de Pierre Assouline

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La République des livres
 Le fascisme a-t-il sa place au musée ?

 Le fascisme a-t-il sa place au musée ?

En principe, le projet de reléguer le fascisme au musée devrait être bien accueilli : ce serait la preuve qu’il est bel et bien figé, désuet et suffisamment daté pour être empaillé ; mais cela témoignerait également qu’il vaut d’être sauvegardé, conservé, montré et mis en valeur. L’ambiguïté à l’œuvre dans certaines entreprises de muséification est encore plus vive dès lors qu’il s’agit d’inscrire un tel musée du fascisme dans le pays qui l’a vu naitre et prospérer.

Que faire de cette histoire-là si on la sort des livres et des films pour l’exposer et de quelle manière ? En Italie, c’est un serpent de mer qui réactive les polémiques à intervalles réguliers. A Predappio déjà, cette commune d’Emilie-Romagne où Mussolini a vu le jour en 1883. Le gouvernement ayant rendu sa dépouille aux siens qui l’y ont inhumé dans la crypte familiale en 1957, les pèlerinages de curieux et de néo-fascistes n’ont jamais cessé jusqu’à accueillir près de 100 000 visiteurs par an. Las de ce défilé, le maire (Parti démocrate/centre-gauche) Giorgio Frassineti a constitué un comité d’historiens afin d’installer un Musée du fascisme dans la « Casa del fascio e dell’ospitalità », le siège régional du parti dans les années trente. L’édile espère voir ainsi « la raison triompher de la nostalgie ».

Une manne espérée pour le tourisme local, lequel n’avait pas attendu cette perspective pédagogique pour se pourvoir en commerces d’objets et reliques du culte mussolinien. En 2015, soutenu par les différents gouvernements qui se sont depuis succédé, le conseil municipal a approuvé le projet non sans en avoir finalement édulcoré la présentation : il s’agit désormais d’un centre de documentation et de recherche sur le totalitarisme axé notamment sur l’Etat et la société en Italie à l’époque fasciste… On l’attend toujours.

On dira que Predappio est la régionale de l’étape. Mais Rome ? Ces derniers mois, un projet de Musée du fascisme y a été réactivé, ce qui a eu pour effet attendu d’enflammer le débat national sur l’intitulé même : musée du fascisme ou musée sur le fascisme ? A croire que l’épouvantail est agité à desseinalors que les Italiens éprouvent encore une réelle curiosité pour le moment fasciste de leur pays, comme en témoigne le succès de M (en français aux éditions des Arènes), la passionnante trilogie romanesque du Duce par l’écrivain Antonio Scurati (1969). Trois conseillers municipaux affiliés au Mouvement Cinq étoiles (M5S) ont en effet formulé une proposition dans ce sens en raison de « la nécessité de contrer le négationnisme et l’ignorance des Italiens sur la première moitié du XXème siècle de leur pays ».

Gemma Guerrini, la plus engagée du trio, a même loué la dimension « cathartique » d’un tel projet qui serait implanté dans un site archéologique industriel de la ville. Virginia Raggi, la maire de Rome, est également membre du M5S, mais elle est fermement hostile au projet. En le bloquant, elle a répété : « Aucun malentendu possible à ce sujet : Rome est une ville antifasciste ! » balayant le dossier malgré ses ambitions culturelle, historique et pédagogique. Elle a reçu le soutien de la communauté juive de Rome qui a obtenu l’accord et l’aide de la Ville pour la construction d’un Musée de la Shoah…en 2005 !- et il n’existe toujours pas.

Il y a cinq ans à Munich, un musée a ouvert sous le nom de « Centre de documentation sur l’histoire du national-socialisme » ; photos, films, documents y sont exposés mais tout ce qui relève de l’esthétique (affiches, étendards etc) en a été délibérément banni pour éviter toute « séduction ». N’empêche qu’aux Pays-Bas, les musées les plus cambriolés sont les Musées de la Guerre qui exposent des uniformes, des armes et des décorations nazies. Celui de Hertogenbosch dans le sud du pays, critiqué pour sa dernière exposition jugée trop « à la gloire du nazisme » n’y a pas échappé ; il est vrai qu’elle était consacrée au « Design du IIIème Reich ». Loin des querelles sur l’oubli et la mémoire, la commémoration et la célébration, il y a aussi la réalité d’un marché qui prospère, reflet d’un air du temps.

(« Scène de la vie touristique ordinaire à Predappio » photo Tiziana Fabi)

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commentaires

1 368 Réponses pour  Le fascisme a-t-il sa place au musée ?

closer dit: à

Muselier gagnera-t-il plus de voix au centre qu’il n’en perdra à droite ?

That is the question…

B dit: à

Votre ami, le conseiller régional est il Gauliste? Qu’est-ce que le Gaulisme d’aujourd’hui, il y a tellement de gens à droite, à gauche, au centre qui se réclament général…

closer dit: à

Votre ami…A qui vous adressez-vous B ?

(gaullisme…)

Marie Sasseur dit: à

water closet, votre pote zemmour est persona non grata, en PACA.

B dit: à

Merci Closer.

B dit: à

MS , elle s’y intéresse. L’Amiral, grand- père, 1er officier à rallier le général. Alors, forcément ça doit marquer une lignée.

renato dit: à

De quel tableau parlez-vous, B ?

B dit: à

Le tableau représentant un homme amputé des mains, il y a des chaussures disposées au pied du fauteuil. J’ai mal vu?

D. dit: à

TF1 Séries-Film est en train de passer La môme et c’est vraiment un mauvais film, je ne cesserai pas de le répéter, avec une belle erreur de casting par le choix de Cotillard qui à aucun moment ne parvient à incarner Piaf. Mais alors vraiment à aucun moment et en aucune façon.
Film raté, vulgaire, outrancier et prétentieux. Piaf, la vraie, se serait retournée dans sa tombe en voyant ça.

renato dit: à

Amputé ?! c’est le travail du temps, B.

Si vous voulez des infos, vous tapez  » Eihei Dōgen  » dans votre chercheur ce qui pourrait satisfaire votre curiosité.

D. dit: à

Je n’avais jamais aurant remarqué : Cotillard et Tautou se ressemblent étrangement, surtout de profil. Des espèces de clones. Et le même âge à une année près.
L’une et l’autre debarquées sur les plateaux début des années 2000, au moment où le cinéma français agonise puis meurt définitivement faute de talents. De maîtres, de vrais. D’actrices, véritables.

D. dit: à

Le pauvre Delaporte trouvait bon ce cinéma putride. Pathétique.

rose dit: à

B

En quoi ça concerne Jacques Drillon ?
Pck à l’initiale de son billet, y a deux lignes très pudiques sur l’angoisse.

PS

Les genoux, les coudes, les dents, lieux de nombre de terminaisons nerveuses.

rose dit: à

Emménagé.
Le grangeon
1 chemin des Cèdres.

racontpatavi dit: à

Oh merci votre curiosité!

D. dit: à

Ce qui est terrible c’est Cotillard se forçant à bafouiller pour tenter d’imiter la voix de Piaf parlant. Carrément grotesque. Tout comme son maquillage outrancier essayant de reproduire les sourcils de Piaf.
Ce film sonne tellement faux avec ses éclairages improbables qui vous transportent partout sauf dans les années 50, ses petits intermèdes musicaux doucereux… Quel supplice.
L’exercice était certes particulièrement difficile, j’en conviens. Mais quel ratage, quel ratage…!

renato dit: à

« Parfois nous nous éloignons pour réfléchir.
Parfois, on s’en va parce que nous avons réfléchi. »
Alda Merini

renato dit: à

parce que nous avons réfléchi > parce qu’on a réfléchi

D. dit: à

Ce n’est pas tant un supplice car j’en suis presque à rire à gorge déployée de toutes ces outrances. J’attends le moment ou Cerdan va mourir parce que ce sera forcément poilant de ridicule. Je suis presque impatient.
Pauvre France. Où sont tes génies ? Que sont devenus tes arts ?

Jean Langoncet dit: à

C’est qu’entretemps, renato, on a su construire des autoroutes pour les veaux, et pas que … conformément aux vœux du bienfaiteur de la France que vous savez … un pionnier de l’état spectacle de ce côté-ci des Abruzzes

Claudio Bahia dit: à

@ « Le pauvre Delaporte trouvait bon ce cinéma putride. Pathétique. »

tiens, c’est vrai, ça; qu’est-il devenu, Delaporte ??
et Lavande ??

D. dit: à

Il s’est auto-exilé, le pauvre.
Ça m’a fait de la peine pour lui mais il avait poussé le bouchon trop loin.
Il est dans le purgatoire erdelien, avec JiCé, chloux, pablo. Prions pour leurs âmes souffrantes.

