Apprendre à regarder la peinture avec Daniel Arasse
Ce livre-là, je l’ai lu d’une traite, ou plutôt deux : je l’avais réservé pour le TGV Paris-Genève et retour, comme on se garde pour la bonne bouche ce dont on devine à l’avance qu’il nous comblera. Encore faut-il être sûr de son compagnon de voyage, car rien n’est décevant comme de se retrouver prisonnier d’un livre pendant des heures quand il nous tombe des yeux dès le premier chapitre. De Daniel Arasse, j’étais sûr pour avoir été fasciné par son grand livre sur le détail (Pour une histoire rapprochée de la peinture), son étude étourdissante d’intuitions sur l’Annonciation italienne, ses promenades très libres dans les musées (On n’y voit rien) et ses analyses des oeuvres de Raphaël et de Kiefer.
Ce spécialiste de la Renaissance italienne savait voir et regarder, analyser et évoquer les tableaux comme nul autre. Avec une empathie, une chaleur, une générosité rares dans son monde. Comme il se savait condamné, et bien que physiquement diminué, il avait tenu et réussi à assurer une série de vingt-cinq émissions durant l’été 2003 sur France-Culture. Un enchantement pour les auditeurs. « On en sortait grandis, et comme lavés de la bêtise des jours » comme le dit bien Bernard Comment, son préfacier. Il racontait six siècles de peinture, de l’invention de la perspective à la disparition de la figure, en déployant une érudition dépourvue de toute cuistrerie. On assistait ainsi tous les matins au rare spectacle d’une intelligence en action, mais une intelligence fraternelle. Histoires de peintures (222 pages, France-Culture/ Denoël), retranscription de ces émissions au ton inoubliable, ne coûte « que » 25 euros, ce qui est peu quand on songe que le texte est agrémenté d’un cahier de 45 reproductions en couleur de qualité honorable et d’un CD-MP3 ressuscitant la voix du conteur d’art et, suprême magie, son regard. Un concentré de gai savoir malgré son côté testamentaire.
C’est une histoire très libre, assez buissonnière. On y voit la peinture se lever sans nous intimider, fut-ce par cette fameuse « silencieuse puissance » pointée par Delacroix. L’auteur nous promène à Florence vers 1440 en révélant le lien invisible entre l’invention de la perspective dans ce lieu et le fait que la ville fut un grand centre de cartographie ; on se penche avec curiosité sur l’énorme escargot aux cornes déployées de l’Annonciation de Fransceco del Cossa ; on consacre une thèse à Saint Bernardin après s’être demandé à quoi pouvait bien servir d’inscrire des mots dans la peinture pour des spectateurs analphabètes (public majeur des tableaux religieux et des fresques), on déplore avec lui le vol de sa thèse et de ses fiches dans une voiture à Florence et on l’accompagne à Sienne implorer Saint Bernardin de lui retrouver sa thèse (en vain…) ; on s’interroge sur la double singularité de Vermeer (riche et catholique) et sur son impact dans son art :
» Pourquoi un peintre fin, qui peint avec des pinceaux très fins, peint-il flou ? »
On admire la modernité d’un Manet dont le tableau est une surface qui regarde le spectateur ; on se demande pourquoi Ingres a jugé bon de faire figurer une tache sur la robe immaculée de la belle Mme Moitessier à la nuque si troublante, pourquoi Vasari a écrit que les sourcils de la Joconde étaient peints poil par poil alors qu’elle n’a pas de sourcils, et pourquoi et pourquoi… Daniel Arasse ne cesse de s’interroger pour notre plus grand bonheur. Qu’importe la profondeur des réponses quand les questions sont si vertigineuses ? Ce qui l’intéresse, c’est ce qui se trame dans le tableau. In fine, Daniel Arasse se permet un salutaire coup de gueule contre les grand’messes des expos spectacles :
« A force de rendre ces tableaux visibles par le plus grand nombre possible, il en découle qu’on les voit de moins en moins. Par souci de rentabilité culturelle… on admet trop de gens en même temps… on fait du théâtre autour des oeuvres d’art … la scénographie montre avant tout le scénographe… L’abondance des visiteurs fait qu’on ne va pas voir l’exposition des tableaux mais qu’on va rendre un culte à l’exposition des tableaux ».
Le regard de Daniel Arasse nous manque beaucoup. Sa série d’émissions sur France Culture ne renvoyait pas seulement à des tableaux mais à d’autres livres sur l’art. Ainsi la réflexion de Delacroix qu’il rapporte sur « la silencieuse puissance » de l’œuvre d’art à son meilleur. Elle m’a poussé à relire les Ecrits sur l’art (2æ51 pages, 22 euros, Flammarion) de Mark Rothko.
Même si le livre est un fourre-tout, un bric à brac de lettres, d’articles, de discours sur les difficultés de l’accrochage, la lutte contre les murs, le spectre honni du décoratif, la tension que tout tableau doit receler qu’elle soit conflit ou désir, la lumière intérieur qu’un tableau projette sur/en nous… Ca ne se lit pas en continu ; il vaut mieux y piocher des impressions, des mots, des fulgurances de celui qui disait appartenir à ses débuts parmi les expressionnistes abstraits (Newman, Motherwell, Gottlieb) à « une bande de faiseurs de mythes ». Il écrit des choses comme ça :
« Une peinture vit par l’amitié, en se dilatant et en se ranimant dans les yeux de l’observateur sensible. Elle meurt pareillement. Par conséquent, c’est un acte dur et risqué que de l’envoyer de par le monde. Combien souvent doit-il être affaibli pour toujours par les yeux du vulgaire et la cruauté de l’impotent qui aimeraient étendre leur affliction universellement ! »
On le lit et on comprend comment un artiste tel que lui peut s’attaquer à un tableau en se laissant entraîner par ce qu’il a en lui tout en gardant un pied dehors, avant que sa frénésie ne le happe dans une spirale de la folie. L’intimité entre l’homme et l’oeuvre se rompt, le tableau lui devient étranger à l’instant même où il prend conscience du miracle de cet achèvement : « la résolution inattendue et sans précédent d’un besoin éternellement familier ». Le voyage n’est pas sans retour, mais le retour se paie de semaines d’hébétudes. Le cycle paraît sans fin. Toute cette dépense d’énergie, toute cette exténuation, tout cet enfer, pour quoi ? Pour affronter la morgue des critiques, la suffisance des conservateurs et la résistance des collectionneurs. Ce qu’il appelle « la succion des mentalités de boutiquiers » avant que les mêmes, un jour, ne finissent par le porter aux nues. A coups de millions de dollars. Le livre refermé, le mystère Rothko reste entier, mais l’énigme de son œuvre semble un peu moins indéchiffrable, et la part invisible du monde. Même si, comme disait Bacon, « pourquoi voulez-vous qu’on mette par écrit ce que l’on s’est tué à peindre ».
