de Pierre Assouline

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La République des livres
Quelques pépites de la rentrée littéraire

Quelques pépites de la rentrée littéraire

Daniel de Roulet, Trois garçons (296 pages, 22,50 euros, Phébus) J’aime beaucoup cet auteur helvétissime j(Genève, 1944), fils de pasteur, aussi romand qu’alémanique, objecteur de conscience,  jusque dans sa haine de la Suisse conformiste, traditionnelle, intangible. C’est un authentique anarchiste tendance autonome canal terroriste. Il a eu maille à partir avec la justice pour avoir mis le feu au chalet d’Axel Springer, le magnat allemand de la presse. Il est à la tête d’une œuvre importante et profuse. Un agitateur tant par ses livres que par son activisme politique et social. Cette fois, une histoire d’amitié entre trois garçons soudés depuis leur enfance par la volonté farouche de rompre avec le modèle de leur père. La Suisse qui nous est racontée là sur un ton faussement neutre, à travers leurs destinées de 1945 à nos jours, n’est vraiment pas celle du chocolat et des banques. Tout ça, faut que ça saute à commencer par Davos rebaptisé Hitler-les-bains ! Il invite ses compatriotes à prendre leurs vies en mains pour en faire des destins révoltés. Ce n’est pas gagné. Sous la plume de cet iconoclaste, toute la Suisse devient une Z.A.D. à sa manière. Sans guère de doute, la lecture la plus réjouissante de la rentrée.

Claudie Gallay, Les promesse des chiens (22,50 euros, Le cercle ouvert) Je me suis précipité sur ce livre dès sa réception. La faute à la couverture probablement et à l’histoire (authentique) résumée au dos :  une Américaine échouée dans une ville de l’Alaska en 1925 au moment où la lumière du jour s’éteint pour six mois est témoin d’une aventure inouïe, un modèle de solidarité et de fraternité. Pour soigner plusieurs enfants souffrant de la diphtérie, il est urgent de leur administrer d’urgence de l’antitoxine ; or on n’en trouve qu’à mille kms de là, une distance trop importante à couvrir même pour un musher aguerri ; il se trouve pourtant l’un de ces conducteurs de traineaux pour relever le défi et monter un attelage de chiens. Une véritable course contre la montre avec relais. Étrangement, outre le film qui m’avait édifié dans ma jeunesse (Si tous les gars du monde,1956, de Christian-Jaque), cela m’a renvoyé à l’attrait qu’avait exercé le roman d’Olivier Norek sur un tout autre sujet. Probablement la séduction du grand air dans sa version polaire et la confiance que l’on peut avoir en l’autrice, bien connue par ses précédents succès. On est pris par le suspens. Y arriveront-ils à temps ? c’est bien ficelé car elle sait y faire. Elle a du métier. Une écriture à l’efficace. De la bonne littérature populaire.

Véronique Ovaldé, Vivre et n’en point dépérir (21 euros, Flammarion) Beau portrait de mère saisie en son grand âge, vraiment émouvant sans un mot de trop, d’une écriture ailée, fine, précise. Une bonne et belle personne animée d’une profonde douceur. Une vraie sainte, disent ceux qui la savent écrasée par un tyran domestique, un compliment qui se moque car la gentillesse est désormais vue comme une faiblesse de caractère par la société de dérision. La mort de son mari sera vécue comme une délivrance et les retrouvailles avec des plaisirs minuscules dans une banlieue pavillonnaire des fifties. Sur le bandeau qui ceint le livre, Jardin de campagne de Klimt. Cette reproduction est le meilleur portrait de l’héroïne tant il est rafraichissant et lumineux. Une lecture qui fait du bien au sens propre.

Nina Bouraoui, Championne  (278 pages, 20,90 euros, Lattès) Chaque soir d’été, une jeune fille cogne le mur en bas de son immeuble en frappant la balle avec sa raquette signée par Borg. Un coup droit, un revers, un coup droit… Inlassablement faire du mur. C’est son moyen de fuir la folie ambiante, celle de sa famille et de la violence du père et celle de son pays d’origine (l’Algérie) qui déteste tant les femmes qu’il les tue, en attendant de s’épanouir dans son pays d’élection (la France). Si cette confession est si vibrante, c’est qu’elle n’en a pas le ton. Plutôt celui de la colère exfiltrée de toutes forces contre le mur. La rage. C’est bien de l’autrice qu’il s’agit dans ce rêve de tennis de haut niveau, elle dans son corps androgyne, elle qui n’a jamais été enfant, elle qui est le fruit d’un kabyle et d’une bretonne aussi cultivés que diplômés mais elle qui se sent avant tout une femme qui aime les femmes, bien féminine même si elle se virilise pour résister aux coups reçus. A travers cette histoire de désir, de culpabilité (forcément, quitter les siens est vécu comme une trahison), portée, outre par les personnages de ses parents, par ceux de son entraineur et de sa sœur, des piliers, Nina Bouraoui reprend les thèmes récurrents de son œuvre, les creuse à nouveau mais autrement, par le canevas d’une championne sportive en devenir- même s’il ne s’agit en rien de la formation d’une championne, il est d’ailleurs assez peu question de tennis. C’est ainsi qu’elle arrive à expulser cette image d’enfance qui l’insupporte, lorsque son père a failli la tuer de coups parce qu’elle n’obéissait pas à un ordre domestique (mets ton pull) lâchant sa colère sur son corps de fille de 7 ans. Cela restera comme le jour de la furie. Cette incapacité à communiquer au sein d’une famille qui vit dans le chaos est au cœur du récit qui bascule à 10 ans lorsqu’elle se met à fréquenter les enfants des riches, du côté des Villas qui ont chacune leur propre court de tennis, jusqu’à se produise « l’évènement »… Tendu, parfois saisissant, le plus souvent troublant, en tout cas on la suit car elle a la capacité de toujours nous emporter dans un double mouvement de tendresse et de violence.

Jean-Baptiste del Amo, Une éclaircie, (19 euros, Stock )Un nouvel opus au sein d’une jeune collection déjà bien remarquée et typée « Ma nuit au musée ». Une commande d’éditeur mais exécutée en toute liberté tant dans le choix du lieu que dans le traitement. Mais comme il s’agit incontestablement d’un écrivain (même si je n’ai guère de goût pour ses romans animaliers), qu’il a choisi la salle Goya du Prado pour ses pinturas negras ainsi que la coupole de l’ermitage San Antonio de la Florida du même, je me suis laissé prendre. D’autant que, Goya demeurant au centre, l’épreuve de la maladie, celle du peintre et celle de l’auteur, sont tout aussi centrales. Le résultat est fort car le récit, appelons ainsi la forme, plein de chiens esseulés et de brames de cerfs, est aimanté par une méditation sur la douleur dans ce qui la distingue de la souffrance. C’est écrit dans l’urgence d’une course contre la montre avec la mort qui gagne chaque jour du terrain.

(« Duel au gourdin ou la rixe/ Duelo a garrotazos) » de Francisco de Goya, 1819-1823, Musé du Prado, Madrid »; « Jardin de campagne/ Bauerngarten » huile sur toile 1905-1907 de Gustav Klimt, Österreichische Galerie Belvedere, à Vienne.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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1 127 Réponses pour Quelques pépites de la rentrée littéraire

D. dit: 10 septembre 2026 à 21h30

Je veux bien y gouter, Millefeuilles.
J’ai conscience que ce n’est pas très poli de demander mais d’un autre côté si on ne demande pas on n’obtient pas.
Du moins la plupart du temps.

Millefeuilles dit: 10 septembre 2026 à 21h40

@ D. c’est direct ! mais qui sait ? les hasards de la vie et avant ou après le déluge

Millefeuilles dit: 10 septembre 2026 à 21h44

j’essaye de conserver et raviver des souvenirs précieux ; M Proust s’est beaucoup servi de la nourriture et des odeurs comme point d’appui donc comme je n’ai pas de Françoise j’ai du me débrouiller pour refaire des choses qui m’ont marquée

Millefeuilles dit: 10 septembre 2026 à 21h50

je n’avais pas vu Tout s’est bien passé , heureusement qu’il y a des effets comiques parce que c’est assez pesant quand même
Lionel Jospin avait vecu cette expérience en 2022 au moment des élections , sa mère était en train de demander d’en finir

rose dit: 11 septembre 2026 à 3h27

Millefeuilles

mon ami italien, gériatre, Fulvio, un homme de grande envergure m’a dit qu’iil y avait un lien intime entre la nourriture et l’esprit et Dante, hier soir, m’a dit que décider, pour soi, était prendre le pouvoir.
Deux regards neufs.
sa mère était en train de demander d’en finir : un drame bien autrement important que perdre de manière lamentable les élections présidentielles : je les revois, Sylviane et lui, de profil, sur le bastingage du bateau qui les emmenait à Palerme, ô Sicilia mia.
Merci pâte feuilletée et crème pâtissière de cette remarque essentielle, ta mère se meurt, quoi d’autre compte ?

rose dit: 11 septembre 2026 à 3h30

Moi, je sais faire l’apfelstrudel. Quel travaîl. Et puis, rouler le tout. Il faut bien dire que la pomme, dans ma vie, a une place essentielle : one apple a day, doctor away.

rose dit: 11 septembre 2026 à 3h47

Cet été, épouvantable, ĥeureusement qu’une douce chaleur a réchauffé nos vieux os, j’ai reçu Maÿa et Bill, Fulvio Maria et Shalom, et Agnès.
Avec Agnès, nous avons plusieurs points communs ; nous sommes deux bébés non désirés, violemment, par leurs mères, deux enfants massacrées plein pot par leurs familles, violemment, deux adultes qui aiment les hommes et les bagnoles, violemment. Voilà, elle voudrait que je sois sa mère, mais je lui ai dit la sœur, aînée, qui va respecter, aimer et protéger la petite, qui est née neuf ans après elle, ce petit fifi d’un sou. Comma ma mère à moi, qui est aussi un petit fifi d’un sou. J’en ai quatre.
Dans la rue, je plante un jardin d’iris. Je ne suis pas le parking populaire de tout le quartier. Monet n’a qu’à bien se tenir, Giverny, Rouen, Le Havre aussi.
Voilà.

rose dit: 11 septembre 2026 à 3h51

mais d’un autre côté si on ne demande pas on n’obtient pas.
Ah, pas sûre.
Au Japon, c’est sûr, pour baiser une japonaise, mais sinon, on a parfois des choses qui nous tombent sur la tête, schblang, sans les avoir du tout demandées.

rose dit: 11 septembre 2026 à 3h55

Je me demande si faire un apfelstrüdel meilleur qu’à Vienne tout en s’appelant Millefeuilles n’indiquait pas une dissonance cognitive. Je vous souhaite le meilleur toutefois.

renato dit: 11 septembre 2026 à 4h12

Certes, Millefeuilles il existe des raccourcis pour tout faire, mais en ce qui me concerne — du apfelstrudel aux chemises, en passant par les sous-vêtements et les chaussures, sans parler du risotto ou du bœuf bouilli — je préfère ce qui est fait dans les règles de l’art.

rose dit: 11 septembre 2026 à 4h13

Aujourd’hui, pensons, mes frères, que les arabes existent, l’Orient également et que tuer des milliers de personnes pour en faire l’éclatante démonstration est la pire des manières pour y parvenir.
Travaillons, constamment, à la paix. Ce qui est un des labeurs les plus difficiles à accomplir.