D. dit: à

Il y a TKT aussi là-bas.

D. dit: à

Bouguereau aussi, avec son gros gode-ceinture en crocodile.

D. dit: à

Non je ne vous en veux pas, Tautou, je ne vous en veux pas, Cotillard. J’en veux à ceux qui vous ont distinguées des autres.

D. dit: à

Allez au dodo maintenant.

Janssen J-J dit: à

@ certains ont répondu à l’appel.
Des gaullistes, surtout, aux pieds légers. Pas des maréchalistes aux sa-bottés, dieu mercib.

D. dit: à

Lavande ça fait un moment qu’on ne la lit plus ici. Elle habitait Grenoble, un endroit fort malsain, mais disait bien s’y trouver. Bizarre.

Janssen J-J dit: à

… cependant, il anime pas mal l’autre chaine à popaul, débarrassé de son vieil attirail en croco… BN !

D. dit: à

C’est quoi, l’autre chaîne à Popaul ?!

Janssen J-J dit: à

La chaine à Popaul ?… c’est son commentarium non expurgé, un repaire de transfugés de l’rdl… https://pauledel.blog/
J’aime beaucoup le film sur Edith Piaf, d’ailleurs Marion avait eu un oscar à Bollywood, si je m’souviens bin. Et Audrey a fait le tour du monde. De sympathiques bourrins. Bàv,

Jean Langoncet dit: à

le top de cent de quatre-mille livres lus entre seize et soixante-six ans ? aimer mieux une vie courte et glorieuse plutôt qu’une longue vie obscure … j’ai lu ça je sais plus trop où

Jean Langoncet dit: à

le top de cent > le top cent

l’ombelle des talus dit: à

Abyssal.

rose dit: à

D

Il est dans le purgatoire erdelien, avec JiCé, chloux, pablo. Prions pour leurs âmes souffrantes.

Avec mon père, qui est mort comme un couillon de la lune.
Prions pour son âme souffrante et son incaoacité à maîtriser son départ.
Belle preuve que tyrannie et fascisme ne mènent à rien.

rose dit: à

Chez Edel

Stendhal sujet de très beaux portraits de femmes dressés par Paul Edel.
Une sensibilité attendue, un portrait laudateur du féminin revigorant.
Fin de la guerre bientôt ?

et alii dit: à

Son absence de toute connaissance et référence politique au contexte italien des années 1970 et 1980 ainsi qu’à la législation encore quasiment fasciste de ce pays (cf. le Code pénal Rocco de 1930 sous Mussolini toujours en vigueur à l’époque) ne lui pose apparemment aucun problème de principe, comme le dit crûment Dupont-Moretti (il est « sans état d’âme »).

Amnistie pour tous les réfugiés politiques italiens

Sophie Wahnich & Jacques Wajnsztejn
https://lundi.am/Amnistie-pour-tous-les-refugies-politiques-italiens
bonne journée

renato dit: à

Sans états d’âme, quelqu’un qui demande l’amnistie pour des assassins est un banal fasciste.

Jibé dit: à

JJJ
« renvoyer des erdéliens à quelque expérience semblable, ce goût insensé des livres et de l’écriture gratuits. »
je vous confirme que c’est réussi. Emouvante, votre intervention. Lire et besoin de se sentir vivant sont liés, lire et partager aussi, « besoin de se sentir vivant »…c’est une grande affaire, je vois très bien. La vie, c’est se hisser.

et alii dit: à

se hisser.
prudence avec les épaules de géant

Janssen J-J dit: à

@ aimer mieux une vie courte et glorieuse plutôt qu’une longue vie obscure

Aimer mieux… oui, on peut toujours rêver à autre chose, la gloire éphémère, une petite vie bien lumineuse et intense… ! Je sais plus où j’ai lu ça… j’ai bien fait de l’oublier… Perso, ai jamais rêvé ainsi. Et Jean Longoncet n’a pas l’air d’être un adepte du genre non plus, vu ses goûts musicaux obscurs et bien datés. Bàl

@ (à B.) – Si Barnier se retrouvait face à la LePen, il ferait un carton à + 65 % (en dehors des abstentionnistes). Toute la « gauche » anti populiste et encore « démocrate » irait derrière lui comme un seul homme.., le rejet/haine de Macron étant devenu tellement viscéral. C’est la seule option crédible restant à ce malheureux pays. Comme diraient nos erdéliens gaullistes, de centres mous, « il faut faire en sorte que » le 2e tour se présente ainsi : un duel barnier-lepen vs barnier-macron. Pour celzéceux qui préfèrent assister au spectacle en s’en lavant les fesses, merci pour leurs descendances de les avoir pondues.
Bàv, – c’est lundi 3.5.21@9.20, & ça rigole pas.

Jazzi dit: à

« Gallimard s’apprête à lancer la 20e réimpression d’un livre édité initialement à 13 000 exemplaires. Signé Hervé Le Tellier, le Goncourt 2020, entre thriller, comédie humaine et roman de science-fiction, va ainsi atteindre un tirage d’un million d’exemplaires. »

Mieux que « L’Amant » de Marguerite Duras !
Bientôt, il va être difficile de ne pas l’avoir lu.
J’en fais encore partie…

Question du jour :
« A qui profite le dernier prix Goncourt ? »
(plusieurs choix de réponses possibles)

☐à Hervé Le Tellier
☐ au prix Goncourt
☐ à son éditeur-distributeur
☐ aux libraires
☐ à la science-fiction
☐ à l’Oulipo
☐ à la littérature
☐ aux lecteurs

Janssen J-J dit: à

C’est ma soeur qui va baver, en l’attendant. Il s’appelle comment déjà, ce bouquin ? Car elle sera une fois encore la seule à le comprendre… On espère qu’elle nous l’expliquera, à la rdl.

closer dit: à

L’histoire de la vie courte mais glorieuse, c’est le choix d’Achille dans Homère…

closer dit: à

Michel Barnier, bien sûr, ce serait le choix raisonnable…Mais un « choix raisonnable » avec une image bruxelloise collée à la peau peut-il être au second tour ?

J’ai des doutes…

closer dit: à

Te laisse pas influencer JzzB ! Tu as sûrement dix mille livres à lire avant Le Tellier et si Rose n’y a rien compris, c’est mauvais signe…pour le livre.

Attendons de voir s’il vieillit bien.

D. dit: à

Rose, je ne parle que du purgatoire erdélien.

Brinqueballe dit: à

PURGATOIRE n’est pas purgation, quoique…

C.P. dit: à

Aux lecteurs, Jacques. Je l’ai lu il y a un bout de temps maintenant, et c’est un livre en tout cas brillant. Un peu long en son centre (les discussions touchant les origines du phénomène), amusant (la réunion des représentants religieux), sensible à votre « comédie humaine » (la reconstitution des couples), avec une logique convaincante et un suspens final en clin d’oeil vers la science-fiction et peut-être, comme le disait Marie Sasseur je crois, un clin d’oeil vers Clarke.

et alii dit: à

hérité des gaulois
Eh bien, on peut dire qu’ils nous ont laissé un produit de consommation courante car les Celtes furent les premiers à le produire de manière industrielle, à le commercialiser, à le considérer comme un moyen de s’enricher. En témoignent les résultats de fouilles archéologiques et de recherches historiques effectuées dans la région autrichienne, où la culture de Hallstatt s’est developpée entre 1.200 et environ 500 avant J.-C.: l’or blanc… Le sel. «Sala» ou «salo» en gaulois (nom féminin alors que le mot latin «sal» est masculin).

La Lorraine, un bassin de l’or blanc
En Gaule, où des tribus celtes s’étaient installées, on trouvait et produisait aussi de l’or blanc. Je ne m’intéresserai ici qu’à la Lorraine, encore aujourd’hui première productrice de sel (50.000 tonnes par an) et où subsiste la dernière mine de sel en activité, à Varangeville, près de Nancy.

D’ailleurs, dans la région, on trouve dans une bande de terre de 70 kilomètres de longueur et 25 kilomètres de largeur, entre les rivières Meurthe, Moselle et Sarre, des noms de lieux évoquant le sel: Château-Salins, Rosières-aux-Salines, non loin de Nancy, ou encore Marsal, Salonnes, Salival, Ley. Y coule aussi une rivière importante au nom évocateur: la Seille.

Sur cette étendue, une couche souterraine de sel allant de la Franche-Comté à la Lorraine affleure à travers sources et mares salées et l’eau y est deux à trois fois plus salée que la mer.

