Ad Majorem Silentii Gloriam
Vous est-il déjà arrivé de tomber sur un hapax d’autant plus énigmatique que vous le rencontrez pour la première fois et que, malgré le contexte, son sens vous échappe encore ? Alors vous baissez les bras et vous consentez à vous reporter vers ceux qui savent : les dictionnaires, les moteurs de recherche, l’IA… Mon cas ces jours-ci en lisant le nouveau roman de Sylvie Germain Murmuration (200 pages, 19,90 euros, Albin Michel), une expérience d’autant plus étonnante que, s’il existe un écrivain qui ne jargonne pas, s’évertue à trouver le mot juste et manifeste un extrême souci de la langue, c’est bien elle. Ce mot qui m’a laissé perplexe dans ce livre plein d’odeurs, de parfums, de couleurs, de voix et de touchers, c’est « souquenille », terme désuet désignant une longue blouse de grosse toile que revêtent ou revêtaient sur leurs habits les paysans, les valets, les palefreniers et les cochers pour panser les chevaux.
Samuel, 20 ans, son personnage principal, est un écrivain en devenir animé par un absolu de la littérature, prêt à tout abandonner pour se vouer corps et âme à l’écriture. On en a connu et on en connait encore, plutôt rares car la route est rapide de la promiscuité à la précarité et il faut pouvoir tenir par et pour les mots. Sauf que celui-là connaitra le succès et son lot d’infortunes bien après son tout premier Opus incertum signé sous le nom de Tarn, anagramme fluvial de son nom Nart. Comme s’il devait payer la foule de ses lecteurs d’intimes renoncements. Car aussi mystérieusement qu’ils l’ont fêté à ses débuts il arrive qu’ils se retirent. Soudain le grand écrivain ne les intéresse plus ; ils le jugent de plus en plus abscons tandis qu’il s’enfonce dans la spirale de l’échec, grisé puis saoulé de mots. Le voilà périmé. Inutile de les incriminer ; c’est ainsi, voilà tout. La clé de cette lassitude est peut-être à chercher du côté de saint Augustin :
« Celui qui se perd dans sa passion perd moins que celui qui perd sa passion ».
Elle l’a déserté. Quelques compagnes successives, autant de muses putatives, rien n’y fait. Cette intranquillité fondamentale est au coeur de ce roman hypnotique sur le silence. Elevé dans une famille de taiseux, il aura tâté sa vie des deux mains pour voir si elle était toujours là comme l’écrivait Emily Dickinson, poétesse dont une poignée de vers est reproduite en épigraphe de chaque chapitre. Sa vie sur terre s’achèvera en hallucinations.
Tout ce qu’écrit Sylvie Germain, et Murmuration n’y déroge pas, semble relever du dérisoire projet d’édifier « une digue de papier contre un océan de silence ». Elle donne chair aux mots afin de les faire vivre, de leur conférer volume, couleur, saveur, texture, tessiture dans le but de leur accorder l’essentiel : une capacité de réverbération tant lumineuse que sonore. Avec elle, la transcendance n’est jamais loin. Mais à juste titre, Sylvie Germain refuse de se laisser enfermer dans la désignation “écrivain catholique” d’autant qu’elle se dit avant tout évangélique. Ce n’est pas une fatalité mais il y a de cela : dès lors que la spiritualité s’immisce, discrètement ou en prenant ses aises, voire carrément en majesté, dans l’œuvre d’un écrivain, il passe pour un cul-béni, une grenouille de bénitier. Rien n’exaspérait Graham Greene comme d’être taxé « grand écrivain catholique » – et ce n’était pas à cause de « grand »… On peut être écrivain et catholique sans être pour autant « écrivain catholique », non plus qu’ « écrivain juif » s’agissant de Saul Bellow ou de Philip Roth. L’influence de Georges Bernanos et François Mauriac en a pâti, encore que dans son cas, cela s’aggravait d’une double étiquette la seconde (« grand écrivain régionaliste ») n’ayant rien à envier à la première. Rien n’est plus réducteur quelle que soit la foi. D’autant qu’avec « les cathos », l’ironie glisse vite vers le label qui tue : « ravi de la crèche ». Alors non, surtout pas de ça. Elle bondit au seul énoncé d’« identité » jugé trop fermé et enfermant ainsi qu’elle me l’a dit un jour :
“ C’est figé, c’est mort ! Il faut arrêter avec cette obsession du passé ! La quête d’identité, on l’a tous eue en nous à un moment de notre vie, mais une fois qu’elle est assouvie, il faut à tout prix la dépasser. L’obsession de soi que cela reflète, un insupportable narcissisme”.
La phrase qui la mène depuis longtemps, elle l’a trouvée, jeune, du côté de Thérèse de Lisieux, non dans l’un de ses recueils mais à la fin du Journal d’un curé de campagne de Bernanos, citée sans être nommée, appelons cela un hommage subliminal :
” La grâce, c’est de s’oublier ”.
Murmuration renvoie implicitement ses fidèles lecteurs à d’autres de ses livres. Dans Petites scènes capitales (Albin Michel, 2023), tressé de quarante-neuf tableaux reconstituant l’histoire d’une famille, elle invitait à considérer le temps comme un labyrinthe. On s’y perd pour mieux se retrouver à l’instant précis de franchir une ligne invisible et de mettre un pied de l’autre côté. Voici le monde de Barbara dite Lily, petite fille ordinaire, intranquille permanente ni belle ni laide, à l’identité chahutée par les accidents de la vie et les aléas d’une famille recomposée, en aval et en amont de 1968. Des personnages s’ébrouent autour d’elle, le temps s’écoule reflétant histoires de famille et secret des origines, tandis que la mort accidentelle par sa faute d’une de ses demi-sœurs, une jumelle de surcroît, précipite l’effondrement de la cellule familiale. La langue est magnifique, l’écriture, ciselée. L’auteur a choisi le procédé des vignettes pour raconter son histoire, un destin poignant sinon tragique. Un parti pris original qui séduit de prime abord, même si le fragment est un genre éprouvé. Des images, des détails, des impressions. Toutes choses qui peuvent laisser une impression générale d’abstraction lyrique, de désincarnation, d’allégorie permanente. Pourtant, Sylvie Germain défend l’art du roman ; les personnages demeurent sa vraie passion. Elle leur a d’ailleurs consacré tout un livre, à eux seuls.
Enchantée de merveilleux médiéval, sa langue est belle même si elle se grise parfois un peu trop d’elle-même. Le sujet est secondaire. Seul le détail compte où l’intérêt peut se condenser. Progressant parfois en bande organisée, sinon en meute, les détails font les petits importants. L’auteur avance par petites touches et digressions. Un œil sur son chaudron de mots, elle y espère le surgissement de l’inattendu, de l’imprévu, des bouffées de ce je-ne-sais-quoi qu’on nomme à tort et par défaut l’inspiration. Une note de violoncelle, la « voix des oiseaux », un froissement de tissu, suffisent à donner une touche cristalline à une situation banale. Elle se dit fascinée par le « pourtant », le « cependant », le « nonobstant » qui sont autant de variations du « malgré tout » de l’Ancien Testament où des hommes se font prophètes malgré tout, malgré l’indifférence, la cécité, la surdité des pêcheurs. On y retrouve aussi la sublimation du petit pauvre, de l’humilié, de l’avili. Jamais la conteuse en elle n’a paru aussi éthérée et intemporelle. Qu’importe au fond tant que l’ivresse poétique ne nuit pas à la fluidité du récit d’une rédemption l’autre. Petites scènes capitales laisse une signature de lumière. Son idéal de légèreté et son rêve de sagesse.
A la lire, on est souvent amené à méditer les paradoxes de notre époque et les étranges grands écarts auxquels ils mènent. D’un côté, un excès de mémoire caractérisé par une injonction à commémorer, jusqu’à se faire un devoir de se souvenir. De l’autre, une molle tendance à l’oubli. La société tient nos contemporains dans cet entre-deux. Là justement que Sylvie Germain a choisi de faire acte de présence. Non à la manière de ses romans les plus populaires à distance de l’introspection (Le Livre des nuits, Nuit-d’Ambre, Jours de colère, Magnus) mais à celle plus intime quasiment chuchotée dans de courts textes qui ne relèvent d’aucun genre si ce n’est le sien propre, distinguent son timbre de voix dans la houle des librairies et composent un chant profond sur la crête définie par l’invisible limite entre la littérature de fiction et la recherche spirituelle. Si l’on se souvient que, philosophe de formation, elle consacra ses premiers travaux universitaires à la notion d’ascèse dans la mystique chrétienne sous la direction d’Emmanuel Lévinas, on devine l’ombre portée qui enveloppera son œuvre à venir. Une trentaine d’années et autant de livres plus tard, Quatre actes de présence est traversé de part en part par une explication du monde que l’on voit de livre en livre se faire sentiment du monde. Plus encore que chez Simone Weil, c’est dans les Elégies de Duino qu’elle puise l’oubli de soi et sa respiration du silence, sans oublier Maurice Blanchot dont elle a consigné :
« Garder le silence, c’est ce que nous voulons tous, écrivant »
Ad Majorem Silencii Gloriam ! Nul excès de mots chez elle, chacun demeure à sa place. Pour exprimer l’angoisse, « ce nœud rêche, serré dru autour d’un vide vertigineux et suffocant », elle n’hésite pas à se tourner plutôt vers L’enterrement à Ornans où l’on guetterait en vain une trouée de lumière quand Courbet impose à ses personnages de fixer non le ciel mais la terre, rien que la terre, origine et destin. On comprendra que pour Sylvie Germain rien ne serait humiliant comme de fuir ce qui nous lie à notre humaine condition, ce nœud d’angoisse hérissé de questions sans réponse. En peu de pages, elle en dit beaucoup, en des accents d’autant plus bouleversants qu’ils sont irréductibles à la confession autobiographique tenue à distance. Réelle ou pas, la présence qu’elle explore dans ces pages incarne avant tout poétiquement tant de présences effacées de notre vue sans soulever la moindre protestation. Un véritable défi à l’ère de la vulgarité, de la dérision et du cynisme. Autant de livres de Sylvie Germain à lire en les éclairant du dense et riche « Cahier de L’Herne » consacré à l’écrivaine, récemment paru sous la direction de Milène Moris et Evelyne Thoizet (208 pages, 39 euros).
A propos, je ne l’avais même pas remarqué mais le sens du titre même de nouveau roman m’était inconnu. Jamais croisé nulle part ailleurs cette « murmuration ». Ils’agit de la chorégraphie que des milliers d’étourneaux dessinent dans le ciel au crépuscule. L’ondulation de cette nuée ressemble à la danse des mots sous sa plume. Dans sa relative brièveté, Murmuration (mais ne serait-ce pas là un anglicisme abusif ?) offre une réflexion des plus denses à travers le destin d’un homme qui, vivant dans sa chair la lutte avec l’ange de la littérature et son pouvoir supposé, finira par revenir au silence de son enfance.
