de Pierre Assouline

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Mise à nu de Toussaint par son héroïne même

Mise à nu de Toussaint par son héroïne même

Marie, c’est moi. Pas d’inquiétude : je ne vais pas vous refaire le coup de la Bovary. Mais Marie, l’héroïne de Nue (176 pages, 14,50 euros, Minuit), c’est moi en ce qu’elle adore se balader à poil. Moi aussi, en fait. J’ignore ce que cela signifie, mais je sais le bien être, la douceur au monde et la volupté que cela procure. Aller et nager nu. Rien à voir avec le nudisme balnéaire. Rien d’exhibitionniste non plus car ce plaisir ne s’éprouve qu’en privé, dans la solitude ou l’intimité d’une compagnie. « Une innocente lubie », l’auteur le dit lui-même, me voilà rassuré. C’est d’autant plus drôle que pour nombre de lecteurs de Jean-Philippe Toussaint, (tous les liens de ce billet renvoient au site de Toussaint, assez remarquable dans son genre, comparé aux habituels sites d’écrivains, avec brouillons, archives etc), Marie, c’est l’autre. Celle qu’ils ont connue et aimée. C’est assez dire que Nue ne laisse pas indifférent. A la première lecture, j’ai craint de m’y emmieller. Il est vrai qu’elle est revêtue d’une robe de miel corse avec abeilles en cortège et qu’elle défile pendant plusieurs pages, ce qui ne va pas de soi. On craint l’enlisement. On reste sur cette impression première, même cela s’arrange. A la relecture, on est dans le ravissement de la fluidité.

Marie, nous la fréquentons depuis onze ans maintenant. Nous avons fait sa connaissance d’assez près dans Faire l’amour (2002), nous l’avons retrouvée dans Fuir (2005) qui nous avait rapprochés d’elle, avant de croire découvrir enfin La vérité sur Marie (2009). On aura compris que Nue est le dernier, mais vraiment dernier (le dénouement le dit bien), volume d’un cycle romanesque qui peut aussi s’apprécier à l’unité, comme on dit dans le commerce. On ne sait pas vraiment à quoi elle ressemble, car l’auteur n’est pas de ceux qui se perdent en descriptions physiques, mais on l’imagine bien fichue et, comme il pratique volontiers l’objectif, on superpose sur son visage celui de l’actrice Géraldine Chaplin. Cela dit, chacun fait ce qu’il veut, libre à vous si vous voulez voir l’incarnation de Marie en Nabila. On sait qu’elle est tuante, qu’elle ne lâche pas le morceau (mais qu’est-ce qu’elle embrasse bien…). C’est une perfectionniste de la haute couture, créatrice angoissée à la pensée de ce qui pourrait échapper à son contrôle tout en sachant que le supplément d’âme d’une œuvre se niche justement dans l’imprévu. Y adviennent la mort et le sexe. Marie a une « disposition océanique », version belge du vieux sentiment océanique freudien. Ou si vous préférez : une adéquation consubstantielle au monde. Sa cosmologie ne fonctionne qu’à poil. Elle n’est vraie que nue, en harmonie avec les éléments. Tout cela est finement tressé. Voilà pour le rôle-titre, mais l’histoire, de quoi s’agit-il ? D’elle et du narrateur, de leur vie à deux, de leur capacité à se séparer un certain nombre de fois pour la dernière fois, de la rencontre d’un intranquille et d’une insouciante et de ce qui cimente souterrainement leur relation, à part la pluie et l’art contemporain. D’un roman à l’autre, on retrouve les mêmes lieux : la rue des Filles Saint-Thomas et la rue de la Vrillière à Paris (vous voyez ? pas grave), la café de la Mairie sur la place Saint-Sulpice (ça, oui), l’île d’Elbe (très corse dans son genre, comme le miel) en sa méditerranée d’automne qui devrait élever un monument aux éditions de Minuit pour cette réclame insensée, Tokyo…

La touche Toussaint est faite d’ironie, de mélancolie, de légèreté. Elle crée un effet de réel saisissant, d’autant que l’écrivain est un constructeur maniaque qui n’a de cesse de serrer les boulons. Il tend un arc entre l’humour et la gravité, et se dévoile un peu plus car, même si sa Marie est bien évidemment composée d’éléments empruntés un peu partout, elle lui doit un certain nombre de ses réflexes, goûts, sentiments, répulsions. On sait maintenant ce que cela sent après l’incendie d’une chocolaterie. Prouesse d’écrivain, bonheur des sens. Evidemment, il y en aura pour trouver cela snob, précieux, vide, vain, inutile et creux. Il est probable que ceux-là n’aiment pas trop se déshabiller. Ils en sont restés à l’effet produit par La salle de bains (1985), grand succès à Saint-Germain-des-Près et dans tout l’archipel nippon. En quoi ils auraient tort car le minimalisme des débuts a pris de la bouteille, avec l’âge et le début de la sagesse. J’ignore si les éditions de Minuit prévoient de présenter les quatre romans du cycle en un coffret, mais il est permis de se demander quel titre Toussaint donnera à ces quatre saisons de la vie de Marie, si toutefois. En attendant, chapeau bas devant un projet littéraire qui place la barre si haut tout en étant consacré à une telle emmerdeuse.

(« Autoportrait au Louvre », 2012, photo de Jean-Philippe Toussaint ; « Marie-ée » oeuvre d’Anselm Kiefer, photo Passou)

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commentaires

1 005 Réponses pour Mise à nu de Toussaint par son héroïne même

Polémikoeur. dit: à

Evoque, à tort ou à raison,
l’expression très consacrée :
« Dans le plus simple appareil ».
poilauplumement.

bouguereau dit: à

Marie a une « disposition océanique », version belge du vieux sentiment océanique freudien

..ho my gottferdom

bouguereau dit: à

..tout cas le kiefer..c’est le sentiment océanique ta mer plombé au fond de l’eau..on dirait une charge fin 19ème de l’assiette au beurre..et sans beurre dirait clopine

vani dit: à

« même cela s’arrange. »

Mais où se trouve le reste ?

christiane dit: à

Belle traversée des apparitions de Marie… Les liens permettant de voir les manuscrits, corrections, états des romans sont passionnants. On entre, grâce à elles, dans la réalité d’un travail d’écriture.

pado dit: à

Géraldine Chaplin en briques rousses.
Pour faire ressortir son côté irlandais ?

