de Pierre Assouline

en savoir plus

La République des livres
Nagez vos vies !

Nagez vos vies !

Autant vous l’avouer à ma courte honte : je n’avais jamais entendu parler de Al Alvarez. J’ignorais même qu’il fut un écrivain. On m’aurait assuré qu’il devait sa gloire à son coup de batte légendaire dans la ligue cubaine de base-ball exilée à Miami que je me serais précipité sur youtube pour en attraper quelques parties d’anthologie. Aussi il m’a fallu découvrir la version de française de Nager sa vie (Poundlife, traduit de l’anglais par Anatole Pons-Reumaux, 266 pages, 21 euros, Métailié) pour apprendre que deux autres de ses livres avaient été traduits chez nous par le même éditeur il y a quelques années, Nourrir la bête et Le plus gros jeu. Et cette fois donc ce journal d’un nageur de 2002 à 2011. A la fois ou successivement poète, critique littéraire et universitaire, Al Alvarez (1929-2019) nous propose donc ses notes à leurs dates en sa qualité de nageur. Une addiction chez lui qu’il prétend ranger sur le même plan que les quelques autres qu’il chérissait de longue date : le poker, le suicide, l’alpinisme, le divorce… Mais surtout nager. Un besoin vital physiologique, spirituel, intellectuel, social pour cet homme qui aura sa vie dans une quête infinie de l’adrénaline. Inutile de préciser qu’il n’a jamais rien fait pour se désintoxiquer. On ne l’aurait jamais vu à une réunion en slip de bain et en cercle fermé des Nageurs Anonymes.

Tant d’écrivains ont chanté sa louange, de J.M. Coetzee à Sylvia Plath et de John le Carré à Philip Roth (qui signe la préface, on ne se refuse rien) qu’ils ne pouvaient tous être mus par l’amour exclusif de la natation. Le fait est que son Journal est un bijou de prose poétique enchâssé dans un récit de narrative non-fiction. Notre Alfred a jeté l’éponge le jour où son corps l’a lâché, il lui a dit non face à l’effort. Les genoux ont refusé, puis les articulations en général. Alors lui qui nageait presque tous les jours sur une distance de 50 mètres en crawl à l’aller et en dos crawlé au retour, s’est surpris à espacer ses visites au bassin jusqu’à s’y présenter un jour en fauteuil roulant. J’allais oublier l’essentiel de ce qui fait le charme de son livre. Encore qu’il ne dédaigne pas les piscines ou les mers, c’est dans le plan d’eau de ses rêves que ce londonien pur jus a nagé pendant des années : les étangs de Hampstead Heath (« un décor de théâtre ») alimentés en eau par la rivière Fleet, ceux-là même où il avait appris à barboter dans son enfance. Mais nager, ce qui s’appelle nager, ca a commencé à 11 ans ici-même. Et depuis, je nage donc je suis. Une enfilade de quatre étangs à la fréquentation spécialisée : celui des hommes, celui des femmes, des couples mixtes et celui des bateaux-miniatures (à croire que la charia est passée par là par anticipation à moins que ce ne soit tout simplement la déclinaison des traditions séculaires propres aux clubs de gentlemen). Un endroit certes public et en plein air mais très aménagé avec coin vestiaire, échelles, jetée et maitres-nageurs.

« Est-ce que les hérons se font remarquer que leur gorge ressemble à un entrejambe de nageur ? »

Bernaches du Canada, canards, poules d’eau, grives draine, corneilles, sternes, hérons, martin-pêcheur, cygnes, carpes, foulques … C’est le voisinage permanent. Une familiarité de tout instant, une complicité qui le mène à interpréter un certain sifflement comme signifiant « Barre-toi ! » en foulquien. C’est là que Keats a écrit son Ode à l’automne. Cela peut parler à des lecteurs français de même qu’un prête ivrogne échappé d’un roman de Graham Greene mais contrairement à une eau décrite comme aussi noire que le lac de Grendel dans Beowulf (qui chez nous a lu le fameux long poème en vieil anglais du haut Moyen-Âge ?). Ou au caractère déconcertant d’un tableau de Bridget Riley ? Lorsqu’un nageur de cette bande s’avance dans la jetée, il se prend pour Lear dans la tempête. Tout de même !

« Nager sous la neige. Mieux que chanter sous la pluie mais, bon Dieu, qu’est-ce que l’eau était froide »

Souvent en été, il y a foule à Hampstead Heath. Heureusement que les étangs y sont nombreux. Quand on pense qu’il y a une vingtaine d’années, le Conseil du Grand Londres a voulu en interdire l’accès au motif que leur entretien alourdissait leur budget. Il a fallu que les baigneurs lui fassent un procès et l’emportent par une décision de justice (il y eut même tout récemment un autre débat pour savoir si un étang devait être réservé aux « trans exclusive » !). Nager sa vie (beau titre dont l’interprétation est libre) est aussi le journal d’un corps vieillissant puisqu’il faut être solidaire de tous ses âges. L’arthrose est là qui guette en permanence, les problèmes de genoux et ainsi de suite. Pour lui, la cloche a sonné à 79 ans. Déchéance irréversible et disparition de la dignité. Alors on se traine jusqu’à l’étang pour y croire encore. Le mot de Bette Davis ne suffit plus (« Vieillir c’est pas pour les mauviettes ! ») Mais comme par magie, dès que l’on entre dans l’eau et que l’on esquisse les premiers mouvements, tout s’estompe, les douleurs s’absentent, les maux se font la malle même si l’on sait qu’ils reviendront à la sortie. Mais dans l’intervalle, quelle félicité, quelle parenthèse enchantée, quel acquiescement au monde et à la vie ! Bien sûr, par grand froid, c’est une épreuve difficilement mâtée par l’autodiscipline.

S’il ne fait pas ses longueurs habituelles, Alvarez aurait le sentiment de s’être renié et cette perspective lui est inenvisageable. Même si la température est déjà 7 degrés, lorsque le froid s’insinue partout, il fait surtout mal aux dents. C’est le dernier défi de ces anciens athlètes des étangs : celui lancé au froid en plein hiver, à la limite du point de gel, quand on n’y voit goutte, que l’eau est noire et que l’on nage sous une pluie drue et un vent mauvais. Pour ne rien dire de « l’odeur de légumes » que dégage souvent l’étang des hommes et qui n’est pas des plus goûteuse. De même pour cette matière huileuse que produisent les fleurs en décomposition jusqu’à constituer une écume épaisse dans laquelle on n’a pas envie de plonger la tête.  Il est vrai que son propre aveu, notre auteur s’y connait moins en fleurs qu’en arbres. Ah, parlez-lui des hêtres pourpres… Une certaine manière d’être à soi-même un ascète dur au mal.

« La littérature est peut-être un art magnifique -et encore-, mais le monde littéraire est peuplé de monstres »

En vérité, s’il pouvait se contenter de passer ses journées à nager, lire, flâner, nager il serait le plus heureux des hommes. Mais sa retraite étant assez maigre, il doit encore fournir du papier à la grande machine éditoriale pour améliorer l’ordinaire. Il se remet donc à écrire des critiques pour la New York Review of Books à laquelle il a longtemps collaboré quand il ne prononce pas des conférences à la New York Public Library. Des vicissitudes du temps mais il y a pire. Les prémices du dérèglement climatique notamment. Aussi, le pire, ce n’est pas tant le froid que le fait qu’il n’y ait plus de saison. La nature étant désormais détraquée, on ne peut plus prévoir. La seule chose qui reste stable, c’est le calendrier des récitas et concerts de son ami Alfred Brendel. Lorsqu’ils se situent dans la région londonienne, sinon au Brighton Festival, il y va et le souper après lui est aussi inoubliable que la version du grand pianiste en compagnie du baryton Matthias Goerne du Winterreise de Schubert.

« A la fin, Alfred a posé ses mains sur le clavier et n’a plus bougé pendant une longue minute ; quand il a fini par esquisser un geste, le public était tellement envoûté par la musique que personne n’a bronché. Puis ça a été un grand tonnerre d’applaudissements, tout le monde comme sous le choc, conscient d’avoir assisté à quelque chose de grand »

Il a aussi ses copains nageurs du club des Highgate Lifebuoys qu’il retrouve chaque matin depuis des années quelle que soit la météo, laquelle joue un si grand rôle qu’il note la température ressentie (celle qui est affichée n’a aucun sens, il lui arrive de ne pas bouger d’un iota pendant dix jours ! et il y a trois thermomètres qui affiches des températures différentes…) systématiquement à côté de la date. L’eau est souvent glacée mais qu’importe. Le jour où leur doyen de 89 ans a rendu l’âme, ils lui ont réservé la sonnerie aux morts, puis ils ont dispersé ses cendres depuis l’ancien plongeoir et les maitres-nageurs ont plongé dedans d’un même élan alors qu’elles se posaient dans l’eau.

Malgré l’épreuve du froid, on ne se prend pas au sérieux. Tous nagent pour conserver l’espoir, un semblant équilibre mental et l’oubli de son corps. Après, il ne s’agit que de nage et non de natation. Cela laisse le loisir de s’émerveiller  en dos crawlé d’un couple de sternes « tout de grâce et de clarté  dans la lumière aveuglante qui m’ont fait l’effet d’un don du ciel », de tutoyer les animaux et d’observer les cormorans déployer leurs ailes se sécher « constituant ainsi un rassemblement de boucliers ducaux ». Le 11 novembre, un membre de la bande apporte son clairon et fait retenir la sonnerie aux morts ce qui émeut jusqu’aux cygnes qui marquent la pause par respect, tandis qu’un maitre-nageur accroche un grand drapeau britannique au garde-fou au bout de l’ancienne jetée et que les nageurs debout et à moitié à poil, se tiennent au garde-à-vous.

« Encore une chose que j’apprécie à l’étang : c’est le dernier avant-poste de l’Angleterre »

(Photos Andy Hall et Hollie Fernando)

Cette entrée a été publiée dans documents.

1387

commentaires

1 387 Réponses pour Nagez vos vies !

rose dit: 22 août 2026 à 4h39

La loi sur la fin de vie, c’est ouvrir la boîte de Pandore

VIDÉO. Fin de vie : « Si la loi passe, je rends ma légion d’honneur » https://share.google/2tzwXGkzkeahBL22w

Normalement, charité bien ordonnée commence par soi-même. Encore faudrait-il s’aimer un tantinet.

renato dit: 22 août 2026 à 5h07

Goliarda Sapienza a été retrouvée morte dans l’escalier de sa maison : arrêt cardiaque. Il n’a jamais été question de suicide. Du moins, pas chez les gens dotés d’un minimum de bon sens et dépourvus de mythes et de légendes.

Phil dit: 22 août 2026 à 7h02

à la Palud

Difficile d’aborder Paludes au débotté, risque de trébuchement, indeed.