( « Tres Cantos (communauté autonome de Madrid), photo Europa Press/ABACA ; Photos D.R. et Saul Leiter)
1 157 Réponses pour Ad Majorem Silentii Gloriam
Cher Dédé, trop occupé, je n’ai jamais eu le temps de tâter d’autre espace-temps que celui que nous infectons religieusement depuis toujours …
Cet espace-temps résidentiel m’enchante ! Je reste là … et je prends volontiers le risque d’être découvert par les indigènes terrestres et traité comme mon pote Jehovah qui a fini bouffé par les humains, trop cons pour accepter l’idée qu’il fallait accueillir cet extraterrestre paumé.
Jazzi 6h48
Ça, je le sais.
Grothendieck appelle Freud le maître ( euh ).
Et dit que Jung ne l’a pas suivi dans son intuition géniale.
En évoquant d’autres interventions sur ce blog, de vos commentaires, je suis incapable de faire écho à ceux concernant les Maisons de retraite et votre maman.
En évoquant d’autres interventions sur ce blog, de vos commentaires, je suis incapable de faire écho à ceux concernant les Maisons de retraite et votre maman.
Christiane,
Ce n’est pas grave du tout.
Lorsque j’écris ceci ou cela sur ce sujet, c’est que je ne p$€€eux pas ne pas.
Je ne peux pas ne pas.
Et pardon pour le doublon Christiane.
Ce n’est pas le correcteur, c moi.
Nota : je suis une fan absolue de Albrecht Dürer. Merci pour Melencholia.
Merci pour ce lien, Pourmapar. Je viens d’écouter ce long entretien très difficile à suivre. Le livre lu à mon rythme éclaircira certains points que je n’ai pas compris.
Donc il s’agit bien des anges de Paul Klee, surtout celui auquel Walter Benjamin a donné une signification historique.
C’est un déplacement énorme dans mon iconographie habituelle. Passer de l’ange chrétien souvent représenté dans la peinture occidentale à l’ange juif. Ce n’est pas rien !
Ce petit cordonnier qui devient le plus grand des anges.
L’ange traverse et est traversé. Son passage déstabilise. Inattendu, il transforme l’imagination des hommes par une image psychique comme vérité. Fut-il une image dans un livre, une aquarelle ou un dessin dans une série de Paul Klee.
Cet essai semble plein de battements d’ailes…
Des anges tantôt charmants, tantôt effrayants et puis celui-là qui ressemble à un petit homme. Il interrompt une série.
Je regarde à nouveau cette aquarelle habitée de mouvements contradictoires. L’ange a vu, ne peut plus avancer, ni parler. C’est un ange qui a couru entre les anges et qui soudain, pétrifié, ne peut que regarder le monde avec des yeux effarés. Quel regard… Comme s’il voulait disparaître.
C’est très familier cela dans le peuple des anges : ils sont là et ils ne sont plus là. Disparus…
Hâte de lire ce livre, déjà commandé.
JC
Je reste aussi.
Et je suis dans un état jubilatoire.
Rose, j’avais fait une faute. C’est Mélencolia.
Oui moi aussi je l’aime beaucoup. Cet-te ange semble en colère. Son front est traversé d’un pli de solitude, d’intense réflexion. La notice aide à voir tous les objets symboliques qui l’entourent.
Comme dans le livre de Georges Didi-Hubermann que j’attends. C’est une image qui a un grand pouvoir psychique.
J’aime ce livre de Sylvie Germain qui dans ses contradictions nous propose aussi un ange qui court entre les pages. Diaphane, à peine visible. Un ange, un vrai au milieu du livre qui vient tout droit de l’imagination de Paul Klee. C’est tellement étonnant. L’inattendu dans ce vieil homme qui cherche la chaleur d’un être humain. Lui, ne vole pas, il se voile pudiquement avec ses pauvres ailes en lambeaux.
Sylvie Germain comme vous sait ralentir le pas quand une personne âgée et lasse, un peu effrayée, un peu perdue, demande un peu d’attention, un sourire, un mot, une présence.
Rose, vous ne pouvez pas ne pas.
Je ne peux pas.
Pas à pas, nous faisons le chemin pour moi en silence.
C’est bien tous ces pas qui vont fait rire notre JC.
Le luxe, c’est faste et c’est vaste, tout le contraire de l’étroite et inadéquate pauvreté, nous disait, sur un ton hautain, Madame la Baronne.
«… Jung ne l’a pas suivi dans son intuition géniale. »
Jung n’était pas stupide et sa pensée relative au rêve est bien plus complexe que celle de Freud.
Déjà selon lui, les rêves sont un produit autonome et significatif de l’activité psychique. Cela signifie que, comme dans la grande traditions grecques, nous ne rêvons pas, mais les images du rêve qui nous rendent visite. On dit généralement « J’ai fait un rêve », mais il serait plus juste de dire « J’ai vu un rêve » (comme le suggèrent la culture grecque, et entre autres James Hillman).
il pensait que les rêves constituaient un produit autonome et significatif de l’activité psychique. Il croyait également que les rêves contiennent des éléments de la psyché individuelle et de la psyché collective, c’est-à-dire des éléments personnels et culturels.
Contrairement à ce que croyait Freud, l’inconscient ne se dissimule pas. Dans les rêves, il n’y a pas de parties cachées ou ambiguës ; au contraire, l’inconscient se manifeste de façon authentique à travers des symboles et des archétypes.
Les rêves sont une forme de théâtre. Autrement dit, chaque personnage du rêve (chose ou personne) fait partie du processus psychique de l’individu. Toutes les parties du rêve sont des parties de notre psyché.
Source C.G. Jung, L’Analisi dei sogni e altri scritti, Biblioteca Bollati Boringhieri,
mais CE SONT les images
« D’après Jazzi, ce sera des pistaches. »
Ciel, j’ai été censuré dans la nuit !
Du coup, Jeanne-Aymarde en a retrouvé sa bonne orthographe.
Il serait intéressant de savoir si les personnes atteintes d’Alzheimer rêvent ?
Je n’ai aucune confiance en qui que ce soit pour maîtriser correctement le risque de propagation de l’Hantavirus andin.
La multiplicité des cas d’infection, cas-contacts et des intervenants est par ailleurs très défavorable à la correcte gestion de cette crise.
Voilà où nous en sommes en réalité.
« l’inconscient se manifeste de façon authentique à travers des symboles et des archétypes. »
Freud ne dit rien d’autre, renato.
En revanche, affirmer, selon Jung, que « les rêves sont un produit autonome et significatif de l’activité psychique » me semble plus aléatoire…
Les rêves nous sont propres et sont intrinsèques à la psychologie humaine.
Vous voyez la chose ainsi, Jazzi ; Jung autrement ; moi aussi.
Cela dit, j’ai fourni un cadre, et chacun peut ensuite l’interpréter à sa guise. Mais aurai-je le droit de croire ce que je veux ou sommes-nous encore dans les années 50 ?
Je ne lis pas L’Incorrect mais un de ses journalistes fait une remarque intéressante. C’est maintenant des « animateurs » tels Guillaume Meurice, et ça n’a pas l’air bien brillant, dont ont fait les romanciers. Après, il est vrai, cinquante ans de « journalistes-écrivains » qui ont pourri la littérature et en ont extraordinairement abaissé le niveau: les Garcin et compagnie qui se reconnaîtront. Quand on a posé le pied sur la première marche, parvenir au bas de l’escalier n’est plus un problème.
Je n’aimerais pas du tout me trouver aux Canaries où va accoster le navire.
On va assez probablement y faire les pires bêtises. Par exemple permettre au passagers de descendre et de rentrer chez eux en avion.
C’est dans des circonstances similaires que la peste noire était arrivée à Marseille. On a vu le résultat : la population européenne avait tout simplement été décimée.
C’est un navire génois, revenant de Caffa sur la mer noire, navire pourtant refoulé à Gênes, qui l’avait apportée le 1er novembre 1347.
En 1720, la peste noire revient, toujours par cette maudite ville de Marseille.
Elle est apportée par le navire Le Grand Saint Antoine en provenance de Syrie, une fois encore à la suite de graves négligences et malgré un dispositif de protection très strict comportant notamment la mise en quarantaine des passagers et des marchandises. Or la quarantaine des marchandides sera contournée.
D’un autre côté il faut considérer le caractère expiatoire de ces épidémies.
C’est l’occasion pour l’humanité pécheresse d’expier. Ainsi, beaucoup moins vont pour en Enfer pour l’Eternité par la mort de victimes expiatoires. Comme dans les grandds guerres.
Vous êtes passionnant, Monsieur Dé. Vous savez beaucoup de choses.
Ainsi si ma fille meurt de l’hantavirus, cela pourrait sauver Monsieur renatto de l’Enfer éternel ?
Non, dans le cas d’un tel blasphémateur, il faut la mort de beaucoup d’autres personnes, dans de grandes souffrances, de préférence.
pour toto sa vau pas le cou.
D. dit: 6 mai 2026 à 14h32
En 1720, la peste noire revient, toujours par cette maudite ville de Marseille.
Oh D. Qu’as-tu ?
Nous, nous avons deux lieux de mise en quarantaine ( je n’ai pas vérifié l’année ) : l’île du Frioul et la plage des Catalans.
France archives.gouv.fr
C’est un bateaux D. Le grand Saint Antoine :
Le 25 mai 1720, arrive à Marseille, premier port du royaume, un navire en provenance du Levant, Le Grand-Saint-Antoine, chargé d’étoffes et de balles de coton destinées à la foire annuelle de Beaucaire qui s’ouvre à la fin juillet. Pendant la traversée, un passager et des membres de l’équipage sont morts, et à Livourne, sa dernière escale, les autorités lui ont interdit l’accostage. La quarantaine, qui fait partie du strict dispositif sanitaire mis en place par la ville régulièrement touchée, comme Avignon en 1522 ou Nice en 1631 par des flambées de peste, est pourtant brève et s’effectue non pas au large, sur les îles du Frioul, mais au-delà de l’enceinte, aux nouvelles infirmeries, où se multiplient les décès. Le 20 juin, la ville est touchée : Marie Dauplan, dite la Jugesse, meurt en quelques heures avec un charbon sur la lèvre et malgré les mesures prises par les autorités, l’enfermement des malades et les inhumations des corps dans de la chaux vive, des cas de fièvre maligne et de fièvre contagieuse ou pestilentielle, mortelles, se déclarent pendant tout le mois de juillet, sans que les médecins ne se prononcent sur un réel diagnostic. A la fin du mois, le Parlement de Provence interdit tout commerce avec Marseille attendu le soupçon de peste. Près d’une centaine de postes, gardés par des soldats et des paysans, sont répartis tout autour de la ville, sur les territoires des communes voisines. Il est trop tard : semblable à une étincelle de feu qui brûle insensiblement et cause enfin un incendie affreux, note un consul de La Valette, le terrible fléau de la peste va ravager la Provence et le Languedoc entre 1720 et 1722.
De toute façon, l’enfer est une invention morale que seuls les imbéciles craignent.
