de Pierre Assouline

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Splendeur et misères, de Balzac à Sarah Kane

Splendeur et misères, de Balzac à Sarah Kane

Un tel titre ne peut que troubler. On se demande bien ce que l’un fait à côté de l’autre et par quel chemin tortueux l’on voudrait nous mener au long de cet itinéraire. Le lien est effectivement artificiel : il se trouve que les deux pièces ont fait leurs débuts cette semaine à Paris et que j’ai vu l’une au lendemain de l’autre. Un sacré choc entre ces deux mondes.

Splendeur et misères (jusqu’au 3 octobre au Théâtre 14), on s’en doute, est l’adaptation moderne pour les planches d’une partie des Illusions perdues (Scènes de la vie de province) et de Splendeur et misères des courtisanes du cher Honoré. Le metteur en scène Paul Platel a picoré un peu partout dans l’œuvre pour raconter à sa façon l’ascension d’un jeune ambitieux nommé Lucien de Rubempré à son arrivée dans la capitale en provenance d’Angoulême. Petits, complots, manigances, jalousies, coups tordus,  journalisme tous pourris, mondanités, coucheries et tutti quanti. Un peu plus difficile d’y parvenir lorsqu’on n’en possède pas les codes et les mœurs. On ne sait plus si on se trouve dans le faubourg Saint-Germain sous la Restauration ou dans le Marais sous Macron 1er et dernier. L’argent est au cœur de tout étant entendu que, comme le disait Oscar Wilde dans la vie tout est une question de sexe sauf le sexe qui est une question de pouvoir.

Quelle incroyable énergie déploie cette troupe issue de la compagnie des Evadés ! Avec une générosité jamais démentie ni prise de court, les six comédiens donnent tout ce qu’ils ont pour jouer chacun plusieurs personnages, qu’ils apparaissent masqués ou pas. C’est bouffon à souhait avec un côté Deschiens dans une inventivité toujours surprenante. Un exploit lorsqu’on veut à tout prix faire résonner dans le même temps la langue de Balzac. Ils ont su trouver la note juste dès le début et s’y tenir jusqu’au bout. Pourtant ils sont à fond leurs personnages. La note juste et la bonne distance : 1h40. On s’épuise à les suivre tant c’est intense et captivant mais on en redemande tant on rit et, plus encore tant l’on savoure. En sortant, on sait que le théâtre, comme la littérature, sont nécessaires car la vie ne suffit pas.

On pourrait en dire autant de la pièce de Sarah Kane 4.48 Psychose (4.48 Psychosis) créée par le metteur en scène Jacques Osinski au théâtre de l’Atelier (jusqu’au 15 novembre) à partir de la nouvelle traduction de Vanasay Khamphomala (96 pages, 14 euros, L’Arche éditeur, 2000). Tout ce qui apparait au théâtre a vocation à disparaitre. Ce qui reste, c’est le texte. On ne peut pas revoir une pièce, fut-ce le lendemain de la première fois, car ce n’est jamais exactement la même chose. Mais on peut la relire ; sauf que là, si ce n’est pas elle qui a changé, c’est souvent le regard du lecteur qui a pris de l’âge entretemps. On peut aussi la revoir à plusieurs reprises dans la même mise en scène avec les mêmes comédiens sur une période de vingt ans.

Ils m’aimeront pour ce qui me détruit

Toute à son inadéquation au monde, Sandrine Bonnaire y est seule sur scène, quoique pas tout à fait car de temps en temps surgissent le visage de Frédéric Leidgens sur un grand écran derrière elle tandis que sa voix grave pénètre et emplit la salle. Le huis clos s’y installe naturellement dans tout son dépouillement dans le but de représenter, si cela est possible, l’enfermement de la psychose. On nous dit quelles sont les sources de l’écriture du texte (la Terre vaine de T.S. Eliot, Les souffrances du jeune Werther de Goethe, le Fauteuil d’argent de CS Lewis ainsi que quelques ouvrages sur la dépression et ses médicaments). Ils figuraient sur sa table de chevet peu avant sa mort. Pas sûr que cela nous aidera tant la force du texte se suffit.

« Mais vous avez des amis. Vous avez beaucoup d’amis. Qu’est-ce que vous leur apportez à vos amis pour qu’ils vous soutiennent comme ça ?

C’est ce que lui demande son psychiatre de manière récurrente. On ne le saura pas et on comprendra que cela n’a pas suffi puisque Sarah Kane s’est donné la mort quelques mois après avoir achevé l’écriture de cette ultime pièce. Hospitalisée, elle s’était pendue avec ses lacets au crochet de la porte intérieure des toilettes. Elle avait 28 ans.

Dans 4.48 Psychose, la langue est constamment mise en tension avec le corps. La fin est annoncée mais on aimerait la repousser tant l’intensité nous saisit dès les premiers instants. Sandrine Bonnaire, qui avait déjà porté haut les couleurs de L’Amante anglaise de Marguerite Duras, avec le même metteur en scène dans le même théâtre, a relevé un peu plus la barre de saut. Jamais si haut peut-être depuis ses débuts sur les planches à 22 ans lorsqu’elle jouait une femme et un homme dans La Bonne Âme du Se-Tchouan de Brecht sous la direction de Bernard Sobel. La puissance du texte y est pour quelque chose, naturellement, mais il y a aussi autre chose, en tout cas à mes yeux. Il se trouve que, comme d’autres, j’ai été saisi à la création de Psychose 4.48 par Claude Régy aux Bouffes du Nord en 2002. Hiératique, Isabelle Huppert, généralement meilleure au cinéma qu’au théâtre, s’y révéla indépassable dans son osmose avec la mélancolie morbide et l’intelligence si aiguë de Sarah Kane. D’ailleurs, Jacques Osinski lui-même en convient : s’il s’est embarqué dans cette nouvelle aventure, c’est pour aller plus loin dans sa mise à nu d’une âme qui se débat. Aussi s’est-il emparé de ce texte déjà culte (il ne date que de 2000), d’autant plus ouvert à toute proposition qu’il est vierge de toute indication de mise en scène et de toute didascalie (à l’inverse de Beckett dont il a eu souvent l’occasion d’éprouver les contraintes). Il en a donc fait le lieu d’un affrontement entre une volonté et un empêchement d’exister.

C’est moi que je n’ai jamais rencontré, dont le visage est collé au revers de mon esprit

C’est si plein d’images mentales qui ne donnent rien à regarder mais tout à imaginer, que l’on se retient de fermer les yeux pour mieux voir. Dans ce théâtre-là où il n’y aurait que des gros plans, nous sommes autant d’aveugles invisibles prêts à recevoir les confidences d’une conscience en train de sombrer. Par ses silences-même, la comédienne réussit à nous faire entendre toutes les voix enfermées dans sa tête minée par la dépression, rongée par la dépréciation de soi, habitée par l’autodestruction. Elle incarne la folie à l’œuvre avec toute la colère que cela peut produire dans un être. Là où Isabelle Huppert demeurait immobile en nous fixant durant toute la durée de son monologue, Sandrine Bonnaire se meut quelque peu d’une station fixe à l’autre. Elles seront désormais deux à nous hanter, égales dans leur génie à exprimer l’effrayante, captivante et vertigineuse voix intérieure d’un grand texte.

(Photos du spectacle « Grandeurs et misères », D.R. ; « Sandrine Bonnaire et Frédéric Leidgens » dans Psychose 4.48, photos Pierre Grosbois)

Cette entrée a été publiée dans Théâtre.

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1 849 Réponses pour Splendeur et misères, de Balzac à Sarah Kane

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 8h20

La campagne pour les présidentielles s’annonce d’ores et déjà particulièrement nauséabonde.
Toutes les officines vont sortir leurs plus sordides dossiers.
Il convient de rester calme et ne pas s’emballer !

@rose, vous pourriez demander à Emma, dans sa très grande sagesse, si elle s’apprête à voter et pour qui ?

rose dit: 29 septembre 2026 à 8h30

Janssen J-J
Jérusalem représente un grand choc au cœur. Je suis contente pour votre maman.
Chantal, contente que Marie N’Diayé soit de l’équipe.
renato
Chacun trouvera des informations relatives aux déportations connues sous le nom de Indian Removal (Indian Removal Act, 1830) et aussi à ses menaces documentées : si les Amérindiens auraient osé prendre les armes contre les États-Unis, la riposte aurait été une guerre totale, jusqu’à leur extermination ou leur expulsion définitive au-delà des frontières du continent.
Dans votre explication ci-dessus De plus, Jefferson a orchestré une vaste escroquerie en ouvrant des comptoirs commerciaux gouvernementaux aux frontières des territoires autochtones vous ne précisez pas que l’alcool frelaté était en bonne place et que c’est par ce biais que les amérindiens ont été anéantis.
Dépossédé et anéantis.

rose dit: 29 septembre 2026 à 8h32

Depossédés.

Moi, j’ai deux lettres à passer à l’I-A et je vous dirai bien le résultat.

renato dit: 29 septembre 2026 à 8h32

« (sic)… Oups »

Pourquoi perdre son temps pour une personne qui pontifie du haut de son insignifiance ?

Clopine dit: 29 septembre 2026 à 8h33

Euh, vous imaginez si un membre de LFI avait tenu le dixième, que dis-je, le centième, des propos de Bardella ?

LFI est accusé d’antisémitisme depuis des mois, des années, sur la foi d’une sur interprétation orientée de propos ou d’images, dont on aurait certes pu se passer puisqu’elles nourrissent la calomnie, mais qui n’arrivent pas à la cheville, que dis-je la cheville ? Le dessous du dessous du talon des injures antisémites d’un Bardella…

Eh bien, ce centième, ce dixième, aurait conduit directement à une garde à vue immédiate, tant cela aurait fait plaisir à ce gouvernement déliquescent, qui sert systématiquement de strapontin à la montée du RN…

Mais non. Soyons persuadés que « les extrêmes se joignent », refusons de lire les programmes politiques des uns et des autres, amalgamons le programme de LFI et le stalinisme, ne nous soucions surtout pas de ce « référendum sur la préférence nationale » annoncé en cas de victoire de l’extrême-droite, de toute façon « liberté, égalité, fraternité », hein ! Bref, calomnions, calomnions, calomnions, il en restera toujours quelque chose…

Bon, le CRIF ne PEUT PAS ne pas réagir, au moins… Les propos de Bardella sont tellement dégueulasses, et surtout… Quel cynisme… Ah là là.

renato dit: 29 septembre 2026 à 8h46

« vous ne précisez pas »

La vente d’alcool était une sorte de « produit à côté », donc relativement peu intéressant dans le contexte de mon post ; ce qui m’intéressait, c’étaient les actes législatifs e les déclarations documentées de Jefferson et de son gouvernement.

Chaloux dit: 29 septembre 2026 à 8h47

Ne sentez-vous pas le parfum de l’internement qui monte, qui monte? La raison, ou ce qu’il en reste, de la boldocloportine ne tiendra même pas jusqu’aux présidentielles.

Notons que pour le moment Médiapart ne donne aucune preuve. Des preuves concernant en partie des « conversations » de plus de quinze qu’on n’avait nulle raison.
Quant à un supposé antisémitisme, rappelons-nous Plénel et septembre noir.

Au lieu de perdre son temps dans des chimères politiques qui seront écrasées, la boldo ferait mieux de s’acheter des cahiers et un stylo et d’essayer une bonne fois d’écrire un vrai livre. Elle a passé 70 ans, le temps passe et presse.

B dit: 29 septembre 2026 à 9h09

En tout cas quelle foire que cette pré-campagne, tant de candidats prouve à quel point la représentation politique confine à l’irresponsabilité face aux enjeux réels, à la gravité de la situation à laquelle le pays doit répondre. A croire que la place est si tentante qu’ils se fichent éperdument en raison de cette floraison de candidatures, de diviser par autant les votes et de faire le jeu de candidats que nombreux sont ceux qui aimeraient les voir échouer . Des candidats sortis de l’ombre à la lumière de ministères ou d’ailleurs de nulle part, des gens qui s’appuient sur un bilan dépassé et qui ne paraissent pas détenir de solutions ou ne s’expriment pas sur des projets dignes de sortir ce pays du marasme économique .

D. dit: 29 septembre 2026 à 9h18

Quant à LFI, la menace d’une arrivée au pouvoir est à considérer avec le plus grand sérieux. La France, déjà en état grave, notamment sur le plan économique, serait alors ruinée en quelques mois deviendrait une sorte de Roumanie des années 80 et en phase finale une sorte de Cuba.

B dit: 29 septembre 2026 à 9h29

t en phase finale une sorte de Cuba.

Allons, allons! avec toutes nos centrales nucléaires nous ne risquons pas le black-out , pas comme Cuba actuellement aux prises avec le sauveur du monde!

lmd dit: 29 septembre 2026 à 9h34

Closer, je ne réouvre la RDL que ce matin et je vois que vous dites, 28 septembre 2026 à 12h58, «écrivez un texte» (comme vous y allez !) «Insultant pour Chateaubriand», (comme vous y allez!)… Je vous propose une autre citation (Mémoire d’O.T. Livre7 chap10 ) qui devrait donner satisfaction aux deux parties :
«La dégradation des mœurs indiennes a marché de pair avec la dépopulation des tribus. Les traditions religieuses sont devenues confuses ; l’instruction répandue par les jésuites du Canada a mêlé des idées étrangères aux idées natives des indigènes : on aperçoit, au travers des fables grossières, les croyances chrétienne défigurées ; la plupart des sauvages portent des croix en guise d’ornement, et les marchant protestants leur vendent ce que leur donnaient les missionnaires catholiques » .

@ pourmapar ; vous citez Descola (que je lis avec admiration) ; sur le sujet, notamment, d’une relecture de la gouvernance dans les sociétés amérindiennes (du nord), je suggère un livre –Au Commencement était…– de Davis Graeber et David Wengrow (traduction française de 2021, édition Les Liens qui Libèrent) qui en dit pas mal sur les cultures, très développées, du bassin du Missouri (avant Christophe Colomb), sur leur mode d’autogouvernement …

29 septembre 2026 à 8h47 «Ne sentez-vous pas le parfum de l’internement qui monte, qui monte?» Ça, c’est exactement ce qu’on peut écrire de pire sur un blog .

