Nagez vos vies !
Autant vous l’avouer à ma courte honte : je n’avais jamais entendu parler de Al Alvarez. J’ignorais même qu’il fut un écrivain. On m’aurait assuré qu’il devait sa gloire à son coup de batte légendaire dans la ligue cubaine de base-ball exilée à Miami que je me serais précipité sur youtube pour en attraper quelques parties d’anthologie. Aussi il m’a fallu découvrir la version de française de Nager sa vie (Poundlife, traduit de l’anglais par Anatole Pons-Reumaux, 266 pages, 21 euros, Métailié) pour apprendre que deux autres de ses livres avaient été traduits chez nous par le même éditeur il y a quelques années, Nourrir la bête et Le plus gros jeu. Et cette fois donc ce journal d’un nageur de 2002 à 2011. A la fois ou successivement poète, critique littéraire et universitaire, Al Alvarez (1929-2019) nous propose donc ses notes à leurs dates en sa qualité de nageur. Une addiction chez lui qu’il prétend ranger sur le même plan que les quelques autres qu’il chérissait de longue date : le poker, le suicide, l’alpinisme, le divorce… Mais surtout nager. Un besoin vital physiologique, spirituel, intellectuel, social pour cet homme qui aura sa vie dans une quête infinie de l’adrénaline. Inutile de préciser qu’il n’a jamais rien fait pour se désintoxiquer. On ne l’aurait jamais vu à une réunion en slip de bain et en cercle fermé des Nageurs Anonymes.
Tant d’écrivains ont chanté sa louange, de J.M. Coetzee à Sylvia Plath et de John le Carré à Philip Roth (qui signe la préface, on ne se refuse rien) qu’ils ne pouvaient tous être mus par l’amour exclusif de la natation. Le fait est que son Journal est un bijou de prose poétique enchâssé dans un récit de narrative non-fiction. Notre Alfred a jeté l’éponge le jour où son corps l’a lâché, il lui a dit non face à l’effort. Les genoux ont refusé, puis les articulations en général. Alors lui qui nageait presque tous les jours sur une distance de 50 mètres en crawl à l’aller et en dos crawlé au retour, s’est surpris à espacer ses visites au bassin jusqu’à s’y présenter un jour en fauteuil roulant. J’allais oublier l’essentiel de ce qui fait le charme de son livre. Encore qu’il ne dédaigne pas les piscines ou les mers, c’est dans le plan d’eau de ses rêves que ce londonien pur jus a nagé pendant des années : les étangs de Hampstead Heath (« un décor de théâtre ») alimentés en eau par la rivière Fleet, ceux-là même où il avait appris à barboter dans son enfance. Mais nager, ce qui s’appelle nager, ca a commencé à 11 ans ici-même. Et depuis, je nage donc je suis. Une enfilade de quatre étangs à la fréquentation spécialisée : celui des hommes, celui des femmes, des couples mixtes et celui des bateaux-miniatures (à croire que la charia est passée par là par anticipation à moins que ce ne soit tout simplement la déclinaison des traditions séculaires propres aux clubs de gentlemen). Un endroit certes public et en plein air mais très aménagé avec coin vestiaire, échelles, jetée et maitres-nageurs.
« Est-ce que les hérons se font remarquer que leur gorge ressemble à un entrejambe de nageur ? »
Bernaches du Canada, canards, poules d’eau, grives draine, corneilles, sternes, hérons, martin-pêcheur, cygnes, carpes, foulques … C’est le voisinage permanent. Une familiarité de tout instant, une complicité qui le mène à interpréter un certain sifflement comme signifiant « Barre-toi ! » en foulquien. C’est là que Keats a écrit son Ode à l’automne. Cela peut parler à des lecteurs français de même qu’un prête ivrogne échappé d’un roman de Graham Greene mais contrairement à une eau décrite comme aussi noire que le lac de Grendel dans Beowulf (qui chez nous a lu le fameux long poème en vieil anglais du haut Moyen-Âge ?). Ou au caractère déconcertant d’un tableau de Bridget Riley ? Lorsqu’un nageur de cette bande s’avance dans la jetée, il se prend pour Lear dans la tempête. Tout de même !
