce matin par Fanny Ardant dans l’excellente émission « Concordance des temps » de Jean-Noël Jeanneney (Historien, ancien Président de la BNF (2002-2007), producteur de l’émission « Concordance des temps » sur France Culture).
Frédéric Chauvaud, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Poitiers est l’invité. Il a publié « Histoire de la Haine. Une passion funeste (1830-1950), » PUR, 2014.

« Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule, en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre.
C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’Hérétique, au Philosophe, au Solitaire, au Poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton. »
Croisset, le 12 juin 1867

https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/xixe-siecle-la-haine-ressort-puissant
(58mn)

rose dit: à

Soleil vert
La totalité de l’article est magnifique, dont  » Et vous ? Vous en rescapâtes-vous. Vous en sortîtes-vous, sans être trop malades ? En un mot, la « grippe » a-t-elle […] ».

Jibé dit: à

 » payé à rien foutre à l’en »
fastoche, trop fastoche, tous les profs entendent ça.

D. dit: à

J’ai entendu un journaliste de France-info parler de Merkel qui allait « manquer ». J’étais en train de me brosser les dents et sur le coup j’ai du tout lâcher tellement je riais. Le miroir etait constellé de mousse de dentifrice.
Comment en 2021 en être encore à dire que cette ennemie, au moins économique, de la France, va pouvoir nous manquer ?

puck dit: à

Christiane, qu’est-ce que vous comprenez de cette lettre sur les bohémiens ? vous voyez qu’il s’agit là d’une posture tenue face au bohémiens motivée par sa posture vis à vis du bourgeois, pour le dire autrement c’est une réaction au « bourgeois » qui le fait tenir ces propos, « posture » signifiant que là encore Flaubert n’est pas, mais se montre.

puck dit: à

par ailleurs il faut mettre en regard ces propos à cet extrait sur la Commune d’une lettre adressée à Sand :

« Le peuple est un éternel mineur. Je hais la démocratie. (…) Le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain. (…) L’instruction obligatoire et gratuite n’y fera rien qu’augmenter le nombre des imbéciles. Le plus pressé est d’instruire les riches qui, en somme, sont les plus forts. »

D dit: à

Cette Allemagne qui a fabriqué un alter-deutschmark nommé Euro. Qui a terminé de ruiner la Grèce. Pour y prendre villégiature chaque été, néanmoins. En toute grossièreté.

puck dit: à

là encore faudrait pas dériver sur une discussion sur Bourdieu, j’aimerais juste que les rdliens me disent simplement ce qu’ils pensent de ces paroles ? sans tenter de trouver des justifications, des explications, des je sais pas quoi…

parce que vous comprenez bien, à la longue c’est à devenir toqué, alors de grâce ne parlez plus de Bourdieu et dites-moi simplement ce que vous pensez :

« Le peuple est un éternel mineur. Je hais la démocratie. (…) Le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain. (…) L’instruction obligatoire et gratuite n’y fera rien qu’augmenter le nombre des imbéciles. Le plus pressé est d’instruire les riches qui, en somme, sont les plus forts. »

voilà, c’est simple, clair, alors pas de tergiversations et autres, restez simples !!!

Jibé dit: à

Christiane,
j’ai entendu l’émission de Jeanneney ce matin,
je suis d’accord, je conseille comme vous, Christiane, de l’écouter. de lire le livre aussi, que j’avais découvert en son temps et qui a plein de relief funeste à chaque époque.
Frédéric Chauvaud a aussi publié un excellent « De la pleureuse à la veuve joyeuse » en 2018 et il a co-dirigé un recueil de recherche sur les féminicides: « On tue les Femmes » l’année d’après, éternellement d’actualité, depuis sapiens en tout cas et le patriarcat avéré du néolithique.

Jazzi dit: à

« Qui a terminé de ruiner la Grèce. »

Autour de moi, de plus en plus de gens disent avoir réservé leurs vacances en Grèce pour cet été. C’est désormais la première destination européenne. Les caisses vont se remplir à nouveau ! Mais le tourisme de masse n’est-il pas un fléaux ?

Jazzi dit: à

puck a encore lâché un pet !
Il les lâche en boucle ou en collier de perles.
Faisons semblant de n’avoir rien entendu ou senti…

puck dit: à

pareil pour cette simple phrase :

« l’instruction primaire nous a donné la Commune ! »

comme si c’était un autre qu’il l’a écrite.

voilà MC, Paul Edel, Clopine, Christiane, Jazzi etc… dites-moi juste ce que vous pensez de cette putain de phrase ! sans dériver dans des putains de disgressions visant à relativiser, minimiser, sans parler de sociologie, de Bourdieu, juste ma dire ce que pensez de cette putain de phrase et vous demander juste, sans penser au style flaubertien et à Bovary s’il ne fait pas être un putain de taré d’imbécile pour pondre une énormité pareille !

parce que là à force de tergiverser on vire à l’hôpital psychiatrique, et je ne pense pas que le blogapassou soit un putain d’hôpital psychiatrique, j’imagine… non j’espère pouvoir imaginer que vous êtes tous des gens raisonnables, et pas des putains d’idolâtres près à idolâtrer le premier imbécile venu sous prétexte qu’il a du style !

alors voilà ! lisez et dites ce que vous en penser et pour une fois sans tergiverser !

« l’instruction primaire nous a donné la Commune ! »

puck dit: à

Jazzi dit: à

puck a encore lâché un pet !
 »

Jazzi non ! nom de Zeus voilà que tu recommences à tergiverser !

putain qu’est-ce que vous avez tous à tergiverser ! c’est le blog de la tergiversation ou bien vous êtes tous tarés ?

Marie Sasseur dit: à

@fastoche, trop fastoche, tous les profs entendent ça.

Certainement pas.
Pour avoir eu une très longue scolarité, et même au-delà, je peux affirmer que des branleurs payés à rien foutre à l’en, comme la jibe, restent l’exception. Mais avec internet , la parole de ce bon a rien a le même poids que celle des incontestables. Faut pas s’y faire.

puck dit: à

pedro aimait tergiverser, mais ses tergiversations au moins elles étaient drôles.

on lui disait « Jaroussky chante comme une casserole » il répondait « tu ne comprends rien à l’Art ! tu ne sais pas ce qu’est l’Art ».

ça c’est de la bonne tergiversation, parce que personne ne sait ce qu’est l’art, je veux dire même des types hyper calés ont essayé de savoir il n’en sort jamais rien, mais pedro lui savait, et comme il savait ce qu’est l’Art il savait que Jaroussky n’avait pas une voix de crécelle, ça c’est une bonne démonstration tergiversante ! parce qu’il n’est pas utile de savoir ce qu’est l’Art pour entendre que Jaroussky a une voix de crécelle !

et là vous me refaites tous le même coup avec Flaubert ! sauf que vous n’avez pas le panache de pedro !

rose dit: à

D dit: à
Cette Allemagne qui a fabriqué un alter-deutschmark nommé Euro. Qui a terminé de ruiner la Grèce. Pour y prendre villégiature chaque été, néanmoins. En toute grossièreté.

Aux Baléares, ce fut pareil.
Avec des campingcars remplis de bière de lait et de nourriture ramenée d’Allemagne.
Ils sont partis.
En Grèce certain est parti aussi.
Ce qui ne colle pas, en méditerranée, est l’esprit de conquête.
Pourtant, terres conquises par les grecs et les romains.
Les autochtones sont puissants pck humbles.

