Splendeur et misères, de Balzac à Sarah Kane
Un tel titre ne peut que troubler. On se demande bien ce que l’un fait à côté de l’autre et par quel chemin tortueux l’on voudrait nous mener au long de cet itinéraire. Le lien est effectivement artificiel : il se trouve que les deux pièces ont fait leurs débuts cette semaine à Paris et que j’ai vu l’une au lendemain de l’autre. Un sacré choc entre ces deux mondes.
Splendeur et misères (jusqu’au 3 octobre au Théâtre 14), on s’en doute, est l’adaptation moderne pour les planches d’une partie des Illusions perdues (Scènes de la vie de province) et de Splendeur et misères des courtisanes du cher Honoré. Le metteur en scène Paul Platel a picoré un peu partout dans l’œuvre pour raconter à sa façon l’ascension d’un jeune ambitieux nommé Lucien de Rubempré à son arrivée dans la capitale en provenance d’Angoulême. Petits, complots, manigances, jalousies, coups tordus, journalisme tous pourris, mondanités, coucheries et tutti quanti. Un peu plus difficile d’y parvenir lorsqu’on n’en possède pas les codes et les mœurs. On ne sait plus si on se trouve dans le faubourg Saint-Germain sous la Restauration ou dans le Marais sous Macron 1er et dernier. L’argent est au cœur de tout étant entendu que, comme le disait Oscar Wilde dans la vie tout est une question de sexe sauf le sexe qui est une question de pouvoir.
Quelle incroyable énergie déploie cette troupe issue de la compagnie des Evadés ! Avec une générosité jamais démentie ni prise de court, les six comédiens donnent tout ce qu’ils ont pour jouer chacun plusieurs personnages, qu’ils apparaissent masqués ou pas. C’est bouffon à souhait avec un côté Deschiens dans une inventivité toujours surprenante. Un exploit lorsqu’on veut à tout prix faire résonner dans le même temps la langue de Balzac. Ils ont su trouver la note juste dès le début et s’y tenir jusqu’au bout. Pourtant ils sont à fond leurs personnages. La note juste et la bonne distance : 1h40. On s’épuise à les suivre tant c’est intense et captivant mais on en redemande tant on rit et, plus encore tant l’on savoure. En sortant, on sait que le théâtre, comme la littérature, sont nécessaires car la vie ne suffit pas.
On pourrait en dire autant de la pièce de Sarah Kane 4.48 Psychose (4.48 Psychosis) créée par le metteur en scène Jacques Osinski au théâtre de l’Atelier (jusqu’au 15 novembre) à partir de la nouvelle traduction de Vanasay Khamphomala (96 pages, 14 euros, L’Arche éditeur, 2000). Tout ce qui apparait au théâtre a vocation à disparaitre. Ce qui reste, c’est le texte. On ne peut pas revoir une pièce, fut-ce le lendemain de la première fois, car ce n’est jamais exactement la même chose. Mais on peut la relire ; sauf que là, si ce n’est pas elle qui a changé, c’est souvent le regard du lecteur qui a pris de l’âge entretemps. On peut aussi la revoir à plusieurs reprises dans la même mise en scène avec les mêmes comédiens sur une période de vingt ans.
Ils m’aimeront pour ce qui me détruit
Toute à son inadéquation au monde, Sandrine Bonnaire y est seule sur scène, quoique pas tout à fait car de temps en temps surgissent le visage de Frédéric Leidgens sur un grand écran derrière elle tandis que sa voix grave pénètre et emplit la salle. Le huis clos s’y installe naturellement dans tout son dépouillement dans le but de représenter, si cela est possible, l’enfermement de la psychose. On nous dit quelles sont les sources de l’écriture du texte (la Terre vaine de T.S. Eliot, Les souffrances du jeune Werther de Goethe, le Fauteuil d’argent de CS Lewis ainsi que quelques ouvrages sur la dépression et ses médicaments). Ils figuraient sur sa table de chevet peu avant sa mort. Pas sûr que cela nous aidera tant la force du texte se suffit.
« Mais vous avez des amis. Vous avez beaucoup d’amis. Qu’est-ce que vous leur apportez à vos amis pour qu’ils vous soutiennent comme ça ?