J J-J dit: 22 août 2026 à 7h02

Se réveiller en pleurant après un rêve de banquet montre un contraste fort entre l’abondance apparente de la nourriture et un grand vide ou une tristesse intérieure. Les carottes râpées symbolisent la simplicité ou la frustration, tandis que les poulets gras et dégoulinants traduisent un trop-plein d’émotions ou une digestion difficile d’un événement récent. Les éléments clés de ce rêve sont les suivants -> Le banquet qui représente le partage, le lien social ou un besoin de réconfort affectif qui semble excessif ou inassouvi. Les carottes râpées qui évoquent la monotonie, un effort machinal ou une impression de manger « du pareil au même » sans saveur. Les poulets rôtis gras qui symbolisent la culpabilité, le dégoût face à une situation lourde, ou une surcharge mentale et émotionnelle indigeste. Quant aux pleurs au réveil, ils libèrent une tension accumulée, une nostalgie ou un deuil inconscient que la nourriture n’a pas pu combler.
___________
(Nota Bene) On n’a aucun droit de faire cela, et pourtant, il le faut. Parce que tout ce que nous rapportons ici est passé au crible de l’IAG, les machines mises au point ayant précisément pour fonction de sonder et d’orienter notre « inconscient collectif », mieux que nous saurions le faire nous-mêmes, d’en typifier les structures sociales similaires parmi les gens, pour mieux contrôler et diviser les populations sujettes.
Heureusement, nous autres, qui résistons à cette emprise invasive, avons encore le pouvoir de bien mieux analyser par nous-mêmes ce que nous racontons de nos rêves. Et si, comme le soutenait Jacques Lacan, « l’inconscient est structuré comme un langage », il avait oublié de préciser que le langage pour se faire comprendre d’autrui n’est jamais le langage que l’on se tient intérieurement, ni celui qui passe par l’écriture de soi. Par conséquent, aucun algorithme, aussi performant soit-il ne parviendra jamais à ‘objectiver’ la structure de l’inconscient de chacun.e. Adoncques, restons résolument sereins sur le sujet !
Bàv,

J J-J dit: 22 août 2026 à 7h09

On ne sait pas si cette dame a rendu sa Légion d’Honneur…
Moi, je ne vais pas menacer la République de lui remettre un tel hochet par dépit, vu qu’elle ne m’en a jamais donné. Et que si elle avait dû le faire, j’aurais immédiatement décliné. On n’est pas un cul-béni de Sarkozie. Les bracelets ne font pas bling-bling à cinquante ans.

J J-J dit: 22 août 2026 à 7h22

les gens dotés d’un minimum de bon sens et dépourvus de mythes et de légende (sic). En général, ils sont dépourvus de pas mal d’autres choses et insensibilités, des gens malheureux qui croient être plus heureux que d’autres.

B dit: 22 août 2026 à 7h32

Les frappes chirurgicales d’Israël pour éliminer un à un les bouchers du 7 octobre

Une guerre chirurgicale si précise qu’elle a élargi le champ opératoire pour extirper d’éventuelles métastases : l’État d’Israël a rayé de la carte des vivants dans la bande de Gaza 65 000 unités. C’est un peu une chimio expérimentale qui, comme tous ces traitements efficaces, d’ailleurs, contre le cancer, tue aussi les cellules saines.Le Hamas a décroché la palme de la connerie, grâce à lui, même la Cisjordanie, pourtant pacifique jusqu’à présent, s’en prend plein la gueule. Aux assassins du Hamas répond un État assassin qui s’éloigne, me semble-t-il, de tout ce que sa religion prône, n’en déplaise aux extrémistes religieux ultra-orthodoxes qui, bien qu’influents au sein du gouvernement, protègent leurs ouailles et refusent obstinément de participer aux combats, les courageux! BN, quant à lui, s’est lancé dans une fuite en avant pour, entre autres motifs (il en existe de légitimes, légitime défense) , éviter divers procès qui, si la justice suivait un cours impartial, l’enverraient en prison.

B dit: 22 août 2026 à 7h43

Pas lu ce merveilleux billet aquatique. Peut-être devrais je m’y résoudre pour oublier ( entre autres choses) une première impression tenace qui me hante et dont j’avais oublié la teneur: réac un jour, réac toujours. Je dois dire qu’il m’arrive de me compromettre intérieurement, d’abriter des pensées susceptibles d’appartenir au camp de la « réaction ». Cependant, face à la complexité des situations rencontrées, à la difficulté de concevoir des solutions justes et justifiables, je démissionne. L’état du monde s’apparente à un cynique , sinistre, infect bordel, commenter? Oui, pourquoi pas, mais cela ne sert à rien d’autre qu’à afficher fièrement sa couleur.J’ai perdu les miennes.

B dit: 22 août 2026 à 7h52

Voir ou revoir L’effet aquatique, dernier film de la regrettée cinéaste Solveig Anspach, morte des suites d’un cancer.

D. dit: 22 août 2026 à 8h07

On mange évidemment trois fois par jour ; avec des espacements presque égaux ; une ration calorique adaptée à son âge ; sa corpulence normale ; son activité ; l’exposition au froid ou à la chaleur ; des aliments adaptés et de qualité : les piliers étant la ration protéique, la quantité et la qualité des acides gras (bannir fritures et huiles de graines cuites ou crues, détruisant littéralement le métabolisme), la quantité de sucre lents ou rapide ingérés (très peu le soir est bien), la quantité de fibres, la quantité de vitamines, de sels minéraux (Mg et K notamment, très important), la maitrise de l’acidité (donc attention aux fruits).
Graisses recommandéed : de poisson, de boeuf ayant seulement brouté, crème et beurre de vache broutant exclusivement, graisse de canard ou oie, huile d’olive crue extra vierge première pression à froid,

renato dit: 22 août 2026 à 8h10

Il est bien connu que les gens de gauche seulement ont un cœur, et que tous les autres en sont dépourvus et sont insensibles — naturellement, n’allons pas nous pencher sur la qualité de leur cœur ni sur la nature de leur sensibilité, nous risquerions de nous salir.

puck dit: 22 août 2026 à 8h11

carlito !!!!!!!!!!!!!!!!!

c’est quoi ton histoire de gens heureux et malheureux ?
tu nous fais du pedro ?

tu peux développer un peu ?
donc ton objectif c’est d’être heureux ?
et pour ça tu essaies d’oublier qu’il y a des gens malheureux sur cette terre ?

en fait tu recherches un bonheur d’égoïste ?

puck dit: 22 août 2026 à 8h14

faut écouter l’émission de Finky de ce matin sur l’ia.
je sais pas si c’est une redif : chaque émission à finky on a l’impression des les avoir déjà entendues 10 fois.

cela dit c’est marrant de les entendre parler de l’avènement de l’IA comme s’ils vivaient dans un monde normal où en dehors de l’IA tout est normal.

un peu comme quand passou parle de natation où il donne cette impression que par ailleurs tout baigne.

D. dit: 22 août 2026 à 8h14

Imaginer que LFI, le PS ou les écolos puisse emporter la présidentielle dans 9 mois est une vaste blague qui va occuper des millions de gens.
Ça commence maintenant. Je leur souhaite un bon amusement.

puck dit: 22 août 2026 à 8h15

seuls les gens de gauche ont un coeur ?

disons que les gens en général ils ont surtout des dettes qu’ils n’arrivent pas rembourser.

du coup ils s’endettent pour rembourser leurs dettes comme le font tous les pays occidentaux.

D. dit: 22 août 2026 à 8h20

En tout cas, ce qui va baigner, c’est Paris. Malheureusement ce sera peu nageable. Évoluer par 10 degrés en haut boueuse chargée des reflux huileux d’égouts, au milieu des ordures et des branches charriées par le courant, peut-être aussi des cadavres animaux…non merci.

renato dit: 22 août 2026 à 8h21

Je n’ai aucune dette et je ne suis pas endetté, mais j’ai une règle : un euro ne sort que lorsqu’un euro entre grâce à mon travail. On m’a appris, à mon époque, que c’est la base du bien-être.

renato dit: 22 août 2026 à 8h29

La société de masse homogénéise les désirs, effaçant toute individualité. Dans cette perspective, les biens de consommation servent à compenser la misère spirituelle du quotidien, dans une situation où l’on consomme pour se croire libres, alors qu’en réalité l’on reste esclaves du système.

Chaloux dit: 22 août 2026 à 8h47

Passant ici, je lis ce qui mérite de l’être, c’est à dire que je ne lis rien, à part deux posts de Renato.

Moi aussi, j’en ai assez de l’été: « Mon automne éternelle, ô ma saison mentale », dit le poète. Comme je déteste la chaleur, ce qui me contrarie le plus c’est de ne plus pouvoir me rendre en Italie durant les mois d’été. J’irai désormais en avril… Il me faut maintenant débusquer l’endroit béni où l’été n’existe pas.

@Alfred. Ma belle-mère disait souvent: « On creuse sa tombe avec sa fourchette ».

J J-J dit: 22 août 2026 à 8h49

@ Il est bien connu que les gens de gauche seulement ont un cœur,

Encore une nouvelle ineptie. Tout le monde a le cœur situé à gauche, (sauf les malformés, les marchands d’art repentis et les ouvriers de la 11e heure).

D. dit: 22 août 2026 à 8h52

Moi aussi j’aime l’automne et particulièrement sa fin qui correspond à l’apogée de l’endive.

D. dit: 22 août 2026 à 8h53

Non « ils » n’ont pas multiplié les pains et les poissons. DIEU a multiplié les pains et les poissons.

puck dit: 22 août 2026 à 8h53

au début de la République de Platon, il commence par parler de la dette de la Cité.

il explique que cette dette, quand elle atteint un certain seuil, a pour effet de créer une oligarchie au sein de la Cité qui va s’enrichir au dépend des citoyens.

Platon était-il de gauche ? non ! au contraire c’était un putain de réactionnaire.

Pourtant Marx va redire la même chose pour le capital.

du coup ces histoires de gauche et droite c’est tout ces conneries.

puck dit: 22 août 2026 à 9h04

d’ailleurs c’est amusant de voir cette fixation des US sur l’IA comme si leur avenir en dépendait.

aux US les seules richesses produites depuis 30 ans sont uniquement des richesses financières.

comme le dit aussi Platon (et aussi Aristote dans l’Ethique) quand avec le système de dette on ne produit que de la richesse financière ayant pour effet d’enrichir les créanciers il arrive toujours un moment où ces créanciers plongent avec leurs débiteurs et le système entier s’effondre.

Aristote le dit quand il analyse l’histoire des empires genre Babylone et autres empires d’Asie mineure qui ont tous disparu à cause de leur dette.

les US et la plupart des pays occidentaux en sont arrivés là.

et il est évident que loin de les sauver l’IA ne va faire qu’accélérer ce processus.

puck dit: 22 août 2026 à 9h08

c’est pour cette raison qu’en Chine tous les crédits passent par l’état et pas par les banques privées.

pour justement éviter de créer une oligarchie dont l’état deviendrait esclave comme c’est le cas en France.

limite on a l’impression que les seuls qui ont lu et compris Aristote et Platon c’est les chinois.

puck dit: 22 août 2026 à 9h12

c’est la raison pour laquelle Keynes était opposé à la création du FMI.

au final les américains ont gagné et ils ont créé le FMI.

pour s’enrichir le FMI a appauvri des dizaines d’état.

exactement comme le font les banques américaines avec leurs citoyens.