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…les enfants,…un mirage,…Silvia Kristel !,…
…encore, Nue,…le mythe qui bosse J.R.Dallas,…
…la mante religieuse en baby sitter nous est ramener l’aspirateur,…la propreté Canon,…Flash,…Frech,…
…qualité,…Jambonneau au four,…à la veilleuse,…
…entre le coq et l’âne,…suivant,…l’autographe,…par tout les saints,…encore des Mirages au chocolat,…Parbleu,…etc,…
…la pêche à la ligne,…l’imagination à grenade,…Ollé,…etc,…

John Brown dit: à

Dommage que le personnage, sur la photo du haut, soit si laid, pour ne pas dire repoussant, sorte d’escargot blafard sorti de sa coquille; la seule utilité de cette glabre masse est de faire ressortir, par contraste, la splendeur du Delacroix; c’était peut-être là l’effet souhaité; dans ce cas c’et une réussite ; peut-être qu’avec un haut-de-forme, et en remplaçant les hideuses lunettes par un loup emprunté à Fantômas, ce quidam eût été supportable.

John Brown dit: à

J’imagine un instant le personnage du haut à droite nageant tout nu dans une piscine en forme de coeur. L’horreur.

FLNC (Futilité Littéraire Nulle & Corse), Canal ironique dit: à

Achète « Nue »! Sinon ….

Polémikoeur. dit: à

… »peut-être qu’avec un haut-de-forme »…
Le Patron a dit : « chapeau bas » !
Monsieuloyalement.

John Brown dit: à

Bon Dieu, mais c’est bien sûr : le type en haut à droite, c’est Gilbert Montagné ! Avec sa bouille de ravi de la crèche, comment s’y tromper ?

Sergio dit: à

Ha voilà des pavés dignes de Casse-pipe…

John Brown dit: à

Gilbert Montagné ! N’importe quoi. C’est le Tartuffe moderne : cachez ces seins que je ne saurais voir !

zouzou dit: à

j’aurais cru que c’était daaphnée, c’est très ressemblant

John Brown dit: à

Le Tartuffe moderne ! qu’est-ce que je vais pas imaginer. C’est le sosie de mon chien en train de poser sa crotte, sans avoir l’air d’y toucher, devant la porte de la voisine.

des journées entières dans les arbres dit: à

Bravo !

christiane dit: à

@John Brown dit: 2 septembre 2013 à 19 h 13 min
Oh, non, lui il est beau !!! (sourire).

hamlet dit: à

bel article Monsieur Assouline.
le dada de Toussaint c’est effectivement l’ironie, d’ailleurs, si je me souviens bien, « la salle de bain » a été présenté, à l’époque, comme le remake de l’Homme sans Qualités, d’où son succès, à l’époque, à Saint Germain des Près : la « salle de bain » était à l’HSQ ce que Truisme a été à la Montagne Magique.
d’ailleurs j’ai écouté hier soir le directeur de la revue des 2 mondes : il continue de parler des pensées profondes de Darrieussecq comme si cette dernière était Thomas Mann.
Alors si Toussaint c’est Musil pourquoi donc Darrieussecq ne serait-elle pas Thomas Mann?
et moi je suis hamlet.
Je pense que nous vivons une poque où tout est permis.

V. dit: à

« la salle de bain » a été présenté comme le remake de l’Homme sans Qualités (hamlet)

en mieux.

V. dit: à

de même que tkt est peu le remake de tino rossi, en moins bien.

hamlet dit: à

c’est vrai que la salle de bain était minimaliste.
très minimaliste, une version minimaliste de l’hsq, avec juste une baignoire.

hamlet dit: à

en mieux? bien sûr que c’était une ré écriture de de l’hsq en mieux, en bien mieux.
je me souviens j’en avais discuté à l’époque avec Bouveresse : il hésitait entre un essais sur Musil ou un essai sur Toussaint.
au final comme il n’arrivait pas à trancher il ‘la fait sur Wittgenstein.

renato dit: à

C’est comme « Les dents de la mer » sans le requin ?

sous le soleil de septembre dit: à

Aller et nager nu.
Passou.

Comme dirait l’autre, on s’ en bat les…, ouilles!
Camus décrivait bien cela déjà dans les noces à Tipasa.
Sinon, le kitsch!
http://www.youtube.com/watch?v=EcAyIRSst3o

Qu'est-ce qu'un Toto? dit: à

renato dit: 2 septembre 2013 à 19 h 41 min
C’est comme « Les dents de la mer » sans le requin ?

Humour du Très-Haut…

renato dit: à

Wittgenstein c’est Mondo Cane sans la performance, revue et corrigée, de Klein Yves Klein ?

renato dit: à

Voilà un crétin qui n’a pas compris que ce n’est pas de l’humour !

Pablo75 dit: à

Je vois que la littérature française contemporaine (de moins en moins lue à l’étranger) s’occupe toujours des Grands Thèmes de la Nature Humaine. Quelle chute de la culture française depuis quelques décennies ! Avant on avait Gide, Valéry, Apollinaire, Proust, Claudel, Péguy, Mauriac, Bernanos, Morand, Céline, Eluard, Camus, Sartre, St.J.Perse, Char, etc, etc, etc, maintenant on a Sollers, Modiano, Le Clezio, BHL, Djian, Echenoz, Delerm, Bobin, Houellebecq, Beigbeder, Toussaint…

hamlet dit: à

Marie c’est un beau prénom, ça se dit Myriam en hébreu, ce me semble, oh petite Marie tu as versé sur ma vie des milliers de roses, je reviens du ciel et les étoiles ne parlent que de toi…. c’est une chanson de Cabrel, ce me semble.

Phil dit: à

sapré passou. lu deux fois votre chronique et rien compris. est-ce vous qui aimez aller nu comme la Sévigné parmi ses domestiques ? pour relaxer, cliqué chez Fernandez qui réclame des spectacles de dragqueen à la comédie française.

hamlet dit: à

maintenant on a Sollers, Modiano, Le Clezio, BHL, Djian, Echenoz, Delerm, Bobin, Houellebecq, Beigbeder, Toussaint…

et alors ?
tu l’aimes pas ton époque? bouffon que tu es!
ton époque tu l’aimes ou tu l’as quittes!

hamlet dit: à

yeaps : tu la quittes

rose dit: à

Tu l’as quitte ou double.
Dans le baba.

hamlet dit: à

Phil ! ne aprtez pas ! j’ai plein de questions à vous poser.
sérieux je vous ai toujours considéré comme le plus érudit du blog de Mr Assouline.
avec Monsieur Court mais Monsieur Court on peut jamais lui poser une question, il passe toujours très vite comme le lapin d’Alice, je suis pressé.. je suis pressé.

