Splendeur et misères, de Balzac à Sarah Kane
Un tel titre ne peut que troubler. On se demande bien ce que l’un fait à côté de l’autre et par quel chemin tortueux l’on voudrait nous mener au long de cet itinéraire. Le lien est effectivement artificiel : il se trouve que les deux pièces ont fait leurs débuts cette semaine à Paris et que j’ai vu l’une au lendemain de l’autre. Un sacré choc entre ces deux mondes.
Splendeur et misères (jusqu’au 3 octobre au Théâtre 14), on s’en doute, est l’adaptation moderne pour les planches d’une partie des Illusions perdues (Scènes de la vie de province) et de Splendeur et misères des courtisanes du cher Honoré. Le metteur en scène Paul Platel a picoré un peu partout dans l’œuvre pour raconter à sa façon l’ascension d’un jeune ambitieux nommé Lucien de Rubempré à son arrivée dans la capitale en provenance d’Angoulême. Petits, complots, manigances, jalousies, coups tordus, journalisme tous pourris, mondanités, coucheries et tutti quanti. Un peu plus difficile d’y parvenir lorsqu’on n’en possède pas les codes et les mœurs. On ne sait plus si on se trouve dans le faubourg Saint-Germain sous la Restauration ou dans le Marais sous Macron 1er et dernier. L’argent est au cœur de tout étant entendu que, comme le disait Oscar Wilde dans la vie tout est une question de sexe sauf le sexe qui est une question de pouvoir.
Quelle incroyable énergie déploie cette troupe issue de la compagnie des Evadés ! Avec une générosité jamais démentie ni prise de court, les six comédiens donnent tout ce qu’ils ont pour jouer chacun plusieurs personnages, qu’ils apparaissent masqués ou pas. C’est bouffon à souhait avec un côté Deschiens dans une inventivité toujours surprenante. Un exploit lorsqu’on veut à tout prix faire résonner dans le même temps la langue de Balzac. Ils ont su trouver la note juste dès le début et s’y tenir jusqu’au bout. Pourtant ils sont à fond leurs personnages. La note juste et la bonne distance : 1h40. On s’épuise à les suivre tant c’est intense et captivant mais on en redemande tant on rit et, plus encore tant l’on savoure. En sortant, on sait que le théâtre, comme la littérature, sont nécessaires car la vie ne suffit pas.
On pourrait en dire autant de la pièce de Sarah Kane 4.48 Psychose (4.48 Psychosis) créée par le metteur en scène Jacques Osinski au théâtre de l’Atelier (jusqu’au 15 novembre) à partir de la nouvelle traduction de Vanasay Khamphomala (96 pages, 14 euros, L’Arche éditeur, 2000). Tout ce qui apparait au théâtre a vocation à disparaitre. Ce qui reste, c’est le texte. On ne peut pas revoir une pièce, fut-ce le lendemain de la première fois, car ce n’est jamais exactement la même chose. Mais on peut la relire ; sauf que là, si ce n’est pas elle qui a changé, c’est souvent le regard du lecteur qui a pris de l’âge entretemps. On peut aussi la revoir à plusieurs reprises dans la même mise en scène avec les mêmes comédiens sur une période de vingt ans.
Ils m’aimeront pour ce qui me détruit
Toute à son inadéquation au monde, Sandrine Bonnaire y est seule sur scène, quoique pas tout à fait car de temps en temps surgissent le visage de Frédéric Leidgens sur un grand écran derrière elle tandis que sa voix grave pénètre et emplit la salle. Le huis clos s’y installe naturellement dans tout son dépouillement dans le but de représenter, si cela est possible, l’enfermement de la psychose. On nous dit quelles sont les sources de l’écriture du texte (la Terre vaine de T.S. Eliot, Les souffrances du jeune Werther de Goethe, le Fauteuil d’argent de CS Lewis ainsi que quelques ouvrages sur la dépression et ses médicaments). Ils figuraient sur sa table de chevet peu avant sa mort. Pas sûr que cela nous aidera tant la force du texte se suffit.
« Mais vous avez des amis. Vous avez beaucoup d’amis. Qu’est-ce que vous leur apportez à vos amis pour qu’ils vous soutiennent comme ça ?
C’est ce que lui demande son psychiatre de manière récurrente. On ne le saura pas et on comprendra que cela n’a pas suffi puisque Sarah Kane s’est donné la mort quelques mois après avoir achevé l’écriture de cette ultime pièce. Hospitalisée, elle s’était pendue avec ses lacets au crochet de la porte intérieure des toilettes. Elle avait 28 ans.
Dans 4.48 Psychose, la langue est constamment mise en tension avec le corps. La fin est annoncée mais on aimerait la repousser tant l’intensité nous saisit dès les premiers instants. Sandrine Bonnaire, qui avait déjà porté haut les couleurs de L’Amante anglaise de Marguerite Duras, avec le même metteur en scène dans le même théâtre, a relevé un peu plus la barre de saut. Jamais si haut peut-être depuis ses débuts sur les planches à 22 ans lorsqu’elle jouait une femme et un homme dans La Bonne Âme du Se-Tchouan de Brecht sous la direction de Bernard Sobel. La puissance du texte y est pour quelque chose, naturellement, mais il y a aussi autre chose, en tout cas à mes yeux. Il se trouve que, comme d’autres, j’ai été saisi à la création de Psychose 4.48 par Claude Régy aux Bouffes du Nord en 2002. Hiératique, Isabelle Huppert, généralement meilleure au cinéma qu’au théâtre, s’y révéla indépassable dans son osmose avec la mélancolie morbide et l’intelligence si aiguë de Sarah Kane. D’ailleurs, Jacques Osinski lui-même en convient : s’il s’est embarqué dans cette nouvelle aventure, c’est pour aller plus loin dans sa mise à nu d’une âme qui se débat. Aussi s’est-il emparé de ce texte déjà culte (il ne date que de 2000), d’autant plus ouvert à toute proposition qu’il est vierge de toute indication de mise en scène et de toute didascalie (à l’inverse de Beckett dont il a eu souvent l’occasion d’éprouver les contraintes). Il en a donc fait le lieu d’un affrontement entre une volonté et un empêchement d’exister.
C’est moi que je n’ai jamais rencontré, dont le visage est collé au revers de mon esprit
C’est si plein d’images mentales qui ne donnent rien à regarder mais tout à imaginer, que l’on se retient de fermer les yeux pour mieux voir. Dans ce théâtre-là où il n’y aurait que des gros plans, nous sommes autant d’aveugles invisibles prêts à recevoir les confidences d’une conscience en train de sombrer. Par ses silences-même, la comédienne réussit à nous faire entendre toutes les voix enfermées dans sa tête minée par la dépression, rongée par la dépréciation de soi, habitée par l’autodestruction. Elle incarne la folie à l’œuvre avec toute la colère que cela peut produire dans un être. Là où Isabelle Huppert demeurait immobile en nous fixant durant toute la durée de son monologue, Sandrine Bonnaire se meut quelque peu d’une station fixe à l’autre. Elles seront désormais deux à nous hanter, égales dans leur génie à exprimer l’effrayante, captivante et vertigineuse voix intérieure d’un grand texte.
(Photos du spectacle « Grandeurs et misères », D.R. ; « Sandrine Bonnaire et Frédéric Leidgens » dans Psychose 4.48, photos Pierre Grosbois)
1 849 Réponses pour Splendeur et misères, de Balzac à Sarah Kane
Deux coups de théâtre en un
Capté en passant
« Peu de rentrées littéraires échappent à cette double injonction contradictoire : 1. Prendre garde malgré tout à ces quelques livres qui nous parviennent précédés par leur légende. 2. Toujours veiller à séparer un livre du bruit qu’il fait. Dans cette perspective, le roman de Thélyson Orélien C’était ça ou mourir (266 pages, 21,50 euros, Grasset) est un cas d’école- et on se fiche bien de savoir que Grasset en soit l’éditeur : ce livre relève du programme mis en place par Olivier Nora, son dernier dans ce qui fut « sa » maison à la suite des aventures que l’on sait et de toute façon, les auteurs n’ont pas à en être pénalisés pour autant.(…) »
Un jeune ambitieux qui monte à Paris,.tel. elle Ami de Guy de Maupassant.
Sinon, heureuse du retour en grâce de Honoré de Balzac.
rose dit: 27 septembre 2026 à 18h15
Un jeune ambitieux qui monte à Paris, tel Bel Ami de Guy de Maupassant.
Sinon, heureuse du retour en grâce de Honoré de Balzac
« heureuse du retour en grâce de Honoré de Balzac. »
Pourquoi, il avait disparu des rayons, rose ?
« les auteurs n’ont pas à en être pénalisés pour autant. »
Et les lecteurs à ne pas être pris pour des cons, Langoncet !
A qui le dites vous ; lisez donc
« lisez donc »
En général, je saute les tartines signées Jean Langoncet : de l’IA sans grand intérêt !
Votre goût de l’intérêt est assez documenté dans ce cul de basse fosse
Les Mémoires d’Outre Tombe ne sont pas d’un bout à l’autre une lecture enthousiasmante comme tu sembles le dire JB. C’est une oeuvre exceptionnelle, certes, mais, comme JJJ, je mettrais à part la période Louis 18/ Charles 10 au cours de laquelle Chateaubriand a participé à la vie politique et occupé des fonctions ministérielles…Cette partie est souvent ennuyeuse.
En revanche, tout le reste est génial et notamment son enfance et sa jeunesse jusqu’au voyage en Amérique et son émigration à Londres…Et la fin dans laquelle il témoigne d’une extraordinaire prescience sur l’avenir du monde.
Quant à son côté « imbuvable », je dois dire que j’ai été très surpris qu’il ne le soit pas autant que je le pensais. Il montre souvent de la générosité et de l’empathie et n’est pas aussi narcissique que je m’y attendais. Sa relation avec Pauline de Baumont est bouleversante.
Inutile de te dire que je me fiche complètement de savoir si tout est vrai dans son récit.
Balzac n’est tout de même pas oublié, Rose. Il y a eu bien sûr les « Illusions Perdues » au cinéma, mais Eugénie Grandet, Le Père Goriot, l’incroyable Cousine Bette (ma préférée), le Cousin Pons (mon deuxième préféré) la Peau de Chagrin restent présents pour beaucoup de lecteurs.
@l’incroyable Cousine Bette
Balzac
Il serait amusant de charger une IA — forcément très sophistiquée — de réécrire Cousine Bette pour qu’elle soit jugée 100 % « IA » par Pangram, avant de livrer cette version aux fins lettrés all over the world
(La tradition du livre repose sur l’oralité)
Capté en passant
Dylan a réinventé la figure du barde
https://archive.org/details/LeboldNobelDylan/page/n1/mode/2up
de là à écrire, -avec pas mal de familiarité-, « du cher Honoré »…, euh, ben non —
@ —
C’est un marqueur
monter à Paris (sic)…
Quand cessera-t-on de prononcer cette expression passe-partout du XIXe s., insultante pour celzéceux qui n’en finissant pas de descendre de l’ascenseur social vers le Sud, au XXIe ? – Que le démérite se mérite.
(Une locution adverbiale – Corps Léone)
@C’est un marqueur
Chez Lautréamont
« Une famille entoure une lampe posée sur la table :
— Mon fils, donne-moi les ciseaux qui sont placés sur cette chaise.
— Ils n’y sont pas, mère.
— Va les chercher alors dans l’autre chambre. Te rappelles-tu cette époque, mon doux maître, où nous faisions des vœux, pour avoir un enfant, dans lequel nous renaîtrions une seconde fois, et qui serait le soutien de notre vieillesse ?
— Je me la rappelle, et Dieu nous a exaucés. Nous n’avons pas à nous plaindre de notre lot sur cette terre. Chaque jour nous bénissons la Providence de ses bienfaits. Notre Édouard possède toutes les grâces de sa mère.
— Et les mâles qualités de son père.
— Voici les ciseaux, mère ; je les ai enfin trouvés.
Il reprend son travail… Mais quelqu’un s’est présenté à la porte d’entrée, et contemple, pendant quelques instants, le tableau qui s’offre à ses yeux :
— Que signifie ce spectacle ! Il y a beaucoup de gens qui sont moins heureux que ceux-là. Quel est le raisonnement qu’ils se font pour aimer l’existence ? Éloigne-toi, Maldoror, de ce foyer paisible ; ta place n’est pas ici.
Il s’est retiré !
— Je ne sais comment cela se fait ; mais, je sens les facultés humaines qui se livrent des combats dans mon cœur. Mon âme est inquiète, et sans savoir pourquoi ; l’atmosphère est lourde.
— Femme, je ressens les mêmes impressions que toi ; je tremble qu’il ne nous arrive quelque malheur. Ayons confiance en Dieu, en lui est le suprême espoir.
— Mère, je respire à peine ; j’ai mal à la tête.
— Toi aussi, mon fils ! Je vais te mouiller le front et les tempes avec du vinaigre.
— Bon, bonne mère…
Voyez, il appuie son corps sur le revers de la chaise, fatigué.
— Quelque chose se retourne en moi, que je ne saurais expliquer. Maintenant, le moindre objet me contrarie.
— Comme tu es pâle ! La fin de cette veillée ne se passera pas sans que quelque événement funeste nous plonge tous les trois dans le lac du désespoir !
J’entends dans le lointain des cris prolongés de la douleur la plus poignante.
— Mon fils !
— Ah ! mère… j’ai peur !
— Dis-moi vite si tu souffres.
— Mère, je ne souffre pas… Je ne dis pas la vérité.
