de Pierre Assouline

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La République des livres
La malédiction du livre-culte

La malédiction du livre-culte

Il arrive qu’un écrivain vive le succès comme une malédiction. Inutile de dresser la liste des anciens lauréats du prix Goncourt, de Jean Carrière (L’Epervier des Maheux) à Pascal Lainé (La dentellière), qui ont pu mesurer à leurs dépens le prix d’un Goncourt et ses dommages collatéraux tant sur le plan professionnel que psychologique. L’histoire de Charles Webb est à cet égard des plus édifiantes- et on imagine qu’un romancier doublé d’un scénariste ne manquera pas de s’en emparer un jour ou l’autre.

Vous vous souvenez de ce refrain fredonné par Simon & Garfunkel qui a probablement bercé votre adolescence :

« And here’s to you, Mrs. Robinson/ Jesus loves you more than you will know / Whoa, whoa, whoa/ God bless you, please, Mrs. Robinson/ Heaven holds a place for those who pray / Hey, hey, hey/ Hey, hey, hey…”

Ah, elle en aura fait rêver des lycéens et des étudiants, cette sacrée Mrs Robinson incarnée à l’écran dans le plus simple appareil par Ann Bancroft qui séduit le jeune Dustin Hoffman, fils d’un couple d’amis, assez désoeuvré après l’obtention de son diplôme, lequel finira par s’en déprendre dans les bras de sa fille…. Tous sauf Charles Webb qui est à l’origine de tout. Il est l’auteur du roman autobiographique The Graduate/Le Lauréat (1963), dont Mike Nichols a tiré un film quelques années après, l’immense succès de l’un décuplant celui de l’autre et réciproquement. Ce livre-culte, qui a beaucoup compté dans le rejet du matérialisme par toute une génération, a apporté gloire et fortune à son auteur ; mais jusqu’à sa disparition il y a quelques mois, celui-ci n’aura cessé de vouloir s’en débarrasser. De l’argent et de la notoriété comme d’un sparadrap.

Il publia huit livres en tout, notamment une suite du Lauréat dans le but avoué de payer ses dettes. Or non seulement certains se vendirent correctement mais ils furent eux aussi adaptés au cinéma. Ce qui ne manqua pas de générer de nouveaux profits qui s’ajoutèrent aux maisons, meubles, tableaux reçus en héritage (des oeuvres d’ Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, tout de même) ; ils firent l’objet de dons à la Ligue anti-diffamation et à des associations philanthropiques tout comme les droits audiovisuels du Lauréat (ils ont été rachetés depuis par Canal + qui n’est pas une œuvre de charité). Moins sauvage que J.D. Salinger, auteur d’un livre-culte plus fameux encore L’attrape-cœurs (1951), il n’en tenait pas moins la société à distance, à l’égal d’un anarchiste aux yeux de qui tout ce qu’elle touchait par le biais de l’argent était nécessairement corrompu. S’en délester revenait à se purifier. Mais il avait beau y faire, des héritages divers et variés le rattrapaient. Ce qui est dur pour qui a fait vœu de pauvreté. N’empêche qu’en y mettant du sien, il arriva finalement à tout donner ce qui l’obligea, pour vivre, à accepter des petits boulots ici ou là malgré son âge.

Il avait épousé Eve Rudd, qui était « une Mrs Robinson » lorsqu’ils se sont connus, issus du même milieu bourgeois, puis ils ont divorcé vingt ans après afin de protester contre l’institution du mariage avant de se remarier quelques temps après pour des raisons purement pratiques vis-à-vis de l’Administration. Après avoir vécu dans un bus Volkswagen en Californie avec leurs deux fils qu’ils retirèrent de l’école afin de les instruire eux-mêmes, ils s’installèrent en Angleterre ; un journaliste retrouva le couple vivant dans la chambre d’un hôtel de dernière catégorie à Londres payée par les services sociaux ; puis l’ancienne agente littéraire de Charles Webb, qui leur rendit visite du côté de Brighton puis dans un petit hôtel d’Eastbourne, observa que la maison était quasiment vide de meubles et les armoires tout aussi vides de vêtements. Un jour on apprit que Eve, qui fut internée après une grave dépression nerveuse, s’était fait officiellement rebaptiser Fred par solidarité avec un groupe d’Américains tous nommés Fred qui avaient perdu l’estime de soi ; quant à son mari, tout à son obsession de se dépouiller de tout, il avait fini par rejoindre provisoirement une colonie de nudistes.

Bref, gardez-vous de ne jamais écrire de livre-culte susceptible de bouleverser une ou deux générations : c’est trop de problèmes et de malheurs en perspective.« And here’s to you, Mrs. Robinson… » A propos, lorsque le producteur du film rendit visite à Simon & Garfunkel pour leur arracher la chanson qu’ils étaient en train d’écrire, elle s’appelait encore « Mrs Roosevelt » et il fallut l’adapter pour coller à l’histoire. « … Hey, hey, hey/ Hey, hey, hey…”

(« Charles Webb et sa femme Eve » photo Andrew Hasson/Alamy)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

1 237 Réponses pour La malédiction du livre-culte

renato dit: à

Conversation publique américaine, fragment :

Giuliani : « Je ne sais pas trop ce qu’opacité signifie. Cela signifie probablement que vous pouvez voir, non ? »

U.S. District Judge Matthew Brann : « Cela signifie que vous ne pouvez pas. »

Patrice Charoulet dit: à

VARIA

« Les djihadistes ne sont pas des séparatistes. » (David Djaïz, 2020)

« L’homme est visiblement fait pour penser. » (Pascal)

« Les ministres ne sont pas les porte-parole de leur administration. »(Mitterrand, 1988)

 En 1988, Etienne Dailly évoque la crainte que les prisons deviennent des centrales de terrorisme . 

« L’échafaud est une sorte de monstre. » (Victor Hugo)

Parmi différentes classes, Taine distingue « la classe cultivée et polie ».

«  Gaulle a déridiculisé la France. » (Emmanuel Berl)

Neymar est payé 3 millions d’euros par mois.

« Nulle part l’impondérable n’est si puissant que dans nos élections. » (Paul Valéry)

« Ce n’est pas être un homme public que de craindre la calomnie. » (Danton)

« zemmour » veut dire « olivier » en berbère.

La mante femelle dévore le mâle après l’accouplement.

On écrit toujours sur soi. (Michel Laval, avocat et écrivain, 2020)

Trump est une conséquence, pas une cause. (Nicolas Baverez, 2020)

(Après la dernière élection américaine) Le populisme a perdu une bataille, mais pas la guerre. (id.)

En 1925, le Klu Klux Klan comptait 6 millions de membres.

Quand on lui demandait sa profession, Chateaubriand répondait fièrement « journaliste ». (Léon Daudet)

Le Qatar est le sponsor des Frères musulmans.

« Ce n’est pas parce qu’on meurt pour une idée qu’elle est juste. » (Régis Debray, 2020)

« Si j’étais Dieu, je désinventerais le portable. » (Finkielkraut, 2020)

« Macron est une sorte de Julien Doré de la politique. » (Arnaud Montebourg, 2020)

(Zola) Cet idiot remplace Dieu par le travail. (Léon Bloy, Journal, 1893)

J’habite Antony (Seine), 33, route d’Orléans. Ma maison a une porte et plusieurs fenêtres qui s’ouvrent très facilement. (id. , lettre à un correspondant)

« La démocratie, c’est le débat. » (Pierre Nora, 2020)

Jazzi dit: à

En vieillissant, Mathias Enard ressemble de plus en plus à Jean-Pierre Enard, l’auteur du « Dernier dimanche de Sartre », mort d’une crise cardiaque à 43 ans. Le même physique de bon vivant. Je l’ai très bien connu du temps où il était critique littéraire à VSD, ainsi que sa femme, la comédienne et cinéaste Magali Clément. Ils n’ont semble-t-il aucun lien de parenté.
https://www.babelio.com/auteur/Jean-Pierre-Enard/23908

Jibé dit: à

« Mais je reste attachée à Ida (le film précédent) de Pawel Pawlikowski. »

film que je n’ai pas vu, Christiane, mais heureux de savoir qu’il existe. Vais m’enquérir de savoir comment le voir
merci

Jibé dit: à

…Ida ne fait pas l’unanimité sur ce fil, semble-t-il
Aller voir est donc la solution.

bouguereau dit: à

Aller voir est donc la solution

achète tous les gout de..jamais malade!

bouguereau dit: à

..je donne des soluces je prouve que chus un mec désinteressé et j’ai des ptites oreilles..pas comme renfield baroz

bouguereau dit: à

(Zola) Cet idiot remplace Dieu par le travail. (Léon Bloy, Journal, 1893)

et c’est ‘le grand fécal qui trempait sa plume dans son pot’ qui avait raison..yavé aime pas les faignants

bouguereau dit: à

« Si j’étais Dieu, je désinventerais le portable. » (Finkielkraut, 2020)

si hon mettait les cons sur orbite djeust col mi yuri gagarine qu’il dirait finki

rose dit: à

Bonjour Ed

vous lirai en fin de journée sur Soumission

bouguereau dit: à

« Gaulle a déridiculisé la France. » (Emmanuel Berl)

la chienlit c’est lui

bouguereau dit: à

mais pour la décoration. Je trouve qu’il y a peu d’objets aussi beaux que certains instruments à vent.

ctenculé dpédreau y veut empailler keupu..

rose dit: à

Essai sur le don
pages 278 et 279 (1)

Les sociétés ont progressé dans la mesure où elles-mêmes, leurs sous-groupes et enfin leurs individus, ont su stabiliser leurs rapports, donner, recevoir, et enfin, rendre. Pour commercer, il fallut d’abord savoir poser les lances. C’est alors qu’on a réussi à échanger les biens et les personnes, non plus seulement de clans à clans mais de tribus à tribus et de nations à nations et -surtout- d’individus à individus. C’est seulement ensuite que les gens ont su se créer, se satisfaire mutuellement des intérêts, et enfin, les défendre sans avoir à recourir aux armes.

