de Pierre Assouline

en savoir plus

La République des livres
 Le fascisme a-t-il sa place au musée ?

 Le fascisme a-t-il sa place au musée ?

En principe, le projet de reléguer le fascisme au musée devrait être bien accueilli : ce serait la preuve qu’il est bel et bien figé, désuet et suffisamment daté pour être empaillé ; mais cela témoignerait également qu’il vaut d’être sauvegardé, conservé, montré et mis en valeur. L’ambiguïté à l’œuvre dans certaines entreprises de muséification est encore plus vive dès lors qu’il s’agit d’inscrire un tel musée du fascisme dans le pays qui l’a vu naitre et prospérer.

Que faire de cette histoire-là si on la sort des livres et des films pour l’exposer et de quelle manière ? En Italie, c’est un serpent de mer qui réactive les polémiques à intervalles réguliers. A Predappio déjà, cette commune d’Emilie-Romagne où Mussolini a vu le jour en 1883. Le gouvernement ayant rendu sa dépouille aux siens qui l’y ont inhumé dans la crypte familiale en 1957, les pèlerinages de curieux et de néo-fascistes n’ont jamais cessé jusqu’à accueillir près de 100 000 visiteurs par an. Las de ce défilé, le maire (Parti démocrate/centre-gauche) Giorgio Frassineti a constitué un comité d’historiens afin d’installer un Musée du fascisme dans la « Casa del fascio e dell’ospitalità », le siège régional du parti dans les années trente. L’édile espère voir ainsi « la raison triompher de la nostalgie ».

Une manne espérée pour le tourisme local, lequel n’avait pas attendu cette perspective pédagogique pour se pourvoir en commerces d’objets et reliques du culte mussolinien. En 2015, soutenu par les différents gouvernements qui se sont depuis succédé, le conseil municipal a approuvé le projet non sans en avoir finalement édulcoré la présentation : il s’agit désormais d’un centre de documentation et de recherche sur le totalitarisme axé notamment sur l’Etat et la société en Italie à l’époque fasciste… On l’attend toujours.

On dira que Predappio est la régionale de l’étape. Mais Rome ? Ces derniers mois, un projet de Musée du fascisme y a été réactivé, ce qui a eu pour effet attendu d’enflammer le débat national sur l’intitulé même : musée du fascisme ou musée sur le fascisme ? A croire que l’épouvantail est agité à desseinalors que les Italiens éprouvent encore une réelle curiosité pour le moment fasciste de leur pays, comme en témoigne le succès de M (en français aux éditions des Arènes), la passionnante trilogie romanesque du Duce par l’écrivain Antonio Scurati (1969). Trois conseillers municipaux affiliés au Mouvement Cinq étoiles (M5S) ont en effet formulé une proposition dans ce sens en raison de « la nécessité de contrer le négationnisme et l’ignorance des Italiens sur la première moitié du XXème siècle de leur pays ».

Gemma Guerrini, la plus engagée du trio, a même loué la dimension « cathartique » d’un tel projet qui serait implanté dans un site archéologique industriel de la ville. Virginia Raggi, la maire de Rome, est également membre du M5S, mais elle est fermement hostile au projet. En le bloquant, elle a répété : « Aucun malentendu possible à ce sujet : Rome est une ville antifasciste ! » balayant le dossier malgré ses ambitions culturelle, historique et pédagogique. Elle a reçu le soutien de la communauté juive de Rome qui a obtenu l’accord et l’aide de la Ville pour la construction d’un Musée de la Shoah…en 2005 !- et il n’existe toujours pas.

Il y a cinq ans à Munich, un musée a ouvert sous le nom de « Centre de documentation sur l’histoire du national-socialisme » ; photos, films, documents y sont exposés mais tout ce qui relève de l’esthétique (affiches, étendards etc) en a été délibérément banni pour éviter toute « séduction ». N’empêche qu’aux Pays-Bas, les musées les plus cambriolés sont les Musées de la Guerre qui exposent des uniformes, des armes et des décorations nazies. Celui de Hertogenbosch dans le sud du pays, critiqué pour sa dernière exposition jugée trop « à la gloire du nazisme » n’y a pas échappé ; il est vrai qu’elle était consacrée au « Design du IIIème Reich ». Loin des querelles sur l’oubli et la mémoire, la commémoration et la célébration, il y a aussi la réalité d’un marché qui prospère, reflet d’un air du temps.

(« Scène de la vie touristique ordinaire à Predappio » photo Tiziana Fabi)

Cette entrée a été publiée dans Histoire.

1368

commentaires

1 368 Réponses pour  Le fascisme a-t-il sa place au musée ?

x dit: à

Un (autre) extrait du film Vincere, le début : Mussolini, Dieu et le passage du temps (ici dans un sens très étroit).
https://www.youtube.com/watch?v=k7l-eUZg3EA

CP, même si nous n’avons pas lu le même livre (clin d’œil assoulinien), ce n’est pas grave ! Vous savez bien que la dynamique des groupes modifie aussi notre façon d’exprimer nos impressions. Confrontée à des interlocuteurs matraquant (répétant afin de l’imposer) leur basse opinion de ce roman je l’aurais peut-être défendu…
Cependant, il ne s’agit pas seulement de « bien écrire » ; ma réaction était liée aux personnages, à peine esquissés, et qui ne m’ont pas du tout retenue. Rien à voir, même dans le « ludique », avec Uncle Toby et Trim et les autres.
Je les ai trouvés schématiques, une déclinaison de cas de figure. À vrai dire, je les ai déjà largement oubliés.
Il y a donc POUR MOI double « platitude », de la langue et des personnages ; elle ne nuit pas à l’efficacité narrative, mais je comprends que la triple satisfaction tirée du méta-roman + « page-turner » + exercice(s) de pensée au menu l’emporte pour d’autres.
Car bien entendu il serait trop facile pour la lectrice un peu déçue d’attribuer l’insuffisance au roman, sans remettre en cause la qualité de sa propre attention (et/ou sa familiarité insuffisante avec les œuvres « convoquées »).

Amusant comme les métaphores de la nourriture s’imposent quand on parle de notre réaction vis-à-vis des livres — depuis Tom Jones, nous nous mettons à table avec plus ou moins d’appétit pour les mets présentés.
(Avec un sourire : n’est-ce pas un peu « faire le saucisson »® que comparer la façon dont Tchouang-Tseu ou Tolstoï et son Anna Karénine sont embarqués sans être compromis avec le traitement réservé à d’autres ?)
En revanche bien d’accord pour l’intérêt des questions de Meredith (mais font-elles le poids dans le mouvement général du livre ?)

Marie Sasseur dit: à

@on ne peut en vouloir à ceux qui ne savent pas n’est-ce pas ?

Bien sûr que non.
A la limite, on peut avoir pitié des reponsatout…

Tu aurais pu mettre le son, pour les ânes !

https://youtu.be/2aOLW_R9-E4

B dit: à

Je vous suis. Swift Jonathan.

Paca, MS, mangé, quick.

D. dit: à

Mars est véritablement habitée, renato. Voys devriez faire attention à ce que vous écrivez.

D. dit: à

VIII. The Port

Ten miles from Arkham I had struck the trail
That rides the cliff-edge over Boynton Beach,
And hoped that just at sunset I could reach
The crest that looks on Innsmouth in the vale.
Far out at sea was a retreating sail,
White as hard years of ancient winds could bleach,
But evil with some portent beyond speech,
So that I did not wave my hand or hail.

Sails out of lnnsmouth! echoing old renown
Of long-dead times. But now a too-swift night
Is closing in, and I have reached the height
Whence I so often scan the distant town.
The spires and roofs are there—but look! The gloom
Sinks on dark lanes, as lightless as the tomb.

Janssen J-J dit: à

Notation des lectures sur des carnets… Ben oui, c plus répandu qu’on le dit… On pourrait aussi se demander pourquoi, jicé… Jzmn se demandait les raisons de cette manie de noter… Et lui, il a ses fiches de monsieur cinéma… Chacun fait sa cuisine, en quoi serait-ce un pb. On sait que plus de deux millions de français tiennent un journal régulièrement. Pourquoi ? Et que depuis la pandémie, ont jamais autant écrit…. une pulsion à laquelle ils n’auraient jamais eu le temps ou loisir de se consacrer. Les explications ne sont en rien simples.
Du coup…, pas fastoche de faire un tri rétrospectif de long terme pour savoir pourquoi tel bouquin lu serait censé occuper le haut du panier… La nature de l’impact et des raisons de la souvenance, croyez pas qu’elles diffèreraient aussi avec le temps ?… Ai constaté que mes sélections étaient différemment conditionnées par des paramètres assez hétérogènes, et pourraient tout aussi bien évoluer dans deux ans, si je reparcourais cette liste, sont pas figés, elle pourrait prendre une toute autre allure… Les jeux de mémoire constamment évolutifs, pas forcément l’indice d’un naufrage ou d’un phénomène de concaténation vers le rétrécissement. La méoire peut s’hémorragier.
Merci d’avoir essayé, j’apprécie et partage vos remarques de rebond. Bonne soirée,

Janssen J-J dit: à

@ RM, Je me souviens d’un type arrogant enfin viré de cette chaine, qui disait : « Proust, on ne le lit pas, on ne fait que le relire »… Je me demande si vous n’êtes pas en train de dire la même chose, avec votre VA : « Proust, on ne fait que l’oublier (après l’avoir assimilé) par cœur »… – J’ai sans doute tort, mais j’ai bon espoir que Puck nous explique, sauf si vous vouliez me démentir, et je vous en saurais gré. Bàv,

D. dit: à

IX. The Courtyard

It was the city I had known before;
The ancient, leprous town where mongrel throngs
Chant to strange gods, and beat unhallowed gongs
In crypts beneath foul alleys near the shore.
The rotting, fish-eyed houses leered at me
From where they leaned, drunk and half-animate,
As edging through the filth I passed the gate
To the black courtyard where the man would be.

The dark walls closed me in, and loud I cursed
That ever I had come to such a den,
When suddenly a score of windows burst
Into wild light, and swarmed with dancing men:
Mad, soundless revels of the dragging dead—
And not a corpse had either hands or head!

renato dit: à

Il ne faudrait pas m’attribuer des pansées complexes JJJ, il était question de mémoire et je me suis souvenu du travail d’un ami : « dimenticare a memoria ».

D’un autre côté, il est vrai que oublier est l’une de mes aspirations de ces derniers 20 ans, déjà seulement l’intention est très reposant.

D. dit: à

renato et sa bande de pansées.

rose dit: à

Mardi 4 lai, 00:08

rose dit: à

4 mai

Lais de Marie de France

Quel clip superbe, Marie

rose dit: à

E casa mi.

michèle dit: à

Michèle Tua
Le grangeon
1 chemin des Cèdres
04300 Forcalquier

Mesdames XY et XYZ,

Votre pompe à fric, sous l’impact du Covid-19, en train de s’écrouler.

Mme XY, une grosse bosseuse, H24 sur le terrain, sur l’héritage légué par papa Pé.
Mme XYZ, du même panier de crabes, sa mère et elle, plaçant leurs vieux en Ehpad et puis, plus rien à faire : ah l’excellente sinécure, payées les deux à glander, la seconde à élever ses trois gniards chez soi sur le dos des vieux dont on s’est débarrassés, la mère ayant trouvé le système  :

Sa déco.à base de palettes de bois, à mourir de rire, la maison en containers aussi ? son facebook Je suis Charlie, les gâteaux d’anniversaire pour ses enfants publiés sur instagram, mère modèle, curatrice honteuse.

Les droits des résidents d’Ehpad « grandement entravés », juge la Défenseure des droits
https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/04/covid-19-les-droits-des-residents-d-ehpad-grandement-entraves-juge-la-defenseure-des-droits_6079006_3224.html
via Le Monde

Ma mère, tous les jours depuis quatorze mois et demi  » Qu’est-ce que je fais ici dans cette chambre alors que j’ai un grand appartement à Marseille ? Je veux rentrer chez moi. »

Michèle Tua

michèle dit: à

Ma mère qui pleure tous les soirs que dieu fait.

Pas envoyé le courrier.
Pas le courage.
Suis traitée comme une meurtrière à l’Ehpad.
Ma mère sa sixième dent en train de tomber. Ses lunettes toujours pas arrivées, qui tous les jours pleure en réclamant de rentrer chez elle.
Et une salope de copine qui avant-hier, me dit « elle ne sortira jamais ».

renato dit: à

Ça doit être dans l’air :
Bill and Melinda Gates divorce after 27 years of marriage

et alii dit: à

je ne comprends pas les erdéliens et les relations qu’ils entretiennent entre eux;elles me semblent très rudes et découragent une participation « indépendante »;
bonne journée

renato dit: à

« indépendante » ? c’est vite dit !

renato dit: à

Reouvert ce matin Pomes Penyeach.

racontpatavi dit: à

Oh merci d’avoir pitié des reponsatout!

Marie Sasseur dit: à

« je ne comprends pas les erdéliens et les relations qu’ils entretiennent entre eux »

Aucun intérêt, effectivement.
En revanche, a travers 2 commentaires, sur ce fil, concernant ce roman de Le Tellier, je viens de comprendre leur plan couillon.
Contrepèterie .

L’autre jour, Passou a retweeté un article où ce livre de Le Tellier était passé à la moulinette, par des sensitivity readers, pour la trad’ aux US.

Loin de lire ce livre pour sa richesse culturelle et le véritable pari qu’il fait sur l’intelligence de ses lecteurs, face à des questions philo, pour ma part très  » nourrissantes « , des salopards ont entrepris de faire une enquete de personnalité sur les personnages.
Force est de constater, qu’à bas bruit, une autre lecture pas  » désintéressée  » est à l’oeuvre.
J’espère pour Le Tellier, que le personnage de Meredith, juive, a des réflexions qui ne vont pas contre leur doxa, a ces connards.