Phil : être considéré comme le plus érudit c’est une lourde responsabilté!
vous l’endossez? sinon je vous pose pas mes questions.

pourquoi les érudits sont toujours des types de droite ?
et les plus nuls sont toujours de gauche?
vous être à droite et moi être à gauche.
sérieux c’est pas juste.

vous diriez que pour vous dans votre imaginaire Philippe Toussaint c’est plus Musil ou plus Hermann Broch?

hamlet dit: à

rose vous êtes une fille ou un mec?

hamlet dit: à

parce que des fois vous parlez vraiment comme un camionneur.
les garçons ils parlent comme greubou et les filles elle doivent plus parler comme christiane, genre langage poétique.
et vous c’est plutôt genre camionneur.

j’ai essayé de réserver dans votre cloitre abbaye mais ils ne me répondent pas, c’est vous qui leur avez dit de pas me répondre?

rose dit: à

>M. Court

pour vous ai trouvé ceci (avec quelques jours de retard à vous l’envoyer, pardon, j’ai honte)

Mané Thécel Pharès

C’est en lien avec la révélation faite au prophète Daniel. Et avec Balthazar, dernier roi de Babylone, en orgie avec ses courtisans.

En remerciement de votre remerciement sur les deux abbayes nichées ici et là.

Ce concept de Mané Thécel Pharès me fascine.

Si un jour nous avions l’occasion d’en reparler peut-être vous dirai-je la suite, mais je n’en suis pas sûre : ce bloggue débloque, il est tenu par des fossoyeurs de vilain acabit, et, de prime saut, je me casse ailleurs.

Bien courtoisement à vous, digne monsieur du XIXème, marc court.

rose

rose dit: à

>hamlet, je suis rose, une fille.

rose dit: à

Marie, je vous salue.

rose dit: à

Je vous salue, Marie.

rose dit: à

C’est mieux ainsi

Je vous salue Marie pleine de grâce

Phil dit: à

sûrement Broch, hamlet. mais il y a ce « von Bertrand » chez Broch. vous savez..
jamais lu une ligne de Toussaint, je ne peux demeurer.

rose dit: à

Pleine de grâce Marie je vous salue
ça l’fait pas.

rose dit: à

Marie, pleine de grâce, je vous salue

ça l’fait pas non plus

rose dit: à

passqu’alors on ne sait plus qui a la grâce si c’est je c’est pédant trommelfeuer

rose dit: à

Marie, je vous salue, pleine de grâce on ale même problème de la grâce dévolue à Marie.

Polémikoeur. dit: à

Le catalogue de 19h47 crie : « A la garde,
à Lagarde et Michard ! »
A quoi ressemblerait-il donc
s’il sortait cette année
et radioscopait le début du siècle ?
Mais stop ! Le prix éditeur du petit coffret
dépasserait 500 euros… Sans blague !
Misèrébouldegommiquement.

rose dit: à

Je l’ai tourné comme ceci et comme cela rien ne va si ce n’est l’original :

Je vous salue Marie pleine de grâce.

rose dit: à

L’archipel nippon avec la salle de bains et Berlin avec la télévision : non. Non et re-non.

rose dit: à

J’ai volé « de prime saut » à Maurice Genevoix je suis obligée de vous le dire. Pour éviter l’insomnie, tiraillée par les remords.

hamlet dit: à

rose vous savez ce que c’est les pseudos, vous connaissez hamlet? en fait c’est une pièce de « sauvez Willy », un moment il déprime grave du genre il se demande s’il vaut mieux vivre ou dormir, rêver les rêves de la vie ou rêver les rêves du sommeil après la vie, vous voyez le genre? et là sa gonzesse se pointe elle lui dit ‘salut toi comment tu vas?’ et là vous savez ce qu’il répond? il lui répond : ‘oaui ça va super bien:’ alors que deuxminutes avant il était à deux doigts de se tirer une balle de 9mm dans le tronche ‘ouai ça va super bien et toi? tu sais quoi? je vais prendre une pizza au camoin et on va se la bouffer tous les deux dans les jardins du château’, vous y croyez vous à ce genre d’histoire?
et Toussaint il a fait quoi lui? qui dans dans ses livres va acheter des pizzas? personne!
c’est ça qui fait la grandeur inégalable de Shakespeare : la pizza!

des journées entières dans les arbres dit: à

Maudite, où que vous soyez, résistez ! ( à cet assaut de mauvaise foi)
Jusqu’à la Toussaint s’il le faut !

C’est quand la parution papier ?

Betty toute nue dans le jacuzzi, avec Job, Samson, Rémi,Sonia, en toute intimité, voire !

hamlet dit: à

je suis sérieux rose !
si Shakespeare écrivait aujourd’hui il y aurait forcément une pizza, parce que la pizza c’est notre quotidien et WS ne parlait que de ça de notre quotidien.
Monsieur Assouline quel écrivain aujourd’hui dit qu’il va acheter une pizza ? aucun, ils marchent tous à côté de leurs pompre, ils s’imaginent tous vivre dans un monde dans lequel il n’exsite pas de camion pizza!
et ça je suis désolé c’est pas de la littérature.

Polémikoeur. dit: à

La salle de bains nippone
commence à fukuchauffer.
Jacuzziblement.

bouguereau dit: à

ferme ta sale gueule keupu

bouguereau dit: à

Lagerfeld guidant le peuple ?

et lassouline qui fait que la libertarienne va seule guidant un opéré dla katarak..lui manque pus qu’un gilet jaune tient

Daaphnée dit: à

Tiens !
à propos de chauve ..

Daaphnée dit: à

Je ne m’attendais pas à une telle confession, Pierre Assouline:
« c’est moi en ce qu’elle adore se balader à poil. Moi aussi, en fait. J’ignore ce que cela signifie, mais je sais le bien être, la douceur au monde et la volupté que cela procure. Aller et nager nu. »

C’est curieux, je vous imaginais plus pudique .. dans les propos, s’entend ..

Daaphnée dit: à

Pourquoi « un gilet jaune », le Boug’ ?

bouguereau dit: à

rapport a karlos dafnoz..
chus sûr que lassouline va nager nu comme corbu..mais qu’il oublie pas son gilet jaune..rapport aux gofast plein de coke qui pourraient lui labourer le derche

rose dit: à

Nager nu summum de la volupté tranquille.

rose dit: à

>Hamlet non.
Je l’ai vu nu, en Charles Berling, croyé-je bien il y a de cela quelques vieilles lunes sur un théâtre aixois ou marseillais (Fabienne Pascaud qd vous écrivez ds votre chronique – savoureuse il est vrai – « ah la la pas de théâtre l’été » je me suis demandé « mais que faites-vous d’Avignon ? » Un black out total ?)j’ai vu Hamlet, nu, Charles Berling IRL clamer « être ou ne pas être ? »

Là était la question qui le tiraillait (sénégalais).
Être ou ne pas être.

Tout le reste, pizzas et tremolos, et hop !

rose dit: à

Nager nu dans la solitude absolue et rien d’autre.