À VOIR «Salis», le sel d’Australie vu du ciel

La technique du briquetage
Les saliniers gaulois utilisaient la technique de cuisson de la saumure, dite du briquetage, qui nécessitait:

Une installation d’évaporation passive qui concentre la saumure.
Des citernes en terre, en cailloux tapissés d’argile pour stocker la saumure. Naissent alors plusieurs villages comme Vic-sur-Seille (Vicus Bodatius), Moyenvic (Medianus Vicus) et Marsal (Marosalum).
Du bois comme combustible en grande quantité.
Des fourneaux en terre avec des structures spéciales, en terre également, pour supporter les godets de saumure.
L’importance du sel à cette époque (et plus tard) pour conserver les aliments eut des répercussions économiques et historiques sur la région. Les conséquences furent aussi environnementales puisqu’il en résulta un déboisement de vallée et l’entassement de briques qui conduisirent à l’assèchement de marais et la constuction d’îlots d’habitations. S’y sont développées des plantes halophyles («Halo» est le mot grec pour sel). La salicorne en fait partie. Elle est protégée par le programme Natura.

Salonnes (Moselle) site de «Burthecourt», 2005. Fourneaux à sel en cours de fouille. | Projet Briquetage de la Seille via INRAP

La technique du briquetage était aussi utilisée dans d’autres régions de la Gaule et d’autres peuples connaissaient le sel, comme les Hébreux et les Chinois. Mais l’industrialisation et la commercialisation à grande échelle nous vient des Celtes et dans le territoire qui sera plus tard la France, des Gaulois.

A noter qu’à leur arrivée, les Romains changèrent la méthode de production de sel, mais c’est une autre histoire.

En savoir plus: Culture histoire Gaulois sel archéologie

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.: l’or blanc… Le sel. «Sala» ou «salo» en gaulois (nom féminin alors que le mot latin «sal» est masculin).

La Lorraine, un bassin de l’or blanc
En Gaule, où des tribus celtes s’étaient installées, on trouvait et produisait aussi de l’or blanc. Je ne m’intéresserai ici qu’à la Lorraine, encore aujourd’hui première productrice de sel (50.000 tonnes par an) et où subsiste la dernière mine de sel en activité, à Varangeville, près de Nancy.

D’ailleurs, dans la région, on trouve dans une bande de terre de 70 kilomètres de longueur et 25 kilomètres de largeur, entre les rivières Meurthe, Moselle et Sarre, des noms de lieux évoquant le sel: Château-Salins, Rosières-aux-Salines, non loin de Nancy, ou encore Marsal, Salonnes, Salival, Ley. Y coule aussi une rivière importante au nom évocateur: la Seille.

Sur cette étendue, une couche souterraine de sel allant de la Franche-Comté à la Lorraine affleure à travers sources et mares salées et l’eau y est deux à trois fois plus salée que la mer.

À VOIR «Salis», le sel d’Australie vu du ciel

La technique du briquetage
Les saliniers gaulois utilisaient la technique de cuisson de la saumure, dite du briquetage, qui nécessitait:

Une installation d’évaporation passive qui concentre la saumure.
Des citernes en terre, en cailloux tapissés d’argile pour stocker la saumure. Naissent alors plusieurs villages comme Vic-sur-Seille (Vicus Bodatius), Moyenvic (Medianus Vicus) et Marsal (Marosalum).
Du bois comme combustible en grande quantité.
Des fourneaux en terre avec des structures spéciales, en terre également, pour supporter les godets de saumure.
L’importance du sel à cette époque (et plus tard) pour conserver les aliments eut des répercussions économiques et historiques sur la région. Les conséquences furent aussi environnementales puisqu’il en résulta un déboisement de vallée et l’entassement de briques qui conduisirent à l’assèchement de marais et la constuction d’îlots d’habitations. S’y sont développées des plantes halophyles («Halo» est le mot grec pour sel). La salicorne en fait partie. Elle est protégée par le programme Natura.

Salonnes (Moselle) site de «Burthecourt», 2005. Fourneaux à sel en cours de fouille. | Projet Briquetage de la Seille via INRAP

La technique du briquetage était aussi utilisée dans d’autres régions de la Gaule et d’autres peuples connaissaient le sel, comme les Hébreux et les Chinois. Mais l’industrialisation et la commercialisation à grande échelle nous vient des Celtes et dans le territoire qui sera plus tard la France, des Gaulois.

A noter qu’à leur arrivée, les Romains changèrent la méthode de production de sel, mais c’est une autre histoire.

En savoir plus: Culture histoire Gaulois sel archéologie
sur slate
bonne journée

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puck dit: à

je plussoie aux dires de CP !
j’espère que ce livre de le Tellier représentera aussi un changement de paradigme dans la production littéraire française qui s’est peu à peu éloigné de ces éléments littéraires importants que sont l’inventivité, l’imagination, la jubilation.
Encore faut-il y parvenir (il me semble que dans son dernier livre Enard s’essaie dans cette veine et que c’est (à ce qu’on m’a dit plutôt loupé). Ainsi on se rendra compte qu’être écrivain n’est pas donné à tout le monde, et que l’important n’est pas de bassiner les lecteurs en exposant sa petite vie ou ses voyages à Moscou, et ainsi de renouer avec des expériences littéraires qui ouvrent les champs des possibles au lieu de les refermer. D’autant qu’en France la tradition n’a jamais trop kiffé, préférant les petites mondanités et les entres-sois qui ont fini par la scléroser.
Ce livre de le Telleir est une comme une bouffée d’air pur dans ce petit univers confiné qui finissait par sentir le renfermé, j’espère que d’autres continueront à sa suite d’ouvrir les fenêtres et les portes pour aérer ce monde.

C.P. dit: à

Jacques, J’ajoute, pour ce qui est de la fidélité à l’Oulipo… ou aux Papous, que le second degré est lui aussi réjouissant : le romancier dans le roman, Victor Miesel (qui se suicide) est l’auteur de « L’Anomalie » et l’épigraphe sur l’incompréhension lui est attribuée :
« Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension. »
L’ANOMALIE, Victor Miesel

B dit: à

Le Tellier va pouvoir s’acheter une voiture neuve s’il en rêve. Jackpot! Succès, j’ai quand même trouvé  » facile » et un peu trop construit comme un scénario ce livre d’Hervé ( vous me permettra Hervé Le Tellier?).

Marie Sasseur dit: à

( C.P., Victor Miesel-june is still alive…😊 )

B dit: à

Permettez, crotte de bique

Marie Sasseur dit: à

S’cuses, car il y tient, lire: Vict∅r Miesel

B dit: à

3J, je vois que vous me lisez. Vous êtes enthousiasmée par l’éventualité. Je n’ai jamais voté à droite ou centre droit mais tant qu’à voter, j’imagine que nous saurions au moins clairement s’il se présentait pour quel côté de l’hémicycle nous voterons. Ni droite ni gauche, bof bof. Cependant sur quelle représentativité de l’opposition pourrions nous compter et de quoi serait constituée cette opposition nécessaire, à mon humble avis, aux débat démocratique?

B dit: à

Closer, Le pen, la tantine, n’est plus favorable à une sortie de l’Europe. La nièce, c’est un autre courant.

et alii dit: à

la video envoyée par Bloom était effrayante ;j’en suis encore retournée

renato dit: à

Au moins que l’usage de l’adjectif insensé ne soit tenu pour valorisant, qu’est-ce qui induit a en faire usage à propos du goût des livres et de l’écriture gratuite ?

B dit: à

Je tomberai du prunier quand Sasseur réussira à séduire ou intéresser RB. 🤑

Janssen J-J dit: à

je vous lis, B., et n’ai aucun enthousiasme. Le scenario imaginaire est tout à fait improbalb’, Barnier Michel ne se présentera pas… Le seule chose que j’apprécie chez ce garçon, c’est sa foi indéfectible en une Europe, même breixitée. Je la partage et l’ai toujours partagée, même au référendum de 2005… La gauche ne sera jamais représentée par un.e candidat.e unifiant une opposition à la droite en 22… Quelle que soit l’impopularité actuelle de Macron, il sera réélu, (surtout s’il se montre assez habile pour récupérer les bénéfices politiques de la fin de la pandémie). Pas de quoi rire pour les futures gé… Les petits neveux, quand ils voient Macron-Castex-Véran à la télé, le s’mettent à hurler de terreur. – Quand ils voient miss Europe-Marine, ont même pas peur… C’est bien ça qui m’effraie un brin.
(nb/ Ourf, Charles de Foucauld va pouvoir être enfin canonisé, aurait fait un miraque).

Marie Sasseur dit: à

Cette incompréhension citée dans cette épigraphe renvoie à ce qui n’est pas explicable , ce  » phénomène  » qui défie l’entendement humain, et mobilise des intelligences aussi diverses que scientifiques, théologiques, philosophiques, et même du simple bon sens, ou poétiques… ( reussite remarquable de Le Tellier pour illustrer les reactions de tentatives de compréhension ou d’explications); j’ai déjà deja abondamment commenté ce roman  » l’anomalie  » de H. Le Tellier sur la rdl, à laquelle dans l’ensemble ce roman n’a pas profité . J’ai également part de cette incompréhension, la mienne, sur ce blog, dit  » littéraire  » face à tant d’ignorance.