D. dit: 11 septembre 2026 à 7h04

Pourtant, en Enfer, vous aller en bouffer 4 fois par jour, du risotto dégueulasse et moisi, qui fait vomir et donne la chiasse.

rose dit: 11 septembre 2026 à 7h09

Du style.
Ces bouteilles sont vides, quelle chance pour cette ballerine.

Ai rêvé de nouveau de grenouilles. A.se jetait à l’eau plus rapidement que moi. C’était des grenouilles noires anthracite avec du jaune vif et des tâches blanches. Marines, grosses. Quand je nageais, il y en avait nombre d’autres. La première très grosse, les autres plus petites, elles nageaient en mer.

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 7h18

Des grenouilles et des couleurs

La signification des couleurs du rêve de grenouille:

Voir une grenouille rouge pendant votre rêve est lié à la passion et aussi au fait que vous pourriez vivre un changement majeur dans votre vie.
Une grenouille jaune peut signifier la transformation et aussi un possible traumatisme émotionnel, mais à travers cela vous allez grandir en une meilleure personne.
La grenouille bleue représentée dans le rêve illustre une guérison possible la fin de périodes difficiles. Vous allez vous en sortir et même si vous devez esquiver des conflits, les choses finiront par bien se passer.
Voir une grenouille rose en rêve représente un développement futur de vos instincts et de votre intuition. Vous n’êtes pas une personne intuitive mais grâce à un certain événement, vous le deviendrez. Ce qui vous arrivera changera votre perspective et votre façon d’aborder les choses.
Les grenouilles blanches dans les rêves indiquent la pureté et la chance.
Une grenouille noire signifie que vous cachez vos sentiments. Comme je l’ai dit, il se peut que vous souhaitiez ignorer vos sentiments afin d’éviter d’être blessé. Et cela peut affecter votre état émotionnel de manière négative.
https://mentorshow.com/blog/reve-de-grenouille-2

Phil dit: 11 septembre 2026 à 7h19

Strudel
A Vienne-Wien, le Kaiserschmarr tient actuellement le haut du pavé chez la pâtissier Demel, longue file de jeunes asiatiques chlorotiques et tiktokés qui risquent l’étouffe chrétien contraire à leur constitution.
Sprudel
le ministre Haddad remis en place pour voir cité
Morand

ZaKor dit: 11 septembre 2026 à 7h29

Le 11 septembre 2001, à 10h03, le vol United Airlines 93 s’écrasait dans un champ en Pennsylvanie, tuant les 44 personnes à son bord, dont 4 pirates de l’air. Un an plus tard, le romancier John Updike publiait dans la revue The Atlantic ‘Les multiples formes de l’expérience religieuse’, une nouvelle qui commence ainsi : « Dieu n’existe pas : cette révélation s’imposa à Dan Kellogg à l’instant même où il vit s’effondrer la tour sud du World Trade Center. » Extrait de la presque fin.

[…] Des informations s’échangeaient dans l’avion, des signes de la main, des regards, des conversations de plus en plus bruyantes et insistantes à mesure que tout le monde prenait conscience de la désinvolture du jeune pirate de l’air au visage impassible. Les passagers à l’avant avaient vu quelque chose lorsque le rideau de la première classe avait été tiré ; la nouvelle s’était propagée vers l’arrière (…). D’autres venaient d’apprendre par téléphone des nouvelles qu’il leur fallait partager de toute urgence. De jeunes hommes en chemise blanche et cravate se rassemblèrent dans l’allée et tinrent une sorte de réunion, un conciliabule, juste à  côté de Caroline, de part et d’autre du siège où était assis ce sympathique joueur de rugby. Ce n’était pas un conciliabule, mais une mêlée, comme on dit en Angleterre.

Caroline tendit l’oreille, mais n’entendit que des murmures, puis des « oui », prononcés clairement et repris par plusieurs voix masculines. Ils avaient pris une décision. Le jeune Arabe à la silhouette élancée, parcourait l’allée en exhortant les gens à s’asseoir. L’avion continuait de tanguer (…).  Parcouru de violentes secousses, il s’inclina. Alors le joueur de rugby se leva avec les autres (…) et tous se tournèrent  vers l’avant de l’avion. Caroline leva les yeux et croisa son regard ; il lui sourit et leva le pouce. Elle entendit la voix d’un autre jeune homme : « Prêts, les gars ? On y va. »

(…) Le jeune homme au couteau disparut derrière les larges épaules et les chemises blanches des robustes Américains. A leur tour les chemises disparurent derrière le rideau bleu de la première classe, et l’on entendit des bruits sourds ainsi que le cliquetis d’un chariot de service, tandis qu’un effrayant brouhaha s’élevait parmi les passagers encore assis à leur place.

L’avion fut pris d’une secousse plus violente que les précédentes, et Caroline eut l’impression que les câbles et manettes qui commandaient cet énorme engin étaient ses muscles et ses os à elle, et que le pilote avait perdu le contrôle – quelque chose d’essentiel avait laché (…)

Derrière la vitre en plastique rayée, le paysage rural s’offrait à son regard dans ses moindres détails : des maisons avec leurs bâtiments annexes, la tache verte d’un bois, un champ clôturé, une route déserte. (…) Caroline comprit qu’aussi cauchemardesque qu’elle pouvait sembler, cette plongée dans les profondeurs de la gravité était bien réelle et révélait la véritable réalité derrière le voile des apparences (…). Elle se retrouvait face à face avec la vérité que ses parents et tous ceux qui l’avaient protégée tout au long de son existence lui avaient laissé entrevoir :  le chemin de la vie est étroit et accidenté. « Pitié », songea Caroline dans un dernier effort. « Mon Dieu, ayez pitié. » […]

 

 

 

renato dit: 11 septembre 2026 à 7h42

La relation de cet idolâtre avec l’enfer semble être la conséquence de son aliénation, et cela ne me surprend pas.

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 7h58

@ 7.29, depuis 25 ans, tous les 11 septembre, je pense à ces passagers, quand ils prirent conscience qu’on les emmenait à la mort. Dans ce moment là, il y a ce besoins de vouloir les accompagner, en me mettant à leur place, à leurs côtés.
Merci d’avoir mis ces mots d’Updike (que je ne connaissais pas) sur leurs dernières pensées, comme Antoine Volodine le fait pour tous ces morts de l’Histoire restés dans l’anonymat, mais séjournant encore un peu dans le Bardo.
Bàv,

@ 7.04, toujours la même charité chrétienne incarnée dans la saloperie vindicative, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne : « Mon Dieu, ayez pitié de lui ».
Bàv

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 8h00

@ rose 3h55 rien à voir justement le le millefeuilles ( que je préfère à la crême mousseline plutôt que pâtissière c’est nettement plus aérien une crème pâtissière peut vite être lourde) l’apfelstrudel je le fais tout autrement qu’avec une pâte feuilletée . Pour un millefeuilles j’ai une adresse justement à Rouen chez Gill où ils en font un absolument parfait ( je n’y suis pas allée très récemment et je vois selon les guides qu’il a abandonné ses 1 ou 2 étoiles Michelin mais qu’il est toujours bien noté )bon bref assez parlé de pâtisserie .

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 8h04

J’ignorais que la Norvège eût un roi dont la terre entière vient de prendre conscience de l’existence à sa mort et à ses funérailles. On passe à côté de pas mal de choses en ce bas-monde. Mais pas de la mort de sa propre mère, fût-elle une merveilleuse sage-femme.

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 8h06

@ à Rouen, il se passe toujours des chose chez Gill. On s’allège de l’écriture en passant à la cuisine. Bon, bref, assez parlé de Proust.

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 8h08

Quant au lien entre mon pseudo et la pâtisserie … il y a bien d’autres millefeuilles dans bien des domaines …
Sinon le cinéma depuis 2 décennies déborde de films à propos de gastronomie et autres festins ou grandes bouffes mais voilà Le festin de Babette impossible d’en acheter une version où que ce soit , si sur apple television ! de ce point de vue j’ai fait comme renato plus d’abonnement sauf ocs et pour ceux qui ont une télé numérique il y a des centaines de chaines alors comment faire , je veux montrer ce film à des gens qui ne le connaissent pas et je ne l’ai pas enregistré lors de sa dernière diffusion

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 8h09

Si Edouard Philippe est fatigué, aidons-le à se reposer.

École dès un an, mille bistrots, propos de Braun-Piverte, de Larcher, etc., nous entrons dans une ère d’évangile, de dévoilement, où toutes les nullités apparaissent en pleine lumière. Quel panard, nous sommes en train d’assister à un changement d’époque.

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 8h15

Millenouille n’existe pas. Quelques hypothèses. Un avatar de l’assasseure par le même médiocre et dérangé marionnettiste? Elle apparaît, comme par hasard, au même moment que ce « Zakor » dont nous savons très bien qui il est.

Hasard?

Hurkhurkhurk !