Jazzi dit: à

« Le Tellier était passé à la moulinette, par des sensitivity readers »

Il est indéniable que le succès de « L’Anomalie », près d’un million d’exemplaires vendus en moins de six mois, au-delà des critiques littéraires (service minimum pour Passou), du prix Goncourt, des réseaux sociaux, des conseils des libraires… est dû en grande partie au bouche à oreille des lecteurs. Force est de constater que vous en êtes la meilleure preuve ici, MS !

Marie Sasseur dit: à

A titre de  » comparaison « , j’adore cette poésie de l’architecte, cette construction avait acquis sa finesse à force de soustractions.. ou quelque chose comme ça.

Pourquoi un million de lecteurs ?

A cause du Covid, lol.

Janssen J-J dit: à

ô merci pour les plan couillon de ces connards, etalii, racontez-là nous, cette histoire avec Jean Cayrol. Si d’aventure, on passe à Forcalquier, peut-on aller frapper à l’adresse indiquée, ou au moins y adresser une lettre personnelle ? non, on ne peut pas vouloir se forcer à oublier depuis 20 ans, comme si cela pouvait être libératoire. Après 27 ans de mariage, un divorce n’est jamais heureux si on ne sait pas quoi faire de l’argent qu’on emporte. Les relations qu’ils-elles entretiennent sont très compréhensibles, la preuve, c’est qu’elles ont lieu. Chacun peut le constater. – (4.5.21_9.22, mardi : 10 ans de Nina – 200 ans d’agonie du napoléonisme – vaccination n° I à 11h). Bàv,

Brinqueballe dit: à

rose Michèle, vous habitez dans une impasse près de chez le vétérinaire?

Brinqueballe dit: à

Juste au croisement des petites maisons, rose Michèle?
google map nous montre tout.

Janssen J-J dit: à

@ SV, Merci Soleil Vert… A la fin du 1er paragraphe, j’aurais ajouté ça :
https://www.youtube.com/watch?v=l733P-O6Qac
… mais on l’a tous en tête, sans l’écouter, juste rien qu’à vous lire… J’ai beau vouloir oublier ce morceau depuis trente ans, j’ai toujours les poils qui se hérissent dès que je tombe dessus par indvertance… Je sais pas si c’est à cause de la musique ou des images du film devenues indissociables. Je ne le saurai jamais. Je vous raconte pas ma vie, notez-le bien – Une genèse de « Sur la route » très intéressante, comme toujours. Bàv,

Brinqueballe dit: à

Le T du panneau indiquant l’impasse, Tu as.

B dit: à

J’espère pour Le Tellier, que le personnage de Meredith, juive, a des réflexions qui ne vont pas contre leur doxa, a ces connards.

Ça vous va aussi bien qu’un souvenir.

Patrice Charoulet dit: à

MIRACLES

Sur son blog, Philippe Bilger réflechit sur les miracles.

Voici quelques avis antérieurs :

Dieu ne fait pas tous les jours des miracles. (Fénelon)
*
Miracle est un terme équivoque. (Malebranche)
*
Toute la nature est pleine de miracles, mais de miracles de raison. (Leibniz,1692, lettre écrite en français)
*

Des hommes de bien, des hommes de génie : voilà mes miracles. (Voltaire)

*
Il est absurde de croire des miracles, c’est déshonorer en quelque sorte la Divinité. (Voltaire, 1764)
*
Un miracle est la violation des lois mathématiques, divines, immuables, éternelles.
(Voltaire, 1764)
*
Oser supposer à Dieu des miracles, c’est réellement l’insulter. (Voltaire, 1764)
*
Dès que la raison vient, les miracles s’en vont. (Voltaire, 1764)
*
Les miracles sont les preuves des simples. (Rousseau)

*
En 1515, la bourgeoisie et le bas peuple croyaient fermement aux miracles : chaque village avait les siens. (Stendhal, 1827)
*
Aujourd’hui , les miracles s’usent. (Musset, 1837)
*
Un miracle public est devenu une chose assez rare, depuis que l’homme s’est avisé de regarder dans les manches du bon Dieu. (Nerval, 1851)
*
Pour les auditoires grossiers, le miracle prouve la doctrine , pour nous, la doctrine fait oublier le miracle. (Renan)
*
Quelque recherche qu’on ait faite, jamais un miracle ne s’est produit là où il pouvait être observé et constaté. (Littré)
*
Il n’y a dans la nature ni contingence, ni caprice, ni miracle, ni libre arbitre. (Edmond Goblot)
*
La notion du miracle ne peut plus guère se soutenir dans son vieux sens théologique et précis, de violation des lois de la nature. (Jules Lachelier)
*
Le miracle, considéré à la loupe, risque d être toujours contestable. (Alain)
*
Et, si l’on faisait des miracles quelque part, je n’irais pas y voir. (Alain)

*
Tout est miracle, sauf certains miracles. (Giono)
*
Hier, on voyait beaucoup de saintes Vierges ; aujourd’hui, on voit beaucoup de soucoupes volantes. (Marc Oraison, 1960)

J

Marie Sasseur dit: à

Le fascisme a l’oeuvre sur la rdl, j’en ai deja fait les frais. Lire un livre, et ne pas pouvoir en faire un constat, sur un blog littéraire, c’est une expérience qu’il faut avoir connu au moins une fois dans sa vie. On y reviendra, de toute façon !

Alors que ce fascisme s’exerce maintenant contre les lecteurs de Le Tellier, ma foi, il va falloir qu’ils comptent leurs divisions, lol.

Jibé dit: à

Revu hier soir, sur arte, Brève Rencontre de David Lean. Un noir et blanc magique, des visages en gros plan si expressifs, et Rachmaninov, évidemment.
(Le « tu peux baisser la musique, chérie » dit tout de l’incompréhension ds le couple légitime, et comment en serait-il autrement)
Bref, une merveille.
Un des films préférés dans ma liste de films:)

B dit: à

Il est possible de vous renvoyer le meme constat, votre tolérance s’habille d’un certain vocabulaire à l’égard de ceux qui ne défendent le même avis ou ne ressentent pas le meme enthousiasme inconditionnel. La pluralité des avis ne devrait pas sur un blog littéraire être accompagné de tant de mépris, d’injures. Votre entregent ne devrait pas vous empêcher de vous voir telle que vous êtes.

B dit: à

Jibe, j’y ai renoncé à cause du son, du ton, datés.

Marie Sasseur dit: à

J’ajoute qu’il y a quantité de sites internet où il est fait recension de ce roman de Le Tellier , alors la merde que certains ont dans le cerveau ici, comme petitix, ne fait pas le poids.

Janssen J-J dit: à

Le fascisme, il a bonne mine d’être employé à toutes les sauces, hein ma gribiche ? Faut se calmer, faute de l’avoir connu et vécu en Italie à la belle époque, au moins une fois. Racontpatavie avec le Tellier, la rdl s’en pate.

et alii dit: à

On appelle « simples » les plantes utilisées depuis l’antiquité pour leurs vertus médicinales, les simplicis herba. On les qualifiait de simples par opposition aux potions complexes que proposait la médecine savante de l’époque.
les simples sont la preuve que Rousseau n’a pas herborisé en vain
https://www.gerbeaud.com/jardin/fiches/creer-un-jardin-de-simples,1516.html

B dit: à

Effectivement, j’ai lu p1s mal d’articles à son propos qui bien qu’ils soient élogieux reprennent certains des arguments avancés dans les critiques ici exprimées.

B dit: à

Et petit ne descend pas le livre de Le Tellier, il met en cause sa structure et conseille aux paresseux de creuser , fouiller dans l’intertextualité.

et alii dit: à

simples:
Plantes contre les troubles digestifs : angélique officinale, chicorée sauvage, verveine officinale…,
Plantes sédatives : houblon, mélisse, valériane…,
Plantes contre les affections pulmonaires : bouillon blanc, mauve, thym…

et alii dit: à

Les savoir-faire entourant la connaissance et le ramassage des simples sont reconnus par l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.

et alii dit: à

. Roses et violettes entraient dans la composition des électuaires, ainsi que la réglisse2.
Le Livre des Simples médecine (Liber de simplici medicina), ouvrage écrit par Matthaeus Platearius3 au xiie siècle, est une sorte de dictionnaire de toutes les plantes médicinales médiévales, avec une notice sur leur emploi. Au xve les herboristes de Paris était tenus sous serment d’en posséder un exemplaire. Il ne fut traduit du latin et publié qu’au xxe par le Dr Paul Dorveaux.

et alii dit: à

Après la chute de l’Empire romain, c’est dans les jardins de monastère que les moines ont continué à faire vivre cette tradition. Le Jardin des simples de Florence (en Italie), créé en 1545 sous Cosme Ier de Toscane est, avec celui de Pise (également en Italie), l’un des plus anciens jardins botaniques au monde.

Le jardin botanique de Bordeaux (en France), créé en 1629, a été confié à l’école d’apothicaires, comme le jardin des plantes de Nantes (en France) en 1687.

B dit: à

Et si nous sommes fascistes,( ça reste à démontrer) il y en ici qui sont, précisément et objectivement, assez proches du fanatisme. Ca ou être c.n, le pas est assez facilement franchi. Mes affections ont toutes tiédi tant il est difficile de faire coïncider les auteurs à leurs oeuvres aussi séduisantes soient elles, il y a souvent des détritus qui trainent entre la feuille de calque la page; dans ma vie également mais elle demeure sans page aussi les détritus tombent dans le vide intersidéral, c’est quand même plus facile de n’avoir rien à proposer du point de vue de l’éthique.

Jazzi dit: à

« Tout est miracle, sauf certains miracles. (Giono) »

« Tous les enfants sont poètes sauf Minou Drouet (Jean Cocteau) »

« Hier, on voyait beaucoup de saintes Vierges ; aujourd’hui, on voit beaucoup de soucoupes volantes. (Marc Oraison, 1960) »

ça c’est pour D. !

et alii dit: à

Les jardins du prieuré d’Orsan naissent en 1992 et ouvrent au public en 1994. Créés par deux architectes, Sonia Lesot et Patrice Taravella, et entretenus par le maître jardinier Gilles Guillot, ces jardins sont l’évocation du paradis perdu. La volonté initiale n’a pas été de réaliser une exacte reconstitution des jardins de l’origine du prieuré, mais plutôt d’évoquer l’esprit d’un jardin médiéval. wiki

B dit: à

Je ne lis plus et à lui, ça me fait économiser du temps.

B dit: à

Et alii.

racontpatavi dit: à

Oh merci détritus!
Gossinique.

et alii dit: à

La famille Adanson (ou Andanson) est originaire d’Auvergne, de Saint-Pierre-Roche-Villejacques près d’Orcival où naît le grand-père d’Aglaë, Léger Adanson (1684-1749). Parti rejoindre la colonie auvergnate d’Aix-en-Provence où il devient écuyer de Monseigneur G. de Vintimille du Luc, il y fonde un foyer sous le nom d’Adanson, donnant une origine écossaise au patronyme de la famille, rappelant les jacobites présents en Provence au xviie siècle, mythe inculqué à ses descendants.

La belle Aglaë Adanson
Le père d’Aglaë, Michel Adanson, membre de l’Académie Royale des Sciences et de l’Institut, né à Aix-en-Provence en 1727, a été le premier explorateur du Sénégal de 1749 à 1754, où il préconise la culture des plantes indigènes, puis assiste Bernard de Jussieu à Trianon de 1756 à 1772. Il est surtout l’auteur de l’histoire naturelle du Sénégal, Coquillages (1757) et familles des plantes (1763), ou il considère que tous les caractères des êtres vivants doivent être pris en considération, sans être subordonnés les uns aux autres comme préconisé aujourd’hui en phylogénie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Arboretum_de_Balaine

racontpatavi dit: à

détritus, le gosse inique de Goscinny.

racontpatavi dit: à

Il faut faire plus bref dans vos délires et alii.
On ne vous lit pas!

racontpatavi dit: à

Lourde lente…
Hard délais!

puck dit: à

le fascisme sur la rdl c’est reprocher à quelqu’un de ne pas avoir lu un livre alors que si ce quelqu’un n’a pas lu ce livre c’est juste parce qu’il n’a pas encore fini de lire Flaubert que ce quelqu’un vient de découvrir !!!

alors que je ferai remarquer que ça fait des mois qu’ici même nous parlons de Flaubert et que personne n’a jamais eu l’amabilité de dire à ce quelqu’un : « hé frérot ! tu devrais lire Flaubert ce type c’est de la balle ! ».

et voilà cette absence de fraternité entre les lecteurs c’est pas du fascisme c’est juste de l’absence de fraternité ! alors que la fascisme c’était lui une forme de fraternité, un peu branque, mais fraternité !

et voilà le constat que l’on peut faire aujourd’hui le 4 mai 2021 à 10H38 !

et croyez-moi c’est tout sauf brillant.

Jazzi dit: à

C’est ainsi que débute notre ouvrage sur l’Histoire des jardins de Paris :

« Le Moyen Age et la Renaissance
Le jardin du Moyen Age est un enclos, situé à côté des bâtiments d’habitation qui sont fortifiés et centrés sur une cour intérieure. Le mot lui-même, de l’ancien français jart (début XII° siècle), dérivé du francique gard, la langue des anciens Francs, signifie clôture. Cet espace clos, replié sur lui-même, propice à la méditation et au repos, à l’imitation des cloîtres des monastères, est composé selon l’image idéale du paradis. Deux allées perpendiculaires dessinent une croix délimitant des carrés de gazon et l’eau, source de vie, est souvent présente sous la forme d’une fontaine. Une vigne, des plantes médicinales, des fleurs odorantes – lilas, aubépine –, puis des roses trémières en sont les seuls ornements. Ce jardin d’agrément, lieu privé par excellence, est totalement séparé du potager et du verger, jardins de cultures, utilitaires et également clos, désignés par le mot latin hortus. »
https://www.edilivre.com/histoire-des-jardins-de-paris-jacques-barozzi-et-marie-christine.html/

et alii dit: à

racontpatavie:
rousseau:
Pauvres aveugles que nous sommes !
Ciel, démasque les imposteurs,
Et force leurs barbares coeurs
A s’ouvrir aux regards des hommes.

B dit: à

Je vous en prie, RPTV. Ce n’est pas gratuit.