( » L’Annonciation » tempera sur bois, 127×120, d’Ambrogio Lorenzetti, 1344, Pinacothèque Nationale, Sienne ; « Sans titre », 300 x 442.5 cm, huile sur toile, 1953, de Mark Rothko, Musée Gugenheim, Bilbao)
1 300 Réponses pour Apprendre à regarder la peinture avec Daniel Arasse
août ou juillet, renato ?
Les « célébrités » ont toujours aimé connaître ce que contenait leur fiche au sein des ex RG ou de la DST, bien qu’en public la plupart d’entre elles vilipendassent les perversions de ces « polices secrètes » intrusives. On les sentait vexées sinon indignées d’apprendre n’avoir jamais été signalées ni fichées, ni archivées.
Leur supposée « célébrité » en prenait un sale coup.
Dieu merci, avec l’IA de google, tout le monde peut vérifier ce qui le concerne, s’en hurkhiser et s’en rectifier…
On dit que c’est une grande victoire de la démocratie participative.
« Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,
Aux dires de chacun étaient de petits saints », etc.
Bàv,
bof, jzmn, il suffit d’être hétéro-sexuel, hein ? Une précision manquante dans le profil de votre fiche google-ia
Bonne journée, au bûcher des vanités …
JJJ, rose et moi avons beaucoup parlé ici de notre vie privée et l’on n’en trouve aucune trace dans nos portraits respectifs.
C’est tout simplement parce que l’IA a été programmée pour ne pas parler de cet aspect-là, source de procès en perspective !?
Juillet, évidemment
Ils tombés dans le panneau !
🔔 🔔 🔔 !
Hurkhurkhurk !
Décevant le billet sur l’autre chaine…
https://larepubliquedeslivres.com/comment-on-porte-lodyssee-a-lecran/
Plus de la moitié des gens que je fréquentais dans ma vingtaine sont morts. Il serait plus intéressant que, plutôt que de laisser l’IA l’écrire, ce qui est toujours positif, chaque personne décrive sa figure avec ses propres mots : vie, mort et miracles.
Bel orage sur Paris !
Je l’espère, jzmn, mais je n’en sus pas sûr du tout… Elle s’en tient pour l’instant aux lienx entre les internautes avec leurs pseudos et le « profil » de leurs interventions relativement à la RDL.
Par exmeple, si vous lui demandez : « quels sont les thèmes favoris de l’internaute bouguereau sur le blog d’assouline », voilà sa réponse :
(R) Sur le célèbre blog littéraire de Pierre Assouline, La République des livres, l’internaute connu sous le pseudonyme de « bouguereau » (ou « le Boug ») est une figure historique et incontournable de la section des commentaires. Ses interventions se distinguent par un style unique : écrit entièrement en minuscules, sans ponctuation traditionnelle, truffé d’abréviations, d’argot, de digressions volontairement provocatrices ou cryptiques, et d’apostrophes directes à « lassouline ». Ses thèmes favoris et récurrents s’articulent autour des axes suivants : La déconstruction et la critique de la culture légitime Le refus de l’académisme : Tout en empruntant son pseudonyme au peintre académique William Bouguereau, il passe son temps à égratigner le conformisme bourgeois, le « sérieux » institutionnel des grands écrivains et l’esprit de sérieux des « erdéliens » (les habitués du blog). La mise en avant de la culture populaire : Il aime déplacer les débats littéraires vers des sujets plus provocateurs ou triviaux (le cinéma de genre, la musique rock, ou l’industrie du porno comme habitude culturelle) pour bousculer le snobisme ambiant. La joute verbale et l’art de l’invective Les conflits avec les autres commentateurs : Une grande partie de ses interventions consiste à provoquer des figures régulières du blog (comme Chaloux, Renato ou d’autres) dans des affrontements mêlant humour absurde, mauvaise foi revendiquée et insultes théâtralisées. La posture de l’anti-maître : Il refuse toute posture de sachant. Il aime répéter que « se croire dépositaire de quoi que ce soit est une sempiternelle erreur », préférant l’éclat de rire et le chaos à la thèse universitaire. Les obsessions artistiques et musicales fragmentées La musique comme ligne de fuite : Ses commentaires dévient très souvent vers des références musicales précises, allant de la musique contemporaine (comme Pierre Boulez) au rock lourd, au blues ou au jazz (AC/DC, heavy metal, klezmer). La littérature prise à contre-pied : S’il cite parfois Proust, Aragon, Gide (notamment Paludes) ou Beckett, c’est généralement pour en extraire un fragment absurde, une posture ou pour dire qu’un livre lui est tombé des mains « plein de dégoût ».
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Il n’évoquera jamais sa célèbre appétence pour les godemichés (hormis une allusion à son goût du cinéma porno), car ils ont prévu quelques pare-feux pour tout ce qui touche à l’auto-publicité des moeurs sexuelles des internautes du blog. d’assouline.