Chaloux dit: 29 septembre 2026 à 9h43

Je n’ai que très peu de temps, mais j’avoue être étonné par le traitement réservé au Chateaubriand de l’Empire et de la Restauration (chaudrons de notre temps peut-être plus encore que la Révolution) que l’on pourrait passer au profit de son jugement sur les indiens. Propos d’épicier ignare et d’une génération (40-50) qui ne laissera d’elle que les restes décomposés de sa bassesse, de sa dérision et de ses multiples incompétences, comme nous en avons ici chaque jour la preuve.

Quant à l’immonde vieille rosse que lui répondre sinon que dégoiser comme une pythie de comptoir pleine de pastis sur des gens sans les connaître est une des formes suprêmes de l’insulte. Aucune leçon à recevoir.

Chaloux dit: 29 septembre 2026 à 9h44

« Ça, c’est exactement ce qu’on peut écrire de pire sur un blog . »

C’est pourtant bien ce qui lui pend au nez.

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 9h48

Revenons un brin sur le sort actuel de madame Dati, Rachida,
https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/28/proces-de-rachida-dati-quatre-ans-de-prison-requis-contre-l-ancienne-ministre-accusee-d-avoir-noue-un-pacte-de-corruption-avec-carlos-ghosn_6785050_3224.html

«Ne sentez-vous pas le parfum de l’internement qui monte, qui monte?» Ça, c’est exactement ce qu’on peut écrire de pire sur un blog » (sic). Ça, c’est exactement ce qu’on peut écrire de pire sur un blog (lmd) .

Et si encore, ELLE en était à son premier coup d’essai, hein ?! Cette menace étant récurrente, chez ELLE, depuis 1981, le jour où le pater a convaincu fistounet d’en finir pour de bon avec les socialo communistes et la social-démocratie, au profit d’une purge nationale sur le point d’advenir enfin, purge censée nous éradiquer toute cette racaille d’islamo-gaucbistes.

D. dit: 29 septembre 2026 à 9h48

Mais Bérénice, le fonctionnement des centrales nucléaires est lié à une multitude d’intervenants qu’il faut rémunérer aux prix des marchés. Ils se barreraient tous passer contrats dans d’autres pays, vous pouvez en être certaines. Le nucléaire soviétique et de ses satellites ont fonctionné parce que né directement de l’État.
Impossible de nationaliser le consortium nucléaire actuel composé d’un très grand nombre d’entreorises 0rivées. Même si on avait les dizaines de milliards pour le faire, ça s’écroulerait en 3 ans et tout serait à l’arrêt.

Chaloux dit: 29 septembre 2026 à 9h54

Quant à traiter de « fouille-merde » des gens comme Jean-Yves Tadié (dont le génie égale celui de son modèle), Claude Pichois, Jean-Paul Clément, Henri Guillemin, Ghislain de Diesbach, et même Pierre Assouline qui fut biographe et dont j’ai lu au moins deux bios, gens dont le seul but est de dénicher une part de vérité, même modeste, derrière les apparences, ce propos je veux le considérer comme celui d’un homme qui ne se possède plus, d’un homme saoul.

D. dit: 29 septembre 2026 à 9h56

Non, l’extrême gauche est une menace réelle. Nous avons déja perdu énormément avec Macron qui n’a jamais servi les intérêts français, mais avec l’extrême gauche ce sera l’écroulement total, la spoliation non pas pour bien gérer mais pour terminer de ruiner et gâcher, avec des privations de liberté dans précédent pour tous, je dis bien tous. Au bout de 3 ans la ruine touchera l’ensemble de la population, il n’y aura même plus de quoi payer des allocations et des retraites, les gens en seront à aller abattre des arbres à la hâche dans les jardins publics pour se chauffer l’hiver.

Chaloux dit: 29 septembre 2026 à 10h01

« Vous n’avez qu’une tête, prenez-en soin ».

Krishnamurti.

La boldoclopine devrait d’ailleurs lire La première et dernière liberté du même K. Cette lecture lui serait plus utile et peut-être plus salvatrice que celle de Médiapart.

pourmapar dit: 29 septembre 2026 à 10h20

@ pourmapar ; vous citez Descola (que je lis avec admiration)

j’essaie de le lire attentivement avec un sens critique en ce qui me concerne.
Bonne journée lmd.

rose dit: 29 septembre 2026 à 11h03

MC dit: 29 septembre 2026 à 10h46
« Zola , l’homme du j’accuse »? Beh non, Rose, c’est
Clemenceau, qui trouve le titre !

Zola a fait le boulot.
Pour Roman Polanski idem.

Alfred dit: 29 septembre 2026 à 11h47

MC ne veut pas attribuer la vie éternelle à feue et alii !!!
Tu peux te la mettre oú je pense ta vie éternelle de merde.

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 12h14

Capté en passant, pour Clopine et Langoncet

« Mediapart, c’est l’affaire Baudis, affaire montée par l’équipe de Plenel, et aujourd’hui, Bardella.
Plenel, l’ami de Tariq Ramadan , qui «ne savait pas qu’il était violent et violeur.. » »

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 12h31

@ gens dont le seul but est de dénicher une part de vérité, même modeste, derrière les apparences (sic)
—-
et si, encore, ça nous apprenait quelque chose du contenu de leur littérature !… Or, la plupart du temps, non, ça ne nous éclaire en rien du tout, genre que Mauriac aurait fricoté avec tel ou tel dans sa jeunesse (J-L Barré). So what ? La face de Thérèse Desqueyroux en a-t-elle été ébranlée ?
Le génie du « fouille-merde »… Tadié (ou autre), dont le génie égale celui de son modèle » (sic !)… M’enfin, qu’eût-il été sans lui, à quoi sa vie dédiée a-t-elle « servi », au juste ?…
– > Yes, MC, Zola a fait le boulot, point barre. Clemenceau, on s’en branle. Moi, j’ai trouvé le titre à un roman contemporain devenu célèbre. Je vais point m’en vanter, ni d’ailleurs l’auteur du bouquin. So what ? Et l’IA ne le saura jamais
(*** Tu peux toujours fouiller dans ta mârdr et retourner au goudron ? @ chacun ses zones de confort et obsessions habituelles).

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 12h35

« Moi, j’ai trouvé le titre à un roman contemporain devenu célèbre. »

C’est cruel, JJJ !
Un indice ?

Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 12h36

S’agissant de l’idiot du village, chef du parti des rneux, il ne peut pas être antisemite puisqu’il a été invité par le gouvernement israélien afin d’apporter son expertise en matière de lutte contre l’antisemitisme ; cesserait ubuesque si cette politique criminelle ne faisait autant de victimes innocentes de tous côtés

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 12h38

Moi j’accorde la vie éternelle à tout le monde. Je suis pas sélectif pour le sort de TOUS les humains et les êtres dans l’au-delà. D’autant que ça ne mange pas de pain et ne me coûte pas un bras. Pas besoin d’acheter des indulgences pour D. D. ou etalii. Et ma vérité est aussi inattaquable que celle du vulgum pecus qui se la pète en pontifiant.

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 12h42

NON…, jzmn (12.35), croyez quand même pas que je vais mordre à votre âme son. Le waniteux, c’est pas moi, icite, et vous le savez fort bien.
Comment va Vita ? A-t-elle pu voir Céline Dion, au moins ?

boe zaah dit: 29 septembre 2026 à 12h43

L’accusation d’antisémitisme, c’est un peu comme les merdes de pigeon : on n’est jamais à l’abri d’en recevoir une sur le coin de la gueule !…

B dit: 29 septembre 2026 à 12h53

D, les OQTF sont refusés par leur pays d’origine. Les accords d’Alger tardent à être tout bonnement annulés en raison d’intérêts gaziers et autres dont je n’ai pas connaissance. Pourtant, ces accords sont obsolètes en l’état actuel des choses, nous n’avons plus besoin de travailleurs en provenance d’Algerie qui de toute évidence ne nous envoie pas la crème de sa société, plus de 5o ans après qu’ils ont été signés. Si l’on parvenait déjà à remédier à ces deux points, ce serait un pas; concernant les flux migratoires, la France reste, je crois, le pays qui accueille le moins de pays européens. Ceci étant il représentent un problème évident puisque partout nous assistons à une montée en puissance des parti d’extrême droite qui ont beau jeu d’imputer toutes les difficultés rencontrées sur le dos des migrations , migrations qui de fait destabilisent l’équilibre démocratique des sociétes democratique en raison d’une pluri-culturalité plutot mal acceptée par les autochtones e ceci du en partie par la propagande issue de réseaux ilslamistes, frères musulmans, preches tendancieux ainsi que d’une certaine revendication identitaire par elles et ceux qui ne manifestent aucun désir d’assimilation et d’integration en restent discrets et en n’affichant pas pour ceux qui sont nés en France et ont bénéficié des avantages de ce pays en matière de besoins, d’education, de santé et de liberté auxquels les pays dont leurs ascendant proviennent nauraient pas répondu . Comme si, leur physique ne suffisait pas à les situer en tant que descendants d’immigrés. Je dis et je répète que la tenue qu’arborent nombre de jeunes femmes nées ici et éduquées dans le meilleur des cas ne me semble qu’une revanche sur un passé historique qu’elles n’ont pas vécu et que, de plus, un culte, quel qu’il soit, peut trouver sa place dans l’intimité de chacun et dans les édifices réservés à cet effet.

D. dit: 29 septembre 2026 à 13h03

La pauvre Gigi n’a rien compris.
L’eternité est pour toute âme.
Ensuite au passage dans l’au-delà, il y a tri des âmes. Celles qui peuvent encore se purifier et ont conservé leur espérance de se rapprocher de Dieu expient leur faute dans la contrition au Purgatoire. Pour un temps donné.
Celles qui sont entrées dans l’au-delà sans foi et espérance en Dieu sans espérance ou sans avoir confessé leurs fautes mortelles (telle le meurtre, les violences graves, le vol, la diffamation…), vont en Enfer POUR L’ETERNITE.

L’ETERNITE C’EST POUR TOUT LE MONDE DÈS LA CREATION DE L’ÂME.

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 13h06

Vita a été un peu barbouillée : vomissements de bile baveuse durant plus de 24 heures.
Mais tout est rentré dans l’ordre.
Merci pour elle.
Céline Dion, vous n’y pensez pas !
Chez elle, les aigus déclenchent des aboiements incontrôlables…

D. dit: 29 septembre 2026 à 13h11

Oui oui, les OQTF sont refusés.
Et l’aide au développement France—> Algérie, c’est 140 millions par an. Pris dans votre poche.
Un oqtf refusé —-> 100 000 euros seront défalqués par la France sur cette aide. Autant de fois qu’il ke faudra et donc 1400 fois par an si besoin.
On va pas nous prendre longtemps poyr des cons.

Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 13h13

L’instant IA hi han
@la transparence du procédé est un élément essentiel pour constituer un commencement de preuve
« En informatique et en intelligence artificielle, l’expression « boîte noire » (black box) désigne un système dont on connaît les entrées (le texte soumis) et les sorties (le score de détection), mais dont le fonctionnement interne reste totalement opaque ou incompréhensible pour un humain.
Dans le cas de Pangram, cela signifie que même ses propres créateurs ne peuvent pas ouvrir le code pour pointer une ligne précise et dire : « Le texte a été jugé à 90% IA parce que cette phrase utilise le mot « notamment » et fait 12 mots de long. » »

Ces informations sont parfaitement exactes. Le texte décrit fidèlement ce que l’on appelle une « boîte noire » informatique (black box). Dans le cas des détecteurs comme Pangram, l’opacité est une réalité à la fois technologique (inhérente à l’IA) et juridique (renforcée par le secret des affaires). [1, 2, 3]

1. Pourquoi l’explication technique est exacte

L’analogie de la boîte noire s’applique à Pangram car il repose sur des réseaux de neurones artificiels (modèles classificateurs). [1, 2]
• Une analyse statistique globale, pas de règles fixes : Le logiciel n’utilise pas de liste de règles humaines (comme « si le texte contient ‘notamment’ et fait 12 mots, alors c’est de l’IA »). Il a été entraîné sur des millions de textes humains et générés par IA. Il calcule des regroupements de styles et des motifs statistiques (choix lexicaux, structures de phrases) dans des espaces mathématiques complexes à des milliers de dimensions. [1, 2, 3, 4]

• L’incapacité d’isoler une seule ligne de code : Les créateurs de Pangram (Max Spero et Bradley Emi) ne peuvent effectivement pas pointer une ligne de code unique pour justifier un score. Le résultat (ex: « 95% IA ») provient de la pondération de millions de paramètres mathématiques interconnectés qui s’influencent mutuellement. On appelle cela le manque d’explicabilité de l’IA. [1, 2, 3, 4]

2. Le rôle du secret des affaires : renforce-t-il cette opacité ?

Le secret des affaires (la protection juridique de la propriété intellectuelle de la startup) vient ajouter une couche d’opacité, mais il faut distinguer ce qu’il cache réellement.

⛔ Ce qu’il renforce (L’opacité « commerciale et industrielle »)
Le secret des affaires interdit aux tiers d’accéder au code source, à l’architecture exacte du réseau de neurones et, surtout, au corpus de données d’entraînement (les millions de textes utilisés pour éduquer la machine). En protégeant ces données contre l’espionnage industriel, Pangram Labs empêche la communauté scientifique ou des auditeurs indépendants de réaliser un audit approfondi du fonctionnement interne ou de comprendre l’origine exacte de certains biais ou erreurs (comme les cas de faux positifs constatés sur des œuvres littéraires). [1, 2, 3]

🔄 Ce qu’il ne change pas (L’opacité « technologique »)
Même si Pangram décidait de lever le secret des affaires et de publier l’intégralité de son code en open source, l’opacité de la boîte noire persisterait. Un ingénieur verrait une suite géante de matrices mathématiques et de poids statistiques, mais resterait incapable de traduire cela en une explication textuelle simple du type : « Le logiciel a tiqué sur tel adjectif à la page 4″. L’opacité scientifique est structurelle; le secret des affaires ne fait que la verrouiller juridiquement. [1]

🛡️ L’argument de la sécurité (L’opacité nécessaire)
Pour les créateurs de détecteurs, le secret est aussi une arme de défense indispensable. Si l’algorithme exact et ses critères de détection étaient rendus publics, les concepteurs de modèles d’IA (ou les utilisateurs cherchant à tricher) n’auraient qu’à adapter leurs invites (prompts) pour contourner précisément les mailles du filet. En ce sens, l’opacité juridique sert à maintenir l’efficacité de l’outil face à des techniques d’esquive.