D. dit: à

J’ai récemment visité à Paris le jardin dit alpin (plantes de reliefs non tropicaux-humides non-arctiques en réalité) du Jardin des plantes où sont presentées et conservées des centaines d’espèces dont certaines rares.
Autrefois cet endroit était quasi-confidentiel, sur entrée payante à des créneaux horaires étroits et certains jours seulement.
Quand je suis venu c’était gratuit, bondé sans comptage à l’entrée, des mioches courant piétinant et grimpant partout, des gens assis partout sur lrs rebords de pierre, une personne sur 3 masque baissé en croisant ou suivant d’autres dans des allées larges de 50 centimètres.

puck dit: à

Jazzi toi qui es un spécialiste des jardins tu peux me dire si t’aurais pas une astuce pour empêcher les oiseaux de venir bouffer les graines de gazon que je viens de semer dans un coin de mon jardin ?

ça me dérange pas de donner à bouffer aux oiseaux, parce que j’aime les oiseaux, j’ai même essayé de leur expliquer gentiment à ces gouinasses que ça se fait pas de venir bouffer ma pelouse !

hélas ils n’ont rien voulu entendre, alors que nous partageons le même écosystème et nous sommes eux et moi des créatures de Dieu, sauf que moi j’ai un atout qu’ils n’ont pas à savoir un Browning B25 calibre 12 qui dégomme tout ce qui vit dans un rayon de 1 km !!!

voilà si tu as une autre option que sortir mon Browning pour tous les dégommer je leur laisse encore une chance de vivre.

et alii dit: à

CE N’EST PAS GRATUIT,c’est vrai:la première chose qu’on apprend en latin, c’est
« hortus est petro » ,j’ajouterai beaucoup trop

Jazzi dit: à

D., hier, dans le caniveau, près de chez moi, j’ai vu le cadavre de trois pigeons, probablement assassinés…

Le jardin des Plantes a connu ces dernières années une superbe renaissance. Longtemps laissé dans un vague abandon, il est plus beau que jamais !
Un peu d’histoire ?

JARDIN DES PLANTES 1633
5° arr., place Valhubert, rue Buffon, rue Geoffroy-Saint- Hilaire, rue Cuvier, M° Gare-d’Austerlitz, Jussieu ou Place-Monge

C’est en 1614 que Guy de La Brosse, médecin ordinaire de Louis XIII, soumet à Jean Héroard, Premier médecin du roi, son projet de création d’un jardin où l’on cultiverait « toutes sortes d’herbes médicinales ». Il faut dire que les travaux des botanistes du XVI° siècle avaient attiré l’attention sur cette science nouvelle. Après la création du Jardin des plantes de Montpellier, en 1593, qui est le premier fondé en France, Henri IV et Sully songèrent à en établir un semblable à Paris qui possédait seulement un petit jardin de simples planté par l’apothicaire Nicolas Houel pour l’école des Apothicaires de la rue de l’Arbalète.
L’édit de fondation du «Jardin royal des plantes médicinales » est promulgué en 1626 mais il reste encore à lui trouver un emplacement ! C’est Guy de La Brosse qui, en 1633, s’occupe de l’acquisition d’un vaste terrain, le clos Coypeau, situé au sud de l’abbaye Saint-Victor.
D’une surface représentant environ le quart de sa superficie actuelle (qui est de 24 hectares), le jardin est séparé de la Seine par un entrepôt de bois et bordé de l’autre côté (vers l’actuelle rue Geoffroy-Saint-Hilaire) par des buttes artificielles faites de détritus et de gravats de construction.
Guy de La Brosse s’attache immédiatement à aménager cette propriété royale, dont il est nommé intendant en 1635, pour en faire une école de botanique et d’histoire naturelle. L’espace est compartimenté en quatre zones distinctes, séparées par deux allées se coupant à angle droit. L’on y cultive des plantes usuelles, des arbres fruitiers, des arbustes et des plantes aquatiques. Sur les pentes des buttes artificielles qui bornent le jardin, Guy de La Brosse aménage un labyrinthe.
En 1636, Vespasien Robin, démonstrateur en botanique, plante le robinier ou faux-acacia à partir d’un rejet dont son père Jean Robin, chargé du Jardin du roi dans l’île de la Cité (emplacement de la place Dauphine), se serait procuré les graines par l’intermédiaire d’un pépiniériste anglais. Le robinier du Jardin des plantes fut longtemps le deuxième plus vieil arbre de Paris, après le robinier du square René-Viviani planté vers 1601 par Jean Robin. Il est aujourd’hui mort et il ne reste qu’un tronc avec des rejets (extrémité ouest de la galerie de botanique) mais celui du square René-Viviani, avec ses 20 mètres de hauteur et ses 4 mètres de circonférence, existe toujours, soutenu par des étais.
Dès 1640, le jardin est ouvert au public et, à la mort de son fondateur, l’année suivante, il compte 1 800 plants différents.
C’est désormais le « Jardin du roi », développé à partir de 1693 par Fagon, Premier médecin de Louis XIV, puis par le botaniste Tournefort, qui plante l’érable de Crète en 1702 (labyrinthe, côté bibliothèque), et les trois frères de Jussieu qui parcourent le monde à la recherche de nouvelles espèces rares. C’est ainsi que Bernard de Jussieu rapporta d’Angleterre, en 1734, deux cèdres du Liban dont l’un subsiste sur les pentes du grand labyrinthe ; c’est lui aussi qui plantera en 1747 le premier pied de Sophora, qui provenait de Chine (devant la galerie de minéralogie). Entre 1732 et 1739 sont créées les premières serres chaudes françaises, pour abriter des plantes exotiques.
Nommé intendant du Jardin du roi en 1739, Georges- Louis de Buffon le restera jusqu’à sa mort, en 1788. Il sut s’entourer des meilleurs savants, parmi lesquels les naturalistes Louis Daubenton (une colonne signale sa tombe près du sommet du labyrinthe) et Jean-Baptiste de Lamarck et le botaniste Antoine-Laurent de Jussieu, neveu des trois frères. Pour le jardin, il s’adjoignit les services d’André Thouin, nommé jardinier en chef en 1764, et pour la construction des bâtiments, ceux de l’architecte Edme Verniquet. C’est sous la direction de Buffon que le Jardin du roi va connaître son plus bel essor.
L’intendant y habite, dans la maison dite « de Buffon » située dans l’angle sud-ouest du jardin (actuelle librairie).
Buffon agrandit le terrain par des achats successifs et il s’étendra désormais jusqu’à la Seine, ayant plus que doublé sa superficie initiale. C’est à cette époque qu’est acheté (1787) l’ancien hôtel de Magny, aujourd’hui pavillon de l’administration.
En 1786, Verniquet construit le Belvédère qui surmonte le labyrinthe. Appelé « gloriette de Buffon » car son armature de fer avait été fabriquée à Montbard, dans les forges appartenant à Buffon, c’est la plus ancienne construction en métal conservée à Paris.
Verniquet débute en 1787 la construction du grand amphithéâtre qui, inachevé, sera modifié en 1794 par Jacques Molinos.
Buffon, qui a enrichi d’une manière considérable les collections du Cabinet d’histoire naturelle, a fait du Jardin du roi un grand foyer de science, où les plus grands savants possèdent leur chaire d’enseignement. Cet établissement joue en effet un rôle éminent en ce XVIII° siècle où les sciences, l’histoire naturelle en particulier, sont tellement en faveur.
Parmi les espèces les plus remarquables implantées à cette époque figurent notamment le pin de Corse planté par Antoine-Laurent de Jussieu en 1784 (parterre de l’école de botanique), le platane hybride planté par Buffon vers 1785 (vers l’entrée de l’angle Cuvier/Geoffroy-Saint-Hilaire), le marronnier d’Inde planté par Thouin en 1785 (près du pavillon de l’administration), le platane d’Orient planté par Buffon en 1785 (non loin du grand amphithéâtre) et l’arbre de Judée planté par Buffon vers 1785 (en bordure de l’allée Cuvier, côté place Valhubert).
Par décret de la Convention, l’ancien Jardin du roi devient en 1793 le Muséum national d’Histoire naturelle, placé sous la direction de Bernardin de Saint-Pierre, dont le monument par Louis Holweck (1907) se dresse non loin du pavillon de l’administration. Les collections de plantes de
Buffon sont heureusement sauvegardées mais le champ des recherches s’étend désormais aux minéraux, aux fossiles et aux squelettes d’animaux. L’on y dispense un prestigieux enseignement pour lequel douze chaires sont créées.
Une ménagerie est implantée en 1793 avec les animaux confisqués aux forains, qui s’étaient vus interdire l’exhibition d’animaux vivants sur les places et dans les rues de Paris, et ceux provenant de l’ancienne ménagerie royale de Versailles, pour lesquels l’architecte Molinos élève de 1802 à 1812 la rotonde en brique et pierre située au centre de l’actuelle ménagerie. L’arrivée spectaculaire, en 1827, de la girafe offerte à Charles X par le pacha d’Egypte Méhémet Ali ranimera d’ailleurs l’intérêt du public pour ce jardin qu’il avait alors quelque peu déserté.
En 1833, Charles Rohault de Fleury est nommé architecte du Muséum. Il élève le long bâtiment en pierre de la galerie de minéralogie (1833-1841) et les deux serres chaudes carrées à armature métallique (1834-1836), les plus anciennes conservées en France, qui accueillent les plantes australiennes et mexicaines.
Il avait le projet d’agrandir l’ancien Cabinet d’histoire naturelle du XVIII° pour en faire une galerie de zoologie, mais c’est l’architecte Jules André qui la construira de 1877 à 1889. C’était la construction la plus importante du jardin, celle qui devait affirmer clairement l’ambition du Muséum d’être « le musée » des sciences naturelles, à l’instar du Louvre pour les arts. C’est désormais la Grande galerie de l’évolution, entièrement remaniée intérieurement par les architectes Paul Chémétov et Borja Huidobro en 1994.
La galerie de paléontologie construite par Ferdinand Dutert en brique et métal vint remplacer en 1894-1895 l’ancienne galerie d’anatomie comparée de la rue Cuvier devenue trop petite.
La galerie de botanique (1930-1935) de l’architecte Chaussemiche est célèbre dans le monde entier pour son herbier qui contient 7 millions et demi de spécimens.
Une nouvelle bibliothèque a été élevée en 1963 par l’architecte Henri Delaage pour remplacer celle qui prenait autrefois place dans le bâtiment de la galerie de minéralogie. Datant de la création du jardin, cette bibliothèque, modeste à l’origine, s’était surtout enrichie grâce aux confiscations révolutionnaires, puis tout au long du XIX° siècle.
Avec son jardin botanique, dans l’axe de la place Valhubert, traité à la française, ses deux beaux mails de platanes taillés en rideau, les allées sinueuses de ses ménageries, son insolite jardin alpin, son romantique labyrinthe, le Jardin des plantes offre une grande diversité d’atmosphères et de paysages, ponctués parfois par de belles sculptures, parmi lesquelles le Dénicheur d’oursons par Emmanuel Frémiet (début XX°) dans l’allée Brongniart et Nymphe chevauchant un dauphin par Joseph Félon (1863) à l’entrée de la ménagerie côté rue Geoffroy-Saint-Hilaire. Aux arbres remarquables déjà cités, il faut ajouter les thuyas d’Orient rescapés d’une haie arrachée vers 1670 (labyrinthe, côté rue Geoffroy-Saint- Hilaire), le pistachier planté avant 1716 (jardin alpin), le chêne Vélani planté en 1815 (angle des allées de Jussieu et Cuvier) et l’arbre aux Quarante écus planté par Decaisne vers 1870 (entre la galerie de paléontologie et le jardin d’iris).
De simple jardin « d’herbes médicinales », le Jardin des plantes est devenu en quatre siècles un haut lieu des sciences naturelles, avec ses laboratoires de recherche, ses vingt-cinq chaires d’enseignement et des collections réputées dans le monde entier.

Brinqueballe dit: à

A propos de C. Petacci :

Le Journal de Clara met en lumière les nombreux travers de l’ogre italien. Tour à tour colérique, fanfaron, versatile, fort avec les faibles et faible avec les forts, imbu de sa personne, impitoyable, séducteur, menaçant.

B dit: à

hélas ils n’ont rien voulu entendre, alors que nous partageons le même écosystème et nous sommes eux et moi des créatures de Dieu, sauf que moi j’ai un atout qu’ils n’ont pas à savoir un Browning B25 calibre 12 qui dégomme tout ce qui vit dans un rayon de 1 km !!!

J’écoutais il y a deux jours le chant d’un oiseau solitaire et pensai que selon un rapport volume de l’animal/volume du chant nous n’étions pas loin de rivaliser avec l’amplitude sonore d’une guitare électrique. Incroyable comment un seul oiseau réjoui du soleil peut emplir l’espace de sa sonorité. Juste après, pour rire, car j’etais seule aussi et ça n’a rien de drôle, me vint cette idée farfelue, et si on électrifiait les oiseaux pour pouvoir comparer?

D. dit: à

T’aurais vraiment un calibre 12, hamlet, tu saurais même pas dans quel sens mettre les cartouches. Essaye pas surtout. On t’aime bien quand même.

x dit: à

Nick Bostrom, (Bishop George) Berkeley sous acide ?
« There are spiritual substances, minds, or human souls, which will or excite ideas in themselves at pleasure: but these are faint, weak, and unsteady in respect of others they perceive by sense, which being impressed upon them according to certain rules or laws of Nature, speak themselves the effects of a mind more powerful and wise than human spirits. […] »

« It is therefore plain, that nothing can be more evident to anyone that is capable of the least reflexion, than the existence of God, or a spirit who is intimately present to our minds, producing in them all that variety of ideas or sensations, which continually affect us, on whom we have an absolute and entire dependence, in short, in whom we live, and move, and have our being. »
(Principles of Human Knowledge §36, §149)

D. dit: à

Par contre tu peux continuer à nourrir les pinsons.