Jibé dit: à

« l’instruction primaire nous a donné la Commune ! »

c’est vrai que c’est particulièrement c.on, réac mais pas sans fondement. Considérer que savoir lire donne matière à penser au peuple et que l’instruction primaire est dangereuse est justifié. Ca vous fait des citoyens éclairés au lieu de sujets. Et encore, la Commune, c’est avant l’obligation scolaire, quelle horreur aurait-il dit.
Notons que cette instruction obligatoire a donné matière à s’exprimer à bon nombre de gosses ET leur a aussi appris qu’il était bon d’être chair à canon pour la république (cf le tour de France par deux enfants), ET a permis aux pouvoirs d’avoir d’autres leviers de manip., mais c’est une autre partie de l’histoire.

Jibé dit: à

ah, s’il y a des « incontestables », in-con-testables…
c’est l’argument d’autorité qui tue, ça, … pan, j’suis KO.

puck dit: à

Jibé dit: à

« l’instruction primaire nous a donné la Commune ! »

c’est vrai que c’est particulièrement c.on, réac mais pas sans fondement.
 »

misère de misère, le début de votre phrase était bon !

alors à quoi ça sert d’ajouter à la suite des tergiversations sur la guerre 14-18 qui ne servent à rien !

pourquoi ne vous ne êtes pas arrêter au mot « con » ?

puck dit: à

jibé, puisque vous semblez spécialiste en la matière, vous pouvez me trouver quelques bonnes tergiversations sur ça svp ? merci :

« Le peuple est un éternel mineur. Je hais la démocratie. (…) Le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain. (…) L’instruction obligatoire et gratuite n’y fera rien qu’augmenter le nombre des imbéciles. Le plus pressé est d’instruire les riches qui, en somme, sont les plus forts. »

juste une chose : faites comme si c’était un sombre inconnu, on va l’appeler Marcel Duranton, ou Ferdinand Dupont ou Pierre Lépine (le nom d’un type que personne ne connait) qui l’a écrit.

?????

puck dit: à

« Le peuple est un éternel mineur. Je hais la démocratie. (…) Le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain. (…) L’instruction obligatoire et gratuite n’y fera rien qu’augmenter le nombre des imbéciles. Le plus pressé est d’instruire les riches qui, en somme, sont les plus forts. »

quand on lit ça on se dit que la grande chance pour Flaubert et pour l’histoire de la littérature française c’est que Flaubert ne soit pas né en 1915 et qu’il n’ait pas eu 25 ans en 1940, parce que là on se serait bien marrés.

mais bon l’histoire c’est l’histoire, à moins qu’il vienne à l’idée d’un écrivain à la con d’écrire une uchronie à la con comme l’autre imbécile.

du genre vous aimez les uchronie ben je vais vous en pondre une qui va pas trop vous plaire…

puck dit: à

parce que faudrait chercher, mais je suis même pas sûr que même Brasillach nous a pondu des trucs de ce calibre.

rose dit: à

Jui filerai 2% à MS. Pour l’idée.

Soleil vert dit: à

rose dit: à
Soleil vert
La totalité de l’article est magnifique,

Du ciel, il vous remercie

rose dit: à

Soleil vert
Marcel Achard mort 3 mois après Marcel Pagnol.🙏l’amitié❤

rose dit: à

partir

Phil dit: à

Jack L. sans conteste aussi vicieux que Caligula, mais moins outillé que Peter O’Toole pour continuer son théâtre sans subventions. La fête de la musique lui fera une « postérieurité » sans bruit, meilleure à Nancy, chez ceux qui vécurent les années septante de son festival pour fauchés sans frontières qui n’aiment pas le blé.
Lindon, autre bizness. « La littérature clandestine reconnut « le silence de la mer » pour son chef d’œuvre..récit assez plat où l’on voit deux Français abrutis aux prises avec un Allemand très distingué » Haedens.
De quoi moudre pour la thénardière pleine d’anticorps qui semble toujours grenouiller sur le prestigieux blog à passou

B dit: à

Mais avec internet , la parole de ce bon a rien a le même poids que celle des incontestables. Faut pas s’y faire.

Sans vouloir vous déranger plus que cela, pouvez-vous, vous, nous faire savoir à quoi vous êtes bonnes, quels sont vos domaines de compétence intellectuels? Il en existe certainement mais à force de vous lire négative au minimum je ne retiens que ce signe où vous excellez, il occulte vraisemblablement vos habilitations.

B dit: à

bonnE. Mes sorry.

et alii dit: à

après le post de JAZZI? Jai repensé à mon père qui aimait à Paris un « cabaret » avec des danseuses arabes où les clients mettaient un billet dans le soutien gorge de la danseuse et j’ai en cherchant pensé aux ouled naïl dont je ne connaissais que le nom
La danseuse prostituée dite « Ouled Naïl », entre mythe et réalité (1830-1962). Des rapports sociaux et des pratiques concrètes.
https://journals.openedition.org/clio/584
bonne journée

christiane dit: à

Jibé,
Superbes émissions de J-N. Jeanneney que j’écoute régulièrement. L’Histoire questionnée intelligemment.
Celle-ci était vraiment intéressante.

B dit: à

alors voilà ! lisez et dites ce que vous en penser et pour une fois sans tergiverser !

« l’instruction primaire nous a donné la commune.

Je crois qu’outre son côté conservateur il était furieux et honteux de la défaite de la France face aux prussiens, il ne fallait pas en plus que les communards grignotent des privilèges.

christiane dit: à

Puck,
Il semble qu’il y a une relation sincère de iance dans la correspondance Flaubert-Sand. Joue-t-il un jeu pour lui paraître un homme admirable (ce terme est d’ailleurs surprenant dans la lettre)? Qui sait… Je le vois mal vivre avec cette famille de bohémiens mais peut-être sont-ils pour lui une image de ce qui est rejeté par la population ? Je lui laisse le bénéfice du doute car j’aime vraiment beaucoup leur correspondance.
Et vous, qu’en pensez-vous ?

christiane dit: à

confiance

et alii dit: à

j’ai retrouvé le cabaret sur ce lien complémentaire:
Trajectoires individuelles de danseuses en France

Au tournant des années 1940 et après des années d’allers-retours entre la France et le Maghreb, comme ce fut le cas pour les troupes de danseuses de la tribu des Ouled Naïls qui se produisaient sur les scènes des grands théâtres parisiens[14], certaines danseuses ont désormais l’opportunité de s’installer de manière pérenne dans la capitale. Le succès du caf’conc’ arabe à Paris, animé par les deux compères Mahieddine Bachtarzi et Mohamed El Kamal[15], préfigure les nombreux cabarets orientaux qui s’installent dès les années 1940 dans le Quartier latin. Ces soirées destinées à la diaspora maghrébine, dominée par le contingent d’ouvriers algériens, constituent les premières scènes des danseuses orientales[16]. L’une des plus connues est sans nul doute Bahia Farah. La légende voudrait qu’elle fût orpheline d’origine algérienne, élevée par son oncle qui l’emmena en Tunisie[17]. Elle y fait son apprentissage de la danse, avant de venir exercer ses talents à l’âge de 14 ans dans les années 1930 à Paris. Elle fait partie de la troupe artistique du ténor algérien Mahieddine Bachtarzi, surnommé par la presse de l’époque, le « caruso du désert ». La troupe Mahieddine se produit dans la France entière et répond alors à une demande de divertissement de la diaspora en exil[18]. Elle prend également en charge les premières manifestations artistiques qui accompagnent les meetings de l’Étoile nord-africaine, organisme nationaliste maghrébin.