C’est ce que lui demande son psychiatre de manière récurrente. On ne le saura pas et on comprendra que cela n’a pas suffi puisque Sarah Kane s’est donné la mort quelques mois après avoir achevé l’écriture de cette ultime pièce. Hospitalisée, elle s’était pendue avec ses lacets au crochet de la porte intérieure des toilettes. Elle avait 28 ans.
Dans 4.48 Psychose, la langue est constamment mise en tension avec le corps. La fin est annoncée mais on aimerait la repousser tant l’intensité nous saisit dès les premiers instants. Sandrine Bonnaire, qui avait déjà porté haut les couleurs de L’Amante anglaise de Marguerite Duras, avec le même metteur en scène dans le même théâtre, a relevé un peu plus la barre de saut. Jamais si haut peut-être depuis ses débuts sur les planches à 22 ans lorsqu’elle jouait une femme et un homme dans La Bonne Âme du Se-Tchouan de Brecht sous la direction de Bernard Sobel. La puissance du texte y est pour quelque chose, naturellement, mais il y a aussi autre chose, en tout cas à mes yeux. Il se trouve que, comme d’autres, j’ai été saisi à la création de Psychose 4.48 par Claude Régy aux Bouffes du Nord en 2002. Hiératique, Isabelle Huppert, généralement meilleure au cinéma qu’au théâtre, s’y révéla indépassable dans son osmose avec la mélancolie morbide et l’intelligence si aiguë de Sarah Kane. D’ailleurs, Jacques Osinski lui-même en convient : s’il s’est embarqué dans cette nouvelle aventure, c’est pour aller plus loin dans sa mise à nu d’une âme qui se débat. Aussi s’est-il emparé de ce texte déjà culte (il ne date que de 2000), d’autant plus ouvert à toute proposition qu’il est vierge de toute indication de mise en scène et de toute didascalie (à l’inverse de Beckett dont il a eu souvent l’occasion d’éprouver les contraintes). Il en a donc fait le lieu d’un affrontement entre une volonté et un empêchement d’exister.
C’est moi que je n’ai jamais rencontré, dont le visage est collé au revers de mon esprit
C’est si plein d’images mentales qui ne donnent rien à regarder mais tout à imaginer, que l’on se retient de fermer les yeux pour mieux voir. Dans ce théâtre-là où il n’y aurait que des gros plans, nous sommes autant d’aveugles invisibles prêts à recevoir les confidences d’une conscience en train de sombrer. Par ses silences-même, la comédienne réussit à nous faire entendre toutes les voix enfermées dans sa tête minée par la dépression, rongée par la dépréciation de soi, habitée par l’autodestruction. Elle incarne la folie à l’œuvre avec toute la colère que cela peut produire dans un être. Là où Isabelle Huppert demeurait immobile en nous fixant durant toute la durée de son monologue, Sandrine Bonnaire se meut quelque peu d’une station fixe à l’autre. Elles seront désormais deux à nous hanter, égales dans leur génie à exprimer l’effrayante, captivante et vertigineuse voix intérieure d’un grand texte.
(Photos du spectacle « Grandeurs et misères », D.R. ; « Sandrine Bonnaire et Frédéric Leidgens » dans Psychose 4.48, photos Pierre Grosbois)
1 849 Réponses pour Splendeur et misères, de Balzac à Sarah Kane
Huppert vue et Huppert reconnue
je viens de déposer une plainte contre Emmanuel Todd.
je l’accuse de venir sur le blogapassou pour lire mes commentaires et ensuite en faire des livres.
il y a déjà eu des précédents : quand je venais sur le blogapassou avec le pseudo Dexter, un certain… je me souviens plus son nom… ah oui un certain Eric Chevillard écrivait ses livres en recopiant mes commentaires, je pense notamment à mon célèbre commentaire sur Flaubert qui a écrit ses livres en utilisant des hétéronymes qui portaient tous le même nom.
et voilà maintenant que c’est cet Emmanuel Todd qui refait le même coup.
