de Pierre Assouline

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La République des livres
Pour saluer Daniel Cordier

Pour saluer Daniel Cordier

Cet homme-là, j’ai vis-à-vis de lui une dette inestimable et je ne cesserais de l’honorer, elle donc lui. Un jour, il m’a offert une phrase. Ca n’a l’air de rien et pourtant, cela peut suffire à engager une vie. Surtout si cette phrase en contient beaucoup d’autres lesquelles, reliées entre elles, constituent une vision du monde. De ce cadeau une amitié est née. Elle a duré une quinzaine d’années et s’est achevée à la suite d’un malentendu mais qu’importe.

En 1989, Daniel Cordier, qui vient de s’éteindre à l’âge de 100 ans, était inconnu du public. Seuls le connaissaient une poignée d’historiens de la Résistance et des survivants des réseaux et des mouvements qui s’en souvenaient à peine (Cordier relevait de « l’intendance » diront certains non sans mépris, autant dire le petit personnel qui ne saurait avoir voix au chapitre), et quelques experts en art contemporain. Les deux mondes qui avaient été successivement les siens pendant et après la guerre : après être entré dans la clandestinité comme secrétaire de Jean Moulin, il avait promu nombre d’artistes alors méconnus (Dewasne, Dubuffet, Matta, Gabritschevsky, Tinguely, Titus-Carmel, Dado, Réquichot, Bellmer …)  dans la galerie qui portait son nom et qu’il avait ouverte dans ce but, tenue à bout de bras pendant huit ans (la donation d’une grande partie de sa collection au Centre Pompidou en est le reflet). Après quoi il se retira et profita de la vie sans jamais renoncer à l’intérêt pour la peinture de son temps, en parfait amateur et connoisseur dans l’acception la plus noble des termes.

Il avait si bien mis ses jeunes années à distance (seule exception : sa déposition au procès de René Hardy en 1947 lui reprochant sa responsabilité dans l’arrestation de Moulin à Caluire) que l’Histoire l’avait oublié en retour. Les chercheurs ne sollicitaient pas sa mémoire et lui ne s’en plaignait pas car il avait tourné la page, ne se sentant vraiment pas une âme d’ancien combattant pour avoir trop souffert dans sa jeunesse de la mémoire pesante de « ceux de 14 ». Jusqu’à ce que la guerre le rattrape dans les années 70. Participant à un débat des « Dossiers de l’écran », une émission-phare de la télévision de l’époque, il fut stupéfait par les accusations proférées en direct par Henri Frenay, co-fondateur du mouvement de résistance Combat, contre « Jean Moulin l’agent crypto-communiste » allant jusqu’à insinuer qu’il avait été un espion soviétique, qui seront suivies par des insinuations sur sa prétendue homosexualité en un temps où cela pouvait encore discréditer une personnalité publique (« Mais enfin, souriait Cordier en me racontant l’épisode, c’était un homme à femmes et moi, quand j’avais 22 ans, je couchais avec des garçons de mon âge, pas avec un vieux de 43 ans ! »). Il quitta l’émission assommé et s’en voulut de n’avoir pas su ni pu réagir comme il convenait pour défendre son patron contre la calomnie. Le scandale éclata mais, à titre personnel, le choc fut tel qu’il le décida à consacrer sa vie à réparer l’outrage.

Il s’immergea dans les considérables archives qu’il avait conservées, ce qu’il s’était bien gardé de faire jusqu’alors, et écrivit des milliers de pages sur « le patron ». De cette entreprise rare et remarquable (Jean-Louis Crémieux-Brilhac est l’autre exception qui confirme la règle) où un acteur de l’histoire immédiate s’en fait l’historien sans que cela tourne à des Mémoires, sortit Jean Moulin. L’inconnu du Panthéon, trois volumes que les éditions Lattès publièrent de 1989 à 1993. Un monument et pas seulement par la taille. Un chef d’œuvre dans l’ordre de la biographie historique. A la parution du premier volume, ayant pu le lire sur épreuves des semaines avant, je fus sidéré par la richesse, l’originalité, la densité, la nouveauté de son travail. Et pour cause : il se basait tant sur sa mémoire d’hypermnésique obsédé par le détail et sa vérification, hanté par le spectre de l’anachronisme, perfectionniste jusqu’à remettre bien plus que cent fois sur le métier, que sur des archives sur lesquelles nul n’avait travaillé comme il l’avait fait (lui seul était en mesure de décrypter quantité de messages qu’il avait lui-même cryptés sous l’Occupation).

Tous les journaux postulèrent pour obtenir l’exclusivité de sa première grande interview et s’il me l’accorda pour le magazine Lire, c’était parce qu’il avait lu la biographie que j’avais consacré à Daniel-Henri Kahnweiler, le marchand des cubistes… « Comme ça, on parlera aussi de ce grand bonhomme ! ». Il m’invita à le retrouver à Biarritz où il résidait alors. Notre entretien commença vers 10h pour s’achever vers 17.00. Et pendant toutes ces heures, il ne cessa de parler, de raconter, de se remémorer, d’analyser, sans précipitation mais avec une précision qui me laissa pantois car son propos était toujours d’une grande densité. Bien qu’il fut plus âgé que moi d’une trentaine d’années, il en ressortit en pleine forme, prêt à poursuivre si nécessaire, notamment sur l’histoire de l’art et sur sa passion de la littérature, et moi, exténué.

L’homme, dandy d’un raffinement vestimentaire très anglais dans le contraste des couleurs, reflet d’un tempérament provocateur, se révéla certes prolixe, bavard, intarissable, digressif, sans en faire des tonnes sur le romantisme de la clandestinité ni chercher à se mettre en avant, démystifiant tout ce que cette activité avait pu avoir d’héroïque en montrant bien qui étaient les soutiers de la Résistance, mais passionnant, d’une intelligence aiguë et d’une mémoire phénoménale. Et tellement attachant car si libre. Nous nous sommes revu, écrit, téléphoné par la suite. J’ai naturellement lu tous les livres qu’il a écrits par la suite notamment ses remarquables mémoires de guerre Alias Caracalla (Gallimard, 2009) et Les Feux de Saint-Elme (Gallimard, 2014), ses souvenirs d’adolescent gidien découvrant sa sexualité et son irrésistible attirance pour les garçons dans le pensionnat catholique où il était élève. Mais j’en suis resté à « la » phrase qu’il avait prononcé lors de notre toute première conversation car elle était de nature à gouverner, engager, dominer une vie : la sienne, la mienne et celle de tant d’autres. Elle n’a l’air de rien, cette phrase. On la dirait banale. Et pourtant, elle me poursuit depuis des années.

C’était à l’été 1942. Daniel Cordier, 22 ans, engagé dans la France libre dès juin 1940, tout à sa haine du maréchal Pétain à qui il ne pardonnera jamais de s’être couché en signant l’armistice au lieu de continuer le combat, venait de passer plusieurs mois à être formé aux techniques du Renseignement par le BCRA en Angleterre. Après y avoir suivi une spécialisation en transmissions radio (codage, décodage etc), il fut parachuté en France, en zone libre près de Montluçon, pour servir de radio à Georges Bidault, alors l’un des chefs du mouvement Combat. Sauf qu’à l’arrivée, le jeune homme vit son affectation modifiée et il retrouva secrétaire d’un autre dirigeant de la Résistance dont « Rex » était le pseudonyme (et dont il apprendra bien plus tard qu’il s’appelait Jean Moulin). Le soir où il lui fut présenté, le « patron » l’emmena dîner dans un restaurant de la place Bellecour et lui demanda de raconter sa vie.

Alors deux heures durant , Cordier lui raconta son jeune passé d’activiste : antisémite, antiparlementaire, anticommuniste, antidémocrate, antirépublicain, antimaçon… Nationaliste au point de promettre le poteau d’exécution à Léon Blum dès la fin de la guerre mais guère plus tendre vis-à-vis du « traitre Pétain » coupable d’avoir  baissé les armes. Issu d’une famille de la grande bourgeoisie négociante bordelaise, animateur d’un Cercle Charles Maurras et responsable des Camelots du roi, peu avant de trouver un bateau pour l’Angleterre à défaut de l’Afrique du nord, il en était encore à briser les vitres des magasins juifs de sa ville à la tête de son petit groupe de nervis. Durant tout le récit, Rex/Jean Moulin ne dit mot. Puis il lui confia :

« En vous écoutant, je me rends compte de la chance que j’ai eue d’avoir une enfance républicaine ».