Bahia Farah fait partie des pionnières de la danse orientale, elle rencontre le succès auprès tout d’abord de ses compatriotes avant d’envisager une carrière de chanteuse au sein des catalogues arabes des maisons de disques françaises (comme Pathé-Marconi) et sur les ondes de l’ORTF (ELAB/ELAK)[19]. C’est en effet parmi les vedettes de la danse orientale que sont recrutées en partie les premières voix féminines de la chanson maghrébine de l’exil. On pourrait citer en exemple la chanteuse Thouraya qui anime les nuits blanches du Cabaret El Djazaïr, au 27 rue de la Huchette dans le 5e arrondissement, et qui mène par la suite une
https://achac.com/sexe-et-colonies/open_source/les-danseuses-du-ventre-en-france-au-xxe-siecle-p-77-84/

petit rappel dit: à

Peut être faudrait-il rappeler les termes un brin excédés de Borges:  » le public veut que le roman signifie, que nous ayons quelque chose à dire et à démontrer » . il ne vient pas à son esprit qu’un récit peut-être beau, valoir par lui-même, ne pas avoir de sens univoque.

B dit: à

Christiane, plutôt des norvégiens que des ouvriers, au moins n’existait aucun risque qu’ils se liguent contre un ordre quel qu’il soit établi. Des voleurs de poules et Flaubert n’en possédait pas. Il était cependant accessible à la pitié et à la charité, cela apparaît dans la correspondance à Sans.

B dit: à

Bohemiens. Correcteur.

B dit: à

Sand, excusez-moi.

Soleil vert dit: à

Marcel Achard mort 3 mois après Marcel Pagnol.🙏l’amitié❤

Oui Achard était le M Brun de Pagnol 🙂

MC dit: à

Et c’est cette lecture là quî justifie tous les proces posthumes faits à Flaubert, a l’aune d’une relecture ciblée et dénigrante de la Correspondance. Ce n’est ni large ni pertinent.

racontpatavi dit: à

Le miroir était constellé de mousse de dentifrice.

Bon, il devait aussi y contenir de la salive plus ou moins covidée, non?

racontpatavi dit: à

Horvath c’est bat!

Jazzi dit: à

« Et vous, qu’en pensez-vous ? »

Est-il bien nécessaire d’encourager la pétomanie de puck, Christiane ?

Jazzi dit: à

Horvat est mort juste avant l’expo, cet hiver à Boulogne, à l’âge de 93 ans, racontpatavi.
De Montmartre à Montparnasse, il aimait beaucoup les danseuses de cabaret…

rose dit: à

Puck

Vous posez une question politique.

Gramsci vous y répondrait aisément.
Cdt,

rose dit: à

Soleil Vert

Parce qu’il est de Lyon et monté à Paris comme Pagnol ?

B dit: à

RPTV, êtes vous certain n’avoir pas vu, pas senti un avc qui vous aurait amoindri? C’t’incroyable ce débit journalier!

B dit: à

Je vais me baigner. Ciaoooo

puck dit: à

chère Christiane, ce que j’en pense ?

ma foi, contrairement à MC je considère qu’il ne faut pas prendre à la légère ce qu’écrit un auteur en dehors de ses romans : pour tous les auteurs la lecture de leur correspondance ou de leur journal éclaire d’une certaine façon leur écriture romanesque, je pense par exemple à Mann, Kafka, Musil etc… Je ne comprends pas pourquoi il faudrait faire de Flaubert une exception.

D’autant que si, par exemple chez Thomas Mann on trouve dans ces romans des systèmes de pensée qui complexifient sa pensée, par exemple en ayant des personnages qui pensent « contre » lui, ce n’est pas le cas chez Flaubert chez qui on ne retrouve pas cette complexité romanesque.

Je prendrai qu’un seul exemple, cette citation tirée de son journal ou de sa correspondance :

« j’appelle bourgeois quiconque pense bassement ».

Il s’agit là bien sûr d’une affirmation de type « lapidaire », et cet aspect « lapidaire », « étriqué », « définitive » la rend en soi ridicule, parce qu’il est évident que dans la société il est possible de trouver des bourgeois qui ne pensent pas bassement, et même un personnage comme Homais n’utilise pas de formules lapidaires aussi lapidaires.

Hé bien je mets au défi quiconque de me trouver dans les romans de Flaubert un (ou la moitié, ou même le quart) d’un bourgeois qui ne pense pas bassement !

Et si le lecteur, enivré par la beauté du style, ne remarque pas que chez Flaubert tous les bourgeois pensent bassement, heureusement qu’il trouvera cette affirmation lapidaire pour le lui faire remarquer.

Je veux dire lui faire remarquer que ce côté « étriqué » de la pensée de Flaubert est exactement ce qu’il retrouve dans ses romans.

Ce qui n’est pas le cas des autres auteurs, et à ce titre je crois que lire le bêtisier épistolaire de Flaubert est un bon moyen d’éclairer le lecteur sur la lecture de son oeuvre.

à condition bien sûr que son approche réussisse à s’affranchir de la forme pour pouvoir accéder au fond, auquel il ne pourra pas ne pas constater la pauvreté incommensurable de ce fond.

you follow me ?

MC dit: à

Textuellement : « Vous savez, certaines personnes sont dépourvues du sens litteraire. C’est pourquoi elles s’imaginent que la littérature sous une forme quelconque leur plait, elles doivent expliquer ce goût par des raisons compliquées. Ainsi au lieu de dire par exemple  » cela me plaît parce que c’est de la belle poésie, ou parce que cette histoire m’intéresse, elles essayent de découvrir dans ces œuvres. des demis- vérités, des raisons, et des symboles. Elles diront  » Votre récit m’a plu, mais que vouliez- vous dire par là  » La reponse est simple :  » je ne voulais rien dire de particulier en dehors du récit en soi’ si j’avais pu le raconter en termes encore plus simples je l’aurais fait. « Mais voyons le récit en lui-même devrait contenir sa propre réalité, non? les gens n’acceptent jamais cela’ Ils aiment à penser que les écrivains veulent exprimer quelque chose. La plupart des gens, – sans se l’avouer ni l’avouer à autrui, bien sûr – prennent la littérature comme une sorte de recueil de Fables d’Esope, non? Tout ce qui est écrit doit prouver quelque chose, et l’auteur n’écrit pas pour le seul plaisir d’écrire, ou parce qu’il s’intéresse aux personnages ou à la situation. Voilà ce qu’ils s’imaginent, et ils cherchent toujours une sorte de morale, non?´ ». Richard Burgin Conversations avec JL Borges, nrf, 1972

rose dit: à

Hugo et Zola eurent des engagements politiques prégnants qui paraissent dans leurs oeuvres. Flaubert n’eut pas les mêles préoccupations, Puck.