Cela dit, n’étant pas superstitieux, je ne suis pas un blasphémateur, simplement un réaliste agnostique.
Vous, en revanche, devriez cesser d’invoquer le nom de Dieu en vain.
Par ailleurs, considérer la mort de quelqu’un comme un sacrifice pour le salut est la chose la plus archaïque qui soit ; cela ressemble fortement au meurtre rituel du roi dans les cultures méditerranéennes.
«… cette maudite ville de Marseille. »
Mais quel conard !
Mon père a suivi une psychanalyse avec un jungien, j’en ai fait un peu, puis l’usage du temps, et surtout l’ennui, m’ont fait abandonner. je dois néanmoins admettre qu’une amie a raison de penser que « si tu as baisé au lycée, la libido n’est pas un problème pour toi ».
Renato,
Sur la remarque concernant Jung et Freud, les deux notes sur le sujet.
La clé des songes, AG
Note bas de page p.35
C’est en 1977, l’année qui a suivi l’entrée de la méditation dans ma vie et la « re-naissance » dont j’ai parlé précédemment, que j’ai découvert avec surprise, mais sans y attacher d’abord une importance particulière, que la pulsion de connaissance dans mon travail de mathématicien était de la même nature que la pulsion amoureuse. Les paroles et les images qui me venaient spontanément, voulant évoquer la pulsion de découverte dans son essence, étaient paroles et images de l’amour charnel que me soufflait Éros.
[…]
Note en bas de page p.36 n° 2
Bien sûr, la « découverte » dont j’y parle était celle d’un fait « bien connu», que Freud semble avoir été le premier à formuler clairement, et à en saisir toute la portée. J’avais bien sûr entendu parler depuis longtemps de ces idées de Freud. Mais jusqu’au moment dont je parle, c’était là en moi (comme c’est le cas chez presque tous) de simples idées, un « bagage » inerte. À ce moment, j’ai eu l’expérience et la perception immédiate et imprévue d’une réalité, irrécusable, alors que je n’avais aucune « idée » en tête. La même réalité, sûrement, que Freud avait senti il y a longtemps – et que Karl Gustav Jung, venu dans le sillage immédiat du maître, a préféré éluder…
Vous réponds plus tard sur le rêve.
Parce que c’était éludable, rose.
«… Pussy Riot et FEMEN ont occupé le pavillon russe de la Biennale de Venise. Plus de cinquante membres de Pussy Riot ont pris d’assaut le pavillon. La police a été contrainte de fermer les portes, tandis qu’une performance protestataire bruyante se déroulait à l’extérieur. Après avoir interprété la chanson « DISOBEY », les militantes de FEMEN ont avancé en brandissant des fumigènes bleus et jaunes, des drapeaux ukrainiens et en scandant des slogans. C’était la première fois que Pussy Riot et FEMEN menaient une action conjointe. »
https://lesempio.blogspot.com/2012/12/don-forget-pussy-riot.html?q=pussy
Avec la psychanalyse vue par une indienne, j’ai beaucoup appris.
Si Pablo passe par-là, qu’il sache que je suis tombé dans Haydn. Il devrait revenir. Ces lieux sont bien ennuyeux sans lui.
c’est un contresens complet que d’imaginer que les athées sont des réalistes et ceux qui croient en Dieu sont des idéalistes.
ça c’est une vision manichéenne : noir / blanc.
quand on regarde plus en détail on se rend compte que les idéalistes depuis Socrate/Platon jusqu’à Kant / Hegel sont responsables de la mort de Dieu.
alors que les réalistes comme Nietzsche pensent que Dieu est directement attaché à la vie humaine :
mort de Dieu = mort de l’homme.
cela se confirme aujourd’hui où avec l’ia on arrive à la dernière étape de l’émancipation de l’homme à savoir se libérer de son humanité.
après s’être libéré de Dieu, de l’état, des tradition, de la famille, de son sexe, de son genre etc etc… l’homme va enfin pouvoir se libérer de lui-même.
il suffit d’écouter un type comme Peter Thiel qui est loin d’être l’imbécile ami de Musk que les journalistes nous décrivent : sa logique est imparable.
ce qu’il dit ne nous fait pas plaisir, sauf qu’il a raison.
donc les visions simplistes du genre les athées sont des réalistes et les croyants des idéalistes faut oublier, on entre dans une ère bienb plus complexe.
complexe comme la société iranienne.
AG c’est aussi ANDRE GIDE
AG c’est aussi Artificial Ground
Capté en passant
Le parlement a-t-il vocation à prolonger en France la politique ségrégationiste du régime israélien, au prétexte de la lutte contre l’antisémitisme ?
« Le report provisoire de la loi Yadan – L’œil de Réforme du 4 mai 2026
La proposition de loi Yadan veut lutter contre « les formes renouvelées d’antisémitisme ». Quelles pourraient en être les conséquences ?
Suite à un encombrement de la session parlementaire, la proposition de loi Yadan destinée à « lutter contre les formes renouvelées d’antisémitisme » a été retirée et inscrite à une prochaine session, avec des modifications annoncées, proposées par le gouvernement.
C’est donc le moment de rappeler la loi à caractère constitutionnel votée par la Knesset le 19 juillet 2018, qui définit Israël comme l’État-Nation du peuple juif et qui fait de l’hébreu la seule langue officielle de l’État. Cette loi dite fondamentale a été votée par 62 voix contre 55 (et deux abstentions), avec le soutien de Benyamin Netanyahou.
Du fait même de cette définition d’Israël comme État-Nation du peuple juif, quelles que soient les modifications qui seront apportées à la proposition de loi Yadan, critiquer la politique de cet État juif, la colonisation en Cisjordanie ou encore la peine de mort, récemment rétablie par une loi soutenue par les extrémistes religieux qui vise de fait les Palestiniens, relèverait donc du délit d’antisémitisme, punissable par la loi !
Je n’oublie pas et n’oublierai jamais les atrocités du 7 octobre 2023. Mais si une telle loi, même amendée, devait être votée, alors cela équivaudrait à museler voire à tuer la liberté d’expression dans notre pays à l’égard de la politique de l’État d’Israël. Au-delà de l’inquiétude que cette éventualité peut générer, il est donc impératif d’être vigilant et d’intervenir le cas échéant, pour éviter les excès liberticides.
Henriette Morénas, avocate »
« La police a été contrainte de fermer les portes… »
La situation est préoccupante, car la Biennale de Venise est représentative de la liberté artistique et donc de la liberté d’expression. Alors pourquoi fermer les portes ?
Ou encore Arlo Guthrie
Lutter contre l’antisémitisme, c’est se dissocier de la politique du gouvernement israélien
@ Il serait intéressant de savoir si les personnes atteintes d’Alzheimer rêvent (supra) ///
Je peux vous répondre que OUI. Le problème, c’est qu’elles ne peuvent pas le formuler ni même le dire, a fortiori les raconter. Mais c’est une certitude pour les neurologues et pour moi, témoin de feu, ma pauvre mère, atteinte.
Pardon, je ne peux pas ne pas (m’empêcher) de vous répondre, jzmn. Bàv.
AG, c’est aussi Anatole France, quand il était âgé 🙂
AG
pour réconcilier tout le monde, c’est Assez Gaffé
bonsoir
Autour du point G…
A propos d’AG et de « generation gap », ça vient de sortir :
Bien sûr que non, Langoncet Bousemolle, cet argument à propos de la politique israélienne, est le nouveau masque antisémite d’une gauche pourrie, mais qui ne doit pas faire illusion très loin hors de son territoire.
Tout autre chose. Rome me manque, et avant d’aborder sérieusement celle de Stendhal (il faudra lire ensuite les voyages de Chateaubriand), j’avais envie de relire après bien des années Autour des sept collines de Julien Gracq. Mon exemplaire étant enfoui je ne sais où dans ma bibliothèque, je me suis décidé à m’offrir le second volume de la Pléiade de Gracq, un exemplaire jamais ouvert, pas même à moitié prix, (exemplaire de communiant peu intéressé ou stock de librairie en faillite). Bien m’en a pris, les notes étant extrêmement intéressantes, même si elles font encore acheter d’autres livres. Il me semble seulement que le papier bible utilisé est de moins bonne qualité qu’autrefois et la reliure moins parfaite que pour des ouvrages plus anciens (Les Proust Tadié par exemple). Quoiqu’il en soit, une seule relecture ne saurait suffire, même si ce que représente Rome dans mon esprit ne recouvre absolument pas ce qu’en dit, je m’en suis aperçu durant cette relecture. Tout à fait passionnant aussi de ce point de vue.
Ce qu’en dit Gracq…
À propos de Garcin et de sa critique de la Rome de Gracq, on oublie sa prose de caniveau aussitôt qu’on l’a lue, surtout si on vient de lire le livre d’une traite. Mais l’intelligence et l’humour de Claude Roy viennent se graver immédiatement dans la mémoire: « Même dans l’injustice pénétrante, un grand écrivain reste un grand écrivain ». Cette phrase si juste devrait être gravée au fronton de bien des bibliothèques. Elle est d’ailleurs valable dans d’innombrables cas.
Quant à ce qui est immédiatement oublié, cela ne valait pas la peine d’être lu.
@Je n’oublie pas et n’oublierai jamais les atrocités du 7 octobre 2023
Moi non plus et je souhaite aux israéliens et en particulier aux franco-isréaliens la constitution d’une commission d’enquête indépendante pour établir les responsabilités et les complicités de chacun dans ce drame ; le temps d’une coopération avec la CPI, sur un autre plan que strictement national, viendra ensuite, tôt ou tard
Complétez avec Bertrand Russell sur la façon de vieillir et Thoreau sur le plus grand cadeau des années d’hiver , puis revisitez Simone de Beauvoir sur l’ultime frontière de l’espoir et la tâche de l’artiste de libérer le présent du passé .
Marginalian .
Pauvre type, ce Langoncet Bousemolle, avec son semblant d’appel à la justice. La comtesse Fritouille de Gombrowicz. Avec lui, le sang coulerait le long des murs.
En fait d’argument, on ne peut qu’admirer les « sorties » de l’adouille mâtinée de crème de golem, foutriquet harceleur pathologique sur internet, plusieurs fois viré de ce cul de basse fosse ; « parce que je m’intéressait d’un peu trop près à lui », lui désignant Passou, voudrait se persuader ce troll insignifiant
intéressais
Langoncet Bousemolle, ta rhétorique totalitaire centenaire est bien usée, je ne crois pas qu’elle puisse impressionner grand monde. Quant au reste, tu te donnes à lire, je te lis avec l’impression de faire tourner les tables tellement tu sens le crevé,- je te réponds, et je t’emm… Amuse-toi plutôt avec ta collection si c’est encore possible, c’était ta vraie vocation.
les « sorties » de l’adouille mâtinée de crème de golem > les « sorties » de l’aNdouille mâtinée de crème de golem
renato dit: 6 mai 2026 à 7h22
J’ai lu et relu votre développement sur les rêves.