Et en faisant quelques pas dans la rue, cet homme qui allait devenir le plus recherché de France à la fois par la police de Vichy et par la Gestapo, celui à qui l’on doit d’avoir unifié les mouvements de résistance derrière le général De Gaulle, ce haut-fonctionnaire radical-socialiste, préfet d’Eure-et-Loir révoqué et mis en disponibilité par Vichy, l’engagea comme son secrétaire particulier (secrétaire : homme du secret) ; il lui témoigna une absolue confiance dans la clandestinité en lui confiant la tache de le remplacer en son absence auprès des mouvements pour leur distribuer l’argent de Londres et les consignes du chef de la France libre. Est-il besoin de préciser que tout alors les opposait, qu’ils étaient aux antipodes l’un de l’autre par leur éducation, leurs convictions, leurs valeurs ?

Me croira-t-on si j’avoue que, plus encore que la fameuse formule sur la république des lettres, « la » phrase de Jean Moulin, ligne de vie qui contient tellement de choses, évoque, raconte, cristallise bien plus que ce qu’elle énonce, a inspiré il y a quinze ans le nom de baptême de ce blog ?

(« Daniel Cordier » et « Jean Moulin sur une façade à Chartres » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire.

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commentaires

934 Réponses pour Pour saluer Daniel Cordier

Marie Sasseur dit: à

« Et voulaient mettre en garde à vue la victime. Mais… »

Charoulet pour Noël, faites vous offrir un homme cinema.

Le producteur de musique tabassé par une équipe de délinquants, sous vidéo surveillance, a été ensuite mis en cellule garde à vue.

Pendant 48h.

Ils n’ont pas les  » images ».

JiCé..... dit: à

Dimanche 29 novembre 2020, 5h02, 15°

Quelle solitude !
Puisqu’on parle de génies…on la palpe, cette plaie la solitude ! Animaux rares, les génies, pris au piège de s’aventurer dans des espaces interdits au troupeau.

Pour Kurt Gödel, c’est la dépression lourde, proche de la folie liée à ses voyages solitaires dans des univers de pensée déserts, ignorés de tous.
Pour Maradonna c’est la drogue, c’est la gloire, c’est l’absence de repères. Ne pas être bâti pour en supporter la charge : être le fils de tout un peuple de couillons de footeux et ne pas le croire.

Croyez moi, vivre comme ces deux génies, l’un de la tête, l’autre du pied, ce n’est probablement pas bandant !
Gödel meurt interné, refusant de s’alimenter par peur d’être empoisonné, moins de 30 kgs au final, et Maradonna meurt de solitude au milieu de l’iconographie mensongère d’un cocaïnomane à la dérive, mensonge vénéré comme vérité !

Pitoyables destins. Bon dimanche, folks …

D. dit: à

Le Tomcat est un sacré avion. Quelle merveille. Mais quand même bien gros.
À vrai dire je ne pense pas qu’on ait fait mieux depuis. F-16 agile mais moins puissant. F-18 sans la géométrie variable. F-15 pareil.
F-22 bon à la limite.

D. dit: à

Ce soir j’ai mangé des rognons au madère.

Jean Langoncet dit: à

Wiki says : BIRDS IN THE NIGHT

Et vous voyez bien que j’avais raison
Quand je vous disais, dans mes moments noirs,
Que vos yeux, foyers de mes vieux espoirs,
Ne couvaient plus rien que la trahison.

Vous juriez alors que c’était mensonge
Et votre regard qui mentait lui-même
Flambait comme un feu mourant qu’on prolonge,
Et de votre voix vous disiez : « Je t’aime ! »

Hélas ! on se prend toujours au désir
Qu’on a d’être heureux malgré la saison…
Mais ce fut un jour plein d’amer plaisir,
Quand je m’aperçus que j’avais raison !

Aussi bien pourquoi me mettrais-je à geindre ?
Vous ne m’aimiez pas, l’affaire est conclue,
Et, ne voulant pas qu’on ose me plaindre,
Je souffrirai d’une âme résolue.

Oui ! je souffrirai, car je vous aimais !
Mais je souffrirai comme un bon soldat
Blessé qui s’en va dormir à jamais,
Plein d’amour pour quelque pays ingrat.

Vous qui fûtes ma Belle, ma Chérie,
Encor que de vous vienne ma souffrance,
N’êtes-vous donc pas toujours ma Patrie,
Aussi jeune, aussi folle que la France ?

rose dit: à

Et alii

Pour les chimpanzés en télé travail :
– art-survie.com
– davidmanise.com
– couplan.com
Comment devenir autonome
Hors série n° 3 mai 2014 du magazine L’aise (kaisen-magazine.com)

rose dit: à

Quant au second rêve, j’ai pu à midi tracer la trajectoire sur la table puisque E.huit ans était intéressée.

Deux parallèles : la plage et en face l’île oblongue. Et une direction perpendiculaire entre les // vers le large, rose nageant, sans peur et sans reproches.
Une diagonale dirigée de la gauche vers la droite \ et venant du large vers la plage, le trajet des tortues.
Nous nous sommes croisées.
______________________

\
\
\
|
|

__________________________________________

Nota : je suis un peu embêtée car là diagonale des tortues était plus en pente que cela. Tant pis, ai fait du mieux possible.

Les deux autres rêves intimes, consécutifs à une phrase de mon psychiatre en fin de séance debouts et face à la porte de sortie, je ne peux les relater.
Il y a qq.temps de cela, ai fait un rêve d’un érotisme délirant interrompu brutalement par mon amie de Mayotte qui m’a tel.à 5h du mat.
Elle m’a court-circuité la fin.

Puissent nos rêves nous parler.
Du coup, ai pu apporter un peu de réconfort à ma maman en lui disant qu’elle s’était baladée à mon bras et elle m’a dit « on ira quand je sortirai », apaisant si tant faire se peut […].

À midi, mon aînée disant à la tablée (de 5) ma mère semble totalement illogique mais elle est guidée par sa foi et ma foi, cela marche, alors on laisse faire.
J’en profite pour vous signaler que c’est la fête aux Jacques.
Bonne fête Jacques B. le dit jazzi ; et demain c’est Saturnin.
Et à Saint Saturnin d’Apt, il y a une magnifique église en bas des remparts dédiée à Saint Antoine de Padoue, si vous le priez, vous pourrez retrouver ce que vous avez perdu. Assurément.

Bonne nuit

rose dit: à

De facto, elles ont très peu de chance de survivre. Entre le trajet démentiel du trou de ponte à la mer, et la mer où croyant être tirées d’affaire elles subissent une autre dévoration, aïe aïe aïe, ouille ouille ouille. Quelle bataille dès la sortie de l’oeuf !

rose dit: à

Et alii et Christiane
Merci de vos réactions et de vos liens.
Nota : c’est l’homme qui faisait la tête et les jambes du centaure qui urinait debout contre un mur puis il a retrouvé son corps et ses pattes arrières. On a su que c’étaient deux hommes lorsqu’ils ont quitté la place et nous les avons suivis jusqu’à leur voiture. C là que nous avons constaté que les jambes conduisaient et la tête était passager.
J’ai omis la fin du rêve : je proposais à ma mère que nous inventions nous aussi un jeu à proposer aux autres mais en couleur. Le centaure était gris.
Nos couleurs à nous étaient tendres et lumineuses.
Je passe.
Merci pour Marguerite Yourcenar et tous les docs sur les tortues. Je croyais qu’il y a avait les oiseaux et les requins mais ai été choquée d’apprendre que la mère aussi mangeait les pitites tortues.

et alii dit: à

medeiapart informe:
« CULTURE ENTRETIEN
Pascal Picq: «Le confinement peut nous faire réfléchir sur ce qui se délitait»
28 NOVEMBRE 2020 PAR ANTOINE PERRAUD
Que fait de nous le chaos du confinement ? En quoi l’anthropologie est-elle la grande oubliée de la modernité ? Comment nous adapter pour devenir une société évolutionnaire ? Réponses avec le paléoanthropologue Pascal Picq.

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Pascal Picq, 66 ans, paléoanthropologue ayant longtemps travaillé au Collège de France aux côtés d’Yves Coppens, est un esprit délié qui sort des sentiers battus universitaires. Il est l’auteur d’une trentaine d’essais, dont, avec Michel Serres et Jean-Didier Vincent : Qu’est-ce que l’humain ? (Le Pommier, 2003). Il a publié quatre livres ces deux dernières années : Sapiens face à Sapiens (Flammarion) ; L’Intelligence artificielle et les chimpanzés du futur, ainsi que Et l’évolution créa la femme (tous deux chez Odile Jacob) ; plus un volume d’entretien avec Denis Lafay, qui vient de paraître aux Éditions de l’Aube : S’adapter ou périr. Covid-19 : faire front. Il rédige en ce moment, dans l’Oise où il est confiné, un essai dont le titre est déjà tout un programme : Les Chimpanzés et le télétravail.