Jazzi dit: à

« jamais malade ! »

Hier j’ai reçu un mail de mon correspondant du Mercure de France, le boug. Il m’informait qu’il était en télétravail dans sa maison de campagne et qu’il venait de recevoir par la poste les épreuves du « Goût de Jeanne-d’Arc », qui paraîtra au début de l’année 2011.
Je lui ai demandé s’il était installé près d’un bon feu de bois…

Jazzi dit: à

« y a peu d’objets aussi beaux que certains instruments à vent. »

Aie, et alii va encore dire qu’il ramène tout à son anus !

Jibé dit: à

« Goût de Jeanne-d’Arc », qui paraîtra au début de l’année 2011. »

cramée ou pas, 2021 me semble plus juste, Jazzi

J’ai un gros faible pour ce personnage et les vicissitudes du « roman national » qui l’a concernée, c’est passionnant de vois qui elle a inspiré.
Et ça ne s’éteint pas, si j’ose dire

Phil dit: à

en télétravail dans sa maison de campagne

Jeanne n’écoutait pas les voix des feignants

Jazzi dit: à

« Ce n’est pas être un commentateur de la RDL que de craindre la calomnie. » (D.)

bouguereau dit: à

Bonjour la RDL

et bonjour mademoiselle dédède ..je trouve que houelbec c’est moins bien que ronhubbard et que tom crouz est con mais il a pas les dents pourri au moins..j’ai peur de pas avoir bon

Jibé dit: à

« rose dit: à
Essai sur le don »

Marcel Mauss est passionnant, le don et les contre-don structurant les sociétés est un concept à ma connaissance fonctionnel partout, même si empruntant des modes très très variés. Les solidarités croisées et les pactes tacites, ritualisés parfois, fondent le lien social (éco, soc, familles, …)

Jibé dit: à

« bouguereau dit: à
« Si j’étais Dieu, je désinventerais le portable. » (Finkielkraut, 2020)

si hon mettait les cons sur orbite djeust col mi yuri gagarine qu’il dirait finki »

ah celle là, elle est excellente! merci m’sieur bouguereau!

Bihoreau, duc de Bellerente dit: à

Il y a bien longtemps que je suis passé par la clinique du bon docteur Assouline; je constate que les mêmes patients révèlent les mêmes afflictions, et que leur langage quittent le réel pour les douces régions de l’onirisme. Le mal-être se transforme. Allez les doctorants en manque de lacanisme, à vos ordinateurs !

bouguereau dit: à

Et ça ne s’éteint pas, si j’ose dire

un gout de brulé..ça ça aurait été du titre baroz

Jazzi dit: à

Oui, 2021, Jibé !

Jibé dit: à

…d’autant que, dans un premier temps j’avais lu « si j’étais dieu je désinventerais le diable » (sans doute d’avoir lu des posts sur Jeanne d’Arc), ce qui était moins con, à tout prendre

bouguereau dit: à

les doctorants en manque de lacanisme

chut..on ne parle pas de corde dans la maison dun pendu

D. dit: à

J’aurais dut ce truc-là quand, Jazzi ?!

bouguereau dit: à

merci m’sieur bouguereau!

serviteur qu’il dirait mon larbin

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…mercredi 18 novembre 2020 à 15 h 58 min.

…la démocratie c’est le débat  » clé sur porte « ,!…of course,!…

bouguereau dit: à

« si j’étais dieu je désinventerais le diable »

oué mais ça aurait été stirer une balle dans lpied qu’il aurait dit finky

Jazzi dit: à

Comment va votre jeune domestique arabe, Bihoreau, duc de Bellerente ?

Jazzi dit: à

Je l’ai lu dans le VARIA de Patrice Charoulet, D !

D. dit: à

Ah oui. Et il y a « D. » dans son texte ?

et alii dit: à

Chez les araignées, les mâles préfèrent les femelles cannibales

Phil dit: à

que des spidermen sur le prestigieux blog à passou, dear etalii

puck dit: à

bouguereau dit: je trouve que houelbec c’est moins bien que ronhubbard et que tom crouz est con mais il a pas les dents pourri au moins..
 »

greubou, tu sais quoi ? moi je hais le dénigrement de tout ce qui n’est pas moi…

christiane dit: à

Jibé dit: à
« Mais je reste attachée à Ida (le film précédent) de Pawel Pawlikowski. »

« film que je n’ai pas vu, Christiane, mais heureux de savoir qu’il existe. Vais m’enquérir de savoir comment le voir
merci »

Sans le commentaire matinal de Pedro, je n’aurais pas eu l’idée d’écrire quelques mots sur les films de Pawel Pawlikowski. C’est rare que j’évoque un film, ici. Mais l’échange qui s’est installé, certains appréciant ce film, d’autres le trouvant ennuyeux, m’ont conduite à préciser mes impressions, mes souvenirs. Vous dire que j’ai revu Cold War pour la séquence choc qui ouvre le film et pour écouter ces chants populaires ainsi que les bandes musicales serait être vraie. L’idylle m’a un peu lassée, trop émiettée entre temps et lieux différents. La séquence finale dans la chapelle détruite par la guerre et ce plan sur la route qu’ils vont traverser sans nous est pour moi mon accroche sur ce film. Pour le premier vu (au cinéma) « Ida » le fait qu’Anna/Ida soit novice involontaire (Elle a transité de l’orphelinat au couvent…), le choix qu’elle doit faire (vœux définitifs et entrer dans une vie cloitrée ou choix de la vie à l’extérieur du couvent) m’a moins passionnée que la façon dont elle réagit quand elle comprend qui elle est, d’où elle vient et comment ses parents (qu’elle n’a pas connus) sont morts ainsi que ce qui se construit de tellement difficile entre sa tante et elle. J’ai recherché sur internet le nom des deux actrices impossible à mémoriser.)

Bien sûr dans les deux cas, je n’ai pas été insensible au noir et blanc, à la façon de filmer du cinéaste, à la beauté de ses films mais les films s’effacent vite dans ma mémoire. Emergent quelques séquences fortes, des images, des visages, des paysages, le nom de certains acteurs, des B.O..
Je préfère les livres et la lecture.
(La question de JJJ me laisse perplexe : mon livre préféré ? je ne sais. beaucoup de livres sont mes préférés au moment où je les saisis, les relis.)
Ce matin, écoutant France Culture au réveil, la tête encore sur l’oreiller, 4 minutes m’ont intéressée.
Les voici :
https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-idees/en-lisant-en-ecrivant
Cette parole de G.Steiner, ces réflexions d’A.Bentolila rapportées par J.Munier sont vraiment des pistes pour comprendre ce qui nous rive au livre et par lui à l’écriture. J’aime être dans une écriture. Reconnaître la patte de l’écrivain, son univers de pensée, d’imaginaire. Répondre à l’appel de l’écriture comme le dit Steiner quel que que soit l’écrivain. Son rapport avec l’absence. Ce temps entre le moment où elle est née et celui où on la découvre. La vie et l’écriture ne sont pas semblables… Une relation perçue et aussitôt perdue, fugace. Une trace mentale. Au fond de l’écriture, par des brèches on passe à d’autres temps. J’aime son surgissement.
Bonne journée.

christiane dit: à

m’a conduite

puck dit: à

Pablo75 dit: Chez moi il y a 4 guitares classiques (dont l’une provenant de l’un des meilleurs luthiers espagnols) et un piano.

Je cherche un cor d’harmonie, un petit tuba ou une belle trompette, mais pour la décoration. Je trouve qu’il y a peu d’objets aussi beaux que certains instruments à vent.
 »

lequel pedro ? je les connais tous ! un mort un vivant ? les meilleurs luthiers espagnols : de Barcelone : Fleta ? de Madrid : Ramirez José ou Manuel ou Contreras ? de Grenade : Antonio Marin ? Valence : José Romanillos ?

on dit que l’Espagne est le pays de la guitare, c’est faux : c’est tout un monde avec des approches qui dépendent de la culture régionale : les écoles andalouses, madrilènes et barcelonaises sont des univers à part entière à tel point qu’un des plus célèbres luthiers madrilène m’a dit une fois : pour moi Barcelone c’est l’Espagne, ça ressemble plus à Paris ou a Milan.

pedro je possède une des plus grandes collections de guitares au monde et je vais donner des cours d’organologie à la fac sur les instruments cordes pincés, question guitare je suis incollable !

sinon pour ce qui est des instruments à vent pas la peine d’en acheter, du vent vous en faites assez déjà sans instrument.

puck dit: à

pedro, le seul truc que je connais pas c’est le prix des triangles ? je vous verrais bien en jouer.

ou du trombone à coulisse.

hurkhurkhurk

renato dit: à

Pas tous et alii, le Pholcus phalangioides Fuesslin, p. ex. : la femelle est sédentaire et vit environ 3 ans ; le mâle est nomade, vit 1 à 2 ans et il est constamment à la recherche de femelles — afin d’être reconnu par une femelle, le mâle s’exibe en bougeant les pattes avant de manière rythmée. Il est vrai que cette araignée se nourri aussi d’autres araignées, même plus costauds qu’elle et carrement dangereuses comme la veuve noire.