Je ne sais pas s’ils interviennent dans le sommeil profond ou paradoxal. Pour ma part, ils arrivent plutôt en seconde partie de la nuit. Et sont suivis d’un réveil brutal alors que je suis encore dans le rêve.
Ce que développe Alexandre Grothendieck c’est la part du rêve messager, lui dit « envoyé par Dieu », qui nous envoie des informations de soi pour que nous puissions nous modifier. Il n’a rien à prouver. Il partage ce qu’il sait.
Ce bouquin est absolument passionnant. Le premier chapitre m’a absolument abalobée, car j’ai eu du mal à saisir comment un mathématicien pouvait être aussi exalté.
Après des décennies de rêve, je dirais qu’il s’agit d’un univers à côté, d’un pays lointain, auquel il nous est parfois donné d’entrer et d’autres non. Dans la Pléiade des essais, le dossier constitué par Marguerite Yourcenar pour une refonte de son recueil Les songes et les sorts est à lire. Ainsi que Le palais des rêves d’Ismaël Kadaré.
Et alii
C’était fort intéressant que vous remettiez ce lien en ligne
Tonie Nathan affirme que l’interprétation du rêve passe obligatoirement par la parole de l’autre.
A.G fait ce travail seul, accompagné par D.ieu. Il y a aussi dans ce que dit Tobie Nathan le dernier point soulevé par renato, le rêve qui aide à résoudre des pbs.
@En fait d’argument, on ne peut qu’admirer les « sorties » de l’andouille mâtinée de crème de golem, foutriquet harceleur pathologique sur internet, plusieurs fois viré de ce cul de basse fosse
Admirons sur pièce mais n’abusons pas d’un tel génie au risque d’une overdose ; florilège du monologue d’un gus reclus dans son gourbi pour ce seul 06 mai et dans ce seul cul de basse fosse (on suppose des prétentions expansionnistes)
Chaloux dit: 6 mai 2026 à 6h28
À mon avis c’est parce que la Gigi poste tellement de sonneries qu’à partir d’un certain moment le système sature…
Chaloux dit: 6 mai 2026 à 7h05
J’oubliais les ordures antisémites de Langoncet bousemolle, abruti par un usage intensif sur sa personne de ses objets de collection.
(Ces deux là, on ne peut pas les appeler « des intelligences artificielles ».)
Hurkhurkhurk !
Chaloux dit: 6 mai 2026 à 14h14
Je ne lis pas L’Incorrect mais un de ses journalistes fait une remarque intéressante. C’est maintenant des « animateurs » tels Guillaume Meurice, et ça n’a pas l’air bien brillant, dont ont fait les romanciers. Après, il est vrai, cinquante ans de « journalistes-écrivains » qui ont pourri la littérature et en ont extraordinairement abaissé le niveau: les Garcin et compagnie qui se reconnaîtront.
Chaloux dit: 6 mai 2026 à 18h36
Bien sûr que non, Langoncet Bousemolle, cet argument à propos de la politique israélienne, est le nouveau masque antisémite d’une gauche pourrie, mais qui ne doit pas faire illusion très loin hors de son territoire.
Chaloux dit: 6 mai 2026 à 18h51
À propos de Garcin et de sa critique de la Rome de Gracq, on oublie sa prose de caniveau aussitôt qu’on l’a lue, surtout si on vient de lire le livre d’une traite.
Chaloux dit: 6 mai 2026 à 18h59
Pauvre type, ce Langoncet Bousemolle, avec son semblant d’appel à la justice. La comtesse Fritouille de Gombrowicz. Avec lui, le sang coulerait le long des murs.
Chaloux dit: 6 mai 2026 à 19h18
Langoncet Bousemolle, ta rhétorique totalitaire centenaire est bien usée, je ne crois pas qu’elle puisse impressionner grand monde. Quant au reste, tu te donnes à lire, je te lis avec l’impression de faire tourner les tables tellement tu sens le crevé,- je te réponds, et je t’emm… Amuse-toi plutôt avec ta collection si c’est encore possible, c’était ta vraie vocation.
Les institutions de la France sauront-elles surmonter les menaces de pareille andouille & cie ?
Langoncet Bousemolle, je vois qu’il te reste deux doigts valides…
Hurkhurkhurk !
Des menaces? Où? Toute la rhétorique stalinienne tenant dans un si petit personnage…
Presque un miracle…
Capté en passant
La justice française est-elle trop laxiste avec les délinquants multi-récidivistes ? Faut-il rétablir la peine de mort en France ?
« La cheville légère. Nicolas Sarkozy n’aura finalement pas à porter de bracelet électronique dans le cadre de sa condamnation dans l’affaire Bygmalion. Le juge d’application des peines du tribunal judiciaire de Paris a fait droit à sa demande d’aménagement de peine, ont indiqué ce mercredi 6 mai nos confrères de Ouest France et RTL.
L’ex-chef de l’État, désormais âgé de 71 ans, a ainsi été admis au bénéfice de la libération conditionnelle, à compter de ce jeudi. Dans l’affaire Bygmalion, relative au financement illégal de sa campagne présidentielle infructueuse de 2012, il a été condamné en 2024 à une peine de six mois de prison ferme aménageable.
Au procès libyen de Sarkozy, la colère des parties civiles qui veulent « laver la pourriture » de la corruption
Dans le cadre d’une autre condamnation, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des écoutes, également appelée « affaire Bismuth », l’ancien président français avait porté un bracelet électronique, du 7 février au 12 mai 2025. Mais en raison de son âge, il avait finalement obtenu une libération conditionnelle avant la mi-peine.
Nicolas Sarkozy avait en outre demandé la confusion de sa peine dans l’affaire des écoutes avec celle de l’affaire Bygmalion. Concrètement, cela lui aurait permis de voir ces deux peines fusionnées, ce qui lui aurait permis de ne pas exécuter la seconde puisqu’ayant déjà purgé la première. Sa demande a été refusée par le tribunal correctionnel début mars.
Le procès du financement libyen toujours en cours
En plus de ces déboires judiciaires, l’ex-chef de l’État comparaît actuellement au procès en appel du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007. Dans cette affaire, il a été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs et a effectué environ trois semaines de détention à la prison de la Santé.
Il a finalement été libéré et placé sous un strict contrôle judiciaire, qui lui interdit notamment d’entrer en contact avec le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, mais aussi avec ses coprévenus ou toute personne liée à l’enquête.
Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy n’est pas accusé d’enrichissement personnel, mais soupçonné d’avoir, avec ses collaborateurs Brice Hortefeux et Claude Guéant, noué un « pacte de corruption » avec le régime de Mouammar Kadhafi : des fonds occultes pour financer sa campagne, en utilisant les comptes du défunt intermédiaire Ziad Takieddine, en échange de contreparties. Parmi celles-ci, l’examen de la situation pénale d’Abdallah Senoussi, le commanditaire de l’attentat contre le DC-10 d’UTA, après sa condamnation à la perpétuité.
À son procès dans l’affaire libyenne, Nicolas Sarkozy piégé par sa propre stratégie de défense
Après l’affaire Fillon, Robert Bourgi met en cause Dominique de Villepin avec des cadeaux de plus de 100 000 euros »
Le HuffPost du 06 mai 2026
La Clef des songes m’est tompbé des mains, rose, et a fini par être donné à la bibliothèque municipale sans être lu. Je comprends toutefois que le « rêve messager vous intéresse.
Je suppose que vous vous souviendrez du Rêve de Constantin de Piero della Francesca, peintre et mathématicien : la nuit précédant la bataille décisive contre Maxence, Constantin dort dans son camp, et un ange lui apporte en rêve la révélation de la Croix (In hoc signo vinces), avec laquelle il vaincra son adversaire. Suite à ce rêve, Constantin accorda la liberté de culte aux chrétiens — Édit de Milan, 313 —. Désormais, les chrétiens étaient majoritaires dans son armée et le messager du rêve offrait une belle opportunité à l’homme politique.
Cela s’est réellement produit ou s’il s’agit d’une légende ? Les érudits se sont penchés sur la question et certains ont entrepris des recherches astronomiques pour justifier la vision apparue à Constantin. Certains affirment que cette vision est apparue en rêve, tandis que d’autres soutiennent que la croix lumineuse est apparue en milieu d’après-midi et a été observée par tous les soldats.
Contrairement aux étoiles fixes qui conservent leur position relative pendant de longues périodes, les planètes n’ont pas de position immobile, en effet planète en grec signifiant « étoile errante ». Après reconstruction du ciel de l’an 312, un astronome constata qu’à l’automne du 312, Jupiter, Saturne et Mars, trois planètes très brillantes, étaient proches les unes des autres et alignées entre les constellations du Capricorne et du Sagittaire. Cette configuration planétaire inhabituelle aurait pu être interprétée par les soldats comme un mauvais présage, et Constantin aurait inventé cette vision pour transformer le mauvais présage en bon. De plus, juste après le coucher du soleil, la constellation du Cygne se détachait nettement au milieu de la voûte céleste, or cette constellation est en forme de croix et l’appelons Croix du Nord.
Donc, « rêve messager » ou opportunité politique ?
Si vous ne l’avez pas encore vue, le cycle Histoires de la Vraie Croix, dont fait partie le >Songe de Constantin, se trouve dans la chapelle principale de la basilique San Francesco d’Arezzo.
Veuillez excuser les éventuelles erreurs.
L’homme descend du singe, la femme descend du songe et les enfants descendent des anges.
Renato,
Inutile de me surcharger de références, j’ai de quoi faire pour les six mois à venir et mes projets vont ailleurs, loin pour l’instant, de l’Italie.
Grand merci pour ces recherches astrologiques.
Une médium que j’ai consultée lointainement, en lien avec un du monde des morts m’a dit « ah non, pas d’érudit ».
C’est bien plus fort que de baisers au lycée, ce qui lisant Balza, et Zola, et etc. s’avère totalement superfétatoire.
Non seulement je tiens la route, mais je tiens la mienne, et je la tiens seule.
Bonne soirée,
vue > VU
Consulter des médiums, incroyable !
Un qu’on ne saurait réduire à ses initiales AG ; il s’agit d’un témoignaage historique terriblement actuel : Allen Ginsberg — Roi de Mai, Prague, 1er mai 1965 – La poésie est la voix que les régimes ne peuvent pas expulser (lien indiqué supra)
JL à 20h23
Ai lu hier l’épouse du pilote de l’avion dans lequel il y avait une bombe, et aussi l’enfant de deux ans dont la maman était hôtesse de l’air sur ce même vol.
Me souviens aussi du séjour de Khadafi sous sa tente plantée sur le champ de Mars.
Et de sa mort barbare.
Hier encore, ai écouté le témoignage à l’assemblée nationale de Coline Berry.
Et lu ce matin que part de sa famille qui soutient son père violeur,la nomme Coco la mytho.
J’ai eu,hier, les paroles de ces trois femmes.
En amont, ai su comment Claude Guyane démolissait son ancien patron, et comment le même assassinait son ancien collaborateur, durant le procès dont vous laissez des traces.