« Plus de la moitié des gens que je fréquentais dans ma vingtaine sont morts. »
Vous avez de la chance, renato.
Autour de moi, il ne reste que de rares survivants.
Mes manuscrits sont pleins de la mémoire et souvenirs des morts et je n’attend pas que l’IA en parle.
En revanche, je compte sur elle pour redonner vie à leurs images…
https://www.lelezarddeparis.fr/le-genie-de-lintelligence-artificielle
« Il n’évoquera jamais sa célèbre appétence pour les godemichés (hormis une allusion à son goût du cinéma porno) »
Ni sa passion exclusive pour Bob Dylan, JJJ.
Comme tous les outils, l’IA a ses limites.
Le fait que l’IA soit particulièrement succint sur Clopine n’est-il pas révélateur qu’à part elle, Clopin, Clopinou, sa vie privée et ses idées politiques, elle ne nous parlait finalement de pas grand chose ici même, JJJ ?
Aucuns dialogues, aucuns échanges véritables…
A propos de « la foire des vanités en RDL »…
Sans ses liens, toto n’est rien! 🙂
I.A.
» Sur le blog littéraire La République des livres, animé par le journaliste et critique Pierre Assouline, « Renato » n’est pas un auteur publié, mais un intervenant et commentateur régulier de la communauté.Il se présente généralement comme un Italien. Les Italiens se mobilisent pour sauver l’Histoire (souvent impliqué dans des débats sur l’art, la musique ou la politique italienne) qui aime partager ses vignettes du quotidien, ses réflexions sur les livres, Borges sans héritier, ou ses moments de jardinage. Borges sans héritier avec une pointe d’ironie. Italien parmi les Italiens qui se mobilisent pour sauver l’Histoire. »
Renato est cent, voire mille fois mieux que ce portrait. Quelle I-A !
Seul un imbécile pourrait désirer être quelqu’un selon l’IA ou bien lui demander une opinion sur soi, car connaissant l’esprit des idiots à l’origine de l’IA, intelligents certes mais conformistes et petits-bourgeois malgré la richesse accumulée, je me garde bien de leur demander un avis sur moi-même… aussi parce que je peux le faire moi-même et que ce serait nettement plus rigoureux.
Incidemment, il est rare que je parle de la politique italienne, sans doute beaucoup moins qu’un Français évoquant la politique française.
Jazzi,
vous omettez les magnifiques portraits qu’écrit Clopine, en forme de nouvelles, dont celui de Blaise, le pharmacien.
Bonne journée, au bûcher des vanités…
Janssen J-J
C’est la raison pour laquelle la premeire partie m’a barbée, Janssen J-J : cette juxtaposition d’egos hypertrophiés. Puis, la maquilleuse leur fait un portrait tellemrnt juste, et elle est une artiste, et elle a un cœur sensible, la vielle dame est pitoyable mais on a une gaiblesse pour elle quand on lit Médée foncée, en 1970, son bon temps est derrière elle, l’enorme petard qu’elle fume lui fait perdre la direction de la scène mais pas retrouver ses vingt ans, j’ai fini par me détendre, foutre mon esprit crotique de côté, et rire, rire, rire, rire.
Le point de rupture fut quand la metteuse en scène part avec son fils, dit tout le monde se fout de moi, ce qui est vrai, et s’isole quelque part.
À partir de là, j’ai relâché mon string.
Voilà comment.
vieille dame
faiblesse
mon esprit critique
10.03 mon idée c’est qu’il capte le plus de choses récentes. Or CT ne participe presque plus… Il aurait pou évoquer son immense amour pour Proust et Bourdieu, ses prises de positions politiques et féministes radicales, son génie littéraire comme nouvelliste, je sais pas moi.
Bien sûr qu’on est toujours déçu de ne pas apercevoir ce que l’on pense nous-même des autres, que l’on aime ou que l’on déteste.
Personne n’est tout de même assez sot pour ne pas imaginer en savoir un peu plus sur soi-même que ce que l’image qu’en donne ce nouvel outils qui accumule en résumant des « infos » partielles et partiales via les traces qu’il peut ramasser.
Bof, on n’a déjà plus envie de « jouer »…
L’intéressant et la « vérité » des erdélien.nes tient dans leurs différentes réactions générales qui les meuvent : plaisir de jouer, curiosité, contestation, mépris, peur, habituation…
On n’a pas encore entendu tout le monde à ce sujet.
Moij, suis déjàj lasséj, mais pasj de vous lirej, … Bàv,
@ ah merci de l’analyse de votre réaction de l’académie française (10.44). C’est clair… J’ai un peu la même détente à un moment donné, mais je ne sentais pas trop d’agacement dans la première partie, j’étais curieux de voir ce sur quoi cela allait déboucher. Et la fin était plutôt habile… Tout envoyer valdinguer, une tentation que l’on partage souvent dans la vie réelle. Epi, on le fait pas… Bàv, la mie câline (c just’une marque de boulangeries, hein !, attention)
Oui.
C’est vrai que je suis désormais orpheline de père.
Une orpheline dépouillée par sa fratrie.
Et non, ce ne sont pas les dernières volontés de mon père, en rien.
Pauvre IA, réduite à brosser les misérables portraits de ces tristes Bouguereau, Jazzi, rose, gigi, Clopine et autres vieux cadavres ambulants !!!
« Une orpheline dépouillée par sa fraterie ».
Avoir cette rose comme soeur !!!
On comprend fort bien le comportement de la fraterie.
Quand même, l’ IA, malgré ses défauts qui se corrigent avec le temps, est plus objectif que ces wikipédia rédigés par des « amis » ou dégommés par des « ennemis ».
Wikipédia dont Pieere Assouline lui-même avec l’aide de ses étudiants à montré déjà jadis ses limites et son obsolescence.
« ses prises de positions politiques et féministes radicales »
Je crois que la vie privée et les opinions politiques sont éradiquées par l’IA, JJJ.
