Le choc Thélyson Orélien
Peu de rentrées littéraires échappent à cette double injonction contradictoire : 1. Prendre garde malgré tout à ces quelques livres qui nous parviennent précédés par leur légende. 2. Toujours veiller à séparer un livre du bruit qu’il fait. Dans cette perspective, le roman de Thélyson Orélien C’était ça ou mourir (266 pages, 21,50 euros, Grasset) est un cas d’école- et on se fiche bien de savoir que Grasset en soit l’éditeur : ce livre relève du programme mis en place par Olivier Nora, son dernier dans ce qui fut « sa » maison à la suite des aventures que l’on sait et de toute façon, les auteurs n’ont pas à en être pénalisés pour autant.
En général, lorsqu’un éditeur veut bourrer le mou à un critique littéraire ou au membre d’un jury, il l’intoxique en brandissant des arguments imparables : c’est déjà le favori des libraires, ils sont dithyrambiques, les retours sont inouïs, du jamais vu ; les journalistes ne tarissent pas d’éloges, la presse promet d’être remarquable si l’on en juge par les retours (les fameux retours qui font le buzz) ; une vingtaine de traductions sont déjà en route ; les éditeurs de formats de poche se sont livrés à une surenchère démente pour remporter les droits… Une véritable scie devenue inopérante à force d’être actionnée en amont de chaque rentrée. D’autant que, on le sait bien, il n’y a qu’un pas du phénomène à l’énergumène.
« Parce que c’est ça le vrai voyage d’un migrant : ce n’est pas le trajet, c’est le retranchement, la dépossession, la lente érosion de soi. Chaque étape t’enlève quelque chose.
Avec Thélyson Orélien (1988), ça n’a pas manqué. Tout cela à la fois. Ce qui fait beaucoup pour un seul roman (il est déjà paru il y a quelques mois à Montréal aux éditions du Boréal). De quoi s’agit-il ? De l’épopée très personnelle du héros Jonas Dorléon, enseignant à Port-au-Prince, dès lorsqu’il s’est mis en tête de fuir le chaos haïtien avec une mort violente pour perspective à court terme afin de s’établir un jour au Canada. On s’en doute, la route de l’un à l’autre à travers la république Dominicaine, le Brésil, l’Amérique centrale, le Mexique, les Etats-Unis, a tout d’une odyssée, semée d’embuches, d’obstacles, de rencontres, de tragédies, de rires, de trahisons et de solidarités. Nul doute que l’histoire sera lue comme celle « des migrants » mais incarnée à travers le destin chahuté d’un seul qui, au départ, n’a qu’un but : aller quelque part où les gangs criminels ne sont pas. Un peu de son histoire, auteur québécois d’origine haïtienne, mêlée à beaucoup de celles des autres. Et non, ce ne sont ni ses mémoires ni une sorte d’autobiographie car son propre itinéraire de Port-au-Prince à Montréal fut bien plus paisible. C’est une fiction avec en creux, une réflexion permanente sur les mécanismes à l’œuvre dans la transmission des valeurs et la prise de conscience identitaire.
On ne fait pas plus obstiné que son héros. Quel rage de vivre ! C’est un homme reconnaissant, un homme en colère, un homme qui s’accroche et surtout un rire fait homme. Sa capacité à espérer a quelque chose de désespérant car on se dit qu’en pareille circonstance, il y a longtemps qu’on aurait raccroché les gants. Ce qui le sauve, c’est sa vision du monde jamais moralisatrice, une manière ironique d’affronter les pires moments de la vie qui lui permet de retourner les situations les plus dramatiques. Troublant sans aucun doute jusque dans le rire. On est dans le cul du monde où règne l’inhumanité et la mort annoncée à chaque coin de rue. L’espoir, le froid, l’attente des papiers qui ne viennent pas. Le problème récurrent de l’exilé n’est pas la faim mais les autres exilés. Le peuple international des migrants et demandeurs d’asile ne parle pas la même langue ; ils viennent de partout mais se comprennent miraculeusement quand ils ne se tuent pas.
