de Pierre Assouline

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Splendeur et misères, de Balzac à Sarah Kane

Splendeur et misères, de Balzac à Sarah Kane

Un tel titre ne peut que troubler. On se demande bien ce que l’un fait à côté de l’autre et par quel chemin tortueux l’on voudrait nous mener au long de cet itinéraire. Le lien est effectivement artificiel : il se trouve que les deux pièces ont fait leurs débuts cette semaine à Paris et que j’ai vu l’une au lendemain de l’autre. Un sacré choc entre ces deux mondes.

Splendeur et misères (jusqu’au 3 octobre au Théâtre 14), on s’en doute, est l’adaptation moderne pour les planches d’une partie des Illusions perdues (Scènes de la vie de province) et de Splendeur et misères des courtisanes du cher Honoré. Le metteur en scène Paul Platel a picoré un peu partout dans l’œuvre pour raconter à sa façon l’ascension d’un jeune ambitieux nommé Lucien de Rubempré à son arrivée dans la capitale en provenance d’Angoulême. Petits, complots, manigances, jalousies, coups tordus,  journalisme tous pourris, mondanités, coucheries et tutti quanti. Un peu plus difficile d’y parvenir lorsqu’on n’en possède pas les codes et les mœurs. On ne sait plus si on se trouve dans le faubourg Saint-Germain sous la Restauration ou dans le Marais sous Macron 1er et dernier. L’argent est au cœur de tout étant entendu que, comme le disait Oscar Wilde dans la vie tout est une question de sexe sauf le sexe qui est une question de pouvoir.

Quelle incroyable énergie déploie cette troupe issue de la compagnie des Evadés ! Avec une générosité jamais démentie ni prise de court, les six comédiens donnent tout ce qu’ils ont pour jouer chacun plusieurs personnages, qu’ils apparaissent masqués ou pas. C’est bouffon à souhait avec un côté Deschiens dans une inventivité toujours surprenante. Un exploit lorsqu’on veut à tout prix faire résonner dans le même temps la langue de Balzac. Ils ont su trouver la note juste dès le début et s’y tenir jusqu’au bout. Pourtant ils sont à fond leurs personnages. La note juste et la bonne distance : 1h40. On s’épuise à les suivre tant c’est intense et captivant mais on en redemande tant on rit et, plus encore tant l’on savoure. En sortant, on sait que le théâtre, comme la littérature, sont nécessaires car la vie ne suffit pas.

On pourrait en dire autant de la pièce de Sarah Kane 4.48 Psychose (4.48 Psychosis) créée par le metteur en scène Jacques Osinski au théâtre de l’Atelier (jusqu’au 15 novembre) à partir de la nouvelle traduction de Vanasay Khamphomala (96 pages, 14 euros, L’Arche éditeur, 2000). Tout ce qui apparait au théâtre a vocation à disparaitre. Ce qui reste, c’est le texte. On ne peut pas revoir une pièce, fut-ce le lendemain de la première fois, car ce n’est jamais exactement la même chose. Mais on peut la relire ; sauf que là, si ce n’est pas elle qui a changé, c’est souvent le regard du lecteur qui a pris de l’âge entretemps. On peut aussi la revoir à plusieurs reprises dans la même mise en scène avec les mêmes comédiens sur une période de vingt ans.

Ils m’aimeront pour ce qui me détruit

Toute à son inadéquation au monde, Sandrine Bonnaire y est seule sur scène, quoique pas tout à fait car de temps en temps surgissent le visage de Frédéric Leidgens sur un grand écran derrière elle tandis que sa voix grave pénètre et emplit la salle. Le huis clos s’y installe naturellement dans tout son dépouillement dans le but de représenter, si cela est possible, l’enfermement de la psychose. On nous dit quelles sont les sources de l’écriture du texte (la Terre vaine de T.S. Eliot, Les souffrances du jeune Werther de Goethe, le Fauteuil d’argent de CS Lewis ainsi que quelques ouvrages sur la dépression et ses médicaments). Ils figuraient sur sa table de chevet peu avant sa mort. Pas sûr que cela nous aidera tant la force du texte se suffit.

« Mais vous avez des amis. Vous avez beaucoup d’amis. Qu’est-ce que vous leur apportez à vos amis pour qu’ils vous soutiennent comme ça ?

C’est ce que lui demande son psychiatre de manière récurrente. On ne le saura pas et on comprendra que cela n’a pas suffi puisque Sarah Kane s’est donné la mort quelques mois après avoir achevé l’écriture de cette ultime pièce. Hospitalisée, elle s’était pendue avec ses lacets au crochet de la porte intérieure des toilettes. Elle avait 28 ans.

Dans 4.48 Psychose, la langue est constamment mise en tension avec le corps. La fin est annoncée mais on aimerait la repousser tant l’intensité nous saisit dès les premiers instants. Sandrine Bonnaire, qui avait déjà porté haut les couleurs de L’Amante anglaise de Marguerite Duras, avec le même metteur en scène dans le même théâtre, a relevé un peu plus la barre de saut. Jamais si haut peut-être depuis ses débuts sur les planches à 22 ans lorsqu’elle jouait une femme et un homme dans La Bonne Âme du Se-Tchouan de Brecht sous la direction de Bernard Sobel. La puissance du texte y est pour quelque chose, naturellement, mais il y a aussi autre chose, en tout cas à mes yeux. Il se trouve que, comme d’autres, j’ai été saisi à la création de Psychose 4.48 par Claude Régy aux Bouffes du Nord en 2002. Hiératique, Isabelle Huppert, généralement meilleure au cinéma qu’au théâtre, s’y révéla indépassable dans son osmose avec la mélancolie morbide et l’intelligence si aiguë de Sarah Kane. D’ailleurs, Jacques Osinski lui-même en convient : s’il s’est embarqué dans cette nouvelle aventure, c’est pour aller plus loin dans sa mise à nu d’une âme qui se débat. Aussi s’est-il emparé de ce texte déjà culte (il ne date que de 2000), d’autant plus ouvert à toute proposition qu’il est vierge de toute indication de mise en scène et de toute didascalie (à l’inverse de Beckett dont il a eu souvent l’occasion d’éprouver les contraintes). Il en a donc fait le lieu d’un affrontement entre une volonté et un empêchement d’exister.

C’est moi que je n’ai jamais rencontré, dont le visage est collé au revers de mon esprit

C’est si plein d’images mentales qui ne donnent rien à regarder mais tout à imaginer, que l’on se retient de fermer les yeux pour mieux voir. Dans ce théâtre-là où il n’y aurait que des gros plans, nous sommes autant d’aveugles invisibles prêts à recevoir les confidences d’une conscience en train de sombrer. Par ses silences-même, la comédienne réussit à nous faire entendre toutes les voix enfermées dans sa tête minée par la dépression, rongée par la dépréciation de soi, habitée par l’autodestruction. Elle incarne la folie à l’œuvre avec toute la colère que cela peut produire dans un être. Là où Isabelle Huppert demeurait immobile en nous fixant durant toute la durée de son monologue, Sandrine Bonnaire se meut quelque peu d’une station fixe à l’autre. Elles seront désormais deux à nous hanter, égales dans leur génie à exprimer l’effrayante, captivante et vertigineuse voix intérieure d’un grand texte.

(Photos du spectacle « Grandeurs et misères », D.R. ; « Sandrine Bonnaire et Frédéric Leidgens » dans Psychose 4.48, photos Pierre Grosbois)

Cette entrée a été publiée dans Théâtre.

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1 849 Réponses pour Splendeur et misères, de Balzac à Sarah Kane

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 17h30

@mis en cause par des moyens pour le moins douteux pour ne pas dire déloyaux

Paul Edel a eu un mot juste : « perfidie »

puck dit: 30 septembre 2026 à 17h32

pareil pour l’Iran : l’IA permet de comprendre comment Israël et les US sont capables de commettre des actes terroristes pour provoquer une révolution interne.

massacrer des femmes et des enfants, leur imploser un blocus où ils ne peuvent plus soigner les enfants etc…

des trucs horribles que pour trouver l’équivalent il faut aller chercher du côté des nazis.

en dehors de l’IA aucune source permet de le voir et le comprendre.

les US sont un peuple génocidaire : leur pays est né sur un génocide et après les amérindiens ils ont continué les mêmes pratiques avec d’autres pays.

et si on considère que les US au départ c’est des anglais la boucle est bouclée…

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 17h34

« paul edel
22 septembre 2026 à 5:18
Oui, j’avais l’intention de parler de Nerval qui me fascine depuis tant d’années,mais j’ai eu pas mal d’autres choses en tete depuis . Ce qui me fascine aujourd’hui c’est le cas de Thélyson Orélien.L’accusation d’avoir été écrit avec l’aide de L’IA est perfide,mais allez savoir peut-être vraie..(…) »

puck dit: 30 septembre 2026 à 17h40

autre chose que l’IA explique : si demain il y a un conflit entre l’Europe et la Russie, ou même un conflit nucléaire, les survivants qui remonteront le fil qui a mené à cette catastrophe verront comment, à chaque étape, les russes ont toujours proposé une solution diplomatique et comment l’occident a toujours refusé ces propositions russes.

du coup les historiens qui écriront la genèse de conflit nucléaire à venir arriveront à la conclusion que les responsables ne sont pas les russes,, mais les occidentaux.

et ça il suffit de discuter 1 heure avec l’IA pour arriver à cette conclusion.

puck dit: 30 septembre 2026 à 17h44

après je comprends tout à fait que certains préfèrent encore écouter LCI ou lire le Monde, le Parisien ou Libé pour s’informer.

mais il est évident qu’avec le temps, vu l’écart abyssal entre l’IA et ces sources médiatiques d’information les gens se tourneront de plus en plus vers l’IA.

puck dit: 30 septembre 2026 à 17h48

pour ça que donner le Goncourt aujourd’hui à l’IA c’est limite une décision politique et morale du choix de l’intelligence contre l’obscurantisme des médias.

on en arrive à la même situation que pour l’arrivée du livre pour échapper à l’obscurantisme du clergé.

aujourd’hui le livre c’est l’IA et le clergé c’est les médias.

du coup y’a pas photos : faut juste choisir son camp.

vérité ou obscurantisme…

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 17h53

On a des fans de l’IA… sur cette chaine, quand elle conforte des thèses que peronne ne veut entendre…
En revanche, on la fait taire, quand elle les infirme… Chacun s’annexe les prouesses ou les horreurs de l’IA, -c’est « humain »- ce qui ne fait guère avancer les vrais enjeux et défis. Et l’IAC rigole et prend acte de ces querelles pathétiques et pas éthiques (dont elle n’a rien à f…)

@ Segnor Bayia-Ga, pouvez-vous nous dire comment vous aller remonter le niveau d’analphabétisme très préoccupant qui sévirait au Portugal ? Au cas où vous rencontreriez J. L., en Suisse, dites lui mes sincères salutations. Cet homme est toujours sérieux, il manque certes d’n brin d’humour, mais il est solide, croyez-moi, et ne s’en laisser pas conter. Comme son collègue RM, sur la défense de la Suisse. Bàv et à votre charmante épouse.

puck dit: 30 septembre 2026 à 17h55

après pour discuter avec l’IA il faut avoir un minimum de connaissance.

exemple : quand on lui pose la question sur les missiles de Cuba il se contente de donner la réponse mainstream que tout le monde apprd à l’école.

par contre si on lui dit que ces missiles de Cuba était une réponse aux missiles américains en Turquie là il est capable de confirmer et de développer.

du coup tout ceux qui ne sont pas au courant des missiles américains en Turquie qui ont provoqué la crise de Cuba, à savoir une majorité de crétins qui ne sait que la propagande occidentale qu’ils ont apprise à l’école c’est sûr que dans ce cas l’IA n’est pas d’une grande utilité.