Patrice Charoulet dit: à

Chers amis,

Regardez, toutes affaires cessantes, les quatre vidéos sonorisées que Loopsider vous offre pour comprendre l’agression dont a été victime un innocent complet dans le XVII e arrondissement de Paris, au motif qu’il … ne portait pas de masque ! Accablant et consternant. Les coupables ne sa-vaient pas que des caméras fonctionnaient. Et voulaient mettre en garde à vue la victime. Mais…

Patrice charoulet dit: à

Soleil vert,

Je vous signale que la chose n’est pas rare. Sartre fut collé à l’agreg et l’année d’après fut reçu premier. L’agreg est un concours avec une foule de haies à sauter, comme dans le steeple-chase. Les chutes sont fréquentes.

Soleil vert dit: à

D’ailleurs j’ai été surpris que mon idole Michel Foucault ait été recalé a l’agreg – lors de sa première tentative – pour avoir oublié Claude Bernard sur le sujet « L’hypothèse ».

et alii dit: à

puck, vous pensez trop à Nash
bonsoir

Lara dit: à

Hamlet, Puck,

De soi à soi :

« Quelle est cette voix qui me parle, qui est mienne et me trouble… »
Paul Valéry

Soleil vert dit: à

Puck dit: à
nous avons du mal à imaginer le choc, à l’époque où Musil écrit l’HSQ, qu’a représenté le premier théorème sur l’incomplétude de Gödel, une révolution.

Oui, pauvreté conceptuelle des philosophes contemporains en comparaison des apports des mathématiciens et physiciens.

hamlet dit: à

je ne parle pas avec les Plaisantins ! d’ailleurs tes blagues elles font rire personne !

puck dit: à

pourquoi ? on est pas bien tous les deux ? si je me barre tu vas te retrouver à blablater tout seul avec toi-même !

hamlet dit: à

peu importe qu’il dirait le renateau… un de nous est de trop !

puck dit: à

moi ? comment ça moi ? tu veux dire toi ?

hamlet dit: à

mon problème c’est toi !

puck dit: à

calmos mon gars, reprenons les choses calement, c’est quoi ton problème ?

hamlet dit: à

c’est ça trouve-toi des Justifications Grand Taré de Pétomane !

puck dit: à

désolé c’est parce que j’écris trop vite…

hamlet dit: à

« au Autres » : ça sait même pas écrire et après ça vient parler de Musil Mr AuX Autres !

puck dit: à

c’est ça Omelette ! quand on a passé sa jeunesse dans les Jeunesses Communistes on évite de donner des Leçons de Morale au Autres !

hamlet dit: à

Ordure Morale ? tu parles de Musil alors que je suis sûr que tu l’as jamais lu Grand Connard Malhonnête Intellectuel de Mes Deux !

puck dit: à

je savais qu’il arriverait un moment où je me retrouverai seul sur le blogapassou.

il semble que ce moment soit venu !

je vais pouvoir enfin être tranquille ici, et prendre le temps de me mettre sur la tronche et régler mes comptes avec mézigue…

puck dit: à

demander l’avis de JC ? surtout pas malheureux ! les théorèmes de Gödel dépasse le cadre des seules mathématiques (à moins de considérer les maths comme représentation du monde), par exemple dans l’HSQ Musil applique le théorème de Gödel à un tas de situations diverses et variées.

dans tous les cas JC a une vision bien trop optimiste des choses pour vous donner un avis pertinent, les pessimistes sont bien plus réalistes !

Après vous faites comme vous l’entendez, mais moi demander l’avis de JC je le ferais pas ! après c’est vous qui voyez.

puck dit: à

si c’est Cometti alors c’est surement moi qui l’ai conseillé, je sais bien comment il voyait les choses, il avait des points de vue assez radicaux sur ces questions. Cette proximité entre Musil et Wittgentein montre qu’il a existé un moment dans l’histoire où la philosophie continentale aurait pu sortir de ses rails. Ce moment c’est celui du Cercle de Vienne, le nazisme a stoppé ce processus, tous ces philosophes se sont exilés et après guerre c’est reparti comme avant et aujourd’hui des philosophes continuent de nous pomper l’air avec leurs dialogues de Platon, le discours de Descartes et la morale kantienne comme s’il ne s’était jamais rien passé.

closer dit: à

Puck nous parle de Gödel…Etant à peu près ignorant des sciences dures, je suis tout de même curieux et j’essaye d’en savoir plus sur ce grand mathématicien. Direction wikipedia et là je découvre une personnalité incroyable, un passage de sa bio:

« Âgé de 70 ans, Gödel, qui est profondément mystique, fait circuler parmi ses amis un document proposant une preuve ontologique de l’existence de Dieu, inspirée de l’argument d’Anselme de Cantorbéry et de travaux de Leibniz et connue aujourd’hui sous le nom de « preuve ontologique de Gödel ». Il s’intéressait aussi beaucoup aux visions des grands mystiques comme sainte Catherine Emmerich ou Grégoire Palamas27.

Gödel, en plus de sa foi en Dieu, s’interroge sur l’existence des anges et du diable. Laurent Lemire écrit : « Kurt Gödel, (…) auteur du théorème d’incomplétude, croit aux anges et au diable dans un univers mathématique, un univers « idéal », par opposition à l’univers réel perceptible, dans lequel vivraient les « anges » et « démons », comme nous vivons dans l’univers réel. Persuadé qu’on veut l’empoisonner, il meurt, volontairement affamé »

L’ensemble de sa biographie mérite d’être lu. Je laisse à JC, notre grand matheux, le soin de commenter son apport scientifique…

christiane dit: à

Merci, Puck,
je rentre du parc où j’ai pris des photos de feuillages lumineux dans le soleil, de l’or léger sur fond d’un ciel très bleu dont un ginko. Traversant la grande pelouse j’ai slalomé entre les enfants frappant le ballon avec force. C’est réconfortant des gosses qui jouent, rient, courent, crient de bonheur quand ils marquent un but imaginaire.
Donc je reviens à Musil même si certain souhaiterait un retour à Daniel Cordier.
J’ai lu un livre de Jean-Pierre Cometti que l’un de vous avait conseillé. « Musil philosophe – L’utopie de l’essayisme » (Seuil).
Vos pensées se rejoignent. Le seul philosophe dont la pensée trouve des similitudes avec la sienne est Wittgenstein pour l’exploration de leur monde intérieur, pour les relations ordinaires avec les objets et tout ce qui semble échapper aux limites et à la rigidité de l’intellect. Pour lui, les « œuvres de l’esprit ont quelque chose d’inachevable et n’ont jamais de but accessible. » Il ne démontre pas, n’en a nul désir. Sa pensée est fluctuante. Tout cela est en germe dans « Les désarrois de l’élève Törless ». Ses deux romans, ses nouvelles sont pour lui une façon d’échapper aux impasses d’une certaine philosophie d’une tradition de l’exactitude alors pesante en Autriche. Ses personnages expérimentent des réponses au « comment vivre ? » d’Agathe. Dans son journal, il écrit : « Tout se passe en moi à l’état de fragments d’un système théorique. Mais comme j’ai abandonné la philosophie, la justification tombe. » Et ses romans inventent l’homme intérieur, ses doutes, ses états éphémères.
L’esthétique est aussi une préoccupation de Musil.
Revenir à la suggestion de J.L. Beaufils par ce texte de Daniel Cordier, (préface d’un catalogue à propos des peintures de Dubuffet à cette époque dans sa galerie). Daniel Cordier a su regarder et penser les œuvres de Dubuffet, d’Henri Michaux, d’Hans Bellmer, Duchamp, Roberto Matta, Robert Mapplethorpe… des objets aussi, amassés dans tous les continents. Il s’intéressait au surréalisme, à l’abstraction, aux graffitis, exposant, partageant ses trouvailles dans maint expositions, creusant le dialogue avec les créateurs.
Celle de sa donation au Centre Georges-Pompidou était un grand livre ouvert où les couleurs, les traits et les formes remplaçaient les mots.
L’art, la littérature, la philosophie ? une quête de soi, une réflexion sur l’être, à la manière d’une aventure…

J. J-J dit: à

un peu d’intelligence analytique… pour nous changer un brin d’un traitre à la gauche politique… qui fait désormais silence assourdissant sur la « culture de l’excuse… de la violence policière »
Bàv,
https://www.youtube.com/watch?v=EpDmDvjAD8U

puck dit: à

christiane, en ce sens Musil n’est pas un philosophe, mais un « anti-philosophe ».

dans la mesure où la philosophie se nourrit toujours d’une prétention d’aller d’un certain méliorisme, dès Socrate (ce n’est pas le cas chez les pré socratiques) : si vous apprenez à… alors vous obtiendrez…

on le voit actuellement avec tous les philosophes médiatiques, c’est leur fond de commerce, et les attentes de leur public, les gens vont les écouter dans le but d’aller mieux après.

le fait que ce ne soit jamais le cas est en soi très drôle, et je m’étonne qu’il n’y ait pas eu plus d’écrivains pour pointer cette drôlerie liée aux prétentions philosophiques et aux attentes qu’elles suscitent auprès du grand public.

c’est un peu comme l’astrologie ou l’ésotérisme avec notre pedro.

puck dit: à

@christiane, oui pour la bouffonnerie, mais jamais cynique, plutôt empathique, son ironie n’est jamais une vue de haut, mais une vue de biais, un pas de côté.