Qu'est-ce qu'un Toto? dit: à

renato dit: 2 septembre 2013 à 19 h 47 min
Voilà un crétin qui n’a pas compris que ce n’est pas de l’humour !

Voici un autre crétin qui n’a pas compris que ce n’en était pas non plus.

Daaphnée dit: à

A propos de gilet de sauvetage, je me demande qui aura besoin de bouée façon canard en Syrie ..

rose dit: à

Une telle emmerdeuse !

En tout cas, emmerdeuse ou pas, il l’a aimée et seul cela compte.

christiane dit: à

@hamlet dit: 2 septembre 2013 à 19 h 40 min
Excellent !

rose dit: à

>le boug non mais ho si t’as envie de nager avec les piranhas libre à toi.
En Amazonie et sur un bateau à aube bien entendu que je ne mets pas même le petit doigt.

des journées entières dans les arbres dit: à

Bouguereau on dit pas « gilet jaune », on dit: bouée de sauvetage

rose dit: à

La Sévigné à Grignan à côté de Nyons et donc des olives noires.

Daaphnée dit: à

Mon Dieu !
Le Boug’ !
Il y en a peut-être dans la tuyauterie de votre salle de bain !

rose dit: à

Bon je vous laisse en famille

Bonne soirée.

Chaloux dit: à

J’ai toujours aimé l’abbé Mugnier et la princesse Bibesco. (Mircea Eliade, qui lui a succédé à l’académie belge, en a laissé un très beau portrait dans un de ses derniers recueils d’essais, je crois : Briser le Toit de la Maison, et Michel Tournier a raconté son dernier jour dans son magnifique Célébrations). Les trois volumes de leur correspondance que je possédais s’étant perdus dans je ne sais quel déménagement, je viens d’en racheter un exemplaire de chaque, relié en demi bradel. Le premier porte cette dédicace de la princesse:
« Tout serait perdu sans les livres, disait l’abbé Mugnier ».4 mai 1951.
Juste et simple.
Bonne soirée.

des journées entières dans les arbres dit: à

C’est bien Chaloux. Merci.
C’est noble de votre part, ce que vous signalez, nippon, ni mauvais.

rose dit: à

Trommelfeurer c’est mon injure préférée ; je ml’ai volée à quelqu’un d’ici. On ne sait même plus qui dans le bordel ambiant ambiant. Tant pis je me la suis fait mienne. Je songe à la rajouter en filigrane à mon épitaphe, (dont je suis proche (moi), trommelfeuer, mes descendants s eposeront quatre questions sur l’origine de ce juron cela les occupera quelques minutes).

rose dit: à

Merci Chaloux.
Nous sommes quelques uns à le penser cela : cela fait du bien.

rose dit: à

Hamlet le problème dans le cas évoqué par vos soins c’est lorsque personne ne vient dire « je ne peux pas entendre cela » arrête, je t’aime et tout un schbinz comme cela ». Même un truc style eh man une taffe.

rose dit: à

A cause de cela, contre mon gré et inopinément, de manière totalement impromptue, j’ai changé mon fusil d’épaule : dire l’amour, l’amour, c’est une vaste connerie.
Seul compte vivre.

Envers et contre tous.

Envers et contre tout.

rose dit: à

Trois ave maria ce n’est rien.

rose dit: à

Quand je vais retourner au cimetière je lui dirai « t’a déconné mec. »

rose dit: à

Peut-être que le but est de se rendre compte de la comédie je t’aime ben non, moi non plus, encore, à jamais, toujours, on se quitte on se retrouve, tu me quittes je te reprends
eh merde fous moi la paix

nager nue dans la méditerranée
pas ailleurs
peur

tu ne nageras plus nu dans la méditerranée ni ailleurs

as-tu au moins nagé nu ?

D. dit: à

« version belge du vieux sentiment océanique freudien. Ou si vous préférez : une adéquation consubstantielle au monde »

rien compris.

D. dit: à

Je comprends qu’on puisse éprouver le désir de nager nu, de vouloir ressentir ce que ressentait ces créatures simples du Permien.
Mais, mon Dieu, SEUL ! Dès l’instant que son propre corps est consciemment offert à la vue de l’autre, nous fautons.

hamlet dit: à

rose, ouai, ceux qui, comme reubrou, méprisent les autres ne savent même pas que ce mépris est leur richesse.
le mépris des puissants est la seule, la vraie, la plus plus belle richesse des plus faibles.
la pire des déchéance, celle des plus forts, est de ne pouvoir être méprisés par personne.
rose croyez moi, ou ne me croyez pas mais entre mépriser et être méprisé y’a pas foto, faut savoir choisir son camps, et à choisir vaut mieux choisir le camp de ceux qui sont méprisés.

hamlet dit: à

salut D.! ton D. c’est le D. de Débile?
savoure ton bonheur : je te méprise.

Daaphnée dit: à

D. si vous croyez trouver une feuille de vigne sur la plage pour cacher votre nudité ..
Une coquille Saint-Jacques, à la rigueur ..

des journées entières dans les arbres dit: à

D. dit: 2 septembre 2013 à 21 h 12 min
D. c’est padssque c’est du japonais, dans le texte :
 » Tokyo, des coupures d’électricité, des éboilements, des bris de verre, des chutes de toiture et d’élément climatiseurs.
Dans les deux cas, l’épicentre était situé du côté de la péninsule d’Izu. Selon les spécialistes, bien qu’il fût évidemment impossible de faire le moindre pronostic en la matière, il n’y avait pas de risque particulier d’un nouveau séisme majeur dans les prochains jours. »

des journées entières dans les arbres dit: à

c’est parce que, des éboulements.
Si vous n’êtiez pas aussi mal comprenant aussi !

Phil dit: à

La princesse Bibesco a sûrement lu l’intégrale du journal de l’abbé Mugnier, alors que nous n’en avons qu’une version expurgée par les mauvais soins du mercure de France. Comme les princesses roumaines exilées, la princesse Bibesco avait la dédicace généreuse. Une collecte de ses livres révélerait les entrées manquantes du journal de l’abbé.

John Brown dit: à

Moi aussi, en fait. J’ignore ce que cela signifie, mais je sais le bien être, la douceur au monde et la volupté que cela procure. Aller et nager nu. » (Assouline)

Si c’est à coup de confidences de ce tonneau que l’hôte de ces bois a coutume de draguer, qu’il sache que je ne mange pas de ce pain-là.

des journées entières dans les arbres dit: à

Ah Rose, du sushi à se faire pour tout le monde

nue, propre en été dit: à

Oh là, les chauffeuses et chauffeurs de blog, ça va?

TKT dit: à

Daphnée, un bigorneau sur les « privat parts » de D. alias JC, suffisent amplement pour cacher ce qu’il croit être un équipement normal.