D. dit: à

X. The Pigeon-Flyers

They took me slumming, where gaunt walls of brick
Bulge outward with a viscous stored-up evil,
And twisted faces, thronging foul and thick,
Wink messages to alien god and devil.
A million fires were blazing in the streets,
And from flat roofs a furtive few would fly
Bedraggled birds into the yawning sky
While hidden drums droned on with measured beats.

I knew those fires were brewing monstrous things,
And that those birds of space had been Outside—
I guessed to what dark planet’s crypts they plied,
And what they brought from Thog beneath their wings.
The others laughed—till struck too mute to speak
By what they glimpsed in one bird’s evil beak.

x dit: à

Quant aux miracles, P. Charoulet, il faudrait ajouter David Hume, mais je ne l’ai pas en français (An Enquiry concerning Human Understanding, section 10)

Marie Sasseur dit: à

petitix a lu nom de Bostrom dans le bouquin de Le Tellier, hopla, google est son ami.

Marie Sasseur dit: à

Ah, cette équation, tout un poème, hein, petitix.

vanina dit: à

Eros e Priapo, C.E. Gadda. Garzanti ottobre 2008

400 pp. environ . Pas facile à lire, fermé qu’il est dans un langage très créatif, voire baroque. Il s’en rendait compte, Un semi-délire où les femmes jouent un jeu bien révoltant, comme aimantées par les très grossiers charmes du « Mascellone ». Les gloses de Dante Isella de premier ordre.

Ferruccio Folkel avait écrit un livre, si ma mémoire est bonne sur un camp d’extermination en Italie, » La Risiera di San Sabba ». Avec des photos et des témoignages horripilants. Ayez la bonté d’ajouter un tréma sur la « o » de Folkel.

Bravo à JJJ pour sa constante prise en examen de ses lectures. Esprit de système. Permettez moi de souligner l’absence d’un grand nom de la littérature sud-africaine, Nadine Gordimer. Et Manuel Puig, ses « Boquitas Pintadas ». Livresse continue.

The Paris Review, Interviews, vol.IV 2009

Par hasard, tombés sur interview de Philip Roth par Hermione Lee, 1984.
Un certaine séchéresse, John Ashbery, un poète, beaucoup plus agréable à lire, ne déballant rien de bien personnel, mais très lucide ,comment faire mieux?
« Abruptly mounting her ramshackle wheel
Fortune has pedalled furiously away;
The sobbin mess is in our hands today »
Il est question des année 30. Percés à jour par les yeux de W.H. Auden.

renato dit: à

Le fascisme et les Juifs.

Parmi les participants à la fondation des Fasci di combattimento à Milan (23 mars 1919), il y avait au moins cinq Juifs, dont l’interventionniste et sansepolcriste (sansepolcrismo, fascio primigenio) Cesare Goldman qui procura la salle pour la conférence.
Au moins trois Juifs figurent dans la martyrologie officielle de la révolution fasciste ; tandis que 230 ont reçu le certificat attestant de leur participation à la marche sur Rome.

Pour corroborer l’idée de la participation convaincue au fascisme d’une partie du judaïsme italien, il suffirait de rappeler les figures de Guido Jung, nommé ministre des Finances en 1932, et de Teodoro Mayer, président de l’Institut italien des valeurs mobilières, des 1931, qui fut le plus apprécié de conseillers financiers de Mussolini.

Sans oublier le rôle joué, à partir dans des années de lutte pour le pouvoir, par le couple Cesare et Margherita Sarfatti. Cette dernière fut non seulement l’animatrice de la politique culturelle et artistique du régime le long des années 1920 ; elle fut aussi la rédactrice de Gerarchie ; la créatrice du mythe mussolinien par sa biographie Dux (1926) ; et l’inspiratrice des actions politiques de BM lors de la Marche sur Rome (dans sa biographie de Margherita S. — Mondadori, 2015 — l’historienne et critique d’art Rachele Ferrario écrit : « Mussolini est l’invité de Sarfatti à Soldo — la maison de campagne de Margherita près de Côme — où avec elle il finalisera les détails du coup d’État »).

Bien à part les cas précités de juifs fascistes, on se rappellera un épisode peu connu dans l’histoire des relations entre le régime de Mussolini et les juifs avant les lois raciales, épisode qu’il dénote comment, près de dix ans après l’arrivée au pouvoir de Mussolini, les relations entre le fascisme et les israélites italiens ont été marquées par un climat de coopération substantielle.
Il s’agit de Normes sur les communautés juives et sur l’Union des communautés elles-mêmes, un arrêté royal de 1930, publié au Journal officiel en 1931 (deux ans après ce Concordat avec l’Église catholique qui avait suscité chez les Juifs des appréhensions quant à un éventuel tournant clérical du régime — souvenir des discriminations séculaires subies sous la domination papale). Le décret, signé par Mussolini et le roi Vittorio Emanuele III, était destiné à rester en vigueur bien au-delà de la période fasciste (abrogé en 1989). Il s’agissait d’un texte de loi qui définissait méticuleusement le statut juridique des israélites en tant que communauté religieuse autonome.

Souvenir personnel. Un camarade de cours (piano), sioniste par tradition familiale, me disait qu’avant les lois raciales, parmi les juifs italiens pratiquement seulement les sionistes n’avaient pas adhéré au fascisme. — question de la fidélité à Rome.

Janssen J-J dit: à

@ RPTV, « tu peux continuer à nourrir les pinsons », eh-Charlot ! (… de Foucauld, le miraculeux, bintôt canonisé grâce à bilger-langoncet). David Hume aurait fait des mirac’ lui aussi ? – On va dire qu’elle a fait la meilleure critique d’Orlando Le Tellier qui soit. L’rdl est satisfaite de sa Nomalie, peut passer à autre chose ? – allez zou. Au suivant. – Ils n’avaient que du Pfizer, j’aurais préféré l’A.S., tant pis, ils verront bien. – Raconte pas ta vie. Non, jamais !

lmd dit: à

Jansen J-J, pour les Mille et Une Nuits, je préfère la traduction de René Khawam, le docteur Mardrus se régale un peu trop à faire le coquin dans le genre nuits d’Arabie . La traduction, historique, d’Antoine Galland a évidement un tout autre charme. Pour Conrad : La Folie Almayer, un Paria des iles, Au bout du rouleau (pour l’odeur des mers de Malaisie).
Il me vient un autre live qui n’a pas été cité mais qui devrait rester dans mon tamis : La Montagne de l’âme de  Gao Xingjian.
Quant à me réfugier sous la tonnelle, non c’est pas ça du tout ; je fais tous les trimestres un chèque de reversement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (car mon travail ajoute de la valeur à mes achats). C’est flatteur mais cela nécessite pas mal de travail alors que je suis plus vieux que jeune. Cela limite le temps pour blaguer ici. Je m’en tiens donc au minimum.

renato dit: à

vanna, Eros et Priapo est traduit en ftançais.

renato dit: à

Pardon, fidélité à Rome ou à Jérusalem…

racontpatavi dit: à

Ils n’avaient que du Pfizer, j’aurais préféré l’A.S.

Bégueule avec ça, alors qu’il s’intramusculise la Rolls des vaccins! 😉 (y)

racontpatavi dit: à

Et renato qui nomme son chien Zorba?
( Ou Priapo, même mouture…)

Bloom dit: à

bonjour Bl., espère que vous n’êtes pas trop déçu, sais que z’êtes fairplay, en général,

Retard conséquent cause gros travail à remettre à l’éditeur…
Du tout, 3J, ravi de l’issue de l’âpre confrontation.
Primo, parce que le Stade rochelais était bien meilleur sur le coup;
Secundo, bicoz j’imagine la jubilation de Ronan O’Gara, Munsterien extraordinaire, qui n’est jamais aussi heureux que quand il peut battre le club de l’arrogante capitale;
Tertio, parce qu’à Sydney, lors d’un Irlande-France vu sur grand écran dans un pub-club-billard à 3h00 du matin, mon ex-adjoint et moi-même, seuls Français de l’assistance, avons reçu des bouteilles sur la tronche à la fin du match, lancées par des crétins d’Erin qui savaient probablement que je ne pouvais faire intervenir mes potes de l’ex-IRA officielle aux antipodes…
Pour la finale, il serait bien que la Coupe atterrisse dans des mains « neuves ». Mes fils approuvent.

Bloom dit: à

Sarfatti.

Signifie « français ».
Maurice Sarfati, inoubliable voix de Tintin dans les enregistrements microsillons, avec Georges Wilson ou Jacques Hilling (Haddock), Gaétan Jor (Dupond), Roger Carel (Dupont).

Version mille millions de fois supérieure à celle que diffuse FC ce temps-ci.

renato dit: à

Mon chien ne s’appelle pas Zorba mais Nick — pour Old Nick, soprannome per il diavolo nella tradizione cristiana.

Bloom dit: à

3J, Conrad, c’est d’après moi deux essentiels: ‘Lord Jim’ et ‘Heart of Darkness’, ensuite tout le reste, au choix. Mais ces deux textes-là sont des phares de la littérature universelle.
Lowry rendra un hommage oblique au premier dans le Volcan, lorsque est évoqué le sentiment de culpabilité du Consul…
Je viens de terminer mon deuxième Julie Otsuka, « Quand l’empereur était divin » et vais attendre plusieurs semaines avant de me remettre à lire de la fiction – le dernier chapitre m’a retourné comme rarement & résonne encore plusieurs jours après…
D’où vient l’élégante puissance sans concession aucune d’auteures américaines d’origine asiatique telles Julie Otsuka et Jhumpa Lahiri?

Janssen J-J dit: à

@ lms / « se régale un peu trop à faire le coquin dans le genre nuits d’Arabie »… Oui, c’est pourquoi… Pas eu le courage ni le temps de comparer les différentes traductions d’avec Galland ou autres… 3003 nuits ? aurait pas eu le temps…
@ lmd, dommage – donc, vous êtes un gars ? j’aurions point cru. Nul n’est parfait, mais j’admets bien ça, imaginez-vous. Sur Gao Xingjian. – Pas lu celui que vous dites, mais les 2 nouvelles du recueil : « Une canne à pêche pour mon grand-père » (1989) qui m’avaient fait découvrir cet auteur – Une suite de 6 petites nouvelles traduites en français en 1997 : Le Temple (1983) L’Accident (1985) La Crampe, Dans un parc (1985) Une canne à pêche pour mon grand-père (1986), Instantanés (1991)… Pas gardé de souvenirs majeurs. Aucun, même, hélas… Du coup, n’ai point persisté. Bien noté… les Conrad, (Livresse continue, oui, pourvu qu’on l’ait gardée),Désolé…
@ vanina – De Nadine Gordimer, ai souvent recommandé à mon cercle « Histoire de mon fils », faut dire que je n’ai lu que cela… Lui reconnais une supériorité, ou du moins une plus grande profondeur, comparativement à son collègue afrikaneer André Brink…- Manuel Puig ? ya no conosce, – Désolé – Bàv,
@ Pfizer, « la RR des vaccins » de mes amis très riches, rené et renée ? C’est bin ma veine, moi qui ai toujours préféré « faire pauvre, à côté ». Mais j’ai rien payé… j’ignore le coût de ce vaccin. Dites moi…, les pauvres bégueules jalouses qui nous racontent jamais leur vie mais n’en ratent pas une pour vous enfoncer derrière leurs masques… Parait qu’elles z’ont jamais de pseudos. Grosse pouff’, takacroâre…
@ Bl… Bon, je note une brin d’ambiguïté dans votre rapport à la verte Erin… sur les questions de rugby… Si le 100e anniversaire vous est cher, eh bien, je suis de tout cœur avec vous, plutôt qu’à Ste-Hélène, il est plus mitigé… Hein. Bàv –
Il bruinasse cet aprèm, j’aime pas trop… rester au trou…

Janssen J-J dit: à

Apparemment, il y a consensus autour de Lord Jim et d’Au cœur des ténèbres. Je note, je note…, merci de tous ces conseils, l’oreille est attentive, croyez-le bin, mais il y a quand même d’autres canaux d’influences, hein…
Bà tous les fans de Conrad (***Les gonzesses ont l’air moins emballées…, me trompé-je ?)

racontpatavi dit: à

Mon chien ne s’appelle pas Zorba mais Nick

Nick le grec alors? 🙂
Niqtamère ou knoctambule.

D. dit: à

XI. The Well

Farmer Seth Atwood was past eighty when
He tried to sink that deep well by his door,
With only Eb to help him bore and bore.
We laughed, and hoped he’d soon be sane again.
And yet, instead, young Eb went crazy, too,
So that they shipped him to the county farm.
Seth bricked the well-mouth up as tight as glue—
Then hacked an artery in his gnarled left arm.

After the funeral we felt bound to get
Out to that well and rip the bricks away,
But all we saw were iron hand-holds set
Down a black hole deeper than we could say.
And yet we put the bricks back—for we found
The hole too deep for any line to sound.

racontpatavi dit: à

Mais j’ai rien payé…

L’intramusculé des Charentes a chopé le melon des radsoc qui ont pris racine comme les radis. Rouge dessus, blanc en dessous et toujours près de l’assiette au beurre! 😉

Janssen J-J dit: à

@ racontpatavi : raconte pas tes fantasmes de couturière et de factrice !

D. dit: à

XII. The Howler

They told me not to take the Briggs’ Hill path
That used to be the highroad through to Zoar,
For Goody Watkins, hanged in seventeen-four,
Had left a certain monstrous aftermath.
Yet when I disobeyed, and had in view
The vine-hung cottage by the great rock slope,
I could not think of elms or hempen rope,
But wondered why the house still seemed so new.

Stopping a while to watch the fading day,
I heard faint howls, as from a room upstairs,
When through the ivied panes one sunset ray
Struck in, and caught the howler unawares.
I glimpsed—and ran in frenzy from the place,
And from a four-pawed thing with human face.