@renato : entièrement d’accord avec ce texte ! il ne s’agit pas d’une crise de la connaissance, ou de crise de la civilisation comme le dirait Husserl, mais simplement d’un malentendu, d’une mauvaise interprétation : à savoir que l’accumulation de savoirs engendre des certitudes et la prétention d’imaginer qu’on serait capable de…. En fait ce n’est pas le cas, et cela ne pourra jamais être le cas : le savoir ne permet d’accéder à rien, à aucune prétentions, d’où ce malentendu, et l’ironie de Musil repose essentiellement sur ce décalage entre la prétention qui vise haut et la réalité qui maintient au ras des pâquerettes.

J. J-J dit: à

@le seul à s’en tirer à bon compte dans ce bestiaire c’est ce brave… Moosbrugger… Une occasion de signifier l’importance de l’instance juridique comme tierce partie entre idéalisme et réalisme dans le constat désespérant de l’aptitude de l’espèce humaine à ne pas s’améliorer un brin…
On oublie toujours l’impact de la pbmtisation de la régulation collective à l’égard d’un criminel prétendument « né », etc.
Voilà le pk du cmt… la rdl fait son surplace, me semble-t-il, engoncée dans ses clés de lectures post communistes ou fascistes, genre opéra-bouffe.
https://books.openedition.org/psn/7986?lang=fr

renato dit: à

Enfin, hamlet, vous posez toujours le discours en vue d’une retour à quelque chose de rassurant, mais voyons plutôt :
« Bergson et le rire ne font pas bon ménage, mais ailleurs (Matière et mémoire) il critique impeccablement la conception de la matière divisée en corps, et il affirme que les relations intercédant entre les choses excluent leur prétendue substantialité. Ah, le sujet connaissant ! Mais pourquoi inutilement articuler des brins d’érudition ? Rectifions l’orientation. Ne pas ignorer la dérive des signifiés, ne pas les dépoétiser ni se perdre dans l’anxiété ; prêter attention à l’irrationnel sans s’égarer dans l’immémorial ; ne pas oublier qu’il vaut pour les arts ce que Musil, parlant de Mach, dit à propos des sciences : « ce qui intéresse, c’est l’instabilité » — ; et cela sans fausse corrélation ni synthétisme. Il n’y a aucune crise de la connaissance ni méfiance dans les possibilités qui sont données aux arts d’ouvrir des brèches dans les murs de la stupidité, même si certains aiment charmer les naïfs en chantonnant des tirades qu’ils voudraient inspirées par un réalisme polémique — qu’il serait facile à liquider en appliquant les lois immuables de la parodie (ce qui, étant donné l’environnement, serait un inutile gaspillage d’énergie). La complexité du réel et de ses nombreux méandres, labyrinthiques et stratifiés, génère certes quelques inquiétudes, car les énoncés renvoient à la fragmentation des énonciations ; au flux ininterrompu de l’existant ; aux choses comme elles sont, sans qualités ajoutées ; à la foule grouillante et bigarrée, non schématisant. Il vaut donc mieux prendre un peu de distance et éviter le pire en ne rentrant pas dans l’indistinct, car on ne peut se définir par une position générique de confort et contourner les obstacles en adoptant des formes connues ni regretter un art perdu et comme les matamores, dans les moments de vérité, se cacher derrière le tablier de maman : on ne le peut parce que le salut des arts est dans l’effondrement. »

christiane dit: à

@Puck

Dans le deuxième volume de LSQ cette impasse est surmontée et justement parce qu’il s’agit d’un roman, une interprétation de la vie. Musil n’est pas philosophe, il ne cherche pas à élucider les problèmes, à les résoudre, il est dans la fiction, Une fiction bouffonne. Ulrich vit ballotté entre âme et raison, incertain, « sans qualités », sans prise sur ce monde désenchanté, expérimentant avec audace son utopie (l »autre état » fictif), se demandant comme Agathe « Comment vivre » authentiquement ? juxtaposant deux approches : le réel et le possible. Le contraire est toujours possible comme dans le monde mystérieux des rêves où les images s’associent sans logique, se métamorphosent. Les rêves de Rose sont les bienvenus.

puck dit: à

JC, bonjour mon ami ! j’aime bien votre disposition, je pense que vous êtes un homme heureux, en tout cas j’aime à le penser et vous voir ainsi, hélas on ne choisit pas sa nature, et on ‘ne change pas, toute sa vie on reste tel que l’on est et ce n’est pas la lecture de Marc Aurèle qui permet de changer ses perceptions du monde.

Je suis d’une nature malheureuse autant que vous l’êtes d’une nature apte au bonheur. J’ai le mlaheur d’être un peu comme cette femme dans la pièce d’Anouilh : la Sauvage, Hélène je crois ? Une fille issue d’un milieu modeste de gens médiocres, elle tombe sur un type qui offre une vie splendide, vivre dans le luxe offert aux gens riches, cette pauvre gourdasse elle refuse cette vie, les derniers mots de cette pièces sont superbes, un type la voit quitter la belle villa pour retourner à sa vie médiocre et dit qu’elle est de ces gens dont la seule vue d’un chien perdu suffit à la rendre malheureuse, je suis hélas fait de cette même eau mon brave ami.

JiCé..... dit: à

Vivre est une farce qui désespère les rêveurs utopiques (ta mère) et engage les sages à continuer leur projet insensé : s’en contenter, et en jouir noblement.

puck dit: à

nous avons du mal à imaginer le choc, à l’époque où Musil écrit l’HSQ, qu’a représenté le premier théorème sur l’incomplétude de Gödel, une révolution. Car Gödel fait rien de moins que remettre en cause tout le système sur lequel est construit la pensée occidentale (logique reposant sur l’hypothèse et la démonstration) en disant une chose simple et aujourd’hui évidente : ce processus repose toujours sur une hypothèse première non démontrable (d’où le terme « incomplétude »).

puck dit: à

renato dit: à

« Ainsi, les diverses civilisations ne sont qu’une longue série de reculs d’entreprises ratées.
 »

magnifique et cruelle constatation.

Musil va plus loin que le simple constat, dans l’HSQ il pose la question du pourquoi : pourquoi ce ratage systématique ?

Quelle est cette part d’humanité qui voue irrémédiablement à l’échec toutes ses entreprises ?

Cela ne tient pas au savoir, les hommes savent, l’occident a poussé loin ce désir de connaissance, bien plus loin au delà de la philosophie antique.

Au final, en comptant à vue de nez avec ces doigts on tombe sur environ 3000 ans d’exercice et de développement de ce savoir : 3000 ans c’est peu, mais c’est aussi beaucoup.

Musil pointe une autre caractéristique du fonctionnement humain : faire en sorte d’ignorer cet inévitable ratage, s’estimer heureux de posséder ce savoir et faire comme si ce savoir était suffisant et efficace. On retrouve ce côté « content de soi » dans ses personnages nietzschéens comme Walter et Clarisse, Arnheim bien sûr l’industriel cultivé et écrivain et le couple qu’il forme avec Diotime la bien nommée, Heugueur le pédagogue dont s’entiche sa soeur etc…

le seul à s’en tirer à bon compte dans ce bestiaire c’est ce brave colonel Stumm. Pourquoi ? peut-être parce que ce militaire a gardé une âme naïve d’enfant, l’équivalent de l’oncle Tobie chez Sterne.

et alii dit: à

n’oubliez pas , rose que les tortues pleurent!
j’avais vu un film à la télé qui m’avait inspirée:
Une heure après cette intervention, des signes de lumières rouges (les lumières blanches et les flashes sont interdits, ils perturberaient le système d’orientation des tortues) venant du bout de la plage semblent nous appeler… les Créd’Agventuriers répondent aux signaux… Une tortue « cardon » de près d’un mètre cinquante vient d’arriver, elle pondra sous nos yeux « enfantins » 34 œufs, aux prix d’efforts insensés… son œuvre faite, elle s’en retournera au large, attendre ses petits qu’elle mangera pour moitié !