Keynes avait compris qu’au départ ces entités s’enrichissent, mais il arrive un moment où elles s’appauvrissent et le système complet s’eefondre.

sans doute Keynes avait-il lu Aristote ?

puck dit: 22 août 2026 à 9h13

donc ces histoires ne concernent pas la droite et la gauche elles sont juste liées à une connaissance de l’Histoire et aussi de comprendre une logique que même des gamins peuvent comprendre.

puck dit: 22 août 2026 à 9h21

si cet aspect de l’Histoire de l’humanité était enseigné à l’école le monde fonctionnerait différemment.

exemple au hasard : les croisades financées par Rome : les musulmans ne représentaient aucun problèmes puisqu’ils autorisaient la présence des chrétiens à Jérusalem.

exemple : Guillaume le conquérant a été fait roi par Rome, en échange il devait laisser le Vatican nommer les archevêques pour récupérer le pognon.

ces types devaient s’endetter pour créer leur armée et le FMI de l’époque c’était le Vatican !

l’oligarchie c’était les évêques : le système était fait pour enrichir non pas les les peuples mais le Pape.

puck dit: 22 août 2026 à 9h23

des systèmes aussi injustes que ceux mis en place par le Vatican ne peuvent que finir par s’effondrer de l’intérieur parce que ce sont des systèmes pourris de l’intérieur portés par des gens pourris de l’intérieur : exactement comme la Suisse.

puck dit: 22 août 2026 à 9h26

pour ça que l’affaire Epstine dit bien plus que des viols de mineures ou du trafic d’êtres humains : il révèlent un système pourri de l’intérieur gouvernés par des types eux-mêmes pourris de l’intérieur, donc un système qui porte en lui-même tous les germes de son effondrement.

Chaloux dit: 22 août 2026 à 9h41

La gauche est un mirage, c’est le pays où l’on n’arrive jamais.

Perte de temps.

B dit: 22 août 2026 à 9h49

« On creuse sa tombe avec sa fourchette ».

Régime trop carné: cancer colorectal
Tabac: cancer pulmonaire
Tabac associé à alcool: facteur de risque.
Pesticides ingérés, polluants respirés: cancers divers et notamment lymphomes non hodgkiniens.
Radiations: cancers du sang, thyroide.
Régimes trop sucrés, obésité et maladies attenantes: diabète, maladies cardio-vasculaires.
Facteurs environnementaux: majoration du risque de survenue d’un cancer.
Alcool: augmentation des facteurs de risques. cancer du foie.
Cocaine et autres drogues: https://www.addictaide.fr/autres-drogues/les-complications-de-la-cocaine/

Remarquons que les personnes privées de nourriture et donc de fourchette meurent également sans pouvoir creuser leur tombe aidées de cet instrument.

Les polluants éternels (PFAS) sont des substances chimiques qui s’accumulent dans l’environnement et le corps. Certains de ces composés, comme le PFOA, sont classés comme cancérogènes avérés pour l’homme par le CIRC, tandis que d’autres sont jugés suspects, augmentant les risques de cancers notamment du rein, des testicules ou de la thyroïde.

renato dit: 22 août 2026 à 10h10

Il est bien connu que JJ-J, censeur autoproclamé, peut juger de ce qui est ou n’est pas inepte, c’est dommage qu’il soit lui-même une ineptie… il y a toujours un manque de petits maîtres… un qui prend les choses en main ne peut faire de mal à personne ! Oups ! J’oublie toujours que ce grand intellectuel n’a aucune idée claire de ce qu’est l’ironie.

B dit: 22 août 2026 à 10h16

disons que les gens en général ils ont surtout des dettes qu’ils n’arrivent pas rembourser.

Puck, en dix ans, ces gouvernements successifs, ni de droite ni de gauche, que j’estime plutôt centristes ( droit? un peu de gauche par obligation), ont su creuser la dette du pays d’une part en raison des crises successives, de l’autre, les économistes seront plus compétents pour statuer sur d’éventuelles erreurs de gestion, de choix de politique économique.

https://www.ofce.fr/blog2024/fr/2025/20250908_XR2/

J J-J dit: 22 août 2026 à 10h21

2 – André Dhôtel en Belgique.
1 – Giono et l’histoire de l’oeuf (piquée à Stendhal), dans Angelo, où une paysanne exposait un œuf arborant le profil de Napoléon et un aigle, une pièce symbolisant la persistance du bonapartisme dans la population. En tentant d’acheter cet objet provocateur au grand soulagement de la paysanne, Angelo semble faire preuve d’insouciance face à la surveillance policière. En réalité, le prétendu surveillant policier va s’avérer un complice du rusé Angelo qui sut très bien comment le démasquer.

J J-J dit: 22 août 2026 à 10h27

Lâchez-moi la grappa avec votre prétendue ironie. SVP. Contentez-vous de celle de votre ami-D-on, plutôt que de passer votre temps à vous écouter écrire vos éternelles salades à la sauce chavilloise. Merci. Bàv,

renato dit: 22 août 2026 à 10h29

Bon, trêve de plaisanteries. Aujourd’hui, le 22 août 1893, naissait Dorothy Parker, écrivaine américaine et victime du maccarthysme. Radicalisée par l’exécution de Sacco et Vanzetti. Elle fonda la Ligue antinazie d’Hollywood et vint en aide aux orphelins de la guerre civile espagnole. Amie du Martini Dry n’avait certainement pas besoin des petites polémiques dont se nourrissent les gauchistes frustrés pour être :

https://lesempio.blogspot.com/2010/02/dorothy-parker-autobiography.html?q=Dorothy+Parker

Et si un crétin a un problème avec l’autoréférentialité, qu’il ne clique pas sur le lien.

J J-J dit: 22 août 2026 à 10h36

dans le K, L’œuf (pour 9.30)
un oeuf éKalé et un poisson éKaillé (pour Marc & Jean-Pierre),
aux noces de Kana… furent surmultipliés (pour Dédée),
La supplication @ Tchernobyl (pour Svetlana Axeleievitch).
B. serait de retour de vacances Elle a essayé de ne point faire de dettes. (la prison du Cherche-Midi pour les dettiers, surtout)

Chaloux dit: 22 août 2026 à 10h36

Si, avec la gauche on arrive tout de même quelque part: au flan pourri qui veut revenir sur la table, à des Moscovici, Royale, et tant d’autres répugnants personnages (le ridicule député Brun) etc. Naufrage.

Il est évident que la Gigi est un non-être d’une rare imbécilité. Il est l’un des seuls ici à ne pas le savoir (à part encore plus bête que lui, la vieille rosse et quelques autres). Il y en a un qui doit se mordre les doigts de ses quelques lignes d’éloge de jadis (Hurkhurkhurk!). Je dois me rendre à Saintes et Royan d’ici quelques temps, je verrai si j’ai un moment pour contempler ce monument de sottise.

renato dit: 22 août 2026 à 10h37

Le premier à lascer la grappe, ici ça devrait être vous, mais comment peut-on exiger un minimum d’éducation d’un gauchiste qui se croit civilisé ? En fait, si vous étiez capable de vous mêler de vos affaires, nous serions tous plus sereins et il y aurait moins de polémiques stériles — tout ce qui vient de vous est stérile.

Chaloux dit: 22 août 2026 à 10h47

Déjà dans une impasse »…

« P. Assouline. – Diagonal intervenait tous les jours de manière brillante (sic:), sans se priver de faire part de son mépris total à mon égard et vis-à-vis de l’ensemble des lecteurs. Il a fini par faire ses adieux. »

Hurkhurkhurk!

Diagonal, c’est à dire Gigi la visqueuse… Comme cul de basse fosse, ce n’est pas mal.

rose dit: 22 août 2026 à 10h47

Chaloux n’a pas passé de bonnes vacances. Il ne revient pas, ayant changé d’air, reposé, heureux et détendu.

J J-J dit: 22 août 2026 à 10h49

DETTE SOUVERAINE
Souvenons-nous qu’au début du Tiers Livre, Panurge
livre un vibrant et comique « éloge des dettes », affirmant que le « lien d’emprunt » fait tenir le monde uni et garantit la paix universelle. En effet, le fait d’emprunter et de devoir de l’argent consolide pour lui le ciment social. Si personne ne devait rien à personne, il n’y aurait plus de solidarité ni de commerce. Le créancier devient l’obligé du débiteur et prie sans cesse pour sa longue vie afin d’être remboursé. Dans cette allégorie cosmique, Rabelais entendait assurément élargir la dette à une loi d’airain de l’univers où les éléments s’emprunteraient mutuellement leur substance dans un grand réseau de vie.
On pourrait aisément imaginer sur quoi pourrait reposer, de nos jours, une économie du don et du contre-don pour nous sortir sereinement du néo capitalisme mortifère le plus stérile.

Chaloux dit: 22 août 2026 à 10h50

Chaloux a passé d’excellentes vacances, au frais. Elles sont loin d’être terminées, nous repartons lundi.

Chaloux dit: 22 août 2026 à 11h02

J’ajoute que je n’ai jamais méprisé Pierre Assouline, je l’ai discuté et (vertement), contesté et j’ai même sommairement investigué sur son cas. Cela ne lui a pas plu, ce qui n’aura échappé à personne. Un diner récent avec un (très) gros légume en retraite du ministère de l’intérieur m’a expliqué pourquoi, sous le sceau du secret. J’ai mieux compris. Mais rassurez-vous, Pierre Assouline, je ne dirai rien. (Je dine rarement mais toujours utile).

(Sa seule énorme sottise, c’est celle du concept de « style poreux ». Rien que cette appellation aurait dû le dissuader d’en faire mention).

Quant à son interdiction à une universitaire d’utiliser mes posts, j’avoue n’en avoir rien eu à foutre, je ne fais pas carrière.

rose dit: 22 août 2026 à 11h06

Alors, puisque l’individu a passé d’excellentes vacances, c’est lié à sa nature, teigneuse.

Chaloux dit: 22 août 2026 à 11h14

Sur le naufrage de la gauche, j’oubliais le sottissime Emmanuel Grégoire qui veut multiplier les terrasses de loisirs sur les toits de Paris, au mépris de la propriété privée et du bons sens. Va-et-vient incessants dans les immeubles, cambriolages, agressions de toute nature, dégradations (qui paiera?),incendies, lancers d’objets, chutes sur le pavé, on peut toujours compter sur un socialiste pour émettre une idée à la con.

Un journaliste de la télé publique pense que 7000 visiteurs (à voir) à la fête de LFI est une « démonstration de force ». Ah bon.

Hurkhurkhurk!

Chaloux dit: 22 août 2026 à 11h17

La teigne ce serait plutôt la vieille rosse, mais celle-là je ne risque pas de l’attraper!

Hurkhurkhurk!

(Pour eux qui seraient tentés -la boldoclopine ou autres- une épidémie de teigne, de viols et de tuberculose est en ce moment disponible à Ceuta).

Alfred dit: 22 août 2026 à 11h19

@Chaloux
Mes salutations pour votre belle-mère.
Encore de belles et bonnes vacances pour vous.

Chaloux dit: 22 août 2026 à 11h20

J’informe cette assemblée que la rosse est une variété de teigne à tête mafflue. A éviter absolument…

Hurkhurkhurk!

puck dit: 22 août 2026 à 12h00

« Souvenons-nous qu’au début du Tiers Livre, Panurge
livre un vibrant et comique « éloge des dettes », affirmant que le « lien d’emprunt » fait tenir le monde uni et garantit la paix universelle »

souvenons-nous d’abord de l’époque où il écrit ça.

l’Europe est sortie de la gouvernance de Rome comme banque centrale européenne avec toutes les guerres menées pour conserver cette position dominante sur la finance européenne pour entrer dans un système bancaire diversifié (Florence & co)

un grand moment de révolte contre la dominance financière du Vatican a été la mise en place d’un 2è pape à Avignon pour ne pas payer.

bon qu’importe, quand Rabelais écrit ça c’est vraiment une nouvelle époque qui est en train de naître et au moment où il écrit ça il a probablement raison.

Au 19è Adam Smith, Mill ou même Marx écrivent à peu près la même chose.

pourquoi ? parce que la dette sert les états à financer leur essor,ex : industriel.

un système qui aurait pu effectivement profiter aux classes sociales intermédiaires.