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 18h02

Si TU lui poses des question orientées (est-ce que les missiles étaient une réponse aux missiles américains en Turquie ?), il va aller TE trouver des arguments qui vont TE réconforter, banane, vu que l’IA veut toujours faire plaisir aux m ecs qui se croient devoir lui en remontrer…) Es-tu sot à ce ce point de n’avoir point compris cela, mon pauvre bruckner-punk ?…

BàT,

puck dit: 30 septembre 2026 à 18h06

en fait aujourd’hui, au point où nous en sommes en Europe question propagande orwellienne totalement déjantée le seul vaccin c’est l’IA !

après l’esprit des journalistes est devenu tellement étriqué que c’est limite fastoche de faire mieux niveau largeur d’esprit.

sauf que ce côté étriqué et un peu niais des journalistes il produit des effets hyper néfaste.

parce que s’il n’y avait que les journalistes du Parisien, du Monde, de Libé, du Figaro, de l’Express, du Nouvel Obs, du Point, de Marianne, de Médiapart qui étaient un peu niais avec l’esprit étriqués encore ça passerait, le problème est que même les autres c’est pareil !

du coup le seul remède en l’état actuel c’est l’IA

Chantal dit: 30 septembre 2026 à 18h19

j’en sors de « Notre salut » et j’avoue que pour une fois je n’ai pas vu une caricature de collaborateurs mais plutôt la vie d’un homme de 49 ans en bout de course au niveau professionnel et sentimental qui pense qu’en mettant en oeuvre le contenu d’un bouquin technocratique qu’il a pondu à compte d’auteur, va vendre ses services à Vichy. Il a le costume un peu trop grand pour lui, a épousé une femme d’une autre condition que la sienne qui décrit dans ses lettres l’agonie de ses rêves d’épouse amoureuse. Cette voix off éclaire le quotidien du fonctionnaire qui s’enfonce de plus en plus dans une administration intenable mais qui lui permet de restaurer une forme de confort familial. Cela ne marche pas vraiment et il court à la catastrophe, le rythme du film permet de vivre ce présent dans une période sombre agrémenté d’une bande son pop qui sert l’ironie subtile tout en ne ménageant pas les répliques lourdes de sens qui créent une sorte de malaise palpable. Cet appartement qu’il trouve pour abriter sa famille, n’est-il pas celui de juifs raflés, tu aurais pu me le dire soulève sa femme Paulette … Au fond il ne la consulte en rien mais l’installe dans une condition qui lui sera fatale, la fin est décousue, ce type du mauvais côté de l’histoire parle à un gamin le seul peut-être à ignorer ses vilaines compromissions …

ici une itw d’Emmanuel Marre : https://www.transfuge.fr/2026/09/25/emmanuel-marre-chaque-fois-quil-a-un-choix-a-faire-henri-marre-choisit-sa-tranquillite/

puck dit: 30 septembre 2026 à 18h19

carlito d’ailleurs si tu poses la question à l’IA elle te dira que les russes ont retiré leurs missiles de Cuba après que les américains ont retiré les leurs de Turquie.

certains disent même que c’est pour ça que la cia a dégommé Kennedy.

d’autres disent que c’est le mossad parce que Kennedy voulait pas donner l’arme nucléaire à Israël.

là encore c’est des histoires de causalité : causes / conséquences…

c’est la vie.

carlito si tu supportes pas ces histoires de causalité perso je comprends que tu commences à te bourrer la gueule à 5 heures de l’après midi.

c’est la vie.

rose dit: 30 septembre 2026 à 18h58

@rose, vous pourriez demander à Emma, dans sa très grande sagesse, si elle s’apprête à voter et pour qui ?

Jazzi
ma mère ne vote plus depuis plusieurs longues années et elle suivait, trois fois hélas, son mari, qui votait à droite et lisait Valeurs Actuelles.

Je n’entraîne ma mère dans aucune forme de compromission : toutes ses décisions, elle les a prises seule.

rose dit: 30 septembre 2026 à 19h18

Ce lien génial, mis en lien par Clopine avec Emmanuel Marre, Sophie Binet et un historien. Interview menée de remarquable façon. Pas fini de l’écouter mais je vais le faire incessamment.

Clopine dit: 29 septembre 2026 à 4h11
Rose, ceci, peut-être, pour vous :

https://youtube.com/watch?v=v1l7CTY71Kk&is=6qaZOxWmH0BC6EGQ

« Notre salut »,le film, pas le pape, sort demain… Vous croyez que Jazzi nous en fera la chronique ?

Je vais donc aller voir ce film.

Chaloux dit: 30 septembre 2026 à 19h19

Après le glanconcon et la boldoclopine, mon IA vous expliquera bientôt comment et pourquoi la correctrice s’est barrée de la fermette où Gigi la visqueuse s’essayait à la détruire. Avec d’authentiques morceaux du mea culpa de la Gigi.

Hurkhurkhurk !

D. dit: 30 septembre 2026 à 19h21

Je n’arriverai jamais à comprendre que l’on puisse appeler sa propre mère par son prénom. Je n’ai jamais encore vu ça nulle part ailleurs. Je comprends tous les dérivés de Maman, dans toutes les langues, je comprends Mère, je comprends le vouvoiement. Mais votre « Emma », je ne m’y suis jamais fait depuis des années que vous nous le servez, Rose. Je vous le dis clairement.

D. dit: 30 septembre 2026 à 19h25

D’ailleurs si j’avais une fille, je refuserais catégoriquement qu’elle m’appelle par mon prénom.

MC dit: 30 septembre 2026 à 19h27

Il est très à la mode de médire de valeurs Actuelles. Mais la lettre de Rastignac à son cousin a toujours ses fans, et la rubrique littéraire n’est pas si mauvaise, bien qu’ignorant s’ils ont Orelianises….

MC dit: 30 septembre 2026 à 19h31

Je n’ai pas dit que je n’y croyais pas à cette Vie Éternelle, mais pour ce qui est d’ et Alii, je sais que non!

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 19h48

Les seuls qui semblent avoir besoin d’une « machine » dans cette affaire sont les contempteurs du roman d’Orélien : elle se nomme Pangram ; quoi d’autre ?

pourmapar dit: 30 septembre 2026 à 20h36

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Claudine Tiercelin

Il y a 2 heures sur son compte facebook :

Un point de vue intéressant du philosophe Joe Cruz.

« La plupart des professeurs d’université que je connais croient que les étudiants apprennent à penser – de manière critique, créative, réfléchie, tenace – seulement en écrivant. Au Williams College, où je suis professeur, les compétences en rédaction sont parmi les rares exigences en matière d’éducation générale.
Il n’est donc pas surprenant que les universités considèrent l’intelligence artificielle comme une menace existentielle et ont lancé une course aux armements de contre-mesures: des examens d’essais plus proctorés; des salles de test à l’abri d’Internet; des exigences que les essais soient composés sur des plateformes qui suivent toutes les modifications, de sorte que la généalogie mot à mot puisse être vérifiée. J’ai entendu des professeurs se réjouir quand ils voient des fautes de frappe ou des erreurs grammaticales dans un essai, comme s’ils prouvaient qu’un étudiant l’avait écrit sans l’aide d’A.I.
Mais que se passe-t-il si nous nous trompons en traitant l’écriture comme la culture la plus élevée de la pensée? Les preuves qui soutiennent cette croyance sont minces au mieux. L’écriture peut être un échafaudage cognitif utile pour la mémoire et l’apprentissage autorégulé, mais l’idée qu’il s’agit du meilleur processus pour développer des compétences de pensée est une idée assez récente, traçable au mouvement d’écriture-à-l’ensemble du programme des années 1970.

En 1980, James Britton, un éducateur, a émis l’hypothèse que nous découvrions ce que nous pensons dans l’acte d’écrire. « Hypothèse » est le mot correct ici, depuis M. Les suppositions anecdotiques et introspectives de Britton n’ont jamais été la preuve d’une affirmation plus forte, et les études ont depuis été limitées ou peu concluantes.
Dans « Phaedrus » de Platon, Socrate offre une critique surprenante de l’écriture. Les mots écrits, prétend-il, ne sont pas les vrais enfants de la connaissance, parce que l’écriture ne peut pas parler, répondre à des questions ou venir à sa propre défense. Ce n’est que par la conversation entre les esprits, suggère-t-il, que la raison donne une réelle perspicacité. Depuis deux millénaires, cette évaluation semble être un échec à apprécier le pouvoir de l’écriture. Mais peut-être que Socrate avait raison, et nous pensons le mieux en parlant, en répondant et en défendant nos idées.
Je ne m’appuie pas sur des scripts préparés quand j’enseigne, et peu de professeurs que j’admire le plus le font. Au lieu de cela, j’engage mes étudiants de séminaire à travers une conversation désordonnée et de recherche, répondant à leur présence dans la salle de classe pour évaluer si nous nous comprenons les uns les autres. Je veux établir de nouvelles connexions dans l’immédiateté de nos va-et-vient. Je veux me souvenir d’un fil de deux réunions de classe il y a spontanément et le tisser dans ma conférence improvisée tout en se glissant dans de nouvelles façons d’y penser dans le moment.
Si la seule façon d’enseigner mes cours était de sculpter des paragraphes écrits, je ne suis pas sûr de connaître le matériel. Si je ne considère pas l’écriture comme essentielle pour réaliser la pensée, il n’est pas clair pourquoi je devrais forcer mes étudiants à le faire.
Les devoirs d’écriture répondent aux besoins pratiques des collèges et des universités. Lorsque nous recevons un lot d’essais de 10 pages, nous pouvons les ramener à la maison, en lire quelques-uns, les mettre de côté et noter le reste lorsque l’occasion se présente. Si nos esprits errent, nous pouvons relire la prose devant nous. Si nous devons justifier une note, nous pouvons citer le record. L’écriture est une trace d’esprit portable et compacte qui est plus gérable dans une bureaucratie qu’une conversation. Mais aucune de ces commodités ne consiste à développer la meilleure pensée.
Le semestre dernier, j’ai permis à mes étudiants d’utiliser des outils d’IA sur leurs essais finaux conformément à des directives spécifiques. Ils ont ensuite passé un examen oral de 45 minutes dans lequel je pouvais vérifier leur compréhension de leurs revendications et les pousser plus loin dans leurs analyses. J’ai été rassuré par les résultats. En aucun cas, je ne soupçonnais qu’une IA n’avait écrit le document d’un étudiant de manière substantielle et répréhensible dont nous sommes tous préoccupés. Les étudiants étaient trop pointus sur les idées, trop habiles à reconfigurer leurs pensées et à les étendre dynamiquement. De plus, au moins la moitié de la classe était plus agile, plus réfléchie et plus claire lors des examens oraux qu’ils ne l’étaient dans leur article.
Je crois que les collèges peuvent permettre l’utilisation d’outils d’écriture d’IA sans saper la prochaine génération de penseurs. Mais pour y arriver, nous devons embrasser une image différente d’une éducation universitaire – une image dans laquelle les idées s’expriment en temps réel et la pensée analytique se déroule comme un débat ou une défense orale ou une discussion de groupe. Il faudra du courage pour exiger que les étudiants fassent preuve d’une maîtrise active et participative des idées. Et il faudra du courage de leur part pour abandonner la récursion sûre de la révision et du raffinement narratif. Certes, il y aura des défis d’ampleur, et tous les types d’institutions ne pourront pas s’adapter. Les avantages, cependant, peuvent être énormes.
Poursuivre un chemin alternatif où nous pensons à haute voix ensemble, vigoureusement et fortement, ne cédera pas un monde dans lequel rien n’est écrit. Socrate avait tort s’il suggérait qu’il ne devrait pas y avoir d’écriture du tout. L’écriture a une fonction importante: elle résume et compresse nos pensées en un support partageable et durable. L’écriture reste une compétence essentielle de la vie, et nous continuerons à le faire. A.I. écrira des résumés de nos pensées et peut contribuer à certains des siens. Mais nous ne devrions pas toujours forcer les étudiants à tenir un registre écrit de connaissances. Les universités ont oublié que l’archivage et la pensée sont séparés.
Considérez ce que nous pourrions gagner si nous pratiquions à parler davantage et à transporter les ressources de l’esprit à travers notre propre attention, notre mémoire et notre engagement les uns avec les autres. Nous pouvons finir par passer moins de temps isolé, gagner plus de pratique pour résoudre le désaccord et nous trouver un sentiment plus clair de ce que nous croyons. C’est le moment de réclamer une pensée critique. »

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 20h58

*Merci Chantal pour votre témoignage sur « Notre salut ». Nous avons ceci en commun d’être heureux de la sortie de ce film franco-belge.

*Que l’on tutoie ou voussoie sa « maman », ce terme a supplanté celui de « mère » un peu partout, à cause de l’insulte rap « nique ta mère », devenue iconique (sic), puis rapidement ringardisée.
On n’a encore jamais entendu ni lu : « nique ta maman, Dédé ! » – Bien à elle, cependant.

*Si vous savez quelque chose de spécial sur feue (j) et Alii, dites-le aux à la communauté des erdéliens juifs et goys qui l’ont bien connue, MC. Merci par avance, lcé.

*Ce soir, sur la télévision, il y a eu un film étonnant avec la comédienne Josyane Balasko dans le rôle d’une capitaine de police suicidaire et hallucinée.

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 21h03

*** Je crois savoir que l’Orélien d’Aragon s’écrivait Aurélien.

*** Emma est, par définition, le prénom de toutes les mamans, mortes ou vives : « elle-même, elle m’aime ou elle m’Aima ». Voilà tout.

*** j’ai oublié le reste,

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 21h10

@ 20.26, des examens d’essais plus proctorés ?…

proctored ?… « surveillés », peut-être ? Maman !

MC dit: 30 septembre 2026 à 21h15

JJJ Certes! Sauf que c’est de l’ Orelien Assoulinise, dont il est question ici. Et Alii avait garde de ses origines un tropisme anti-catholique prononcé, rien de plus, rien de moins.