John Brown dit: à

Dame nue, style nu… Si ce livre est un manifeste pour la nudité en amour et en littérature, très peu pour moi. Chacun sait que rien n’est aussi rapidement ennuyeux que le corps nu d’une femme, même très belle. Il faut des dessous ou des dessus pour que ça devienne intéressant. Même chose pour le style; l’intérêt, c’est les dessus qui laissent deviner les dessous, le non-dit sous la rhétorique. Le style fluide, quelle barbe. Faut que ça coule, c’est entendu, mais comme la confiture d’abricot à travers les trous de la tartine.

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…de ce qui est possible,…aussi,…

…très jeune,…dès mes premiers sous du travail en imprimerie,…j’ai toujours eu un appartement séparer de celui de mes parents,…
…et , même , avant l’été – 1975,…ou il à fait très chaud,…je travaillait tout nu , dans mes appartements,…
…célibataire , bien entendu,…
…et fin juillet,…à cause d’un état de tension pour comprendre la logique du compliqué,…
…comme si j’était dans l’antiquité,…
…je sort faire un tour,…complètement à poils,…j’ai pris une rue à droite,…jusqu’au pont,…en rien des gens cloîtrer dans leurs fenêtres,…

…personne n’a pris de photos,…la presse n’était pas au courant,…et une patrouille de police  » avertit « ,…m’a cueillit sur ce pont,…quand même à 500 mètres de chez-moi,…
…et, puis, etc,…des histoires à dormir debout,…etc,…

…attention à l’âge antique qui revient,…
…çà ma jouer un tour d’Archimède,…j’ai trouvé,…le pont,…à poils,…
…etc,…envoyez,…

John Brown dit: à

Il faut des dessous ou des dessus pour que ça devienne intéressant. (mézigue)

… des dessous ET des dessus

TKT dit: à

Alors, JB, vous êtes top ou bottom ?

rose dit: à

quant à la baleine à bosse tu ne dois rien connaître de son existence ah boug, lalala
http://crocduloup.com/nos-amis-les-betes/divers-nos-amis-les-betes/rare-une-baleine-blanche-photographiee-et-filmee-en-norvege

extraits

Plus tard, il a décidé de doubler le Saule bosse rare que la Baleine Blanche
Plus tard, il a décidé de doubler le Saule bosse rare que la Baleine Blanche.

Il a ajouté: «Tout le monde que j’ai dit à ce sujet ne m’a pas cru jusqu’à ce que je leur montre les photos. »

Ils auraient vu, ils auraient cru.

Allez see you sailor man.

Récif, piranhas, bancs de sable et puis ?

Dans le style, je vais la rassurer pour pas qu’elle parte.

Mais comment tu le sais que je ne pense qu’à cela ?

Sapristi.
Trommelfeuer.
Voleur de rêves.
Éteignoir de lumignons.

des journées entières dans les arbres dit: à

Enfin, voilà, moi je voulais dire merci à J-P. Toussaint.
J’aime beaucoup la façade de sa maison. Et tout ce qu’il y a à l’intérieur.
http://jptoussaint.com/maison.html

John Brown dit: à

Alors, JB, vous êtes top ou bottom ? (TKT)

Je vais je viens , entre tes riens (Martin Heidegger)

nue, propre en été dit: à

Au Cap d’ Agde, sur la grande allée commerçante, je vais chercher mon pain, sans rien dessous ma jupe courte, rien que pour la sensation de l’air frais du matin.
Et la meilleure, c’est de le dire à mes amis qui viennent séjourner chez moi quelques temps. Ils m’ accompagnent jusqu’à chez le boulanger, mes bodyguards!

John Brown dit: à

Jean-Philippe Doux-Sein, jean Philippe Touche-Sein, Jean-Philippe Pou-Sein, obsédé ce mec

Diagonal dit: à

« Evidemment, il y en aura pour trouver cela snob, précieux, vide, vain, inutile et creux. Il est probable que ceux-là n’aiment pas trop se déshabiller… »

Bien vu Passoul, je suis exactement dans ce cas de figure-là, à l’égard du Toussaint : haine générale du snobisme, de la vacuité, de la vanité, de l’inutilité en littérature mineure dont il est l’un des représentants les plus achevés. Et pour aggraver mon cas…, j’ai horreur de me déambuler à poil dans mon salon ou dans mon blog, ce qui revient exactement au même apparemment dans la RDL.
Décidément, on ne se crochètera jamais les atomes…

Chaloux dit: à

Oui Phil, c’est même incroyable qu’on n’ait pas une version intégrale du Journal. Ghislain de Diesbach dit, dans sa préface au Journal ou dans sa bio qui est à lire, que l’abbé Mugnier lui-même concédait que tout dans ce qu’il allait laisser ne serait pas à publier. Tout de même… Il y a des esprits d’une telle qualité qu’on accepterait même de s’ennuyer un peu en leur compagnie (si tant est qu’on s’y ennuie jamais).
« -Hélas ! me confiait l’abbé Mugnier, « on aime contre »! On apprend aux enfants à aimer contre !…Il faudrait leur apprendre à aimer « pour »… ». T1, P.13.

rose dit: à

je vais je viens entre tes daims.

Ouh la

rose dit: à

je vais tu viens entre tétins

rose dit: à

t’éteins la lumière tiens Tétain de Troie.

John Brown dit: à

je vais chercher mon pain, sans rien dessous ma jupe courte, rien que pour la sensation de l’air frais du matin. (Nue, propre)

Moi c’est pareil. Des fois j’y attache l’anse de mon panier

hamlet dit: à

n’empêche que cette photo montrant un écrivain prenant la pose (la posture?) devant Marianne, c’est… comment dire? quel mot utiliser?
aidez-moi Diagonal, quel mot pour qualifier cette photo?

tartignole?

hamlet dit: à

oui cette photo est tartignole.

qui pense que cette photo n’est pas tartignole?
après on peut discuter sur le tartignole.
mais même au niveau de ses livres Toussaint est un écrivain tartignole.

je suis sûr que ça le dérangerait d’entendre qu’on le trouve tartignole.

bouguereau dit: à

Le style fluide, quelle barbe. Faut que ça coule, c’est entendu, mais comme la confiture d’abricot à travers les trous de la tartine

..pas maaal jean marron

hamlet dit: à

d’ailleurs je suis certain qu’en prenant cette photo, son intention était de se montrer sous l’angle du tartignole.

des journées entières dans les arbres dit: à

Diagonal, vous êtes un « bon sauvage »

« Il s’agit moins dans cette Histoire du naturisme de suivre les péripéties de la vie des associations naturistes que de chercher les raisons pour lesquelles, entre la Belle Époque et les années trente, la modernité urbaine et industrielle a pu être considérée comme responsable d’un déclin qui rendait nécessaire la régénération de l’homme et de la société par le retour à la nature. »
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=389

hamlet dit: à

Monsieur Assouline, vous avez demandé à Monsieur Toussaint ce qu’il regarde au plafond?
une araignée?

sauf que pour avoir une photo tartignole il suffit de regarder le plafond sans raisons précises autres que de paraitre tartignole.