rose dit: à

les mêmes

racontpatavi dit: à

Est-il bien nécessaire d’encourager la pétomanie de puck,

Et la bêtomanie de B. aussi. 😉

B dit: à

D, il faut resituer la société dans laquelle il évoluait où tout et chacun était à sa place, définitivement sauf peut être les artistes qui étaient d’autres sortes de bourgeois. Ainsi chaque personnage est un archétype de cette société et Flaubert n’échappe pas à la règle. Rien ne doit être modifié, Bouvard et Pecuchet illustre bien sa réflexion sur la bêtise atavique du peuple ou sur le risque couru à lui procurer une éducation, pour résumer, c’est une série d’échecs qui ne mènent à rien mais néanmoins, un regard assez pessimiste sur les hommes. Peut être ne pensait il qu’à ceux de basse extraction.
Dedouanait il les autres des tares qu’il accorde à ses personnages du plus jeune au plus vieux mais après tout n’avait-il lui aussi pas erré dans,quelque bas fond, considérait il que c’était pour lui un écart pardonnable, que tout était normal comme sur le plan social et politique sans que besoin de révolutionner soit. Chaque strate solidement cimentée mais là aussi ne donne t il pas à voir la lâcheté, l’égoïsme, la cupidité du noble dans la Bovary, ce Rodolphe qui s’envoie en l’air avec Emma sans la secourir quand elle est acculée. Conservateur, réactionnaire mais lucide quant à l’état d’esprit de certains de ses contemporains.

puck dit: à

MC : « Ils aiment à penser que les écrivains veulent exprimer quelque chose. »
 »

si vous prenez l’exemple dans mon commentaire précédent le vôtre vous verrez qu’on dépasse largement le stade de simplement savoir ce que l’écrivain a voulu exprimer.

racontpatavi dit: à

êtes vous certain n’avoir pas vu, pas senti un avc qui vous aurait amoindri? C’t’incroyable ce débit journalier!

C’est encore la faute du correcteur ce sabir, B. ?

MC dit: à

B- Je n’aime pas ce genre de chose. Pas plus que je n’aime ce genre de question : » admirez- vous Shaw? « ou bien « aimez-vous Chesterton? » Et si je réponds oui, on me demande lequel je préfère. Comme si on pouvait les comparer’. Ils correspondent à des humeurs différentes, ne croyez- vous pas? On pourrait arguer que Chesterton en tant que conteur surpasse Shaw, mais que ce dernier est un sage. Mais je ne cherche pas à les comparer. Pourquoi ne pas préférer les deux? Burgin Pourtant l’idée de comparaison domine’. Chacun voudrait prouver que l’autre est le meilleur’. B – Esprit digne d’un match de football, ou d’un combat de boxe. « 

B dit: à

Écoutez machinchose, je n’ai pas pour habitude d’ être méchante mais vous commencez et finissez en même temps par me casser les pieds. Faut il vous redire combien vous semblez ennuyeux?

racontpatavi dit: à

Les mots barbulent avec le sabir B! 😉

B dit: à

Si vous voulez. Bon après-midi à vous et vos proches.

racontpatavi dit: à

Barbuler = ouvrir la bouche comme un poisson rouge et faire des bulles dans son bocal rempli d’eau.

B dit: à

Etes vous certain de n’avoir pas laissé passer un avc qui vous aurait amoindri? C’est incroyable ce débit journalier en connerie! L’état d’esprit n’est pas mieux, maréchal nous voilà.

Pour plus de clarté.

racontpatavi dit: à

N’oubliez pas votre maillot de bain pour la piscineb B!
Ici, soleil d’enfer!
Vous semblez être une personne qui portez le bonnet.

MC dit: à

j’ appelle Bourgeois qui pense bassement. Et en quoi cette basse pensée, surtout quand elle s’incarne dans Homais et Bournisien, ne serait-elle pas parmi d’autres un thème digne de littérature, même si et parce que surtout.grotesque? Maintenant borner Flaubert à cela est plus que contestable. De plus , il n’est pas le seul . Question : si on a oublié Champfleury et ses Bourgeois de Molinchart, Murger, et quelques autres, pourquoi donc se souvient-on de ceux de Flaubert? Parce qu’il avait du génie répondrait Mr Taine pour un autre. En effet, est- ce si absurde de le penser?….

puck dit: à

B. non il ne s’agit pas de cela.

je suis désolé, mais même avec les archétypes et du pessimisme et des imbéciles comme Rodolphe & co et tout ce que vous voulez vous ne ferez jamais croire qu’il ne serait pas possible de trouver dans n’importe quelle société de n’importe quel continent de n’importe quel pays sur n’importe quelle planète un seul bourgeois qui ne pense pas bassement.

cette façon binaire d’essentialiser une catégorie sociale (qui s’apparente presque à du racisme) c’est juste le comble de la bêtise humaine.

tous les juifs sont…, tous les noirs sont…., tous les bourgeois sont… etc etc : pour moi ça ne tient pas la route, c’est juste pas possible de penser aussi connement !

et un écrivain qui pense comme ça non seulement ça prouve qu’il n’a pas inventer le fil àç couper le beurre mais qu’en plus il faut pas s’attednre à des miracles d’intelligence en lisant ses bouquins !

et c’est le cas de Flaubert !

ou alors qu’on m’écrive ici même une seule phrase intelligente, une seule pensée pertinente de Flaubert !

aucune ! vous n’en trouverez aucune !!!

Flaubert ce n’est que de la forme que du style ! rien de plus !

racontpatavi dit: à

Je suis maréchal comme vous Che Guevara en crinoline, B!
D’ailleurs je n’ai pas de cheval.

puck dit: à

MC dit: à

j’ appelle Bourgeois qui pense bassement. Et en quoi cette basse pensée, surtout quand elle s’incarne dans Homais et Bournisien, ne serait-elle pas parmi d’autres un thème digne de littérature, même si et parce que surtout.grotesque?
 »

c’est juste qu’elle devient débile quand elle s’incarne dans tous ses personnages à la seule condition qu’ils appartiennent à sa bourgeoisie.

débile parce qu’on dépasse le cadre de la simple idéologie binaire pour entrer dans celui de la bêtise.

et ne venez pas me dire que ce genre de croyance stupide ne peut pas avoir d’incidence sur une œuvre littéraire.

Swift était un misanthrope et sa misanthropie, sa haine du genre humain a magnifié son oeuvre littéraire, parce qu’elle concernait tous les hommes, personne n’échappait à sa haine, aucune catégorie sociale n’y échappait.

Bloom dit: à

Collection « Maurice Rajsfus », excellente initiative des éditions du Détour.

Écrivain, journaliste, militant et historien de la répression, Maurice Rajsfus (1928-2020) laisse une œuvre importante. Le 16 juillet 1942, à quatorze ans, il est arrêté par la police française, avec sa sœur et ses parents, lors de la rafle du Vél’ d’Hiv. L’un des deux policiers qui vient les arrêter est un ancien voisin de palier. Les deux enfants sont finalement libérés après une série d’ordres et de contrordres ; ils ne reverront jamais leurs parents.
Maurice Rajsfus n’a cessé, jusqu’à sa mort en juin 2020, de surveiller cette police au passé trop présent, sans remords et sans mémoire. À ses yeux, un fil historique relie la police de Vichy, celle du massacre du métro Charonne en 1962, celle qui mutile les Gilets jaunes, et celle qui tue, parfois, dans les quartiers populaires.
La suite sur
http://editionsdudetour.com/index.php/a-paraitre/

renato dit: à

« Votre récit m’a plu, mais que vouliez- vous dire par là ? »

L’un de mes amis, lorsque un spectateur lui demandait des lumières relativement à sa « démarche », imitait le pas du canard en cancanant — coin coin —.

x dit: à

« J’appelle bourgeois qui pense bassement »

n’est pas la même chose que

— « tous les bourgeois pensent bassement »
— « chaque bourgeois pense bassement »
— « il n’y a pas de bourgeois qui ne pense (pas) bassement »

Il s’agit d’une définition personnelle ; l’implicite à restituer :
• « Ce que moi, Flaubert, j’appelle … »
• « … qui pense bassement, et non qui a tant de rente ou tel pedigree ou telle profession ou tel mode de vie. »

Le groupe de ceux qui reçoivent cette appellation dépréciative (ceux qui pensent bassement) ne correspond pas à l’ensemble « bourgeoisie » défini selon des critères sociologiques ou politiques : il y a un reste (certaines personnes qui appartiennent « objectivement » à la classe bourgeoise ne seront pas appelés ainsi par Flaubert, précisément parce qu’ils ne pensent pas bassement) et ce qu’un historien ou un sociologue considèrerait comme des « intrus » (en raison de critères différents), des prolétaires ou des gens à particule qui pensent bassement, c’est-à-dire « bourgeoisement » selon Flaubert.

puck dit: à

MC et tous les autres : je tiens à vous dire que je suis totalement outré, choqué par vos façons de réagir !