D. dit: à

Jazzi vient d’être subtil.
Il devrait consulter d’urgence un médecin.

puck dit: à

Jazzi dit: à

« à force de fréquenter le pedro »

Moi je fréquente tout le monde ici, pas toi ?
 »

Jazzi, non ! le truc le plus top sur ce blog ce sont les alliances, les petits groupes qui s’affrontent.

j’adore ! ça donne l’impression de jouer à Civilization ou à Warcraft sauf que les personnages sont réels, faits de chair et de sang ! le vrai monde quoi, comme dans game of thrones.

du coup on dirait que toi t’es dans l’équipe de pedro, chaloux et phil qui s’affornte contre l’équipe de greubou, D., rose et JiCé.

et l’équipe qui gagne fait la finale contre l’équipe des pointures : Edel, Bloom et Mr Court.

ça va saigner…

et alii dit: à

pour engendrer une autre génération de grillons Cyphoderris strepitans.

Au point d’accepter le cannibalisme sexuel ? En effet. Durant la copulation, le mâle offre un curieux cadeau à la femelle : les extrémités charnues de ses ailes postérieures que la femelle mâche tranquillement. Puis, elle ingére le liquide -l’hémolymphe- suintant des blessures qu’elle lui inflige. Pour le mâle, c’est cela ou rien. En plus, une fois l’acte terminé, compte-tenu de son état d’épuisement, ses chances de trouver une autre partenaire sont très minces… Le voici quasiment condamné à l’abstinence. Pas facile la vie de grillon !

puck dit: à

« En plus, une fois l’acte terminé, compte-tenu de son état d’épuisement, ses chances de trouver une autre partenaire sont très minces… Le voici quasiment condamné à l’abstinence. »

c’est triste, un peu l’histoire de ma vie : moi aussi j’ai connu cet état d’épuisement à 19 ns et depuis…

Marie Sasseur dit: à

@ »…tout de même, mon intervention de hier au soir, à 22 h 41 min,…qui apparait avec au moins 8 heures de retard , ce matin,!…qu’est ce qu’il faut y voir,!…  »

Les heberges avec FAI « exotiques » ne sont pas tous compatibles avec l’algorithme de ce site. Voir précisions de J. Drillon.

Ce qui ne peut que renforcer cette ambiance de « renfermé « , et de putrefaction galopante, émanant de la variété de commentaires des mêmes.

Une autre possibilité a laquelle j’ai plusieurs fois pensé, à la faveur de quelques uns des commentaires SGA, serait plus banalement une usurpation d’identité , véritable, pour le coup. Ne subsistent que les messages insignifiants et perpétuellement identiques. Dommage pour la peinture.

D. dit: à

Mon équipe affronte celle de « Pedro ».
C’est ce qu’on appelle de la logique floue.

et alii dit: à

bien, je suis toujours mal, sale nuit en perspective pour moi;bonne soirée

bouguereau dit: à

faut faire du backtracking dédé..quelquepart en amont ya keupu qui pue

bouguereau dit: à

bien, je suis toujours mal

c’est pas ouinouine ça renfield

bouguereau dit: à

Jazzi vient d’être subtil.
Il devrait consulter d’urgence un médecin.

mal..le mieux est l’ennemi du bien

bouguereau dit: à

greubou, tu sais quoi ? moi je hais le dénigrement de tout ce qui n’est pas moi…

j’ai fait de toi un homme heureux keupu

puck dit: à

bouguereau dit: à

greubou, tu sais quoi ? moi je hais le dénigrement de tout ce qui n’est pas moi…

j’ai fait de toi un homme heureux keupu
 »

greubou on s’en tape du boneure… l’important cé dètre dan lé louzers ou lé ouineurs qui dirait le passou.

B dit: à

que des spidermen

Ils attendent leur technicienne . Important la technique, sans les sentiments sont inefficace . C’est un peu comme pour la musique.

B dit: à

Inefficaces.

Clopine dit: à

ET alii, courage, l’aube vient après la nuit. Enfin, nous l’espérons tous. Moi, ce sont les jours qui sont mauvais désormais. Heureusement qu’ils me sont comptés, ahaha.

puck dit: à

D. dit: à

Mon équipe affronte celle de « Pedro ».
C’est ce qu’on appelle de la logique floue.
 »

c’est quoi ton problème ? tu veux changer d’équipe ? c’est la couleur du maillot qui te plait pas !

greubou ! dis à D que tu veux l’avoir dans ton équipe !

Clopine dit: à

Et Jude Stéfan est mort le 11 novembre dernier. Ma mère est morte un premier novembre. Les feuilles tombent.

Janssen J-J dit: à

@ Ch. Votre réponse est trop longue. Je demandais UN livre-culte. Je vais mettre Georges STEINER, « Les Antigone » ?
Merci de me confirmer ce tire. C’est juste pour la playlist de ma liseuse.

@ DHH, oui j’avais repris l’un de vos fragments sans vous citez, parce que je le trouvais juste, et vous avez fort bien réagi sans demander de copyright. Et oui, je voyais bien que cela pouvait s’appliquer à tout le monde et surtout à certain.es en particulier… (Suivez mes fromages).

@ jzmn, je crois que son domestique s’appelait également, tel celui des Le Pen : Chedly. Étonnante arabesque maghrébine sur le spectre de l’erdélien, non ?

@ vu deux prénoms étonnants sur une pierre tombale du cimetière du petit village d’à côté : Nathanien et Alezoa JOLLIVET. N’arrive pas à en percevoir l’origine. Quid ?

Janssen J-J dit: à

@ Jude Stéfan est mort le 11 novembre dernier.

Et personne icite n’en a parlé… TFLC !
Merci pour cette info, CT. C un poète que je n’ai jamais lu, et je me demande bien comment Ch. l’appréciait. Je crois qu’elle en avait gardé un roman-culte : Jude l’Obscur, l’autre Thomas.
Bon courage àv.

et alii dit: à

merci clopine, j’essaie; j’espère que vous n’allez pas trop mal;dorlotez vous un peu , pour faire passer, occuper le temps de manière qui vous plaise;
on pense à vous

renato dit: à

À un moment le plaisir du toast vaut mieux que celui du texte, car un toast parfait est une affaire sérieuse, tandis que les textes sont souvent des potées indigestes.

Janssen J-J dit: à

Heureusement qu’ils me sont comptés,

allons allons, c est juste un épisode dépressif post traumatique qui sera vite surmonté grâce au soutien de l’Herdélie.
Pour Marion, c’est moins sûr…, c’était du lourd ce qu’elle avait vécu, avant son lourdaud’Patrice. Hein,

Janssen J-J dit: à

des ‘potées indigestes’, certes, mais il en faut pour les portées de 5, voire de 7, r.
Toutafé, tchin, c l’heure du breuvage vespéral.

et alii dit: à

clopine, l’un de mes « grands pères »,une légende » est mort un premier janvier;j’ai fait ce jour là une gaffe énorme en souhaitant la « bonne année » à son fils qui l’adorait, quelle leçon pour moi

Bihoreau, duc de Bellerente dit: à

«Jazzi : Comment va votre jeune domestique arabe, Bihoreau, duc de Bellerente ?»

Il va très bien, malheureusement, il vient de prendre épouse et entend avoir beaucoup d’enfants, mais il m’a présenté son frère de 14 ans, un peu jeune mais je le formerai, en espérant qu’il me soit fidèle…

Janssen J-J dit: à

@ attention jzmn, on risque encore de vous accuser de collusions pédophiliques. Les gens sont tellement malveillants, sur cette chaine, hein !…

@ Monsieur Bilhoreau, surtout, je m’adresse à vous ! Si vous saviez comme ce blog « libéral » a changé, même vu de la Charente (vers Barbezieux), depuis le mvt #meetoo et la pandémie dite du covid19 !…
Même un trumpiste n’y reconnaitrait plus la portée de sa couvaison !… Mais dans quel monde vivez-vous ?…
Bàv,

christiane dit: à

JJJ,
j’adore votre humour ! Vous comme moi ne sommes pas très « toasts » ! Laissons ces nourritures aux mange-petit !

christiane dit: à

JJJ
« Je vais mettre Georges STEINER, « Les Antigone » ? »
Mets de choix !