John Brown dit: à

Oui Phil, c’est même incroyable qu’on n’ait pas une version intégrale du Journal. Ghislain de Diesbach dit, dans sa préface au Journal ou dans sa bio qui est à lire, que l’abbé Mugnier lui-même concédait que tout dans ce qu’il allait laisser ne serait pas à publier. (Chaloux)

On a déjà le journal de Gide, passablement indigeste, plus quelques autres, dont celui de Jules Renard, certainement plus rigolo. J’ai lu que d’aucuns ont émis des doutes sur l’authenticité de ce journal. Chaloux pourrait peut-être nous éclairer là-dessus. Une édition sérieuse de ce document-témoignage serait, de toute façon, fort utile.

TKT dit: à

John Brown, your answer was a good line…

hamlet dit: à

si sur cette photo il regardait ses chaussures on perdrait l’effet tartignole.

en effet le grand écrivain se reconnait au fait qu’il regarde en l’air.

nue, propre en été dit: à

Toussaint on le voit à La Baule pas au Cap d’ Agde, mes cherries!
Cerises, dans le panier de John, of course!

hamlet dit: à

encore qu’il y a regarder en l’air et regarder en l’air.

certains peuvent regarder en l’air de façon très très nulle.
là nous pouvons voir que malgré ses lunettes de soleil il regarde en l’air de façon inspirée.

John Brown dit: à

Le prince Bibesco, qui ne l’aimait pas, appelait l’abbé Mugnier « le muezzin niais ».

hamlet dit: à

déjà mettre des lunettes pour visiter le Louvre, en soi, c’est excessivement tartignolle.

il n’y a que les touristes chinois et les écrivains tartignoles qui mettent des lnettes de soleil pour regarder les tableaux.

John Brown dit: à

Léon Bloy, qui haïssait l’abbé Mugnier, l’appelait « le mou niais »

hamlet dit: à

encore que mettre des lunettes de soleil pour regarder les tableaux des maitres anciens est une manière de mettre l’accent sur ce qu’il est coutume d’appeler « la vision intérieure ».

le grand écrivain se reconnait surtout à sa capacité d’éprouver sur l’art une « vision intérieure ».

rose dit: à

raccourcis les cheveux remplace blanche par rose tu y es sans piranhas yeah héhé change les mains de place mets y un livre, allonge-la, fous lui une robe et des bottines, un corset, des baleines, rajoute les lunettes, bon ben tant pis c’est pas moi du tout sauf les mots qui suivent rose
tant pis tant pis

hamlet dit: à

il y a encore 50 ans, l’esprit profond était reconnaissable à sa façon de regarder l’horizon la tête posée sur son menton.

aujourd’hui il regarde en l’air les plafonds du Louvre avec des lunettes de soleil.

c’est ce qu’on appelle une mutation sociale.

John Brown dit: à

Ce qui me gêne, dans la photo du grand mou glabre extatique en haut à droite, c’est qu’on ne sait pas ce qu’il fait de ses mains. Et vu sa mine extatique, y a pas photo. Assouline nous avait déjà fait le coup avec Berenson en extase devant sainte Sophie, ça devient une manie

hamlet dit: à

cette photo est splendide, je ne me lasse pas de la regarder.
il me semble qu’on y retrouve toute l’imbécilité de notre époque.

Monsieur Assouline si vous connaissez Monsieur Toussaint il faut lui dire que Musil aurait adoré cette photo.
ça lui fera plaisir.

John Brown dit: à

En rêve j’ai vu Assouline de dos à poil dans une piscine en extase devant Marie à poil devant Toussaint à poil, et je me demandais : qu’est-ce qu’ils font de leurs mains ?

Tais-toi... dit: à

@JB
L’abbé avait dû refuser 50 balles à Bloy.

hamlet dit: à

sauf que là il est en extase devant le plafond.

à quoi ça sert de clouer autant de beuax tableaux au mur si c’est pour être en extase devant le plafond?

les paradoxes du délire dit: à

Et Barbey,pour qualifier ses airs de chattemite le nommait minou né.

hamlet dit: à

Monsieur Assouline, vous savez si on dit à Monsieur Toussaint qu’il fallait regarde les tableaux.
parce que si c’est pour admirer les plafonds il pouvait rester dans sa cuisine.

les paradoxes du délire dit: à

John Brown dit: 2 septembre 2013 à 22 h 12 min

En rêve j’ai vu Assouline de dos à poil dans une piscine en extase devant Marie à poil devant Toussaint à poil, et je me demandais : qu’est-ce qu’ils font de leurs mains ?

UNE PUBLICITE pour la peinture RIPOLIN!

John Brown dit: à

Assouline de dos à poil dans une piscine en extase (mézigue)

Assouline en extase, pas la piscine.

Toussaint Louverture à poil baptisant Assouline à poil dans la piscine à poil en extase devant la vierge Marie à poil, y a là de quoi faire naître une vocation de plumitif.

les paradoxes du délire dit: à

D’où l’expression :  » c’est du ripoliné »…

hamlet dit: à

cette photo est la belle de toutes les photos d’écrivains que j’ai vues depuis bien longtemps.

il faudrait l’avis d’un grand esprit, si je vois Monsieur Chaloux je vais lui poser la question.

je verrai bien Quignard à la place de Toussaint.

John Brown dit: à

UNE PUBLICITE pour la peinture RIPOLIN! (Les paradoxes du délire)

Pour le marché chinois, bien entendu

Diagonal dit: à

 » quel mot pour qualifier cette photo ? tartignole ?

Obscène…, je dirais tout simplement… Obscénité de la démarche de l’auteur du cliché et obscénité de la tête du poseur lui-même, seraient-ils de la même engeance.

rose dit: à

Il nous dit de lui, c’est son autoportrait qu’il s’est fait de lui-même, qui il est : au Louvre, devant la liberté, femme, faite femme, glorieuse, portant le drapeau, révolutionnaire et lui regardant au ciel (cela aide de regarder au ciel).
Un peu dans l’expectative, ne niant pas, ne déniant pas non plus, mais laissant faire, derrière lui, ainsi que les choses doivent se dérouler. En noir. Pli un peu amer de la bouche.

Si, si.

hamlet dit: à

c’est une pub pour les peinture Ripolin?

c’est sérieux ou c’est une blague?
c’est pas sympa les gens qui pigeonne les autres avec des salades!!!