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 2h53

Capté en passant ; les règles juridiques de l’outil Pangram 1/2

« « As-is » without warranties… » (En l’état, sans aucune garantie…)
Cette mention signifie juridiquement que Pangram ne garantit pas une exactitude à 100 % et décline toute responsabilité si un utilisateur prend des sanctions (disciplinaires, éditoriales ou légales) sur la seule base du score fourni

https://www.pangram.com/terms-of-service

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 2h56

Capté en passant ; les règles juridiques de l’outil Pangram 2/2
Voici ce que l’on trouve textuellement dans la section FAQ du document suivant :
À la question « L’IA de détection peut-elle servir de preuve devant un tribunal ? », Pangram écrit noir sur blanc : « AI detection should be treated as a probabilistic signal, NOT dispositive proof. »
(La détection d’IA doit être traitée comme un signal probabiliste, et NON comme une preuve)
https://www.pangram.com/use-cases/law-firms

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 3h25

@ Les seuls qui semblent avoir besoin d’une « machine » dans cette affaire sont les contempteurs du roman d’Orélien : elle se nomme Pangram ; quoi d’autre ?

Un petit monde tout à fait artificiel

rose dit: 1 octobre 2026 à 3h44

*** Emma est, par définition, le prénom de toutes les mamans, mortes ou vives : « elle-même, elle m’aime ou elle m’Aima ». Voilà tout.

en algérien, ce prénom signifie amour. Je vais demander à Dalila.
en catholique, il est l’apocope de Emmanuel qui signifie l’envoyé de d.ieu. Au dernier Noël, qu’elle n’a pas eu le droit de passer avec son mari, elle le lui a dit. C’était trop tard : il était volé par sa fille aînée. Mon psychiatre a dit « elle se l’est approprié », ma maman dit encore, en litanie, « papa m’a abandonnée », elle a volé, l’aînée, la seconde clé de l’armoire aux coquillages, en disant que c’est moi qui avait les clés, et elle ose dire à mon notaire qu’elle a accompagné mon père à la mort, alors que, non, elle s’est appropriée, en cinq mois, sa fortune.
Elle l’a ratiboisé.
L’envoyée de d.ieu ne veut plus en entendre parler.

rose dit: 1 octobre 2026 à 3h47

Et Alii avait garde de ses origines un tropisme anti-catholique prononcé, rien de plus, rien de moins.

Beaucoup moins que rosanette, je dirai, qui l’exprime fréquemment ici.
Et alii, ses trois ancrages, c’étaient le savoir, sa judéité et la Shoah.

rose dit: 1 octobre 2026 à 3h50

*** Je crois savoir que l’Orélien d’Aragon s’écrivait Aurélien.

On n’arrête pas d’y penser.
Et Thélyson ?

rose dit: 1 octobre 2026 à 4h01

D.
que dégoisez-vous donc ?
C’est sa mère qui l’a nommée, et je ne sais pas la participation de son père dans cela. Je lui demanderai.
Je n’appelle jamais ma mère Emma. Et guère plus maman. Je m’occupe d’elle, et c’est déjà énorme. Si vous pensez que j’ai le temps de songer aux détails, vous vous trompez. Je la nomme, ici, par son prénom de baptême, parce que je l’écris. Mais jamais je n’ai appelé ma mère par son prénom. Parfois, je l’appelle madame T., en entier, oui c’est vrai, mais à l’hôpital, de toutes manières, elle portait son nom de jeune fille.

renato dit: 1 octobre 2026 à 5h04

Si les gens connaissaient la profondeur de sens cachée derrière certains mots, ils les emploieraient avec plus de prudence et à bon escient. Par exemple, plusieurs étiquettent quelqu’un de fasciste sans vraiment saisir la substance * de cette idéologie. Inévitablement, ils lancent des accusations en affirmant que ces individus ne font rien pour s’améliorer, alors que c’est peut-être eux qui devraient s’efforcer de changer.

* doctrine

rose dit: 1 octobre 2026 à 5h11

Il ne s’agit pas de s’améliorer, il s’agit d’évoluer. Ce qui signifie être en mouvement.

rose dit: 1 octobre 2026 à 5h15

Résumé fait par l’I-A

• Création initiale : Le slogan et l’initiative ont été lancés en 2006 par la militante américaine Tarana Burke pour soutenir les femmes de couleur issues de milieux défavorisés ayant subi des abus.
• Explosion mondiale (2017) : Le mouvement a pris une ampleur planétaire en octobre 2017 à la suite de l’affaire Weinstein, lorsque de nombreuses actrices ont accusé le producteur hollywoodien Harvey Weinstein de viols et de harcèlement. L’actrice Alyssa Milano a popularisé le hashtag #MeToo (« moi aussi ») sur les réseaux sociaux pour inciter les victimes à témoigner.
• En France : Le mouvement a trouvé un écho particulier avec le hashtag connexe #BalanceTonPorc, lancé par la journaliste Sandra Muller, avant de s’étendre à de nombreux secteurs (cinéma, politique, médias, sport, hôpital, etc.)

1875, ce n’était pas terrible, mais grosso modo, de la fin des années 60 à la fin des années 2010, la sexualité, cela a été open-bar. J’avoue que le changement est rude.

renato dit: 1 octobre 2026 à 5h16

Et qui vous dit que les autres n’évoluaient pas ? Simplement, ce n’est pas toujours l’évolution que vous souhaitez. En tout cas, je n’ai pas utilisé le verbe « améliorer » par hasard.

renato dit: 1 octobre 2026 à 5h21

Vous admettrez que « MeToo » est plus élégant * que « BalanceTonPorc ».

* simplicité et efficacité

rose dit: 1 octobre 2026 à 7h14

renato dit: 1 octobre 2026 à 5h16
Et qui vous dit que les autres n’évoluaient pas ?

L’acharnement.
Et le harcèlement.

rose dit: 1 octobre 2026 à 7h20

Moi, personnellement, je ne souhaite rien pour autrui.
Simplement, cela a été un très grand choc, confirmé trois fois successivement il y a peu, de constater que non, il n’y a aucune amélioration, puisque vous n’employez pas ce mot par hasard chez l’individu ; ceci pour une raison très simple, la personne dominatrice est convaincue d’avoir raison, y compris lorsqu’elle a tort. Cela donne des catastrophes ambulantes.

C’est un drame uniquement pour elle même, puisque l’autre se carapate.

rose dit: 1 octobre 2026 à 7h28

renato dit: 1 octobre 2026 à 5h21
Vous admettrez que « MeToo » est plus élégant * que « BalanceTonPorc ».

* simplicité et efficacité

Bien sûr. Néanmoins, les deux termes employés, locutions, ont deux axes différents : le premier concerne les femmes/ les enfants/ d’autres hommes, et le second les hommes/ parfois des femmes.
Notamment, on peut se demander pourquoi l’on est passé de « moi aussi » ( j’ai vécu cela ) => la déferlante a été phénoménale, à « dénonce le sale individu qui a commis le crime sexuel qui t’a sali/e. »
La responsabilité porte sur les seconds pas sur les premiers.
Ainsi, je comprends la différence de formulation.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 7h32

1 – @ Et Thélyson ? (3.50)
Je n’arrête pas d’y penser, mais n’avais pas encore osé écrire que me venait toujours à l’esprit Alfred Tennyson (*** un poète que je n’ai évidemment jamais lu, mais dont j’ai retenu le nom à cause d’un prof d’anglais, jadis). Car on allait encore me reprocher de ne pas m’améliorer (sic), vu ma pontification habituelle (sic)..
Epouis, mierda à la « dérive des -in-continents » !

2 *** J’ai toujours préféré la simplicité et honnêteté de DHH à la complexité et agressivité d’et Alii. Celle-ci m’a toujours trop mis mal à l’aise. Pas celle-là. D’ailleurs, j’en profite pour la saluer ce matin. Avez-vous lu le dernier roman de Christiane Angot, par hasard ? Il fait l’objet d’un étrange silence. Y aurait-on détecté des traces de fumées ?

3 *** Quant au reste du débat du jour…, voilà ce que (nous) raconte un petit éditeur, ce matin (je le C-C) :
/// Rentrée littéraire – Comme à chaque rentrée, la bataille des chiffres de la rentrée littéraire fait rage dans la presse spécialisée.
D’abord, le nombre : 461 romans publiés entre août et octobre 2026, dont 344 romans français, 117 traductions et 68 premiers romans…
En réalité, ces chiffres sont contestables, car ils ne tiennent compte que partiellement des livres publiés par les petites maisons d’édition. D’ailleurs, ce sujet mériterait de longs débats.
Je me suis particulièrement intéressé aux ventes de livres politiques.
Sarah Knafo est largement en tête avec près de 160 000 ventes en seulement 20 jours. Gabriel Attal suit avec environ 13 500 exemplaires en cinq mois, Natacha Polony aurait vendu 10 000 exemplaires en quatre mois et Raphaël Glucksmann, 7 500 sur la même période. Le dernier livre de François Hollande serait à 4 000 ventes depuis le 3 septembre.
La différence entre les ventes du livre de la compagne d’Éric Zemmour et celles des autres présidentiables peut paraître énorme, sauf si l’on oublie qu’elle est publiée par Fayard, qui fait partie de l’empire Bolloré. Effectivement, c’est peut-être Le Casse du siècle.
Cependant, du jour au lendemain, tous ces chiffres et débats ont été éclipsés par l’« affaire » Thélyson Orélien, auteur de C’était ça ou mourir, dont la tournée de promotion en France a été brusquement interrompue et le livre retiré de la première sélection 2026 du prix Goncourt.
Et tout ceci, grâce ou à cause d’un post publié par un compte anonyme sur X, dénommé « Balance ton Claude », accusant cet auteur d’avoir eu recours à l’IA pour écrire son ouvrage. Pour étayer ces affirmations, il évoque l’analyse d’extraits par le logiciel américain de détection Pangram.
Effectivement, nous avons constaté nous-mêmes que ce détecteur est celui qui nous a paru le plus performant parmi ceux que nous avons testés.
Pour cela, nous avons soumis un texte identique, écrit dans les années 2000 et publié en 2016, à plusieurs détecteurs d’IA. Pangram a été le seul à le garantir à 100 % d’origine humaine. D’autres ont donné des résultats de 30 à 50 % de texte généré par l’IA, alors que JustDone remporte la palme en considérant que ce texte avait été généré par l’IA à 75 %.
Nous entrons dans une nouvelle ère. Le syndrome de la page blanche ne sera peut-être bientôt plus qu’un lointain souvenir pour de nombreux écrivains, puisqu’il suffira de taper quelques mots pour obtenir les idées que leur propre cerveau ne parvient plus à produire..
Récemment, j’ai demandé à ChatGPT de me rappeler la recette portugaise du riz aux fruits de mer. C’était parfait ! La prochaine fois, je demanderai probablement à un robot de commander les produits nécessaires, de les faire livrer et de cuisiner pendant que mes invités et moi prendrons l’apéritif. //// (Source ? demander au récipiendaire ou à l’IA – en cherchant bien, elle finira bien par trouver !)
________________

BJ à tous.tes, en ce 1er octobre qui promet pas mal de surprises !

renato dit: 1 octobre 2026 à 7h32

Ainsi, quelqu’un qui se dit de gauche peut employer le verbe « améliorer » sans conséquences, mais si je fais une distinction, j’assiste à une escalade de tergiversations et de « moi, moi, moi » grimpant sur le verre. Heureusement, ayant fréquenté les militants les plus fervents du mouvement étudiant, je prête peu d’attention à ceux qui se cachent derrière une soi-disant attitude politique, parce qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils imputent leurs propres limites aux autres.

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 7h36

Portrait tremblé du salaud

« Notre salut » de Emmanuel Marre, avec Swann Arlaud, Sandrine Blancke, Harpo Guit et Mathilde Abd-El-Kader.