Claude Guéant.
Soulagée, et heureuse, qu’au bout de tant d’années, on voit enfin la stupidité des initiales.
Attends, sans impatience, le même réveil concernant les horaires hé, 17h22. Oh 5h 43.
Si cela pouvait être plus rapide.
Une.
Métèque.
Sur un cas particulier.
Ici présent.
Bien, assez participé. Après de longues hésitations, j’ai enfin ouvert Shadow Ticket de Pynchon. Un enquêteur se retrouve au cœur d’un complot où tout le monde sait tout sauf lui : paranoïa, complot et une réalité en perpétuelle négociation.
Incroyable n’est pas le mot.
Stupéfiant : surtout lorsqu’elle a dit Jeanne.
Victor Hugo, cet homme incroyable, à lui aussi fait tourner les tables.
Moi aussi, assez participé.
« C’est bien plus fort que de baisers au lycée, ce qui lisant Balza, et Zola, et etc. s’avère totalement superfétatoire. »
L’un n’empêche pas l’autre.
« Pardon, je ne peux pas ne pas (m’empêcher) de vous répondre, jzmn. Bàv. »
Pourquoi pardon et pourquoi vous empêcher, JJJ.
C’est à vous que je pensais en posant la question.
C’est une piste très intéressante : quand on a perdu la mémoire, le rêve subsiste.
celà irait-il dans le sens de ce que dit Jung selon renato : « les rêves sont un produit autonome et significatif de l’activité psychique » ?
Information importante concernant Google, que vous connaissez peut-être déjà.
sophisme du silence est un raisonnement fallacieux par lequel quelqu’un conclut à l’absence d’un élément sous prétexte de l’absence de preuve ou de témoignage de l’existence de cet élément[1].
Le sophisme du silence est notamment utilisé en histoire pour tenter de démontrer qu’un évènement n’a pas eu lieu ou qu’un personnage historique n’a pas existé, en se basant sur des documents qui ne mentionnent pas ces évènements ou ces personnes. Ce faisant, au lieu d’analyser le contenu d’un document, ce sophisme repose sur ce que le document et son auteur « aurait dû dire »[2]. La plupart du temps, cet argument est rejeté pour sa faiblesse logique ou considéré comme fallacieux[3].
a silentio \a si.lɛ̃.sjo\ invariable
Argumentum e silentio. Char et Celan
Par Giuseppe Bevilacqua, Traduit de l’italien par Martin Rueff
Pages 67 à 71
Argumentum e silentio de Paul Celan
Par René Char, Paul Celan, Traduit et lu par Jean-Pierre Lefebvre
Pages 61 à 66
e silence est un levier de l’analyse. Le silence est au cœur du travail analytique : silence assourdissant ou silence apaisant ; silence du corps ou de l’esprit ; silence de la plainte, de la rêverie. Silence côté cour et côté jardin. Angoisse du silence. Il n’y a pas d’analyse si le silence s’absente car il est l’indicateur du cheminement des mots.
inhttps://shs.cairn.info/revue-sigila-2012-1-page-59
Que de pantalonnades théologiques et de silences éloquents, en effet
rose s’est vue medium et a oris la RDL poir ub mlog de mediums pluriel media supervoyants
le problème de ce nouveau genre de medium est grammatical:il ne faut pas perdre la boule
COMMENTAIRES
…..et la lecture ? (je n’ose parler de littérature dans toute cette fuite en arrière, tant l’affaire est jouée et perdue !)
Notre antique passion disparait sous le regard de témoins égarés, perdus dans un présent castré, diluée dans le foutisme roi…
Désespérant !
@ Notre antique passion disparait
Heu ! Elle est consignée dans vingt ans d’archives, autrement dit une éternité sur le web
Euh ! Ne confondons pas USAGE du passé et CREATION future… D’accord ?
Ressuez vous, votre passion est ici intacte et constante …
Rassurez-vous
« Et les secrets sont les plus grands quand ils sont silencieux. »
Elizabeth Isakiewicz
.
la peste:https://patrimoine-medical.univ-amu.fr/articles/article_lazarets.pdf
https://patrimoine-medical.univ-les lazarets de Marseille
agé
on peut dire qu’A.G. c’est l’ante gatisme
sur Marseille, et la peste:
Le lazaret de Marseille au XVIIIe siècle : Hildesheimer (Françoise), Le bureau de la santé de Marseille sous l’Ancien Régime, Marseille, Fédération Historique de Provence, 1980
Paul Klee,
Luftjagdszene, 1929 (Aerial Hunt Scene)
Bonjour!
Le Monde du silence est un film documentaire français réalisé par Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle entre 1954 et 1955 et sorti pour la première fois en salles en France en 1956, en même temps que sa participation au Festival de Cannes, où il remporte la Palme d’or. En 1957, aux États-Unis, il remporte l’Oscar du meilleur film documentaire.
D’une durée d’une heure et vingt-six minutes ce film est le deuxième film de l’histoire des prises de vue sous-marines en couleur, le premier film sous-marin en couleur étant Sesto continente (Le Sixième Continent, 1954), de l’Italien Folco Quilici. Le Monde du silence ne reprend pas les contenus du livre de 1953 de même titre, mais uniquement les explorations sous-marines
SUR le monde du silence,wiki rapporte;
‘André Bazin qui, dans un article paru dans la revue France Observateur de mars 1956, considère que : « Assurément il y a un aspect dérisoire dans la critique du Monde du silence. Car enfin les beautés du film sont d’abord celles de la nature et autant donc vaudrait critiquer Dieu. Tout au plus, de ce point de vue, nous est-il permis d’indiquer que ces beautés, en effet, sont ineffables […]
Mimi pinson.8h40.
Bonjour et merci.
Quelle belle envolée!
Rose, je me permets d’insister -non pas sur l’absurdité, comme l’imagine à tort renato- mais sur la dangerosité de la divination quelles que soient ses formes.
Je répète une énième fois que toute connaissance du futur ou bien d’une situation déjà établie mais inconnue, met systématiquement en oeuvre des entités réprouvées de Dieu, le plus souvent très malveillantes et menteuses. Menteuses par ommission, en ne dévoilant intentionnellement que des informations fragmentaires. Menteuses aussi parce que taisant la manière dont elles se « rémunèrent » : en apportant le malheur, toujours de façon différée. Exactement à la façon des guérisons occultes.
Vraiment, éloignez-vous vite de ça et ne mettez votre confiance qu’en Dieu et l’intercession de ses Saints.
HOMMAGE AUX GUIDES SUPREMES
Tous les jours que Dieu fait, j’invoque le Très-Haut quand j’ai fait une connerie méritant un bruyant « NOM DE DIEU ! », fort justifié.
Et quand ça marche, j’invoque le concurent du Très-Haut, le Très Grand, celui qui protège tous ceux qui réussissent tout, grace à Lui.
La vie est bien faite !
Il y a une belle expo en vue à Cahors, Nino Ferrer Peintre …
Comme d’habitude, D. déforme mes propos : je n’ai pas évoqué une « absurdité », mais ai parlé d’« incroyable » ; ce sont deux espaces sémantiques distincts. Mais pourquoi devrions-nous nous attendre qu’un faux chrétien soit précis ?
Enfin, encore quelques moments illuminant et on nous révèlera des faits inspirés par le marc de café.
«… dans le sens de ce que dit Jung selon renato… »
Ce n’est pas selon moi, Jazzi, mais selon Jung lui-même, comme indiqué dan la source du post dédié.
renato chipote.
Anticipation pour un anniversaire.
Le 8 mai 1937 Thomas Pynchon voit la lumière, et voici Shadow Ticket son dernier roman — qui figurait dans ma pile de livres à lire depuis novembre dernier —.
https://images2.penguinrandomhouse.com/cover/9781594206108
Le terme « Shadow Ticket », argot qui vaut un billet de voyage émis sans paiement.
Années 30. Hicks est un imbécile qui développe une conscience, et un sain sentiment de peur lorsqu’il rencontre des étrangers et des dangers inconnus, et il aspire à une vie où il ne tabasse pas les gens et il ne se fait pas tabasser… enfin, comme toujours chez Pynchon, les choses ne sont jamais aussi simples dans un monde prêt à s’effondrer : chaos transcontinental ; golems robots sexy ; clarinettistes agents doubles ; apparitions ; motards rebelles ; vampires ; trafics de fromage bolcheviques ; nazis ; capitaines de dirigeables ; conjoints infidèles ; politique ethnique et rêve partagé d’une vie meilleure, d’un monde meilleur, d’un avenir meilleur. Et les femmes… des femmes qui sont des menteuses peu fiables, des meurtrières, des aventurières, des agents doubles, mortes ou tout simplement hors de portée. On verra comment il va se sortir de ce pétrin, Il me manque 90 pages.
Il est vrai que les dictionnaires sont des objets suspects, mais les consulter n’est pas un crime passible de prison.
Absurdité : caractère ou sentiment de ce qui est absurde, contraire à la raison.
Incroyable : qui n’est pas croyable ; difficile à croire.
Dans le cas de Rose, c’est du chipotage. À ses moments elle est aussi absurde qu’incroyable. Comme tout le monde d’ailleurs.
Sauf peut-être vous, Monsieur Dé.
Je vous trouve très croyable en tout et pas absurde le moins du monde.
Voilà, c’est dit.
Voyons voir. Les séjours en spa (en bref : vacances) sont payés à des personnes qui pourraient se les offrir elles-mêmes. Tandis qu’une personne handicapée (avec attestation d’un médecin — spécialiste) qui ne demande ni argent ni aide à domicile, mais simplement l’accès aux places de parking réservées aux personnes handicapées, attend depuis deux mois son autorisation.
JC, c’est le Mourchid de la Rdl, coiffé de son turban qui lui sert aussi comme couche-culottes !!!
Un ami m’a conseillé de lire un livre de Jacques Maritain, « Dieu et la permission du mal ».
Bof…, comme lecture, c’est pas franchement ma tasse de thé-ologie mais… on verra bien.
… ralentir…
Cette pensée du silence constitue l’un des traits majeurs non seulement de l’œuvre blanchotienne, mais aussi du Tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein. Le rapprochement entre ces deux penseurs a de quoi surprendre : très rares, on le sait, sont les références de Blanchot à l’œuvre du philosophe autrichien ; et pour reprendre une expression de Blanchot, on pourrait qualifier leur rencontre de « clandestine ». Pourtant, la notion de clandestinité révèle le caractère éminemment privilégié de ce rapport ; car, pour Blanchot, ce sont les amitiés « clandestines » qui sont « à jamais » et auxquelles est dû ce qu’il y a « d’éveillé en nous, de vigilant jusque dans le sommeil3 ». Or il va sans dire que, si l’on qualifie de clandestin le rapport entre Blanchot et Wittgenstein, le rapport encore plus secret et, en vérité, presque entièrement tu, entre Blanchot et Schelling, cet autre grand penseur du silence, doit être qualifié non seulement d’inavoué, mais (pour faire appel à une autre notion blanchotienne clé) d’« inavouable4 ».