sauf qu’à la place de Todd je n’aurais jamais dit aussi brutalement qu’il racontais des conneries au sujet des 60 mille manifestants iraniens tués par le gouvernement iranien.
parce que contrairement à Todd je défends une certaine forme d’humanité et compte tenu de l’âge avance de Finky et de sa déconfiture mentale je l’aurais jamais de façon aussi brutale et quasi meurtrière.
parce que là le Finky, prenant conscience du fait qu’il raconte n’importe quoi, il a bien failli s’étouffer et y laisser sa peau.
je veux dire utiliser l’arme de la lucidité et de l’évidence contre Finky c’est limite criminel.
donc si Finky veut porter plainte avec moi contre Todd perso je suis partant.
par contre l’autre invité était absolument génial !
du genre la russophobie en Europe ? non, perso je ne l’ai jamais constatée…
le mec il sort de chez lui, il pleut averse et il peut s’exclamer ah quelle belle journée ensoleillée…
effectivement ce type de comportement relève plus de la psychiatrie…
le truc que j’aime c’est leur incapacité à inverser les situations.
le président iranien a dit dans les années 80 qu’il voualit rayer Israël de la carte : il fazut lui faire la guerre.
Trump dit qu’il veut carrément annihiler la civilisation perse et ramener l’Iran à l’âge de pierre, là c’est normal.
d’autant que Todd avait au départ une bonne attitude face à l’état de décrépitude mentale de Finky.
quand Finky a dit qu’en 2014 il n’y a jamais eu de coup d’état et de changement de régime de la part des néocons américains, Todd a répondu qu’il ne voulait pas entrer dans cette discussion.
alors la scène maginifique dans laquelle on voit Victoria Nuland distribuer des cookies à Kiev restera dans l’Histoire.
je veux dire faire 80 mille kms pour distribuer des cookies c’est pas arrivé souvent dans l’Histoire des USA…
mais l’autre invité dont j’ai oublié le nom il était vriament génial.
quand il dit que l’Europe se plaint des menaces de la Russie tout en validant le fait que cette même Europe envoie des armes aux ukrainiens pour tuer des russes et bombarder Moscou, je veux dire cet étonnement du genre mais pourquoi les russes nous menacent-ils alors que nous on les aime, niveau hypocrisie théâtrale c’est grandiose…
et là aussi ce comportement du genre je comprends pas pourquoi mon voisin ne m’aime pas alors que je viens de lui exploser sa maison, ça relève à 200% de la psychiatrie.
il me semble bien que l’autre invité est un habitué de LCI.
et le type il dit que c’est un géopoliticien et un stratège..
j’ai aussi bien aimé quand il ont parlé de la Pologne.
dommage qu’une radio comme France Cul n’ait pas plus de référence historique.
parce que la dernière fois que la Pologne a entrainé la France dans une guerre contre la Russie c’est un grand moment de notre Histoire.
d’ailleurs pour les passionnées d’Histoire je conseille de relire les étapes qui ont précédées l’invasion de la Russie par Napoléon.
Napoléon a envoyé un émissaire parler avec le Tsar qui était alors installé à Vilnius pour lui dire que Napoléon est en train de rassembler la plus grande armée de l’histoire pour envahir la Russie, et que l’armée ne pourra pas vaincre cette armée du coup il doit se rendre de suite.
l’autre il lui répond vous avez raison notre armée n’est pas assez forte pour battre celle de Napoléon, du coup nous nous retirerons du front et que votre armée sera arrivée jusqu’à Moscou là il n’y aura même plus besoin de se battre contre elle.
l’autre il comprend pas, il va dire ça à Napoléon qui ne comprend pas non plus, mais comme il était pas con il a un doute du genre il se demande ce qu’il a voulu dire.
et c’est là que les polonais interviennent !
ils font comme les israéliens ont fait avec Trump pour l’Iran.
les polonais disent à Napoléon ne l’écoutez pas, nous serons avec vous, leur armée est faible ensemble on va les ratatiner.
de tout son règne la seule erreur de Napoléon est d’avoir fait confiance aux polonais.
et maintenant les polonais rejouent le même film du genre : n’écoutez pas les russes il faut bombarder Moscou et démanteler la Fédération de Russie…
quand on connait l’Histoire la plus grosse peur qu’on puisse avoir est de dire que cette fois encore les français vont écouter les polonais…
et ça se finira pareil, peut-être même pire.