C’est peut-être pour cela qu’elle verse des larmes en donnant la lumière !
http://quelhomme.over-blog.com/article-10144933.html

et alii dit: à

rose:avez vous lu ce qui était écrit sur les carapaces de tortue et vous-même avez vous écrit quelquechose ;souvenez-vous:
Les premières découvertes sur la calligraphie chinoise ont été faites à Anyang, dans la province du Henan, où des fragments d’os et de carapaces de tortues datant de la dynastie Shang (1650-1066 avant J.-C.) y ont été trouvés. Ceux-ci représentaient le cosmos pour les anciens chinois et servaient principalement à la divination.

Reproduction de plastron de tortue portant un commentaire de divination – Chine, dynastie Shang
Reproduction de plastron de tortue portant un commentaire de divination – Chine, dynastie Shang

Il y a 3.000 ans, les devins gravaient sur des os et des carapaces d’animaux, notamment les tortues, les questions qu’ils voulaient poser aux Dieux. Ces carapaces étaient alors exposées au feu faisant apparaître des craquelures. Il s’agissait des réponses des Dieux que les devins interprétaient. Chaque marque correspondait alors aux plus anciennes écritures chinoises.

Il y a plusieurs centaines d’années, un « lettré » reçu de son pharmacien un sachet de vieux os de fossiles à broyer pour se soigner. Intrigué par les gravures sur les fragments d’os, il décida d’acheter tous les stocks des pharmaciens de sa ville pour les étudier. Depuis, 5.0000 signes ont été répertoriés et les chercheurs ont mis en évidence des milliers de carapaces et d’os de tortues. Chaque découverte a été répertoriée, ce qui représente près de 2.000 caractères, ayant une ressemblance avec les caractères actuels.
https://www.chine-magazine.com/la-tortue-outil-ancestral-de-la-calligraphie-chinoise/

et alii dit: à

@ LA RDL qui veut être considérée comme une « famille »
Pour nous en parler, nous recevons Claude Martin, sociologue directeur de recherche au CNRS, titulaire de la chaire Enfance, bien être, parentalité à l’École des hautes études en santé publique. Il travaille depuis près de quarante ans sur la question de la parentalité, et il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet dont « Accompagner les parents dans leur travail éducatif et de soins », édité à la Documentation française.

Au fil de notre entretien, Claude Martin revient sur l’acte de naissance du mot parentalité, forgé à la fois par la psychiatrie et l’anthropologie, et sur les voyages du mot entre les États-Unis et l’Europe. Dédiant la plupart de ses travaux aux politiques publiques, il analyse aussi le tournant des années 90, quand les pouvoirs publics français marquent leur volonté de « fabriquer de bons parents », par des dispositifs de soutien à la parentalité. Un développement qui s’étend jusqu’à aujourd’hui, puisque l’on observe désormais une préoccupation particulière pour la toute petite enfance. Sociologue soucieux de « lutter contre l’amnésie », Claude Martin nous raconte enfin les redites de l’histoire de la parentalité, ses angles morts aussi. Nous explorons ainsi la parentalité et le genre, afin de comprendre comment ce champ distingue les tâches maternelles et paternelles.
bonne journée
https://theconversation.com/podcast-les-mots-de-la-science-p-comme-parentalite-150913?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2026%20novembre%202020%20-%201796517440&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2026%20novembre%202020%20-%201796517440+CID_be6d010783c11e36cad04cfb0f757008&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Podcast%20%20Les%20mots%20de%20la%20science%20%20%20P%20comme%20parentalit

Petit Rappel dit: à

Sans porter ombrage au talent de Michel Colombier C’est plutôt Eric Demarsan qu’il conviendrait d’évoquer ici pour sa musique de l’Armée des Ombres…
MC

christiane dit: à

Bon jour Rose,
pour ces deux rêves de vous, deux rêves de Marguerite Yourcenar (« Feux » – L’Imaginaire Gallimard – n° 294 – p.42)
« On se souvient de ses rêves : on ne se souvient pas de ses sommeils. Deux fois seulement, j’ai pénétré dans ces fonds traversés de courants où nos songes ne sont que des épaves de réalités submergées. L’autre jour, ivre de bonheur comme on est ivre d’air à la fin d’une longue course, je me suis jetée sur mon lit à la façon d’un plongeur qui se lance de dos, les bras en croix : j’ai basculé dans une mer bleue. Adossée à l’abîme comme une nageuse qui fait la planche […], j’émergeai de cette mer grecque comme une île nouveau-née.
Ce soir, saoule de chagrin, je me laisse tomber sur mon lit avec les gestes d’une noyée qui s’abandonne : je cède au sommeil comme à l’asphyxie. Les courants de souvenirs persistent à travers l’abrutissement nocturne, m’entraînent vers une espèce de lac Asphaltite. Pas moyen d’enfoncer dans cette eau saturée de sels, amère comme la sécrétion des paupières. Je flotte comme la momie sur son bitume, dans l’appréhension d’un réveil qui sera tout au plus une survie. Le flux, puis le reflux du sommeil me retournent malgré moi sur cette plage de batiste. […] Le froid me réveille, comme si j’avais couché près d’un mort. »

Quant aux tortues, « dans le Feng-shui Chinois, la tortue fait partie des 4 animaux sacrés (à côté du phœnix, du tigre et du dragon). Symbole de sagesse, d’endurance et de longue vie, on dit qu’elle porte le monde sur son dos et que sa carapace comporte les secrets du ciel, de la terre et de l’univers… »
Est-ce le sage et bon Chiron qui est passé fugitivement dans votre rêve ? (la partie inférieure de son corps étant celle d’un cheval, comment donc a-t-il pu uriner contre un mur ?)
Vous faites de belles rencontres dans vos rêves !

Alexia Neuhoff dit: à

Alejandro Giammattei (Guatemala)
M. Drillon a gagné un tour en pédalo sur le lac Atitlán.

renato dit: à

« Ainsi, les diverses civilisations ne sont qu’une longue série de reculs d’entreprises ratées. »
Robert Musil

Marie Sasseur dit: à

Le seul truc qu’il a oublié de préciser sur son fb.
Mais peu importe; un détail.

Marie Sasseur dit: à

Il y en un qui a trouvé les  » images » d’ un tabassage en règle, honteuses. Ça lui met la honte, comme il l’a longuement exprimée sur face book, et twitter. Il s’appelle Emmanuel M. Le seu truc qu’ils oublié de préciser sur son fb, c’est qu’il a en charge la protection de la population civile, et celle de la formation et surtout de l’évaluation permanente, de ses baqueux.

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…samedi 28 novembre 2020 à 9 h 57 min.

…deux fois rien, pour s’expliquer les hommes?…et histoires évoluées.

…vous dites quoi,!…

… » Psychologie et sexualité des grands contemporains  » par Jacques de Launay.

…Paul Legrain, éditeur 1973.

…depuis Napoléon à Kennedy, Mao Tsé-toung, etc,!…

…il faudrait refaire un nouveau livre, avec les personnalités des cinquante ultérieures dernières années.

…en somme les caractères sont liés, aux manipulations qu’ils ont subis,!…C.Q.F.D.

JiCé..... dit: à

Contrairement à quelques bonnes âmes effarouchées par la violence, je ne suis pas indigné du tout par les images parfaitement soutenables d’un contrôle de police « rugueux » comme il y en a tant ici et ailleurs.

Avec sagesse, ne pas oublier qu’il vaut mieux éviter tout contact étroit avec la Police, la Magistrature, le Corps Médical, les Caïds de banlieues, les Psychanalystes tordus, les Féministes en groupe.

Bref, pour vivre heureux vivons cachés et obéissons précautionneusement aux Forces du Désordre !

rose dit: à

Bonjour Christiane

rose dit: à

Il serait en taule.
Pas pu regarder la vidéo.

christiane dit: à

Je suis indignée par les images insoutenables de l’agression du producteur de musique Michel Zeckler, roué de coups par des fonctionnaires de police délinquants et par l’envoi de la bombe lacrymogène dans le studio. Images choquantes, violence inadmissible. Ils auraient pu le tuer. Une décision de justice exemplaire doit suivre.
Heureusement qu’il y avait des caméras de surveillance du studio ainsi qu’une vidéo de témoin ! Sans les vidéos, il se serait passé quoi pour cet homme ?

rose dit: à

Bravo la Canard
euro », traduit le micro-entrepreneur qui a calculé qu’à raison de 40 salariés, le cadeau aurait coûté 136 € à l’établissement. « Des rebuts de savon pour récompenser des soignants lessivés, on ne fait pas cadeau plus mémorable » pointe le journal satirique, ce mercredi.