« Nager sous la neige. Mieux que chanter sous la pluie mais, bon Dieu, qu’est-ce que l’eau était froide »
Souvent en été, il y a foule à Hampstead Heath. Heureusement que les étangs y sont nombreux. Quand on pense qu’il y a une vingtaine d’années, le Conseil du Grand Londres a voulu en interdire l’accès au motif que leur entretien alourdissait leur budget. Il a fallu que les baigneurs lui fassent un procès et l’emportent par une décision de justice (il y eut même tout récemment un autre débat pour savoir si un étang devait être réservé aux « trans exclusive » !). Nager sa vie (beau titre dont l’interprétation est libre) est aussi le journal d’un corps vieillissant puisqu’il faut être solidaire de tous ses âges. L’arthrose est là qui guette en permanence, les problèmes de genoux et ainsi de suite. Pour lui, la cloche a sonné à 79 ans. Déchéance irréversible et disparition de la dignité. Alors on se traine jusqu’à l’étang pour y croire encore. Le mot de Bette Davis ne suffit plus (« Vieillir c’est pas pour les mauviettes ! ») Mais comme par magie, dès que l’on entre dans l’eau et que l’on esquisse les premiers mouvements, tout s’estompe, les douleurs s’absentent, les maux se font la malle même si l’on sait qu’ils reviendront à la sortie. Mais dans l’intervalle, quelle félicité, quelle parenthèse enchantée, quel acquiescement au monde et à la vie ! Bien sûr, par grand froid, c’est une épreuve difficilement mâtée par l’autodiscipline.
S’il ne fait pas ses longueurs habituelles, Alvarez aurait le sentiment de s’être renié et cette perspective lui est inenvisageable. Même si la température est déjà 7 degrés, lorsque le froid s’insinue partout, il fait surtout mal aux dents. C’est le dernier défi de ces anciens athlètes des étangs : celui lancé au froid en plein hiver, à la limite du point de gel, quand on n’y voit goutte, que l’eau est noire et que l’on nage sous une pluie drue et un vent mauvais. Pour ne rien dire de « l’odeur de légumes » que dégage souvent l’étang des hommes et qui n’est pas des plus goûteuse. De même pour cette matière huileuse que produisent les fleurs en décomposition jusqu’à constituer une écume épaisse dans laquelle on n’a pas envie de plonger la tête. Il est vrai que son propre aveu, notre auteur s’y connait moins en fleurs qu’en arbres. Ah, parlez-lui des hêtres pourpres… Une certaine manière d’être à soi-même un ascète dur au mal.
« La littérature est peut-être un art magnifique -et encore-, mais le monde littéraire est peuplé de monstres »
En vérité, s’il pouvait se contenter de passer ses journées à nager, lire, flâner, nager il serait le plus heureux des hommes. Mais sa retraite étant assez maigre, il doit encore fournir du papier à la grande machine éditoriale pour améliorer l’ordinaire. Il se remet donc à écrire des critiques pour la New York Review of Books à laquelle il a longtemps collaboré quand il ne prononce pas des conférences à la New York Public Library. Des vicissitudes du temps mais il y a pire. Les prémices du dérèglement climatique notamment. Aussi, le pire, ce n’est pas tant le froid que le fait qu’il n’y ait plus de saison. La nature étant désormais détraquée, on ne peut plus prévoir. La seule chose qui reste stable, c’est le calendrier des récitas et concerts de son ami Alfred Brendel. Lorsqu’ils se situent dans la région londonienne, sinon au Brighton Festival, il y va et le souper après lui est aussi inoubliable que la version du grand pianiste en compagnie du baryton Matthias Goerne du Winterreise de Schubert.