« l’IA, intelligents certes mais conformistes et petits-bourgeois malgré la richesse accumulée, je me garde bien de leur demander un avis sur moi-même… aussi parce que je peux le faire moi-même et que ce serait nettement plus rigoureux. »
Que l’on nous explique en quoi un travail de fond informatique est « petit bourgeois » et conformiste.
Et comment peut-on être rigoureusement « objectif » envers soi-même?
« Moij, suis déjàj lasséj »
Il me semble que vous avez omis ce que l’IA dit sur vous, JJJ ?
(Le out in commence par soi-même, par pour les autres…)
rédigés par des « amis » ou dégommés par des « ennemis ».
Comme cela se passe ici, sur ce blog. Les lèches-bottes (couilles) et les défonceurs de fions!
« C’est vrai que je suis désormais orpheline de père. »
C’est surtout les tonnes de commentaires sur votre mère et les Ehpad qui sont passés à la trappe, rose !
« vous omettez les magnifiques portraits qu’écrit Clopine »
Pas moi mais l’IA, rose.
Idem pour tout ce que j’ai écrit sur mes parents et mon enfance cannoise…
« aussi parce que je peux le faire moi-même »
Il peut le faire! 🙂 😉
En souvenir du sketch de Pierre Dac et Francis Blanche
« Que l’on nous explique en quoi un travail de fond informatique est « petit bourgeois » et conformiste. Et comment peut-on être rigoureusement « objectif » envers soi-même ? »
Nos points de vue sont toujours subjectifs, l’IA c’est mathématique !
Capté en passant
« Mort de Raoul Vaneigem, philosophe libertaire et inspirateur de Mai 68
Article de Libération ., AFP
Le mouvement libertaire est en deuil, après la mort de l’un de ses plus illustres représentants. Raoul Vaneigem fut l’une des figures méconnues de mai 1968. Anarchiste, tout en gardant une certaine distance avec les activistes trotskistes et maoïstes, lui qui se méfiait de toute forme d’idéologie, le philosophe belge mort cette semaine avait participé aux occupations étudiantes.
Il en avait été presque malgré lui l’un des moteurs intellectuels puisque son Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, paru en 1967, était l’un des bréviaires des étudiants de 68 à Paris, un éloge de l’émancipation individuelle contre le consumérisme triomphant. «Vivre intensément, pour soi, dans le plaisir sans fin et la conscience que ce qui vaut radicalement pour soi vaut pour tous. Et par-dessus tout, cette loi : “Agis comme s’il ne devait jamais exister de futur”», écrit-il dans ce manifeste libertaire.
Tête pensante du situationnisme
Raoul Vaneigem est né en mars 1934 à Lessines, une petite ville francophone du Hainaut occidental chère à l’avant-garde belge du XXe siècle, car elle est aussi celle du peintre René Magritte et du poète Louis Scutenaire. Vaneigem y grandit dans un milieu modeste et anticlérical, bercé par la culture ouvrière de son père, syndicaliste cheminot.
Après des études de littérature et de langues anciennes à Bruxelles, il se tourne vers l’enseignement durant une dizaine d’années. La rencontre avec Guy Debord, à l’été 1961 à Paris, constitue l’un des tournants de sa vie.
Ils seront les figures de «l’internationale situationniste», mouvement révolutionnaire et artistique qui mêle théorie politique et culture du détournement, pour mieux combattre l’aliénation du monde du travail.
Le Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations de Vaneigem paraît d’ailleurs la même année – 1967 – que La société du spectacle de Debord, où ce dernier décrit le capitalisme comme une accumulation d’apparences et d’images, qui impose la passivité face à la marchandisation du monde.
Vaneigem et Debord, issu lui de la bourgeoisie française, ne viennent pas du même milieu et ne sont pas tout à fait dans la même veine. Plus lyrique, lecteur de Lautréamont et Nietzsche, Vaneigem réclame une révolution de la vie quotidienne par la poésie et la joie, afin de passer de la survie à la «vraie vie».
Droit au bonheur
«Il est vraiment inspiré par le surréalisme originel d’André Breton des années 1920», avec une «volonté de le dépasser en le transposant dans un autre contexte, dans la société de consommation des Trente Glorieuses», explique l’universitaire Pierre Taminiaux. Vaneigem publiera d’ailleurs une Histoire désinvolte du surréalisme.
Spécialiste des hérétiques au Moyen-Age, rabelaisien, Raoul Vaneigem n’aime pas les étiquettes. Il quitte l’internationale situationniste en 1970, sur fond de conflit avec Debord qu’il ne reverra plus. Le philosophe belge poursuit une œuvre d’une cinquantaine d’ouvrages, entre essais politiques sur l’autogestion et étude historique de la résistance au christianisme des mouvements hérétiques.
Décrit parfois comme timide, il est raconté comme un amoureux de la nature, du vin et des femmes. A l’écart des médias traditionnels et du milieu intellectuel parisien, il vivra retiré dans la campagne française, dans l’Yonne, ainsi que dans un petit appartement devant la Méditerranée sur la côte catalane, près de Barcelone.
Avec son allure bonhomme, c’était un «beau vieillard», une «personnalité solaire et fidèle à son œuvre dans sa manière d’être, dégageant de la sérénité et de la joie», raconte l’essayiste Adeline Baldacchino, qui l’avait rencontré après lui avoir consacré un ouvrage.
Aux «ravages» des «gens de pouvoir», ce père de quatre enfants oppose la créativité des villages et des quartiers, la résistance locale face aux puissants. Il soutiendra la révolte du sous-commandant Marcos dans la région mexicaine du Chiapas au milieu des années 1990 ou le mouvement des «gilets jaunes» en France en 2018 et 2019.