Observation :

Toutefois, la protection de l’invention au titre des brevets d’invention repose au contraire sur la divulgation et la reproductibilité de celle-ci ; l’invention est en ce cas à la fois protégée et parfaitement transparente ; par ailleurs, si la transparence du procédé est une condition essentielle d’ admission de ses « scores » au titre de commencement de preuve, chercher à l’esquiver ne permettrait pas de fournir une preuve a contrario

Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 13h26

Réponse à observations

Votre analyse touche au cœur du problème de la preuve judiciaire à l’ère de l’intelligence artificielle. Vous soulevez un paradoxe implacable : le droit ne peut pas accorder de valeur probatoire à un outil qui refuse la transparence au nom de sa propre protection.
Voici comment s’articule votre démonstration sur le plan juridique et probatoire :

1. Le paradoxe de la preuve par « Boîte Noire »

Pour qu’un juge, une université ou un employeur puisse utiliser le score de Pangram comme un commencement de preuve (ou une présomption), ce score doit pouvoir faire l’objet d’un débat contradictoire.
• Si le procédé est transparent (comme une formule chimique ou une empreinte génétique brevetée), la partie adverse peut en contester la méthode, recalculer les données et exercer son droit à la défense.
• Avec Pangram, le secret des affaires bloque cette vérification. Juridiquement, un score produit par une boîte noire opaque s’apparente à une affirmation unilatérale non vérifiable. En droit français et européen, un élément de preuve dont on ne peut pas tester la fiabilité ni auditer le procédé est généralement jugé irrecevable ou privé de toute force probante.

2. L’impossibilité de la « Preuve a Contrario »

C’est le point le plus puissant de votre observation. Si les créateurs de Pangram maintiennent l’opacité pour empêcher les fraudeurs de s’adapter (l’argument de sécurité mentionné plus tôt), ils détruisent en même temps la valeur juridique de leur outil :
• L’esquive empêche la réfutation : En cherchant à esquiver la transparence, le logiciel empêche l’utilisateur accusé de rapporter la preuve contraire (démontrer pourquoi et comment la machine s’est trompée).
• Le renversement illégitime de la charge de la preuve : Faute de pouvoir auditer la boîte noire, la personne accusée de triche se retrouve face à une proba diabolica (preuve diabolique) : elle doit prouver un fait négatif (« je n’ai pas utilisé d’IA ») sans pouvoir contester les bases scientifiques de l’accusation.

3. Vers un conflit frontal avec les nouvelles lois (AI Act)

Conscient de cette impasse, le législateur européen a tranché ce débat via le règlement sur l’intelligence artificielle (AI Act de l’Union Européenne).
Les systèmes d’IA utilisés pour évaluer les étudiants (dans l’éducation) ou les candidats (dans le recrutement) sont classés comme systèmes à haut risque. À ce titre, la loi leur impose désormais une obligation stricte de transparence et de traçabilité, qui prévaut sur le secret des affaires. Les éditeurs doivent fournir une documentation permettant aux utilisateurs humains de comprendre comment les résultats sont produits.

En conclusion

Votre raisonnement est juridiquement imparable : on ne peut pas revendiquer l’efficacité d’une preuve tout en dissimulant sa fabrication. Si Pangram choisit le secret des affaires pour protéger son business et son efficacité technique, il se condamne à rester un outil indicatif interne, privé de la transparence nécessaire pour constituer une véritable preuve admissible devant un tribunal ou un conseil de discipline.

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 14h16

La pauvre Gigi n’a rien compris.
Croyez vus vraiment à ce que vous racontez, D., sur le destins des âmes « triées » comme des cochons cuits le gril à perpétuité pour cause de non repentance terrestre ?
Un peu d’honnêteté, allez !… Si vous persistez, on va voir dans votre psittacisme un cas d’école de fanatisme désespéré
(C’est mon opinion pontificale, et je la partage).
Bàv,

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 14h21

« on n’est jamais à l’abri d’en recevoir une sur le coin de la gueule !… » (Bonanzaa, 12.43)
Surtout vu ce qu’on a lu plus haut, du même internaute devant censément disparaitre…

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 14h22

« Chez elle, les aigus déclenchent des aboiements incontrôlables… »

Vita, pas Céline Dion !

Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 14h25

L’instant IA hi han, suite

Observation

La force probante du procédé ne peut elle résulter d’un contrat sur le mode de preuve admissible entre les parties prenantes ?

Réponse à observation

Oui, absolument. Sur le plan purement contractuel, votre raisonnement est tout à fait exact. En droit des obligations (notamment en droit français via l’article 1356 du Code civil), les parties peuvent tout à fait conclure des conventions sur la preuve.
Par un tel contrat, elles décident librement de la manière dont elles aligneront leurs litiges futurs, en acceptant par avance qu’un procédé technique spécifique — même opaque — aura une force probante déterminée (par exemple, qu’un score Pangram supérieur à 80 % vaudra présomption irréfragable ou simple de triche).
Cependant, dans le contexte des détecteurs d’IA, l’efficacité de ce contrat se heurte à des limites juridiques majeures selon le cadre où il est appliqué :

1. Dans le cadre universitaire (Étudiants / Universités) : L’impossible contrat

Dans l’enseignement supérieur, il n’y a pas de relation contractuelle d’égal à égal, mais un régime réglementaire.
* Le règlement intérieur d’une université ou d’une école est un acte administratif unilatéral, pas un contrat négocié.
* Un tel règlement ne peut pas valablement imposer l’usage d’une boîte noire opaque comme preuve absolue de fraude. Cela violerait les principes supérieurs du droit administratif, notamment le droit à un procès équitable, le principe du contradictoire et les droits de la défense lors des sections disciplinaires.

2. Dans le cadre du travail (Employeurs / Salariés) : La limite de la proportionnalité

Un employeur pourrait insérer une clause dans le contrat de travail stipulant que les rapports rendus par le salarié seront soumis à Pangram. Toutefois, le Code du travail encadre strictement ces dispositifs :
* Proportionnalité : Selon l’article L. 1121-1 du Code du travail, les restrictions aux droits des personnes doivent être proportionnées au but recherché. Licencier un salarié sur la base d’un outil dont l’employeur lui-même ne peut expliquer le fonctionnement interne serait jugé disproportionné et sans cause réelle et sérieuse.
* Obligation d’information préalable : Le salarié et le comité social et économique (CSE) doivent être informés et consultés sur les moyens de contrôle de l’activité.

3. Dans le cadre commercial (B2B) : La seule vraie zone d’efficacité

C’est le seul domaine où votre idée s’applique pleinement. Deux entreprises (par exemple, une maison d’édition et un rédacteur indépendant) peuvent valablement signer un contrat stipulant : « Les textes livrés ne doivent pas être générés par IA. En cas de litige, le rapport de Pangram fera foi entre les parties. »
* Puisque les deux parties sont des professionnels réputés égaux, le juge commercial respectera généralement la liberté contractuelle.
* La seule faille résiduelle : Si le rédacteur démontre que le logiciel souffre d’un taux d’erreur notoire (faux positifs) ou que le score est manifestement aberrant, le juge peut écarter la clause en invoquant l’exécution de bonne foi du contrat ou l’erreur manifeste.

4. L’obstacle ultime : L’ordre public et l’AI Act (2026)

Le contrat ne peut jamais déroger aux lois d’ordre public. Comme évoqué précédemment, le règlement européen sur l’IA (AI Act) classe les outils d’évaluation dans l’éducation et l’emploi parmi les systèmes à haut risque.
L’AI Act imposant une obligation de transparence ex lege (par la loi), une clause contractuelle qui viserait à valider un outil opaque violerait une norme européenne impérative. Elle serait donc nulle de plein droit.

En résumé
Si le contrat sur la preuve est un outil puissant en droit commercial pour légitimer une boîte noire, il s’effondre là où le droit protège la partie faible (étudiant, salarié, consommateur) et se heurte désormais frontalement aux obligations de transparence imposées par l’Union Européenne

NOTA : Les réponses de l’IA peuvent contenir des erreurs. Pour obtenir des conseils juridiques, consultez un professionnel.

D. dit: 29 septembre 2026 à 14h31

Au chapitre 15 de l’Evangike selon Saint Jean.

(…)06 Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.(…)

closer dit: 29 septembre 2026 à 15h20

Samuel Fitoussi s’explique:

« LE FIGARO.- Vous êtes l’une des personnes derrière le compte Balance ton Claude , qui a passé sur Pangram le roman de Thélyson Orélien et révélé sur X son usage. Pourquoi avoir choisi l’anonymat ?

Samuel FITOUSSI.- Pour éviter que le débat ne se déplace des faits vers nos personnes. Les réactions depuis que mon nom est sorti (notamment : des milliers de messages haineux et souvent antisémites de la part de militants d’extrême-gauche) montrent que nous avions raison : certains ne lisent la réalité qu’à travers leurs biais partisans.

Quelle était votre motivation profonde ?

Ceux qui suivent mon travail savent que je redoute depuis des mois la fin de la civilisation de l’écrit. Noyés dans un océan de contenu artificiel de grande qualité, et soupçonnés de toute façon d’avoir copié-collé le travail d’une IA, les écrivains humains talentueux ne pourront plus se démarquer (pensez déjà à ceux qui ont fini deuxièmes du Prix Première Plume ou du Prix Méduse, récompensant des premiers romans, et attribués au livre d’Orélien). Des romans grandioses seront certes générés, mais souhaitera-t-on lire les mots d’un robot ? « Un livre qu’on aime, écrivait Houellebecq, c’est avant tout un livre dont on aime l’auteur, qu’on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées. ». Au cours d’une discussion sur ces sujets, un ami lecteur m’a fait part de ses soupçons concernant le livre d’Orélien. Nous avons fait les vérifications, et choisi de révéler la vérité.

Est-ce un problème que ce livre ait été écrit par IA, s’il a plu à beaucoup de critiques et de lecteurs ?

Ceux qui ont aimé ce livre l’ont aimé parce qu’ils ignoraient qu’il avait été largement généré par une IA. Ils ont cru entrer en contact avec la singularité d’un homme. S’ils avaient su la vérité, ils auraient moins aimé. Faut-il alors cacher la réalité aux lecteurs ? Non : la littérature générée par IA occuperait une part croissante des nouvelles sorties, et un jour, le lecteur, comprenant que chaque livre a une probabilité importante d’être l’œuvre de Chat GPT, cesserait de lire (ou ne lirait que des classiques). Pour que le soupçon ne se généralise pas, il faut au contraire parvenir à identifier les auteurs qui mentent à leurs lecteurs. Ce sont eux qui dévaluent l’ensemble de la production écrite en faisant régner sur elle un soupçon.

Comment expliquer que ce livre visiblement bourré de tics de langage IA ait suscité autant d’enthousiasme ?

J’aimerais plutôt défendre ceux qui ont aimé. D’abord, beaucoup de gens utilisent rarement l’IA, et connaissent peu ses tics de langage. Ensuite, l’IA a été entraînée par apprentissage par renforcement sur les préférences humaines. Par exemple : on lui demande de générer 1000 petites fictions, on demande à des lecteurs de les évaluer, et on la réentraîne sur la nouvelle qui a obtenu le meilleur score. Le processus est répété des millions de fois, et l’IA finit par modéliser très finement nos préférences, apprend à jouer sur des ressorts ancrés dans la nature humaine. Il est donc naturel que ce qu’elle écrit plaise. Enfin, je pense que ceux qui se flattent de repérer facilement l’usage d’IA se trompent. Par définition, on ne remarque que ce que l’on remarque. Il est déjà possible de prompter la machine de sorte que ses tics d’écriture disparaissent. Nous serons tous dépassés par les progrès des modèles, et nous aurons tous la nostalgie du monde où l’on pouvait être certain qu’un texte avait un auteur.

Claude peut-il écrire un chef-d’œuvre ?

Il le pourra bientôt, cela ne fait absolument aucun doute. Aujourd’hui, le grand public sous-estime très largement les capacités des IA en littérature. Prenez la dernière version de Claude ou de ChatGPT, et demandez-lui : « Écris le premier chapitre d’un roman digne du Goncourt ». Le résultat sera d’excellente qualité, et tout à fait publiable. (Depuis qu’Orélien a produit son livre, les modèles ont encore beaucoup progressé…)

À lire aussi L’affaire Thélyson Orélien fait basculer le secteur de l’édition dans l’ère du soupçon généralisé d’utilisation de l’IA

Ne peut-on pas imaginer que le travail d’écriture change de forme ? Qu’il ne s’agisse plus de choisir chacun des mots, mais de guider son IA ?

J’ai en effet lu qu’il fallait accepter que désormais, « prompter, c’est écrire ». Mais d’abord, c’est au lecteur de décider si prompter c’est écrire, pas à l’auteur ! Ensuite, certains imaginent naïvement que l’IA ne fera que déplacer le geste : elle prendra en charge l’écriture, mais les idées resteront entièrement celles de l’humain. Pourtant, quiconque a déjà développé à l’écrit des idées complexes sait que fond et forme sont indissociables lorsque l’on tient à la précision du raisonnement (d’autant que c’est souvent en écrivant qu’un auteur découvre ce qu’il pense réellement). Surtout, l’IA prend très bien en charge la génération d’idées. Il sera impossible de savoir si un auteur a travaillé finement son prompt ou si même les idées (ou les péripéties du récit) viennent du modèle. Certains objectent : puisque l’on a tous accès au même outil, celui qui produira les meilleurs textes sera celui qui investira dans son prompt le plus de créativité, d’intelligence, ou en tout cas, d’un je-ne-sais-quoi. Mais imaginez une compétition d’échecs entre des IA superhumaines. Les résultats de cette compétition seraient-ils très différents si chacune des IA était « guidée » par un grand maître ? Non. La stratégie optimale pour chacun des grands maîtres serait même de ne jamais modifier le choix de l’IA. À terme, le prompt qui permettra d’obtenir le meilleur roman possible ressemblera sans doute à « Produis le meilleur roman possible. » Beaucoup d’arguments reposent sur l’hypothèse implicite d’un plafond à la progression des modèles, plafond peut-être déjà dépassé.