Derrière « les migrants », il y a des individus, des gens, des êtres trimbalant chacun sa part d’humanité. Chacun a son histoire. Orélien les a rencontrés, écoutés, restitués., ces personnes. La réunion de leurs vérités personnelles a nourri l’intense vérité littéraire qui émane de ce livre. Le narrateur traverse douze pays mais sa traversée de la jungle du Darien entre l’Amérique du sud et l’Amérique centrale est déjà un exploit. Pas arrivé, pas encore. Il n’est plus qu’un matricule mais si proche de toucher au but. L’important est de ne jamais rien céder de sa dignité. Montréal enfin, dans un Québec non idéalisé comme une terre promise, et de nouveau l’attente des papiers mais moins dure à supporter quand on a un travail et qu’on goûte le parfum de la liberté.
De ce méli-mélo d’émotions et de découvertes, Thélyson Orélien a réussi à faire un roman/récit qui se tient formidablement à travers toutes ces histoires bordées de géographie, la moindre des choses pour un primo-romancier prof d’histoire-géo, auteur de quelques recueils de poésies et d’un essai sur Penser le mot en N: Cartographie d’une blessure vivante ( 2024). Tant et si bien qu’en voit déjà qui y pointent quelque chose d’un peu trop bien fabriqué, machiné pour plaire et complaire sans guère de contestation possible en un temps où les transhumants de la planète mondialisée nous apparaissent quotidiennement comme les damnés de la mer. Des esprits incrédules passeront à côté de l’essentiel : sa langue si claire pour dire ce que la vie peut avoir de si sombre, son écriture si gaiement métaphorique et le son qui s’en dégage. Quelle force, quelle finesse et pas un mot de trop tant c’est ciselé ! Quel choc ! On serait soufflé à moins. Et partant, quel formidable hommage à la langue française que cette langue de l’exil ! On sait gré à Thélyson Orélien de l’avoir ainsi enrichie, colorée, irriguée, tout en interpellant ce qui reste en nous de conscience universelle.
L’humour noir d’Orélien est si irrésistible qu’il nous retient d’être aussi bouleversé que notre pente naturelle nous y inclinerait. Mais quelle leçon de vie dans ce périple jonché de cadavres et secoué de violence ! La misère y est partout et le misérabilisme nulle part. Woody Allen a écrit quelque part qu’il ne savait absolument rien de l’Au-delà mais qu’il emporterait tout de même un slip de rechange par prudence. Jonas Dorléon, lui, s’est lancé dans l’inconnu de l’exil avec, dans son sac en plastique siglé Carrefour, un volume d’œuvres poétiques de son compatriote René Depestre car ses vers aident à tenir et un slip de rechange. Parce qu’un slip propre, c’est la dignité et le sentiment de la dignité conservée malgré tout, c’est ce qui retient de dégringoler tout à fait. Entre ces deux perspectives, il y a la littérature.
« Il me rappelait que la propreté, pour le migrant, est une forme de résistance. On lave ce qu’on peut, même si le reste du monde nous regarde comme une tache.
Tout ce que l’on raconte sur ce livre et son auteur est certainement vrai mais n’a aucune importance. Il ne s’agit pas d’un document gorgé de preuves mais d’une fiction pleine de vérité. Le « phénomène Thélyson Olérien » ne porte pas jugement sur la qualité et sur le choc que produit la lecture de C’était ça ou mourir. Il suffit de lire.
(« Des agents de la police des frontières américaine dissuadent les Haïtiens de retourner aux Etats-Unis sur les rives du Rio grande à Del Rio, Texas, 2021, photo Paul Ratje/ Afp ; « Des migrants haïtiens traversent le Rio Grande pour atteindre Ciudad Acuña au Mexique » photo Pedro Pardo, Afp ; « Des migrants, pour la plupart Haïtiens, traversent la jungle du Darien de la Colombie au Panama pour se rendre aux, États-Unis. Près d’Acandi, en Colombie, le 15 septembre 2021. Photo Fernando Vergara/ Afp)
1 061 Réponses pour Le choc Thélyson Orélien
Le Khôn (Chaloux), la Brute (Alfred) et le Truand (Puck). Nuls!