Pourmapar, l’essai de Georges Didi-Hubermann est d’une richesse incroyable. Très abordable, clair, bien documenté. Beaucoup plus accessible que l’entretien mis en ligne, très… obscur. Je me régale. Merci.
LE LIEN
OPEN EDITION
La pensée du silence : Blanchot, Wittgenstein et Schelling
Giulia Agostini
@etalii
https://memoriavelata.blogspot.com/2026/04/composizione-di-un-aforisma.html
Page 97 de l’essai de G. Didi-Hubermann « Les anges de l’Histoire », ce texte percutant à propos de l’Apocalypse.
« C’est donc ici-bas que tout se passe. L’imagination apocalyptique, cette crainte de l’effondrement que l’on projette dans un espace « Autre » ( les cieux majuscules, la volonté divine) et dans un temps « Autre » (le futur superlatif, les fins dernières), concerne bien cet effondrement qui a lieu sous nos yeux mêmes : dans l’espace et le temps de tout ce que les hommes sont capables de faire subir à leurs semblables. C’est de notre propre histoire, tout simplement, qu’il est question. Et les « anges de l’apocalypse », s’il faut continuer de les nommer ainsi, ne se révéleront que sous les traits les plus terre à terre qui soient : pilotes de bombardier, nettoyeurs ethniques, entrepreneurs de deforestation… etc. etc. etc. «
Place de la Concorde, la lie de la société a saccagé l’exposition de photos de Yann Arthus-Bertrand.
Et comme pour la dernière « rave party », aucun ne payera les dégâts, les parents non plus le cas échéant.
Comment voudriez-vous qu’une telle société décivilisée, patchwork de toutes les lâchetés, égoïsmes et iniquités puisse progresser en un quelconque domaine. Elle n’est vouée qu’à l’effondrement total à moyen terme.
on ne commente pas les faits d’hiver qui arrangent les indignations moralo-politiques journalières des uns et des autres.
Mieux vaudrait commenter les faits d’été, genre départs en nos vacances prochaines au bord de l’eau, naissance de notre quatrième enfant, de la future éradication du cancer et le reforestation de L’Amazonie. Dignations, hein ? ou de la gestion du langage imposé du silence. Histoire de rester en phase avec le sujet du post, le bégaiement et les troubles mnésiques, comme des entraves handicapantes surmontables par l’écriture, par ex.
https://laviedesidees.fr/Une-societe-malade-de-ses-silences
Rose, ça va vous plaire !
page 118 du livre de Didi-Hubermann, « Les anges de l’histoire »
C’est à propos de la gravure de Dürer, « Melencolia »
« l' »humeur noire »- que l’ange méditatif de la mélancolie arbore dans la célèbre gravure d’Albrecht Dürer. L’ange de la mélancolie semble
écrasé au sol et tourne à peine le regard, sans arriver à considérer de face l’astre qu’on voit briller dans la partie supérieure de l’image : c’est donc bien un être de l’astre chu, Un être du désastre, loin de toute espérance. (…)
Désastre et désespoir ici-bas. La première image de pensée qui semble ici s’imposer serait donc, logiquement, celle de la mélancolie.(…) Benjamin remarqua que la Mélancolie de Dürer, bien que rivée au sol, se présente sous les traits d’une « figure ailée ». Ses ailes sont immenses, magnifiques, mais inutiles : repliées, Comme coincées Sur le bord de l’image. Une sorte d’albatros Baudelaire avant l’heure, si on peut dire (« exilé sur le sol (…) / Ses ailes de géant l’empêchent de marcher »). On comprend alors toute la force d’oppression qu’impose l’ici-bas – l’ici-bas de l’histoire humaine – au personnage mélancolique arraché à cette liberté de l’âme que, traditionnellement, depuis le « Phèdre » de Platon, symbolisent la plupart des créatures ailées. »
Je vais fortement nuancer mon appréciation sur La maison vide, de Mauvignier.
La qualité d’écriture y est inégale.
Certains dialogues sont vraiment passables.
Certains passages sont franchement malsains.
Il y a, dans les films de science-fiction, une image récurrente, censée faire peur, le cosmonaute brusquement coupé de sa capsule spatiale et qu’on voit tournoyer, mort et néanmoins corporellement encore existant dans le vide.
Je considère que c’est une parfaite métaphore du divorce. Ou du suicide. Au choix !
Mais pas la métaphore ! S’il vous plaît.
Sara Mearns Photo Henry Leutwyler
https://balletthebestphotographs.wordpress.com/2020/11/28/sara-mearns-7/
Louis se fait la malle à Cannes
et en grande pompe
À vouloir planter trop tôt les tomates, on récolte plus tard.
Mettez-vous bien ça dans la caboche.
Panique du lecteur
Il ne s’agissait pas de tirages, mais de reproduction sans valeur.Par ailleurs ce, la question se pose de savoir si la Concorde est le lieu idéal pour une exposition des œuvres d’ Artis Bertrand ou de tout autre. C’est avant tout une place royale. MC
Oui Rose, mais pour Hugo, c’est de 1853 à 1855.Apres, on lit dans William Shakespeare; « Dieu ne fait pas parler Homere Shakespeare, Isaie, par un bout de bois ». Retraité tactique devant une éventuelle récupération, ou sincérité? Pn peut pensera qu’il les abandonne maintenant qu’il en a tiré tout ce qu’il a pu en tirer, dont une écriture de la pluralité des voix….
dès lors que la spiritualité s’immisce, discrètement ou en prenant ses aises, voire carrément en majesté,
MAIS pour un avocat?un médecin?
ça pourrait vite se compliquer!
bonsoir!
Le vivre ensemble va tous nous faire crever. Raccompagnons- le à la maison! (C’est pour bientôt).
Hurkhurkhurk !
(J’aime bien Didi-Hubermann. D’abord, il décrit les oeuvres à sa guise, ensuite, doctement , il cause… J’avais lu Ouvrir Vénus par goût pour Boccace. Vraiment pas convaincu. Tous les bavards comme lui, Steiner etc. me saoulent rapidement…).
il faut à tout prix la dépasser. L’obsession de soi que cela reflète, un insupportable narcissisme”.
ainsi formulé » (il faut, à tout prix)cela me laisse perplexe y compris le couplet sur le narcissisme!non que je prétende que « ledit narcissisme’ soit à « soutenir si soutenable »,mais quelles simplifications:
Le divorce est un suicide. Mais parfois, une libération… Comme au fond du « grand bleu », quand on désire aller vers le grand sommeil profond.
Méta-fort.
Candice Bergen ?
« Il faut aussi rêver sa révolution, pas seulement la construire. »
Pierre Boulez
« Candice Bergen ? »
Quelle est la question, JJJ ?
Pierre Boulez été un tré bon chef.
Il aurais juste du en resté la ce qui été déja baucout.
« Vingt mille vieux sur les mers voyageant dans les cinq incontinents ! »
Pierre Desproges
«… c’est de 1853 à 1855. »
Même les plus grands hommes ont des faiblesses — l’époque, la mode —, mais ils retombent vite sur terre : « Dieu ne fait pas parler Homere Shakespeare, Isaie, par un bout de bois »
Les commentaires intéressants sur des oeuvres sont pour moi rarissimes, à moins qu’ils ne soient techniques. (Les gens parlent surtout d’eux-même). A propos de l’Albatros de Baudelaire, il est intéressant de comparer, pour le rôle du poète dans la « société », avec « Wie Wenn am Feiertage » de Hölderlin. (Mais lil est vrai que les contextes sont très différents. Hölderlin avait 20 ans à la Révolution, tout comme Beethoven de l’Eroica et Wordsworth de « Bliss was it in that dawn to be alive, But to be young was very heaven! »). Et il y en a d’autres de cette génération…
Sylvain Piron, médiéviste et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), signe François et ses frères. Biographie collective de François d’Assise (Editions La Tempête).
MARCHANDAGE GEOPOLITIQUE
Conseillons aimablement le Canard Jaunatre d’Outre Atlantique :
« Cher Donald ! Garde foi en ta vision du monde ! Un gérant d’immeubles-nations … Au lieu de viser le Trône de Darius, prend le Groenland sous ta coupe majestueuse ! Fais en un nouveau Gaza Riviera ! Nous sommes en admiration devant ta vertu ! »
Comment fais-tu ?…
à tout prix: c’est coute que coute ou quoi qu’il en coute; comme a dit l’autre, non?
mais on n’est pas pour qu’on continue à faire du quoi qu’il en coûte », a dit Geoffroy Roux de Bézieux. Même avis pour Gérard Larcher : « On ne pourra pas continuer ce que nous avons soutenu, le quoi qu’il en coûte, vers une forme de quoi qu’il advienne. »
quoi qu’il advienne. »
et comme on sait, c’est abvienne que pourra
coute
un oeintre de mes amis disait « croute que croute »
Chère Et alii, votre « croute que croute », vibrant slogan, m’enchante au delà du raisonnable !
Vedo,
Oui, c’est un rapprochement intéressant. Walter Benjamin qui est l’auteur du texte (Melencolia), cité par Georges Didi-Hubermann, a de bonnes raisons de sentir cet isolement.
Dans cet essai, beaucoup de citations de lui et ce qui est rare une photographie argentique représentant Walter Benjamin dans la salle des catalogues de la BN prise à Paris en 1937 par Gisèle Freund, page 304.
J’étais à la recherche du dessin aquarellé de Paul Klee, « Angelus Novus », 1930, dessin de Klee dont Walter Benjamin ne se sépara jamais et pour lequel il a écrit ce texte superbe mis en lien pages précédentes. C’est là que Pourmapar a suggéré cet essai précieux de Georges Didi-Hubermann questionnant la figure des anges dans l’Histoire et leur symbolique.
J’apprends beaucoup et l’iconographie est intéressante bien que présentée en noir et blanc avec des reproductions de qualité médiocre mais les Éditions de Minuit ont fait ce qu’elles ont pu.
C’est le chapitre II, D’ici-bas (êtres-angesde l’Histoire.)
Vedo,
Je reprends puisque le commentaire qui vous était destiné est réapparu.
« Theodor Adorno, plus tard, dira de l’allégorie de Walter Benjamin – Qu’on peut nommer » l’ange aux ailes pour ne pas s’envoler « ,- c’est tout le » gestus » de Benjamin qui semble « se dévoiler lui-même. (…)
Or on sait que la plus célèbre » image de pensee6″ produite par Walter Benjamin fut en 1940, »l’angelus Novus », cet « ange de l’histoire » nommé ainsi en référence à une œuvre de Paul Klee. Ce tableau qui représente un ange qui semble sur le point de s’éloigner de quelque chose qu’il fixe du regard. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. Son visage est tourné vers le passé. Il ne voit qu’une seule et unique catastrophe, qui sans cesse amoncelle ruines sur ruines et les précipite à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et rassembler ce qui a été démembré. Mais du Paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si violemment que l’ange ne peut plus les refermer.. Cette tempête le pousse vers l’avenir auquel il tourne le dos, tandis que le monceau de ruines devant lui s’élève jusqu’au ciel. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès. »
Angelus Novus, l’un des serpents de mer de la RdL, est conservé au Musée d’Israël, Jérusalem
https://www.singulart.com/blog/wp-content/uploads/2024/03/Angelus-Novus-1.jpg
Oh merci, Renato. Oui, le voilà. Et merci pour la localisation.