Le père ne revient pas de son étonnement :
— Voilà des cris que l’on entend quelquefois, dans le silence des nuits sans étoiles. Quoique nous entendions ces cris, néanmoins, celui qui les pousse n’est pas près d’ici ; car, on peut entendre ces gémissements à trois lieues de distance, transportés par le vent d’une cité à une autre. On m’avait souvent parlé de ce phénomène ; mais, je n’avais jamais eu l’occasion de juger par moi-même de sa véracité. Femme, tu me parlais de malheur ; si malheur plus réel exista dans la longue spirale du temps, c’est le malheur de celui qui trouble maintenant le sommeil de ses semblables…
J’entends dans le lointain des cris prolongés de la douleur la plus poignante.
— Plût au ciel que sa naissance ne soit pas une calamité pour son pays, qui l’a repoussé de son sein. Il va de contrée en contrée, abhorré partout. Les uns disent qu’il est accablé d’une espèce de folie originelle, depuis son enfance. D’autres croient savoir qu’il est d’une cruauté extrême et instinctive, dont il a honte lui-même, et que ses parents en sont morts de douleur. Il y en a qui prétendent qu’on l’a flétri d’un surnom dans sa jeunesse ; qu’il en est resté inconsolable le reste de son existence, parce que sa dignité blessée voyait là une preuve flagrante de la méchanceté des hommes, qui se montre aux premières années, pour augmenter ensuite. Ce surnom était le vampire !…
J’entends dans le lointain des cris prolongés de la douleur la plus poignante.
— Ils ajoutent que, les jours, les nuits, sans trêve ni repos, des cauchemars horribles lui font saigner le sang par la bouche et les oreilles ; et que des spectres s’assoient au chevet de son lit, et lui jettent à la face, poussés malgré eux par une force inconnue, tantôt d’une voix douce, tantôt d’une voix pareille aux rugissements des combats, avec une persistance implacable, ce surnom toujours vivace, toujours hideux, et qui ne périra qu’avec l’univers. Quelques-uns mêmes ont affirmé que l’amour l’a réduit dans cet état ; ou que ces cris témoignent du repentir de quelque crime enseveli dans la nuit de son passé mystérieux. Mais le plus grand nombre pense qu’un incommensurable orgueil le torture, comme jadis Satan, et qu’il voudrait égaler Dieu…
J’entends dans le lointain des cris prolongés de la douleur la plus poignante.
— Mon fils, ce sont là des confidences exceptionnelles ; je plains ton âge de les avoir entendues, et j’espère que tu n’imiteras jamais cet homme.
— Parle, ô mon Édouard ; réponds que tu n’imiteras jamais cet homme.
— Ô mère, bien-aimée, à qui je dois le jour, je te promets, si ta sainte promesse d’un enfant a quelque valeur, de ne jamais imiter cet homme.
— C’est parfait, mon fils ; il faut obéir à sa mère, en quoi que ce soit.
On n’entend plus les gémissements.
— Femme, as-tu fini ton travail ?
— Il me manque quelques points à cette chemise, quoique nous ayons prolongé la veillée bien tard.
— Moi, aussi, je n’ai pas fini un chapitre commencé. Profitons des dernières lueurs de la lampe ; car, il n’y a presque plus d’huile, et achevons chacun notre travail…
L’enfant s’est écrié :
— Si Dieu nous laisse vivre !
— Ange radieux, viens à moi ; tu te promèneras dans la prairie, du matin jusqu’au soir ; tu ne travailleras point. Mon palais magnifique est construit avec des murailles d’argent, des colonnes d’or et des portes de diamant. Tu te coucheras quand tu voudras, au son d’une musique céleste, sans faire ta prière. Quand, au matin, le soleil montrera ses rayons resplendissants et que l’alouette joyeuse emportera avec elle, son cri, à perte de vue, dans les airs, tu pourras rester encore au lit, jusqu’à ce que cela te fatigue. Tu marcheras sur les tapis les plus précieux ; tu seras constamment enveloppé dans une atmosphère composée des essences parfumées des fleurs les plus odorantes.
— Il est temps de reposer le corps et l’esprit. Lève-toi, mère de famille, sur tes chevilles musculeuses. Il est juste que tes doigts raidis n’abandonnent l’aiguille du travail exagéré. Les extrêmes n’ont rien de bon.
— Oh ! que ton existence sera suave ! Je te donnerai une bague enchantée ; quand tu en retourneras le rubis, tu seras invisible, comme les princes, dans les contes de fées.
— Remets tes armes quotidiennes dans l’armoire protectrice, pendant que, de mon côté, j’arrange mes affaires.
— Quand tu le replaceras dans sa position ordinaire, tu reparaîtras tel que la nature t’a formé, ô jeune magicien. Cela, parce que je t’aime et que j’aspire à faire ton bonheur.
— Va-t’en, qui que tu sois ; ne me prends pas par les épaules.
— Mon fils, ne t’endors point, bercé par les rêves de l’enfance : la prière en commun n’est pas commencée et tes habits ne sont pas encore soigneusement placés sur une chaise… À genoux ! Éternel créateur de l’univers, tu montres ta bonté inépuisable jusque dans les plus petites choses.
— Tu n’aimes donc pas les ruisseaux limpides, où glissent des milliers de petits poissons rouges, bleus et argentés ? Tu les prendras avec un filet si beau, qu’il les attirera de lui-même, jusqu’à ce qu’il soit rempli. De la surface, tu verras des cailloux luisants, plus polis que le marbre.
— Mère, vois ces griffes : je me méfie de lui ; mais ma conscience est calme, car je n’ai rien à me reprocher.
— Tu nous vois prosternés à tes pieds, accablés du sentiment de ta grandeur. Si quelque pensée orgueilleuse s’insinue dans notre imagination, nous la rejetons aussitôt avec la salive du dédain et nous t’en faisons le sacrifice irrémissible.
— Tu t’y baigneras avec de petites filles, qui t’enlaceront de leurs bras. Une fois sortis du bain, elles te tresseront des couronnes de roses et d’œillets. Elles auront des ailes transparentes de papillon et des cheveux d’une longueur ondulée, qui flottent autour de la gentillesse de leur front.
— Quand même ton palais serait plus beau que le cristal, je ne sortirais pas de cette maison pour te suivre. Je crois que tu n’es qu’un imposteur, puisque tu me parles si doucement, de crainte de te faire entendre. Abandonner ses parents est une mauvaise action. Ce n’est pas moi qui serais fils ingrat. Quant à tes petites filles, elles ne sont pas si belles que les yeux de ma mère.
— Toute notre vie s’est épuisée dans les cantiques de ta gloire. Tels nous avons été jusqu’ici, tels nous serons, jusqu’au moment où nous recevrons de toi l’ordre de quitter cette terre.
— Elles t’obéiront à ton moindre signe et ne songeront qu’à te plaire. Si tu désires l’oiseau qui ne se repose jamais, elles te l’apporteront. Si tu désires la voiture de neige, qui transporte au soleil en un clin d’œil, elles te l’apporteront. Que ne t’apporteraient-elles pas ! Elles t’apporteraient même le cerf-volant, grand comme une tour, qu’on a caché dans la lune, et à la queue duquel sont suspendus, par des liens de soie, des oiseaux de toute espèce. Fais attention à toi… écoute mes conseils.
— Fais ce que tu voudras ; je ne veux pas interrompre la prière, pour appeler au secours. Quoique ton corps s’évapore, quand je veux l’écarter, sache que je ne te crains pas.
— Devant toi, rien n’est grand, si ce n’est la flamme exhalée d’un cœur pur.
— Réfléchis à ce que je t’ai dit, si tu ne veux pas t’en repentir.
— Père céleste, conjure, conjure les malheurs qui peuvent fondre sur notre famille.
— Tu ne veux donc pas te retirer, mauvais esprit ?
— Conserve cette épouse chérie, qui m’a consolé dans mes découragements…
— Puisque tu me refuses, je te ferai pleurer et grincer des dents comme un pendu.
— Et ce fils aimant, dont les chastes lèvres s’entr’ouvrent à peine aux baisers de l’aurore de vie.
— Mère, il m’étrangle… Père, secourez-moi… Je ne puis plus respirer… Votre bénédiction !
Un cri d’ironie immense s’est élevé dans les airs. Voyez comme les aigles, étourdis, tombent du haut des nuages, en roulant sur eux-mêmes, littéralement foudroyés par la colonne d’air.
— Son cœur ne bat plus… Et celle-ci est morte, en même temps que le fruit de ses entrailles, fruit que je ne reconnais plus, tant il est défiguré… Mon épouse ! Mon fils !… Je me rappelle un temps lointain où je fus époux et père.
Il s’était dit, devant le tableau qui s’offrit à ses yeux, qu’il ne supporterait pas cette injustice. S’il est efficace, le pouvoir que lui ont accordé les esprits infernaux, ou plutôt qu’il tire de lui-même, cet enfant, avant que la nuit s’écoule, ne devait plus être. »
Source : https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Chants_de_Maldoror_(1874)/Texte_entier
« Ils m’aimeront pour ce qui me détruit »
magnifique…
c’est une maxime ukrainienne à destination des européens.
d’ailleurs plus on les détruit et plus on les aime.
un truc genre René Girard genre totem sacrificiel…
« dans le but de représenter, si cela est possible, l’enfermement de la psychose. »
limite c’est pas la peine d’aller au théâtre.
il suffit d’aller au parlement européen à Bruxelles on voit que les mecs ils sont graves atteints d’un enfermement de la psychose.
je dirais même plus un isolement dans leur psychose.
en vrai il faudrait plus trouver des remèdes pour les soigner…
parce que là ils à force d’isolement dans la psychose vont finir en version Hitler dans son bunker en 1945…
« la comédienne réussit à nous faire entendre toutes les voix enfermées dans sa tête minée par la dépression, rongée par la dépréciation de soi, habitée par l’autodestruction. »
wow…
quand on lit ça de suite ça fait penser à Ursula vend des Layettes…
surtout le côté « autodestruction ».
après peut-être qu’elle est aussi minée genre si un char russe lui passe dessus elle explose.
je sais pas trop à quoi ça peut ressembler du théâtre dans un pays qui veut absolument aller vers la guerre pour soigner ses psychoses et ses délires d’autodestruction.
limite y’aurait eu 3 pièces de théâtre de ce genre on aurait pu parler d’une coalition des volontaires psychotiques et autodestructeurs.
ça fait aussi penser au type qui disait que les français devaient se préparer à sacrifier leurs enfants.
après à 3 euros le litre de diesel le plus compliqué pour sacrifier nos enfants ça va être de les transporter jusqu’au lieu du sacrifice.
il restera dans l’histoire que la France n’a pas pu sacrifier ses enfants à cause du prix du diesel…
limite ils pourront en faire une mièce de théâtre genre un truc burnelesque.
Moi j’ai largement assez de sous pour mon diesel, Puck. Ça ne m’inquiète pas du tout mon vieux.
@« dans le but de représenter, si cela est possible, l’enfermement de la psychose. »
limite c’est pas la peine d’aller au théâtre.
il suffit d’aller au parlement européen à Bruxelles on voit que les mecs ils sont graves atteints d’un enfermement de la psychose.
je dirais même plus un isolement dans leur psychose.
en vrai il faudrait plus trouver des remèdes pour les soigner…
parce que là ils à force d’isolement dans la psychose vont finir en version Hitler dans son bunker en 1945…
Tu vois keupu, je ne suis pas dupe des tes figures de style :
– La parabole ou l’allégorie ciblée
– La transposition polémique
– La dissimulation rhétorique (ou parler à couvert)
– La satire par déplacement
Aussi, je te prie de te montrer plus respectueux de l’Académie Goncourt et de ses élus
Moi aussi, Monsieur Dé. Même à 5 euros le litre, je m’en tape complètement de payer un plein 300 euros. Je gagne 10 fois ça par jour. C’est un faux problème, le carburant.
@Je gagne 10 fois ça par jour.
Vu le temps que vous passez dans ce cul de basse fosse, on mesure votre « productivité » au sein de la ferme à trolls jaunis (les cachous)
@Je gagne 10 fois ça par jour.
Pour l’anecdote, ce n’est pas mon cas et comme j’ai prévu d’acheter le livre d’Orélien (21,50€), mon budget prévisonnel m’amène au mois de novembre pour passer à l’acte —
J’ai lu Balzac dans ma jeunesse. Passionnément.
Après, j’ai essayé de lire Zola.
Vainement.
Une fois Balzac dévoré, les autres écrivains passent pour des miettes !
Tu es chiant Langoncet… Casse-toi, merde.
C’est vrai que le glanconcon nous emm… . Sa propagande vicieuse et systématiquement antisémite commence vraiment à être fatigante.
Tout à fait d’accord avec Zola que je ne peux plus lire depuis longtemps. Style trop fabriqué.
A
Je dirais à propos de Chateaubriand que l’essentiel des Mémoires d’outre tombe se trouve dans l’Empire et la Restauration, vérité qu’ignorent les Littéraires purs, mais qui n’échappe pas aux grands lecteurs d’histoire. Voir la préface de Jean-Paul Clément aux grands écrits politiques et sa biographie. Voir aussi le magnifique dossier Chateaubriand de José Cabanis (!) chez Gallimard. Cabanis voulait écrire sur Chateaubriand, il a lu la légendaire « Vieillesse de Chateaubriand » de cette femme qui a été la terreur de l’université des lettres dont le nom m’échappe. Il a considéré qu’elle avait tout dit et a renoncé mais il a tout de même publié le dossier préparatoire qu’il avait constitué et qui est passionnant.