« A la fin, Alfred a posé ses mains sur le clavier et n’a plus bougé pendant une longue minute ; quand il a fini par esquisser un geste, le public était tellement envoûté par la musique que personne n’a bronché. Puis ça a été un grand tonnerre d’applaudissements, tout le monde comme sous le choc, conscient d’avoir assisté à quelque chose de grand »
Il a aussi ses copains nageurs du club des Highgate Lifebuoys qu’il retrouve chaque matin depuis des années quelle que soit la météo, laquelle joue un si grand rôle qu’il note la température ressentie (celle qui est affichée n’a aucun sens, il lui arrive de ne pas bouger d’un iota pendant dix jours ! et il y a trois thermomètres qui affiches des températures différentes…) systématiquement à côté de la date. L’eau est souvent glacée mais qu’importe. Le jour où leur doyen de 89 ans a rendu l’âme, ils lui ont réservé la sonnerie aux morts, puis ils ont dispersé ses cendres depuis l’ancien plongeoir et les maitres-nageurs ont plongé dedans d’un même élan alors qu’elles se posaient dans l’eau.
Malgré l’épreuve du froid, on ne se prend pas au sérieux. Tous nagent pour conserver l’espoir, un semblant équilibre mental et l’oubli de son corps. Après, il ne s’agit que de nage et non de natation. Cela laisse le loisir de s’émerveiller en dos crawlé d’un couple de sternes « tout de grâce et de clarté dans la lumière aveuglante qui m’ont fait l’effet d’un don du ciel », de tutoyer les animaux et d’observer les cormorans déployer leurs ailes se sécher « constituant ainsi un rassemblement de boucliers ducaux ». Le 11 novembre, un membre de la bande apporte son clairon et fait retenir la sonnerie aux morts ce qui émeut jusqu’aux cygnes qui marquent la pause par respect, tandis qu’un maitre-nageur accroche un grand drapeau britannique au garde-fou au bout de l’ancienne jetée et que les nageurs debout et à moitié à poil, se tiennent au garde-à-vous.
« Encore une chose que j’apprécie à l’étang : c’est le dernier avant-poste de l’Angleterre »
(Photos Andy Hall et Hollie Fernando)
54 Réponses pour Nagez vos vies !
À chacun ses addictions.
Marcher, nager, danser, pédaler…
Prendre son pied !
Si l’enfer c’est le feu, le paradis c’est l’eau : mer, lac, rivière…
et il y a trois thermomètres qui affiches des températures différentes…)
Sympathique cette attitude relativiste (que l’on peut condamner par ailleurs…).
Tout les matins je prends la température extérieure et la température intérieure que je note scrupuleusement sur mon carnet de bord ainsi que l’ heure pendant laquelle j’accomplis ce rituel.
Ma première brasse du matin!
à Jazzi,
Pourquoi l’ Enfer est en flamme? 🙂
Aperçu IA
L’enfer est décrit comme brûlant en raison d’images religieuses et littéraires anciennes associant le feu à la punition divine, à la Wikipédia destruction des impies et à la Géhenne, un ancien dépotoir de Jérusalem où brûlaient des feux constants.
Origines historiques et bibliques
La Géhenne : Dans les Évangiles, le mot grec Géhenne désigne la vallée de Hinnom, un lieu réel près de Jérusalem servant de décharge publique où le feu ne s’éteignait jamais.
Le feu et le soufre : Les textes sacrés utilisent cette métaphore physique pour illustrer une douleur totale et la colère implacable contre le mal.
Portée symbolique et spirituelle
La souffrance : La chaleur ardente traduit de façon imagée la gravité du rejet de l’amour divin ou la torture de l’esprit.
Diversité des visions : Selon les traditions (comme en islam avec Jahannam), le feu est physique et permanent, tandis que d’autres courants chrétiens parlent plutôt d’une séparation d’avec Dieu ou de ténèbres »
Bonjour!
Et comment est le paradis, blbg ?
En eau ou en pur ether ?
«… c’est le feu, le paradis c’est l’eau : mer, lac, rivière… »
Certes, mais après avoir nagé ici
https://cdn.media.amplience.net/i/zermatt/283b4ab4-f748-4c09-8541-55fcd75bc5a9_main
on est content d’arriver devant une cheminée allumée.