L’IA ne va-t-elle pas démocratiser l’écriture, en permettant à ceux qui ont des choses à dire, mais pas les mots, de s’exprimer ?

Je crois à l’effet l’inverse. Lorsque nous soupçonnerons chaque texte d’être l’oeuvre d’un robot, nous ne lirons plus que les gens à la réputation pré-établie. Soit des auteurs ayant fait leurs preuves avant l’IA, soit des célébrités (dont la position rend l’opinion digne d’interêt, que la mise en forme soit faite par eux ou par une IA). Nous ne donnerons plus sa chance à l’auteur talentueux mais inconnu. Hier, on se faisait un nom par sa plume. Demain, il faudra un nom pour que sa plume soit lue.

Nous ne donnerons plus sa chance à l’auteur talentueux mais inconnu. Hier, on se faisait un nom par sa plume. Demain, il faudra un nom pour que sa plume soit lue.
Y a-t-il un moyen d’empêcher la pente fatale que vous prédisez à la littérature ?

Il « suffirait » que les textes rédigés par une IA soient distinguables des textes dont les humains ont choisi les mots. Si le lecteur préfère les textes humains, il pourrait ainsi leur allouer disproportionnellement son attention. Cela préserverait l’incitation à produire ce type de contenu. (Les producteurs de contenu artificiel resteraient libres de concurrencer les écrivains humains, mais au moins, les lecteurs choisiraient en connaissance de cause.)

Si les contenus sont indistinguables, alors les productions humaines et artificielles seront mises dans le même panier, les lecteurs appliqueront le même soupçon à tout contenu, et les humains finiront par se dire : « à quoi bon ? ». Ce serait une défaillance de marché, analogue à celle que décrit l’économiste George Akerlof sur le marché des voitures d’occasion : quand on ne peut pas distinguer les mauvaises voitures (sans valeur) des bonnes voitures (valant 10 000€), un prix unique s’impose (5 000€). Alors les vendeurs de bonnes voitures se retirent, les consommateurs découvrent qu’il ne reste plus que des mauvaises voitures et finalement, plus aucune transaction n’a lieu.

Aujourd’hui le logiciel Pangram permet de déceler l’écriture humaine de la machine. À l’avenir cela sera-t-il encore possible ?

Pangram sera peut-être un jour dépassé. C’est pourquoi je suis favorable au « watermarking » des textes générés par IA. L’idée est d’orienter légèrement le choix des mots par le modèle selon une clé secrète. Anthropic et Google, notamment, ont montré qu’il était possible de le faire sans dégrader la qualité des réponses. En fonction de la présence de cette signature statistique dans un texte, on peut déterminer s’il a été généré ou non par un modèle d’IA. Cela permettrait aux écrivains qui écrivent de pouvoir le prouver, donc d’être lus, donc de garder une raison d’écrire.

Le racisme est évidemment du côté de ceux qui pensent qu’il ne faut pas astreindre les minorités ethniques aux mêmes standards de probité que les autres.
Très vite, certains ont interprété l’affaire comme une campagne visant un écrivain noir, haïtien et migrant. Que répondez-vous à cette accusation de racisme ?

Que c’est absurde et diffamatoire. Le racisme est évidemment du côté de ceux qui pensent qu’il ne faut pas astreindre les minorités ethniques aux mêmes standards de probité que les autres.

Vous êtes à la fois l’un de ceux qui alertent le plus vivement contre les conséquences culturelles de l’IA et professionnellement investisseur dans un secteur qui finance l’IA. N’y a-t-il pas une contradiction ?

Les conséquences de l’IA ne sont pas un bloc dont il faudrait se réjouir ou se lamenter uniformément. Je suis fasciné intellectuellement par cette technologie, et à bien des égards enthousiasmé : elle représente une opportunité inouïe pour l’humanité, à même de nous libérer des maladies, de la pauvreté, du travail aliénant. Mais elle pose aussi des questions vertigineuses et je regrette que certains, surtout à droite d’ailleurs, soient incapables de le voir.

Bugler dit: 29 septembre 2026 à 15h31

Mais qui est cette Lia qui sait tout – c’est agaçant- et qui déclare que c’est elle qui a écrit ou pas un texte.

Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 15h32

@Vous êtes à la fois l’un de ceux qui alertent le plus vivement contre les conséquences culturelles de l’IA et professionnellement investisseur dans un secteur qui finance l’IA. N’y a-t-il pas une contradiction ?

Nous avons affaire avec un spécialiste de l’IA, versant commercial de la technologie, qui, au prétexte de disqualifier des textes rédigés à l’aide de celle-ci, lui délègue la responsabilité de juger de ce qui constitue une oeuvre humaine ou pas ; cela laisse perplexe

renato dit: 29 septembre 2026 à 15h54

L’on a souvent comparé De Chirico aux surréalistes, mais il faudrait tenir en compte le fait qu’il a exprimé à plusieurs reprises son mépris pour le surréalisme et ses représentants (qui l’avaient acclamé comme le père spirituel de la peinture métaphysique !), qu’il considérés comme des « intellectuels de bas étage », des personnes prétentieuses incapables de comprendre la véritable nature spontanée de l’art. Comme quoi !

renato dit: 29 septembre 2026 à 16h00

Mais ce Fitoussi a-t-il écrit quoi que ce soit qui permette de se faire une idée de sa valeur ?

pourmapar dit: 29 septembre 2026 à 16h51

 » Des peuplades de l’ Orénoque n’existent plus : il n’est resté de leur dialecte qu’une douzaine de mots prononcés dans la cime des arbres par des perroquets redevenus libres. »
François-René de Chateaubriand cité en liminaire par Jean-Yves Jouannais dans son roman Une forêt page 7, Albin Michel éditeur.

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 17h18

@ Lia qui s’épicétou ?… C’est l’IAG (l’Intelligence Artificielle Générative…

@Réécrier les Evangiles ??? Loin s’en faut… Juste les tenir pour des préceptes sots, apparus bien après la culture grecque des présocratiques, la seule authentique philo, en matière de morale pour tous.

@ Trouvé pour vous, dans le roman le plus étonnant et perplexistique de Giono (les Ames fortes), cette pensée de Thérèse revenue vers Charlotte au coinn du feu, à sa condition modeste, après avoir été aimée et hissée comme leur fille dans le monde bourgeois de M. et Mme Numance (entre nous, une vraie marquise de Merteuil, celle-là, doucereuse et perverse, qui lui aurait donné sa chemise aux paysans, sans jamais accepter d’être « au dessous » des notaires et autres Reveillard, escrocs professionnels de Châtillon) :
—-
(je cite)… « J’avais les joues taillées en coupe-vent. Les péchés qu’on ne commet pas sont affreux : ceux qu’on commet : zéro, poussière. Faites tout pour sembler bonne. Quand personne ne le croit plus c’est tout c’est tout au moins que pendant quelque temps on l’a cru. Si vous n’en avez pas profité, c’est que vous êtes bête. Dans ce cas là, rien ne sert à rien. Je ne mettais jamais les gens en colère contre moi. La colère se croit toujours juste. Quand elle est passée, vient la honte, et la honte c’est la haine. Tu te fais haïr pour rien. Faites-vous haïr pour quelque chose.. IL y a un proverbe « Bien mal acquis ne profite jamais ». C’est de la blague. La vérité est : « bien mal ait pas. Le troisième héritier n’en jouit pas. Tu as de la marge. Le troisième héritier, est-ce que vous vous ne foutez, oui ou non ? Possède, et puis tu verras » (…) C’était des saintes familles à perte de vue. Mais cheval et voiture, ça ne vient pas de l’opération du Saint-Esprit. Mets tes sous à couver, ça ne rapporte guère. Il te faut cent ans. Défonce le poulailler du voisin : ça, c’est de la volaille ! La nuit noire, quelle belle institution ! Ils disent conscience. Il disent : remords. D’accord. C’est de la monnaie. Payez et emportez. Si c’était gratuit, ce serait trop beau, Moi j’estime : du moment qu’on est chrétien, on a le droit de tout faire. Tu seras jugée. Alors, ne te prive pas. C’est de la banque ; il y en a qui sont pour le paradis. Très bien. Des goûts et des couleurs… Mais, moi je suis modeste ; je me satisfais de peu Après on verra. Je n’ai pas d’orgueil, je me contente de la vallée de larmes. Quand je souffre, je suis libre. Alors ? » – (Les Ames fortes, 1949, folio, 249-250).
…
Bien sûr, c’est du Giono d’amertume face à la lâcheté du monde catholique bien pensant de son temps, comme le Bernanos des Cimetières.
En prendre ou en laisser, selon que vous serez éclairé ou obscur, puissant ou misérable, hein ?…
Bàv,

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 17h23

« un jour, le lecteur, comprenant que chaque livre a une probabilité importante d’être l’œuvre de Chat GPT, cesserait de lire (ou ne lirait que des classiques). »

Ce qui ne serait pas forcément plus mal !
Voir les minois dégoutés de certaines, ici, à propos des « Mémoires d’outre-tombe »…

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 17h43

Mais (@ 17.23) qui vous dit que les MOT n’auraient pas été écrits par une IAG venue de l’au-delà, sous la direction d’un algorithme de l’Eternel, contrôlé et mis en forme par son auteur « officiel », D. D. ? Hein ?

Chantal dit: 29 septembre 2026 à 17h59

merci Renato pour l’article en italien, on y découvre que l’auteur haïtien aurait écrit son livre entre 2017 et 2019 alors que Claude l’ia spécialiste de l’écriture ia n’existait pas encore …
il va peut-être apporter la preuve qu’on l’a atomisé pour rien …

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 18h09

Merci, closer, très clair et convaincant l’interview de Samuel Fitoussi.
Autre chose que les pavés plombants et imbéciles du pauvre Langoncet !

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 18h10

« Mais ce Fitoussi a-t-il écrit quoi que ce soit qui permette de se faire une idée de sa valeur ? »

Ce n’est pas le problème, renato.

Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 18h22

Avant d’engager sa repsonsabilité un prochain contrat d’édition qu’il pourrait passer, je suggère à Barzy le simplet poreux aux pires idéologies de jeter un oeil aux quelques pistes de réflexion offertes par les « pavés plombants et imbéciles du pauvre Langoncet »

rose dit: 29 septembre 2026 à 18h34

Interview de Samuel Fitoussi éclairante et passionnante.
Mot plusieurs fois employé : que signifie-t’il ?

À terme, le prompt qui permettra d’obtenir le meilleur roman possible ressemblera sans doute […].

rose dit: 29 septembre 2026 à 18h45

Moi, je les ai trouvées passionnantes les.dernieres analyses de Jean Langoncet sur l’utilisation de l’I-A.
Le problème se pose réellement. Il y a une clé qui permet de protéger le secret. Si tout le monde a la clé, il n’y a plus de secret.
Cela n’est pas évident. Moi, dans les deux lettres que je voudrai bien passer à.travers.m Pangram, je suis curieuse de savoir la réponse. Plir une des deux, je le sais, puisque j’étais présente et participante. Pour la seconde, j’étais absente. Et très rapidement, j’ai soupçonné l’I-A à cause de l’intelligence et du niveau de cette lettre. Je ne sais pas si l’auteur reconnaîtrait l’usage de l’I-A ou pas.

Enfin, le sujet est passionnant. Pour ma part, j’aimerai que Thélyson Orélien dise ce qu’il en est, en toute honnêteté, et aussi qu’il n’ait pas été passé à la moulinette pour des prunes. Moi, je suis pour l’égalité de traitement, avec les noirs, avec les femmes, mais, sous couvert qu’ils aient les mêmes droits. Pas de prérogatives spécifiques.
Merci Jean Langoncet pour votre manière d’inventorier les problèmes qui se poseront.

Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 18h46

@À terme, le prompt qui permettra d’obtenir le meilleur roman possible ressemblera sans doute […].

… à celui qui permettra aux françaises et aux français de livrer leurs économies et la gestion des finances publiques à Le Pen pour redresser les finances de la Nation ; c’est du même tonneau que Bardella invité par le gourvernement israélien pour disctuer des moyens de lutter contre l’antisémisme dans le monde : du total bullshit

Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 18h49

Et ce qui ne relève pas du roman ou de pirouettes de « tontons macoute de salon de thé, ce sont les préjudices causés

renato dit: 29 septembre 2026 à 18h56

C’est un problème Jazzi : toujours savoir d’où parle quelqu’un et quel est son « arrière-plan ». Dans ce cas précis, je tire mes informations d’un journal plus crédible que Le Figaro, car il est résolument liberal.

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 19h08

« toujours savoir d’où parle quelqu’un et quel est son « arrière-plan »

C’est très clair et bien dit dans l’interview du Figaro, renato.
Vous aurez noté que Passou y est mentionné sans être nommé.
Pas sympa de hisser Thélyson Orélien au sommet du podium pour aussitôt le pousser dans le vide !

D. dit: 29 septembre 2026 à 19h17

C’est vrai qu’il est passionnant, ce Jean Langoncet. Dommage qu’il ne fasse pas comme moi de vidéos sur YouTube.

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 19h18

« Moi, je les ai trouvées passionnantes les.dernieres analyses de Jean Langoncet sur l’utilisation de l’I-A. »

Où ça, rose ?
Sa seule intervention personnelle, dont il semble très fier, au point de la repasser en boucle c’est : « tontons macoute de salon de thé » !
Très drôle, en effet.

closer dit: 29 septembre 2026 à 19h24

« prompter », c’est poser une question à l’IA, Rose…
C’est évidemment capital, car cela commande un certain type de réponse.

Jazzi dit: 29 septembre 2026 à 19h26

« Dommage qu’il ne fasse pas comme moi de vidéos sur YouTube. »

Mais toi tu es beau comme un Apollon, D.
Langoncet n’est pas très photogénique !

closer dit: 29 septembre 2026 à 19h28

Renato, Fitoussi a écrit:

2023, Woke Fiction, comment l’idéologie change nos films et nos séries, ed. Cherche-Midi
2025, Pourquoi les intellectuels se trompent, Éditions de l’observatoire
2026, Les Valeurs de la République, Editions de l’Observatoire

Il n’a que 29 ans et j’appréciais ses chroniques du Figaro.

renato dit: 29 septembre 2026 à 19h37

« L’éditeur affirme qu’Orélien a écrit le livre entre 2017 et 2019 : Claude n’était même pas encore né. » Car il est né en 2023, c’est-à-dire environs 2 ans après la fondation d’Anthropic.