Il n’y a donc aucune fraternité entre les hommes !!! on voit là que je suis en train de me démener comme un beau diable et personne ne viendra tendre une main amicale, dire quelques mots de soutien du genre « oui mon frère, je te comprends » ou « oui mon frérot je suis là avec toi à tes côtés… »

au lieu de ça je ne trouve que de la mauvaise foi et du fiel ce de ceux qui se complaisent à mettre des bâtons dans les roues des pauvres âmes !

et voilà ! bonjour l’ambiance !

x dit: à

Oubli dans la première partie

« J’appelle bourgeois qui pense bassement »

n’est pas la même chose que :

— « Seuls les bourgeois tels qu’on les définit habituellement pensent bassement »

puck dit: à

x merci pour votre réponse, quand le taureau est blessé dans l’arène, qu’il boitent sur ses pattes qui n’arrivent même plus à le porter, alors là viennent alors ces cavaliers qui viennent porter l’estocade en enfonçant leur glaive dans le coeur de la pauvre bête.

renato dit: à

En voilà un pour qui il n’y a pas de fraternitéeee si on ne partage pas ses opinions.

puck dit: à

justement ! la fraternité, au sens le plus large, c’est justement ceux qui unit des hommes qui ne partagent pas les mêmes idées.

sinon on appelle ça un parti politique.

puck dit: à

ce qui

et alii dit: à

Flaubert ce n’est que de la forme que du style ! rien de plus !
et un gateau, ce n’est que de la farine, du beurre, des oeufs, et,une pincée de sel(parfois du chocolat,disait quelqu’un que j’ai bien connu lorsqu’il commençait une scène de jalousie aux compliments que les premières bouchées déclenchaient chez les convives;
ça suffit puck, ce couplet! trouvez autre chose

puck dit: à

et puis ras le bol de Flaubert !

Jazzi tu peux me donner le nom d’un autre écrivain qui fait consensus pour changer ? Proust c’est déjà fait, Camus aussi.

Montaigne ! oui Montaigne c’est bien !

c’est qui qui n’aime pas Montaigne ? j’aime mener des combats sans avoir d’alliés… sinon c’est pas drôle.

renato dit: à

Avez-vous écrit : « Il n’y a donc aucune fraternité entre les hommes !!! on voit là que je suis en train de me démener comme un beau diable et personne ne viendra tendre une main amicale, dire quelques mots de soutien du genre « oui mon frère, je te comprends » ou « oui mon frérot je suis là avec toi à tes côtés… » »
Ou pas ?

puck dit: à

me souviens plus.

puck dit: à

en plus, si ça se trouve, il peut y avoir plusieurs personnes différentes qui utilisent le même pseudo.

et alii dit: à

non, puck, vous n’aurez pas ma haine si c’est aussi ce que vous cherchez!

puck dit: à

je cherche pas la haine, mon truc c’est plutôt l’amour, l’affection, j’aimerais être une peluche.

x dit: à

Par ailleurs, on voit mal en quoi il serait plus déshonorant de découvrir tardivement Carlos Ruiz Zafón que William Boyd (du propre aveu, certes présenté sous forme triomphaliste, de MS).

et alii dit: à

Il est estimé que les premières brosses à dents remontent à environ 3500 et 3000 ans avant notre ère. Mais le dentifrice, lui, serait beaucoup plus vieux et utilisés par les Romains, Grecs, Chinois et Indiens ! Pour le confectionner, on utilisait des coquilles d’œuf brûlées et des cendres de sabots de bœuf brûlés… Les Romains ont par la suite ajouté du charbon, de l’écorce et des arômes. Plus tard, et jusqu’en 1945, le dentifrice contenait même du savon !

MC dit: à

« Essentialiser une catégorie. »
L’écrivain n »est pas le seul: qu’est ce qu’Henry Monnier, qui tirait de son Mr Prudhomme matière à piéce, qu’est ce que Gavarni, sinon des exploitants parfois géniaux de la figure du Bourgeois? Alors aller reprocher à Flaubert ce qui_ est un thème de son temps est purement grotesque.
Oui, il est temps de passer à un autre auteur!

christiane dit: à

Puck,
avez-vous lu le roman d’Horace McCoy, « On achève bien les chevaux » ou vu le film que Sydney Pollack en a tiré ? Vous me faites penser à un de ces personnages qui dansent des semaines durant pour tenter de gagner ou d’oublier la Dépression, des déçus du rêve américain. Eux dansent jusqu’à l’épuisement, jusqu’à la… folie, dépassant leur limite physique et mentale. Vous, vous écrivez jusqu’à l’épuisement de vos mots. Et quand vous ne savez plus que dire, vous vous répétez pour ne pas arrêter d’écrire, de rebondir.
Peu importe si tous vos mots sont happés et disparaissent dans le flot des commentaires. Les uns et les autres passent et repassent, tournant autour de vous, tentant de vous répondre mais c’est sans savoir que vous êtes porteur de mille et une voix ou facéties.
Vous me faites penser aussi à un personnage de Beckett qui pense dans sa tête-tambour : « […]je reprends, il faut reprendre, pas bougé d’ici, pas cessé de me raconter des histoires, les écoutant à peine, écoutant autre chose, me demandant de temps en temps d’où je les tiens, ai-je été chez les vivants, ou sont-ils venus chez moi, et où, où est-ce que je les tiens, dans ma tête, je ne me sens pas une tête, et avec quoi est-ce que je les dis, avec ma bouche, même remarque, et avec quoi est-ce que je les entends, et tatata et tatata, ça ne peut pas être moi, ou c’est que je ne fais pas attention, j’ai tellement l’habitude, je fais ça sans faire attention, ou étant comme ailleurs, […] »
Oui, vous lire c’est entrer dans une durée étale, sans début ni fin… Rien n’est plus réel que rien. Vous êtes le prince d’un château de sable, monticule fragile de phrases vaines que le temps anéantit et sur lequel toujours, pelleté après pelleté vous versez le sable des mots…
« Il faut attendre la fin, il faut que la fin vienne, et dans la fin ce sera, dans la fin enfin ce sera la même chose qu’avant, que pendant le long temps où il fallait aller vers elle… »
Bien amicalement, cher personnage.

christiane dit: à

pelletéeeeeeeee

Soleil vert dit: à

Rien n’est plus réel que rien.

ohhhh (admiratif)

Marie Sasseur dit: à

petitix doit faire les poubelles aussi…gagne petit du tout a l’ego.