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 8h33

baloux !!! vous allez divaguer vous aussi j’existe bien rien à voir avec votre personnage du Dîner de cons
quant à Edouard Philippe il était sans doute le candidat sur lequel misait la cia mais c’est Christine Lagarde qui va monter au créneau et emportera le pompon
incidemment j’ai appris que Ursula Von ( de haute naissance patricienne etc ) .. était liée au supermarchés bas de gamme aldi comme quoi pour renforcer sa richesse il faut nourrir les pauvres

sinon une petite histoire rigolote j’ai entendu par des copains , de Villepin avait fait une réponse à un journaliste ainsi formulée :  » je n’ai pas mis aujourd’hui ma culotte en feuilles de chou pour me faire brouter le derrière par les petits lapins » on n’a pas retenu la question ! je me demande s’il l’avait en réserve ou bien s’il a eu l’inspiration sur le coup ? souvent les gens ont l’esprit de l’escalier et une bonne réplique ne leur vient que bien plus tard que le moment où ils sont embarrassés pour rabrouer un importun

renato dit: 11 septembre 2026 à 8h34

Carissimo Phil, à propos de Anton will bleiben

Verdict de la lectrice intransigeante.

« Intéressantes (un vieux est sur le point de mourir).

Bienveillantes (se rapprocher des vieux et les comprendre).

Belles scènes cinématographiques, mais il aurait pu faire mieux : en faire l’ami d’un jeune qui doute de tout et ne veut plus vivre, c’est un peu forcé comme situation — surtout en le mettant en parallèle avec quelqu’un qui est proche de la mort parce qu’il est malade. Est-ce le caractère autrichien qui transparaît ?

Loisirs divers (écriture et peinture comme traces de soi puisque « Anton veut rester », mais la question se pose de savoir qui se souviendra de lui, puisqu’il n’a pas d’enfants.), cependant il se rendra compte que tout ce qui rend heureux est éphémère. Néanmoins, belle réflexion sur la fugacité du temps.

Cela dit, il sait écrire, il est également intéressant de voir où son écriture évoque celle d’autres écrivains. »

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 8h34

« Si Edouard Philippe est fatigué, aidons-le à se reposer. »

Tu sais pour qui tu vas voter à la présidentielle prochaine, Chaloux ?

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 8h42

@ baloux j’ai cessé de cliquer sur les liens et mis de l’ordre sur mon bureau et je n’ai pas lu tous les livres mais pas mal quand même même Mc Luhan et les médias chauds et froids

souhaitons que quand même à aucun candidat il n’arrive ce qu’ a vécu D Strauss Kahn qui a habilement été mené en bateau par des sms qu’il croyait venir de bons amis à lui qui lui offraient un de ses fantasmes préférés la soubrette consentante ( qui avait tout d’un travelo de 2m mais bon il a du se dire que c’est tout ce que ses bons copains avaient sous la main ° mais quelle bêtise de se laisser aller comme ça ! la galaxie entière en rit encore et surtout N S qui avait paraît il des photos de lui au bois O_o il voulait le dézinguer par tous les moyens

Phil dit: 11 septembre 2026 à 8h54

Est-ce le caractère autrichien qui transparaît

lecture avec le goût de, ein Gespür für, des nuances de la germanité, remerciez votre akute Leserin, dear Renato

D. dit: 11 septembre 2026 à 9h19

Edouard Philippe sera évidemment le choix du pensionné mou et tiédasse en tout, qu’il ait enfants ou non, habitué depuis toujours à s’occuper de sa pomme avant celle des générations suivantes.
Malheureusement la France en compte beaucoup.
Quant à lui faire enfin trouver audace, combat, honneur et réussite, ces demi-larves empâtées s’en foutent totalement.

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 9h31

« Edouard Philippe sera évidemment le choix du pensionné mou et tiédasse en tout »

Tu dis ça parce qu’il devance Marine Le Pen dans les sondages, D. !

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 9h55

Dans quel sondage, Jazzi.

Si la millenouille « la » mythomane existe, elle poste d’un HP. Si c’est comme je le crois le malade mental du grenier de Saint-Leu? Il poste d’HP. Ça ne change pas grand-chose.

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 9h59

Nafissatou Diallo, en « trans » ?… 1000 feuilles, ce qui ne vous honore pas, laissez-là tranquille ! Sza Sza Zakor, lassass’ine ? Euh. Ed’Philip -> on s’en branle-bas le combat. Quant à Vil Pain, ou à La Garde Adli, des anecdotes aux dîners z’envil prix. Et ça les fait rire, pendant ce temps qu’on s’amuse à croire.

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 10h06

(8.45) Emma Bonino se Tua (à la tâche). Une sainte femme en Italie. « Il » n’est plus parmi nous (?).

closer dit: 11 septembre 2026 à 10h19

« Anton will bleiben » a été publié trois ans avant « Lazar ». Entre 20 et 23 ans on évolue généralement pas mal…

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 10h20

Si d’aucune a perdu tout crédit ici, c’est désormais le quart d’heure de célébrité de Millefeuilles, JJJ.
Ses commentaires sont toujours nourrissants et légers et elle a les bonnes adresses mondaines et les bonnes références culturelles…

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 10h25

Emma Bonino, en « trans » renato ?
JJJ va encore dire que ça ne vous honore pas et de la laisser tranquille !

renato dit: 11 septembre 2026 à 10h29

J’ai écrit le message pour Emma Bonino sur mon smartphone, et tout le monde sait que parfois on écrit une chose et que le smartphone en dit une autre.

closer dit: 11 septembre 2026 à 10h36

Renato nous a révélé indirectement le secret de son installation à Colmar, plutôt surprenante pour un richissime italien de Lombardie…
Mais je n’en dirai pas plus.

Bill Evola dit: 11 septembre 2026 à 10h40

le secret de son installation à Colmar… »

Il a fuit la police et les créanciers! 🙂

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 10h40

Oui, exact, Millefeuilles renouvelle le genre, ne cherchons pas à savoir qui iel est. On s’en ouf. Un rien prétentieuse, certes, mais nulle n’est parfaite. S’adresse à tout le monde, c’est une parisienne des beaux quartiers, voilà tout. Une Virginie Des Pentes.

Bill Evola dit: 11 septembre 2026 à 10h41

Millefeuilles, c’est la crème du tout Paris, cela nous change de Colmar et de ses avatars! 🙂

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 10h44

JJJ Nafissatou n’est pas une sylphide et quoi qu’il se soit passé c’était une manipulation bien menée sur un faible de corps et d’esprit ! pour les prochains candidats dans tous les pays nous allons avoir une émergence de 3e voire 4e type genre ce général américain qui désormais porte jupe et hauts talons ! dans le cadre du DEI Diversity Equity Inclusion ! moi je n’y vois aucun inconvénient ; j’ai un ami du XIV qui est en ce moment  » en transition » quand je lui ai demandé s’il avait un petit ami qui lui a demandé de faire tout ce truc douloureux il m’a répondu qu’il voulait être une femme pour aimer une autre femme ! donc il me draguait outrageusement avant et in continue à vouloir me tripoter maintenant donc j’ai fui le XIV pour ça aussi ! ceci dit je comprends très bien et ces affaires reposent sur des problèmes hormonaux et génétiques , il y a des hermaphrodites depuis la nuit des temps ! et il existe des romans et pièces de théâtre qui en ont fait le sujet

renato dit: 11 septembre 2026 à 10h49

Pauvre Billy, hanté par la nudité. Pourra-t-il se remettre de tout ce stress causé par un jeune homme en fuite ?

Bill Evola dit: 11 septembre 2026 à 10h57

Soleil et sport pour cet après-midi.
Chaloux a sans doute raison à propos de millefeuilles, mais au-moins elle discute avec tout le monde.

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 11h00

@ renato si vous êtes à Colmar j’espère que vous êtes allés à Illhausern c’est à 24km et bien qu’ils aient dorénavant adopté un décor ikea la cuisine est encore bonne

renato dit: 11 septembre 2026 à 11h16

Chez Haeberlin, certes, Millefeuilles. Bon, les gens veulent se moderniser, ce n’est pas un péché, même si parfois ils font des horreurs. Évidemment je préfère la Sala delle Asse di Léonard à la Salle des Bâtons de l’auberge de l’Ill, mais le chef reste impeccable.

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 11h22

pppfff Virginie des Pentes j’ai lu ses 2 premiers livres et j’ai laissé tomber , elle fait partie de ces filles de bonne famille qui ont cru révolutionnaire et féministe de verser dans le strip tease et la prostitution comme Ovidie ou B Lahaie elle s’en est mieux sortie que les 2 autres
et les hommes ne dédaignent pas ce genre de femmes « libérées » ( j’ ai diné dans un restaurant à côté de Guy Lagorce qui était en compagnie de B Lahaie .. en jupe et bottes de cuir rouge et bustier ! Guy Lagorce ex directeur des pages littéraires du bigarreau ! ) non je suis assez loin de cette « libération » et je me demande comment elle a atterri au jury Goncourt et pourquoi elle en est partie c’est rare , il devait il y avoir friction avec Didier Decoin . Maintenant ils doivent se farcir Angot

Alfred dit: 11 septembre 2026 à 11h24

Millenouilles ne discute pas, elle bavarde à tire-larigot, un moulin à paroles à elle toute seule.

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 11h45

Mildred a besoin de se faire accroire avoir beaucoup d’ami.es un brin « particulier.es » t connaître tous les felixpotins de Paris. Or, tout le monde a des transgenres à côté de chez soi, même en province profonde autant que dans le XIVe, au dessus de chez José Corti ou de la mère Michel, face au Luxembourg ou à Dieppe où chacun aimait à discuter avec Cioran et Simone Boué. On aimerait qu’elle le fût elle-même, transgenre en reddition, pour nous parler de ce qu’elle éprouve de son sexe plutôt que de celui de V. Despentes, Didier des Coins, José Corti ou de son mari, le célèbre peintre en talonnettes. « Vivre par procuration » qu’elle me disait souvent, « ça va bien cinq minutes. Après, ça lasse »…, Gala chez RDL.
– Je trouve aussi (cf. Marie Coudre à Fulmar).

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 11h56

« quoi qu’il se soit passé c’était une manipulation bien menée sur un faible de corps et d’esprit ! »

C’est la pauvre Anne Sinclair, riche héritière, qui en a fait les frais !