MCourt dit: à

Soleil Vert . Dans la série métamorphoses d’ Anderson en français il y a ce Lord of Thousand Suns devenu en français le Seigneur des dix-mille soleils, sans qu’on sache bien ou le traducteur et l’ éditeur ont trouvé les Neuf mille autres. Je vois qu’il y a chez ce prolifique auteur un cycle sur Ys. Je crains le pire. L’ avez-vous lu? CP ravi de vous revoir en ces lieux’, mais de quel Clarke s’agit- il? Arthur C ou l’ autre?! Bien à vous et aux vôtres. MC

renato dit: à

Pas de quoi en faire tout un plat, L’Anomalie est un bel exemple de métalittérature, en un sens l’auteur est un postmoderne excentrique qui joue la rupture avec les traditions romanesques en cachent la complexité́ structurelle sous des innombrables référence érudites et non, ce qui doit faire répulsif pour le lecteur aux habitudes paresseuses.
Si un arbre généalogique m’était demandé je dirais : Cervantès, Sterne, Diderot et ainsi de suite.
Livre qui mérite un brin d’application.
Cela dit si l’auteur peut se payer une voiture neuve grâce au fruit de son imagination, je ne peux que me féliciter avec.

Marie Sasseur dit: à

« Pas de quoi en faire tout un plat »

Un million de lecteurs quand même….

renato dit: à

Janssen J-J, s’il y a un insensé ici c’est bien vous.

Marie Sasseur dit: à

Les milanais ont toujours un sens du comique de grande gueule…

Janssen J-J dit: à

merci RM, j’assume… C’est une belle figure littéraire, depuis Didier Erasme.
Bàv

B dit: à

Sasseur, l’ idée est originale et surement n’ai pas creusé autant que vous l’aspect quantique cependant je continue d’exprimer mon sentiment, le côté télétracté du roman qui d’ailleurs s’accorde à merveille pour traduire l’état d’esprit de nombre de nos coreligionnaires. Le livre est en phase avec nos modes de vie contemporains et les stupidités des différents terrains, en phase avec un certains nombre de détails appartenant à nos sociétés et aux individus qui les peuplent, à côté de l’aspect purement SF. A mon avis qui peut ne pas être partagé c’est un rapport critique et railleur.

B dit: à

Le fascisme n’a t il pas cette caractéristique de faire taire les opposants, de les faire disparaître?

Jibé dit: à

JJJ
« Quelle que soit l’impopularité actuelle de Macron, il sera réélu » Bien sûr, puisque M LePen est au centre du jeu et qu’on l’y maintient à cette fin
… un avenir par défaut.

renato dit: à

Vue la vis comica qui serpente ici, certaines observations relatives au sens comique d’autrui tombent sans peine en ruine.

renato dit: à

Synonymes pour insensé

absurde, stupide, aberrant, incohérent, illogique, idiot, ridicule, déraisonnable, irrationnel, invraisemblable, inepte, fou, inconséquent, contradictoire, antirationnel, qui n’a aucun sens.
soutenu – insane.
familier – dément, qui ne tient pas debout.
très familier – à la con.
psychologie – confusionnel.
philosophie – alogique.

Synonymes pour immodéré

démesuré, effréné, déréglé, éperdu, excessif, sans frein, déraisonnable, abusif, exagéré, débridé, intempérant, disproportionné, délirant, outrancier, déchaîné, extrême, extravagant, outré, exorbitant, forcé, surdimensionné, hyperbolique, qui dépasse la mesure, qui dépasse les bornes.
soutenu – outrageux.
familier – dément, soigné, démentiel.

C.P. dit: à

Marc Court, Arthur C. Clarke. Où irons-nous si le troisième avion est abattu ?
Du côté d’une imagination « réouverte », comme le dit Dexter, « L’Anomalie » est ce que j’ai lu de plus alerte depuis longtemps, avec aussi, bien que le ton en soit différent, « Zero K » de Don DeLillo. Ce dernier roman (2016), où d’ailleurs la cryogénisation n’est pas enthousiasmante, avait aussi le mérite de montrer, sur des écrans aux détours des couloirs parcourus par le personnage-narrateur, les malheurs du temps… y compris les virus.

renato dit: à

Helga Schneider, Laisse-moi partir, mère, Laffont.

« HS, née le 17 novembre 1937 à Steinberg, à l’époque en Allemagne, devenue la commune polonaise de Jastrzębnik, est une écrivaine italienne d’origine allemande. Bien que sa langue maternelle soit l’allemand, elle écrit ses œuvres exclusivement en italien. Son roman Laisse-moi partir, mère, dans lequel elle règle ses comptes avec sa mère, criminelle de guerre et nostalgique du nazisme, dans une rétrospective autobiographique, a été traduit dans de nombreuses langues. Il a fait aussi l’objet d’une adaptation cinématographique par Polly Steele en 2017 sous le titre Let me go. Son travail littéraire s’articule essentiellement autour de la confrontation avec sa mère et le passé national-socialiste de celle-ci. »
Page wikipedia.

Jazzi dit: à

Va me falloir lire « L’Anomalie » dès sa sortie en poche !

Environ deux à trois millions d’euros de droits d’auteur pour Le Tellier + les traductions et les droits cinématographiques. De quoi s’offrir plus qu’une voiture neuve !

Vu avec plaisir « Meutre sur le Nil », avec sa cohorte flamboyante d’acteurs anglo-saxons, sur Arte, hier soir, et le documentaire sur la vie aventurière d’Agatha Christie. Voilà une auteure à grand tirage et qui était néanmoins géniale ! C’est pas incompatible…

D. dit: à

SF. A mon avis qui peut ne pas être partagé c’est un rapport critique et railleur.

B dit: à

Le fascisme n’a t il pas cette caractéristique de faire taire les opposants, de les faire disparaître?

C’est le moins qu’on puisse dire.
Le communisme aussi.
Le pouvoir militaro-industriel aussi. Il fait même disparaître les présidents, parfois.

Jazzi dit: à

C’est toujours un plaisir rare de vous lire, C.P.

Marie Sasseur dit: à

Renato, je n’ai plus rien à prouver, ni à dire ici sur ma lecture (mes lectures, serait plus exact) de ce roman de Le Tellier, sur combien, plus de 50 commentaires rdl ?, ça se peut.

En revanche laisser un aigrefin, grande gueule et analphabete, milanais, ce qui n’arrange rien, réduire a rien, un roman qui a surpris ses lecteurs par son intelligence, alors ça, non !

renato dit: à

D, il y a un texte de Cortázar où les personnages vivent en tyrannie et communiquent entre eux à travers des traces laissées sur les murs de la ville, mais la police veille.

Je vais stimuler mes fonctions mnésique pour me rappeler le titre, puis je vous dis.

renato dit: à

Je n’ai pourtant qit que du bien du roman de Le Tellier, y compris de la complexité « qui doit faire répulsif pour le lecteur aux habitudes paresseuses ».
Pour finir j’ai même dit : « Si un arbre généalogique m’était demandé je dirais : Cervantès, Sterne, Diderot et ainsi de suite », ce qui ne me semble pas une réduction à rien.

renato dit: à

qit > DIT

renato dit: à

Et puis, qu’une voix quelconque parle de ne pas laisser dire, renvoie à des pratiques qui avaient cours dans les désormais lointaines années où quelques intellectuels s’arrogeaient le droit de dicter la loi relativement aux goût et aux dégoût que le public pouvait se permettre.

Jazzi dit: à

« milanais, ce qui n’arrange rien »

D’où vous vient ce racisme anti milanais, MS ?

Jazzi dit: à

« quelques intellectuels »

Quelque peu excessif pour qualifier MS, renato !

Marie Sasseur dit: à

S’il fallait réduire ce roman à sa construction, j’ai évoqué cette idée de meta roman, et de mise en abyme, il y a déjà pas mal de temps, sur la rdl, ce ne serait pas du jeu…
Si dire comment c’est fait, permet a certains de  » croire » ce que ça veut dire, là, ça marche pas.
Je le redis: un roman extra, fin, ludique, de bon goût, bien construit.

Bref une anomalie, ie super rare pour le coup, dans la production romanesque française plébiscitée à Paris, par une intelligentsia qui en aura fait avaler des couleuvres en terme de graaand livre !!!

Marie Sasseur dit: à

@D’où vous vient ce racisme anti milanais, MS ?

Des mussoliniens, et de quelques grandes gueules, pas que de la télé.