1000
incroyable de voir que les allemands n’arriveront jamais à se guérir de cette malédiction.
là ils sont en train de partir en vrille en accusant les russes d’avoir voulu attaquer l’aéroport de Leipzig avec 1 drone.
du coup ils montent tous au créneau : ça y est les russes nous attaquent !
il faut répondre !
les russes ont répondu que si un jour ils attaquent l’aéroport de Leipzig ce sera pas avec un drone…
Zweig avait bien raison : les mecs ils sont complètement à la masse.
J’ai vu la liste des 16 retenus pour le Goncourt 2026.
Le mot endive figure dans l’un d’eux,
à la page 103. Saurez-vous trouver lequel ?
Moi itou
« Le mot endive figure dans l’un d’eux, »
n’importe quoi
effectivement au Goncourt de cette année y’a un livre dont le titre est : « à pas lents… Dives oubliée »
en fait c’est un livre sur une histoire d’amour qui se passe à Dives sur mer.
et toi t’as entendu ça à la radio et t’as compris « l’endive oubliée »
genre l’histoire d’un type qui fait ses courses et qui oublie une endive à la caisse.
sérieux vous sombrez.
le seul qui tient la route ici c’est renato en citant Zweig pour rapprocher l’Allemagne de 1933 de celle d’aujourd’hui où l’on retrouve les mêmes imbéciles arrogants qui essaient de nous mener à la même catastrophe en utilisant la même stratégie d’instrumentalisation de la haine.
@ roz 12.35 / je vous recopie l’explication donnée hier soir (chapitre XIII)
Dans le Hussard sur le toit, il y a aussi de longs passages méditatifs qui n’ont plus rien à voir avec l’intrigue sans intrigue du roman… Ils sont d’utiles parenthèses à une halte dans la fuite en retour de bercail d’Angelo et de Pauline échappant aux mises en quarantaine…
Par exemple, lors de la rencontre avec ce prétendu médecin philosophe en redingote qui recueille et secourt le couple détrempé à l’abri dans le grangeon, le narrateur le fait parler… Il explique en quoi le choléra est une bénédiction pour les croyants au mal, bien « décidés » à crever quand ils le voudront bien. Le choléra agit comme figure de rhétorique – Giono dixit : ‘une maladie de grands fonds qui ne se transmet pas par contagion, mais par prosélytisme’ ; ‘pas une maladie, mais un sursaut d’orgueil’ ; ‘un cancer de la raison pure’ ; qui intervient par une prise de décision dont tout le monde sans distinctions est capable : la mère de famille, l’amoureuse, la ménagère, le bourgeois, le soldat, le peintre en bâtiment et le peintre bataille, car non seulement la médiocrité ne l’empêche pas, mais le bonheur même, la provoquerait ». —– Et puis, il s’en va de son côté, après être redescendu sur terre, les laissant se démerder seuls, non sans avoir contaminé Pauline sans le savoir (chapitre XIV).
Bref.
sur le somnambulisme la question c’est à quel moment on se réveille…
les allemands ils se réveillent toujours trop tard.
limite faudrait organiser une thérapie collective.
‘une maladie de grands fonds qui ne se transmet pas par contagion, mais par prosélytisme’
wow magnifique !
là vous êtes tous entrés dans une phase pacifiste genre à critiquer le bellicisme des allemands qui avec leurs amis tatouées veulent entrainer l’Europe dans une nouvelle catastrophe ?
que dire que c’est bien !
vaut mieux tard que jamais….