Contrairement à ce que je lis, il me semble que Chateaubriand s’est très mal conduit avec Pauline mourante. De même avec cette femme dont Le temps retrouvé a récemment publié les souvenirs dont Chateaubriand a prétendu qu’elle avait été sa maîtresse alors qu’il semble que ce soit faux et qui ne s’est jamais remise de ce petit mensonge. Le petit bossu n’avait aucun scrupule, mais son sens du mépris élevé au rang des beaux-arts le sauve. C’est là, comme Tacite, Juvénal et Saint-Simon, qu’il est le meilleur.
Il faut lire L’homme des mémoires d’outre-tombe d’Henri Guillemin qui a détecté beaucoup des mensonges François-René: ses souvenirs d’Orient fabriqués avec des ouvrages trop vite lus, déplaçant à gauche ce qui est à droite et à droite ce qui est à gauche, affirmant avoir visité des monuments détruits depuis des siècles etc. Pour rien dire de ses souvenirs américains. Il semble qu’il ne se soit j mais éloigné. Il n’a pas pu voir non plus, en dépit de ce passage fameux, le vice au bras du crime sortant de chez Louis XVIII, etc.
Pas relu.
En Amérique, il ne s’est jamais éloigné de l’océan, etc.
Le reste se comprend.
@Sa propagande vicieuse et systématiquement antisémite commence vraiment à être fatigante.
Encore un petit couillon qui s’appuierait sur un logiciel piloté par IA pour tenter de justifier ses calomnies, s’il existait
Zola est fastidieux ; derrière ses lignes on sent trop le bonhomme satisfait de ce qu’il écrit, voulant incarner un nouveau Hugo.
Balzac est beaucoup plus transparent et discret. Et passionnant, deux génération avant Zola, comme Hugo. Maupassant est de la même génération que Zola mais bien plus divertissant.
Que Langoncet aille se coucher, par pitié.
Se coucher… pour toujours…
Le livre de Sainte Beuve auquel Béré fait allusion s’intitule « Mes chers amis ». L’intérêt des deux articles sur Chateaubriand est que le premier est écrit Chateaubriand étant vivant et le second après sa mort, ce qui change tout.
J’avais lu ce livre à sa parution.
Sainte Beuve est impressionnant de culture si on lit un de ses articles de temps en temps, très agaçant si on les lit à la suite. Proust a très bien résumé cela.
Léon Daudet a montré Zola disant à propos de Victor Hugo: « Il me gène, il me gêne »…
Tu vois Langoncet, quand Chaloux est là, le niveau vole très haut, mais quand toi tu débarques, la caniveau monte comme un haut-le-coeur…
Vieil abruti !
Capté en passant
Blind Willie McTell (Studio Outtake – 1983)
La vieillesse de Chateaubriand, de Marie-Jeanne Durry, ouvrage légendaire. Un volume de texte, un volume de notes!
Évidemment, Maupassant écrit des nouvelles. Belle plume mais rien à voir avec ce cher Émile.
Tout à fait d’accord avec Zola que je ne peux plus lire depuis longtemps. Style trop fabriqué.
Encore un qui a bossé avec l’I-A en loucedé. On sait tout.
Ouais enfin, un menteur, ce François-René.
Se contenter de l’enfance paraît bien suffisant.
Je le comprends fort bien qu’un aristocrate méprise, voire deteste, viscéralement Zola.
Ce n’est pas son monde. Pire, cela lui est étranger.
« rose dit: 27 septembre 2026 à 22h57
Encore un qui a bossé avec l’I-A en loucedé. On sait tout. »
Maintenant, ça va être ça à tout bout de champ. Il doit exister un plaisir de raconter n’importe, que j’ignore.
ah ouais,.vous avez donné ici le modèle ; il doit exister un plaisir d’injurier autrui, constamment, que j’ignore.
En passant, c’est votre Style trop fabriqué. qui a suscité ma remarque sur l’I A.
Les seules parties intéressantes de l’œuvre d’Émile Zola sont les « Carnets d’enquêtes » (surtout les observations ethnographiques). Un écrivain sociologisant, le pire de la décadence ! En outre, le pauvre avait un ami génial, et il était impossible pour lui de le surpasser, ce qui est manifestement frustrant.
Après lecture des trois premiers chapitres de C’était ça ou mourir, je comprends que certains soient tombés dans le panneau, la supercherie est plutôt bien faite. Ce qui m’interpelle est moins le style (que je trouve assez plat), la syntaxe, la tournure des phrases (ah, ce bon vieux rythme ternaire tellement scolaire !) que la manière dont sont construits les chapitres, beaucoup trop brefs et formatés à mon goût. Et surtout, on n’y croit pas une seconde à ce type qui se met à rire « comme un fou à l’élastique trop tendu » (?) alors qu’il est pris dans une fusillade, que sa maison brûle et que son quartier part en fumée. Qui peut gober ça, fiction ou non, IA ou pas ? ça ne tient évidemment pas debout.
J’ai demandé vite fait à Gemini ce qu’il en pensait, réponse ci-dessous :
Votre remarque met le doigt sur ce qui provoque précisément le malaise — et parfois la controverse — face à ce type de texte. Cette rupture totale de ton et de vraisemblance pose question, qu’on l’attribue à une maladresse d’écriture, à un choix esthétique discutable ou aux biais inhérents à certains outils de génération textuelle.
Les raisons de ce décrochage de lecture :
– L’incohérence psychologique : Rire « comme un fou à l’élastique trop tendu » en pleine fusillade et pendant que sa maison brûle relève d’un réflexe littéraire grandguignolesque ou d’un cliché mélodramatique mal digéré, bien loin de la sidération ou de la panique réelles.
– Le formatage des chapitres : Cette découpe ultra-courte, pensée pour créer un faux rythme haletant et un suspense artificiel, finit souvent par hacher la narration et empêcher toute épaisseur psychologique.
– L’effet « prothèse » narrative : C’est précisément ce type de formule inadéquate qui alimente le scepticisme : une IA ou un auteur pressé aura tendance à plaquer des images stéréotypées pour faire « intense », au mépris de la logique humaine la plus élémentaire.
Bref, j’arrête les frais (pour le moment).
L’Europe vaut bien une messe
« Après trois journées ayant soulevé une liesse populaire à Paris et à Lourdes, le pape Léon XIV va prononcer un discours à Metz (Moselle) ce lundi vantant la construction européenne comme source de paix. Emmanuel Macron assistera à la messe du souverain pontife. »
https://www.leparisien.fr/societe/religions/direct-visite-du-pape-leon-xiv-attendu-a-metz-pour-prononcer-un-discours-sur-leurope-28-09-2026-7MJNMQI3BFDZNMZXQCLP5TDT7A.php
La mort de Pauline de Beaumont
« Elle me pria d’ouvrir la fenêtre, parce qu’elle se sentait oppressée. Un rayon de soleil vint éclairer son lit et sembla la réjouir. Elle me rappela alors des projets de retraite à la campagne, dont nous nous étions quelquefois entretenus, et elle se mit à pleurer.
Entre deux et trois heures de l’après-midi, madame de Beaumont demanda à changer de lit à madame Saint-Germain, vieille femme de chambre espagnole qui la servait avec une affection digne d’une aussi bonne maîtresse : le médecin s’y opposa dans la crainte que madame de Beaumont n’expirât pendant le transport. Alors elle me dit qu’elle sentait l’approche de l’agonie. Tout à coup elle rejeta sa couverture, me tendit une main, serra la mienne avec contraction ; ses yeux s’égarèrent. De la main qui lui restait libre, elle faisait des signes à quelqu’un qu’elle voyait au pied de son lit ; puis reportant cette main sur sa poitrine, elle disait : C ‘est là ! Consterné, je lui demandai si elle me reconnaissait : l’ébauche d’un sourire parut au milieu de son égarement ; elle me fit une légère affirmation de tête : sa parole n’était déjà plus dans ce monde. Les convulsions ne durèrent que quelques minutes. Nous la soutenions dans nos bras, moi, le médecin et la garde : une de mes mains se trouvait appuyée sur son coeur qui touchait à ses légers ossements ; il palpitait avec rapidité comme une montre qui dévide sa chaîne brisée. Oh ! moment d’horreur et d’effroi, je le sentis s’arrêter ! nous inclinâmes sur son oreiller la femme arrivée au repos ; elle pencha la tête. Quelques boucles de ses cheveux déroulés tombaient sur son front ; ses yeux étaient fermés, la nuit éternelle était descendue. Le médecin présenta un miroir et une lumière à la bouche de l’étrangère : le miroir ne fut point terni du souffle de la vie et la lumière resta immobile. Tout était fini. »
F.-R. de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, L. 15, ch. 4.
Devant une telle beauté et une telle émotion, vous pensez bien que les ragots des fouille merdes me laissent indifférent.
A la fin de sa vie, Chateaubriand réfléchit sur l’évolution de la société;
un court extrait:
« Il faudra d’abord que l’Europe se nivelle dans un même système ; on ne peut supposer un gouvernement représentatif en France et des monarchies absolues autour de ce gouvernement. Pour arriver là, il est probable qu’on subira des guerres étrangères, et qu’on traversera à l’intérieur une double anarchie morale et physique.
Quand il ne s’agirait que de la seule propriété, n’y touchera-t-on point ? Restera-t-elle distribuée comme elle l’est ? Une société où des individus ont deux millions de revenu, tandis que d’autres sont réduits à remplir leurs bouges de monceaux de pourriture pour y ramasser des vers (vers qui, vendus aux pêcheurs, sont le seul moyen d’existence de ces familles elles-mêmes autochtones du fumier), une telle société peut-elle demeurer stationnaire sur de tels fondements au milieu du progrès des idées ?
Mais si l’on touche à la propriété, il en résultera des bouleversements immenses qui ne s’accompliront pas sans effusion de sang ; la loi du sang et du sacrifice est partout… »
« Quelle sera la société nouvelle ? Je l’ignore. Ses lois me sont inconnues ; je ne la comprends pas plus que les anciens ne comprenaient la société sans esclaves produite par le christianisme. Comment les fortunes se nivelleront-elles, comment le salaire se balancera-t-il avec le travail, comment la femme parviendra-t-elle à l’émancipation légale ? Je n’en sais rien. Jusqu’à présent la société a procédé par agrégation et par famille ; quel aspect offrira-t-elle lorsqu’elle ne sera plus qu’individuelle, ainsi qu’elle tend à le devenir, ainsi qu’on la voit déjà se former aux États-Unis ? Vraisemblablement l’espèce humaine s’agrandira, mais il est à craindre que l’homme ne diminue, que quelques facultés éminentes du génie ne se perdent, que l’imagination, la poésie, les arts, ne meurent dans les trous d’une société-ruche où chaque individu ne sera plus qu’une abeille, une roue dans une machine, un atome dans la matière organisée. »
Si ce n’est pas un génie, je ne sais pas ce que c’est…
J’ai eu un songe, Closer, voulez-vous en connoître le contenu ?
Que Langoncet aille se coucher, par pitié.
Est-il déjà debout le langue on sait?
Un précurseur.
Cela doit en boucher un coin à plus d’un sur la RdL d’apprendre que Chateaubriand se préoccupait des inégalités de fortune et du sort des misérables qui survivaient en vendant des vers de terre et des asticots aux pêcheurs…
Ben oui…il faut le lire au-delà de l’enfance, Rose (si vous sautez la Restauration et sa politique, je ne vous en voudrez pas).
Chateaubriand anti colonialiste:
« L’indien n’était pas sauvage ; la civilisation Européenne n’a point agi sur le pur état de nature, elle a agi sur la civilisation américaine commençante ; si elle n’eût rien rencontré, elle eût créé quelque chose ; mais elle a trouvé des mœurs et les a détruites, parce qu’elle était plus forte, et qu’elle n’a pas cru se devoir mêler de ces mœurs… La dégradation des mœurs indiennes a marché de pair avec la dépopulation des tribus… la civilisation, en entrant, par le commerce, chez les tribus américaines, au lieu de développer leur intelligence, les a abruties »
Etonnant, non?
voudrai pas…
par pitié.
A point ou saignant, bleu ou bien cuit, tout est bon dans le Chateaubriand !
Un homme qui a créé un si beau jardin, tel la Vallée aux Loups, ne peut pas être mauvais.
« L’indien n’était pas sauvage ; la civilisation Européenne n’a point agi sur le pur état de nature, elle a agi sur la civilisation américaine commençante ; si elle n’eût rien rencontré, elle eût créé quelque chose ; mais elle a trouvé des mœurs et les a détruites, parce qu’elle était plus forte, et qu’elle n’a pas cru se devoir mêler de ces mœurs… La dégradation des mœurs indiennes a marché de pair avec la dépopulation des tribus… la civilisation, en entrant, par le commerce, chez les tribus américaines, au lieu de développer leur intelligence, les a abruties »
Etonnant, non?
Oui!
On était déjà, plus qu’anticolonialiste dans le « par de là culture et nature » de Philippe Descola!
« L’indien n’était pas sauvage ; la civilisation Européenne n’a point agi sur le pur état de nature,
Ça, c’est intellectuellement et anthropologiquement
très fort!
« par de là nature culture » de Philippe Descola!
Fuyant Paris après avoir critiqué Napoléon, François-René de Chateaubriand acquière la Vallée aux Loups en 1807.
Il y aménage un parc romantique, y plante des essences rares et y commence l’écriture de ses célèbres Mémoires d’outre-tombe.
Dix ans plus tard, ruiné, il est contraint de vendre son domaine.