Paul Edel dit: à

L’AVÈNEMENT DU FASCISME VU PAR LE CARDINAL SECRETAIRE D’ETAT AU VATICAN en 1922, année de la « marche sur Rome ».
« J’étais naturellement impatient de savoir quelles allaient être les dispositions du Saint-Siège envers ce pouvoir encore inconnu, éclos brusquement à la place du gouvernement, dernier successeur des parlementaires qui avaient dépouillé la papauté de sa souveraineté millénaire. Je ne tardai pas à être renseigné par le cardinal secrétaire d’Etat qui me parla avec sa franchise habituelle.
« Mussolini, m’apprit son Eminence, nous a fait dire qu’il était bon catholique et que le Saint-Siège n’avait rien à craindre de lui. Pour commencer, il a exigé la présence de tous ses collègues et celle du Roi lui-même à la messe célébrée à Sainte-Marie-des-Anges, le 4 novembre, pour la célébration du soldat inconnu.
Devant le monument de Victor-Emmanuel, où sont déposés les restes de ce soldat, il a commandé que l’on s’agenouillât en prière pendant une minute, qui a dû paraître longue à beaucoup d’assistants libres penseurs, mais tout le monde a fléchi le genou. Les difficultés auxquelles il doit faire face sont immenses. Il veut avant tout parer au déficit financier et opérer dans les services publics des économies radicales en réduisant largement le nombre des fonctionnaires. On lui prête aussi l’intention de mettre un impôt sur le travail manuel. Rien de plus juste, car l’ouvrier qui gagne facilement 3 5 lires par jour ne supporte aucune charge fiscale, alors que le petit bourgeois, qui m’a pas autant à dépenser, succombe sous les impositions. Mais ces réformes, qui feraient reculer n’importe quel homme d’Etat italien, et la mise sur le pavé d’une foule de parasites vivant sur le budget déchaîneront contre Mussolini des haines implacables. Il faut qu’il se garde avec soin contre des attentats inévitables dans ce pays de la vendetta. Si ses projets s’accomplissent, sa vie sera sûrement en danger. Il n’est pas homme à reculer. Il triomphera ou il succombera dans son œuvre de salut social. Donnons-lui quelques mois de crédit, avant de porter un jugement ‘sur le coup d’Etat révolutionnaire qu’il a magistralement exécuté. Ce que nous savons de lui c’est qu’il est un remarquable organisateur, le fascisme est là pour le prouver, et un grand caractère ».

B dit: à

D, il y a un texte de Cortázar où les personnages vivent en tyrannie et communiquent entre eux à travers des traces laissées sur les murs de la ville, mais la police veille.

Une précurssion visionnaire de FBook sans les photos er avec les flics. Pour ou contre la censure sur les reseaux afin de combattre la haine, le néo nazisme politique ou religieux ?

renato dit: à

« Quelque peu excessif pour qualifier MS »

Là je parle des originaux pas de la copie tardive, Jacques.

Marie Sasseur dit: à

Ah ben Paul revient de loin… lol

B dit: à

Dans l’anomalie, il y a:

Le criminel psychopathe.
La maternité, le célibat, le couple.
Le créatif , le suicide, le désespoir.
Les militaires,la guerre, le pouvoir, la diplomatie, le mensonge.
La religion, le débat apaisé, le questionnement, la tolérance.
La télé-réalité, ses dérives, sa vulgarité.
La foule, l’hysterisation de la foule, la grégarité.
L’enfant.
L’enfance maltraitée, la pédophilie.
L’être et son double.

J’en ai oublié.

Marie Sasseur dit: à

Regarde moi ce milanais se pavaner, avec ses chaussures fines…et qu’il fait la roue, et qu’il cause des intellectuels, et qu’il cause d’un bouquin qu’il n’a PAS LU, mais fait comme si ! Et qu’il va dans des happenings pour en rapporter des ragots ( ah, on se souviendra de sa « lecture »d’ Erri De Luca!)

Et vous cherchez encore la définition du fascisme milanais?!

Ben voyons.

B dit: à

Les surdoués.

x dit: à

Allusions, références, je veux bien, mais Sterne et Diderot écrivaient quand même mieux que ça.
Autre époque, on ne peut pas comparer, etc. Et aussi pastiches de genres (ou parodies ?). Mais rien, nulle part, aucune voix pour faire contraste ou contrepoids (sur le plan de l’écriture).
Je vais sans doute me faire flinguer comme « flaubertienne » de service, mais plutôt que de renouveau, d’air frais circulant dans l’entre-soi, etc., on pourrait aussi parler d’une sensation d’étouffement par une langue « transatlantique » (forcément, répondront les fans), qui semble (mal) traduite de l’américain et qui donne l’impression d’une novellisation à partir d’une série.
Série au scénario ingénieux, d’accord, mais on a (encore, provisoirement ?) le droit d’attendre autre chose d’un livre.
C.P., vous ne lui en voulez même pas d’avoir embarqué (et de quelle façon) Jankélévitch dans cette galère ?

B dit: à

Il faut le lire avec le liant.

Jazzi dit: à

Qui parle, Paul ?

Jazzi dit: à

Que diriez-vous de « L’Anomalie » par rapport à « La Vie mode d’emploi », x ?
(pour rester dans la référence oulipienne)

Janssen J-J dit: à

Dans la liste de vos synonymes insensés, je choisis celui qui me concerne : « qui dépasse la mesure » en matière de lectures.
Bàv RM, donc vous seriez milanais ?

Marie Sasseur dit: à

@Série au scénario ingénieux, d’accord, mais on a (encore, provisoirement ?) le droit d’attendre autre chose d’un livre.

Ben voui, petitix, démonter la mécanique, c’est bien, avec le comparatisme, le dada de  » l’ecole » française, nan ?

Sauf qu’ici, avec ce roman de Le Tellier, même une fois la « mécanique » démontée, et les pseudo comparatismes littéraires faits, ça marche pas.

que leur reste-t-il, hein, hein ? Ils  » attendent  » comme petitix, les bras ballant, repartent à pied, les analphabètes, les boursouflés qui se prétendent lecteurs ici, et n’ont AUCUNE culture générale.

Et je trouve ça trop drôle.

B dit: à

Il faut comparer ce qui est comparable. Deux époques, deux mondes disjoints. Beaucoup de poésie chez Perec, beaucoup d’ironie chez LeTellier, en commun la lucidité. Le thème qui les unit, le temps, mais le temps et par conséquent la mort ne sont ils pas commun à tous.

renato dit: à

Déjà seulement l’usage de ce mot, « happenings », en dit long sur la misère sociale du personnage.
Donc : 1, c’était une soirée ; 2, ce n’était pas du ouï-dire.

Mais peux importe, en tout cas les opinions de cette femme laissent le temps qu’elles trouvent.

B dit: à

3J, je vis à Jakartha. Une de ces chaleurs moites aujourd’hui m’oblige à rester sous les climatiseurs.

Marie Sasseur dit: à

Alley , alley, le milanais, une photo, une insulte, et pur si muove, lol.

racontpatavi dit: à

Et qu’il va dans des happenings pour en rapporter des ragots

Hélas, il a abandonné le cul nu pour la fesse fripée vu son grand âge! 😉
…et surtout pour passer incognito vu son importance.

B dit: à

Sasseur, nous ne pouvons pas tous défendre le même hit parade, que cela n’ouvre pas aux insultes serait un signe de tolérance et peut-être d’intelligence.

Janssen J-J dit: à

@ racontpatavi, c toujours la même, c un brin fatigant : « les analphabètes, les boursouflés qui se prétendent lecteurs ici, et n’ont AUCUNE culture générale. Et je trouve ça trop drôle ».
Allez donq faire un tour à Jakharta, dans le PACA, côté mandarom de Bourdin-Bourrin, le fait chaud, le vous changera les idées fixes.

B dit: à

Rpc, soufrrez vous un problème dermatologique, la peau, sa qualité semble vous occuper. Ragots si c’en est contre vantardise constatée avec huissier, à vous de choisir.

renato dit: à

« Sterne et Diderot », si inscrive in quell’àmbito, x. Ho pensato anche a Componibile 62, ma meno elegante.

racontpatavi dit: à

Tu t’es vu triglycéride,3j, genre melon charentais même pas goûteux ni fondant à souhait?
( Milanais ne semble pas une insulte, simplement un qualificatif trop lourd à porter pour le néo-penseur de Colmar.)

racontpatavi dit: à

Heu, oui, 3j, votre première remarque est frappée au coin du bon sens. Mais ici, on s’amuse à lire certains. 😉

renato dit: à

Le texte de Cortázar, B, est dans Queremos tanto a Glenda. Puisque je le lis en traduction, le titre est Disegni sui muri, et il est dédié à Antoni Tàpies.

racontpatavi dit: à

ici, on s’amuse à lire certains.( Mais brièvement, sans s’appesantir.)