Jazzi dit: à

Litanies du scribe de Jude Stéfan

Omnes scribebant

Sade et ses douze prisons
Rousseau dans son costume d’Arménien
Diderot dans sa robe de chambre
Montesquieu coiffé de son mortier
Sartre à la sortie des usines Renault
Flaubert dans son gueuloir
Breton et sa nuit du tournesol
Aragon pillant les troncs
Nietzsche composant au piano
Proust à l’hortensia
Faulkner ivre mort
Artaud en costume de Marat
Saint-Simon dans son retrait
Léautaud parmi ses chats
Hugo perché sur son rocher
Nouveau en train de mendier
Tacite sous le ciel breton
Poe dans le caniveau
Lautréamont passant rue Vivienne

Baudelaire et ses cheveux teints en vert
Whitman et sa barbe de prophète

Camoëns et son œil éborgné
Borges dans sa bibliothèque babélienne
Valéry à ses mathématiques matinales

Chénier guillotiné
Lorca fusillé
Cravan en train de boxer

Châteaubriant sur la lande avec Lucile
Corbière et sa chique

Rilke contemplant une chienne engrossée à Tolède

Tourgueniev notant sur son calepin
Gorki et ses cendres portées par Staline
Stendhal à la Scala

Jazzi dit: à

Nationalité : France
Né(e) à : Pont-Audemer , le 01/07/1930
Mort(e) à : Lisieux , le 11/11/2020
Biographie :

Jude Stéfan, né Jacques Dufour, est un poète français.

Il a fait des études de droit, de philosophie et de lettres. Il a été professeur au lycée de Bernay où il a enseigné le français, le latin et le grec.

Il vit à Orbec. Poète, nouvelliste, essayiste, épistolier, moraliste, il a publié de nombreux livres.

Jude Stéfan a reçu le Prix Max Jacob en 1985 et le Grand prix de Poésie de la Ville de Paris en 2000.

Bibliographie poétique :
• Cyprès, poésie, éditions Gallimard, Paris, 1967.
• Libères, poésie, Gallimard, Paris, 1970.
• Idylles suivi de Cippes, poésie, Gallimard, Paris, 1973.
• Poésie, éditions Guanda, Parme, 1978.
• Aux chiens du soir : poèmes en titre, poésie, Gallimard, Paris, 1979.
• Laures : poèmes, poésie, Gallimard, Paris, 1984.
• Litanies du scribe, poèmes, Le Temps qu’il fait, Cognac, 1984.
• Alme Diane, poèmes, Le Temps qu’il fait, Cognac, 1986.
• À la vieille Parque précédé de Libères, poésie, Gallimard, Paris, 1989.
• Stances : ou 52 contre-haï-ku, poésie, Le Temps qu’il fait, Cognac, 1991.
• Elégiades suivi de Deux méditations, poésie, Gallimard, Paris, 1993.
• Prosopopées, poésie, Gallimard, Paris, 1995.
• Povrésies ou 65 poèmes autant d’années, poésie, Gallimard, Paris, 1997.
• Épodes ou poèmes de la désuétude, poésie, Gallimard, Paris, 1999.
• Génitifs, poésie, Gallimard, Paris 2001.
• La Muse Province, poésie, Gallimard, Paris, 2002.
• Caprices, poésie, Gallimard, Paris, 2004.
• Désespérance, déposition, poésie, Gallimard, Paris, 2006.
• Que ne suis-je Catulle, poésie, Gallimard, Paris, 2010.
• Disparates, poésie, Gallimard, Paris, 2012.
(Babelio)

Jazzi dit: à

Jude Stéfan est mort à 90 ans dans une maison de retraite, que vont devenir les livres de sa bibliothèque ?

Faux journal :

« Mes livres ». Que deviendront tous ces livres accumulés qui survivront à leur possesseur qui en était lui-même possédé et tomberaient dans des mains infidèles ? Nul à qui les donner. Si l’on déchire avec joie les mauvais, si l’on donne les quelconques, que faire des ouvrages nécessaires et relus, annotés, personnalisés, l’esprit n’ayant pas d’héritier ? Il reste même ces livres qu’on n’ose trop tôt lire, les sachant trop beaux, les réservant pour une retraite illusoire, ceux qu’on palpe et feuillète et respire, ceux que l’on a égarés, perdus parmi tant d’amis familiers (…)
C’est ainsi qu’est puni le thésauriseur, envahi qu’il se voit par les témoins implacables de sa manie. Le destin des bibliothèques est donc l’incendie, comme on voit au cours de l’histoire.

renato dit: à

Je crois, Janssen J-J, que aussi les portés de 5 voir 7 trouvent indigestes certaines potées, d’ailleurs on pourrait les nourrir sainement sans les gaver. Il est cependant vrai qu’il y a de gens qui aprecient la cuisine indigeste et il la servent même.

renato dit: à

« … que vont devenir les livres de sa bibliothèque ? »

Lors du décès de Auden, Jacques, le propriétaire de son appartement new-yorkais, ne voyant pas arriver le loyer, mit ses livres et ses meubles sur le trottoir. Je ne me souviens pas qui a sauvé les livres. Peu importe, vous pourriez sauver les livres de Jude Stéfan.

et alii dit: à

CONTRE LA BIENVEILLANCE
YVES MICHAUD
Le constat est maintenant partout : la puissance du fondamentalisme religieux, la montée des populismes de droite comme de gauche, le discrédit de la classe politique, le rejet de la construction européenne, rendent caducs les schémas anciens. En particulier l’idée que la démocratie, à force de bienveillance, peut tolérer toutes les différences, toutes les croyances.

bouguereau dit: à

En particulier l’idée que la démocratie, à force de bienveillance, peut tolérer toutes les différences, toutes les croyances

das ist mein kampf

et alii dit: à

Journée mondiale de la philosophie
En dehors d’être une discipline, la philosophie est aussi une pratique quotidienne qui peut transformer les sociétés et stimuler le dialogue des cultures. En éveillant à l’exercice de la pensée, à la confrontation raisonnée des opinions, la philosophie aide à bâtir une société plus tolérante et plus respectueuse. Elle permet ainsi de comprendre et d’apporter une réponse aux grands défis contemporains, en créant les conditions intellectuelles du changement.

bouguereau dit: à

« … que vont devenir les livres de sa bibliothèque ? »

avec quelques coups dpieds au cul mon larbin va les télécharger sur le claoud a sidné et sur le nas a dirfilou..on a cracké ses codes..on va gicler une centaine de fimes de boules et c’est bon

renato dit: à

De Auden, Jacques, vous vous rapellez, je suppose, de Funeral Blues récité par la nymphette dans Violence et Passion de Luchino Visconti.

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent he dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crêpe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

The stars are not wanted now: put out every one;
Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood;
For nothing now can ever come to any good.

et alii dit: à

La Journée mondiale de la philosophie (JMP) 2020 aura lieu le jeudi 19 novembre. La célébration s’étend sur trois jours, les 18,19 et 20 novembre.
Les principales composantes sont les suivantes :
♦ Les 19 et 20 novembre seront organisées quatre table-rondes de haut niveau, avec des
philosophes éminents de toutes les régions, qui seront invités à réfléchir au sens de la pandémie
en cours à partir de différents outils et perspectives philosophiques. Les axes de discussion seront : la peur, en relation avec la confiance, et donc le risque ; l’être-ensemble, en relation avec
la solidarité ; la santé, en relation avec la maladie, mais aussi avec le bien-être ; et enfin le langage de la pandémie. Les tables-rondes seront réparties sur les deux jours pour assurer une
couverture mondiale des fuseaux horaires, en tenant compte de la complémentarité avec les
autres événements, et notamment avec la Nuit de la philosophie repensée en format virtuel.
♦ Les 19 et 20 novembre de 9h à 17h se tiendront les 19e Rencontres internationales sur les
nouvelles pratiques philosophiques (NPP), en coopération avec la Chaire UNESCO sur les
pratiques philosophiques avec les enfants à l’Université de Nantes. Programme détaillé et
liens de connexion : https://philo.sciencesconf.org/data/pages/Programme_NPP_version_finale_10.pdf.
♦ Les 18 et 19 novembre se tiendra un cycle de webinaires organisés par le Réseau des femmes
philosophes d’Amérique Latine (Reddem).
♦ Le 19 novembre sera organisée en ligne une Master class spéciale Journée mondiale de l
https://fr.unesco.org/commemorations/philosophyday?utm_source=Philosophie+magazine&utm_campaign=d1f37b7878-newsletters_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_dee8ebacdf-d1f37b7878-217926025

bouguereau dit: à

Gorki et ses cendres portées par Staline

enfant dputine ça c’est classieux qu’il dirait jibé..en noir et blanc..dire que polo y sra porté par térezoune qui va le béner dans la vague mazouté blinbling

bouguereau dit: à

..une poignée de cafards et ça repart havec térezoune..plein dvitamine!

et alii dit: à

♦ CONFERENCE « COVID-19, VERS UN NOUVEAU MONDE ? » / vendredi 20 novembre
17h-19h
Inscription : https://unesco-org.zoom.us/webinar/register/WN_f2fxaISaRGuK8mO90dVnXg
Avec :
– Serge Tisseron : Psychiatre, docteur en psychologie HDR, membre du Conseil scientifique du CRPMS (Université de Paris), membre de l’Académie des technologies, président
de l’Institut pour l’Histoire et la Mémoire des Catastrophes (IHMEC)
– Michèle Stanton-Jean : chercheure, Centre de recherche en droit public, Université de
Montréal, sous-ministre de la santé du Canada (1993-1998), Présidente du comité international de bioéthique de l’Unesco (2002-2005)
– Penelope Dufourt : Diplômée en philosophie, en sciences politiques (Sciences Po Lyon)
et en droit public, actuellement doctorante à l’Université Paris-X Nanterre, rattachée au
CREDOF (Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux) et en sciences
de l’éducation à l’Université de Nantes sur « La pratique de la philosophie avec les enfants : condition d’une éducation aux droits humains garante de l’interculturalité normative »
– Eric Chenut : vice-président délégué MGEN

bouguereau dit: à

Poe dans le caniveau

..en même temps porté par bodler avec ses cheveux verts..ça coule de source qu’il dirait lassouline

Bihoreau, duc de Bellerente dit: à

«Janssen J-J: Monsieur Bilhoreau, surtout, je m’adresse à vous ! Si vous saviez comme ce blog « libéral » a changé, même vu de la Charente (vers Barbezieux), depuis le mvt #meetoo et la pandémie dite du covid19 !…
Même un trumpiste n’y reconnaitrait plus la portée de sa couvaison !… Mais dans quel monde vivez-vous ?…Bàv,»

Je vis dans un monde qui porte bien peu d’attention au rumeurs, potinages, bavardages et surtout aux sottises que ce qu’il est convenu de nommer «réseaux sociaux» semblent inonder la société.