«La démocratie est dans la rue, non dans les urnes», disait-il dans un rare entretien accordé au Monde, en 2019. «Je mise sur l’expansion du droit au bonheur, je mise sur un “pacifisme insurrectionnel” qui ferait de la vie une arme absolue, une arme qui ne tue pas.» »
« l’IA, intelligents certes mais conformistes et petits-bourgeois malgré la richesse accumulée, je me garde bien de leur demander un avis sur moi-même… aussi parce que je peux le faire moi-même et que ce serait nettement plus rigoureux. » (bolibongo dit: 30 juillet 2026 à 11h12)
Voilà un procédé malhonnête de boutiquier, corrigeons donc :
« car connaissant l’esprit des idiots à l’origine de l’IA, intelligents certes mais conformistes et petits-bourgeois malgré la richesse accumulée, je me garde bien de leur demander un avis sur moi-même… »
Il me semble que vous avez omis ce que l’IA dit sur vous, JJJ ? (jzm)
Il vous semble bien, mais j’imagine que tout le monde est allé voir, moij’y compris. Franchement, pas la peine de la ramener. Hein ?
Merci pour le rappel de Raoul Vaneigem, j’ignorais qu’il fût belge, quoiqi’il m’ait marqué durablement, j’ai beaucoup chanté, jadis « cours camarade le vieux monde est derrière toi ». Et pouisj j’avais conseillé à Emmanuelle « le livre des plaisirs »… Elle ne l’avait pas lu. Elle est morte la semaine dernière à 73 ans.
Pmp, je ne renie jamais mes amours de jeunesse. Je sens bien que les jeunes sont également destinés à périr avec les vieux. Pkoi diantre s’en effaroucher ? Tout le monde est virtuellement porteur d’une maladie orpheline. Nous en sommes solidaires. La chirurgie d’aujourd’hui fait des miracles au sujet des bris de cols de fémur. Encore un peu d’espoir en ce bas monde.
Bàv,
«… comment peut-on être rigoureusement « objectif » envers soi-même? »
Il suffit de ne point cultiver des illusion, mais je comprends que pour un boutiquier cela soit difficile à concevoir.
au moins cette IA-google réfère les points de ses résumés aux sources où elle les y a puisées et triées. Si on est au parfum, ça ne nous apprend rien. Dans le cas contraire, c’est rassurant, on peut aller vérifier soi-même. Je sais pas, moij… des certitudes définitives sur les innovations qu’on nous balance ??? Et maintenant on vient nous cracher sur l’inobjectivité de la wikipedia, après qu’on n’eût que cela à se servir pour « briller », à la place des bouquins poussiéreux. Brefl…
Moi, j’estime que les « boutiquiers » (au sens non péjorant du terem) aiment plus leurs boutiques et en parlent beaucoup mieux que ceux qui les désertent en catimini, en se bouchant le nez.
Je me souviens toujours de la fameuse thèse de François Gresle, l’un des meilleurs spécialistes de cette « catégorie-là ». Je n’aimais pas ce prof, et c’était réciproque, m’enfin, maintenant qu’il est mort depuis 2012, hein, rendons hommage au mérite de ce seul travail notable, une référence ayant durablement marqué sa discipline.
https://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1989_num_67_4_5735_t1_0936_0000_2
Bàv,
… « boutiquiers » au sens non péjorant du terme, évidemment, en substitution de « petit bourgeois philistin »
Il suffit de ne point cultiver des illusion, mais je comprends que pour un boutiquier cela soit difficile à concevoir.
Mais qui donc est le meilleurs boutiquier de lui-même que notre renato en personne derrière ses multiples comptoirs de blogs et autres magasins de rêves numériques accumulés qu’il nous dévoile continument en liens sur ce blog? 🙂
« renato dit: 30 juillet 2026 à 10h26
Seul un imbécile pourrait désirer être quelqu’un selon l’IA ou bien lui demander une opinion sur soi, car connaissant l’esprit des idiots à l’origine de l’IA, intelligents certes mais conformistes et petits-bourgeois malgré la richesse accumulée, je me garde bien de leur demander un avis sur moi-même… aussi parce que je peux le faire moi-même et que ce serait nettement plus rigoureux. »
Je ne vois pas ce qu’il y a de « malhonnête » et de « boutiquier » dans l’extrait de votre citation par bolibongo, renato ?
Je ne dévoile rien petit philistin, ces blogs sont un travail, en aucun cas des boutiques de vente, car depuis ma dernière exposition (1998) je ne possède plus aucune de mes œuvres et je me limite à ébaucher des possibilités que n’importe qui peut réaliser sur la base du principe « si ça vous plaît, faites-le », e pour lesquelles je ne demande pas d’argent. Il sufirait de s’informer avant de déblatérer.
renato en personne derrière ses multiples comptoirs de blogs et autres magasins de rêves numériques accumulés
Tout est donc agencé selon SA volonté.
Cela me fait penser au facétieux « curriculum vidé » expression artistique inventée par l’artiste Raymond Pagès ainsi qu’à ses livres reliés et titrés sans contenu.
Je ne vois pas ce qu’il y a de « malhonnête » et de « boutiquier » dans l’extrait de votre citation par bolibongo, … ?
Il a cité un fragment en coupant la partie qui dit : « car connaissant l’esprit des idiots à l’origine de [l’IA] », ce qui est « malhonnête » et « boutiquier ». est-ce que pour vous c’est correct .
un travail, en aucun cas des boutiques de vente,renato
Mais personne ne dit le contraire!
Ce que l’on constate, c’est que vous vous bâtissez un mausolée à votre propre gloire et que vous demandez donc aux autres de l’échafauder, de l’achever et de le perpétuer.
Pas folle la guêpe! 🙂
Pas folle la guêpe! 🙂
Tout le contraire d’une IA, même perfectible!
Ce n’est la faute de personne si vous n’avez pas réalisé vos rêves d’adolescent, bolibongo.
« Christiane incarne parfaitement ce modèle de la « critique citoyenne » et du lecteur passionné capable de dialoguer d’égal à égal avec l’écrivain et les autres internautes. »
–
MDR !😅
Hein, Popaul ?