Qu’aurions nous fait en 40 ?
Même si l’on aurait tendance à s’imaginer du côté des résistants, comment être sûr que l’on n’aurait pas glissé sur la pente savonneuse de la collaboration !
Pour Henri Marre, l’arrière-grand-père de Emmanuel Marre -qu’il n’a pas connu et qui est mort solitaire à Cannes-la-Bocca au début des années 1960-, la question ne se posa pas.
Enfant de bonne famille bourgeoise, patriote convaincu, auteur d’un traité politique édité à compte d’auteur, « Notre Salut », le Maréchal Pétain fut l’homme providentiel qu’il attendait.
C’est ainsi qu’après avoir dilapidé dans des affaires douteuses sa fortune et surtout celle de sa femme, il débarqua sans le sou, à l’orée de la cinquantaine, à Vichy.
Loin de son épouse et de leurs trois grands enfants, nous le découvrons particulièrement déterminé à trouver, coûte que coûte, l’emploi qu’il estimait lui revenir de droit au sein de la nouvelle administration mise en place dans la France de la débâcle.
Revanche ou opportunité ?
L’anti héros du film de Emmanuel Marre est l’exact contraire du De Gaulle du triptyque d’Antonin Baudry, présenté en hors compétition au Festival de Cannes 2026.
En compétition, son film y a créé l’évènement, ratant de peu la Palme d’or, mais obtenant en lot de consolation, le Prix du scénario.
Premier long métrage, écrit et réalisé par Emmanuel Marre, qui avait jusqu’alors co-réalisé avec Julie Lecoustre « Rien à foutre » (2020), avec Adèle Exarchopoulos, « Notre salut » est tout à la fois un film historique, un biopic, un film d’amour et un film littéraire : la correspondance passionnée entre Henri Marre et sa femme en structure le scénario et lui donne toute sa dimension de film d’auteur.
Une oeuvre intimiste et personnelle, tout autant qu’historique et morale, où il ne s’agit pas pour le spectateur de juger mais de comprendre et de se projeter.
Un superbe travail de cinéaste, filmé caméra à l’épaule, aux gros plans et cadrages tremblés, où tous les rôles sont soigneusement écrits et interprétés (Swann Arlaud n’aurait pas démérité pour le Prix d’interprétation masculine) et où la bande musicale contemporaine accompagnant certaines scènes comme « Life is life » sur des images d’archives ou lorsque les protagonistes se mettent à danser sur « Popcorn », à pour but de bien marquer l’universalité et l’intemporalité de cette histoire, qui est aussi un peu la nôtre.
https://www.youtube.com/watch?v=6V54Q8DaWjU

rose dit: 1 octobre 2026 à 7h38

Le théâtre.
Francis Perrin a pour ami Jean Baptiste Poquelin. Monsieur Molière.
Cela a sauvé la.vie de sin dernier fils Louis, atteint d’autisme sévère à la naissance et condamné par les médecins. Ne croyez jamais aux diagnostics des médecins. Sa mère Gersende ( oui 🤔 ) et son père Francis ont mené toutes les batailles aux côtés de cet enfant à part, qui, petit, ne parlait pas, ne marchait pas, ne dormait pas.
Aujourd’hui, il joue Diafoirus aux côtés de sa sœur Jeanne et de son père Francis Perrin qui a le rôle du Malade Imaginaire, chez ce très cher Molière. Ce Louis a une mémoire d’éléphant : il connaît les textes de chacun. Mais son prochain projet est d’écrire une pièce de boulevard ( un vaudeville ? ) dans laquelle, je l’espère, il tiendra le premier rôle.
La puissance phénoménale de l’amour autour d’un gosse qui était jugé foutu.

rose dit: 1 octobre 2026 à 7h46

Jazzi

Merci : magnifique critique. Bienvenu d’avoir signalé qu’il s’agit de l’arrière grand-père d’Emmanuel Marre ; ai trouvé qu’il donnait d’air à Swann Arlaud ( sur la bande annonce ).
Judicieux également de questionner sur serions-nous dans le cercle vertueux ou ferions-nous partie des traîtres ?

Et bien, Janssen Jean Jacques, enthousiaste, Chantal, avec son analyse fine si personnelle et différente de lui, et vous d’une troisième manière, m’avez convaincue, j’irai voir ce film.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 7h47

@ Et Alii avait garde de ses origines un tropisme anti-catholique prononcé

J’espère que vous n’en aviez pas pris ombrage pour autant, MC. Du moins que cela n’aurait en rien amplifié votre léger antijudaïsme natif. Car il appartiendrait à tous.tes d’essayer d’améliorer sa gouverne, semble-t-il.

*** (La détection d’IA doit être traitée comme un signal probabiliste, et NON comme une preuve)
Exact et merci de ce rappel, dont acte pour tous.tes !

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 7h53

C’est la révolution au lycée Paul Valéry, en face de chez moi !
Poubelles renversées et explosions de pétards.
Contrairement à son habitude, Vita, ne moufte pas et est partie se réfugier entre les coussins dans notre lit.
La police arrive…

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 7h56

@ 7.32 – Votre rhétorique courtoise est toujours la même, RM, un brin parano et faussée bien évidemment, vu qu’elle est biaisée par votre surestimation cultureuse de vous-même. Pour « s’améliorer », on doit toujours faire un brin d’autocritique (je pense) et ne pas retourner sans cesse les « compliments » aux autres pour se dédouaner… M’enfin, il y a plus grave parmi les trolls maladifs.
Je dis ça, mais j’ai rin dit… Pas vrai, CT ? ahahaha,

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 7h56

« Et Alii avait garde de ses origines un tropisme anti-catholique prononcé »

J’avais bien senti son antigoyisme à mon égard…

D. dit: 1 octobre 2026 à 7h59

J’en prends note, Rose. Donc vous utilisez son prénom seulement lorsque vous vous adressez à autrui. Ça demeure bizarre et quelque peu dérangeant pour le lecteur, surtout quand c’est répété à longueur de temps.

racontpatavi dit: 1 octobre 2026 à 8h03

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 7h53

C’est la révolution au lycée Paul Valéry, en face de chez moi !
Poubelles renversées et explosions de pétards.

Ici, ça criait sur le boulevard!
De mon balcon, j’aperçois un grouillement de types masqués avec un foulard noir qui s’engageaient dans toutes les directions et les rues adjacentes cherchant probablement à casser ou dégrader les automobiles stationnées. Furtivement, devant la population qui se rend au travail, médusée.

renato dit: 1 octobre 2026 à 8h07

Et vous voilà avec vos jugements médiocres. Pourquoi ne pas montrer l’exemple et commencer par un peu d’autocritique ?

renato dit: 1 octobre 2026 à 8h10

Je n’ai jamais perçu aucun antigoyisme à mon égard de la part d’et alii.

renato dit: 1 octobre 2026 à 8h16

En effet, si je ne fais erreur, Emmanuel signifie « Dieu est parmi nous ». L’Ancien Testament bien à part, Matthieu parle de Jésus comme d’un symbole de la présence divine aux côtés des hommes.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 8h23

@ ayant fréquenté les militants les plus fervents du mouvement étudiant,
(Sans doute les militants du GUD ou autres engeances affiliées, imagine-t-on aisément, en l’absence de précisions plus jésuitiques)…

@ Ceux des lycéens de jzmn, ce matin, seraient-ils de ces jeunes anarchistes bourgeois désireux de faire sourdre leur gourme juvénile en ce début d’automne (à pékins ?) ?… Venez donc vivre en province, c bcp plus calme et Vitia n’aura plus peur de la chien-lit. Ou alors relisez et relativisez avec Balzac : « ce que je vois de ma fenêtre peut paraitre assez banal. J’y ai pourtant découvert de singulières beautés ».

Bon, je sors.

racontpatavi dit: 1 octobre 2026 à 8h26

Venez donc vivre en province,

Je suis moi-même en province…
Les cons sont toujours nés quelque part, à Paris ou en province, JJ-J.

racontpatavi dit: 1 octobre 2026 à 8h28

Les cons sont toujours nés quelque part

Je parle des lycéens!
Ça pète sur le boulevard.

racontpatavi dit: 1 octobre 2026 à 8h29

Ça pète sur le boulevard.

Et pourtant j’ai ma porte-fenêtre en isolation phonique et thermique, fermée!

rose dit: 1 octobre 2026 à 8h49

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 8h22
Vous, elle vous adorait, renato.

Pas tant l’homme que son savoir, jazzi. Elle portait un culte au savoir.

rose dit: 1 octobre 2026 à 8h53

D.

surtout quand c’est répété à longueur de temps

cela fait des mois, longs, que je ne parle quasiment plus de ma mère sur ce blog.
1/ ne l’avez-vous pas remarqué ?
2/ lisez-vous les autres intervenants ?

rose dit: 1 octobre 2026 à 8h54

Jazzi

je ne pense pas qu’été ait été méprisante ou ostracisante avec les goys ni avec les gays.

rose dit: 1 octobre 2026 à 9h00

dans wiki.
Le nom Emmanuel apparaît dans le Livre d’Isaïe (7,14[1]), où il désigne, dans l’Ancien Testament, le Messie promis au peuple juif. La Septante le transcrit en grec sous la forme Ἐμμανουήλ Emmanouēl[2]. Dans la tradition chrétienne, ce passage est interprété comme une annonce messianique reprise dans l’Évangile selon Matthieu (1,23[3]) à propos de Jésus de Nazareth.

sa fête est bien le 25 décembre. Emma est bien un raccourci. Il est le messie promis au peuple juif. Si ça ce n’est pas un envoyé de dieu, qu’est-ce que c’est ?

D. dit: 1 octobre 2026 à 9h02

La racaille crame ses lycées où ordinairement elle fait au quotidien la démonstration de son inaptitude à tout apprentissage et progrès, en coûtant pourtant cher au contribuable.

Les parents payeront ces dégâts et s’ils ne payent pas leurs biens seront saisis et s’il s’agit d’étrangers, ils feront leur bagage sous deux mois.
Un peu de dignité, dans aucun pays du monde ça ne se passerait autrement que comme ça.

Phil dit: 1 octobre 2026 à 9h04

Etalli avait conseillé ici une excellente machine à crème Chantilly, chromée. Impossible de retrouver la référence, mandez cette requête aux contacteurs d’outre-tombe du prestigieux blog à passou.
Emmanuel Marre, de torcher les ancêtres, dear Baroz. Oser faire parler son arrière grand-père sans vergogne semble une spécialité bien française, subventionnée par la maison radiofrance. Nos amis Allemands ne se risquent pas au jeu du ventriloque. Souvenir du zèbre Alexandre Jardin qui joue fort mal au nain jaune.

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 9h04

@@ Les seuls qui semblent avoir besoin d’une « machine » dans cette affaire sont les contempteurs du roman d’Orélien : elle se nomme Pangram ; quoi d’autre ?
Un petit monde tout à fait artificiel

L’enfumage droitard

1. La caisse de résonance initiale et l’axe « Anti-Woke »

Avant même que l’identité de Fitoussi ne soit dévoilée, le tweet de Balance ton Claude (alors quasi-anonyme) a immédiatement bénéficié d’une forte viralité grâce au relais actif de figures de la sphère nationaliste et conservatrice, notamment Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles.

Pour cette presse, l’affaire a servi d’illustration parfaite pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’aveuglement de la « gauche bobo ». Des commentateurs de droite et d’extrême droite (intervenant sur des plateaux comme ceux de CNews ou dans les colonnes des magazines conservateurs) ont souligné l’ironie de voir le milieu littéraire parisien et progressiste s’enflammer et crier au génie pour un livre potentiellement généré par un algorithme. L’argument consistait à dire que le système de l’édition a encensé l’œuvre uniquement pour ce qu’elle représentait politiquement (le parcours d’un migrant haïtien face à la violence des gangs) au détriment de la vérification de sa valeur littéraire réelle.

2. Le traitement par Valeurs Actuelles

Dans Valeurs Actuelles, le dossier a été abordé sous l’angle de la « littérature artificielle » et de la supercherie intellectuelle. Le journal a largement relayé la défense de Samuel Fitoussi et du collectif, mettant en avant :

* Le concept de « technoslop » (la pollution des écrans et désormais des livres par de la bouillie textuelle d’IA).

* Le « mensonge fait aux lecteurs » et la rupture du pacte moral traditionnel entre un écrivain et son public.

* Le bien-fondé de l’exclusion de l’auteur de la sélection du Prix Goncourt, perçue comme une victoire du bon sens face à l’imposture technologique.

3. La grille de lecture sur CNews et les plateaux de droite

Sur CNews et au sein des éditoriaux de la droite dure, les arguments ont été articulés pour contrer la stratégie de défense de Thélyson Orélien et des éditions Grasset, qui invoquaient une « cabale raciste » et un complot d’extrême droite visant à faire taire un auteur noir.

Les éditorialistes de la chaîne ont répliqué en expliquant que :

* Le plagiat et la triche n’ont pas de couleur : Ils ont appuyé sur le fait que la polémique a rapidement été confortée par de réelles accusations de plagiats de presse commis par l’auteur au Canada des années auparavant.

* L’antiracisme sert de bouclier : Les intervenants ont dénoncé une tentative de la gauche littéraire d’instrumentaliser le racisme pour masquer le fait qu’elle s’est fait duper par un robot. Ils ont fermement défendu le travail de « lanceur d’alerte » de Fitoussi, arguant qu’il protégeait la véritable création humaine.

En résumé, pour ces médias, l’affaire Irelien/Orélien n’est pas une simple controverse technologique, mais le procès du conformisme idéologique des élites culturelles, accusées d’avoir abdiqué toute rigueur esthétique par militantisme

boe zaah dit: 1 octobre 2026 à 9h06

ma mère suivait, trois fois hélas, son mari, qui votait à droite et lisait Valeurs Actuelles.