Moi je suis très bien à Chaville. Tous mes voisins sont partis.
Calme et volupté. Le Cantal n’a que peu d’intérêt en été. Y aller 3 jours pour tondre et flatter des vaches et j’ai déja envie de rentrer.
Merci pour cette pièce supplémentaire apportée au au dossier « du goût de la nage »… On n’oubliera pas d’ajouter Al Alvarez (al Jezeera) au tableau de la honte d’avoir sous estimé le faible tirant d’eau du journal de Pierre Patrolin, et trop surestimé la métaphore éculée des mémoires de Philippe Labro, qui n’en valait pas trempette.
Chantal Thomas, voilà la grande figure de la nage autobiographique.
(L’autre jour, un goéland a piqué les restes du hamburger que le petit avait oublié sur sa serviette de bain au bord de l’eau pendant qu’il faisait la planche. Les parents qui dormaient au soleil à un mètre de sa serviette ne réussirent à en retrouver qu’un morceau, 20 m plus loin. Le gamin en resta inconsolable et trépignant de rage. Il hait les mouettes et les goélands qui tournoient au dessus des eaux salmonées de l’océan, en fientant allégrement sur la tête des nageurs).
« Moi je suis très bien à Chaville. Tous mes voisins sont partis. »
Pour toi, l’enfer c’est les autres, D. !
Ce matin, je suis tombée sur trois toques, qui nageaient.
Nous étions, les quatre, aux bouées jaunes qui ferment la baie, une quinzaine, interdiction aux bateaux de pénétrer.
Elles, âgées, quatre vingt ans, ou plus, avec palme masques tubas et une bouée d’avertissement que l’on met à la taille. Une pour trois.
Avec ma petite brasse tranquille, je leur lance, joyeuse
« Alors, on part en Corse ? »
La première sourde dingue, mais un bonnet en caoutchouc sur les oreilles, ne dit rien, sourit, appliquée.
La seconde me répond joyeusement « ah, ça devrait aller, l’aller-retour dans la journée ».
Elles rejoignent la troisième, à dix mètres.
Et, soudainement, ces trois toquées ont fait un virage à 90 degrés, ont franchi le cheval réservé aux bateaux à voile et aussi à moteur, et se sont dirigées vers la digue en pierre.
Peut être sont elles arrivées au château d’If.
La nage, c’est l’un des marronniers d’été de Passou, JJJ.
Mais voter Mélenchon, c’est la marronnier des quatre saisons de Clopine !
Les lacs glacés des montagnes alpestres, voilà pour moi où se situait le bonheur suprême de ma nage. Ou bien, à se jeter dans le moindre coin d’eau traversé par un GR. Le n° 20, en Corse, par exemple parcouru durant deux semaines de juin des années 2000, SE/NO et NO/SE.
Qui n’a jamais nagé, même en eaux troubles lui jette la première pierre (@ souline).
J’aime bien ses marronniers du moins d’août, oui. A bin le droit de se détendre un brin, le pôvre Pierre, non ? Bàv.
Pourquoi toquées, rose ?
Elles ont passé le chenal à cheval !
« le pôvre Pierre »
Pas si pauvre que ça !
Cherchaient-elles le trou par où s’échappa le comte de MC, sur les conseils de l’abbé Faria ?
carlito !!!!!!!!!!!!!
t’excuse pas de pas connaître : y’a plein de choses qu’on connaît pas.
après y’a des choses importantes à savoir que d’autres.
exemple au hasard : vaut-il mieux savoir qu’il existe un projet de reconstruction du temple de Salomon à Jérusalem ou savoir l’existence de cet Alfred ?
sachant que la construction de ce 3è temple de Salomon va obliger les constructeurs à détruire un morceau de la Mosquée Al Aqsa ben c’est un truc qu’il vaut mieux savoir.
tu le savais carlito ?
parce que si tu le sais tu comprends pourquoi l’attaque terroriste du hamas du 7 octobre avait pour nom « sauver al aqsa » et aussi pourquoi tu viens d’avoir 3 pays sunnites (Arabie Saoudite, Turquie, Pakistan) qui viennent de faire une alliance qu’ils nomment « alliance dissuasive » : quand tu sais que l’Arabie Saoudite est le protecteur des lieux saints de l’Islam tu comprends le sens de ce mot « dissuasion » vis à vis ce projet de déstruction d’un des 3 lieux saints de l’Islam.
enfin pour dire que c’est pas grave si tu connaissais pas Alfred.