Très vite en passant.( Mais 3j, nous a déjà de cela presque tout décrit.)
Milan est une jolie ville avec de la personnalité.

renato dit: à

Curieuse personnalité cette MS, elle insulte à longueur de journée puis elle accuse les autres d’être des insulteurs. Énorme !

Marie Sasseur dit: à

Allez vite vous cacher dans les jupes de papa, Renato. Je n’ai aucun ego à vendre ni à rassurer, sur un blog.

En revanche j’exige que lorsqu’on se réfère à un de mes commentaires, sur un bouquin que j’ai lu, le minimum est d’avoir lu ce bouquin !

Marie Sasseur dit: à

En revanche j’exige que lorsqu’on se réfère à un de mes commentaires, sur un bouquin que j’ai lu, le minimum est d’avoir lu ce bouquin !

Et je previens,c’est pas réciproque , comme Passou a déjà pu en faire les frais.

renato dit: à

Et quand je me suis référé à l’un de vos commentaires, MS chérie ? faudrait modérer votre vanité, d’autre en ont parlé ici ce matin en invoquant la non lisibilité, et à ce post se referait le mien.

Incidemment, envoyer quelqu’un se cacher dans les jupes a un sens si ce sont les jupes de maman, si on est un brin logiques — ou alors on parle d’un Ecossais, ce qui n’est pas mon cas.

Bon, maintenant j’ai des meilleures activités pour perdre mon temps, vomissez bien vos insultes et bon voyage.

Marie Sasseur dit: à

Renato et ses problèmes d’estomac, alors qu »il n’en manque pas , d’estomac, ce flagorneur.
C’est ça, qu’il aille se faire promener par son chien, et laisse ceux qui bossent, y retourner, tranquilles.

Paul Edel dit: à

Jazzi, tu me demandes « qui parle? »du Vatican..
C’est le Baron BEYENS
Ancien ambassadeur de Belgique.
Quatre ans à Rome, 1921-1926 (La fin du pontificat de Benoît XV, Pie XI, Le début du fascisme), Plon éd., Paris 1934, p. 30 à 33.

Paul Edel dit: à

Ce Baron diplomate belge note dans ses souvenirs qu’au départ il y avait une réserve bienveillante de la part du Saint-Siège vis-à-vis du jeune fascisme triomphant.Le cardinal Gasparri avait remarqué ( toujours selon le diplomate belge) l’empressement avec lequel Mussolini avait consenti à replacer le crucifix dans les écoles et à rétablir pour tous les écoliers l’observance des fêtes de saint Pierre, de saint Joseph et de l’Immaculée Conception, obligatoires à Rome pour les catholiques.Il racontait,aussi,ce cardinal, que Mussolini avait paru étonné quand on lui apprit que c’étaient des fêtes mobiles. Il pensait que toutes les fêtes catholiques se célébraient le dimanche.

D. dit: à

Ça alors. Il se trouve, Bérénice, que je suis en ce moment-même en transit à l’aéroport de Jakarta. Voudriez-vous m’y rejoindre à la buvette ? Il y a du sani-cola.

lmd dit: à

Jansen JJ: votre liste comporte à mon avis au moins deux gros trous : les Milles et Une Nuits et Joseph Conrad (en plus de ce qui a été proposé par les commentateurs).

MC, je ne crois pas que quelqu’un qui regarde les constructions avec intérêt et avec un minimum de cette fichue culture générale puisse dire que le Palais de Chaillot est une architecture hitlerienne ; ce n’est pas un retour au clacissisme mais un ultime essais de prolonger l’architecture académique française ? Le palais de la Porte Dorée qui est antérieur de quelques années est plus libéré de ces codes , plus rationaliste mais c’est l’immense bas relief qui lui donne son identité . Quant à devoir écrire des citations de Paul Valery sur les frontons, c’est la preuve que ces architectes n’ont pas été à la hauteur de leur propos et ne s’en sont pas sortis par leur propres moyens. Ils en ont peut-etre eu conscience, en effet.

Marie Sasseur vous le redites (en effet) : «un roman extra, fin, ludique, de bon goût, bien construit«.
Je me suis chaque fois demandé ce que vous voulez dire par un roman de bon goût ? Je crois même vous l’avoir une fois demandé .

Jazzi dit: à

« l’observance des fêtes de saint Pierre, de saint Joseph et de l’Immaculée Conception, obligatoires à Rome pour les catholiques. »

Merde, il aurait rajouté saint Paul, Paul, et puck se faisait fasciste !
Merci pour les références, j’ai cru que c’était du Morand pur jus.

Marie Sasseur dit: à

lmd, merci de votre question, mais je ne suis pas ok pour me lancer dans une dissertation.
La question, d’abord: l’avez-vous lu ? (*)
Le bon goût, ici, c’est pour opposer a tous ceux qui assènent comme un mantra, qu’on ne fait pas de littérature avec des bons sentiments: qu’ils changent de disque.
Le Tellier prouve que c’est faux.
Le bon goût ici, c’est de convoquer une transversalité des savoirs.
Le bon goût c’est donc le bien. Et que ceux qui mettent une majuscule à mal, ne s’y trompent pas !

(*)lmd, si vous n’avez pas lu ce roman, et encore plus si vous l’avez lu, le bon goût , pour moi, est celui de la crème anglaise.

A plus, je quitte.

Marie Sasseur dit: à

Ah, ok, lmd.

Si vous posiez une question sur un avis, le mien, a propos du bouquin de Le Tellier ,uniquement pour proposer VOTRE réponse, sur VOS goûts comme on dit poliment : allez vous faire foutre, comme les jean du même nom.

Jazzi dit: à

« avec ce roman de Le Tellier, même une fois la « mécanique » démontée, et les pseudo comparatismes littéraires faits, ça marche pas. »

A croire que vous travaillez pour le service commercial des éditions Gallimard pour la région PACA, MS !
Et pas pour le Mercure de France, du même groupe ?
Pensez à réassortir ma Jeanne d’Arc…

Jazzi dit: à

« au moins deux gros trous : les Milles et Une Nuits »

Shéhérazade sodomisée par les Onze mille verges, lmd !

MC dit: à

Vous me rassurez, lmd!
Pour le reste, considerer x comme n’ayant AUCUNE (sic)culture générale est d’un très haut comique. Ce n’est pas si fréquent.

Jazzi dit: à

Mille, invariable…

Marie Sasseur dit: à

Aarf, manquait Courtaud. Et sa science…lol.

C.P. dit: à

x, ici je ne suis pas en accord avec vous.

Pourquoi ne retenir que l’effort d’une construction ingénieuse ? Dans les trois parties, leurs subdivisions et leurs allers-retours, ce sont les échappées heureusement ouvertes qui m’ont intéressé, en même temps que les personnages féminins… et les femmes finalement enceintes (question sous-jacente, sombre ou malicieuse : quel devenir si le missile atteint le troisième avion ? En même temps que la satire (et ses platitudes volontaires) des politiques et des philosophes convoqués pour résoudre un problème qui leur paraît de l’ordre de l’impossible. Et celle des religieux devant ce qui est pour eux l’inacceptable. Et la double personnalité de Blake, etc.
Le « bien écrire » que vous défendez est, je crois, d’un autre ordre que le projet de ce livre. Mettons même que son écriture soit fluide, peu dense, voire peu « poétique »***. Traductions de l’américain ? Quel américain de série(s) ?
Méta-roman, prolifération de citations, références et embarquements ? Bah ! Même Tchouang-Tseu (que je ne connais que par des citations) est embarqué, dès la première épigraphe. Cela relève aussi d’un JEU dont Le Tellier est coutumier. De la logique et un peu de magie.
Voilà. J’ai dit avec modération mon agrément à la lecture de ce roman et je ne pense pas qu’il mérite qu’on lui fasse la petite bouche.

*** Au demeurant, dans ce que l’on appelle la « poésie narrative », il y a souvent bien des moments plats pour en faire mieux surgir quelques autres plus intenses. Ces derniers existent dans « L’Anomalie », en particulier quand il s’agit, j’y reviens, des femmes. Et enfin, les questions de Meredith sont nourrissantes.

lmd dit: à

Marie Sasseur, les goûts des uns et des autres n’ont rien à voir avec le bon goût. Ce livre répond à votre goût, tant mieux.
Mais me voilà au nombre de ceux que vous envoyez balader ; inutile donc de poursuivre.

MC, j’ai apparement loupé un épisode, je ne comprends pas pourquoi vous m’opposez x (s’il s’agit de la commentatrice habituelle) dont je ne risque pas de mettre en doute la culture.

Marie Sasseur dit: à

@Ce livre répond à votre goût, tant mieux.