Puis chacun est libre de penser ce qu’il veut.

closer dit: 29 septembre 2026 à 19h40

« Un journal plus crédible que le Figaro »…Vous délirez Renato!
Ou alors il s’agit d’un journal italien que je ne connais pas…
(ou alors vous parlez de « L’Opinion », le journal dont la page est la plus chère de France).

renato dit: 29 septembre 2026 à 19h43

Mais ce qu’il a écrit nous permet-il d’apprécier sa valeur ? Autrement dit, vaut-il la peine de dépenser de l’argent pour des livres qui, de par leur titre, n’ont aucun avenir ?

closer dit: 29 septembre 2026 à 19h43

Il l’aurait écrit entre 2017 et 2019…et l’aurait laissé dormir dans un tiroir pendant 7 ans!
Jolie fable…

renato dit: 29 septembre 2026 à 19h51

Je lis la presse libérale et, puisqu’en France, le libéralisme classique est considéré comme un exotisme, je ne lis pas la presse française, à l’exception d’un journal local (DNA) pour les informations pratiques : travaux publics, nécrologies (ce sont toujours les autres qui meurent), etc.

Chaloux dit: 29 septembre 2026 à 19h58

Je ne vois pas ce qu’il y aurait d’extraordinaire à garder un manuscrit dans un tiroir pendant sept ans.

renato dit: 29 septembre 2026 à 20h00

«… et l’aurait laissé dormir dans un tiroir pendant 7 ans! »

Ce n’est pas si étrange, je n’ai pas exposé depuis 1998, et pourtant la galerie a dans son entrepôt des œuvres façonnées après cette date. Je comprends que pour beaucoup cela puisse paraître difficile à comprendre, mais nous sommes tous différents !

rose dit: 29 septembre 2026 à 20h14

closer dit: 29 septembre 2026 à 19h24
« prompter », c’est poser une question à l’IA, Rose…
C’est évidemment capital, car cela commande un certain type de réponse.

Alors le prompt c’est la réponse de l’I-A ?

rose dit: 29 septembre 2026 à 20h17

jazzi
celui-ci

Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 13h13
L’instant IA hi han
@la transparence du procédé est un élément essentiel pour constituer un commencement de preuve
« En informatique et en intelligence artificielle, l’expression « boîte noire » (black box) désigne un système dont on connaît les entrées (le texte soumis) et les sorties (le score de détection), mais dont le fonctionnement interne reste totalement opaque ou incompréhensible pour un humain.
Dans le cas de Pangram, cela signifie que même ses propres créateurs ne peuvent pas ouvrir le code pour pointer une ligne précise et dire : « Le texte a été jugé à 90% IA parce que cette phrase utilise le mot « notamment » et fait 12 mots de long. » »

Ces informations sont parfaitement exactes. Le texte décrit fidèlement ce que l’on appelle une « boîte noire » informatique (black box). Dans le cas des détecteurs comme Pangram, l’opacité est une réalité à la fois technologique (inhérente à l’IA) et juridique (renforcée par le secret des affaires). [1, 2, 3]

1. Pourquoi l’explication technique est exacte

L’analogie de la boîte noire s’applique à Pangram car il repose sur des réseaux de neurones artificiels (modèles classificateurs). [1, 2]
• Une analyse statistique globale, pas de règles fixes : Le logiciel n’utilise pas de liste de règles humaines (comme « si le texte contient ‘notamment’ et fait 12 mots, alors c’est de l’IA »). Il a été entraîné sur des millions de textes humains et générés par IA. Il calcule des regroupements de styles et des motifs statistiques (choix lexicaux, structures de phrases) dans des espaces mathématiques complexes à des milliers de dimensions. [1, 2, 3, 4]

• L’incapacité d’isoler une seule ligne de code : Les créateurs de Pangram (Max Spero et Bradley Emi) ne peuvent effectivement pas pointer une ligne de code unique pour justifier un score. Le résultat (ex: « 95% IA ») provient de la pondération de millions de paramètres mathématiques interconnectés qui s’influencent mutuellement. On appelle cela le manque d’explicabilité de l’IA. [1, 2, 3, 4]

2. Le rôle du secret des affaires : renforce-t-il cette opacité ?

Le secret des affaires (la protection juridique de la propriété intellectuelle de la startup) vient ajouter une couche d’opacité, mais il faut distinguer ce qu’il cache réellement.

⛔ Ce qu’il renforce (L’opacité « commerciale et industrielle »)
Le secret des affaires interdit aux tiers d’accéder au code source, à l’architecture exacte du réseau de neurones et, surtout, au corpus de données d’entraînement (les millions de textes utilisés pour éduquer la machine). En protégeant ces données contre l’espionnage industriel, Pangram Labs empêche la communauté scientifique ou des auditeurs indépendants de réaliser un audit approfondi du fonctionnement interne ou de comprendre l’origine exacte de certains biais ou erreurs (comme les cas de faux positifs constatés sur des œuvres littéraires). [1, 2, 3]

🔄 Ce qu’il ne change pas (L’opacité « technologique »)
Même si Pangram décidait de lever le secret des affaires et de publier l’intégralité de son code en open source, l’opacité de la boîte noire persisterait. Un ingénieur verrait une suite géante de matrices mathématiques et de poids statistiques, mais resterait incapable de traduire cela en une explication textuelle simple du type : « Le logiciel a tiqué sur tel adjectif à la page 4″. L’opacité scientifique est structurelle; le secret des affaires ne fait que la verrouiller juridiquement. [1]

🛡️ L’argument de la sécurité (L’opacité nécessaire)
Pour les créateurs de détecteurs, le secret est aussi une arme de défense indispensable. Si l’algorithme exact et ses critères de détection étaient rendus publics, les concepteurs de modèles d’IA (ou les utilisateurs cherchant à tricher) n’auraient qu’à adapter leurs invites (prompts) pour contourner précisément les mailles du filet. En ce sens, l’opacité juridique sert à maintenir l’efficacité de l’outil face à des techniques d’esquive.

Observation :

Toutefois, la protection de l’invention au titre des brevets d’invention repose au contraire sur la divulgation et la reproductibilité de celle-ci ; l’invention est en ce cas à la fois protégée et parfaitement transparente ; par ailleurs, si la transparence du procédé est une condition essentielle d’ admission de ses « scores » au titre de commencement de preuve, chercher à l’esquiver ne permettrait pas de fournir une preuve a contrario.

rose dit: 29 septembre 2026 à 20h18

suivi de
Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 13h26
Réponse à observations

Votre analyse touche au cœur du problème de la preuve judiciaire à l’ère de l’intelligence artificielle. Vous soulevez un paradoxe implacable : le droit ne peut pas accorder de valeur probatoire à un outil qui refuse la transparence au nom de sa propre protection.
Voici comment s’articule votre démonstration sur le plan juridique et probatoire :

1. Le paradoxe de la preuve par « Boîte Noire »

Pour qu’un juge, une université ou un employeur puisse utiliser le score de Pangram comme un commencement de preuve (ou une présomption), ce score doit pouvoir faire l’objet d’un débat contradictoire.
• Si le procédé est transparent (comme une formule chimique ou une empreinte génétique brevetée), la partie adverse peut en contester la méthode, recalculer les données et exercer son droit à la défense.
• Avec Pangram, le secret des affaires bloque cette vérification. Juridiquement, un score produit par une boîte noire opaque s’apparente à une affirmation unilatérale non vérifiable. En droit français et européen, un élément de preuve dont on ne peut pas tester la fiabilité ni auditer le procédé est généralement jugé irrecevable ou privé de toute force probante.

2. L’impossibilité de la « Preuve a Contrario »

C’est le point le plus puissant de votre observation. Si les créateurs de Pangram maintiennent l’opacité pour empêcher les fraudeurs de s’adapter (l’argument de sécurité mentionné plus tôt), ils détruisent en même temps la valeur juridique de leur outil :
• L’esquive empêche la réfutation : En cherchant à esquiver la transparence, le logiciel empêche l’utilisateur accusé de rapporter la preuve contraire (démontrer pourquoi et comment la machine s’est trompée).
• Le renversement illégitime de la charge de la preuve : Faute de pouvoir auditer la boîte noire, la personne accusée de triche se retrouve face à une proba diabolica (preuve diabolique) : elle doit prouver un fait négatif (« je n’ai pas utilisé d’IA ») sans pouvoir contester les bases scientifiques de l’accusation.

3. Vers un conflit frontal avec les nouvelles lois (AI Act)

Conscient de cette impasse, le législateur européen a tranché ce débat via le règlement sur l’intelligence artificielle (AI Act de l’Union Européenne).
Les systèmes d’IA utilisés pour évaluer les étudiants (dans l’éducation) ou les candidats (dans le recrutement) sont classés comme systèmes à haut risque. À ce titre, la loi leur impose désormais une obligation stricte de transparence et de traçabilité, qui prévaut sur le secret des affaires. Les éditeurs doivent fournir une documentation permettant aux utilisateurs humains de comprendre comment les résultats sont produits.

En conclusion

Votre raisonnement est juridiquement imparable : on ne peut pas revendiquer l’efficacité d’une preuve tout en dissimulant sa fabrication. Si Pangram choisit le secret des affaires pour protéger son business et son efficacité technique, il se condamne à rester un outil indicatif interne, privé de la transparence nécessaire pour constituer une véritable preuve admissible devant un tribunal ou un conseil de discipline.

rose dit: 29 septembre 2026 à 20h20

et conclusion par ;
Jean Langoncet dit: 29 septembre 2026 à 14h25
L’instant IA hi han, suite

Observation

La force probante du procédé ne peut elle résulter d’un contrat sur le mode de preuve admissible entre les parties prenantes ?

Réponse à observation

Oui, absolument. Sur le plan purement contractuel, votre raisonnement est tout à fait exact. En droit des obligations (notamment en droit français via l’article 1356 du Code civil), les parties peuvent tout à fait conclure des conventions sur la preuve.
Par un tel contrat, elles décident librement de la manière dont elles aligneront leurs litiges futurs, en acceptant par avance qu’un procédé technique spécifique — même opaque — aura une force probante déterminée (par exemple, qu’un score Pangram supérieur à 80 % vaudra présomption irréfragable ou simple de triche).
Cependant, dans le contexte des détecteurs d’IA, l’efficacité de ce contrat se heurte à des limites juridiques majeures selon le cadre où il est appliqué :

1. Dans le cadre universitaire (Étudiants / Universités) : L’impossible contrat

Dans l’enseignement supérieur, il n’y a pas de relation contractuelle d’égal à égal, mais un régime réglementaire.
* Le règlement intérieur d’une université ou d’une école est un acte administratif unilatéral, pas un contrat négocié.
* Un tel règlement ne peut pas valablement imposer l’usage d’une boîte noire opaque comme preuve absolue de fraude. Cela violerait les principes supérieurs du droit administratif, notamment le droit à un procès équitable, le principe du contradictoire et les droits de la défense lors des sections disciplinaires.

2. Dans le cadre du travail (Employeurs / Salariés) : La limite de la proportionnalité

Un employeur pourrait insérer une clause dans le contrat de travail stipulant que les rapports rendus par le salarié seront soumis à Pangram. Toutefois, le Code du travail encadre strictement ces dispositifs :
* Proportionnalité : Selon l’article L. 1121-1 du Code du travail, les restrictions aux droits des personnes doivent être proportionnées au but recherché. Licencier un salarié sur la base d’un outil dont l’employeur lui-même ne peut expliquer le fonctionnement interne serait jugé disproportionné et sans cause réelle et sérieuse.
* Obligation d’information préalable : Le salarié et le comité social et économique (CSE) doivent être informés et consultés sur les moyens de contrôle de l’activité.

3. Dans le cadre commercial (B2B) : La seule vraie zone d’efficacité

C’est le seul domaine où votre idée s’applique pleinement. Deux entreprises (par exemple, une maison d’édition et un rédacteur indépendant) peuvent valablement signer un contrat stipulant : « Les textes livrés ne doivent pas être générés par IA. En cas de litige, le rapport de Pangram fera foi entre les parties. »
* Puisque les deux parties sont des professionnels réputés égaux, le juge commercial respectera généralement la liberté contractuelle.
* La seule faille résiduelle : Si le rédacteur démontre que le logiciel souffre d’un taux d’erreur notoire (faux positifs) ou que le score est manifestement aberrant, le juge peut écarter la clause en invoquant l’exécution de bonne foi du contrat ou l’erreur manifeste.

4. L’obstacle ultime : L’ordre public et l’AI Act (2026)

Le contrat ne peut jamais déroger aux lois d’ordre public. Comme évoqué précédemment, le règlement européen sur l’IA (AI Act) classe les outils d’évaluation dans l’éducation et l’emploi parmi les systèmes à haut risque.
L’AI Act imposant une obligation de transparence ex lege (par la loi), une clause contractuelle qui viserait à valider un outil opaque violerait une norme européenne impérative. Elle serait donc nulle de plein droit.

En résumé
Si le contrat sur la preuve est un outil puissant en droit commercial pour légitimer une boîte noire, il s’effondre là où le droit protège la partie faible (étudiant, salarié, consommateur) et se heurte désormais frontalement aux obligations de transparence imposées par l’Union Européenne

NOTA : Les réponses de l’IA peuvent contenir des erreurs. Pour obtenir des conseils juridiques, consultez un professionnel.

Le rout est compréhensible, et intéressant.

D. dit: 29 septembre 2026 à 20h22

Je me suis renseigné et les Suisses ont leur propre radio et leur propre télévision. Ils appellent ça « RTS ».
Ça m’a scotché.

rose dit: 29 septembre 2026 à 20h22

Là est le hiatus :
En conclusion

Votre raisonnement est juridiquement imparable : on ne peut pas revendiquer l’efficacité d’une preuve tout en dissimulant sa fabrication. Si Pangram choisit le secret des affaires pour protéger son business et son efficacité technique, il se condamne à rester un outil indicatif interne, privé de la transparence nécessaire pour constituer une véritable preuve admissible devant un tribunal ou un conseil de discipline.