G. Didi-Hubermann commente alors cette image, page 133, ainsi :
« Il est impossible d’isoler cette image de son contexte ou, plutôt, de ses deux contextes historiques. Le premier est celui de la Grande Guerre qui vit, on le sait, le développement spectaculaire des combats aériens : c’est justement l’époque où Paul Klee, après avoir imaginé son « Angelus Descendents » représenta Dans dés dessins magnifiques une scène « d’oiseaux qui descendent » ou bien « d’avions en chute libre ». Comme si les anges qui descendent du ciel n’étaient plus, à présent, armés d’épées mais de bombes et de mitrailleuses. A cette meme époque Paul Klee dans son Journal réfléchissait lui-aussi Aux « monceaux de ruines » produites par le conflit mondial : « 1915. Le cœur qui a battu pour le monde est, pour moi, comme frappé à mort. (…) Dans la grande fosse des formes gisent les ruines auxquelles on tient encore, en partie. »
J’ajoute que les voix croisées de ces penseurs et artistes semblent tellement, actuelles, hélas!
Puisque nous aimons les ruines et les gisants, … nous continuerons à les élire, n’est ce pas ?
Pauvres anges de ruine et de cendre !
https://www.researchgate.net/figure/Detail-from-the-uprising-in-Warsaw-Paul-Klee-Angelus-Novus-1920_fig3_273590413
Ce midi c’est tête de veau-compotée d’endives.
Et pour finir, Renato,
les voyages du tableau racontés par son ami Gershom Scholem, qui fut intimement lié à toute cette histoire (p. 134). Il aura fini par hériter de l’aquarelle de Klee.
« Benjamin l’acquit à Munich. En 1921, il le l’apport à en me priant de garder le tableau jusqu à ce qu’il ait retrouvé un domicile fixe à Berlin. (…)
Jusqu’à ce qu’il ait cessé la vie commune avec son épouse en 1929, il eut le tableau chez lui, dans le bureau, au-dessus du sofa.
Une amie le lui apporta vers 1935 à Paris.(…)
Quand il s’enfuit de Paris en juin 1940, il mit ses papiers et le tableau dans une valise que Georges Bataille cacha à la Bibliothèque Nationale.
C’est Ainsi qu’après la guerre, ce dernier parvint à Adorno en Amérique, et ensuite à Francfort. Benjamin le considéra toujours comme sa possession la plus importante.(…)
Fin juillet 1932, voulant se suicider, il rédigea un testament, le tableau y figura comme le don personnel qu’il me léguait tout particulièrement. »
Y a-t-il un lien entre la gravure de Dürer, Mélencolia II, et l’angélus Novus de Paul Klee ? Gershom Scholem pense que oui, au regard de la correspondance entretenue entre avec son ami. Didi-Hubermann est plus dubitatif et trouve même une « rupture de ton radicale entre une image de l’immobilité rivée au sol et cette créature lumineuse, transparente comme l’air dans lequel elle flotte. »
Non franchement il y a vraiment des choses dégoûtantes dans le dernier Goncourt, je n’avais pas fait attention, de la page 500 à 514.
Je vous déconseille.
Vedo à 1h.
(Les gens parlent surtout d’eux-même)
Pas seulement sur les œuvres d’art.
Et alii
Croûte que croûte c’est vraiment génial.
Cela vient d’un peintre mais cela eut pu être d’un boulanger !
Christiane
Celui de Dürer Melencolia, n’est pas, à mes yeux un ange déchu.
Vu de loin, l’attitude du coude gauche pourrait signifier bouderie ou bien colère, mais si on se rapproche on voit le regard attentif et la moue presque souriante.
Je le comprends comme un ange qui pense, à la somme des connaissances, et qui serait dubitatif sur la mauvaise manière que nous avons, nous les humains, de les employer.
C’est une interprétation, qui vaut ce qu’elle vaut.
Les anges volent et/ou jouent de la musique.
Prout que prout, c’est encore mieux, je trouve.
D.
J’avais dix sept ans.
On n’est pas sérieux à cet âge là.
Je pratiquais aussi la graphologue, et me taillais un joli succès.
Après, avec mon amoureux, avoir déplacé un bloc de rocher de plusieurs tonnes – avec mes méthodes, apprises sur le tas – je me suis rangée. Nous allions grimper sur une voie d’escalade, et le bloc barrait le chemin d’accès.
Être en contact avec l’au-delà est absolument effrayant, et avoir des pouvoirs occultes encore plus.
Victor Hugo était un homme sensé et c’est tout.
D. ne vous faites aucun souci pour moi, ne développez aucun fantasme, cela n’en vaut pas le jus. Merci de votre intérêt ; passez-le en mode mineur.
Et je tiens la route, correctement.
8 Mai 1945 : fin de la guerre en EuropeL’acte de capitulation fixe la cessation des hostilités au 8 mai à 23h01. Un nouvel acte de capitulation du IIIe Reich est alors signé à Berlin entre les commandements militaires allemands et alliés. La guerre prend officiellement fin sur le continent européen.
In Info.gouv.
Bonne fête à tous de l’armistice, aujourd’hui 8 mai, ce grand jour de signature de paix dans cette horrible guerre qui eut lieu entre l’Allemagne et la France.
Et bon pont aux heureux chanceux qui travaillent encore…
Renato,
C’est quand même très courant de brandir des phénomènes astronomiques pour réfuter telle vision ou telle prophétie.
Je crois pouvoir vous affirmer que pour la comète de Halley, il s’est passé le même phénomène.
Et lorsqu’il s’est passé ce terrible tsunami au Sri Lanka le 26 décembre 2004, après les faits, me souviens de cet homme sur la plage, devant une statue de bouddha, dire « Nois n’avons pas assez prié les dieux et c’est pour cela que nous avons été punis. »
Le cénotaphe de Walter Benjamin à Portbou, en Espagne
https://lesempio.blogspot.com/2010/01/tomba-di-walter-benjamin.html?q=walter
Rose a toujours raison, même quand elle a tort.
D’ailleurs, rose, l’amie qui affirmait que quiconque avait eu des relations sexuelles au lycée n’avait pas besoin de thérapeute, était Francesca Alinovi, critique d’art connue pour ses travaux sur l’art de la performance et pour son étude systématique du graffiti et du street art. Diplômée de lettres, était également chercheuse titulaire au DAMS de Bologne.
Incidemment :
https://memoriavelata.blogspot.com/2025/01/fail-better.html
La fin est un commencement, mais quel des deux états est le plus instructif ?
https://lesempio.blogspot.com/2010/01/tomba-di-walter-benjamin.html?q=Walter
Elle a raison même contre la Raison, la rose !
Christiane, pour l’instant Je ne peux pas aller chercher mes notes au garde-meubles, mais je me souviens que, pour bien comprendre la géométrie de Dürer et en conséquence, son traitement de l’espade, il faudrait étudier sa Mélancolie et en même temps à La Chair, Mort et Diable et Saint Jérôme dans sa cellule.
Mais de mémoire :
La mélancolie, ou bile noire, était selon Hippocrate l’une des quatre typologies psychophysiques : sanguine, flegmatique, colérique et enfin mélancolique.
Le stéréotype de l’artiste mélancolique a des origines anciennes, déjà Aristote considérait le caractère mélancolique comme typique du tempérament artistique (l’on pensait que le génie artistique était lié à un tempérament saturnien, dominé donc par la planète Saturne, qui en raison de sa lenteur dans sa révolution autour du Soleil, était considérée une étoile mélancolique
À partir du XVIe siècle, à partir de la gravure de Dürer la codification de la mélancolie s’affine, mais la représentation reste : une figure humaine au regard absent, le visage enfoui dans sa main. La Femme ailée de Dürer, mais, sans oublier la Mélancolie de Jacob de Gheyn, rappelons-nous de l’attitude typiquement mélancolique de Michel-Ange L’École d’Athènes de Raphaël, mais aussi du Double Portrait de Giorgione et enfin à la Mélancolie de Giorgio de Chirico en 1912.
Selon Panofsky et Saxl, Melencolia I est un autoportrait spirituel de l’artiste mélancolique déjà imprégné d’une tension que l’on pourrait qualifier de préromantique, Vittorio Sgarbi ha écrit : « face à l’immensité toujours mystérieuse de la connaissance, se trouvait perdu et découragé comme le Melencolia de Dürer, pour qui même l’aide des ailes ne suffisait pas à voir le chemin certain vers la connaissance ».
en même temps à > en même temps QUE
Non seulement je ne considère pas avoir raison, mais en plus Alexandre Grothendieck dit qu’il n’a rien à prouver.
Je dis seulement que c’est banal, les planètes et les étoiles à la rescousse.
Et l’art de la performance devant L’origine du Monde au musée d’Orsay, ou bien plus hardcore encore, Renato ?
Enfin, quiconque d’ordinateur, ô joie, regarde le Mélencolia de Dürer, ne voit ni « perdu ni découragé » mais plutôt dans l’expectative et joie secrète. Sans avoir fait Polytechnique. La bouche est nettement souriante.
Par contre, c’est vrai, je le concède, le petit putti perché, à sa gauche, est ouvertement perdu et découragé.
Bon, j’ai assez participé.
rose dit: 8 mai 2026 à 11h04
Enfin, quiconque d’ordinaire, ô joie
Je ne répondrai certainement pas à une question de cabaret à deux sous.
Chacun voit ce qu’il veut, mais je préfère le regard de quelqu’un qui m’énerve (Sgarbi) à celui d’une personne prétentieuse.
il n’a rien à prouver. »
l’expression est généralement servie pour des personnes qui ont DEJA produit , dans différents domaines ,des oeuvres des travaux extraordinaires et incontestables(comme A.G.)des personnes qui n’ont plus rien à prouver
rose cherche beaucoup de « preuves » de l’identité » des autres, de leur histoire, de leur présent:c’est peut-être sa question à elle ?
J.D. disait qu’il recevait certaines « informations » bpar « prove it »!
tres bonne idée!
je ne vous dirai âs où je suis née;je ne peux pas le prouver,moi non plus, et je n’y suis jamais allée depuis
Et alii,
Il faudrait très sérieusement arrêter de fantasmer sur moi, comme ce que je disais à D. ce matin, et s’occuper de soi-même ; puisque, comme on est soi-même on voit les autres.
rose,tranquillisez vous, je ne fantasme jamais sur une femme qui s’affirme prof
Enfin, chacun comprend de travers en fonction de ses problématiques personnelles que je me garderai bien de juger.