L’adieu aux arbres
« Vallée-aux-Loups, novembre 1817. Revenu de Montboissier, voici les dernières lignes que je trace dans mon ermitage ; il le faut abandonner, tout rempli des beaux adolescents qui déjà, dans leurs rangs pressés, cachaient et couronnaient leur père. Je ne verrai plus le magnolia, qui promettait sa rose à la tombe de ma Floridienne, le pin de Jérusalem et le cèdre du Liban, consacré à la mémoire de Jérôme, le laurier de Grenade, le platane de la Grèce, le chêne de l’Armorique, aux pieds desquels je peignis Blanca, chantai Cymodocée, inventai Velléda. Ces arbres naquirent et crûrent avec mes rêveries ; elles en étaient les hamadryades. Ils vont passer sous un autre empire : leur nouveau maître les aimera-t-il autant que je les aimais ? Il les laissera dépérir, il les abattra peut-être ; je ne dois rien conserver sur la terre. C’est en disant adieu aux bois d’Aulnay que je vais rappeler l’adieu que je dis autrefois aux bois de Combourg : tous mes jours sont des adieux. »
N’est-ce pas ausi beau que les adieux de Clopine à Beaubec ?
Ces peaux rouges n’étaient pas tout blancs.
Zola, que Daudet appelait l’Êtron suprême… Je vous laisse chercher dans quel ouvrage !
Ni tout noir !
«la civilisation, en entrant, par le commerce, chez les tribus américaines, au lieu de développer leur intelligence, les a abruties »….
Lire cela, le lendemain de cette visite papale qui permet à tant de gens bien coiffés de se féliciter du regain de l’évangélisme et du missionarisme chrétien ! Ce sont le missionnaires espagnols puis français qui ont détruits les cultures amérindiennes, pas les commerçants ; les commerçants eux ont démoli l’Afrique pour plusieurs siècles par la traite esclavagiste.
Chateaubriand n’a rien compris du tout alors que plus de cent vingt ans avant lui et pendant tout le XVIII ème siécle les Voyages de Lahontan avaient parfaitement analysé et fait connaître les subtilités et les avantages des modes de gouvernement des sociétés amérindiennes (du nord).
Chateaubriand ne parlait absolument pas des indiens d’Amérique du Sud mais des indiens des Etats Unis et du Canada avec lesquels les européens commerçaient effectivement et notamment les fournissaient en alcool contre des fourrures…Lahontan a très probablement été lu par Chateaubriand qui a bien pu s’en inspirer (ce qui n’a rien de scandaleux).
Quant à l’esclavage africain, adressez vous aux chefs des ces peuples qui faisait commerce de leur propre population ou de préférence de celle des voisins en les vendant aux arabes et aux européens.
Votre commentaire est un condensé de crétinisme, lmd. Pour être aussi bête, je vous soupçonne d’être Langoncet.
« L’indien n’était pas sauvage ; la civilisation Européenne n’a point agi sur le pur état de nature, elle a agi sur la civilisation américaine commençante ; si elle n’eût rien rencontré, elle eût créé quelque chose ; mais elle a trouvé des mœurs et les a détruites, parce qu’elle était plus forte, et qu’elle n’a pas cru se devoir mêler de ces mœurs… »
Je reposte ce passage que l’autre crétin n’a pas lu ou pas compris.
François-René de Chateaubriand : le « Mohican-Mélancolique »
Comment devient-on poète selon Thélyson Orélien ?
https://x.com/montessus_de/status/2104176236130193731/photo/1
Moi j’en ai fait tout un roman (sans le cacher) !
https://www.lelezarddeparis.fr/je-u
J’avoue n’avoir jamais lu ni connu Sarah Kane. Je pressens qu’il y eut sans doute en elle quelque chose de Sylvia Plath. Toutes ces jeunes femmes prometteuses, mortes de n’avoir pu survivre à leur ophélisme.
JL & closer sont, à force, les deux faces d’une médaille aussi intéressantes l’une que l’autre. C’est lié à leur esprit de sérieux. On les lit jusqu’à ce qu’on soit lassé par la propagande qui affleure toujours, par implicite ou explicite, de leurs plumes respectives.
Il faut parfois rendre hommage aux gens qui le « méritent ».
Capté en passant
« Affaire Thélyson Orélien sur l’utilisation de l’IA dans la littérature : « On est dans le domaine de l’indémontrable »
Accusé d’avoir écrit “C’était ça ou mourir” (Grasset, 2026) avec l’intelligence artificielle, l’auteur canadien d’origine haïtienne Thélyson Orélien a été écarté de la liste du Goncourt. Peut-on prouver qu’un roman est l’œuvre d’une machine ? Alexandre Gefen, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des rapports entre IA et littérature, nous livre son analyse sur TV5MONDE.
Le 21 septembre, un compte anonyme baptisé “Balance ton Claude”, suivi par moins de cent personnes sur X, publie des extraits du roman passés au crible du logiciel détecteur d’IA en ligne, Pangram. Son verdict est sans appel. Le livre, jusque-là porté par des critiques dithyrambiques, aurait été écrit “presque intégralement à l’aide de l’IA”. Un verdict à prendre avec précaution, selon Alexandre Gefen, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des rapports entre IA et littérature et auteur de “L’histoire culturelle de l’IA” (CNRS Editions), interrogé par TV5MONDE : “Il n’y a pas moyen de mesurer l’intervention d’une IA”.
La cible n’est pas anodine. Paru en août chez Grasset, le roman s’est vendu à 35 000 exemplaires dans vingt-trois pays. Il figurait dans les premières sélections du Goncourt, du Femina et du Médicis, et venait de recevoir le prix du roman Fnac.
Suite à ces accusations, le romancier s’est défendu dans un entretien accordé à Libération : “Je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine”, a-t-il déclaré. Il a annoncé constituer un dossier “pour prouver ce que je dis” (…) »
Pourquoi toujours cracher sur Zola ? Tel Hugo, ce sont deux très grands écrivains qui mirent leur art au service de l’émancipation des peuples, au XIXe siècle. Voilà pourquoi ils seront toujours lus par les gens de peu du monde entier qui ont besoin d’un petit espace d’espoir laïc, surtout au XXIe siècle.
(*** Giono avait inventé le terme de « grangette »).
On crachera sur qui on veut, TOI le premier, pauvre Gigi…
La médaille est en or massif de mon côté et en fer blanc côté JL, JJJ. J’espère que cela ne vous a pas échappé.
Je ne crache sur aucun de nos grands romanciers du 19ième siècle. Pour moi c’est Balzac le boss, mais Hugo, Flaubert, Maupassant, Zola sont des créateurs qui méritent l’intérêt et le respect.
Closer,
1/mon propre crétinisme ne va pas jusqu’à confondre les termes « amérindiens » et « indiens d’Amérique du Sud». Dans toutes les classifications les Hurons sont des cultures amérindiennes;(et les missionnaires catholiques ont poursuivi leur sévices dans les communautés amérindiennes du Canada jusque dans les années 1980).
2/ quant aux commerçants qui ont durablement ruiné l’Afrique, rien ne les empêchaient d’être africains ou arabes ; et c’est bien le goût du lucre commerçant qui les motivait.
Mais alors pourquoi écrivez un texte insultant pour Chateaubriand, alors qu’il prend clairement et sans ambigüité la défense des indiens? C’est ça qui m’a mis en colère!
Vous je travaillez pas le lundi Closer ?
les gens parfois se mécomprennent, et par suite se mettent en colère alternativement. Et après, il leur faut ramer pour retrouver l’apaisement. Qee de temps perdu ! Le métal de la face ne fait rien à l’affaire en général, comme disait Nicolas Flamel. L’essentiel est toujours de transformer le fer du recto en or du verso, et non l’inverse (cf. L’œuvre au noir).
MOI le premier, je ne crache pas. J’essaie de passer mon droit chemin, tel le Christ subissant les lazzis gluants de haine de la foule en montant au Golgogothah.
Encore une tuerie l’article de Paul Edel sur cette pauvre Léona Delcourt (11/09) !
Pour ma part, je verse dans l’égyptien.
Closer, effectivement, un point de vue que celui de Chateaubriand qui devait à son siècle détonner dans l’aréopage environnant prêt à justifier l’occupation de ce continent et les massacres perpétués contre les tribusdes « indigènes » dont aucun texte ne garantissaient à ces » sauvages » la propriété ainsi que l’usufruit.
(existe des textes juridiques et des traités officiels reconnaissant des droits fonciers ou des territoires aux Amérindiens, mais ils s’inscrivent dans le système légal des États colonisateurs (États-Unis, Canada) et non dans les traditions autochtones initiales.Les traités historiquesTraités de cession et de délimitation : Aux 18e, 19e et 20e siècles, les gouvernements américain et canadien ont signé de nombreux traités avec les nations autochtones. Ces textes fixaient des frontières, créaient des réserves ou formalisaient des cessions de terres, souvent sous la contrainte.Traités modernes : Au Canada, des ententes territoriales contemporaines sont régulièrement conclues pour définir clairement la propriété et la gestion des terres par les Premières Nations.Les lois sur les terres et réserves La Loi sur les Indiens (Indian Act) au Canada : Ce texte fédéral régit la création et la gestion des terres de réserve, bien qu’il ait historiquement imposé un contrôle paternaliste de l’État sur ces propriétés.Le Dawes Act (General Allotment Act) de 1887 aux États-Unis : Une loi qui a imposé de diviser les terres collectives des réserves en parcelles individuelles attribuées à chaque famille amérindienne, détruisant en grande partie le mode de propriété communautaire traditionnel.Le concept de titre ancestral (Aboriginal title) : Reconnu par la jurisprudence (notamment au Canada et dans le système interaméricain des droits de l’homme), il protège les droits d’occupation traditionnelle et d’usage des terres non cédées par les peuples autochtones.Si vous le souhaitez, nous pouvons préciser :Un pays en particulier (États-Unis ou Canada)L’histoire d’un traité précisPerséeLes peuples autochtones et le droit de propriété devant la Cour … – Persée L’interprétation de la propriété consacrée par la Cour est conforme à la vision autochtone, et ne répond pas à une logique financière ou économique, mais plutôt…World History Encyclopedia Conception Amérindienne de la Propriété Foncière – World History Encyclopedia16 oct. 2023 — Comment les terres furent-elles prises aux Amérindiens d’Amérique du Nord ? Les terres furent systématiquement enlevées aux Amérindiens par le biais de traités …Farm Credit Canada | FCCRègles régissant la propriété foncière des Premières Nations : Aperçu | FAC – FCCDes terres sont réservées à l’usage et à l’exercice des droits issus des traités par les peuples autochtones et leur communauté. Les terres de réserve sont exem…YouTube·Arthur Genre1:00The final fatal blow for the Native AmericansYouTube·Radio-Canada Info1mUnderstanding Unceded Indigenous
Soleil Vert, j’ai eu un songe. Voulez-vous en prendre connaissance ?
Allez-y
Ah, B. Vous tombez à pic, ma vieille.
Monsieur Dé. a eu un songe.
Où ça ?
Evoquons plutôt la rencontre de Montaigne avec les « Cannibales » et les « Barbares » exposés à Rouen et le courage dont il fit preuve dans ses Essais, à leur sujet. C’est un épisode beaucoup plus retentissant et reluisant pour CT et nous autres, que les chateaubrianderies ultérieures, certes toujours bonnes à en rappeler le contexte, comme s’y emploie B.
Alors voilà : l’Ukraine envahissait la Pologne en novembre. Sans la moindre difficulté.
Mais de quand date cette publication sur vos jeux intertextuels ayant précédé (ou ayant été suscités par) le potentiel de l’IAG, jzmn ?
Le Golgotha ; pendant que d’autres traversent la Géhenne, la retraversent, la traversent encore.
>D :Une Ukraine russifiée alors.
Théâtre : je reçois nombre de mails de théâtres parisiens m’invitant à des représentations affligeantes parfois réduites à des conférences. Pénurie d’auteurs ?
Passou a bien de la chance de dénicher de rares pépites.
C’était bien avant l’IA, JJJ.
De la recréation sur papier suite aux réminiscences choisies dans ma bibliothèque mémorielle…
Voilà que JJJ se compare au Christ maintenant!
On aura tout vu sur ce blog…
« Qui devait à son siècle détonner dans l’aréopage? » il y avait , entre autres, Raynal…
Je ne « travaille » (au sens de salarié d’une entreprise) ni le lundi, ni les autres jours, D. Je fais partie de ces retraités qui sont réputés ruiner la France, vivre sur le dos des « actifs » et dont on espère qu’ils crèvent le plus vte possible pour alléger les finances du pays. On les y aide avec la loi sur « la fin de vie »…
bonjour à cette assemblée multiforme et si belliqueuse !
juste pour D. mais cela peut vous intéresser tous
le Pape que vous voyez à Metz en ce moment porte des vêtements cousus par le couturier attitré du Vatican Filippo Sorcinelli qui est un personnage extrêmement singulier ; organiste , couturier créateur de parfums , tatoué et prtant différents piercings … alors D; les papes et autres prélats sont plus tolérants que vous on dirait et en plus c’est un homme qui a une foi profonde
Je n’ai pas trop de temps mais je lis vos échanges
Je n’envoie pas de lien pour Filippo Sorcinelli mais vous trouverez facilement
@ Jazzi vous pouvez aller sentir ses parfums chez Nose dans le Marais
Bon sang, on n’est même pas sûr que la rencontre a eu lieu,et encore moins, si « oui », qu’elle s’est déroulée à Rouen. En plus, le temps de la littérature est élastique : comment aujourd’hui, lire le texte de Montaigne SANS évoquer instantanément les autres textes utilisant la même image, on va dire « le renversement du Persan » pour aller vite ? L’image est juste, mais partagée. Et à mon sens, Rouen cache Bordeaux, comme le 18è siècle cache le 16è. (non,ce ne sont pas des arrondissements, note pour Jazzi l’inénarrable)!
Vous ne m’apprenez pas grand chose voire rien du tout, Millefreuille.