à partir de la fin de la 1ère guerre mondiale le système de dette va uniquement servir à enrichir les banques et autres créanciers.

c’est le début du passage du capitalisme industriel au capitalisme financier.

il y a exactement 100 ans, en 1926 on avait les grèves et une grande dépression économique en Angleterre.
pareil aux US, et en France.

contrairement à ce que dit Rabelais : la dette sert uniquement à enrichir les plus riches.

aujourd’hui aux US 60% des ménages sont obligés de s’endetter un peu plus chaque mois pour payer les intérêts de leur endettement précédent : leur dette triple tous les 2 ans ! (un peu comme la France)

pourquoi ? pour enrichir un peu plus les usuriers !

donc on revient 2.000 ans en arrière quand Rome s’enrichissait par l’usure en appauvrissant les populations européennes et en finançant les guerres.

aux US il n’y a que les 10% de la population les plus riches qui consomment : ils achètent des bagnoles de luxe, des baraques à 20 millions de dollars, des yacht etc…

les autres ne peuvent pas consommer du coup les industries ferment les unes après les autres.

c’est là qu’on va atteindre le point de rupture où après avoir appauvri les plus pauvres, les usuriers vont s’appauvrir eux mêmes.

exactement ce dont parlent Platon et Aristote.

1/ passage d’un capitalisme industriel à un capitalisme financier

2/ passage d’un capitalisme financier à l’effondrement du système parce que le capitalisme financier n’est pas fait pour survivre.

puck dit: 22 août 2026 à 12h08

c’est là où l’école de Chicago et Friedmann se sont gourés.

Firedman parlait de ruissellement : l’argent des plus riches devait ruisseler à travers la société pour rednre plus riches les classes sociales basses et intermédiaires.

ça a été le pari de Reagan et Thatcher.

sauf que c’est l’exact contraire qui s’est produit.

l’Angleterre est un des pays d’Europe qui s’appauvrit le plus chaque année avec une détérioration complète du tissus et du pacte social.

d’où sans doute leur désir de faire la guerre à la Russie : comme Athènes et Troie : quand on s’appauvrit on devient jaloux de ceux qui s’enrichissent et si un anglais qui a l’habitude de prendre le métro à Londres prend celui de Moscou c’est humain qu’il ait l’envie de le détruire.

on aimerait que Thatcher soit là pour voir le résultat de sa politique de merde.

D. dit: 22 août 2026 à 12h11

En attendant, c’est toi qui ruisselles, Puck. On arrête pas de passer la serpillère (wassingue, chez Chantal).

puck dit: 22 août 2026 à 12h19

Nolan insiste bien sur ce côté resplendissant de Troie.

alors de l’autre côté ce sont des ploucs.

façon de dire que toutes ces justifications liées aux décisions des dieux ou les trucs inventés par Homère avec la belle Pénélope etc… c’était tout du flan : la seule justification à ce massacre c’est la jalousie !

les grecs ne supportaient pas cette cité qui était plus belle et plus prospère que la leur, du coup ils les ont tous massacrés avec femmes et enfants.

parce que les grecs étaient juste des putains de suprémacistes racistes et tarés : ce que montre bien le film de Nolan.

puck dit: 22 août 2026 à 12h27

D. durant des siècles le Vatican s’est enrichi en pratiquant l’usure qui appauvrissait les peuples et finançait les guerres !

les croisades, Jérusalem c’était pas la peine : les musulmans acceptaient et respectaient la présence chrétienne à Jérusalem.

ce sont les chrétiens qui ne supportaient pas la présence musulmane à Jérusalem.

tu sais pourquoi ? parce que comme les sionistes aujourd’hui les chrétiens de l’époque étaient juste des putains de suprémacistes ethno racistes !

et ça n’a pas changé : l’occident chrétien est resté une civilisation ethno raciste et suprémaciste.

ton Dieu il sert surtout à fabriquer des tarés.

closer dit: 22 août 2026 à 13h04

« Les musulmans respectaient la présence chrétienne à Jérusalem »…C’est complètement dingue d’écrire une connerie pareille. Les chrétiens étaient les habitants originaires du pays, avec les juifs, et il faudrait s’extasier parce que les arabes, en les envahissant et en les colonisant ne les ont pas tous exterminé ou converti de force!

Imaginons une seconde que les chrétiens aient envahi l’Arabie et occupé La Mecque, tu crois, pauvre con, que les musulmans n’auraient pas essayer de reconquérir La Mecque à tout prix même si les chrétiens avaient « respecté la présence musulmane à La Mecque »?

Au passage rappelons que les musulmans ont colonisé tout le sud de la Méditerranée et l’Espagne et étaient de fieffés suprématistes eux aussi puisqu’ils considéraient les non musulmans comme inférieurs et leur octroyaient le statut de dhimmis, ou soumis, avec les obligations et interdictions correspondantes. En échange ils étaient « protégés », c’est à dire qu’on avait pas le droit de les tuer, ce qui était le moindre des choses…A ma connaissance, on avait pas non plus le droit de tuer les arabes quand la colonisation a changé de sens (« L’Etranger », tu connais?).

Il doit être complètement bourré et se laisse déraper dans le délire encore plus que d’habitude.

Chaloux dit: 22 août 2026 à 13h24

Ce Pock est vraiment un intolérable crétin. Je lui ai demandé récemment de quel syndrome il souffrait, sans réponse de sa part. Peut-être un ex futur junkie.

closer dit: 22 août 2026 à 13h32

Le capitalisme anglo-saxon appauvrirait la planète…Je conseille à puck de lire le rapport de l’ONU sur le recul de la faim dans le monde (voir Le Point de cette semaine page 10). Le nombre de personnes souffrant de la faim n’a cessé de reculer depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Un exemple: 43 millions de moins en 2025 par rapport à 2022.

Le nombre de milliardaires augmente? Qu’est ce que tu veux que cela me fasse si la faim recule à l’autre bout de l’échelle? Il faut savoir (mais tu ne sais rien) que la mesure de la pauvreté est en fait une mesure de l’inégalité (on est pauvre si l’on dispose de moins de 50% du revenu médian), autrement dit un « pauvre » en Suisse, ou même en France, peut être « riche » dans un autre pays.

Tous tes raisonnements sont archi faux. Cela ne veut pas dire que tout va bien évidemment, mais ton tableau apocalyptique est absurde.

closer dit: 22 août 2026 à 13h59

Je fais un tour dans le Relay d’une gare parisienne et je regarde les meilleures ventes: Amélie Nothomb numéro un, avec un roman sorti il y a 3 jours, 155 pages en gros caractères avec beaucoup de blanc dans les marges! Bon ce n’est pas un critère, je sais…

puck dit: 22 août 2026 à 14h47

parce que le Figaro ne te dira pas que la crise que l’Asie du sud est a connu il y a qq années a été provoqué par l’actuel secrétaire au trésor américain Scott Bessent aidé de son ami George Soros.

ils ont vu un énorme flux de capitaux aller vers l’Aise du sud est et ils l’ont détruit par la spéculation !

ces gens, Bessent, Soros, qui sont des gros bras du capitalisme tu sais ce qu’ils sont ?

ce sont des prédateurs !!! comme Epstine

closer dit: 22 août 2026 à 14h53

En fait j’aime bien Amélie Nothomb. Je la lis avec plaisir et la trouve sympathique.
Chantal qui connaît tous les belges qui comptent doit bien la connaître, non?

puck dit: 22 août 2026 à 14h54

et si tu crois que nous vivons encore dans l’ère heureuse du capitalisme industriel tout ce que je peux te dire c’est de changer de journal.

puck dit: 22 août 2026 à 15h33

Trump a dit qu’il voulait ré industrialisé les US.

Macron a aussi dit la même chose.

le problème est que ça ne marche pas : quand on bascule de l’industriel au financier on ne peut plus faire la bascule inverse.

parce que tous les ingénieurs ont été dévalorisés, les meilleurs des grandes écoles ont été pris pour faire de la fiscalité et aider les milliardaires à pas payer d’impôt.

comme pour le nucléaire : Hollande et Macron ont abandonné, ils ont laissé partir les gens qualifiés sans former de nouveaux.

maintenant ils disent on relance le nucléaire : le problème est que ce n’est plus possible de récupérer ce genre de truc quand on l’a abandonné.

résultat : toutes les centrales (la quasi totalité) qui sont en fin de vie ne seront ni upgradées ni remplacées !

et là encore ce ne sont pas russes qui viendront aider les français en vendant et installant les aimants géants.

et comme ce sont les seuls à les fabriquer et à savoir les installer on l’a dans le baigneur !

closer dit: 22 août 2026 à 15h34

Famine du « Grand Bond en Avant » dans la Chine de Mao: 36 millions de morts.

Les chinois s’en sont sortis en retournant à l’initiative privée et en reconnaissant la propriété privée. Les paysans louent la terre à l’Etat pour 70 ans et travaillent comme ils l’entendent. Pour le reste: propriété privée protégée par la Constitution.
Autrement dit: retour au capitalisme.

closer dit: 22 août 2026 à 15h37

Si ça se trouve, son histoire de perroquet est géniale. Je pourrais la lire debout gratos en trois passages à la FNAC…

puck dit: 22 août 2026 à 15h42

le problème est que du temps où les US étaienbt encore un pays industrialisé, ils n’auraient jamais misé 50% de tous leurs investissements sur un truc dont le modèle tient sur un prix donné !

sauf que là les mecs c’est plus des industriels !

c’est jsute des financiers qui rêvent de gagner des milliards très vite !

du coup ils font tapis sur un projet en imaginant devenir très riche en 3 jours !

et là je pense que les chinois ne pouvaient pas laisser passer cette occasion !

les mecs ils leur ont offert leur sabordage sur un plateau !

ton truc il marche si tu le vends 30 dollars ?

ok ben nous on va faire le même en open source à 50 centimes !

t’as misé 50% de tout tes investissement ?

ah bon ? ben alors là tu t’es niqué tout seul mon pauvre !

puck dit: 22 août 2026 à 15h46

les chinois ils appellent ça le siècle de l’humiliation : ils ne veulent pas l’oublier.

tout comme les russes ne veulent pas oublier ce qu’ils appellent leur guerre patriotique.

alors que nous sommes devenu une civilisation sans mémoire et sans valeurs.

renato dit: 22 août 2026 à 16h24

« L’autoritarisme attire tout simplement les personnes qui ne supportent pas la complexité. »
Anne Applebaum

Bill Evola dit: 22 août 2026 à 16h25

Push ça donne mal à la tête!

https://scontent-cdg4-2.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-6/778103112_122217768908528597_3658786503140590685_n.jpg?stp=dst-jpg_tt6&cstp=mx750x750&ctp=s750x750&_nc_cat=109&ccb=1-7&_nc_sid=127cfc&_nc_ohc=ngN8352t74cQ7kNvwGOXoLm&_nc_oc=AdoSTE2s3e27I6a789x2IwE5H1CTTHWhyKHmMqlOREyfKQNre-MieyWzT8eqVXXzvFB3Bv0tmrik-97ycfV0YP_d&_nc_zt=23&_nc_ht=scontent-cdg4-2.xx&_nc_gid=loviDuCLZ5sH71Y4dkwzeQ&_nc_ss=7b2a8&oh=00_AQEalA5XSEYRkwhqOZ9Z1meJxOShlf9Tw1Ac4owqSeYnWA&oe=6A8F8C90

Chaloux dit: 22 août 2026 à 19h04

« Chantal dit: 22 août 2026 à 17h38
je suis au Pont d’Oye ».