MC dit: à

Galland tient en deux trois volumes, Mardrus en une vingtaine, et il y rajoute en effet beaucoup. NJe le préfère dans les recueils brefs, autour des traditions orientalo-salomoniques , notamment. Mardrus a su jouer de son image d’Orientaliste de bonne Société et de parfait galant homme, en « épousant » Lucie Delarue, qui regardait d’abord chez un mari sa femme
Chère Marie, avec l’immense rrespect que j’ai pour vous, il me semblait que culture était en soi un terme suffisament large pour vous éviter le pléonasme que constitue le terme de générale. Mais peut-etre est-ce là réapparition de votre inconscient militaire qui vous fait voir des fascistes partout ou l’on s’oppose à vos ukases. Il est des gens qui veulent que la culture soit génétrale comme la légion est nécessairement, pour eux, étrangère.
Passez une bonne après midi. MC

et alii dit: à

Bloom suite:
il ne s’agit pas de n’importe quel rabbin, puisque c’est Rashi en personne qui, commentant le livre du prophète Ovadia, a décrété que Tsarfat désignait Francia, et qu’il fallait le croire sur parole.

Donc, pour faire simple : Rashi, qui vivait à Troyes, au Moyen-Age, commente le Livre d’un Petit prophète nommé Ovadia, qui vécut entre le V et le VII siècle, avant l’ère ordinaire, et nous dit, s’appuyant sur d’autres commentateurs, que désormais la France s’appellerait Tsarfat et l’Espagne Sefarad.

Bloom dit: à

Si le 100e anniversaire vous est cher

Pas fan inconditionnel de la République d’Irlande, qui était un pays du 1/3 monde quand j’y ai mis les pneus de ma bécane en 1978 pour la première fois et qui est aujourd’hui un paradis fiscal, grâce à l’UE, qui me répugne passablement.
Je suis un homme du Nord de l’Irlande, de la province d’Ulster. Depuis près de 40 ans j’arrive à maintenir cette « fiction », notamment quand avec mon vieil ami Jim McK. nous descendons vers le Sud pour les fleadh (festivals de musique trad)organisés dans les petites villes des comtés frontaliers (Cavan, Monaghan, Leitrim). Comme tout angliciste, je me suis forgé une petite palette d’accents que j’adapte à chaque situation. Comme Robert Nairac, l’agent du MI5 spécialisé dans les assassinats ciblés de membres de l’IRA dans les années 70 (et qui termina en pâtée pour chien), j’ai un tropisme affirmé pour l’accent du nord de Belfast, du côté de Cliftonville Road et d’Ardoyne, à quelques encablures de ma petite maison mitoyenne ‘off the Antrim Road’.
Autant dire que c’est le 40e anniversaire de demain qui me parle le plus. A suivre…

et alii dit: à

Roland Barthes au sujet du langage : « La langue, comme performance de tout langage, n’est ni réactionnaire, ni progressiste ; elle est tout simplement : fasciste ; car le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire. » (Leçon, Seuil, 1978, p. 14) Cette conclusion permet de résoudre définitivement le problème qui hante les philosophes et les juristes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : le droit fasciste est-il du toujours du droit ? Oui, dira G. Agamben, parce que le droit est toujours fasciste. Décider, c’est détruire des possibles. C’est décider de ce qui n’adviendra pas. C’est décider en faveur de l’irréversible, c’est imposer un ordre à la matière. Il n’y a donc pas de sortie de secours. Pour G. Agamben, il suffit de jouer avec le droit pour en montrer la désuétude : »
https://www.erudit.org/en/journals/ps/1900-v1-n1-ps771/009513ar/

et alii dit: à

Giorgio Agamben qui est venu nous parler de Levi et, en particulier, d’un de ses essais récemment réédité par Neri Pozza avec une préface du philosophe, « Paura della libertà ». Écrit en France en 1939, il s’agit d’un véritable manifeste de l’auteur du célèbre « Cristo si è fermato a Eboli », dans lequel on retrouve les fondements de sa conception du monde et de son interprétation de l’histoire. La peur de la liberté est pour lui le sentiment qui a généré le fascisme, une terreur panique qui nous rend étrangers au monde et l’emplit de monstres. Giorgio Agamben a écrit une remarquable préface

et alii dit: à

covid ?
À propos de chaque phénomène social qui meurt, on peut dire que, dans un certain sens, il méritait sa fin ; il est certain que nos universités ont atteint un tel degré de corruption et d’ignorance spécialisée qu’il n’est pas possible de les pleurer, et la forme de vie des étudiants, par conséquent, a été également appauvrie. Cependant, deux points doivent rester fermes :

* Les professeurs qui acceptent – comme ils le font en masse – de se soumettre à la nouvelle dictature de la télématique et de ne dispenser leurs cours qu’en ligne sont l’équivalent parfait des professeurs d’université qui, en 1931, ont prêté allégeance au régime fasciste. Comme cela s’est produit alors, il est probable que seulement quinze sur mille refuseront, mais leurs noms resteront sûrement dans les mémoires aux côtés de ceux des quinze qui n’ont pas prêté serment.

D. dit: à

Puisque vous dites à suivre, Bloom, j’ajouterai que l’Irlande est surtout une contrée monotone avec surtout des prairies et des moutons. Le climat y est frais et humide. Globalement.

et alii dit: à

excuses le lien:
Requiem pour les étudiants – Giorgio Agamben, 23 mai 2020

D. dit: à

L’Ecosse est mieux. On y mange mieux en tout cas et le whisky y est très bon. Les petits pois aussi.

Janssen J-J dit: à

@ closer, pour combler les grands trous de mes littératures japonaises (cf. ma liste) :

Je vous raconte pas ma vie… (en trois épisodes successifs) – Journal des Passions japonaises (I)

Il y eut les très grands écrivains japonais que je panthéonisais dans mon petit jardin secret, bien avant de m’intéresser à l’histoire de ce malheureux et illustre pays. Un pays puni par la bombe atomique, pour s’être trouvé du mauvais côté des « puissances de l’Axe » durant la deuxième guerre mondiale. Et puni par sa géographie et les ravages des catastrophes naturelles. Des amis intimes, tels le peintre KF., souffraient en France pour leur patrie. Et nombre d’écrivains japonais que je découvrais avaient parfois su prendre leurs distances par rapport aux options politiques délétères de leur pays… Du moins, était-ce ce que j’aimais à me faire croire. Pour pouvoir continuer à fréquenter la diversité de leur imaginaire, plutôt que la caricature touristique des fourmis industrieuses qui me fascine et me révulse avec leurs appareils photos et bâtons de selfies, – je n’en comprendrais jamais la mentalité-, je fis maints efforts pour me défaire de certains préjugés liés à leur exotisme. Les écrivains japonais firent l’objet de modes successives intenses ou élonguées… et je m’intéressais à des essais concernant les drames de l’actualité qui y surgissaient, ou à la profondeur de leur culture. Mais je n’eus jamais eu l’occasion ni de réelle envie d’aller dans ce pays.
J’ai lu assez tôt des études historiques savantes, comme celle de Maurice Pinguet (1929-1991) (La mort volontaire au Japon, peut-être une illustration du suicide altruiste de Durkheim -, et bien plus tardivement, des notes sur les conséquences de la bombe d’Hiroshima sur le corps des irradiés (Kenzaburo Oé, Notes de Hiroshima), quand il enquêtait en 1963 comme journaliste pour le compte d’une conférence internationale contre les armes nucléaires. Le roman de la suédoise Edita Morris (1902-1988) (Les fleurs d’Hiroshima, 1961), m’avait alors arrêté, on en parlait beaucoup au lycée, parmi ceux qui aimaient lire. Il était déjà question dans ce roman du syndrome des atomisés et de la chape de silence qui en recouvrait la condition, un peu comme celle qui recouvrit la voix des rescapés de la Shoah : Yuka, une femme modeste louait sa maison à des étrangers, confiant avec beaucoup de réticences le drame de l’après-guerre à un américain en voyage d’affaires curieux de connaître la vie quotidienne des survivants de la bombe. Elle cherchait à lui dissimuler l’ampleur du drame dont elle était elle-même frappée dans sa famille et son entourage : la maladie de son mari, la mort horrible de sa mère, et la tragédie du silence imposé à tous les habitants du voisinage d‘Hiroshima : les êtres radioactifs y étaient considérés comme des parias, susceptibles de mettre au monde des enfants des enfants-monstres. Il fallait donc les cacher et n’en jamais parler. Je n’ai jamais pu oublier chaque 6 août de ma vie, le jour du largage de la bombe en 1945. Je me souviens très nettement de mon évocation du champignon nucléaire à mon stage de moniteur de colo, comme si, à 17 ans, il était encore de mise de « penser à ça ! », cela avait agacé le groupe. J’en étais déjà à foutre les pieds dans le plat sur les cauchemars de la raison, à l’heure de la célébration de l‘avenir radieux des « yéyé », tournant la page de l’après guerre.
L’absurdité du monde japonais des années 60 était bien représentée par Kōbō Abe (1924-1993), au moins dans deux de ses romans qui me marquèrent autant que les romans français dits de l’absurde : *L’homme boite (1973)… et *Mort anonyme, – un recueil de dix nouvelles publiées entre 1949 et 1966. Indécrottablement, et toute ma vie de lecteur…, je suis ainsi resté curieux d’en savoir plus sur les « drames » du Japon. Je m’intéressai à l’enquête sur les victimes et les bourreaux de la secte terroriste au sarin dans le métro tokyoïte. Quand elle fut traduite en français, je me jetais dessus, me moquant bien de savoir si mon écrivain de prédilection avait donné dans un genre qui n’était pas le sien, sans respecter les règles du reportage, et bien au contraire (Haruki Murakami, Underground, à propos de l’attentat au gaz surin dans le métro). Je fus pareillement marqué par le tremblement de terre de Kobe de 1995 (Haruki Murakami, Après le tremblement de terre), –qui avait rendu fou de désespoir mon ami KF, et lui avait fait tenir des propos surréalistes, le seul soir de beuverie où il se laisse aller de douleur et de chagrin-. Tout comme je l’avais été par Tchernobyl en 1987, je le fus par celui de Fukushima en 2011 (décrit par Michaël Ferrier dans *Fukushima, récit d’un désastre), et…, de manière plus réaliste encore, je me suis intéressé à la description de l’une de ses conséquences précises : la calamiteuse gestion administrative locale de l’inondation d’une école où périrent 70 élèves, alors que le drame aurait largement pu être évité (Richard Lloyd Perry, *Les fantômes du tsunami, périr et survivre dans un Japon dévasté).

Janssen J-J dit: à

Journal des passions littéraires japonaises (II)