À l’époque pour la Sixtine le pape avait bien fait appel à Michelangelo dont l’homosexualité était connue.
Ah là là. Le jeune Bardella proférait, dixit Mediapart dont les enquêtes ont eu , tant elles sont sérieusement menées, quelques conséquences, des propos carrément antisémites. Pas dans l’interprétation qu’on oriente systématiquement vers le pire quand il s’agit de LFI, qui devrait éviter toute remise en cause du sionisme et du gouvernement actuel de l’Etat d’Israël car ce serait, de facto, des propos antisémites. Non, là, Bardella, c’est du 100 % antisémite..
Mais évidemment, il va être préférable de voter RN que LFI. C’est vrai, à la lecture de leurs programmes respectifs, c’est juste de l’extrémisme dans les deux cas. Ah là là.
JJJ se compare au Christ maintenant! sic)
Non pas vraiment, il ne se golgote pas, il plaisante et suscite apparemment votre joie. C’est le but, la réconciliation, plutôt que la persistance dans l’être des trolls haineux.
—-
Dans Naissance de l’Odyssée (JG), pour l’instant (p 1 à 101) j’ai dû souligner les termes suivants que je vais devoir aller consulter auprès de l’amie Ricorée. M’enfin si y a qui savent déjà, hein, qu’il n’hésitent pas à nous éclaircir. Merci par avance :
chebec
s’irruer
arapède
houcoliaste
s’adolorer
herbe soève
isser
flexueuse
bédoule
toute nicette
sagette d’or
avettes
escourche
————
Bon ça va aller plus vite avec l’IA. Laissez tomber, merci, les Santons de Provence…
‘AIG /// Chez Jean Giono, l’utilisation de ces mots provient en grande partie de son premier roman, [Naissance de l’Odyssée] (1930), où il s’amuse à ressusciter des archaïsmes, à helléniser le français et à introduire des provençalismes pour donner une atmosphère épique et méditerranéenne à son récit. Voici la signification précise de chacun de ces termes dans l’univers de l’écrivain :
Chebec (ou chébec) : Un petit navire méditerranéen, de forme très allongée, équipé de trois mâts et de voiles latines, souvent utilisé à l’origine par les corsaires.
S’irruer : Se précipiter avec violence, faire irruption impétueusement (un verbe calqué sur le latin irruere).
Arapède : Un terme méridional désignant une patelle (ou bernique), ce petit coquillage conique qui reste farouchement accroché aux rochers marins.
Houcoliaste (ou boucoliaste) : Une variation poétique de boucoliaste (poète pastoral, auteur de boucoliques), évoquant le joueur de flûte ou le gardien de troupeaux dans la tradition antique.
S’adolorer : Devenir douloureux, s’affliger ou ressentir de la douleur physique ou morale (tiré de l’ancien français et du provençal adoulouri).
Herbe soève : Une herbe suave, douce et agréablement parfumée (l’adjectif soève est un archaïsme pour suave ou doux).
Isser : Variante ou ancêtre du verbe hisser (faire monter une voile, une corde).
Flexueuse : Qui a une forme sinueuse, qui fait des vagues, des méandres, des courbes souples.
Bédoule : Un provençalisme désignant une bête médiocre, chétive ou un animal de mauvaise constitution.
Toute nicette : Tout à fait naïve, innocente ou niaise (du vieux français nice, signifiant simple ou niais).
Sagette d’or : Une flèche d’or (sagette est le mot de l’ancien français pour désigner une flèche).
Avettes : Un terme poétique et archaïque pour désigner des abeilles.
Escourche : Un écorchement, une coupure ou une éraflure (un terme directement calqué sur le verbe provençal escourcha, écorcher)_____________ «
L’arapède c’est un mollusque à carapace dure qui s’accroche volôtiers, sur les rochers sur les boîtes sur les coques des bâteaux. De quelqu’un qui ne quitte pas quelqu’un d’autre, on dit « c’est une vraie arapède. »
Personne ne les mange.
Enseignement
Un homme qui enseigne peut aisément devenir opiniâtre, parce qu il fait le métier d un homme qui n a jamais tort. (Montesquieu)
*
L éducation publique pousse à la démocratie, l éducation particulière mène droit au despotisme. (Abbé Galiani)
*
Enseigner, c est apprendre deux fois. (Joubert)
*
Tout homme qui a été professeur garde en lui quelque chose de l écolier. (Vigny)
*
Soyez le maître que vous voudriez avoir. (Hugo)
*
On enseigne mal ce dont on n a pas le sentiment vif et direct. (Renan)
*
Une école où les écoliers feraient la loi serait une triste école. (Renan, 1848)
*
Pourquoi, au collège, n apprend-on pas la médecine? (Rimbaud)
*
Dans les lycées, on est républicain, dans les établissements religieux, réactionnaire et clérical. (Barrès, 1897)
*
On est en général peu porté à l action dans le monde des professeurs. (Clemenceau)
*
La bonne huneur est une de nos vertus professionnelles les plus utiles.
( Ernest Lavisse)
*
On n’enseigne pas seulement ce que l’on sait,on enseigne ce que l’on est. (Jaurès)
*
Enseigner à lire, telle serait la seule et véritable fin d un enseignement bien entendu. (Péguy, 1903)
*
On n enseigne pas ce que l on sait ou ce que l on croit savoir : on n enseigne et on ne peut enseigner que ce que l on est. (Jaurès)
*
Les travaux d’écolier sont des épreuves pour le caractère, et non point pour l’intelligence.
Que ce soit orthographe, vers ou calcul, il s’agit d’apprendre à vouloir. (Alain)
*
L enseignement doit être résolument retardataire. (Alain)
*
Enseigner, c est expliquer. (Alain)
*
…annoncer aux écoliers qu’il faut commencer par la perfection… (Bergson, 1913)
*
La véritable instruction est celle qui vous dépayse. (Gide, 1934)
*
Un enseignement qui ennuie le maître ennuie l élève. (Paul Valéry, 1941)
Le plus beau métier du monde est assistant d Université. (Jacques Seebacher, 1970)
*
Qui ne continue pas à apprendre est indigne d enseigner. (Bachelard)
*
Quant au monsieur qui a inventé d enseigner les langues par l image, abattez-le à vue, si vous le voyez passer. (Alexandre Vialatte)
*
Qu est-ce qu une classe? Un grand animal à trente têtes et soixante pieds.
(Michel Tournier)
*
Livret scolaire : casier judiciaire. (Michel Tournier)
*
En France, l intégration ne passe que par l école. (Jacques Attali, 1990)
*
En 1808, le proviseur d un lycée allemand devait être un philosophe.
(Jean-Louis Dumas, 1990)
*
Presque tous les professeurs sont des fanatiques. Des fanatiques de leur matière. (Patrice Charoulet, 1996)
*
L enseignement fut ma passion et je peux dire que j ai été un enseignant heureux. (Paul Ricoeur, 1998)
*
Il faut prendre les élèves tels qu ils sont. (Jean-Claude Pariente, 2002)
*
Personne n est jamais parvenu à enseigner ce qu il ignore. (Alain Billecoq, 2001)
*
De mon temps, quand un élève rentrait chez lui et disait à son père que son professeur l avait exclu de la classe, son père lui donnait une gifle. Aujourd hui, il menace le prof avec un fusil. (Xavier Darcos, 2002)
*
La classe est le lieu naturel d un professeur. (Françoise Raffin, 2002)
*
Pédagogie. A lire un essai professoral, force m est de constater que j ai dû mal enseigner (rubrique « Ce qui est mal »!), faire des cours magistraux, au lieu de feindre un dialogue pipé, exiger le silence ; corriger en rouge – ce qui traumatise !- ; empêcher de dormir ; absence de cette compassion évangélique qui est de plus en plus de mise dans le laxisme démagogique.(Jude Stéfan,professeur et écrivain, 2002)
*
L école n est pas un « lieu de vie », comme l ont prétendu Lang et Jospin ; elle doit être un lieu d étude. (Maurice T. Maschino, 2002)
*
Supprimer les distributions de prix, c est chasser l honneur de l école.
(Jean-Michel Muglioni, professeur de philosophie en prépa, 2006)
*
L école n a jamais été le monde. (Jean-Claude Milner, 2007)
*
De plus en plus, le cours se passe à négocier. (Pierre Jourde, 2009)
*
L école est le temple du langage et le temple de l écrit. (Patrick Guyon,
2009)
*
Les élèves ne sont pas à l école pour consommer. (Catherine Kinstler,2009)
*
Si mon fils avait traité un professeur de “connard” et que le professeur lui avait donné une gifle, j’aurais doublé la mise. (Jacques Julliard, 2009)
*
La finalité de l’école, c’est de donner les mots. (Denis kambouchner, 2016)
Enfin, D. ! Appliquer des « étiquettes » modernes comme « homosexuel » à un personnage du XVIe siècle est une anachronisme.
Pas besoin d’un « petit espace d’espoir laïc », car c’est comme la morale et l’éthique : quand les gens en parlent, c’est qu’il n’y en a pas.
La Palatine disait de Monsieur « qu’il éait du derrière ». Plus élégant que lgbtq.
Que disait-on en Italie (qui n’existait pas) ? vice français probablement.
Incidemment, avons-nous encore le droit de ne pas aimer un auteur, ou devons-nous simplement accepter que les autres expriment leurs goûts et leurs aversions en silence, ou pas ? Moi, si d’autres n’apprécient pas un auteur, Pynchon par exemple, je me dis « les goûts et les couleurs », je ne les prends pas immédiatement de haut comme certains petits profs qui sévissent ici.
Bardella, c’est du 100 % antisémite
Vous avez demandé à Pangram ?… On peut JAMAIS être sûr à 100%.
Vous aussi, faites le test « êtes-vous antisémite ? » et gagnez un exemplaire de Mein Kampf dédicacé par Yohann Chapoutot !
(Pauvre conne.)
Phil, il existe des ouvrages sur ce sujet, mais en résumé :
Au XVIe siècle, le terme « homosexuel » n’existait pas ; on utilisait alors les termes sodomite, bardassa (de l’arabe) et catamito, dérivé du latin catamitus (issu du mythe de Ganymède).
Les femmes étaient qualifiées de saphiques ou tribadi (du grec tribein, « frotter ») ; le saphisme désignait le type de relation.
Plus généralement, à la Renaissance, on parlait d’amour socratique ; hors de Florence, et notamment dans d’autres régions d’Italie, on employait le terme florentin.
D’accord renato. Michelangelo forniquait avec des hommes. Voilà.
Bon sang, Clopine, moi je m’en tiens à ce que j’ai toujours estimé, et je n’ai pas le doute aussi intense que le vôtre… Ce qu’on me confirme aujourd’hui…
Q/ La preuve historique absolue et irréfutable que Michel de Montaigne a personnellement rencontré ces Amérindiens à Rouen n’existe pas, …
R / (IAG) … /// mais la recherche historique considère l’événement et sa présence comme hautement probables. Le célèbre épisode raconté à la fin du chapitre « Des cannibales » de ses Essais repose sur un ensemble de faits avérés et de coïncidences historiques fortes :
1. La venue des Indiens à Rouen est un fait historique réel
Il est historiquement prouvé qu’en octobre 1562, une délégation d’Amérindiens (des Tupinambas venus du Brésil) a bien été présentée au tout jeune roi Charles IX à Rouen. La Normandie, et Rouen en particulier, était alors une plaque tournante du commerce avec le Nouveau Monde. Ce voyage officiel faisait suite à la reprise de la ville par les forces catholiques royales durant les guerres de Religion.
2. La présence de Montaigne à Rouen est attestée Les historiens ont déterminé que Montaigne se trouvait bien à Rouen à ce moment précis. En tant que magistrat (parlementaire de Bordeaux) et proche de la cour, il suivait les déplacements du roi. Sa présence dans l’entourage royal au moment de cette rencontre est donc parfaitement cohérente avec son emploi du temps de l’époque.
3. Les détails de l’entretien renforcent sa crédibilité Dans son récit, Montaigne mentionne avoir longuement parlé à l’un d’eux par le biais d’un « truchement » (un interprète). Il avoue avec beaucoup d’honnêteté que l’entretien a tourné court parce que l’interprète faisait mal son travail et ne comprenait pas bien ses questions. Cette touche de réalisme et d’autodérision (il se plaint d’avoir été bloqué par la bêtise du traducteur) plaide en faveur de la véracité de l’anecdote plutôt que d’une pure invention littéraire.
Pourquoi certains historiens ont-ils douté ?
Certains spécialistes ont émis l’hypothèse d’une reconstruction ou d’un déplacement littéraire. Montaigne a énormément lu les récits de voyage de Jean de Léry ou d’André Thevet pour nourrir ses chapitres. De plus, le discours politique très subversif qu’il prête aux Amérindiens — qui s’étonnent qu’on obéisse à un roi enfant (Charles IX avait 12 ans) et que des riches laissent des pauvres mourir de faim à leur porte — sert tellement bien sa propre critique de la société européenne qu’on a pu y voir un procédé rhétorique. Cependant, le consensus actuel (réaffirmé lors de colloques universitaires sur le sujet) est qu’il s’agit bien d’un témoignage vécu, enrichi et mis en scène de mémoire par l’auteur près de vingt ans plus tard lors de la rédaction des Essais… ///
Je me demande également si Marc Curt opinerait dans ce sens et dans le mien.
Bàv 2
Filippo Sorcinelli
Oui, il a un compte fb ( que je suis) depuis belle lurette.
Originaire de l’ Emilie Romagne où j’ai la chance et le bonheur d’ y commercer avec quelques amis, il est non seulement tatoué ( très avant-garde, des fils qui recouvrent tout le corps comme une toile d’ araignée très espacée) mais possède aussi des percing.