Non. J’ai écrit CE livre est de bon goût.

petitix attend sa dose de Jankelevitch sous lsd.
Il faut dire que c’est un plaisir de fin gourmet de découvrir cette  » pensée « , à travers V. Miesel.

C.P. dit: à

 » (.. le troisième avion ? ) »

Marie Sasseur dit: à

« quel devenir si le missile atteint le troisième avion ? »

Il a été atteint, et avec lui, le temps, et l’espace, du réel, cette intrication.
C’est le calligramme de la dernière page. Fabuleux.

B dit: à

Sasseur, quel livre de mauvais goût poseriez vous à côté ? J’ose imaginer qu’aucun n’a de place meme serrée dans votre bibliothèque exemplaire.

christiane dit: à

C.P,
Vous avez lu ce roman, en dites des choses très justes dont ce rappel :
«Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension.»
L’ANOMALIE, Victor Miesel

Ce qui m’est resté de cette fiction lue il y a plusieurs mois, c’est cette idée bouleversante (au sens remuement) du temps. Cette attente floue, appartenant aux rêveries les plus folles d’un temps qui se dédouble, revient sur lui-même, fait que dans un espace infime, (ces deux mois), on puisse être et avoir été et plus vertigineux encore, qu’on puisse rencontrer cet autre qui est soi, le soi d’avant, et tenter de modifier sa vie, ses décisions, même la maladie,la mort…
La partie centrale m’avait éloignée de cette proposition souvent reprise dans les ouvrages de science fiction, mais seulement dans la rencontre des autres que l’on a perdus… Là, c’est soi-même que l’écrivain nous donne a rencontrer et dans le final, encore une possibilité de renouveler l’expérience sauf si les instances politiques décident de mettre fin à cette… anomalie.
Je pense à certains lecteurs de ce livre que je connais, à leur aspiration, pour échapper au prévisible de jouer l’incompréhensible par romans et films interposés.

Janssen J-J dit: à

@ un plaisir rare de vous lire, C.P.,… oui, pour moi aussi, et de relire « Les Pierres sauvages ».

@ Pas de trous, lmd. Lu l’intégralité des 1001 nuits chez le bon docteur Mardrus. Sodomisé par les 1001 verges d’Apollinaire… Et lu deux Conrad quand même… Mais pas pu aller plus loin que Jeunesse et Fortune… Je sais très bien pourquoi : Didier et Sophie, des fans, m’avaient mal aiguillé. Du coup, n’y suis jamais revenu… En tout cas, Conrad, non je ne l’ai jamais mis au sommet de coups de cœur… Désolé de vous décevoir un brin, LMD. Aimerais en revanche comment vous justifieriez ces prétendus trous à combler… Serais heureux de vous lire à ce sujet, pour apprendre à mieux vous connaître. Je subodore une jeune femme un peu timide, toujours un peu à l’ombre des tonnelles, sinon effarlouchée par la terreur du blog IL NE FAUT PAS pour si peu. Savez bien ce qu’il y a à l’intérieur des grosses montagnes accouchant de Paris, hein… Bàv,

Janssen J-J dit: à

jrpmvàms = un nouveau sigle sgdg : je raconte pas mon vit à ma soeur

C.P. dit: à

christiane, c’est juste. La question de la recherche de soi est présente dans ce roman, avec une discrétion continuée et progressive, au fond, qui est à son honneur. Pour les femmes, mais également pour Victor « re-né ». C’est pourquoi je ne mésestime pas du tout l’approche de ce motif par Hervé Le Tellier, avec l’intrigue qui la permet.

B dit: à

En Paca, le groupe des républicains en marche continue le travail de phagocytage des autres partis. Muselier perd son investiture LR.

christiane dit: à

Oui, C.P.,
cela rejoint nos songeries quant aux choix que l’on a fait dans la vie, qui ont déterminé notre présent. Parfois on tente d’imaginer ce que serait ce présent si on avait fait un autre choix.
Un très beau film « La vie est belle » (It’s a Wonderful Life) de Frank Capra (1946) joue la carte inverse.
George Bailey (James Stewart) est sur le point de se suicider. Un ange, Clarence, est envoyé sur terre pour venir à son aide. Il le projette dans un monde où il n’aurait pas existé…

Par cette réflexion sur soi et sur le temps ce livre, « L’Anomalie » de Hervé Letellier, m’a touché. (Certains personnages plus que d’autres…)

Jibé dit: à

JJJ
après avoir apporté une très modeste contribution à votre liste par deux ou trois ajouts, je me rends compte que j’y pense depuis hier soir à c’t’affaire! Que retenir, année après année, comme oeuvre préférée? Et j’ai un mal fou à répondre, même si, comme vous, je garde des traces de chaque lecture, carnet après carnet. Je vous l’ai dit, ds un autre ordre chrono, je retiens pas mal de vos oeuvres élues, mais faire ma petite liste…diable diable…beaucoup plus difficile que je croyais.

puck dit: à

pas sûr que ça lui ferait plaisir d’être renvoyé aux US sur un transatlantique. La langue, le style, la forme, et aussi le cadre, la norme, le normatif… ma foi par bonheur on en trouve d’autres de cette espèce dans notre langue sans avoir à traverser l’Atlantique, du genre Roussel, Jarry, Vialatte, et pourquoi pas si on en reste à la norme et au cadre des Gailly, Chevillard et autres, chez qui le langage dit non pas ce qui est du genre les oiseaux qui chantent sur les branches mais ce qui pourrait être ou ce qui aurait pu être et là on trouve des oiseaux qui chantent par exemple dans un bocal où ils viennent de prendre la place du poisson rouge qui du coup fait la tronche, parce que c’est le langage qui crée le monde, en tout cas chez l’homme ça marche comme ça : au début était le verbe, à partir de là on a deux possibilité soit l’un soit l’autre et j’y peux rien si je préfère Viallate ou Jarry à Flaubert, parce que Jarry il m’éclate alors que Flaubert m’endort, il ne pourrait s’agir que d’une question de sensibilité je vous l’accorde, sensibilité artitistique je vous l’accorde aussi parce que je suis prêt à vous accorder vbeaucoup de choses, sauf que le langage c’est aussi la politique, on ne va pas refaire le monde ? et bien si on peut refaire le monde, et si on commence à refaire le monde avec le langage alors tout est possible, parce que l’étouffement moi je le ressens quand je vois nos hommes et femmes politiques coincés dans leurs mots qui témoignent de leur manque d’imagination, voilà c’est que ça le langage, même Wittgenstein la dit : si rien ne change c’est juste parce que le langage reste le même, alors moi je veux bien me convertir à l’américanisme même devenir un chamane esquimau si cela fait exploser la langue, et les chamanes ont certainement bien plus de choses à nous apprendre sur ce sujet que ce teubé bas de plafond de Flaubert !

Jibé dit: à

L’Anomalie, je l’ai lu, ce livre, mais après avoir lu les échanges sur ce blog, donc avec des a priori impossibles à gommer. Un bon Goncourt, certes. mais je ne saurai jamais ce que j’en aurais pensé si d’aucune n’avait pas fait le cirque ici.

puck dit: à

quant aux 3 millions d’euros c’est ce que touche Neymar chaque mois pour taper dans un ballon, j’aime bien le foot et j’ai contre Neymar mais l’autre on pourrait lui refiler les 36 millions d’euros que Neymar touche dans une année que ce serait pas vraiment une anomalie.

Brinqueballe dit: à

mais je ne saurai jamais ce que j’en aurais pensé si d’aucune n’avait pas fait le cirque ici.

EH bien, dites-donc, vous croyez que d’aucun lit en étant « vierge de partout » pour reprendre une expression qui fit florès sur ce blog?

Brinqueballe dit: à

Eh bien, dites-donc, vous croyez que d’aucun lit sur ce blog en étant etc.

MC dit: à

lmd . le commentaire » Aucune culture » representait le jugement de Masseur Sarie, enfin Marie Sasseur, notre géniale éclusière. D’ ou cette reponse.

Marie Sasseur dit: à

Culture générale, Courtaud. Lisez d’abord ce qui est écrit, avant de vouloir essayer de comprendre ce que vous voulez.

Oui, je suis peu sensible à ce jeu de poker menteur petitix, ceci cela.
Quand on peine a se souvenir de ses  » commentaires » du niveau devoir maison, a enculer les mouches, merci bien. Et quand on approche son domaine de compétences, presque rien, en vérité peu de chose, a rester 50 pages pour traduire un mot, a se gargariser, ignorance complète de tout le reste, ben cette faillite de l’akademie, on en voit le résultat !
Incapable de lire un roman, dès que plusieurs savoirs doivent être mobilisés.
( mon préféré, c’est André…)

et alii dit: à

pour la liste,un livre de ma vie:
Les Corps étrangers CAYROL

B dit: à

Vous préjugez en vous plaçant au dessus alors que vous pourriez lire les commentaires et en garder ce que bon vous semble. Il vous faut toujours réduire à néant pour vous sentir exister, avoir le sentiment de toucher au meilleur, que vous atteignez par cette méthode. Les autres sont des nuls, des crétins, des analphabètes en dépit de leurs bagages littéraires et vous, qui n’avez pas du tout cette formation, seriez le phare, l’étoile à suivre, la comète illuminant le sens. Nous nous prosternons devant votre génie incompris et tant de fois bafoué.