Huppert vue et Huppert reconnue
hypervue
« Vive la Pologne, Monsieur! »
Tu connais, puck?
Sarah Knafo affronte Bruno Lemaire dans le Figaro Magazine de cette semaine.
Le pauvre en prend plein la tronche! Un plaisir de gourmet.
Comment comprendre qu’Isabelle Huppert ait accepté ce rôle d’obscure souillon par rapport à celui de l’incandescente Sandrine Kiberlin ?
Parce qu’elle est intelligente et que c’est le plus beau rôle du film, JJJ.
Qu’elle est bête, cette Gigi.
Faut tout lui expliquer.
C’est lassant à la fin.
Je ne connaissais pas cet hebdomadaire FRANC-TIREUR dont j’extrais le papier infra signé de Caroline FOUREST du 7 octobre. Il a l’air de se situer dans une ligne « politique » plutôt intéressante à mes yeux. Le connaissez-vous, JL ou autres, et qu’en pensez-vous ? Ce papier est-il représentatif de son orientation générale ? Merci de votre réponse éventuelle. Inutile de couvrir vos réponses, si non peu argumentées, d’insultes liées à une certaine forme de naïveté de ma part, qui me réintéresse aux sujets de politiques intérieure avant d’aller bientôt voter, que depuis cette rentrée automnale.
Bàv,
———
(je CC) – « Quoi qu’on pense de Mediapart, ses révélations sont solides. C’est bien Jordan Bardella qui, vers 17 ou 18 ans, écrit que « les banques sont toutes détenues par des Juifs » ou que les « analyses [de Soral] sont justes ». Un de ses anciens conseillers confie : « Jordan a regardé des kilomètres de vidéos de Soral et a lu ses bouquins. » Dans d’autres messages, l’actuel président du RN dit avoir adhéré au FN car « il est resté fidèle à son idéologie de base », même s’il défend l’idée de le masquer : « La politique, c’est de la com ».
À Franc-Tireur, nous ne sommes pas surpris. Voilà des années que nous grattons le vernis de la dédiabolisation pour documenter les influences soraliennes de Jordan Bardella et de son cabinet : dès 2022, dans un « Portrait qui fâche » intitulé « Monsieur pas si propre ». De simples « erreurs de jeunesse » ? Non. Si c’était le cas, il suffisait de le dire, au lieu de mentir effrontément aux Français. La réalité, c’est que ces erreurs ont duré. Cinq ans après ces messages, Bardella, alors âgé de 22 ans, avait pour mentor Frédéric Chatillon. Un antisémite si radical qu’il peut avoir organisé des soirées « pyjamas rayés » et participé à des manifs scandant le vieux slogan du GUD « À Paris comme à Gaza, intifada ! » aux côtés d’islamistes. De 2017 à 2018, Bardella sortait avec sa fille (qui a les mêmes idées que son père), fréquentait sa table et partait en vacances avec l’homme qui a le plus œuvré, aux côtés de Soral et Dieudonné, pour faire monter l’antisémitisme en banlieue. A-t-il coupé les ponts ? Ses déclarations pro-Israël le laissent croire. Mais « la politique, c’est de la com ». En coulisses, son entourage politique reste truffé d’anciens soraliens : à commencer par François Paradol, son directeur de cabinet. En 2020, il y a six ans à peine, Bardella likait encore les stories (sic) de Chatillon sur Instagram. C’est d’ailleurs grâce à cet « ami » de Marine Le Pen (selon ses mots) que Bardella est entré dans le premier cercle de la candidate. Or c’est lui et son associé Axel Loustau (lire page 8) que l’on retrouve mouillés et condamnés dans tous les procès visant le RN pour « financement illégal ». Ce sont ces hommes et leurs sociétés, Unanime et e-Politic, à qui Bardella a confié la « communication » de son groupe parlementaire européen, Identité et Démocratie. Selon un rapport de la direction des affaires financières du Parlement européen, entre 2019 et 2024, plus de 4,3 millions d’euros de fonds européens auraient été attribués en violation des règles. «L’agence de communication e-Politic a ainsi perçu 1,7 million d’euros après un appel d’offres “purement formel” et entaché de “graves problèmes de conformité” », selon les auditeurs bruxellois. Unanime, de son côté, aurait empoché plus de 1,4 million d’euros pour des travaux d’impression sous-traités à moindre coût, soit une marge évaluée à 260 000 euros. Comment se fait-il que ces dessous du RN ne fassent pas plus de bruit ? Ils racontent un parti tenu par des hommes infréquentables. Ils expliquent pourquoi ses dirigeants mentent et menacent la presse au lieu d’assumer. Jérôme Cahuzac a été rayé de la vie politique française pour moins, bien moins, que ça ///. (fin de C-C)
(add.) En effet, 15.06, j’aime assez que l’on m’explique les choses clairement plutôt que d’insinuer des stupidités. Moi aussi, je peux vous insinuer des choses sur les poules et les endives de Chaville. Mais je préfère m’en abstenir désormais.