Compare un journaliste qui a tenu tribune litteraire pendant des années et une petite- si la comparaison est quantitative-lectrice a temps compté.
Pas avare de compliments quand ils sont mérités, oui, je suis la seule à avoir signaler Carlos Ruiz Zafon sur ce blog, avant qu’Edel ne le trouve a la poubelle; vous pouvez  » chercher »…

Marie Sasseur dit: à

A avoir signalé ce grand de Barcelone…

Marie Sasseur dit: à

Et j’espère faire encore de belles découvertes comme W. Boyd, toute seule par hasard; certes, pas grâce aux grandes gueules comme petitix, toujours a enculer les mouches.

Marie Sasseur dit: à

Survolé les immondices, trouvé une allusion à Jean Bruller sur ce fil. Outre son admiration pour le massif du Vercors qui lui a inspiré son pseudonyme, il était d’abord un illustrateur.

https://journals.openedition.org/strenae/493

et alii dit: à

a tort ou à raison, il me semble que puck est un jeune contributeur et qu’il s’est fait une idée propre de a RDL , idée « contestatrice » du « jeu » auquel les autres s’adaptent plus ou moins, et cela ne me semble pas partir d’une intention particulièrement hostile de sa part , mais une autre manière de réagir que les « on s’en fout » si fréquents; d’autant que ce n’est pas tout à fait « rien de rien »; sauf que la répétition a lassé et n’a plus son rôle de « comique » ; cela ne semble pas pouvoir être interprété comme un désir d’être « reconnu »; il garde les clefs de son jeu; et pourquoi pas?

B dit: à

J’ai lu WB il y a déjà 10 ans, merci d’avoir mentionné le dernier. Recevez une habilitation avec mention très bien.

rose dit: à

Une boîte à livre n’est pas une poubelle.
Parfois, elle est même oeuvre d’art.

rose dit: à

Christiane

Euh, moi, le cher personnage, j’me questionne pour savoir si lui répondre a une importance.
Suis pas sûre.

rose dit: à

puck dit: à
me souviens plus…

Puck
Alerte rouge :sudoky, mots fléchés, mots croisés, lire, compter, travailler.

rose dit: à

Sudoku

et alii dit: à

PUCK TENTEZ LE COUP AVEC Platon:del’ambition, que
Diable de Tasmanie!

puck dit: à

« Alors aller reprocher à Flaubert ce qui est un thème de son temps est purement grotesque. »

c’est bon ! désolé : je me suis déjà excusé?

c’est juste qu’on m’avait qu’il était pas un auteur de son temps comme quoi il avait inventé une modernité, du coup je me fais avoir, et voilà…

oui comme vous dites il est grand temps de passer à autre chose ! je suis bien d’accord !

n’empêche que son histoire de Commune et d’éducation primaire c’est nul, mais d’accord ne revenons plus là dessus, mais c’est quand même nul.

peut-être que le fait de pondre aussi nul fait de lui un auteur de son époque, mais si c’est ça je préfère vivre à la nôtre, même si la nôtre n’a pas que des avantages je le reconnais, mais quand même si aujourd’hui un auteur reprochent aux bielorusses de se révolter en mettant ça sur le compte de leur éducation sûr qu’il se fera appeler Simone, je suis même pas sûr qu’on comprenne ce qu’il veut dire, mais bon on vit pas non plus à la même époque, mais n’en parlons plus ! n’empêche que c’est très nul, et parfois on a quand même des nullités qui transcendent les époques, mais passons à autre chose !

puck dit: à

j’imagine que les révolutions arabes c’est aussi à mettre sur le compte de leur éducation primaire ?

l’école a bon dos.

mais bon, passons à autre chose !

puck dit: à

mai 68 je dis pas, sur ce coup il a peut-être raison.

mais bon, qu’importe ! passons à autre chose…

Jean Langoncet dit: à

et aussi la littérature, paraît-il

puck dit: à

mais les séries aussi, celles qui montrent le « système » : politiques, flics, gangsters etc… le décor serait simple s’il n’y avait pas dans chaque camp des gentils et des méchants

la complexité du monde quoi… ça fait penser à qui ? à une autre époque que le 19è ? :

J’ai vu un homme riche mendier
J’ai vu un homme bon pécher
J’ai vu un homme dur pleurer
J’ai vu un perdant gagner
Et un homme triste sourire
J’ai entendu un honnête homme mentir (uh)
J’ai vu le bon côté du mauvais
Et le mauvais côté du bon
Et tout ce qui se trouve entre les deux
J’ai léché la cuillère d’argent
J’ai bu à la coupe d’or
Et j’ai fumé les plus belles cigarettes vertes
J’ai caressé les plus grosses pièces de monnaie au moins deux fois
Avant de leur briser le coeur
Tu sais où ça se termine ?
ça dépend généralement de là où tu commences.

https://www.youtube.com/watch?v=H3kj9PhVTl8

MC dit: à

En ce temps là, Marie Sasseur découvrit l’eau chaude, et que Vercors était illustrateur. On se réjouit de ses progrès . Prochaine étape Jean Moulin?

Jean Langoncet dit: à

au commencement était Villon

Jean Langoncet dit: à

(mr. Synthétique should grow a beard)

x dit: à

Ah, j’allais oublier un autre accident de lecture rapide de MS (faisant la leçon à puck).

Rappelons l’extrait aimablement fourni par ce dernier :

 » […] c’est un musicien de jazz qui l’a écrit c’est dire, ajoute-t-elle d’un ton entendu.
Alors si c’est un musicien de jazz, forcément ça change pas mal de choses, se dit Samuel même s’il ne voit pas exactement ce que cela change, il ouvre le livre et commence à lire la première phrase, “L’œuvre dont le chiffre apparaît sur la couverture est un concerto de Mozart, je sais que tout le monde le sait, […]” »

— Un musicien de jazz a ÉCRIT le livre : Christian Gailly, l’auteur.
Il n’était pas question du protagoniste du roman (dont on ignore, me semble-t-il, le métier).

— Certains personnages de Gailly partagent cette caractéristique avec leur auteur, et pas seulement dans Un Soir au club : il y a le Basile Lorettu de Be-Bop par exemple, mais la musique joue un rôle important dans la plupart de ses romans, où elle peut aussi bien être classique (avec la violoncelliste de Les Oubliés ou le pianiste de Les Évadés) ou contemporaine (comme dans Dernier Amour).

— L’incipit (cité) donne quand même une idée assez précise du roman évoqué même s’il n’est pas explicitement nommé : K.622

Phil dit: à

Master Langoncet qui cotisez au fan club de monsieur Dylan (le chanteur, pas le poète): le Zim est bien mauvais dans son unique western. Sûrement la faute au genre, Dietrich a fait un flop chez Lang (Fritz, pas notre ministre).
Que trouvez-vous de lisible chez « Vercors », dear M. Court ?

Marie Sasseur dit: à

Lourdaud, c’est marrant non, que Vercors ait été illustrateur de bd ? et encore je ne vous ai pas raconté le Trieves…

oui, petitix, le keuf a lu un seul roman de Gailly, K622, je lui signalais que le meilleur pianiste jouait un soir au club.

Si ces deux toquards veulent plus de précisions, ils n’ont qu’a demander.

Marie Sasseur dit: à

Lourdaud, si vous ne connaissez pas non plus Jean Moulin, caricaturiste à ses heures, il a été plus attiré par la peinture. Une passion.