[…]

« L’établissement fait tourner l’économie locale »
« Une grande partie de la nourriture de l’Ehpad est achetée à des grossistes de Tours, rappelle-t-il encore. La blanchisserie est assurée par une entreprise de Blois. Pour les fleurs, la coiffure ou la presse, on travaille aussi avec des entreprises locales… Avec 85 résidents originaires de Tours, 57 salariés à temps plein et 35 personnes accompagnants (médecins, kinés…), l’établissement fait fortement tourner l’économie tourangelle ». Et d’appeler à « prendre du recul » sur l’incident.

Les EHPAD s’engraissent eux-mêmes, rappelons-le.
Nota bene : z’avez- vu la tête de Ferrand ? La fonction le tué rapidement. Il est irreconnaissable, bouffi et infatué.

Alexia Neuhoff dit: à

Jimmy Morales (Guatemala)? Monsieur Drillon a gagné un calendrier maya.

JiCé..... dit: à

MARCHE DES LIBERTES

La certitude que l’association Attac, le Syndicat National des Journalistes, l’UNEF, l’Union Nationale Lycéenne ou les Unions Régionales d’Île-de-France CGT-FO-FSU-Solidaires savent ce que c’est que la liberté et les lois « liberticides »…

Ce sont des militants très intelligents, irréprochables question libertés !

…Non ?!…Ah bon ! je ne savais pas…

JiCé..... dit: à

Des espadrilles pourries feront l’affaire …

rose dit: à

Et les patins à glace vous les remplacez par quoi ?

JiCé..... dit: à

Puisque sur ce blog littéraire prestigieux et libéral on se doit de faire ce que font tous les auteurs/lecteurs de littérature, càd parler de n’importe quoi, je donne conseil aux amoureux du curling, de remplacer la glace par un sol normal, la glace c’est dangereux ça glisse, de laisser tomber la pierre et d’user à la place de boules en métal bien rondes et bien commodes !

… et de jouer à l’air libre, crénom de dieu !

rose dit: à

2/ Je suis seule. Face à moi une île. Je décide d’y aller. Et nage. Mon tracé est perpendiculaire entre la plage d’où je pars (les Catalans ?) et l’île (le Frioul ?).
Je nage la brasse droit devant.
Je rencontre alors un objet nageant énorme un mètre de diamètre, dans une diagonale qui coupe ma trajectoire et qui va en sens inverse vers la côte. Je me retourne c’est une tortue. Handicapée. Il lui manque sa patte avant gauche. Elle nage en surface. Tout de suite après je croise une seconde. Là, je sais que c’est une tortue, j’ai moins peur. Elle est aussi handicapée. Et nage aussi en surface.
Je continue à nager droit et en rencontre cinq autres en file indienne tout aussi grosses mais qui nagent en profondeur et nagent sous moi.
J’arrive à l’île. Une grande assemblée regroupée. (Une messe ?) Je m’éloigne vers la droite et gravis des rochers blancs pointus escarpés.
Là, je vois qqu’un qui pisse contre la falaise.
Je suis à l’arrière du groupe. Ne me mêle pas.. Deux petites filles viennent vers moi et une me propose des oeufs. Douze oeufs pour 5€40. Je lui réponds que je n’ai pas d’argent. Et que je ne peux pas les porter, je suis en maillot de bain.
Je regarde à droite, vers le large, vérifie qu’il n’y ait pas de bateau pour me couper en deux, pense qu’ils naviguent tôt le matin et tard le soir et plonge comme j’aime à le faire.
Lorsque je suis dans l’eau, constate que je ne me suis pas enfoncée et que je porte un gros gilet de sauvetage orange fluo (cui du canoë ?).
Je repars vers la plage.
Fin du rêve.

rose dit: à

Deux rêves successifs le premier grandiose. Le deuxième de géant.
1/ Je marche avec ma mère (peut-être mon frère qq part qui veut aller par là, mais non, on se dirige vers une place).
Sur cette place déserte, il y a un homme gris nu grimé en centaure.

On le voit seul se mettre contre un mur et pisser. Puis on revoit le centaure entier.

Enfin, le centaure part et nous les regardons partir ma mère et moi. Je lève le pouce en souriant pour leur dire c magnifique ce que vous faites.

Ils partent sont deux. Marchent. Vont à leur voiture. Celui qui fait les jambes arrières conduit. Celui qui fait la tête est passager. In situ un peu plus petit que l’autre.

rose dit: à

. » Tout médecin, en particulier généraliste a les capacités quel que soit son mode d’exercice (allôpathe, homéopathe,phytoaromatherapeute… fort de son expérience et de l’experience de ses confrères acquise lors de la

première vague, a des outils pour soutenir et soigner son patient »

Nota : le médecin allôpathe est le médecin de Nabila. À Dubaï. Ou San Francisco.

JiCé..... dit: à

Samedi 28 novembre 2020, 5h48, 16°

Le curling est un sport, à mes yeux de pétanqueur, parfaitement déplaisant.

Cette frénétique agitation des balais est ridicule, tout comme ces spectateurs sagement assis le cul dans les gradins plastiques, bref il manque au curling ce qui fait la beauté de la pétanque : la gestuelle, la parole, le jeu théâtral et par dessus tout, le soleil !

l’ombelle des talus dit: à

Incidemment, c’est pleine lune
– flouter notre visage, n’est-ce pas flouter notre humanité ?
– haha quel indécrottable lévinassien tu fais, William !
(Image)

et alii dit: à

je ne suis pas convaincue que les mots soient inutiles:sinon, pourquoi?
JE ne harcèle personne, ne cherche pas « un homme » , ni « une femme »;d’ailleurs j’ai mis au point des « stratégies » pour dissuader les personnes qui s’imaginent que je « voudrais « quelque chose d ‘elles ;
bonne nuit

rose dit: à

infirmière
et elle m’assura qu’elle allait acheter à son mari une balayette pour se gratter le dos.

À lire cela, etc. Imagine un idéal serait que nous cessions, séance tenante, de nous occuper des hommes de manière à nous occuper de nous.
Sans doute pourrions-nous en tirer grand bénéfice et amorce d’équilibre.
Ces êtres étranges le resteront.

et alii dit: à

puck, votre histoire de « balai » me rappelle un souvenir d’hopital;j’étais assisse tranquillement quand une femme s’arrête devant moi, l’air si désolé que quand elle me dit « j’ai honte », je lui demande ce qu’il y avait;c’était son mari ;il avait pris la balayette des toilettes pour se gratter le dos; sic;
j’ai consolé la dame en lui appelant une infirmière
et elle m’assura qu’elle allait acheter à son mari une balayette pour se gratter le dos

renato dit: à

et alii, déjà ce qu’Alain Badiou dit ne m’intéresse point, vous pouvez aisément imaginer que le dialogue que ses opinions peuvent susciter chez Éric Marty et Stéphane Zagdanski m’intéresse encore moins — « un rien plus un rien et demi », dirait Arlequin —. Je sais que LF était obsédé par le sexe, ce qui n’est un secret pour personne dans le monde de l’art, et que, nonobstant, il n’était pas un harceleur ni un violeur. Le reste, vous savez, ce sont des mots, rien que des mots, souvent inutiles — comme aimait dire Barnett Newman : « L’art c’est nous, la culture c’est ce qu’ils font de nous ».

vedo dit: à

« le curling c’est un peu la pétanque nordique »
Oh pas seulement. Je me souviens de ma première et unique partie de curling à Abidjan (Holiday Inn). Qu’est-ce qu’on a rigolé, tout le groupe (en « mission » officielle).

et alii dit: à

le lien :moi aussi, je vais lire ailleurs:
En préparation de la 15ème séance, principalement consacrée à Alain Badiou, avec en préambule un retour sur la question de l’indéfinissable et paradoxal « peuple » juif, voici quelques documents, textes et vidéos, à consulter:
– La notion de mamzer dans le judaïsme
– « Les manipulations du nom juif » (dialogue entre Éric Marty et Yves Charles Zarka sur Portées du mot « juif » de Badiou)
– Bêtise de Badiou par Stéphane Zagdanski (2006)
– Dialogue entre Éric Marty et Stéphane Zagdanski sur le cas d’Alain Badiou, 4 juin 2007.
– Une analyse d’extrême-gauche sur Portées… de Badiou
– Une analyse d’extrême-gauche sur le dialogue Badiou Hazan
– Badiou s’exprimant sur son séminaire sur Heidegger
« – Badiou s’exprimant sur sa traduction de Platon
Le cas singulier d’un exalté de l’Universel (Alain Badiou) »

et alii dit: à

renato, la question de langue n’est pas mince, même pour les grands théoriciens et divulgateurs;

renato dit: à

et alii, je ne décèle rien, les Freud et le sexe c’est une obsession connue — un vice de famille —, pour Lucien voyez Breakfast With Lucian par Geordie Greig.
Vous pouvez le télécharger ici :
https://www.cultura.com/breakfast-with-lucian-tea-9781448138760.html

Ce que Lacan disait de femmes ne m’intéresse point, car, et là je passe à l’it., le conseil de Elvio Fachinelli reste un grand moment de réalisme : « Non menar lacan per l’aia ».