En fait, Guillaume Erner est un sergent recruteur pour LFI, ses petits a priori et ses petits arrangements avec la déontologie journalistique font merveille. Plus on accuse sans aucune preuve LFI d’antisémitisme, plus les gens révoltés par les procédés calomnieux deviennent nombreux. Ce que, si vous songez à la mainmise d’un Bolloré d’extrême droite sur tous les médias, est un pied de nez au fascisme. Peut être enfin pourrons nous réfléchir collectivement, avec un grand bol d’air, à la sixième république dont nous avons tous si désespérément besoin ?
19:44+40 : Heureusement que le harcèlement d’IA n’est pas puni (pour l’instant du moins, profitez-en tant qu’il est temps !)
vos rêves d’adolescent
Adulte depuis belle lurette je ne bâti pas une tour de Babel numérique autour de ma personne comme c’est votre cas renato.
Ce n’est pas une critique, c’est un constat.
Si par malheur Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon parviennent à l’Elysée, ils s’accommoderont parfaitement de la Ve République et il ne sera plus question de la 6e.
Mitterrand, résidu de la 4e et opposant de la première heure de la 5e, nous a déjà fait le coup…
Qu’est-ce qu’il dit de D., l’IA ?
Bien dit Jazzi!
Pauvre Alfred, toujours loin de l’exception.
Oui, Jazzi, eût pu écrire obsédée par sa mère et critique virulente des ehpad.
Non Janssen J-J suis pas allée voir, ai mitonné un petit ragoût avec un os et des patates.
« ai mitonné un petit ragoût avec un os »
Qu’elle idée, rose, alors qu’Emma vient de s’en briser un !
Je ne demande rien à personne, mais il est inutile de continuer, d’autant plus que bolibongo prend en compte quelques blogs composé comme exemple de réalisation, mais je ne pense pas que cela soit passé par mon site officiel.
je ne pense pas que cela soit passé > je ne pense pas QU’IL soit passé
N’importe quoi. Dès que Mélenchon sera élu, la constituante sera organisée. Vous verrez. Merci donc de voter pour LFI, pour sortir de ce merdier infect qui brûle nos forêts et s’appelle un monde capitaliste fondé sur l’exploitation à fond la caisse des ressources mortifères (l’énergie fossile), mais tout va bien, jusque là. Ahaha.
En plus, je ne vois pas en quoi tout ceci empêche qui que ce soit de se prononcer,de condamner,ce qu’Erner a fait. Profitant de sa « position ». Ça justifie la calomnie, la « position » ?;
Justement. Une petite souris d’agneau.
Jazzi,
ce qui est juste dans votre portrait fait par l’I-A, c’est votre goût et capacité de communication avec autrui.
On les co fine, et ils s’échappent, preparons-nous à rigoler :
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/07/30/la-cyberattaque-de-hugging-face-par-des-ia-d-openai-expliquee-en-quatre-questions_6736657_4408996.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=android&lmd_source=default
on les confine => personne, donc, n’a envie d’être confiné.
Il y a les algorithme et les l’oignon, le 17 juin 2018 j’étais tombé sur ça :
« Au cours d’un projet Facebook, deux bots ont commencé à dialoguer entre eux en employant un langage que les programmateurs n’ont pas pu comprendre ni su déchiffrer. »
Même si ce fait ne semble pas inquiéter les programmateurs — au moins ceux qui nous invitent à ne pas nous en soucier —, nous ne devrions pas prendre l’expérience à la légère ; devrions plutôt nous poser la question de savoir comment interpréter ce fait ; et aussi si en condition d’incertitude — connaissance limitée des dynamiques futures et des variables en jeu —, des bots pouvaient prendre des décisions ; ou si la condition d’incertitude en limitait l’efficacité et en provoquait des conditions de doute ou d’indécision. J’ai imaginé que si n’importe qui peut apprendre les codes de la communication afin de confectionner un objet et persuader le public qu’il vaut la peine de l’acheter, un bot aussi pourrait composer une bagatelle de bonne facture ; qu’il puisse même pénétrer le mystère de la vérité ! et voilà que finalement libérés des ennuis de la création nous pourrons passer notre temps en le perdant.
Dans un incident étrange, l’algorithme de Facebook a récemment été trompé par une photo d’oignons qui, selon lui, était « ouvertement sexuelle ». L’image, publiée sur la page Facebook officielle de l’entreprise canadienne Gaze Seed Company, ne montrait pourtant que des oignons placés dans un panier en osier.
les algorithmeS
AI = Un petit bourgeois philistin désigne une personne fermée aux arts, attachée aux apparences matérielles et prisonnière de valeurs morales très rigides ou ordinaires. Caractéristiques principales Refus de la culture : Il n’aime pas l’art, la poésie ou les grandes idées nouvelles, qu’il trouve inutiles ou bizarres. Amour de l’ordre et du confort : Il cherche avant tout la sécurité financière, la paix quotidienne et le quant-à-soi. Esprit étroit : Il juge les autres selon de petites règles de bienséance et rejette tout ce qui dépasse sa vision simple du monde.
Aucun parallèle possible avec le « boutiquier », même péjorativement.
ces petits échanges du jour ont surtout démontré ce que l’on imaginait depuis longtemps L’IA a révélé combien ce Renato Maestri pouvait être désagréable, et puant de vulgarité venimeuse sous les apparences policées de sa jeune sculpture imbue quand il se voit obligé de « défendre » la vieille. Bas les masques, et quel naufrage. Bàv,
13h37: Asimov avait tout compris (voir le dialogue entre les deux robots de Madame Gladia dans Les Robots et l’Empire).
Clopine, un, tout le monde se fout de cet Erner.
Deux, Mélenchon n’est pas plus intelligent que Lénine, Trotski, Staline et Mao réunis: soit il ne « sortira pas du capitalisme », soit il en « sortira » comme les susdits, par une catastrophe totalitaire (Trotski n’a pas été aux manettes mais il aurait été sans doute pire que les autres).