On le voit souvent avec son ami avec des verres d’alcool à la main ( champagne) dans certaines auberges de la Romagne. Il tient sa dextérité couturière papale inventive de sa mère avec laquelle il a commencé à travailler très jeune. Malgré son attitude sociétale très » cool », il est traditionaliste en fait de religion catholique. Un paradoxe que l’on rencontre chez beaucoup d’ italiens. Mais ce paradoxe a tendance aussi à se perdre…
Il semblerait qu’il s’agissait d’amours platoniques. D. S’il y avait eu certitude, il aurait fait de la prison, comme ce fut le cas pour Léonard.
Sur demande de l’Église, un tribunal spécial (Ufficiali di Notte) fut établi à Florence vers 1432 pour poursuivre les affaires de sodomie. Quelques exécutions capitales eurent lieu, mais la plupart des sentences étaient plutôt clémentes : bannissement, amendes et courtes peines de prison.
Originaire de l’ Emilie Romagne
Non pas, mais c’est là qu’il a développé ses ateliers de couture et de création de parfum.
Il semblerait. J’en prends note.
Capté en passant ; le roman d’Orélien a-t-il été retiré de la liste d’autres prix littéraires que le Goncourt ?
« TRIBUNE
Benjamin Hoffmann
Ecrivain franco-américain
Un écrivain qui a recours à l’intelligence artificielle a bien agi en tant qu’auteur, retenant ou écartant certaines propositions faites par l’IA au gré de sa sensibilité et de son intelligence, estime le professeur de littérature Benjamin Hoffmann, dans une tribune au « Monde ».
Depuis le lundi 21 septembre, il est question, dans les médias, de ce qu’il est convenu d’appeler l’« affaire Thélyson Orélien ». Celle-ci appelle une pluralité de réflexions. D’une part, un mois après les accusations de plagiat qui ont acculé au suicide le sociologue britannique Jason Arday, il semble nécessaire de rappeler le coût humain d’un tel déferlement d’opinions dans l’espace public. En août, le professeur avait démissionné de son poste à l’université de Cambridge (Royaume-Uni), avant d’être retrouvé mort quelques jours plus tard. Et voici que, de nouveau, au cœur de la presse et des émissions de télévision, un individu est attaqué dans sa personne et dans son honneur.
Le vocabulaire de la faute qui est employé dans cette affaire – l’auteur serait « coupable » d’avoir utilisé l’intelligence artificielle (IA) – attache des notions morales à une pratique qui n’est pas avérée et qui, lors même qu’elle le serait, ne constitue pas un délit. La déréalisation induite par les réseaux sociaux ne doit pas nous faire oublier l’être de chair et de sang au cœur de cette polémique, un être qui n’est pas un symbole ou un symptôme, mais qui a la même dignité que celles et ceux qui s’expriment librement à son sujet.
D’autre part, que cette campagne d’une virulence particulière prenne à nouveau pour cible une personne racisée devrait inciter tout un chacun à la vigilance. Quels sont les préjugés qui orientent ces attaques ad hominem ? Dans quel fond de rancœur et de privilège blessé une campagne s’origine-t-elle contre une personne noire qui a l’audace d’écrire, d’être publiée, de gagner des prix, d’obtenir du succès ? Parmi toutes les œuvres de la rentrée littéraire, celle-ci et nulle autre est accusée d’avoir eu recours à l’IA. (…) »
Le Monde, Publié aujourd’hui à 20h00
Apocalypse Macron.
www’http://youtu.be/lIqyTXHbyM4?is=Cd7qgpWMS8BBrKzy
Ou plutôt :
D’autre part, que cette campagne d’une virulence particulière prenne à nouveau pour cible une personne racisée devrait inciter tout un chacun à la vigilance. Quels sont les préjugés qui orientent ces attaques ad hominem ? Dans quel fond de rancœur et de privilège blessé une campagne s’origine-t-elle contre une personne noire qui a l’audace d’écrire, d’être publiée, de gagner des prix, d’obtenir du succès ? Parmi toutes les œuvres de la rentrée littéraire, celle-ci et nulle autre est accusée d’avoir eu recours à l’IA. (…) »
Le Monde, Publié aujourd’hui à 20h00
Comme.cela.fait un bien fou de lire cela. Il est rentré au Québec, annulant toute la tournée prévue en France. Un grand chagrin peut l’habiter alors que ce sujet lui tient tellement à cœur.
L’article d’Hofmann cité par ce crétin de Langoncet est d’une bêtise incommensurable. Pour lui, du moment qu’une personne est noire elle doit échapper à toutes les accusations. Personne en GB, même les plus à gauche, ne doute que Jason Arday était un imposteur qui s’était inventé un biographie et des travaux fictifs. Il s’est suicidé, c’est très triste pour lui et sa famille, mais on ne peut pas accepter le mensonge sous prétexte de ne pas traumatiser le coupable…
Quant à Orélien, qui doute une seconde que s’il avait été un canadien blanc, on aurait pas parlé de cette affaire plus de deux jours et qu’il serait exclu de tous les prix sans que personne ne proteste?
Mort de l’acteur Bernard Verley à l’âge de 86 ans
@Encore un petit couillon qui s’appuierait sur un logiciel piloté par IA pour tenter de justifier ses calomnies, s’il existait
Fitoussi n’est pas seul, il s’agit d’un collectif
« La conviction qu’il existe une seule vérité et que l’on la détient est la racine de tout mal dans le monde. »
Max Born
C’est triste, Jazzy, mais personne ne sait qui c’est.
Ton nom est personne, D. ?
Le frère de Renaud Verley, dear dédé, acteur au profil viscontien.
Pas besoin d’aller chercher des raisons dans la couleur de peau de Thélyson Orélien pour l’accuser ou le défendre.
Le problème c’est le plagiat ou le recours caché à l’IA.
Réalité ou intox ?
«Malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! »
Matthieu chapitre 18, verset 7
tribadi, bardassa, catamito
merci dear Renato, enlarge your vocabulary.
Ce Fitoussi est assez insolent, pas joli joli de se taper le blackos de service. Le soldat Langoncet veut sauver l’Orélien.
Connais pas. Jamais entendu parler.
Des frères Verley, Renaud était le plus craquant, Phil.
https://www.abebooks.fr/magazines-periodiques/Films-Filming-magazine-January-1977-Front/12679322332/bd
Eventuellement, remonter le fil des échanges trans-billets ici sur ce sujet ; avant un reset global
Ce cul de basse fosse est occupé par des tontons macoute de salon de thé
Yes dear Baroz, Visconti pensait comme vous.
Illustration de ce que disais de la misère theâtrale, invitation du theâtre Edouart VII (le repère de Sacha Guitry) :
Vous l’avez peut-être déjà vu dans l’émission Ça commence aujourd’hui aux côtés de Faustine Bollaert : le professeur L* K* sera au Théâtre Édouard VII pour une conférence autour des addictions !
Il vous donne rendez-vous pour une soirée en trois temps : une conférence avec l’expertise et la vulgarisation du plus rockeur des Professeurs, des conseils pratiques lors d’un temps d’échanges et de questions et un moment où il vous dédicacera ses ouvrages.
Pour Audrey Pulvar boycotter le roman de Thélyson Orélien c’est être d’extrême droite
https://www.facebook.com/photo/?fbid=1543484347805482&set=a.290503089770287
Je viens de terminer l’écriture de mes mémoires qui ont pour titre :
MA VIE, MON OEUVRE ET MON CUL.
un chef-d’oeuvre déjà !
Elle peut toujours courir l’IA de mes couilles, elle n’aura jamais mon cul !
Des accusations au conditionnel
« Il est 15h30 lorsque le journal en ligne Mediapart sort une bombe politique : le président du RN Jordan Bardella aurait été l’auteur de nombreux et violents écrits antisémites remontant à 2013, lorsqu’il était jeune militant du Front national. » (Le Parisien)
Les sources
« Cette enquête de plusieurs mois s’appuie notamment sur des conversations privées, que Mediapart affirme avoir pu authentifier. »
Si médiapart l’affirme !
Pour Audrey Pulvar
un boulevard
médiapart
isan
à vous dédé cognacgay
C’est ce qui permet à Clopine d’affirmer que les enquêtes de Mediapart sont sérieusement menées !
dear Baroz, il faut changer de clopine
Ah, B. Vous tombez à pic, ma vieille.
Monsieur Dé. a eu un songe.
Excusez mon retard à l’allumage, qu’est-ce à dire?
Millefeuilles, pas exactement le sentiment d’appartenir au clan des belliqueux, et vous, si les suppositions s’avéraient justes, il apparaît que des précédents sous un autre pseudo n’ont pas prouvé une innocuité en matière d’apaisement , vous avez prouvé à de nombreuses reprises que vous n’étiez pas un parangon de civilité.
pas joli joli de se taper le blackos de service. Une belle occasion à ne surtout pas manquer. Assez surprise de découvrir sous la plume de Langoncet qu’Olga Tokarczuk, prix Nobel de littérature, a recours à l’IA; beaucoup aimé son Banquet des Empouses.
on employait le terme florentin
renato, Florentin dans mon esprit signifiait jusqu’à vous « affectionnant les intrigues ».
chère B je n’ai jamais posté sur le blog de Pierre Assouline avant que vous ayez vu apparaitre mon pseudo Millefeuilles ( il m’avait d’ailleurs déconseillé de poster lors d’une rencontre brève au Collège de France )mais j’ai eu des picotements dans les doigts devant certaines dérives haineuses et destructrices envers les femmes
JJJ, il en va ainsi comme des senequiens, qui, tous les cinquante ans se réunissent pour statuer si Seneque le Philosophe et Seneque le tragique sont les mêmes, et la réponse est chaque fois , disent de mauvaises langues, différentes , Montaigne s’inspire ainsi tantôt de Thevet, de Léry, mais jamais de lui-même! Mais surtout. On ne voit pas pourquoi Rouen cacherait Bordeaux, bien mauvais camouflage pour qui n’est pas sans liens avec cette métropole. Oui, on peut arguer que les historiens ont fait du bon travail sur Rouen, laquelle n’a qu’un ( peit) défaut, être la ville où réside présentement Clopine….
Différente.
Ah là là. Bien sûr, c’est évident, Jazzi le sait, le démontre : les enquêtes de Mediapart sont bâclées, ne reposent que sur des propos que l’on interprète, et n’ont jamais d’efficacité ni de retombées.
Wouarf. Mediapart est à l’origine des procès Sarkozy et Betharram, et, en ce qui concerne l’antisémitisme de Bardella, il apporte des preuves écrites (avec de sublimes fautes d’orthographe du jeune Jordan).
Même le vingt et unième siècle, avec ses fake news, son intelligence artificielle, le brouillage des mots et des esprits, ne peut s’abstraire de la réalité. On peut nier le réchauffement climatique, mais pas les 60 jours de grillades estivales. On peut croire qu’un parti d’extrême droite est un protecteur des juifs, mais il va être difficile de brûler les écrits antisémites, complotistes, et bien sûr islamophobes et racistes d’un Bardella.
Et on pourra toujours s’auto persuader que tout vaut mieux que LFI, et voter RN, n’empêche que les humanistes qui luttent contre l’antisémitisme le racisme, qui prônent l’égalité et le partage. des richesses, qui pensent que l’écologie est primordiale pour préserver la planète et que le féminisme est indissociable de l’avancée humaine, ces extrémistes présentent le seul programme anticapitaliste des prochaines élections.
Pendant qu’un Macron s’est permis de s’asseoir sur les résultats d’élections.
Mais la réalité n’existe pas, tralala.
Je l’ai traversée la Géhenne, ne sachant pas son nom.en novembre 2016. Ai longé tous les tombeaux.
https://maps.app.goo.gl/jTabcdWGGKuror7y5?g_st=ac
Puis, ai tourné à droite à 90°. Suis arrivée au jardin de Gethsemani dans le mont des Oliviers. Suis montée, montée en longeant le grand, l’immense cimetière juif qui fait face à la vieille ville de Jérusalem.
Arrivée tout en haut, au pied d’un monastère, ai pris un taxi, conduit par un palestinien*, qui nous a emmenés, un jeune couple noir, newyorkais, cubain, à Bethléemn sans rien louper des lieux sacrés, rien. Au retour, je lui ai demandé de m’emmener au tombeau de Rachel, que je porte au chaud dans mon cœur. Lieu extraordinaire.
Ensuite, il nous a remmené au point de départ. Lorsque je suis redescendue, très soigneusement, je ne suis pas repassée par la géhenne. J’ai tourné à droite et suis rentrée par une autre porte dans la vieille cité de Jérusalem,celle qui est cernée par des remparts. Je suis tombée en contrebas de la grande place des mosquées, un lieu gardé par des soldats israéliens qui protègent ce lieu de culte musulman.
Jérusalem, ma maison à moi.
Jérusalem, mon amour.
un palestinien, un homme formidable.
Pour moi, c’est un gâteau, un des plus délicieux qui soient :
https://share.google/GzbtkiStHoHFuT1Gy
un des plus déliciux qui soit
nous a emmenés.
etc.
depuis zola, très récemment, j’ai compris, enfin, merci mon dieu, que les feuj, comme les nomment mes amis arabes, sont des gens invivables, à éviter soigneusement. Pour la chance infinie qui m’accompagne dans ma vie, un, de ceux-là, crucifié sur la croix sur le mont golgotha ( vous avez charié grave, dear jean jacques, avec votre gol-gogo-thah ) a accepté, qui tollis peccata mundi, d’être celui qui fait pardonner à tous les autres -imbuvables- d’être ceux qu’ils sont.
Thélyson Orélien, mon frère, je te souhaite le meilleur.