Elle est à sa place…

Hurkhurkhurk!

B dit: 22 août 2026 à 20h24

Ici, à ce moment même, feu d’artifesse! Hélas les platanes ont survécu au chancre qui les décime un peu partout et cachent le spectacle dont ne me parvient que le bruit des explosifs festifs. Chantal, êtes-vous en train de nager dans le courant du dernier AN ou seriez-vous invitée dans ces hauts lieux du tourisme?

« Situé entre Luxembourg-ville et les Ardennes belges, le Château du Pont d’Oye s’élève au bord des étangs et des sentiers forestiers de la grande hêtraie d’Anlier. Ici, on ralentit, on respire, on se reconnecte — en couple, en famille ou en groupe. Un cadre rare pour s’évader, célébrer ou se retrouver, à seulement 15 minutes du Luxembourg. « 

B dit: 22 août 2026 à 20h32

retour au capitalisme.

Très surveillé, et généreusement soutenu, aidé, subventionné, orienté dans ses projets par le PCC qui voit loin. Capitalisme d’Etat. Ceci dit, je n’aimerais pas être un de ces Chinois dans ces villes sans âme où ils sont entassés comme nos poules dans nos poulaillers, en plus grand nombre, par millions, pour pourvoir aux besoins productivistes.

Alfred dit: 22 août 2026 à 21h13

Je viens de terminer « Pierrot mon ami » de Raymond Queneau.
Charmant, drôle et malicieux.
Plein de bons moments de lecture dans ce p’tit roman.

Clopine dit: 22 août 2026 à 23h03

Il faudrait que les femmes, dans leur longue et épuisante quête de l’égalité, soient toujours fortes, maîtresses d’elles-mêmes, réflexives et « never explain, never complain », comme l’illlustre ici une grande dame telle DHH. Hélas. Les hommes sont terrifiants. Ils demandent à leurs compagnes biologiques de ressentir pour eux. D’être leur cœur, comme s’ils ne savaient pas ressentir le battement des leurs. Et, héros homériques au petit pied, ils s’en vont à la guerre. Un fou total comme Chaloux, avec ses insultes, me fait peur. Il devrait aussi faire peur à notre hôte. Il n’est plus temps de hausser les épaules.

B dit: 23 août 2026 à 0h02

Clopine, je me permets de faire part de mes doutes quant au genre de DHH, un homme travesti pour des besoins de représentation ? Le théâtre élisabéthain ( je crois) n’employait que des comédiens et, bien que nous ayons passé quelques siècles chacun , chacune peut éprouver l’envie d’endosser un costume afin de se révéler en un personnage. Certes, ses recettes de cuisine sont alléchantes ; toutefois, il existe, comme vous le savez, nombre de cordons bleus masculins et les chefs, même en cuisine, sont légion ; faut-il déplorer dans le domaine de la gastronomie louée par Gault et Millau une absence de parité?

renato dit: 23 août 2026 à 5h54

Oui, parce que les femmes ont vraiment besoin des avis d’une personne qui a mal interprété le féminisme et qui a ainsi ruiné sa propre existence.

Jazzi dit: 23 août 2026 à 6h19

Clopine a raison, il faut parvenir à la parité homme/femme dans la police, la gendarmerie et l’armée : elles aussi, ont le droit à partir la fleur au fusil !

Chaloux dit: 23 août 2026 à 6h39

Chez la boldoclopine, tout nous ramène invariablement à ces « draps flétris par l’amour » de son « poème » d’autrefois. Pas par le sexe, par l’amour. L’amour se serait vengé de ce vers? comment le lui reprocher? Tout revient également à une quête de reconnaissance littéraire qui, faute de talent, et même de bon sens, ne pouvait aboutir. (Le style et la gouaille, ce n’est pas la même chose). Pas terrifiant, dérisoire. Et nous n’y sommes pour rien.

Quant à la condition féminine, a-t-on entendu la cloportine se révolter contre ce qui se passe dans ce Gaza qu’elle aime tant? Bétail sexuel offert aux « combattants », mariage forcé des veuves… La sélection des émotions à ce point devient de la perversité. Il en fallait déjà une bonne dose pour inventer « ces draps flétris par l’amour ». Tout se tient.

Jazzi dit: 23 août 2026 à 6h41

« une personne qui a mal interprété le féminisme et qui a ainsi ruiné sa propre existence. »

Jugement sévère mais juste !

Chaloux dit: 23 août 2026 à 6h48

J’ajoute que Proust a bien développé un assez long paragraphe sur son amour des aubépines qu’il ne veut pas quitter. Cet épisode (dans Jean Santeuil?) mettait initialement en scène son frère (pas encore évincé) et un chevreau. L’extrait des aubépines a été publié (dans le Figaro? Le Gaulois?) pour être ensuite être supprimé de La Recherche, ce que la cloportinoproustine ne pouvait qu’ignorer puisqu’elle ne lisait même pas les notes de son édition. C’est dire s’il est urgent de republier son pensum sur La Recherche, et s’il est documenté. Je vais retrouver tout ça.

B dit: 23 août 2026 à 7h02

contre ce qui se passe dans ce Gaza qu’elle aime tant?

Le sort des Syriennes qui, quand elles sont violées, sont le déshonneur des familles, des Afghanes, des Africaines dans les pays où l’excision fait office de baptême, des Japonaises qui, jusqu’à ce premier ministre nationaliste, ont été systématiquement exclues des postes à responsabilité, des femmes occidentales qui voient remettre en cause le droit à l’avortement, des religieuses violées par des religieux… les femmes indiennes, les iraniennes defigurées au vitriol, se passe du détour par Gaza.

https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/03/04/syrie-le-viol-arme-de-destruction-massive_4377603_3218.html?srsltid=AfmBOoqrI8uUll8_n1NvgvKhI68dRQRwpgOx1xewtRAcmwnfAIqIAgFs

Les hommes et les traditions dictées par un système patriarcal peuvent être terrifiants jusqu’au crime exonéré de toute justice digne de ce nom.

B dit: 23 août 2026 à 7h08

L’extrait des aubépines a été publié (dans le Figaro? Le Gaulois?) pour être ensuite être supprimé de La Recherche,

Je n’ai lu que les deux premiers tomes de La Recherche et je garde en souvenir son amour des aubépines au printemps. Did I misunderstand you?

B dit: 23 août 2026 à 7h23

Quel malheur d’aimer le printemps, ses aubépines sans savoir l’écrire ; quel autre malheur de savoir que l’on mourra aussi pauvre et seul que Mozart sans savoir jouer ne serait-ce qu’au clair de la lune à la flûte à bec. La liste de tous ces désespoirs est assez longue pour rire de toute une vie.

D. dit: 23 août 2026 à 7h48

« Ma poupoule ».
Eh oui j’ai ma préférée au poulailler et quand je viens ouvrir le matin elle ne regarde que moi et depuis quelque temps je ne regarde plus qu’elle. Autour de nous-deux ce ne sont que gloussements.

B dit: 23 août 2026 à 7h50

3J, un compte rendu de mes vacances désastreuses. Une semaine passée dans un lieu assez éloigné de mes attentes pour réactiver ma tendance dépressive, suivie d’un bout de route pour rejoindre une position que j’envisageais stratégique: la cabane au bord de la rivière, et qui, pour finir, ne m’a pas conduite exactement à cette parcelle paradisiaque. Passablement désorientée, j’ai suivi les indications du GPS jusqu’au découragement, perdue dans les patures sous un ciel bas et lourd, quand, assez soudainement, survinrent des bruits de ferraille pour le moins inquiétants issus de mon brave véhicule, aboutissant à une décision irrévocable: le forfait, l’abandon du projet, le demi-tour, on rentre à la maison.

https://www.youtube.com/watch?v=ZLKHtzDMG6o

closer dit: 23 août 2026 à 8h22

Vous êtes allé à La Roque, non? Ce n’est donc pas le ratage que vous dites, B.
Je n’aime pas suffisamment la nature pour aller dans des lieux isolés plusieurs jours, dépression assurée. Une moyenne ville animée près de la mer ou une grande capitale européenne avec mille choses à visiter…

B dit: 23 août 2026 à 8h46

La Roque, c’était pour un concert ; je devais me rendre quelque part au sud de l’Aveyron, location prometteuse, une cabane avec un extérieur, environnée d’arbres sur un terrain descendant doucement vers le Viaur, rivière à faible courant bordée de forêt et praticable en canoë. De jolies burgades aux alentours.

Jazzi dit: 23 août 2026 à 8h47

Un petit tour du côté de Guermantes, closer ?

« Je le trouvai [le chemin] tout bourdonnant de l’odeur des aubépines. La haie formait comme une suite de chapelles qui disparaissaient sous la jonchée de leurs fleurs amoncelées en reposoir ; au-dessous d’elles, le soleil posait à terre un quadrillage de clarté, comme s’il venait de traverser une verrière ; leur parfum s’étendait aussi onctueux, aussi délimité en sa forme que si j’eusse été devant l’autel de la Vierge, et les fleurs, aussi parées, tenaient chacune d’un air distrait son étincelant bouquet d’étamines, fines et rayonnantes nervures de style flamboyant comme celles qui à l’église ajouraient la rampe du jubé ou les meneaux du vitrail et qui s’épanouissaient en blanche chair de fleur de fraisier. Combien naïves et paysannes en comparaison sembleraient les églantines qui, dans quelques semaines, monteraient elles aussi en plein soleil le même chemin rustique, en la soie unie de leur corsage rougissant qu’un souffle défait.

Mais j’avais beau rester devant les aubépines à respirer, à porter devant ma pensée qui ne savait ce qu’elle devait en faire, à perdre, à retrouver leur invisible et fixe odeur, à m’unir au rythme qui jetait leurs fleurs, ici et là, avec une allégresse juvénile et à des intervalles inattendus comme certains intervalles musicaux, elles m’offraient indéfiniment le même charme avec une profusion inépuisable, mais sans me laisser approfondir davantage, comme ces mélodies qu’on rejoue cent fois de suite sans descendre plus avant dans leur secret. Je me détournais d’elles un moment, pour les aborder ensuite avec des forces plus fraîches. Je poursuivais jusque sur le talus qui, derrière la haie, montait en pente raide vers les champs, quelque coquelicot perdu, quelques bluets restés paresseusement en arrière, qui le décoraient çà et là de leurs fleurs comme la bordure d’une tapisserie où apparaît clairsemé le motif agreste qui triomphera sur le panneau ; rares encore, espacés comme les maisons isolées qui annoncent déjà l’approche d’un village, ils m’annonçaient l’immense étendue où déferlent les blés, où moutonnent les nuages, et la vue d’un seul coquelicot hissant au bout de son cordage et faisant cingler au vent sa flamme rouge, au-dessus de sa bouée graisseuse et noire, me faisait battre le cœur, comme au voyageur qui aperçoit sur une terre basse une première barque échouée que répare un calfat, et s’écrie, avant de l’avoir encore vue : « La Mer ! »