Lara dit: à

Puck, hamlet, Dexter…etc,.

Je connais très bien le curling mais franchement, est-ce vraiment un sport ?
De la part de Lara et d’Ozymandias, je te souhaite quand même une bonne nuit… Hihihihihihihi😁😂😀😃😂😁😅😆😂

puck dit: à

Lara, non je m’en souviens pas du tout, par contre je me souviens très bien de la finale dame de curling qui avait opposé la Suède au Canada au JO de 1980 à Salt Lake City, un grand moment !

puck dit: à

et alii dit: lire les documents que ne ne connais pas encore sur le mot « portée »
 »

si ça concerne pour peter une pierre de curling je peux vous dire que c’est du lourd ! ça fait bien ses 2 kgs.

pour vous donner une idée une boule de pétanque ça pèse dans les 600g, cela dit une boule de boulingue ça fait dans les 5 kgs, les joueurs de foot et de rugby pour porter leur ballon à côté c’est des chochottes si vous voyez ce que je veux dire !

Lara dit: à

Puck,
C’est drôle, mais chaque fois que je lis tes commentaires à la fois naïfs et espiègles, je ne peux t’imaginer qu’en un bonhomme volant et habillé en bleu comme dans un dessin de Folon.
Te souviens-tu, Puck, du générique de fin de programmes d’Antenne 2 ? De la musique mélancolique et bouleversante de Michel Colombier qui accompagnait cette inoubliable séquence ?
Dans mon esprit, toi aussi Puck, t’es un personnage de Folon. Petit bonhomme à la sagesse puérile mais ô combien solide envers les affres de la vie.
Heureux qui comme Puck a fait de sa vie un beau voyage d’enfant incurablement innocent.

puck dit: à

Lara dit: à
 »

Ozy, je m’attendais pas vraiment à trouver ici des personnes qui partagent ma passion pour le curling, mais svp quand on connait on donne pas son avis, svp.

et alii dit: à

inutile de me conseiller, j’irai sur le blog de Zag lire les documents que ne ne connais pas encore sur le mot « portée »;

et alii dit: à

renato, méfiez-vous de déceler, -détecter- des problèmes de sexualité chez les autres, et n’oubliez pas que sur ce blog en langue française, une litanie se récite dans l’université « la femme n’existe pas » en voici l' »histoire »:
Colette Soler : Ce que Lacan disait des femmes
Étude de psychanalyse
Claude-Noële Pickmann
https://www.cairn.info/revue-figures-de-la-psy-2004-2-page-200.htmbonne soirée avec les « dragons »

Lara dit: à

Puck,
C’est quoi ce délire de balais, de pétanque, de curling et de je ne sais quoi d’autre.
T’as couché avec Elvira, princesse des ténèbres ou quoi ?!!!!!
Et qu’avez-vous bu tous les deux ?
Du sang de chèvre ?!!!!!
Drôlement gore, le Puck !
Je te conseille d’appeler Olivia, ton ex et de revivre avec elle tous les beaux épisodes de « Ma sorcière bien aimée ».

puck dit: à

à Marseille, avec des potes nous avions essayé d’introduire l’usage du balai dans la pétanque, pour orienter la trajectoire de la boule, mais les gens sont tellement fermés d’esprit, surtout les femmes : elles ne voulaient prêter leur balai aux mecs, sans doute leur côté méditerranéen.

puck dit: à

le curling est un des sports les plus anciens mais aussi sans doute un des plus modernes dans la mesure où il démontre par a plus b que les hommes sont capables de manier le balai aussi bien que les femmes ! sinon mieux !

là on rétablit les préjugés qui prétendent que seules les femmes sauraient balayer ou repasser des chemises, c’est faux ! il n’existe pas de prédisposition naturel biologique qui ferait que les hommes seraient des handicapés du balai !

puck dit: à

beaucoup de gens qui n’y connaissent rien au curling pense que le balais servent à accélérer ou décélérer la pierre, c’est faux ! absolument faux ! les balais servent à orienter la trajectoire de la pierre !

puck dit: à

le curling c’est un peu la pétanque nordique.

puck dit: à

le curling est sport très ancien, on le retrouve dans les tableaux de Brueghel.

puck dit: à

le plus beau sport, le plus télévisuel, celui où il y a le plus de suspense, qui associe le mieux la légèreté , la grâce d’une part, et l’énergie et la force de la volonté d’autre part, que je pourrais regarder durant des heures tellement c’est un sport magnifique, c’est le curling !

la dernière finale féminine olympique où le Canada a battu la Russie a été un pur moment de grâce, les Maradona :

https://www.youtube.com/watch?v=BpBisfRoVoM

renato dit: à

« La femme : continent noir » ?!

Expression que je n’ai jamais comprise. Bon, peut-être pour Freud qui avait comme un problème côté sexualité — comme son neveu, d’ailleurs, car il s’agit d’un problème de famille —. La famme c’est la femelle d’humain, il suffit de l’écouter et, éventuellement, la regarder sans en rajouter :

https://pin.it/2HqexJW

Chantal dit: à

on attend la pleine lune e alli ?

l’éclipse et la féminité, la lumière disparue, seul un cierge allumé …

et alii dit: à

@ Drillon:
1La femme : « continent noir », de l’aveu de Freud [1]
[1]
Alain Abelhauser, psychanalyste, professeur des universités,…. Terra incognita, renchérissent certains. Et nous, peut-être, de songer alors à Meryl Streep-Karen Blixen expliquant à Robert Redford-Dennis Finch Hatton, dans Out of Africa, que sur les anciennes cartes de l’Afrique, il était coutume de noter à la lisière des zones inconnues, laissées en blanc sur le parchemin, « ici commence le pays des dragons ».

2La femme, terre inconnue, donc. Ou, mieux encore, « sanctuaire de l’inconnu ». Parce que ne disposant pas des « mots pour se dire » ? Parce que condensant à elle seule tout l’indicible ? Échappant pour une part essentielle à la prise du signifiant ? Ou parce que recélant en elle par trop de dragons ? »
https://www.cairn.info/revue-cliniques-mediterraneennes-2015-2-page-73.htm

et alii dit: à

@ J.Drillon :la sublime porte

JiCé..... dit: à

Allons, allons, Lara ! On se calme….Christiane est la Première Dame de ce blog prestigieux ! A côté d’elle, Melania a l’air d’une tondeuse de chien.

Marie Sasseur dit: à

Extraordinaire pudeur de Charles Juliet, quelle force, alors que sa moitié s’en est allee juste après la moisson, comme je viens de le lire, cité par l’un de ses amis.

(Court, merci)

D. dit: à

ducteur-noir-tabasse-par-des?

B dit: à

Crevettes grises, c’est une idée, avec beurre salé et bon pain mais tout ceci n’est bon et frais qu’en Bretagne. Les promenades en plus y ouvrent l’appétit. Quand j’y séjourne, je fais une cure de tout. Poisson, produits de la mer, pain, pâtisserie chargées en beurre et je ne prends pas un kilo. Il me faudra attendre un peu encore pour l’ouest, le vrai.

Moi, Beurrénice, je ne trouve pas plus frais que chez Picard. Je n’ai jamais trouvé grand poisson frais et bon marché en Bretagne. Les prix y sont toujours plus élevés qu’à Paris.
Par contre la meilleure choucroute que j’aie jamais mangé c’était à Brest, pendant que mon porte-avion était en réparation ; j’avais garé avant mon Super-Etendard-Modernisé quelque part avant, le garagiste voulait y regarder des trucs. Il me restait plus que la choucroute et la rue de Siam, et puis je rentrais regarder Jean-Pierre Foucault au Cercle des Officiers. Une belle époque. Quand j’y pense je verse une larme.