Monsieur Assouline, vos pouvez nous dire si cette photo est une pub pour les peinture Ripolin pour plafond?
ou si c’est une blague?

si c’est une pub pour Ripolin ça change pas mal de choses.

rose dit: à

Il n’est pas obscène un instant. Il est en dehors des choses qui se déroulent derrière lui. Il s epose comme contemplatif. Devant. Décalé. N’occupant pas plus d’un tiers de l’espace. Tourné vers l’avant, l’Histoire derrière lui, ample et vivace.
non, c’est un bel autoportrait.
Tiens, je crois que je vais donc, lire ce livre, faire évoluer mon image de Toussaint ainsi, devant mais dehors. Écrivain.
A part. Pas dans le tableau.

hamlet dit: à

d’autant que j’ai repeint ma cuisine avec Ripolin, autant les livres de Toussaint je n’en dirais rien pour ne pas en dire du mal, autant les peintures Ripolin c’est super, on peut peindre les plafonds au rouleau la peinture ne tombe pas, alors que les livres de..

hamlet dit: à

Monsieur Assouline connait bien la photo.
écrire un texte « positif » en mettant une photo tartignole c’est imite de l’hypocrisie double langage.

John Brown dit: à

Cette tête de gland décalotté, là-haut à droite, franchement, si ça ne gêne pas Rose, moi ça me gêne. Des fois, Assouline et ses photos, on se demande à quoi il pense. A vrai dire, on ne se le demande plus, on le sait.

des journées entières dans les arbres dit: à

« A la première lecture, j’ai craint de m’y emmieller. Il est vrai qu’elle est revêtue d’une robe de miel corse avec abeilles en cortège et qu’elle défile pendant plusieurs pages, ce qui ne va pas de soi. On craint l’enlisement. »

Jamais avec les abeilles !

« Tous les peuples de l’Antiquité connaissaient le miel, l’appréciaient et l’utilisaient, considérant que c’était un bienfait des dieux. Ainsi, en Egypte,
l’abeille était exploitée dès 2 400 ans avant Jésus-Christ. Il existait certainement
un monopole du miel au profit des prêtres et des rois, pour qui il constituait, avec
la cire, une partie des revenus. Seul le miel blanc, donc pur, était destiné à la consommation royale ou divine, alors que le miel de second choix était réservé à la consommation courante. Il était alors largement utilisé comme édulcorant, également comme offrande pour les dieux et ingrédient pour les embaumement;il entrait aussi dans la composition de médicaments et dans celle des parfums préparés dans les temples. Par ailleurs, les Égyptiens confectionnaient des
gâteaux au miel qu’ils offraient aux dieux, et le fard de miel servait à embellir la
statue d’un dieu ou d’un défunt en lui donnant de la couleur ou du brillant. Le
Livre de préparation de médicaments pour toutes les parties du corps humain,
papyrus égyptien du XVIe siècle avant notre ère, encore connu sous le nom de
papyrus Ebers, a permis de découvrir une quantité de préparations à base de
miel guérissant toutes les blessures, maladies du tube digestif, des reins, des
yeux, etc. Ces préparations se présentaient sous forme de pilules, d’onguents, de
décoctions, de pansements, d’emplâtres, de collyres. Ainsi sur 900 remèdes différents, on en note plus de 500 dans lesquels entre le miel. »
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pharm_0035-2349_2003_num_91_337_5474

John Brown dit: à

C’est surtout les frères ripoulains qui nous donnent la solution à votre description John B.! (Les paradoxes)

Ce Ripoulain, en haut à droite, il est croquignol !

Daaphnée dit: à

Bon, mais si c’est de la confiture d’abricot qui coule du plafond … la photo saisit l’instant ultime, de l’extase du grand chauve.
Après, il en aurait eu plein les lunettes.

John Brown dit: à

« Tous les peuples de l’Antiquité connaissaient le miel, l’appréciaient et l’utilisaient, considérant que c’était un bienfait des dieux. Ainsi, en Egypte,… »

Il paraît qu’en Egypte aujourd’hui, on enduit des frères musulmans de miel et on les fait butiner par des abeilles ou lécher par des ours : ça chatouille, hou hou… hi hi

hamlet dit: à

Diago non, là vous avez la dent dure, la photo n’est pas du tout obscène.
elle est juste tartignole.

le seul truc obscène serait de regarder le plafond devant un David, oupss pardon un Delacroix.

du genre Delacroix c’est Delacroix et moi je suis moi, et comme je suis moi je regarde pas le Delacroix.

c’est limite un message politique sur c’est quoi un écrivain aujourd’hui : c’est un type qui regarde la plafond devant un Delacroix.

une pensée nietzschéenne de la « table rase » : je reprends tout à zéro.

en fait c’est une posture éthique.

une posture éthique tartignole.

John Brown dit: à

la photo saisit l’instant ultime, de l’extase du grand chauve. (Daaphnée)

Et si on enduisait de miel le gland chauve décalotté et qu’on le fasse lécher par un ours (à prendre au sens du jargon des imprimeurs du temps de Balzac)

John Brown dit: à

Extrait d’un dialogue entre Cocteau et l’abbé Mugnier

– abbé Mugnier : ce matin, j’ai croisé le gland chauve décalotté

– Cocteau : occasion unique de vous défroquer, mon père

les paradoxes du délire dit: à

Les frères ripoulain, existent, je les ai rencontrés!

esmoyensdubord.free.fr/ripoulain.html

des journées entières dans les arbres dit: à

« Cette entrée a été publiée dans Non classé. »

Chaloux dit: à

Vous vous trompez tous. Toussaint ne regarde rien : il se montre.

John Brown dit: à

En remerciement de votre remerciement sur les deux abbayes nichées ici et là. (Rose)

Ben c’est ça. Pourquoi pas les deux orphelines, tant qu’elle y est. Dans le genre grivois, Rose fait la pige à Assouline soi-même.

des journées entières dans les arbres dit: à

Les paradoxes, j’ai cliqué

La vengeance d’une femme :

Après avoir constaté l’incapacité de la littérature moderne à traiter des sujets vraiment forts, l’auteur raconte l’aventure arrivée à un aristocrate français qui a suivi, à Paris, une prostituée à la beauté fascinante, qui lui rappelait quelqu’un. En effet, elle lui révéla être la duchesse de Sierra-Leone, l’épouse d’un des plus grands seigneurs d’Espagne. Elle se vengeait de lui de cette façon terrible, en souillant son honneur, car il avait fait tuer l’homme qu’elle aimait de l’amour le plus pur. Consumée par cette vie, elle mourut à la Salpêtrière.

http://barbeyaurevilly.mes-biographies.com/Les-Diaboliques.html

Sergio dit: à

Un Trommelfeuer c’est un bombardement d’artillerie terrible, un marmitage on aurait dit, bien que la notion de gros calibre apportée par le mot « marmite » n’y soit pas à proprement parler indispensable, l’essentiel étant le volume de feu, le nombre d’obus arrivant à la seconde. Tout de même, si c’est des gros, ça aide à comprendre…

John Brown dit: à

Toussaint ne regarde rien : il se montre. (Chaloux)

Il s’expose, oui. S’exhibe, dans toute sa blêmitude. Obscène, fut-il dit. Obscène.