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 12h00

@ Jazzi oui et elle a du vendre des tableaux pour le sortir du pétrin ceci dit elle les avait mais elle a assuré

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 12h13

@ renato je dois me rendre bientôt à Baccarat( qui maintenant appartient aux chinois) et à Wingen sur Moder chez Lalique ( qui appartient maintenant à des suisses ) et là je vois qu’ils ont une Villa Lalique hôtel restaurant la déco est nettement plus aboutie

rose dit: 11 septembre 2026 à 12h13

La bonne réplique vient parfois très rapidement lorsque le contexte le permet.
Très récemment, ai dit « la courtoisie, je peux, plus impossible, y a un cactus entre nous.»
C’est un cafard => une horreur.
Je fus très contente de cette répartie.

nota, millefeuille, c’est un gâteau, et pas de la tarte, comme la grammaire, et même s’il y a mille feuilles de papier, ou une roche sédiment, ou un jardin à l’automne, sous le platane, millefeuille est un gâteau, y compris à la crème mousseline.

rose dit: 11 septembre 2026 à 12h14

La bonne réplique vient parfois très rapidement lorsque le contexte le permet.
Très récemment, ai dit « la courtoisie, je peux, plus impossible, y a un cactus entre nous.»
C’est un cafard => une horreur.
Je fus très contente de cette répartie.

nota, millefeuille, c’est un gâteau, et pas de la tarte, comme la grammaire, et même s’il y a mille feuilles de papier, ou une roche sédiment, ou un jardin à l’automne, sous le platane, millefeuille est un gâteau, y compris à la crème mousseline.

closer dit: 11 septembre 2026 à 12h17

« Fuir la police et les créanciers » en France est certainement une très mauvaise idée, Billy the Kid!

Non, j’ai une autre intuition qui pourrait bien être la bonne, il suffit d’un peu de bon sens…

renato dit: 11 septembre 2026 à 12h20

Bon, maintenant j’ai trois heure de réhabilitation, mais avant que le taxi arrive, quelques clarification, pour la dernière fois j’espère, pourCloser.

Colmar n’est pas loin de Bâle et de son port franc, dont je n’ai désormais plus besoin puisque je ne possède plus rien, mais il fut un temps où je l’utilisais beaucoup.

De plus, elle est située au centre par rapport aux villes qui m’intéressaient lorsque je voyageais encore beaucoup : Londres, Berlin, Vienne, Milan, Turin, Zurich, La Haye, Hambourg.

Il n’y a pas d’autres raisons : ma lectrice intransigeante doit maîtriser au moins deux langues nationales, comme moi d’ailleurs ; elle a choisi l’allemand et le français, ce qui fait trois avec l’italien et quatre avec le milanais ; moi, le français (mal) et le romanche (bien) par sentimentalisme (j’aime les vieillerie), ce qui fait trois avec l’italien et quatre avec le milanais. De plus, nous avons tous les deux une arrière-grand-mère austro-hongroise, ce qui fait « chic-élégant-kotolet », même si cela n’intéresse plus personne : la lectrice intransigeante a cultivé l’héritage moi pas.

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 12h26

Mais si vous ne possédez plus rien et ne voyagez plus beaucoup, pourquoi restez-vous à Colmar, renato ?

Alfred dit: 11 septembre 2026 à 12h38

Gagnez de l’argent et payez vos impôts et vous aurez une vie tranquille, voire même une vie heureuse.

lmd dit: 11 septembre 2026 à 12h51

J J-J 10 septembre 2026 à 16h58, oui, le Mont Analogue de René Daumal, la préparation d’une ascension lointaine, vaut vraiment la peine d’être lu, ce n’est d’ailleurs pas très long puisque sa rédaction a été interrompue par la mort de l’auteur… Ce que j’ai lu de R.D . est assez éloigné (ésotérisme, indouisme ) de mes habitudes de lectures ; mais ce Mont Analogue très étrange et métaphorique a eu pas mal d’effet sur pas mal de monde, je crois.

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 13h18

c’est ce que je pensais la de fred est flicternaute expert en imagettes qu’il colle sur votre IP et baloux huissier mais il faut savoir que même et peut être surtout dans ce monde là il y a des crapules qui inventent des arriérés en inversant des chiffres ( si si j’ai au moins 3 exemples de commerçants florissants à qui on a réclamé des arriérés colossaux inventés de toutes pièces et à qui un « ami » récent mais trop fauché pour acheter un piano à sa talentueuse future concertiste , proposait une réduction au tiers de la somme à payer en espèces au dit ami très ami avec une receveuse des impôts !!! vé ri di que )

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 13h31

le mystère c’est quand même cet acharnement envers JJJ ou puck dont je comprends maintenant les tirades fleuves à perdre haleine

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 13h34

et à ce sujet Pierre Assouline ne peut rien avec des zigotos de ce gabarit qui manient l’insulte comme des racailles

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 13h37

c’est quoi le réseau Signal évoqué à la page 100 du dernier livre de Jean Pierre Toussaint ?

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 13h44

c’est un mélange d’allusions à des personnes réelles et à des structures européennes des plus sérieuses avec bien sûr des personnages fictifs

ça m’ a fait penser à ce pauvre Denis Robert qui s’est virer de Libération et menacer des pires rétorsions par le biais de photos de ses enfants glissées dans sa boite aux lettres parce qu’il avait enquêté sur Clearstream mais au final il avait bel et bien raison ! mais combien d’années d’horreurs a t il vécu ?

closer dit: 11 septembre 2026 à 14h06

Tout simplement parce que sa lectrice intransigeante est probablement alsacienne et peut-être même de Colmar où elle a peut-être un domicile et une parentèle. Intuition venue du fait qu’elle lit l’allemand couramment.
Rien de bien sorcier ni de bien important, je te l’accorde JB.

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 15h07

@ Jazzi 15 janvier 2025 10H49 à propos de Bristol de Jean Echenoz

«  »Cet auteur n arrive à se passionner plusieurs pages durant pour la course d’une mouche de l’espèce Drosophila impudica »

Qui a dit que Jean Echenoz était un eculeur de mouches »

Jazzi !!! c’est sans doute en hommage à Marguerite Duras qui dans Ecrire qui date de 1993 fait une longue digression sur la mort d’une mouche que quelques pages plus loin on sent revenir dans la mort du jeune aviateur anglais enterré à Vauville à qui elle rend hommage .

 » Ce jour. Celui daté , d’un rendez-vous avec mon amie Michelle Porte, vue par moi seule, ce jour-là sans heure aucune, une mouche était morte.

Au moment où moi je la regardais il a été tout à coup trois heures vingt de l’après-midi et des poussières : le bruit des élytres a cessé.

La mouche était morte.

Cette reine, Noire et bleue.

Celle-là, que j’avais vue, moi, elle était morte. Lentement. Elle s’était débattue jusqu’au dernier soubresaut. Et puis elle avait cédé. Ca a peut-être duré entre cinq et huit minutes. Ca avait été long. C’tait un moment d’absolue frayeur. Et ça a été le départ de la mort vers d’autres cieux, d’autres planètes, d’autres lieux.

Je voulais me sauver et je me disais en même temps qu’il me fallait regarder vers ce bruit par terre, pour quand même avoir entendu, unefois, ce bruit de flambée de bois vert de la mort d’une mouche ordinaire.

Oui. C’est ça, cette mort de la mouche, c’est devenu. ce déplacement de la littérature. On écrit sans le savoir. On écrit à regarder une mouche mourir. On a le droit de le faire.

Michelle Porte , elle a eu un fou rire quand j’ai dit l’heure à laquelle cette mouche était morte. Et c’est maintenant que je pense que peut-être ce n’était poas moi qui avais raconté cette mort de façon risible. J’étais à ce moment-là privée de moyens de l’exprimer parce que je regardais cette mort, l’agonie de cette mouche noire et bleue.

…………..

Ca a évidemment un aspect religieux mais on ne le ressent pas comme tel sur-le-champ , on peut y penser après coup ( comme en ce moment je le pense) en raison de quelque chose qui serait la vie, par exemple, ou d’une solution à la vie du livre , de la parole , des cris, des hurlements sourds, silencieusement terribles de tous les peuples du monde.

Autour de nous , tout écrit, c’est ça qu’il faut arriver à percevoir, tout écrit, la mouche , elle, elle écrit, sur les murs, elle a beaucoup écrit dans la lumière de la grande salle, réfractée par l’étang. Elle pourrait tenir dans une page entière, l’écriture de la mouche. Alors elle serait une écriture. Du moment qu’elle pourrait l’être, elle est déjà une écriture. Un jour ,peut-être, au cours des siècles à venir, on lirait cette écriture, elle serait déchiffrée elle aussi, et traduite. Et l’immensité d’un poème illisible se déploierait dans le ciel.

……quelques mots su Blanchot et Bataille……

De l’histoire de la mouche, je voudrais dire encore un peu plus.

Je la vois encore, elle, cette mouche-là, sur le mur blanc, mourir. Dans la lumière solaire dabord, et puis dans la lumière réfractée et sombre du sol carrelé.

On peut aussi ne pas écrire, oublier une mouche. Seulement la regarder. Voir comment à son tour , elle se débattait, d’une façon terrible et comptabilisée dans un ciel inconnu et de rien.

Voilà, c’est tout. »

après elle parle de l’aviateur anglais JW Cliff dont la tombe est à Vauville.

Phil dit: 11 septembre 2026 à 15h29

Excellents vins à Colmar qui rappellent les Heuriger aux Austro-hongrois. Millefeuilles débordante, tendance Kardinalschnitt, tranche, (pas tronche), du Cardinal.

renato dit: 11 septembre 2026 à 15h31

Vous laissez libre cours à votre imagination Closer. Si vous relisez les quelques lignes de 12h20, vous comprendrez que le lecteur intransigeant n’est pas alsacien, ne serait-ce que parce qu’il n’existe pas de langues nationales différentes en Alsace. Par ailleurs i est bien expliqué pourquoi nous avons choisi Colmar.

renato dit: 11 septembre 2026 à 15h31

J’aime les villes où les trottoirs sont rangés à 19 heures, Jazzi, comme Boulez, d’ailleurs. Vivre dans une grande ville est une vraie galère, et en plus, c’est devenu complètement inutile : je communique bien plus avec mes amis et collègues en ligne. Tandis qu’avant il fallait traverser mers et montagnes pour se voir, ou payer des factures de téléphone exorbitantes. D’ailleurs depuis que ma maladie a été diagnostiquée je reçois moyennement trois visite chaque semaine. J’aurais aimé un chouia de solitude, mais mon contexte de travais semble avoir decidé autrement.

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 15h33

@ le mystère c’est quand même cet acharnement envers JJJ ou puck dont je comprends maintenant les tirades fleuves à perdre haleine (sic)

Ce n’est plus vraiment un mystère quand ça finit par vous tomber sur le coin de la… C’est juste un changement de cible pour le plaisir de renouveler le harcèlement. Apparemment.