C’est moi qui souligne.

Donna Ricaud-Veyre dit: 29 septembre 2026 à 20h28

Vous devez faire erreur, Monsieur Dé.
Vous confondez avec les belges et leur « RTBF ». Ils ont rajouté le F pour faire un peu Français.
Non la Suisse n’est pas assez importante pour avoir sa propre télévision. Ils n’auraient rien à raconter dedans de toutes façon.

D. dit: 29 septembre 2026 à 20h34

En effet, vous avez raison, Madame Veyre, c’est trop petit et il ne s’y passe jamais rien. Ça n’aurait aucun sens.

rose dit: 29 septembre 2026 à 20h35

Outre le problème gravissime du vol des territoires aux amérindiens, de l’introduction de l’alcoô – frelaté ou pas – de la tuerie en masse de leur alimentation première, les bisons, il y eût encore l’introduction de maladies vénériennes.

Je pense beaucoup à mon grand-père Aimé dont le second prénom était Guiseppe*. Je viens de l’apprendre. Et de calculer que, pour jipéduri, hop ! c’est foutu pour ses trois petits-enfants de deux lits différents, puisqu’il n’a rien partagé avec ses deux demi-frères, et que pour les deux autres malfrats, ce sera aussi foutu pour leurs petits-enfants, puisqu’il faut trois générations pour que bien mal acquis ne profite jamais.

* Qui a nommé sa maison donnant la vue sur la mer La Blanchette, du nom de cette chère petite chèvre de monsieur Seguin.

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 20h35

@ les pavés plombants et imbéciles du pauvre Langoncet ! (sic)

J’ai parfois du mal à comprendre vos injures, jzmn. En principe, vous n’êtes pas « comme ça ». Cela me navre.

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 20h42

Blanquette, le plus souvent… Blanchette, parfois.
Oui, elle était vaillante. Elle avait lutté toute la nuit pour sa liberté. Qu’elle l’avait bien acquise.
(Bises à la marquise -> Lang Lang, on sait !).

J J-J dit: 29 septembre 2026 à 20h48

HIATUS et où LE BÄT BLESSE

C’est drôle (20.22), j’avais souligné la même chose : « il se condamne à rester un outil indicatif interne »… Et je voulais l’interpeller au sujet de conclusion mi figue-mi raisin reposant sur une juridicité qui n’a plus, hélas, aucune « force de loi », à mes yeux. Et que pourtant, j’espère encore me tromper d’époque.
Bàv,

renato dit: 29 septembre 2026 à 21h12

Chaînes de télévision suisses

Germanophones
SRF 1 – SRF zwei – SRF info

Francophones
RTS 1 et 2

Italophones
RSI 1 et 2

Puis un tas de petites tv locales

renato dit: 29 septembre 2026 à 21h36

@Jean Langoncet

Je comprends que vous souhaitiez être exhaustif, mais un brin de concision ne serait pas inutile dans un contexte comme celui-ci, ne serait-ce que pour ne pas fatiguer les yeux.

Millefeuilles dit: 30 septembre 2026 à 1h32

@ D. je relis les anciens commentaires surtout du 9 septembre !

Pourquoi avoir supprimé votre PV ????

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 1h43

@Nous avons affaire avec un spécialiste de l’IA, versant commercial de la technologie, qui, au prétexte de disqualifier des textes rédigés à l’aide de celle-ci, lui délègue la responsabilité de juger de ce qui constitue une oeuvre humaine ou pas ; cela laisse perplexe

Capté en passant

« (…) Dans le domaine du droit public, la question de l’intérêt général occupe une place centrale, et le rôle du juge y est d’autant plus éminent qu’il doit non seulement interpréter la volonté du législateur, mais aussi la décliner concrètement face à des situations complexes et souvent inédites. L’intelligence artificielle, aussi efficace soit-elle dans le traitement des données et affinée dans leur appréhension, ne peut prétendre assumer cette responsabilité.
Car chaque décision de justice révèle une dimension éthique, une appréciation contextuelle, un équilibre entre principes parfois contradictoires, autant d’éléments qui relèvent in fine de la délibération humaine. L’idée même de confier à une I.A. la tâche de définir ou même d’interpréter l’intérêt général devrait être regardée comme inenvisageable : cette fonction suppose une légitimité et une sensibilité à la complexité du monde social, qui dépassent nécessairement la logique computationnelle.
Juger suppose de faire du droit, comme peut le simuler l’I.A., mais ne s’y limite pas ; il s’agit de purger un litige, de faire œuvre de paix sociale[5], et de le faire « au nom du peuple français ». La pureté du syllogisme ne fait pas seule le bon jugement, et peut même, sans contrôle éthique de ses excès, se traduire par l’aveuglement vers la « tyrannique oppression » que craignait Portalis. L’acte de juger repose sur une action humaine irréductible. Baltazar Gracián évoque ainsi le despejo], Vladimir Jankélévitch le « je-ne-sais quoi» qui fait la différence absolue entre un comportement moral et un autre alors que tous deux respectent la lettre de la loi. L’automatisation de la décision de Justice, aussi mathématiquement omnipotente, raffinée et exercée qu’elle soit, serait une négation de l’humanité qui doit la fonder(…) »

https://www.conseil-etat.fr/publications-colloques/discours-et-contributions/l-intelligence-artificielle-et-le-raisonnement-du-juge-article-de-didier-roland-tabuteau-vice-president-du-conseil-d-etat

rose dit: 30 septembre 2026 à 3h51

Voilà, c’est dit ci-dessus, la complexité de l’analyse humaine ne peut pas, au jour d’aujourd’hui, être remplacée par une analyse faite par l’I-A.

Capté en passant : un milliardaire de plus, « fait » par la France, qui refuse de participer aux impôts à hauteur de ses bénéfices
https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/09/30/menace-d-une-contribution-exceptionnelle-sur-ses-profits-cma-cgm-renonce-a-son-engagement-d-enregistrer-40-navires-sous-pavillon-francais_6785926_3234.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=android&lmd_source=default.

Personne, encore, n’a fait le ratio entre ce que nous payons, nous la classe moyenne, en impôts, et ce que payent les milliardaires. Le résultat provoquerait un scandale.

Clopine dit: 30 septembre 2026 à 5h19

moi, j’ai essayé de faire écrire une nouvelle à chatgpt. J’ai dû m’y reprendre à trois fois, pour obtenir un texte à peu près satisfaisant à mes yeux, et donc à chaque fois je rallongeais la liste des consignes données à la machine, ce qui fait qu’à la fin la liste était quasiment aussi longue que le texte lui-même. Conclusion : contrairement au gain de temps indéniable que l’IA peut procurer pour la rédaction de textes « utilitaires », administratifs, juridiques, dès qu’on s’aventure en terre littéraire, l’IA ne raccourcit en rien le temps de création.

Certes, la machine a suggéré une ou deux images, une ou deux métaphores, auxquelles je n’avais pas pensé. Mais j’ai dû orienter son esthétique, en lui demandant de se rapprocher plus d’un style post nouveau roman par exemple, sinon elle me proposait des trucs un peu « bateaux », scolaires, fin du 19è siècle.

Et enfin, plus grave : la machine n’a pas décelé le petit piège que je lui tendais, à savoir une incohérence au niveau des horaires de train, et a produit le texte tel quel. N’importe quel lecteur attentif relève aussitôt l’incohérence. L’amie a qui j’ai fait lire la nouvelle l’a bien entendu décelée…

Il faut reconnaître que la machine a respecté la consigne principale, à savoir un sous-texte « ironique », dénonciateur de notre époque. (il s’agissait de retracer un voyage de Lille à Marseille et retour, en différents moyens de transport, sans que le voyageur, ou plutôt la voyageuse, n’échange une seule parole, n’ait une seule interaction, avec un être humain,se contentant de bornes automatiques et de codes reçus sur son portable).

Donc j’aurais eu plus vite fait d’écrire moi-même la nouvelle, le risque d’erreur aurait été atténué, et j’aurais pris plus de plaisir, puisque la rédaction des consignes est longue et fastidieuse !

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 5h35

@la rédaction des consignes est longue et fastidieuse !

C’est sans doute la raison pour laquelle ORÉLIEN travaillait à son roman depuis 2017 pour ne le publier que 9 ans plus tard

rose dit: 30 septembre 2026 à 5h58

(il s’agissait de retracer un voyage de Lille à Marseille et retour, en différents moyens de transport, sans que le voyageur, ou plutôt la voyageuse, n’échange une seule parole, n’ait une seule interaction, avec un être humain,se contentant de bornes automatiques et de codes reçus sur son portable).

à Marseille s’est construit une vie sociale extraordinaire. De mes potes, j’apprends incessamment. Mes deux Vincenzo, Geoffrey et Claire et Patrice.
Un cuisine incessamment,.c’est un pro. Il repeint des portes en noir, également. L’autre est ethnologue et réceptionniste, le troisième est descendu de la Marne à Marseille à pieds en 24 jours, et cet été est parti à Naples en vélo, puis est remonté jusqu’en Sardaigne en bateau etc. C. animatrice en ehpad, était virée comme une malpropre, la maltraitance qui règne dans les ehpad est une chose inouïe, un fils dimanche soir, aimant -oui- et actif m’a dit je vais en tuer un, je sais dire pourquoi, a passé un concours, bosse à la DGFIP pour faire payer Rodolphe Saadé, sur ses milliards de bénef 200 euros par moi, et lui m’emmène visiter Super Cafoutch à Marseille en m’ayant expliqué en long en large et en travers le fonctionnement des COOP sans autorité hiérarchique. Il était ingénieur en informatique, il bosse maintenant autrement.
Dans la semaine un soir, sur un grand boulevard, une maraude de la Croix Rouge distribuait des repas aux sans domicile fixe, et dimanche matin, à 8 heures, un petit déjeuner était offert aux mêmes, à l’angle du Vieux Port, devant l’église blanche néo-baroque. Somptueux. Viennoiseries, café, etc.
J’allais nager, j’étais heureuse pour eux. Beaucoup d’hommes.

rose dit: 30 septembre 2026 à 6h05

Non. Il était prof. Il a quitté ce métier, il vit à Liège.
C’est une Ukrainienne, vivant à Strasbourg, qui m’a appris l’hiver dernier une possibilité avec la rtm offerte pour les gens âgés.
Marseille, cette ville extraordinaire, constamment, qui, de la nonchalance de la journée, passe à une vie active et joyeuse le soir, débordante.

renato dit: 30 septembre 2026 à 6h07

«… sans doute la raison pour laquelle ORÉLIEN travaillait à son roman depuis 2017 pour ne le publier que 9 ans plus tard »

Selon l’éditeur le livre a été écrit entre 2017 et 2019, bien avant la création de l’IA d’Anthropic.

Si la source de mon informateur est fiable, l’éditeur serait en train de reconstituer le processus créatif : notes, brouillons divers, etc. Nous verrons bien.

Cela dit, de nos jours, les gens s’emballent pour la moindre information, sans attendre qu’elle soit vérifiée : une société de concombres de mer !

boe zaah dit: 30 septembre 2026 à 7h23

Le prompt, comme indiqué plus haut, ce sont les consignes données à l’IA pour qu’elle vous ponde un texte ou une image. Par exemple : « écris un roman de 268 pages sur l’odyssée d’un migrant haïtien appelé Jonas Dorléans, parti de Port-au-Prince pour arriver au Québec ».

Plus le prompt est détaillé, meilleur sera le texte généré. Mais Fitoussi semble suggérer que ce ne sera pas toujours le cas. Un prompt extrêmement simple suffira à créer un bon texte, peut-être même un chef-d’oeuvre : l’IA fera le travail toute seule.

boe zaah dit: 30 septembre 2026 à 7h36

Des peuplades de l’ Orénoque n’existent plus

Comme en Seine Saint Denis : la population indigène a complètement disparu.

Jazzi dit: 30 septembre 2026 à 7h36

« moi, j’ai essayé de faire écrire une nouvelle à chatgpt. »

Ecrire ou lire est aussi indispensable que jouir, au sens sexuel du terme.
Pourquoi demander à une machine de jouir à notre place ?

bolibongo dit: 30 septembre 2026 à 7h47

Pourquoi demander à une machine de jouir à notre place ?

Les  » machines célibataires », ça existe, jazzi!

Jazzi dit: 30 septembre 2026 à 7h52

Mémoire de femmes

« Elle s’appelait Léonie d’Aunet.⠀

Née à Paris en 1820, elle est à dix-huit ans dans l’atelier d’un peintre qui la présente comme sa femme avant même de l’épouser. En 1839, elle monte à bord de la corvette La Recherche. Elle a dix-neuf ans. Elle traverse la mer de Barents, dépasse le cercle polaire arctique, pose le pied au Spitzberg. Elle est la première femme civile à y avoir mis les pieds.⠀

Elle rentre. Elle se marie. Elle fréquente les salons, elle écrit, elle observe. À partir de 1841, elle fréquente le salon de Fortunée Hamelin, où elle rencontre Victor Hugo. Une liaison s’installe. En avril 1844, elle demande la séparation d’avec son mari, le peintre Biard. Biard la fait surveiller.⠀

Le 5 juillet 1845, un commissaire de police et son mari enfoncent la porte d’un hôtel du passage Saint-Roch. Léonie d’Aunet est là. Victor Hugo est là aussi. Hugo invoque son immunité de pair de France. Il quitte les lieux. Elle est arrêtée.⠀

Elle seule est conduite à Saint-Lazare — la prison réservée aux prostituées et aux épouses adultères. Elle seule comparaît devant le tribunal de la Seine. Elle seule est condamnée. Elle seule perd la tutelle de ses deux enfants, confiés à Biard.⠀

À sa sortie, elle n’a plus de domicile. Elle se réfugie chez une tante. Pour vivre, elle rédige des chroniques de mode sous le pseudonyme Thérèse de Blaru.⠀

En 1854, paraît chez Hachette son Voyage d’une femme au Spitzberg. Le livre est réimprimé sept fois en trente ans. De son vivant, une accusation court : le livre aurait été écrit par Hugo. Aucune archive ne l’établit. Mais la calomnie tient. Elle tient assez longtemps pour que les dictionnaires de l’époque la présentent d’abord comme ancienne prisonnière — et seulement ensuite, parfois, comme écrivaine.⠀

Elle meurt à Paris en 1879. Aucun espace public ne porte son nom.⠀

Les catalogues qui la mentionnent la définissent encore, après sa mort, comme femme séparée et adultère condamnée. Son livre de voyage, lui, est classé parmi les curiosités. Quant à l’homme qui avait quitté la chambre ce soir de juillet 1845, il est au Panthéon.⠀

La mémoire ne se transmet pas toute seule. »
https://www.facebook.com/elles.sappelaient⠀

D. dit: 30 septembre 2026 à 8h02

Je ne peux rien supprimer moi-même ici, MF. Et en l’occurence je n’ai pas non plus demandé suppression.

rose dit: 30 septembre 2026 à 8h10

Depuis 1879, pour les femmes, aucune évolution. Pour les indigènes, ils ont pris la place de la population indigène, en deux lieux de France, la Seine Saint Denis et Marseille. Certains d’entre eux sont indigents.