Puis je revenais devant les aubépines comme devant ces chefs-d’œuvre dont on croit qu’on saura mieux les voir quand on a cessé un moment de les regarder, mais j’avais beau me faire un écran de mes mains pour n’avoir qu’elles sous les yeux, le sentiment qu’elles éveillaient en moi restait obscur et vague, cherchant en vain à se dégager, à venir adhérer à leurs fleurs. Elles ne m’aidaient pas à l’éclaircir, et je ne pouvais demander à d’autres fleurs de le satisfaire. Alors, me donnant cette joie que nous éprouvons quand nous voyons de notre peintre préféré une œuvre qui diffère de celles que nous connaissions, ou bien si l’on nous mène devant un tableau dont nous n’avions vu jusque-là qu’une esquisse au crayon, si un morceau entendu seulement au piano nous apparaît ensuite revêtu des couleurs de l’orchestre, mon grand-père m’appelant et me désignant la haie de Tansonville, me dit : « Toi qui aimes les aubépines, regarde un peu cette épine rose ; est-elle jolie ! » En effet c’était une épine, mais rose, plus belle encore que les blanches. Elle aussi avait une parure de fête, —de ces seules vraies fêtes que sont les fêtes religieuses, puisqu’un caprice contingent ne les applique pas comme les fêtes mondaines à un jour quelconque qui ne leur est pas spécialement destiné, qui n’a rien d’essentiellement férié,— mais une parure plus riche encore, car les fleurs attachées sur la branche, les unes au-dessus des autres, de manière à ne laisser aucune place qui ne fût décorée, comme des pompons qui enguirlandent une houlette rococo, étaient « en couleur », par conséquent d’une qualité supérieure selon l’esthétique de Combray si l’on en jugeait par l’échelle des prix dans le « magasin » de la Place ou chez Camus où étaient plus chers ceux des biscuits qui étaient roses. Moi-même j’appréciais plus le fromage à la crème rose, celui où l’on m’avait permis d’écraser des fraises. Et justement ces fleurs avaient choisi une de ces teintes de chose mangeable, ou de tendre embellissement à une toilette pour une grande fête, qui, parce qu’elles leur présentent la raison de leur supériorité, sont celles qui semblent belles avec le plus d’évidence aux yeux des enfants, et à cause de cela, gardent toujours pour eux quelque chose de plus vif et de plus naturel que les autres teintes, même lorsqu’ils ont compris qu’elles ne promettaient rien à leur gourmandise et n’avaient pas été choisies par la couturière. Et certes, je l’avais tout de suite senti, comme devant les épines blanches mais avec plus d’émerveillement, que ce n’était pas facticement, par un artifice de fabrication humaine, qu’était traduite l’intention de festivité dans les fleurs, mais que c’était la nature qui, spontanément, l’avait exprimée avec la naïveté d’une commerçante de village travaillant pour un reposoir, en surchargeant l’arbuste de ces rosettes d’un ton trop tendre et d’un pompadour provincial. Au haut des branches, comme autant de ces petits rosiers aux pots cachés dans des papiers en dentelles, dont aux grandes fêtes on faisait rayonner sur l’autel les minces fusées, pullulaient mille petits boutons d’une teinte plus pâle qui, en s’entr’ouvrant, laissaient voir, comme au fond d’une coupe de marbre rose, de rouges sanguines et trahissaient plus encore que les fleurs, l’essence particulière, irrésistible, de l’épine, qui, partout où elle bourgeonnait, où elle allait fleurir, ne le pouvait qu’en rose. Intercalé dans la haie, mais aussi différent d’elle qu’une jeune fille en robe de fête au milieu de personnes en négligé qui resteront à la maison, tout prêt pour le mois de Marie, dont il semblait faire partie déjà, tel brillait en souriant dans sa fraîche toilette rose, l’arbuste catholique et délicieux. »

Jazzi dit: 23 août 2026 à 8h48

L’article du Figaro :

« Cette année là, quand un peu plus tôt que d’habitude, mes parents eurent fixé le jour de rentrer à Paris, le matin du départ, comme on m’avait fait friser pour être photographié, coiffer avec précaution un chapeau que je n’avais encore jamais mis et revêtir une douillette de velours, après m’avoir cherché partout, ma mère me trouva en larmes dans ce petit raidillon, en train de dire adieu aux aubépines, entourant de mes bras les branches piquantes, et, – comme une princesse de tragédie à qui pesaient ces vains ornements, ingrat envers l’importune main qui, en formant tous ces nœuds avait pris soin, sur mon front, d’assembler mes cheveux,- foulant aux pieds mes papillotes arrachées et mon chapeau neuf. Ma mère ne fut pas touchée par mes larmes, mais elle ne put retenir un cri à la vue de la coiffe défoncée et de la douillette perdue. Je ne l’entendis pas. « Oh ! mes pauvres petites aubépines », disais-je en pleurant, « ce n’est pas vous qui voudriez me faire du chagrin, me forcer à partir. Vous ne m’avez jamais fait de peine ! Aussi je vous aimerai toujours ». Et essuyant mes larmes, je leur promettais quand je serais grand de ne pas imiter la vie insensée des autres hommes et, même à Paris, les jours de printemps, au lieu d’aller faire des visites et écouter des niaiseries, de partir dans la campagne voir les premières aubépines. »

B dit: 23 août 2026 à 8h54

Merci Jazzi pour ces passages. Closer, si vous avez besoin d’un hébergement proche de La Roque pour le festival, 5KM, je vous recommande la Villa Boulou pour une somme modique, très agréable, autant que sa propriétaire.

closer dit: 23 août 2026 à 9h00

Je n’en demandais pas tant, JB!
Quand je pense que je me suis tapé La Recherche au moins deux fois (je dis « au moins » car j’ai re-relu certaines parties)!

closer dit: 23 août 2026 à 9h02

Merci B, mais c’est loin La Roque pour moi et j’ai de moins en moins envie de conduire sur de longues distances.

B dit: 23 août 2026 à 9h03

Je précise qu’une des pharmaciennes à qui j’ai affaire pour mes ordonnances emploie cet adjectif  » agréable », surprise de mon attitude, comme si c’était une singularité . Une fois n’est pas coutume pour l’autocongratulation.

Chantal dit: 23 août 2026 à 9h10

@ B oui on séjourne au vert au Pont d’Oye pour préparer la fête du 12 septembre, on prépare nos discours de mariage en mode cabaret.

pas fort de temps à consacrer à la rentrée littéraire cette année, j’ai un planning de ministre

Chaloux dit: 23 août 2026 à 9h23

Merci Jazzi, il s’agissait de l’article du Figaro. Article que la boldoclopinoproustine n’avait évidemment pas lu. La pauvre n’a jamais eu aucune idée de ce que c’est qu’entreprendre un travail intellectuel.

En cherchant ce « dialogue », je suis tombé sur des échanges d’une grande violence. Evidemment, je n’aurais pas dû répondre. Tout cela ne sert à rien.

J J-J dit: 23 août 2026 à 9h33

@ B 7.50 – Merci pour cet épisode de vacances pas si désastreuses que cela, m’est avis. Suis sûr que vous ne racontez pas les moments d’extase éphémères, or il y en eut, en dehors de l’anecdote auto congratulatoire.
Pas pris de vacances estivales ailleurs, ni jamais à la Roque d’Antéron, ce lieu mythique qui le restera, sans doute. Les amis éloignés sont accourus (descendus) de partout quelques jours, vu l’espace offert, puis sont repartis dans leurs capitales, laissant trainer une nostalgie émue pour notre campagne maritime profonde où ils n’auront certainement jamais le désir de s’éterniser. On les voit repartir gorgés de bonne sève, heureux de leur « rentrée », pour y retrouver l’enfer de leurs habitudes automnales.

closer dit: 23 août 2026 à 9h39

Remarquable tribune de Xenia Fedorova dans le JDD. Elle répond à JN Barrot.

J J-J dit: 23 août 2026 à 9h56

On peut toujours mettre Gilberte derrière les aubépines, et fabriquer de la dentelle prousto-freudienne
https://utpictura18.univ-amu.fr/rubriques/archives/fiction-illustration-peinture/gilberte-derriere-aubepines
Il n’empêche de CT en a fait se propre lecture, il y a déjà bien longtemps. C’est la sienne. On ne va pas continuer à la harceler pour cela. Il n’y en a pas d’autres, officielle et définitive de lecture de ce fameux passage. Juste de la glose captatrice, derrière les crans.

Chaloux dit: 23 août 2026 à 10h03

Encore une fois, Gigi la fielleuse se mêle de juger sans savoir de quoi il s’agit.

Souvenons-nous:

« P. Assouline. – Diagonal intervenait tous les jours de manière brillante (sic!), sans se priver de faire part de son mépris total à mon égard et vis-à-vis de l’ensemble des lecteurs. Il a fini par faire ses adieux. »

Entretien Télérama.

Diagonal, c’est la Gigi.

J J-J dit: 23 août 2026 à 10h04

RENTREE LITTERAIRE

@ un planning de ministre,

une sinécure, voui, avec tous les collaborateurs qui les entourent. Bon courage !

Chaloux dit: 23 août 2026 à 10h09

N’oublions pas!

« P. Assouline. – Diagonal intervenait tous les jours de manière brillante (sic!), sans se priver de faire part de son mépris total à mon égard et vis-à-vis de l’ensemble des lecteurs. Il a fini par faire ses adieux. »

Entretien Télérama.

Diagonal, c’est la Gigi.

Chaloux dit: 23 août 2026 à 10h16

Je signale à la vieille rosse que je n’ai fait que répondre à la Cloportinoproustine, ce qui est d’ailleurs toujours le cas, comme je n’ai fait que répondre à Gigi la fielleuse.

B dit: 23 août 2026 à 10h23

Remarquable tribune de Xenia Fedorova dans le JDD

On s’en fiche, elle pleure après ses sous. Lu un historique relatant son parcours enrichissant, femme d’affaires proche du Kremlin, de plus Bolloré aurait été lié de plus ou moins loin, pour intérêt financier, à certaines de ces affaires en Russie. Vous êtes choqué par la propagande des Frères musulmans et ne voyez aucun inconvénient à ce qu’ils soient sanctionnés, renvoyés et vous aimeriez que nous approuvions l’action, les propos de cette propagandiste, c’est du même ressort. Soit, on peut faire comme vous de la France une Corée du nord.

B dit: 23 août 2026 à 10h35

Rose, ne cherchez pas, il est incompréhensible, une logique défiant la logique, un irrégulier dont personne ne saisit la grammaire.

Chaloux dit: 23 août 2026 à 10h36

la police quand on n’a plus la peau lisse…

Je n’ai fait que te répondre. C’est toi qui me harcèles. Une harpie, une perverse, qui parvient à faire croire à une maîtresse d’école (très limitée, il faut l’avouer) qu’elle me connait (je choisis mieux mes relations), que je suis un alcoolique, et je ne sais quoi encore.

Chaloux dit: 23 août 2026 à 10h40

Et la Béré qui s’en mêle, est tellement confuse qu’elle finit pas croire que j’ai été son amant, et me poursuit avec ses malheurs conjugaux dont je ne sais pas le premier mot et dont je me fous, comme si j’y étais pour quelque chose … Quelle bande de tartignoles obsédées… A croire que je les fascine…

Hurkhurkhurk!

B dit: 23 août 2026 à 10h52

Chaloux, votre alcoolisme n’a d’égal que ma confusion mentale. C’est une maladie dont il est difficile de guérir. Croyez moi, je suis désolée de vous ennuyer en raison de mon erotomanie qui, semble-t-il , vous file des boutons, essayez les anti histaminiques.