S’agissant du journal du Franc-Tireur, la wikipedia dit ceci, et voilà pourquoi j’ai préféré en savoir plus auprès de mon réseau social habituel.
___
(wiki) Peu avant le lancement de la publication, Christophe Barbier promet qu’elle sera « anti-Zemmour, anti-extrême droite, anti-extrême gauche, anti-antivax, anti-complotistes, anti-cancel culture » et « contre tout ce qui menace l’universalisme républicain ». Selon Denis Olivennes, Franc-Tireur s’adresse à « ceux qui combattent les radicalités de part et d’autre, qui sont féministes sans verser dans un néo-féminisme extrême, qui sont antiracistes mais par forcément décoloniaux ». Le Monde note que « certains » considèrent le projet « relativement conservateur » (ah ?).
Franc-Tireur sans partisans
@La phobie de l’IA et le syndrome du « c’est trop beau pour être vrai » sont plus que jamais d’actualité : voir de l’IA là où il n’y en a pas et s’en convaincre à l’aide de détecteurs eux-mêmes pilotés par l’IA… Quelle débandade, quelle capitulation, quel renoncement ! Atmosphère d’une France de retraités ; s’il est aujourd’hui un véritable prisme identitaire, c’est bien celui-là, avec un personnel politique à l’avenant
Capté en passant
« je vois monter un puritanisme anti-IA, proche du mépris de classe parfois, tantôt porté par des gens qui n’écrivent rien et ne publient pas, tantôt par des collègues ou auteurs qui publient et qui ont peur d’y voir une concurrence déloyale, et finalement l’arrivée dans leur marché d’auteurs qui ne parvenaient pas à obtenir une prose jugée digne jusque-là. On se retrouve donc avec des formes d’analyse et de dénonciation, et l’envie pour certains de devenir des Dick Recard pour scruter toutes nos productions et nos écrits pour savoir si nous sommes devenus des synthétiques et des hybrides. Le débat sur l’adaptation du livre de K. Dick reste sur le doute sur le fait que Recard serait lui-même un synthétique, un nexus-6 comme les autres. La vérité est que nous sommes tous des synthétiques comme les autres, des digiborigènes comme aide à le dire Yann Leroux De mon côté, j’utilise l’IA, et l’étudie en même temps depuis plusieurs mois, et j’ai aussi développé une capacité à repérer les usages de l’IA basique autant dans les formes d’écriture que dans les productions web. J’utilise l’IA pour produire des textes notamment en anglais qui sont bien meilleurs que mes propres traductions… Et je lisse souvent mes textes en français pour les rééquilibrer… et si ça ne me convient pas, je modifie et corrige… et parfois je repasse une couche d’IA pour rééquilibrer. Si on passe au détecteur, certains de mes paragraphes sont détectés comme IA… alors que j’ai tout juste fait un rééquilibrage assez light. D’autres sont considérés comme totalement humains, et pourtant ils ont parfois bénéficié d’une aide plus poussée de l’IA initialement, mais comme je passe mon temps à réécrire et modifier, le divin Pangram ne voit plus rien. Au final, il est temps de revenir aux penseurs qui ont su intégrer et interroger ces dispositifs dans nos existences de façon précise et équilibrée… Je songe notamment à Stiegler, Latour, Foucault. Mais il est vrai que nous n’avons jamais été modernes comme l’affirmait Latour de façon provocante mais avec un grand