Lara dit: à

Tu peux toujours rêver mon pauvre JiCé, d’ailleurs, rêver, fantasmer, se branler et roupiller après, c’est tout ce qui te reste à faire avant le Grand Sommeil. Pas celui de Morphée, non, mais plutôt l’autre, l’ultime et le dernier, celui de la Faucheuse, la Camarde, ta future camarade.

christiane dit: à

Lara dit: …
Tiens, il est revenu, en jupons…

christiane dit: à

Lara dit: …
chaloux en jupons ?

christiane dit: à

Charles Juliet, « Bram van Velde et l’infigurable ». (« Critique », n°252).

6 extraits :
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« En 1922, à vingt-sept ans, il quitte à jamais les siens et la Hollande, et après un séjour de deux ans en Allemagne, vient s’établir à Paris.
Etat de totale négation, d’incertitude, de désespoir, d’obscur travail de destruction de lui-même. Car dénuder l’être profond, et s’engendrer, c’est en premier lieu exterminer le moi, lequel est tout ce qui limite, entrave, empêche d’être, bâillonné par ses conflits et sa confusion.
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Années de terrible misère, d’acharnée solitude, Bram van Velde a compris que pour souder le dedans, il importe de se mettre en marge. Il se tient donc en dehors, loin des groupes, des manifestations artistiques.
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Cependant, à compter de 1938, les échanges qu’il a avec Beckett lui apportent un décisif réconfort, et pendant les années qui suivent, cette amitié lui est une aide des plus précieuses.
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Par une résolution sans précédent, Bram van Velde se laisse acculer a de multiples refus, et sa solitude au sein des hommes s’accroît d’une solitude au sein de la peinture. Refus du métier, du savoir, de la culture, de tout cela dont use l’artiste pour apprivoiser l’inconnu et lui imposer forme. N’être plus un peintre, mais seulement un être qui traque la vie par le truchement de la couleur. Peindre non pour réussir un tableau, mais pour se ruer en soi-même et affûter l’être.
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Mais comment capter l’insaisissable, comment restituer cette explosion calme, ce happement, ce laps où fulgure la vision, où dedans et dehors s’abolissent, où l’être déferle sur le dehors qui soudain se répand en lui ? Puisqu’on ne peut représenter cela qui est au-delà de la pensée, de l’émotion, du sentiment, de la volonté, de toute possibilité d’expression.
Peindre pour se réduire au rien, pour signifier le plein par le manque, la paix par la fêlure, l’irrassasiable besoin de lumière par ce qui redoute la lumière.
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Un homme hypersensible, donc douloureux, mais serein, parce qu’unifié. Doux, démuni, vulnérable, enfoui dans sa démarche. Un homme prodigieusement vrai, intense, d’une formidable acuité. »

christiane dit: à

poisseux, oh !

christiane dit: à

@JiCé….. dit:
« La Maitresse de Brecht est un des meilleurs livre de ce cachottier d’Amette, lu tardivement par suite d’une erreur de livraison… »

Oui, JC, un très bon roman mais difficile d’y retrouver la touche poétique, légère, sensuelle des romans suivants du « cachottier ». Ce roman est âpre, plein de grisaille, de décombres, de la curiosité morbide de la Stasi. Brecht y est ici qssez antipathique, maniant le langage cru d’un homme qui aime salir verbalement une femme pour mieux « la baiser ». Reste le théâtre, le Berliner, pour cet homme vieillissant si près de la mort. Maria est une amante peu convaincante, livrant ses charmes sur ordonnance pour voir sa fille à l’ouest ou pour oublier qu’elle est fille et épouse de nazis. Reste aussi ce beau personnage de l’officier de la Stasi, fou amoureux de Maria mais incapable de passer à l’acte.
Vous, c’est une erreur de livraison, pour moi, une transmission familiale. On avait aimé de roman saisissant l’histoire de l’Allemagne d 1948, déchirée entre l’ouest et l’est.
Un roman gris pisseux que j’avais aimé dans un temps où je ne connaissais ni les blogs, ni les livres de cet écrivain, ni ses articles de critique littéraire sur Le Point, ni son théâtre, ni ses polars sous pseudo, ni surtout sa présence rare sur son blog.
Il m’a fallu du temps pour me faire une idée plus précise de cet écrivain, lire d’autres romans de lui.
Ce que dit ce nouveau pseudo (Lara) est sans importance. Ce roman a découragé plus d’un lecteur, floué par son titre. Maria, une sacrée énigme…

Petit Rappel dit: à

MS je pensais à wiki mais j’ignorais qu’elle fut récente.
Me revient la mise en boite de Tristan, lequel vient du libertinage érudit, lorsque Sénèque dit devoir rencontrer St Paul:
 » J’ai bien trop de mépris pour le sectes nouvelles! »
Evidemment, ce n’est pas Sénèque qui parle…
MC

Marie Sasseur dit: à

De toute façon , confinement ou pas, il n’y aura qu’une plage pourrie , une vague putride qui vient s’affaler mollement, quelques mouettes mazoutées,et Paul au milieu, à St Malo.

rose dit: à

MS
La première amoureuse de Paul était allemande et fini la guerre gros stzet malheur.
Meilleur moyen de devenir pacifiste.

rose dit: à

Paul Edel
😆😂🤗

Marie Sasseur dit: à

J’ai regardé l’émission de la grande bibli, l’autre soir. Il n’y avait guère que Charles Juliet à devoir être écouté.

Marie Sasseur dit: à

Je ne demande si Paul n’a pas appris l’allemand  » grace » a quelques souvenirs de prime enfance . Comme Le Clezio qui a 3 ans déjà, avait tout compris de la guerre, avec des souvenirs de 20 ans plus tard… Étonnants, les effets de la sénilité.

JiCé..... dit: à

La Maitresse de Brecht est un des meilleurs livre de ce cachottier d’Amette, lu tardivement par suite d’une erreur de livraison…

Tu ne serais pas, la dernière des connes, Lara ?

Bisous égarés….

B dit: à

Les marmottes 🙂

Je suis en danger!

Paul Edel dit: à

Lara,non coucher avec edmonde charle roux ça ne suffisait pas. J’ai couché avec tous les jurés -pas ensemble,séparément- et même avec le cuisinier de Drouant et sa femme, et même le barman.

Lara dit: à

J’ai essayé de lire « La Maîtresse de Brecht » de Jacques-Pierre Amette. Au bout d’une vingtaine de pages, je me suis ennuyée ferme. Quelle misère ce bouquin de merde.
Mais qu’a-t-il fait l’Amette pour avoir son Goncourt ?! Il a couché avec Edmonde Charles-Roux ou quoi ?

Paul Edel dit: à

A la manière de Bloom..mais en version germanique…
Am abend durch Saint-Malo intramuros.. die Quarantäne.. kein Mensch..ich rufe, niemand hört mich..aus Furcht unterhalte ici mit dem Echo,so, das ich erzeuge.. so,mit der Stimme, die mir gehört .. Unsinnige Vortsellung von eneim Heiligen Abend ohne Elteren und kindern..Weil nichts geschiet..standiges An rühebn, Abtasten längst erkaklteter Kïorpenr, längste erkaklteter Gehirne..

renato dit: à

hamlet, votre logorrhée digitale me fatigue. Cela dit, si vous faites un distinguo pour l’expression « dictature du prolétarisât » vous n’êtes plus légitime pour juger les autres. Mais peu importe, vous vous êtes persuadé que votre raisonnement est « juste » et dans les faits votre opinion m’indiffére.

christiane dit: à

Une collection où plusieurs voix se croisent au « Petit Mercure » (Mercure de France) : « Le goût de… »
Ce jour : « Le goût du ciel », textes choisis et présentés par Elisabeth Foch-Eyssette.
Un extrait de Platero et moi, (traduit de l’espagnol par Claude Couffon (Seghers, réed. 2009.)

« L’éclipse »
« En se cachant, le soleil qui, quelques instants plus tôt, avait rendu chaque chose deux fois, trois fois, cent fois plus grande et plus belle sous ses jeux complexes de lumière et d’or, laissait maintenant tout, sans la longue transition crépusculaire, solitaire et pauvre, comme s’il avait troqué des onces d’or, puis de l’argent, contre du cuivre. Le village ressemblait à un petit sou oxydé et déjà sans valeur. Comme elles étaient tristes et petites, les rues, les places, la tour, les routes des collines !
Là-bas, dans le corral, Platero paraissait un âne moins réel, différent, pareil à une silhouette de papier ; un autre âne… »

JiCé..... dit: à

Bien vu, Lara, bien vu …! Par bonheur le virus t’a épargnée.

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