Il m’a fallu zola, parce que même et alii, puisse-t’ elle avoir trouvé le repos et la vie éternelle, n’avait pas réussi à m’en convaincre.
Et pourtant, elle m’a appris beaucoup de choses.
Mais s’en prendre à zola, alors là, non.
Clopine,
vous êtes une femme puissante et puis c’est tout.
D’ailleurs, l’hypothèse me frôle qu’il a joué ce rôle à la con, sur cette croix, pour sauver les siens. Et pas du tout les chrétiens, qui sommes des gens adorables, ouverts, chaleureux, partageurs, etc.
Drôle d’histoire.
Thélyson Orélien ne fait que subir, violemment, l’ostracisme que nous vivons quotidiennement, nous les femmes. Toi au pouvoir ? Jamais. Retourne dans ta jungle, macaque et n’en sors pas. Voilà, c’est cela qu’il s’est passé sous couvert de l’I-A. Tu veux le pouvoir ? Nous, on ne le partage pas.
Homme blanc, tu cours à ta perte.
Et, ne pas vouloir savoir, la traversée des migrants, c’est aussi courir à sa perte.
Rose, ceci, peut-être, pour vous :
https://youtube.com/watch?v=v1l7CTY71Kk&is=6qaZOxWmH0BC6EGQ
« Notre salut »,le film, pas le pape, sort demain… Vous croyez que Jazzi nous en fera la chronique ?
Lorsque je suis allee au Panthéon, par le hasard des circonstances, Robert Badinter venait d’y être transféré/ enterré, je ne sais,
Dans l’exposition à lui consacrée, à cet homme admirable, une alcôve spéciale toute entièrement dédiée à Émile Zola et à l’admiration que lui voulait Robert Badinter.
Zola, l’homme du J’accuse à la défense du capitaine Dreyfus.
L’homme assassiné pour ses idées, par un dreyfusard qui a bouché sa cheminée.
Le dimanche d’il y a trois semaines, je disais à ma mère « je suis une sainte ». Ce dimanche-ci, le 27 septembre, écoutant l’homélie du Pape à Lourdes, je lui ai dit « je ne suis pas dans le péché. »
J’ai encore de grosses difficultés que je gère sans facilité. Mais je suis sur la bonne voie. J’avance très doucettement, mais j’avance. Surtout, je suis aimée et bien plus que cela encore.
Je n’ai pas besoin de gens pénibles dans mon entourage, eu égard à ce que je vis.
Que les gens très atteints psychogiquement se soignent. Que ceux atteints très douloureusement par et au travers de leurs additions se soignent également.
Bon courage à chacun.
je vais l’écouter Clopine.
L’extrême droite c’est la mort assurée.
Que ceux atteints très douloureusement par et au travers de leurs addictions se soignent également
cela s’appelle précisément l’esplanade des mosquées.
https://share.google/b9kjbeRtnSE0KJDAx
je suis rentrée dans Jérusalem par cette porte là, qui jouxte ce lieu saint pour les musulmans.
Boycotter les écrivains pour leurs écrits est un vice sartrien. Je me souviens qu’il y a des années, Pasolini avait écrit qu’il était contre l’avortement. Certes, cela avait provoqué un tollé, mais ses livres n’en ont pas souffert.
Ce Thélyson Orélien, dont je n’ai rien lu et dont je ne lirai jamais rien, aurait écrit grâce à l’intelligence artificielle. Et alors ? Le sujet ne me paraît ni intéressant, ni politiquement pertinent (ni à droite, ni à gauche). Bref, peu importe. Ce qui m’amuse dans cette histoire, c’est la question du contenu. Dans une société où le contenu est roi, la question devrait être la suivante : ce contenu a-t-il de la valeur pour les lecteurs que vous êtes ?
Je tiens à vous rassurer, cela ne m’intéresse pas car « Trop de contenu produit du didactisme et tue l’art. Selon de Kooning : « Le contenu est un aperçu de quelque chose, une rencontre comme dans un éclair. C’est minuscule… c’est une toute petite chose. » Susan Sontag : « Ce qui est important aujourd’hui, c’est de retrouver nos sens. Nous devons apprendre à voir plus, à entendre plus, à ressentir plus. » Et encore : « Notre tâche n’est pas de trouver le maximum de contenu dans une œuvre d’art, et encore moins d’en extraire plus de contenu que ce qui est déjà là. Notre tâche est de supprimer le contenu pour voir la chose dans son essence ». Et Marshall McLuhan : « Je ne dis pas que le contenu ne joue aucun rôle – simplement qu’il joue un rôle nettement subordonné. » Bref, nous n’avons pas besoin d’une herméneutique de l’art. »
Ce dernier fragment ici
https://memoriavelata.blogspot.com/2025/01/ricordi-ricorrenti.html
Donc, dans la perspective de l’échelle de valeur qui soutient votre vision de l’œuvre, les contenus de ce livre de Thélyson Orélien sont intéressants ou pas ? il n’y a pas d’autre questions pour vous.
En attendant les ventes de c’était çà ou mourrir explosent l’exclusion de la liste Goncourt créant le buzz autour d’un livre qui intéresse désormais pour son parfum d’inédit et son sujet que certains ne sauraient voir.
Notons que Don King alias Dany Laferrière défend l’honneur d’Orélien dans une tribune, par contre je ne suis pas arrivée à trouver un article de Lionel Trouillot sur le sujet.
Demain je participe à la seconde partie d’un axe de réflexion sur l’usage de l’IA dans la création théâtrale avec la spécialiste du sujet Valérie Cordy une Belgo-Bretonne.
la lecture de Laferrière
enquête sur Radio Canada des résultats de Pangram qui a analysé les oeuvres en lice …
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2286476/thelyson-orelien-pangram-test-roman-ia
Bon j’y vais, tant de chose à faire …
@ Rose 4h 18 . Ce n’est pas un dreyfusard mais un anti dreyfusard qui aurait obstrué la cheminée de Zola.
« L’extrême droite c’est la mort assurée. »
Certainement, rose.
Mais l’extrême gauche aussi.
Entre hitler et staline, il n’y a pas à choisir, seulement résister !
Repetita iuvant :
« — J’ai dit ne commencez pas ça ! Nous, nous avons entendu ça, nous avons déjà entendu ça, les mêmes sermons les mêmes délires, déclamations…
— Non non non, non c’est de l’histoire Lester, cinq cents ans d’histoire, vos Portugais arrivent par bateaux à Mombasa pillant tout le côté Est, ivoire, cuivre, argent, les mines d’or, répandant la vraie foi droite jusqu’au bout de la vallée du Zambèze faisant de la traite d’esclaves tout au long du chemin ? tout le damné cauchemar sanctifié par une bulle papale bon Dieu, est-ce que vous n’appelleriez pas ça avoir affaire avec la Bible ? Si foutrement occupé à piocher dans mes livres trouvez celui-là, la christianisation du royaume Bakongo au XVe siècle lisez-le, emportez-le pour le lire, il est là-haut sur le rayon d’après, baptisant Nzinga l’habillant à l’européenne lui apprenant les manières jusqu’à ce qu’enfin il se rende compte qu’ils sont en train de vendre toute sa damnée population aux plantations au Brésil et qu’il… », etc.
Dans Gothique charpentier de William Gaddis (pages 173-174).
Gaddis fait référence ici à la bulle « Dum Diversas », de Niccolò (1452), à destination d’Alphonse V, roi du Portugal. Suivi par la « Romanus Pontifex » (1454/1455). Par ces bulles, le pape accorda au roi portugais la permission d’attaquer, de conquérir et de subjuguer « les Sarrasins, païens et autres ennemis de la foi » le long des côtes africaines, les réduisant à l’esclavage perpétuel et s’appropriant leurs biens et leurs territoires.
Capté en passant ; la question n’est pas tant de passer tel ou tel livre par le logiciel que de savoir quels sont les critères de l’outil et là c’est « boîte noire » ; or, la transparence du procédé est un élément essentiel pour constituer un commandement de preuve
« En informatique et en intelligence artificielle, l’expression « boîte noire » (black box) désigne un système dont on connaît les entrées (le texte soumis) et les sorties (le score de détection), mais dont le fonctionnement interne reste totalement opaque ou incompréhensible pour un humain.
Dans le cas de Pangram, cela signifie que même ses propres créateurs ne peuvent pas ouvrir le code pour pointer une ligne précise et dire : « Le texte a été jugé à 90% IA parce que cette phrase utilise le mot « notamment » et fait 12 mots de long. » »
@Entre hitler et staline, il n’y a pas à choisir, seulement résister !
De la part de quelqu’un qui commence par mettre sur un même plan Valeurs Actuelles et Le Nouvel Obs, la « résistance » est bien mal engagée
@Jazzi dit: 13 septembre 2026 à 12h00
« Quelle horreur ce magazine bourrage de crâne. »[Valeurs Actuelles]
Pas plus que le Nouvel’Obs, rose !
Il faut en prendre de droite à gauche et faire la part des choses…
Heu ! Non, rien …
https://www.franceinfo.fr/societe/racisme/le-magazine-valeurs-actuelles-condamne-en-appel-pour-injure-raciste-contre-la-deputee-lfi-daniele-obono_5484420.html
NOTA : La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Valeurs actuelles le 17 janvier 2024, confirmant la condamnation définitive de journalistes du magazine pour injure à caractère raciste envers la députée Danièle Obono
Et puisqu’il y a une différence entre un libérale et un aveuglés par la propagande colonialiste :
Quant aux Amérindiens, souvenons-nous de la politique hypocrite et criminelle de Jefferson qui, sous couvert d’admiration, a organisé le vol systématique de leurs terres par le biais du soi-disant programme de civilisation. En résumé, d’une part elle favorisait l’assimilation pacifique, d’autre part elle jetait les bases théoriques, juridiques et logistiques de la future déportation forcée des Amérindiens. Sous couvert de progrès historique, les agences fédérales ont incité les Amérindiens à abandonner la chasse et à devenir des agriculteurs et des éleveurs sédentaires, mais puisque l’agriculture demande beaucoup de main-d’œuvre, les tribus se sont retrouvées à considérer leurs vastes forêts comme superflues et les agences fédérales les ont convainqus de les vendre aux États-Unis à des prix dérisoires – environ 25 cents l’acre. De plus, Jefferson a orchestré une vaste escroquerie en ouvrant des comptoirs commerciaux gouvernementaux aux frontières des territoires autochtones et en incitant les indigènes à acheter des biens et du matériel agricole à crédit. Lorsque les dettes accumulées sont devenues impayables, le gouvernement n’a proposé qu’une seule solution : céder les terres tribales en guise de paiement. N’oublions pas que Jefferson a financé l’expédition de Lewis et Clark principalement pour cartographier les ressources et ouvrir l’Ouest aux colons blancs, amorçant ainsi l’érosion des territoires amérindiens de l’Ouest.
Chacun trouvera des informations relative aux déportations connues sous le nom de Indian Removal (Indian Removal Act, 1830) et aussi à ses menaces documentées : si les Amérindiens auraient osé prendre les armes contre les États-Unis, la riposte aurait été une guerre totale, jusqu’à leur extermination ou leur expulsion définitive au-delà des frontières du continent.
L’article d’Hofmann cité par ce crétin de Langoncet est d’une bêtise incommensurable. Pour lui, du moment qu’une personne est noire elle doit échapper à toutes les accusations.
En plus, il est très gros! 🙂
En plus, il est très gros! 🙂
Impossible pour ce qui e concerne de vivre dans le grangeon!
Ne vous en faites pas trop pour Orélien, il aura sa revanche. Avant la fin du siècle, la France sera un trou à merde semblable à Haiti comme l’avait prédit Céline, un Haïti largement islamisé avec à sa tête un roi nègre type Bally Bagayoko, grâce aux vieilles connes blanches comme rose et clopine qui ne seront plus là pour voir l’enfer pas même climatisé qu’elles auront contribué à créer.
Susan Sontag, qui disait que la race blanche est le cancer de l’humanité ?
Et si je disais, moi, que les juifs sont le cancer de l’humanité, et que ça fait trois mille ans qu’ils font chier le monde, il se passerait quoi à votre avis ?
Scandale aux abysses…
Millefeuilles, vous me pardonnerez de douter pour ne pas accorder total crédit à votre affirmation. Les différents contenus diffusés ici devraient toutefois ramener mon incrédulité à la mesure du détail insignifiant ce qu’il est d’ailleurs sans conteste .
« OpenAI annonce qu’elle ne publiera pas son dernier modèle d’IA en raison de problèmes de sécurité. »
The New York Times
Florentin
Employé comme adjectif
relatif à Florence en Italie
machiavélique, d’après la ville d’origine de Machiavel.
( IA):
Pourquoi la ville de Florence était-elle associée à l’homosexualité ?
• Une réputation européenne : Durant la Renaissance (XVXVIe siècles), les relations homosexuelles masculines étaient si courantes et documentées à Florence que la ville a fini par incarner cette pratique aux yeux des autres nations. En allemand, le mot Florenzer est même devenu un terme familier pour désigner un sodomite.
• La culture des ateliers d’artistes : Florence était le cœur battant de la Renaissance artistique. Les ateliers de grands maîtres (comme Léonard de Vinci ou Michel-Ange) étaient des environnements exclusivement masculins où l’amour des garçons et l’idéalisation du corps de l’homme étaient courants et tolérés au sein des élites intellectuelles.
• Une réputation européenne : Durant la Renaissance (XVXVIe siècles), les relations homosexuelles masculines étaient si courantes et documentées à Florence que la ville a fini par incarner cette pratique aux yeux des autres nations. En allemand, le mot Florenzer est même devenu un terme familier pour désigner un sodomite.