« Quoi que vous ayez à faire, faites-le maintenant ; les circonstances resteront toujours difficiles. »
Doris Lessing
Miley, Heart Of Glass — cover
https://www.youtube.com/watch?v=NbdRLyixJpc&list=RDNbdRLyixJpc&start_radio=1
On ne voit rien sur l’encadré RDL. Dans le Monde on y voit mieux…
(***on comprend mieux pkoi Passoul avait déjà pris de l’avance sur un bouquin québécois improbable. Voilà un homme qui ne perd pas le Nord des Haïtiens de Montreal). Il a fait le job pour « l’année québécoise »…
——-
Pour le bigleux, voici la 1st sélection des 16… :
——–
Boris Bergmann, Minotaure (Albin Michel)
Louise Chennevière, Faire la peau (P.O.L)
Ananda Devi, Chronique d’un royaume perdu (Grasset)
Sonia Devillers, Le Fabuleux Piano (Robert Laffont)
Anne Godard, Nous aussi (Actes Sud)
Olivier Grondeau, Joseph dans la nuit (L’Iconoclaste)
Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie (Gallimard)
Lilia Hassaine, Je (Gallimard)
Philippe Jaenada, L’Inconnue du quai de Javel (Flammarion)
Jean-Yves Jouannais, Une forêt (Albin Michel)
Emma Marsantes, N’efface pas mes cercles (Verdier)
Clémentine Mélois, Choses que je croyais perdues (L’Arbalète/Gallimard)
Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset)
Sylvain Prudhomme, De l’autre côté du lac (Minuit)
Olivier Rolin, La Guerre éternelle (Gallimard)
Patrice Trigano, Bataille au procès (Maurice Nadeau)
———-
***Enlevons les 4 Gallimard (surtout Y. Haenel) et les 2 Grasset. Il nous reste sur les 10 derniers JOUANNAIS (A. Michel), ouais, ouais,… et un bon challenger, PRUDHOMME (Minuit).
Enfin je dis ça, mais on s’en f… Bon courage, quand même aux jurés, hein ? Deux mois pour chroniquer une dizaine de bouquins, c’est pas trop la mer à boire quand même quand on aime à lire, chère Amanda.
Comment ça, n’importe quoi ?
Vérifie avant de t’énerver.
Jusqu’à preuve du contraire il n’est pas dans mes habitudes de raconter n’importe quoi.
Surtout sur un sujet sérieux.
Jean-Yves Jouannais, Une forêt (Albin Michel)
A quoi ressemble-t-il ce roman?
Bon puisque tu ne m’aimes plus, Puck, je quitte ce blog.
Jean-Yves Jouannais.
Voilà un critique d’art qui a tourné artiste d’art et désormais romancier.
Cela me parait pas mal :
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/02/03/denazifier-des-oiseaux/
Et pour le climat post-traumatique de l’après guerre, même s’il s’agit principalement d’oiseaux :
De Jean-Yves Jouannais. J’avais énormément apprécié ses deux premiers essais sur l’art :
Artistes sans œuvres : I would prefer not to, Éditions Hazan, 1997 (ISBN 978-2850255755)
Des nains, des jardins : essais sur le kitsch
pavillonnaire, éditions Hazan, 1999.
Et je pense que ce roman aurait fait une formidable rubrique critique pour Pierre Assouline sur ce blog.
Et il n’est pas encore trop tard!
Vous ne suivez pas, BLBG (17.08)… ! Voyons donc…
Bàv
Quelle actualité cette musique de chants nazis mémorisée par des animaux et qui peuvent se transmettre à nouveau à des humains!
Bientôt au Collège de France, le 14 octobre 2023, très précisément de 18 h à 19 h, et puis pendant deux jours, un Colloque sur l’animal, cela commence par un dialogue philosophique entre Florence Burgat et Claudine Tiercelin :
L’animal
« Plus que jamais, l’animal est devenu un problème : écologique (crises sanitaires et environnementales), social, économique et politique (agriculture et élevage), juridique et philosophique. Dans les dernières années, le champ des études animales (animal studies) s’est développé de façon considérable.
Le colloque de rentrée 2026 du Collège de France entend proposer une réflexion de fond sur certaines de ces questions et proposer un parcours croisant sciences du vivant et de la nature, sciences humaines, littérature, histoire des religions et droit. Des textes fondateurs aux enjeux contemporains de cohabitation, des intelligences animales aux questions éthiques et juridiques, il explore la manière dont l’animal met la pensée à l’épreuve et reconfigure notre responsabilité au sein du vivant. Avec une idée directrice : notre pensée de l’animal ne peut pas faire l’économie de l’humain. Toute interrogation sur l’animal engage une idée de l’humanité, de ses savoirs, de ses pratiques et de ses normes. »
Comité scientifique : Nalini Anantharaman, Thomas Lecuit, Antoine Lilti, William Marx et Alain Prochiantz.
https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/colloque/animal
Voilà pourquoi ce roman devrait obtenir le prix Goncourt!
Ce colloque.