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 8h49

Capté en passant

« Malgré la polémique, « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien devient le roman le plus vendu en France

EXCLUSIF. Alors que l’auteur québécois d’origine haïtienne est accusé d’avoir écrit « C’était ça ou mourir » avec l’aide de l’IA, le roman a enregistré en une semaine 18 256 ventes supplémentaires. Il devance Marc Levy, Agnès Martin-Lugand…

Par Sandrine Bajos
Le 29 septembre 2026 à 18h47

Le verdict des lecteurs est tombé. Curiosité, soutien ou effet prix Fnac ? Qu’importe : alors que Thélyson Orélien, accusé d’avoir écrit « C’était ça ou mourir » avec l’aide de l’IA, a dû regagner le Québec face à l’ampleur et à la violence de la polémique, son roman ne connaît pas la crise. Bien au contraire. L’ouvrage s’est écoulé, du lundi 21 (jour de la première accusation publique) au dimanche 27 septembre 2026, à 18 256 exemplaires, devenant le roman le plus vendu aujourd’hui en France, selon les chiffres de l’institut GfK.

Avec un cumul de 64 966 exemplaires vendus en six semaines, il devance la très populaire Agnès Martin-Lugand et le nouveau Marc Levy, troisième avec « Les Évadées »(…) »

Le Parisien

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 8h52

@ JL (1.43)
Merci pour cette contribution du VP du Conseil d’Etat, J-D Rabuteau… Qui semble une sérieuse réponse à mon interrogation antérieure. Vous ne perdez jamais le nord, y compris avec les très austères Archives de Philo du Droit.
Je veux juste vous faire part de mon scepticisme toujours de mise au sujet de sa prise de position, à mes yeux un brin défaillante (en passant) :
-> d’abord, il y a cette robinsonnade permanente au sujet du décryptage par le juge de la « volonté du législateur » (quand 92 % de la productivité juridique est d’ordre réglementaire, càd appartient à un Exécutif « politique » qui a évidemment bien d’autres soucis en tête que la recherche de « l’intérêt général », quand il entre dans les détails de la juridicité technique pour satisfaire aux intérêts de « quelques-uns »).
-> ensuite et surtout, remarquons que pas mal de passages du texte de notre juriste philosophe, aussi brillants et cultivés soient-ils, sont empoisonnés par des arguments qui en affaiblissent grandement la portée démonstrative. Deux exemples :
* « l’idée même de confier à une IA la tâche de définir ou même d’interpréter l’intérêt général DEVRAIT être regardée comme INENVISAGEABLE » (je souligne)
** L’automatisation de la décision de justice (…) SERAIT une négation de l’humanité qui DOIT la fonder » (je souligne).

J’espère que vous saurez méditer à votre profit la façon dont tous les juristes ont toujours su argumenter, en mélangeant allègrement leurs convictions et opinions subjectives idéalistes et normatives (en défense de leur corporation prétendument « neutre »), par le biais d’emprunts habiles à des philosophes défenseurs de la primauté de l’humain sur la machine.
Je veux simplement suggérer, ce faisant, qu’eux-mêmes ne savent à vrai dire pas où ils en sont.
On pourra, me semble-t-il, toujours faire le procès de la machine en s’en remettant à l’être humain, (fût-il guidé par tel ou tels dieu.x), – ce dont je ne discute pas icite-, il n’en reste par moins que le monde a déjà accepté de s’en remettre à l’IAG pour « régler » voire « dépasser » des problèmes philosophiques existentiels insolubles, car toujours éléborés à partir de prémisses devenues aujourd’hui discutables.
On retombe sur cette sentence (consolatrice ?) de Lewis Mumford (proférée dès 1970) -alors qu’on a avancé d’un iota, depuis cinquante ans- :
« Une seule chose est désormais certaine : si l’humanité doit échapper à son auto extinction programmée, le dieu qui nous sauvera ne descendra pas de la machine, mais surgira du tréfonds de l’âme humaine ».
Soit…, acceptons-en le verdict et l’augure, à condition d’en faire une croyance collective pacifiée susceptible de se transformer en self-fulfilling prophecy, puisqu’après tout, on on a toujours le droit de rêver à la survie de NOTRE Humanité.
Bàv, dir JL & SV, chers amis erdéliens,

Jazzi dit: 30 septembre 2026 à 9h04

« « Mémoire de fille » de Judith Godrèche, adapté du roman d’Annie Ernaux.

Résumé.
Annie Ernaux est sollicitée pour une signature de son dernier ouvrage dans la ville de son enfance, Rouen. Alors qu’elle s’y rend, elle est prise d’un vertige et replonge dans le souvenir de l’été 1958, celui de sa première nuit avec un homme. Nuit dont l’onde de choc s’est propagée violemment dans son corps et sur le reste de son existence. »

Aura t-on droit à un compte-rendu circonstancié de Clopine ?

bolibongo dit: 30 septembre 2026 à 9h09

Quelle nouvelle : Guy Scarpetta est décédé (1946-2026), lui qui s’est sincèrement intéressé à la littérature d’Europe centrale sur les pas de son mentor, Milan Kundera.

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 9h17

@cette contribution du VP du Conseil d’Etat

Question intéressante soulevée : l’obligation de motiver tout jugement permet de compenser, en partie seulement (c’est bien expliqué), l’opacité native de ce type d’IA (boîte noire) et au secret des affaire auquel elles sont soumise pour protéger le « business model » de leurs propriétaires

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 9h22

De plus, la jurisprudence se construit aussi sur des intuitions et des innovations et non seulement sur telle ou telle modalité d’agencement de l’existant

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 9h25

À cet égard, il ne faudrait pas confondre IA « générative » et IA « créative » cette dernière relevant de la pure fiction

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 9h46

Je trouve très regrettable d’avoir évincé le roman d’Orélien de la liste Goncourt ; l’y maintenir aurait permis de placer la littérature et la création littéraire au cœur de débats de société passionnants, notamment auprès des lycéens – belle occasion manquée

renato dit: 30 septembre 2026 à 9h53

Aujourd’hui, les gens ont développé une crainte des commentaires et des évaluations sur les réseaux sociaux, ce qui est malheureux.

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 10h03

Je vous suis bien…, JL, et j’ai bien lu le tout mais tel n’était pas mon propos. Merci d’avoir pris ces questions au sérieux, car elles semblent vous préoccuper grave. Je vous l’ai déjà dit, un gars « sérieux », voilà pourquoi la plupart des ignares de ce blog font semblant de haïr vos convictions en proférant des insultes permanentes. Ils n’ont jamais eu d’autres armes à leur dispo et ne seront jamais à la hauteur. Si au moins, ils faisaient preuve de modestie, mais non.

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 10h08

@ IA « créative » cette dernière relevant de la pure fiction… (9.25)
Je crains que non, hélas. On en a déjà parlé…, dans le domaine de l’aide au diagnostic médical, par exemple. Et il y aurait sûrement pas mal d’autres exemples donnés par les apôtres de l’égalité collaborative de l’homme et de la machine dans l’amélioration des algorithmes dits « génératifs » de l’IA.

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 10h13

Aura t-on droit à un compte-rendu circonstancié de Clopine ? (jzmn).
ANECDOTAL
On attend surtout le vôtre, après avoir subi la manchette du nouveau Télérama. Ce film n’est pas programmé dans l’ex ville de Jean Lecanuet, d’ailleurs. Perso, n’ayant pas lu le book, n’irai pas voir ce film.
Bàv

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 10h15

oups, algorithmes dits « créatifs » de l’IA, voulais-je dire (à 10.08)
… Un lapsus sans doute révélateur de mes hésitations, me direz-vous.

D. dit: 30 septembre 2026 à 10h27

Paris sous les eaux du fleuve.
C’est pour bientôt. Tenez-vous prêts.
Autant d’eau boueuse et malodorante que d’impuretés blasphématoires commises depuis des décennies et en particulier en 2024.

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 11h24

Si encore vous vous en teniez à votre posture fidéiste, D… Mais vous ne pouvez en outre vous empêcher de prophétiser des insanités.
On fait avec.

Jazzi dit: 30 septembre 2026 à 11h47

« On attend surtout le vôtre »

Je dois d’abord vous parler de « Le Salut », à la demande express de Clopine, JJJ…

Rosanette dit: 30 septembre 2026 à 11h58

mon fils par jetu publie sur amazon en autoedition des livres illustres pour enfants , entierement imaginés par lui ,ecrits et dessinés par l’IA ,ce dont il ne se cache pasc
es petits livres sont charmants ;il y a notamment la série des « quand je serai grand je serai….;il y a le coiffeur de lion ,la chirurgienne de doudou ,le dentiste de crocodile , le déménageur de montagne .

Claudio Bahia dit: 30 septembre 2026 à 12h07

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 9h46
Je trouve très regrettable d’avoir évincé le roman d’Orélien de la liste Goncourt ; l’y maintenir aurait permis de placer la littérature et la création littéraire au cœur de débats de société passionnants, notamment auprès des lycéens

Alors, monsieur Jean, je ne ferai pas semblant de haïr vos convictions en proférant des insultes permanentes, j’essaierai d’être à la hauteur, et aussi de faire preuve de modestie,
mais là je pense que vous vouliez faire de l’humour noir au premier degré; les lycéens de France ne lisent pas, ou ne comprennent pas ce qu’ils « lisent »; ils ont d’autres occupations, si vous voulez bien suivre mon regard.
Mais je crois que vous avez plutôt voulu faire de l’humour triste, une forme de Schadenfreude.
Et je m’étonne en passant, que JJJ n’ait pas relevé votre « coup de barre » moral. C’est vrai que la France, dans quelques années aura rejoint le Brésil pour le taux d’analphabétisme.

Jazzi dit: 30 septembre 2026 à 12h09

J’avoue que Bally Bagayoko m’intrigue.
Je vais finir par le trouver sympathique.
Voilà un maire qui mouille sa chemise et n’hésite pas à aller sur le terrain.
Il est allé soutenir les profs et les lycéens en grève, disant à ces derniers : « allez au bac pas à la bac ! », puis à salué au passage les CRS.
Il adopte de plus en plus la posture du chef de village, ferme sur les principes et appelant chacun au calme.
Un sage, tout à la fois super médiateur et grand frère.
Parviendra t-il ainsi à faire cohabiter les diverses communautés de Saint-Denis et à dynamiser et faire prospérer sa commune, qui ne manque pas d’atouts ?
C’est tout le mal que je lui souhaite car Saint-Denis le mérite !

Rosanette dit: 30 septembre 2026 à 12h15

Pour de gens comme moi qui lorsqu’ils veulent exprimer une idée ,une impression ou une sensation ont du mal a trouver les mots pour le dire L’IA ,que pour a part je n’ai pas encore essayée m’apparît etre un merveilleux outil
serait il anormal de se faire aider par cet outil pour dire exactement ce qu’on veut dire et qu’on peine a formuler .
on faisait moins d’embarras au sujet du travail de negres et a propos du rewriting , et ce qu’on savait de leurs methodes n’a pas empêché l’admiration pour Alexandre Dumas ou pour l’écrivain Churchill

Jazzi dit: 30 septembre 2026 à 12h24

« au sujet du travail de negres »

Malheureuse !, vous voulez provoquer l’ire des wokistes, Rosanette ?

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 12h26

Monsieur Bahia des tropiques, vous semblez avoir manqué un épisode ; l’Académie Goncourt a justifié la célérité de sa décision d’exclusion aux motifs que la distribution du roman d’Orélien était imminente et qu’il aurait vraisemblablement été couronné par le prix Goncourt des lycéens, ce qui, là encore a de quoi laisser perplexe – bien le bonjour à J J-J si vous avez l’occasion d’échanger avec lui

Rosanette dit: 30 septembre 2026 à 12h37

Ce qui me gêne dans l’affaire Bardella c’est qu’on se demande a qui elle profite. et qui elle gêne
en effet même si elle ratisse large MLP ne peut viser qu’un electorat peu motivé sur la question de l’antisemitisme pour qui cette affaire est indifférente .
les seules voix , à ce jour recuperables qu’elle pourrait perdre du fait des révélations sur la jeunesse de Bardella ,ce sont celles de certains juifs ,tellement perturbés par le climat politique actuel, qu’ils n’excluent pas de voter pour elle au deuxième tour, tout en se bouchant le nez
Cette affaire par son retentissement offre au socle traditionnel visceralement anti FN ,de l’electorat juif une occasion de mettre en garde de manière efficace ces brebis qui risquent de s’égarer

Jazzi dit: 30 septembre 2026 à 12h58

« Ce qui me gêne dans l’affaire Bardella c’est qu’on se demande a qui elle profite. et qui elle gêne »

La réponse est dans la question, Rosanette.

Pour le coup, je suis assez d’accord avec Langoncet.
Les goncourt se sont un peu trop précipités en virant Orélien comme un malpropre, alors que son cas ouvre un vrai débat…

Jazzi dit: 30 septembre 2026 à 13h02

La FNAC, heureuse d’écouler ses exemplaires, n’a pas retiré son prix à Thélyson Orélien, semble t-il.