Mimi Pinson dit: à

Une boîte à livre n’est pas une poubelle.
Parfois, elle est même oeuvre d’art.

Et parfois un nid d’oiseau!

x dit: à

Manifestement, Flaubert est à puck ce que Salzburg et l’Autriche sont à Thomas Bernhard : a pet hate, matière à ressassement, même si à l’occasion on va prendre l’air ailleurs.

Ou bien : une tête de Turc.
Et là il faut s’inquiéter : nous avons affaire à un commentateur pourfendu. Sans jamais savoir si va s’exprimer « il Gramo », prêt à mutiler le monde entier pour qu’il soit à son image ou « il Buono », plongé dans l’empathie avec les souffrances des êtres.
Mais l’incomplétude ne concerne-t-elle pas tout le monde ?

Marie Sasseur dit: à

Une boîte à livre n’est pas une poubelle.
Sauf quand Edel va à la récup, avec des clodos, comme ils les a décrits.

Une boîte à livre n’est pas une poubelle.
Certainement pas, d’ailleurs il y en a dans des salles de pause bien fréquentées…

Patrice Charoulet dit: à

CANCERS …AVEC UN S

J’entends à la télé ce soir un message de la Ligue contre le cancer. Voici le message : « Si vous ne fumez pas et si vous ne buvez pas d’alcool, vous éviterez 40% des cancers. » Bon message. Ils n’ont pas de raison de nous mentir. J’étais au courant : je ne fume pas et je ne bois pas d’alcool.
On va me répondre : Et les 60% restants ? Ma réponse : Si vous y croyez, adressez vos plaintes à Dieu. Par exemple pour la leucémie du nourrisson.
Mais pour les 40% du début (voir plus haut), adressez vos plaintes à vous-même. On vous a prévenus mille fois. Regardez aussi les jolies photographies , très variées, qui ornent votre paquet de cigarettes préféré. Vous ne voulez rien savoir et rien voir ?
Bon. Je ne dis plus rien.

Bonne santé !

Marie Sasseur dit: à

@Ah, j’allais oublier un autre accident de lecture rapide de MS (faisant la leçon à puck).

Oui petitix, pour Gailly, ce n’est pas un accident, c’est  » L’incident ». Tout commence par un fait anodin, un vol de sac, et puis ce roman je l’avais soumis sur la rdl, a un pilote d’avion, car il y a le protocole de check-up before decollage.
Je pense aussi que sur la rdl, j’ai laissé beaucoup de commentaires sur C. Gailly, parti lui aussi bien trop tôt.

Voilà, pauvre imbecile, cet accident qui n’en était pas un.

Marie Sasseur dit: à

@Bon. Je ne dis plus rien.

Charoulet vous avez déjà tout dit sur le très médiatique président de la ligue contre le cancer.
Que voulez vous troller de plus ?
tout faire inscrire dans le pass santé ?

et alii dit: à

sincèrement, je préfère Th Bernhard à vos échanges:
bonsoir

et alii dit: à

l’erdélien est en passe d’être une langue régionale;
P.Assouline, que ne faites vous un livre qui en dégage les règles

D. dit: à

J’ai passé plusieurs jours à faire des calculs très compliqués.

D. dit: à

Je les ai vérifiés et revérifiés. Il y aura une crue majeure de la Seine à Paris fin juin de cette année 2021.
Je suis désolé.

D. dit: à

Moi ça ne m’empêchera pas de manger des endives au jambon parce que j’irai me réfugier dans mon château du Cantal.

christiane dit: à

Soleil vert,
C’est une pensée de Beckett dans L’Innommable,je crois. J’ai oublié parce que c’est revenu comme cela dans le vite écrit pour Puck. Après votre ohhh admiratif je suis Revenue vers la source.

« Rien n’est plus réel que rien. » C’est à peu près ces mots, je crois qu’il manque quelque chose mais quoi ?

christiane dit: à

«Against you I will fling myself unvanquished and unyielding, O Death!»
(“Contre toi je me jetterai, invaincue et inébranlable, ô Mort !”)
Une phrase d son roman « Les Vagues » (traduit par M.Yourcenar) sur une stèle mémoire, les cendres ont été dispersées dans le jardin de sa maison.
C’est beau chez Paul Edel. Beau et terrible. Cette eau et la mort. Ce roman, le dernier, que je n’ai pas encore lu, « Entre les actes ».
Le Manessier m’a surpris. Il se glisse avec évidence entre la douceur des John Lavery.
Baie de Somme contre sortilèges de l’Ouse qui porte presque un nom de maison. Portrait émouvant. Visage rude.
Dans Orlando une phrase me revient : s’endormir homme, se réveiller femme… Lu les lettres échangées avec Vita avant 1941, son journal aussi, et ses autres romans.
Pourquoi M.C. a écrit « Passons… » ?
Un bel amour platonique avec son mari. Que faire d’autres dans ce temps où O.Wilde est emprisonné…
Dépression ? Mal de vivre ? Guerre ? Cette femme était tellement divisée entre écrire et supporter la vie…

Jean Langoncet dit: à

(@drink that bottle down

Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
L’agréable palais de Jupiter.
— Je sais que c’est Toi, qui, dans ces lieux,
Mêles ton Bleu presque de Sahara !

Puis, comme rose et sapin du soleil
Et liane ont ici leurs jeux enclos,
Cage de la petite veuve !…
Quelles
Troupes d’oiseaux, ô iaio, iaio !…

— Calmes maisons, anciennes passions !
Kiosque de la Folle par affection.
Après les fesses des rosiers, balcon
Ombreux et très bas de la Juliette.

— La Juliette, ça rappelle l’Henriette,
Charmante station du chemin de fer,
Au cœur d’un mont, comme au fond d’un verger
Où mille diables bleus dansent dans l’air !

Banc vert où chante au paradis d’orage,
Sur la guitare, la blanche Irlandaise.
Puis de la salle à manger guyanaise,
Bavardage des enfants et des cages.

Fenêtre du duc qui fais que je pense
Au poison des escargots et du buis
Qui dort ici-bas au soleil.
Et puis
C’est trop beau ! trop ! Gardons notre silence.

— Boulevard sans mouvement ni commerce,
Muet, tout drame et toute comédie,
Réunion des scènes infinie,
Je te connais et t’admire en silence.
https://www.youtube.com/watch?v=jsvBOgNUZn8 )

christiane dit: à

Soleil vert,
ou que « vrai » remplace « réel »

renato dit: à

Quelque part Borges dit : « Negar la causalidad es más difícil que negar la realidad. »

x dit: à

Gailly, en auteur consciencieux, a pris la peine de vérifier un élément qui joue un rôle important dans L’Incident (surtout vers la fin).
MS a eu recours à l’expertise d’un pilote pour jouer le rôle du cordonnier vis-à-vis d’Apelle. Lequel (initialement plus négligent, s’il faut en croire Pline l’Ancien) a corrigé la représentation de la chaussure, sans pour autant donner à croire que l’essentiel de l’art et de la critique se jouait là, dans une reductio ad verificationem (pour la démarche, mais ça conviendra aussi pour le « check-up »)…

(A-t-elle aussi consulté un technicien des PTT d’alors pour s’assurer qu’aucune bourde ne venait entacher les évocations du répondeur, dont le rôle n’est pas non plus négligeable dans ce roman ? bien sûr c’est un peu moins smart, mais on n’est jamais trop prudente quand il s’agit de suggérer la suprématie des sciences et techniques dans TOUS les domaines, littérature comprise, mais surtout de leur représentante auto-proclamée, auto-missionnée.)