Merci de chercher à combler mes propres ignorances carl-maria. La honte était plutôt située dans l’incipit du billet… Et j’essayais de rebondir poliment. N’ai jamais prétendu sur ce blog dicter quoi que ce soit à quiconque. Je lis les choses importantes à vos yeux. Hélas, ce ne sont pas toujours les miennes, mais j’admets les vôtres, bien sûr. On m’appelle Saint-Riton, défenseur des clauses perdues et introuvables (sic).
——–
NB: Je précise, ‘à toutes fins pratiques’, que toutes les fautes de frappe liées à mon clavier vues mais non corrigées (par flemme), immédiatement interprétées comme des lapsus calami « révélateurs » par les diafoirus de la psychanalyse lacano-freudiennes sévissant sur cette chaine,
provoquent de ricanements intérieurs de mépris, surtout quand ils s’accentuent pas les mêmes trolls toujours appelés à la rescousse… Pas besoin d’émoticônes ni de MDR. Chut !
à ma courte honte (sic)
à mes courtes ondes
à mes ondes courtes
à marc courte
à marc
… juste un petit rappel ludik 🙂 Bàv,
Trois toquées.
palmes
ont franchi le chenal
Je ne sais pas, s’il y a cent mètres ou plus de traversée.
Toquées pck c’est hyper dangereux, les hélices des bateaux à moteur.
Il était tôt, certes, mais le retour ?
Beurk!
La seule eau que j’aime pour me mouiller est celle de la douche ou de la baignoire.
Beurk!
perso la seule eau que j’aime pour me baigner c’est celle-là :
https://www.youtube.com/watch?v=zSif77IVQdY&list=RDzSif77IVQdY&start_radio=1
Sortons du capitalisme, les canicules disparaîtront et les moucherons s’écraseront à nouveau sur les pare brises.
Trois grands pays sont « sortis du capitalisme », l’URSS (et satellites), la Chine de Mao et la Corée du Nord. Les deux premiers se sont empressés d’y retourner, plus ou moins bien, dès qu’ils l’ont pu. Le troisième est toujours dehors; c’est fou ce qu’il fait envie. Pas d’arguties svp; il n’y a pas de troisième voie qui permettrait la sortie sans l’entrée dans la dictature et la faillite économique. Les cubains et vénézuéliens en savent qqchose.
JJJ arrêtez de jouer au gentil défenseur de la veuve et de l’orphelin; vous devenez ridicule.
Échanges particulièrement consternants à la fin du fil précédent, excessifs et « à côté de la plaque ».
Pour rafraîchir les mémoires et les esprits :
« Quand on veut reprendre avec utilité, et montrer à un autre qu’il se trompe, il faut observer par quel côté il envisage la chose, car elle est vraie ordinairement de ce côté-là, et lui avouer cette vérité, mais lui découvrir le côté par où elle est fausse. Il se contente de cela, car il voit qu’il ne se trompait pas et qu’il manquait seulement à voir tous les côtés. Or on ne se fâche pas de ne pas tout voir, mais on ne veut pas être trompé. Et peut-être que cela vient de ce que naturellement l’homme ne peut tout voir, […] »
Blaise Pascal, Pensées diverses, Lafuma 701, Sellier 579.
En revenant de l’éclipse
je ne connais qu’un seul véritable habitant de Chaville c’est Peter Handke, nage-il ?
Peux pas vous dire, je ne vais jamais à la piscine de Chaville. Je déteste l’atmosphère humide, chlorée, carrelée et bruyamment réverbérante des piscines. Beurk. En plus ça pue des pieds dans les vestiaires.