Chantal dit: 23 août 2026 à 10h54

Chaloux qui se prend pour le Patrick Juvet de la RDL c’est d’un risible consumé

Chantal dit: 23 août 2026 à 10h58

on est en pause création et qu’est-ce qu’on rit avec Muriel de Cray***R sur ce vieil obsédé de sa grand-tante Margueritte, elle ne croyait pas que c’était possible une telle buse miteuse

Chaloux dit: 23 août 2026 à 11h13

Ce que je veux dire, Béré, c’est qu’aucun intervenant ici n’a certainement alimenté autant de fantasmes que ma modeste personne. Au-delà du raisonnable, alors que je suis le plus simple des hommes. Je ne bois jamais une goutte d’alcool, même de vin ou de bière, et ce depuis des années, cela s’est fait naturellement sans même que j’y pense, tout comme ma très rare consommation de viande, l’arrêt du tabac etc. Et je suis le prototype du cheval qui, à heure fixe, rentre tout seul à l’écurie, tout content de retrouver sa jument, toujours la même depuis 25 ans, sans aucune velléité d’aller voir ailleurs, jamais. Ce qui subsiste en moi de plus fort, c’est la curiosité pour les livres, ce qui fait que je dois avoir ici dix ans de lectures à venir. Et l’amour des chats, on m’a dit plusieurs fois que j’étais l’un d’eux. Pas de quoi s’acharner.

Chaloux dit: 23 août 2026 à 11h17

« Chantal dit: 23 août 2026 à 10h54
Chaloux qui se prend pour le Patrick Juvet de la RDL ».

l’humour de la flemme de lettres belge passe difficilement la frontière. Un peuple à part. Baudelaire avait raison.

Chaloux dit: 23 août 2026 à 11h47

On se passera sans problème des gribouillis de la nièce de Marguerite… Ses laides « cartes de vœux » doivent porter malheur, non seulement à ceux qui les envoient mais aussi à ceux qui les reçoivent. L’une d’elles, particulièrement, attire mon attention, un regroupement de quenelles multicolores dont je saisis difficilement quelle nécessité créatrice a pu la faire apparaître de ce côté-ci du monde.

Je me souviens de Yourcenar (visiblement ruinée ou même escroquée (?) par son demi-frère vers 1930, voir Le Labyrinthe du monde) très irritée, se plaignant de ce que le bruit de sa réception à l’Académie royale en 71 ait attiré « tout le Crayencour disponible ». Cette expression me fait encore rire lorsque j’y repense.

Quoiqu’il en soit, merci à la flemme de lettres belge pour cet échantillon « Cray***R » dont les œuvrettes révèlent une sévère indigence, bien éloignée de L’Œuvre au Noir. Tous ces gens qui évidemment ne font rien tout en se donnant l’impression de faire quelque chose ne peuvent être que les amis de cette pauvre Chantal, laquelle cultive un identique néant.

Yourcenar écrit quelque part: » Bruxelles, capitale de l’épaisseur ». Certains n’en sortiront jamais.

Jazzi dit: 23 août 2026 à 11h56

« Se mêler de juger »

Merci pour la correction,JJJ, je corrige la phrase :

« Dianogstic sévère mais juste »

Chaloux dit: 23 août 2026 à 11h58

J’avais raté ça:

« Chantal dit: 23 août 2026 à 10h58
on est en pause création (…). »

Oui, pour des siècles de siècles.

Amen!

Chaloux dit: 23 août 2026 à 12h06

Justement, je lis « Baudelaire les années profondes » de Michel Schneider. Je ne sais pas trop ce que j’en pense mais il y a de belles choses.

J J-J dit: 23 août 2026 à 12h20

Toujours aussi fasciné, suis-j, par l’image que d’aucuns ont d’eux-mêmes et celle qu’ils entendent donner aux autres, dans un même mouvement.
Un vrai cas d’école, parmi des milliers d’autres anonymes d’un A’kabit.

@ Dianogstic (sic). Anéfé, c bcp plus clair komsa.- Merci jzmn pour le stik du Diagnos. Amitiés à Chantal, D., et au courage de cl. qui ose bien apprécier l’Amélie Nothomb, sans rougir la honte. Comme moij, à l’occasion de ses 10 premiers romans. Quand on la croise dans le rue, on se dit qu’elle vieillit bien dans sa mise un brin toujours foutraque. On ne lit plus ses romans, mais on apprécie de la voir tous les ans sur la télévision, car elle a toujours l’air sympathique et vraie.

Alfred dit: 23 août 2026 à 12h21

Les vieilles sirènes ruisselantes de rides sur ce blog chantent comme des crécelles pour attirer Chaloux, l’Ulysse de la Rdl, mais ce dernier, homme aux mille ruses et cultures, les remet toujours à leur véritable place. Avec humour, en plus !

Alfred dit: 23 août 2026 à 12h26

Et pendant ce temps, l’affligeante Gigi continue de nous infliger ses radoteries.
Quelle buse !

Chaloux dit: 23 août 2026 à 12h29

Malheureusement, la plupart de ces bouquins collés et non plus cousus des années 85/90 commencent à se démantibuler, il n’en restera pas grand-chose. J’ai récemment acheté d’occasion quelques ouvrages de Kenneth Withe que j’avais appréciés vers l’âge de vingt-ans. L’un d’eux paru chez Grasset s’est littéralement cassé lorsque je l’ai ouvert, une grand nombre de ses feuilles au vent. Le pompon pour le Flaubert de P.M.de Biasi, également paru chez Grasset, dont le papier se cassait comme de l’hostie dès le jour de sa parution.

Jazzi dit: 23 août 2026 à 12h30

« Chaloux, l’Ulysse de la Rdl »

Mais qui est sa Pénélope, tissant inlassablement sa toile ?

Chantal dit: 23 août 2026 à 12h38

Malheureusement, la plupart de ces bouquins collés et non plus cousus des années 85/90 commencent à se démantibuler, il n’en restera pas grand-chose. J’ai récemment acheté d’occasion quelques ouvrages de Kenneth Withe que j’avais appréciés vers l’âge de vingt-ans. L’un d’eux paru chez Grasset s’est littéralement cassé lorsque je l’ai ouvert, une grand nombre de ses feuilles au vent. Le pompon pour le Flaubert de P.M.de Biasi, également paru chez Grasset, dont le papier se cassait comme de l’hostie dès le jour de sa parution.

C’est bien fait ! Et on devrait avoir pitié de ce pauvre type radotant ses déconvenues bibliophiles, affligé du syndrome de Diogène ! Irrécupérable pour son siècle …

De l’humour de platane bordant une départementale

Chaloux dit: 23 août 2026 à 12h51

La flemme de lettres belges atteinte du syndrome de coconne, au lieu de s’occuper de mon cas et de mon « humour de platane bordant une départementale » (sic! -?- Crac! Boum! Hue! Ah, je ris… comme à Moulinsart!) ferait mieux de s’occuper de sa littérature, euh d’baraque à frites, pas tellement récupérable ni par son siècle, ni par les suivants.

Hurkhurkhurk!

puck dit: 23 août 2026 à 12h56

salut !!!!!!!!!! ça va ???????????

j’adore cette ambiance « panier de crabes ».

vous vous haïssez non ?

faudrait vous donner des armes pour vous entre-tuer.

Chantal dit: 23 août 2026 à 13h04

le cageot de la creuse qui revenu de ses vacances avec bobonne s’hystérise sur le net c’est d’un pitoyable …

je vous laisse causer poutine, panta-courts et romantisme, Muriel pleure de rire et Katia chante le dernier Zazie

Chaloux dit: 23 août 2026 à 13h05

« J J-J dit: 23 août 2026 à 12h20
Toujours aussi fasciné, suis-j, par l’image que d’aucuns ont d’eux-mêmes et celle qu’ils entendent donner aux autres, dans un même mouvement. »

C’est bizarre, mais pour ma part, je ne suis absolument pas « fasciné » par d’ignobles crétins qui s’exhibent totalement ici sans vergogne, de leurs résultats d’examens médicaux, au prix de vente de leur appartement de Meudon, en passant par les réveillons au cours desquels, complètement bourrés, ils ont insulté tout le monde, et jusqu’à leurs bonnes femmes qui se barrent à 70 ans parce qu’elles n’en peuvent plus de vivre avec une épave vociférante qui probablement leur faisait la leçon sur tout. Sans compter la R4 électrique et de comiques « corrections d’épreuves ».

Non, pas fasciné du tout.

puck dit: 23 août 2026 à 13h06

je veux pas vous donner de conseils mais faut que des biologistes ont fait des expériences où ils mettent dans animaux dans un endroit avec une ambiance de coopération entre eux, et dans un autre endroit où règne une ambiance de compétition entre eux.

hé ben ces scientifiques notent que les animaux mis dans un environnement de compétition et de stress développent beaucoup lus de maladies, et surtout des cancers, que les animaux mis en situation de coopération non stressante.

moi je dis ça, mais après vous faites comme vous voulez.

Chaloux dit: 23 août 2026 à 13h07

« Muriel pleure de rire ».

Surement pas à cause de son esprit, ni du vôtre.

puck dit: 23 août 2026 à 13h09

parmi les trucs qu’il faut savoir y’a aussi les US qui viennent de prendre tout l’or du Venezuela pour le mettre dans une banque américaine.

au final ce truc c’était juste un braquage.

comme on voit dans les westerns.

puck dit: 23 août 2026 à 13h12

parmi les trucs qu’il faut savoir y’a aussi les US qui viennent de faire un coup d’état au Honduras et en Équateur, comme ils ont fait en Ukraine en 2014.

au niveau du nombre de changements de régime je pense qu’ils essaient de battre un record.

là ils doivent être à 80 changements de régime, je pense que Trump veut dépasser les cents pour laisser son nom dans l’Histoire de son pays.

puck dit: 23 août 2026 à 13h19

5 siècles de domination mondiale c’est beaucoup.

les US seront le pays le plus dur à rééduquer pour l’adapter au monde à venir.

les européens seront plus faciles à rééduquer.

déjà là il y a les allemands qui commencent à vouloir écouter ce que les russes disent.

écouter ce que l’autre dit, surtout quand on considère cet autre comme un être inférieur, c’est déjà une première leçon dans ce difficile processus de rééducation.

en fait 500 ans c’est long et surtout cette période de rééducationé où l’on apprend à écouter des peuples que l’on estime inférieurs à soi, ça pourra pas durer 500 ans, il faudra être plus rapide dans cet apprentissage de l’écoute de l’autre.

en plus j’ai pas l’impression que tous ces livres préparent à cette écoute de l’autre.

c’est plus des trucs un peu occidentalo centrés et beaucoup trop « orientalistes ».

Chantal dit: 23 août 2026 à 13h21

laissons pisser le lama jusqu’à la prochaine pleine lune dans son pré à mazout et sa ferme à troll

Denis prend des notes

puck dit: 23 août 2026 à 13h25

en fait perso je pense que cette éducation pour apprendre l’Europe à vivre dans un monde où il ne dicte plus ses règles y’a 9 chances sur 10 pour que ça marche pas.

du coup ça finira plus dans une espèce d’autisme d’isolationniste où les européens continueront de faire ce qu’ils font en ce moment à savoir se parler à eux mêmes et entre eux.

un truc en vase clos où les mecs continueront à faire des jeux entre eux genre coalition des volontaires avec les Rothschild aux commandes : un monde clos qui n’intéressera plus personne.

Chaloux dit: 23 août 2026 à 13h25

« Chantal dit: 23 août 2026 à 13h21
laissons pisser le lama (…) ».

Encore une pause dans la non-création?

Un néant avec des trous…

Pauvre fille, la seule copie qu’elle soit capable de rendre.
Et « rendre », c’est le mot.