La radio s’adresse de plus en plus à des ignares, on y parle très vite sans doute pour qu’on ne remarque pas l’inanité des propos qu’on y tient. Il y a bien la merveilleuse Olivia Giesbert, à la voix pleine d’intelligence, mais que fait-là Tiphaine de Rocquigny, qui peine à ânnoner son texte ? Avec un nom pareil, on n’a pas le droit ! Allez, il doit bien y avoir à Paris une école de diction !

et alii dit: à

14h-15h30
Langage et genre
Introduction : Gabriela Ramos (Sous-directrice générale pour les sciences sociales et humaines,
UNESCO)
Participantes : Carolina Scotto, Diana Pérez, Eleonora Orlando
Moderatrice : Dra. Laura Danón
17h-19h
Webinaire (REDDEM) : « Philosophies en temps de crise : contingence, monde et humanité »
Présentation : Susana Vidal
Participantes : Ángeles Eraña (Mexique), Nastassja Pugliese (Brésil), Ana Fascioli (Uruguay),
Pamela Soto Garcia (Chili)
19h-20h
« Table-ronde d’esthétique : art corporel et philosophie »
Participantes : Dr. Ana María Martínez de la Escalera (Uruguay-Mexique), Dr. Lena Ortega
(Mexique), Prof. Gabriela Galindo (Mexique)
Modérateur : Jeremy Uribe Cisneros
19h-20h
Table-ronde : « Où sont les femmes philosophes dans l’histoire de la philosophie ? »
Participantes : Silvia Manzo (National University of La Plata, Argentine), Viridiana Platas (El
Bosque University, Colombie), Katarina Peixoto (University of the State of Rio de Janeiro, Brésil)
Moderatrice : Teresa Rodríguez (UNAM, Mexique

puck dit: à

« la philosophie aide à bâtir une société plus tolérante et plus respectueuse »

ça c’est une citation de Heidegger.

geubou kity konais tu konfirm ?

Jazzi dit: à

« vous pourriez sauver les livres de Jude Stéfan. »

Les brûler, selon ses dernières volontés, renato.
Moi même, je n’ai pratiquement pas de bibliothèque…

et alii dit: à

En plein Covid, la secte Raël lance une campagne de « câlins gratuits »

Une pancarte en carton pour un “câlin gratuit” qui semble bien innocent. Et pourtant. La secte Raël a appelé ses membres à travers le monde à lutter contre les règles de distanciation sociale en relançant des campagnes d’accolades de rue, plus connues sous le nom de “free hugs”. Cette secte, fondée dans les années 1970 par Claude Vorilhon, alias Raël, et qui affirme que la vie sur Terre a été créée par des extraterrestres, utilise ces campagnes de “free hugs”, pour étendre son recrutement et populariser ses dogmes. Sauf qu’en pleine pandémie, c’est doublement problématique.
et si Michel H participait?

puck dit: à

« La pratique de la philosophie avec les enfants : condition d’une éducation aux droits humains garante de l’interculturalité normative »

conférence animée par Raphael Enthoven.

Jazzi dit: à

Table-ronde : « Où sont les femmes philosophes dans l’histoire de la philosophie ? »

A la cuisine ou dans la chambre à coucher ?

puck dit: à

« la vie sur Terre a été créée par des extraterrestres »

greubou évrè thukonfirm ?

renato dit: à

Je suppose qu’il a payé un notaire pour le joyeux feu de joie, Jacques.

puck dit: à

« COVID-19, VERS UN NOUVEAU MONDE ? »

conférence animée par la secte Raël et ses câlins gratuits.

en invité surprise un représentant des extra terrestres qui ont créé la vie sur terre pour débattre sur le sujet : « comment réparer ses erreurs »

Jibé dit: à

« Je préfère les livres et la lecture.
(La question de JJJ me laisse perplexe : mon livre préféré ? je ne sais. beaucoup de livres sont mes préférés au moment où je les saisis, les relis.) »

@Christiane, moi aussi.
merci beaucoup pour le lien sur Steiner, un vrai plaisir d’écoute, chaque fois que cet homme prend la parole je suis étonné par l’intelligence et le mot juste.
Bonne soirée
(c’est dur, novembre, même si les arbres sont encore beaux)

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…mercredi 18 novembre 2020 à 21 h 40 min.

…<<…que vont devenir les livres de sa bibliothèque? << ,…à Jude Stéfan.

…invitations,…rien,…
…ce qui compte, c'est l'homme qui s'est construit avec, et contre tout;…après ses pérégrinations dans les bibliothèques, à ne pas en être satisfait de ses recherches personnelles,…

…avis personnel,…mais, même aujourd'hui, il reste des livres techniques pour ses propres métiers quotidiens,…photogravures scanners, orfèvreries et gemmes, journalismes et médias, goûts des architectures et ses procédés de constructions, les productions industrielles indépendantes, des styles aéronautiques futuristes,…bien sûr, toutes les traces de plans sont disparus,…chacun, à ses A.D.N., médicaux fourchus!…etc,!

…intelligences !, d'abords par soi-même, vivre et rester " fermer ", aux incursions d'espionnages,…& exploitations,!

…peindre, pour qui, pourquoi,!…le moins possible, ne laisser aucune traces constructivistes, tout laisser comme c'est,!…

…donc, être bien pire!, que ce monde ou nous avons été plonger, rien reçu, rien à donner,!…faire son goal, le ballon à son pied,!…
…il faut dribbler,!…avec sciences les futurs divers,!…
…des bibliothèques sans animateurs " crédibles ",…
…aux diables, les politiciens à rien foutre pour tous,!…
…bien faits,!…etc,!Go,!…

D. dit: à

La vie a bien entendu été créée par Dieu.

rose dit: à

Jibé

Et ça ne s’éteint pas, si j’ose dire.
Ça flambé encore (auprès d’un bon feu de campagne).

renato dit: à

Stéphane Mallarmé, Toast
Rien, cette écume, vierge vers
A ne désigner que la coupe ;
Telle se noie une troupe
De sirènes mainte à l’envers.

Nous naviguons, ô mes divers
Amis, moi déjà sur la poupe
Vous l’avant fastueux qui coupe
Le flot de foudres et d’hivers ;

Une ivresse belle m’engage
Sans craindre même son tangage
A porter debout ce salut

Solitude, récif, étoile
A n’importe ce qui valut
Le blanc souci de notre toile.

Ort dit: à

Merci de ce papier, M. Assouline; je ne peux m’empêcher de trouver cette Eve Rudd émouvante, d’avoir suivi par amour et fidélité son compagnon dans toutes ses ascétiques extravagances, sans renâcler ou du moins seulement à son corps défendant, et ce jusqu’à la lie. Une figure comme tirée du Marcel Schwob des Vies Imaginaires: une Hipparchia moderne, ou la pauvre épouse de Paolo Uccello qui se laisse mourir de consomption faute d’oser se plaindre.

Pablo75 dit: à

@ D.

« Au total, pas moins de 400 signalements de mutilations sur des équidés ont été enregistrés depuis le printemps dernier. Le ministère de l’Intérieur affirme par ailleurs que seules «20% des violences constatées peuvent être imputées à la main de l’homme». Pour les 80% restants, il s’agirait de blessures faites par des charognes, d’autres chevaux voire par l’animal blessé lui-même. »

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/chevaux-mutiles-les-derniers-progres-dune-enquete-de-longue-haleine-20201118

Qu’est-ce que tu en penses?

et alii dit: à

, Georges Steiner citera Paul Ceylan,
INCROYABLE !

Janssen J-J dit: à

@ que vont devenir les livres de sa bibliothèque ?

Vous dites quelque chose de très cruel, jzmn parce que c’est une interrogation lancinante que je partage avec vous ou J. Stefen, mais je ne suis pas encore prêt à l’affronter. Je vais pourtant devoir sérieusement m’y coltiner bientôt, plutôt que de rester dans le déni à ce sujet. C’est comme pour mon testament, je suis toujours en train d’atermoyer et d’en changer mes « volontés », comme disent les petits notaires.
Alhors ? brûler tous les bouquins avec ma propre crémation pour faire place nette (ou juste de la place sur terre) ?
Cela ne m’avait encore jamais effleuré… Aïe… Espèce de salaud ! Je vais pas vous dire bàv ce soir, jzmn, hein !