Daaphnée dit: à

d’où l’expression « la marmite est pleine » ?

John Brown dit: à

Le type au tuyau-de-poêle, à gauche, mate le porcelet glabre, à droite, et se demande manifestement : « est-ce que je l’embroche ? « 

Chaloux dit: à

Arrête, JB ou je remets ton portrait sur Internet avec la légende : « mon pépé ».

Etude de moeurs dit: à

TKT dit: 2 septembre 2013 à 21 h 37 min
Daphnée, un bigorneau sur les « privat parts » de D. alias JC

Mais quelle burne.

John Brown dit: à

Quels nichons tout de même, cette liberté conduisant les people. Ce n’était plus le temps de Rubens, sans doute, ni même celui d’Hubert (attends la suite), mais, le diable m’emporte (attends la fin) on voyait encore de sacrés roberts !

Bon, au dodo, ça va bien comme ça. Et dire, comme disait feu LML, que ce blog de prestige est lu dans le monde entier. Jusqu’en Syrie, c’est dire. — Papa, achtung : gaz sarin! — Attends, j’ai pas fini de lire le courrier des lecteurs d’Assouline. — Encore un qui sera mort édifié.

Philippe Régniez dit: à

Bouguereau, votre truc sur les Pacus est destiné à un public anglais assez friand de ce genre d’anecdote. Les pacus, qui sont très bons à manger, laissent les nageurs et les baigneurs en paix.

D. dit: à

Un petit rappel : nous sommes sur un blog francophone et les commentaires doivent bien naturellement s’effectuer en Français.
Merci à chacun de respecter cette petite règle peu contraignante.

l'auteur dit: à

du bist absolutely richitig, caro D.

D. dit: à

La Liberté guidant le peuple sur le barricades était certes impudique, mais causait Français à ce que je sache.

l'auteur dit: à

mein little D., io pienso comme tigo que todos ceux qui write en foreigner deberian être sugared.

D. dit: à

Monsieur Assouline connait bien la photo.

Nuançons : il connait bien ceux qui en prennent de bonnes. Et de toutes façon je crois qu’il n’a jamais revendiqué le fait de prendre de bonnes photos. Certaines m’ont parfois plu quand même.

B. R. C. dit: à

« il n’a jamais revendiqué le fait de prendre de bonnes photos. » (D)

Eh, que voulez-vous, tout le monde ne peut pas être TKT.

B. R. C. dit: à

Bien. J’ai tout lu. Depuis le Polémikoeur de 17h38 jusqu’au D. de 23h48. Alors, avec ou sans votre permission, je crois que je vais aller me coucher.

D. dit: à

Quand je pense que le Goncourt c’est dans deux mois. Que le temps passe vite.

D. dit: à

Vanitas vanitatum dixit Ecclesiastes, vanitas vanitatum omnia vanitas, quid habet amplius homo de universo labore suo quod laborat sub sole generatio praeterit et generatio advenit terra vero in aeternum stat, oritur sol et occidit et ad locum suum revertitur ibique renascens
gyrat per meridiem et flectitur ad aquilonem lustrans universa circuitu pergit spiritus et in circulos suos regreditur.

Marie Time dit: à

Dans la salle de bain l’eau est marmiteuse mais le sentiment est océanique.

Montcalm dit: à

D. dit: à 0 h 00 min
Que le temps passe vite.

Comment peut-on dire ça à zéro heure ?

Montcalm dit: à

Le roman de Toussaint commence par une robe en miel. Ça ne vous rappelle rien ?
Ça devrait vous rappeler quelque chose.
Ça ne vous rappelle rien ?
Ça ne vous rappelle rien ?
Ça devrait vous rappeler quelque chose. Ça ne vous rappelle rien ? Ça ne vous rappelle rien ?
Ça devrait.
Ça ne vous rappelle rien ?
Ça ne vous rappelle rien ?
Ceci est un message personnel à John Brown.

TKT dit: à

D. alias JC, votre pseudo « BRC », c’est pour Burne Rance Certifiée ?

renato dit: à

« Voici un autre crétin qui n’a pas compris que ce n’en était pas non plus. »

Pauvre garçon, niveau de maternel.

MCourt dit: à

Ah, la Duchesse d’Arcos de Sierra Leone, née Turre Cremata. Peut etre la plus belle des Diaboliques!
Et la manière dont c’est envoyé au début et dans les toutes dernières pages.
J’aime un peu moins le centre. Reprise trop nette de Gabrielle de Vergy. Mais pour cette très simple phrase:
Il y avait sur cette carte en grandes lettres « La Duchesse d’ARCOS DE SIERRA-LEONE
Et au dessous un mot ignoble pour dire le métier qu’elle faisait »
je donne bien des Salles de Bain façon Minuit…
Bien à vous.
MCourt

Vous descendez à la prochaine ? dit: à

Le meilleur auteur de tout les temps : Dieu ! Ses ouvrages sont splendides, inventifs, mêlant le pire et le somptueux, Thierry et D., Toussaint et Voltaire, Valérie et Valery, l’Orient et l’Occident …

Suite Prince dit: à

Je pense que nous vivons une poque où tout est permis.
__

Drôle de poque en effet que celle où les méduses de ton espèce envahissent l’espace publique.

L'Illustration dit: à

Elle est parfaite cette photo de Toussaint bras tendu.

Amusante par le contraste, voulu, entre la femelle débraillée qui se prend pour une Femen et la bouille impeccable du Corse au regard sombre, sourire contenu.

remarque dit: à

@la femelle débraillée qui se prend pour une Femen

toujours frustré et c.n,le taré de pq!

le facteur à JC dit: à

 » contraste, voulu, entre la femelle débraillée qui se prend pour une Femen et la bouille impeccable du Corse au regard sombre, sourire contenu. »

le nase de PQ fait de l’humour

des journées entières dans les arbres dit: à

« grand succès à Saint-Germain-des-Près et dans tout l’archipel nippon »

Les bains japonais ?
http://www.japonasiemute.com/archives/2008/11/29/11563737.html

histoire belge ( c’est la rentrée !) :
Dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés.

renato dit: à

Une « femelle débraillée » ? où ça ?

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