Marie Sasseur dit: à

Elle est conne ou quoi cette donneuse de leçon, très laborieux, qui encule les mouches

Le pilote d’avion n’est plus là pour en rire…

Marie Sasseur dit: à

« mais on n’est jamais trop prudente quand il s’agit de suggérer la suprématie des sciences et techniques dans TOUS les domaines »

Pas tous! faudrait pas exagérer non plus!

J’espère que le concert s’est bien passé.

https://youtu.be/vev5icVBU2g

rose dit: à

Renato

Anna Karina célavi.
On part plié, on se déplie en chantant.

rose dit: à

Christiane

Je me couche hommes, je me réveille femme, je fais mes choix.
iambilalhassani instagram

rose dit: à

hommes

Le « s » l’est pour puck.

rose dit: à

Que trouvez-vous de lisible chez « Vercors », dear M. Court ?

Le silence de la mer.
La beauté pure.
Le film à la hauteur.

Pas trouvé sa tombe au Montparnasse.

rose dit: à

Mimi pinson
J’veux bien voir ĺa boîte à livres nid d’oiseau.

rose dit: à

J’veux bien savoir sur le Trièves, pays aimé par Giono.
On monte le col de Luz la Croix haute, et une fois franchi, hop le Trièves. Avant d’arriver à Vif.

Là, l’autoroute ne passe pas, ne passe pas, ne passe pas. Les habitants durs comme la roche.

rose dit: à

Il y a des boîtes à livre dans les gares, chez mon psy. Là, c’est difficile parce que le mois d’après, le bouquin n’est plus là. Tu l’as commencé et pas fini le Fajardie.

rose dit: à

CG

Il a tenté d’être saxophoniste de jazz, puis tenté d’être psychanalyste.
Finalement, est devenu écrivain.

P.S : les Éditions de Minuit, c’est pour les couche-tard.
P.P.S : l’on pourrait créer les Éditions des Poules. Seraient pour les couche-tôt, les filles qui sont des filles et ceux qui travaillent à la complétude, les filles, les garçons et les autres qui se cherchent en espérant qu’ils se trouvent.

rose dit: à

Des nuits sur un toit et nos rêves imparfaits.
Tres beaux lorsqu’ils marchent sur le toit en nous tournant le dos.

rose dit: à

Hommage à toi Vince qui, lorsque tu étais sur un toit avec Fred Fugen, n’avait pour seule idée que de voler.

rose dit: à

Pourquoi M.C. a écrit « Passons… » ?

À cause de la vie privée, l’intimité, tout ce bordel ; imaginaire bien démystifié lorsque eaconté, en suis la preuve vivante : rien n’est plus réel que rien.
Rien.
Et tout est brodé.
Stop au drama.

Dépression ? Mal de vivre ? Guerre ? Cette femme était tellement divisée entre écrire et supporter la vie…

Tellement lié.
Écrire pour supporter la vie.
Alors pkoi le crack, le tabac, l’alcool, les films porno ?

rose dit: à

À Christiane, com précédent.

B dit: à

De Claude Debussy / Monsieur Croche
“Qui s’affecte d’une insulte, s’infecte.”

B dit: à

Toute espèce de supériorité paraît pour l’envie une insulte. Il faut donc s’attacher à ce point délicat, se faire pardonner le bien que l’on a fait.
Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 1er avril 1880.

B dit: à

« C’était un furtif, un peu teigneux, qui haïssait la terre entière et évitait de se regarder dans une glace pour ne pas avoir à s’insulter.
Citation de Frédéric Dard ; Ceci est bien une pipe (1999)

B dit: à

Un sot est un imbécile dont on voit l’orgueil à travers les trous de son intelligence.

Victor Hugo.

Marie Sasseur dit: à

Des citations pour donner le change ? alors que la principale insulte faite sur ce blog par une poignée de sots , boursoyfles5de suffisance, est faite à l’intelligence.

« mais on n’est jamais trop prudente quand il s’agit de suggérer la suprématie des sciences et techniques dans TOUS les domaines »

J’ai bien l’honneur de pourfendre la connerie immonde que donne a lire petitix, une vieille maîtresse, qui maintient la suprématie de Félicité pour toutes, lol.

Sur ce, aujourd’hui c’est ma fête aussi.

A demain.

christiane dit: à

Rose, je vous ai lu. Souvent vous écrivez la nuit, votre refuge : l’écriture.
Cette pensée de Beckett m’est revenue comme une évidence. Le rapport entre le réel et le rien, le réel et l’irréel, la vérité que l’on cherche comme on ôte les pelures d’un oignon. Entre elle et le réel les histoires qu’on se raconte d’un passé qui n’est plus. Il reste juste une ombre, un rien,un château de sable.
Ne pas répondre à Puck ? De toute façon c’est impossible de lui repondre. Il joue cherchant je ne sais quoi dans l’opposition aux pensées des autres comme s’il savait plus le non que le oui…
Je lis attentivement votre dialogue impossible avec ces gens de l’ehpad, de la justice, de la fratrie. Votre maman semble avoir une mémoire vacillante, cela la protège de tous ces combats. Peu à peu les choses importantes ne sont plus les mêmes que celles des gens qui l’entourent. Peut-être ses rêveries sont sa meilleure part…

B dit: à

…pour donner le change…

Non, une inspiration suite à ce que le plus doués ici donne à lire . En rien ce n’est une réponse mais n’écrit on pas souvent, en réponse à ou pour donner suite à…Libre à chacun de s’y reconnaître ou pas.

rose dit: à

Le plus doué ?
Le plus bosseur.

et alii dit: à

rose, c’est aussi votre fête des mères: ajoutez plein de coeurs: je n’ai pas encore décidé d’appendre à faire ça ; vous verrez, le temps inspire des idées neuves à tout le monde!
bonne journée

MC dit: à

Illustrer Tristan Corbière pour la Rhapsodie et la lugubre affaire de Conlie, c’est ce que vous appelez de la caricature chez Moulin, Marie Sasseur? Il vous faudrait peut-etre relire et revoir vos classiques. A supposer qu’ils le soient, naturellement.

Marie Sasseur dit: à

Pauvre connard de Lourdaud, lui aussi il en tient une couche…

et alii dit: à

Des scientifiques suédois ont mis au point un outil simple et fiable pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer à ses premiers stades. Le prototype analyse les résultats d’une seule prise de sang et de trois examens cognitifs ne prenant qu’une dizaine de minutes.

Marie Sasseur dit: à

Je me souviens même avoir lis un lien a ce sujet ; vous le retrouverez Lourdaud.
C’est pas impunément que vous allez aussi vous servir de Romanin, pour vos basses oeuvres.

et alii dit: à

« L’algorithme nous permettra d’identifier des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade précoce, c’est-à-dire au moment où les nouveaux médicaments ont le plus de chances de ralentir l’évolution de la maladie », explique le neuroscientifique Oskar Hansson de l’université de Lund en Suède.

Marie Sasseur dit: à

Allez les enclumes, bon dimanche. On m’attend.

B dit: à

Ouf,rien n’est plus beau qu’une femme dans la farine.

B dit: à

Rose, les plus doués. Mes soeur du matin.

B dit: à

Mes sorry, voulais je écrire.

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