Marie Sasseur dit: à

Incapable de lire un roman, dès que plusieurs savoirs doivent être mobilisés, j’ajoute : pour pouvoir accéder à toutes les subtilites de ce roman.
Ah yes happy few we are.
Et s’il manque un commentateur , le seul a mon avis sur la rdl, pour en livrer toute la poésie, de ce roman,  » l’anomalie « , c’est qu’il a quitté la base
Définitivement.

B dit: à

Expliquez vous en long en large et en travers, n’hésitez pas à faire part de ce que vous estimez que nous n’aurions pas saisi plutôt qu’à l’affirmer sans rien développer de ce que votre belle intelligence vous permet de comprendre et qui a échappé à la plupart, selon vous . Des jugements de valeur n’ont jamais servi d’analyse.

Marie Sasseur dit: à

pour la liste,un livre de ma vie.

On va commencer par un dico, le reste suivra.

B dit: à

Alors, ces subtilités, ces finesses, à quoi tiennent elles et en quoi résident elles, que défendent elles et de quoi se sert le romancier pour parvenir à la subtilité à vous seule accessible.

D. dit: à

Neymar et Pesquet, c’est du pareil au même.

B dit: à

Vous sa de, les meilleurs écrits ne sont pas nécessairement charges d’un vocabulaire compliqué, pompeux, rate ou recherché. La simplicité offre parfois des littérature assez dépouillée, elles ne sont pas les moins intéressantes.

B dit: à

D, vous plaisantez? En tout cas bien incapable de taper dans un ballon même d
mediocrement je n’irais pas non plus si j’en avais les compétences passer 6 mois dans une station orbitale. Claustrophobie, angoisse de mort.

B dit: à

Littératures dépouillées. Mes excuses.

D. dit: à

Non je ne plaisante pas.
La seule chose qui m’intéresse en Pesquet est son action humanitaire.
Pour le reste j’estime que c’est un (bon) travailleur à qui l’on confie des tâches inutiles et coûteuse pour la plupart, qu’il e exécute avec une grande compétence.
Comme Neymar.

puck dit: à

B d’accord pour la forme, mais sur le fond vous imaginez qu’aujourd’hui dans le monde 2,5 milliards de personnes croient en un type qui a marché sur l’eau !

j’ai rien contre Jésus, mais quand même ! un type marche sur l’eau et tout baigne, personne ni voit la moindre anomalie.

je ne parlerai pas de Jeanne d’Arc parce que j’aime bien Jazzi, mais Jésus / Jeanne d’Arc même combat !

et voilà de quoi est fait le monde des gens raisonnables !

et après moi quand je propose d’avoir des frontières horizontales des régions italiennes pour que ça donne sur une carte l’aspect d’une chaussette à rayures je me fais traiter de clown !

sérieux ?

renato dit: à

Désormais la Nouvelle-Zélande oblige les banques, les compagnies d’assurance et les entreprises d’investissement à soumettre des rapports publics sur l’impact environnemental de leurs investissements.

Janssen J-J dit: à

l’essentiel pourielle, c’est de rester au centre du jeu, B…. en s’attirant toutes les haines. Aucune.e ne doit pouvoir en être exempté.e. Ne répondra jamais sur autre chose. Effectivement n’a jamais expliqué pourquoi l’Anomalie était un chef d’oeuvre pour elle, ni pourquoi Houellebecq était un saint, alors qu’elle en a rin à fout’. Ca vous étonne, B., son plaisir sexuel aux jeux de massacres, vous savez que ça porte un nom, sur les rézozoziaux ? Le contrôle permanent de l’exercice de son emprise sur toute l’herdélie. Et ça marche depuis des plombes à go… !
(l’ovomaltine à la dynamique… https://thegoodlife.thegoodhub.com/2019/05/24/culte-pub-ovomaltine/ )

D. dit: à

Je n’ai aucune raison de me réjouir des sommes très conséquentes investies par la France dans ces missions qui pour moi, globalement, ne servent pas à grand chose.
Nous n’avons absolument plus les moyens de jouer à ça. A côté, des pans entiers de la recherche fondamentale sont laissés à l’abandon, dans des secteurs très importants.
Des scientifiques de renom se mettent au service de nations étrangères après avoir été formés en France pourtant.
Alors le Pesquet, vous vous le carrez où vous voulez, avec Neymar ou sans, et puis point barre.

Brinqueballe dit: à

pour la liste

C’est du Neymar dans le sexe!

Brinqueballe dit: à

dans le texte, zut!

Brinqueballe dit: à

Les arabesques sur le terrain : le texte.

B dit: à

Nous avons la Lombardie, la Ligurie, la Toscane, la région des lacs au dessus, en dessous je ne sais,quoi, Rome, les Pouilles, la Calabre, la Sicile, la Sardaigne. Que de l’horizontal, la chaussette est rayée, vous avez entièrement raison.

Brinqueballe dit: à

B, chaussez les crampons et enfilez le short, tout ira bien.

Brinqueballe dit: à

C’est comme le dribble B, un pesquet ça va, deux pesquets bonjour les dégâts!

Marie Sasseur dit: à

Triple jelly et son viagra. Même avec ça, ça bande pas.

puck dit: à

sans parler bien sûr d’économie politique.

B !!!!!! imaginez un martien qui débarque en France, ou dans un autre pays occidental, vous lui dites : bonjour monsieur le martien, je m’appelle B et vous lui expliquez à ce martien que s’il travaille alors 60 ou 70 ou 80% de ce qu’il gagne va aller à l’état, mais que par contre s’il ne travaille pas et qu’il gagne des sous de placements boursiers ou immobiliers ou autres : oeuvres d’art ou n’importe quoi, là il va donner 20% de ce qu’il gagne à l’état.

il va dire quoi votre martien ? il va dire que ça tient pas debout, que ce monde est habité de gens qui ne sont pas raisonnables, qui n’ont pas la tête sur les épaules, que c’est juste une anomalie !

et voilà ! après voulez-vous que la littérature nous parle de trucs qui tiennent debout alors que le monde lui-même ne tient pas debout! pourquoi voulez-vous que les écrivains soient des gens raisonnables si le monde dans lequel ils écrivient est un bordel complet !

Marie Sasseur dit: à

Triple jelly, puck,cet cie, et sa biture permanente maintenant.
Meme ça, c’est overkill, pour rester dans le flow.

puck dit: à

B ce que je veux dire c’est qu’il ne faut pas compter sur la littérature pour faire de bordel un truc raisonnable !

parce que si c’est le cas alors les écrivains nous mentent !

et là je vois qu’on parle de Sterne et de Diderot (comment comparer ces deux-là ?) mais le père de tous c’est qui ? c’est Jonathan Swift ! même Pynchon est un enfant de Swift !

et voilà comment ça marche ! parce qu’à vous lire vous donnez tous l’impression que ce monde marche sur des roulettes et il faut réussir à lire entre les lignes pour comprendre que vous mentez ! vous vous mentez à vous-mêmes et du coup vous mentez aux autres !

et ça c’est juste une grosse anomalie !

vous me suivez ?

puck dit: à

Sasseur ne venez pas me gonflez svp, tout le monde ici a bien compris votre petit jeu alors mettez-là en veilleuse svp !

ne comptez pas sur moi vous rachetez vos fautes ! vous irez bruler en enfer !

Marie Sasseur dit: à

Vazy, ducon, tu rajouteras ce bouquin de Le Tellier dans ta liste de livres non lus.

puck dit: à

ah si tu savais ma pauvre Marie…

puck dit: à

mais Marie tu ne sais pas ! alors comme tu ne sais pas je te pardonne parce qu’on ne peut en vouloir à ceux qui ne savent pas n’est-ce pas ?

renato dit: à

Un Martien atterrit avec son vaisseau à Rome. Étonnement et grande curiosité des Romains : grande agitation parmi les citoyens et dans les médias, car tout le monde veut le voir, lui parler. Même le Pape le reçoit en audience au Vatican. Cependant, après un certain temps les Romains s’habituent à le voir et petit à petit l’effet de la nouveauté s’estompe. À un moment, personne ne fait plus attention à lui : submergé par la mélancolie, le Martien erre solitaire dans les rues de la ville. Désormais les gens se moquent de lui et le persuadent que repartir serait pour lui le meilleur choix.

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