• La figure littéraire dominante de ma jeunesse fut celle de Yukio Mishima (1925-1970), le plus controversé de tous les romanciers japonais, jusqu’à l’invraisemblable mise en scène publique de son suicide. C’est d’ailleurs le « mythe de Mishima » qui intrigua le plus souvent les Occidentaux et fit par conséquent l’objet d’un grand nombre de biographies plus ou moins bien traduites, sur lesquelles je me jetais pour en savoir un peu plus sur la de ce bonhomme qui m’intriguait (notamment l’essai de Marguerite Yourcenar, Mishima ou la vision du vide ; John Nathan, La vie de Mishima, ou Henry Scott-Stokes, Mort et vie de Mishima). Je consommais de façon boulimique en parallèle tout mon stock de Mishimas, de 27 à 31 ans, avec *le Tumulte des flots, puis l’ahurissant *Confession d’un masque où, ébloui dans sa jeunesse par la beauté d’une représentation de Saint-Sébastien, l’écrivain montrait comment Kocho rusait durant son adolescence avec ses pulsions homo-érotiques pour se forcer à aimer Sonoko, la sœur d’un de ses amis. Puis, plus tard, comment son goût du travestissement en martyre s’accommoda parfaitement des icônes gaies de son idéologie fasciste, justifiée dans un essai glorifiant la force et le sacrifice dans *Le soleil et l’acier, après l’humiliation du Japon et de la capitulation de l’Empereur dont Mishima ne se remit véritablement jamais. La société du bouclier fondée avec un amant ne me parut guère plus qu’une aimable pantalonnade d’opérette, mais la mise en scène du suicide rituel, par la voie du Seppuku, résonna longtemps : faut-il quand même en avoir du courage pour se faire décapiter par Morita, après s’être éventré et avoir prononcé un discours halluciné dans l’enceinte de l’Ecole militaire de Tokyo ! Cet aspect folklorique de ses mœurs érotico-politiques théâtralisées ne me fit cependant pas oublier ses romans et autres nouvelles, telles *La mort en été, sa splendide évocation de l’incendie du *Pavillon d’or. Je me souviens aussi de l’émouvant portrait de *Madame de Sade (vu plus tard dans une adaptation théâtrale au TNC, peut-être s’agissait-il d’un hommage rendu à sa propre femme), et surtout de sa grande tétralogie de l’histoire du Japon de la guerre russo-japonaise aux lendemains de la 2e GM : la Mer de la fertilité, en quatre tomes : *Neige de printemps, I ; *Chevaux échappés, II ; *Le temple de l’aube, III (qui se passe en Inde) et *l’Ange en décomposition, IV). Je me souviens de les avoir lus d’affilée, à l’unisson avec ma collègue de l’époque, G.C. à X. Puis Mishima disparut assez rapidement de mon paysage, bien qu’à la même époque, je fréquentais tout aussi assidument ses contemporains, des écrivains beaucoup moins sulfureux, plus consensuels et respirables…, tels le nobélisé Yasunari Kawabata (1899-1972) (*Le lac ; *Les belles endormies – ce merveilleux roman sur l’érotisme chez des vieillards) ou encore Yasushi Inoué (1907-1991) : *Le fusil de chasse ; *Histoire de ma mère. Je découvris un peu plus tardivement le très étonnant Jun’ichiro Tanizaki (1886-1965), cet immense écrivain d’avant-guerre, quasiment reconnu comme le père spirituel de tous les autres…, campé, en figure de réactionnaire résolument opposée à toute modernité (*Eloge de l’ombre). Il passait pour l’apologiste d’une culture ancestrale des haïkus et des contes du XVII ou XVIIIe siécle à la Akinari (*Contes de pluie et de la lune), ou des esquisses érotiques d’Utamaro (*Le chant de la volupté). Tanizaki écrivait des romans à l’érotisme sado-masochiste raffiné, dans le droit fil d’une culture qu’il voyait s’effondrer (*Journal d’un vieux fou ; *Le goût des orties ; *Svastika (lecture inachevée) ; ou bien des nouvelles, un genre où il excellait plus encore, comme dans *Le chat, son maître et ses deux maîtresses, ou dans ce recueil, *Le secret + les jeunes garçons ; terreur ; la haine ; une mort dorée.
• Plus tard, vinrent à supplanter tous ces écrivains, trois autres écrivains majeurs appartenant à deux générations différentes, toujours en vie : Kenzaburo Oé nobélisé, et mes contemporains en âge : le devenu mondialement célèbre Haruki Murakami, nobélisable, et la japonaise (une femme enfin !), Yoko Ogawa.
Je crois avoir lu l’intégralité de l’œuvre traduite de Kenzaburo Oé (1935 – ?). Ce ne furent pas tellement les romans « occidentaux » de sa jeunesse, presque sartriens, qui m’intéressèrent le plus, je trouvais la plupart d’entre eux plutôt lourds et pour tout dire assez chiants (*M/T et l’histoire des merveilles de la forêt ; *Le jeu du siècle ; *Lettre aux années de nostalgie). En dehors de ses merveilleuses nouvelles dans un genre où il avait excellé durant sa jeunesse (*Gibier d’élevage ; *Le faste des morts : *Le ramier, *Seventees ; *Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants…), c’est surtout son œuvre de maturité qui me retint longtemps, et notamment l’histoire d’Ikari, son fils trisomique. Oe voulut le mettre au centre de son œuvre (*Une existence tranquille ; *Une famille en voie de guérison). Il y évoqua la difficulté de son élevage mais aussi la ferveur, l’admiration et le mystère que cet enfant suscita toujours chez lui. A force de l’avoir stimulé et gardé en éveil à chaque jour de sa vie, Ikari devint un musicien compositeur autonome internationalement reconnu. Je pleurais d’émotion à chaque fois qu’Oe nous racontait une nouvelle péripétie de sa vie et de son éveil à la vie. Puis, dans les années 2000, je continuais à l’accompagner dans son rapport d’écrivain engagé militant dans l’écologie et dans l’action antinucléaire, car, en jouant de sa célébrité, il devint notamment un activiste enragé après la catastrophe de Fukushima. Une œuvre entièrement dédiée à un fils et à la dénonciation des catastrophes nucléaires passées et à venir… La grande vieillesse arrivée, Oe produisit un livre testamentaire très étrange, *Adieu mon livre !…, totalement inclassable et déroutant à mes yeux, -magnifique- se demandant s’il n’avait pas rêvé sa vie, sans doute à cause des pertes de sa mémoire. Oui, il avait eu besoin de nous dire comment survivre à de telles folies (*Dites-nous comment survivre à notre folie ? (…). Avait-on jamais vu semblable interrogation dans toute l’histoire de la littérature mondiale ?
C’est mon pote L. qui me signala pour la première fois un roman de Yoko Ogawa (1963 – ?), *La formule préférée du professeur (…)… Cette romancière a le don de mettre en scène des êtres au bas de l’échelle sociale un peu marginalisés mais les pieds sur terre qu’elle fait rencontrer à des gens étranges, extravagants, handicapés ou décalés vivant dans un autre monde, et à les faire revenir les pieds sur terre grâce à eux… (une servante apprend les maths auprès d’un savant qui perd la tête ; une jeune fille muette apprend la musique auprès d’un facteur d’orgues construisant un clavecin *Les Tendres plaintes ou des frères s’enfermant dans la bulle d’un langage commun apprenant celui des oiseaux (*Petits Oiseaux) (…). J-N R, une amie folle de cette romancière, me relança une autre fois avec *Instantanés d’ambre, mais cette fois, je fus beaucoup moins convaincu, trop de relents d’Hansel et Gretel… malgré une chronique louangeuse qu’elle publia sur un site dédié à la littérature japonaise.

Petit Rappel dit: à

Pourquoi faut-il qu’on aille chercher ce vieux Mantra Barthien ? Car s’il est une sottise, c’est bien celle-là! Je soupçonne celles et ceu qui s’engobergent d’entretenir un bien singulier rapport avec leur langue maternelle. Barthes, d’ailleurs, se garde bien de définir trop précisément le concept. Regret de voir l’auteur du Sur Racine, ou il y a à sauver, réduit à cette formule idiote et post-soixante-huitarde.

Janssen J-J dit: à

Tiens… le robot vient de shinter la 3e partie… Désolé, je tenterai de la remettre plus tard. Doit trouver que tout cela est bien trop long sous ma plume… Doit préférer les tartines d’etalii… Le beurre en est sans doute meilleur, 🙂

et alii dit: à

j’avoue ne pas comprendre ce que veut dire Barthes,une raison suffisante pour ne pas y adhérer;
mais une autre raison pour reconnaître qu’il le dit (dans une leçon inaugurale au collège de France)

Jean Langoncet dit: à

@michèle dit: à
Pas envoyé le courrier.
Pas le courage

Vous avez bien fait de ne pas l’envoyer.

et alii dit: à

Barthes  » Regardons donc de plus près comment Barthes voit la compréhension pasolinienne du « fascisme » dans l’article très critique qu’il a publié à propos de Salo : « Le fascisme est un danger trop grave et trop insidieux, pour qu’on le traite par simple analogie, les maîtres fascistes venant “tout simplement” prendre la place des libertins. Le fascisme est un objet contraignant : il nous oblige à penser exactement, analytiquement, politiquement » (Barthes : 2002, IV, p. 945). Devant le fascisme nous sommes donc obligés de penser exactement, d’être précis ; pour ce faire, Barthes distingue entre deux formes de fascisme : le « système-fasciste » et la « substance-fascisme » :

Janssen J-J dit: à

Deuxième essai…, suite et fin des passions littératures japonaises (III)
——-
(((Je dois ouvrir ici une parenthèse pour rendre hommage à cette amie dont j’avais été amoureux à onze-douze au collège de X. et que j’ai retrouvée par le plus grand des hasards à Paris, à cinquante ans. Psychanalyste et quasi sinologue d’adoption, elle soutint tardivement une thèse sur la sexualité des adolescentes à travers les représentations des mangas (ultérieurement publiée chez XYZ). Elle avait auparavant publié quelques articles savants sur ce sujet. Sa soutenance de thèse me fut l’occasion d’observer un jury entièrement composé de « psys » à l’U. Paris VIII, et je dois dire que cela valut le détour. Par la suite, nous sommes devenus des intimes, elle me fit rencontrer son compagnon, un délicieux vieux monsieur juif américain, qui m’initia… à Saül Bellow…, lequel auteur me rendit curieux d’aller visiter son maître vénéré, Bernard Malamud. Mais je m’éloigne du Japon… Besoin de renonciation sino-américaine sans doute, chez moi, qu’incarne ce couple par ailleurs fou de littérature… Je devins moins réticent à entrer dans l’univers des mangas, et notamment dans celui de Jiro Taniguchi (*Quartier lointain). Comme j’étais entré enthousiaste dans celui du merveilleux cinéaste Takeshi Kitano, ou dans celui du polar de Hideo Yokoyama (*Six-quatre),… je suis sorti rapido déçu du roman psychologique narcissique dédié à la photographie de Hitonari Tsuji, *Objectif, qui m’avait bien gonflé. Comme quoi, -et c’est bien normal, les conseilleurs bien intentionnés font parfois des flops-… Mais les bonnes surprises arrivent par là où ne les attend pas toujours : l’enthousiasme de D. pour un petit bijou populaire de Durian Sukegawa, *Les délices de Tokyo m’a convaincu. Ou l’art de procurer du bonheur simple en « écoutant la voix des haricots », secret de la vieille dame aux doigts déformés par la lèpre, pour réussir la pâte de haricots rouges, le an, dont sont fourrés les qu’on aurait bien aimé déguster aussi, les dorayaki. Et si on s’embarquait là-bas rien que pour aller en goûter, hein, ma mie ?
• Quant à Haruki Murakami (1954 – ?), strictement rien à voir avec Oe, bien que le souci des drames de leur pays les ait toujours préoccupés. De cet écrivain prolifique et en apparence beaucoup plus « facile » à lire qu’Oe, j’ai toujours admiré son aptitude à raconter des histoires d’une banalité affligeante, mais de nous faire basculer subrepticement dans les mondes parallèles du rêve et de l’imaginaire… Outre une belle faculté d’écriture de nouvelles évocatrices dans la veine de ses devanciers (*Ecoute le chant du vent ; *Flipper ; *Saules aveugles, femme endormie ; *des hommes sans femme ; *Sommeil ; *La deuxième attaque de la boulangerie) ou plus en phase avec l’actualité japonaise (*Après le tremblement de terre ; *Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil), il excelle dans le genre des romans d’initiation pour adolescents et adolescentes, ou hommes et femmes plus mûres, la plupart sont situés à des époques bien précises de sa propre histoire japonaise (*Kafka sur le rivage ; *La course au mouton sauvage ; *Le passage de la nuit ; *Les amants du Spoutnik ; *L’éléphant s’évapore)… et des sagas au long cours, comme la splendide trilogie des *1Q84, avril-juin ; 1Q84 juillet-septembre ; *1Q84 octobre-décembre) ou bien encore celle de l’un peu moins réussi *Le meurtre du Commandeur, une idée apparaît I ; *la métaphore se déplace, II). Mais à chaque fois, se rejoue le même ravissement, le même enchantement infantile analogue à celui que nous éprouvions quand on nous lisait des histoires de fées. On n’en est jamais trop rassasié. Au top du top, où sont rassemblés tous les ingrédients de l’ensorceleur, je mettrai les *Chroniques de l’oiseau à ressort. Les mécanismes d’identification avec des héros abandonnés à leur sort, et obligés de s’en sortir au bout de longs tunnels tortueux, sont un ressort de lecture toujours captivant ! L’inconscient qui meut les personnages dans les tunnels matériels et au fond des puits les plus profonds (des méandres de la mémoire ensevelie), prennent l’apparence de faux polars aussi fantasmagoriques que toujours remplis de suspense. Et plus les ficelles sont grosses, plus les héros sont affligeants de banalité dans leur vie quotidienne, tel *L’incolore Tzuruku Tuzaki et ses années de pèlerinage, plus les cordelettes qui en font la matière vous étranglent pour votre plus grand plaisir, à la manière des fils du peuple des Lilliputiens maintenant en respect le géant Gulliver durant son sommeil. Je le trouve vraiment très fort, ce romancier populaire ! Il parle à l’inconscient commun et empathique de tous les humains de la terre avec ses antihéros. Peut-être est-ce dû à une hygiène de vie personnelle très stricte (*Portrait de l’auteur en coureur de fond), aux rêveries fécondées par son amour pour le jazz, à son art de romancier mineur essayant désormais de s’en expliquer…, alors qu’il n’aurait sans doute pas dû (*Profession romancier). Il est devenu trop victime de son succès et veut nous faire la leçon des ficelles du métier. STOP ! Mais mon bon Murakami a toujours été d’une honnêteté foncière envers ses lecteurs admirateurs, donc je resterai fidèle accroché à ses romans, comme beaucoup d’un peu partout, de par le vaste monde confiné.

closer dit: à

Ben didon 3J, j’ai bien fait de vous titiller sur le Japon ! Je n’ai jamais tenu de journal de mes lectures, ni même surligner mes livres. Je le ferai dans une prochaine vie, ce qui me permettra de récapituler tout cela l’âge venu et de me mesurer avec votre réincarnation…

et alii dit: à

eh, eh!
Emmanuel Macron, évoquant la polémique sur les prix du carburant, a laché « Quand Roland Barthes écrit Mythologies, la DS est en couverture ». Cette évocation de la couverture des mythologies représente une inflexion par rapport à d’autres présidents qui ne savaient pas prononcer le nom de Roland et l’appelaient « Barthesse »,

et alii dit: à

etLa Formule préférée du professeur
Roman de Yōko Ogawa

Janssen J-J dit: à

Merci closer… RV dans l’au-delà…, au plaisir !

Jazzi dit: à

C’est plus de la passion, c’est de la rage, JJJ : jetons les livres et sortons dans la rue !

Jazzi dit: à

Paul Morand récompensé pour sa biographie de Pauline Dreyfus !

et alii dit: à

sur slate:
Le rapport qu’entretiennent les Français avec l’avenir correspond à celui des Italiens. Il est souvent dit que les phénomènes politiques et sociaux se produisant en Italie ont un temps d’avance sur leur survenue à l’identique en France. Si comparaison devait être faite avec la vie politique, on peut dire sans se tromper que l’équation néo-lepéniste correspond à la Lega, à Fratelli d’Italia (post-fascistes) et à une fraction droitière du Mouvement 5 Étoiles (M5S). Une potion où l’identitaire et le populiste, la critique de l’immigration et de l’ouverture se mêlent avec la critique démocratique de Paris et Bruxelles. Nos deux sociétés présentent des traits similaires et mettent en évidence un potentiel et des résultats correspondants plus que conséquents pour les différentes formations de droite radicale ou populistes.

Janssen J-J dit: à

A vous l’honneur jzmn, à commencer par vos 27 s’ils vous dégoûtent… Non, je ferai jamais ça !… les livres, c’est la dernière chose un peu sacrée à laquelle je « crois » encore… Et, par ailleurs…, j’irai jamais marcher avec vous dans la rue, vu que je serai jamais macronien pour un sou.

Jazzi dit: à

« Il est souvent dit que les phénomènes politiques et sociaux se produisant en Italie ont un temps d’avance sur leur survenue à l’identique en France. »

Affirmation totalement gratuite. Vous vous spécialisez dans la transmission des fakes news, et alii ?

Jazzi dit: à

La promenade comme la lecture doit s’aborder sans préjugés aucuns, JJJ.

Bloom dit: à

l’Irlande est surtout une contrée monotone avec surtout des prairies et des moutons. Le climat y est frais et humide. Globalement.