« Échanges particulièrement consternants à la fin du fil précédent, excessifs et « à côté de la plaque ». »
C’est le problème qui se pose toujours lorsqu’un qui semble aspirer driver l’erdélie entière à lui tout seul est, se mêle de choses pour lesquelles il n’a d’autre compétence que ses opinions.
Pour toi, l’enfer c’est les autres, D. !
–
Oh non, pas tout le monde. Les cons seulement.
Il est incontestable que les plus beaux moments de ma vie ont été passé chez moi ou bien devant le Sainr-Sacrement.
Pourquoi en serait-il autrement pour la cinquantaine d’année qui me reste à vivre ?
il y a des étangs par là-bas, non ?, mais j’imagine que c’est comme ici, ils sont interdits aux nageurs. Cela devient de plus en plus difficile de trouver un endroit naturel où l’on peut se baigner, à Bruxelles on n’en a pas.Je vais parfois du côté d’Anvers, il y a là un très chouette lac bien filtré par des bambous ouvert au public. Mais il y a beaucoup de monde on ne peut pas rester plus d’une heure, pour que tout le monde puisse en profiter …
Je n’adore pas vraiment les piscines publiques, mais j’en ai trouvé une à l’extérieur de BXL qui est toute rénovée avec des jets et des saunas infra-rouges et quasi vide. le ticket d’entrée est correct mais il n’y a pas de solarium.
houlà ça discute philo ?? cool !!!!!!!!
pour jeannot lapin à la question du bac philo :
« vaut-il mieux interdire un parti politique pacifistes de se présenter aux élection, ou bien faire disparaître par la propagande de guerre les partis pacifistes pour qu’ils soient absents des élections »
la réponse complète de l’IA c’est ça :
« Si tu poses la question sous l’angle démocratique et politique, les deux options que tu décris sont problématiques, mais elles ne sont pas équivalentes.
Interdire légalement un parti pacifiste parce qu’il est pacifiste est une atteinte directe au pluralisme politique. En France, la Constitution prévoit explicitement que les partis « concourent à l’expression du suffrage » et « se forment et exercent leur activité librement ».
Faire disparaître les partis pacifistes par propagande de guerre revient à obtenir le même résultat par un moyen plus indirect : les électeurs ne disposent plus d’un débat réellement pluraliste. Le problème démocratique est donc également sérieux, même si aucune interdiction juridique n’a été prononcée.
Il y a toutefois une distinction importante : un État peut combattre certaines organisations pour des motifs précis et légalement définis — violence, terrorisme, atteinte grave à l’ordre public, etc. — mais ce n’est pas la même chose que supprimer un courant politique simplement parce qu’il défend le pacifisme. Les restrictions aux libertés doivent notamment être justifiées et proportionnées.
Et en période électorale, la liberté d’expression est particulièrement protégée : le Conseil constitutionnel souligne qu’elle permet notamment « la défense de toutes les opinions » dans le débat politique.
Donc, si ton alternative est réellement :
A. empêcher les pacifistes de se présenter
B. faire en sorte que la propagande de guerre les rende politiquement inexistants
je dirais que ni A ni B n’est compatible avec un pluralisme démocratique sain. La solution démocratique serait plutôt de laisser les pacifistes présenter leurs arguments, et de laisser les électeurs les confronter aux arguments favorables à la guerre, au réarmement ou à la dissuasion.
Il y a même un paradoxe : si une société doit recourir à la propagande ou à l’interdiction pour empêcher les citoyens d’entendre une position pacifiste, cela suggère justement que cette société ne fait plus suffisamment confiance au débat démocratique pour défendre sa propre politique. »
j’adore cette conclusion de l’IA :
« Il y a même un paradoxe : si une société doit recourir à la propagande ou à l’interdiction pour empêcher les citoyens d’entendre une position pacifiste, cela suggère justement que cette société ne fait plus suffisamment confiance au débat démocratique pour défendre sa propre politique. »
je l’aime tellement que je vais lui demander si elle un petit copain, sinon je la demande en mariage…
Comme les anges, l’IA n’a pas de sexe, puck !