« il explore la manière dont l’animal met la pensée à l’épreuve et reconfigure notre responsabilité au sein du vivant. Avec une idée directrice : notre pensée de l’animal ne peut pas faire l’économie de l’humain. Toute interrogation sur l’animal engage une idée de l’humanité, de ses savoirs, de ses pratiques et de ses normes. »
@renato 2 septembre 2026 à 5h24
Merci de votre réponse.
Oui, j’avais déjà oublié, JJ-J…
Mais tout cela rebondit d’actualité!
en octobre 2026, j’imagine, BLBG… toujours aux mêmes endroits interdits aux provinciaux désargentés, quoi… Pourquoi pas décentraliser un CDF en Corrèze ? Hein ?
Oui, j’avais déjà oublié, JJ-J…
Mais tout cela rebondit d’actualité!
Mes plus plates excuses à Passou et à vous-même.
interdits aux provinciaux désargentés, quoi…
@JJ-J,
Je vous écrit, moi-aussi, de province. Je pense que le colloque sera publié.
Et puis, l’entrée au Collège de France est gratuite!
( En ce qui me concerne, j’ai la chance et l’ honneur de connaître certains intervenants auprès desquels je vais m’excuser de ne pas pouvoir me déplacer.)
Vous êtes vraiment « désargenté », vous le haut-fonctionnaire à la retraite? 🙂
Être toujours de manière quasi automatique du « côté du pauvre » m’irrite un peu.
Il s’agit souvent d’une question de choix en matière culturelle, ne croyez-vous pas?
je vous écris..
Rien de grave… @ 17.31
En revanche, je serais bien intéressé par cet exposé.
https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/colloque/animal/la-cognition-chez-les-abeilles
Si quelqu’erdélien veut bien aller prendre des notes sur place, CT, par ex. (descendue de Rouen), ou bien Jzmn (descendu du XXe) et nous en faire un CR, merci par avance.
Bàv,
Ce soir sur Arte L’Histoire de Souleymane pour revenir au sujet du billet de Pierre Assouline
( je regarde peu la télé j’ai ocs et pas netmachin je découvre le film à l’origine de toute la chaine Les hommes préfèrent les blondes , Victor Victoria , Tootsie , j’ai nommé Fanfare d’amour de 1935 de Richard Pottier avec Fernand Gravey , Julien Carette )
Sinon au festival de Venise …
https://www.youtube.com/watch?v=lunN01ukl
en espérant que j’ai bien saisi le lien .. voici un film bien de circonstance qui devance les habitudes hollywoodiennes … qu’nen pensera puck ?
Sinon il y a un truc de Adriano Segatori sur E M pas inentéressant
ppffiuuu il y a du décalage j’ai posté à 19h43
Vous êtes vraiment « désargenté »,
Ce n’est pas ça, mais il se trouve que j’ai un autre colloque en province le même jour et ne peux me défausser de ma propre comm., qui devrait être également publiée.
Ne soyez pas « irritée » d’être du côté des riches. Moi, cela ne me choque nullement. Chacun CHOISIT sa culture, légitime ou illégitime, gratuite ou payante, anéfé. Mais elle est toujours à Paris…. Certes, il y a un peu de Louvre à Lens ou au Qatar, m’enfin, hein ?…
Bàv,
ppffiuuu il y a du décalage
Mais Millefeuilles, nous sommes tous « décalés » sur ce blog! 🙂
Ne soyez pas « irritée » d’être du côté des riches.JJ-J.
🙂 Elle est bien bonne celle-là!
Petit retaité, je calcule pour m’acheter les livres de philosophie, d’essai précis, etc. que je voudrais acquérir. Je fais des coupes sombre ou patiente l’achat selon les cas.
Il existe une autre richesse, intellectuelle et humaine et celle-là, elle est disponible aux riches et aux pauvres!
Je ne fais pas de la pauvreté une excuse, un obstacle, oui, c’est certain!
magnifique cette liste d’écrivains !
y’a que des écrivains humanistes… que dis-je : que de grands humanistes !
si on doit les classer par ordre d’humanisme en 1 j’hésiterais entre Rolin et Haenel.