Chantal dit: 23 août 2026 à 13h37

catégorie rire potache 6,5/10

peu mieux faire mais pas inspiré aujourd’hui

Chantal dit: 23 août 2026 à 13h39

auto-dérision

absente chez l’individu, un peu limité et géographiquement isolé

Chaloux dit: 23 août 2026 à 13h40

Parce qu’elle se croit « inspirée », la reine de la patate à frites (littéraire)?

Chaloux dit: 23 août 2026 à 13h45

La flemme de lettres illimitée… Avec son humour de chaisière bourrée, elle devrait changer de forfait.

Hurkhurkhurk!

puck dit: 23 août 2026 à 13h46

l’Iran est le pays qui devrait mettre fin à la politique des sanctions américaines.

et ça de façon absolument géniales !

les américains font un blocus total sur l’Iran ?

hé ben l’Iran répond en faisant un blocus total sur toute la planète !

ils le font en disant à tous les pays : si vous voulez arrêter ce blocus planétaire qui est en train de vous ruiner c’est simple : mettez la pression sur les US pour qu’ils mettent fin à leur blocus.

du coup l’Iran dit à la planète de se retourner contre le responsable de cette situation.

la question c’est : à quel moment d’effondrement économique la planète va se retourner contre les américains ?

en principe l’année 2026 devrait voir ce retournement complet se produire.

la preuve est que quand l’essence a dépassé les 2 euros les médias ont fait tout un foin en disant il faut faire payer Total etc…

là l’essence vient de redépasser les 2 euros mais les médias n’en parlent pas.

et quand les médias ne parlent pas d’un truc ça en dit beaucoup plus long que quand ils en parlent.

dans les années 70 les prix du pétrole avaient été multipliés par 4.

sauf que dans les années 70 l’Europe était forte économiquement.

cette fois l’Europe ne supportera une multiplication par 3.

pareil pour le gaz : les médias n’en parlent pas mais les pays européens n’ont leurs réserves de gaz remplies qu’au tiers de ce qu’il leur faut pour passer l’hiver.

pour ça que les allemands essiaent de parler avec les russes.

le problème est les russes ne veulent plus parler aux allemands.

Alfred dit: 23 août 2026 à 13h59

L’autre buse, ce moulin radoteur de Puck, ne se repose jamais, aussi fatigant qu’un mollah shooté au LSD !!!

Jazzi dit: 23 août 2026 à 14h03

« d’ignobles crétins qui s’exhibent totalement ici sans vergogne, de leurs résultats d’examens médicaux, au prix de vente de leur appartement de Meudon, en passant par les réveillons au cours desquels, complètement bourrés, ils ont insulté tout le monde, et jusqu’à leurs bonnes femmes qui se barrent à 70 ans parce qu’elles n’en peuvent plus de vivre avec une épave vociférante qui probablement leur faisait la leçon sur tout. Sans compter la R4 électrique et de comiques « corrections d’épreuves »

C’est un « ils » de majesté, Chaloux ?
Beau portrait à charge !
Y a t-il un candidat, ici, pour déclamer le portrait à décharge ?

Jazzi dit: 23 août 2026 à 14h13

« la reine de la patate à frites (littéraire) ? », « Avec son humour de chaisière bourrée, elle devrait changer de forfait. », « Pauvre fille, la seule copie qu’elle soit capable de rendre. Et « rendre », c’est le mot. », « Un néant avec des trous… »… »

Inventées, inspirées ou recopiées, tes vannes, Chaloux ?
Par qui et où…

Chaloux dit: 23 août 2026 à 14h32

Jazzi, tout me vient sur l’instant. J’ai des lettres mais jamais je ne fais une citation en oubliant les guillemets, sauf si elle est d’emblée reconnaissable. C’est à vous, s’il vous plait, que ce discours s’adresse. Notre sœur est folle, oui. Si vous n’êtes romain…, pour qui sont ces serpents…, son départ plus à propos ne pouvait se faire, du grec, ma sœur, il sait du grec! Autant qu’homme de France etc.

Jazzi dit: 23 août 2026 à 14h43

« aussi fatigant qu’un mollah shooté au LSD !!! »

Tu devrais la refourguer à Chaloux, Alfred !
Tes vannes sont plus modantes et modernes…

Chaloux dit: 23 août 2026 à 14h44

Pour « le néant avec des trous », j’aurais cru que quelqu’un d’autre y aurait pensé avant moi (certainement, d’ailleurs), mais je ne trouve pas.

En tout cas, la sacro-sainte IA semble trouver l’idée intéressante. Dans ce qu’on écrit, ce qui frappe particulièrement, c’est ce qu’on ne voit pas mais dont on soupçonne l’existence.

«  »Le « néant avec des trous » évoque l’idée philosophique ou physique d’un vide absolu traversé par des anomalies, des singularités ou des zones de non-être ». »

Epicure n’est pas tellement éloigné.

Goethe a dit que tout ce qui méritait d’être pensé l’avait déjà été, mais qu’il fallait tout de même le penser à nouveau.

renato dit: 23 août 2026 à 14h52

Je ne me souviens de « un rien plus un rien et demi » d’Arlequin dans la comédie de l’art.

Chaloux dit: 23 août 2026 à 14h52

« »Le « néant avec des trous » évoque l’idée philosophique ou physique d’un vide absolu traversé par des anomalies, des singularités ou des zones de non-être ». »

N’y a-t-il pas là un ressemblant portrait de Chantal?

Un vide absolu traversé par des zones de non-être…

Hurkhurkhurk!

Chaloux dit: 23 août 2026 à 14h59

D., je crois que cette personne est votre épouse, sans que vous le soupçonniez…

Patrice CHaroulet dit: 23 août 2026 à 15h01

Dieu

J’apprends à la radio ce matin, me dit un spécialiste, qu’il y aurait sur notre planète plus de 500  espèces d’araignées. Dieu : quelle admirable créativité. Je connaissais déjà l’alligator et le scorpion.

Chaloux dit: 23 août 2026 à 15h06

Et surtout: « Prends un siège, Cinna », qui passe parfaitement dans la conversation.

« Je sais, je vois, je crois, je suis désabusée » passe plus difficilement, bien qu’utilisé par Labiche (il me semble) et Feydeau (j’en suis sûr, la dame de chez Maxim)….

Diagonal dit: 23 août 2026 à 15h14

@ Y a t-il un candidat, ici, pour déclamer le portrait à décharge ?

« Ils » vous attendent, Jzmn, fascinant Denys d’Halicarnasse, mais dépourvu de dyslexie automatique, ce qui va sans dire. Hum !
Merci par avance (s/ recettes).
—-
nb @ même Jzmn, il y avait eu ce fameux papier de Mathilde Labbé du 2 octobre 2008 qui avait tant fait souffrir « notre hôte », souhaitant ne pas être dépossédé de son matériau,
https://www.nonfiction.fr/article-1581-commentaire-sur-commentaire.htm
Nous y reviendrons bientôt – Bàv

J J-J dit: 23 août 2026 à 15h15

Diagonal dit:Votre commentaire est en attente de modération.
23 août 2026 à 15h14
@ Y a t-il un candidat, ici, pour déclamer le portrait à décharge ?

« Ils » vous attendent, Jzmn, fascinant Denys d’Halicarnasse, mais dépourvu de dyslexie automatique, ce qui va sans dire. Hum !
Merci par avance (s/ recettes).
—-
nb @ même Jzmn, il y avait eu ce fameux papier de Mathilde Labbé du 2 octobre 2008 qui avait tant fait souffrir « notre hôte », souhaitant ne pas être dépossédé de son matériau,
https://www.nonfiction.fr/article-1581-commentaire-sur-commentaire.htm
Nous y reviendrons bientôt – Bàv (Diagonal)

J J-J dit: 23 août 2026 à 15h15

Diagonal dit:Votre commentaire est en attente de modération.
23 août 2026 à 15h14
@ Y a t-il un candidat, ici, pour déclamer le portrait à décharge ?

« Ils » vous attendent, Jzmn, fascinant Denys d’Halicarnasse, mais dépourvu de dyslexie automatique, ce qui va sans dire. Hum !
Merci par avance (s/ recettes).
—-
nb @ même Jzmn, il y avait eu ce fameux papier de Mathilde Labbé du 2 octobre 2008 qui avait tant fait souffrir « notre hôte », souhaitant ne pas être dépossédé de son matériau,
https://www.nonfiction.fr/article-1581-commentaire-sur-commentaire.htm
Nous y reviendrons bientôt – Bàv

Chaloux dit: 23 août 2026 à 15h19

« Chantal dit: 23 août 2026 à 15h12
mot de la fin par Pierre Assouline lui-même ».

où?

Chaloux dit: 23 août 2026 à 15h27

« Chantal (supplice de) dit: 23 août 2026 à 15h12
mot de la fin par Pierre Assouline lui-même ».

Il t’a trouvé du génie?

Hurkhurkhurk!

puck dit: 23 août 2026 à 15h27

Un « salon d’esprits postmodernes » ?, Rachel Poule, avr 7, 16:02

cool ça c’était moi !!

j’aimais bien rachel poule…

elle parlait comme la rachel poule à proust des trucs du genre : comme livre c’est bien.

puck dit: 23 août 2026 à 15h32

«  »Mauvaise langue y joue-t-il vraiment le rôle du méchant ? Est-il payé pour cela ? »

non Alba n’a jamais été payé, je peux en témoigner.

contrairement à moi qui suis payé 20 centimes d’euros le commentaire.

soit 10 commentaires : 2 euros

soit 100 commentaires : 20 euros !

du coup si je veux un salaire acceptable de 2.000 euros par mois je vous laisse faire le calcul !

B dit: 23 août 2026 à 15h33

Dans « Châtiment » de Percival Everett pour continuer dans mon été policier. L’action se déroule dans l’État du Mississippi que nous aurions rejoint, selon les stats, par notre faible revenu par habitant.

puck dit: 23 août 2026 à 15h37

le truc bien c’est qu’avec le temps on finit par se parler à soi-même.

le blogapassou c’est une espèce de carnet où je prends des notes.

comme c’est un carnet à spirales après il suffit d’arracher les pages.

B dit: 23 août 2026 à 15h40

Scoop du ministère de l’écologie, enfin une décision  » interessante » destinée à sauver les exploitants de la ruine tant ces espèces prolifèrent, pas moyen de faire 30 km sur une route de campagne sans croiser ces nuisibles.

https://www.msn.com/fr-fr/finance/g%C3%A9n%C3%A9ral/renard-belette-pie-bavarde-pourquoi-ces-esp%C3%A8ces-peuvent-%C3%AAtre-chass%C3%A9es-ou-captur%C3%A9es-toute-l-ann%C3%A9e/ar-AA2aEQj7?ocid=msedgntp&pc=U531&cvid=6a8b137ed159468c9624dacf810441b0&ei=16

puck dit: 23 août 2026 à 15h43

B tu savais qu’il existe des écoles où on apprend aux élèves à gouverner le monde ?

exemple au hasard : la fille de Bill Gates vient d’entrer dans une formation « secrète » à Stanford pour suivre une formation qui s’appelle « comment diriger le monde »

les US c’est un pays où la réalité est vachement plus passionnante que la fiction du genre les pauvres se regroupent dans le Mississippi…

https://fortune.com/2026/08/21/phoebe-gates-secret-stanford-class-how-to-rule-the-world-wire-fraud/

B dit: 23 août 2026 à 15h45

Pas plus de 17 maquereaux par jour pour chaque pêcheur à la ligne, ça aussi, c’est une décision décisive.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*