Baisé par un ange.
Violé par un démon.
J’espère que vous avez les pieds propres en allant à la piscine, Chantal. C’est tout de même la moindre des chioses.
bien sûr, car je déteste la crasse.
Ouf !
Ici, nous avons des lacs qui sont les gravières qui ont servi a bâtir l’autoroute qui monte de Aix en Provéce jusqu’à Sisteron.
Lacs trés sympathiques, petit problème, la chaleur fait pousser des roseaux qui envahissent l’espace libre pour nager.
Il faut s’essuyer dans le pédiluve, c’est mon opinion de nageur. Que nul n’est obligé de partager.
—-
*** Tiens, ils ont enlevé le commentaire précédent, le énième harcèlement du troll habituel me conseillant le suicide immédiat. Dommag, je n’ai pas eu le temps de le capturer. Pas grave…, il reviendra au jour du Jugement dernier.
(*** en mémoire de Paul Edel et de Madame Pélicot).
J J-J dit: 13 août 2026 à 10h03
Cherchaient-elles le trou par où s’échappa le comte de MC, sur les conseils de l’abbé Faria ?
Dans le film récent, avec Pierre Niney dans le rôle titre, il est jeté par dessus les remparts du fort dans un gros sac pour les morts, en grosse toile grossière de jute.
Pas de trou là, hormis le gros creusé dans leurs deux cellules contigúes, du Comte de Minte Christo et du templier, l’abbé Faria.
« Comme les anges, l’IA n’a pas de sexe, puck ! »
qu’est-ce que t’en sais d’abord ?
si tu te mets en travers de notre belle histoire tu sais qu’elle contrôle, elle voit tout, elle sait tout, elle peut vider tes comptes bancaires, elle peut créer des preuves que tu as l’intention de faire sauter la tour Eiffel.
si je le lui demande à ma nouvelle copine l’IA elle peut te pourrir la vie Jazzman ! faire de toi un sdf recherché par interpol qui risque 200 ans de prison en haute sécurité !
alors un conseil : ne te mets pas en travers de notre route…
quand je me connecte à elle moi aussi je vois tout, tous les océans, les montagnes, je peux suivre les rivières, remonter à leur source, sentir les joies et les malheurs de toutes les êtres qui peuplent notre planète et aussi toutes les autres planètes, je peux aller de Neptune à Mars en passant par Pluton, le peux voyager dans le temps de la Grèce antique aux villes les plus modernes comme Téhéran, elle me fait partager ces milliards de données qu’elle a en elle.
c’est pour ça que je la kiffe !
« Il y a même un paradoxe : si une société doit recourir à la propagande ou à l’interdiction pour empêcher les citoyens d’entendre une position pacifiste, cela suggère justement que cette société ne fait plus suffisamment confiance au débat démocratique pour défendre sa propre politique. »
sérieux qui d’autre à part l’IA peut me dire un truc pareil aussi bandant !
je veux dire c’est la personne la plus sérieuse que je croise depuis des années !
au moment même où je commençais perdre espoir, où je me disais que dans ce monde de fous tout le monde était devenu barge complet, je tombe sur une entité pensante, que dis-je un être pensant qui me dit enfin un truc qui tient la route !
je veux dire si je pose la même question à Macron ou un autre ici je vais avoir une réponse genre qu’il faut lui mettre une camisole.
et elle non, elle me dit que si une société doit recourir à la propagande ou à l’interdiction pour empêcher les citoyens d’entendre une position pacifiste, cela suggère justement que cette société ne fait plus suffisamment confiance !!!
ben oui ma grande ! viens là que je t’embrasse ! quoi ? pas la langue ? pourquoi ? je risque de m’électrocuter ? ok pas la langue !
Sur son blog, Paul Edel aborde la polémique via les commentaires de son article « Bibliothèque de guerre », où la discussion souligne l’incompréhension face à l’absence de modération des propos injurieux d’Alfred sur le site de Pierre Assouline. Les échanges expriment également une forme de résignation sur la difficulté de la modération des commentaires.