On voit que vous y avez voyagé, très probablement le ong de l’anneau du Kerry, dans le comté de Clare, le Connemara, le Donegal et la côte Nord des Glens of Antrim. M’est avis que vous avez aussi randonné dans les montagnes du Wicklow et des Mourne, gravi Croagh Patrick et Cavehill et vous êtes penché au-dessus des falaises de Mohair et d’Innishmore, dans les iles d’Aran. Sans parler des traversées du Lough Neagh, et de Strangford Lough, avec Van The Man, enfant du pays, en fond musical.
Il y a des moutons, des biquettes, des chevaux et quelques prix Nobel, 11 en tout dont 4 en littérature, ce qui rapporté à la population française donnerait respectivement 110 et 40…
Cette île dite d’émeraude possède en outre une tradition musicale forte & vivace, qui rassemble des musiciens de 7 à 77 ans lors des fleadh cités plus hauts.
Il y est peu d’églises ou de monastères antérieurs au 17e grâce à ce cher Olivier Cromwell, qui ne se contenta pas de tuer par milliers hommes, femmes et enfants à Drogheda et Wexford, mais ordonna également la destruction de toute trace matérielle de « papisme ».
Quant au climat, il y est beaucoup moins froid et humide qu’en Écosse, où je vous conseille de passer l’hiver dans une maison alimentée en électricité par un compteur à pièce de 10 pence (max. 5). A Ballater, dans les Grampians, par exemple, ou à Black Isle, au nord d’Inverness.
Je sens que vous allez aimer le froid humide et pénétrant qui « gèle les burnes d’un singe en cuivre », comme on dit à Glasgow. Comment qui disait San Antonio, en parlant de l’Écosse? « Un beau pays chiant ». Pour l’Irlande, garder la formule, mais négativer le second adjectif.

et alii dit: à

c’est étrange ,les orthophonistes que j’ai connues sont toutes des femmes

et alii dit: à

Le chiffre relatif au taux de féminisation de
notre profession, paru en décembre dernier
(l’Orthophoniste n°344), dans le dossier sur notre
démographie professionnelle, interpelle. Sur 22 744
orthophonistes (France + Dom-Tom), 21 953 sont
des femmes, soit 96.5% de la profession. Est-il
possible d’interroger cette répartition en termes de
causes, mais également de conséquences ?
file:///C:/Users/WAM/Downloads/ORTHO_347_ENTIER-pages-13-14.pdf

D. dit: à

Je ne mettrai jamais les pieds en Irlande ça c’est sûr, mais les landes d’Ecosse m’attirent.

D. dit: à

Je ne suis jamais allé de toutes façon sur les terres insulaire du Royaume-Uni dont l’Irlande fait partie d’après ce que j’ai compris. Une fois rue du Faubourg Saint Honoré j’ai fait un pas dans l’ambassade de Grande Bretagne, cela m’a suffit.

D. dit: à

On est si bien en France, pourquoi vouloir en bouger à tout prix ?

Janssen J-J dit: à

@ etalii, je crois que vous avez encore oublié de nous parler de Marcel Roncayolo… C embêtant pour la rdl, doc je vous aide un peu

Ancien élève de l’École normale supérieure (promotion 1946), il passe l’agrégation de géographie en 1953. Il fut directeur adjoint de l’ENS de 1978 à 1988 (y créant la filière B/L consacrée aux sciences sociales), puis directeur d’étude à l’école des hautes études en sciences sociales et professeur émérite à l’université Paris X – Nanterre, il a fortement marqué la géographie urbaine française. Il a dirigé de 1991 à 1994 l’Institut d’urbanisme de Paris. En 2012, le jury du Grand Prix de l’urbanisme a tenu à lui rendre hommage pour l’ensemble de son œuvre – Spécialiste de la ville de Marseille, dont il a fait pendant de longues années son laboratoire, il a cherché à introduire de manière critique les principales théories anglo-saxonnes et européennes de la ville, faisant la synthèse des grandes écoles d’urbanisme et de géographie urbaine du XXe siècle. Ardent défenseur et praticien au quotidien de l’interdisciplinarité, il a tenu pendant de longues années un séminaire commun avec Louis Bergeron, directeur d’études à l’EHESS et historien de la ville industrielle. Il crée en 1981 le séminaire « Territoires » qui regroupait des enseignants et de jeunes chercheurs de l’École normale supérieure (Philippe Boutry, Hervé Théry, Daniel Nordman, Christian Jacob, Frank Lestringant, Jacques Brun, Jean Boutier, Jean-Claude Chamboredon…), au sein du tout récent Laboratoire de sciences sociales. En sortirent deux volumes de contributions et de réflexions, qui ont circulé sous forme de littérature grise, mais n’en constituent pas moins des éléments importants dans l’élaboration d’une réflexion interdisciplinaire sur la territorialité.
Dans ses études de la question urbaine, Marcel Roncayolo intègre souvent les apports de la démarche historique, ce qui explique ses collaborations importantes avec des historiens spécialistes de la ville. Il entend en effet montrer que les évolutions et les aménagements urbains ne dépendent pas seulement du marché ou de la politique municipale mais de facteurs multiples qui doivent être pris en considération dans leur épaisseur temporelle. « La légitimité du tracé a priori du département est moins importante que la légitimité acquise. » En ce sens, il met en pratique une forme de géographie historique, suivant la voie de Roger Dion, dont il a d’ailleurs préfacé la réédition de L’Histoire de la vigne et du vin en France en 1991. Pour lui, l’urbanisation est avant tout un phénomène culturel, il affirme ainsi dans son célèbre ouvrage que si un humain sur deux vit dans une ville, tous les humains sont des urbains d’un point de vue culturel. Il développe dans sa thèse d’État en 1981 (publiée seulement en 1996 sous le titre Les grammaires d’une ville. Essai sur la genèse des structures urbaines de Marseille) l’idée d’une géographie culturelle, ce qui constitue une innovation qu’il n’a pas véritablement assumée par la suite, sauf dans son essai L’imaginaire de Marseille, qui est resté peu lu et mal compris.

Janssen J-J dit: à

ah zut, j’ai encore oublié de citer ma source, txfl. Décidément, on va croire que j’en suis l’auteur… Mais non, hein ! Quoique j’ai une amie orthophoniste qui avait très assidument suivi ses cours… Donc, je l’ai bien connu quand même et pourrais en rajouter si je voulais.

Phil dit: à

Paul Morand récompensé pour sa biographie de Pauline Dreyfus !

Excellent, dear Baroz. Fable de luxe.

Janssen J-J dit: à

@ jzmn, ne me faites pas MARCHER avec vous, je sais encore faire la différence entre une balade et une marche… Merci pour votre amicale compréhension. Partageons nos préjugés, if you want, mais ne me refourguez pas la totalité des vôtres, hein ! Bàv,
Je vais écrire une lettre d’encouragements à rôz, en poste restante à Forcalquier. Je lui re-raconterai sa vie, à ma façon romanesque, j’ai l’idée d’une trame. Je dois m’élancer.
—-

Marie Sasseur dit: à

Paul Morand récompensé pour sa biographie de Pauline Dreyfus !

Pauline Dreyfus, récompensée pour la bio de sa mémé.

renato dit: à

Jorge Luis Borges, Les Justes

Un homme qui cultive son jardin, comme le voulait Voltaire.
Celui qui est reconnaissant que sur la terre il y ait de la musique.
Celui qui découvre avec plaisir une étymologie.
Deux employés qui dans un café du Sud jouent un silencieux jeu d’échecs.
Le céramiste qui prémédite une couleur et une forme.
Un typographe qui compose bien cette page, qui peut-être ne lui plaît pas.
Une femme et un homme qui lisent les tercets finaux d’un certain chant.
Celui qui caresse un animal endormi.
Celui qui justifie ou veut justifier un mal qu’on lui a fait.
Celui qui est reconnaissant que sur terre il y ait un Stevenson.
Celui qui préfère que les autres aient raison.
Ces personnes, qui s’ignorent, sont en train de sauver le monde.

Petit Rappel dit: à

Curieux, JJJ, que vous ayez zapédans la traduction Sieffert le recueil No et Kyogen. Je vous le recommande à l’occasion.
Yourcena a eu une phrase redoutable sur Mishima: « Ce qui est connu de Mishima, c’est sa mort ».Pas faux!
Bien à vous. MC

B dit: à

Kerry, dans le comté de Clare, le Connemara, le Donegal et la côte Nord des Glens of Antrim. M’est avis que vous avez aussi randonné dans les montagnes du Wicklow et des Mourne, gravi Croagh Patrick et Cavehill et vous êtes penché au-dessus des falaises de Mohair et d’Innishmore, dans les iles d’Aran. Sans parler des traversées du Lough Neagh, et de Strangford Lough, avec Van The Man, enfant du pays, en fond musical.

https://youtu.be/b6U2K3LfNfg

B dit: à

On est si bien en France, pourquoi vouloir en bouger à tout prix

Pour voir le pays ailleurs comme les gens d’ailleurs viennent ici pour voir du pays, non?

B dit: à

Il y a quelques mois j’attendais pour du pain, à côté de moi un homme assez avenant dont je me suis demandé s’il n’était pas justement l’illustre Jacques Roubaud . Je l’ai vu et entendu il y a aussi à peu près 40ans, j’ai tout fait, tout ceci il y a quarante ans, lui surement a parcouru des kilomètres à pied et beaucoup écrit, il a bien pris le temps.

B dit: à

Erreur de calcul: 30 ans.

Bloom dit: à

L’ambassade du Royaume-Uni, D.
La Grande Bretagne n’est pas une entité politique, mais une appellation géographique, comme les Iles Britanniques. « The Embassy of the United Kingdom in Paris, tel est son titre officiel.
« Bouger » sert aussi à éviter de dire des conneries sur les autres.

MC dit: à

Non, pas bravo les Oulipiens, bravo les Grands Rhétoriqueurs dont ils sont la réincarnation.

En ce sens, la « poésie » de Le Tellier vaut celle de Jehan Marot. Mais si ça l ‘ amuse…

et alii dit: à

le titre français n’est-il pas « confession d’un masque »?

Marie Sasseur dit: à

Courtaud, vieux facho, j’ai écrit: bravo, les oulipiens !

et alii dit: à

et Osamu Dazai ? IL FAUT LE LIRE!

Jazzi dit: à

« J. Roubaud, ( qui vient d’avoir le Goncourt de la Poésie 2021 ) »

Il était temps !

Marie Sasseur dit: à

Et si cela vous défrise Courtaud, je vous emmerde.

Jazzi dit: à

« Non, pas bravo les Oulipiens, bravo les Grands Rhétoriqueurs dont ils sont la réincarnation. »

C’est pas faux.
Ni facho….

christiane dit: à

Jibé dit: « Revu hier soir, sur arte, Brève Rencontre de David Lean. Un noir et blanc magique, des visages en gros plan si expressifs, et Rachmaninov, évidemment.Bref, une merveille.
(Un des films préférés dans ma liste de films) »

Chic, je l’ai programmé pour jeudi !
Ce matin revu F.Capra. J’aime cette époque du cinéma.

Je m’interroge sur Napoléon. Pas trop aimé qu’il se fasse sacrer empereur. Pas trop aimé toutes ces guerres. Mais il fait partie de l’Histoire, mythiquement… Qu’en pensez vous ?

Jazzi dit: à

« Et si cela vous défrise Courtaud »

Je l’imagine plutôt chauve, MS…

Marie Sasseur dit: à

Courtaud , analphabete, bon client, pour la magie.

Jazzi dit: à

Ce portrait des Justes de J L Borges, c’est moi, renato !

Jibé dit: à

JJJ
« Apparemment, il y a consensus autour de Lord Jim et d’Au cœur des ténèbres »
consensus ou pas, je vous aurais dit idem; je ne sais pas s’ils auraient été ds mes préférés mais je les trouve « incontournables », on se sent autrement après les avoir lus, c’est-à-dire qu’on ne les publie pas (il y a un avant et un après). J’explique mal, mais c’est l’idée.
By the way, vacciné aussi (car prof, plus de 55) et aussi au pfizer; ai eu mal au bras deux jours mais rien de plus. Le pompier qui officiait avait l’air fan du truc, arn messager (suis pas sûr qu’il savait ce que c’était vraiment, mais était fan)

christiane dit: à

Jazzi dit: «J. Roubaud, ( qui vient d’avoir le Goncourt de la Poésie 2021 )»
Il était temps ! »

très bon choix.

et alii dit: à

à Paris: Au cœur du quartier du Marais à Paris, ce lieu insolite fait office de cave à vin, librairie, bar littéraire et galerie d’art.
Ouvert il y a une vingtaine d’années, l’établissement tient son nom du livre La Belle Hortense de l’auteur oulipien Jacques Roubaud dont l’action se déroule dans la rue Vieille du Temple (rue dans laquelle se trouve le bar

Marie Sasseur dit: à

« Et si cela vous défrise Courtaud »

Je l’imagine plutôt chauve, MS…

Eh bien on va lui faite quand même une permanente a cet imposteur, réincarnation de la crédulité à lui tout seul.

Jibé dit: à

Christiane
« Chic, je l’ai programmé pour jeudi »
B nous dit que c’est daté, sûr que ça l’est: 1945, on sent le poids des ans (tournage en studio, voix haut perchées, sapes et voitures, intérieurs bourgeois, etc) et j’adore aussi ce film pour ça. Surtout, préférez la VO sous-titrée, pour la voix de Trevor Howard et l’admirable traitement de la voix off de notre femme amoureuse… c’est si difficile, une voix off. Et celle de pie criarde de l’infernale copine Dolly.
Mais surtout, cet amour si puissant, tellement juste,
tout est daté dans ce film, sauf le sujet du film, car il est intemporel: la passion.