Trouvé ce jour sous la plume de Giono (in Regain, 1930) : « Remarque qu’on s’y laisse tous prendre. Moi, l’enfant a voulu ; le gendre a voulu « Vous voulez de ce blé ? Mettons de ce blé ? » Et puis, maintenant, nous faisons Jésus devant le grenier, et puis maintenant, nous voyons, et puis maintenant, ah ! le mistral a de quoi jouer du tambour avec toutes les granges vides. Et voilà. Si au moins ça servait de leçon… »
Incapacité de l’IA à donner du sens à cette métaphore inconnue dans les sens de Giono : « nous faisons Jésus devant le grenier »… Chère r^z, cela se passe entre Banon, Manosque et Forcalquier… Dit-on encore cela par chez vous, au pays des Santons ? et si oui, qu’est-ce à dire au juste ?
Merci, lcé, Bàv,
On va pas aller lui foutre un coup de pioche dans la nuque quand même, à notre Jean-Luc. Si ?
Je suis désormais persuadé que « l’IA générative » n’apportera jamais rien de plus à la compréhension de l’œuvre de Pierre Michon. Cela dit, je n’ai pas lu le nouveau billet qui va renouveler le stock.
S’il y a une personne ici qui dégage une odeur de vulgarité, ici, c’est vous, JJ-J.
Lorsque j’utilise l’expression « petit bourgeois philistin » relativement à cet intervenant, je sais pourquoi — compte tenu qu’il ne suffit pas déblatérer sur l’art pour ne pas entrer dans cette catégorie.
cela dit, il serait grand temps pour vous de prendre en considération votre présomption de juger tout en ayant pas les qualités requises.
En résumé, nous devrions nous laisser insulter par des idiots qui se prétendent de gauche et ne pas répondre parce qu’un intellectuel de bas étage le veut.
Des milliers de personnes ont été évacuées dans la nuit alors que des incendies menaçaient une station touristique de l’île grecque de Crète et continuaient de faire rage, alimentés par des vents violents.
« nous faisons Jésus devant le grenier »
Habituellement, cette référence évoque la parabole du bon grain et de l’ivraie. Elle ne semble pas être spécifique au sud-est de la France, et il est possible que Giono ait eu en tête autre chose, il faudrait avoir le contexte.
Dernière avant apéro :
« La vérité est la suivante : chaque fois que vous essayez de dire la vérité, vous êtes catalogué comme mauvais ; et lorsque vous avez la réputation d’être mauvais, vous êtes mauvais même si vous écrivez que le ciel est bleu. »
Oriana Fallaci
@Merci pour le rappel de Raoul Vaneigem, j’ignorais qu’il fût belge, quoiqi’il m’ait marqué durablement, j’ai beaucoup chanté, jadis « cours camarade le vieux monde est derrière toi ». Et pouisj j’avais conseillé à Emmanuelle « le livre des plaisirs »… Elle ne l’avait pas lu. Elle est morte la semaine dernière à 73 ans.
Pmp, je ne renie jamais mes amours de jeunesse. Je sens bien que les jeunes sont également destinés à périr avec les vieux. Pkoi diantre s’en effaroucher ? Tout le monde est virtuellement porteur d’une maladie orpheline. Nous en sommes solidaires. La chirurgie d’aujourd’hui fait des miracles au sujet des bris de cols de fémur. Encore un peu d’espoir en ce bas monde.
C’te bonne blague …
Aucun parallèle possible avec le « boutiquier », même péjorativement.
ces petits échanges du jour ont surtout démontré ce que l’on imaginait depuis longtemps L’IA a révélé combien ce Renato Maestri pouvait être désagréable, et puant de vulgarité venimeuse sous les apparences policées de sa jeune sculpture imbue quand il se voit obligé de « défendre » la vieille. Bas les masques, et quel naufrage. Bàv, »
C’est un jeanfoutre! 🙂
Dit par un kon, c’est un compliment !
une personne ici qui dégage une odeur de vulgarité, ici, c’est vous, JJ-J. (sic)
Yes, sir ! mais moij’au moins, je l’assume …
Il semblerait que non…
La sale gigi assume toutes les mauvaises odeurs possibles et imaginables et assume même encore toutes les puanteurs impossibles et inimaginables !
le vrai pays des santons c’est Aubagne.
Nous, nous sommes l’arrière-pays.
Pouvez-vous, Janssen J-J dire un peu plus long sur « faisons Jesus devant le grenier » je ne connais pas cette expression du tout.
21.40 / c’est dans le roman de Giono, Regain…
Précisément je ne la comprends pas…
Sieur Renato a tenté de donner une réponse en évoquant une parabole biblique. Voilà ce qu’en dit l’IA précise :
faisons Jesus devant le grenier
L’expression « Jésus devant le grenier » fait référence à plusieurs enseignements et métaphores de Jésus dans les Évangiles où le grenier symbolise la sécurité spirituelle ou, à l’inverse, l’illusion des richesses matérielles. Selon votre approche (théologique, théâtrale ou d’écriture), cette image forte renvoie à deux paraboles majeures du Nouveau Testament.
1. La parabole du riche insensé (Luc 12) Dans ce texte, un homme riche possède des terres qui ont beaucoup rapporté. Il décide alors de détruire ses greniers pour en construire de plus grands afin d’y amasser toutes ses récoltes et ses biens. Il se dit alors qu’il peut se reposer, manger, boire et se réjouir. Le message de Jésus : Dieu lui dit : « Insensé ! Cette nuit même tu cesseras de vivre. Et alors, pour qui sera tout ce que tu as accumulé ? » Jésus utilise cette image pour montrer qu’il ne faut pas amasser des richesses matérielles pour soi-même, mais plutôt être « riche aux yeux de Dieu ».