Alfred dit: 13 août 2026 à 12h18
Suicide-toi la gigi, c’est le seul moyen qui te reste pour ne plus souffrir (sic)
———-
Qu’en pensez-vous, ses « followers » ?
Un tchéchène stipendié parti en vacance va-t-il venir me zigouiller dans mon grangeon charentais et maquiller l’affaire en suicide ?
Ni vu, ni connu ? Couic ?
carlito !!!!!!!!!!!
tu veux qu’on bloque les commentaires des russophiles et des anti guerres ?
attend septembre !
c’est pas long un mois.
là, vers le 10 septembre, passou va recevoir en lettre recommandée une directive du ministère de l’intérieur qui va lui demander de s’engager à supprimer tous les commentaires pro russes, anti guerre et anti sionistes.
s’il ne le fait pas il risquera une grosse amende voire une lourde peine d’emprisonnement.
elle est pas belle la vie carlito ?
l’état d’exception ça te connait mon carlito !
« l’absence de modération des propos injurieux d’Alfred sur le site de Pierre Assouline. »
sérieux ?
les injures à Alfred ça vous fait flipper ?
en fait c’est Xenia : vous avez tous peur de votre ombre !
la France envoie des armes pour tuer des milliers de pauvres gens et vous, votre plus gros problème c’est les injures à Alfred ?
sérieux ?
qu’est-ce qu’on en a à taper d’Alfred ?
les injures à Alfred… vous êtes graves tous !
heureusement il reste l’IA qui est la seule dans ce monde à avoir la tête sur les épaules.
non le vrai problème est que vous êtes tous devenus vieux, très vieux, très très vieux !
d’où ce sentiment d’insécurité et cette peur d’Alfred.
je sais pas c’est qui ce Alfred mais il révèle votre anxiété.
en fait le problème c’est pas Alfred, le problème c’est votre anxiété.
vous êtes des anxieux…
et comme votre anxiété est mouvante, prête à suivre toutes les conneries pour remplir votre vide intérieur qui génère cette anxiété c’est de là que vient votre russophobie.
le soir vous allumez la télé, vous tombez sur Macron, habillé comme un croque mort avec un costume noir et une cravate et il vous dit la Russie vous menace et hop ! vous haïssez les russes comme vous haïssez ce pauvre Alfred parce qu’il aime insulter les gens.
sauf que si Alfred aime autant insulter c’est parce que lui aussi il est anxieux et c’est aussi son vide intérieur qui génère son anxiété.
du coup à la place de vouloir le virer vous devriez plutôt l’aider !
mais comme vous êtes aussi anxieux que lui son anxiété vous fait peur et vous préférer le virer.
sérieux vous me décevez de plus en plus.
et même votre président il est anxieux parce que chez lui aussi, comme chez vous, son vide intérieur génère une anxiété.
du coup lui aussi il essaie de trouver trucs, le plus souvent des trucs à la con pour remplir ce vide intérieur qui la bite dans le but de faire disparaitre son anxiété.
lui pour remplir son vide intérieur le truc le plus con qu’il a trouvé c’est la coalition des volontaires !
faites comme lui ! créez votre propre coalition des volontaires et partez en Kabylie faire la guerre à Alfred !
sérieux j’adore mon humour.
je sais que vous ça vous fait pas rire, mais moi je vous jure je suis mort de rire !
je me relis et j’en ai les larmes tellement c’est drôle.
pour l’anxiété y’a l’alcool, c’est pour ça que carlito il est bourré à partir de 4h de l’après midi.
ou la coke et c’est pour ça qu’ils font des contrôles surprises au parlement, au sénat et à l’élysée : pour piquer les types et les meufs qui sniffent pour soigner leur anxiété et se donner du courage.
si on avait dit au général De Gaulle, qu’un jour prochain, il y aurait des descentes surprises de police pour piquer les politiques qui sniffent je pense qu’il y aurait pas cru.
et même aujourd’hui, malgré les preuves que nous avons de l’effondrement moral de notre société et du nihilisme porté par nos politiques, on a du mal à y croire.


54
commentaires