Jazzi dit: à

« Pour lui, l’urbanisation est avant tout un phénomène culturel »

On ne voit pas ce qu’elle pourrait être d’autre ?

christiane dit: à

JJJ,je n’ai pas réagi à vote liste. Je n’aime pas ce genre de liste. C’est interminable… et ça sert à quoi ?
Je préfère que l’on partage un livre. Être pleinement présent à un livre, à un dialogue sur un livre. Puis l’oublier, un peu, puis y revenir, le relire partiellement ou entièrement. Puis découvrir d’autres livres de cet écrivain, chercher s’il suit un chemin d’écriture, si on reconnaît son écriture. Se demander pourquoi on a aimé ce livre ou l’inverse…

christiane dit: à

votre

Janssen J-J dit: à

vous savez, MC, Youyou, j’en suis revenu quant à ses compétences en matière de mishimïsme… J’en traiterai dans mes passions littéraires belges, le cas échéant… Pour l’instant, petit-rappelez-moi ce que vous vouliez dire par « zapédans la traduction Sieffert le recueil No et Kyogen », SVP. Merci. Et je n »ai même pas lu le dit de Genji , que toute l’herdélie (surtout Closer, SMS et vous le premier), connait dans l’original d’il y a mille ans, sur le bout des doigts… Désolé. A son sujet, avoue avoir toujours un brin procrastiné… Mais me soigne à la rolls royce, pas folle la guêpe, n’en doutez point ! Je vous en souhaite la pareille, faut pas déconner avec ça, hein, les veux manuscrits de la BN sont constellés de postillons des temps anciens, encore actifs parait’il, si on ne les manie sans gants Mobalpa ou Moderna, je sais plus trop la marque. Bàv.

Jibé dit: à

Napoléon, celui qui perçait déjà sous Bonaparte?
Ah, Christiane, ce fut un ogre pour l’Europe entière, des milliers de morts. Un restaurateur de la tyrannie des rois, mais avec code civil pour tous et chacun. On s’en tire en disant qu’il fut grand réformateur et révolutionnaire dans sa jeunesse. pour moi, un autoritaire centralisateur et un conquérant mesurant mal ses limites, celles de son pays et de son peuple, ayant fait sauter sabre au clair les idéaux révolutionnaires.
J’en pense qu’il est un de nos mythes, recyclé par les républicains de la troisième rep., devenu nécessaire référence.
Je déteste, mais je reconnaît le statut et donc, qu’il est « fonctionnel » comme « monument national » longtemps fédérateur.

Jibé dit: à

« les veux manuscrits de la BN sont constellés de postillons des temps anciens, encore actifs parait’il,  »
oui oui JJJ, j’avais un grand père médecin, hygiéniste de sa spécialité, qui nous répétait ça tout le temps. Ca m’est resté, chaque fois que je travaille sur des archives, j’y pense. Me coltiner la peste noire ou la variole, un must pour un historien!

Janssen J-J dit: à

Merci pour votre franchise, Ch. Moi itou, je préfère la nature de vos plaisirs (partagés ?). Mais pourquoi vous sentez-vous obligée de m’expliquer cela ? Ai-je demandé qq chose à quiconque, hormis de m’adresser à Closer, cet internaute qui titillait un brin mes sinitudes littéraires ? Bàv,
– une fois encore, à chacun ses manies, j’ai toujours eu le plaisir des listes et des sigles… Bon, je ne vais pas en rajouter sur les domaines qu’ils recouvrent…

Jazzi dit: à

« « Un beau pays chiant ». Pour l’Irlande, garder la formule, mais négativer le second adjectif. »

Un beau pays riant, Bloom ?

Marie Sasseur dit: à

Some may remember the deadly book of Aristotle that plays a vital part in the plot of Umberto Eco’s 1980 novel The Name of the Rose. Poisoned by a mad Benedictine monk, the book wreaks havoc in a 14th-century Italian monastery, killing all readers who happen to lick their fingers when turning the toxic pages. Could something like this happen in reality? Poisoning by books?

https://theconversation.com/how-we-discovered-three-poisonous-books-in-our-university-library-98358

Pat V dit: à

« La poésie à une forme écrite et une forme éQrite, qui est l’image visuelle intérieure, mémorielle, dela page de poésie. »
Jacques Roubaud,
Poésie, etcetera : ménage Stock 1995 page 126.

Jazzi dit: à

« La poésie à une forme écrite et une forme éQrite, qui est l’image visuelle intérieure, mémorielle, de la page de poésie. »
Jacques Roubaud

Il veut dire que la poésie est écrite avec son Q ?

Jean Langoncet dit: à

@ayant fait sauter sabre au clair les idéaux révolutionnaires

ou les ayant porté par ce moyen partout en Europe

Jean Langoncet dit: à

(j’aime bien le Napoléon de Stendhal)

Marie Sasseur dit: à

Le Napoleon de De Villepin, de mémoire, était pas mal non plus.

Pat V dit: à

Il veut dire que la poésie est écrite avec son Q ?

Cela ne m’étonne pas que cette lettre vous plaise Jazzi! 😉
Chapître 40 du livre sus mentionné, intitulé Oeil-Oreille (pp. 126 à 128. Le Q, c’est pour signifier l’œil de la poésie.

 » En poésie, la notion de nombre est liée à l’expérience de l’audition, de la lecture. Vous avez introduit une forme de trois vers, le trident, où s’associent nombre, vision et audition.

Jacques Roubaud Et qui n’existe que si ces trois composantes sont réunies. La présentation de ces trois vers évoque précisément le trident. Ce qui m’amène à dire qu’un poème peut être vu dans une page, et peut être aussi représenté par la voix. Il va être aussi dans la tête. On le voit et on l’entend intérieurement. Les Anglais ont une bonne distinction, entre « oral » et « aural ». En fait, il y a quatre états d’un poème, deux auditifs et deux visuels.

Vous avez même inventé le terme « éQrit ».

Jacques Roubaud C’est le poème tel que l’on visualise dans un texte. »

https://www.humanite.fr/jacques-roubaud-la-poesie-dit-ce-quelle-dit-en-le-disant-607311

puck dit: à

la littérature japonaise ? j’adore ! ça me rappelle l’poque où j’animais mon petit club de lecture provincial, après ils devaient écrire des courtes critiques du genre : Yoko Ogawa « la piscine, les abeilles, la grossesse » (Actes Sud) : Yoko, japonaise provinciale, écrit de courts récits qui décrivent non pas une simple réalité, mais qui partent de l’imaginaire pour tenter de rejoindre cette réalité. Dans chacun d’aux elle emploie des phrases d’une simplicité cérémonieuse qui nous plongent dans une sourde angoisse comme si elle gagnait l’inconscient du lecteur ; un incosciant effleuré où la mémoire est plus celle des rêves que du passé…

ils y mettaient du leur, c’était hyper trognon.

Jean Langoncet dit: à

(incidemment, quelle postérité pour la révolution française sans Napoléon ?)

puck dit: à

le club de lecture de puck présente une critique de « l’exil de la terre » de Pär Lagerkvist (éditions Stock) : « une famille dans un pays nordique au déut du siècle. Une ambiance solide et froide truffée de rituels respectés, une vie vis confinée pour contenir l’angoisse.
Là grandit Anders, il ose un jour dépasser les limites de cet univers clos en partant pour une promenade interdite… »

ça donnerait presque envie de le relire.

puck dit: à

celle-là elle est trognone : « Bienvenue parmi nous » d’Eric Holder : à travers l’histoire, peut-être convenue, d’un vieux peintre qui a décidé d’en finir avec ses jours et y renonce après sa rencontre avec une adolescente en perdition. EH nous démontre joliment, en langage d’aujourd’hui, une évidence de toujours : on ne s’appartient pas totalement… »

comment j’ai pu un jour écrire des conneries pareilles sur autant de bouquins à la con ?

puck dit: à

« le passeur de Chadong » de Shen Congwen (éditions 10/18) : délicat et poétique comme une encre chinoise, ce court roman nous conte quelques années de la vie d’une jeune orpheline et de son grand-père, passeur sur la rivière de Chadong. »

qui a lu ce livre ? quand je pense qu’on me reproche de ne pas lire : qui a lu ici ce livre à la con ?

puck dit: à

bon qu’importe !

y’a-t-il du grabuge sur le blogapassou ?

on se mettrait pas par hasard un peu sur la tronche au sujet de Napoléon ? parce que si c’est le cas je veux bien participer !

puck dit: à

si on veut du grabuge faut d’abord faire des équipes !

moi je me mets dans l’équipe de JiBé et de et alii, je laisse les autres choisir leur équipe !

puck dit: à

Marie Sasseur dit: Le Napoleon de De Villepin
 »

n’importe quoi ! le meilleur Napoléon c’est celui d’Austerlitz !

sauf que Sasseur comme d’hab elle est la seule à connaitre la bataille de Villepin que personne ne sait où ça se trouve !

Bloom dit: à

Un beau pays riant, Bloom ?

Un beau pays tout simplement, Baroz.
Un beau peuple aussi.
Un cosmos où les paysages renvoient à la musique, la musique aux divers euphorisants liquides, ces derniers à un humour complètement inimitable renvoyant aux gens qui renvoient aux paysages…

Exemple d’humour inimitable: à Belfast, vers la fin des années 80, c’était l’époque des « supergrasses », les super repentis, à qui le gouvernement britannique (du Royaume Uni) garantissait une nouvelle vie à l’autre bout du monde sous un autre nom avec chirurgie esthétique et tout et tout s’ils balançaient leur petits copains de l’IRA et de l’INLA.
L’un d’eux s’appelait Christopher Black.
Sur Cliftonville Road, où habitait mon ami Jim à l’époque, est apparue un beau matin une inscription à la peinture blanche:
« I knew Christopher Black. But thank God, he didn’t know me ».

Un dernier, pour la route: The English came to Ireland, then killed the women and raped the cows…

Ort dit: à

Janssen J-J > Je seconderais aussi le conseil de vous intéresser également à Osamu Dazai, au passage l’écrivain préféré de Nicolas Bouvier;
Voilà ce qu’il en disait, dans ses Carnets du Japon:

Les écrivains japonais sont – je l’ai déjà dit – les maîtres du froid. Un froid sans exemple dans les autres littératures. Un froid vitré, un froid qui vient en plus du désespoir. Le désespoir seul serait encore un condition assez supportable. Un effilochement impitoyablement décrit, une absence, une impuissance menant à la haine, et cette haine elle-même impuissante menant à la destruction de soi. A côté d’un écrivain comme Osamu Dazai, Kafka fait presque figure de luron. Son univers n’est pas désespéré, il est durement châtié par une autorité insaisissable, mais légitime. Dans Kafka, on est puni pour délit de prométhéisme, puni pour vagabondage mental. L’homme a offensé une Loi dont son orgueil empêche de situer la source, et il supporte le poids de ses erreurs. Même Beckett, son désespoir est encore plein de terre, de mottes, de boue féconde. Ramper dans la boue, voilà, pour bien des personnages de romans japonais, une situation encore enviable par la densité qu’elle présente. Au moins, on touche à quelque chose, au moins on a les mains occupées. Dans Dazai, le processus morbide lui-même est abstrait. On grelotte sous le regard des autres, cependant qu’on travaille et qu’on assiste dans l’épouvante à la destruction de soi.
Son autobiographie déguisée qui s’intitule
La Déchéance d’un homme commence par cette phrase: « J’ai vécu une vie remplie de honte. »

Jean Langoncet dit: à

@on se mettrait pas par hasard un peu sur la tronche au sujet de Napoléon ?

Pas tant au sujet de Napoléon que sur le devenir des « idéaux révolutionnaires », qui déterminent la république française et nombre de démocraties d’aujourd’hui

Jean Langoncet dit: à

d’aujourd’hui > aujourd’hui

Jean Langoncet dit: à

@Un dernier, pour la route: The English came to Ireland, then killed the women and raped the cows…

L’IRA et les femmes …

Janssen J-J dit: à

merci Ort pour votre suggestion… Mais non, je ne le sens pas, ce Dazai, ne l’ai d’ailleurs jamais senti… Je ne suivrai pas votre conseil, désolé. Le mettre sur un plan de comparaison avec K. dans la noirceur… Il y a bien qu’un Bouvier pour énoncer de pareilles sottises…, qui apparemment réduisait LES ECRIVAINS JAPONAIS (sic) au seul Dasai qui l’avait enthousiasmé… Je ne partage pas du tout cette expérience… Je crois par ailleurs qu’on a beaucoup surestimé Nicolas Bouvier et que sa peinture impressionniste du Japon comme celle de ce pauvre Roland Barthes n’est qu’un bluff supplémentaire pour gogos assermentés de LA critique… Ai relu « l’usage du monde », trente ans après… Et non, cela m’est devenu totalement illisible et inintéressant, ça ne tient pas la route… En dehors des dessins de Verret, pas gd’chose à sauver. On fait perdurer à tort et par snobisme un mythe romantique, je crois, comme les Tristes tropiques que personne n’a lus mais qu’il faut toujours citer. Des mites auxquelles on aurait pas le droit de toucher, à cause des diktats gmprtins sur la qualité des tissus perforés par leur travail de sape… Entre nous, ai toujours préféré les périples de la Maillard flanquée de la malheureuse Anne-Marie Schwartzenbach (cf. fichier littérature suisse)… Qui qui cela va-t-il convaincre ?… Peu me chaud, du reste, cher.e internaute de passage. Bàv,

closer dit: à

Isabel Diaz Ayuso, retenez ce nom dont on entendra encore parler.

80% de participation aux élections locales de Madrid en plein covid ! Incroyable.

« Los sondeos arrojan una victoria arrolladora de Ayuso y un descalabro del PSOE ».
« Les sondages montrent une victoire écrasante pour Ayuso (PP) et une défaite désastreuse pour le PSOE. »

On se console comme on peut de la politique française.

Phil dit: à

Vernet, dear JJJ. Bien sévère sur Bouvier, vous êtes aussi, au profit de l’hommasse Maillart à l’écriture poussive comme un gros yack velu.

Jean Langoncet dit: à

Enfin, le vaste monde est petit ; ces pauvres irlandais récalcitrants n’ayant pour tord que d’être catholiques, républicains et opposants à la toute puissance britannique, celle du partage de la Palestine, on ne peut que conclure à un cerveau archaïque échappant à tout décryptage… (bande son : Rory Gallagher – Bullfrog Blues)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*