Par ex. Colmar, c’est un point d’intersection, et St Leu d’Esserent, une jolie petite commune française de l’Oise où il fait si bon vivre.
La vente des tableaux pour payer la caution, on s’en remet quand on est assuré d’en avoir beaucoup trop.
« Le mont Analogue », on voit que certains l’ont lu et on les en remercie. Ce sont des gens simples et honnêtes.

Bàv,

à vue de pays dit: 11 septembre 2026 à 15h34

# Daumal @JJJ
(à la suite de renato et lmd)
j’ajouterai seulement qu’il n’est pas nécessaire de lire Le Mont Analogue en « roman initiatique » pour en apprécier la lecture ; le récit d’aventure peut se lire comme tel (incipit: « Le commencement de tout ce que je vais raconter, ce fut une écriture inconnue sur une enveloppe. »), même s’il se double d’emblée d’une aventure intérieure (assez largement partageable par ailleurs, on n’est pas chez Modi & co).

Ainsi, expliquées par le personnage qui le porte, les origines du pseudonyme qu’il a conservé :
« mes compagnons m’avaient ainsi appelé à cause d’une tournure d’esprit qu’ils avaient remarquée en moi, qui me faisait prendre, au moins à titre d’essai, le contre-pied de toutes les affirmations qui m’étaient proposées, intervertir en toute chose la cause et l’effet, le principe et la conséquence, la substance et l’accident. “Sogol”, l’anagramme était un peu enfantin ».
« Au fond, je n’arrive pas à m’accrocher à cette agitation de cage à singes qu’ils appellent la vie » ; « Avec un peu d’argent, on arrive bien à tirer de la civilisation ambiante les quelques satisfactions corporelles élémentaires. Pour le reste, c’est du toc. Du toc, des tics et des trucs, voilà toute notre vie » ; ce qu’il craint, c’est « la mort de cette voix qui, du fond de mon enfance […], interroge : “que suis-je” ? et que tout, en nous et autour de nous, sembla agencé pour étouffer encore et toujours. »

Mais on trouvera aussi des portraits (contrastés) des membres de l’expédition qui vont devoir vivre ensemble, l’évocation des préparatifs (pas si éloignés des attentes des lecteurs de Jules Verne).
« [Benito Cicoria] appartenait à une école d’alpinisme que l’on pourrait — grosso modo — appeler l’“école allemande”. On pourrait ainsi résumer la méthode de cette école : on attaque la face la plus abrupte de la montagne, par le couloir le plus pourri et le plus mitraillé par les chutes de pierres, et l’on monte vers le sommet tout droit, sans se permettre de chercher des détours plus commodes à gauche ou à droite ; en général, on se fait tuer, mais, un jour ou l’autre, une cordée nationale arrive vivante à la cime. »
Le lecteur ne pratiquant pas l’alpinisme devrait pouvoir transposer à son usage.
Même chose pour ce passage, dans les annexes du Mont Analogue inachevé :

« Lorsque tu vas à l’aventure, laisse quelque trace de ton passage, qui te guidera au retour […] Mais si tu arrives à un endroit infranchissable ou dangereux, pense que la trace que tu as laissée pourrait égarer ceux qui viendraient à la suivre. Retourne donc sur tes pas et efface la trace de ton passage. […] Même sans le vouloir, on laisse toujours des traces [de son passage dans ce monde]. Réponds de tes traces devant tes semblables. »

à vue de pays dit: 11 septembre 2026 à 15h37

Il a été question de L’Emploi du temps de Butor : encore un roman qui fait mouche…

rose dit: 11 septembre 2026 à 15h39

Zéro confiance en les médecins & aux neurologues.
Moins quarante aux infirmières.
Plus dix aux psychiatres lorsque ce sont des gens hors normes.
Plus cent aux aides-soignants.
Plus cent cinquante aux kinés motivés.

Plus 250 à la force de l’amour.

nota : les diagnostics sont faux, y compris celui de Nadja. Un homme aimant aurait remplacé la totalité des hôpitaux psychiatriques de France, de Navarre et de Limpopo Limpadi.
Las, elle fut un petit fifi d’un sou.

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 15h43

Belle réponse, convaincante et circonstanciée, à l’innocente question : « Qui a dit que Jean Echenoz était un enculeur de mouches », que je posais le 15 janvier 2025 10H49 à propos de son roman « Bristol », où il décrit sur plusieurs pages la course d’une mouche de l’espèce Drosophila impudica, Millefeuilles !
Vous avez d’autres dossiers en attente ?

closer dit: 11 septembre 2026 à 15h46

Bonjour camarade JJJ! Il paraît que tu as l’intention de lire les Mémoires du camarade Krasucki. Je te mets en garde contre la critique d’un social traître quelconque du Monde, qui ose publier une critique négative dans le supplément des Livres. Il paraît que cette édition manquerait d’un « appareil critique » et il cite le passage sur le Pacte Germano soviétique qui reprend mot pour mot l’argumentaire du Parti à l’époque, sans évoquer le soi disant partage de la Pologne!
Il ne manquerait plus que ça que le camarade Krasu dise autre chose que ce que disait le Parti en 1939 et qui était la pure vérité!
Bonne lecture donc. Tu peux croire à 100% ce que raconte notre camarade à et j’espère que tu feras partager ton enthousiasme à tous les camarades de la RdL!

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 15h47

@ Moi, le punk, il ne m’a jamais vraiment harcelé avec sa « russophilie » infantile du communisme. Cependant, j’apprécie qu’il ait disparu de la circule depuis quelque temps. Il aurait quitté son ehpad pour un ultime reportage en Ukraine avec BHL.

@ « depuis que ma maladie a été diagnostiquée je reçois moyennement trois visite chaque semaine » (sic, RM).
Bien sûr, la RDL compatit. C’est bizarre quand même : les gens les plus vertueux de l’herdélie finissent tous par être eux-mêmes atteints du syndrome de l’aveu de leur état de santé, alors qu’ils n’ont généralement pas de mots assez durs pour lustiger l’exhibitionnisme intime des uns et des autres sur c’te chaîne.
(nb / C’est juste une remarque en passant, bien sûr, et on n’est jamais sûr de rien)

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 15h50

« J’aime les villes où les trottoirs sont rangés à 19 heures »

Je vous comprends, renato, et rien que sur ce point-là Paris n’est définitivement pas pour vous !

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 15h56

« la RDL compatit »

Moi je compatis et j’aurais aimé en savoir un peu plus sur cette maladie, JJJ.
Mais connaissant la pudeur et la bonne éducation de renato, je ne lui poserai pas la question…

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 16h03

@ closer, cette aprèm à la librairie Les Saisons de La Rochelle… Je demande au proprio le livre des mémoires d’Henry Krasucki… Il me regarde avec des billes… – Mais c’est que j’en ai plus… Ah bon ? vous les avez déjà vendus ?… – Ben oui, je pensais que les deux qu’on avait nous resteraient sur les bras, on n’en a pas commandé plus… Qui pourrait bien encore s’intéresser à ce type complètement oublié ? – « moi par exemple, le témoignage de ce type m’intéresse beaucoup, au vu de ce que m’en ont raconté des amis historiens. Mais ne me le commander pas, je préfère aller chez Leclerc, au moins, là bas, on n’y fait pas le malin »…

Oui, oui, j’en reparlerai en temps utile, cl., sauf si Passoul se sera fendu entre temps d’un commentaire de réhabilitation des plus élogieux, ce que j’imagine, hein ? Il aime beaucoup les éditions Flammarion, en générale, plutôt que les éd. ouvrières. Ca tombe bien, hein ?
Ne m’appelez plus Camarade, et laissez-moi mourir dans la moisson (A.P.)

D. dit: 11 septembre 2026 à 16h05

Millefeuilles est vraiment la révélation inattendue de cette rentrée. Sa montée en puissance exponentielle est éblouissante et remet chacun d’entre nous à la place modeste qui lui revenait en vérité.
J’ai consulté les astres (ce que je fais rarement) et la conjoncture est trés claire, limpide et signifiante : ce n’est que le début de son ascension alors que pour beaucoup d’autres, dont Jazzi, ce sera l’exact contraire.

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 16h05

@ Jazzi nullement mais je cherchais les chroniques de P Assouline sur Toussaint , Echenoz et Savitzkaya donc j’ai trouvé celle ci et comme j’aime beaucoup ces écrivains et beaucoup d’auteurs de Minuit j’ai trouvé que vous étiez dur , je rappelais Duras qui dans Ecrire a fait toute une digression sur les moments où elle restait les yeux dans le vide à palper l’instant et j’aime beaucoup Duras ; je sais qu’elle est l’objet de multiples railleries mais ça m’importe peu

J J-J dit: 11 septembre 2026 à 16h07

@ je ne lui poserai pas la question (15.56)…

Vous avez de ces formules impudiques, jzmn, pour tirer le miel du nez des gens. Du grand tard ! Wouarf.

Jazzi dit: 11 septembre 2026 à 16h19

« ce n’est que le début de son ascension alors que pour beaucoup d’autres, dont Jazzi, ce sera l’exact contraire. »

Merde, connaissant la tendance aux prophéties inversées de D., je crains le pire pour Millefeuilles !

à vue de pays dit: 11 septembre 2026 à 16h50

visiblement le motif de la mouche dans L’Emploi du temps ne rappelle rien à personne — tant pis, il se fait tard, je n’ai plus le temps de tout citer (mais enfin la bague ! la sculpture sur « le chapiteau des insectes », la grosse mouche qui bourdonne autour de la tête blessée de George Burton…)

@Millefeuilles
les mouches, l’observation de leur trajectoire imprévisible ou les tentatives plus ou moins vaines pour les éloigner (hommage, signature « loufoque », private joke ?) reviennent chez Echenoz (déjà dans Lac) mais aussi chez d’autres « auteurs Minuit », E. Laurrent et Ch. Oster, sans oublier surtout Le Vaillant Petit Tailleur, où le motif occupe naturellement une place centrale — non pas le conte mais le roman d’E. Chevillard (celui qui en tire le meilleur parti, de mon point de vue).

rose dit: 11 septembre 2026 à 17h02

Sa Majesté des Mouches.
La mouche a merde.
La mouche verte qui bouffe les cadavres et pire encore annonce la mort.