Ort dit: à

Jazzi > Y aura-t-il Shakespeare dans votre Goût de…? Je m’explique mieux le pourquoi de votre morceau d’analyse au pied levé, en réponse à mon extrait d’Henri VI. Au passage, vous avez dû utiliser la même source que le contributeur de la fiche Wikipedia: j’y retrouve deux mêmes phrases à l’identique.
Cette Jeanne de Henri VI, quel dépaysement! Notre bon vieux Will a voulu une adversaire ridicule, univoquement antipathique, dans le lot des Iago et Richard III mais sans la carrure, sans la préméditation, toute d’instinct, sentant le soufre, la poudre et les feux du sabbat. Mais voilà ce que c’est que le génie: même dans une œuvre mineure et assez ratée, en tout cas par trop décousue, il n’a pu s’empêcher de faire de sa contre-héroïne-repoussoir un personnage complexe et intriguant. Y contribue même une scène supposément accablante, celle des bobards de la Jeanne suppliante avant le bûcher, scène de toute évidence bricolée juste pour rassurer son bon public de niais d’Anglais qu’on avait bien fait de brûler une femme.

rose dit: à

Essai sur le don (2) pages 278,279

Marcel Mauss, anthropologue

C’est ainsi que le clan, la tribu, les peuples
on su -et c’est ainsi que demain, dans notre monde dit civilisé, les classes et les nations et aussi les individus, doivent savoir – s’opposer sans se massacrer et se donner sans se sacrifier les uns aux autres. C’est la un des secrets permanents de leur sagesse et de leur solidarité.
Il n’y a pas d’autre morale, ni d’autre économie, ni d’autres pratiques sociales que celles-là. Les Bretons, Les Chroniques d’Arthur, racontent (1) comment le roi Arthur, avec l’aide d’un charpentier de Cornouailles inventa cette merveille de sa cour : la « Table Ronde » miraculeuse autour de laquelle les chevaliers ne se battirent plus. Auparavant, « par sordide envie », dans des échauffourées stupides, des duels et des meurtres ensanglantaient les plus beaux festins.

rose dit: à

ont su

Pardon

Jean Langoncet dit: à

@scène de toute évidence bricolée juste pour rassurer son bon public de niais d’Anglais qu’on avait bien fait de brûler une femme.

Morceau culte : Willie The Pimp
https://www.youtube.com/watch?v=KHiclrHm-ig

Ort dit: à

Janssen J-J > étonnant, par moments on jurerait du Cioran.

rose dit: à

C’est là

(1) Layamon’s Brut, vers22736 sq ; Brut vers 9994 sq.

rose dit: à

Ed

Grand intérêt à lire votre critique de Soumission cinq ans après le drame de Charlie.
Vous dépassionnez le machisme, ramenez l’islam à rien de prémonitoire et replacez le héros, dans son rôle d’anti-héros, dépressif et paumé.
Merci Ed de la distance prise, qui m’apparaît salvatrice.

Ce livre décrit donc son temps et sera prisé des ethnologues, anthropologues, sociologues, leur donnant une idée sur comment nous vivions ce siècle là.

Jazzi dit: à

Intéressant ce poème de Mallarmé, renato.

Le début de Toast :

«Rien, cette écume, vierge vers
A ne désigner que la coupe ;
Telle se noie une troupe
De sirènes mainte à l’envers.

Nous naviguons, ô mes divers
Amis, moi déjà sur la poupe
Vous l’avant fastueux qui coupe
Le flot de foudres et d’hivers »

Semble faire écho au début du poème Le Coeur supplicié d’Arthur Rimbaud :

« Mon triste cœur bave à la poupe …
Mon cœur est plein de caporal!
Ils y lancent des jets de soupe,
Mon triste cœur bave à la poupe…
Sous les quolibets de la troupe
Qui lance un rire général,
Mon triste cœur bave à la poupe,
Mon cœur est plein de caporal! »

Jazzi dit: à

« Jazzi > Y aura-t-il Shakespeare dans votre Goût de…? »

Oui, Ort…

Jazzi dit: à

« Vous dites quelque chose de très cruel, jzmn parce que c’est une interrogation lancinante que je partage avec vous ou J. Stefen »

Pas avec moi, mais avec beaucoup d’autres ici, JJJ !

christiane dit: à

@J.L. Beaufils dit:
G. Steiner avec Pierre Assouline à la BNF :
https://www.bnf.fr/fr/mediatheque/georges-steiner-ma-bibliotheque-personnelle

Merci pour cette heure enchantée.

@Jibé
Je viens d’écouter grâce au lien de J.L. Beaufils, cet échange passionnant entre P.Assouline et G.Steiner. Je ne connaissais que la série d’entretiens avec L.Adler.
On se sent si petit en écoutant ce grand érudit polyglotte, lucide et si volontiers ironique. J’aime son humour pince sans rire et sa pensée pénétrante, jamais pesante, qui sait rester légère dans cette conversation de haute voltige .
Et quant on se penche sue sa vie… Sa famille a quitté Vienne dès 1924, pressentant le cauchemar nazi de l’Anschluss et les massacres, les déportations, puis s’est retrouvée à Paris où il est né, puis a fui de nouveau se réfugiant aux États-Unis où George Steiner a continué ses études et entamé sa carrière universitaire avec la nationalité américaine. Il a été, longtemps, critique littéraire pour le New Yorker. Tout cela avant Cambridge…
Il sera hanté toute sa vie par la Shoah, ne comprenant pas que l’érudition, l’intelligence n’aient pas rendu impossible cette horreur.

« J’aimerais que le souvenir qu’on garde de moi soit celui d’un maître à lire », disait-il, ajoutant qu’il aimerait être reconnu comme « quelqu’un qui a passé sa vie à lire avec d’autres ».
Bonne soirée.

Petit Rappel dit: à

Steiner. On aurait pourtant tort de se prosterner inconditionnellement devant son livre sur les Antigones. « La Mort de la Tragédie » me parait aller plus loin, et être mieux documentée.

 » Chateaubriant sur la lande avec Lucile? »
M’est avis que ce Chateaubriand là ne prend pas le t…Ne pas confondre Alphonse et René, svp!Madame Récamier et Madame Castelot mère, la morganatique de « la Brière », ne sont pas non plus, je crois, de la même catégorie!

Marc Court dit: à

JJJ
Je comprends qu’affronter le devenir de sa Bibliothèque soit une épreuve, pour avoir du l’affronter récemment au moins pour une moitié. Impression étrange que pourraient résumer deux phrases, un logion christique, et le dernier mot de Mazarin. Quelque chose comme  » Et ce que tu as amassé, qui l’aura? » et le mot cardinalice avant sa mort:  » et dire qu’il faudra quitter tout cela! »
On a pas toujours le luxe d’avoir du temps.
Bien à vous.
MC

JiCé..... dit: à

Jeudi 19 novembre 2020, 5h41, 10°

Une fois défunté, que faire du cadavre, que faire de son immense bibliothèque ?

Pour l’ancien vivant, pas de problème : suivant la culture, on le mange, on l’embaume, on le jette aux animaux, on le flambe ou on l’enterre !

Pour ses livres, qui ne sont que pensées mortes sur du papier jauni, c’est sans importance de laisser tout ce fatras inutile pourrir quelque part !

rose dit: à

Ai trouvé les poules de Jicé

La dernière journée des poules du Masters fera office de quarts de finale.

Y a aussi les swimmings poules.

Il ne manque pas de pool.

Jicé 🥳

rose dit: à

Les livres partiront aux puces de Montreuil.
Les CD aux puces de Saint Ouen.

Marie Sasseur dit: à

« Au passage, vous avez dû utiliser la même source que le contributeur de la fiche Wikipedia: j’y retrouve deux mêmes phrases à l’identique. »

Si la Rachilde apprend ça.

renato dit: à

Brûler les livres, Jacques ? un incident je comprends ; volontairement renvoie à un moment de barbarie sans nom. Et puisqu’on ne peu pretendre qu’un héritier directe se charge de ce poids, dispersion : tout à été décidé depuis une vingtaine d’années avec les bibliothèques bénéficiaires — testament déposé au Registre Suisse des Testaments.

L’horloge de la voisine église avance d’une minute.

Marie Sasseur dit: à

« testament déposé au Registre Suisse des Testaments. »

Il vaut mieux prévoir, en effet. On n’est jamais à l’abri de pilleurs.

Marie Sasseur dit: à

Vous pouvez mettre dans votre cercueil votre livre culte. Ou même plusieurs livres. Prévoir la taille du cercueil, en fonction.

Jazzi dit: à

Oui, renato, mais Jude Stéfan parle surtout du cas des livres annotés, surlignés, trop personnalisés, inutilisables en bibliothèque. Que faire, en l’absence de tous héritiers ?

renato dit: à

Jamais annoté ni surligné les livres, Jacques, car je ne les considére pas comme quelque chose qui m’appartient totalement ; mais j’ai beaucoup de cahiers de lecture — qui interessent la bibliothèque qui conserve mes archives phisiques.