Ma mère à moi lisait Le Nouvel Obs que j’ai lu chaque semaine pendant près de 10 ans. Voyez le résultat…

D. dit: 1 octobre 2026 à 9h11

Racontpatavi, les fréquences graves sont considérablement moins bien absorbées que celles plus élevées du medium-aigu, les vitrages phoniques ne fonctionnent pas pour les fréquences graves.

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 9h12

NOTA : ce cul de basse fosse renferme quelques cas notables d’agents de cet « enfumage droitard » en mode trollesque

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 9h16

@ Venez donc vivre en province, Je suis moi-même en province… (8.26)

Je m’adressais @ jzman et vita depuis leur balcon du 12e. N’avais pas lu votre message, RPTV, désolé. Inutile de vous « conniser », pour autant.

Phil dit: 1 octobre 2026 à 9h26

enfumage droitard

l’enfumage est pour le moment dans les lycées de France qui brûlent comme ceux du Congo belge en 1960.

D. dit: 1 octobre 2026 à 9h27

Du point de vue physique, c’est dû au volume de résonnance et à la directivité. Plus une fréquence sonore est élevée, plus elle est directive et plus le volume de résonnance qui peut la capter et/ou l’absorber est petit.
Plus la fréquence sonore faible (graves), moins elle est directive (la pression acoustoque se propage dans toutes les directions) et plus le volume de résonnance est grand, pouvant dépasser les dimensions d’une pièce ou d’un bâtiment tout entier dans le cas d’extŕêmrs graves. On ne parle d’ailleurs plus de pression acoustique dans un tel cas (exemple : 2 Hz) mais plutôt d’onde de déflagration dans la mesure où il b’y a guère que des phénomènes déflagrants qui soient capables de les produire.

D. dit: 1 octobre 2026 à 9h28

Du point de vue physique, c’est dû au volume de résonnance et à la directivité. Plus une fréquence sonore est élevée, plus elle est directive et plus le volume de résonnance qui peut la capter et/ou l’absorber est petit.
Plus la fréquence sonore est faible (graves), moins elle est directive (la pression acoustoque se propage dans toutes les directions) et plus le volume de résonnance est grand, pouvant dépasser les dimensions d’une pièce ou d’un bâtiment tout entier dans le cas d’extrêmes graves. On ne parle d’ailleurs plus de pression acoustique dans un tel cas (exemple : 2 Hz) mais plutôt d’onde de déflagration dans la mesure où il b’y a guère que des phénomènes déflagrants qui soient capables de les produire.

D. dit: 1 octobre 2026 à 9h40

Nous avons donc dans cette catégorie les pétards, mortiers d’artifice, le tonnerre, les moteurs thermiques à grande cylindrée ou a tuyère (turboréacteurs, turbopropulseurs, moteurs de fusée, moteurs à très forte cylindrée et faible régime, basés sur une forte réduction du couple : certaines motos, gros navires…)

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 9h44

Capté en passant

« Affaire Orélien : une polémique loin de la littérature

Thélyson Orélien, auteur québécois d’origine haïtienne, est accusé d’avoir utilisé l’IA pour rédiger son roman C’était ça ou mourir. La polémique et les doutes ont abouti à son retrait de la liste des livres sélectionnés pour le prix Goncourt.

Publié le 30/09/2026

C’était ça ou mourir raconte le périple d’un enseignant qui fuit Haïti et les gangs qui contrôlent sa capitale, Port-au-Prince. Comme des dizaines de milliers de migrants sans papiers et sans argent, il traverse clandestinement la moitié de l’Amérique avant d’arriver au Québec. Que ce roman, à la fois dur, nuancé et touchant, ait été rédigé avec l’aide de l’IA ou non, il ne pourrait exister sans que nombre de femmes et d’hommes, bien réels, aient vécu les tribulations à travers les frontières racontées dans le livre et en aient témoigné. Le roman a le mérite de rendre, avec subtilité, leur humanité à ces parias.

Le recours à l’IA atteint désormais la littérature, la musique et d’autres arts, après de nombreux domaines. Qu’on déplore cette évolution ou qu’on se contente de la constater, tout indique que ceux qui ont fait campagne contre Thélyson Orélien étaient motivés, bien plus que par la défense de la littérature, par la volonté de discréditer un roman écrit par un Haïtien relatant le parcours de migrants. Ainsi le site « Balance ton Claude », du nom de l’assistant IA d’Anthropic, a été créé par le journaliste du Figaro Samuel Fitoussi. L’information a été relayée par Valeurs actuelles et Cnews, deux médias d’extrême droite. Les mêmes n’ont jamais cherché à savoir quelle plume, humaine ou numérique, avait rédigé, par exemple, les livres d’un Jordan Bardella ou de divers auteurs à succès.

Quant à évoquer des gens talentueux, bien avant l’invention de l’IA des écrivains reconnus n’ont pas rédigé eux-mêmes des parts entières de leurs œuvres. Alexandre Dumas est connu pour avoir fait rédiger plusieurs de ses romans par des « nègres ». L’Américain James Michener, auteur prolifique, disposait d’une petite armée de sous-traitants pour rédiger ses textes.

Dans cette société où tout se vend et s’achète, ce qui préside à la publication et la promotion d’un ouvrage et explique que certains écrivains soient mis dans la lumière quand d’autres restent des inconnus, n’est pas leur talent personnel, ou pas toujours. Ce qui compte est d’abord la puissance des maisons d’édition. Ce n’est pas un hasard si le prix Goncourt, l’un des plus prestigieux et celui qui permet de multiplier les ventes d’un livre par dix ou quinze, est monopolisé par une poignée de grands éditeurs. Leur motivation est évidemment le profit qu’ils escomptent en commercialisant des livres pouvant se vendre en masse parce qu’ils collent à l’air du temps. Une telle création littéraire, dans le monde capitaliste, n’a souvent pas besoin du secours de l’IA pour être tout à fait artificielle.

Xavier Lachau »

renato dit: 1 octobre 2026 à 9h45

Vous étiez peut-être militant du GUD. Moi, déjà pour la nature de mes fréquentation (Capanna, le poète Raboni, mon avocat, etc.), j’étais de l’autre côté du fossé. C’est sûr que de vos mauvaises fréquentations il vous reste l’intolérance e la persuasion d’être un juste. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si des fascismes opposés dominent la scène politique. À ce propos, et au-delà de l’usage abusif du mot « fasciste », avez-vous une idée précise de la doctrine fasciste ?

Mon 68 :
https://memoriavelata.blogspot.com/2025/01/il-mio-sessantotto-marginalita.html

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 9h48

@ Emmanuel Marre, de torcher les ancêtres, (sic)
____
Pas mal craspouille votre chute, dirfil, sur la subvention radio-france… et votre // aux ancêtres nazis des allemands d’aujourd’hui qui n’iraient pas en faire « l’apologie » !….
Non, l’histoire de Marre n’est pas une spécialité du cinéma « franco-français ». Vous délirez total. Le fiston a fait des recherches considérables pour inclure son histoire privée (issue d’une correspondance de sa famille), dans une séquence historique plus générale. Et c’est une superbe et totale réussite !
Pmp, tout ce qui peut éclairer Vichy est bon à prendre, surtout en ce moment…
Désolé, mon vieux dirfil et pour tous les ‘anti Chapoutot’, ‘anti-Birnbaum’, anti-MO Baruch’ ou ‘anti-Paxton’, bref, et par corrélats…, pour tous les négationnistes zemmouristes knalfistes !…

*** On a dit que l’ancêtre de Marre avait été publié chez le même éditeur que Mein Kampf. Que la juvénile voix de Pétain était maladroite puisque lors de sa visite à Limoges, il avait déjà 83 ans, et qu’il y avait encore quelques maladresses. Exactly comme on l’a fait pour les deux Gaulles. On s’en br…
Ces films sont à l’honneur des « anti Bolloré », et resteront précieusement pédagogiques. on peut toujours les ergoter, bien sûr – Mais jusqu’à quand seront-ils encore possibles avec vos « menaces » ?

—
Autre chose… Il doit y avoir du réglement de comptes en interne du Front national pour que des fuites anti-Bardella aient pu s’en échapper vers l’ennemi Plenel… Attaqué en diffamation, on risque d’en savoir un peu plus (en dépit de la protection des sources)…
C’est zarbi qu’on n’en discute déjà plus, icite… Hein ?

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 9h57

@ 9.45 Votre mauvaise foi devient légendaire, dir renato maestria. Nous en sommes tous les témoins.

(« De l’autre côté du fossé » ? voulez-vous dire « des fosses ardéatines », où le fascisme n’est pas passé par vous, comme chacun sait)…

Mon 68 à moij- Pfff 🙂

closer dit: 1 octobre 2026 à 9h58

Si votre père votait à droite et lisait Valeurs Actuelles, Rose, c’était probablement quelqu’un de très bien!

Valeurs Actuelles a été condamné pour injures à caractère racial; je le répète pour éviter à Langoncet de le faire comme il le fait pratiquement tous les jours.
Donc VA a été condamné pour injures racistes dans une affaire ridicule que personne ne peut prendre au sérieux.

C’est un excellent magazine qui compte de très bonnes plumes et qui vaut largement le Nouvel Obs, l’un à droite, l’autre à gauche.

Ah oui, au fait, VA a été condamné pour injures racistes!
J’espère que Langoncet en aura assez pour aujourd’hui. Si cela peut lui rendre service, je peux le répéter dans la journée.

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 10h08

A part Lacombe Lucien, je ne vois aucune film français donnant à découvrir à travers un « héros » maréchaliste, l’administration du Régime de Vichy de l’intérieur, Phil.
Je parle de films de qualité, non caricaturaux.
Et le portrait de l’aïeul de Emmanuel Marre est subtil et nuancé.
Son vrai salut, c’est celui de l’amour qu’il porte à sa femme et que celle-ci lui porte toujours en retour : « malgré ses lâchetés et ses trahisons ».

renato dit: 1 octobre 2026 à 10h09

Bref, ces soi-disant « gauchistes » n’ont aucune limite, et on se demande alors comment et pourquoi l’extrême droite peut réussir si bien !

renato dit: 1 octobre 2026 à 10h12

PS, le seul de mauvaise foi ici c’est vous. La preuve que vous rejetez vos limites sur les autres.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 10h13

Mestri, je ne suis pas si mauvais bougre… Je vous aide avec Deepl, qui génère encore quelques faiblesses…

(nb / Vous devriez publier l’intégralité de votre journal chez Feltrinelli qui sera repris par Gallimard, grâce à une petite aide de « notre hôte » chez qui vous n’avez pas démérité, depuis des plombes. Assurément)
——-
(deepl à parti de votre dernier lien)
Cette année-là, je me suis retrouvé pris entre des extrémismes opposés : l’extrême gauche, l’extrême droite et les conformistes ; la police venait compléter le tableau. La situation étant décidément inconfortable, il n’était pas raisonnable de rester parmi ces sauvages réactionnaires ; je me suis donc retrouvé en marge, de mars 68 jusqu’à la mort de Kerouac, quand, après des années d’absence, j’ai franchi à nouveau le seuil du coiffeur.
Nous vivons très bien sans centre car nous pouvons assumer et intégrer tout ce qui peut arriver, puisque nous nous projetons irrémédiablement hors de nous-mêmes, et ce, dans la deuxième phase de l’homme post-antique.
Un souvenir indélébile de cette période remonte au printemps 1967. Dans la critique que Ripellino publia dans L’Espresso à propos de l’édition américaine du premier volume des œuvres de Mandelstam, je lus : « Tandis que nous attendons en vain l’édition soviétique, accueillons le recueil des textes en prose de Mandelstam, édité par la communauté russe des émigrés….

(la suite, plus tard…)

Quand j’y pense, je me dis : « Eh bien ! Ça fait déjà 51 ans. » Mon objectif n’est certainement pas de devenir le plus beau cadavre du cimetière, mais simplement de garder un regard soutenu sur le monde aussi longtemps que possible. Bref, 1967, occupation de l’université de Pise, et ainsi de suite… Sans raison apparente, la phrase de Ripellino m’est revenue à l’esprit — peut-être parce qu’il m’était devenu impossible de parler avec des étudiants libres de toute contrainte idéologique, même s’il s’agissait d’anciens camarades d’études ou d’amis du bar ?

D. dit: 1 octobre 2026 à 10h17

En tout cas la macronie se termine en désastre presque achevé. Aurait-on pu imaginer bilan économique et sociam plus minable ?