On se contenteraist bien de la mouche posée au coin des lèvres des belles élégantes du XVIII ème.

pourmapar dit: 11 septembre 2026 à 17h14

Achevé la lecture de La vie brute de Joy Sorman chez Flammarion ( j’y reviendrai).
Les pensées collées de Georges Perros en folio à trois euros/Gallimard.
et en cours de lecture de Thomas Nagel Le point de vue de nulle part chez l’éditeur Agone.

pourmapar dit: 11 septembre 2026 à 17h18

 » Les mots sont des masques que le poète ajuste sur les mille et un visages de la réalité pour qu’elle aille faire la fêtecsans risque d’être reconnue – et par suite bafouée – par ceux qui s’en croient propriétaires. » Georges Perrros, opus cité supra page 67.

pourmapar dit: 11 septembre 2026 à 17h22

 » Ce qui est horrible chez les hommes politiques comme chez le flics, c’est qu’ils donnent l’impression d’avoir été faits pour ça. »
Georges Perros (du même ouvrage).

vadeboncoeur dit: 11 septembre 2026 à 17h30

Oh, merci beaucoup pour vos suggestions de lecture pourmapar.
Geoges perros, un délice!

closer dit: 11 septembre 2026 à 19h17

Je ne serais pas surpris que puck ait été viré par Passou suite à ses commentaires ignobles sur la mère d’un internaute…

D. dit: 11 septembre 2026 à 19h32

renato, j’ignorais que vous étiez malade. Je vais donc m’attacher à vous ménager. C’est mon devoir.

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 19h33

Je suis rentré avec 17 ou 18 bouquins, uniquement des vieilleries, dont les notes de José Cabanis sur Mauriac parues chez Sables, et une petite collection très amusante, très bien reliée, imprimée sur un papier toujours très présentable, des années 1855-1860. Le petit livre de Cabanis, ce que le vendeur n’avait pas précisé, est dédicacé, avec beaucoup de modestie, à une certaine « Gabrielle ». Or, une Gabrielle cause bien des tourments au narrateur de ses derniers récits romanesques. S’il s’agit de ia même femme, il ne serait pas impossible qu’ils se soient retrouvés récemment.

Incroyable, Rakuten ferme, dévoré par la concurrence. Je ne m’y attendais pas.

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 19h55

Acheté cet été quelques Pléiades d’occasion, Boileau, La Bruyère, Gracq II, L’oeuvre poétique de Péguy, les deux volumes d’oeuvres de Sainte Beuve, Swift, les œuvres intimes de Stendhal (Martineau donc pas assez ancienne), et ce soir les oeuvres complètes de Paul-Louis Courier que j’adore, ce qui n’étonnera pas ceux qui le connaissent (j’en possédais déjà un exemplaire mais où est-il? Mystère…). J’en oublie peut-être mais peu importe. Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est que la plupart de ces ouvrages, dont certains je l’ai dit ne sont pas tout jeunes, n’ont manifestement jamais été ouverts. Cela m’a rappelé le mot de Tournier à B. Pivot selon lequel « La Pléiade est le livre qui n’est pas lu ». C’est parfois vrai.

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 19h57

Sur l’édition de Stendhal par Martineau, lire « donc assez ancienne », correction incomplète…

closer dit: 11 septembre 2026 à 20h06

Comment fais-tu pour lire tout ça Chaloux? Ou c’est pour le plaisir de les avoir, de les contempler et de les feuilleter?

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 20h09

Je ne suis pas très amateur des propos de Benjamin Haddad, loin de là, mais la polémique ajoutée par cette pauvre Panot à propos de Morand, m’a bien amusé. Oui da, il existe en France de grands écrivains tout à fait infréquentables, Celine, Morand, Drieu etc., mais que l’on fréquente tout de même parce qu’ils sont de grands écrivains. Bernanos, aujourd’hui encensé, n’a jamais abandonné à ce qu’il me semble son antisémitisme. Et Aragon appelait dans des «poèmes» des années trente à la création d’un Guepeou.

renato dit: 11 septembre 2026 à 20h21

Pour créer une bibliothèque, il n’est pas nécessaire de lire tous les livres que l’on achète. Selon Eco, ne pas avoir lu tous les ouvrages de sa bibliothèque n’est pas un échec, mais plutôt la preuve d’une curiosité intellectuelle vive et infinie. Les livres non lus constituent un inventaire de tout ce que nous ignorons encore. Voir chaque jour des volumes non lus nous rappelle les limites de notre savoir. Eco comparait les livres à une pharmacie domestique. On n’achète pas de médicaments pour tout prendre d’un coup. On les garde chez soi pour les avoir à portée de main en cas de besoin. Il en va de même pour les livres : ils constituent une réserve pour l’avenir.

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 20h24

@closer. Il y en que dans le tas j’ai déjà lus, Sainte Beuve beaucoup d’études des lundis et nouveaux lundis, Gracq lu et relu intégralement je ne sais combien de fois, Swift en partie (les instructions aux domestiques -avec la préface de Nimier, et autres), La Bruyère qu’il a été longtemps difficile d’éviter en France, Paul-Louis Courier etc.. Les vraies découvertes sont ces Stendhal et Péguy.
La petite série du XIXe siècle est citée par José Cabanis, ce qui a aiguillé ma curiosité ( j’ai toujours beaucoup lu les livres mentionnés par les écrivains que j’apprécie). Parmi les ouvrages rapportés ce soir, il y a Les mille et une nuits lues en partie il y a une vingtaine d’années, un énième livre sur Hugo, le petit ouvrage bien connu de documents iconographiques sur Flaubert, quelques livres sur l’histoire de Normandie etc., des sujets sur lesquels je suis très engagé depuis des années. Précédemment les livres historiques de La Varende qui m’intéressent particulièrement.

closer dit: 11 septembre 2026 à 20h27

Pour des raisons personnelles, je voudrais lire « Nez de Cuir » de La Varende.
J’espère qu’on peut le trouver…

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 20h37

J’aime aussi les rues vides de fin de journée. Avec Internet et les magasins ouverts toute la semaine et ces gens devenus incapables de passer une après-midi paisible chez eux, comme s’il fallait s’agiter sans trêve, nous ne savons plus ce qu’était le dimanche après-midi. Après l’animation du marché, le vieux bourg que j’habitais me fascinait, c’était pour moi le temps du retour des fantômes qui nous avaient précédés sur ce petit coin de terre et qui peuplaient désormais le cimetière,- un petit malaise, très intense, très intéressant, mais qu’il valait tout de même mieux fuir.

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 20h39

Oui, Nez de cuir se trouve très facilement, – un curieux livre et un curieux film, avec Jean Marais.

Chaloux dit: 11 septembre 2026 à 20h45

La Gigi toujours aussi délicate dans son latrin. Pas plus de cervelle qu’une chiure de mouche. Rien de nouveau dans l’égout.

Jean Langoncet dit: 11 septembre 2026 à 21h32

Capté en passant ; les chrononymes

… comme de l’an 40

« En librairie ce 17 septembre, en format de poche :
Les noms d’époque. De «Restauration» à «années de plomb», 2026 [2020]
Editions Gallimard, Collection Folio histoire (n°362)

Ouvrage collectif de Philippe Boutry, Jean-Claude Caron, Johann Chapoutot, Venita Datta, Laurent Douzou, Dominique Kalifa, Jeanne Moisand, Pascal Ory, Emmanuelle Retaillaud, Marie-Pierre Rey, Willa Z. Silverman, Isabelle Sommier, Carlotta Sorba et de Miles Taylor. Édition publiée sous la direction de Dominique Kalifa

Présentation :
Le temps est la matière vive de l’Histoire, que l’on s’attache de longue date à découper et à périodiser. Ainsi sont nés les époques, les périodes ou les âges de notre histoire. À ces « divisions imaginaires du temps », selon l’expression de Charles Seignobos, les historiens ont consacré de nombreux et importants travaux. Un aspect est demeuré cependant en retrait : celui qui a trait aux noms et dénominations de ces époques.
On ne s’est en effet jamais contenté de « découper l’Histoire en tranches », on l’a dotée d’une kyrielle de noms propres – de « Moyen Âge » à « Belle Époque », de « Renaissance » à « Ancien Régime » –, qui pèsent sur la compréhension du passé. Car nommer n’est jamais neutre. La désignation d’une période charrie avec elle tout un imaginaire, une théâtralité, voire une dramaturgie qui viennent en gauchir l’historicité, et donc la signification. Élucider les noms d’époque – les linguistes disent «chrononymes» – constitue donc une opération essentielle pour qui souhaite envisager le passé sans anachronisme ni faux-semblants.
C’est à cette entreprise que ce livre est consacré. Les quatorze essais qui le composent s’attachent à quatorze « noms d’époque » du contemporain, choisis parmi les plus usuels, en France comme à l’étranger. L’enquête débute au lendemain de la Révolution française, qui a échoué à réordonner le temps, mais réussi à le bouleverser. Elle s’achève dans les dernières années du XXᵉ siècle. Entre-temps se dévoilera une large partie de l’histoire contemporaine, du « Risorgimento » à la « Fin de siècle », du « Gilded Age » aux « Trente Glorieuses », des « Années folles » aux « années noires ». »

https://youtu.be/DCPmaiJnNqw?si=f8YeqGbVJiPA3Hd8

Jean Langoncet dit: 11 septembre 2026 à 22h00

sinon, quelqu’un a vu le dernier épisode de La Grande librairie sur France 2 avant-hier ? Il ne semble pas disponible en replay

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 22h06

@ à vue de pays 11 sept 15h37 je viens de chercher L’Emploi du temps que j’ai lu , j’ai du le prêter et je trépigne car j’avais décidé depuis longtemps de ne plus prêter et là ma colère redouble et à cette heure ci c’est mauvais pour s’endormir

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 22h11

@ à vue de pays 11 sept 16h50 !!! Le vaillant petit tailleur!!!! aaahhh merci j’allais l’oublier ! il en tue sept d’un coup c’est ça ?

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 22h26

@ Jean Langoncet j’ai bien noté Les noms d’époque et vais le chercher dans 10 jours j’ai une semaine de rendez vous à Paris

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 22h40

ah zut !!! en effet La grande librairie du mercredi 9 septembre n’est plus visible sur le sur le site de la 5!!!!????

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 22h46

les seuls livres à promouvoir sont ceux de Machine Grimaldi qui sont d’une bêtise terrifiante ET adaptés au cinéma ça lui fait des revenus grassouillets ! et endormir le lecteur , le spectateur c’est la mission de l’industrie du spectacle !!!