discernement, renvoyant les visions idéologiques dépassées à leur échec, et nous obligeant à repenser ensemble ce qui nous fait tenir ensemble. Alors, les innombrables jugements de valeur, les mises en accusation simplistes, et l’absence de culture technique autant dans des pratiques non avancées que dans un manque de connaissance épistémologique, sont inquiétants et s’inscrivent dans la tradition inquisitoriale de Bernardo Gui, alors que c’est la lignée de Guillaume de Baskerville (Le nom de la rose) qu’il nous faut adopter. Il faut privilégier l’enquête à ses formes alternatives inquiétantes et imbéciles (au sens de Foucault) que sont l’inquisition comme traque de l’hérésie, et la quête comme idéal idéologie de mondes qui n’ont jamais existé et qui n’existeront jamais. Paradoxalement, cela nous oblige à être plus ambitieux (notamment collectivement), et autant assumer à ne jamais être modernes, pour être toujours « modestes ». »
Evidemment que je connais Franc Tireur et Caroline Fourest, JJJ!
A peine croyable…
Jérôme Cahuzac a été rayé de la vie politique française […]
Mais aussi François Fillon avec Pénélope. Et grand nombre d’autres.
Etc.
Je m’intéresse beaucoup à ce fait, pourquoi lui passe.-t’il au travers des gouttes ?
Ceux qui se sont suicidés sous François Mitterand.
Etc.
@closer, JJJ
Vous pensez que ça sent meilleur à l’autre extrême ?
C’était pour rigoler, JJ. Je ne le pense pas. Il faut bien mettre un peu d’ambiance ici.
Tu peux m’insulter et m’humilier, Closer, si c’est drôle. N’hésite pas.
Je n’en fais aucun cas.
La Reine de Thaïlande a effectué un premier vol en solo sur un Saab Grippen. Bravo !
Vieille salope de dédée. Passe son temps à Chaville une endive dans le cul et une poule sur les genoux.
Merci Madame Veyre. Ça fait du bien.
16.39 – j’ai souvent du mal à comprendre vos réactions, jzmn… Je vous demande votre avis sur le journal Franc-Tireur et vous demandez à Cl. si « ça sent meilleur de l’autre côté » (sic).
Mais de quoi parlez vous au juste ?!!! Supra, vous m’aviez situé à LFI, alors que je n’ai jamais fait part d’une pareille allégeance. Comme si on ne pouvait pas se sentir plutôt « bien à gauche verte » (puisqu’il faudrait absolument se polariser « électoralement »), tout en restant en totale allergie aux Lepen et autres Mélanchon, et à tous les « démagogues » et « populistes » du monde. Cela étant dit, j’ai plus de respect pour la culture de celui-ci par rapport à l’incurie de celle là. Bref… Sauf que les « qualités » de ces deux sbires ne servent plus à grand chose quand ils aspirent à conquérir le pouvoir à la tête de l’Etat, car à ce moment là, tous les coups sont permis. Et c’est pitoyable, et je vous emmerde, dans l’ensemble.
Ambiance (mettre de l’)
@ pourquoi lui passe-t’il au travers des gouttes ? (16.37) Je crois qu’il était un « bon pharmacien » ou « chirurgien » provincial et qu’il a pu y retrouver ses ouailles lui ayant passé l’éponge (syndrome Tefal). Tandis que FF et PF, dans la Sarthe et aujourd’hui en Russie, s’étaient enfoncés dans un foutu merdier d’où ils ne purent jamais pu se dépétriniser.
(*** Je pense souvent à la sincérité du suicide de Pierre Bérégovoy et aux réactions plutôt cyniques que réellement indignées de Mitterrand à l’égard des chiens).