Or, je suis en train de lire un livre, passionnant de page en page, j’en suis à ses parents, et à sa naissance à lui à Berlin, et Alexandre Grothendieck écrit qu’il n’a pas à prouver l’existence de d.ieu.
Lisez le bouquin, si jamais le sujet à des chances de vous intéresser.
Sinon, ne le lisez pas et foutez la paix -royale – à ceux qui le lisent.
À ce sujet, pas d’accord du tout avec Tobie Nathan, par ailleurs fort intéressant, lorsqu’il souligne que ce qui compte est la parole de l’autre.
Alexandre Grothendieck fait exactement le contraire : ce qui compte est la connaissance qu’il a de lui-même. Donc travail est éminemment solitaire ; si ce n’est que, accompagné par d.ieu, en rien, il n’est solitaire. J’en suis aux deux Rudi. Et il retourne sur les lieux qu’il a aimé, sachant pertinemment qu’il n’y retournera plus jamais.
Je ne m’affirme pas. Je le suis.
La guerre est finie.
Je vais essayer d’organiser une grande fête intercommunale de l’endive avec des chars thématiques et des danseurs deguisés en endive. Il y aura un char de la RdL.
Charles Baudelaire
Assommons les pauvres
Pendant quinze jours je m’étais confiné dans ma chambre, et je m’étais entouré des livres à la mode dans ce temps-là (il y a seize ou dix-sept ans) ; je veux parler des livres où il est traité de l’art de rendre les peuples heureux, sages et riches, en vingt-quatre heures. J’avais donc digéré, — avalé, veux-je dire, — toutes les élucubrations de tous ces entrepreneurs de bonheur public, — de ceux qui conseillent à tous les pauvres de se faire esclaves, et de ceux qui leur persuadent qu’ils sont tous des rois détrônés. — On ne trouvera pas surprenant que je fusse alors dans un état d’esprit avoisinant le vertige ou la stupidité.
Il m’avait semblé seulement que je sentais, confiné au fond de mon intellect, le germe obscur d’une idée supérieure à toutes les formules de bonne femme dont j’avais récemment parcouru le dictionnaire. Mais ce n’était que l’idée d’une idée, quelque chose d’infiniment vague.
Et je sortis avec une grande soif. Car le goût passionné des mauvaises lectures engendre un besoin proportionnel du grand air et des rafraîchissants.
Comme j’allais entrer dans un cabaret, un mendiant me tendit son chapeau, avec un de ces regards inoubliables qui culbuteraient les trônes, si l’esprit remuait la matière, et si l’œil d’un magnétiseur faisait mûrir les raisins.
En même temps, j’entendis une voix qui chuchotait à mon oreille, une voix que je reconnus bien ; c’était celle d’un bon Ange, ou d’un bon Démon, qui m’accompagne partout. Puisque Socrate avait son bon Démon, pourquoi n’aurais-je pas mon bon Ange, et pourquoi n’aurais-je pas l’honneur, comme Socrate, d’obtenir mon brevet de folie, signé du subtil Lélut et du bien-avisé Baillarger ?
Il existe cette différence entre le Démon de Socrate et le mien, que celui de Socrate ne se manifestait à lui que pour défendre, avertir, empêcher, et que le mien daigne conseiller, suggérer, persuader. Ce pauvre Socrate n’avait qu’un Démon prohibiteur ; le mien est un grand affirmateur, le mien est un Démon d’action, ou Démon de combat.
Or, sa voix me chuchotait ceci : « Celui-là seul est l’égal d’un autre, qui le prouve, et celui-là seul est digne de la liberté, qui sait la conquérir. »
Immédiatement, je sautai sur mon mendiant. D’un seul coup de poing, je lui bouchai un œil, qui devint, en une seconde, gros comme une balle. Je cassai un de mes ongles à lui briser deux dents, et comme je ne me sentais pas assez fort, étant né délicat et m’étant peu exercé à la boxe, pour assommer rapidement ce vieillard, je le saisis d’une main par le collet de son habit, de l’autre, je l’empoignai à la gorge, et je me mis à lui secouer vigoureusement la tête contre un mur. Je dois avouer que j’avais préalablement inspecté les environs d’un coup d’œil, et que j’avais vérifié que dans cette banlieue déserte je me trouvais, pour un assez long temps, hors de la portée de tout agent de police.
Ayant ensuite, par un coup de pied lancé dans le dos, assez énergique pour briser les omoplates, terrassé ce sexagénaire affaibli, je me saisis d’une grosse branche d’arbre qui traînait à terre, et je le battis avec l’énergie obstinée des cuisiniers qui veulent attendrir un beefteack.
Tout à coup, — ô miracle ! ô jouissance du philosophe qui vérifie l’excellence de sa théorie ! — je vis cette antique carcasse se retourner, se redresser avec une énergie que je n’aurais jamais soupçonnée dans une machine si singulièrement détraquée, et, avec un regard de haine qui me parut de bon augure, le malandrin décrépit se jeta sur moi, me pocha les deux yeux, me cassa quatre dents, et avec la même branche d’arbre me battit dru comme plâtre. — Par mon énergique médication, je lui avais donc rendu l’orgueil et la vie.
Alors, je lui fis force signes pour lui faire comprendre que je considérais la discussion comme finie, et me relevant avec la satisfaction d’un sophiste du Portique, je lui dis : « Monsieur, vous êtes mon égal ! veuillez me faire l’honneur de partager avec moi ma bourse ; et souvenez-vous, si vous êtes réellement philanthrope, qu’il faut appliquer à tous vos confrères, quand ils vous demanderont l’aumône, la théorie que j’ai eu la douleur d’essayer sur votre dos. »
Il m’a bien juré qu’il avait compris ma théorie, et qu’il obéirait à mes conseils.
(« Petits Poèmes en prose »)
Liste de Schindler en ce moment sur Arte… Et je me demande si, en ce moment, il y a un israëlien qui pose une liste de noms sur un bureau militaire quelconque, histoire d’exfiltrer tel ou tel gazaoui…
J’entends d’ici comme une rumeur grondante, puisque « cela n’a rien à voir, c’est scandaleux, qu’on lui coupe la tête ! ». Mais pourtant, peut-être bien que cet israëlien existe, peut-être que cette liste existe, et peut-être que dans soixante-dix ans, un film où le Juste sera désigné sera tourné… Allez savoir…
ainsi qu’on l’a enfin présenté, le titre du billet est en latin;
je me permettrai de souligner pour les personnes entetées à vouloir s’informer sur Derrida que « sa » déconstruction »,selon ses réponses », pouvait être définie par « plus d’une langue »
bonne suite!
« Si j’avais à risquer une seule définition de la déconstruction, je dirais sans phrase : « plus d’une langue »
https://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0906160626.html
L’homo-hégémonie de la langue maternelle est un fantasme. Les pensées passent d’une langue à l’autre, d’un continent à l’autre, comme la déconstruction est passée d’Europe aux Etats-Unis et vice-versa. »
derridex ci dessus
Renato,
Grand plaisir de vous lire. Toujours précis, fin connaisseur de l’histoire de l’art. Cette Melencolia II exposée à Colmar est une toute petite gravure, très sombre. Sa signification a fait couler beaucoup d’encre dont celle de Gottfried Benn qui l’a nommée :«génie sans sommeil»
«Génie sans sommeil, assis à même la pierre, auréolé de patience, qui n’attend rien, les coudes sur le genou, la joue appuyée sur le poing, silencieusement en train d’accomplir ses œuvres publiques et secrètes jusqu’à ce que la douleur se soit fait entendre, que la mesure soit pleine et que les images s’éloignent de lui dans la pâleur de l’achèvement.»
Les analyses de cette image si célèbre montrent cet ange austère au regard tourné vers un ailleurs indéterminé. Énigme de tous ces objets qui l’entourent, oui. Compas, livre, marteau, scie, rabot, balance, règle, tenaille, clous, sablier, et même une figure mathématique ou astrologique, un carré magique, etc.
Quelle signification ont ces objets éparpillés ? Objets de menuisier, de charpentier, de tailleur de pierre, de mathématicien, etc. Que signifient-ils ?
Georges Didi-Hubermann dans sa passion de l’image et de l’Histoire évoque très brièvement cette œuvre. Son propos pendant tout le livre tourne autour des dessins et aquarelles de Paul Klee.
Dans un choix comme dans l’autre il affiche une liberté totale face à ce qui a déjà été dit, écrit. Il rapporte ces images aux « temps inquiets » que nous traversons, s’appuyant beaucoup sur les nombreux textes de Walter Benjamin.
C’est une expérience passionnante de découvrir le cheminement de sa pensée. Après tout, l’actualité assourdissante, choquante, monstrueuse, ne nous incite-t-elle pas par l’imagination à d’autres partages ? Sa violence ne nous porte-t-elle pas à bouder, à se réfugier dans une sombre mélancolie ? Chacun est seul avec son savoir, sa mémoire, son imaginaire.
G. Didi-Hubermann réinvente par son regard certaines œuvres. Il ne cherche pas à convaincre. Il écrit c’est son partage. Il fait aussi des conférences -là j’ai du mal à suivre !
Dans ce livre, il commence par l’Apocalypse de Jean. Beaucoup ressentent ce texte comme l’annonce de la fin du monde. Le jugement dernier… Donc, ses anges sont les anges de l’ l’Histoire. Et l’Angelus Novus, si fragile, si enfantin de Klee n’est-il pas comme une ultime chance ? Une promesse de conte de fées…
Renato, je vous ai répondu, très longuement. Mon commentaire est en attente de moderation…
il y aune version masculine de la Mélancolie peinte par Pieter Codde que j’ai vue au Musée de Lille, la tête de dix pieds de long du jeune homme qui en a marre d’étudier, mais en recherchant le tableau Ö surprise il a changé de nom par rapport à la carte postale que j’avais achetée pour motiver mon fils pendant ses bachotages, c’est assez cocasse
@ Sinon, ne le lisez pas et foutez la paix -royale– à ceux qui le lisent.
Voilà ce qu’il faut dire aux gens, parfois, oui
J J-J
Du coup, j’ai sauté le pas. Aujourd’hui, avant 15h.
Ai écrit trois rêves. Cui du milieu, ai plus que la première partie.
Cdt,
Christiane, de Melencolia I je connais bien l’exemplaire conservé à la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe.
j’ai fait un rêve à force de regarder les vaches brouter, « Perrette et le pot au lait « …
j’ai envie de m’acheter un.e chow chow, j’en ai repéré une dans les Vosges, avec une bouille adorable, 3 ans le museau cinnamon et le reste d’un beau brun chocolat. Je n’ai pas dormi de la nuit …
Vous avez de la chance, Renato.
Merci, Chantal. Il est charmant !
Ah vous trouvez aussi Christianne, à y regarder d’un oeil moins caustique, ma reproduction de carte postale un peu trop verte ne lui rendait pas hommage, vue d’un autre angle je lui trouve un style certain et un regard pensif romantique, et je n’avais pas vu les deux clous, comme quoi, revenir sur une impression est parfois bénéfique !



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