Jean Langoncet dit: 11 septembre 2026 à 22h47

de la censure bien tièdement assumée, malgré vos exclamations, au nom du droit réponse ; assez typique

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 22h49

@ Jean Langoncet je l’ai vu cet épisode j’en ai parlé le soir même ou le lendemain

Jean Langoncet dit: 11 septembre 2026 à 22h58

no worries ; on renviendra à l’épisode du mercredi d’avant et on attendra l’épisode du mercredi suivant pour échanger sur « quelques pépites de la rentrée littéraire »

incidemment, je signale aux crétins « camarades » de service, s’ils ont encore quelques repères historiques fiables, qu’ils peuvent continuer de se moquer de Krasu le syndicaliste zozotant et de la CGT, après la parution de ses mémoires : l’opus se termine à son retour de déportation

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 23h00

de toute façons comment réagir et s’opposer à un système de chaines de télévision qui n’en ont rien à faire de ce que le  » téléspectateur » pense ? toutes  » publiques » qu’elles soient

Jean Langoncet dit: 11 septembre 2026 à 23h09

@ incidemment, je signale aux crétins « camarades » de service, s’ils ont encore quelques repères historiques fiables, qu’ils peuvent continuer de se moquer de Krasu le syndicaliste zozotant et de la CGT, après la parution de ses mémoires : l’opus se termine à son retour de déportation

KRASU

« Un événement en cette rentrée. Dans une très longue interview jusque-là méconnue recueillie par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) en 1998, Henri Krasucki raconte sa vie d’ado, de résistant et de déporté, ce qui donne un long récit de quelque 500 pages. Lui, venu tout jeune en France avec ses parents qui fuyaient la répression politique et les persécutions antisémites en Pologne, raconte sa vie… à hauteur d’homme. Loin des caricatures qui ont accompagné le personnage. Exceptionnel. Comme l’indique le sous-titre, « De Belleville à Auschwitz », ce récit se termine à son retour de déportation ! »

C’est dans le sujet : https://editions.flammarion.com/nous-voulions-vivre-mais-pas-a-nimporte-quel-prix/9782080165381

Millefeuilles dit: 11 septembre 2026 à 23h15

mais là c’est quand même un effaement total d’un évènement et d’un programme et L’ INA ? il en garde une trace ?

rose dit: 12 septembre 2026 à 1h10

1/ J’ai tapé
« José Corti avait un mari. »

Réponse :
Non, José Corti (de son vrai nom Joseph Corticchiato, l’éditeur et libraire français) n’avait pas de mari. Il était marié à une femme nommée Nicole, avec qui il a ouvert sa première librairie à Paris en 1925. [1] (https://editions-corti.fr/la-maison/historique), [2] (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Corti)Il a également écrit un conte intitulé Le Mari trompé, ce qui est peut-être à l’origine d’une confusion.

J’ai eu peur. Pas José Corti.

2/ « J’ai des grandes discussions avec Émil Cioran.»
Moi, je lui aurais dit, écoute Émil, tu es gravement déprimé, l’exil, le décès atroce de ta mère, le climat, la ville. Va prendre des bains. À Aix. Ou Montbrun. Grimpe le Ventoux à pieds. Va au cirque de Gavarnie. Puis, le matin, le croisant à heure fixe lorsqu’il allait acheter son pain, je lui aurais fait un gentil signe de tête avec un grand sourire, et j’aurais continué toit droit pour aller chez Poilane Pas de discussion avec José Corti.

rose dit: 12 septembre 2026 à 1h13

1/ J’ai tapé
« José Corti avait un mari. »

Réponse :
Non, José Corti (de son vrai nom Joseph Corticchiato, l’éditeur et libraire français) n’avait pas de mari. Il était marié à une femme nommée Nicole, avec qui il a ouvert sa première librairie. Il a également écrit un conte intitulé Le Mari trompé, ce qui est peut-être à l’origine d’une confusion.

J’ai eu peur. Pas José Corti.

2/ « J’ai des grandes discussions avec Émil Cioran.»
Moi, je lui aurais dit, écoute Émil, tu es gravement déprimé, l’exil, le décès atroce de ta mère, le climat, la ville. Va prendre des bains. À Aix. Ou Montbrun. Grimpe le Ventoux à pieds. Va au cirque de Gavarnie.

rose dit: 12 septembre 2026 à 1h15

Puis, le matin, le croisant à heure fixe lorsqu’il allait acheter son pain, je lui aurais fait un gentil signe de tête avec un grand sourire, et j’aurais continué toit droit pour aller chez Poilane Pas de discussion avec José Corti. Non, Émil Cioran.

rose dit: 12 septembre 2026 à 1h18

Jean Langoncet dit: 11 septembre 2026 à 22h00
sinon, quelqu’un a vu le dernier épisode de La Grande librairie sur France 2 avant-hier ? Il ne semble pas disponible en replay.

Adèle Haenel est invisiblisée.

Comme Blanche Gardin.

On n’a pas le droit de le dire.

Mais, on le sait.

rose dit: 12 septembre 2026 à 1h22

bavassé

trois fois, tu corrigés, rose, trois fois le correcteur automatique remet er, l’infinitif, en finale. Crétin.

Je m’occupe pas de sa PàL.
Moi non plus, pas de la sienne.

Et Saint Augustin, hein ?

rose dit: 12 septembre 2026 à 1h36

Cela m’indiffère.

Moi pas : il ne sera jamais une femme. Jamais.
Alors, se transférer en femme pour être avec une femme, mais quelle horreur. Mais surtout, quel déblocage total.

rose dit: 12 septembre 2026 à 1h40

Adèle Haenel me fait de la peine.
Le dernier billet de Paul Edel aussi…
Quel drame l’abandon de Nadja par André Breton !
Quel drame absolu…

rose dit: 12 septembre 2026 à 1h43

Ne croyez pas aux diagnostics, et surtout, déjouez-les.
Croyez, mes bien chers frères, en la force incommensurable de l’amour, et en son pouvoir infini.

rose dit: 12 septembre 2026 à 1h47

nota, en passant :
Mille feuilles, très cher, touchée par votre portrait de moi un rien flatteur. Néanmoins, je me vois dans l’obligation de rectifier un mot qui ne convient pas un iota, bénévolat.
À remplacer par amour.
Un jour, las, les gens y ont substitué l’argent, lorsqu’ils découvriront la force incommensurable de l’amour, leur vie changera de A jusqu’à Z.

rose dit: 12 septembre 2026 à 2h16

Ce gouvernement, jusqu’au bout,xaura prouvé sa médiocrité :
Le montant de la facture est désormais connu. Vendredi 11 septembre, le ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, a apporté une précision importante concernant l’explosif dossier des retraites : la volonté du gouvernement, a-t-il expliqué en substance, est de réaliser 6 milliards d’euros d’économies sur ce poste de dépenses en 2027.

nota, en passant :
tu sympathises beaucoup avec ce type. Pourtant, il a voté deux fois d’affilée pour macron, il n’a invité aucun de nous à son mariage, il tire les vers du nez avec complaisance depuis son embauche par le gai pied, et il est prêt à voter Attal ou Bardella pour des motifs inavouables.
Hey, un type qui a une femme intransigeante, c’est parce que lui ne l’est pas. Comme un type qui a une femme infirmière, c’est parce qu’il est tout le temps malade.
Je ne te dis pas ne lui parle plus, mais au moins sois conscient que c’est un arriviste et qu’il est ici pour son propre intérêt personnel : pas une larme à nos obsèques auxquelles il ne se déplacera probablement pas.

Chaloux dit: 12 septembre 2026 à 5h28

Sur cette question Haenel, je m’en tiens strictement à l’avis de Florence Bergeaud-Blacker. Haenel, comme tous ces petits gauchos hallucinés, n’a aucun mot pour les chrétiens, femmes et petits enfants compris, qui sont massacrés au Nigéria par les islamistes. Ni ici, le lanconcon, propagandiste rémunéré, ni la boldocloportine à cervelle de mouche. Leur problème n’est donc ni le crime ni la mort. Il est autre.
Lors d’une de ses dernières émissions sur Cnews, Michel Onfray, dans son quart d’heure philosophique, a évoqué les livres d’un philosophe lui aussi déporté, qui expliquait déjà il y a cinquante ans que l’anti-sionisme est la nouvelle forme bien confortable de l’antisémitisme. Je vais retrouver son nom.
Cette gauche pourrie, obnubilée par Israël, n’a aucun mot contre les «organisations» qui sont les premières persécutrices des habitants de Gaza. Le lanconcon est un imposteur et la boldoclopine ne lit rien.

Quant à Krasucki, je n’ai pas le souvenir qu’il ait été plus moqué que les autres. Il me semble qu’il était au contraire plutôt respecté, ne serait-ce que pour son authentique culture* et son goût pour l’opéra. Encore une foi, le lanconcon raconte n’importe quoi.

(*Quand on voit où est tombé le pays sur ce point: voir les références ineptes de la Prisca Thévenot, entre la pompe à fric Céline Dion et des romans qu’on ne peut même plus qualifier de «gare» mais plutôt de chiottes).

Chaloux dit: 12 septembre 2026 à 6h10

Esprit de Renaud Camus:

 » Jadis, quand on arrivait dans une maison et qu’on entendait Céline Dion, on ne savait pas ce que c’était, naturellement, mais on pensait:
« Ah zut, ils ne pas là, il n’y a que la bonne… ».

Une société de domestiques?

Phil dit: 12 septembre 2026 à 6h22

Quant à Krasucki

sissi dear Chaloux, moqué, brocardé à la mode Le Luron, comme Marchais via Elkabbach, pour ses bafouillements et appels à la grève.
Mais « le Krasu de la cégété » n’a jamais fait commerce de sa biograpie.

Millefeuilles dit: 12 septembre 2026 à 6h29

eh bien on en sait plus à propos de la suppression de cet épisode de La grande librairie c’est en raison de la déclaration d’Adèle Haenel en faveur de la Palestine en fin d’émission

Chaloux dit: 12 septembre 2026 à 6h31

Oui, dear Phil, mais Le Luron était très sanglant et cruel avec tout le monde : « une fois le plan Barre atteint » etc…

Chaloux dit: 12 septembre 2026 à 6h34

France TV s’est expliqué. Pour ce type de propos, il est impératif que d’autres points de vue soient exposés, ce qui n’a pas été le cas. Tempête dans un verre d’eau… d’autant qu’Haenel n’a aucune compétence pour évoquer ces problèmes.