à l’époque on avait des Gaudé, Enard et Salvayre.
le grand tournant ça a été Truisme de Darrieusseqc.
un très beau livre où elle dit qu’elle n’aime pas les méchants et qu’elle préfère les gentils…
après c’est devenu la course à celui qui aimait le plus les gentils et le moins les méchants…
et c’est comme qu’on est arrivés à sacrifier 1 million de pauvres ukrainiens pour rien du tout.
les mecs ils avaient signé un accord de paix au bout de 3 semaines tous nos humanistes leur ont dit : pas question ! faut retourner vous faire tuer dans vos tranchées !
et que maintenant on prépare la guerre parce que la paix c’est un truc pour les méchants…
c’est ce qu’on appelle « l’idéalisme moral meurtrier ».
j’adore cette expression : idéalisme moral meurtrier.
ou « idéalisme moral criminel ».
c’est à dire on envoie les types se faire massacrer mais c’est pour leur bien.
parce que nous sommes incapables du vouloir le mal.
au contraire : le Mal nous le combattons !
après je sais pas trop comment ça fonctionne :
quand on met en regard de cette comédie les 38 millions de civils tués par nos sanctions dont la moitié d’enfants c’est sûr qu’il faut être bon pour jongler avec tout ça.
en fait nous n’arrivons pas à dire ce que nous sommes vraiment.
à savoir des gens qui tuent 20 millions d’enfants en 20 ans juste avec des sanctions économiques.
donc ça c’est le réel.
après il y a Hollywood, tout le travail d’édition, des médias etc… pour nous faire oublier cette réalité.
pour qu’à la fin on puisse dire : non, faut pas trop se fier au réel, en fait on est hyper sympatoches.
après ça n’a pas commencé avec Haenel, Rolin, Enard, Salvayre et Gaudé.
déjà Homère : les mecs ils ont massacré une cité entière avec femmes et enfants, et lui il écrit sur l’ingéniosité et le courage d’Ulysse, avec Pénélope qui est trop cool, et aussi son chien…
en attendant les mecs ils ont fait un massacre, mais en vrai c’est pas grave.
l’imprtant c’est Pénélope…
et puis tout ça c’est la faute des dieux.
déjà à l’époque : cépanou célédieu
sauf que là, vu le virage civilisationnel comme il dit carlito où toute la planète nous regarde avec dégoût et mépris on se dit que ça va bientôt s’arrêter ce foutage de gueule.
à moins qu’on tourne en circuit fermé ?
des humanistes en circuit fermé.
un bande d’humanistes en vase clos, avec tout le reste de la planète qui les regarde en ayant une grosse envie soit de se marrer, soit de leur casser un jambe, soit j’en sais rien…
déjà vu de France ça fout les boules, alors vu d’Afrique, de Mongolie, d’Iran ou de Gaza… on en parle même pas.
déjà l’humanisme c’était un truc inventé par l’occident à destination de l’occident.
Kant, les indiens d’Amérique ils connaissent pas…
il y avait un spécialiste de Kant en Iran les américains l’ont assassiné avec un missile.
sûr que c’est pas comme ça qu’on va la promo de Kant à l’étranger…
mais les américains leur truc c’est mariages.
ils ont encore envoyé un missile sur un mariage en Iran.
alors ça, envoyer des missiles sur les mariages c’est leur spécialité.
faudrait demander pourquoi à un de nos humanistes.
Ta gueule keupu !
« Oklahoma honey » de Matthew McConaughey et Kurt Russell est un western mellifère sur la difficulté d’être apiculteur dans le sud américain.
Une ruée à l’or jaune avec des méchants capitalistes sans vergogne et des gentils marginaux solidaires.
On a même droit à une séance de scalp d’anthologie !
Un superbe film noir, politique et musical, plein d’humour et d’émotion, qui cartonne sur les écrans grâce au bouche à oreille…
https://www.youtube.com/watch?v=nzQVNz9vMRs
nous sommes tous « décalés » sur ce blog!