… que faussement indignées de M… /oups/
…. enfin bref, je me comprends, hein ? /roups/
@ 15.39 /// Quelle débandade, quelle capitulation, quel renoncement ! Atmosphère d’une France de retraités ; s’il est aujourd’hui un véritable prisme identitaire, c’est bien celui-là, avec un personnel politique à l’avenant (sic)
@ dir JL – C’est de vous ? ou de l’IA ?… cette apparente indignation ? – On sait plus trop à quoi s’en tenir, en passant (par la Lorraine) 🙂
@ 15.39 – Je crois que l’IA retravaillée a encore bogué à la fin du laïus, en voulant faire la maline.
« … et autant assumer à ne jamais être modernes, pour être toujours « modestes ».
Elle a voulu dire : « … et autant ASPIRER à ne jamais être modernes » pour être toujours « modestes »… Ce qui évidemment, change tout le sens. Elle a confondu un brin Latour et Crozier. Heureusement qu’on est là pour rectifier, mais qui va s’en soucier ?… Hein ?
Jazzi, résumer Philippe serait pour moi une perte de temps. Cela dit, ce ne sont pas les lapins retraités de 4000 semaines comme toi et Closer qui feront cette élection.
Quant à Bardella, songeons à Saint Paul, gardant les manteaux des assassins d’Étienne, puis après le chemin de Damas, devenant le treizième ou quatorzième apôtre (selon que l’on compte, hérétique ou non, Marie-Madeleine).
Si on nous faisait procès pour toutes les conneries que nous disions à 17 ans, nous serions bien surpris…
.,. Je continue me Stendhaliser…
Ceux qui feront cette élection, ce seront les abandonnés de la province. Excellent reportage cette semaine sur CNEWS.
Excellente réponse, qui me satisfait, JJJ.
Vous allez participer à la primaire socialiste ?
« Excellent reportage cette semaine sur CNEWS. »
On a compris que tu voteras pour Marine, Chaloux.
C’est ton droit.
« Je vous demande votre avis sur le journal Franc-Tireur et vous demandez à Cl. si « ça sent meilleur de l’autre côté » (sic). »
C’est parce que j’ai toujours une question d’avance, JJJ.
L’autre coté du RN c’est Macron et LFI…
Jazzi, tu n’es qu’un crétin sans cervelle et un calomniateur du même tonneau que Gigi la visqueuse. J’ai déjà indiqué je ne sais combien de fois que je ne voterai pas RN. Et oui, il y a des reportages intéressants sur CNEWS comme sur d’autres chaînes.
« Quant à Bardella, songeons à Saint Paul, gardant les manteaux des assassins d’Étienne, puis après le chemin de Damas, devenant le treizième ou quatorzième apôtre »
Saint Jérôme !
https://mba.caen.fr/oeuvre/saint-jerome-dans-le-desert
Et Michel Onfray également très intéressant sur Cnews…
J’écouterai le duel Todd-Tertrais dès que j’en aurai le temps. J’ai un culte pour Emmanuel Todd à qui je veux publiquement pardonner son futur vote pour Mélenchon!
Hurkhurkhurk !
Je n’ai pas insulté D; je n’ai rien senti d’aucun côté JB…ça débloque complètement ce blog.
J’espère que Modiano vous remettra les idées en place.
Vous dormez ou quoi? Il y a Modiano je vous dis!
Je vous informe que je quitte ce blog pour toujours.
Oh et puis non. Ça ferait trop plaisir à Closer. Une autre fois peut-être.
Oh et puis si, je m’en vais quand même. Personne ne m’aime plus ici.
Si quelqu’un même encore, il doit me le dire. Tout de suite.
@ Vous allez participer à la primaire socialiste ?
Toujours une question d’avance, OK… Mais en l’occurrence, complètement idiote…, comme si j’allions nous abaisser à ce genre de carnaval ! Mias vous me prenez pour qui, au juste ?—
(Je n’ai pas de Vita, ni de cimetières).
Bàv,
(Y’a du nouveau chez Modiano…)
Modiano ? Qui c’est ?
Un nouveau. Encore. Moi je n’aime pas les nouveaux.

1849
commentaires