Phil dit: 12 septembre 2026 à 6h38

Barre se « gaussait » volontiers avec Le Luron, dear Chaloux. Cruel, mordant, il le fut seulement vers sa finitude, avec les « époux Sinclair, lévriers afghans ». Seule Dalida appréciait moyennement la moquerie optique.

closer dit: 12 septembre 2026 à 7h22

Le petit billet parodique que j’ai écrit sur les Mémoires de Krasucki à la suite d’une critique lue dans Le Monde aurait dû dissuader toute personne sensée de les lire. Eh bien non! Il y a ici des gens pour avoir envie de lire un tissu de propagande du PCF des années 30 à 50…
On va me dire que c’est pour son témoignage sur les camps…Tu parles! Cela aussi doit être truqué et multiplier par mille le rôle positif des déportés communistes par rapport aux autres…

Quel bande de jobards sur cette RdL!

Jazzi dit: 12 septembre 2026 à 7h31

Pourquoi tous ces mensonges sans me nommer, rose !

« il est prêt à voter Attal ou Bardella pour des motifs inavouables. »

J’ai toujours dit, me concernant, ni RN ni LFI, ni Le Pen ni Mélenchon.

« pas une larme à nos obsèques auxquelles il ne se déplacera probablement pas. »

Nous étions peu nombreux à celles de MàC et j’ai dit ma tristesse à la mort de tous les erdéliens qui ont suivi, de Sergio à et alii…

Jazzi dit: 12 septembre 2026 à 7h33

Que dites-vous de cet aimable commentaire de Clopine sur votre nouvelle amie Millefeuilles, rose ?

Clopine dit: 9 septembre 2026 à 17h49
Millefeuilles est au cœur du pire de ce blog. Et peut être du plus juste ? Elle fourmille d’anecdotes cyniques, mondaines, sur les 50 dernières années du « milieu éditorial et littéraire, disons culturo-friqué » parisien. Ah ça ! Si vous avez envie de savoir les bruits de couloir, petits ragots peu ragoûteux sur ce milieu, avec ce « suspense » incroyable, quant on y songe : Millefeuilles ne souhaite pas dire qui elle est, elle souhaite qu’on devine de qui elle est la femme.

Bref, beurk.

lulu dit: 12 septembre 2026 à 7h36

@ Chaloux . Le philosophe que vous évoquez est Jean Améry auteur du  » Nouvel antisémitisme  » ( ed Les Belles Lettres)

morales sed laisse dit: 12 septembre 2026 à 7h39

d’autant qu’Haenel n’a aucune compétence pour évoquer ces problèmes.

Exact.
Désormais être victime sociétale – justifiée dans son cas propre – que ce soit pour une femme ou pour un homme, c’est l’autorisation à la compétence universelle!

J J-J dit: 12 septembre 2026 à 7h45

En remontant la pente du billet, plus aucune trace des interventions de l’internaute puck. Pas de doute qu’il ait été « viré » par la RDL et totalement effacé. Je trouverais élégant que notre hôte en en explique les raisons au commentarium, par déontologie. Elles seront tout à fait « acceptables » car nous la respectons. Quelqu’un a suggéré qu’il avait proféré des horreurs diffamatoires sur la mère d’une autre internaute, ce qui serait évidemment passible d’une exclusion, temporaire ou définitive. Je n’en sais rien, perso, vu que je ne le lisais plus depuis des plombes quand il apparaissait, il prenait trop de place, à la vérité. Était devenu passablement assommant.
Quid ?… jzmn, vous qui savez tout ? Une autre hypothèse ? Bàv,

J J-J dit: 12 septembre 2026 à 7h48

Si je puis me permettre, CT dit à rôz des choses à la fois aimables et désagréable sur la nouvelle Millefeuilles, ce qui n’est en rien incompatible. Pourquoi voulez-vous nous en dégouter, jzmn ?

D. dit: 12 septembre 2026 à 7h51

PROCÈS-VERBAL CONFIDENTIEL
DU BUREAU POLITIQUE DE LA COMMISSION POUR LA SURVEILLANCE DES ACTIVITÉS CULTURO-LITTÉRAIRES

Objet : Examen de l’activité de la citoyenne désignée sous l’initiale « M. » et de son influence potentiellement déstabilisatrice sur les milieux éditorial, littéraire et culturo-friqué de la région parisienne.

Séance du Bureau — dossier n° 17-M

I. Ouverture de la séance
Le camarade Président ouvre la séance à 9 h 17.
Il rappelle que le dossier soumis à l’examen présente une difficulté particulière : la personne faisant l’objet de l’enquête refuse de communiquer son identité.
Le camarade Président précise que cette attitude, dans tout autre secteur de la société, pourrait être considérée comme une simple manifestation de prudence.
Dans le domaine littéraire parisien, elle doit être considérée comme hautement significative.
La séance est donc ouverte.

II. Sur la nature des activités de M.
Les services ont procédé à l’examen approfondi du blog tenu sous le contrôle intellectuel de la citoyenne M.
Le résultat de cet examen est préoccupant.
M. se trouve manifestement au cœur du pire de ce blog.
Après discussion, le Bureau considère cependant qu’il convient de ne pas clore trop rapidement cette appréciation.
Le camarade rapporteur attire en effet l’attention sur un phénomène dialectique particulièrement irritant : M. pourrait également se trouver au cœur de ce que le blog contient de plus juste.
Cette contradiction est jugée sérieuse.
Une commission spéciale est chargée de déterminer s’il faut considérer cette contradiction comme une faiblesse de M., comme une force, ou comme une preuve supplémentaire de son caractère intellectuellement incontrôlable.

III. Sur les matériaux compromettants
Le Bureau constate que le blog fourmille d’anecdotes relatives aux cinquante dernières années du milieu éditorial et littéraire parisien.
Il s’agit d’un matériau d’un genre particulier.
Les faits rapportés sont tantôt cyniques, tantôt mondains, tantôt peu ragoûtants, souvent les trois simultanément.
Le camarade rapporteur les classe provisoirement dans la catégorie suivante :
> **« Informations de couloir à forte teneur sociale, susceptibles de déstabiliser la confiance des populations dans la respectabilité du personnel culturel. »**
Sont notamment concernés les écrivains, éditeurs, journalistes, critiques, universitaires, intellectuels, héritiers symboliques, relations mondaines et autres personnes dont la fonction exacte demeure parfois difficile à déterminer mais dont l’influence paraît, elle, parfaitement établie.
Le Bureau relève que ces informations portent parfois sur des événements anciens de plusieurs décennies.
Il s’agit là d’un élément aggravant.
Car le temps, qui devrait normalement assurer la disparition des ragots, semble ici produire l’effet inverse : il les transforme en archives.

IV. Sur la question de l’identité
Le point le plus préoccupant du dossier concerne toutefois la stratégie personnelle de M.
La citoyenne ne souhaite pas dire qui elle est.
Le Bureau estime d’abord que cette attitude relève d’un simple réflexe d’autoprotection.
Après trente-sept minutes de discussion, cette hypothèse est abandonnée.
La vérité paraît plus grave.
M. ne souhaite pas que l’on sache qui elle est.
Elle souhaite que l’on devine de qui elle est la femme.
Le camarade secrétaire demande que cette distinction soit inscrite en caractères gras au procès-verbal.
Le Bureau approuve.

V. Conséquences psychologiques et sociales
Cette méthode produit chez le lecteur un état de suspicion permanente.
Celui-ci commence par lire.
Puis il identifie une anecdote.
Puis un personnage.
Puis une époque.
Puis un cercle.
Puis un couple.
Enfin, il commence à établir mentalement des listes.
Qui était là ?
Qui connaissait qui ?
Qui était marié à qui ?
Qui avait accès à telle information ?
Qui fréquentait telle maison ?
Qui pouvait raconter cela ?
À ce stade, le lecteur n’est plus un lecteur.
Il est devenu enquêteur.
Le Bureau constate avec inquiétude que cette transformation s’effectue sans recrutement, sans formation politique et sans rémunération.
Il s’agit donc d’une forme particulièrement efficace de mobilisation spontanée.

VI. Sur le caractère bourgeois de l’opération
Le Bureau relève néanmoins que l’ensemble de l’entreprise demeure profondément marqué par les contradictions de la petite bourgeoisie intellectuelle.
M. semble fascinée par le monde qu’elle observe tout en manifestant à son égard une ironie parfois dévastatrice.
Elle connaît ses codes.
Elle en connaît les acteurs.
Elle en connaît les portes d’entrée, les portes de sortie et surtout les petites portes latérales par lesquelles passent les informations que personne ne veut officiellement connaître.
Il serait donc excessif de qualifier M. d’ennemie du milieu.
Elle paraît plutôt appartenir à cette catégorie beaucoup plus dangereuse :
les personnes qui connaissent suffisamment le milieu pour en apprécier les privilèges et suffisamment bien pour en constater les ridicules.

VII. Résolution du Bureau politique
Après examen du dossier, le Bureau adopte à l’unanimité les résolutions suivantes :
1. La citoyenne M. continuera d’être désignée par son initiale.
2. Toute tentative de révélation prématurée de son identité est déconseillée, celle-ci risquant de réduire considérablement la valeur expérimentale du dispositif.
3. Les lecteurs seront laissés libres de procéder à leurs propres déductions.
4. Il sera observé avec attention la manière dont les lecteurs passeront progressivement de « Je lis ce blog » à « Je sais très bien de qui elle est la femme ».
5. Il est recommandé de ne pas intervenir.
6. Il est recommandé, parallèlement, de lire attentivement la suite.

VIII. Note personnelle du camarade rapporteur
Une dernière remarque, qui ne figurera pas dans la version destinée aux archives :
Le problème avec M. est qu’elle semble avoir trouvé une méthode assez efficace pour dire des choses désagréables sur un monde qui préfère généralement qu’elles ne soient pas dites.
Elle le fait sous couvert de ragots.
Ce qui permet au milieu de les mépriser.
Mais aussi de les lire.
Et de les croire.
C’est précisément là que réside peut-être le pire du blog.
Et, par conséquent, peut-être aussi le plus juste.

IX. Clôture
Le camarade Président demande si quelqu’un souhaite ajouter quelque chose. Oui.
La séance est levée à 09h 50.

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