Jazzi dit: à

Mais vous renato, vous êtes un homme organisé et prévoyant.
Mon choix de ce texte de Jude Stéfan où il parle de « la punition des thésauriseurs » n’était pas innocent…
Une suggestion de bon sujet de papier pour Passou, Drillon ou Paul Edel, sur le thème du qu’avez-vous prévu pour vos livres, vos disques et CD ?
Question cruelle a répondu JJJ, effrayé. M. Court semble, lui, s’être également organisé. Mais que disent Pablo75, Chaloux, Jicé et tant d’autres accumulateurs compulsifs erdéliens ?

Jazzi dit: à

PAROLES DE LA DESCENTE

sur terre la luxure n’en finissait pas déplorait
Dante à
Virgile ou à
Stace à la tête plutôt qu’au pied des choses aux anges de tuer les renards, arrivés dans le neuvième trou des
Enfers dans le feu des coïncidences avec une gaupe ajustant son monocle ou son parapluie la rivière nous séparait d’elles les élues

à jamais si près et j’ai dépouillé jeté tous mes livres à la nuit quand j’appelais
Denise tout

désir brandi au pas de duvet sur le trottoir en hâte nous nous dénudions du travail gémissant

si vous saviez et le disciple de serrer le bras du maître comme dédaigneux sous la pluie ils allaient

Jude Stéfan

Soleil vert dit: à

« Je comprends qu’affronter le devenir de sa Bibliothèque soit une épreuve, »

Ou celle d’un proche, quand on n’a pas de place.
Le choix de ses livres, leur disposition, les passages soulignés. L’ensemble constitue une forme de pensée. La dispersion des livres du défunt acte une deuxième mort, d’autant plus que bon nombre de lecteurs ne sont pas écrivains.

Phil dit: à

Belle idée dear Baroz, votre Jeanne d’Arc cuite à point. envoyez une dédicace au Président. Bien sûr votre M. Décimo a dû préférer les citations à la Delteil plutôt que Brasillach mais vos incipit redonneront sûrement du sel à des textes oubliés.

bouguereau dit: à

Vous pouvez mettre dans votre cercueil votre livre culte

les femmes d’antan était enterrée avec leur plug en or térezoune..à l’hintention de dirfilou je lui rapelrais qu’il faut mettre son ruawaï sur vibreur avant de faire son coming in..laisser des recommandations si l’on est pris de court

bouguereau dit: à

en province je connais une vieille cabine téléphonique dans laquelle j’écoule lentement ma vieille collec de porno..achté aux puces..elle est à coté d’une boulangrie que j’ai mise sur écoute par quelques agents pernoricards connu de moi seul

bouguereau dit: à

ma vieille collec de porno

la plus commune..le coeur de ma collec trés jalousée..ne finira pas sur le trottoir..maquro que vous êtes

Jibé dit: à

« @Jibé
Je viens d’écouter grâce au lien de J.L. Beaufils, cet échange passionnant entre P.Assouline et G.Steiner. Je ne connaissais que la série d’entretiens avec L.Adler. »

moi aussi, grand plaisir à l’entendre; il y a quelque chose de la Mitteleuropa dans son érudition, son universalisme cependant ancré, ses hantises et son humour. En voilà de la vraie culture, celle qui apporte, nourrit autrui! Très bon aussi à partager cela avec vous et M Beaufils et merci à lui pour le lien

Jibé dit: à

le post précédent était une réponse à Christiane,
et à qui veut le lire, bienvenue!

Jibé dit: à

« Ou celle d’un proche, quand on n’a pas de place.
Le choix de ses livres, leur disposition, les passages soulignés. »
oui Soleil Vert, c’est un très lourd moment et pas facile à vivre.
Quand mon père est mort, j’ai pris sur la table de chevet son livre encours, j’ai laissé le marque-page, lu le livre en question et depuis, ça va faire 25 ans, il me suit dans tous mes déménagements. Une sorte de balise et de témoignage.

christiane dit: à

M.Court,
La lecture des « Antigones » de G.Steiner a fait suite pour moi à l' »Antigone » d’Henry Bauchau, lu il y a plusieurs années. Le personnage de Bauchau commence au temps d’avant le drame : elle rentre à Thèbes après un long exil où elle accompagnait son père, aveugle, dans le but d’essayer d’empêcher ses deux frères de s’entretuer dans cette guerre qui les oppose. Elle veut éviter le sang.
Mais elle est incapable de choisir un de ses deux frères…
Etéocle et Polynice tomberont, « enlacés », des murailles de Thèbes dans la fureur de leur combat et la mort les réunira plus que la vie, plus que la haine qui les séparait… Créon choisira des funérailles pour Etéocle, pas pour Polynice. Antigone recevra cette décision comme un outrage condamnant l’âme de son frère Polynice à errer parmi les vivants, et voudra lui donner une sépulture, bravant pour cela les ordres de Créon et acceptant sa condamnation : être enterrée vivante…
C’est une réécriture du mythe grec de Sophocle dans une version romanesque, un magnifique portrait de femme.
G.Steiner analyse l’influence de ce mythe sur la littérature, la poésie, la philosophie (bien qu’il méprise la réécriture de ce mythe par Anouilh). Tant de gens connaissent le drame d’Antigone sans connaitre ni le grec ni Sophocle, écrit-il. L’héroïne de Sophocle interprétée par les réécritures de Garnier, Racine, Alfieri, Hegel, Kierkegaard, Heidegger, Hölderlin, Anouilh… (Il oublie les femmes ! Les nouvelles réunies dans « Feux  » de Marguerite Yourcenar qui sont aussi une magnifique relecture des mythes grecs) fait d’Antigone, des Antigones… mais toujours la rebelle, symbole de l’insoumission à la loi, « Le premier personnage qui dit non ».
Cet essai répondait mieux à mon attente que le précédent : »La mort de la tragédie » où il évoquait, plus généralement les avatars de la tragédie dans la littérature contemporaine depuis les Tragiques grecs et se demandait pourquoi la grande tragédie s’était éteinte avec Racine.
J’aime sa vision tragique du monde.

christiane dit: à

Oui, Jibé, absolument. Emouvant votre souvenir dans la réponse à Soleil vert du livre de votre père resté fermé sur le marque-page et qui vous suit partout.

christiane dit: à

@Soleil vert qui dit: « La dispersion des livres du défunt acte une deuxième mort, d’autant plus que bon nombre de lecteurs ne sont pas écrivains. »
Parfois on en retrouve sur les marchés des livres d’occasion avec des dédicaces… perdues, des annotations.
Douleur des transmissions imparfaites…

Jazzi dit: à

Tout le monde sait bien que tu n’as pas de livres chez toi, le boug, que des godes !
C’est plus délicat à léguer…

Chaloux dit: à

tu n’as pas de livres chez toi, le boug, que des godes !
C’est plus délicat à léguer…

D’autant qu’il s’en sert tous les jours, même sur son fauteuil-pot. Pas des objets de vitrine…

Hurkhurkhurk!

renato dit: à

Trouvé cette image :

https://pin.it/3ewlHFo

En cliquant sur la photo vous arrivez à la série complete — que je ne conseille pas à tout le monde.

Phil dit: à

Feux, Yourcenar (Christiane)

Dear Chaloux, connaissez-vous les modifications faites par l’auteur dans sa réédition d’après-guerre ?

Jazzi dit: à

Ce qu’il y a de bien avec Jeanne, Phil, c’est que grâce aux actes du procès ont peut lui donner directement la parole. Et quelle langue savoureuse…

Chaloux dit: à

Dear Phil, je possède toutes les éditions (Sans Pareil, Grasset) de Yourcenar années 30, sauf Les Songes et les Sorts trop chers, et son Pindare de moindre intérêt. Je ne crois pas (ce serait à voir) qu’il y ait beaucoup de différences sur le texte de Feux. Mais il me semble me souvenir que l’édition des années 50 contient une curieuse préface qui n’a rien à voir avec celle écrite plus tardivement, vers 67. Je vais essayer de retrouver ça.
Les corrections les plus importantes concernent Le Coup de Grâce et Denier du Rêve, le plus étonnant étant La Mort Conduit l’Attelage , matrice L’Œuvre au Noir et de Comme l’eau qui coule, dont certaines pages (écrites très jeunes) confinent à l’indigence. Je crois que Yourcenar a regretté d’avoir publié ce volume.

Phil dit: à

yes Baroz, combien de livres recensés pour votre goût johannique ?

Jazzi dit: à

Sur Jeanne, il existe une littérature innombrable ainsi qu’une filmographie, Phil. J’ai dû choisir à la tronçonneuse…

Chaloux dit: à

Pas mal de corrections aussi dans les Nouvelles Orientales dont le cours est curieusement très bas dans la collection de ce cher Paul Morand (qui s’est montré, disons le au passage, excellent directeur de collection, comme le souligne avec raison Mme Pauline Dreyfus dans sa biographie) Renaissance de la Nouvelle. J’en trouve régulièrement autour de dix euros et je les rachète (comme Léautaud le faisait pour d’autres livres, pour ne pas qu’ils tombent en de mauvaises mains).

Rien n’est plus difficile que d’écrire ces petits récits apparentés au folklore et à la culture populaire. Un labeur incroyable.