• Une tentative de répression massive : Face à l’ampleur du phénomène, les autorités locales avaient créé dès 1432 une magistrature spéciale, l’Office de la Nuit (Ufficiali di Notte), chargée de traquer la sodomie. Les registres de l’époque révèlent que des milliers d’hommes ont été dénoncés, prouvant que ces pratiques touchaient toutes les strates de la société florentine.
Au XVIIe siècle, bien que le mot moderne « homosexuel » n’existât pas encore (il a été forgé au XIXe siècle), l’usage de périphrases géographiques comme le « vice florentin » ou l’« amour grec » servait à désigner ces relations à travers l’Europe en les attribuant culturellement à d’autres contrées.
Chapitre 6. Le vice sodomite | Cairn.info
26 juin 2024 — Réalité ou fantasme, à l’échelle de l’Europe des xv e-xvi e siècles, les habitants de Florence sont souvent discrédités pour cette pratique
Dans l’aristocratie, comme dans toute position dominante, des relations homosexuelles pouvaient être tolérées dans le cadre d’une sexualité où le maître choisit.
Le point de vue d’un auteur haïtien qui pose de bonnes questions.
Ne faut-il pas toujours chercher à qui profite le crime ?
« Thélyson Orélien face à la presse française raciste dans tous ses états.
Par Jean Venel Casséus
22 septembre 2026
Il aura suffi d’un compte X anonyme, suivi par moins de cent personnes, pour que la grande presse française transforme un soupçon algorithmique en affaire littéraire mondiale. En offrant à cette accusation une puissance qu’elle n’aurait jamais acquise seule, les médias ne couvrent pas une polémique : ils lui fournissent ses poumons, ses jambes et son tribunal.
Il faut voir la presse française dans tous ses états. Libération, Le Figaro, Le Parisien, Marianne, France Inter, Livres Hebdo, ActuaLitté et bien d’autres se penchent, presque simultanément, sur une publication lancée par « Balance ton Claude ». À les lire et à les écouter, on pourrait croire qu’un laboratoire de Harvard, de Yale ou de Princeton vient de remettre une expertise scientifique de trois cents pages sur la plus grande fraude littéraire du siècle.
La source de ce séisme ? Un compte anonyme créé en juin 2026, dont les premières publications visibles remontent au 17 septembre, quatre jours avant son accusation contre Thélyson Orélien. Le compte affiche 52 publications. Avant son coup d’éclat, 92 personnes seulement le suivaient. Quatre-vingt-douze ! Pas une institution scientifique, pas une université, pas une équipe de linguistes, pas un laboratoire indépendant. Un compte sans visage, sans identité publique, sans parcours connu, sans responsabilité éditoriale.
Le 21 septembre, jour même où Thélyson Orélien reçoit le prix du Roman Fnac, ce compte affirme que C’était ça ou mourir a été rédigé « presque intégralement » par une intelligence artificielle. Quelques captures d’écran de Pangram, une multiplication statistique aussi spectaculaire que discutable, et la machine médiatique se met à tourner. En quelques heures, la publication dépasse trois millions de vues. Ce compte, jusque-là presque invisible, rassemble maintenant plusieurs milliers d’abonnés.
Voilà le premier scandale : ce compte n’alerte pas l’opinion publique. La presse française lui offre une opinion publique.
Sans cette reprise massive, son accusation resterait probablement enfouie dans les profondeurs de X, entre quelques comptes passionnés par l’intelligence artificielle et deux ou trois amateurs de scandales littéraires. Les médias prennent une publication jusque-là presque invisible, la sortent de son obscurité, l’installent sous les projecteurs, puis prétendent couvrir le tumulte qu’ils provoquent eux-mêmes.
Dans mon métier de journaliste, on ne transforme pas l’affirmation d’un inconnu en nouvelle nationale au simple motif qu’elle est sensationnelle. Une publication anonyme constitue éventuellement une piste. Elle exige une enquête sur l’identité de sa source, ses motivations, ses compétences, ses méthodes et les intérêts qu’elle pourrait servir. Ici, le processus est inversé : personne ou presque ne sait qui accuse, mais tout le monde exige déjà des explications de l’accusé.
Qui se cache derrière « Balance ton Claude » ? Pourquoi ce compte fraîchement actif s’intéresse-t-il à ce livre précis ? Pourquoi cette attaque le jour du prix Fnac ? Qui lui a transmis le texte numérique complet ? Quels passages ont été sélectionnés, dans quel format et selon quel protocole ? Quel lien existe entre ce pseudonyme, « @Pangramed », et la société Pangram ? Pourquoi la presse interroge-t-elle Thélyson Orélien avant d’identifier son procureur ?
Ces questions élémentaires devraient précéder les grands titres. Elles sont pourtant reléguées derrière une interrogation plus rentable : le jeune écrivain haïtien a-t-il trompé tout le monde ?
On ne peut affirmer l’existence d’une coordination clandestine entre les rédactions. Mais cette synchronisation soudaine, cette démesure et cette absence initiale de distance critique donnent à l’ensemble l’allure d’une coalition. Une presse entière trouve normal de monter sur le même échafaud construit par un inconnu. Chacun prétend observer l’exécution ; tous tiennent pourtant une corde.
Il est difficile d’imaginer une mobilisation comparable contre un jeune écrivain scandinave, figure parfaite du « bon Blanc » littéraire, sur la seule foi d’un compte anonyme créé quelques mois plus tôt et actif depuis quelques jours. On parlerait de prudence, de présomption d’innocence et de fiabilité discutable des détecteurs. On interrogerait l’accusateur.
Cette affaire est triste. Elle est méchante. Elle ressemble à une tentative d’assassinat de caractère menée, au nom de la vérification mais sans ses précautions élémentaires, contre Thélyson Orélien et son chef-d’œuvre, C’était ça ou mourir. À travers cette attaque, ce sont aussi les lettres haïtiennes que l’on cherche à atteindre. La presse française n’attend pas de savoir pour faire savoir. Elle grossit une rumeur, organise son retentissement, puis demande à sa victime de répondre au vacarme.
Ô mon Dieu, quelle douleur d’être haïtien dans ce monde ! »
Encore un nouveau troll qui veut faire pire que les autres, pour se distinguer… A moinss que ce soit toujours le célèbre même qui préfère toujours accuser le gens d’antisémitisme islamophile plutôt que de s’assumer. Tiens au fait où est-il passé avec son compère le Puck.
Que ma joie demeure avec vous, CT et rôz. Vous êtes l’honneur de ce blog
Reconnaissons que MC a pas mal d’humour avec la ville de Rouen : un peu injuste quand même, vu que CT estime avoir quelque droit à causer de sa ville d’adoption. Mediapart est un grand journal, mais on peut tout de même reprocher à son directeur d’avoir de temps à autre fauté aves les faits. S’agissant de Bardella, non. Ce c… est cuit, carbonisé et emboucanné.
@ (vous avez charié grave, dear jean jacques, avec votre gol-gogo-thah) – Merci pour le clin d’oeil. Non, pas d’ombrage. Merci pour Badinter + Zola, et pour l’Haïtien, je ne sais pas faute de l’avoir lu.
Quant à Lionel j’ignore s’il a la Trouille sur ce dossier. C’est un romancier tellement tordu et complique dans sa tête ! IL n’est peut-être pas au courant.
Ouf, le pape s’en va.
Ô Jérusalem… Qui n’a pas fait ce voyage avec vous ? (pardon pour l’anecdote : ma mère y était allée seule, -et avec des pélerines religieuses- il y a vingt ans, alors qu’elle n’était jamais sortie de chez elle, ni n’était montée dans un avion. Elle n’a jamais su expliquer les émotions qu’elle ressentit de ce voyage, mais elle avait toujours les larmes aux yeux quand elle y repensait.
A tous.tes, une belle journée automnale, sauf à ceux qui ne la « méritent » pas, qui ne font aucune effort pour s’améliorer. Tendre la main.
@ boe zaah dit: 29 septembre 2026 à 7h05
Ne vous en faites pas trop pour Orélien, il aura sa revanche. Avant la fin du siècle, la France sera un trou à merde semblable à Haiti comme l’avait prédit Céline, un Haïti largement islamisé avec à sa tête un roi nègre type Bally Bagayoko, grâce aux vieilles connes blanches comme rose et clopine qui ne seront plus là pour voir l’enfer pas même climatisé qu’elles auront contribué à créer.
————-
Comment peut-on tolérer cette abjection, dites nous, Passoul ?
(à Booz endormi)
Un copié-collé des propos apocryphes de Céline Bardella, sans doute, reine des Deux-Siciles !
Heureusement que ce ne sera pas climatisé.
Du mal à croire que ce soit Janssen Jean Jacques qui s’exprime ci-dessus.
Thélyson Orélien n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt d’un dysfonctionnement généralisé de l’édition, la critique, les prix littéraires et la librairie ?
*Ouf, le pape s’en va.
*Tendre la main.
Comment peut-on tolérer cette contradictoire abjection de la main sélective, JJ-J?
les enquêtes de Mediapart sont bâclées, ne reposent que sur des propos que l’on interprète,
–
…en l’occurrence, la Justice française aura à se prononcer : diffamation publique ou pas.
Et sur le plan moral, qui ne la concerne pas, comme l’a souligné le pape : péché mortel ou pas.
C’est aussi simple que ça.
« l’Office de la Nuit », les Officiers de la Nuit plutôt.
« des milliers d’hommes ont été dénoncés », cela ne prouve rien car les anonymes sévissaient et non seulement pour de souci de moralité, de nombreux intérêts économiques et de prestige étaient en jeu.
Ah boe zah c’est.
Pardon, Janssen Jean Jacques.
Exténuée, je suis.
En six mois, j’ai fait deux mois de garde à ma mère, pendant que le cadet une journée, et l’aînée une douzaine de demi-journées, de 11h à 16 heures. L’équilibre du partage des richesses, comme celui du vieil homme blanc qui refuse mordicus que l’on touche à ses prérogatives.
Mais, vieil homme blanc, le sais- tu que, dans les Ehpad, ce sont déjà des noirs et des arabes qui nourrissent et démerdent tes parents pendant que toi, tu ne viens pas même leur rendre visite, et que tu leur apportes si peu de soins, d’intérêt, d’attention et d’amour ?
Comment peut-on tolérer cette abjection, dites nous, Passoul ?
Je me livre à une petite expérience « littéraire », comme ce brave Orélien. Ne vous en faites pas, je ne resterais pas longtemps.
*resterai
« qui ne font aucune effort pour s’améliorer » dit par un qui qui ne fait aucune effort pour s’améliorer, mais toujours pontifiant.
@ rôz, je ne suis pas boe zaah
@ oui, le pape 14 est parti, dire « ouf », ce n’est pas lui faire injure ni avoir la main sélective, MSL… Lui serrer la main en lui disant au revoir et lui souhaiter bon voyage pour la mission apostolique qui l’attend ailleurs. Bien sûr, je regrette qu’il se soit prononcé contre notre laborieuse loi sur « le droit de mourir dans la dignité », mais il était dans son rôle, bien sûr.
Je le préfère de loin au Cardinal Ratzinger qui avait cru bon de démissionner de sa charge… (Il se prélasserait toujours dans les jardins et la piscine de Castelgondolfo.
Bàv,
Oui Jazzi, si cela fait un tel pataquès c’est qu’il concentre toutes les peurs, les projections et le stress des critiques qui ne veulent pas rater de donner leur opinion, le fait que ce soit un haïtien publié à Québec c’est un espoir pour beaucoup et une anomalie pour d’autres, cela génère des sentiments de jalousie, d’enjeux sur la place de l’IA dans la création que certains ne voulaient pas voir et qui leur est tombé dessus. Maintenant j’entends bien que les Goncourt qui devaient probablement le choisir pour le prix des lycéens ont vu rouge pour leur réputation et l’ont sorti de la liste, mais on ne peut présager de la suite de ce livre, car les chercheurs de tous poils s’en emparent et c’est un fait qui me turlupine un peu j’avoue, le directeur de la revue dans laquelle j’écris a déclaré récemment qu’il utilisait l’ia pour gérer sa maison d’édition corsaire, brosser les plans de ses romans et que c’était pour lui un objet de travail fabuleux ! Il vient d’être fait docteur honoris causa de l’ULB avec Thomas Gunzig, Lola Lafon, Marie NDiaye et Romain Lemire. Je vais retrouver l’info quelque part
boe zaah dit: 29 septembre 2026 à 8h08
Comment peut-on tolérer cette abjection, dites nous, Passoul ?
Je me livre à une petite expérience « littéraire », comme ce brave Orélien. Ne vous en faites pas, je ne resterais pas longtemps
vous ne servez à rien. Et qui trinque une fois de plus ? Clopine et rose.
Homme blanc, tu cours à ta perte
Enfin un propos sensé ! Comme quoi !
janssen j-j
ouf.
Merci.
Chantal,
contente de vous lire.
Je fais des efforts pour ne pas pontifier, ne vous en déplaise et je réponds à votre objection, RM. L’autocritique, provenant de chez vous, est assez rare. Surtout ne vous « améliorez » pas, et continuez à ne pas poncifier (sic). Vous êtes la vertu incarnée de ce blog, chacun le sait.
@ boe zaah… (8.08) Merci de dégager le plus vite possible de l’RDL et de reprendre forme sous votre pseudo habituel, chalfred, le cas échéant. Vos « expériences » littéraires, allez vous les chier ailleurs
(et là, je ne pontifie-cale pas, croyez-le bien !)
voilà
Il se trouve que je dois justement emmener ma vieille ma mère à l’hôpital dans une heure. Comme elle ne peut pas conduire, je lui servirai au moins de chauffeur !

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