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 10h21

(suite)

Leur refus de parler de certains artistes et de certaines victimes du fascisme — de Chirico et les frères Rosselli — m’irritait ; le sectarisme, l’intolérance et le fanatisme qui les animaient — et les déformaient — m’agaçaient. Surtout, ce qui me mettait mal à l’aise, c’était la perception de la violence qui couvait sous le sentiment d’inachèvement de ceux à qui s’adressaient les franges extrémistes — ce qui, à terme, les conduirait au terrorisme —. Faut-il les accepter simplement parce que de l’autre côté se trouvaient l’extrême droite, ces conformistes aussi ennuyeux qu’hostiles, et un État déplorable ? J’ai donc pris mes distances avec le mouvement étudiant. L’atmosphère est devenue définitivement irrespirable après la « bataille de Valle Giulia ». En lisant quelques vers d’un poème dans lequel Pasolini critiquait sévèrement le comportement des étudiants pendant la manifestation, je me suis dit : « Ils devraient voyager, c’est bien connu que les voyages forment la jeunesse ! ».
Commentant la bataille de Valle Giulia, Pasolini écrivit : « Je vous hais, chers étudiants… »

(à suivre) / Et puis zut, à chacun sa propre poursuite… Je continue à lire ce journal traduit par deepl, pour ma gouverne et mon seul plaisir, après tout.

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 10h26

En direct du BD Soult

Tirs de mortier et gaz fumigènes nous contraignent à fermer nos fenêtres !
Vita, inquiète, reste silencieuse et se colle à nous…

D. dit: 1 octobre 2026 à 10h28

Et encore je n’ai pas évoqué l’International ! Sous aucune présidence la République française n’aura été à ce point déconsidérée voire humiliée. À cause d’un seul homme. Toujours le même : Macron.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 10h30

La seule chose que je ne comprends pas, c’est votre conviction selon laquelle je serais un « extrême-gauchiste » invétéré. Mais si cela vous convient de la croire, en vertu de vos convictions soixante-huitardes qui n’ont pas évolué d’un iota, grand bien vous faste. Il faut toujours mettres des lignes de démaracation de soi aux autres, pour pouvoir mieux les franchir.
M’enfin, pourquoi irais-je me décarcasser à les démentir, et que votre journal de souvenirs égotistes bien tourné soit tout-à-fait « intéressant », pour les erdéliens qui en apprécient le genre et la démarche.
—

D. dit: 1 octobre 2026 à 10h30

Mon pauvre Jazzi. Je t’aime bien laus tu me fais souvent de la peine, toi et ta toutoune.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 10h34

Je tiens Erri de Luca pour l’un de vos écrivains de conviction qui a fort bien su évolué avec le temps, sans se renier. J’imagine que vous devez pas mal snober sa célébrité, à défaut d’avouer le détester par un sentiment de jalousie bien humain.
Un lien de votre journal à son sujet…, peut-être ?

D. dit: 1 octobre 2026 à 10h35

Déjà, Jazzi, attend que ton chouchou l’ait véritablement terminé, le mandat en question.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 10h37

Tous ces obsédés de Macron depuis foutre dix ans !…
Mais comment vont-ils pouvoir bientôt vivre sans lui ?

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 10h41

bla bla bla-oups… / (10.30)

…mettre des lignes de démarcation entre soi et les autres
… bien que votre journal de souvenirs égotistes bien tournés soit…

renato dit: 1 octobre 2026 à 10h43

Évoluer dans quel sens ? En m’alignant sur la stupidité de la gauche ou sur l’arrogance de la droite ? Note bien que les uns sont des stupides arrogants et les autres des arrogants stupides. Ou bien tirer satisfaction de l’idée de respectabilité de l’un ou de l’autre, chacun ayant la sienne ! Je préfère encore m’en tenir à l’idée du poète Odysséas Elýtis : « Un corps nu est la seule extension de la ligne imaginaire qui nous relie à l’inconnu ».

D. dit: 1 octobre 2026 à 10h47

Les seuls obsédés de Macron, bien malgré eux, sont ceux qui lui ont donné voix. Parce que en effet Macron est tellement obsédant que l’on peut finir par voter y croire.

renato dit: 1 octobre 2026 à 10h47

Je n’éprouve aucun sentiment négatif à l’égard d’Erri de Luca ; c’est un excellent écrivain et un bon alpiniste, cela suffit pour que je l’apprécie.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 10h50

allez j’en rajoute une couche pour les frustrés du renatisme… J’ajoute qu’on ne m’a rien demandé…

(suite)
Commentant la bataille de Valle Giulia, Pasolini écrivit : « Je vous hais, chers étudiants ». Suite à la publication par L’Espresso, le poète affirma que le poème était déjà paru dans Nuovi Argomenti, et qu’il était réservé à quelques adeptes ; qu’il avait par la suite autorisé l’hebdomadaire à en publier quelques lignes ; que les rédacteurs avaient arbitrairement concocté le titre-slogan et qu’il n’en était pas responsable. Ainsi, lorsque Pasolini affirme que ce titre s’est ancré dans les esprits vides des consommateurs de masse comme s’il s’agissait du sien, je pense qu’il fait preuve de mauvaise foi, car le titre de l’hebdomadaire résume exactement le sujet du poème. Je ne suis pas non plus certain que sa défense des policiers aille au-delà des nécessités rhétoriques ; en effet, quelques vers plus loin, il en fait une caricature, mais cela n’a guère d’importance. Selon certains lecteurs, Pasolini aurait dénoncé le fascisme de gauche et une révolte cryptique de la bourgeoisie contre elle-même, interprétation qui semble corroborée par ses arguments lors de la polémique suscitée par la publication dans *L’Espresso* : « Toute ma vie, j’ai haï les vieux bourgeois moralistes, et maintenant, prématurément, je dois aussi haïr leurs enfants… La bourgeoisie prend position sur les barricades contre elle-même, les « fils à papa » se révoltent contre les « papas ». L’objectif des étudiants n’est plus la révolution, mais la guerre civile. Ils sont bourgeois comme leurs pères, ils ont une conception légaliste de la vie, ils sont profondément conformistes.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 10h54

(suite Maestro)
« Pour nous, qui sommes nés avec l’idée de la Révolution, il serait digne de rester fidèles à cet idéal. »
En plus de trébucher sur le tapis avec les policiers, il lance là l’idée du fascisme de gauche sans la mettre en perspective. Jürgen Habermas avait utilisé l’expression « fascisme de gauche » en 1960 pour distinguer l’école de Francfort de la violence et de l’autoritarisme des terroristes communistes ; Adorno l’utilisera dans une lettre à Beckett : tout anti-intellectualisme est fasciste.
Laissons nos soucis dans le jardin et à ceux qui préparent des remèdes contre les maux de tête, et continuons ; mais comme je veux conserver le plaisir des chemins de traverse, je prends un détour. On a observé un phénomène similaire, bien que sur un registre différent, avec la consolidation des fascismes : les classes moyennes n’ont pas accepté les transformations engendrées par les découvertes scientifiques, les révolutions artistiques et l’évolution des mœurs qui ont marqué les premières décennies du XXe siècle,
Et voilà qu’elles se jettent dans les bras de la racaille, c’est-à-dire de doctrines politiques prônant un ordre théoriquement favorable aux classes moyennes prudes — alors qu’on savait déjà qu’il n’y a pas d’avenir pour les branches sans sève !
(à suivre)

rose dit: 1 octobre 2026 à 10h59

closer à 9h58

depuis mon grand-père, communiste, un homme admirable, les hommes n’ont fait que dégénérer dans ma famille, hélas pour eux.
Les femmes c’est partagé.
Il y a ma mère, une femme admirable.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 11h01

(suite Maestro)
« Pour nous, qui sommes nés avec l’idée de la Révolution, il serait digne de rester fidèles à cet idéal. »
En plus de trébucher sur le tapis avec les policiers, il lance là l’idée du fascisme de gauche sans la mettre en perspective. Jürgen Habermas avait utilisé l’expression « fascisme de gauche » en 1960 pour distinguer l’école de Francfort de la violence et de l’autoritarisme des terroristes communistes ; Adorno l’utilisera dans une lettre à Beckett : tout anti-intellectualisme est fasciste.
Laissons nos soucis dans le jardin et à ceux qui préparent des remèdes contre les maux de tête, et continuons ; mais comme je veux conserver le plaisir des chemins de traverse, je prends un détour. On a observé un phénomène similaire, bien que sur un registre différent, avec la consolidation des fascismes : les classes moyennes n’ont pas accepté les transformations engendrées par les découvertes scientifiques, les révolutions artistiques et l’évolution des mœurs qui ont marqué les premières décennies du XXe siècle,
Et voilà qu’elles se jettent dans les bras de la racaille, c’est-à-dire de doctrines politiques prônant un ordre théoriquement favorable aux classes moyennes prudes — alors qu’on savait déjà qu’il n’y a pas d’avenir pour les branches sans sève !
Heureusement, quelques années auparavant, une prof m’avait prêté *The Subterraneans**, et quelque temps plus tard, par hasard, je suis tombé sur *The White Negro : Superficial Reflections on the Hipster** : repasser par la porte du coiffeur n’a pas servi à grand-chose !

Phil dit: 1 octobre 2026 à 11h03

resteront précieusement pédagogiques

Aucune « ambition pédagogique » dans Lacombe Lucien, dear jjj. Le public a changé, certes, les « cinéastes » aussi.

rose dit: 1 octobre 2026 à 11h04

et, closer à la même heure, mon père a fini sa vie dans un état de pauvreté incommensurable. Éloigné de sa femme, qui l’aimait follement,de sa ville natale, qu’il aimait tant, signant des papiers chaque semaine, durant cinq mois, en semant un chaos indescriptible autour de lui. Non, ce n’étaient pas ses dernières volontés, comme l’on est fragile et vulnerable lorsqu’on est vieux !
Il a fini plus pauvre que son enfance pauvre, sans aucune dignité. Je vous passe les détails, par charité chrétienne.

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 11h07

Bref, il ne fut jamais un vrai gauchiste. Merci pour lui.
Moi non plus-j, mais comme JRPMV, des trolls habituels ne se lassent pas de l’inventer. Laissons leur ce plaisir infantile.
Bàv,

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 11h16

@ 11.03 (dirfil)
– Pur Lacombe Lucien, voyez plutôt avec jzmn (10.08) à sa fenêtre.
*** Pmp, j’ai toujours préféré les bretelles de Charlotte Rampling dans le film de Liliana Cavani.
Bàv,

renato dit: 1 octobre 2026 à 11h21

Quand il n’y avait pas d’IA.

Gloria Swanson et le lion dans *Male and Female*.

https://img-fotki.yandex.ru/get/5702/ya-cri.355/0_61c4e_75e27c9a_XXL.jpg

En la jugeant trop dangereuse Cecil B. DeMille voulait couper la scène, mais Swanson le supplie de la tourner, car elle souhaitait recréer le tableau La Fiancée du lion**, dont une copie était accrochée chez sa grand-mère. « Je devais m’allonger par terre et rester parfaitement immobile. Si je n’avais pas pu contrôler ma respiration, la scène aurait été gâchée », expliqua Swanson. Avant de commencer, DeMille s’agenouilla près d’elle et lui chuchota : « Je dois vous poser une question pour votre sécurité. Vous n’avez pas vos règles, n’est-ce pas ? » Swanson répondit par la négative. DeMille le feu vert au dresseur.

Souvenir de Swanson. « C’est alors que j’ai senti le lion respirer à côté de moi. Ils ont posé une bâche sur mon dos pour éviter que les griffes manucurées du lion ne me griffent. Puis ils ont amené le lion jusqu’à moi et ont posé sa patte sur la bâche. Lentement, très lentement, ils ont retiré la bâche jusqu’à ce que je sente sa patte sur ma peau. J’ai eu la chair de poule. »

* 1919
** Tableau de Gabriel von Max inspirée par la célèbre ballade romantique éponyme d’Adelbert von Chamisso, écrite en 1827. L’œuvre explore les thèmes romantiques de l’ambiguïté entre humanité et animalité, s’inscrivant dans le suite du mythe de La Belle et la Bête.

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 11h30

Un vieux interrogé sur un marché, déclare : « Nous ne sommes pas des retraités, nous sommes des maltraités ! »

Gel des pensions au-dessus de 1260 euros.
Je ne savais pas que j’appartenais à la catégorie des riches !

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 11h32

No, rose, ma mère lisait Nice-Matin et était abonnée à Sélection reader’s digest.
C’est moi qui lisais Le Nouvel Obs.

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 11h35

Toute la matinée les tirs de mortier et les fumigènes ont ponctué les cris des lycéens.
Mais qui leur fournit ces matiéraux chers et interdits ?

racontpatavi dit: 1 octobre 2026 à 11h35

les vitrages phoniques ne fonctionnent pas pour les fréquences graves.