–
Moi moins quabd même.
ouh là
je n’avais pas vu que l’auteur du livre du billet était présent sur le plateau de Trappenard donc Pierre Assouline doit être devant sa télé … communions et observons un auteur en train de monter en flèche
D vous relevez du surréalisme bien après l’heure et je me pose beaucoup de questions à votre sujet .. vos poules ont elles pondu pendant la canicule ? mes amis qui ont des poules ont des inquiétudes car pas d’oeufs elles font pause …vos inquiétudes à propos de l’immersion de Paris sous les eaux sont préoccupantes , qu’en direz vous si la sécheresse persiste ? hhmmmm ? cela fait 26/27 ans qu’on attend la crue centennale de la Seine , vous qui êtes la Pythie de ce blog , avez intérêt à ajuster vos oracles
Je ne suis pas inquiet le moins du monde ici sur les hauteurs à Chaville et mes poules qui ont la climatisation vont très bien. Particulièrement ma préférée, que j’appelle ma chérie, ma poupoule chérie, et que je vouvoie.
Non, ce sont les parisiens qui doivent s’inquiéter. Vous en connaissez ?
Lui, il fera 4%.
Au cœur de l’été le plus brûlant de l’histoire moderne de la France, Bruno Retailleau tient le responsable des chaleurs caniculaires : la décroissance. Le président du parti Les Républicains (LR), candidat à l’élection présidentielle, a longtemps été à l’avant-garde des questions environnementales au sein de la droite des années 2000. Il défend aujourd’hui un rejet de l’écologie politique, du principe de précaution et des énergies renouvelables, ce qui le rapproche plutôt de l’extrême droite.
In Le Monde.fr
Parfaitement à côté de la plaque. A dû passer l’été en Islande.
Unt
Dans une défense de l’Etat de droit, Richard Ferrand rappelle les partis au respect de la Constitution
Alors que la campagne présidentielle est lancée, le président du Conseil constitutionnel a estimé, à la Sorbonne, que « les libertés ne sont pas les variables d’ajustement des émotions et des impatiences d’un moment ».
In Le Monde.fr
Lui, j’ai en tête son costard trois pièces quand il a grimpé les échelons. Mais, je me demande s’il se souvient de ses magouilles financières lorsqu’il était président des Mutuelles de Bretagne ? L’enrichissement personnel et on vient nous donner des leçons ?
Janssen Jean Jacques,
lu et relu.
Ainsi l’aristo.file le choléra à Pauline et c’est grâce à lui que Angelo lui sauve la vie.❤️
Et vous, votre idée finale sur le roman ?
Nager le soir.
L’eau noire.
Le coucher de soleil rouge.
Et Aurélien Bellange avec L’Architecte de Notre-Dame n’est pas dans la liste du Prix Goncourt !
Bellanger, comme l’architecte de Bagatelle.
n’est pas dans le liste du prix Goncourt !
mais il a chroniqué chez le sieur Erner
allez zou, dirait dame Clopine
Renaud Camus sera t-il poursuivi en justice pour avoir titré l’une de ses chroniques « La négropole des rois », suite à l’élection de Bally Bagayoko à Saint-Denis ?
Dans Charlie Hebdo ou le Canard enchainé, on aurait dit que c’était de l’humour…noir !
merci à Millefeuilles d’avoir signalé la grande librairie que j’ai pu regarder en différé cette nuit.
Qu’en dire ? Comme d’habitude on met les « colorés » à la fin en spoilant tout au long de l’émission. On en apprend davantage sur son processus de création et l’entame du roman, comme un rire en hoquet est assez réussi, on aime ce personnage tout en rondeur qui parle avec une certaine douceur, douceur qui contraste avec Amélie Nothomb toujours stressée et paniquée par quelque catastrophe en devenir.
Le bouquin, « Nous aussi », histoire de famille d’Anne Godard semble intéressant de par sa construction, passant du Nous au Je par dévoilements progressifs.
J’ai moins aimé les histoires de nuit au musée de Luz, qui en faisait un peu des caisses à mon goût, profitant de l’empathie certaine d’Hanael qui était plus intéressant à écouter que dans mon dernier souvenir, le sampling de cette rentrée soutenez les libraires et n’achetez pas en grande surface, et respectez les profs qui font tout ce qu’ils peuvent pour intéresser leurs élèves à la poésie et à la littérature, sorte de bulle possible pour imaginer, rêver, s’ouvrir à autre chose que le quotidien un peu trivial.


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