Chaloux dit: à

Pour clore, nos petits échanges sur Cavafy, cette somptueuse pensée de Jouhandeau (Blue Mite va encore me dénoncer), assez cavafyenne, trouvée dans l’Anthologie des moralistes français de François Dufay dont j’ai parlé l’autre jour. On peut évidemment remplacer « Endymion » par n’importe quelle beauté féminine de l’Antiquité :

Ce n’est ni Pierre ni Paul en effet que je regarde, aussitôt qu’ils sont nus devant moi, mais Endymion qui s’éclaire un instant, dans la clairière, où les truchements ne sont là que par procuration et le toucher une feinte, leur corps une allusion à sa seule présence.

Eloge de la volupté.

P. 310 de l’anthologie.

On l’imagine sourire de sa trouvaille et de sa propre grandeur.

Phil dit: à

merci dear Chaloux pour vos précisions à la craie en cours. effectivement les rectifications du Denier du rêve sont plus remarquables que celles de Feux, sauf la préface un peu surprenante mais est-ce la même en 50 et années 60, la première réédition date des années 50. Un libraire au nez fin voulait un fort prix de Feux années 30, sans pouvoir mentionner l’une ou l’autre modification. Nouvelles orientales, pas très cotées indeed et, je crois, reproches à l’auteur de son tropisme serbe.

Chaloux dit: à

Mark Twain était très fier de sa Jeanne d’Arc. Je la lirais bien, et celle d’Anatole France.

Phil dit: à

J’ai dû choisir à la tronçonneuse…

Cauchon !

bouguereau dit: à

J’ai dû choisir à la tronçonneuse…

cet apropos éditorial..sapré baroz

Chaloux dit: à

Le plus savoureux, Phil, (J. Savigneau l’avait noté avec raison) c’est Le coup de Grâce édition 1939 (qui a parait-il disparu de la BNF, un ami me disant « je sais qui l’a volé »). Yourcenar s’y laisse parfois aller au pire Montherlant déboutonné. Elle a corrigé tout cela dans les années 50, redorant son blason. Amusant parce que cela renseigne sur un certain très mauvais goût des grands bourgeois d’avant guerre. Le quartier le plus grossier de Paris reste le XVIe.

bouguereau dit: à

Je vais essayer de retrouver ça

haalte mon larbin..dirfilou appate à la margueriite..préméditation de cassage de cul sur l’escabal..piège diabolique..gardavu..coming out de dirfilou au baumette..série télévisée..

bouguereau dit: à

Tout le monde sait bien que tu n’as pas de livres chez toi, le boug, que des godes !

‘tout l’monde’..hurkurkurkurk..moi j’ai toujours su que t’étais dléquipe à pédreau baroz

bouguereau dit: à

Rien n’est plus difficile que d’écrire ces petits récits apparentés au folklore et à la culture populaire. Un labeur incroyable

mon larbin en pti steiner..hurkurkurkurkurk

Phil dit: à

Le quartier le plus grossier de Paris reste le XVIe.

en littérature comme en cinéma, Chaloux, les bonnes surprises, brutes de décoffrage, sont d’avant le code Hays;

bouguereau dit: à

lu le livre en question et depuis, ça va faire 25 ans, il me suit dans tous mes déménagements. Une sorte de balise et de témoignage

et t’as terminé sa dernière bouteille..et elle est pas comme le tonneau à djizeus..

Chaloux dit: à

Phil, j’ai acheté mes premiers volumes anciens (toujours très chers) au « pont traversé » , rue de Vaugirard. Internet a bouleversé tout cela. Mon Feux des années trente a dû me coûter dix euros.

Petit Rappel dit: à

La Jeanne de Mark Twain? C’est un gros roman historique dont le seul intérêt est peut-être son signataire. Maintenant, l est possible qu’il ait contribué à répandre cette figure dans l’Amérique profonde et au delà. On cite une université de ce pays qui a acheté une chapelle française parce ue Jeanne était supposée y avoir prié. Je crois qu’aujourd’hui on y regarderait de plus près.
La brique Twainienne a été publiée aux éditions du Rocher.
MC

Chaloux dit: à

bouguereau, le blaireau crampon, dans ses hautes œuvres. On ne dira rien des basses…

Hurkhurkhurk!

Phil dit: à

ten iouro Feux années 30…Pablo75 achète

bouguereau dit: à

hautes..comme tu y vas..je pince..je poigne..

bouguereau dit: à

C’est un gros roman historique dont le seul intérêt est peut-être son signataire

seul..il sait faire le gros con mark twain..et pas qu’un peu

Marc Court dit: à

Christiane, il me semble, lointaine lecture, qu’il ne dit pas grand chose de Garnier, et oublie Rotrou, qui n’est pas inintéressant. Quant à cette thèse résumée ici ou Sophocle rejoint Bauchau (?) j’émets quelques réserves.
Stefan cite Stace.Il a tort. Ses monstruosités épiques sont parmi les plus ennuyeuses conservées des temps antiques…
Bonne journée.
MC

Chaloux dit: à

Quant à la Jeanne d’Arc de Twain, toujours intéressant de lire d’un écrivain les livres de lui-même qu’il préfère, même si ce ne sont pas ceux retenus par la postérité. Là, on n’est plus dans le jugement littéraire grotesque. C’est autre chose, par-delà.

bouguereau dit: à

..et pas seulement pasqu’il hait les français msieu courte..dailleurs keupu se propose en martyr

Chaloux dit: à

bouguereau, le blaireau, le crampon, et son humour Pernod.

Poigne-toi plutôt toi-même, bouguereau, sur ton fauteuil-pot.

Hurkhurkhurk!

bouguereau dit: à

C’est autre chose, par-delà

la vérité est ailleurs mon larbin..dans ta cuisine..c’est certain

bouguereau dit: à

Poigne-toi plutôt toi-même

..pépèpe..tes offres de service à tes copins..pédreau..baroz

Chaloux dit: à

bouguereau le blaireau, jamais vu ça. En revanche tees stations obsessionnelles dans les toilettes pour hommes de la gare du Nord, c’est toi même qui en a parlé, je n’invente rien. En quelque sorte, tu t’es coupé.

Hurkhurkhurk!

christiane dit: à

Marc Court dit:
« Quant à cette thèse résumée ici ou Sophocle rejoint Bauchau (?) j’émets quelques réserves. »
M.Court, vous êtes un pinailleur ! souvent décourageant…
j’ai écrit : « C’est une réécriture du mythe grec de Sophocle dans une version romanesque, un magnifique portrait de femme. », un souvenir de lecture pour répondre à votre préférence (« La mort de la tragédie « ) et à ma préférence (« Les Antigones ») non une thèse !!!

Chaloux dit: à

« en as », faute philosophique.

D. dit: à

le quartier le plus grossier de Paris reste le XVIe

…le 8ème du côté du Faubourg St Honoré c’esy pas jojo non plus…

Jazzi dit: à

« la Jeanne d’Arc de Twain »

Retenu dans ma sélection, Chaloux.

Jazzi dit: à

Oui, M. Court, Mark Twain (1835-1910) a fait en grande partie connaître Jeanne d’Arc aux Etats-Unis.

Jazzi dit: à

Quand j’étais au lycée on demandait : quel est l’arrondissement le plus sale de Paris ?

Réponse : le XVIe, parce qu’on y enlève la mère Dassault.

(Toutes les polices de France furent mobilisées du 23 au 25 mai 1964 après l’enlèvement de Madeleine Dassault)

Soleil vert dit: à

« G.Steiner analyse l’influence de ce mythe sur la littérature, la poésie, la philosophie (bien qu’il méprise la réécriture de ce mythe par Anouilh). Tant de gens connaissent le drame d’Antigone sans connaitre ni le grec ni Sophocle, écrit-il. L’héroïne de Sophocle interprétée par les réécritures de Garnier, Racine, Alfieri, Hegel, Kierkegaard, Heidegger, Hölderlin, Anouilh… »

Une trace dans Blue de Joel Houssin (je me cite ainsi que la préfacière) :

« Houssin y ajoute une noirceur à la Andrevon qui culmine avec cette scène où Tout Gris, narrateur et lieutenant de Blue guide son chef, selon les termes magnifiques de Jeanne A. Débats, tel « Antigone menant Œdipe » à travers « le miroir de leurs illusions ».

Jazzi dit: à

J’espère que et alii n’est pas souffrante !

Jazzi dit: à

Il semblerait, mais peut-être me trompé-je, que les femmes parlent plus des livres, qu’elles lisent, que de leurs bibliothèques. Seraient-elles moins matérialistes ou fétichistes que les hommes ou bien est-ce chez ces derniers une résurgence du « c’est moi qui ai la plus grosse » ?

Jazzi dit: à

Le jour où l’on retrouvera le boug raide mort avec son marque page, ça va être délicat pour la famille !

Chaloux dit: à

Pauvre bouguereau, pauvre blaireau, il aura trop lu d’annales!

Hurkhurkhurk!

JiCé..... dit: à

Sur le fond, je m’en branle….

Mais tout de même? Anne Brancoft n’existe pas ! et lorsqu’on parle il faut savoir ce qu’on dit.

ANN BANCROFT !!!
(… par les amygdales externes de l’ami Mel…)

DHH dit: à

@ jazzy
vous souvenez vous de ce dessin du Canard a propos de cet enlèvement?
on y voit les deux ravisseurs au téléphone ;on comprend que Dassault est au bout du fil, et cette légende:l’un qui dit à l’autre : »il offre le double pour qu’on la garde »

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