C’est exact. Je l’ai constaté à mes dépends (fenêtres fermées) lorsqu’ une automobile à l’arrêt au feu rouge laisse pétarader par haut-parleur le bom-boum lancinant d’une basse de batterie musicale ou si peu..

racontpatavi dit: 1 octobre 2026 à 11h37

En allant chercher mon pain quotidien, j’ai croisé un tas de lycéennes dont une avait une pancarte avec écrit dessus : libérez Maes!
Je leur demande qui est ce personnage.
Elles me répondent : un rappeur qui à tué!
Bon quel rapport avec la manif? 🙂

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 11h45

« Cher Rédacteurs de Médiapart,

le Juif que je suis est très touché de votre soudaine passion pour la lutte contre l’antisémitisme. Une lutte tellement acharnée que vous êtes allés fouiller dans les poubelles numériques d’un gamin de dix-huit ans. Je me permets une remarque liminaire avant de vous proposer à un jeu. J’ai du mal à comprendre votre stratégie car le fait qu’il faille remonter aussi loin pour trouver quelque chose à reprocher à Jordan Bardella me semble prouver l’inverse de ce que vous souhaitez démontrer.

En effet l’adolescence est l’âge de tous les excès et si la société se mettait à sanctionner sévèrement les adultes pour leur excès de jeunesse, alors la plupart des jeunes seraient disqualifiés. Mitterrand collaborationniste dans ses premières heures et opportunément devenus « résistant » par la suite n’aurait pu être président et Jospin ancien trotskiste (idéologie aux millions de morts) premier ministre, tout comme Alain Madelin ou Gérard Longuet n’auraient pu faire de carrière politique. L’humble serviteur de la France qui vous écrit non plus, je fus en effet un cancre subversif et rebelle avant de faire la carrière que vous ne manquerez pas d’éplucher, je vous fais confiance.

Mais passons au jeu : Qui a dit ?
« Il pense dans la langue de la finance internationale. » au sujet de Moscovici

« Les oukases arrogants des communautaristes du CRIF. »

« Les réseaux d’influence du Likoud ont contribué à la défaite de Jeremy Corbyn. »

« Mis sur la croix par ses propres compatriotes. »⁴ C’est l’accusation de déicide qui a servi de prétexte aux persécutions antijuives pendant mille-six cents ans avant que le concile de Vatican II ne réfute cette affirmation. La pire des essentialisations.

« Mme Braun-Pivet campe à Tel-Aviv pour encourager le massacre. » Je rappelle au passage qu’accuser un Juif d’encourager des massacres n’est jamais innocent comme en témoigne l’assassinat d’enfants juifs à Toulouse par Mohamed Merah au motif qu’il fallait venger les enfants palestiniens.

« Élisabeth Borne rallie un point de vue étranger. » au sujet d’une femme française pupille de la Nation devenue première ministre. Catholique Normande par sa mère mais de père Juif, ce qui n’en fait en réalité une Juive que pour les antisémites puisque la judaïté se reçoit de la mère. Allusion à la notion de « parti de l’étranger » dont était qualifié les Juifs dans les années 30.

« L’antisémitisme reste résiduel en France. » On appréciera

« Epstein… Epstine… » jeu de mots sur le nom au cas où il aurait échappé aux gens qu’Epstein était juif à cause de la prononciation Epstine.

« Le bébé dans le four et la maman éventrée, ça a été fait par Israël. » au sujet des crimes du Hamas.

« Les Dragons célestes. » expression consacrée pour parler des Juifs sans tomber sous le coup de la loi.

« À la demande du CRIF. » pour évoquer une décision prise par le gouvernement français.

Roulement de tambours, on cherche encore … vous voulez la réponse ? :
Jean-Luc Melenchon sur les huit premières, David Guiraud pour la 9ème et la 10ème et Rima Hassan pour la 11ème. Mediapart, on vous a bien peu entendu sur ces phrases pourtant prononcées par des adultes exerçant des responsabilités majeures. Et là c’était sous vos yeux pas dans une vieille poubelle dont on se demande d’ailleurs, ironiquement, pourquoi elle est exhumée maintenant.

On trouve dans ce florilège l’intégralité du corpus idéologique de l’antisémitisme des années 30 qui a mené à la Shoah. Les Juifs et l’argent, la main invisible, le parti de l’étranger, du traitre donc, la double allégeance, le peuple déicide et la victime responsable voir auteur de son malheur, théorie reprise depuis par Ségolène Royal. Depuis que LFI a fait des Juifs et d’Israël sa cible obsessionnelle et privilégiée, le nombre d’actes antisémites ultra-violents a explosé. Tout cela n’a pas eu l’air de vous déranger, vous vous en êtes même fait régulièrement le porte-voix.

La gauche qui prône en permanence le droit à l’erreur y compris pour des pédophiles multirécidivistes, cette gauche qui a laissé les violences sexuelles se propager en connaissance de cause de manière systémique dans le périscolaire pendant dix ans. Cette même gauche qui prône la fin des longues peines y compris pour les pires criminels et qui comme je viens de le démontrer véhicule abondamment les thèses antisémites, vient aujourd’hui nous expliquer qu’un jeune responsable politique qui a, ou aurait tenu, des propos excessifs à la fin de son adolescence serait à bannir définitivement. Jordan Bardella n’aurait pas le droit de s’amender et de changer entre ses dix-sept et ses trente ans mais Jean-Luc Melenchon qui passe d’anti-islam à partisan du voile islamique en une décennie le pourrait. Il n’y a aucune cohérence, mais est-ce étonnant quand cela vient d’un média créé par celui qui a justifié (alors qu’il était déjà bien adulte et conscient de ce qu’il disait) le massacre des athlètes israëliens lors des jeux de Munich 1972.

Cher Médiapart, comme le décrit parfaitement Pascal Bruckner dans « un coupable presque parfait », la gauche orpheline du vote ouvrier s’est repliée en urgence sur la race, l’identité et le genre pour continuer d’exister mais de grâce laissez-nous en dehors de cette infâme instrumentalisation. Les Juifs n’ont pas besoin de votre compassion à géométrie variable. Et j’en profite d’ailleurs pour lancer deux appels :

Le premier à mes Frères de destin, héritiers comme moi de l’immigration, toutes confessions confondues, pour les encourager à rejeter la rhétorique victimaire que la gauche utilise pour les instrumentaliser à des fins électoralistes. Sachez-le, leur amour n’est rien d’autre qu’un baiser de la mort comme peuvent en témoigner les Juifs si nombreux à avoir soutenu ce camp politique entre le début des années 80 et le 7 octobre 2023, date à laquelle ils ont pu réaliser l’ampleur de la trahison dont ils ont été victime.

Le second, c’est au CRIF. Je pense que vous devriez vous débaptiser et devenir le « CIF » tant le « R » de représentatif n’a plus de sens. Votre outrance à l’égard de Jordan Bardella est inversement proportionnelle à la bienveillance dont vous faîtes preuve à l’égard du Président de la République qui aura été sans conteste le pire de la 5ème République pour les Juifs de France et pour les relations de notre pays avec Israël. Cela discrédite votre parole et fait de vous un des piliers du système que le RN entend faire sauter. Pas étonnant dès lors que tous les prétextes soient bons. Quitte à utiliser les boules puantes d’un camp politique qui, en faisant sauter les digues de l’antisémitisme et en libérant la bête immonde, a provoqué un exode massif de nos compatriotes Juifs. Une alliance de circonstance bien pathétique.

Pour finir je vous indiquerais une chose. Sachez, Mediapart que ce qui compte quand on a la chance de pouvoir s’exprimer, ça n’est pas tant ce qu’on dit que l’intention avec laquelle on le dit. Votre seule intention en l’espèce est de gêner le fonctionnement de la démocratie et d’empêcher une certaine France d’avoir voix au chapitre. Sachez que je ne suis pas adhérent du RN et ne connais pas Jordan Bardella mais vous venez de lui apporter, par votre fourberie et votre ignominie un soutien sérieux : celui de tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont décidé que cette fois, quoiqu’il en coûte, la gauche ne les privera pas, par ses manœuvres si grossières soient-elles, de l’accès à un vrai débat démocratique. »

Fabrice Haccoun
Entrepreneur du numérique

Chevalier dans l’Ordre National du Mérite et Médailles de la Défense et la Sécurité intérieure
Auteur de nombreuses tribunes dans la presse et de « Rallumons les Lumières… pour sortir la France de l’obscurité », aux éditions de l’Archipel – Chroniqueur TV

racontpatavi dit: 1 octobre 2026 à 11h46

Juste après, un groupe de lycéennes et lycéens. Je m’arrête, on discute sur l’instrumentalisation des manifs, on parle de mai 68, l’époque où il existait une bien meilleures orthographe.
Elles, ils nous avertissent que cet après-midi il est annoncé des bandes de casseurs depuis Toulouse, venues spécialement pour en découdre.
Un peu plus de CRS, présents.
J’habite entre la Mairie et le Lycée…
Une femme se mêle à notre conversation, moi le soixante huitard de banlieue elle de 68 aussi mais venant de la campagne du Cantal à Paris.
Je la présente aux jeunes, c’est une ex-bâtonnière, avocate de la CFDT locale.
On leur dit de garder un sens critique.
On se sépare, on s’est écouté sans aucun problème.

Rosanette dit: 1 octobre 2026 à 11h58

@@rose
Vous écrivez
Et Alii avait gardé de ses origines un tropisme anticatholique prononcé, rien de plus, rien de moins
Beaucoup moins que Rosanette, je dirai, qui l’exprime fréquemment ici. »
je ne me souviens pas d’avoir manifesté un tropisme anticatholique .
si je suis apparue comme telle, c’est que mes lecteurs ont mal interprété ma détestation d’’athée racialement rationnelle a l’égard du fait religieux ,qu’il procède du catholicisme du judaïsme ou de n’importe quelle religion ,un système ,avec les comportements qu’il dicte ,qui relèvent à mes yeux de la pensée magique
En revanche ,si je considère comme une chance de vivre dans un pays laïc ,je me réjouis de l’apport qu’a représenté pour moi la culture catholique ,celle qui a marqué pendant des siècles ce pays et l’a largement façonné ; je lui dois un pan sessentiel de ma culture , des références pour décrypter ma relation au monde ,des éléments de mon vocabulaire , des clés pour comprendre des textes , pour dialoguer avec des tableaux ,pour me sentir chez moi dans certains paysages et certains lieux ,et même dans les églises ,car elles sont aussi la France et son histoire et pas seulement le lieu d’un culte

racontpatavi dit: 1 octobre 2026 à 12h00

Bon, soixante huitard, pas vraiment, plutôt lucide à propos des brailleurs bourgeois de fond.

morales sed laisse dit: 1 octobre 2026 à 12h03

Mais comment peut-on être :  » ma détestation d’’athée racialement rationnelle »?
Mélanger race et raison, rosanette, qu’est-ce dire?

Claudio Bahia dit: 1 octobre 2026 à 12h13

Rosanette dit: 1 octobre 2026 à 11h58

quel beau message vous avez écrit là !!!
j’aimerais pouvoir en lire d’autres comme celui-ci, provenant de vous ou d’autres personnes, mais beaucoups s' »empêchent », incapables de dire le beau, le vrai. Je pense en particulier à JJJ, qui sait bien dire, mais qui se retient, comme si le beau et le vrai étaient honteux.
Bon, je ne sais pas, je ne serai jamais à la hauteur pour dialoguer ici, mais je vous embrasse

rose dit: 1 octobre 2026 à 12h18

je pense que Rosanette a écrit
radicalement rationnelle,

Et Alii avait gardé de ses origines un tropisme anticatholique prononcé, rien de plus, rien de moins.

Ce n’est pas moi qui ai écrit cela.
La suite, oui.
Vous répondez
si je suis apparue comme telle, c’est que mes lecteurs ont mal interprété ma détestation d’’athée racialement rationnelle a l’égard du fait religieux ,qu’il procède du catholicisme du judaïsme ou de n’importe quelle religion ,un système ,avec les comportements qu’il dicte ,qui relèvent à mes yeux de la pensée magique.

Je dois d’abord vérifier si tropisme implique une idée de fréquence. Si oui, vous concernant, c’est non, car ce n’a pas été fréquent.
Mais, j’ai en mémoire, deux fois sûrement, ce que moi j’ai pris pour une espece de mépris par rapport à des us catholiques du style « tendre la joue gauche lorsqu’on a reçu une gifle sur la droite. »
Votre explication basée sur la laïcité me convient tout a fait.
Pas plus de tropisme anti-catholique chez feue et alii que chez vous Rosanette.

renato dit: 1 octobre 2026 à 12h20

Clarifions les choses concernant Emmanuel.