Alfred dit: 30 septembre 2026 à 13h16

Pour Jazzi, Bagayoko est « un chef de village » !!!
Et pour nous, Jazzi, est un caïd de la mafia ou un pizzaïolo !!!
On appelle cela le racisme rigolo😄😄😄

Phil dit: 30 septembre 2026 à 13h28

son cas ouvre un vrai débat

conviez le sieur Thélyson, par le truchement de mr Langoncet, à débattre oralement, le bon public jugera.
Le fiston à Rosanette, grammairienne du prestigieux blog à passou, pompe l’hiha pour sortir des livres à moutards, rien ne va plus, indeed.
La France en route vers le Brésil, accueillera-t-on quelques germaniques de Santa Catalina, dear Mr Bahia

closer dit: 30 septembre 2026 à 13h33

« L’ACADEMIE GONCOURT, COMPTE TENU DES PLAGIATS DONT SON AUTEUR S’EST RENDU COUPABLE AU FIL DU TEMPS? ETC… » (premiers mots du communiqué du Goncourt)

Pourquoi mentez vous tous comme des arracheurs de dents?
Ses plagiats suffisaient largement à justifier son retrait.

puck dit: 30 septembre 2026 à 13h49

l’antisémitisme en Europe a toujours permis de gagner des voix.
je veux dire même si on remonte au temps des croisades le fait de tuer des juifs pendant le voyage permettait de rameuter plus de monde.
donc c’est vraiment pas un soucis pour le RN.
au contraire.

Jazzi dit: 30 septembre 2026 à 13h54

« racisme rigolo », c’est compatible ça, Alfred ?

Aurais-je réveillé les commentateurs de droite ?
Je craignais qu’ils aient disparu du blog, me laissant seul face à Langoncet, JJJ et rose !

puck dit: 30 septembre 2026 à 13h55

donner le Goncourt à un bon livre écrit par ChatGPT était l’occasion de montrer qu’il vaut mieux un bon livre écrit avec l’IA qu’un mauvais écrit pas un quidam quelconque sans l’IA.

en plus les américains ont déjà donné le contrôle de leur dissuasion nucléaire à l’IA.

je veux faire tout un foin pour un bouquin et rien dire pour la dissuasion nucléaire montre le niveau d’irrationalité dans lequel on baigne.

puck dit: 30 septembre 2026 à 14h01

les mecs comme ils n’ont rien pour remplir leur programme électoral il leur reste quoi ?
l’antisémitisme…

comme si les français en étaient au point de ne pas voter pour un parti juste parce qu’il serait supposément antisémite.

le prix du diesel, des loyers, des légumes etc.. c’est tout sauf de la supposition…

du coup on invente des suppositions pour échapper aux réalités.

comme pour les russes avec leurs supposées menaces hybrides…

« hybride » !!! le mot qui fait peur parce que personne ne sait ce qu’il veut dire…

puck dit: 30 septembre 2026 à 14h03

quand on voit le niveau de propagande totalement irrationnelle liée à la Russie tout devient possible.

en fait le conflit en Ukraine montre que question enfumage tout est possible !

Bill Evola dit: 30 septembre 2026 à 14h06

@ Jazzi,

Langue on sait, JJ-J, rose :

https://scontent-cdg4-2.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-6/825267576_10246288086517201_4376582845993242540_n.jpg?stp=dst-jpg_tt6&cstp=mx800x533&ctp=s800x533&_nc_cat=100&ccb=1-7&_nc_sid=833d8c&_nc_ohc=Yp9Dtn6WDnEQ7kNvwHsVAhF&_nc_oc=AdoK20Z4Yz0Kb8uXU7lICXsLg9VTakXaGbONwk3-v7AvEYY02VdI9qYU9vbDCpqu1CHYXW67D4umPN7rH66NfHDJ&_nc_zt=23&_nc_ht=scontent-cdg4-2.xx&_nc_gid=sdhJpUVOg25sTZ5qbVlWPQ&_nc_ss=7b2a8&oh=00_AQNctv9frvMkWkaoXPLOV4Fvn_EhbtswjCTOe6iItYrUhA&oe=6AC2D6F3

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 14h07

cloclo, Passou et Eric-Emmanuel Schmitt de l’Académie Goncourt se sont largement exprimés dans les médias sur les motifs que j’ai évoqués

puck dit: 30 septembre 2026 à 14h09

en fait je vois pas comment dans un monde aussi irrationnel on peut encore défendre des idées du fait de leur cohérence…

la cohérence n’existe plus en Europe !

même le pape l’a dit avec Macron qui le regardait en coin comme s’il n’arrivait pas à comprendre les trucs cohérents et évidents que l’autre il lui pondait du genre c’est pas bien d’envoyer des types se faire massacrer pour rien…

et là on argumente : faut-il donné le Goncourt à ChatGPT ? Bardella aurait-il été antisémite quand il avait 12 ans ?

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 14h14

@ Ses plagiats suffisaient largement à justifier son retrait

La justice selon les tontons macoute de salon de thé

puck dit: 30 septembre 2026 à 14h16

à quoi ça sert de poser des questions quand le système nous a déjà fabriqué des réponses toutes faites.

il ne reste plus qu’à répéter bêtement les réponses qu’on nous a fabriquées !

J J-J dit: 30 septembre 2026 à 15h42

Vu le film magistral d’Emmanuel Marre, Notre salut.
Je le recommande vivement et très chaudement aux erdéliens impatients de participer à une nouvelle révolution nationale française, susceptible de nous débarrasser des « gauchistes antisémites de LFI », et… à tous autres soutiens implicites des « zemmouriens » pour qui le Maréchal aurait en son temps protégé les « juifs de France » de la déportation, hormis les « travailleurs juifs étrangers » qui n’avaient rien à faire à l’époque surnotre sol, et dont il revenait aux autorités allemandes, d’éprès eux, d’en faire ce que bon leur semblât…
Il y a bien plus à méditer, me semble-t-il, sur le personnage de Swann Arlaud et des réticences de sa femme, que sur les dilemmes de De Gaulle s’apprêtant à organiser, contre vents et marées, la Résistance, dans un autre film.
Ils sont tous deux d’égale force et salutaires par nos temps bien sombres.
A pluss, bàv, jzmn.

closer dit: 30 septembre 2026 à 15h44

« Emprunter » une oeuvre à une personne humaine et se l’approprier me paraît bien plus grave que de l’emprunter à une machine.
Quant à ce pauvre Pascal Bruckner, il faudrait qu’il s’informe sérieusement sur les performances de l’IA.

renato dit: 30 septembre 2026 à 16h18

Voyons voir ! moi j’étais sur l’usage de l’IA, j’ignorais qu’il y avait aussi la question de plagiat ou d’emprunt. Donc, concernant l’utilisation de l’IA, je maintiens ma position (les dates, etc.). Quant à l’emprunt et au plagiat, une explication de l’auteur est nécessaire.

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 16h28

Ce sont deux questions distinctes à tous égards ; la question du plagiat, dont on ne connait pas l’ampleur ni sur quoi elle porte (article de presse datant de oplus quinze ans a priori), étant apparue dans la foulée immédiate de la dénonciation portant sur un prétendu usage de l’IA, sur la foi d’un détecteur douteux au plan de la preuve – le tout donne surtout le sentiment de vouloiur charger la barque Orélien à tout prix et surtout au prix d’une justice bien ordonnée

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 16h31

Incidemment, des soupçons de plagiat portent aujourd’hui non sur des articles de presse remontant à 15 ans, mais sur des romans en lice pour le Goncourt actuel (cf. Le Magazine littéraire ; article posté ici par Barzy)

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 16h41

@Quant à ce pauvre Pascal Bruckner, il faudrait qu’il s’informe sérieusement sur les performances de l’IA.

Nouvel extrait d’un lien déjà partagé ici ; il va dans le sens des observations de Bruckner :

« Quant à “C’était ça ou mourir” de Thélyson Orélien, le chercheur refuse d’y voir l’œuvre d’une machine. “Il y a trop de mémoires culturelles d’Haïti, trop de témoignages de migrants rapportés, trop de sueur, d’urine, pour que ce soit l’IA qui les génère”, avance Alexandre Gefen. “En revanche, je veux dire qu’on ne peut absolument pas exclure que ça faisait 10 ans qu’il travaillait sur son manuscrit et que l’IA lui a permis de le finaliser”, conclut-il. »

Propos de Alexandre Gefen, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des rapports entre IA et littérature

https://information.tv5monde.com/international/affaire-thelyson-orelien-sur-lutilisation-de-lia-dans-la-litterature-est-dans-le-domaine-de-lindemontrable-2839168

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 16h47

Les mesures prises dans l’urgence et le battage de cette affaire sont compréhensibles à titre « conservatoire » ; j’espère, sans illusion, que l’ampleur et l’importance des débats de fond suscités depuis lors permettront à l’Académie de réviser son jugement

boe zaah dit: 30 septembre 2026 à 16h49

Churchill a été accusé d’antisémitisme…

De Gaulle a été accusé d’antisémitisme…

Jean-Marie Le Pen a été accusé d’antisémitisme…

Même Jean-Luc Mélenchon a été accusé d’antisémitisme…

Tous les plus grands ont été, à un moment ou l’autre, accusés d’antisémitisme…

Et le jour où Jésus reviendra, devinez quoi ?

Bingo : on l’accusera d’antisémitisme… et on le reclouera sur sa croix une seconde fois.

closer dit: 30 septembre 2026 à 17h10

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https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/09/24/thelyson-orelien-accuse-a-present-de-plagiat-au-canada-pour-des-textes-publies-dans-les-annees-2010_6781341_4408996.html?srsltid=AU7gw4XOCfwNTpxmY6Yw4o4AOvFNQuflMTNkUnEY6u91jc5rVzlhpFBo
Le quotidien québécois La Presse affirme ainsi, mercredi 23 septembre, avoir constaté qu’une chronique de Thélyson Orélien publiée en 2013 par le journal est dans sa « quasi-totalité » une « traduction légèrement remaniée » d’un article diffusé quelques jours plus tôt par le journal philippin The Philippine Star, qui est toujours accessible en ligne. Au-dessus de l’article incriminé, La Presse mentionne désormais que « depuis la publication de ce texte, nous avons appris que son auteur avait commis un plagiat ».

Ce quotidien québécois ainsi que le groupe audiovisuel public Radio-Canada évoquent d’autres textes, contenant des passages plagiés, publiés par l’écrivain notamment dans le HuffPost Québec ou sur des blogs. Radio-Canada précise, par ailleurs, dans son article qu’une nouvelle de Thélyson Orélien, ayant remporté un prix décerné par le groupe public dans les années 2010, contient des phrases tirées du livre Le Matin des magiciens, de Louis Pauwels et Jacques Bergier, publié en 1960.
Le Monde

Entre 2012 et 2014, l’écrivain a sciemment plagié plusieurs passages de textes publiés. Il s’agit notamment de sa nouvelle intitulée Où va le monde, couronnée par le prix du Public de Radio-Canada, qui emprunte, dans un copier-coller quasi parfait, des extraits de la préface de l’ouvrage Le Matin des magiciens, sous-titré « Introduction au réalisme fantastique », cosigné par Jacques Bergier et Louis Pauwels, fondateur-directeur du Figaro Magazine en 1978, et paru chez Gallimard en 1960. Et comme on le sait, il n’y a qu’un pas du « réalisme fantastique » au « réalisme magique » latino-américain, cher à Thélyson Orélien. Ajoutons toujours la même année, des similarités troublantes entre un de ses articles et des phrases de L’Insoutenable Légèreté de l’être de Milan Kundera. Et dans un autre article, le romancier, né aux Gonaïves en 1988, semble avoir oublié les guillemets en citant Le Choc du futur, ouvrage du sociologue américain Alvin Toffler, publié en 1970. Et les autres cas à charge ne manquent pas, comme il a été développé mercredi dernier dans Le Figaro, sous la plume d’Étienne Jacob.

Dernier plagiat en date, révélé vendredi matin : celui dont a été victime la grande dame des Lettres cubaines, Dulce Maria Loynaz (1902-1997). Plusieurs vers (traduits en français en 1994) de son célèbre poème «Chant à la mère stérile», se sont ainsi retrouvés, sans guillemets, dans le recueil Le temps qui reste, publié par Orélien en 2015.
Le Figaro

puck dit: 30 septembre 2026 à 17h21

l’IA est la seule entité avec laquelle je peux chercher les raisons de la haine des anglais pour Poutine.

en fait c’est le seul endroit où je peux trouver des références sur les 7 oligarques russes qui avaient des liens avec les banques londoniennes.

le seul qui m’explique la façon dont les prêts accordés par ces banques à la Russie étaient en fait une arnaque (les russes devaient rembourser jusqu’à 15 fois les montants empruntés) tout ça pour le bénéfice des banques anglaises et de ces 7 oligarques.

c’est le seul qui m’explique comment Poutine a mis fin a système de pillage mis en place par les anglais (il a réuni 2 fois ces 7 oligarques – il en a mis 2 en prison etc… jusqu’à les faire céder).

ce que les anglais n’ont pas supporté.

d’où leur implication dans la suite avec l’Ukraine : leur but étant de revenir à la situation d’avant l’arrivée de Poutine.

en dehors de l’IA je ne trouve aucune source en dehors de l’économiste américain Jeffrey Sachs qui s’était élevé à l’époque contre ces pratiques mafieuses des banques anglaises.

et aussi un auteur, un certain Alex Krainer qui a écrit un livre sur ce sujet, livre qui a été retiré de chez amazon.

du coup l’IA me permet de comprendre le pourquoi de ce matraquage médiatique anti Poutine genre Poutine = Hitler etc…

du coup on peut dire que l’IA est actuellement la seule source d’information fiable permettant de comprendre le monde.

du coup donner le Goncourt à l’IA perso je trouve que ce serait lui rendre hommage.

Jean Langoncet dit: 30 septembre 2026 à 17h24

Ce qui s’appelle charger la barque, cloclo ; vous relayez des on-dit sans rapporter la moindre preuve, sans faire état d’éventuelles réponses d’Orélien qui sera vraisemblablement entendu sur ces questions qui sont, je le répète anciennes et totalement étrangères à la question de l’authenticité de son PREMIER roman, mis en cause par des moyens pour le moins douteux pour ne pas dire déloyaux

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