2. La parabole du bon grain et de l’ivraie (Matthieu 13) Jésus compare le Royaume des Cieux à un homme qui a semé de la bonne semence dans son champ, mais son ennemi y a ajouté de la mauvaise herbe (l’ivraie). Le rôle du grenier : Au moment de la récolte, le maître demande de séparer les deux plantes. L’ivraie est liée en gerbes pour être brûlée, tandis que le bon grain est amassé dans le grenier. Dans la tradition chrétienne, le grenier représente ici le Royaume de Dieu ou le saint temple, où les justes sont mis en sûreté pour la vie éternelle.
Je ne peux vous en dire plus,… Bàv,
Je vais relire « Armand » d’Emmanuel Bove.
Voilà un bel écrivain avec lequel je voudrais tant renouer le fil de lecture. Lecture de ses émouvants romans : « Mes amis », « Un célibataire », « Mémoires d’un homme singulier », « Henri Duchemin et ses ombres »…etc,.
Me marquera-t-il l’esprit maintenant à 67 ans comme il me l’a profondément marqué à 30 ans ?!
Petits romans mais vaste nostalgie.
je l’avais noté que c’etait dans Regain de Giono, je vous demandais le contexte.
Je garde l’expression en tête.
Dit par un kon, c’est un compliment !
Eh bien, notre toto international oublie le « qui l’est » dans sa précipitation effaceuse! 🙂
@ 4.26 Le contexte? … c’est au moment de la rencontre finale entre Gédémus qui vient quémander du blé à Panturle en le lui rachetant « au prix de la femme » qu’il lui aurait « donnée », par le biais d’un stratagème inventé. En effet, le nouveau couple s’est « enrichi » grâce à l’heureuse récolte de son labeur et par l’espoir placé dans le ventre de sa compagne qui a commencé à s’arrondir… Panturle accepte « la transaction », parce que sa générosité et son humanisme fonciers sont plus forts que la ruse de tous les escrocs profiteurs dont il a parfaitement conscience.
Voilà ce que j’ai cru comprendre de ce vieux roman rural. J’ai fortement pensé à mon père et à cette fable qu’il avait toujours chérie, « le laboureur et ses enfants ». Ce que je peux vous dire. En espérant votre compréhension.
Bien amicalement àv2 (J J-J)
La solitude de ses anti-héros, à Bove, des êtres se cherchant désespérément des amis, mais qui, tellement maladroits dans leurs approches, ne réussissent qu’à provoquer des profiteurs, de l’évitement ou de la fuite… Ils condamnent les personnages boviens à la solitude d’une tristesse insondable.
Bove a ri ?… Non, jamais il n’a vraiment pu, voilà pourquoi je me suis toujours attaché à ses pages. Elles valent le coup d’être revisitées. M’aperçois détenir « Journal écrit en hiver », et ne pas l’avoir lu, par oubli… Je vais réparer ça. Merci bien.
Comme « boutiquier » n’est pas très apprécié, disons-le autrement : un individu malhonnête tronque l’une de vos phrases pour vous faire dire ce qu’il veut. Vous n’appréciez pas, mais… le jeanfoutre, c’est vous… c’est réconfortant dans un contexte de personnes s’estiment cultivées !
Toto avec tous ses liens de danseuses quasiment nues, le mâle au net! 🙂
May Yen Cheah
https://www.facebook.com/photo/?fbid=10164803487339886&set=a.10154421603579886
Ah,,Clopine si vous nous parliez de Mathieu Pigasse avec autant de passion que vous en mettez pour Bollore , lequel Mathieu ne roule ni dans la misere, ni dans la pénurie de quotidiens.
on voit bien comment les uns s’emploient à relancer gratuitement des polémiques avec les autres… Les gens qui se détestent de loçngue date « se cherchent » en permanence, non pour nourrir leur hargne réciproque qui menacerait de s’affaiblir, mais pour la renforcer au contraire, sans quoi ils ne seraient plus rien, ni grand chose.
Chez Bove, il y avait constamment cette mécanique à l’œuvre, sauf que ses personnages revendiquaient plutôt explicitement d’aimer pour être aimés, sans jamais y parvenir. Alors, ils retournaient leur dépit contre eux-mêmes. Bove fut un dépressif magistral, qui sut mieux que personne dépeindre dans ses romans toutes les facettes d’un trait de personnalité quasiment universel.
Voilà ce que j’ai toujours ressenti en le lisant jadis. Il fallait entrer chez lui avec courage, mais comme il avait la maîtrise d’un style banal et neutre et pourtant, on voulait bien continuer marcher à ses côtés, avec accablement jubilatoire. Quarante an plus tard, dans son roman « journal écrit en hiver » (1931), perception de lecture intacte.
Tout Bove est contenu dans la journée du 4 OCOTBRE.
et pourtant affûté, juste, précis et sans pathos, on voulait bien …
@kiki le kon
Critique de danse
Théophile Gautier, critiques de danse, qualifiant le ballet de « littérature des jambes »
De la description à l’interprétation. Historiquement née aux siècles passés d’un récit visuel (voir Théophile Gautier qui a co-écrit avec Jules-Henri Vernoy le livret de Giselle, inspiré par son amour pour la danseuse Carlotta Grisi), la critique s’est ouverte à une approche interdisciplinaire. Dans le contexte contemporain les critiques analysent non seulement la technique académique ou moderne, mais aussi toute la « culture du corps », les nouveaux langages performatifs et la relation avec le public.
Analyse technique et stylistique : examen de la rigueur académique, de la virtuosité et de la précision des interprètes — déjà Gautier jugeait la danseuse par sa beauté physique et l’harmonie de ses mouvements.
Lecture dramatique : évaluation des capacités narratives et psychologiques des personnages sur scène.
Conservation et restauration : étude philologique des partitions originales et des réinterprétations stylistiques des grands classiques.
Le fils de…
Allez, disons 1300…, et finissons-en avec Daniel Arasse.


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