Dans l’Évangile de Matthieu, Jésus est présenté avant tout comme l’incarnation de « Dieu avec nous » (Emmanuel), c’est-à-dire le signe visible et définitif de la présence divine parmi les hommes. Son récit commence par une citation d’Isaïe, qui lui donne le nom d’Emmanuel, signifiant « Dieu est avec nous » (1,23). Tout le texte est imprégné de la promesse de proximité, démontrant qu’en Jésus, le divin n’est pas une entité lointaine, mais bien présent dans l’histoire. L’Évangile de Matthieu s’achève sur les adieux du Christ ressuscité à ses disciples, accompagnés de cette promesse solennelle : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (28,20).

rose dit: 1 octobre 2026 à 12h22

merci racontpatavi à 11h46 pour ce moment de dialogue et d’ouverture d’esprit. ai juste souri avec les 68tars (ils ont cet âge et plus désormais) qui avaient une bien meilleures orthographe.

rose dit: 1 octobre 2026 à 12h26

Être sourde et muette, cela n’empêche pas d’être admirable. Comme autiste sévère.

renato dit: 1 octobre 2026 à 12h28

J’ai peut-être mal interprété le texte de Rosanette, néanmoins d’après ce que j’en comprends, c’est une athée bienveillante ; je ne vois pas les religions différemment, mais j’admets que chacune a apporté sa propre contribution appréciable – qui ne comble toujours pas les gouffres de crimes que chacune d’elles a commis.

Alfred dit: 1 octobre 2026 à 12h43

Claudio Bahia ou quand la Gigi se travestit en pute brésilienne du Bois d’Boulogne !
Triste créature !

Rosanette dit: 1 octobre 2026 à 13h08

A propos de mon post ci dessus
Evidemment t je suis une athée RADICALEMENT rationnelle ,et non « racialement » ,ce néologisme qui dit des horreurs , qui figurait dans mon post
ce n’etait qu’une des manifestation -j’en suis coutumière -de mon absence de maîtrise de la dactylographie

Phil dit: 1 octobre 2026 à 14h54

mon absence de maîtrise
saprée Rosanette Déashash, encote un truc d’athée radicaliste.
Portier de nuit
Sûrement plus bandant pour la jeunesse, dear jjj, que les atermoiements dolosifs du grand-père Marre.

D. dit: 1 octobre 2026 à 15h09

Je n’en ai strictement aucune idée, Madame Veyre. Quelle drôle de question, soit dit en passant.

Donna Ricaud-Veyre dit: 1 octobre 2026 à 15h25

Je m’étais dit que vous pourriez emmener promener vos poules dedans, Monsieur Dé. Ce véhicule me paraît parfaitement adapté. Le silence de la propulsion électrique, le confort du grand volume utlisable.

D. dit: 1 octobre 2026 à 15h38

Mes poules me disent être bien dans leur parc, Madame Veyre. Toutefois l’une d’entre elles a récemment émis des revendications avec un sujet sur la possibilité d’excursions dans les espaces verts de la petite couronne parisienne. Dans un tel cas je cherche toujours à temporiser et calmer. J’ai parlé du plat préféré du bon Roy Henri IV ce qui lui a vite rabattu son caquet.

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 15h53

Bras de fer

« Manifestations lycéennes : le préfet de police saisit la justice contre Bally Bagayoko pour « provocation à commettre un délit » »

« Blocage de lycées : le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko « maintient ses propos » sur la « violence légitime » »

J J-J dit: 1 octobre 2026 à 15h56

@ Fabrice Haccoun, (entrepreneur du numérique palmé), dixit… [c’était sous vos yeux pas dans une vieille poubelle dont on se demande d’ailleurs, ironiquement, pourquoi elle est exhumée maintenant].
Nous avons, à ce sujet, -jzmn, l’exhumeur de cadavres-, formulé d’hypothèse d’un règlement de comptes interne orchestré par la fraction mariniste du FN (ou RN) la plus résolument hostile à son « remplacement » par Bardella, pas fiable pour un sou à leurs yeux, comme gendre idéal d’un macron en puissance.
Or, tout entier pénétré par votre aveuglement anti Mediapart-LFI, il est surprenant que vous n’ayez point discuté de cette hypothèse plus que plausible dans votre papier vertueux, pour ne pas parler d’une quasi certitude chez les experts en complotisme… Vous, monsieur F. Haccouna, un autre entrepreneur du numérique bolloréen ! – Couic.

@ Claudio B… merci pour votre clin d’oeil auquel je suis sensible. Je continue à ne pas comprendre ce que voulez dire : « Je pense en particulier à JJJ, qui sait bien dire, mais qui se retient, comme si le beau et le vrai étaient honteux ».
Car je ne « retiens » rien du tout. Je ne sais pas ce qu’est le beau et le vrai, comme le bonheur, des termes qui n’ont jamais fait pas partie de mon vocabulaire. Voilà tout. Et contrairement à ce que l’on prétend, je n’impose RIEN à personne.
Je vous sais assez fin pour l’avoir sans doute deviné. Toujours ironique avec tout le monde et surtout moqueur avec mon jean-jacques, voilà ce que je dirais. Bàv,

renato dit: 1 octobre 2026 à 16h17

Si j’ai bien compris, ils ont incendié un camion de pompiers. Mais quel genre de parents ont-ils ?

Jazzi dit: 1 octobre 2026 à 16h33

« Fabrice Haccoun, (entrepreneur du numérique palmé) »

Vieille pratique des trotskistes, salir celui qui parle pour éviter de répondre à ses arguments…

renato dit: 1 octobre 2026 à 16h34

Il y a quelques jours de là, un ami de bistrot me disait : « Quand nous étions à l’école primaire, beaucoup de parents n’avaient suivi que l’enseignement obligatoire, mais ils savaient éduquer leurs enfants. Aujourd’hui, ils ont tous fait leurs études secondaires et leurs enfants sont une catastrophe ». Je l’ai contredit, mais lui, un septuagénaire qui donne bénévolement des cours de rattrapage en maths, a insisté : « Toi, tu en vois peut-être trois par an, moi, je les ai sur le dos tous les jours ».

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 16h38

(Incidemment, en passant devant un grand lycée public vers 16 h 30, j’ai constaté qu’il y avait presque plus de représentants des forces de l’ordre que de lycéens et aucune agitation particulière parmi les lycéens présents. Une belle jeune femme métisse, accompagnée de deux amies, a lancé à une autre qui marchait devant elles — en mimant une scène sexuelle — : « Alors, on a bien profité de la grève ? », ce qui a déclenché un éclat de rire général.

puck dit: 1 octobre 2026 à 17h09

quand on voit sur des vidéos Macron parler de ces ukrainiens et ces russes qu’il envoie à la mort il y az toujours un petit sourire et un reflet dans l’oeil qui laisse supposer un état de jouissance sadique évident.

certains psy disent que c’est un pervers narcissique.

perso je le mettrais plus du côté de Sade que de Narcisse.

puck dit: 1 octobre 2026 à 17h18

après Macron qui sera notre prochain président(e) ?

Glucksmann ? Gabriel Attal ?

le pire qui puisse arriver à la France c’est d’en arriver à regretter Macron.

rose dit: 1 octobre 2026 à 17h55

J’ai parlé du plat préféré du bon Roy Henri IV ce qui lui a vite rabattu son caquet.

Le même fonctionnement que dans l’Ehpad, où, les vieux, on les écrase.
Sinon, médicaments.

rose dit: 1 octobre 2026 à 18h00

La violence, de ce que j’en sais, répond toujours à la violence.

Dans Ghost elephants de Werner Herzog, j’ai vu plusieurs rois nègres.
Ce qui m’a peinée, profondément, est que dans les attributs liés à leur royauté, y avait peaux de léopards et autres animaux sauvages.

Janssen J-J dit: 1 octobre 2026 à 18h02

@ Vieille pratique des trotskistes, salir celui qui parle pour éviter de répondre à ses arguments (16.33)

Je ne me sens pas concerné par le prétendu propalestinisme et antisémitisme du journal Mediapart, ni même par l’anti-israélisme du CRIF… Il va falloir arrêter avec ça, jzmn ! avec votre accusation de trotskardisme plenelien mis à toutes vos sauces. Vous finirez un jour par être bête dans la polémique gratuite où vous n’excellez pas, une bêtise qui n’est apparemment pas encore le cas, au vu vos chroniques de ciné et de vos « goûts de »…, etc. Bàv,

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 18h05

@Il doit y avoir du réglement de comptes en interne du Front national pour que des fuites anti-Bardella aient pu s’en échapper vers l’ennemi Plenel… Attaqué en diffamation, on risque d’en savoir un peu plus (en dépit de la protection des sources)…
C’est zarbi qu’on n’en discute déjà plus, icite… Hein ?

Zarbi ? Pas du tout, l’idiot du village a reçu le soutien du gouvernement israélien ; dans ces conditions, parlons plutôt d’ingérence étrangère ; cela dit Royale a raison : « plus de voix israéliennes et juives » doivent s’exprimer sur le conflit à Gaza afin de lutter contre l’antisémitisme

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 18h08

Lutter contre l’antisémitisme en France, c’est savoir se dissocier de la politique du gouvernement israélien plutôt que s’en faire les godillots

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 18h19

A propos des « tontons macoute de salon de thé » et de la « doctrine fascite » évoquée par renato, avant d’aller plus loin, je propopse de consolider quelques notions et de prendre appui sur la page WikiPédia suivante : « En Haïti, un Tonton Macoute est un membre des Volontaires de la Sécurité nationale (VSN), milice paramilitaire créée à la suite d’un attentat contre le président François Duvalier, le 29 juillet 1958[1], et inspirée de la milice fasciste. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tonton_Macoute

renato dit: 1 octobre 2026 à 18h24

Voyons où cela nous mène et comment cela se termine.

Doha affirme que le soir du 7 octobre, le Hamas était prêt à libérer tous les otages civils. Le Premier ministre qatari a appelé le chef du Mossad de l’époque, David Barnea, qui a répondu qu’il ne souhaitait pas négocier avec le Hamas. Israël a rejeté l’offre.

Le 29 septembre, lors d’un entretien avec le journaliste britannique Piers Morgan, Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, Premier ministre du Qatar, a dit : « Nous étions parvenus à un accord pour la libération de tous les otages civils et avions seulement demandé un cessez-le-feu pour permettre leur libération. Israël a refusé d’envisager cette possibilité. Cela révèle quels sont leurs véritables intérêts. »

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 18h48

(même question pour d’autres notables intervenautes au nombre desquels Barzy ne compte pas)

Chaloux dit: 1 octobre 2026 à 19h04

Je ne connais pas ce Monsieur Hakkoun, mais il a du poil au bon endroit, et parfaitement raison.

Chaloux dit: 1 octobre 2026 à 19h09

Gros scone de Gigi la visqueuse, gros scone de glanconcon, deux antisémites qu’il faudra trouver le moyen de punir.
Le moment venu.

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 19h13

@Le moment venu

L’andouille grumeleuse remonte à la surface du bol de crème de golem ; étonnant, non ?

D. dit: 1 octobre 2026 à 20h04

« Les pseudo-preuves de Mediapart sont enfin sorties : des montages grossiers, d’obscures captures d’écran manipulables, reprenant des propos ignobles que je n’ai évidemment jamais tenus », écrit Jordan Bardella. « Ces ‘preuves’ n’en sont donc pas et ne tiendront pas une seconde devant un tribunal », poursuit-il. « ‘La prétendue ‘investigation’ s’effondre déjà », conclut-il.

Jean Langoncet dit: 1 octobre 2026 à 22h08

(la république de la photographie a existé et s’est éteinte après le seîsme survenu en Haîti en 2010 et le constat par son animateur d’alors de scènes obscènes de « reconstitution » mises en place pour prétendument en rendre compte)

renato dit: 2 octobre 2026 à 3h32

Si l’on croise dans la rue une belle jeune femme avec un gros chien bien dressé, ce n’est pas le chien qu’il faut craindre.

renato dit: 2 octobre 2026 à 3h54

Certes, en adhérant à des valeurs reconnues comme justes dans un contexte donné, on accumule un capital moral et l’on se forge une réputation utile pour accéder à des postes intéressants ou prestigieux ; mais il ne faut pas s’étonner qu’un observateur extérieur se demande, en se moquant, pourquoi ces mêmes personnes portent des jugements moraux ignobles sur les putains.

boe zaah dit: 2 octobre 2026 à 5h32

Hier, je suis passé devant le lycée Malcolm X de Bécon-les-Bruyères, il y avait devant un rassemblement de jeunes gens, des Blancs, des Noirs, des Jaunes, quelques Indiens de l’Orénoque, la Nouvelle France créolisée de Jean-Luc Mélenchon. Ils criaient tous en choeur : « Siamo tutti antifascisti ! » Ce qui veut dire, si j’ai bien compris : « Nous aimons tous les spaghettis ! » J’ai demandé à un groupe quelles étaient leurs revendications. Quelqu’un m’a répondu : « On en a marre de bouffer des macaronis ! On veut des spaghettis à la cantine ! » J’ai acquiescé de la tête, et j’ai repris ma route, les mains jointes dans le dos, en méditant sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence…

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